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NewsTranscription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue en ce lundi 22 juin 2026.
00:00:12Le 22 juin c'est le jour où l'Allemagne nazie a attaqué l'Union soviétique
00:00:16qui finalement nous a permis de gagner un petit clin d'œil comme ça historique.
00:00:19Ça ne mange pas de pain mais j'aime bien rappeler les faits qui remontent l'histoire.
00:00:24Nous sommes sur Sud Radio, vous êtes bien, il fait très chaud, je sais, un peu partout en France.
00:00:28Nous avons chaud aussi, nous avons chaud au cœur, nous avons chaud à l'âme.
00:00:31La France est dans tous ses états, dans un état de canicule.
00:00:35Ben oui mais ça fait un peu comme...
00:00:37C'est la canicule dans votre cœur, Érico, c'est beau ce que vous dites.
00:00:40Les esprits sont en ébullition et on le voit bien dans l'actualité.
00:00:43A mes côtés, Maud Coffler, vous l'avez entendu.
00:00:44Bonjour à tous.
00:00:45Voilà, qui a coprogrammé cette émission avec moi en choisissant les sujets les plus,
00:00:50j'allais dire, les plus sensibles, ceux qui suscitent de l'humeur
00:00:54et qui font que vous allez nous appeler au 0826-300-300 pour donner votre humeur.
00:00:59Et c'est Zach, Zacharias qui était...
00:01:02Oui, je vais commencer par Zacharias aujourd'hui.
00:01:04Voilà, ensuite à ses côtés, il y a Julien Delmas qui va s'assurer de la parfaite qualité de cette
00:01:09émission,
00:01:09comme d'habitude.
00:01:10C'est un sans-faute permanent.
00:01:12Et puis Elvin qui est là pour s'assurer que tout ce qui sera dit aujourd'hui,
00:01:16eh bien vous pourrez le réécouter et le relire sur le site de Sud Radio
00:01:19qui est une source d'informations précieuses, essentielles aujourd'hui.
00:01:23On entend tellement de choses dans tous les sens.
00:01:25Sur Sud Radio, c'est le parlons vrai.
00:01:27Voilà, on ne vous dira que des choses qui correspondent à la réalité avec les mots qui s'imposent.
00:01:32De quels moyens disposons-nous réellement, efficacement,
00:01:36pour faire face à la quénicule afin de soulager les personnes âgées ?
00:01:39Je pense d'abord, nous pensons d'abord à eux, bien sûr, il y a les enfants, il y a
00:01:43tout le monde.
00:01:44Mais les personnes âgées dans certains épats de sans climatisation,
00:01:46c'est une véritable torture et nous aurons l'avis de Yann Lannier,
00:01:50le délégué général des petits frères des pauvres,
00:01:53qui est évidemment en première ligne sur ce sujet et qui nous dira ce qu'il en est.
00:01:57Une mère, une mère héroïne, qui dit non au mariage d'un ressortissant tunisien sans papier.
00:02:04Elle suit, j'allais dire, c'est la dialectique de Romère Ménard,
00:02:09c'est le phénomène de ces maires qui considèrent que le mariage civil en République
00:02:14doit correspondre à une réalité légale et que si cette réalité n'est pas réunie,
00:02:20il s'estime le droit de ne pas marier, au nom de la République française et du peuple français,
00:02:25des gens qui ne sont pas en situation régulière en France.
00:02:27Nous aurons l'avis de Marlène Mourier,
00:02:29on entendra son coup de gueule quelque part,
00:02:32puisque c'est la mère concernée, mère de Bourg-les-Valences,
00:02:34qui sera avec nous en direct à 12h45 pour témoigner de son refus de marier ce ressortissant tunisien.
00:02:43Nous allons parler de la fin de vie.
00:02:46Est-ce que la loi sur la fin de vie est-elle ?
00:02:49C'est Maud Coffler qui a posé la question.
00:02:52Est-elle élitiste ? Est-ce qu'il y a une certaine forme d'élitisme ?
00:02:54Le débat est ouvert, sujet extrêmement sensible, extrêmement épineux, on est bien d'accord.
00:02:58Nous aurons l'avis de Louis Bouffard,
00:03:01qui est justement co-président des éligibles,
00:03:04et de Jeanne Amourousse, qui est une infirmière,
00:03:06qui est allée confronter en permanence à la fin de vie
00:03:09aux soins palliatifs à ces gens qui vont mourir et qui le font accompagner dans leur souffrance.
00:03:14Et puis Maud dira aussi d'autres informations, je suppose, aujourd'hui.
00:03:16Oui, une petite remontrance pour ceux qui ont bu de l'alcool hier soir lors de la fête de la
00:03:20musique.
00:03:20Ce n'est pas bien.
00:03:21Le gouvernement a dit qu'il ne fallait pas boire parce qu'il fait trop chaud.
00:03:24Donc on parlera de ceux qui ont bu pour votre ami.
00:03:26Ils ne sont pas gentils parce que le gouvernement avait dit qu'il ne faut pas boire.
00:03:28Oui, mais pourtant, je ne suis pas sûre que ce soit ceux qui ont fait le plus de dégâts hier
00:03:31soir, Perico.
00:03:32Ils n'ont pas été sages.
00:03:33On aura une petite perle sur le maire de Saint-Denis, Balibagayoko.
00:03:36C'est pratique, chaque jour, la perle de Balibagayoko.
00:03:39On devrait créer une chronique, un espace pour lui.
00:03:41Le moulin de Saint-Denis nous fournit l'eau nécessaire au moulin de notre information.
00:03:45Et puis on parlera d'un juge contre qui.
00:03:49Gérald Darmanin a lancé une enquête.
00:03:51Parce que ce juge a été, comment dire, très désagréable pour rester poli avec une plaignante
00:03:56qui déposait plainte pour harcèlement sexuel, agression sexuelle envers son enfant de 7 ans.
00:04:01Et bien ce juge a cru bon de se moquer de cette femme.
00:04:04Voilà, c'est une petite histoire.
00:04:05Et puis nous aurons l'excellente Elvin qui va nous dire un mot sur...
00:04:08Oui, il n'y a pas le droit des paris sportifs.
00:04:10C'est la grande tendance cette année.
00:04:11Écoutez, il y a de quoi faire.
00:04:13Sud Radio.
00:04:14La France dans tous ses états.
00:04:16L'humeur de Perico.
00:04:18Eh bien oui, déjà échaudé par une situation alarmante, celle que l'on subit aujourd'hui depuis quelques jours,
00:04:25mon humeur est aggravée par le débat sur la climatisation, les climatiseurs.
00:04:30J'écoute depuis le début de cet inquiétant épisode climatique,
00:04:33les tenants, vous savez, de l'éventail et du bain de pied,
00:04:36s'opposaient à ce qui suggère de recourir aux climatiseurs
00:04:39pour faire face à une situation parfois dramatique.
00:04:42Et comme d'habitude, une partie de la gauche écolo-bobo, assez présente sur les médias,
00:04:47dénonce avec virulence l'usage du climatiseur au nom de la préservation de l'environnement.
00:04:52Curieusement, ceux qui se revendiquent du combat d'avant-garde,
00:04:56en général les écologistes se placent dans ce camp,
00:04:58et de l'éveil des consciences face aux fléaux de l'époque,
00:05:00sont aujourd'hui totalement à côté de la plaque.
00:05:03C'est qu'on a envie de leur dire, mes chéries,
00:05:04vraiment, là vous tenez vos pompes par les lacets.
00:05:09Parmi eux, évidemment, les cathos de gauche,
00:05:11toujours prêts à expier les erreurs du passé et de la social-démocratie qu'ils ont soutenues.
00:05:18On a fait des bêtises, mais il faut payer.
00:05:20Donc à ce moment-là, il faut continuer à crever de chaud dans nos appartements.
00:05:22Le problème, c'est que la France a les moyens de mettre en place
00:05:26une politique de climatisation cohérente et respectueuse de l'environnement.
00:05:29Premièrement, du fait que nous disposons, grâce à l'ampleur retrouvée de notre parc nucléaire,
00:05:35de l'énergie suffisante et totalement décarbonée pour fournir l'énergie nécessaire aux climatiseurs.
00:05:42Au passage, merci aux crétins qui nous ont fait perdre 15 précieuses années
00:05:47pour gagner les voix des amis de Dominique Voinet et de François Hulot.
00:05:52Qu'est-ce qu'on n'a pas fait pour avoir les voix de l'écologie ?
00:05:53La facture aujourd'hui, elle est évidemment tragique.
00:05:56Et deuxièmement, car nous comptons encore en France
00:05:58une entreprise performante qui fabrique ses climatiseurs,
00:06:01le groupe Atlantique, leader européen de la climatisation.
00:06:04Fondé à la Roche-sur-Yon, en Vendée, comme par hasard, en 1968,
00:06:08par deux ingénieurs, Paul Radha et Pierre Lamour,
00:06:11cette société est l'un des fleurons de l'industrie française
00:06:13avec un savoir-faire de haut niveau et une technologie de pointe.
00:06:17C'est l'unique producteur de climatiseurs en France
00:06:19avec une capacité réelle d'équiper notre pays.
00:06:22Il devient donc urgent de prendre les décisions qui s'imposent.
00:06:24Je précise que le groupe Atlantique a été repris en mars dernier
00:06:27apération supplémentaire par un consomption nipo-américain,
00:06:31palomarine, mais bon, Atlantique n'en reste pas moins en France
00:06:35et se porte bien avec un chiffre d'affaires, évidemment, tout à fait satisfaisant.
00:06:38Nous avons donc les moyens, nous, les Français,
00:06:41de cette adaptation qui ne résoudra certes pas le problème,
00:06:43c'est pas ça qui va inverser le réchauffement climatique,
00:06:47mais qui permettra de faire face, en tout cas, aux urgences,
00:06:49à ceux qui, confinés dans leur certitude,
00:06:51réfrigérés à coups de dogme.
00:06:52Parce qu'ils en sont là, considèrent que le climatiseur
00:06:55renvoie de l'air chaud dans l'atmosphère,
00:06:57il convient d'opposer les études attestées,
00:06:59confirmant que c'est peanuts,
00:07:00par rapport aux causes massives d'émissions de gaz carbonique.
00:07:03Et que nous n'allons pas laisser ceux qui souffrent
00:07:05de la canicule, les malades, les enfants,
00:07:07les personnes âgées, crevées de chaud,
00:07:08pour ne pas transgresser les oucas idéologiques
00:07:10de ceux qui parlent depuis, toujours,
00:07:13un appartement bien tempéré.
00:07:14Surtout si nous avons la possibilité de répondre
00:07:16avec intelligence et adaptation,
00:07:19qui plus est, avec des moyens qui sont des moyens français.
00:07:22Et justement, Perico, ce week-end,
00:07:24trois personnes âgées de 80 à 95 ans
00:07:27ont perdu la vie, sont décédées à cause de la chaleur,
00:07:30à cause de la canicule, seules, chez elles.
00:07:32On va en parler dans un instant avec Yann Lannier,
00:07:34il est délégué général des Petits Frères des Pauvres,
00:07:37et il répondra à vos questions,
00:07:38si vous nous appelez en direct,
00:07:39sur Sud Radio, au 0800 26 300 300,
00:07:43pour savoir, pour comprendre comment aider
00:07:45les personnes âgées et les personnes isolées
00:07:47à lutter contre ces fortes chaleurs.
00:07:48A tout de suite sur Sud Radio.
00:07:50Radio, la France dans tous ses états,
00:07:52le fait du jour.
00:07:54La France va connaître son pic de chaleur
00:07:56à partir d'aujourd'hui,
00:07:57et ce, pour quelques jours.
00:07:58Les précautions, on les connaît,
00:07:59mais avez-vous pensé à surveiller vos aînés ?
00:08:01Ce week-end, trois personnes âgées
00:08:03de 80 à 95 ans sont décédées
00:08:05en raison de la chaleur en Gironde,
00:08:07chacune à son domicile, seule.
00:08:09Alors, comment éviter le drame de 2003 ?
00:08:11Comment prendre soin des personnes âgées
00:08:13et esselées en cette période de canicule ?
00:08:15On en parle avec le délégué général
00:08:16des petits frères des pauvres,
00:08:17Yann Lannier. Bonjour.
00:08:19Bonjour.
00:08:20Bonjour, Yann Lannier.
00:08:21Merci d'être en direct avec nous
00:08:22sur Sud Radio aujourd'hui
00:08:23pour parler de cette...
00:08:25Bon, je parle d'une tragédie,
00:08:26tout simplement.
00:08:27En un premier temps, Yann Lannier,
00:08:28pouvez-vous nous faire un point
00:08:29sur la situation ?
00:08:30Est-ce qu'il y a des cas
00:08:31où, effectivement,
00:08:33cette canicule provoque des tragédies ?
00:08:37Bonjour, Péricault.
00:08:38Bien sûr que, malheureusement,
00:08:40les épisodes caniculaires
00:08:42sont vecteurs de tragédie.
00:08:43Je peux juste vous citer
00:08:45pour vos auditeurs
00:08:45les chiffres de 2025.
00:08:47En 2025, l'année dernière,
00:08:495700 décès ont été attribués
00:08:52à la canicule.
00:08:54Et sur ces 5700 décès,
00:08:57plus des trois quarts d'entre eux
00:08:58touchaient des personnes
00:08:59de plus de 75 ans.
00:09:01Donc, on sait aujourd'hui
00:09:03que les épisodes de chaleur
00:09:04tuent,
00:09:05et que la prévention,
00:09:08le rappel des consignes
00:09:09est quelque chose d'important.
00:09:10mais d'abord et avant tout,
00:09:12ce qui est important,
00:09:13c'est le lien social.
00:09:13Si on se réfère
00:09:14à la canicule de 2003,
00:09:16et je vois que dans la presse,
00:09:18dans les médias,
00:09:18on compare de plus en plus
00:09:20l'épisode que nous vivons
00:09:21actuellement avec ce qui s'est passé
00:09:23en 2003,
00:09:2315 000 morts,
00:09:24il faut le rappeler.
00:09:26Nous avions en 2003
00:09:28400 personnes,
00:09:29et c'est pour moi
00:09:30le chiffre le plus dingue
00:09:32de cette canicule de 2003.
00:09:34400 personnes
00:09:35dont les dépouilles
00:09:36n'ont pas été réclamées
00:09:37à l'issue de cette canicule,
00:09:39et toutes les études
00:09:41qui ont été faites
00:09:42sur le phénomène de 2003
00:09:43montrent bien que
00:09:44c'est d'abord et avant tout
00:09:45la solitude,
00:09:46l'isolement
00:09:46qui a massifié
00:09:48le nombre de décès.
00:09:50Vous voulez dire
00:09:50qu'il y a des gens
00:09:51qui sont morts,
00:09:51des personnes âgées
00:09:52qui sont morts
00:09:53à la canicule,
00:09:54dont on a appris la mort
00:09:55parce que personne
00:09:56ne venait les voir
00:09:57ou ne s'en occupait
00:09:57que quelques semaines
00:09:58ou quelques mois après.
00:09:59Je crois qu'il y a
00:10:00quelques cas majeurs.
00:10:02Oui, tout à fait,
00:10:03et puis,
00:10:05rappelez-vous,
00:10:05Perico,
00:10:06vous aviez également
00:10:08des,
00:10:08c'est terrible,
00:10:09mais des entrepôts
00:10:10frigorifiques en 2003
00:10:11qui avaient été réquisitionnés
00:10:12pour pouvoir
00:10:14mettre,
00:10:15enfin,
00:10:16stocker,
00:10:16pardon de le dire
00:10:17comme ça,
00:10:18un certain nombre
00:10:18de dépouilles,
00:10:19et quand je parle
00:10:20de ces 400 personnes,
00:10:21ce sont effectivement
00:10:21les dépouilles
00:10:22qui n'ont été réclamées
00:10:23par aucune famille.
00:10:24Et les cas de mort solitaire
00:10:28se densifient,
00:10:29il y en a eu encore,
00:10:30j'en ai encore lu un
00:10:31dans la presse
00:10:32ce matin,
00:10:33c'est pour ça
00:10:34que les petits frères
00:10:34des pauvres
00:10:35ont l'initiative
00:10:36d'ouvrir un observatoire
00:10:37de la mort solitaire
00:10:38où on va réunir
00:10:40la semaine prochaine
00:10:41d'ailleurs
00:10:45différents spécialistes,
00:10:46alors que ce soit
00:10:46des dents du funéraire,
00:10:48des élus
00:10:49qui représenteront
00:10:50les associations d'élus,
00:10:51pourquoi ensemble
00:10:52on essaye à la fois
00:10:53de définir ce phénomène
00:10:54et d'y apporter
00:10:55des solutions.
00:10:56En 2003,
00:10:57vous vous souvenez,
00:10:57nous l'avions évoqué
00:10:58vous et moi à l'antenne,
00:11:00les mortalités
00:11:01les plus fortes
00:11:02n'étaient pas forcément
00:11:03dans les milieux
00:11:04les plus défavorisés.
00:11:05Au contraire,
00:11:06c'était souvent
00:11:07dans le 16e arrondissement
00:11:08de Paris,
00:11:08alors qu'au contraire
00:11:09dans le sud de la France,
00:11:10là où il y a
00:11:11une sociologie
00:11:12de la famille
00:11:12plus portée,
00:11:14notamment des gens
00:11:14originaires d'Afrique du Nord,
00:11:16les personnes âgées,
00:11:16je parle bien de ce point-là,
00:11:18avaient été mieux préservées
00:11:20de la chaleur
00:11:21que d'autres milieux sociaux.
00:11:23Yann Lannier aujourd'hui
00:11:25à la tête
00:11:26des petits fers d'épreuve,
00:11:28quels sont vos moyens ?
00:11:29D'abord,
00:11:29efficacement,
00:11:30qu'est-ce que vous faites
00:11:31en un premier temps ?
00:11:31Le lien social,
00:11:32bien sûr,
00:11:32s'assurer que ces personnes
00:11:33sont toujours sous surveillance,
00:11:35accompagnées, suivies.
00:11:37Est-ce qu'ensuite,
00:11:38de façon plus matérielle,
00:11:39il y a,
00:11:40pour peu qu'on ait les moyens
00:11:41de le faire,
00:11:41une solution
00:11:42pour atténuer
00:11:44les effets
00:11:44de cette canicule ?
