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00:00:00Érico Légas
00:00:03Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mardi 30 juin 2026, la France est dans tous les états, vous
00:00:08le savez, et nous allons vous le confirmer avec cette équipe qui est toujours présente, fidèle et au complet.
00:00:15Je commence par Maud Coffler qui a programmé cette émission et qui va évidemment nous détailler son contenu.
00:00:23Julien Delmas qui est là, bonjour Julien Delmas, qui va s'assurer de la réalisation de cette émission dans les
00:00:27conditions optimum qui sont celles d'ailleurs que nous avons d'habitude et Emmanuel Galasso qui est en train de
00:00:33bavarder avec Elvin.
00:00:36Elvin, Elvin, il parle d'Elvin, il dissipe, il dissipe Emmanuel, il est un garnement cet Elvin, enfin ils sont
00:00:41là en tout cas, ils sont très importants.
00:00:43Emmanuel Galasso qui répondra aux appels au 0800 26 300 300, le numéro du bonheur, et Elvin qui s'assurera
00:00:49que toutes les, j'allais dire, les pertinences intellectuelles qui vont être émises durant ces deux heures seront retranscrites fidèlement
00:00:56sur le site, le web de Sud Radio que vous consultez en permanence chaque fois que vous avez un coup
00:01:02de blues.
00:01:03Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Eh bien les flics se rebiffent, les flics se rebiffent parce
00:01:08que l'inquiétude des syndicats de police qui dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail ne fait justement que
00:01:14s'amplifier.
00:01:15Et nous recevrons pour en témoigner Stanislas Godon, délégué général du syndicat Alliance, on le reçoit à 12h15 pour qu
00:01:23'il nous livre, voilà, qu'il nous dise son inquiétude par rapport à l'ordre public.
00:01:27Alors déjà en dépôt de bilan, vous savez, la France est au bord de la faillite, nous dit l'économiste,
00:01:35le grand économiste Marc Toiti, qui émet même l'hypothèse que nous puissions être sous la tutelle du FMI comme
00:01:42la Grèce l'a été.
00:01:43La France sous tutelle du FMI, je l'ai bien dit, ça veut dire que les finances, effectivement, les finances
00:01:49sont aux abois et les conditions sont réunies.
00:01:51On écoutera une petite phrase de François Fillon en 2007 qui, déjà présageait ce genre de situation et ça, cet
00:01:57échange, ce sera à 12h45, voilà.
00:01:59Ce à quoi répond Pierre Gattaz, l'ancien patron des patrons, l'ancien patron du MEDEF, chef d'entreprise réputé.
00:02:04Quelle transition.
00:02:05Voilà.
00:02:06Gagner plus, c'est maintenant.
00:02:08Un second entrepreneur explique dans son livre, intitulé Gagner plus, c'est maintenant, pourquoi notre travail mérite d'être mieux
00:02:16payé
00:02:17et pourquoi nous pouvons changer la donne si nous faisons les réformes nécessaires et courageuses de l'économie.
00:02:24Ce livre est publié aux éditions Fayard.
00:02:27Et puis Maud, il n'y a pas que ça, il y a aussi...
00:02:29Il y a aussi la suite de l'affaire Liana, une plainte déposée contre le ministre de la Justice.
00:02:34Il y a les limitations de vitesse qui nous emmerdent un peu, on va dire comme ça, parce que vous
00:02:38savez ces panneaux qui changent sur le départemental, vous n'êtes pas au courant.
00:02:41Je suis sûre qu'il y a du vécu.
00:02:43Et puis on parlera de la plateforme de vente Vinted que nous utilisons quasiment tous.
00:02:48Vous l'utilisez, vous, Perico ?
00:02:49C'est pas trop votre truc, peut-être, Vinted.
00:02:51C'est quoi, c'est ?
00:02:52Vinted, c'est les bouteilles millésimées.
00:02:54Voilà, pas du tout.
00:02:55Où on vend habituellement des fringues, des objets, des objets de collection parfois, et des enfants.
00:03:01Bien sûr.
00:03:02Voilà, je vous laisse avec ça.
00:03:03Voilà, c'est ça.
00:03:04Allez, à tout de suite.
00:03:05Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Perico.
00:03:11Eh bien, qui l'eût cru ?
00:03:12Mais le bac, vous savez cet examen qu'on passe en fin de scolarité, il participe désormais à la fabrique
00:03:16du crétin.
00:03:17Alors que le ministre de l'éducation nationale, M. Jeffrey, s'était montré intraitable au mois de mai, une première
00:03:22fois sur la qualité d'expression écrite,
00:03:25les inspecteurs n'ont pas répercuté ces consignes au correcteur.
00:03:28Il ne s'agit pas de bousculer l'establishment.
00:03:29Dans la mesure où une maîtrise imparfaite de l'orthographe et de la syntaxe ne gêne pas la compréhension du
00:03:35propos du candidat ou de la candidate,
00:03:37on sera attentif à ne pas pénaliser ces copies.
00:03:41Voici les propos tenus par un inspecteur de l'éducation nationale le 18 juin, dans le cadre de l'internationnelle
00:03:47réunion d'entente.
00:03:48Vous savez, académique qui a lieu tous les ans.
00:03:50Et cette réunion est chargée de fixer les consignes de correction pour le bac.
00:03:54Chaque année, attention, qu'on n'aille pas bousculer, vous vous souvenez, hélas, Jean-Pierre Chabénement avait dit
00:03:59qu'il faudrait que 80% d'une classe d'âge ait le bac, et bien je peux vous dire
00:04:01que la consigne a été appliquée à la lettre.
00:04:05Face à lui, quelques 500 correcteurs d'histoire géo des académies de Paris, de Versailles et de Créteil étaient connectés
00:04:10en visio.
00:04:10Nous avons donc un ministre qui rappelle le corps enseignant à l'ordre en exigeant que l'orthographe soit prise
00:04:16en compte dans la notation
00:04:17considérant qu'une copie n'étant plus écrite en français ne peut être acceptée pour avoir son bac.
00:04:21Et puis, rivée sur ses principes, la partie la plus réfractaire du mammouth dont parlait Claude Allègre,
00:04:27le ministre de l'éducation nationale de l'Union des Jospins, qui entendait le dégraisser, le mammouth,
00:04:32décrète ni plus ni moins que ce sera la fronde.
00:04:35Il fallait nous en parler avant, répondent-ils, entendons ici et là dans le camp des pédagos,
00:04:41ces faux soyeurs de l'éducation nationale, qui ont transformé l'école en fabrique du crétin.
00:04:46Car nous avions mis en place des codes de notation qu'il n'est pas question de remettre en cause
00:04:50à quelques jours de l'examen.
00:04:51Vous savez, on acceptait les fautes, ce n'est pas maintenant qu'on va les remettre en cause.
00:04:54Imaginez un ministre de la Justice qui appelle la magistrature à juger conformément à la loi
00:04:59pour appliquer le code pénal dans toute sa rigueur et qui se verrait répondre par des présidents de tribunaux
00:05:04« Ah non ! Nous appliquons le sursis systématiquement et pas d'incarcération au-dessous de deux ans de condamnation.
00:05:10On imagine le traumatisme pour la justice. »
00:05:13Le problème, c'est que c'est déjà comme ça que ça se passe dans la justice.
00:05:16Donc effectivement, l'éducation nationale prend le pli.
00:05:18Donc en fait, les recteurs d'académie réfractaires à la consigne gouvernementale
00:05:22ne font qu'appliquer une sorte de jurisprudence des gens à vigueur dans les tribunaux.
00:05:26Je chuse comme ça me convient et puis moi, prof, je corrige comme ça m'arrange.
00:05:30Donc, qu'une copie ne soit pas écrite en français n'a aucune importance
00:05:34pourvu que l'on comprenne ce que l'élève a voulu dire.
00:05:37Certains recteurs ont même suggéré de lire le texte à voix haute
00:05:40pour s'assurer de la cohérence du propos.
00:05:42Si la phrase tient la route, alors la copie est bonne.
00:05:45À ce stade-là, pourquoi ne pas supprimer l'épreuve écrite et se contenter de l'oral ?
00:05:50Voilà où nous en sommes.
00:05:51Le bac qui est une étape censée indiquer si la scolarité a porté ses fruits
00:05:55en jogeant le niveau de connaissance acquis n'est plus qu'un protocole de routine
00:05:59ouvrant systématiquement la porte de l'université à ceux qui n'en ont pas le niveau.
00:06:02« Hallucinante trahison de ceux dont la responsabilité première est de former des citoyens lettrés
00:06:07par la transmission du savoir et qui désormais consacre l'ignorance de la jeunesse
00:06:13par la destruction de la langue française.
00:06:15Ne doutons pas que cela se paiera, mais que, comme d'habitude,
00:06:18les responsables de ce massacre éducatif n'auront jamais à en rendre compte. »
00:06:22C'est déprimant.
00:06:23La police est en colère.
00:06:25Le syndicat de police Alliance organise une manifestation aujourd'hui,
00:06:28dans 20 minutes, très exactement, devant le ministère de l'économie.
00:06:31On sera en direct avec le délégué national du syndicat Stanislas Godon.
00:06:36N'hésitez pas à nous appeler, comme d'habitude, en direct sur Sud Radio au 0826 300 300.
00:06:41A tout de suite.
00:06:4214h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06:47Le syndicat de police Alliance a appelé à se rassembler aujourd'hui
00:06:50devant le ministère de l'économie à Paris pour dénoncer des blocages budgétaires
00:06:54après une revalorisation accordée au commissaire de police.
00:06:57Le syndicat dénonce, entre autres, des conditions de travail dégradées.
00:07:00Nous sommes en ligne en direct de la manifestation avec le délégué national du syndicat Alliance,
00:07:05Stanislas Godon. Bonjour.
00:07:07Bonjour.
00:07:08Bonjour Stanislas Godon.
00:07:09Merci d'être en direct et dans l'action sur Sud Radio.
00:07:14On entend les manifestants au bout.
00:07:16Je titrerai « Les flics se rebifent, les policiers sont en colère ».
00:07:19Ça fait longtemps que vous êtes maltraité, Stanislas Godon, si je peux m'exprimer ainsi.
00:07:25Là, vous considérez que certaines limites ont été franchies ?
00:07:29En fait, ça fait plusieurs années que nous, on dénonce à la fois des conditions de travail
00:07:33qui se dégradent de jour en jour.
00:07:35On voit les chiffres de la délinquance et de la criminalité qui explosent.
00:07:39Et on a chaque semaine des faits dramatiques, de plus en plus sordides, de plus en plus violents.
00:07:44Et on a cette délinquance, cette criminalité des mineurs.
00:07:47On a en plus tout qui est prioritaire aujourd'hui.
00:07:49On nous dit que c'est la guerre contre le narcotrafic, c'est la guerre contre le terrorisme,
00:07:53c'est la guerre contre les violences intrafamiliales, c'est la guerre contre tous les faits de délinquance.
00:07:57Mais par contre, les soldats, on leur donne des miettes à tel point que même la loi de programmation,
00:08:03on a du mal à la faire appliquer.
00:08:05À tel point qu'on a des collègues à qui on met la pression, et notamment les enquêteurs,
00:08:09sur par exemple les 70 000 procédures.
00:08:11On a 2 500 officiers de police judiciaire en moins.
00:08:15Enfin, c'est vous dire si l'équation aujourd'hui, elle est impossible à réaliser
00:08:18entre ce que l'on nous demande et ce que l'on nous donne pour exercer notre métier correctement.
00:08:23On voit bien que toutes les institutions de la République, l'école, l'hôpital et maintenant la police,
00:08:29sont traitées de façon absolument inacceptable, et en tout cas qui ne correspondent pas aux besoins de ce pays.
00:08:34Vous expliquez ça comment ?
00:08:36Une mauvaise gestion, j'allais dire, du budget de la nation,
00:08:40ou une classe politique qui n'est pas à la hauteur de la situation ?
00:08:43On est sur le parlons vrai là, Stanislas Gaudon.
00:08:45N'ayez pas peur de dire ce que vous pensez.
00:08:48Je vais vous dire très clairement, vous savez que pour 1 000 euros d'impôts connectés,
00:08:5225 euros sont dédiés à la sécurité, et 5 euros sont dédiés à la justice.
00:08:57Comment vous voulez que le système fonctionne ?
00:09:00Je veux dire, au-delà des chiffres que l'on peut énumérer à l'envie,
00:09:03mais ces deux chiffres-là illustrent bien la paupérisation notamment de l'institutionnel, du régalien.
00:09:10Et au milieu de tout ça, on a oublié, le plus important ce sont les victimes.
00:09:15Évidemment, évidemment.
00:09:16Stanislas Gaudon, est-ce que ça signifie que vous ne pouvez pas remplir vos missions de façon correcte, de façon
00:09:22suivie ?
00:09:23Est-ce que ça veut dire, Stanislas Gaudon, qu'il peut y avoir des délits ou des crimes qui vont
00:09:27se commettre ?
00:09:28Parce que non pas, vous n'avez pas ni l'énergie, ni la volonté, ni le courage.
00:09:31Au contraire, vous l'avez, c'est pour ça que ça fonctionne encore un petit peu.
00:09:34Parce que vous n'avez pas les armes dont vous avez besoin pour faire face à cette réalité.
00:09:40Alors d'abord, on n'a pas les armes d'un point de vue des moyens.
00:09:42Je rappelle que le logiciel, par exemple, de rédaction des procédures pour les enquêteurs,
00:09:46n'est toujours pas au point malgré 257 millions d'euros qui ont été dépensés depuis 2015.
00:09:51Ça, c'est la réalité du terrain.
00:09:53Donc comment voulez-vous qu'on nous demande des chiffres de taux d'élucidation
00:09:57quand on ne nous donne pas la possibilité de faire de la rédaction digne de ce nom ?
00:10:01Parce qu'après, derrière, vous avez tous les avocats qui me tapent dessus sur les nullités en procédure, par exemple.
00:10:05En plus, maintenant, j'ai envie de dire, l'arsenal législatif, notamment le code pénal,
00:10:10j'ai envie de dire qu'il se suffit pour l'instant à lui-même, mais appliquons-le.
00:10:14Essayons la fermeté, ne serait-ce qu'une seule fois, pendant une période de plusieurs années.
00:10:18Et vous allez voir que les chiffres de la délinquance, de la criminalité vont diminuer.
00:10:22Et si on ne fait pas ça, eh bien, effectivement, on va droit dans le mur.
00:10:26Les collègues, je vous rappelle juste qu'il y en a 18 par jour qui sont blessés.
00:10:31C'est ça, la réalité aussi du terrain.
00:10:33Et qu'aujourd'hui, par exemple, nous avons plus de 95 000 peines qui ne sont pas exécutées en France.
00:10:39C'est-à-dire qu'on a des gens qui sont condamnés et qui sont dehors.
00:10:42Voilà la réalité de la situation de notre société d'aujourd'hui.
00:10:45Donc, vous voyez, parlons vrai, nous parlons vrai.
00:10:48Et je tiens à vous dire qu'aujourd'hui, c'est un premier coup de semence.
00:10:52Et nous préparons de manière extrêmement ferme la rentrée sociale des flics, si jamais ça ne va pas évoluer.
00:10:57Vous appelez donc Stanislas Godon à une cohérence républicaine entre la police et la justice.
00:11:04Vous, vous êtes là pour vous assurer que la loi est respectée et, j'allais dire, neutraliser les gens qui
00:11:10ne la respectent pas.
00:11:11Vous aimeriez que la table suivante, celle que prennent les magistrats en main, soit dans la continuité républicaine de l
00:11:16'ordre public.
00:11:17C'est tout simplement que vous dites.
00:11:17Vous demandez l'application de la loi avec les moyens qui sont fixés par la loi.
00:11:23Exactement. Avec, en fait, une chaîne pénale qui fonctionne.
00:11:25Aujourd'hui, nous, on se tue à la tâche, on dépense des heures, on sacrifie notre vie de famille.
00:11:29Et parfois, ça mène d'ailleurs à des actes dramatiques.
00:11:32Je rappelle qu'on a un taux de suicide extrêmement important dans la police nationale.
00:11:35Et puis après, derrière, vous avez les qualifications par le parquet.
00:11:38Et puis après, vous avez les réquisitions.
00:11:40Et en fait, à chaque étape, vous avez une diminution de la qualification des faits.
00:11:45Donc, qu'est-ce qui se passe ?
00:11:46Au bout de la chaîne, vous avez les magistrats du siège.
00:11:49Ils disent qu'il n'y a pas de place en prison.
00:11:51Parce que c'est ça, là aussi, la réalité des terrains.
00:11:54Le plan des 15 000 places de prison, il n'a jamais été mis en oeuvre.
00:11:57Puisqu'il y en a seulement 5 000 qui sont sortis de terre.
00:12:00Ensuite, la loi Taubira et notamment la réforme qui a interrompu les constructions de places de prison.
00:12:05Forcément, on en a perdu 10 000 à 12 000 en cours de chemin.
00:12:10Donc, là, il y a des priorités et des priorités budgétaires
00:12:13qu'il va falloir absolument mettre sur la table.
00:12:16Parce que sinon, on ne pourra pas répondre, notamment, aux attentes des citoyens.
00:12:20Et je rappelle une chose, c'est que la justice, elle est rendue au nom du peuple.
00:12:23Donc, elle doit des comptes aussi au peuple.
00:12:24Au nom du peuple français, absolument.
00:12:26C'est ce qui est marqué en tête des verdicts et des jugements.
00:12:30Stanislas Godon, vous êtes déléguée générale d'Alliance.
00:12:32Est-ce que tous les policiers sont en osmose sur cette revendication, sur ce malaise, sur ce coup de gueule
00:12:38?
00:12:38Est-ce que les autres syndicats et vous, être la main dans la main, en tout cas face à cette
00:12:43adversité ?
00:12:46On avait appelé un rassemblement aujourd'hui, une manifestation, je veux dire, en regroupant tout le monde.
00:12:52Et puis, finalement, nous n'aurons répondu présent que notre principal syndicat concurrent,
00:12:57qui est présent aujourd'hui, et nous sommes plusieurs milliers.
00:13:00Maintenant, pour la rentrée sociale des flics,
00:13:03ceux qui voudront assumer leur responsabilité pour défendre des flics de terrain,
00:13:07qui en prennent plein la gueule, pardon de le dire comme ça,
00:13:09et bien, ils seront évidemment les bienvenus.
00:13:12Comment vous expliquez, Stanislas Godon, qu'il n'y ait pas une meilleure solidarité,
00:13:17une meilleure cohérence des syndicats policiers ?
00:13:19L'enjeu est tellement terrible, est-ce que vous décrivez ?
00:13:21Parce que d'autres de vos collègues que j'ai ici à l'antenne me disent la même chose.
00:13:25Et vous imaginez bien que le poids de votre action serait plus fort si vous étiez tous réunis et rassemblés.
00:13:31Écoutez, nous sommes les deux principales organisations syndicales représentatives au sein du ministère d'Intérieur.
00:13:36Donc déjà, ça fait beaucoup, beaucoup de monde.
00:13:38Je rappelle qu'un fixe sur deux est déjà chez nous, chez Allianz, police nationale.
00:13:43Donc ça fait déjà pas mal de monde.
00:13:44Après, ceux qui ne jouent pas, je dirais, corporate,
00:13:48et bien, ils assumeront la responsabilité à long terme et à moyen terme.
00:13:53Nous, en tout cas, on a le mérite de commencer ce combat
00:13:56que nous menons déjà depuis quelques mois, quelques années.
00:13:59Mais en tout cas, vous savez, il y a un proverbe qui dit
00:14:01qu'il n'y a que les combats qu'on ne mène pas, qu'on ne gagne pas.
00:14:03Nous sommes bien d'accord.
00:14:05Stanislas Gaudon, qu'est-ce qu'on vous dit au sommet de l'État ?
00:14:07Vous rencontrez bien entendu les ministres de l'Intérieur, les chefs de gouvernement.
00:14:12Il y a des parlementaires.
00:14:13Est-ce qu'il y a au sommet de l'État une hésitation par rapport à vos revendications et à
00:14:18votre coup de gueule ?
00:14:19Je sais qu'il y a des parlementaires qui vous soutiennent totalement,
00:14:21qui considèrent qu'il faut absolument prendre ce problème en compte.
00:14:26Voilà, M. Darnana a été ministre de l'Intérieur, maintenant c'est M. Lunez.
00:14:29Ils vous ont écouté tous les deux de la même façon ?
00:14:31Ou vous sentez une prudence, comme une mièvrerie, une timidité à prendre vos revendications en considération ?
