Passer au playerPasser au contenu principal
Avec Julien Aigouy, directeur de la restauration de la ville de Millau, commune qui se distingue pas son combat anti-malbouffe / Lucas Langozamino, adjoint au maire de Marseille chargé de l’éducation / Stéphane Veyrat, directeur et co-fondateur de Un Plus Bio, concepteur du repas scolaire durable et auteur de « Quand les cantines se rebellent », éditions Court Circuit.

Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4

##LE_FACE_A_FACE-2026-06-10##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:07Mais qu'est-ce qu'on est bien, mais qu'est-ce qu'on est bien sur Sud Radio, ici
00:10à l'hôtel du Mouret, à Nîmes.
00:12Rémi André, merci de nous envoyer ce petit mistral caressant.
00:16Il est gagnant et caressant dans cette douceur langue d'eau sienne, Nîmes avec son passé.
00:21Je suis entouré d'élus municipaux, territoriaux, de femmes et de hommes
00:25qui se réunissent dans les journées nationales d'un plus bio, dans leur combat pour que ce qu'on donne
00:30à manger à nos enfants
00:31soit bon, propre et juste, qu'il y ait du goût, fasse du bien, respecte le producteur
00:35et surtout ne fasse pas de mal à l'environnement.
00:38J'ai à côté de moi Julien Aiguille, directeur de la restauration de la ville de Millau, là où il
00:44y a le viaduc,
00:45au cœur de l'Aveyran, au cœur du Rouergue.
00:47Millau est une très belle ville, commune qui se distingue par son combat anti-malbouffe.
00:52Patrick, il vient là, vous êtes resté à mes côtés parce que je vais avoir besoin de votre témoignage alimentaire.
00:58Julien Aiguille, comment une collectivité locale échappe à la malbouffe ?
01:02Ça n'a pas été simple quand vous avez pris ce dossier à Millau, il a fallu mettre en place
01:06toute la procédure.
01:07Bon, un plus bio est là pour ça, mais vous êtes allé assez loin, j'allais dire, dans l'exigence
01:12et dans la précision.
01:14Je venais tout d'abord de la restauration traditionnelle et gastronomique, avec des belles tables.
01:19Et pour moi, c'était un enfer de me dire, je vais dans une cantine.
01:22Mais une élue est venue me chercher et m'a dit, on va réenchanter nos cantines.
01:25Vous êtes cuisinier de formation ?
01:26Cuisinier de formation.
01:27Vous êtes un cuistot, vous êtes un chef.
01:28Et du coup, réenchanter les cantines, je me dis, mais qu'est-ce qui se passe dans ces cantines ?
01:32Qu'est-ce qui attend ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qui va ?
01:34Et en fait, l'état des lieux, il a été cauchemardesque.
01:39Millau lutte contre la malbouffe, les luttes, José Bové qui démonte un McDo.
01:43Et nous, dans nos cantines, c'était la malbouffe.
01:47Que des plats tout prêts, rien n'était préparé, l'île en froide.
01:53Rien n'était local, rien n'était fait, rien n'était fabriqué.
01:55On peut dire que nos enfants mangeaient quelquefois ce qu'il y a de pire sur le marché.
01:59C'était catastrophique.
02:01Donc il a fallu remobiliser des équipes, des équipes qui sont complètement démotivées,
02:07ouvrent des boîtes de conserve.
02:10Remobiliser un territoire, donner la confiance à nos agriculteurs et nos producteurs.
02:14Parce que quand je l'ai rencontré, ils me disaient
02:15« Mais monsieur Égout, vous n'allez jamais nous payer à la juste valeur. »
02:19Mais j'ai dit « Mais là, on n'est pas là pour parler de prix, on est là pour
02:21parler.
02:21Est-ce qu'on va arriver à faire un fonctionnement pour que vous livriez des collectivités ? »
02:26Et après, le reste, on verra.
02:27Donc vous avez mis en place une plateforme où les producteurs se rassemblent.
02:31Enfin, c'était une espèce de, j'allais dire, une plaque tournante.
02:34Où vous, collectivité locale, vous allez chercher vos produits, vos légumes.
02:39Il y a tous les aliments qui sont compris dans cette...
02:41Alors nous, on n'a même pas de plateforme à Mio.
02:43On est indirect avec les producteurs.
02:45En direct avec les producteurs.
02:47Donc ça peut se faire aussi.
02:48Mais oui, on a des marchés publics parce qu'on est obligé d'être régi par les marchés publics.
02:52On les a construits de telle façon, c'est que j'ai des lots où il y a juste le
02:56biscuit.
02:56Le biscuit qui va être de 22,5 grammes différents.
03:00On a écrit des marchés différents pour travailler avec nos producteurs locaux.
03:05Et vous les payez au juste prix ?
03:07On les paye au juste prix.
03:08Combien coûte un repas aujourd'hui ?
03:10À la cantine de Mio, on a une tarification sociale qui part de 1 euro à 5,55 euros avec
03:16un taux d'effort.
03:17Aucune famille ne paye le même prix.
03:18On a voulu être plus juste des familles.
03:20En fonction des revenus ?
03:21En fonction des revenus.
03:22Donc, j'allais dire...
03:23En fonction du coefficient familial.
03:25Un peu comme la fiscalité.
03:26Tout à fait.
03:26On multiplie par un taux d'effort.
03:28Et les moins favorisés payent combien, vous dites ?
03:301 euro.
03:301 euro, vous leur donnez à manger.
03:321 euro, on leur donne à manger.
03:34La richesse qui paye un peu plus.
03:34Des produits sains qui viennent de la terre du terroir, cultivés avec amour.
03:39On a 35 producteurs locaux.
03:41Quand je vous parle de producteurs locaux, on est un peu chauvin.
03:44Territoire avéronné.
03:45Bien sûr.
03:46On a cette richesse, on a cette faculté.
03:48Et nos producteurs ont une fierté incroyable de travailler pour les enfants des cantines.
03:52Les produits du Roi, avec les paysans et les paysans du Roi.
03:54C'est ça.
03:55Julien Aiguille, donnez-moi un exemple de menu.
03:57Qu'est-ce qu'il y avait aujourd'hui, hier ou demain, quelque chose en tête ?
03:59Donnez-moi des exemples de menu.
04:01On va travailler, nous, les produits simples, traditionnels, qui se faisaient autrefois.
04:06Le farceau avéronné.
04:07Le farceau avéronné.
04:08Alors, c'est quoi le farceau avéronné ?
04:08Le farceau avéronné, c'est juste de la blette de l'œuf, avec de la farine.
04:13C'est une pascade.
04:14Ma grand-mère me faisait des pascades avec tous les restes.
04:17Et aujourd'hui, on arrive à faire des pascades avec de la lentille corail, avec des légumineuses, ce qui va
04:23nous faire une alternative à la viande.
04:25On est obligé aujourd'hui, dans les cantines, de faire des menuis.
04:27Comment vous la préparez, la lentille, par exemple ? C'est de la lentille bio, bien entendu.
04:30Lentille bio du Larzac.
04:32Avec de la saucisse.
04:33Alors, on peut faire avec de la saucisse, on peut faire avec des croustillous, des croustillous avec du cochon avéronné.
04:41On retrouve le bon cochon avec la couenne, comme avant.
04:44Bien sûr.
04:44Et là, c'est voilà.
04:46Là, oui, on fait de la vraie cuisine.
04:47Et les enfants sont ravis.
04:48Les enfants, mais bien sûr qu'ils sont ravis.
04:49Alors après, c'est toute une éducation.
04:51Il faut leur construire cette éducation, leur expliquer la saisonnalité, le produit, d'où il vient.
04:57Et l'enfant, il va comprendre.
04:58Et il va essayer de comprendre.
05:01Les assiettes sont bien finies.
05:02Les assiettes sont bien finies.
05:03Il y a des fois, il y a des flops.
05:04Le gaspillage, oui, bien sûr.
05:05Il y a des flops, bien sûr, mais on se remet en question.
05:07Les équipes de cuisine vont manger.
05:09Nos élus vont sur les restaurants scolaires.
05:11Madame la mère a été dans les restaurants scolaires.
05:13Voilà, c'est important.
05:14Mais Julien, quand ils rentrent à la maison, ils disent quoi ?
05:16Maman, c'est meilleur à la cantine.
05:18Ils disent, mais qu'est-ce qu'ils étaient bons, les épinards à la cantine.
05:20Les épinards.
05:20Et maman, elle nous dit, et alors, qu'est-ce qui se passe ?
05:22Comment vous les préparez, les épinards ?
05:27Non, mais attendez, on va tous aller manger à la cantine des Millau.
05:30Ah, ben, on vous invite avec grand plaisir.
05:32On va vous épargner le guide Michelin parce qu'il ne sert plus à rien, mais vous méritez
05:35une étoile quand même.
05:36Patrick, il vient là quand vous entendez, voilà, un responsable municipal qui explique
05:39combien vous dites de points de restauration ?
05:4121 ?
05:4221.
05:4221.
05:43Ça vous fait rêver ?
05:44Bien entendu, quand le paysan se met en correspondance avec le politique et que les deux s'entendent,
05:49on peut arriver à des choses merveilleuses.