00:11:47Alors,
00:11:47nous avons
00:11:4815 000 personnes
00:11:49qui sont aujourd'hui
00:11:51accompagnées
00:11:51par les petits frères
00:11:52des pauvres,
00:11:52donc c'est le même nombre
00:11:54de bénévoles
00:11:55qui accompagnent
00:11:56ces 15 000 personnes
00:11:57et nos bénévoles
00:11:58sont au quotidien
00:12:00sur le terrain
00:12:00ou pas des personnes
00:12:01qui les accompagnent
00:12:02pour s'assurer
00:12:04qu'elles vivent
00:12:05au mieux
00:12:06cette période
00:12:08de canicule.
00:12:10Si nous avons
00:12:12vraiment des personnes
00:12:13dans des bouilloires
00:12:14thermiques
00:12:15ou dans des logements
00:12:16qui sont totalement inadaptés,
00:12:17nous essayons
00:12:18de trouver
00:12:19des solutions
00:12:20qui permettent
00:12:21de pouvoir
00:12:22par exemple
00:12:23loger temporairement
00:12:24ces personnes
00:12:25dans d'autres lieux,
00:12:27donc je profite
00:12:29de votre antenne
00:12:29également
00:12:29pour remercier
00:12:31chaleureusement
00:12:31nos bénévoles
00:12:32et leur action,
00:12:34mais nous avons
00:12:35depuis deux ans
00:12:36maintenant
00:12:37lancé une dynamique
00:12:38avec un dispositif
00:12:40qui s'appelle
00:12:40Oasis Solidaires,
00:12:42l'idée
00:12:42elle est toute simple,
00:12:43elle est de dire
00:12:44que j'ai entendu
00:12:45votre propos
00:12:47sur les lieux
00:12:48climatisés
00:12:49Péricault
00:12:50et il y a
00:12:51dans ce pays
00:12:52pas suffisamment
00:12:53mais beaucoup
00:12:53de lieux
00:12:54climatisés,
00:12:55des entreprises,
00:12:56des commerces
00:12:57et nous leur proposons
00:12:59à ces entreprises,
00:13:00à ces commerces,
00:13:01à ces lieux publics
00:13:02de se signaler
00:13:04en rejoignant
00:13:04une dynamique
00:13:05qui a été
00:13:07mise en oeuvre
00:13:07par les petits frères
00:13:08des pauvres
00:13:08qui s'appelle
00:13:08Oasis Solidaires,
00:13:10il y a déjà
00:13:10pratiquement,
00:13:11j'ai regardé ce matin,
00:13:12700 lieux
00:13:14en France
00:13:15qui se sont
00:13:15aujourd'hui
00:13:16déclarés
00:13:17Oasis Solidaires,
00:13:18une petite vitrofanie
00:13:19sur la porte d'entrée,
00:13:20quelques petits
00:13:21loups seuils,
00:13:21un kit à télécharger
00:13:23sur le site
00:13:24des petits frères
00:13:24des pauvres
00:13:25et simplement
00:13:25vous offrez
00:13:26le frais
00:13:28pendant
00:13:29une demi-heure,
00:13:30une heure
00:13:30à des personnes
00:13:31du quartier
00:13:32qui vont avoir
00:13:33besoin
00:13:34de ce petit
00:13:35temps de répit
00:13:36et de prendre le frais
00:13:37avant de retourner
00:13:37dans des logements,
00:13:38vous l'avez dit
00:13:39tout à l'heure,
00:13:40souvent très très
00:13:41mal adaptés.
00:13:41Incroyable,
00:13:42on a le refuge
00:13:43de montagne,
00:13:44quand on est perdu
00:13:45dans une randonnée
00:13:46ou dans l'escalade
00:13:47et là,
00:13:47c'est le refuge
00:13:48en pleine ville
00:13:48pour accueillir
00:13:49les personnes âgées
00:13:50qui souffrent de la chaleur
00:13:51et donc,
00:13:52vous dites
00:13:53qu'il y a le lagné,
00:13:53il n'y a quand même
00:13:54un...
00:13:54ce n'est pas général
00:13:56mais il y a un élan
00:13:56de solidarité
00:13:57en ce sens,
00:13:58il y a une prise de conscience
00:13:59des gens
00:13:59qui peuvent soutenir
00:14:01et qui peuvent soulager
00:14:01les gens
00:14:02qui souffrent de la chaleur.
00:14:03Oui,
00:14:04tout à fait,
00:14:04on voit aujourd'hui
00:14:06et vraiment
00:14:07tout type de structure.
00:14:08Vous avez des EHPAD
00:14:09qui ont des salles rafraîchies
00:14:11qui disent
00:14:11nous,
00:14:11on peut aussi
00:14:13accueillir
00:14:13des habitants
00:14:14du quartier,
00:14:15vous avez les commerces,
00:14:16tout type de commerce
00:14:17d'ailleurs,
00:14:18on le dit souvent
00:14:19en période de canicule,
00:14:20les cinémas,
00:14:21les centres commerciaux
00:14:21sont des lieux
00:14:22parfaitement climés
00:14:23et ce qui paraît
00:14:24totalement contre-intuitif,
00:14:25l'hôpital,
00:14:26la crèche
00:14:26ou d'autres lieux
00:14:28qui accueillent
00:14:29par nature
00:14:29des personnes vulnérables
00:14:31ne le sont pas
00:14:32et là-dessus,
00:14:33effectivement,
00:14:33il y a des décisions
00:14:36à prendre,
00:14:37à mon sens,
00:14:37pour adapter
00:14:38notre société
00:14:39et son fonctionnement
00:14:40à cette question climatique
00:14:43qui devrait être
00:14:45parmi les sujets
00:14:46au cœur
00:14:46de l'élection présidentielle
00:14:47et du débat
00:14:49qui va s'ouvrir.
00:14:50Justement,
00:14:50Yann Lannier,
00:14:51je vous pose la question
00:14:53sur le problème énergétique
00:14:56du pétrole,
00:14:57l'électricité,
00:14:58on a dit
00:14:58qu'il faut développer
00:14:59la voiture électrique,
00:15:00il faut que les pouvoirs publics
00:15:02accompagnent
00:15:02cet équipement automobile
00:15:03et l'électricité.
00:15:04Est-ce que,
00:15:05alors plus urgent,
00:15:06parce qu'on sait
00:15:06que le phénomène
00:15:07de la canicule
00:15:07va être récurrent,
00:15:08peut-être pourrait s'aggraver
00:15:09les autres années,
00:15:10les statistiques
00:15:11sont tout à fait alarmantes,
00:15:12est-ce que vous considérez
00:15:13que,
00:15:14et ça concernerait
00:15:15moins de gens
00:15:16que l'automobile,
00:15:16mais quand même,
00:15:17est-ce qu'il faut développer
00:15:18une politique
00:15:19pour installer les climatiseurs,
00:15:20faire en sorte
00:15:20qu'il y ait une campagne nationale
00:15:21de climatisation
00:15:22de tous les EHPAD,
00:15:24avec le peu d'argent
00:15:25qui reste à l'État,
00:15:25bien sûr,
00:15:26mais en tout cas,
00:15:27une dynamique,
00:15:28une énergie,
00:15:28est-ce que c'est une voie
00:15:29de solution
00:15:30pour éviter la catastrophe
00:15:32et les souffrances
00:15:33que subissent
00:15:33les personnes âgées ?
00:15:35Parmi tout ce que j'ai lu
00:15:37récemment sur ce débat
00:15:38avec les pours et les notis,
00:15:40le truc qui m'a le plus surpris,
00:15:41c'est le taux de climatisation
00:15:44dans un certain nombre de pays,
00:15:45alors à la fois en Europe
00:15:46et puis je pense
00:15:47qu'au Japon,
00:15:49on a plus de 90%
00:15:51Voilà, c'est le sommet,
00:15:52c'est le sommet au Japon.
00:15:54Voilà, climé ou rafraîchi.
00:15:56Moi, je pense qu'il y a
00:15:58trois points sur lesquels
00:16:00il faut vraiment assister
00:16:02aujourd'hui.
00:16:02L'adaptation de l'espace public
00:16:04à la chaleur
00:16:05telle que nous allons la vivre
00:16:06et notamment les villes
00:16:07et pas forcément
00:16:08que les grandes villes,
00:16:09on parle beaucoup de Paris
00:16:10mais donc là,
00:16:12on connaît les solutions,
00:16:13la peinture en blanc
00:16:14sur les toits,
00:16:16le fait de pouvoir
00:16:18rendre à nouveau
00:16:19aux espaces verts
00:16:19des espaces qui en avaient
00:16:20été privés
00:16:22notamment quand on rend
00:16:23des cours d'école aujourd'hui,
00:16:24quand on les débétonnise
00:16:26en quelque sorte
00:16:27et puis il y a aussi
00:16:29tout ce qui relève
00:16:30de l'ouverture des parcs,
00:16:31des points d'eau gratuits
00:16:31dans la ville, etc.
00:16:33Mais sur l'habitat,
00:16:34je pense effectivement
00:16:34que nous avons des choses
00:16:36à réfléchir.
00:16:36Alors, peut-être ici,
00:16:39il y a plusieurs solutions.
00:16:41On peut,
00:16:41dans des endroits certes
00:16:44climés ou climatisés
00:16:45mais on sait que c'est
00:16:47une solution coûteuse,
00:16:48pas forcément facile
00:16:49à mettre en œuvre.
00:16:51la ventilation et des volets
00:16:52sont aussi des choses
00:16:53qu'il faut aujourd'hui
00:16:54développer.
00:16:54Ça peut paraître
00:16:55extrêmement rudimentaire
00:16:56mais je pense qu'il peut
00:16:58y avoir des choses
00:16:58intéressantes à faire là-dessus
00:17:00et puis c'est surtout
00:17:01la profonde modification
00:17:03du fonctionnement
00:17:04de notre société.
00:17:05Encore une fois,
00:17:05Péricault,
00:17:06je le rappelle que
00:17:06malgré les températures,
00:17:08c'est d'abord et avant tout
00:17:09l'isolement
00:17:10qui,
00:17:11notamment chez les personnes
00:17:12exagérées,
00:17:12fait des situations
00:17:13inexplicables
00:17:14avec des gens qui,
00:17:15par exemple,
00:17:17philologiquement,
00:17:18ne pensent pas forcément
00:17:19à s'hydrater
00:17:19et donc le lien social,
00:17:22vos voisins,
00:17:23vos connaissances,
00:17:23votre famille,
00:17:24c'est vraiment quelque chose
00:17:26d'important
00:17:26et c'est en ce moment
00:17:27qu'ils sont passés
00:17:29les coups de fil
00:17:30ou rendre les visites
00:17:31pour s'assurer
00:17:31que les gens vont bien.
00:17:32Nous s'en sommes tous conscients
00:17:34Yann Lannier
00:17:34mais merci de votre témoignage
00:17:36on écoute ce que vous dites
00:17:37bien entendu
00:17:37il faut le redire
00:17:38et le redire encore
00:17:39et c'est à ça
00:17:40que servent les médias
00:17:41et sur Sud-Réunion
00:17:42nous sommes très conscients
00:17:43de cet enjeu.
00:17:44Merci Yann Lannier
00:17:44et bravo pour votre engagement
00:17:46pour les personnes âgées
00:17:47on aura l'occasion évidemment
00:17:48de vous recevoir encore
00:17:49à l'antenne.
00:17:50A très bientôt.
00:17:51Péricault,
00:17:51vous faites des paris sportifs ?
00:17:53Des pronos ?
00:17:54Ah j'ai pas besoin
00:17:55parce que je perds
00:17:56à tous les coups.
00:17:57Ah d'accord !
00:17:58J'ai le don de trouver
00:18:00l'équipe qui va perdre.
00:18:01Génial !
00:18:02C'est celle en général
00:18:02dont je dis qu'elle va gagner.
00:18:03D'accord, très bien.
00:18:05On ne vous fera jamais confiance alors.
00:18:06Non pas la tière.
00:18:07Si vous,
00:18:08vous faites des paris sportifs
00:18:09dites-le nous
00:18:10dites-le à l'antenne de Sud Radio
00:18:11appelez-nous au 0826 300 300
00:18:13on va en parler dans un petit instant
00:18:14on verra si vous êtes aussi bon qu'Elvin.
00:18:16A tout de suite sur Sud Radio.
00:18:17Sud Radio,
00:18:18la France dans tous ses états
00:18:20les perles du jour.
00:18:21Le gouvernement avait appelé
00:18:23à limiter la consommation d'alcool
00:18:25dans les départements
00:18:25en vigilance rouge canicule hier
00:18:27à l'occasion de la fête de la musique.
00:18:29Une consigne peu respectée apparemment.
00:18:30Oui, pour éviter les débordements
00:18:32en plus la chaleur
00:18:33aggrave souvent les phénomènes
00:18:35le ministre de l'Intérieur
00:18:36le gouvernement
00:18:37avait demandé
00:18:37à ce qu'il n'y ait pas
00:18:38de vente d'alcool
00:18:39de consommation d'alcool
00:18:40sur la voie publique
00:18:41hormis les débits de boissons
00:18:43à condition que la clientèle
00:18:45soit assise.
00:18:46Vous imaginez bien
00:18:47que dès qu'on a annoncé
00:18:49cette disposition
00:18:51des gens ont fait des stocks
00:18:53des gens ont fait des stocks
00:18:55de...
00:18:56Échangez !
00:18:57Il faut que vous éteignez
00:18:57votre téléphone, Perico.
00:18:59Tout se passe bien,
00:19:00ce n'est pas grave,
00:19:00ça nous arrive à tous.
00:19:02Des gens ont fait des stocks
00:19:03évidemment pour prévoir
00:19:04la situation.
00:19:06Je pense que les débits
00:19:07de boissons...
00:19:09Mais vous avez bu,
00:19:10Perico, vous aussi !
00:19:11Je ne sais pas ce qui se passe.
00:19:12C'est les effus d'alcool
00:19:13qui continuent.
00:19:14Julien arrive à la rescousse.
00:19:15Perico, continue.
00:19:17Les débits de boissons
00:19:19évidemment ont respecté
00:19:20la règle,
00:19:20mais l'ont-ils tous fait
00:19:23avec la rigueur requise ?
00:19:24Toujours est-il
00:19:25qu'il y a eu effectivement
00:19:25des situations
00:19:28qui prouvaient bien
00:19:29que les consommateurs...
00:19:30Est-ce qu'ils étaient liés
00:19:30à l'alcool ?
00:19:31À la consommation
00:19:32à l'alcool ?
00:19:32Franchement,
00:19:33quand vous regardez les vidéos...
00:19:34On a eu des scènes
00:19:34avec des gens sur des voitures.
00:19:36Je pense qu'il n'y a pas
00:19:36que d'alcool.
00:19:37Il y avait peut-être
00:19:37d'autres substances
00:19:38qui ont été consommées.
00:19:39Il y avait à un moment donné
00:19:40une civilité.
00:19:41On n'était pas dans les meutes,
00:19:42mais on était quand même
00:19:43dans le chaos absolu.
00:19:45Et puis,
00:19:45aujourd'hui,
00:19:46quand on voit les rues
00:19:47des grandes villes,
00:19:47mais c'est une véritable porcherie,
00:19:49pas seulement Paris,
00:19:50ça veut dire
00:19:51qu'il y a des canettes partout.
00:19:52Alors,
00:19:52qu'est-ce qui interdisait
00:19:53d'ailleurs aux gens
00:19:54de faire semblant
00:19:55d'acheter de l'alcool,
00:19:56de consommer à table
00:19:57et de partir ?
00:19:57Et ensuite...
00:19:59Les gens,
00:19:59là, en l'occurrence,
00:20:00ne sont pas alcooliques,
00:20:01ils sont juste sales.
00:20:01Ils sont juste sales.
00:20:03Et là,
00:20:03l'État de la France...
00:20:04Alors, je suppose
00:20:04que tout va être nettoyé
00:20:05aujourd'hui
00:20:06dans les jours qui arrivent.
00:20:08Mais les consignes
00:20:09du gouvernement,
00:20:10quand on lance
00:20:11ce genre de consignes
00:20:12et qu'on ne prend pas
00:20:12les dispositions
00:20:13pour pouvoir s'assurer
00:20:14qu'elles sont appliquées,
00:20:15il n'y a rien de tel
00:20:16pour inciter les gens
00:20:17qui veulent transgresser
00:20:17à le faire.
00:20:18Et on voit bien
00:20:19qu'hier,
00:20:19avec plaisir,
00:20:20il y avait des gens
00:20:20qui buvaient dans la rue,
00:20:21qui étaient dans un état,
00:20:22j'allais dire,
00:20:23d'ébriété avancé
00:20:24et qui se réjouissaient
00:20:25d'avoir pu prouver
00:20:26qu'ils avaient contrarié
00:20:27les instructions du gouvernement.
00:20:28Donc, voilà,
00:20:29on a voulu limiter la casse.
00:20:30Ça aurait peut-être pu être pire,
00:20:32je ne dis pas le contraire.
00:20:32Mais les scènes
00:20:33qu'on a vues hier,
00:20:34et on en a regardé
00:20:34quelques-unes,
00:20:35vous et moi,
00:20:35c'est quand même affligeant.
00:20:38Le maire de Saint-Denis,
00:20:39Bali Bagayoko,
00:20:40a envie qu'on parle de lui
00:20:41visiblement, Périco ?
00:20:42Alors, je pense qu'il a dû inscrire
00:20:44une série de citations
00:20:46qu'il déploie.
00:20:49Alors, est-ce que c'est en accord
00:20:50avec Jean-Luc Mélenchon ?
00:20:52Et là, Bali Bagayoko
00:20:53a tout simplement expliqué
00:20:54que lorsqu'il serait en situation,
00:20:57formule très élégante
00:20:58pour dire que lorsque
00:20:58nous sommes au pouvoir,
00:20:59que Jean-Luc Mélenchon
00:21:00sera président de la République
00:21:01et que nous aurons
00:21:02la responsabilité du gouvernement,
00:21:04eh bien, ça sera
00:21:04open bar,
00:21:06régularisation de tous
00:21:07les sans-papiers.
00:21:10Sans distinction.
00:21:11Sans distinction.
00:21:12On se demande où il veut.
00:21:13Il veut en venir.
00:21:15Alors là,
00:21:16c'est pas qu'il veut
00:21:17le grand remplacement.