00:14:41En fait, notre problème, il est technocratique.
00:14:43C'est-à-dire qu'on a des ministres qui nous soutiennent par les mots,
00:14:46quand parfois ils ne dérapent pas un peu en ne racontant pas la vérité,
00:14:49comme le cas de M. Lunez, c'est d'un étang.
00:14:52Tout à fait.
00:14:52Mais il y a un problème, c'est que les ministres, lorsqu'ils demandent par exemple des moyens,
00:14:57qu'est-ce qui se passe au-dessus ?
00:14:58Bercy leur dit « Ah non, déficit public ».
00:15:00Matignon leur dit « Ah non, on ne peut pas faire d'arbitrage,
00:15:02parce que si on commence à donner aux uns, on ne peut pas donner aux autres ».
00:15:05Mais moi, j'ai envie de dire qu'il y a une règle de priorité.
00:15:08Aujourd'hui, tous les chiffres, je le redis, ils explosent dans la délinquance des mineurs.
00:15:12Je vais vous en donner juste un seul.
00:15:14En 9 ans de temps, c'est plus 99% sur les tentatives d'homicide.
00:15:18En 2025, 13% des auteurs étaient des mineurs de 10 à 17 ans.
00:15:24Et si ça, ça ne fait pas peur à tout le monde.
00:15:26Et dans le même temps, on a moins d'un Français sur deux qui fait confiance à la justice.
00:15:29J'ai envie de dire, le régalien aujourd'hui, c'est la priorité du moment.
00:15:33Mais qu'est-ce qu'il leur faut d'autre ?
00:15:35Mais qu'est-ce qu'il leur faut d'autre ?
00:15:36Je vous rappelle l'expression qui avait suscité beaucoup d'effroi et de polémiques
00:15:41lorsque Bruno Retailleau parle de mexicanisation de la France.
00:15:44Je suis désolé, ce que vous m'expliquez là, c'est une forme de mexicanisation.
00:15:47Pourquoi est-ce que le gouvernement, les ministres de l'Intérieur ne reconnaissent pas
00:15:50qu'on est dans une situation de mexicanisation ?
00:15:54Ils ont peur de quoi ?
00:15:55Eh bien, c'est un peu le déni.
00:15:58Après, est-ce que le plus haut sommet de l'État leur donne la liberté de parole ?
00:16:02Est-ce que le plus haut sommet de l'État a vraiment pris conscience
00:16:05de la difficulté énorme qui est devant nous ?
00:16:08Vous savez, le président de la République, il a quand même fait des rendez-vous manqués
00:16:12à plusieurs reprises.
00:16:13Quand on voit que, par exemple, à son dixième déplacement à Marseille
00:16:17sur le narcotrafic, la seule chose qu'il a été capable de proposer,
00:16:20c'est d'augmenter les amendes forfaitaires délictuelles de 200 à 500 euros,
00:16:24alors qu'elles ne sont pas payées, elles ne sont pas recouvées à moins de 20%.
00:16:27Donc, je veux dire, il est à côté de la plaque.
00:16:30Donc, en fait, quand il est à côté de la plaque, il donne des directives à côté de la plaque
00:16:33à ses ministres, notamment de tutelle.
00:16:35Est-ce que vous subissez une pression de la part de votre hiérarchie
00:16:40et indirectement de l'inspection générale de service,
00:16:42lorsque vous êtes confronté à une situation où vous devez appliquer la loi,
00:16:45quitte à utiliser votre arme ?
00:16:48Est-ce que vous y pensez à deux fois, sachant que si vous n'êtes pas
00:16:52exactement dans le droit fil de ce que prévoit la procédure,
00:16:55vous risquez d'avoir des ennuis ?
00:16:56C'est vous qui défendez le citoyen qui risquez de passer devant un tribunal.
00:17:01Mais dans tous les exemples, et il y en a quelques-uns,
00:17:04quand on regarde l'affaire d'elle, quand on regarde toutes les affaires
00:17:07où on a accusé notamment les policiers, nous sommes en première ligne.
00:17:11Et vous savez, quand un policier, après, il est planchi derrière,
00:17:14on ne lui octroie pas des réparations.
00:17:15On oublie vite l'affaire, parce que vous savez, aujourd'hui,
00:17:19c'est la présomption de culpabilité,
00:17:21ce n'est pas la présomption d'innocence pour les policiers.
00:17:23C'est pour ça, d'ailleurs, que nous, on avait porté très haut et très fort
00:17:27l'usage légitime de la force, et notamment l'usage légitime des armes,
00:17:31avec la présomption d'innocence pour les policiers,
00:17:34afin qu'il y ait une inversion de la charge de la preuve.
00:17:36C'est-à-dire que ce ne soit pas aux policiers d'expliquer,
00:17:38mais ce soit justement aux adversaires d'expliquer
00:17:42que le policier n'était pas dans son bon droit.
00:17:45Et ça, ça inverserait beaucoup de choses.
00:17:47Ça éviterait notamment la vindicte médiatique, parfois,
00:17:50les procès à outrance qui se font dans les médias,
00:17:52au lieu de se faire dans les prétoires.
00:17:54Et certains partis politiques qui vous accusent tout simplement
00:17:56d'assassinat des braves gens, ça c'est...
00:18:00Ça c'est clair.
00:18:02Et d'ailleurs, j'ai du mal à les qualifier de partis républicains,
00:18:05parce que même s'ils ont été élus par le peuple,
00:18:08parfois, ils ont des positions qui sont vraiment
00:18:10à l'encontre du système régalien,
00:18:12à l'encontre de ceux qui défendent notamment la République,
00:18:15que eux pensent invoquer.
00:18:16Alors justement, Stanislas Godon,
00:18:18je vois votre abnégation, votre détermination.
00:18:21Je me dis que la police française est en souffrance,
00:18:24elle se sent mal aimée, pas soutenue,
00:18:26et pourtant vous êtes là encore en première ligne,
00:18:29qui plus est, parfois jusqu'à donner votre vie.
00:18:31Est-ce que vous ne perdez pas un seul instant
00:18:32votre foi dans la République ?
00:18:35Écoutez, pour l'instant, on tient bon.
00:18:37Et c'est bien ça le truc qui est vraiment très très important
00:18:40et qu'il faut retenir d'aujourd'hui.
00:18:41Mais jusqu'à quand ?
00:18:42Jusqu'à quand nous tiendrons ?
00:18:44Jusqu'à quand on arrivera encore à recruter des citoyens
00:18:47qui veulent s'engager dans la police nationale ?
00:18:49Vous savez, il y a une crise notamment dans l'investigation,
00:18:52par exemple, parce qu'on a du mal.
00:18:54Les enquêteurs, alors que c'était, je dirais,
00:18:57la filière reine au sein de la police,
00:18:59des enquêteurs quittent la filière investigation
00:19:02parce que les procédures sont trop longues,
00:19:04parce que les responsabilités qu'on leur incombe
00:19:06sont extrêmement importantes
00:19:07et que derrière, on n'hésite pas à leur mettre le coup près
00:19:10sur, par exemple, soit des fautes de procédure,
00:19:13mais il n'y en a pas tant que ça.
00:19:14Donc, je n'aimerais pas qu'on fasse un procès aux policiers là-dessus.
00:19:17Parfois, il y a surtout une procédure
00:19:19qui donne beaucoup de pouvoir,
00:19:20notamment aux auteurs et à leurs avocats,
00:19:22plutôt qu'aux victimes.
00:19:23Et c'est bien ça le drame.
00:19:24D'ailleurs, juste, je vous donne un scoop,
00:19:26comme ça, retenez-le bien.
00:19:28Vous savez que dans le code pénal,
00:19:29il n'existe pas le statut de la victime, par exemple.
00:19:33Comme quoi, encore une lacune à combler.
00:19:36Stanislas Godon, malgré votre indignation,
00:19:40malgré votre exaspération,
00:19:43malgré sa colère,
00:19:44est-ce que la police française reste républicaine aujourd'hui ?
00:19:47Ou est-ce qu'il y a des tentatives, quelquefois ?
00:19:48La police française ?
00:19:49Oui.
00:19:50Non, la police française, elle reste républicaine.
00:19:52Et elle le restera toujours.
00:19:54Parce que, vous savez,
00:19:55quand on reçoit dans les commissariats des victimes,
00:19:57lorsque l'on a, par exemple, des vidéos insoutenables,
00:20:01comme on a vu ces derniers temps,
00:20:03avec notamment ces mineurs qui sont capables de s'entretuer,
00:20:05avec des assassinats qui sont orchestrés,
00:20:08eh bien, vous savez,
00:20:09c'est là que tout notre métier prend son sens, notamment.
00:20:12Donc, vous êtes une pierre importante dans le rempart de la démocratie.
00:20:15C'est comme ça que je conclue cet entretien.
00:20:19Merci.
00:20:21Merci Stanislas Gogon et bonne manifestation.
00:20:24J'espère que vos revendications seront entendues.
00:20:26Ça chauffe à l'intérieur,
00:20:28ça chauffe devant le ministère de l'économie
00:20:29et ça chauffe place Vendôme.
00:20:31Gérald Darmanin va-t-il être poussé à la démission ?
00:20:34Une plainte vient d'être déposée contre lui
00:20:35dans le cadre de l'affaire Liana.
00:20:37On en parle dans un instant
00:20:38et on attend vos réactions, vos retours, vos réponses.
00:20:40Gérald Darmanin doit-il démissionner ?
00:20:42N'hésitez pas à nous le dire au 0826 300 300 sur Sud Radio.
00:20:46A tout de suite.
00:20:47Midi 14h, la France dans tous ses états.
00:20:51Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:20:55Les perles du jour.
00:20:56L'affaire Liana pourrait donc faire tomber des têtes
00:20:59au plus haut sommet de l'état, Perico.
00:21:00Oui, la maman de Rosa, vous savez,
00:21:02cette maman qui avait porté plainte contre Jérôme Barrella,
00:21:06qui avait appelé la gendarmerie plusieurs fois
00:21:08pour demander si la procédure était bien en cours,
00:21:11à qui il a répondu oui, on s'en occupe, on s'en occupe.
00:21:13Et puis la sixième fois, le gendarme ou la gendarmette
00:21:16qui lui a répondu, il lui a dit
00:21:16Madame, si vous continuez à nous appeler de cette façon,
00:21:20on considérera que c'est du harcèlement
00:21:21et on fera une main courante,
00:21:23c'est-à-dire qu'on portera plainte contre vous.
00:21:25Eh bien, cette maman de Rosa,
00:21:27qui est d'origine étrangère d'ailleurs,
00:21:29qui est très étonnée de ce qui se passe en France,
00:21:32a décidé de porter plainte contre le garde des Sceaux.
00:21:34Je ne pense pas que ce soit à suivre
00:21:36contre la personne même de Gérald Darmanin,
00:21:39qui pourtant semble prendre des dispositions,
00:21:41mais contre l'institution républicaine,
00:21:43en disant le ministère de la Justice,
00:21:44le fait est qu'il est le responsable
00:21:46des procédures judiciaires et de la magistrature,
00:21:48le ministère de la Justice,
00:21:50c'est-à-dire le gouvernement,
00:21:51c'est-à-dire l'État français,
00:21:52n'a pas fait son devoir,
00:21:53et à cause de ça, la petite Liana est morte.
00:21:56Donc elle espère, je pense,
00:21:57cette femme, c'est plus symbolique
00:21:58que, j'allais dire, que pratique,
00:22:01je pense que la maman de Rosa espère
00:22:02que ce dépôt de plainte
00:22:04et cette interpellation du ministre et du gouvernement
00:22:07servira peut-être à faire accélérer les procédures
00:22:09et nous faire prendre conscience
00:22:11qu'il y a des choses à mettre en place.
00:22:12Et j'en discutais tout à l'heure
00:22:14avec Stanislas Godon,
00:22:15qui est le représentant du syndicat Alliance,
00:22:17tant à la police qu'à la magistrature,
00:22:20il y a des choses d'urgence à mettre en place.
00:22:22Sinon, d'autres tragédies suivront,
00:22:25se produiront,
00:22:26et peut-être que la plainte
00:22:27contre le ministre de la Justice va peut-être...
00:22:29Mais vous imaginez si tous les parents de victimes
00:22:31déposaient plainte contre le ministre de la Justice ?
00:22:33Parce que là, la plainte,
00:22:34c'est pour mise en danger,
00:22:35délibérer la vie d'autrui
00:22:36et non assistance à personne en danger.
00:22:38C'est-à-dire qu'en France, Maud...
00:22:39Tous les manquements de la justice française,
00:22:41et là, on en a des preuves,
00:22:43le ministre de la Justice
00:22:44a quand même annoncé aujourd'hui ou hier
00:22:46qu'il y avait 18 000 plaintes de plus
00:22:48pour des histoires d'agressions sexuelles sur les mineurs.
00:22:50Maud, je ne vous apprends pas
00:22:51que nous ne sommes pas
00:22:52à la première défaillance de l'État.
00:22:53J'utilise les grands mots de la République.
00:22:55Ça fait très longtemps,
00:22:56contrairement à d'autres pays,
00:22:57où un responsable politique
00:22:59au poste ministériel
00:23:00qui engage sa responsabilité
00:23:02ne démissionne plus.
00:23:05Alors, on ne démissionne pas
00:23:06quand on perd un référendum.
00:23:07Ça, c'est connu.
00:23:08C'est la pratique.
00:23:09Et quand on a commis une faute,
00:23:11on se débrouille pour...
00:23:12Alors, si on remet quelquefois symboliquement
00:23:14sa démission au président de la République
00:23:16ou au premier ministre qui la refuse,
00:23:17voilà.
00:23:18Mais je n'ai pas vu de tête tombée...
00:23:19Ce sera un aveu d'échec
00:23:20pour Gérald Darmanin.
00:23:21Terrible.
00:23:21Alors, en plus, c'est pas...
00:23:23J'allais vous dire...
00:23:23Surtout plus ses intentions.
00:23:24On parle vrai.
00:23:25Mais c'est pas le pire.
00:23:26Et en tant que garde des Sceaux
00:23:27et surtout en ministre de l'Intérieur...
00:23:28Il hérite de...
00:23:29Il a essayé.
00:23:30Voilà.
00:23:31Et c'est vrai que s'il disait
00:23:32je prends sur moi une situation
00:23:35dont je ne suis pas responsable
00:23:36mais je le prends sur moi,
00:23:37c'est vrai que c'est un signe républicain
00:23:38très fort.
00:23:39Voilà.
00:23:40Je crois que cet état d'esprit
00:23:41n'est pas celui qui domine le gouvernement.
00:23:44Vous aussi,
00:23:45vous vous êtes déjà fait avoir
00:23:47par un changement de limitation de vitesse
00:23:48sur une départementale.
00:23:49Une étude dénonce justement
00:23:51ce que subissent tant d'automobilistes
00:23:52en France.
00:23:53J'ai failli vous refuser le sujet.
00:23:55Oui, parce que ça m'énerve tellement
00:23:56cette histoire.
00:23:57C'est aberrant.
00:23:57C'est moi qui me l'ai proposé.
00:23:58Mais bien sûr.
00:23:59Ah, c'est moi qui me l'ai proposé.
00:24:00Non mais,
00:24:02les changements de limitation,
00:24:03alors,
00:24:03je refais le point,
00:24:05en 1900,
00:24:06en 1900,
00:24:07mais non,
00:24:07on était en 2000,
00:24:08en 2018,
00:24:09M. Édouard Philippe,
00:24:11Premier ministre,
00:24:11décide,
00:24:12il y tenait comme à la prunelle
00:24:13de ses yeux,
00:24:14comme le soin sacrement,
00:24:15il fallait baisser
00:24:15la limitation
00:24:16sur les routes départementales
00:24:18de 90 à 80.
00:24:19Sous-entendu,
00:24:20les gens de la ruralité
00:24:21ne sont pas tout à fait
00:24:23de bons conducteurs,
00:24:24il faut les protéger
00:24:25contre eux-mêmes,
00:24:25on réduit la vitesse.
00:24:26Ça avait en partie
00:24:27engendré le mouvement
00:24:27des gilets jaunes
00:24:28et deux ans après,
00:24:30voyant la bronca
00:24:31et cette erreur psychologique
00:24:33envers le peuple français,
00:24:34eh bien,
00:24:35le gouvernement a autorisé
00:24:36les conseils départementaux
00:24:37à revoir cette limitation
00:24:38de vitesse
00:24:39et donc 52 départements
00:24:40sur 90 sont revenus
00:24:42à 90 km heure.
00:24:44Mais il y a des exemples aberrants.
00:24:46En France,
00:24:47en moyenne,
00:24:47sur 100 km parcourus,
00:24:50vous avez en moyenne
00:24:5117 changements
00:24:52de limitation de vitesse.
00:24:53Alors,
00:24:54il y a des cas aberrants.
00:24:55Dans un tronçon
00:24:56de la route
00:24:56qui va de Lyon à Avignon,
00:24:58sur un tronçon
00:24:59de 160 km,
00:25:00vous avez 120 changements
00:25:02de limitation de vitesse.
00:25:04Soit un changement
00:25:05de limitation
00:25:05tous les 1,8 km.
00:25:07C'est absurde.
00:25:07Entre Calais et Dunkerque,
00:25:10il y a un tronçon
00:25:12de 80 km heure,
00:25:13de 80 km,
00:25:14sur lequel il y a
00:25:1550 limitations de vitesse
00:25:17pour passer
00:25:18de 60 à 70,
00:25:20à 80,
00:25:21à 90,
00:25:21on revient à 50.
00:25:23Voilà.
00:25:23Et dans la Loire-Atlantique,
00:25:24alors le record,
00:25:25il y a un tronçon
00:25:25de 85 km,
00:25:27de 85 km
00:25:28qui a 45 changements
00:25:30de limitation de vitesse.
00:25:31Voilà.
00:25:3280% des infractions
00:25:34de radar
00:25:34sont au-dessous
00:25:35de 5,
00:25:36donc ça ne rapporte
00:25:36même pas d'argent.
00:25:37c'est vous dire
00:25:38que c'est un mitraillage total.
00:25:39Et moi-même,
00:25:40je suis confronté,
00:25:41et pourtant,
00:25:41on est attention,
00:25:42sur le cadre,
00:25:43vous avez la limitation
00:25:44de vitesse,
00:25:45vous avez un sonore.
00:25:45Vous avez Waze.
00:25:46On a Waze et tout ce qu'il faut.
00:25:48Et bien malgré tout,
00:25:48à un moment donné,
00:25:49vous ne vous rendez pas compte.
00:25:50En plus,
00:25:51il y a des travaux,
00:25:52plus le radar mobile,
00:25:53on passe de 30 à 50,
00:25:54on remonte à 70,
00:25:56c'est un casse-tête.
00:25:57J'espère que la pompe à fric
00:25:58passe bien pour l'État,
00:25:59même si,
00:26:00malgré ce que va nous dire Toiti,
00:26:01ce n'est pas ça
00:26:01qui va combler
00:26:02la faillite de la France.
00:26:04Une mollémique vise
00:26:05le plateforme de vente
00:26:06Vinted.
00:26:07Ah, c'est Vinted
00:26:08et pas Vintage.
00:26:09C'est Vinted depuis quelques jours.
00:26:11Je plaisante,
00:26:11dès l'entendu,
00:26:11je savais ce que c'était.
00:26:12Dites-en plus,
00:26:13Maud Coffler.
00:26:14La question est simple,
00:26:14Péricot,
00:26:15des enfants ont-ils été mis en vente
00:26:16sur Vinted ?
00:26:17C'est une question sérieuse,
00:26:18tellement sérieuse
00:26:19qu'une enquête a été ouverte
00:26:20et confiée à l'Office des mineurs
00:26:21pour vérifier des signalements
00:26:22soupçonnant un trafic d'enfants.
00:26:24En fait,
00:26:24ce sont des annonces
00:26:25un peu bizarres
00:26:26qui ont éveillé
00:26:26les soupçons
00:26:27de quelques internautes.
00:26:28Des ventes apparemment
00:26:29de jouets ou d'objets
00:26:30a priori sans valeur
00:26:31mais fixées à des prix astronomiques
00:26:33et comprenant des âges
00:26:34et des tailles
00:26:34pouvant correspondre
00:26:35à ceux de jeunes enfants.
00:26:37Par exemple,
00:26:37une figurine d'Harry Potter,
00:26:3913 ans,
00:26:401m58,
00:26:4130 000 euros.
00:26:42Faut pas nous prendre
00:26:42pour des bus, quoi.