05:50Bien sûr.
05:51Vous faites la cuisine, Patrick, il vient là aujourd'hui.
05:52Je ne fais pas la cuisine, il m'accompagne cuisine.
05:54Alors, qu'est-ce que vous aimez ?
05:55Quelle est-ce que vous faites ?
05:56Par exemple, je suis producteur de pois chiches et c'est une femme exceptionnelle parce
05:59qu'elle sait sublimer le pois chiches de toutes les façons.
06:01En espagnol, on dit el garbanzo, qui est un plat avec chorizo et patatas.
06:05C'est un plat absolument sublime, pois chiches, chorizo et patates, mais c'est exceptionnel.
06:09Elle le fait la bourrine, elle peut faire les tripes aussi.
06:13La morue aussi, ça peut être plein de salades.
06:15Les stoficados, les stoficados, les stofiches.
06:17Chaque fois, c'est un bonheur, ça sublime ces pois chiches-là.
06:21Et en plus, le pois chiche, c'est un produit qui n'est pas très très cher, qui est accessible
06:24au plus grand nombre.
06:25On est d'accord, messieurs, ça a du goût.
06:27Non seulement c'est sain, c'est propre et juste, ça donne à manger à celui qui produit, ça le
06:31nourrit,
06:32mais ça nous donne du bonheur et du plaisir.
06:34Et surtout quand on est dans ce climat, avec ce coin de paradis et ces villes merveilleuses.
06:38Et c'est vrai qu'en plus que quand les enfants ont la chance de pouvoir goûter des produits
06:42qui arrivent directement de la ferme sous, plein de recettes,
06:45et bien du coup, ça fait la promotion de ces produits, ça les encourage à cuisiner et à aimer leur
06:49territoire.
06:50Pour autant, est-ce que vous reconnaissez que dans la, j'allais dire, dans la dialectique du bio,
06:55il peut y avoir des gens qui sont un peu idéologues, qui sont un peu sectaires, qui vous montrent du
07:00doigt.
07:01Or le bio, c'est quoi ? C'est l'amour, le partage, la convivialité.
07:03Il y a des gens qui prennent ça comme une doctrine politique et qui, quelquefois, sont un petit peu sévères
07:08dans leur jugement.
07:09C'est compliqué parce que nous, il faut l'expliquer aux enfants.
07:12Donc tout simplement, on a des enfants aujourd'hui qui arrivent à nous dire, bio, ça veut dire quoi ?
07:16Pourquoi ?
07:16Nous, on leur explique tout simplement.
07:18D'ailleurs, ça veut dire quoi bio ? Vivant.
07:21Tout à fait.
07:21Mais nous, pour être très simple avec les enfants, c'est leur dire, on essaye de trouver l'aliment le
07:26plus sain possible.
07:27Parce qu'aujourd'hui, on sait que la santé est liée avec notre alimentation.
07:32Tout simplement.
07:33Alors après, oui, il y a bien sûr, peut-être, certains qui profitent, comme toujours.
07:38Mais je crois qu'il est important de les éduquer à comprendre ce que c'est que bien manger le
07:42plus naturellement possible.
07:44Parce que c'est les acteurs de demain, les jeunes enfants.
07:47Il y a le Mistral qui s'énerve.
07:49Puis vous parlez, je n'ai rien à l'aiguille, puis on sent que les dieux d'Occitanie sont là
07:53pour nous dire,
07:53mais bien sûr, tous ensemble, rassemblons-nous autour de ce combat essentiel.
07:58Enfin, nom de Dieu, ce que l'on donne à manger à nos enfants,
08:00on sait que les enfants aujourd'hui subissent des maltraitances que l'actualité est en train de révéler,
08:05dans des conditions en moyenne avétrogique.
08:07Le contenu de l'assiette, de ces petites créatures qu'on aime, qu'on protège,
08:11et avec ces hommes et ces femmes qui se donnent du mal pour leur faire du bien,
08:14c'est un vrai combat politique quand même, Patrick Vialard.
08:16Mais bien entendu, assurer que nos enfants puissent manger sainement,
08:20assurer que demain on aura encore des paysans, des paysages sauvegardés dans ce département du Gard,
08:25où c'est vrai qu'on a une agriculture qui souffre.
08:26Et nos personnes âgées dans les EHPAD.
08:28Mais bien entendu.
08:29Les personnes, je vois souvent des anciens qui disent,
08:31si justement on peut avoir juste un oeuf, une omelette à la cantine,
08:33on a des produits qui sont totalement industriels.
08:36L'hôpital.
08:36Et dans les hôpitaux, le taux de guérison, où il y a un petit peu de cuisine,
08:40juste une pomme de terre bouillie, quelque chose comme ça, vous voyez, on voit bien.
08:43Et à l'école, là où il y a de la bonne cantine, les statistiques confirment,
08:48les résultats scolaires sont meilleurs.
08:50On est bien d'accord que l'acte alimentaire est un acte de vie,
08:52et de la façon dont on remplit notre assiette, on remplit le futur,
08:56et on s'assure des conditions de vie meilleures, et de travail meilleures.
08:59Vous êtes convaincu, je dis à vous ?
09:02Il y a aussi sur la ville de Millau, on a 240 au portage de repas individuels.
09:06Et quand vous parlez de cuisiner, on cuisine des oeufs frais.
09:09Oui, un service d'omelettes, nous à Millau, c'est 2600 oeufs qu'on casse à la main.
09:15Mais quel bonheur de faire des omelettes fraîches avec des oeufs bio du Larzac.
09:20Oui, on les casse à la main.
09:21Alors l'omelette, vous la faites ?
09:22Tout simplement, on casse nos oeufs, on bat nos oeufs, pareil.
09:25Un peu de sel, un peu de poids.
09:26Et allez, on fait nos oeufs.
09:27Baveuse ou non ?
09:28Alors pas trop baveuse, parce qu'on a quand même cette réglementation,
09:31monter nos aliments à 33 degrés, etc.
09:34Mais rien à voir avec une omelette achetée industrielle, c'est des oeufs bio.
09:38Vous savez que les oeufs sont livrés en bouteille maintenant, battus.
09:40Parce que c'est pourquoi il paraît que l'oeuf passerait par un orifice de la poule qui aurait des
09:43microbes.
09:44Donc on est d'accord qu'il y a les milliards de morts qu'on a eus dans l'histoire,
09:46c'était et le fromage au lait cru qui tuait,
09:48et les oeufs qui sortaient du cul de la poule.
09:51C'est dangereux.
09:51C'est juste incroyable.
09:52Les bêtises qu'on entend quand même.
09:53Tout à fait.
09:54Dites-moi, on va tous venir vivre à Millau, allons tous.
09:57Le bonheur.
09:57On vous accueillera avec grand plaisir.
09:59Non mais surtout, je voudrais que nos gouvernants viennent voir.
10:02Vous pouvez leur faire un petit stage de pédagogie.
10:04On accueille, on accueille tout ce qu'on peut.
10:06Ils viennent voir qu'on peut en prier.
10:07Tout simplement, nous, on explique ce qu'on fait, qu'on peut le faire.
10:10On ne dit pas qu'il faut faire ça, mais nous, on le fait comme ça.
10:12Si on peut aider, accompagner, ça va être le plus grand des plaisirs.
10:15Patrick, viens là, vous demandez qu'à convaincre, qu'à expliquer, qu'à partager.
10:19Et le masque des agriculteurs, quelque part, est un exemple.
10:21Mais bien sûr.
10:21Parce que, viens à un moment donné, c'est là ce rallye consommateur et agriculteur.
10:25J'ai adhier.
10:25Et notre obsession de tous les jours, viens à un moment donné,
10:27pour que cette nourriture locale soit accessible au plus grand nombre,
10:30c'est le juste prix.
10:31Juste prix agriculteur, juste prix consommateur.
10:34Vous prouvez aujourd'hui, entre l'association Impulse Bio pour toute la France
10:37qui accompagne les municipalités, et ce département du Gard,
10:39et le département de l'Aveyron, ces collectivités locales qui sont là, qui se battent,
10:44Dieu que la France est belle, et qu'elle est courageuse
10:46quand elle s'empare de dossiers aussi importants que la nourriture des enfants.
10:50Merci Patrick, viens là.
10:52Merci Julien Agouy d'avoir été à l'antenne de Sud Radio.
10:55Vos propos nous font chaud au cœur.
10:57Et j'espère qu'ils vont donner l'idée à d'autres maires,
10:59à d'autres collectivités locales, et à des parents,
11:01et à des responsables d'établissements colères,
11:03de mener ce combat, voilà, de la bonne nourriture
11:06et des produits sains, propres et justes pour nos enfants que nous aimons tant.
11:08A tout de suite sur Sud Radio.
11:09Vous restez avec nous, on va voir quelque chose d'aussi exceptionnel.
11:12Les cantines de Marseille votent pour la vraie cuisine.
11:15On va recevoir un élu municipal, Lucas Langosino.
11:17Julien Agouy, vous restez avec nous parce que je veux que vous discutiez avec Lucas Langosino,
11:21le Langos Amino.