00:21:19Là, ça veut dire
00:21:20qu'il transgresse
00:21:21toutes les normes sociologiques
00:21:23que l'on sait,
00:21:23car régulariser
00:21:25tous les sans-papiers,
00:21:26c'est d'abord
00:21:26un problème économique.
00:21:27Ce n'est pas forcément
00:21:28les aider,
00:21:29puisqu'ils n'auront pas
00:21:30forcément de travail.
00:21:31Et s'ils en ont,
00:21:32ça serait peut-être
00:21:32dans des conditions
00:21:34épouvantables
00:21:34que dénonce la gauche.
00:21:35Donc, il faut être cohérent.
00:21:36Et là,
00:21:36M. Bagayoko n'est pas cohérent.
00:21:38Et puis, ça veut dire
00:21:38quelque part,
00:21:39on vous emmerde.
00:21:40Et puis, nous remplacerons.
00:21:42Si la France,
00:21:43la nouvelle France,
00:21:44la France de demain,
00:21:45c'est celle qui sera aussi
00:21:46constituée par la régulération
00:21:48des sans-papiers,
00:21:48au moins,
00:21:49les jeux sont clairs.
00:21:50Le masque tombe
00:21:51ou le voile tombe.
00:21:52Ah bah,
00:21:53Jean-Luc Mélenchon a dit
00:21:53que ce serait une élection
00:21:54civilisationnelle.
00:21:55Il l'avait dit en 2022 déjà.
00:21:57Plus ils font des déclarations.
00:21:59Et on sent que M. Bagayoko
00:22:00est envoyé en première ligne.
00:22:02Il lance la grenade.
00:22:03Il l'a dégroupée.
00:22:03Il l'annonce.
00:22:04On voit ce que ça donne.
00:22:05On va tranquillement
00:22:06vers une guerre civile
00:22:07dont ils expliqueront
00:22:09que c'est peut-être
00:22:10le passage obligé
00:22:10pour arriver
00:22:11à la nouvelle France.
00:22:13Voilà.
00:22:13Bon, écoutez,
00:22:14aux citoyennes
00:22:14et aux citoyens français,
00:22:15à nos compatriotes,
00:22:17de prendre hâte.
00:22:19Et puis,
00:22:19il y a des cartes d'électeurs
00:22:20que le peuple français décide.
00:22:22Je pense que s'il y a
00:22:23une mobilisation massive
00:22:24d'un côté,
00:22:25il peut aussi y avoir
00:22:26une mobilisation massive
00:22:27de l'autre.
00:22:28Gérald Darmanin
00:22:29a donc ordonné
00:22:30une enquête
00:22:30au sujet d'un jugement
00:22:31et plus particulièrement
00:22:33au propos d'un magistrat.
00:22:35Ouais,
00:22:35c'est pas vraiment le moment
00:22:36de déraper chez les magistrats
00:22:37et pourtant là,
00:22:37on tient une belle petite perle.
00:22:39Si Gérald Darmanin
00:22:40a ordonné
00:22:40cette enquête administrative,
00:22:41c'est parce qu'il est tombé
00:22:42sur la rédaction
00:22:43totalement lunaire
00:22:44d'un jugement
00:22:45rendu au tribunal de Bobigny.
00:22:46Tous les propos du juge
00:22:47ont été retranscrits,
00:22:48y compris l'objet du délit,
00:22:49si j'ose dire.
00:22:50Ce qu'on découvre,
00:22:51c'est que le juge
00:22:51s'est ouvertement moqué
00:22:53de la plaignante,
00:22:54une maman qui avait porté plainte
00:22:55pour agression sexuelle
00:22:56sur son enfant de 7 ans.
00:22:58Alors vu le contexte,
00:22:58il fallait oser
00:22:59et au-delà du contexte évidemment.
00:23:01Voilà ce qu'on lit précisément
00:23:02dans le jugement
00:23:02qui a par ailleurs abouti
00:23:04à la relaxe du prévenu.
00:23:05Sinon, c'est pas drôle.
00:23:06Je cite
00:23:07« On peut également imaginer
00:23:08que sa mère,
00:23:09psychologue et bobo,
00:23:10d'ailleurs plus bohème
00:23:11que bourgeoise,
00:23:11avait surréagi
00:23:12et entraîné son fils
00:23:13dans un délire
00:23:13de victimisation
00:23:14de violences sexuelles,
00:23:16biaisant ses déclarations
00:23:17par sa réaction
00:23:18et son insistance,
00:23:19celle-ci ayant indiqué
00:23:20en outre à l'audience
00:23:22lui avoir fait faire
00:23:23des séances d'EMDR
00:23:24recommandées
00:23:25en cas de stress post-traumatique,
00:23:26séances inadaptées
00:23:27par rapport aux faits,
00:23:28entre parenthèses,
00:23:29non je déconne
00:23:29même si c'est en partie vrai.
00:23:31Fermez les guillemets.
00:23:32Ça c'est la citation,
00:23:33tout ça est écrit,
00:23:34ce sont les mots
00:23:34du magistrat,
00:23:35c'est un peu long,
00:23:36désolé pour ça.
00:23:37Si Darmanin veut réformer
00:23:38la justice de fond en comble,
00:23:40il va peut-être falloir
00:23:41commencer à faire du tri
00:23:42au sein de la magistrature.
00:23:43Hallucidante affaire.
00:23:44Et on sent que
00:23:45les magistrats français,
00:23:47je ne dis pas
00:23:47que c'est la généralité,
00:23:49sortent, je vais dire,
00:23:50d'un million étudiants
00:23:51assez militants
00:23:53et on arrive à son poste
00:23:55de juge
00:23:56au nom du peuple français
00:23:57et on applique tout de suite
00:23:59des maximes,
00:24:00des théories,
00:24:00des comportements
00:24:01totalement idéologiques.
00:24:02On parle d'une victime.
00:24:03Et on ne s'en cache pas.
00:24:04Non mais c'est scandaleux
00:24:06sur le fond et sur la forme.
00:24:08Malgré tout,
00:24:09c'est arrivé en France
00:24:10en 2026,
00:24:11de façon tout à fait officielle
00:24:13et de façon tout à fait légale,
00:24:14c'est bien le moins
00:24:15que le Gardesseau
00:24:16qui a fort à faire en ce moment,
00:24:18je le reconnais,
00:24:19s'en inquiète
00:24:20pourvu qu'il n'y ait pas d'autre cas
00:24:21parce que souvent
00:24:21quand il y a ce genre de dérive
00:24:23dans d'autres tribunaux,
00:24:24moi aussi je vais m'y mettre,
00:24:26pourquoi je ne...
00:24:26Voilà, non je déconne,
00:24:28Maud.
00:24:28Eh bien non,
00:24:29je ne déconne pas justement.
00:24:29C'est ça le problème.
00:24:32Et puis,
00:24:32évitez de prendre le train
00:24:33cette semaine
00:24:34sauf si vous avez
00:24:35le goût du risque.
00:24:37Mais non,
00:24:37vous êtes taquine,
00:24:39parce que quand il fait très chaud,
00:24:41la caténaire se dilate,
00:24:42la caténaire c'est le câble
00:24:43par lequel le courant
00:24:45alimente le train,
00:24:45la locomotrice,
00:24:46la motrice.
00:24:47Et alors quelquefois,
00:24:48il y a des pannes de train.
00:24:50Il y a les rails qui se dilatent,
00:24:51j'ai le rail qui se dilatent,
00:24:52vous voyez,
00:24:52donc ça bloque les trains.
00:24:55Et là,
00:24:55nous sommes au NIMK,
00:24:57je crois que c'est tous les jours,
00:24:58là c'est un Ouigo
00:24:59qui a dû s'arrêter,
00:25:00on n'arrivait pas
00:25:01à trouver un train de secours,
00:25:02un train de remplacement,
00:25:03il n'y a pas de remorque,
00:25:04ce sont les passagers
00:25:05qui ont dû descendre
00:25:06sur le ballast
00:25:07et par une température
00:25:09de 35 degrés,
00:25:10ils ont dû terminer
00:25:11le chemin à pied
00:25:12avec des agents
00:25:14de la SNCF
00:25:14qui disaient
00:25:15attention,
00:25:15doucement,
00:25:16ne passez pas par là,
00:25:17ne passez par ici,
00:25:18mais c'est aberrant.
00:25:19M. Castex
00:25:20n'a pas été un très grand
00:25:21Premier ministre,
00:25:22mais il est un très très mauvais...
00:25:23On est censé avoir
00:25:24le meilleur réseau ferroviaire
00:25:26peut-être d'Europe,
00:25:27mais du monde au moins.
00:25:28Oui,
00:25:29et je pense qu'on a
00:25:30à la tête de la SNCF
00:25:31une équipe dirigeante,
00:25:32ce sont en général
00:25:33des normaliens,
00:25:34des polytechniciens,
00:25:35des centraliens,
00:25:36ce sont des grosses têtes,
00:25:37je ne sais pas
00:25:38si la synthèse
00:25:39de ce nombre de génies
00:25:40aboutit aux catastrophes.
00:25:42L'imprésibilité,
00:25:43je connais le fonctionnement,
00:25:44quand il y a une panne,
00:25:44il faut qu'il y ait un agent,
00:25:45un responsable d'astreinte
00:25:47qui donne l'autorisation
00:25:48de dépanner le train.
00:25:50Julien Delmas
00:25:51avec une petite expérience.
00:25:52Bonjour Péricault,
00:25:53si comme moi
00:25:54vous étiez à bord
00:25:55de l'intercité
00:25:56qui partait de Toulouse
00:25:57à l'arrivée
00:25:57de Paris-Austerlitz hier,
00:25:58vous avez pu constater
00:25:59deux heures de retard
00:26:00à l'arrivée
00:26:00et une absence
00:26:01de climatisation
00:26:02dans le train
00:26:02avec énormément
00:26:03de personnes âgées
00:26:04alors qu'en gros carton rouge
00:26:05je me permets.
00:26:06Voilà,
00:26:07alors si c'était remboursé
00:26:08totalement,
00:26:09mais non,
00:26:10c'est le G30.
00:26:11Ah oui,
00:26:11vous avez réclamé
00:26:12un remboursement Julien ?
00:26:13Partiel,
00:26:15car deux heures de retard
00:26:16donc pas totalement.
00:26:17Par le G30,
00:26:18il faut passer sur internet
00:26:18et vous avez la moitié
00:26:19du billet.
00:26:21Foutage de gueule,
00:26:22c'est la société nationale
00:26:25SNFG,
00:26:25société nationale
00:26:26du foutage de gueule.
00:26:28Des policiers
00:26:29qui faisaient
00:26:29une perquisition
00:26:30au domicile
00:26:31d'un dealer
00:26:31sont tombés
00:26:32sur un tableau
00:26:34de qui ?
00:26:35Attendez,
00:26:36il ne faut pas spoiler
00:26:37comme ça.
00:26:37J'ai dit tableau
00:26:38de qui ?
00:26:38La résine de cannabis,
00:26:40c'est surfait Pergo
00:26:41de toute façon
00:26:41parce qu'aujourd'hui
00:26:42si tu n'as pas un Picasso
00:26:43à 15 millions d'euros
00:26:44planqué dans ton pavillon
00:26:45à Champigny-sur-Marne,
00:26:45tu as raté ta carrière.
00:26:46Au départ,
00:26:47les enquêteurs
00:26:48de la police judiciaire
00:26:49du Val-de-Marne
00:26:49devaient juste saisir
00:26:51des éléments classiques
00:26:52si j'ose dire
00:26:52du trafic de drogue,
00:26:53des pochons,
00:26:54des billets,
00:26:54des objets de luxe,
00:26:55éventuellement
00:26:55une ou deux armes.
00:26:56Mais l'enquête
00:26:57pour trafic de stupéfiants
00:26:58s'est rapidement transformée
00:26:59en enquête
00:27:00pour vol et recel
00:27:01lorsqu'ils ont découvert
00:27:01une oeuvre authentique
00:27:03de Picasso.
00:27:04Il s'agirait du portrait
00:27:04de l'une de ses muses,
00:27:05Marie-Thérèse Walter.
00:27:06L'enquête nous dira
00:27:07comment ce tableau
00:27:08a fini par se retrouver là.
00:27:10En plus,
00:27:10à mon avis,
00:27:11les mecs ne devaient pas
00:27:11savoir ce que c'est.
00:27:12Encore heureux
00:27:12que ce n'est pas fini
00:27:13en tableau pour fléchettes.
00:27:14Vous voyez ?
00:27:15Enfin bon,
00:27:15il y a peut-être
00:27:16un Rembrandt qui traîne
00:27:17maintenant ou un Velasquez.
00:27:18Regardez notre grenier.
00:27:19Ça va devenir une tradition.
00:27:22Bonjour, Elmine.
00:27:23Bonjour.
00:27:24Vous allez nous parler
00:27:24de l'application du moment,
00:27:26celle qui passionne
00:27:26les open space
00:27:27durant la Coupe du Monde de foot.
00:27:29Mon petit prono.
00:27:30Oui,
00:27:31on va faire simple.
00:27:32Mon petit prono,
00:27:32c'est une application
00:27:33gratuite de pronostics
00:27:34où il faut prédire
00:27:35le score des matchs.
00:27:36C'est une compète
00:27:37à faire en famille,
00:27:38entre amis
00:27:38ou bien entre collègues.
00:27:40C'est assez simple.
00:27:40Tu cumules des points
00:27:41en fonction du résultat
00:27:42de ton prono.
00:27:43Bon, clairement,
00:27:44c'est le sujet
00:27:44de discussion du moment
00:27:45au travail.
00:27:46La légende dit
00:27:46que c'est souvent
00:27:47les personnes
00:27:47qui connaissent
00:27:48le moins en foot
00:27:49qui trouvent le bon pronostic.
00:27:51On dit souvent
00:27:51c'est Virginie de la Comta
00:27:52qui va avoir les bons points.
00:27:54Plus de 3 millions de personnes
00:27:55jouent au MPP
00:27:56durant cette Coupe du Monde.
00:27:57Maud,
00:27:58est-ce que vous êtes bien classé
00:27:58dans le MPP sur le radio ?
00:28:00Ah non, non,
00:28:00je suis avant-dernière, je crois.
00:28:01Mais je m'y suis mise
00:28:02un petit peu tardivement,
00:28:03à vrai dire.
00:28:03Ah voilà,
00:28:03donc il faut être actif.
00:28:05Vous, Perico,
00:28:06vous n'y êtes pas du tout.
00:28:06Ah ben,
00:28:09le rugby,
00:28:09je ne m'y connais pas beaucoup.
00:28:12Ah non,
00:28:13petite dédicace
00:28:14à notre journaliste
00:28:15Omar Arnaud
00:28:15qui fait la matinale,
00:28:16vous pouvez l'entendre le week-end,
00:28:17qui se vantait d'être promé
00:28:18il y a encore quelques jours
00:28:19et qui ne marque plus
00:28:20beaucoup de points.
00:28:21Donc si vous êtes
00:28:21dans cette situation,
00:28:22accrochez-vous,
00:28:23ne faites pas comme lui.
00:28:24Et puis,
00:28:24vous êtes combien dième ?
00:28:25Alors moi,
00:28:26classé parmi la rédac,
00:28:27je suis joué à être quatrième
00:28:28parmi les gens de la rédac.
00:28:29Ah d'accord,
00:28:29je ne peux pas vous chayer alors.
00:28:30Dommage.
00:28:31Ok, bravo.
00:28:32Votre prono pour ce soir du coup ?
00:28:334-0 pour la France.
00:28:35Ok,
00:28:35moi j'ai mis 3-0,
00:28:36Perico.
00:28:37Allez,
00:28:37au talent comme ça.
00:28:392-1.
00:28:40C'est France-Irak.
00:28:402-1 ?
00:28:412-1.
00:28:42Ok.
00:28:42Bah oui,
00:28:42il note.
00:28:43Parce que non,
00:28:43il fait très chaud.
00:28:44Il fait très très chaud.
00:28:45Et puis encore une fois,
00:28:46appelez-nous pour nous donner
00:28:46vos pronoms,
00:28:47on a jusqu'à 14h.
00:28:48Il y a des fois où je trouve
00:28:49à Elvin.
00:28:50C'est très très rare.
00:28:52Allez,
00:28:53passons,
00:28:53passons.
00:28:55Un maire a-t-il le droit
00:28:56de refuser de marier
00:28:58une personne en situation irrégulière ?
00:29:01C'est ce qui se passe
00:29:02dans la Drôme,
00:29:04à Bourg-les-Valences,
00:29:05une maire qui s'appelle
00:29:05Marlène Mourier
00:29:06qui sera avec nous
00:29:07dans un petit instant
00:29:07qui refuse de marier
00:29:09un Tunisien
00:29:10en situation irrégulière.
00:29:11N'hésitez pas
00:29:12à lui poser
00:29:12toutes vos questions
00:29:13en direct sur Sud Radio
00:29:14au 0826 300 300.
00:29:15La France dans tous ses états,
00:29:17Perico-Legas,
00:29:19Mot de Coffleur.
00:29:20Plus d'un an
00:29:20après avoir refusé
00:29:21d'unir un couple,
00:29:22une élue refuse à nouveau
00:29:24de célébrer un mariage
00:29:25entre une Française
00:29:26et un Tunisien
00:29:26en situation irrégulière.
00:29:28Mais les maires
00:29:28sont-ils vraiment libres
00:29:29de choisir ?
00:29:30Que dit la loi ?
00:29:31Elle est maire
00:29:32de Bourg-les-Valences
00:29:32dans la Drôme
00:29:33et elle est avec nous
00:29:34sur Sud Radio.
00:29:34Marlène Mourier,
00:29:35bonjour.
00:29:36Bonjour.
00:29:37Bonjour Madame le maire,
00:29:38merci d'être en direct
00:29:38avec nous sur Sud Radio
00:29:39aujourd'hui.
00:29:41Sujet qui interpelle
00:29:43l'opinion
00:29:43parce que vous n'êtes
00:29:44pas la première.
00:29:45D'autres maires
00:29:46que je qualifie
00:29:46de courageux,
00:29:47on a commencé par
00:29:48Robert Ménard
00:29:48à Béziers bien sûr,
00:29:49ensuite vous avez
00:29:50un autre collègue maire
00:29:52qui a dû démissionner
00:29:53dans la municipalité
00:29:55et sanctionner financièrement.