00:26:43La haute commissaire à l'enfance,
00:26:44Sarah El Haïri,
00:26:45a annoncé ce matin
00:26:46avoir signalé
00:26:46l'existence de comptes suspectés
00:26:48d'être impliqués
00:26:49dans des trafics d'enfants
00:26:50sur Vinted
00:26:50après avoir saisi
00:26:51Pharos et l'Arcom.
00:26:52Gare aux fausses informations
00:26:53en revanche,
00:26:54jeudi dernier,
00:26:54le site d'information 20 minutes
00:26:56avait publié le témoignage
00:26:57d'un homme reconnaissant
00:26:58pratiquer ce trafic d'enfants.
00:27:00L'article a été corrigé rapidement
00:27:01puisqu'il s'agissait en fait
00:27:02du témoignage
00:27:03d'un adolescent de 17 ans
00:27:04voulant piéger les pédophiles
00:27:06avec ce genre de pratiques
00:27:07un peu particuliers,
00:27:09pardon,
00:27:10et pas vraiment recommandées
00:27:11mais si ça peut aider la justice
00:27:13justement débordée
00:27:13par les dossiers de pédophilie,
00:27:15alors...
00:27:15Ben voilà.
00:27:16Ben voilà.
00:27:19Un dossier pourrait
00:27:20enflammer les débats
00:27:21sur la loi d'urgence agricole
00:27:23qui ont commencé hier
00:27:24au Sénat, Péricault.
00:27:25Oui, oui, vous dites bien
00:27:25enflammé,
00:27:26le dossier est inflammable,
00:27:27c'est celui de l'acétamipride
00:27:28rouvert par les sénateurs
00:27:29qui préparent un débat agité
00:27:30sur la loi d'urgence agricole
00:27:32au centre de cette initiative
00:27:34évidemment l'incontournable
00:27:35sénateur Duplon
00:27:36et il s'agit de réautoriser
00:27:38l'acétamipride
00:27:41malgré que le Conseil constitutionnel
00:27:43est...
00:27:43Voilà, il a validé une partie
00:27:44mais il en a refusé une autre
00:27:45et donc les sénateurs
00:27:47qui représentent le lobby agro-industriel
00:27:50reviennent à la charge
00:27:51et demandent la réautorisation
00:27:53de l'acétamipride.
00:27:54Il faut savoir ce que l'on veut.
00:27:56Effectivement, la France
00:27:57interdit des produits
00:27:58que d'autres pays européens
00:27:59autorisent.
00:28:00Donc les agriculteurs français
00:28:01sont privés
00:28:03de ce type de culture
00:28:05et donc sont soumis
00:28:06et confrontés
00:28:07à une concurrence de pays
00:28:08où elle est autorisée
00:28:09et qui importe en France
00:28:10des produits moins chers
00:28:11bien entendu.
00:28:12Bon, mais l'acétamipride,
00:28:14quel est le problème
00:28:14de l'acétamipride ?
00:28:15C'est un produit extrêmement violent
00:28:16sauf que c'est celui
00:28:17qui protège la betterave
00:28:19contre une agression extérieure
00:28:22à un intrant
00:28:22et la betterave
00:28:24c'est ce qui permet
00:28:24de faire du sucre.
00:28:25Donc l'acétamipride
00:28:26va être rétabli
00:28:27si la loi passe
00:28:28mais je pense que
00:28:29l'Assemblée nationale
00:28:29s'y opposera
00:28:30mais les sénateurs sont tenaces
00:28:31ça fait deux fois
00:28:32qu'ils viennent à la charge.
00:28:33L'acétamipride
00:28:34c'est le...
00:28:35j'allais dire
00:28:36la toxine
00:28:37dont ont besoin
00:28:38les industriels du sucre
00:28:40le très puissant lobby du sucre
00:28:41pour continuer à faire
00:28:42ses profits
00:28:43parce que le sucre
00:28:44c'est du sucre de betterave
00:28:45et on sait à quel point
00:28:46le lobby du sucre
00:28:47a été à l'origine
00:28:48avec la distribution
00:28:49des boissons sucrées
00:28:50dans les écoles
00:28:51qui ont été finalement interdites
00:28:52et on sait à quel point
00:28:53le sucre est en train d'envahir
00:28:54notre alimentation quotidienne
00:28:56en prenant des proportions
00:28:57de malbouffe
00:28:57absolument effroyables
00:28:59donc le sucre
00:29:00peut être un poison
00:29:01quand il est abusé
00:29:01quand on en abuse
00:29:03quand il est trop présent
00:29:04dans les aliments
00:29:04et l'élément
00:29:05de la base du sucre
00:29:06c'est la betterave
00:29:07donc pour sauver
00:29:08les betteraviers
00:29:08c'est-à-dire le lobby du sucre
00:29:10et bien on demande
00:29:13la relégalisation
00:29:13de l'acétamipride
00:29:14je pense que
00:29:15en termes de santé nationale
00:29:18en termes de malbouffe
00:29:19c'est une décision très mauvaise
00:29:20et là les sénateurs
00:29:21je comprends leur argument
00:29:22mais ils font plus de mal au pays
00:29:24en voulant le rétablir
00:29:25qu'en maintenant son interdiction
00:29:28plus de deux ans
00:29:29après sa première lecture
00:29:30à l'Assemblée nationale
00:29:30la proposition de loi
00:29:31visant à encadrer
00:29:32l'ultra fast fashion
00:29:33arrive enfin au bout
00:29:35de son chemin
00:29:36parlementaire
00:29:36dites-nous en plus
00:29:37la loi c'est de réduire
00:29:38l'impact environnemental
00:29:39de l'industrie textile
00:29:40en particulier
00:29:41des enseignes de fast fashion
00:29:43chiine et témue
00:29:44qui pour le dire trivialement
00:29:45vendent de la merde
00:29:46à bas coût
00:29:47de la merde telle
00:29:48que sa durée de vie
00:29:48correspond à peu près
00:29:49à celle d'un étron
00:29:49pardon pour l'image et l'odeur
00:29:51mais j'ai rien trouvé de mieux
00:29:51une durée de vie infime
00:29:53qui n'encourage pas
00:29:54à la sobriété
00:29:54ça c'est pour le volet écolo
00:29:56et économique
00:29:56parce que je vous assure
00:29:57que si vous achetez
00:29:58des fringues plus solides
00:29:59qui se réparent
00:30:00votre porte-monnaie
00:30:01vous remercie vite
00:30:02vous savez c'est comme la bouffe
00:30:03on croit qu'acheter
00:30:04des quantités de paquets
00:30:04de conserve
00:30:05d'aliments ultra transformés
00:30:06à petit prix en grande surface
00:30:07ça fait économiser
00:30:08en fait c'est l'inverse
00:30:09ça vous fait acheter plus
00:30:09vous mangez de la merde
00:30:10et vous y retournez
00:30:11par addiction
00:30:12et bien c'est contre ça
00:30:13que veut lutter l'état français
00:30:15cette proposition de loi
00:30:16il prévoit aussi
00:30:17d'interdire l'ensemble
00:30:18des publicités
00:30:19pour les marques
00:30:20de mode ultra express
00:30:21sur internet
00:30:22où à la télévision
00:30:23il s'agira d'une interdiction
00:30:25généralisée
00:30:25et elle ira jusqu'aux influenceurs
00:30:27sur les réseaux sociaux
00:30:28qui s'exposeront
00:30:29à une amende administrative
00:30:30pouvant grapper
00:30:30jusqu'à 100 000 euros
00:30:32en cas d'opération promotionnelle
00:30:33avec une marque
00:30:34d'ultra fast fashion
00:30:35et ça j'approuve
00:30:36et bien écoutez
00:30:37c'est une bonne nouvelle
00:30:38Maud je prends la main
00:30:39pour le teasing
00:30:41on va donner la parole
00:30:42tout de suite à Elvine
00:30:42mais très bien
00:30:42allez-y Maud
00:30:43amusez-vous
00:30:45d'accord d'accord
00:30:46Elvine bonjour
00:30:47bonjour
00:30:48la France va devoir
00:30:50éviter le piège de la Suède
00:30:51rendez-vous ce soir à 23h
00:30:52Elvine les Suédois
00:30:53n'ont rien à perdre
00:30:54et le chambrage a déjà commencé
00:30:56alerte enlèvement
00:30:57une baguette française
00:30:58est portée disparue
00:30:59Maud
00:30:59alors vous allez me dire
00:31:00quel est le rapport
00:31:00avec le match de ce soir
00:31:01et bien des influenceurs
00:31:03suédois se sont mis
00:31:04dans le match
00:31:04avec un joli chambrage
00:31:05ils ont attaché
00:31:06une baguette
00:31:07à une chaise
00:31:07et l'ont noyé
00:31:08avec un produit suédois
00:31:10c'est des criminels ?
00:31:22pas de soucis
00:31:24j'accepte
00:31:24on répondra ce soir
00:31:25sur le terrain
00:31:26suédoise
00:31:27suédoise
00:31:27Kylian Mbappé
00:31:28est prêt
00:31:29à vous renvoyer au pays
00:31:30pour ceux qui ont l'image
00:31:32la tête de la baguette
00:31:38répondez Elvine
00:31:38s'il vous plaît
00:31:40c'est du rationnel ou non ?
00:31:41oui mais ça veut dire
00:31:42que la France va gagner
00:31:43ce mondial
00:31:44pronostic
00:31:453-0 pour la France
00:31:473-0 pour la France ?
00:31:49je peux faire entendre ça
00:31:50que t'es sourd
00:31:50d'accord
00:31:52on va parler d'un sujet
00:31:53hautement plus sérieux
00:31:54pardon Elvine
00:31:55on va parler de la dette française
00:31:56savoir un petit peu
00:31:57où on en est
00:31:57avec l'inénarrable
00:31:59Marc Toiti
00:32:00l'économiste Marc Toiti
00:32:02que nous reçoivons
00:32:03dans un petit instant
00:32:03si vous avez des questions
00:32:04à lui poser
00:32:05sur la dette
00:32:05sur l'économie française
00:32:070826 300 300
00:32:09à tout de suite
00:32:09sur Sud Radio
00:32:10Cesse continue de grimper
00:32:12elle pourrait atteindre
00:32:12cette année
00:32:13les 3620 milliards d'euros
00:32:15et pour certains économistes
00:32:16l'Etat ne semble pas
00:32:17tout à fait
00:32:18en prendre la mesure
00:32:19il parle même plutôt
00:32:20de mesurettes
00:32:20c'est le cas de l'économiste
00:32:22Marc Toiti
00:32:22conseiller économique
00:32:23chez Itoro
00:32:24bonjour Marc Toiti
00:32:24bonjour Maud
00:32:25bonjour Péricault
00:32:25bonjour à tous
00:32:26bonjour Marc Toiti
00:32:27merci d'être ici
00:32:28direct sur Sud Radio
00:32:29alors c'est bientôt
00:32:30les vacances
00:32:31mais ce que vous allez nous dire
00:32:32n'est pas forcément réjouissant
00:32:33on sait que la France
00:32:34est un grand puits
00:32:35une grande puissance économique
00:32:36très riche
00:32:37est-ce qu'il arrive
00:32:38à un moment donné
00:32:38où aussi riche que l'on soit
00:32:40aussi puissant que l'on soit
00:32:41on peut ne pas éviter
00:32:42l'écueil
00:32:43d'une situation de faillite
00:32:45est-ce qu'on peut écouter
00:32:46un certain premier ministre
00:32:47oui
00:32:47qui parlait
00:32:48je vois très bien
00:32:49vous savez à quoi je fais allusion
00:32:51je suis à la tête d'un Etat
00:32:52qui est en situation de faillite
00:32:54sur le plan financier
00:32:55je suis à la tête d'un Etat
00:32:56qui est depuis 15 ans
00:32:58en déficit
00:32:59chronique
00:33:00je suis à la tête d'un Etat
00:33:02qui n'a jamais voté
00:33:03un budget en équilibre
00:33:04depuis 25 ans
00:33:06bon
00:33:06ça peut pas durer
00:33:07ça fait 20 ans
00:33:09qu'il a annoncé
00:33:10François Fillon
00:33:11premier ministre
00:33:11il dit
00:33:12d'ailleurs ça a fait scandale
00:33:13il s'est même fait engueuler
00:33:14par le président
00:33:15Pierre Sarkozy
00:33:15d'avoir dit ça
00:33:16vous confirmez
00:33:17que ses propos étaient fondés
00:33:18complètement
00:33:19d'ailleurs je pense
00:33:20c'est pour ça
00:33:20qu'il n'a pas été élu
00:33:21parce qu'en fait
00:33:21c'était le seul
00:33:22à l'époque
00:33:23qui osait
00:33:24quand il s'est présenté
00:33:25en 2012
00:33:25qui osait justement
00:33:27baisser la dépense publique
00:33:28parce que le drame
00:33:29il est là
00:33:29le drame c'est quoi ?
00:33:30c'est que voilà
00:33:31ça fait plus de 20 ans
00:33:32que la situation est catastrophique
00:33:33je rappelle que le dernier excédent public
00:33:34c'est 1974
00:33:36et donc le drame
00:33:37c'est que depuis
00:33:38regardez je vous donne un chiffre
00:33:39très simple
00:33:39depuis 2007
00:33:41justement l'année de la rupture
00:33:42se disant
00:33:43de premier passe
00:33:43par Sarkozy
00:33:44jusqu'à aujourd'hui
00:33:45et bien
00:33:46la dette publique
00:33:47a augmenté
00:33:48de 185%
00:33:54sur la même période
00:33:55le PIB français
00:33:56a augmenté de 60%
00:33:57ça veut dire
00:33:58un ratio de 1 à 3
00:34:00la dette publique
00:34:01a augmenté
00:34:013 fois plus
00:34:02que la richesse
00:34:03qu'on crée en France
00:34:04augmentait de l'inflation
00:34:05si je prends
00:34:06le même calcul
00:34:06en Allemagne
00:34:07et bien
00:34:08il y a eu 110%
00:34:10de moins d'augmentation
00:34:10de la dette publique
00:34:11et le PIB
00:34:12a augmenté
00:34:12plus que la dette
00:34:13donc c'est à dire que
00:34:14quand votre richesse
00:34:15augmente plus que votre dette
00:34:16il n'y a pas de sujet
00:34:17le drame c'est que
00:34:19cette dette publique
00:34:20a augmenté 3 fois plus
00:34:21que votre richesse
00:34:23et là où ça devient
00:34:24très dangereux
00:34:25c'est que ces dernières années
00:34:25ça s'est aggravé
00:34:26c'est à dire que
00:34:27on a eu alors
00:34:28évidemment
00:34:28on pense tous au Covid
00:34:29c'est vrai que là
00:34:30en mars 2020
00:34:31quoi que c'était la fin du monde
00:34:32donc il y a eu
00:34:33cette flambée de la dette
00:34:34à l'arrière
00:34:34bon pourquoi pas
00:34:35le drame c'est ensuite
00:34:36c'est qu'après
00:34:37fin 2020
00:34:382021
00:34:392022
00:34:39et a fortiori 2023
00:34:40on aurait pu se calmer
00:34:41mais non on a continué
00:34:42d'augmenter la dette
00:34:43et ce qui est fou
00:34:44c'est que
00:34:44l'écart entre
00:34:45cette augmentation de la dette
00:34:46et la variation du PIB
00:34:48s'élargit
00:34:49ces dernières années
00:34:50c'est à dire que
00:34:50on a de plus en plus de dettes
00:34:52et de moins en moins
00:34:53de croissance
00:34:54faites moi l'équation
00:34:54pour un ménage
00:34:55un ménage qui gagnerait
00:34:563000 euros par exemple
00:34:57vous voyez ses charges fixes
00:34:59passer de 2008
00:35:00à 3000 euros
00:35:01il y a deux choses
00:35:02il y a effectivement
00:35:02le stock de dette
00:35:03là on est donc
00:35:04à 3536 milliards
00:35:06je pense qu'on va largement
00:35:07atteindre les 3700 milliards
00:35:08dans les prochains mois
00:35:09c'est des chiffres
00:35:09complètement fous
00:35:10donc on est autour
00:35:11des 118%
00:35:12de notre richesse
00:35:13de notre richesse
00:35:15du PIB
00:35:15et on va atteindre
00:35:17bientôt 120%
00:35:18mais ça à la rigueur
00:35:19j'ai envie de dire
00:35:19c'est jouable
00:35:20si et seulement si
00:35:22cette dette génère
00:35:23de l'activité
00:35:23ça veut dire que
00:35:24ça génère de la croissance
00:35:25si vous êtes un ménage
00:35:26vous êtes endetté
00:35:28pas juste endetté
00:35:30mais que vous avez
00:35:31plus de revenus
00:35:32au moins pour rembourser
00:35:33les intérêts de votre dette
00:35:34vous dites bon
00:35:34ça passe
00:35:35nous c'est quoi le problème
00:35:36c'est que
00:35:37et c'est là où on peut
00:35:37en vouloir aux dirigeants actuels
00:35:39enfin récents
00:35:39des dernières années
00:35:40parce que moi je l'ai dit
00:35:41en 2020
00:35:42à Bruno Le Maire
00:35:43il y a d'autres ensuite
00:35:43je leur ai dit
00:35:44il faut arrêter d'augmenter votre dette
00:35:45parce qu'à force
00:35:46les taux d'intérêt vont augmenter
00:35:47ce qui va augmenter
00:35:48le coût de la dette
00:35:49et on m'a dit à l'époque
00:35:50mais non
00:35:50ne vous inquiétez pas
00:35:51la dette publique
00:35:52n'augmentera
00:35:54c'est financé par la BCE
00:35:55les taux d'intérêt
00:35:56n'augmenteront jamais
00:35:57c'était
00:35:58j'ai vécu un cauchemar
00:35:59si vous voulez
00:36:00dans ce trignement à Bercy
00:36:00le montant de la dette
00:36:01est de combien
00:36:01cette année en 2026
00:36:03Marc Toiti
00:36:03le montant de la dette
00:36:04le montant de remboursement
00:36:05des intérêts de la dette
00:36:07attention
00:36:07je dis bien
00:36:08c'est ça qui est important
00:36:09c'est quoi ce chiffre ?
00:36:10c'est que cette année
00:36:11c'est la Cour des Comptes
00:36:12qui vient de le dire
00:36:12et elle a même dépassé
00:36:13mes prévisions
00:36:14c'est-à-dire que
00:36:15cette année
00:36:16selon la Cour des Comptes
00:36:16donc chiffre officiel
00:36:17la charge d'intérêt de la dette
00:36:19ça va atteindre
00:36:2177 milliards d'euros
00:36:22mais c'est gigantesque
00:36:23c'est énorme
00:36:2477 milliards d'euros
00:36:25juste pour payer
00:36:25ça c'est les frais
00:36:26des intérêts
00:36:27on est d'accord
00:36:27c'est pas la dette elle-même
00:36:28et tenez-vous bien
00:36:29l'année prochaine
00:36:30ou l'année suivante
00:36:31au maximum
00:36:31ça va atteindre
00:36:32100 milliards
00:36:33on va passer de 77
00:36:35à 100 milliards
00:36:36vous voulez dire
00:36:36qu'il y a un effet
00:36:37de démultiplication
00:36:37et l'année dernière
00:36:38on était à 65
00:36:4065, 77
00:36:41bientôt 100
00:36:41et ainsi de suite
00:36:42vous savez
00:36:42faites le calcul
00:36:43c'est exponentiel
00:36:44c'est complètement fou
00:36:45en 15 ans
00:36:46en 15 ans
00:36:47la charge d'intérêt de la dette
00:36:48juste le coût de la dette
00:36:49c'est à peu près
00:36:501000 milliards d'euros
00:36:52c'est complètement fou
00:36:53cet argent va où
00:36:54Marc Cotif ?
00:36:55cet argent va où ?
00:36:55il va où ?
00:36:56aux organismes bancaires
00:36:57qui ont prêté
00:36:58à ceux qui ont prêté
00:36:59est-ce qu'ils s'y retrouvent
00:37:00ces gens-là ?
00:37:02certainement
00:37:02mais je vais vous dire
00:37:03le problème aujourd'hui
00:37:04c'est quoi ?
00:37:04c'est que
00:37:0556% de notre dette
00:37:07est détenue
00:37:08par des non-résidents
00:37:09par des étrangers
00:37:10par des investisseurs étrangers
00:37:12lesquels ?
00:37:13je suis sûr que vous avez les noms
00:37:14est-ce que la Chine
00:37:15en a un petit peu ?