11:23Voilà, comment une grande métropole peut devenir aussi un endroit de bonne cuisine.
11:29Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états,
11:33Péricault-Légas.
11:35Nous sommes à Nîmes, à l'hôtel Mouray,
11:39avec des élus locaux, des hommes, des femmes,
11:42qui se battent pour que nos cantines proposent à nos enfants
11:46une alimentation respectueuse de l'environnement,
11:49de leur santé, et surtout de la rétribution des agriculteurs.
11:53Bien sûr, de la culture biologique,
11:55enfin, en tout cas, de la nourriture propre.
11:56On dit durable, et si c'est bio, tant mieux.
11:59Là où aujourd'hui, j'ai en face de moi,
12:01on est dans la prouesse, là.
12:03Là, c'est pas la sardine qui bouffe le port de Marseille.
12:06C'est la ville de Marseille, hein.
12:09Les cantines de Marseille votent pour la vraie cuisine.
12:11Vous avez décidé, M. Payan, le maire,
12:13vous-même, qui êtes conseiller municipal délégué aux cantines scolaires
12:17et à l'alimentation,
12:18c'est une mission, vous savez, gigantesque, hein,
12:20que vous avez pour la ville de Marseille,
12:23deuxième ville de France.
12:24Vous avez décidé de relever ce défi,
12:27de passer à l'acte, c'est pas simple,
12:29je sais s'il y a de beaux produits,
12:31situation sociale toujours difficile à Marseille,
12:33et pourtant, vous avez décidé de mener ce combat.
12:37Lucas Longosaminou,
12:38merci d'être en direct à l'antenne de Sud Radio.
12:40Comment vous vous y êtes pris,
12:41quand le maire vous a dit,
12:42allez, Lucas, on y va,
12:44on passe les cantines.
12:45Combien de restaurants scolaires à Marseille ?
12:47321.
12:48321.
12:49Combien de repas par jour ?
12:50Ça fait environ 60 000 repas quotidiennes.
12:5260 000 repas.
12:55Julien, oui, ça le laisse rêveur.
12:56Non, non, mais...
12:58Mais lui, il sait que c'est possible.
13:01Un possible n'est pas en Werga,
13:03n'est pas à Véronée.
13:04Lucas Longosaminou,
13:06comment il faut procéder à ce moment-là ?
13:08Ce sont des structures de mise en place,
13:10de logistique,
13:10et de convaincre surtout les acteurs.
13:12Bien sûr.
13:13Non, mais nous, à la ville de Marseille,
13:14avec le maire Bonapoyant,
13:15notre ambition, elle est très claire.
13:16C'est proposer une alimentation saine,
13:18juste et durable
13:18pour tous les petits Marseillais
13:19et tous les petits Marseillais.
13:21Vous partiez de rien
13:21ou il y avait déjà quelque chose ?
13:22On partait quand même de très loin, effectivement.
13:24Alors là, on a passé un nouveau marché
13:25de la restauration scolaire, dernièrement.
13:27Donc, ni M. Godard,
13:28ni les successeurs
13:29n'avaient commencé une politique ?
13:31Moi, je me concentre sur ce qu'on fait aujourd'hui,
13:33effectivement,
13:33depuis le premier mandat.
13:35Et effectivement,
13:35on a passé un nouveau marché
13:37avec un cahier des charges très ambitieux.
13:39Donc, on est passé à 50% de produits bio
13:41contre 28% auparavant.
13:45On est passé aussi de 4 à 6 repas végétariens par mois.
13:48On a pris de 60% des produits d'origine halibale
13:51qui sont labellisés.
13:52Les poissons sont issus de la pêche durable, etc.
13:55Donc, vraiment,
13:55on est en train de concrétiser
13:56la révolution des cantines scolaires
13:58qu'on porte avec le maire Bonapaghan.
14:00Donc, on en est très satisfait.
14:01En lien avec ce nouveau marché aussi,
14:03on a ce qu'on appelle
14:05le projet des cantines marseillaises de demain
14:07qui ont notamment pour but
14:08de construire ce qu'on appelle
14:10des cuisines de proximité
14:11pour justement rapprocher la cuisine de l'assiette,
14:14passer en circuit chaud
14:15et proposer des plats de meilleure qualité
14:17à nos enfants,
14:18des plats plus savoureux,
14:20issus d'une cuisine plus artisanale,
14:22plus locale,
14:23encore une fois,
14:23pour favoriser le bien-être
14:25et la santé de nos enfants.
14:26Donc, voilà, non, au contraire,
14:27je trouve que c'est une mission très passionnante
14:29et je remercie encore une fois
14:30le maire de Marseille,
14:30le bon employant,
14:31de m'avoir transmis cette mission.
14:33Aujourd'hui, le cas,
14:34Longueux Aminou,
14:35comment ça se passe ?
14:36Vous êtes dans une ambition,
14:37là, pour l'instant,
14:38à la mise en place.
14:39Il y a une cuisine centrale
14:40et aussi des cuisines qui sont in situ.
14:43Quel est l'objectif ?
14:43C'est d'avoir une grande cuisine centrale
14:45comme à Lange-le-Saunier,
14:46qu'il y a quelques cas en France ?
14:48Alors, effectivement,
14:48c'est-à-dire que les attentes de la population
14:50ne sont plus les mêmes
14:51que dans les années 80 ou 90.
14:53Quand on va faire nos courses,
14:55quand on va manger au restaurant,
14:56on veut manger des produits de qualité,
14:57des produits locaux
14:58et la cantine doit se mettre au déplazon.
15:01Or, il est vrai que c'est compliqué
15:02de faire, par exemple,
15:03du circuit court
15:04avec une grosse cuisine centrale.
15:05Donc, encore une fois,
15:06c'est pour cela
15:07qu'on a décidé, effectivement,
15:08de construire
15:08ce qu'on appelle
15:09des cuisines de proximité.
15:10Donc, les travaux de la première
15:12doivent démarrer incessamment sous peu
15:14dans les jours,
15:15dans les semaines qui viennent.
15:16Vous commencez par où,
15:17à Marseille, concrètement ?
15:18À Saint-Antoine-Palanque,
15:19dans le 15e arrondissement
15:20dans les quartiers nord de Marseille.
15:20Ça sera la première cantine
15:23durable.
15:23Cuisine de proximité,
15:24pour approcher la cuisine de la sède,
15:26pour approcher tout simplement
15:26la cuisine de l'école,
15:27en fait, du réfectoire.
15:28Vous sentez une attente
15:29dans une population
15:30qui est souvent confrontée
15:31plutôt à une fracture sociale terrible,
15:32des pouvoirs d'achat
15:33qui sont très faibles.
15:34Ils sont en attente
15:35et ils acceptent
15:36le projet que vous leur proposez ?
15:37Complètement, oui.
15:38Tout le monde, en fait,
15:38est intéressé par une alimentation
15:40saine et durable
15:40et notamment les parents d'élèves
15:42pour leurs enfants.
15:42Tout simplement, aujourd'hui,
15:44tout le monde souhaite
15:44se nourrir sainement,
15:46de manière équilibrée.
15:47Donc, oui, non,
15:48il y a une vraie attente
15:48là-dessus à Marseille.
15:49Bon, Paris a déjà fait
15:51des progrès aussi.
15:52Lyon aussi, donc,
15:52les trois grandes métropoles.
15:54Vous étiez la dernière.
15:55Vous vous y mettez.
15:57C'est un projet de longue haleine.
15:58Il y a quand même
15:59une somme à investir,
16:01malgré tout.
16:02Bien sûr.
16:02Il y a un surcoût, bien entendu.
16:03Bien sûr, ça prend du temps.
16:04Déjà, si on prend effectivement
16:05la mise en place
16:06du nouveau cahier des charges,
16:07ça induit des coûts
16:08beaucoup plus importants
16:09pour la ville de Marseille.
16:09C'est logique.
16:10On a aussi une nouvelle
16:11tarification sociale
16:12qui nous permet de proposer
16:13la gratuité des cantines
16:14pour près de 10 000 enfants
16:16issus des familles
16:16les plus défavorisées.
16:18Et on souhaite passer
16:18à 15 000 enfants
16:19là, très prochainement.
16:21C'est ce qu'on portait
16:21pendant la campagne
16:22des élections municipales
16:23sur Marseille
16:23avec le printemps marseillais.
16:25Donc, voilà.
16:25Donc, on va le faire
16:26très rapidement.
16:27Vous en saurez plus
16:27dans les prochaines semaines
16:28parce que, bon, bien évidemment,
16:29la gratuité des cantines
16:30pour les enfants
16:32les plus défavorisés
16:32ne peut t'attendre.
16:33Vous avez vu que chaque fois
16:34que vous tenez
16:34un propos politique
16:35un peu ambitieux,
16:36il y a un coup de mistral
16:36qui vient sauver la table.
16:38C'est logique.
16:38On se dit, on dirait
16:39qu'il y a des gens
16:40qui nous observent.
16:41Vous savez, il y avait
16:41un sketch où quand on montait,
16:42pof, il y avait un coup
16:43de trompette là.