00:29:56Il a fallu régulariser
00:29:57pour ne pas augmenter
00:29:58l'amende.
00:29:59Et vous,
00:29:59vous êtes sur la même logique.
00:30:03la représentante
00:30:03de l'État que vous êtes,
00:30:04l'officier d'État civil
00:30:05que vous êtes,
00:30:06vous refusez
00:30:07de pratiquer
00:30:08l'acte du mariage
00:30:09qui est un acte citoyen,
00:30:10un acte officiel
00:30:12pour quelqu'un
00:30:12qui n'a pas
00:30:13une situation régulière
00:30:14en France.
00:30:15C'est votre principe,
00:30:15j'allais dire,
00:30:16légal,
00:30:17c'est ce que vous invoquez.
00:30:18Vous persistez,
00:30:19vous signez ou non ?
00:30:21Oui,
00:30:22je persiste
00:30:23et je signe
00:30:24puisque je me trouve
00:30:26confrontée
00:30:26à une deuxième affaire
00:30:29de mariage
00:30:30manifestement
00:30:31de complaisance
00:30:32puisque l'année dernière,
00:30:34je devais célébrer
00:30:35un mariage,
00:30:36je ne l'ai pas fait
00:30:37pour les mêmes raisons
00:30:39parce que suite
00:30:40à une audition
00:30:42qui a été portée
00:30:43par mon adjointe
00:30:44à l'État civil,
00:30:45il s'avère
00:30:46qu'il y a des divergences
00:30:47dans les propos
00:30:48du futur marié,
00:30:49de la future mariée,
00:30:50des incohérences
00:30:52et de ce fait
00:30:53nous ne pouvons pas
00:30:54célébrer
00:30:55ce mariage
00:30:56qui est forcément
00:30:58un mariage blanc.
00:30:59Soyons très clairs,
00:31:00il appartient évidemment
00:31:01à la commune,
00:31:02au maire,
00:31:03de s'assurer,
00:31:04on ne rentre pas
00:31:04dans la vie privée
00:31:05des gens,
00:31:05mais il y a
00:31:06un premier entretien.
00:31:08Il y en a aussi
00:31:09d'ailleurs au niveau religieux,
00:31:10le prêtre reçoit toujours
00:31:11les mariés
00:31:11pour savoir
00:31:12si leur intention
00:31:13est sincère
00:31:14et s'il y a vraiment
00:31:15une disposition
00:31:16au mariage,
00:31:16au sacrement religieux.
00:31:18Il est normal
00:31:18que la République
00:31:19veuille s'assurer
00:31:20que lorsqu'il y a un mariage,
00:31:21qui est un acte très important,
00:31:22un acte solennel,
00:31:23c'est un acte officiel
00:31:24devant les instances républicaines,
00:31:25il y a la statue de mariagne,
00:31:27il y a le drapeau français,
00:31:28le mariage étant
00:31:29un acte civil,
00:31:30vous devez vous assurer,
00:31:31j'allais dire,
00:31:32de la sincérité,
00:31:33de la véracité
00:31:34de l'engagement.
00:31:35Nous sommes d'accord
00:31:35là-dessus.
00:31:36Oui, absolument,
00:31:38puisque nous devons faire
00:31:39des auditions,
00:31:41des auditions qui durent
00:31:42deux heures,
00:31:43puisque nous prenons à part
00:31:44le marié
00:31:45et le futur marié
00:31:48et la future mariée,
00:31:49pour savoir
00:31:50si leurs propos
00:31:51coïncident les uns
00:31:52et les autres.
00:31:54Et là,
00:31:54effectivement,
00:31:55il y a des arguments
00:31:56qui font que
00:31:58tout est différent.
00:32:00D'ailleurs,
00:32:01la particularité
00:32:02de ce mariage,
00:32:04c'est que cette fois-ci,
00:32:05le procureur va
00:32:06dans mon sens,
00:32:07puisqu'il a diligenté
00:32:08une enquête de police,
00:32:11suite à cette enquête,
00:32:12M. le procureur
00:32:13décide
00:32:13d'émettre un avis
00:32:15défavorable au mariage.
00:32:17Mais,
00:32:17on n'en est pas resté là,
00:32:19puisque le couple
00:32:20en question
00:32:20a fait un recours
00:32:22au tribunal judiciaire,
00:32:23qui,
00:32:24le tribunal judiciaire,
00:32:25ordonne
00:32:26la main levée
00:32:27de l'opposition
00:32:28qui a été faite
00:32:29par M. le procureur.
00:32:30M. le procureur,
00:32:31face à ça,
00:32:32qu'est-ce qu'il a ?
00:32:32Il a deux choix.
00:32:33Soit il fait appel,
00:32:35soit il ne le fait pas.
00:32:36Et dans ce cas-là,
00:32:37il n'a pas fait appel,
00:32:38donc il n'est pas allé
00:32:38au bout de la démarche,
00:32:40alors qu'il avait
00:32:40tous les arguments
00:32:41pour le faire,
00:32:42puisqu'il y avait eu,
00:32:43cette fois-ci,
00:32:44une enquête de police
00:32:45qui n'avait pas eu lieu
00:32:45lors du précédent mariage.
00:32:48Pour moi,
00:32:48c'est l'incompréhension
00:32:49la plus totale.
00:32:50Je suis abandonnée
00:32:52par le parquet.
00:32:55Et,
00:32:56au vu des nouveaux éléments
00:32:57que j'ai pu apporter
00:32:59dans cette affaire,
00:32:59parce que l'affaire
00:33:00n'en est pas restée là.
00:33:01Et je vais jusqu'au bout
00:33:02des choses.
00:33:02Je me suis transformée
00:33:03en enquêtrice,
00:33:05puisque dans l'audition,
00:33:07il y avait quand même
00:33:07des éléments
00:33:10qui me paraissaient
00:33:12pas cohérents du tout.
00:33:14Et j'ai mené
00:33:15ma propre enquête,
00:33:16puisqu'on me disait
00:33:16que finalement,
00:33:17il n'était plus
00:33:18en situation irrégulière,
00:33:19mais qu'il avait obtenu
00:33:20une carte de résident
00:33:21de 10 ans.
00:33:23Et je me suis dit
00:33:24que moi,
00:33:24je n'avais pas eu
00:33:25ces éléments-là
00:33:26dans le dossier,
00:33:26donc je suis allée
00:33:28chercher un petit peu
00:33:29des informations
00:33:30de part et d'autre.
00:33:32Et effectivement,
00:33:33il y a eu confusion
00:33:35de personnes
00:33:36de par les services
00:33:38de l'État
00:33:38et de par les services
00:33:40de la justice.
00:33:41Et c'est moi,
00:33:41maire de Bourg-les-Valences,
00:33:43qui ai dû déceler
00:33:44ces imperfections-là,
00:33:46si bien que le procureur
00:33:47veut bien réexaminer
00:33:49le dossier
00:33:49au stade
00:33:50où je vous parle.
00:33:51Il pouvait faire
00:33:52une opposition directe
00:33:54au mariage
00:33:54au vu de ces nouveaux éléments
00:33:56et là encore,
00:33:57il sursoit
00:33:58un mois de plus
00:33:59au mariage
00:34:00parce qu'il va demander
00:34:01encore certainement
00:34:02une enquête de police
00:34:03alors qu'on a tous les éléments.
00:34:04C'est l'incompréhension
00:34:05la plus totale.
00:34:06Pour parler clairement,
00:34:07vous considérez
00:34:07que c'est un mariage arrangé,
00:34:09c'est-à-dire que ce mariage
00:34:10est uniquement fait
00:34:10pour obtenir pour ce monsieur
00:34:12ce ressortissant tunisien
00:34:13des conditions
00:34:13de résidence en France.
00:34:15Mais qu'il n'y a pas
00:34:15d'histoire
00:34:16ni matrimoniale
00:34:17ni...
00:34:19Oui, parce qu'il vient
00:34:20me voir,
00:34:21enfin, il dépose
00:34:22un dossier de mariage
00:34:23simplement deux mois
00:34:25avant l'expiration
00:34:26de son titre de séjour.
00:34:27Donc ça, ça nous alerte
00:34:28un petit peu.
00:34:29Ce qui nous alerte aussi,
00:34:31c'est que la personne
00:34:33en question,
00:34:34qui est une bourgaine,
00:34:35elle en est
00:34:36à son troisième mariage.
00:34:37Elle s'est mariée
00:34:38en Jordanie,
00:34:39elle s'est mariée
00:34:40en Algérie,
00:34:42elle a subi
00:34:42des violences conjugales
00:34:43si bien qu'aujourd'hui
00:34:44on lui reconnaît
00:34:46une invalidité.
00:34:47Et là, c'est
00:34:48bis repetita,
00:34:49elle veut une nouvelle fois
00:34:50se marier.
00:34:52et en l'occurrence,
00:34:53lorsque on les rencontre
00:34:55à l'audition
00:34:55et lorsque moi
00:34:56je les ai vus
00:34:56dans mon bureau,
00:34:57il ne faut pas
00:34:58cinq minutes
00:34:58pour s'apercevoir
00:34:59que c'est un mariage
00:35:00de complaisance.
00:35:01Où en sommes-nous
00:35:01à l'heure qu'il est ?
00:35:02Le tribunal judiciaire
00:35:03vous a sommé
00:35:03donc de marier
00:35:04ce couple.
00:35:06Vous tenez tête
00:35:07avec l'argument
00:35:08quand même
00:35:09là du coup
00:35:09le soutien du parquet
00:35:10puisqu'il y a eu
00:35:11une enquête complémentaire.
00:35:13Oui, bien écoutez,
00:35:14si je n'avais pas décelé
00:35:16qu'il y avait eu
00:35:16une défaillance
00:35:17au niveau du service
00:35:18de l'État
00:35:19et de la justice
00:35:20concernant
00:35:21cet individu,
00:35:23je ne serai sûrement
00:35:24pas là
00:35:24en train
00:35:25d'essayer
00:35:26de convaincre
00:35:27l'opinion
00:35:28et de convaincre
00:35:28surtout
00:35:29les parlementaires
00:35:30qu'il faut
00:35:31que le 25 juin
00:35:31ils aillent voter
00:35:33cette loi
00:35:34à l'Assemblée nationale
00:35:36ayant apporté
00:35:37tous les éléments
00:35:38au procureur
00:35:39les nouveaux éléments
00:35:39et bien
00:35:40il veut bien
00:35:41réexaminer le dossier
00:35:42alors qu'il n'avait pas
00:35:43fait appel
00:35:44de la décision
00:35:45du tribunal judiciaire
00:35:46qui me sommait
00:35:47de marier.
00:35:48Je rappelle que Robert Ménard
00:35:49lui a bésillé
00:35:49et peut-être
00:35:50sera peut-être
00:35:51frappé d'inéligibilité
00:35:52si le tribunal
00:35:53va dans ce sens.
00:35:54Marlène Mouriez
00:35:54nous avons un auditeur
00:35:55de Blagna
00:35:56qui s'appelle Frédéric
00:35:57qui veut réagir
00:35:58à votre intervention.
00:35:59Bonjour Frédéric.
00:36:00Oui, bonjour
00:36:01bonjour à tous
00:36:02bonjour.
00:36:02Voilà, vous êtes
00:36:03vous aussi
00:36:04vous connaissez
00:36:05un dossier
00:36:05de mariage
00:36:06d'une personne
00:36:07qui n'est pas
00:36:08en situation régulière
00:36:09en France ?
00:36:10Non, je n'en connais
00:36:11pas spécialement
00:36:11mais je dirais
00:36:12que nos maires
00:36:13sont nos premiers magistrats
00:36:14de nos communes
00:36:15donc à un moment donné
00:36:15je pense qu'ils ont
00:36:17assez de tenants
00:36:18et d'aboutissants
00:36:18de dossiers
00:36:19pour prendre des décisions
00:36:20ils ne les prennent pas
00:36:20à la légère
00:36:21et je crois qu'à la limite
00:36:22il faut maintenant
00:36:23leur donner tout pouvoir
00:36:24pour pouvoir intervenir
00:36:25et il faut soutenir
00:36:26des actions
00:36:27comme celle de Robert Ménard
00:36:28ou celle de notre maire actuelle
00:36:30mais je dirais
00:36:32qu'à partir du moment
00:36:33où il y a véritablement
00:36:35des faits qui sont avérés
00:36:36la République française
00:36:38on se marie
00:36:39que si on est véritablement
00:36:40en accord
00:36:41avec les lois de la République
00:36:42et en accord
00:36:42avec tout ce qui se passe
00:36:44arrêtons de dissimuler
00:36:46et arrêtons de faire
00:36:47de la chasse aux sorcières
00:36:48de dire
00:36:48allez on va
00:36:49déjà on a
00:36:50au niveau des municipalités
00:36:52on a énormément de maires
00:36:53qui jettent l'éponge
00:36:55énormément de personnes
00:36:56qui ne veulent plus
00:36:56se représenter
00:36:57si en plus de ça
00:36:58maintenant on se met
00:36:59à les attaquer
00:37:00sur n'importe quel point
00:37:01et essayer de les faire condamner
00:37:02ça va devenir une erreur
00:37:03donc faisons confiance
00:37:05à nos maires
00:37:05je pense que là
00:37:06vu à l'état du dossier
00:37:08je pense que Mme le maire
00:37:09avait toutes les preuves
00:37:10nécessaires
00:37:10pour pouvoir intervenir
00:37:12en son âme et conscience
00:37:13et au respect
00:37:13des droits de la République
00:37:14et à partir de là
00:37:15il faut tout simplement
00:37:17la soutenir
00:37:18et arrêter
00:37:19de vouloir mettre
00:37:19des procédures intenables
00:37:20c'est clair Frédéric
00:37:21merci pour votre témoignage
00:37:22Marlène Mourier
00:37:23vous voyez
00:37:24donc
00:37:25quel est l'argument
00:37:26du tribunal judiciaire
00:37:27il vous oppose quoi
00:37:29comme
00:37:29comme
00:37:29comme
00:37:30comme
00:37:30comme justification
00:37:32écoutez
00:37:32je pense qu'il considère
00:37:34ce n'est pas marqué
00:37:34noir sur blanc
00:37:35mais il considère
00:37:35que c'est un mariage d'amour
00:37:37et comme je dis
00:37:38c'est un mariage d'amour
00:37:39des papiers
00:37:39ça j'en suis
00:37:40complètement
00:37:42convaincue
00:37:42et c'est vrai que
00:37:43pour nous
00:37:44de s'opposer
00:37:45parce que ce serait facile
00:37:46à moi de dire
00:37:47écoutez tant pis
00:37:48je célèbre ce mariage
00:37:49parce que
00:37:50je sais que je peux être
00:37:51frappée
00:37:52d'inigibilité
00:37:53je peux être frappée
00:37:55de 5 ans de prison ferme
00:37:5675 000 euros d'amende
00:37:58mais à un moment donné
00:38:00on a des valeurs
00:38:01on a des convictions
00:38:02et en même temps
00:38:03je protège
00:38:04ces concitoyennes françaises
00:38:06qui se mettent
00:38:08dans la gueule du loup
00:38:09et qui après
00:38:09en payent les conséquences
00:38:10on l'a vu
00:38:12on a plusieurs exemples
00:38:13en ce sens
00:38:14je pense que le procureur
00:38:16aurait agi différemment
00:38:18s'il avait eu des instructions
00:38:19de la chancellerie
00:38:21visiblement
00:38:22le parquet
00:38:23a fait une première démarche
00:38:24dans le sens
00:38:24de ce que vous souhaitiez
00:38:25et puis finalement
00:38:27il s'est retiré
00:38:28parce que je pense
00:38:28qu'il n'a pas eu le soutien
00:38:29ou alors
00:38:29à moins qu'il ait reçu
00:38:30des consignes
00:38:31de ne pas aller plus loin
00:38:32vous
00:38:32pour parler vrai
00:38:34Marlène Mouriez
00:38:34madame la maire
00:38:35pour les Valences
00:38:36vous pensez
00:38:37que c'est une politisation
00:38:38de la justice
00:38:39qui fait qu'un tribunal judiciaire
00:38:40vous donne tort
00:38:41ah ben oui
00:38:43complètement
00:38:43complètement
00:38:44parce que
00:38:46nous nous sommes
00:38:48effectivement
00:38:48en tant qu'officier
00:38:50de police judiciaire
00:38:51notre parole
00:38:53d'ailleurs
00:38:53devrait
00:38:54être une valeur sûre
00:38:56pour ceux
00:38:58qui étudient
00:38:58le dossier
00:38:59et on s'aperçoit
00:39:00qu'il y a
00:39:01voilà
00:39:01certains
00:39:02certains avocats
00:39:04certains juges
00:39:05qui ont
00:39:06certaines positions
00:39:07et
00:39:09oui
00:39:09il y a une politisation
00:39:10ça c'est certain
00:39:11donc aux législateurs
00:39:13aux législateurs
00:39:14de faire ce qu'il faut
00:39:14je pense
00:39:15vous êtes le troisième cas
00:39:16vraiment
00:39:17rendu public
00:39:18avec une mobilisation
00:39:19des consciences
00:39:20et des esprits
00:39:21le débat est sur la place publique
00:39:23à nos parlementaires
00:39:24aux députés
00:39:24de prendre les dispositions
00:39:26qui s'imposent
00:39:27on est bien d'accord
00:39:27madame la maire
00:39:28vous ne voulez juste
00:39:28protéger la république
00:39:30je crois qu'il n'y a pas
00:39:31d'ambiguïté là-dessus
00:39:32vous êtes une citoyenne
00:39:33une maire citoyenne
00:39:34absolument
00:39:35absolument
00:39:36oui tout à fait
00:39:39ces valeurs
00:39:39de la république
00:39:40qui sont
00:39:41très importantes
00:39:42et on s'aperçoit
00:39:43que les français
00:39:45qui s'expriment
00:39:46aujourd'hui
00:39:47dans le cadre
00:39:48de ces mariages
00:39:49dits de complaisance
00:39:50sont très nombreux
00:39:51voilà
00:39:51moi j'avoue
00:39:52j'ai beaucoup d'appels
00:39:53j'ai beaucoup de messages
00:39:54avec un soutien
00:39:56qui est pratiquement
00:39:57unanime
00:39:57de la part des français
00:39:58aujourd'hui
00:39:59donc ça répond
00:40:00quand même
00:40:01à une attente
00:40:02et comme je le dis
00:40:03le 25 juin
00:40:05que tous les parlementaires
00:40:06soient sur les bancs
00:40:07de l'assemblée nationale
00:40:08et vote
00:40:09ce texte
00:40:10qui est très attendu
00:40:11par les maires
00:40:12parce qu'on n'a pas envie
00:40:13de se retrouver
00:40:14derrière les barreaux
00:40:15parce qu'on a refusé
00:40:16de marier une personne
00:40:17en situation irrégulière
00:40:19sur le territoire français
00:40:19il se peut qu'il y ait consensus
00:40:21d'une partie du parlement
00:40:23qui aille dans le bon sens
00:40:25merci Marlène Maurier
00:40:25pour votre témoignage
00:40:26bien entendu
00:40:27on suit cette affaire de près
00:40:28et si vous avez besoin
00:40:30de réintervenir
00:40:30on est à votre disposition
00:40:31sur ce soir d'ailleurs
00:40:32pour vous écouter
00:40:32merci d'avoir été avec nous
00:40:33à très bientôt
00:40:35vous restez avec nous
00:40:36car nous allons parler
00:40:37d'un sujet épineux
00:40:38douloureux
00:40:38qui est celui
00:40:39de la fin de vie
00:40:41voilà
00:40:42est-ce que la loi
00:40:42sur la fin de vie
00:40:43est-elle un peu élitiste
00:40:44nous allons en débattre
00:40:46avec Louis Bouffard
00:40:47qui est coprésident
00:40:48de l'association
00:40:49Les Éligibles
00:40:50qui justement
00:40:51traite de la fin de vie
00:40:53et puis nous aurons
00:40:54le témoignage
00:40:55de Jeanne Amorousse
00:40:56une infirmière
00:40:57elle aussi
00:40:57qui accompagne
00:40:58la fin de vie
00:40:58les soins palliatifs
00:40:59qui connaît des situations
00:41:00douloureuses et tragiques
00:41:01voilà
00:41:02et ces deux experts
00:41:03voilà
00:41:05discuteront ensemble
00:41:05sur quel est
00:41:07le bon sens à donner
00:41:08quelle est la légitimité
00:41:09à donner
00:41:10à la loi sur la fin de vie
00:41:11est-ce qu'on peut diverger
00:41:12est-ce qu'on peut considérer
00:41:13qu'il y a d'autres
00:41:14il y a d'autres façons