00:37:16le problème c'est que
00:37:17la Banque de France
00:37:17jusqu'en 2020 justement
00:37:18la Banque de France
00:37:19chaque année
00:37:20faisait une étude
00:37:20dans laquelle elle disait
00:37:21voilà la répartition
00:37:23de ces non-résidents
00:37:24là il y a tant d'Allemands
00:37:25tant d'Américains
00:37:26tant de Chinois
00:37:27etc.
00:37:27depuis 2020
00:37:28on n'a plus les chiffres
00:37:29c'est incroyable
00:37:30on ne sait pas
00:37:31qui sont ces 56% d'étrangers
00:37:33pourquoi on ne le dit pas ?
00:37:34je ne sais pas
00:37:35j'ai fait la demande
00:37:35j'ai demandé à la Banque de France
00:37:36j'ai demandé à la Commission des Finances
00:37:38de l'Assemblée
00:37:39et du Sénat
00:37:40aucune réponse
00:37:40parce qu'il y aurait
00:37:41une mauvaise nouvelle ?
00:37:41évidemment
00:37:42moi je pense que
00:37:43si vous voulez
00:37:44moi j'ai eu
00:37:44ça m'a mis la puce à l'oreille
00:37:46en 2024
00:37:47au lendemain de la dissolution
00:37:49quand il y a des fonds japonais
00:37:50qui ont vendu à l'époque
00:37:51pour 10 milliards d'euros
00:37:52de dette française
00:37:53en une journée
00:37:54donc normalement
00:37:54avec une telle vente
00:37:55ça aurait dit
00:37:56faire décaler le marché
00:37:57et finalement
00:37:57les taux d'intérêt
00:37:58n'ont pas trop augmenté
00:37:58ça veut dire quoi ?
00:37:59c'est-à-dire qu'il y a eu
00:38:00un échange de gré à gré
00:38:01les fonds japonais
00:38:02ont vendu à un autre fonds
00:38:03qu'on ne sait pas
00:38:04vous voulez dire
00:38:04m'actualité
00:38:04que la dette française
00:38:05n'est plus souveraine
00:38:06en tout cas
00:38:07on est en train de perdre
00:38:08notre indépendance financière
00:38:10souveraineté financière
00:38:11ça c'est clair
00:38:11c'est-à-dire que
00:38:12quand on dépend
00:38:13à 56% des étrangers
00:38:15et étude de la semaine dernière
00:38:17de la Banque de France
00:38:17justement
00:38:17parce que là
00:38:18il y a eu un changement
00:38:18de gouverneur
00:38:19et comme par hasard
00:38:20le nouveau gouverneur
00:38:21et puis il nous dit
00:38:22bah oui
00:38:22la situation va être dramatique
00:38:24il y a eu une étude
00:38:24qui a été publiée
00:38:25la semaine dernière
00:38:25comme vous voyez
00:38:26c'était bien une omerta
00:38:27qu'il y avait
00:38:27de l'ancien gouverneur
00:38:28et là
00:38:29une étude qui a été publiée
00:38:30la semaine dernière
00:38:30par la Banque de France
00:38:31qui nous dit
00:38:32qu'elle s'inquiète
00:38:34de la quantité de hedge funds
00:38:36ça veut dire des fonds spéculatifs
00:38:38qui détient la dette publique française
00:38:40et qui font du fric avec
00:38:41indirectement
00:38:42non mais ça c'est leur métier
00:38:42c'est leur métier
00:38:43globalement
00:38:43nous on est bien contents
00:38:44d'aller les chercher
00:38:45l'erreur elle vient pas
00:38:46de ces fonds
00:38:47qui achètent notre dette
00:38:48l'erreur elle est de notre dette
00:38:49le taux est à combien
00:38:50aujourd'hui quand la France
00:38:51emprunte de l'argent
00:38:51aujourd'hui quand on emprunte
00:38:52on est à peu près à 3,6
00:38:533,7%
00:38:54alors que c'était 2,5
00:38:55il y a 10 ans
00:38:56c'était 1
00:38:58donc c'est même
00:38:59c'était même négatif
00:39:01plus on est en été
00:39:02plus le taux de l'emprunt augmente
00:39:04et c'est ça qui est d'en juste
00:39:05et que
00:39:06en plus l'année dernière
00:39:08l'état français
00:39:09a augmenté
00:39:09ses obligations
00:39:10ce qu'on appelle
00:39:11d'obligations
00:39:11donc indexées sur l'inflation
00:39:13c'est à dire
00:39:13plus l'inflation augmente
00:39:14plus vous payez cher
00:39:16complètement fou
00:39:17il fallait peut-être calmer le jeu
00:39:18non on a continué
00:39:18donc tout ça pour dire que
00:39:20ça nous coûte de plus en plus cher
00:39:21et encore une fois
00:39:22rendez-vous compte
00:39:23100 milliards d'euros
00:39:25juste pour les intérêts de la dette
00:39:26sur une année
00:39:27vous rendez-vous compte
00:39:27ce qu'on fait avec 100 milliards d'euros
00:39:29quand on parle
00:39:29si vous voulez équiper
00:39:30tous les hôpitaux de France
00:39:32en clim
00:39:32c'est même pas
00:39:3310 milliards d'euros
00:39:35là c'est 100 milliards d'euros
00:39:37juste de charges
00:39:38d'intérêts de la dette
00:39:38jetées par la fenêtre
00:39:39donc là
00:39:40ça c'est quand même
00:39:41une grande leçon
00:39:41pour tous ceux qui disaient
00:39:43de l'extrême droite
00:39:44à l'extrême gauche
00:39:45pendant des années
00:39:45qui disaient
00:39:46la dette ne nous coûte rien
00:39:47la dette on s'en fiche
00:39:48moi j'ai fait des débats
00:39:49avec quasiment tous les politiques
00:39:50ils disaient
00:39:50la dette publique on s'en fiche
00:39:52ça ne nous coûte rien
00:39:53les taux d'intérêt
00:39:53n'augmenteront jamais
00:39:54aujourd'hui ça nous coûte
00:39:55donc d'ailleurs on ne les voit plus
00:39:56tous les gens
00:39:57on ne va pas donner de nom
00:39:58mais qui disaient
00:39:58encore quelques temps
00:39:59oh mais la dette on s'en fiche
00:40:00on va la faire rouler
00:40:01tout va bien se passer
00:40:02et on ne les voit plus
00:40:03ils ne nous parlent plus
00:40:03parce que cette dette
00:40:04nous coûte très cher
00:40:05aujourd'hui vous rendez compte
00:40:07trouver 100 milliards d'euros
00:40:08parce qu'il faut aller voir
00:40:09les investisseurs
00:40:09il faut aller entre guillemets
00:40:11les draguer
00:40:12leur dire acheter notre dette
00:40:13donc c'est là où ça va
00:40:14devenir problématique
00:40:14c'est que comme on n'est pas crédible
00:40:16regardez un exemple simple
00:40:17là nous sommes au mois de fin juin
00:40:19début juillet
00:40:19normalement on devrait déjà avoir
00:40:21ce qu'on appelle
00:40:21les lettres de cadrage
00:40:22pour le budget 2027
00:40:23rien n'est fait
00:40:25le budget 2027
00:40:26va être une catastrophe
00:40:27déjà cette année 2026
00:40:28le gouvernement commence à dire
00:40:30ah on risque d'atteindre 6%
00:40:32vous vous rendez compte ?
00:40:33ça fait des mois
00:40:33que je l'annonce
00:40:34Max Platy
00:40:34est-ce que la France
00:40:35peut se trouver en situation
00:40:36ce qui arrive dans des cas extrêmes
00:40:38la Grèce l'a frôlé
00:40:39sans l'atteindre
00:40:40est-ce que la France
00:40:41si on continue comme ça
00:40:41sans prendre de mesures douloureuses
00:40:43et courageuses
00:40:43peut se trouver en situation
00:40:45de faire défaut
00:40:46c'est-à-dire de ne plus être
00:40:47en moyen de rembourser
00:40:48les intérêts de la dette
00:40:49c'est extrêmement comme situation
00:40:52tout est possible
00:40:52moi je me souviens
00:40:53au début de la crise grecque
00:40:54les dirigeants grecs disaient
00:40:55nous ne sommes pas l'Argentine
00:40:56donc il ne peut rien nous arriver
00:40:57le FMI ne viendra jamais à Athènes
00:40:59puis on a vu qu'on s'est terminé
00:41:00on a le même discours aujourd'hui en France
00:41:01nous ne sommes pas la Grèce
00:41:02nous sommes la France
00:41:03donc il ne peut rien nous arriver
00:41:04mais évidemment que ça peut arriver
00:41:05alors bien sûr faire faillite
00:41:06c'est compliqué pour un Etat
00:41:07je dis faire défaut
00:41:08on ne peut pas tout rembourser
00:41:10ce qui peut se produire
00:41:10c'est que quand l'Etat
00:41:11par exemple cette année
00:41:12il va émettre 350 milliards d'euros
00:41:14de nouvelles dettes
00:41:15l'an prochain peut-être 450 milliards
00:41:17c'est des sommes folles
00:41:18peut-être ce qui peut arriver
00:41:19c'est que lors d'une adjudication
00:41:20de bon du trésor
00:41:21et bien l'Etat français
00:41:22n'arrive pas
00:41:24à récupérer la somme
00:41:26vous souhaitez
00:41:27alors là
00:41:27c'est comme ça que ça a commencé
00:41:28la Grèce
00:41:29ça fait mal docteur
00:41:29ça se traduit par quoi
00:41:31par la réalité
00:41:32là c'est l'explosion
00:41:33des taux d'intérêt
00:41:34je vous rappelle que
00:41:35pendant la crise grecque
00:41:36le taux d'intérêt à 10 ans
00:41:37que j'évoquais tout à l'heure
00:41:37sur la France
00:41:38il est monté à 38%
00:41:39donc nous ça peut monter
00:41:41à 7, 8, 10%
00:41:42et là c'est
00:41:43l'asphyxie complète du pays
00:41:44même si le taux d'intérêt
00:41:45monte à 5%
00:41:46parce que derrière
00:41:47c'est tous les taux d'intérêt
00:41:48de tous les crédits
00:41:49qui augmentent
00:41:49donc les entreprises
00:41:50les ménages
00:41:51donc oui c'est évidemment
00:41:53un effondrement potentiel
00:41:53Vous voulez dire qu'un jour
00:41:55le chef de ce pays
00:41:57gouvernement
00:41:58président de la République
00:41:59ministre des Finances
00:42:00peut annoncer à la nation
00:42:02nous ne sommes plus aux mesures
00:42:03d'honorer la totalité
00:42:04des pensions des retraités
00:42:05des traitements des fonctionnaires
00:42:06on n'a plus la somme suffisante
00:42:08des prestations sociales
00:42:10on ne va pas tout couper
00:42:11mais on ne va pas vous donner
00:42:12encore une fois
00:42:12Perico
00:42:12on ne l'a plus déjà
00:42:13depuis des années la somme
00:42:15sauf que comme on s'endette
00:42:16et que des gens
00:42:16veulent bien nous prêter
00:42:17des investisseurs veulent bien nous prêter
00:42:18alors tout ça passe
00:42:20mais on vit dans l'illusion alors
00:42:21évidemment
00:42:21mais c'est pour ça
00:42:22je vous dis
00:42:22quand vous me dites
00:42:23oui effectivement
00:42:24ça peut continuer
00:42:24oui
00:42:25mais le problème c'est qu'à partir du moment
00:42:26comme on s'est surendetté
00:42:28vis-à-vis de ces investisseurs étrangers
00:42:29qui ne sont pas des enfants de coeur
00:42:31les hedge funds
00:42:31ce ne sont pas des enfants de coeur
00:42:32si demain vous n'êtes pas crédible
00:42:34ils vendent votre dette
00:42:35ils la vendent
00:42:36donc le prochain président de la république
00:42:38ou président
00:42:38ça peut arriver avant
00:42:39avant même 2027
00:42:40non mais il trouvera la France comment ?
00:42:41en ruine totale
00:42:43si je vous entends bien
00:42:44encore une fois
00:42:44c'est ce que j'ai toujours
00:42:44moi je dis
00:42:45il y a toujours des lueurs d'espoir
00:42:46mais il faut aussi
00:42:47moi ça fait des années
00:42:48non mais là c'est bloqué
00:42:49par l'élection
00:42:50oui
00:42:50ça fait des années que je préconise
00:42:52ce que j'appelle
00:42:52ma thérapie de choc bienveillante
00:42:53il faut baisser les impôts
00:42:55et surtout baisser les dépenses publiques
00:42:56le problème c'est que
00:42:57personne ne veut le faire
00:42:58vous coupez quelle tête tout de suite ?
00:42:59quelles dépenses inutiles ?
00:43:00des noms ou des chiffres ?
00:43:01oui
00:43:01c'est pas compliqué
00:43:02ce qu'il faut couper en premier
00:43:04ce sont les dépenses de fonctionnement
00:43:05ça a augmenté de 24%
00:43:07les agences tout ça
00:43:08en plus il y a
00:43:09ce qu'on appelle les ZODAC
00:43:10organismes divers
00:43:11d'administration centrale
00:43:13il y en a 700
00:43:14ça coûte 150 milliards d'euros par an
00:43:16qui doublent l'administration
00:43:18parce qu'il y a des gens
00:43:18pour faire ce boulot
00:43:19mais évidemment
00:43:20je ne parle même pas
00:43:20du mille fois administratif
00:43:21là aussi c'est à peu près
00:43:2210 milliards d'euros par an
00:43:23ce sont des sommes folles
00:43:25mais personne ne veut s'y atteler
00:43:26parce qu'on dit
00:43:27oh ben finalement
00:43:28comme le nombre
00:43:29que nous avons aujourd'hui
00:43:30d'élus
00:43:31il y a 600 000 élus en France
00:43:32alors certains vont me dire
00:43:33oui ils ne sont pas payés
00:43:33d'accord mais ils ont des frais de fonctionnement
00:43:35et les prestations sociales
00:43:36des gens qui peut-être
00:43:37alors là aussi il faudra regarder de plus près
00:43:38parce qu'on sait très bien
00:43:39qu'il y a des gaspillages
00:43:40il faudra bien qu'il y a des fraudes
00:43:41donc il faudra regarder de plus près
00:43:42mais ce que je veux dire
00:43:42c'est que d'abord
00:43:43il faut montrer l'exemple
00:43:44parce que quand j'entends
00:43:45encore dernier mois
00:43:46François Bayrou dire
00:43:46ah ben c'est à cause des français tout ça
00:43:48c'est vrai qu'ils n'ont peut-être pas forcément
00:43:49élu les bonnes personnes
00:43:50toujours est-il que c'est quand même
00:43:51à cause des dirigeants
00:43:52politiques français
00:43:53qui ont pris les mauvaises mesures
00:43:54qui ont fait cette fuite en avant
00:43:56de l'explosion de la dette
00:43:58sans prendre les mesures adéquates
00:43:59en termes de réduction des dépenses
00:44:01donc là on est assez près du mur
00:44:03vous allez l'expliquer
00:44:04il faut que la décision
00:44:05là on est quasiment à la fin du film
00:44:06c'est presque le
00:44:07là on est dans la scène finale
00:44:08si vous voulez
00:44:09c'est bientôt le générique
00:44:10et oui ça arrive
00:44:12c'est-à-dire que malheureusement
00:44:13ça aurait dû arriver depuis bien longtemps
00:44:15mais ben voilà
00:44:16grâce à entre guillemets
00:44:17à la banque centrale européenne
00:44:18qui a fait la planche à billets
00:44:19etc
00:44:20ça ne s'est pas trop vu
00:44:21maintenant on ne peut pas
00:44:22éviter l'inévitable
00:44:23donc là nous y sommes aujourd'hui
00:44:25quand je vois ce qui s'est passé
00:44:26ces derniers jours
00:44:26c'est énorme
00:44:27la banque de France
00:44:28la cour des comptes
00:44:29le FMI
00:44:30même le ministre de l'économie
00:44:31qui adresse des alertes
00:44:33c'est qu'il se passe quelque chose
00:44:34c'est que la situation
00:44:34il se passe quelque chose
00:44:35si vous voulez
00:44:35donc moi ça fait des mois
00:44:37voire des années
00:44:38que j'annonce ça
00:44:38sur ma chaîne YouTube
00:44:39ici même etc
00:44:40et on me rit au nez
00:44:41on me dit
00:44:41mais non vous êtes pessimiste
00:44:42vous êtes complotiste
00:44:43on me sort tous les
00:44:44même comment le ministre de l'économie
00:44:45a dit dernièrement
00:44:46oui prophète de malheur
00:44:47et bon ok
00:44:48je le prends pas mal
00:44:49je ne suis pas ce type
00:44:49voilà mais
00:44:50non moi je ne suis pas là
00:44:51pour faire peur
00:44:52je suis là pour dire la vérité
00:44:53et c'est les chiffres que j'évoquais là
00:44:54ce sont les chiffres de l'INSEE
00:44:55de la Banque de France
00:44:56des chiffres officiels
00:44:57tous les français
00:44:58peuvent y avoir accès
00:44:59il faut juste regarder
00:44:59la réalité en face
00:45:00merci d'avoir été sur Sud Radio
00:45:01on va quand même passer un bel été
00:45:03malgré vos prédictions
00:45:04il faut en profiter
00:45:04parce qu'à la rentrée
00:45:05ça va être chaud
00:45:05on espère qu'on aura
00:45:07une classe politique
00:45:07qui prendra les mesures
00:45:08qui s'imposent
00:45:09pour redresser la situation
00:45:10merci à très vite
00:45:11vous restez avec nous
00:45:12je reste un petit peu
00:45:13dans la même thématique
00:45:14je reçois Pierre Gattaz
00:45:15l'ancien patron du MEDEF
00:45:17le patron des patrons
00:45:18qui a écrit un livre
00:45:19Gagnez plus
00:45:19c'est maintenant
00:45:20votre travail mérite
00:45:21d'être mieux payé
00:45:22oui à condition que les finances
00:45:23de la République
00:45:24puissent permettre
00:45:25une situation similaire
00:45:26c'est chez Fayard
00:45:27et on attend Pierre Gattaz
00:45:28vous l'appelez au 0826 300 300
00:45:30Emmanuel Galassot
00:45:31prendra vos appels
00:45:32et vous pourrez discuter
00:45:33de vos finances personnelles
00:45:35et de votre avenir économique
00:45:35Sud Radio
00:45:37la France dans tous ses états
00:45:40le face à face
00:45:41vous êtes bien sur Sud Radio
00:45:43en ce mardi 30 juin 2026
00:45:45et vous êtes d'autant mieux
00:45:46que je reçois
00:45:47une personnalité importante
00:45:48de l'économie française
00:45:49d'abord je reçois un nom
00:45:51qui s'appelle Gattaz
00:45:52moi j'étais adolescent
00:45:53quand le papa de Pierre Gattaz
00:45:56Yvon Gattaz
00:45:56était le patron des patrons
00:45:57et puis les patrons
00:45:58ont été tellement contents
00:45:59de la prestation de Yvon
00:46:00qu'ils ont dit à Pierre
00:46:01est-ce que tu veux remettre le couvert
00:46:02et vous avez représidé
00:46:04le patronat français
00:46:05autrefois c'était le CNPF
00:46:06ça s'appelle le MEDEF
00:46:08vous l'avez représidé
00:46:09en insufflant cette vision
00:46:11cette lecture de l'économie
00:46:12Pierre Gattaz
00:46:13vous êtes d'abord un patron
00:46:14un chef d'entreprise
00:46:15dans une technologie de pointe
00:46:17tradition familiale
00:46:18c'est votre grand-père
00:46:19qui avait commencé
00:46:19mon père
00:46:21et votre oncle
00:46:22et votre oncle
00:46:22et vous publiez
00:46:25chez Fayard
00:46:25à un moment donné
00:46:26vous avez besoin de vous exprimer
00:46:27parce que le terrain
00:46:28c'est bien
00:46:28mais vous avez aussi besoin
00:46:30d'expliquer pourquoi
00:46:31vous croyez en l'économie française
00:46:32et comment vous y croyez
00:46:33avec ce livre
00:46:34qui est à titre
00:46:35d'une provocation inouïe
00:46:36gagner plus c'est maintenant
00:46:38alors que Marc Lottis
00:46:39sort de ce studio
00:46:40en nous expliquant
00:46:41qu'on est au bord de la faillite
00:46:42comme l'avait annoncé
00:46:43François Fillon en 2007
00:46:44qu'on est au bord du gouffre
00:46:45il faut gagner plus c'est maintenant
00:46:46votre travail
00:46:47mérite d'être bien payé
00:46:48et vous expliquer
00:46:49comment y arriver
00:46:51première question
00:46:52à l'ancien patron
00:46:53du MEDEF
00:46:54et au chef d'entreprise
00:46:55que vous êtes
00:46:56aujourd'hui
00:46:56comment cette grande puissance économique
00:46:59que nous avait laissé
00:47:00le général de Gaulle
00:47:01et le président
00:47:01Pompidou
00:47:02en a pu arriver
00:47:03à ce point
00:47:04avec une dette
00:47:05une faillite
00:47:07un PIB
00:47:08une dette
00:47:08par rapport à l'économie
00:47:09abyssale
00:47:10un dysfonctionnement de l'état
00:47:11une gabegie
00:47:12des dépenses
00:47:12un trou
00:47:13des trous
00:47:14dans toutes les caisses
00:47:15qu'est-ce qui s'est passé
00:47:16Pierre Gattaz ?