16:44Non, non, mais là,
16:44ça vous accompagne,
16:45le mistral est là
16:45et vous surveille.
16:47Julien, Julien Agou,
16:49évidemment, vous voyez bien
16:51que Marseille s'y met aussi.
16:53Au départ, au départ,
16:55est-ce que vraiment
16:56ce n'est qu'une histoire
16:56de fric ?
16:58Bien sûr, mais il y a aussi
16:59autre chose.
17:00Il y a une passion.
17:01Il y a une prise de conscience.
17:02On en a parlé tout à l'heure,
17:04mais oui, on parle toujours
17:05d'argent.
17:06Et je crois que ce volet argent,
17:07dans tous les projets,
17:08on nous parle d'argent.
17:09C'est essentiel.
17:10C'est essentiel.
17:11Sauf qu'aujourd'hui,
17:12nous, on s'aperçoit
17:13sur le territoire avéronné,
17:14tous les ans, on réinjecte
17:16300 à 400 000 euros
17:17sur les 900 000 euros
17:18d'alimentation
17:20sur ce département,
17:21dans nos producteurs.
17:22Donc c'est-à-dire que
17:24on a parié,
17:25ça nous coûte un petit peu
17:26plus cher,
17:26mais on réinjecte
17:27dans notre économie locale.
17:29et qui repart au pays.
17:30Qui repart au pays.
17:31Qui repart au pays.
17:31Qui repart à ce qu'ils travaillent
17:31et qui nous font du bien.
17:32Finalement, je crois que Marseille,
17:34quand ils vont commencer
17:35leur projet, bien sûr,
17:36déjà, ils ont ciblé,
17:37pour moi, ils ont fait la bonne chose,
17:38ils ont ciblé une école.
17:39Et petit à petit,
17:40ils vont cibler des producteurs locaux.
17:41Ils vont réinjecter.
17:43L'argent qu'ils ont mis
17:44va être réinjecté
17:44dans l'économie locale.
17:45Et c'est un cercle vertueux.
17:47Comment vous vous êtes renseigné,
17:49Lucas Langosamino ?
17:50Vous avez consulté des gens
17:51comme Julien Agui
17:51pour comprendre,
17:52vous êtes vous-même
17:53de quelle formation professionnelle ?
17:55Alors moi, à la base,
17:56effectivement,
17:56je suis écologiste.
17:58D'accord.
17:58Donc, voilà,
17:58je fais de la politique
17:59depuis quelques années.
18:00Et effectivement,
18:01on s'entoure,
18:01notamment de producteurs locaux aussi.
18:03Vous êtes élu
18:05élevé,
18:06écologie des verts,
18:07ou non ?
18:07Tout à fait.
18:07Donc, vous êtes un militant impliqué.
18:11Tout à fait.
18:12Vous n'êtes pas un idéologue,
18:14comment on dit,
18:15l'écologie politique.
18:15Vous n'êtes pas un censeur
18:17ni un répresseur.
18:19Mais vous croyez à vos convictions.
18:21Et vous l'appliquez,
18:22en tout cas,
18:22dans la politique des cantines.
18:24Exactement.
18:24Et au niveau,
18:24notamment,
18:25de l'alimentation
18:25et des cantines scolaires,
18:26c'est important pour nous,
18:27effectivement,
18:27en tant qu'écologiste.
18:28Mais globalement,
18:28je pense que pour tout le monde,
18:29c'est important,
18:29encore une fois,
18:30de fournir une alimentation
18:31de qualité à nos enfants
18:32et globalement
18:33à tous les Marseillais.
18:35Donc, oui, non.
18:37Vous pouvez vous donner un exemple
18:39de ce que déjeuner aujourd'hui
18:41ou déjeuneront demain
18:41ou déjeuner hier,
18:43les petites Marseillaises
18:44et les petits Marseillais
18:46que vous nourrissez.
18:47Par exemple,
18:47un exemple de plat,
18:48un exemple de menu,
18:50de menu municipal.
18:51Qu'est-ce qu'il y a ?
18:53Je ne sais pas.
18:53Excusez-moi.
18:54Jeudi.
18:54Vous pouvez vous donner
18:55un exemple de menu municipal ?
18:57Bien sûr.
18:57Ça tombe bien,
18:58parce que hier,
18:58du coup,
18:58j'étais à la cantine.
18:59Qu'est-ce que la ville de Marseille
18:59donnait un exemple de plat
19:02ou de...
19:03Bien sûr.
19:03Quel type de cuisine ?
19:04Écoutez, ça tombe bien,
19:05parce que hier,
19:05j'ai mangé à la cantine
19:07avec des parents d'élèves
19:08pour justement leur faire découvrir...
19:10Ils viennent voir, évidemment.
19:11Ils viennent voir,
19:11effectivement,
19:11leur faire découvrir
19:12comment ça fonctionne.
19:12Qu'est-ce qu'il y avait au menu ?
19:13Alors, c'était un menu végétarien italien
19:15où en entrée,
19:16on avait des tomates vinaigrettes
19:18en plat principal.
19:19Les tomates d'où ?
19:20Alors, les tomates
19:21peuvent provenir,
19:21effectivement,
19:22de chez nous,
19:22de Provence.
19:23De Provence.
19:24On a beaucoup de produits locaux.
19:25Donc, bon,
19:26la tomate,
19:27effectivement,
19:27ce n'est pas toujours le cas.
19:28La Provence, le plus beau potager
19:29et le Languedoc aussi,
19:30cher Julien,
19:31le plus beau potager du monde.
19:32Je suis bâton.
19:32Qu'est-ce qu'il y avait ?
19:33Alors, après, les tomates ?
19:33Non, non.
19:34Alors, effectivement,
19:34on avait des courgettes
19:36façon caponatin
19:37avec des coquillettes parmesan
19:39et en dessert,
19:40on avait du fromage blanc
19:40façon stratégière.
19:41Les enfants se sont régalés.
19:42Les enfants se sont régalés,
19:43effectivement.
19:44Les assiettes,
19:44les assiettes,
19:44les assiettes,
19:45et pour le coup,
19:45c'était un menu végétarien.
19:46Donc, non, non,
19:47encore une fois,
19:47on s'appuie sur un vrai réseau
19:48de producteurs locaux.
19:49Je ne l'ai pas évoqué,
19:50mais je vais vous donner
19:50quelques exemples.
19:51Par exemple,
19:52les pois chiches sont produits
19:52en Provence.
19:54Notre riz est un riz local,
19:55100% bio,
19:56produit dans les Bouches-du-Rhône.
19:58Notre pain aussi
19:59est un pain 100% bio et local
20:00qui est d'ailleurs distribué
20:01par une association d'instations.
20:02Donc, voilà, effectivement.
20:03Vous êtes sous la protection
20:04de la bonne mère,
20:05que vous soyez croyant ou pas.
20:06Mais voilà,
20:07elle est là
20:07et on aime Marseille
20:08qui est une ville prodigieuse
20:09et maintenant,
20:10on sait que nos enfants,
20:11les jeunes Marseillais,
20:12les petites Marseillaises
20:13et petits Marseillais
20:14ont dans leur assiette municipale
20:15des aliments bons,
20:16propres et justes
20:17et c'est un défi politique gigantesque.
20:19Merci, Lucas Langues-Bosamine.
20:20Merci à vous.
20:21Vous avez été avec nous.
20:22Merci, Julien Aiguille,
20:23d'avoir témoigné
20:24aux côtés de Julien
20:24de cette progression,
20:26ce grand combat,
20:27cette belle idée.
20:28Vous restez avec nous
20:28sur Sud Radio.
20:29On continue ce banquier républicain
20:32et là, nous allons
20:33avec Stéphane Vérat,
20:34qui est le directeur
20:36cofondateur de 1 plus bio,
20:37savoir pourquoi manger
20:39est un acte politique
20:40qui est au cœur
20:40de notre réunion d'aujourd'hui.
20:41A tout de suite
20:42sur Sud Radio.
20:45central, caressant et gagnant
20:47entre Tourmagne et les Arènes
20:49avec un vrai nîmois
20:50qui est Stéphane Vérat,
20:51qui est la cheville ouvrière
20:52d'un plus bio.
20:53Stéphane, c'est quand même
20:54grâce à vous
20:54que tout ça puisse se réaliser
20:55à ceux qui sont autour de vous.
20:57Et puis, nous avons
20:59un magicien aussi,
21:01Didier Thévenet,
21:01qui est directeur
21:02de la cuisine centrale
21:03de l'Anse-le-Saunier
21:04où j'avais fait un reportage
21:05pour Public Sénat.
21:07M. Pellissard était maire
21:08de l'Anse-le-Saunier
21:09et j'ai vu, là aussi,
21:11c'était il y a un certain temps
21:12qu'une cuisine centrale
21:13pouvait donner à manger
21:15aux enfants,
21:16aux anciens,
21:17aux malades
21:18avec des produits
21:19bons, propres et justes
21:20qui venaient du territoire.
21:23Stéphane Vérat,
21:25un plus bio,
21:25c'est l'histoire de votre vie.