00:41:14de lire cette étape
00:41:16cette étape importante
00:41:17de la vie
00:41:18qui est de savoir
00:41:18si on veut continuer à vivre
00:41:20ou si on décide
00:41:21de mourir
00:41:22évidemment
00:41:23ce sujet vous concerne
00:41:24bien sûr qu'il vous interpelle
00:41:25vous nous appelez
00:41:26au 0 826 300 300
00:41:28et Zacharias
00:41:29prendra votre appel
00:41:30pour parler
00:41:31pour participer au débat
00:41:32tout de suite
00:41:32sur Sud Radio
00:41:34midi 14h
00:41:35la France dans tous ses états
00:41:36Sud Radio
00:41:39midi 14h
00:41:40Sud Radio
00:41:41la France dans tous ses états
00:41:44le face à face
00:41:46vous êtes bien sur Sud Radio
00:41:47en ce lundi 22 juin 2026
00:41:50il est 13h04
00:41:50nous allons traiter
00:41:51d'un sujet
00:41:52à la fois épineux
00:41:54douloureux
00:41:55un sujet d'éthique
00:41:56et celui de la fin de vie
00:41:57qui suscite évidemment
00:41:58un débat
00:41:58très
00:41:59on peut dire virulent
00:42:01dans ce pays
00:42:02entre parlementaires
00:42:03la classe politique
00:42:04évidemment
00:42:05les françaises
00:42:06et les français
00:42:06toutes les familles
00:42:07qui sont confrontées
00:42:08à cette situation
00:42:10les malades eux-mêmes
00:42:11les gens qui sont
00:42:11en fin de vie
00:42:12je reçois deux
00:42:13deux témoins
00:42:14très importants
00:42:15je commence par vous
00:42:17parce que vous êtes une dame
00:42:18par courtoisie
00:42:18Jeanne Amourousse
00:42:20vous êtes infirmière
00:42:21en soins palliatifs
00:42:22donc vous connaissez
00:42:23cette situation
00:42:24de très près
00:42:24et vous êtes membre actif
00:42:26de la société française
00:42:27d'accompagnement
00:42:27et de soins palliatifs
00:42:29donc vous êtes de ceux
00:42:30qui accompagnaient
00:42:31et donc vous savez
00:42:32ce qu'il advient
00:42:34lorsque quelqu'un doit décider
00:42:35de vivre
00:42:36ou de ne pas vivre
00:42:37et est-ce qu'on doit
00:42:38prendre la décision
00:42:39à sa place
00:42:39et puis ici à ma droite
00:42:41Louis Bouffard
00:42:42vous êtes coprésident
00:42:43des éligibles
00:42:44je signale que vous êtes venu
00:42:45en fauteuil roulant
00:42:46donc vous êtes en situation
00:42:47de handicap
00:42:48vous êtes confronté
00:42:49à la réalité
00:42:50de la maladie
00:42:51et vous vous êtes engagé
00:42:52sur cette question
00:42:52au sein d'une association
00:42:53qui s'appelle
00:42:54les éligibles
00:42:56Marc Bouffard
00:42:57merci
00:42:57pardon Louis Bouffard
00:42:58merci d'être là
00:42:59un jeune Amourousse aussi
00:43:00Louis Bouffard
00:43:01pourquoi avoir donné
00:43:02le nom de éligible
00:43:03à cette association
00:43:04sur la fin de vie
00:43:05alors le nom précis
00:43:07c'est
00:43:07les éligibles
00:43:08et leurs aidants
00:43:09parce que pour moi
00:43:10les deux faces
00:43:11sont indissociables
00:43:12alors éligibles
00:43:14ce sont
00:43:15toutes les personnes
00:43:16qui sont
00:43:17directement visées
00:43:19par cette loi
00:43:19qui rentrent
00:43:21dans les critères
00:43:21d'éligibilité
00:43:23c'est à dire que
00:43:24demain
00:43:25si cette loi passe
00:43:26et bien toutes ces personnes
00:43:27si elles font la demande
00:43:29de mourir
00:43:30et bien
00:43:30elles pourront l'obtenir
00:43:32et donc
00:43:33c'est une étiquette
00:43:35qui est pour moi
00:43:35assez violente
00:43:37finalement
00:43:37vous considérez
00:43:39que
00:43:40tout le monde
00:43:40n'aura pas accès
00:43:42aussi facilement
00:43:42que cela
00:43:43aux dispositions
00:43:44de cette loi
00:43:45pour quelles raisons
00:43:46certains pourraient
00:43:46d'autres ne pourraient pas
00:43:47selon vous
00:43:49selon vous
00:43:49alors si les critères
00:43:50sont quand même
00:43:52extrêmement
00:43:52flous
00:43:53parce que
00:43:54on nous présente
00:43:55un système
00:43:55qui concerne
00:43:56que les personnes
00:43:57en fin de vie
00:43:58mais en fait
00:43:59c'est plus large
00:44:00que ça
00:44:01car moi
00:44:01aujourd'hui
00:44:02voilà
00:44:03je suis atteint
00:44:03d'une myopathie
00:44:05de Duchesne
00:44:05dans un stade
00:44:06avancé
00:44:07et quand je regarde
00:44:09chacun des critères
00:44:10moi je suis atteint
00:44:11d'une affection
00:44:12grave et incurable
00:44:14engageant
00:44:15le pronostic vital
00:44:17en phase
00:44:17avancée
00:44:18et
00:44:19effectivement
00:44:20si par exemple
00:44:22j'arrêtais
00:44:23la ventilation
00:44:24que j'ai la nuit
00:44:25et quelques heures
00:44:26en journée
00:44:27et bien je pourrais
00:44:28demander
00:44:29cette aide à mourir
00:44:30qu'est-ce qui vous a poussé
00:44:32aussi héroïquement
00:44:33je suis assez impressionné
00:44:35vous pouvez l'imaginer
00:44:36de vous avoir en face de moi
00:44:38vous voir vous engager
00:44:39sur cette cause
00:44:40de la fin de vie
00:44:41on suppose que la maladie
00:44:43la souffrance
00:44:43devrait occuper
00:44:45la totalité de votre énergie
00:44:46de votre préoccupation
00:44:47et vous avez encore
00:44:48ce courage
00:44:49et ce besoin
00:44:51justement
00:44:52de venir
00:44:53participer à ce débat
00:44:54et de venir en aide
00:44:55à ceux qui sont comme vous
00:44:56dans une situation
00:44:57évidemment
00:44:58extrêmement douloureuse
00:44:59qu'est-ce qui vous a motivé
00:45:00au départ ?
00:45:01et bien c'est une
00:45:02profonde inquiétude
00:45:03parce qu'aujourd'hui
00:45:05en France
00:45:06avec un système
00:45:07de santé
00:45:08qui est en crise
00:45:09la crise de l'hôpital
00:45:10la crise de l'accès
00:45:12aux soins
00:45:12la crise
00:45:13des aides à domicile
00:45:15pour moi
00:45:16c'est de plus en plus
00:45:17compliqué
00:45:18de pouvoir
00:45:18avoir des auxiliaires de vie
00:45:20qui m'aident
00:45:21matin, midi et soir
00:45:22et souvent
00:45:23c'est
00:45:24c'est mon père
00:45:25qui est aidant
00:45:26qui fait cette variable
00:45:27d'ajustement
00:45:28quand le système
00:45:29est en faillite
00:45:29et du coup
00:45:31moi je me rends compte
00:45:32que cette loi
00:45:34arrive dans un contexte
00:45:35où on ne donne pas
00:45:36suffisamment
00:45:36les moyens
00:45:37de vivre dignement
00:45:39Jeanne Amourousse
00:45:40vous êtes confronté
00:45:41je peux le dire
00:45:42à la mort
00:45:43régulièrement
00:45:43vous accompagnez la mort
00:45:45et vous rencontrez
00:45:46des êtres humains
00:45:47dont vous savez
00:45:47qu'ils sont condamnés
00:45:49et je vous vois
00:45:51avec votre visage serein
00:45:52je me dis
00:45:53à l'intérieur de vous
00:45:54vous avez dû vivre
00:45:55en permanence
00:45:56des situations tragiques
00:45:57il faut tenir
00:45:59il faut apporter
00:46:00en plus du réconfort
00:46:01et plus la situation est tragique
00:46:02plus il faut venir en aide
00:46:03comment aujourd'hui
00:46:04est traitée la fin de vie
00:46:05qui est une professionnelle
00:46:06de la fin de vie
00:46:07si je peux m'exprimer ainsi
00:46:09comment est traitée
00:46:10pour vous
00:46:10qui êtes praticienne
00:46:11comment est traitée
00:46:12la fin de vie
00:46:13en France
00:46:14est-ce que la classe politique
00:46:15a bien pris
00:46:16l'ampleur
00:46:18de ce drame
00:46:19ou est-ce qu'on a tendance
00:46:20à vouloir régler
00:46:21un problème
00:46:22qui donne mauvaise conscience
00:46:23et il faut trouver
00:46:23une solution législative
00:46:25je dirais d'abord
00:46:26qu'on n'accompagne pas
00:46:28la mort
00:46:28mais on accompagne la vie
00:46:29nos patients
00:46:30ils sont effectivement
00:46:31en fin de vie
00:46:32ils sont atteints
00:46:32de maladies graves
00:46:33incurables
00:46:33ils sont parfois
00:46:35ils restent dans nos unités
00:46:36que quelques jours
00:46:36pour autant jusqu'au bout
00:46:38ils sont en vie
00:46:38et c'est palpable
00:46:39même quand on est
00:46:40dans les derniers instants
00:46:41et que l'esprit vacille un peu
00:46:43nos patients
00:46:43ils sont profondément en vie
00:46:44et donc je crois
00:46:45que c'est ça qui fait tenir
00:46:46c'est que la vie
00:46:47de nos patients
00:46:48elle est fragile
00:46:48elle est abîmée
00:46:49elle est difficile
00:46:50et elle est effectivement
00:46:51pleine de souffrance
00:46:52mais elle est quand même là
00:46:52et notre boulot
00:46:53c'est d'essayer justement
00:46:54d'accompagner ce moment
00:46:56de la vie
00:46:56qui est compliqué
00:46:57et qui est difficile
00:46:59mais de pouvoir l'accompagner
00:47:00le plus sereinement
00:47:01les patients
00:47:01et aussi leur famille
00:47:03aujourd'hui
00:47:03la manière dont on peut
00:47:05l'accompagner en France
00:47:05on a une loi
00:47:06qui est quand même incroyable
00:47:08la loi Leonetti
00:47:09qui est quand même
00:47:11une très grande loi
00:47:11qui nous permet
00:47:12de vraiment
00:47:13qui nous donne un cadre
00:47:14mais qui nous permet
00:47:15à l'intérieur de ce cadre
00:47:16de pouvoir vraiment
00:47:16accompagner de manière
00:47:17très singulière
00:47:18nos patients
00:47:18parce que chaque situation
00:47:20évidemment
00:47:21c'était la première fois
00:47:22qu'un député
00:47:23qu'un parlementaire
00:47:24soulevait le problème
00:47:25et il a mené ce projet
00:47:26à terme
00:47:27mais il m'a dit
00:47:28que c'était incomplet
00:47:28qu'il fallait évidemment
00:47:30préciser les choses
00:47:31c'est une loi en plus
00:47:31qui est très importante
00:47:32parce qu'elle nous oblige
00:47:32vraiment coûte que coûte
00:47:34à soulager tous les patients
00:47:35et on a vraiment
00:47:36une obligation
00:47:37de soulager tous nos patients
00:47:38et voilà
00:47:38et en même temps
00:47:39à l'intérieur de ça
00:47:39elle nous laisse
00:47:40justement
00:47:41ces petits moments
00:47:43pour pouvoir faire
00:47:44vraiment du personnel
00:47:45pour chaque patient
00:47:47malheureusement
00:47:48il y a eu des lois
00:47:49qui sont intéressantes
00:47:50mais on n'a pas assez
00:47:51de moyens
00:47:52pour accompagner nos patients
00:47:53et aujourd'hui
00:47:54moi ce qui me révolte
00:47:55profondément
00:47:56c'est que 500 personnes
00:47:58tous les jours
00:47:58meurent sans avoir eu
00:47:59accès à des soins biatifs
00:48:00alors qu'ils n'auraient eu besoin
00:48:01et donc moi c'est aujourd'hui
00:48:03aussi ça qui me révolte
00:48:04dans ce débat
00:48:05sur la fin de vie
00:48:06c'est qu'on débat
00:48:07d'une nouvelle loi
00:48:07or on n'a pas aujourd'hui
00:48:09les moyens pour accompagner
00:48:10suffisamment nos patients
00:48:10et ça j'en étais
00:48:12tellement tous les jours
00:48:12j'ai travaillé
00:48:13dans des départements aussi
00:48:15encore plus dépourvus
00:48:17que l'intérieur de Paris
00:48:18dans le 93
00:48:18où il n'y a rien
00:48:19et en fait nos patients
00:48:20ils sont complètement
00:48:21laissés à l'abandon
00:48:22et on n'a pas assez
00:48:23de moyens suffisants
00:48:24pour accompagner
00:48:25correctement la fin de vie
00:48:26on parle de la fin de vie
00:48:27mais aussi les personnes âgées
00:48:28j'ai bossé en EHPAD
00:48:29et je crois que ça donne envie
00:48:31à personne d'aller en EHPAD
00:48:32et c'est un problème
00:48:32vous considérez pas
00:48:33ce qu'on met la charrue
00:48:34avant les bœufs
00:48:35500 personnes qui meurent par an
00:48:37vous dites
00:48:37100 soins palliatifs
00:48:38par jour
00:48:39par jour
00:48:40qui meurent dans la souffrance
00:48:42alors qu'on est censé avoir
00:48:43un système médical
00:48:45et hospitalier
00:48:45malgré tout ce qu'on entend
00:48:48qui dispose de moyens
00:48:49meilleurs qu'ailleurs
00:48:51et là vous vivez
00:48:52cette situation
00:48:54en tout cas
00:48:54on a une loi qui nous oblige
00:48:56mais des moyens
00:48:56qui ne suivent pas derrière
00:48:57et qui ne nous permettent pas
00:48:58du coup
00:48:58d'accompagner correctement
00:48:59nos patients
00:49:00et sur des choses
00:49:01très factuelles
00:49:01les patients qui sont à domicile
00:49:02Louis a témoigné
00:49:03sur la question
00:49:03des auxiliaires de vie
00:49:05nos patients
00:49:05ils sont tout seuls
00:49:06à la maison
00:49:07voilà
00:49:07il y a deux passages par jour
00:49:08et le reste du temps
00:49:09ils sont tout seuls
00:49:09Louis Bouffard
00:49:11depuis que vous êtes confronté
00:49:12à la maladie
00:49:13avec une pathologie
00:49:14très sérieuse
00:49:15très grave
00:49:16vous considérez
00:49:17que vous avez été
00:49:18accompagné
00:49:18et pris en main
00:49:19de façon conforme
00:49:21à vos besoins
00:49:21ou vous avez aussi
00:49:22pu quelquefois
00:49:23constater des défaillances
00:49:24dans le système médical
00:49:25alors dans mon parcours
00:49:27de vie
00:49:29c'est vrai que
00:49:30j'ai la chance
00:49:31d'être accompagné
00:49:32mais cet accompagnement
00:49:35il est compliqué
00:49:36il tient
00:49:37à un fil
00:49:38en fait
00:49:38parce que
00:49:39moi au quotidien
00:49:41j'ai besoin vraiment
00:49:42de l'aide des autres
00:49:43pour tous les actes
00:49:44du quotidien
00:49:45que ce soit
00:49:46pour me lever
00:49:47pour me laver
00:49:47pour m'habiller
00:49:48pour manger
00:49:49pour ouvrir une porte
00:49:50pour aller à l'extérieur
00:49:51à toutes ces choses là
00:49:52je ne peux pas les faire
00:49:54tout seul
00:49:54et donc
00:49:56aujourd'hui
00:49:56avoir des aidants
00:49:58comme on dit
00:49:59c'est de plus en plus
00:50:01compliqué
00:50:02et c'est là
00:50:03où
00:50:04heureusement
00:50:05que je peux compter
00:50:06sur mon père
00:50:08qui est mon proche aidant
00:50:10pour qu'il puisse
00:50:11m'aider
00:50:12quand les auxiliaires de vie
00:50:13appellent le matin
00:50:14pour dire
00:50:15malheureusement
00:50:16je ne pourrais pas venir
00:50:17parce que si personne
00:50:19venait m'aider
00:50:19ben en fait
00:50:20je ne pourrais même pas vivre
00:50:21un seul jour en fait
00:50:23qui sont les aidants
00:50:24c'est souvent des gens
00:50:25de la famille
00:50:25ça peut être des bénévoles
00:50:26ça peut être des gens
00:50:27qui se présentent
00:50:28au-delà des auxiliaires de vie
00:50:30qui sont
00:50:30j'allais dire
00:50:31les représentants du système
00:50:32qui sont en nombre insuffisant
00:50:33j'ai l'air de
00:50:35ah oui oui
00:50:36il y a une vraie crise
00:50:37un vrai manque
00:50:38je peux me permettre de dire ça
00:50:39d'auxiliaires de vie
00:50:40d'infirmières
00:50:41d'aides-soignants
00:50:42oui il y a un système
00:50:43qui est réellement en crise
00:50:44qui manque
00:50:45à la fois de professionnels
00:50:46mais aussi de moyens
00:50:48de moyens financiers
00:50:49les aidants
00:50:50ont les moyens
00:50:51et la compétence
00:50:52pour faire face
00:50:53souvent à ces situations
00:50:54douloureuses
00:50:54ou on l'acquiert
00:50:55souvent les aidants
00:50:57ce sont
00:50:57ce sont les proches
00:50:59ce sont
00:51:00moi dans mon cas
00:51:01c'est beaucoup
00:51:01mon père
00:51:02mais ça peut être
00:51:03aussi
00:51:04ça peut être aussi
00:51:06des personnes
00:51:06de ma famille
00:51:07un peu plus éloignées
00:51:08finalement
00:51:09les proches aidants
00:51:12on oublie
00:51:13qu'il y en a à peu près
00:51:14je crois
00:51:16entre 10 et 11 millions
00:51:17en France
00:51:18donc les aidants
00:51:19ça représente
00:51:20un nombre considérable
00:51:21de millions de français
00:51:23en fait
00:51:23et finalement
00:51:24quelque part
00:51:25tout au long de notre vie
00:51:27on sera un jour
00:51:28soit aidant
00:51:29soit aidé
00:51:30et donc finalement
00:51:32c'est une vraie question
00:51:33sur comment on accompagne
00:51:36la fragilité
00:51:37comment on accompagne
00:51:38le lourd handicap
00:51:40la dépendance
00:51:41le vieillissement
00:51:42comment on accompagne
00:51:43aussi les aidants
00:51:45qui se donnent
00:51:45parfois
00:51:47corps et âme
00:51:48j'ai envie de dire
00:51:48que dans mon association
00:51:51je pense à une aidante
00:51:52en particulier
00:51:53qui a dû arrêter
00:51:54son travail
00:51:54pour s'occuper
00:51:55de son mari
00:51:56qui est atteint
00:51:57de la maladie de Charcot
00:51:58du fait du manque
00:51:59d'auxiliaire de vie
00:52:01d'aide soignant
00:52:01d'infirmiers
00:52:02il y a encore des saints
00:52:03dans ce monde
00:52:04malgré ce qu'on écoute
00:52:05il y a encore des gens
00:52:06qui sont admirables
00:52:07Louis Bouffard
00:52:09est-ce que vous
00:52:10vous admettez
00:52:13que
00:52:14quelqu'un
00:52:15qui est confronté
00:52:15à une situation
00:52:16douloureuse et tragique
00:52:17puisse décider à un moment donné
00:52:19un être humain
00:52:19de dire
00:52:20j'arrête là
00:52:20je ne veux pas continuer
00:52:22plus loin
00:52:22je ne veux pas continuer
00:52:23à souffrir
00:52:23c'est quelque chose
00:52:24qui est admissible
00:52:24ou non
00:52:25c'est quelque chose
00:52:26qu'il faut accompagner
00:52:27ou il faut toujours
00:52:27dire à la personne
00:52:28non
00:52:29il y a toujours un espoir
00:52:31comment approcher
00:52:31cette situation ?