00:47:17Moi je pense
00:47:17qu'on a été
00:47:18les enfants gâtés
00:47:19après les tronques glorieuses
00:47:20la vie était belle
00:47:22croissance
00:47:22plein emploi
00:47:23etc
00:47:23et d'un seul coup
00:47:24on s'est reposé
00:47:25on s'est dit
00:47:26bon bah c'est bien
00:47:26on va faire du social
00:47:28sans tenir compte
00:47:29de l'économie
00:47:29moi c'est ça
00:47:30le premier problème
00:47:32que je vois de la France
00:47:33on a voulu faire du social
00:47:34du social
00:47:35du social
00:47:35donc de la science
00:47:36c'est très très bien
00:47:37de faire du social
00:47:37je suis le premier
00:47:38à faire du social
00:47:39je suis un patron
00:47:40plutôt qui a gardé
00:47:40ses usines en France
00:47:41qui les a doublés taille
00:47:42mais pas sans économie
00:47:44on a bafoué l'économie
00:47:45on a bafoué l'entreprise
00:47:46on a bafoué les réflexes
00:47:48de base
00:47:49de recettes et dépenses
00:47:50et il faut générer
00:47:51du profit entre les deux
00:47:52c'est assez surprenant
00:47:53il y a une sorte
00:47:54de détestation
00:47:55qui s'est mise en place
00:47:56depuis une quarantaine d'années
00:47:57sur le travail
00:47:58alors on a envoyé
00:47:59le travail
00:48:00qui a été bafoué
00:48:01les 35 heures
00:48:01c'est pas bien
00:48:02on a raconté n'importe quoi
00:48:04sur le travail
00:48:04que c'était un gâteau fini
00:48:06qu'il fallait partager
00:48:07François Mitterrand
00:48:08qui a fait la retraite
00:48:09à 60 ans
00:48:10alors qu'on était
00:48:11à 65 ans
00:48:1181
00:48:125 ans de baisse
00:48:13instantanée
00:48:14ça nous coûte
00:48:16une fortune encore aujourd'hui
00:48:16avec du recul
00:48:17mesure dramatique
00:48:18et les 35 heures
00:48:22deuxième lame
00:48:23deuxième lame
00:48:23alors après
00:48:24je ne suis pas en train
00:48:25de dire la gauche
00:48:25avec des candidats
00:48:26parce que la droite
00:48:26n'a pas réagi
00:48:27par rapport à ça
00:48:28moi je suis désolé
00:48:28Jacques Chirac
00:48:29qui était au pouvoir
00:48:30pendant 7 et 5
00:48:3012 ans
00:48:31n'a pas fait de réformes
00:48:32ou très peu
00:48:33alors que Schröder
00:48:34homme de gauche
00:48:36socialo-démocrate
00:48:37social-démocrate
00:48:39pardon
00:48:40allemand
00:48:41a fait des réformes
00:48:42très courageuses
00:48:42en 2003
00:48:43et ça a été le début
00:48:45du miracle allemand
00:48:46donc vous savez
00:48:47je ne suis pas en train
00:48:47de faire de la politique
00:48:48je dis juste
00:48:48qu'on a voulu rêver
00:48:49on a rêvé
00:48:50d'un monde utopique
00:48:51à moins de travail
00:48:52moins d'industrie
00:48:53tout ça
00:48:54et sans économie
00:48:55si possible
00:48:56c'est pas bien
00:48:56les profits
00:48:57c'est moche
00:48:58bon
00:48:58c'est affreux tout ça
00:48:59c'est pas vrai
00:49:00alors après
00:49:01le profit n'est pas
00:49:01une fin en soi
00:49:02le profit est un moyen
00:49:04fondamental
00:49:04pour créer du bien-être
00:49:06pour créer de l'innovation
00:49:08pour sauver la planète
00:49:09pour faire du climat
00:49:10pour faire de la prospérité
00:49:11c'est ça que je défends
00:49:12une économie humaniste
00:49:13et écologiste moi-même
00:49:14j'essaye de le montrer
00:49:16avec Radial
00:49:16on a gardé les usines
00:49:17en France
00:49:18on exporte 90%
00:49:19de notre chiffre d'affaires
00:49:20on fait 500 millions
00:49:21d'euros de chiffre d'affaires
00:49:22avec des gens
00:49:23des ingénieurs
00:49:24des ouvriers professionnels
00:49:26la plupart d'entre eux
00:49:27en France
00:49:29et ça marche
00:49:31parce que je suis monté en gamme
00:49:32parce que j'ai passé des crises
00:49:33parce que j'ai fait des cauchemars
00:49:35parce qu'il y avait des moments
00:49:36où j'avais plus de cash
00:49:37etc
00:49:37je me suis battu
00:49:38avec mes salariés
00:49:39et on montre que
00:49:40c'est la plus belle communauté humaine
00:49:42l'entreprise
00:49:43la plus belle
00:49:43et c'est ça que
00:49:44je dirais
00:49:45la classe politique
00:49:46la classe intellectuelle
00:49:47voire médiatique
00:49:49si vous le permettez
00:49:49Béry-Goyer
00:49:50n'a pas compris
00:49:51l'entreprise
00:49:52c'est la poule aux odeurs
00:49:54c'est vertueux
00:49:55après la famille
00:49:55c'est ce qu'il y a de plus beau
00:49:56parce qu'on construit le futur
00:49:58et on s'adapte
00:49:59et en plus
00:49:59on crée notre propre richesse
00:50:01et on crée la richesse du pays
00:50:02donc vous voyez
00:50:03on est hyper vertueux
00:50:04par rapport à une administration
00:50:05qui fait des choses bien sûr
00:50:06mais qui vit
00:50:07de notre richesse créée
00:50:08alors il faut de l'administration
00:50:09je ne suis pas en train de dire
00:50:10qu'il faut zéro
00:50:11il faut juste comprendre
00:50:12que c'est une institution
00:50:13qu'on a bafouée
00:50:15depuis 40 ans
00:50:16en mettant des codes du travail
00:50:17de 4000 pages
00:50:18des codes de...
00:50:19mais on a tué
00:50:21je dirais
00:50:21cette motivation
00:50:23et on a fait partie
00:50:24d'un tas de gens
00:50:24avec des trucs
00:50:25comme l'ISF
00:50:25si vous voulez
00:50:26qui était un impôt politique
00:50:28moi j'ai
00:50:29tous mes concurrents
00:50:29de Radial
00:50:3020 sur 25
00:50:31sont partis
00:50:32sont partis de France
00:50:33et pour moi
00:50:34c'est à pleurer
00:50:35c'est pour ça que j'ai été
00:50:36je me suis battu au MEDEF
00:50:38et aujourd'hui
00:50:40j'y crois à fond
00:50:41parce que
00:50:41c'est un pays merveilleux
00:50:43Pierre Gattaz
00:50:44une personnalité économique
00:50:45que vous connaissez bien
00:50:46qui est Jean-Pierre Levade
00:50:47a dit il y a quelque temps
00:50:49sur une antenne
00:50:50je l'ai écouté
00:50:51pour financer
00:50:52notre système social
00:50:53très onéreux
00:50:54la France est allée
00:50:55emprunter
00:50:56à l'étranger
00:50:57à l'extérieur
00:50:57les richesses
00:50:58qu'elle ne produit plus
00:50:59elle-même en France
00:50:59c'est ça l'équation
00:51:01Nicolas Dufour
00:51:01qui l'a très bien dit
00:51:02dans son dernier livre
00:51:03la dette sociale
00:51:04de la France je crois
00:51:05où il dit que
00:51:05la moitié de la dette
00:51:06aujourd'hui
00:51:07de 3500 milliards
00:51:08c'est le cumul
00:51:09des déficits sociaux
00:51:10c'est on n'a pas créé
00:51:11on a fait
00:51:13de la cavalerie
00:51:14comme on dit
00:51:14c'est en fait
00:51:15on a
00:51:15la générosité
00:51:17que l'on connaît
00:51:17sur la retraite
00:51:18la générosité
00:51:18que l'on connaît
00:51:19sur l'assurance chômage
00:51:20il y a plein de choses
00:51:22c'est très bien
00:51:23d'être généreux
00:51:24mais il faut être capable
00:51:25de financer
00:51:25cette générosité
00:51:26moi je ne suis pas
00:51:27du tout contre
00:51:27mais il faut la créer
00:51:28la recette
00:51:31avant de redistribuer
00:51:32et c'est bien ça
00:51:33si vous voulez
00:51:33aujourd'hui
00:51:34on est arrivé
00:51:34au bout du bout
00:51:35l'élastique de la dette
00:51:36est tendu à fond
00:51:37le déficit
00:51:38est tendu à fond
00:51:39et le mauvais réflexe
00:51:40c'est de dire
00:51:40on va encore taxer plus
00:51:41parce que ça
00:51:42c'est le très très mauvais réflexe
00:51:43alors
00:51:44pour mettre les pieds
00:51:47celui qui fait que vous êtes ici
00:51:48aujourd'hui
00:51:49le burn-out
00:51:50je prends le premier chapitre
00:51:51le burn-out économique français
00:51:52le travail ne paie pas assez
00:51:54ça veut dire quoi
00:51:55le travail ne paie pas assez ?
00:51:55ça veut dire que je rencontre
00:51:56des tas de gens
00:51:57des chauffeurs de taxi
00:51:58des salariés etc
00:51:59qui me disent
00:51:59monsieur Gattaz
00:52:00mais des vétérinaires
00:52:01mon beau-frère est vétérinaire
00:52:03il me dit
00:52:03mais je gagne moins
00:52:04que mon père
00:52:05beaucoup moins
00:52:06les chauffeurs de taxi
00:52:06pareil
00:52:07ils me disent
00:52:07mon papa était chauffeur de taxi
00:52:09en France il y a 30 ans
00:52:10il gagnait deux fois plus
00:52:11que ce que je gagne
00:52:12le travail doit payer
00:52:13le travail ne paye plus
00:52:14pourquoi ?
00:52:15parce que
00:52:16il y a des niveaux de charges
00:52:17qui sont arrivés
00:52:18très importants
00:52:19salariales et patronales
00:52:21quand vous gagnez
00:52:22quand vous gagnez 100 euros
00:52:24ça vous coûte 200
00:52:25ça coûte 200 à l'entreprise
00:52:26donc vous avez
00:52:27on a financé
00:52:28ce modèle social
00:52:29de retraite
00:52:30d'assurance chômage
00:52:32de sécurité sociale
00:52:33tout à fait généreux
00:52:34par le travail
00:52:35et c'est ça l'aberration
00:52:36donc vous avez un travail
00:52:37qui coûte cher à l'entreprise
00:52:38et qui rapporte peu
00:52:40aux salariés
00:52:41moralité
00:52:42les gens
00:52:42en plus ça a coupé
00:52:43l'ascenseur social
00:52:44donc les gens
00:52:45qui voient des riches
00:52:45aujourd'hui la rue
00:52:46ils disent
00:52:46je ne serai jamais riche
00:52:47je vais aller leur rayer la voiture
00:52:49donc il y a aussi
00:52:50cet aspect
00:52:51si vous voulez
00:52:51c'est pour ça qu'il faut se battre
00:52:53pour le pouvoir d'achat
00:52:53mais pas en augmentant
00:52:54l'eau smic de 15%
00:52:55demain matin
00:52:56comme le proposent
00:52:57certains partis
00:52:58en faisant
00:52:59un effort collectif
00:53:00de savoir comment on peut
00:53:01faire mieux
00:53:01avec moins
00:53:02donc si je comprends bien
00:53:15on voit en bas ce qui reste
00:53:16mais il va où cet argent
00:53:18cette différence
00:53:18il finance
00:53:19la retraite
00:53:20puisqu'on part quand même
00:53:21encore à 62 ans
00:53:22la retraite
00:53:22au lieu de 65
00:53:2467 pour certains pays
00:53:25donc là ça vous coûte
00:53:26quand même 20 milliards par an
00:53:27de différence
00:53:29la retraite des fonctionnaires
00:53:29est encore plus lourde
00:53:30et c'est encore pire
00:53:31parce que là on parle
00:53:32on ne le dit jamais
00:53:33on ne le dit jamais
00:53:3557%
00:53:36de la masse de la retraite
00:53:37c'est la retraite des fonctionnaires
00:53:37alors c'est ça qui est terrible
00:53:38c'est qu'en fait on le voit jamais
00:53:39personne ne nous en parlez
00:53:40c'est dans le déficit de l'état
00:53:41c'est pas dans la retraite
00:53:43il y a entre 40 et 60 milliards
00:53:45en plus par an
00:53:46liés aux régimes sociaux
00:53:47et ça personne n'en parle
00:53:48et ça c'est un scandale
00:53:49parce que c'est nos impôts
00:53:50qui payent tout ça
00:53:50donc si vous voulez
00:53:51il va falloir que
00:53:52collectivement
00:53:53on dise aux français
00:53:54est-ce que vous voulez continuer
00:53:55à rester au SMIC toute votre vie
00:53:57à ce que vos enfants
00:53:58soient au chômage à 20%
00:53:59avec ce modèle social
00:54:01très généreux
00:54:02très trop généreux
00:54:03qu'on va financer par la lettre
00:54:04donc ça va mal se terminer
00:54:05ou est-ce qu'on fait tous un effort
00:54:07on va travailler un peu plus
00:54:08par semaine ou par an
00:54:10un peu plus pour la retraite
00:54:12mais il faut que ça gagne beaucoup plus
00:54:13moi j'ai proposé
00:54:1439 heures payées 40
00:54:15c'est-à-dire que
00:54:164 heures de plus
00:54:18par rapport aux 35 heures
00:54:20qui rapportent 25% de plus
00:54:22et je pense que pour la retraite
00:54:23il faudrait faire un système comme ça
00:54:24très incitatif
00:54:25une année de plus
00:54:26c'est pas un an de gagné
00:54:28c'est 1.25
00:54:2925% de mieux
00:54:30pour inciter les gens
00:54:32à travailler un peu plus
00:54:33et après
00:54:35vous avez le taux d'emploi
00:54:36des juniors
00:54:36et le taux d'emploi des seniors
00:54:37qui est un vrai sujet
00:54:38parce que ça
00:54:39ça nous coûte une fortune
00:54:40le taux d'emploi des juniors
00:54:42vous voyez
00:54:42nous on pousse tout le monde
00:54:43à aller au bac en France
00:54:44donc c'est ensuite
00:54:45c'est philo
00:54:46c'est sociaux
00:54:46c'est université
00:54:47c'est nanter etc
00:54:4825 ans ils n'ont pas de boulot
00:54:49ils sont tous au chômage
00:54:50et puis ils défilent
00:54:51nuit debout
00:54:52la république
00:54:53on gueule contre les entreprises
00:54:54les patrons
00:54:55le capitalisme
00:54:56en Suisse
00:54:57ou en Allemagne
00:54:57que je connais très très bien
00:54:5970% des gamins
00:55:00sont en apprentissage
00:55:02à 17 ans
00:55:0270%
00:55:03en France
00:55:04c'est 5%
00:55:05donc si vous voulez
00:55:06si on relance l'industrie
00:55:07ça fait partie
00:55:08de mon quatrième chapitre
00:55:09de mon bouquin
00:55:10il faut relancer
00:55:11impérativement l'industrie
00:55:12pour sortir par le haut
00:55:14pour retrouver
00:55:15de plus d'ingénieurs
00:55:16des ouvriers professionnels
00:55:18des soudeurs
00:55:19des chaudronniers
00:55:20des décolteurs
00:55:20ce sont des métiers
00:55:21formidables
00:55:22magnifiques
00:55:22qui payent bien
00:55:23et en plus
00:55:24on peut devenir
00:55:25son propre patron
00:55:26artisan
00:55:26dans ces métiers là
00:55:28donc vous voyez
00:55:28tous ces métiers
00:55:29qui ont été bafoués
00:55:30en France
00:55:30depuis 40 ans
00:55:30pareil
00:55:31tu n'es pas bon
00:55:32à l'école
00:55:32tu vas en filière pro
00:55:33c'est un scandale
00:55:35c'est un scandale
00:55:36et on bat tout le monde
00:55:37au bac
00:55:37le bac est complètement
00:55:39dévalorisé
00:55:39on pousse les gens
00:55:40à aller dans des voies
00:55:41complètement nulles
00:55:43je ne dis pas
00:55:43que philosophie
00:55:44c'est nul
00:55:44il n'y a pas d'emploi
00:55:45il n'y a pas de débouché
00:55:48sociologue
00:55:48je ne dis pas
00:55:48que c'est nul
00:55:49il n'y a pas de débouché
00:55:50alors qu'il faut
00:55:51réindustrialiser notre pays
00:55:52donc vous voyez
00:55:52ça c'est le taux d'emploi
00:55:53des juniors
00:55:54il faut absolument
00:55:54pousser sur l'apprentissage
00:55:56et le senior
00:55:56je pense qu'il faut faire
00:55:57comme en Allemagne
00:55:58au pays
00:55:58et en Angleterre
00:56:01il faut plafonner
00:56:02les charges
00:56:02parce que ça coûte cher
00:56:04c'est vrai pour les entreprises
00:56:05qui ont déjà des marges
00:56:05pas terribles
00:56:06donc les seniors
00:56:07nous coûtent cher
00:56:08dans les entreprises
00:56:08moi je les garde
00:56:09parce que j'ai des marges
00:56:10et qu'il y a du savoir
00:56:13mais parfois
00:56:14vous faites partir
00:56:15les seniors
00:56:15parce qu'ils coûtent plus cher
00:56:16et bien je pense
00:56:16qu'il faut
00:56:17première mesure
00:56:18c'est que
00:56:18limiter les charges
00:56:19pour que ça vous coûte pas cher
00:56:20certains
00:56:21j'ai fait
00:56:22les ingénieurs
00:56:23seniors
00:56:24en Allemagne
00:56:25vous en payez
00:56:263 contre 2 en France
00:56:27pareil en Angleterre
00:56:29parce que les charges
00:56:30sont plafonnées
00:56:30à partir d'un certain âge
00:56:31c'est génial
00:56:32ce sont des idées ça
00:56:33je reçois
00:56:34je reçois Pierre Gattaz
00:56:36vous êtes bien sur Sud Radio
00:56:37je reçois Pierre Gattaz
00:56:38auteur de
00:56:39Gagner Plus
00:56:39c'est maintenant
00:56:40aux éditions Fayard
00:56:41attention il y va fort
00:56:42votre travail mérite
00:56:43d'être bien payé
00:56:44malgré la situation
00:56:46j'allais dire
00:56:46tragique
00:56:47de l'économie française
00:56:48Pierre Gattaz
00:56:49considère qu'il y a
00:56:50des issues possibles
00:56:51et que si ce gouvernement
00:56:52prend ses responsabilités
00:56:53et des mesures courageuses
00:56:54peut-être douloureuses
00:56:55mais on a tellement attendu
00:56:57qu'elles seront forcément douloureuses
00:56:58peut-être qu'on pourra s'en sortir
00:57:00vous nous appelez
00:57:01au 0 826 300 300
00:57:02Emmanuel Galasso
00:57:03attend votre appel
00:57:04Pierre Gattaz
00:57:05il répondra
00:57:06avec la ferveur
00:57:06qu'on lui connait
00:57:07et puis surtout
00:57:08il s'appuiera
00:57:09sur les arguments
00:57:09sa démonstration
00:57:10en plusieurs points
00:57:11comme quand on peut s'en sortir
00:57:12et qu'on peut glagner plus
00:57:14surtout maintenant
00:57:14à tout de suite
00:57:15sur Sud Radio
00:57:24Vous êtes bien sur Sud Radio
00:57:25il est 13h19
00:57:27je reçois Pierre Gattaz
00:57:28ancien patron du MEDEF
00:57:29patron des patrons
00:57:30et PDG de Radial
00:57:32qui écrit
00:57:33qui proclame
00:57:34gagner plus
00:57:35c'est maintenant
00:57:35votre travail
00:57:36mérite d'être bien payé
00:57:37Pierre Gattaz
00:57:38pour qu'on puisse gagner plus
00:57:39maintenant
00:57:39il faut quand même
00:57:40que le pays soit en état
00:57:42d'avoir retrouvé
00:57:42ces richesses
00:57:43comment on redonne
00:57:44de la richesse
00:57:45à la France
00:57:46comment on redonne
00:57:47l'industrie
00:57:48qu'elle a bien perdue
00:57:49parce que c'est quand même
00:57:50l'industrie
00:57:50qui était le principal
00:57:51fond de la richesse
00:57:52comment aujourd'hui
00:57:53dans l'Europe
00:57:54dans la mondialisation
00:57:55vu tous les renoncements
00:57:56qu'on a fait
00:57:57et on a confié
00:57:58à des pays étrangers
00:57:58le soin de fabriquer
00:57:59des biens de consommation
00:58:00qu'on importe
00:58:01qu'on enrichit finalement
00:58:02que la grande distribution
00:58:03est-ce qu'on peut encore
00:58:04raisonnablement
00:58:05aujourd'hui
00:58:06réindustrialiser la France
00:58:07de façon à ce qu'elle puisse
00:58:08engendrer les richesses
00:58:09les richesses
00:58:10dont vous parlez ?