21:27Vous êtes un enfant du Gard,
21:29vous êtes un enfant de Nîmes.
21:31Comment cette lueur,
21:33un jour,
21:33cette lueur s'est posée sur vous
21:35comme le Saint-Esprit ?
21:37Tout d'abord,
21:38bonjour Péricault,
21:39merci de l'invitation.
21:40La lueur,
21:41je suis issu de ce territoire
21:43mais j'avais des parents
21:44qui étaient agriculteurs
21:45et j'ai cheminé,
21:46en fait,
21:47dans cet univers
21:48et il y a deux passions
21:50que j'ai voulu réunir,
21:51c'est cette histoire
21:52de l'agriculture
21:53et de la cuisine
21:55que j'ai adorée
21:55depuis le plus jeune âge
21:56et de fait,
21:58je n'ai cessé
21:59d'essayer d'imaginer
22:00comment on pouvait
22:01améliorer les choses
22:02et je travaillais
22:02avec des producteurs bio
22:03et qui avaient des enfants.
22:13Voilà,
22:13les aléas du direct
22:14nous ont fait
22:15une petite blague
22:15mais c'est le Mistral
22:16qui est tellement fort
22:17que les ondes
22:17se sont promenées
22:18mais on est toujours là
22:19avec Stéphane Vérin
22:20et Didier Thévenet,
22:21Stéphane Vérin
22:22on était en parlé
22:22d'un plus bio
22:23dont vous êtes la cheveille ouvrière
22:24dont vous êtes le concepteur
22:25pourquoi la formule
22:27un plus bio ?
22:27Qu'est-ce qu'il faut déduire ?
22:29Il faut déduire
22:29ça s'appelait
22:30unis à plusieurs vers la bio
22:31c'est-à-dire
22:32de faire converger
22:32tous ces acteurs
22:34qui préparent le record
22:35que ce soit les producteurs
22:36les cuisiniers
22:38les élus
22:39et de les amener
22:40à changer justement
22:41de posture
22:42pour qu'on ait
22:42une alimentation de qualité
22:44L'idée est née
22:45il y a combien de temps ?
22:46Elle est née en 96
22:48Ah oui ?
22:50Ça fait 30 ans ?
22:51Ça fait 30 ans
22:52Comment c'était au début ?
22:53Au début c'était par petite touche
22:55c'était sur une ville
22:56du Gard
22:57qui s'appelait Vauvert
22:57qui s'appelle toujours
22:58de Vauvert
22:59de là où il est parti
22:59au diable Vauvert
23:01et c'est là
23:01où on a fait expérimenter
23:03toutes ces histoires-là
23:03avec les franca
23:05et où on a montré
23:06qu'en fait
23:07de mettre une qualité
23:08dans l'assiette
23:08c'était vraiment opportun
23:10pour travailler
23:11avec son territoire
23:12et dès le début
23:13c'était ça
23:13c'était d'éduquer
23:14et à la fois
23:15de faire travailler le territoire
23:16Et maintenant
23:16c'est répandu sur toute la France
23:18Maintenant c'est répandu
23:18sur toute la France
23:19Et on vient vous chercher
23:20de toute la France
23:21pour savoir
23:22est-ce qu'on peut mettre
23:22chez nous dans ces communes
23:23Exactement
23:25Ça s'est estimé
23:26Il y a beaucoup de gens
23:27qui ont fait des choses
23:28aussi complémentaires
23:29et ce qui est joli aujourd'hui
23:30c'est que justement
23:31sur nos journées nationales
23:32on voit que
23:33beaucoup de villes
23:34et des lieux
23:34réfléchissent aux cantines de demain
23:36elles sont bio
23:37mais elles sont aussi locales
23:38elles sont avec des produits bruts
23:40et elles sont tournées
23:41vers la santé
23:42parce que tout le monde
23:43s'aperçoit que
23:43c'est le prochain défi
23:44qu'il va falloir relever
23:45Stéphane Zilera
23:46c'est un bio apaisant
23:48c'est un bio convivial
23:50c'est un bio de conciliation
23:52c'est pas une confrontation idéologique
23:54Exact
23:54Pourtant
23:55l'origine du produit
23:56qu'il soit bon propre et juste
23:57c'est la définition
23:58que je donne depuis le début
23:59c'est un élément important
24:00C'est un élément moteur
24:01en plus nous
24:02on n'a jamais compris
24:03pourquoi les gens
24:04s'éloignaient
24:05de l'agriculture
24:05je dirais propre
24:06qui est bio
24:07parce que c'était les bases
24:09je dirais d'un sol vivant
24:10C'est une élément culture normale
24:11normale
24:12d'un sol vivant
24:13avec de la diversité
24:15avec des animaux
24:16etc
24:16et d'ailleurs justement
24:17nous c'est pas une bio plivante
24:18ni une bio qui fait de leçons
24:20c'est une bio
24:21effectivement conviviale
24:22c'est des repas
24:23qu'on mange ensemble
24:24que l'on partage
24:25et c'est des endroits
24:26où les saisons
24:28sont l'illustration du goût
24:29c'est ça
24:30et la journée nationale
24:31alors ils sont tous là
24:33ils sont tous là
24:34des maires
24:34des représentants de communes
24:35des départements de municipal
24:36voilà
24:36ils ont dégusté
24:37dans une ferveur totale
24:37exactement
24:38et puis ils ont dégusté
24:39les melons
24:41les cerises
24:42tout ce qu'offre aujourd'hui
24:43ce territoire gardien
24:44et je vois beaucoup de passion
24:45et surtout une conscience politique
24:47très forte
24:48sur le fait que c'est un enjeu
24:49qu'il faut relever
24:49un défi qu'il faut relever
24:51avec beaucoup de pugnacité
24:53c'est un combat
24:54de pugnacité
24:55effectivement
24:55de persévérance
24:56surtout à un moment donné
24:57où on peut avoir
24:57des découragements
24:59et qu'on se disperse
25:01nous on veut montrer
25:02que justement
25:03c'est en restant
25:04sur cette ligne là
25:05qu'on peut faire progresser
25:07beaucoup de choses
25:08et qu'on donne aussi
25:09des intentions
25:10à ces jeunes
25:10des perspectives
25:11un avenir
25:12un avenir un peu plus radieux
25:14avec des métiers
25:15passionnants
25:16autour de l'alimentation
25:17de quoi s'accrocher
25:18j'allais dire
25:19à l'espoir d'être français
25:20aujourd'hui
25:21de vivre dans ce pays
25:21voilà un combat
25:22qui nous rassemble tous
25:23et qui peut déboucher
25:25sur des choses formidables
25:26des choses formidables
25:27et des choses
25:28qui aujourd'hui
25:30créent
25:31du développement
25:32aujourd'hui
25:33sur nos territoires
25:34créent un engouement
25:35pour justement
25:36être bien en France
25:37pour s'apercevoir
25:38qu'on peut faire
25:39des paysages alimentaires
25:41on peut y vivre
25:42faire des métiers
25:43en fait
25:44de se dire
25:45que même si
25:46la malbouffe
25:47elle s'essaime
25:48dans beaucoup d'endroits
25:49elle se porte très bien
25:50et elle continue
25:51à gagner du terrain
25:52nous avec les cantines
25:54on montre
25:54qu'on peut conserver
25:56notre terrain
25:56vous la contenez
25:57et on la contient
25:58en faisant des propositions
26:00Didier Thévenet
26:00quand je vous ai connu
26:02j'ai été scotché
26:03parce que vous me disiez
26:04j'étais avec le maire
26:05de l'Anse-le-Saunier
26:06monsieur Pélissard
26:07je viens vous voir
26:08vous étiez en blanc
26:09dans votre cuisine centrale
26:10un grand bâtiment
26:12et vous m'expliquez
26:13je suis en 100% local
26:14100% franc-comptoir
26:16je nourris les enfants
26:17je nourris les personnes âgées
26:18on est en train de faire
26:19tâche d'huile
26:19d'autres communes
26:20viennent voir comment on fait
26:21c'était un peu déjà
26:22un micro un plus bio
26:23et en plus
26:24on gagne de l'argent
26:25je dis c'est pas vrai