00:52:33et bien en fait
00:52:33sur la question
00:52:34de la souffrance
00:52:36il faut
00:52:37mettre tout en oeuvre
00:52:38pour soulager
00:52:39pour accompagner
00:52:40pour réduire
00:52:41cette douleur
00:52:43cette souffrance
00:52:44qui peut être
00:52:45physique
00:52:45qui peut être
00:52:47psychologique
00:52:47qui peut être
00:52:48de différentes formes
00:52:49je crois vraiment
00:52:50qu'il faut d'abord
00:52:52voir ce qui se cache
00:52:53derrière
00:52:54une demande de mourir
00:52:56Jeanne Amourousse
00:52:57vous avez été confronté
00:52:59quelques fois
00:52:59des gens qui vous ont dit
00:53:00j'en peux plus
00:53:01je voudrais arrêter
00:53:02souvent
00:53:03souvent
00:53:03c'est à vous qu'ils le disent
00:53:05oui
00:53:06souvent ça arrive
00:53:07à l'oreille des infirmières
00:53:08ou des aides-soignantes
00:53:10régulièrement
00:53:10on a des patients
00:53:11qui arrivent
00:53:12et qui nous disent
00:53:12qui arrivent dans nos unités
00:53:13en disant
00:53:13j'en peux plus
00:53:14je voudrais que tout s'arrête
00:53:15c'est trop difficile
00:53:16et la première réponse
00:53:18c'est d'abord d'écouter
00:53:19et de prendre le temps
00:53:20de comprendre
00:53:21parce qu'en fait
00:53:21cette demande
00:53:22elle est tellement légitime
00:53:23et elle est tellement difficile
00:53:25et la question c'est
00:53:26qu'est-ce qu'on répond
00:53:26à ces gens-là
00:53:27et pour l'instant
00:53:28le message
00:53:29et nous notre boulot
00:53:30c'est d'essayer de comprendre
00:53:32qu'est-ce qu'il y a
00:53:32derrière cette demande
00:53:33et comme disait Louis
00:53:34il y a tout un tas
00:53:34de souffrances
00:53:35qui sont souvent mélangées
00:53:36les unes aux autres
00:53:37et la question c'est
00:53:38de quelle manière
00:53:39on y répond
00:53:39et pour l'instant
00:53:40on promet aux patients
00:53:41surtout la première chose
00:53:42je crois c'est de dire
00:53:43on sait que c'est difficile
00:53:44mais la première chose
00:53:45c'est qu'on ne vous laissera pas tomber
00:53:46et on va tout mettre en oeuvre
00:53:48pour vous soulager
00:53:49Vous êtes sur Sud Radio
00:53:51vous écoutez bien
00:53:54que nous parlons
00:53:55vous comprenez bien
00:53:55que nous parlons
00:53:56de la fin de vie
00:53:56c'est un sujet sensible
00:53:58je reçois Louis Bouffard
00:54:01co-président des éligibles
00:54:02et de l'élan
00:54:04et jeanne Amoureuse
00:54:05qui est une infirmière
00:54:06dans les soins palliatifs
00:54:08qui connaît bien
00:54:09les situations concrètes
00:54:11et pratiques
00:54:12de gens
00:54:13qui ne veulent pas
00:54:14continuer à vivre
00:54:14vous nous appelez
00:54:15au 0 826 300 300
00:54:17donnez-nous votre avis
00:54:18parce qu'il est inévitable
00:54:20que vous soyez non seulement
00:54:21sensible à ce sujet
00:54:22que vous connaissez peut-être
00:54:24dans votre entourage
00:54:24ou que vous êtes même
00:54:25confronté à cette situation
00:54:27bien sûr on a besoin
00:54:28de votre avis
00:54:28vous pourrez discuter
00:54:29avec Louis Bouffard
00:54:30et jeanne Amoureuse
00:54:31leur donner votre impression
00:54:33et puis voilà
00:54:34est-ce que la loi
00:54:35sur la fin de vie
00:54:35est éligible
00:54:36est-ce qu'elle est bien
00:54:36accessible à tout le monde
00:54:38est-ce qu'elle est bien conçue
00:54:39et est-ce que
00:54:40la classe politique
00:54:41est-ce que nos parlementaires
00:54:42ont l'obligation
00:54:43de trouver
00:54:44la réponse
00:54:45parfaite idéale
00:54:46qui n'existe pas
00:54:47c'est un sujet éthique
00:54:49et les sujets éthiques
00:54:50sont toujours
00:54:50difficiles
00:54:51à traiter
00:54:52à conclure
00:54:52à tout de suite
00:54:53sur Sud Radio
00:54:53au 0 826 300 300
00:55:04Vous êtes sur Sud Radio
00:55:05la France dans tous ses états
00:55:07il est 13h20
00:55:07je reçois
00:55:09Louis Bouffard
00:55:10co-président
00:55:11des éligibles
00:55:12et jeanne Amoureuse
00:55:13infirmière
00:55:14en soins palliatifs
00:55:15nous parlons évidemment
00:55:15fin de vie
00:55:16nous essayons de comprendre
00:55:18ce qui motive
00:55:20la classe politique
00:55:21les parlementaires
00:55:22qui ont vraiment
00:55:23qui donnent l'impression
00:55:24d'avoir envie
00:55:25d'apporter une réponse précise
00:55:26si tant est qu'il y en ait une
00:55:27et puis de l'autre côté
00:55:28les gens sur le terrain
00:55:29Louis Bouffard
00:55:30vous êtes confronté
00:55:30à la maladie
00:55:31bien sûr
00:55:31donc votre engagement
00:55:33une forme de générosité incroyable
00:55:35parce que vous pourriez
00:55:35vous consacrer uniquement
00:55:37au traitement
00:55:38de votre problème de santé
00:55:40et vous voulez porter ce débat
00:55:42sur la voie publique
00:55:43et vous
00:55:44jeanne Amoureuse
00:55:45qui est confronté
00:55:47régulièrement
00:55:47et quotidiennement
00:55:48à des gens
00:55:48qui vont mourir
00:55:50et vous les accompagnez
00:55:51pas dans la mort
00:55:52vous les accompagnez
00:55:53jusqu'au bout
00:55:54de leur vie
00:55:56jeanne Amoureuse
00:55:56je vous pose la question
00:55:58je vous la propose
00:55:59plus directement
00:56:01il y a des gens
00:56:01qui vous ont dit
00:56:02je veux mourir
00:56:03faites que ça cesse
00:56:05qui vous l'ont formulé
00:56:05comme ça
00:56:06bien sûr
00:56:06bien sûr
00:56:07c'est arrivé
00:56:09c'est arrivé
00:56:09j'irais pas régulièrement
00:56:10mais ça arrive de temps en temps
00:56:11des gens qui ont
00:56:12vraiment envie de mourir
00:56:13et on les comprend
00:56:15que répondez-vous
00:56:16après souvent
00:56:17on écoute
00:56:18et vraiment
00:56:19je pense que c'est vraiment important
00:56:20d'avoir ce temps de l'écoute
00:56:21et du non-jugement
00:56:22parce que toute souffrance
00:56:23mérite d'être écoutée
00:56:24comprise
00:56:24entendue
00:56:26personne n'a envie de mourir
00:56:27en revanche
00:56:27je crois qu'il y a beaucoup de gens
00:56:28qui n'ont pas envie de vivre
00:56:29dans certaines situations
00:56:30et la réponse qu'on apporte
00:56:31c'est quelle réponse
00:56:33on veut apporter à ces personnes-là
00:56:35l'objectif des soins bâtifs
00:56:36c'est de pouvoir les prendre en charge
00:56:37dans leur globalité
00:56:38de pouvoir accompagner
00:56:40à la fois les patients
00:56:40mais aussi leurs proches
00:56:41et Louis en parlait tout à l'heure
00:56:42de l'importance des aidants
00:56:43souvent on arrive avec des aidants
00:56:45qui sont épuisés
00:56:46une charge mentale
00:56:46qui du coup pour les patients
00:56:47est très forte
00:56:48de se sentir un poids
00:56:49pour leurs proches
00:56:50parce que quand toute votre vie
00:56:52pèse sur vos proches
00:56:53c'est extrêmement difficile
00:56:54l'objectif aussi
00:56:55des soins bâtifs
00:56:56c'est de pouvoir redonner
00:56:57à chacun sa place
00:56:58aux proches
00:56:59leurs proches
00:57:00aux patients
00:57:01de pouvoir écouter
00:57:01sa souffrance
00:57:02et qu'ils puissent
00:57:02parler librement
00:57:03et bien souvent
00:57:05les demandes de mort
00:57:06elles s'estompent
00:57:07elles disparaissent
00:57:08après c'est pas un long fleuve tranquille
00:57:10et la fin de vie
00:57:11comme la vie
00:57:12c'est fait d'ambivalence
00:57:13et d'ambivalence très forte
00:57:15quand on est en fin de vie
00:57:15il y a des jours
00:57:16où on a envie de mourir
00:57:17parce que c'est trop difficile
00:57:18et puis il y a des jours
00:57:19où on a moins envie de mourir
00:57:20vous partez du principe
00:57:22que lorsque le soin palliatif
00:57:24qui est un concept philosophique
00:57:26ça veut dire
00:57:27nous savons que nous allons mourir
00:57:28mais nous allons vivre jusqu'au bout
00:57:30dans les meilleures conditions possibles
00:57:31si je peux m'expliquer
00:57:32c'est une manière de prendre soin
00:57:34de prendre soin
00:57:34vous estimez philosophiquement
00:57:37je dis bien que si le soin palliatif
00:57:39répond à l'attente
00:57:40qu'il est performant
00:57:41qu'il est juste
00:57:41et bien appliqué
00:57:42ça peut permettre aux malades
00:57:44de renoncer
00:57:45à mourir
00:57:47j'y réponds pas philosophiquement
00:57:49mais en tout cas
00:57:49j'y réponds par le boulot
00:57:50qu'on fait tous les jours
00:57:51et ce que j'ai pu voir
00:57:52après il y a toujours
00:57:53des situations
00:57:53qui sont extrêmement complexes
00:57:56moi j'aimerais juste aussi
00:57:57sur le projet de loi
00:57:58on nous parle
00:57:58d'une loi d'exception
00:58:00pour des cas très précis
00:58:01pour des patients
00:58:02qui sont en fin de vie
00:58:02oui c'est ce qu'ils disent
00:58:03c'est ce qu'ils disent
00:58:04en fait
00:58:05la réalité de cette loi
00:58:06c'est pas du tout ça
00:58:07c'est ouvrir un nouvel accès
00:58:08un nouveau droit
00:58:10à des personnes
00:58:10qui ne sont pas
00:58:11que en fin de vie
00:58:11qui sont atteintes
00:58:12de maladies incurables
00:58:13mais qui ne sont pas
00:58:13forcément en fin de vie
00:58:14avec des critères
00:58:15Louis en parlait tout à l'heure
00:58:16extrêmement flous
00:58:17et pour nous les soignants
00:58:18c'est impossible
00:58:19c'est impossible
00:58:21de répondre
00:58:21à ces critères là
00:58:23avec des critères
00:58:24qui sont extrêmement flous
00:58:26et donc il y a aussi
00:58:27quelque chose
00:58:28qui nous paraissait
00:58:28enfin en tout cas
00:58:29qui me paraît important
00:58:30de pouvoir redire
00:58:31correctement les choses
00:58:32on nous parle d'aide à mourir
00:58:33c'est un joli mot
00:58:34l'aide à mourir
00:58:35mais moi de l'aide à mourir
00:58:35j'en fais tous les jours
00:58:36la question c'est
00:58:37on parle d'euthanasie
00:58:38et de suicide assisté
00:58:40voilà
00:58:40et il y avait aussi
00:58:41quelque chose
00:58:42qui me semble important
00:58:42de pouvoir redire
00:58:43bien de quoi on parle
00:58:45Louis Bouffard
00:58:46pour vous l'euthanasie
00:58:48n'est en aucun cas
00:58:49une solution
00:58:50quelle que soit
00:58:51la pathologie
00:58:52quelle que soit
00:58:52la souffrance
00:58:53que l'on subit
00:58:55alors
00:58:55que ce soit
00:58:57l'euthanasie
00:58:58c'est pour moi
00:58:58une violence
00:59:00parce que
00:59:01c'est finalement
00:59:02quelle réponse
00:59:03on apporte
00:59:04à la demande
00:59:05de mourir
00:59:06est-ce que
00:59:06finalement
00:59:07répondre
00:59:08à la souffrance
00:59:10que ce soit
00:59:10la douleur
00:59:11physique
00:59:12ou psychologique
00:59:14est-ce que répondre
00:59:15à ces douleurs
00:59:16ces souffrances
00:59:17par la mort
00:59:18est-ce que c'est
00:59:18la bonne réponse
00:59:19moi je ne le crois pas
00:59:20je crois vraiment
00:59:21que ce qui est important
00:59:24c'est de tout faire
00:59:25pour soulager
00:59:27pour accompagner
00:59:28pour faire
00:59:29qu'on mène une vie
00:59:30qui soit
00:59:32paisible
00:59:32sereine
00:59:33et ça pour le coup
00:59:34on a encore
00:59:35beaucoup de travail
00:59:36même si je sais
00:59:37que
00:59:38nous avons la technique
00:59:39mais pour ça
00:59:40il faut la développer
00:59:41et aujourd'hui
00:59:42si je reprends
00:59:43l'exemple des soins palliatifs
00:59:44il y a à peu près
00:59:4521 départements
00:59:46qui en sont dépourvus
00:59:48mais moi dans mon cas
00:59:49c'est pas
00:59:49que les soins palliatifs
00:59:51c'est
00:59:51les soins de médecine générale
00:59:53moi vous savez
00:59:54il y a
00:59:54j'ai mis un an
00:59:55à obtenir un rendez-vous
00:59:57chez un dentiste
00:59:58pour retirer une carie
00:59:59qui me faisait souffrir
01:00:01parce qu'aucun praticien
01:00:03praticien
01:00:04pardon
01:00:04voulait prendre le risque
01:00:06de retirer cette carie
01:00:07parce que moi
01:00:08je suis sujet
01:00:08aux fausses routes
01:00:09et donc j'ai attendu
01:00:11près d'un an
01:00:12vous vous rendez compte ?