00:58:12Regardez la Chine
00:58:12qui était communiste
00:58:13avec Mao Zedong
00:58:14avec une pauvreté inouïe
00:58:16etc.
00:58:16Deng Xiaoping en 40 ans
00:58:17a réussi à reconstruire
00:58:18un empire incroyable
00:58:20PIB numéro 2
00:58:21dans le monde
00:58:22c'est possible
00:58:22on a les ingénieurs
00:58:24on a les administrations
00:58:25on a les chercheurs
00:58:26on a tout
00:58:27pour réussir en France
00:58:28donc qu'est-ce que je dis
00:58:29il faut passer
00:58:30de 1% en moyenne
00:58:31de PIB par an
00:58:32depuis 20 ans
00:58:32ce qui n'est pas bon
00:58:33à au moins 2 à 3%
00:58:35donc de la croissance
00:58:352 à 3% de croissance
00:58:372 à 3% de croissance
00:58:38comment on fait ça ?
00:58:39Sans polluer
00:58:39sans polluer
00:58:40sans polluer
00:58:41vous avez 5
00:58:43je vais vite
00:58:44mais il y a 5 grandes filières
00:58:45qui sont autant de dangers
00:58:48qui sont vues par les jeunes
00:58:50notamment les français
00:58:51comme des horribles dangers
00:58:52mais qu'on peut transformer
00:58:53en opportunités
00:58:54Poutine, Trump
00:58:55qui ne nous aime plus
00:58:56etc.
00:58:56donc il faut remilitariser le pays
00:58:58on a un héritage extraordinaire
00:59:00donc la défense
00:59:01la défense
00:59:01c'est un axe très fort
00:59:03en plus les technologies
00:59:04sont duales
00:59:04elles vont dans la défense
00:59:05mais elles vont dans l'aéronautique
00:59:06elles vont dans le spatial
00:59:07etc.
00:59:07deuxième grand sujet
00:59:08la planète
00:59:09tout ce qui est planète
00:59:10moi je ne suis pas du tout
00:59:11pour la décroissance
00:59:12je suis pour une croissance
00:59:13vertueuse, innovante
00:59:14une écologie d'innovation
00:59:16et là c'est l'énergie
00:59:18c'est le nucléaire
00:59:18c'est tout le recyclage
00:59:20il y a plein de choses
00:59:21à inventer
00:59:21moi-même à Radial
00:59:22j'ai une trentaine de projets
00:59:24de recyclage
00:59:25pour baisser mes émissions de CO2
00:59:27que je mesure
00:59:27troisième sujet
00:59:28la santé
00:59:28quatrième sujet
00:59:29l'agroalimentaire
00:59:30alimentaire
00:59:31c'est tout des sujets
00:59:32de souveraineté
00:59:33on a tout
00:59:33cinquième grand sujet
00:59:34transversal
00:59:35c'est tout ce qui est
00:59:36l'IA, les datas
00:59:37le quantique
00:59:38on est très fort là-dedans
00:59:39il faut juste en fait
00:59:40faire quoi ?
00:59:41une compétitivité
00:59:42une compétitivité de compétition
00:59:44une fiscalité de compétition
00:59:45pour les gens
00:59:46pour qu'ils restent en France
00:59:47que les ingénieurs
00:59:48les chercheurs
00:59:49restent en France
00:59:49et créent leur boîte
00:59:51et deuxièmement
00:59:52pour que les entreprises
00:59:53soient contentes
00:59:53de se développer
00:59:54etc.
00:59:54si vous faites du Zuckman
00:59:55à 2%
00:59:56pour taxer la réussite
00:59:58pour montrer un effet
00:59:59très négatif
01:00:00aux gens qui réussissent
01:00:01et bien les gens vont partir
01:00:03ils ne vont pas créer
01:00:03leur boîte en France
01:00:04il faut faire l'inverse
01:00:05il faut faire de l'incitation
01:00:06en disant
01:00:07on peut reconstruire
01:00:08et on peut faire remonter
01:00:10le PIB de l'industrie française
01:00:11de 10% aujourd'hui
01:00:12à 15%
01:00:14c'est possible en 15 ans
01:00:15d'après mes estimations
01:00:16et celles que j'ai travaillées
01:00:17avec mes équipes
01:00:1815 ans
01:00:18et là vous créez
01:00:19un million d'emplois industriels
01:00:21plus un million d'emplois induits
01:00:22c'est-à-dire
01:00:23au total
01:00:232 millions d'emplois
01:00:24mais comment convaincre
01:00:25un industriel
01:00:26de réinvestir en France
01:00:27soit le français
01:00:28on lui demande de revenir
01:00:28de relocaliser
01:00:29pour certains
01:00:30et les étrangers
01:00:31d'en dire
01:00:31venez en France
01:00:32vous allez être heureux
01:00:33d'être en France
01:00:34je pense que le Choose France
01:00:35malgré tout
01:00:36a été une bonne idée
01:00:37je pense que
01:00:38Emmanuel Macron
01:00:39a fait des trucs
01:00:39pas très bons
01:00:40dernièrement
01:00:41à dissolution notamment
01:00:42ne pas s'occuper
01:00:43de la baisse des dépenses publiques
01:00:45mais par contre
01:00:46le Choose France
01:00:46c'était un truc intéressant
01:00:47le Made in France
01:00:49je pense que c'est très bon
01:00:50je pense qu'il y a eu
01:00:51en effet pas mal de projets
01:00:52avec l'attractivité et revenus
01:00:53on a malheureusement
01:00:54créé très peu d'emplois
01:00:55pour faire ça
01:00:56c'est ce que je dis toujours
01:00:57un triptyque
01:00:57une fiscalité de compétition
01:00:59des charges de combat
01:01:01et une administration d'athlète
01:01:04ça veut dire quoi ?
01:01:05ça veut dire que
01:01:05ces trois sujets
01:01:06sont extrêmement importants
01:01:07j'en parle dans mon bouquin
01:01:08le modèle social
01:01:10doit être optimisé
01:01:11je l'ai redit
01:01:11pour gagner plus
01:01:13la dépense unique
01:01:15est très importante
01:01:16en France
01:01:1657%
01:01:17il faut taper
01:01:18dans l'administration
01:01:19de l'administration
01:01:20il y a des tas de choses
01:01:21qu'il faut absolument garder
01:01:22le régalien
01:01:23les polices
01:01:24la justice
01:01:24les professeurs
01:01:25bien évidemment
01:01:26c'est fondamental
01:01:27il faut même mieux les traiter
01:01:28il faut même mieux
01:01:29qu'ils soient payés
01:01:29mais les agences
01:01:30et tout ça
01:01:30vous avez 1000 agences
01:01:33avec 500 000 personnes
01:01:35là-dedans
01:01:35qui ont été créées
01:01:36depuis une trentaine d'années
01:01:37on ne sait pas
01:01:37à quoi ils servent
01:01:38ce sont des autorités
01:01:40d'autorités
01:01:41d'autorités
01:01:41qui viennent complexifier
01:01:42un domaine
01:01:43et ces 500 000 personnes
01:01:44qui sont là-dedans
01:01:45moi je préférais
01:01:46qu'ils travaillent
01:01:46dans l'industrie
01:01:47donc je pense qu'il y aura
01:01:48si vous réenchanter
01:01:50le pays
01:01:50si on est de nouveau
01:01:51sur un objectif
01:01:53formidable
01:01:53de dire
01:01:54on peut faire ça
01:01:54on peut avoir
01:01:56une France victorieuse
01:01:58avec un ascenseur social
01:01:59qui remarche
01:01:59et bien vous pouvez faire aussi
01:02:01un transfert de fonctionnaires
01:02:02vers l'industrie
01:02:03après il faut enlever
01:02:04il ne faut pas remplacer
01:02:05un fonctionnaire
01:02:06sur deux
01:02:06ou deux sur trois
01:02:06ce n'est pas des plans sociaux
01:02:08on ne les remplace pas
01:02:09et puis on met du digital
01:02:10de l'IDA
01:02:11et on fait du management
01:02:13dans l'administration
01:02:13moi je suis encore effrayé
01:02:15de voir
01:02:16autant l'armée
01:02:17fait un management
01:02:18formidable
01:02:19bien sûr
01:02:19est un exemple
01:02:20de management
01:02:21autant l'administration
01:02:22dans les hôpitaux
01:02:23ils ne sont pas
01:02:23le chef des gens
01:02:25l'éducation nationale
01:02:26les chefs d'établissement
01:02:27ne sont pas les patrons
01:02:28il faut remettre
01:02:30de la gouvernance
01:02:30et du management
01:02:31dans tout ça
01:02:32vous dites à un moment donné
01:02:33il y a plein d'idées
01:02:33en fait
01:02:33bien sûr
01:02:35donc l'idée du travailler plus
01:02:36pour gagner plus de Sarkozy
01:02:37est toujours d'actualité
01:02:38bien sûr
01:02:39et vous vous allez plus loin
01:02:40donner aux français
01:02:40la liberté de choisir
01:02:41leur couverture santé
01:02:42ça veut dire quoi ?
01:02:43mais c'est dans le bloc
01:02:44numéro 2
01:02:44c'est l'optimisation
01:02:45de ces charges
01:02:46elles sont liées à quoi ?
01:02:48à une retraite
01:02:48où on part plus tôt
01:02:49que tous les autres
01:02:50bon
01:02:50il faut payer ça
01:02:51deuxièmement
01:02:52c'est l'assurance chômage
01:02:52on est à 18 mois
01:02:53d'immunité
01:02:54toute l'Europe
01:02:55est à 12 mois
01:02:55d'immunité
01:02:56dégressif
01:02:56donc là vous avez encore
01:02:585 ou 10 milliards
01:02:59à récupérer
01:03:00bon
01:03:00juste pour ne pas être au niveau
01:03:01ensuite la sécurité sociale
01:03:02tout est gratuit
01:03:04soit disant gratuit
01:03:06facialement
01:03:06mais ça coûte une fortune
01:03:07et comment ?
01:03:08certains pays
01:03:09comme l'Allemagne
01:03:09ou la Suisse
01:03:10ou d'autres
01:03:10ont mis des systèmes
01:03:11à un niveau
01:03:12vous avez en Suisse
01:03:13un niveau obligatoire
01:03:14de sécurité sociale
01:03:15ensuite un deuxième niveau
01:03:17semi-obligatoire
01:03:18et un troisième niveau
01:03:19facultatif
01:03:20moi je trouve ça formidable
01:03:21de responsabiliser
01:03:22les français
01:03:23de dire
01:03:24vous avez le droit
01:03:24de vous assurer
01:03:25de prendre la totale
01:03:26la totalité
01:03:26ou vous pouvez gagner plus
01:03:29mais vous prenez
01:03:30un petit risque
01:03:30que vous avez mesuré
01:03:31etc
01:03:31et après de mettre
01:03:33en concurrence les choses
01:03:34moi je pense
01:03:34la sécurité sociale
01:03:35c'est pas bon
01:03:36toutes les administrations
01:03:37qui sont monolithiques
01:03:38marchent moins bien
01:03:39que lorsqu'elles sont soumises
01:03:40à une compétition
01:03:41c'est évident
01:03:42c'est évident
01:03:42regardez les hôpitaux
01:03:43en Allemagne
01:03:44ils sont privés
01:03:45ils sont en concurrence
01:03:46nous on a décidé
01:03:47depuis 1986
01:03:49de nationaliser
01:03:50nos hôpitaux
01:03:50je dis pas que ça va
01:03:51enfin c'est pas terrible
01:03:52quand même
01:03:53donc il faut mettre
01:03:54un petit peu de concurrence
01:03:55dans tout ça
01:03:55qui permet de baisser les prix
01:03:57et d'apporter un service
01:03:58que les gens vont payer
01:03:59voilà une idée
01:04:00à un moment donné
01:04:01en mesure 13
01:04:02celle-là est ambitieuse
01:04:03créer trois nouveaux
01:04:04instruments financiers
01:04:05pour acheter son logement
01:04:06vous savez à quel point
01:04:07le logement aujourd'hui
01:04:08est un drame
01:04:09il est presque à un tiers
01:04:10du revenu
01:04:10il y a des gens
01:04:11qui n'arrivent pas
01:04:11à faire face
01:04:12là vous suggérez
01:04:13trois nouveaux instruments financiers
01:04:14qui permettraient
01:04:15d'acheter son logement
01:04:15oui alors si vous voulez
01:04:16il y a plein d'idées
01:04:17sur le logement
01:04:18mais déjà il faut
01:04:18il faut arrêter
01:04:19de contraindre
01:04:20les propriétaires
01:04:21les propriétaires
01:04:22c'est la loi du marché
01:04:23ils vont baisser les prix
01:04:25parce qu'ils sont en concurrence
01:04:26si on leur met
01:04:27des normes sur la tête
01:04:28des règlements sur la tête
01:04:29ils ne vont plus louer
01:04:29ils ne vont plus acheter
01:04:30et tout va être bloqué
01:04:31il faut remettre
01:04:32de la souplesse
01:04:34de l'agilité
01:04:35arrêter les normes
01:04:36arrêter les normes
01:04:37sur les logements
01:04:38qui nous rendent fous
01:04:39ça c'est bien la France
01:04:41donc ça c'est le premier point
01:04:42et le deuxième point
01:04:42en Suisse
01:04:43encore une fois
01:04:43je regarde comment ils font
01:04:45ils ont des systèmes
01:04:46où vous n'avez pas besoin
01:04:47d'apporter
01:04:49c'est un système
01:04:50où vous êtes propriétaire
01:04:51mais ils ne vous apportent pas le cash
01:04:53vous êtes en revolving
01:04:54en dette revolving tout le temps
01:04:55donc vous n'avez pas besoin
01:04:57d'apporter du cash
01:04:57ça c'est un instrument
01:04:58qui permet
01:04:59d'être propriétaire
01:05:00de son logement
01:05:01sans apporter
01:05:01les 30%
01:05:02ou les 50%
01:05:03de ce que vous demandez
01:05:04les banques
01:05:04il y a plein d'idées
01:05:05qui existent comme ça
01:05:06sur le logement
01:05:07et 30%
01:05:08ça coûte très cher
01:05:10un revenu
01:05:10c'est environ 30 à 35%
01:05:12le logement
01:05:13donc là il y a un vrai sujet
01:05:16pour redonner de la liberté
01:05:17pour faire en sorte
01:05:18que les propriétaires
01:05:19louent facilement
01:05:20rapidement
01:05:21sans avoir peur
01:05:22de se retrouver
01:05:22avec un locataire
01:05:23scotché
01:05:24c'est de la liberté
01:05:25qu'on veut
01:05:25il leur faut des garanties
01:05:26mais il leur faut
01:05:27des petites garanties
01:05:28et il leur faut surtout
01:05:28de la souplesse
01:05:29et de l'agilité
01:05:29et c'est ça qui est important
01:05:31là on est dans un monde
01:05:32de contraintes
01:05:33qu'on a mis en place
01:05:34de nouveau pour protéger
01:05:35le locataire
01:05:35mais on fait toujours l'excès
01:05:37pour protéger le travail
01:05:38on a fait un code du travail
01:05:39de 4000 pages
01:05:40il fait moins de 200 pages
01:05:42en Suisse
01:05:42il fait moins de 400 pages
01:05:43en Allemagne
01:05:44donc vous voyez
01:05:45les excès sont mauvais
01:05:46toujours
01:05:46l'excès d'impôt
01:05:47tue l'impôt
01:05:48l'excès de social
01:05:49tue le social
01:05:50et l'excès de logement
01:05:51d'urbanisme
01:05:52et d'hommes
01:05:52tue le logement
01:05:53donc il faut que
01:05:54nos fonctionnaires
01:05:55et nos politiques
01:05:56comprennent ça
01:05:57pour ça que s'il y avait
01:05:58plus de gens dans le privé
01:05:59et moins dans le public
01:06:00ce serait
01:06:01je pense qu'on
01:06:02ça changerait la donne
01:06:03on y vient dans quelques instants
01:06:04je reçois Pierre Gattaz
01:06:05auteur de
01:06:06Gagner Plus
01:06:07c'est maintenant
01:06:07votre travail mérite
01:06:08d'être bien payé
01:06:09donc vous sous-estimez
01:06:10on estime souvent
01:06:11la rétribution
01:06:12à laquelle on a droit
01:06:14vous pouvez nous appeler
01:06:15au 0826 300 300
01:06:16il est 13h30
01:06:18la parole est à ceux
01:06:19qui nous écoutent
01:06:20bien entendu
01:06:20je sais que vous avez
01:06:21des dizaines de questions
01:06:22à poser à Pierre Gattaz
01:06:23parce qu'il a déjà évoqué
01:06:24les possibilités
01:06:25voilà les solutions
01:06:26qui sont dans son livre
01:06:27et il dit que c'est réel
01:06:28que c'est concret
01:06:28il faut juste que ça bouge
01:06:30un petit peu au niveau de l'état
01:06:31au niveau des mentalités
01:06:31et qu'on repense l'économie française
01:06:33d'une façon plus proche
01:06:34de la valeur travail
01:06:35que de la valeur
01:06:36absolument
01:06:38du farniente
01:06:39et du
01:06:40il faut réenchanter le travail
01:06:41réenchanter
01:06:42à tout de suite sur Sud Radio
01:06:44midi 14h
01:06:45la France dans tous ses états
01:06:47Sud Radio
01:06:47la France dans tous ses états
01:06:50Péricault-Légas
01:06:51vous êtes bien sur Sud Radio
01:06:53il est 13h32
01:06:54vous qui nous écoutez
01:06:55vous avez la parole
01:06:56bien sûr que vous êtes concerné
01:06:58par le sujet du livre