26:25vous me racontez des histoires
26:26ici et en plus
26:27on gagne de l'argent
26:28on vend pas cher
26:29et on gagne de l'argent
26:30parce qu'on gère ça
26:32avec le coeur
26:32vous m'aviez dit
26:33tout simplement
26:33de toute façon
26:34l'histoire de l'Anse-le-Saunier
26:37a commencé dans un verre d'eau
26:38en fait
26:39la question c'était
26:40comment on va préserver
26:41la ressource en eau
26:42on parle de ça
26:43il y a 30 ans
26:43et on parlait déjà
26:45de la qualité de l'eau
26:46qu'on allait laisser
26:46il y a de l'eau quand même
26:47il y a de l'eau
26:48mais elle n'est pas forcément
26:49sans inquiétude
26:50par rapport aux contaminations
26:52qu'on peut avoir
26:52pesticides, nitrates et compagnie
26:54donc on est parti
26:55de cette question là
26:56de se dire
26:56comment on va
26:57protéger la ressource
26:58en plantant du blé bio
26:59sur la plaine de captage
27:01ce blé une fois qu'il sort
27:02alors il y a 30 ans
27:02le blé bio
27:03c'était pas facile à vendre
27:04donc nous on arrive
27:04sur restauration collective
27:06en disant
27:07ce blé on va le transformer
27:08en farine
27:08et cette farine en pain
27:09et ça fait 30 ans
27:10qu'on fait du pain bio
27:11avec la farine de notre territoire
27:13et 30 ans que ça se passe bien
27:14et que c'est économiquement
27:16intéressant
27:16pour l'intégralité
27:17des membres de la filière
27:18c'est à dire que
27:18l'agriculteur gagne sa vie
27:19le céréalier
27:21le meunier travaille
27:22c'est vous qui le payez
27:23c'est vous qui achetez le pain
27:24on achète maintenant
27:25on achète le pain au final
27:27dans le cadre d'un marché public
27:28pour amener
27:29l'ensemble de la filière
27:30avec nous
27:31pour garder en fait
27:32cet ancrage territorial
27:33de l'alimentation
27:34qui est un commerce équitable
27:36local on va dire
27:37dans le principe de dire
27:39tout le monde gagne sa vie
27:40personne ne capte
27:42l'intégralité du bénéfice
27:44mais le bénéfice
27:44c'est le consommateur au final
27:45qu'il a
27:46à travers son alimentation
27:47vous me garantissez
27:47que 100%
27:48de ce que vous donnez à manger
27:49dans ces restaurations
27:50dans cette restauration
27:51et qui est locale
27:52enfin à part l'huile d'olive
27:53évidemment
27:54ils ont fait notre huile juratienne
27:56vous avez des salines
27:57on a tout ce qu'il faut
27:59on arrive à trouver
28:00en fait
28:01en allant chercher
28:02alors ça demande
28:02le sourcing
28:03qui est le mot à la mode
28:05de la restauration
28:06c'est pas mal le sourcing
28:07c'est la source quand même
28:08il faut aller
28:09mettre des bottes
28:10et aller chercher le produit
28:10au début c'est ce qu'il faut faire
28:12et après
28:12le produit vient tout seul
28:13parce qu'on est reconnu
28:14sur son territoire
28:15comme quelqu'un
28:16qui paye convenablement
28:18le produit
28:19et donc du coup
28:20le bouche à oreille fonctionne
28:21et après c'est les producteurs
28:23transformateurs
28:23qui viennent nous voir
28:24pour nous proposer des produits
28:25pour les intégrer dans la restauration
28:26L'Anse-le-Saunier
28:27il était quand même
28:27la pionnière
28:28dans le Jura
28:29ils sont allés loin
28:31on est tout à fait
28:32dans la logique d'un plus bio
28:33c'était dans un territoire
28:34qui n'était pas évident
28:35parce que L'Anse-le-Saunier
28:36c'est pas le midi
28:37la Franche-Comté
28:38c'est des gens sérieux
28:39et travailleurs
28:41qui gagnent leur vie
28:42on compte les sous
28:43c'est la Franche-Comté
28:44et pourtant
28:46vous avez fait une gestion
28:47très ouverte
28:48l'objectif c'est d'avoir
28:48c'est que ça ne coûte rien
28:50de plus que la vente du repas
28:51donc nous on est vraiment
28:52ancré dans cet esprit là
28:54de se dire
28:54avec le budget dont on dispose
28:55comment on va faire
28:56pour intégrer des produits
28:57l'exemple du bœuf
28:59quand on a commencé à dire
29:00on abat nos vaches
29:02Montbéliard de réforme
29:03Faites-moi un peu rêver
29:04Didier Thévenet
29:04je vous interromps
29:05parce que je veux justement
29:06mettre les pieds dans le plat
29:07ça fait 4 ou 5 fois
29:08je mets les pieds dans le plat
29:09depuis le début de cette émission
29:10c'est normal
29:10vous me parlez de Côte de Bœuf
29:12Montbéliard
29:13qui est une race formidable
29:14qui est bien la race
29:15qui donne le lait
29:15avec laquelle on fait le comté
29:16absolument
29:16qui est un très grand fromage
29:18qui est le fromage
29:19le meilleur fromage du monde
29:20nous ne nous cachons pas
29:21alors là bon
29:21on ne va pas rentrer
29:22dans un débat politique
29:23qui peut se finir
29:23de façon tragique
29:24j'adore le comté
29:25qui est un immense fromage
29:26voilà
29:27mais vous savez bien
29:27que nos 46 fromages
29:28d'appellation française
29:29d'appellation d'origine en France
29:31mais le comté
29:32c'est quelque chose
29:32d'un paysage
29:33c'est la flore des montagnes
29:34du Jura
29:34de Franche-Comté
29:35avec cette Montbéliarde
29:36et une fois qu'elle a fini
29:37sa carrière de laitière
29:38qu'elle nous a donné
29:39et qu'elle nous a inondé
29:40de comté
29:40on la remet à l'air
29:41et ça devient
29:42une race à viande
29:43absolument exceptionnelle
29:44vous donnez ça
29:45à manger aux élèves
29:46dans les cantines
29:47de la viande
29:49de race Montbéliarde
29:50quel type de morceaux ?
29:52on donne tous les morceaux
29:53nous on achète
29:53les aliments entiers
29:54donc on a quelques accords
29:55avec des agriculteurs
29:57qui vont récupérer
29:57leurs loyaux
29:58pour faire de la vente directe
29:59parce que ça les intéresse
30:00il y a quoi ?
30:00il y a d'un bavet
30:01de la loyaux
30:01de l'ompli
30:02de la hante
30:03du merlan
30:03de l'araignée
30:05on a tout
30:05donc on s'amuse
30:07à faire plaisir aux clients
30:09comme la semaine dernière
30:10on sert du filet de bœuf bio
30:11à nos papis et mamies
30:13à la maison
30:14et en plus c'est bio
30:14en plus c'est bio
30:15vous le préparez
30:16alors par exemple
30:16un pain de viande
30:17dans une cantine
30:18aujourd'hui de l'Anson Saunier
30:19qu'est-ce qu'ils vont avoir ?
30:20si c'est un type bourguignon
30:22on va faire une cuisson
30:23basse température de nuit
30:24une cuisson ajustée
30:25qui va durer
30:26entre 14 et 16 heures
30:27autour de 80 degrés
30:28dans un four
30:30vous savez on a fait
30:31quand on a démarré ça
30:32j'ai fait une remarque
30:33une remarque à mes collègues
30:35je disais
30:35ma grand-mère
30:36elle faisait le meilleur
30:37bœuf bourguignon du monde
30:38il était commencé le jeudi
30:40et on le mangeait le dimanche
30:41il ne voyait jamais
30:41une ébullition
30:42donc on est parti de ce projet-là
30:43et on l'oublie
30:443-4 jours au frais
30:46on le réchauffe
30:46il n'est pas trop le meilleur
30:48alors quel vin
30:49vous mettez dans le bœuf bourguignon ?