01:00:14oui effectivement
01:00:14là il y a un vrai problème
01:00:16il y a un vrai problème
01:00:17même administratif
01:00:18alors que vous étiez
01:00:20en situation prioritaire
01:00:22mais c'est la réalité du terrain
01:00:23bien sûr
01:00:25Louis Bouffard
01:00:26est-ce que
01:00:27on va parler
01:00:28cette citation
01:00:29est marquée sur le signe
01:00:30du Parlons le Vrai
01:00:30je vais vous parler
01:00:31très crûment
01:00:34est-ce que vous considérez
01:00:35que quelqu'un
01:00:36qui veut se mettre fin
01:00:37à ses jours
01:00:38parce qu'il atteint
01:00:39un niveau de souffrance
01:00:40peut le faire
01:00:40s'il en a
01:00:41s'il en a les moyens
01:00:42librement décidés
01:00:44mais qu'en aucun cas
01:00:47la société
01:00:47doit répondre
01:00:48à cette demande
01:00:49si le malade
01:00:50supplie
01:00:51qu'on arrête
01:00:52sa souffrance
01:00:53où est la limite
01:00:54pour vous
01:00:55déjà il faut rappeler
01:00:56que le suicide
01:00:58est un drame
01:00:59est un drame
01:01:00de la vie
01:01:00et aujourd'hui
01:01:02quelqu'un
01:01:03qui veut se suicider
01:01:05et bien
01:01:05on a tout développé
01:01:07la prévention au suicide
01:01:08est-ce que demain
01:01:09avec cette loi
01:01:11ça veut dire
01:01:12qu'on exclut
01:01:13les personnes
01:01:14éligibles
01:01:14de la prévention au suicide
01:01:16et pour moi
01:01:17c'est
01:01:18c'est d'une violence
01:01:19parce que
01:01:19ça crée
01:01:20deux catégories
01:01:22de population
01:01:22la première
01:01:23les personnes
01:01:25jeunes
01:01:26bien portant
01:01:26où on va tout faire
01:01:28pour
01:01:28s'ils font une tentative
01:01:30de les retenir
01:01:31alors qu'une personne
01:01:32éligible
01:01:33celle qui est
01:01:34très âgée
01:01:35très malade
01:01:36très handicapée
01:01:37et bien
01:01:37on va lui dire
01:01:38oui ta demande de mort
01:01:40elle est légitime
01:01:41et pour moi
01:01:42c'est d'une violence
01:01:43finalement ça
01:01:44ça crée quelque part
01:01:46une hiérarchisation
01:01:47des vies
01:01:48vous pensez
01:01:49qu'il y a quand même
01:01:50ou qu'il faut
01:01:51une solution
01:01:51entre guillemets
01:01:52politique
01:01:53il faut que
01:01:54les pouvoirs publics
01:01:55que le parlement
01:01:57tranche
01:01:57et décide quelque chose
01:01:58pour la fin de vie
01:01:59ou ce n'est pas
01:02:00une obligation
01:02:01moi je crois que
01:02:02les pouvoirs publics
01:02:04doivent se saisir
01:02:04de l'importance
01:02:06et de la priorité
01:02:07de nous donner
01:02:09les moyens de vivre
01:02:10dignement
01:02:11jusqu'au bout
01:02:12et aujourd'hui
01:02:13on n'y est pas
01:02:14c'est un message
01:02:15très précis
01:02:16très clair
01:02:16vous êtes sur
01:02:17Sud Radio
01:02:18il est 13h27
01:02:20je reçois
01:02:21Louis Bouffard
01:02:22coprésident des éligibles
01:02:23et Jeanne Amouros
01:02:24infirmière en soins palliatifs
01:02:26avec lesquels nous parlons
01:02:28du sujet
01:02:29très douloureux
01:02:30et grave
01:02:30qui est celui
01:02:31de la fin de vie
01:02:31puisque nous savons
01:02:32que des législateurs
01:02:33et des hommes politiques
01:02:34veulent légiférer
01:02:35voilà
01:02:36la république
01:02:36veut donner
01:02:37une consigne
01:02:38et un contexte légal
01:02:40pour accompagner
01:02:41la fin de vie
01:02:42et ce n'est pas simple
01:02:43parce que c'est un sujet éthique
01:02:44vous êtes nombreux
01:02:45à nous avoir appelé
01:02:47je vous retrouve
01:02:47dans quelques instants
01:02:48nous avons Nicolas
01:02:49Sophie
01:02:50Chantal
01:02:50Bénédicte
01:02:51qui chacun ont envie
01:02:53de participer à ce débat
01:02:54pour nous donner
01:02:54leur témoignage
01:02:55à tout de suite
01:02:56sur Sud Radio
01:02:56bien sûr
01:02:57vous continuez à nous appeler
01:02:58au 0826
01:02:59300
01:03:00300
01:03:00à tout de suite
01:03:08vous êtes sur Sud Radio
01:03:10il est 13h30
01:03:11vous qui nous écoutez
01:03:12vous avez la parole
01:03:14et là nous sommes
01:03:15sur la question
01:03:16douloureuse
01:03:17et philosophiquement
01:03:20problématique
01:03:22la fin de vie
01:03:23est-ce qu'on a le droit
01:03:24d'euthanasier quelqu'un
01:03:25avoir le droit
01:03:26de mourir
01:03:27par une propre décision
01:03:28c'est une chose
01:03:29être accompagné
01:03:30dans la mort
01:03:31par quelqu'un
01:03:32qui vous la donne
01:03:33c'est autre chose
01:03:34nous avons
01:03:35et donc nous recevons
01:03:36nous recevons
01:03:37Louis Bouffard
01:03:37coprésident des éligibles
01:03:39et Jeanne Amourousse
01:03:40qui nous a témoigné
01:03:43de son métier
01:03:44de ce qu'elle vit
01:03:45évidemment
01:03:46dans l'accompagnement
01:03:47des gens
01:03:48en fin de vie
01:03:49nous avons Nicolas
01:03:50qui nous appelle de Bordeaux
01:03:51bonjour Nicolas
01:03:52oui bonjour à tous
01:03:53bonjour
01:03:54merci de me recevoir
01:03:55parce que c'est un sujet
01:03:56qui me tient à corps
01:03:57bonjour
01:03:58c'est votre maman
01:04:01qui avait 90 ans
01:04:02et qui voulait mourir
01:04:03c'est ça
01:04:04donc elle voulait mourir
01:04:05depuis très très longtemps
01:04:06on a fait plusieurs médecins
01:04:08on a essayé d'aller en Belgique
01:04:09en Suisse
01:04:11personne ne voulait
01:04:12parce que comme elle n'avait pas
01:04:13un cancer
01:04:14et de raison
01:04:16c'était plus
01:04:16une souffrance psychique
01:04:18une perte de mémoire
01:04:20qui arrivait de plus en plus
01:04:21et donc elle souhaitait mourir
01:04:23mais personne ne voulait
01:04:24l'écouter
01:04:26on allait voir des médecins
01:04:27qui nous disaient
01:04:28ben non moi je ne peux pas
01:04:29vous donner de médicaments
01:04:30pour ça
01:04:30il faudrait prendre tel médicament
01:04:33mais je ne peux pas
01:04:33vous le prescrire
01:04:35donc moi
01:04:36je me suis fait prescrire
01:04:38par d'autres médecins
01:04:39qui ne savaient pas
01:04:39que j'en avais besoin
01:04:40pour cet effet là
01:04:41oui
01:04:42et une fois
01:04:43que j'en ai cumulé suffisamment
01:04:45au bout de plusieurs mois
01:04:47avec
01:04:48sur sa demande
01:04:49je lui ai donné
01:04:50les médicaments
01:04:51les uns après les autres
01:04:52vous dites que
01:04:53dans votre témoignage
01:04:54que certains vous ont répondu
01:04:56vous n'avez qu'à traverser
01:04:57l'autoroute
01:04:58ou sauter du balcon
01:04:59vous avez vraiment entendu ça ?
01:05:01ah oui oui
01:05:01je peux le certifier
01:05:03je peux le déposer
01:05:04devant n'importe qui
01:05:06et donc c'est vous
01:05:07qui avez réuni
01:05:08les moyens
01:05:08les médicaments
01:05:10voilà
01:05:11pharmaceutiques
01:05:11et c'est moi
01:05:12et c'est moi
01:05:13qui lui ai donné
01:05:14sur sa demande
01:05:15il m'a dit
01:05:15c'est bon
01:05:16cette fois
01:05:17j'en peux plus
01:05:18donne moi les médicaments
01:05:20je veux partir
01:05:21et ça c'est fini
01:05:22comme ça ?
01:05:24pas exactement
01:05:27c'est moi
01:05:29malheureusement
01:05:30les médicaments
01:05:30n'ont pas fait vraiment
01:05:31effet
01:05:33et vous avez accompagné
01:05:35votre maman
01:05:35quand même
01:05:35jusqu'au bout
01:05:36c'est moi
01:05:37qui l'accompagna
01:05:38plus
01:05:38voilà
01:05:39j'ai compris
01:05:39non non
01:05:40mais on a compris
01:05:42j'ai été moi-même
01:05:43confronté à cette situation
01:05:44avec mon père
01:05:45en 1997
01:05:46donc je sais
01:05:47de quoi vous parler
01:05:49je vais m'adresser à vous
01:05:51Jeanne Amourousse
01:05:52là
01:05:52un témoignage de Nicolas
01:05:54qu'est-ce qu'on peut faire
01:05:55dans ces cas-là ?
01:05:56les médecins ne veulent pas
01:05:57prescrire
01:05:57il y a une souffrance terrible
01:05:58il y a un patient
01:05:59qui veut
01:06:00que ça s'arrête là
01:06:02vous comprenez
01:06:03ce que Nicolas
01:06:03a dû faire ?
01:06:04ce qui est difficile
01:06:05c'est qu'on a l'impression
01:06:06que la souffrance
01:06:07n'a pas été entendue
01:06:07et comme je disais tout à l'heure
01:06:09je crois que
01:06:09notre premier boulot
01:06:10à tous
01:06:12soignants
01:06:13citoyens
01:06:13c'est de pouvoir
01:06:15écouter cette souffrance
01:06:16et d'essayer de comprendre
01:06:17après je ne connaissais pas
01:06:19je ne connais pas assez bien
01:06:20cette situation
01:06:20pour pouvoir
01:06:21en dire quelque chose
01:06:22mais en tout cas
01:06:23c'est toujours désolant
01:06:25d'entendre
01:06:25des gens qui se sont
01:06:26pas sentis écouter
01:06:27dans leur souffrance
01:06:28Louis Bouffard
01:06:29vous considérez
01:06:30que la maman de Nicolas
01:06:31n'a pas été accompagnée
01:06:32comme il se devait ?
01:06:34alors je ne connais pas
01:06:36personnellement
01:06:36la situation
01:06:37de cette femme
01:06:38ce qu'il nous en dit
01:06:39mais moi ce qui me semble
01:06:42important
01:06:42c'est que
01:06:44qu'est-ce qui se
01:06:46cachait derrière
01:06:47cette demande
01:06:48est-ce que
01:06:49finalement
01:06:50est-ce que la médecine
01:06:51est-ce que les médecins
01:06:52ne l'ont pas
01:06:54abandonné à son sort
01:06:55par exemple
01:06:57Nicolas nous dit
01:06:58qu'elle avait
01:06:59des souffrances
01:07:01psychologiques
01:07:02psychiques
01:07:02a-t-elle été suivie
01:07:04par un
01:07:05par un psychiatre
01:07:06par une psychologue
01:07:08est-ce que
01:07:08ou est-ce qu'elle était
01:07:09livrée à elle-même ?
01:07:11Nicolas
01:07:11est-ce que votre maman
01:07:13a été accompagnée
01:07:14est-ce qu'elle a été
01:07:14accompagnée
01:07:15à tous les niveaux
01:07:16de sa maladie ?
01:07:17elle a essayé
01:07:17mais c'était je dirais
01:07:18une autre génération
01:07:19qui ne voulait pas
01:07:20forcément entendre
01:07:21par une psychologue
01:07:22et à son âge
01:07:24elle ne voulait pas
01:07:25être accompagnée
01:07:26elle voulait mourir
01:07:27son seul vœu
01:07:28c'était mourir
01:07:31elle ne voulait pas
01:07:32autre chose
01:07:33elle ne voulait pas
01:07:33qu'on arrête
01:07:34sa souffrance
01:07:34et c'est vous
01:07:35qui avez dû
01:07:35trouver les moyens
01:07:36et prendre la décision
01:07:37c'est extrêmement
01:07:40c'est pas seulement
01:07:41courageux
01:07:42ce que vous avez fait
01:07:42c'est humainement
01:07:44terrible
01:07:45c'est votre maman
01:07:46en plus
01:07:46pourtant vous l'avez fait
01:07:48aujourd'hui
01:07:48qu'est-ce que vous en
01:07:50pensez ?
01:07:50vous ne regrettez rien ?
01:07:52vous ne regrettez rien ?
01:07:53pas du tout
01:07:53c'est ce qu'elle voulait
01:07:54elle me l'a dit
01:07:56jusqu'au dernier moment
01:07:57au revoir
01:07:59elle était soulagée
01:08:00elle avait un sourire
01:08:02en s'endormant
01:08:03en disant
01:08:03ben voilà
01:08:04ça y est
01:08:04ça y est
01:08:05enfin
01:08:06enfin j'ai ce que je veux
01:08:07donc Nicolas
01:08:08quel est votre avis
01:08:09sur ce projet de loi ?