01:06:59de Pierre Gattaz
01:07:00gagner plus c'est maintenant
01:07:01mais à condition d'abord
01:07:02évidemment de redresser le pays
01:07:03c'est-à-dire de mettre en place
01:07:05une économie
01:07:06du bon sens
01:07:07du courage
01:07:07et vous disiez
01:07:08vous disiez Pierre Gattaz
01:07:10aussi du bonheur
01:07:11du sens du bonheur
01:07:12d'être positif
01:07:13oui
01:07:14dans nos entreprises
01:07:15on essaye de positiver
01:07:17on essaye d'avoir une vision positive
01:07:18d'embarquer nos équipes
01:07:19et moi je trouve
01:07:20que les politiques
01:07:21depuis toujours
01:07:22n'ont pas de vision
01:07:23d'abord
01:07:24ensuite c'est toujours très triste
01:07:25c'est toujours dramatique
01:07:26il n'y a pas de joyeusté
01:07:28il faut réenchanter le travail
01:07:29le travail
01:07:30il y a des travaux pénibles
01:07:33bien sûr
01:07:34mais c'est un objet
01:07:35de dignité humaine
01:07:36d'épanouissement
01:07:38c'est la pyramide de Maslow
01:07:40ça vous donne
01:07:41du pouvoir d'achat
01:07:42ça vous donne
01:07:43de la formation
01:07:43ça vous donne
01:07:44de l'espoir
01:07:44ça vous donne
01:07:45de l'appartenance
01:07:46à un groupe
01:07:46et on a bafoué tout ça
01:07:48et je trouve que les politiques
01:07:49aujourd'hui ont un discours
01:07:50qui nous ramène toujours
01:07:51soit à la semaine
01:07:52et très souvent électoraliste
01:07:54ou clientéliste
01:07:54c'est-à-dire l'horizon
01:07:55c'est la prochaine élection
01:07:56c'est ça qui me rend fou d'ailleurs aujourd'hui
01:07:58c'est pour ça que j'ai écrit ce bouquin
01:07:59Gagner plus c'est maintenant
01:08:00c'est présenter 30 réformes
01:08:02mais non pas des réformes
01:08:04économiques ultra libérales
01:08:05celles du patronat
01:08:06comme d'habitude
01:08:06et comme on aurait pu me critiquer
01:08:08mais en disant
01:08:09mais non ces 30 réformes
01:08:10elles donnent 30% de salaire net
01:08:11en plus
01:08:12aux salariés
01:08:1330% en 15 ans
01:08:14c'est ça
01:08:263 promesses
01:08:27vous dites du cash
01:08:28de l'espoir
01:08:29de la fierté
01:08:29oui
01:08:30pyramide de Maslow
01:08:31quelle classe politique
01:08:31Pierre Gattaz
01:08:33maintenant on va mettre les pieds dans
01:08:34quelle classe politique
01:08:35je suis désolé
01:08:37vous les connaissez
01:08:37soit ils ne sont pas au niveau
01:08:39soit ils ont peur
01:08:40mais moi je ne comprends pas
01:08:42si vous voulez
01:08:42la pusillanimité
01:08:43y compris actuelle
01:08:45y compris actuelle
01:08:46vous la comprenez
01:08:47mais vous ne vous l'expliquez pas
01:08:48je ne comprends pas ce qui bloque
01:08:49mais je ne comprends pas ce qui bloque
01:08:50on a tous les chiffres
01:08:51tous les écolistes du monde entier
01:08:52disent voilà
01:08:53vous faire des économies
01:08:54à tel endroit
01:08:54etc
01:08:54on sait
01:08:55moi je propose des économies
01:08:56qui donnent de l'argent aux gens
01:08:57nous restons une puissance économique
01:08:59nous restons une puissance économique
01:09:01mais par contre
01:09:02potentiellement
01:09:02le niveau de la dette augmente
01:09:03vous le savez
01:09:04c'est 5000 euros par seconde
01:09:05par seconde
01:09:07presque 3700 milliards
01:09:08dans l'année prochaine
01:09:09c'est complètement dingue
01:09:1077 milliards
01:09:11de taux de remboursement
01:09:12de la dette
01:09:13et ça fait vous dire
01:09:135000 euros par seconde
01:09:14ça fait 5000 euros par seconde
01:09:15le temps de notre interview
01:09:16c'est effroyable
01:09:17on a dû dépenser 20 millions
01:09:18de dettes en plus
01:09:19sur une heure
01:09:20bon tout ça est dramatique
01:09:21et pourtant
01:09:22il y a plein de solutions
01:09:22ces solutions
01:09:24ce ne sont pas des sacrifices
01:09:25qu'il faut demander aux français
01:09:26ce sont des efforts rémunérés
01:09:28mais des efforts pour construire
01:09:29une France qui gagne
01:09:30dans 15 ans
01:09:30c'est ça qui est génial
01:09:32et donc je pense
01:09:33ce que je ne comprends pas
01:09:34c'est
01:09:35je ne comprends pas
01:09:35pourquoi on ne bouge pas aujourd'hui
01:09:36pourquoi il n'y a pas de discours
01:09:38sur les dépenses publiques
01:09:39dès maintenant
01:09:40pourquoi sur le modèle social
01:09:42on n'en parle pas
01:09:43comment ça c'est que la retraite
01:09:44est un psychodrame à chaque fois
01:09:45j'ai l'impression
01:09:46qu'on n'explique pas aux français
01:09:47où est-ce qu'on veut aller
01:09:47dans nos boîtes
01:09:48on passe du temps
01:09:49beaucoup de temps
01:09:49à expliquer
01:09:50à 5 ans
01:09:51on veut l'être là
01:09:52et personne ne nous parle
01:09:53de la vision
01:09:53à 5, 10, 15 ans
01:09:54alors qu'on a tout sous le pied
01:09:55alors nous avons Lionel
01:09:56justement
01:09:57très intéressé
01:09:58par votre déclaration
01:09:59Lionel qui nous appelle de grâce
01:10:01cette belle ville du parfum
01:10:02dans les Alpes-Marie-Dimes
01:10:03bonjour Lionel
01:10:05oui bonjour
01:10:06vous m'entendez bien
01:10:06bonjour M. Gattaz
01:10:07vous êtes chef
01:10:08vous êtes chef d'entreprise
01:10:12vous gagnez de l'argent
01:10:13mais trop peu pour investir
01:10:14parce que
01:10:15vous vous faites trop taxer
01:10:16et vous demandez
01:10:18non c'est pas tout à fait ça
01:10:19alors
01:10:20en fait c'est quelque chose
01:10:22que je partage d'ailleurs
01:10:22avec M. Gattaz
01:10:23je pense que
01:10:25le restant dû
01:10:27ce qui vous reste à la fin
01:10:28en perso
01:10:29quand vous avez tout payé
01:10:30quand vous vous êtes bien fait
01:10:31saigner partout
01:10:32je parle même pas de la CEHR
01:10:34qui s'est rajouté
01:10:36quand vous avez bien tout payé
01:10:37il vous reste
01:10:38à la grosse louche 30%
01:10:40ce qui est
01:10:40ce que beaucoup considèreraient
01:10:43comme bien
01:10:44mais quand vous faites
01:10:45quand il vous reste
01:10:46que 30%
01:10:47entre guillemets
01:10:49moi personnellement
01:10:49je travaille pour mon bien-être personnel
01:10:52c'est pour ça que je bosse
01:10:54je bosse pour ma boîte certes
01:10:55mais je travaille pour mon bien-être personnel
01:10:57ces 30% qui me restent à la fin
01:11:00créent en fait
01:11:00une sorte de biais psychologique
01:11:02c'est à dire que
01:11:02je veux mettre de l'argent de côté
01:11:05pour moi pour plus tard
01:11:06des investissements persos
01:11:08mais par contre
01:11:10j'aimerais bien des fois
01:11:10réinvestir dans d'autres projets
01:11:12ou lancer d'autres choses
01:11:13mais finalement
01:11:14ces 30%
01:11:15sont trop faibles
01:11:17pour les mettre
01:11:19et ce qui risquerait
01:11:21de me mettre en péril
01:11:22personnellement
01:11:22et si vous voulez
01:11:23s'il nous en restait
01:11:25dites un chiffre
01:11:2640 par exemple
01:11:27oui 40
01:11:2845
01:11:28c'est quelque chose d'acceptable
01:11:29pour moi le partage
01:11:30je savais monsieur
01:11:31c'est 50-50
01:11:31moi quand on me dit partage
01:11:33c'est 50-50
01:11:34c'est pas 70-30
01:11:3570-30 c'est plus un partage
01:11:3670-30
01:11:37non je regrette
01:11:38j'ai plus partagé du tout
01:11:41donc
01:11:41s'il me restait 45
01:11:42admettons
01:11:43ça me permettrait
01:11:44d'avoir quand même
01:11:44une marge de sécurité
01:11:46pour moi perso
01:11:46mais en même temps
01:11:47d'avoir une marge
01:11:48pour investir
01:11:50tout simplement
01:11:51donc ça c'est
01:11:52c'est le premier point
01:11:54et deux
01:11:55oui je partage tout à fait
01:11:56aussi également
01:11:56avec monsieur Gattaz
01:11:57le volume de travail
01:11:59on ne produit pas assez
01:12:01on ne travaille pas assez
01:12:02moi je tape
01:12:0380 heures semaine
01:12:05mon dernier bulletin
01:12:06mon dernier bulletin d'impôt
01:12:08c'était 300 000 euros
01:12:09je viens de gagner
01:12:11300 000 euros
01:12:11sur une année
01:12:12mais je tape
01:12:1280 heures semaine
01:12:13ce que je veux dire
01:12:14c'est qu'en montant une boîte
01:12:16moi j'ai monté ma boîte
01:12:16à 40 ans
01:12:17il y a 8 ans
01:12:17j'ai monté ma boîte
01:12:19donc ça veut bien dire
01:12:20que tout est possible
01:12:21mais il faut produire
01:12:23il faut se donner
01:12:24et il ne faut pas hésiter
01:12:25et il ne faut pas travailler
01:12:2635 heures
01:12:26ça n'existe pas ça
01:12:30Lionel
01:12:31vous reprochez
01:12:32comme
01:12:33bien gattaz
01:12:33va vous répondre tout de suite
01:12:34juste pour vous préciser
01:12:36vous estimez que c'est dû
01:12:37à quoi ce dysfonctionnement ?
01:12:39trop de dépenses
01:12:40trop de dépenses d'état
01:12:41en fait on a de l'argent
01:12:42qui part on ne sait pas où
01:12:43mais si l'état était une société
01:12:44mais elle aurait dégagée
01:12:46déjà depuis 1000 ans
01:12:47l'argent on ne sait pas où il va
01:12:49on n'arrive pas à flécher
01:12:50toutes les dépenses
01:12:52on distribue de l'argent
01:12:54comme si c'était des petits pains
01:12:56tenez
01:12:56tenez mes braves
01:12:57tenez
01:12:58mais oui mais ce n'est pas leur pognon
01:12:59donc c'est sûr qu'on peut distribuer
01:13:01quand ce n'est pas votre argent
01:13:02c'est vachement facile
01:13:03moi vous me mettez 2 millions d'euros
01:13:05sur mon compte
01:13:05je vais les distribuer
01:13:06il n'y a aucun problème
01:13:07tenez
01:13:08prenez
01:13:08prenez mes braves
01:13:09donc en fait si vous voulez
01:13:10on n'a pas assez de rigueur
01:13:11au niveau de l'état
01:13:12mais clairement
01:13:13on a des fléchages budgétaires
01:13:15qui ne sont que du fléchage
01:13:16vers du fait divers
01:13:17et pas vers de l'investissement
01:13:19sur du très long terme
01:13:20la version à 10-15 ans
01:13:21c'est la première chose
01:13:22qu'on leur demande
01:13:23on les met au pouvoir
01:13:25pour que justement
01:13:26ils aient une vision
01:13:26pour plus tard
01:13:27un de go
01:13:28quand il a mis en place
01:13:29quand il a mis en place
01:13:30les centrales nucléaires
01:13:32c'était une vision
01:13:33pour 30 ans
01:13:33c'est pas une vision
01:13:35pour après-demain
01:13:35Pierre Gattaz
01:13:36oui d'abord
01:13:38félicitations Lionel
01:13:38d'avoir créé votre boîte
01:13:39d'avoir eu le courage
01:13:41de la garder aussi
01:13:41depuis 7 ans
01:13:42donc je considère
01:13:43que les entrepreneurs
01:13:44sont des vrais héros
01:13:45de la nation
01:13:45ils créent leur boîte
01:13:47ils produisent l'argent
01:13:48qu'ils génèrent
01:13:49c'est ça qui est formidable
01:13:50c'est-à-dire qu'on ne dépend
01:13:51de personne
01:13:52donc on génère l'argent
01:13:54et cet argent
01:13:54en effet redistribué
01:13:55vers les actionnaires
01:13:56et vers l'état
01:13:56par les impôts
01:13:57etc.
01:13:57c'est extrêmement vertueux
01:13:59une entreprise
01:13:59et je crois que ce que vous disiez
01:14:01c'est que les entreprises françaises
01:14:02ne gagnent pas assez d'argent
01:14:04ça a été vu depuis d'ailleurs
01:14:06une quinzaine d'années
01:14:06par le fameux rapport gallois
01:14:08souvenez-vous
01:14:09qui avait dit
01:14:10les marges d'entreprise
01:14:11sont trop faibles
01:14:11de 3 ou 4 points
01:14:12je crois par rapport
01:14:13aux marges allemandes
01:14:14ou moyennes européennes
01:14:15et moi je considère
01:14:16que plus
01:14:18moins vous gagnez d'argent
01:14:19moins vous pouvez vous intéresser
01:14:21à vos hommes
01:14:22à la planète
01:14:23à plein d'autres choses
01:14:24vous êtes en mode survie
01:14:25vous avez un horizon
01:14:25qui se restreint
01:14:27lorsque vous gagnez de l'argent
01:14:29vous pouvez investir
01:14:30dans les hommes et les femmes
01:14:31dans leur formation
01:14:31dans leur motivation
01:14:33dans la planète
01:14:33dans l'écologie
01:14:34vous pouvez donner
01:14:35et je pense que c'est ça
01:14:37que les français
01:14:37la classe politique
01:14:38n'a pas compris
01:14:39c'est qu'il faut
01:14:40qu'on soit profitable
01:14:41et compétitif
01:14:42pour faire de l'homme
01:14:43et pour faire de la planète
01:14:45donc ce que vous disiez
01:14:46très justement
01:14:46c'est que plus on va nous mettre
01:14:48des impôts sur la tête
01:14:48plus on va nous mettre des charges
01:14:49d'abord moins on va
01:14:51plus on va survivre
01:14:52plus on va se démotiver
01:14:54et moi je vois un nombre
01:14:55considérable de salariés
01:14:57aussi qui veulent
01:14:57qui veulent se mettre
01:14:58à leur compte
01:14:59la plupart d'entre eux
01:15:00ne veulent pas s'emmerder
01:15:01comme ils disent
01:15:02avec en embouchant un gars
01:15:03donc en plus
01:15:04on est héroïque
01:15:05en embouchant
01:15:05les gens qui nous donnent
01:15:07des leçons de morale
01:15:08tous les jours
01:15:09les politiques
01:15:09qui n'ont jamais géré
01:15:10de cash
01:15:11jamais géré de boîte
01:15:12jamais géré
01:15:12de compte d'exploitation
01:15:14jamais fait de cauchemars
01:15:15parce que
01:15:16les fins de mois
01:15:17parfois sont difficiles
01:15:18moi j'en ai eu
01:15:18des fins de mois difficiles
01:15:19avec des cauchemars
01:15:20et bien ces gens-là nous donnent
01:15:21des leçons de morale
01:15:23tous les jours
01:15:23non mais c'est un scandale
01:15:25donc je pense qu'en effet
01:15:26il faut que les forces
01:15:27vivent du pays
01:15:28c'est-à-dire
01:15:28les 4 millions d'entrepreneurs
01:15:31artisans
01:15:32commerçants
01:15:32bien sûr
01:15:33tous ceux qui entreprennent
01:15:35et leurs salariés
01:15:36il y a 21 millions de salariés
01:15:37on monte une sorte d'armée
01:15:39quoi
01:15:39une armée
01:15:40mais très respectueuse
01:15:41pas combative
01:15:42mais juste pour dire
01:15:43arrêtez de nous emmerder
01:15:44et essayer de comprendre
01:15:46qu'on est la poule aux oeufs d'or
01:15:47d'une boîte
01:15:47c'est que tous les pays au monde
01:15:49qui réussissent
01:15:49réussissent grâce à leur entreprise
01:15:51donc vous allez
01:15:52vous devez faire 3 choses
01:15:53je reviens sur mon triptyque
01:15:55faire une fiscalité de compétition
01:15:57c'est-à-dire
01:15:57réduire les dépenses publiques
01:15:59et il y a plein d'idées
01:16:00on serait chef
01:16:01de l'administration française
01:16:03on ferait du management participatif
01:16:05on ferait des économies
01:16:06on ferait de la compétitivité
01:16:07on ferait de la productivité
01:16:08on mettrait des bonus
01:16:09pour tout ça
01:16:10donc ce serait très vertueux
01:16:11deuxièmement
01:16:12il faut faire des charges de combat
01:16:14comme je dis
01:16:14patronal et salarial
01:16:15ça c'est le modèle social
01:16:16il faut que les français comprennent
01:16:17qu'on vit au-dessus de nos moyens
01:16:18depuis 40 ans
01:16:19et troisièmement
01:16:20c'est une administration
01:16:21que j'appelle d'athlète
01:16:23ça veut dire quoi ?