30:51attention
30:51nous on ne met pas de vin
30:52il y a des enfants
30:53on ne peut pas
30:53pour les personnes âgées
30:54on va mettre un vin français
30:56parce que de toute façon
30:57on va travailler avec un vin français
30:58alors on soutient les collègues du Gard
30:59on soutient les collègues du Gard
31:01parce que les vins du Jura
31:03ce n'est pas
31:03il y a ce qu'il faut
31:05charnu et généreux
31:06alors pour les enfants
31:07puisqu'on ne met pas de vin
31:07pour les enfants
31:08on va mettre une garniteur aromatique
31:09donc des carottes bio
31:10poireaux
31:11tout ce qu'on va trouver à l'époque
31:13on met ça en four mixte
31:1515% d'humidité
31:17et on va cuire à 80 degrés
31:19pendant 16 heures
31:19donc c'est ce qu'on a recopié
31:21le modèle de la grand-mère
31:22au modèle 400 kilos
31:24à la fois
31:24vous savez ce que j'ai fait
31:25pour mes enfants
31:26qui adore justement
31:26les bœufs en double
31:27les mijotages et tout
31:28je mets du jus de pomme
31:30alors quelquefois du cidre
31:31qui est un peu moins alcoolisé
31:32mais je mets un jus de pomme
31:33un peu fermenté
31:34et ça compense
31:35alors il faut le faire cuire
31:36un peu plus longtemps
31:36mais dites-moi
31:37c'est une cantine gastronomique
31:39ce que vous faites à Lens-le-Saunier
31:41je ne sais pas si
31:42on est dans la belle cuisine
31:43je ne dis pas l'autre cuisine
31:44on est dans la belle vraie cuisine
31:45avec une pièce de 2 euros
31:47il ne faut pas oublier
31:48que notre métier
31:48il a une contrainte énorme
31:50on fait le même métier
31:51que les 4 étoiles
31:51sauf que chez nous
31:52on y vient avec un billet de 5 euros
31:54avec des gens qu'on n'a pas choisi
31:55dans un lieu qu'on n'a pas choisi
31:56vous facturez combien de repas
31:57j'ai pas bien compris
31:587000 jours
31:597000 repas par jour
32:00et combien vous avez dit
32:012 euros
32:022 euros
32:03pour le coût alimentaire
32:04pour le coût alimentaire
32:06pour un enfant
32:06donc ça veut dire
32:07qu'il faut s'interroger
32:07trouver des solutions innovantes
32:10pour que ça ne coûte pas plus cher
32:12c'est à dire qu'aller chercher
32:13du comté bio
32:13nous on met du comté bio
32:15donc AOP mais bio en plus
32:16et bien pour pouvoir faire ça
32:17il va falloir qu'on trouve
32:18un subterfuge
32:19on réduit de 5 grammes le poids
32:20on met que 25 grammes
32:22ce qui reste quand même
32:22pour un enfant
32:23un poids suffisant
32:24il n'y a pas de gaspillage
32:25moins mais mieux
32:25qui est aussi la défise
32:26de l'antimal bouffe
32:27et c'est ce qu'on le dit
32:28à tous les consommateurs
32:29y compris les gens
32:29qui ont des peuples revenus
32:31réduisez peut-être
32:32votre candidat
32:32parce que quand on va
32:33en grande distribution
32:34on achète par 24
32:35par 36
32:36on entasse ça
32:37parce que sous ce présent
32:38c'est moins cher
32:38on fait des courses le samedi
32:39faites des courses
32:40un peu plus souvent
32:41si vous avez le temps
32:42essayez d'acheter du frais
32:44toute transformation
32:44que vous faites à la maison
32:45c'est ça de moins
32:46que vous donnez
32:47à la grande distribution
32:47et à l'industrie
32:49supprimer les perturbateurs
32:50endocriniens dans l'alimentation
32:52c'est par exemple
32:52supprimer tous les fonds
32:54les fonds de sauce
32:55nous on n'utilise plus de poudre
32:56je le dis toujours aux parents
32:57parce que ça leur parle
32:58c'est si pratique
32:59c'est les poudres
33:00en sauce industrielle
33:01et dedans il y a des petits perturbateurs
33:03il oublie Didier quand même
33:05de dire aussi
33:05que pour tout ça
33:06il a végétalisé l'assiette
33:08c'est à dire que
33:09il propose aussi aux enfants
33:11des menus végétariens
33:12pour leur faire découvrir
33:13la céréale légumineuse
33:15et arriver à cet équilibre budgétaire
33:18qui est fabuleux
33:18d'arriver à bien faire manger
33:20avec ces deux euros dans l'assiette
33:21alors les enfants
33:23les personnes âgées
33:24l'hôpital
33:24et l'hôpital aussi
33:25ça veut dire que vous fournissez
33:27des repas
33:28tous les jours
33:29pour les EHPAD
33:30tous les jours pour les EHPAD
33:31et les gens qui sont en soins
33:32et des personnes âgées à domicile
33:33et des personnes âgées à domicile
33:34pour le maintien
33:35quand on parlait de maintien
33:36de la personne âgée à domicile
33:37souvent la première chose
33:38c'est est-ce qu'il va pouvoir se nourrir
33:40donc nous on va livrer les repas
33:41chez les personnes âgées
33:42qui vont permettre
33:43un prix social
33:44on fait de la restauration sociale
33:46donc il ne faut pas oublier
33:46qu'il faut que ça reste
33:48dans un budget entendable
33:49pour la personne qui achète
33:49vous savez Didier Thévenet
33:51l'importance pour les gens
33:52qui sont dans des EHPAD
33:53et qui sont à l'hôpital
33:54d'avoir un repas
33:56dans le plateau repas
33:56quelque chose qui tient la route
33:57qui leur apporte un peu de bonheur
33:58un peu de plaisir
33:59c'est fondamental
34:01et pour bien vivre
34:01quand on est une personne âgée
34:03et pour guérir
34:03quand on est malade
34:04c'est essentiel
34:05ça c'est quelque chose
34:06que vous avez intégré
34:07garder la mastication
34:08le plaisir de manger
34:09moi je dis toujours
34:10on a des règles
34:12qui nous régissent
34:13au niveau de la restauration
34:14mais ce qu'il ne faut pas oublier
34:15c'est produire pour faire plaisir aux gens
34:16c'est le consommateur
34:18qui lui
34:18il faut remettre le consommateur
34:20au centre de notre intérêt
34:20de notre objectif
34:21et c'est bien pour lui
34:22qu'on cuisine
34:23c'est pas pour soi
34:23moi j'adore cuisiner
34:24mais on cuisine surtout
34:25pour les gens qui vont manger
34:26donc se faire un plat
34:28qui nous plaît à nous
34:29mais qui ne va pas être consommé
34:30dans la restauration
34:30ça ne sert à rien
34:31soutien de la municipalité
34:32c'est une initiative du maire
34:33c'était le Pélissard à l'époque
34:36aujourd'hui le département
34:37suit également
34:38on travaille avec le département
34:39la région commence à s'intéresser
34:41en fait pour moi
34:43l'alimentation c'est transpartisan
34:45il n'y a pas de politique
34:46on est bien d'accord
34:47c'est le coeur de la meule
34:48de Comté bien sûr
34:49le coeur de la meule
34:50et tout le monde doit penser la même chose
34:52et on doit faire tomber un peu
34:53toutes ces barrières politiques
34:53je vois bien que tous les élus
34:55qui sont ici
34:56sont de partis politiques différents
34:57d'obédience
34:58je n'ai jamais vu
34:58et les conversations
35:00sont quelques fois pointues
35:01il n'y a pas de divergence idéologique
35:03on a tous un combat commun
35:04c'est de faire en sorte
35:05que les comptines de la République française
35:05c'est transpartisan
35:06et les restent en collectif
35:09quand vous voyez Didier Thévenet
35:10vous vous dites
35:10quelle belle réussite quand même aussi
35:12c'est une belle réussite
35:13et puis c'est inspirant
35:14et ça montre que
35:15ça peut durer
35:16et que ça peut transformer
35:18énormément de choses
35:18dans la vie des gens
35:19il ne faut pas l'oublier
35:20manger c'est tous les jours
35:21c'est un besoin fondamental
35:23et qu'il existe aujourd'hui
35:24des projets politiques
35:26comme le sien
35:27en fait c'est rassurant
35:30Stéphane Vérat
35:30vous restez avec nous
35:31merci Didier Thévenet
35:32on va demander à
35:33Emmanuel Delmotte
35:34maire de Châteauneuf-du-Grâce
35:36de s'installer avec nous
35:37et nous avons une maman
35:38une maman des livres
35:39Virginie Cognou
35:41voilà
35:41installez-vous tous les deux
35:43on jouera avec le micro
35:45voilà
35:47bonjour madame Cognou
35:48merci d'être
35:49merci d'être en direct
35:50avec nous sur Sud Radio
35:51vous êtes la maman de Tom
35:52oui tout à fait
35:53qui est au lycée
35:54au collège
35:54non au collège des Oliviers
35:56qui est à Nîmes
35:57sur Nîmes
35:57bon est-ce que vous êtes contente
35:59de ce qu'il mange
36:00au collège des Oliviers ?
36:00alors je suis très contente
36:01de ce que Tom mange
36:02au sein du collège des Oliviers
36:04d'autant
36:05que c'est un collège
36:07en zone prioritaire
36:08d'éducation prioritaire
36:09et que le principal
36:11et le chef cuisine
36:13je pense qu'on peut dire ça comme ça
36:15oui oui ça
36:16sont des gens
36:17qui voilà
36:18font beaucoup de choses
36:19pour les élèves
36:20dans en tout cas
36:21dans l'accueil
36:22au niveau du restaurant scolaire
36:24le principal
36:25c'est quelque chose
36:27qui est évoqué
36:28lors de
36:29de la journée
36:31de rentrée scolaire
36:32en fait
36:32il parle beaucoup
36:33il appuie sur le fait
36:35l'importance
36:36que les enfants
36:36puissent manger
36:37au restaurant
36:38et du coup
36:40avoir accès
36:40à des produits frais
36:41avec du bio
36:43en tant que maman
36:44vous avez été consciente
36:46de cet enjeu
36:46très vite
36:47tout à fait
36:47oui je suis
36:48je suis fille
36:50et petite fille
36:51de jardinier amateur
36:52bon bien sûr
36:52donc forcément
36:53j'ai cette culture en moi
36:56et en plus
36:57voilà
36:57j'ai vraiment conscience
36:58que c'est important
36:59pour les enfants
37:00de bien manger
37:01vous vous souvenez
37:01de ce que vous mangez
37:02à la cantine ?
37:03je me souviens
37:03de ce que je mangeais
37:04à la cantine
37:04c'était comment ?
37:05c'était pas ça ?
37:06mais je pense que
37:07c'était pas toujours ça
37:08c'était à Nîmes également
37:09ou non ?
37:09oui vous êtes Nîmoise
37:10non je suis pas Nîmoise
37:11vous êtes doux
37:12je viens de la région
37:13du nord
37:14mais c'est très bien
37:15mais vous êtes la bienvenue
37:16voilà
37:16et donc du coup
37:18doux du nord
37:18mais d'ététiquement plus
37:20et bien de la veinoise
37:21voilà
37:21la boulette d'avenne
37:22voilà la boulette d'avenne
37:23formidable freinage
37:24la marque de maroilles
37:25bien sûr
37:26attendez
37:26c'est des campagnes formidables
37:28attendez
37:29s'il y a des gens
37:29qui sont sociaux
37:30de ce qu'ils mettent
37:30dans leur assiette
37:31et d'ici
37:31s'il y a la fracture sociale
37:32dans le nord
37:33c'est bien les gens
37:34justement de la veinoise
37:35de l'attirage
37:35de toutes ces contrées
37:36du nord
37:37donc vous arrivez à Nîmes
37:38donc on arrive à Nîmes
37:39et du coup voilà
37:40je suis satisfaite
37:42de l'attention
37:43qui est portée
37:44aux aliments
37:45qui sont donnés
37:45à nos enfants
37:46dans le cadre
37:47de l'école
37:47puisque bien manger
37:49c'est bien grandir
37:50est-ce qu'il vous dit
37:51maman c'est meilleur
37:51à la cantine ?
37:52non
37:52parce que vous faites
37:53la cuisine quand même
37:54oui je cuisine
37:55mais en tout cas
37:56il ne se plaint pas
37:57et il apprécie
38:00voilà ce qui est proposé
38:01de quoi s'est-il régalé
38:02dernièrement
38:03dont il vous aurait parlé
38:05alors je sais
38:06je sais qu'il y a quand même
38:08la possibilité
38:09en ce moment
38:09voilà
38:10d'un bar à salade
38:11par exemple
38:12où il y a
38:12voilà des crudités
38:14qui sont à disposition
38:15et je pense que
38:16c'est assez apprécié
38:17alors on dit que les enfants
38:18mangent peu de salade
38:19et pourtant
38:20voilà c'est quelque chose
38:21qui peut
38:22dont il parle à la maison
38:24il est conscient
38:24de la chance qu'il a
38:25d'accéder à ce genre
38:26oui oui
38:27parce que vraiment
38:28à la maison
38:28il y a cette culture aussi
38:30du bien manger
38:31et on lui explique
38:33mais par contre
38:34voilà je pense que
38:39le fait d'être
38:40dans quartier prioritaire
38:41je pense qu'il y a
38:41d'autres choses
38:42qui peuvent aussi
38:45amener des familles
38:46à ne pas mettre
38:46leurs enfants à l'école
38:47et que malgré
38:49les efforts
38:50qui sont faits
38:51sur le bio
38:51sur le bien manger
38:52sur le coût
38:53qui est fait
38:53pour qu'on puisse
38:54accéder
38:55au menu
38:57de la restauration
38:59scolaire
39:00il y a beaucoup
39:01d'enfants
39:01qui ne mangent pas
39:02encore à la cantine
39:02mais c'est un vrai problème
39:03et c'est un vrai problème
39:04parce qu'on n'arrive pas
39:05à ce que les parents
39:06fassent confiance
39:08finalement
39:10en
39:10alors
39:11en éducation
39:12parce que bon voilà
39:13c'est aussi
39:13ce côté éducation
39:14et
39:16beaucoup d'enfants
39:17alors au niveau
39:17des oliviers
39:18finalement
39:18il y a très peu
39:19de fast food
39:22à proximité
39:23dans les environs
39:23donc on ne peut pas dire
39:24que c'est pour ça
39:25ils ne vont pas forcément
39:25être dévoyés
39:26ou produisent
39:27par des nourritures
39:28et pour autant
39:31je trouve
39:31que
39:32c'est un vrai souci
39:33parce qu'il y a une baisse
39:34de fréquentation
39:35et
39:35on n'arrive pas
39:36à amener
39:37ces élèves
39:39merci
39:39merci Virginie Cognou
39:41pour ce témoignage
39:41il fallait quand même
39:42qu'on ait
39:42parce que là
39:43j'ai des élus
39:43une maman
39:44de
39:44voilà
39:45Emmanuel Delmotte
39:47Stéphane Vérin
39:47vous connaissez
39:48le collège des oliviers
39:48je voulais dire
39:50ce qui est fabuleux
39:50c'est de voir
39:51qu'on a pas mal
39:52de départements
39:53au club des territoires
39:54des conseils départementaux
39:55qui ont des collèges
39:55ici ils ont fait le choix
39:57de mettre une cuisine
39:57par collège
39:58et d'entendre
39:59effectivement
40:00que des parents d'élèves
40:01sont heureux
40:02de cette proposition
40:03c'est des victoires
40:04dont on ne peut que saluer
40:06et se féliciter
40:07Emmanuel Delmotte
40:08on dirait
40:08un demi de mêlée
40:09il a une carrure incroyable
40:10il a un tempérament d'acier
40:11on s'est rencontré hier soir
40:13il dit ce qu'il pense
40:13maire de Châteauneuf
40:15maire de Châteauneuf de Grasse
40:17à côté de Grasse
40:17au-dessus de Cannes
40:18au-dessus d'Antipolis
40:20vous avez vous aussi
40:21dans cette Alpe-Maritime
40:23si controversée
40:24avec un urbanisme
40:25un peu brutal
40:26vous êtes arrivé
40:27à faire une cantine bio
40:27à Châteauneuf de Grasse
40:29alors bien sûr
40:30bonjour à tous
40:30et bonjour à tous les auditeurs
40:32je voudrais remercier les mamans
40:33aussi parce que
40:33si on travaille
40:34dans nos collectivités
40:35c'est aussi pour les parents
40:37les citoyens
40:38et les enfants
40:38et on a besoin
40:39des parents
40:39qui participent déjà
40:41aux commissions cantines
40:42parce que nous
40:43on a la chance
40:44d'avoir une commission cantine
40:45oui oui
40:46on a réussi
40:46en quelques années
40:47grâce à un plus bio
40:48mais surtout
40:50aux autres collectivités
40:52qui sont engagées
40:52je pense
40:52depuis la gourlée du GR
40:54sous plein de collègues
40:56qui ont avancé
40:57donc il fallait reconquérir
40:59l'agriculture
41:00donc vous avez réinstallé
41:02des agriculteurs
41:02300 hectares
41:03voilà
41:04c'est les PLU
41:05la maîtrise des défonciers
41:07sur 900 hectares
41:07on a orienté
41:09300 hectares
41:09en zone agricole
41:10300 hectares
41:11en zone naturelle
41:11et une cuisine centrale
41:13à Châteauneuf de Grasse
41:14et le maire d'Antibes
41:15M. Léonetti
41:15à l'époque
41:16celui de la loi Léonetti
41:17venu vous voir en disant
41:18Emmanuel
41:18on y va
41:19et à l'heure actuelle
41:20il m'a fait vice-président
41:21en charge de cette politique
41:22de l'alimentation
41:23sur la communauté
41:25d'agglomération
41:25de Sophie Antipolis
41:26200 000 personnes
41:2724 communes
41:28avec un projet alimentaire
41:30maîtrise du foncier
41:31création de coopératives
41:33approvisionnement en bio
41:342 carottes
41:353 carottes
41:36l'objectif étant
41:37de plus de bio
41:38dans toutes les établissements
41:40elle est pas belle la vie
41:41Stéphane Vérard
41:42extraordinaire
41:43vraiment cette émission
41:442 heures
41:44c'est une émission
41:45souvent je raconte
41:46des choses douloureuses
41:47angoissantes
41:48l'actualité est terrible
41:49et à Sud Radio
41:50on n'épargne rien
41:50parce que c'est le parlant vrai
41:51vraiment ça a été
41:52un instant de bonheur
41:53d'information
41:54de journalisme
41:54et de partage
41:55de convivialité avec vous
41:56merci Stéphane Vérard
41:57merci au département
41:59au département
42:00au conseil départemental
42:01du Gard
42:01à Cathy Cholet
42:02à la présidente
42:04Françoise Laurent Perrigot
42:05qui est là
42:06merci Cathy Cholet
42:07bon on a plus le temps
42:08parce que le temps a passé
42:08on a tellement parlé
42:09Stéphane Vérard
42:10bravo félicitations
42:11Cathy je vous vois d'ici
42:13voilà merci
42:14un tout petit mot
42:15dites nous au revoir
42:16merci de nous avoir accueillis
42:17dans ce paradis
42:19l'hôtel Mouret
42:20et puis il faut venir vous voir
42:22il faut venir dans le Gard
42:23venez voir les hommes
42:25et les femmes du Gard
42:27les élus
42:28bravo merci
42:29c'était un grand moment
42:30et bien merci à vous
42:32d'avoir fait cette émission là
42:34et puis venez nous voir
42:35les paysages
42:36les hommes et les femmes
42:37qui nous construisent
42:38et qui les cultivent
42:39allez Brigitte Laé
42:41qui va nous parler
42:41d'amour et de sentiments
42:42mais c'est aussi
42:44ce qu'on partage ici
42:44vous restez sur Sud Radio
42:45à bientôt
42:48midi 14h
42:49la France dans tous ses états
42:51et puis la France dans tous ses états
Commentaires

Recommandations