01:16:23ça veut dire qu'il faut
01:16:24qu'elle soit musclée
01:16:26et musclée ça veut dire
01:16:27qu'on enlève le gras
01:16:28il y a plein de gras
01:16:29il y a 7 couches
01:16:30au niveau territorial
01:16:32la communauté commune
01:16:33la commune
01:16:33le département
01:16:34la région
01:16:35l'agglomération
01:16:35etc
01:16:36en Allemagne
01:16:37ils en ont 3
01:16:37en Suisse
01:16:38ils en ont 3
01:16:38vous avez 1000 agences
01:16:39avec 500 000 personnes
01:16:41c'est dingue
01:16:42et vous avez
01:16:42l'administration
01:16:43dans l'hôpital
01:16:44et dans l'éducation nationale
01:16:45encore sans doute
01:16:46200 à 300 000 personnes
01:16:47de trop
01:16:48vous voyez
01:16:48vous regardez ça froidement
01:16:49alors après
01:16:50moi ce que je ne comprends pas
01:16:51c'est pourquoi les politiques
01:16:52y compris M. Lecornu
01:16:53et M. Macron
01:16:53ne réagissent pas
01:16:54par rapport à ça
01:16:55je ne comprends pas
01:16:56qu'il se passe rien
01:16:59on va encore attendre
01:17:0012 ou moins
01:17:01dans cet état là
01:17:02alors que si vous voulez
01:17:03alors après
01:17:04il faut discuter avec les français
01:17:05il faut leur expliquer la vision
01:17:06il faut leur dire
01:17:06on peut faire un truc formidable
01:17:07je vous signale Pierre Gattas
01:17:08qu'ils n'ont pas de majorité nette
01:17:10ils en avaient une
01:17:11ils l'ont perdue
01:17:12ils l'ont perdue
01:17:13et maintenant la France n'est plus gouvernable
01:17:14parce que voilà
01:17:15c'est peut-être
01:17:16fraction politique
01:17:17c'est malheureusement peut-être le truc
01:17:18mais ce que je ne comprends pas
01:17:20c'est qu'avant
01:17:21avant la dissolution
01:17:22avant les trois tiers
01:17:22on aurait pu avoir ce discours là
01:17:24alors on a fait la croissance
01:17:26avec tous France bravo
01:17:26mais on n'a pas du tout
01:17:28géré les dépenses de la France
01:17:29de l'entreprise France
01:17:30personne
01:17:31tout le monde s'en fout
01:17:32des dépenses de la France
01:17:32et nous en tant qu'entrepreneurs
01:17:34on le subit
01:17:35on le subit tous les jours
01:17:36et nos marches s'affaiblissent
01:17:37et bien quand nos marches s'affaiblissent
01:17:39on arrive en mode survie
01:17:41c'est-à-dire en fait on ne dégage pas de marge
01:17:43on fait le minimum
01:17:44et il faut dégager des marges
01:17:46il faut que l'entreprise France
01:17:48soit compétitive
01:17:49et profitable
01:17:50vous considérez que c'est le patronat
01:17:52qui a payé la facture
01:17:53les syndicats
01:17:54mais oui
01:17:54mais on crée la richesse
01:17:56on crée la richesse
01:17:57il n'y a pas d'autre endroit
01:17:58où on crée la richesse
01:17:59et en plus on est vertueux
01:18:00parce qu'on crée notre propre richesse
01:18:02n'importe quelle administration
01:18:03ne crée pas sa richesse
01:18:05alors je suis d'accord
01:18:06on a besoin de justice
01:18:07de police
01:18:07d'armée
01:18:07le régalien
01:18:08c'est fondamental
01:18:09mais bien sûr
01:18:10mais il y a plein d'administrations
01:18:12qui sont là
01:18:13et il y a des agences
01:18:14qui sont là
01:18:15pour nous emmerder
01:18:16de mettre des normes
01:18:17sur des normes
01:18:18moi je veux mettre
01:18:19ces gens-là
01:18:19il faut les faire bosser
01:18:20dans l'industrie
01:18:20pour reconstruire le pays
01:18:22je suis avec Pierre Gattaz
01:18:24gagné plus
01:18:24et maintenant
01:18:25aux éditions Fayard
01:18:26votre travail mérite
01:18:27d'être bien payé
01:18:27vous nous retrouvez
01:18:28vous restez en ligne
01:18:30surtout
01:18:30parce que nous avons
01:18:31Marc et Théodore
01:18:31qui nous attendent
01:18:32que je prends
01:18:32dans quelques instants
01:18:33vous continuez à nous appeler
01:18:34au 0826 300 300
01:18:36Pierre Gattaz
01:18:37suscite beaucoup d'émotions
01:18:38chez nos auditeurs
01:18:40il propose des choses concrètes
01:18:41et quelqu'un qui nous dit
01:18:42oui
01:18:42on est dans la mouise
01:18:44mais si on se retrousse les manches
01:18:45il y a peut-être une solution
01:18:46de s'en sortir
01:18:46tout ça
01:18:47en étant positif
01:18:48bien sûr
01:18:49très important
01:18:49c'est sur Sud Radio
01:18:50à tout de suite
01:18:51midi 14h
01:18:52Sud Radio
01:18:53la France dans tous ses états
01:18:55Péricault et Gass
01:18:56vous êtes bien sur Sud Radio
01:18:58il est 13h47
01:18:59en ce mardi 30 juin 2026
01:19:02je reçois
01:19:03monsieur Pierre Gattaz
01:19:04qui a été patron des patrons
01:19:06qui est toujours un patron
01:19:07sur le terrain
01:19:08qui croit en l'avenir
01:19:09de l'économie française
01:19:10et qui en plus
01:19:11sans provocation
01:19:12nous dit
01:19:13gagnez plus
01:19:13c'est maintenant
01:19:14de l'audace
01:19:15toujours de l'audace
01:19:16encore de l'audace
01:19:16votre travail mérite
01:19:18d'être bien payé
01:19:19alors je rappelle
01:19:19qu'il n'est pas patron
01:19:20de la CGT
01:19:21il n'est pas trop
01:19:21de Radial
01:19:22et pourtant le slogan
01:19:23a la même connotation
01:19:24nous avons Marc
01:19:26qui nous appelle
01:19:26de Carcassonne
01:19:27bonjour Marc
01:19:29bonjour
01:19:30bon vous êtes prof
01:19:31de maths à la retraite
01:19:32voilà
01:19:33et je
01:19:35qu'est-ce qui vous est arrivé
01:19:36d'abord j'écoute
01:19:37avec grand intérêt
01:19:38votre émission
01:19:39tout à l'heure
01:19:40et ce qui m'a interpellé
01:19:42c'est quand monsieur Gattaz
01:19:43a parlé de l'apprentissage
01:19:45en Allemagne
01:19:45par rapport à la France
01:19:46et il se trouve
01:19:48qu'à une époque
01:19:48dans les collèges
01:19:49on avait des casques
01:19:50qu'on appelait
01:19:50troisième professionnel
01:19:51troisième techno
01:19:52troisième
01:19:55DP3
01:19:55DP6
01:19:56enfin peu importe
01:19:58les noms
01:19:58c'était le même principe
01:19:59des gamins
01:20:00qui étaient un peu
01:20:01leur difficulté
01:20:01on essayait
01:20:02de les orienter
01:20:03vers le domaine professionnel
01:20:05et à une époque
01:20:06j'avais réussi
01:20:07à me mettre en cheville
01:20:08avec des responsables
01:20:10des chefs de travaux
01:20:11du lycée professionnel
01:20:13du coin
01:20:13pour leur amener
01:20:14des gamins
01:20:15pour des stages
01:20:15d'une demi-journée
01:20:16d'une journée
01:20:17pour les motiver
01:20:18parce que quand
01:20:19je l'ai entendu
01:20:19tout le monde
01:20:20monsieur Gattaz
01:20:20dire
01:20:21depuis des années
01:20:22on disait
01:20:22si t'es pas bon
01:20:23t'iras en filière professionnelle
01:20:24je suis comme lui
01:20:25je m'insurne contre ça
01:20:27donc moi c'était
01:20:28mon discours
01:20:28c'était
01:20:29applique-toi
01:20:30dans ce que t'as envie de faire
01:20:31et tu seras un artisan
01:20:33tu seras un bon manuel
01:20:34tu seras un bon ouvrier
01:20:35voilà
01:20:35et un jour
01:20:37au moment d'un changement
01:20:39de chef d'établissement
01:20:40on m'a gentiment
01:20:42remis en place
01:20:43en me disant
01:20:44que l'ascenseur social
01:20:45était tel
01:20:46que tout le monde
01:20:47devait pouvoir faire
01:20:47des études longues
01:20:48et qu'il fallait absolument
01:20:50diminuer
01:20:51le nombre d'entrées
01:20:52en lycée professionnel
01:20:53et augmenter
01:20:54le nombre d'entrées
01:20:55qui partèrent
01:20:56à des lycées généraux
01:20:57Marc
01:20:58c'est la proposition
01:20:59numéro 16
01:21:00du livre de Pierre Gattaz
01:21:02développer l'apprentissage
01:21:03le niveau d'apprentissage
01:21:04en France
01:21:04peut être encore développé
01:21:05vous dites
01:21:06exactement ce que dit Marc
01:21:07Pierre Gattaz
01:21:08c'est pour ça
01:21:08que c'est fondamental
01:21:12car je vois
01:21:13j'accompagne beaucoup
01:21:14les world skills
01:21:15je ne sais pas si vous connaissez
01:21:16les Olympiades des métiers
01:21:17ça se passe tous les deux ans
01:21:18en France
01:21:19et ce sont des métiers
01:21:21décolteurs, règleurs
01:21:22pâtissiers, cuisiniers
01:21:24coiffeurs
01:21:24ce sont des Zidans
01:21:26ils ont le sourire
01:21:27ils sont épanouis
01:21:28dans leur métier
01:21:28ils ont appris ce métier
01:21:30à partir de 16-17 ans
01:21:31ils font une compétition française
01:21:32et une compétition internationale
01:21:34vous avez des gamins
01:21:35qui sont exceptionnels
01:21:36et d'une motivation
01:21:37et d'une expertise
01:21:38exceptionnelle
01:21:38et ça
01:21:39ça vaut vraiment le coup
01:21:40qu'on en parle beaucoup plus
01:21:41en France
01:21:41il faut réhabiliter
01:21:42tous ces métiers
01:21:43qui sont demandés
01:21:45par les entreprises
01:21:45et en tension
01:21:47et il faut que les familles
01:21:48comprennent que ce sont
01:21:49des très très beaux métiers
01:21:50être soudeur
01:21:51de matin
01:21:51vous avez sans doute
01:21:525 ou 10 offres d'emploi
01:21:53à la sortie
01:21:54et vous pouvez créer
01:21:55votre propre entreprise
01:21:56derrière
01:21:56donc je dirais
01:21:57c'est ce qu'ont compris
01:21:58les allemands
01:21:58c'est ce qu'ont compris
01:21:59les suisses
01:22:00et malheureusement pour nous
01:22:02c'est que l'industrie
01:22:02entre temps
01:22:03s'est cassé la figure
01:22:04de 20% du PIB
01:22:05à 10% du PIB
01:22:06en 40 ans
01:22:06moi j'ai vu
01:22:07tous mes concurrents
01:22:08de Radial partir
01:22:10s'évanouir
01:22:10se vendre
01:22:11etc
01:22:11donc je suis un des derniers
01:22:12de la connectique
01:22:13des composants électroniques
01:22:14en France
01:22:15mais c'est pour ça
01:22:16que je pense
01:22:16qu'il faut réindustrialiser
01:22:17pour réindustrialiser
01:22:18il nous faudra
01:22:19plus d'ingénieurs
01:22:20de femmes
01:22:21dans les métiers
01:22:22technologiques
01:22:22scientifiques
01:22:23ça c'est fondamental
01:22:24les femmes
01:22:24et bien sûr
01:22:26de réhabiliter
01:22:26ces métiers
01:22:27de la main
01:22:28d'autant plus
01:22:29qu'avec l'intelligence
01:22:30artificielle
01:22:30qui va arriver
01:22:31ils seront sans doute
01:22:32moins susceptibles
01:22:33d'être bousculés
01:22:34on va dire
01:22:34que des métiers
01:22:35purement intellectuels
01:22:36donc je pense
01:22:37qu'il y a plein de vertus
01:22:38à relancer
01:22:39les filières d'apprentissage
01:22:40d'abord ça fera baisser
01:22:41le chômage des jeunes
01:22:42nous sommes à plus de 20%
01:22:44et quand je dis
01:22:45plus de 20%
01:22:45sur la moyenne française
01:22:46on compare ça
01:22:47avec 5 ou 6%
01:22:48en Allemagne
01:22:48ou en Suisse
01:22:49mais vous avez sans doute
01:22:50des 40 ou des 50%
01:22:52dans certaines banlieues
01:22:52et là ça devient
01:22:53extrêmement grave
01:22:54donc je pense que vous voyez
01:22:56si on arrive à faire
01:22:57que ces voies professionnelles
01:22:58comme vous le dites
01:22:58très justement
01:22:59et merci de votre témoignage
01:23:01soient des voies d'excellence
01:23:03comme en Suisse
01:23:03ou en Allemagne
01:23:04ce sont des voies d'excellence
01:23:05avec des passerelles possibles
01:23:07entre les différentes voies
01:23:09même sur la voie académique
01:23:10pour revenir
01:23:10et bien on aura tout gagné
01:23:12moi je me bats depuis 15 ans
01:23:15sur ce sujet
01:23:16alors j'ai eu
01:23:16quand j'étais président du MEDEF
01:23:18on est passé 200 000 apprentis
01:23:20à 800 000 à la fin de mon mandat
01:23:21en 2018-2019
01:23:23c'était bien
01:23:24mais il faut aller
01:23:25beaucoup plus loin
01:23:25et là pour aller
01:23:26beaucoup plus loin
01:23:27c'est réindustrialiser le pays
01:23:28qui va permettre
01:23:29d'avoir un vrai effet
01:23:30de souffle
01:23:31pour orienter nos jeunes
01:23:33vers de la demande
01:23:34il faut créer la demande aussi
01:23:35en face
01:23:36merci Marc
01:23:37d'avoir apporté ce témoignage
01:23:38en tant que prof de maths à la retraite
01:23:40nous avons Théodore
01:23:41qui nous appelle
01:23:42de Port-Marly
01:23:43bonjour Théodore
01:23:45vous avez une suggestion
01:23:48assez audacieuse
01:23:49à soumettre
01:23:50à Pierre Gattaz
01:23:51on vous écoute Théodore
01:23:52oui bonjour Maud
01:23:54bonjour Perico
01:23:55bonjour monsieur Gattaz
01:23:56bonjour
01:23:57oui comme Perico
01:23:58j'étais aussi adolescent
01:23:59lorsque votre père
01:24:00présidait le CNPF
01:24:02vous venez d'énumérer
01:24:04une série de pourquoi
01:24:06pourquoi Macron ceci
01:24:07pourquoi les politiques cela
01:24:08pourquoi ne font-ils pas
01:24:10moi j'ai un pourquoi
01:24:11très simple
01:24:13pourquoi continuer
01:24:14à attendre des politiques
01:24:16qu'ils mettent en oeuvre
01:24:17les mesures que vous préconisez
01:24:18ils ne le feront pas
01:24:19pourquoi ne vous présentez-vous pas
01:24:22vous-même à l'élection présidentielle
01:24:23de 2027
01:24:24je crois qu'avec ce que vous dites
01:24:27qui a beaucoup de sens
01:24:29les français vous suivront
01:24:30Pierre Gattaz
01:24:31quand on jette une bouteille à la mer
01:24:32il faut en assumer les conséquences
01:24:33et c'est vrai que ce livre
01:24:35c'est évidemment une analyse économique
01:24:37c'est quand même un projet politique aussi
01:24:39oui alors je n'y pense pas
01:24:41en me rasant le matin
01:24:41et quand j'y pense
01:24:42je me coupe cher monsieur
01:24:43donc c'est pas bon signe
01:24:45non soyons sérieux
01:24:46si vous voulez
01:24:46je suis plus en influenceur
01:24:49en essayant de passer
01:24:50quand on m'invite
01:24:52à certaines radios
01:24:53comme Péricault et Légasse aujourd'hui
01:24:54une heure durant
01:24:55attention
01:24:55une heure durant
01:24:56ce qui ferait de creuser
01:24:57de faire des livres
01:24:59comme je viens de le faire
01:25:00de poster des commentaires
01:25:01sur LinkedIn
01:25:02ou des posts sur LinkedIn
01:25:03le dimanche matin
01:25:04ce que je fais régulièrement
01:25:05tous les dimanches matins
01:25:05pour essayer de faire
01:25:06de la pédagogie économique
01:25:08parce que j'ai beaucoup voyagé
01:25:09dans ma vie aussi
01:25:09je ne suis pas politique
01:25:11ni à gauche ni à droite
01:25:12mais je suis pour le parti
01:25:13de l'entreprise
01:25:13et je vois
01:25:14que tous les pays
01:25:15qui réussissent au monde
01:25:15ont mis l'entreprise
01:25:17au coeur du village
01:25:18et ça c'est
01:25:19c'est le seul truc
01:25:21qu'il faut qu'ils comprennent
01:25:21si vous voulez
01:25:22si on ne comprend pas ça
01:25:22on est mort
01:25:23et donc ça c'est le premier point
01:25:25et deuxième point
01:25:25je préfère être un influenceur
01:25:27j'ai créé un cercle de réflexion
01:25:28qui s'appelle
01:25:28l'Institut des solutions
01:25:29d'ailleurs avec quelques amis
01:25:31et on essaye
01:25:32d'être en mode solution
01:25:34et on va faire
01:25:35un plaidoyer
01:25:36avec une vingtaine
01:25:36de réformes
01:25:37très simplement
01:25:39expliquées
01:25:40aux Français moyens
01:25:41aux jeunes surtout
01:25:42pour leur expliquer
01:25:43voilà pourquoi
01:25:44il faut faire ces réformes
01:25:44et pourquoi ça va vous toucher
01:25:46vous monsieur et madame Michu
01:25:47vous le jeune
01:25:48pour un avenir bien meilleur
01:25:50en France
01:25:51en tant que Français
01:25:51avec un salaire
01:25:53qui va payer
01:25:53etc.
01:25:54c'est ça qu'on essaie de faire
01:25:55donc rejoignez-nous
01:25:57au cercle
01:25:58à l'Institut des solutions
01:25:59on a un joli site internet
01:26:01et on cherche des solutions
01:26:03en fait
01:26:04donc c'est ça qui va se passer
01:26:05et on publie régulièrement
01:26:07ces solutions
01:26:07sur notre site
01:26:08et sur les réseaux
01:26:09donc vous ne vous voyez pas
01:26:10dans la peau d'un candidat
01:26:11mais de répondre
01:26:12aux questions
01:26:13que vous poserez
01:26:14quelqu'un
01:26:15qui voudrait
01:26:16j'allais dire
01:26:17un peu renverser la table
01:26:18parce que
01:26:18ce que vous avez dans votre livre
01:26:19aujourd'hui
01:26:20par rapport à ce qui se passe
01:26:21à la mévrerie
01:26:22à la timidité
01:26:23à la peur
01:26:23à la crainte
01:26:24même à la lâcheté
01:26:25à la démission
01:26:25vous êtes à l'antithèse
01:26:27est-ce que
01:26:28vous êtes un libéral
01:26:29au sens littéral du terme
01:26:31moi je suis un libéral humaniste
01:26:34très important
01:26:34et écologique
01:26:35vous voulez dire
01:26:36qu'il y a un libéral
01:26:37qui n'est pas toujours humain
01:26:37et un libéralisme
01:26:38qui n'est pas toujours humain
01:26:39je suis sorti de bourse
01:26:40il y a 10 ans
01:26:4115 ans
01:26:41parce qu'un jeune
01:26:42un liste financier
01:26:43de 25 ans
01:26:44me disait
01:26:44monsieur Gattaz
01:26:44vous n'avez pas réussi
01:26:45vous avez trop d'usines en France
01:26:46je lui ai dit
01:26:47je vous en merde monsieur
01:26:48excusez-moi
01:26:49je suis très impoli
01:26:49et je suis sorti de bourse
01:26:51en me disant
01:26:51la bourse ne me sert à rien
01:26:52moi je veux garder mes usines
01:26:54je veux les développer
01:26:55et ma plus grande plaisir
01:26:57si vous voulez
01:26:58ma plus grande fierté
01:26:59c'est de voir
01:27:00mes hommes et mes femmes
01:27:01mes salariés
01:27:01qui sont heureux
01:27:02alors on a passé 4 crises
01:27:03en 35 ans
01:27:03c'était dur
01:27:04j'ai fait des plans de licenciement
01:27:05mais derrière on est reparti
01:27:07et c'est ça
01:27:08pour moi une entreprise
01:27:09c'est une entreprise
01:27:09qui en fait
01:27:10est quelque part
01:27:11très humaine
01:27:11très écologique
01:27:13parce qu'on apporte des solutions
01:27:14aux problèmes du climat
01:27:16etc
01:27:16c'est très très vertueux
01:27:17une entreprise
01:27:18quand on la voit comme ça
01:27:18et moi ça c'est mon combat
01:27:20c'est d'expliquer ça
01:27:20à tous les partis politiques
01:27:22donc ce bouquin
01:27:23je l'ai envoyé
01:27:23à tous les partis quasiment
01:27:25on m'appelle à des conférences
01:27:26j'accepte
01:27:27quelles que soient les choses
01:27:29et c'est plus
01:27:30essayer d'apporter
01:27:31un pragmatisme économique
01:27:33vous voyez
01:27:33sur une économie très vertueuse
01:27:34l'opinion publique est prête ?
01:27:36je pense que oui
01:27:37parce que vous savez
01:27:37quand vous regardez les sondages
01:27:38et bien 70 à 80%
01:27:39des français disent
01:27:40il faut écouter plus
01:27:42les patrons
01:27:42et ça c'est formidable
01:27:43les patrons
01:27:45notamment les plus petits
01:27:46les français les aiment
01:27:47à 55-60%
01:27:48ce qui est énorme
01:27:49les partis politiques
01:27:50sont à 15%
01:27:51les syndicats
01:27:52et les médias
01:27:53sont à 35%
01:27:54donc il y a
01:27:55pas une autoroute
01:27:56mais il y a quand même
01:27:57les gens comprennent
01:27:58qu'il y a des efforts
01:27:59il y a du travail
01:27:59ceux qui se sont lancés
01:28:00comme commerçants
01:28:01comme artisans
01:28:02c'est du boulot
01:28:03ils créent leur propre richesse
01:28:04ils attendent rien
01:28:05et qu'on arrête
01:28:06de les emmerder
01:28:06et je pense que c'est
01:28:07ce discours là
01:28:08que j'essaye de tenir
01:28:09le plus souvent possible
01:28:10je serai à Aix-en-Provence
01:28:11la fin de semaine
01:28:12bon voilà
01:28:13on m'invite
01:28:14souvent j'accepte
01:28:15pour essayer de diffuser
01:28:15une parole
01:28:17je dirais
01:28:18d'industriel de base
01:28:19d'employeur
01:28:21on l'a entendu
01:28:22nous savons
01:28:23aujourd'hui
01:28:24nous avons appris
01:28:24que Pierre Gattaz
01:28:25rejoint Edith Cresson
01:28:26dans le fait que la bourse
01:28:27il en a rien à cirer
01:28:28ça n'empêche pas
01:28:29d'être un grand patron
01:28:30il en faut
01:28:31de produire des richesses
01:28:32et des emplois
01:28:32et son message
01:28:34politique et économique
01:28:35c'est gagner plus
01:28:35c'est maintenant
01:28:36votre travail mérite
01:28:37d'être bien payé
01:28:38à condition que nos gouvernants
01:28:39mettent en place une économie
01:28:41qui permette de créer
01:28:42des richesses
01:28:43d'industriels
01:28:43voilà
01:28:44avec le sourire
01:28:45et toujours positif
01:28:46parce que vous avez encore foi
01:28:47vous avez encore foi
01:28:48merci d'avoir été avec nous
01:28:50ne pas désespérer
01:28:51surtout pas
01:28:52et à très bientôt
01:28:53je pense qu'on aura l'occasion
01:28:54de se reparler de ce sujet
01:28:55qui est intarissable
01:28:56et vous serez un observateur unique
01:28:58pour nous dire
01:28:59si la France va dans le bon sens
01:29:01je vous dis à demain
01:29:02sur Sud Radio
01:29:03là je vous laisse
01:29:04en compagnie de Brigitte Laï
01:29:05qui va vous tenir des propos
01:29:06beaucoup plus affectueux
01:29:07et beaucoup plus caressants
01:29:09merci Pierre Gattaz
01:29:09à bientôt
01:29:10et à vous tous
01:29:11à demain
01:29:11à bientôt
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