01:08:10est-ce que
01:08:11mon avis
01:08:12c'est que
01:08:13l'accroche doit
01:08:14disposer de sa vie
01:08:15et être aidé
01:08:16parce que
01:08:17si on a trop envie
01:08:18ou trop besoin
01:08:20de mourir
01:08:21pour être dans X et Y
01:08:22ses raisons sont personnelles
01:08:24et on doit accompagner
01:08:25les personnes
01:08:26dans cette démarche
01:08:27oui mais vous estimez
01:08:28que le soin palliatif
01:08:29aussi performant soit-il
01:08:30ne suffit pas
01:08:31à répondre
01:08:32à une personne
01:08:33qui veut arrêter de vivre
01:08:35le soin palliatif
01:08:36de ce que j'ai compris
01:08:37c'est quand même
01:08:38plutôt un soin palliatif
01:08:38pour la douleur
01:08:39là c'est pour le
01:08:40c'est une autre douleur
01:08:41c'est une douleur de vivre
01:08:42donc c'est un besoin de mourir
01:08:44c'est encore autre chose
01:08:45je pense peut-être
01:08:46bien sûr
01:08:46Jeanne Amoureux
01:08:47c'est un point de vie
01:08:48que vous entendez
01:08:49que vous comprenez
01:08:50je pense
01:08:51je pense que vous avez déjà
01:08:52entendu souvent
01:08:54ce témoignage
01:08:55bien sûr
01:08:55bien sûr
01:08:56qu'on comprend
01:08:57et qu'on
01:08:58enfin voilà
01:08:58que c'est très difficile
01:09:00d'entendre ce témoignage
01:09:01et je pense que la question
01:09:02comme vous disiez
01:09:02des soins palliatifs
01:09:03elle est au-delà des soins palliatifs
01:09:04elle est vraiment dans la question
01:09:05du monde du soin
01:09:06des soins psychiques
01:09:07et même de la société
01:09:08qu'il y a le message
01:09:09qu'on renvoie aussi aux autres
01:09:10et ensuite
01:09:10comme on le disait tout à l'heure
01:09:12le système de santé va très mal
01:09:14il y a le débat éthique
01:09:15et est-ce que la politique
01:09:16peut répondre à une question
01:09:17éthique de Sigrid
01:09:18nous avons
01:09:18merci Nicolas
01:09:19pour vos témoignages
01:09:20merci
01:09:20bouleversant bien entendu
01:09:22et voilà
01:09:22on est tout coeur avec vous
01:09:25nous avons Sophie
01:09:26qui nous appelle
01:09:27de Béziers
01:09:28bonjour Sophie
01:09:29oui bonjour
01:09:30bonjour à vos invités
01:09:33vous êtes aidante
01:09:34vous êtes aidante Sophie
01:09:36ah ben
01:09:36je ne le suis pas
01:09:38je le suis devenue
01:09:39bien sûr
01:09:39parce que
01:09:40bon c'est tout récent
01:09:41je viens d'aider mes amis
01:09:45à partir
01:09:45et surtout
01:09:46à mettre
01:09:47mes petites connaissances
01:09:50pour y être déjà passé
01:09:51à disposition
01:09:53de la famille
01:09:54de mon ami
01:09:56du mari
01:09:57donc
01:09:58et de ses enfants
01:09:59voilà
01:10:00qui me bagarre
01:10:01contre une maladie
01:10:02pendant 19 mois
01:10:04et la guerre
01:10:06est perdue
01:10:07et là
01:10:08on souhaite
01:10:09faire revenir
01:10:11la personne
01:10:11à la maison
01:10:12pour qu'elle parte
01:10:12chez elle
01:10:13sauf qu'on ne vous explique
01:10:15pas tout
01:10:18tout le monde
01:10:19ne sait pas
01:10:19les mythologies
01:10:20qui peuvent être
01:10:21associées
01:10:21à une fin de vie
01:10:23manque d'oxygène
01:10:24un globe
01:10:25désical
01:10:27une détresse
01:10:28psychologique
01:10:29et puis là
01:10:29il y a aussi
01:10:30tous les aidants
01:10:31qui sont là
01:10:32depuis 19 mois
01:10:34mais aussi
01:10:35les enfants
01:10:36la souffrance
01:10:37alors
01:10:38je ne peux pas
01:10:39aujourd'hui
01:10:41avec le témoignage
01:10:42de votre invité
01:10:44dire
01:10:44que moi
01:10:45je suis pour
01:10:45le temps
01:10:45admis
01:10:46parce que
01:10:46chaque cas
01:10:47est un cas
01:10:47mais comme
01:10:48a dit le monsieur
01:10:49d'avant
01:10:49on doit disposer
01:10:51voilà Nicolas
01:10:52on doit vraiment
01:10:53disposer
01:10:54de notre volonté
01:10:56et c'est
01:10:57aujourd'hui
01:10:57on doit franchir
01:10:58le cap
01:10:59de demander
01:11:00aux gens
01:11:01qu'est-ce qu'ils feraient
01:11:02qu'est-ce qu'ils voudraient
01:11:04pour partir dignement
01:11:05parce que là
01:11:06nous sommes
01:11:07dans un cas
01:11:07d'une maladie
01:11:09incurable
01:11:12gravissime
01:11:12les os
01:11:13le cerveau
01:11:15voilà
01:11:16et un coeur
01:11:17qui est jeune
01:11:18et qui est encore
01:11:19là pour battre
01:11:20et qui
01:11:21malheureusement
01:11:22va
01:11:24éterniser
01:11:25alors
01:11:26on a mis
01:11:27une sédation
01:11:28en place
01:11:29qui n'est pas
01:11:29une dose
01:11:31létale
01:11:33mais est-ce que
01:11:34vous avez
01:11:35une infirmière
01:11:35en direct
01:11:36j'ai une question
01:11:37bien précise
01:11:38à poser
01:11:38allez-y
01:11:39allez-y Sophie
01:11:40être-vous sûr
01:11:41madame
01:11:42que la dose
01:11:43de sédation
01:11:45que nous avons
01:11:46augmenté
01:11:46de 0.1
01:11:47à 0.2
01:11:480.8
01:11:50etc
01:11:50avec un
01:11:52je ne sais pas
01:11:53comment ils appellent ça
01:11:54le globulus
01:11:55je ne sais pas quoi
01:11:56enfin le
01:11:57bon
01:11:58cette personne
01:12:00n'a pas souffert
01:12:00je vais vous demander
01:12:01de rester discrète
01:12:02parce que j'ai dit
01:12:03justement
01:12:04à mes amis
01:12:05que j'allais parler
01:12:06de ça
01:12:06parce qu'en fait
01:12:07c'est le combat
01:12:08de tous
01:12:09et ce qu'on souhaite
01:12:10tous
01:12:11c'est que
01:12:12que leur maman
01:12:13et leur épouse
01:12:14et notre amie
01:12:15n'a pas souffert
01:12:18merci beaucoup
01:12:18pour votre témoignage
01:12:19madame
01:12:19mais je crois que
01:12:20c'est la volonté
01:12:21de tout le monde
01:12:21de ne pas souffrir
01:12:22et ça c'est notre boulot
01:12:23et c'est aussi notre boulot
01:12:24en tant que société
01:12:25de pouvoir faire en sorte
01:12:26qu'il n'y ait pas
01:12:27de souffrance
01:12:30malheureusement
01:12:30c'est difficile
01:12:31pour moi
01:12:31de vous dire
01:12:32si les doses suffisent
01:12:33puisque
01:12:34sans connaître
01:12:35cette personne
01:12:36chaque cas
01:12:37est tellement
01:12:39singulier
01:12:39donc ce serait
01:12:40difficile de répondre
01:12:41mais en tout cas
01:12:43j'ai l'impression
01:12:44qu'elle est prise en charge
01:12:45et ce qui est sûr
01:12:46c'est que
01:12:46le boulot des soignants
01:12:48c'est de devoir
01:12:48répondre
01:12:49aux situations de douleur
01:12:51et de pouvoir
01:12:54en observant
01:12:55les patients
01:12:56voir s'il y a
01:12:57des signes
01:12:57qui montrent
01:12:58des signes de souffrance
01:12:59ça c'est notre boulot
01:13:00en tout cas
01:13:01moi c'est ce que je fais
01:13:02tous les jours
01:13:02avec mes collègues
01:13:03et s'il y a des signes
01:13:05qui nous montrent
01:13:05que les patients
01:13:06ont des inconforts
01:13:07ou des douleurs
01:13:08de pouvoir ajuster
01:13:09les doses
01:13:09pour que effectivement
01:13:11la fin de vie
01:13:11soit la plus paisible
01:13:12possible
01:13:13merci Sophie
01:13:14pour votre témoignage
01:13:16effectivement
01:13:16Jeanne
01:13:17Jeanne comprend
01:13:17votre avis
01:13:19nous avons Chantal
01:13:21qui nous appelle
01:13:22de Bastia
01:13:22bonjour Chantal
01:13:23oui bonjour
01:13:25on se connait
01:13:27Chantal
01:13:27vous appelez souvent
01:13:28je ne savais pas
01:13:29que vous étiez
01:13:29un personnel de santé
01:13:31et que vous êtes impacté
01:13:34non seulement
01:13:34personnel de santé
01:13:35que vous êtes impacté
01:13:36puisque vous même
01:13:37vous avez un handicap
01:13:37racontez-nous ça
01:13:41moi déjà
01:13:42je voudrais qu'on fasse
01:13:43plutôt le droit
01:13:44de vivre
01:13:44dans la dignité
01:13:45plutôt que le droit
01:13:46de mourir
01:13:47dans la dignité
01:13:49c'est quand même
01:13:50qu'est-ce qu'on veut
01:13:51dans notre société
01:13:52moi
01:13:53j'ai perdu la vue
01:13:54à 19 ans
01:13:56et si on m'avait demandé
01:13:59à ce moment-là
01:14:00qu'est-ce que j'aurais voulu
01:14:01j'aurais peut-être dit
01:14:02j'ai pas envie de vivre
01:14:04j'ai plus envie de vivre
01:14:05ah bon
01:14:05d'accord
01:14:06donc il faut faire
01:14:08quand même
01:14:08très très
01:14:08attention
01:14:09après j'ai été
01:14:10j'ai repris mes études
01:14:12j'ai été kiné
01:14:14j'ai été confronté
01:14:15à des maladies
01:14:16comme des myopathies
01:14:18des maladies de charcot
01:14:19j'ai accompagné
01:14:20des personnes âgées
01:14:21qui faisaient
01:14:22ce qu'on appelle
01:14:23un syndrome de glissement
01:14:25et quand une personne âgée
01:14:26se retrouve hospitalisée
01:14:28la première des choses
01:14:29qu'elle vous dit
01:14:30ah moi j'en ai marre
01:14:31je veux partir
01:14:32parce qu'ils ont tellement peur
01:14:33de ne pas retourner
01:14:34à la maison
01:14:35et nous on leur disait
01:14:37écoutez
01:14:38nous on va pas vous garder
01:14:40vous allez faire de la rééducation
01:14:41on va se battre avec vous
01:14:42c'est justement là
01:14:44au moment où il y a des maladies graves
01:14:46que nous en tant que soignants
01:14:48nous devons encore plus
01:14:50donner notre amour
01:14:52pour les accompagner
01:14:53je parle d'amour
01:14:54parce que c'est de là
01:14:55dont on parle
01:14:56qu'il nous faut des moyens
01:14:58parce que
01:14:59comme disait votre invité
01:15:01oui
01:15:01je veux dire
01:15:02quand on n'arrive plus
01:15:03à se soigner
01:15:04quand on n'arrive plus
01:15:06à être accompagné
01:15:07quand les gens sont seuls
01:15:08c'est la facilité
01:15:10et en même temps
01:15:11c'est le courage
01:15:12de dire
01:15:13je veux partir
01:15:14donc donnez-nous
01:15:15les moyens
01:15:16de travailler
01:15:18donnez-nous
01:15:18les moyens
01:15:19d'accompagner
01:15:20donnez-nous
01:15:21les moyens
01:15:21avec notre générosité
01:15:23de coeur
01:15:24avec tout notre amour
01:15:25d'accompagner ces gens
01:15:27on peut
01:15:30je suis très ému
01:15:31non mais je vous comprends
01:15:32Chantal
01:15:33évidemment
01:15:33c'est très très grave
01:15:35dans notre société
01:15:36qu'on n'ait que ça
01:15:37à proposer
01:15:38qu'on n'ait que ça
01:15:40à proposer
01:15:40je veux dire
01:15:41moi j'ai fait ce métier
01:15:43pour soigner les gens
01:15:44pour soigner des gens
01:15:46je n'ai pas fait ce métier
01:15:48pour qu'on me demande demain
01:15:49d'accompagner des gens
01:15:51à mourir
01:15:51on le fait déjà
01:15:52dans les soins palliatifs
01:15:53développons les soins palliatifs
01:15:56accompagnons les gens
01:15:57les familles
01:15:58je parle
01:15:59s'il y a des ministres
01:16:01qui nous écoutent
01:16:03des députés
01:16:04des sénateurs
01:16:05donnez-nous
01:16:06les moyens
01:16:06de travailler
01:16:08je veux dire
01:16:09ça s'appelle
01:16:09l'eugénisme
01:16:10tout ça
01:16:10on en arrive
01:16:12à dire
01:16:12voilà
01:16:12vous n'êtes plus
01:16:13en état
01:16:14vous êtes des inutiles
01:16:16vous souffrez
01:16:16bien sûr
01:16:16personne n'a envie
01:16:18de souffrir
01:16:18personne n'a envie
01:16:19de souffrir
01:16:20mais il faut donner
01:16:21les moyens
01:16:23aux hôpitaux
01:16:24donner des moyens
01:16:25pour que les gens
01:16:26puissent être entourés
01:16:27que les aidants
01:16:28qu'on puisse les soulager
01:16:30mais
01:16:30on n'a pas ces moyens
01:16:32alors que la seule solution
01:16:33qu'on nous propose
01:16:34c'est
01:16:35de tuer les gens
01:16:37et moi ça
01:16:38j'en suis malade
01:16:40j'en suis malade
01:16:42c'est pas quand on est vulnérable
01:16:43qu'on peut poser
01:16:45ce genre de questions
01:16:45aux gens
01:16:46surtout que la loi
01:16:47on a 48 heures
01:16:48pour réfléchir
01:16:49et après on ne peut plus
01:16:50revenir dessus
01:16:51c'est très très grave
01:16:52ce qui se passe
01:16:53je veux dire
01:16:54il y a une infirmière
01:16:55qui est là
01:16:56elle côtoie
01:16:57la souffrance
01:16:58et la mort
01:16:59tous les jours
01:17:00et malgré tout
01:17:01elle est là
01:17:02elle est au combat
01:17:02il faut qu'on soit au combat
01:17:04auprès de nos patients
01:17:05auprès des familles
01:17:07auprès des aidants
01:17:08et qu'on leur donne
01:17:09toutes nos générosités
01:17:10de coeur
01:17:11et tout notre amour
01:17:13Chantal
01:17:14vos mots sont
01:17:15sont formidables
01:17:17évidemment bouleversants
01:17:18je vous sens bouleversé
01:17:19on fait une petite pause
01:17:21pour reprendre nos esprits
01:17:22évidemment
01:17:23Louis Bouffard
01:17:24et Jeanne Amourousse
01:17:25vont répondre
01:17:26à l'intervention
01:17:27que l'on garde
01:17:28que l'on garde au coeur
01:17:29parce que je vous ai souvent en ligne
01:17:30je ne sais pas
01:17:31que derrière votre témoignage
01:17:32on parle souvent
01:17:33de politique
01:17:34de géographie
01:17:35de la Corse
01:17:35et je ne sais pas
01:17:36qu'il y avait en plus en vous
01:17:37cet élément
01:17:38cet élément déterminant
01:17:39vous restez avec nous en ligne
01:17:40Chantal surtout
01:17:41Jeanne et Louis vous répondent
01:17:42dans quelques instants
01:17:43à tout de suite
01:17:43sur Sud Radio
01:17:45Sud Radio
01:17:48La France dans tous ses états
01:17:50Péricault et Gasse
01:17:52Vous êtes sur Sud Radio
01:17:54dans un échange
01:17:56bouleversant
01:17:57entre nos deux invités
01:17:59Louis Bouffard
01:18:00au président des éligibles
01:18:02et Jeanne Amourousse
01:18:04infirmière en soins palliatifs
01:18:05et nous avions à l'instant
01:18:06le témoignage de Chantal
01:18:08de Bastia
01:18:09qui intervient souvent
01:18:09sous cette antenne
01:18:10et qui nous racontait
01:18:12en tant qu'elle-même
01:18:13personnelle de santé
01:18:14elle-même confrontée
01:18:15à la maladie
01:18:15qui disait
01:18:16notre mission
01:18:17nous c'est
01:18:18d'accompagner
01:18:19et de soutenir
01:18:20la vie jusqu'au bout
01:18:21et pas de tuer
01:18:24Louis Bouffard
01:18:25ce sont les mots
01:18:25qui vous conviennent
01:18:26c'est un petit peu
01:18:28le code de conduite
01:18:30des éligibles
01:18:30c'est ça que vous
01:18:31essayez d'expliquer
01:18:32oui mais surtout
01:18:34c'est vrai que
01:18:35ce choix
01:18:36ce choix
01:18:38de demander
01:18:38l'aide à mourir
01:18:40sera-t-il
01:18:40un choix
01:18:43ne sera-t-il pas
01:18:44plutôt
01:18:44un choix
01:18:45par défaut
01:18:46par défaut
01:18:47d'accompagnement
01:18:48par défaut
01:18:48d'accès aux soins
01:18:50par défaut
01:18:51de soulagement
01:18:51de la souffrance
01:18:53je crois vraiment
01:18:54que
01:18:55cette loi
01:18:56finalement
01:18:56est quelque part
01:18:58un aveu
01:18:59d'échec collectif
01:19:00c'est-à-dire
01:19:02finalement
01:19:02on n'a plus
01:19:02d'autres solutions
01:19:03vous vous dites
01:19:04que c'est de l'euthanasie
01:19:05l'aide à mourir
01:19:06c'est à la fois
01:19:08le suicide assisté
01:19:09et l'euthanasie
01:19:10c'est-à-dire
01:19:10qu'on décide
01:19:11de donner la mort
01:19:12à quelqu'un
01:19:13dont on estime
01:19:14que
01:19:14non c'est
01:19:15la personne
01:19:16qui formule
01:19:17cette demande
01:19:18qui demande
01:19:19aux soignants
01:19:20soit de lui donner
01:19:21les produits
01:19:21soit de l'injecter
01:19:22lui-même
01:19:23et finalement
01:19:24c'est plus vraiment
01:19:25ce choix seul
01:19:27finalement
01:19:28c'est exiger
01:19:29de l'autre
01:19:30qu'il vous tue
01:19:31et c'est un acte
01:19:32de mort
01:19:32et pour moi
01:19:33ce n'est pas possible
01:19:35parce que
01:19:35le soignant
01:19:36le médecin
01:19:37sa mission
01:19:38est de
01:19:38soulager les souffrances
01:19:40d'accompagner
01:19:41pas de provoquer
01:19:43la mort
01:19:43Jeanne Amourousse
01:19:45vous qui avez
01:19:46été confronté
01:19:48un nombre
01:19:49incroyable
01:19:50de fois
01:19:50à cette situation
01:19:52qu'est-ce que ça
01:19:53qu'est-ce que ça change
01:19:55philosophiquement
01:19:56de prolonger
01:19:56de quelques heures
01:19:58ou de quelques jours
01:19:58quelqu'un dont on sait
01:19:59qu'il est condamné
01:20:01il y a une
01:20:02il y a quelque chose
01:20:03qui fait qu'on doit
01:20:05aller jusqu'au bout
01:20:06et d'accompagner cette personne
01:20:07dans la vie
01:20:07jusqu'au bout
01:20:08où on peut admettre
01:20:10l'idée que
01:20:11bon
01:20:12si c'est 10-15 jours
01:20:13si ce sont des souffrances
01:20:15malgré les soins palliatifs
01:20:17il y a de la souffrance
01:20:18est-ce que vous admettez
01:20:19qu'on puisse dire
01:20:19moi je veux arrêter là
01:20:21je crois que
01:20:22ce qu'on promet
01:20:23à tous nos patients
01:20:23nous les soignants
01:20:25c'est de jamais
01:20:26les abandonner
01:20:27et ce qu'on dit
01:20:28à tous nos patients
01:20:28et que je crois
01:20:29qui est un peu
01:20:30le trésor
01:20:31de la relation de soins
01:20:31c'est de pouvoir dire
01:20:32aux patients
01:20:33je vous promets
01:20:34qu'on vous laissera pas tomber
01:20:36nous les soignants
01:20:37mais collectivement aussi
01:20:38parce que vous comptez pour nous
01:20:39et qu'on fera tout
01:20:40pour vous soulager
01:20:40et je crois qu'on y arrive
01:20:42parce que c'est mon boulot
01:20:43tous les jours
01:20:43et je crois que
01:20:43si on avait
01:20:44autant de situations
01:20:45qui étaient
01:20:46aussi complexes
01:20:47et qu'effectivement
01:20:48ces derniers jours
01:20:48nous paraissaient
01:20:49quelque chose
01:20:50d'un peu abstrait
01:20:50et d'inutile
01:20:51les soins de soins palliatifs
01:20:52on serait les premiers
01:20:53avant debout
01:20:53à se dire
01:20:54il faut qu'on légalise
01:20:55quelque chose
01:20:55or massivement
01:20:57les soins de soins palliatifs
01:20:58on vient d'endroits différents
01:20:59d'origines différentes
01:21:01d'éducation différente
01:21:02et massivement
01:21:03on est opposé
01:21:03parce que justement
01:21:04on sait bien
01:21:05que ces instants
01:21:05jusqu'au bout
01:21:07ils sont importants
01:21:08ils sont précieux
01:21:08et c'est
01:21:09il y a deux ans
01:21:12une famille
01:21:12qui nous avait demandé
01:21:13l'après-midi
01:21:14qui m'avait demandé
01:21:14à cinq reprises
01:21:16de faire quelque chose
01:21:17pour accélérer
01:21:18la fin de vie
01:21:19de leur maman
01:21:19et c'est difficile
01:21:20en tant que soignant
01:21:21quand on nous demande
01:21:22à cinq fois de suite
01:21:22faites quelque chose
01:21:23faites quelque chose
01:21:24et j'ai pas tenu
01:21:25bon toute seule
01:21:25on a tenu bon en équipe
01:21:26parce que ça nous semblait important
01:21:28et que leur maman
01:21:28on a essayé de leur montrer
01:21:30qu'il n'y avait pas de signe
01:21:31de souffrance
01:21:32finalement leur maman
01:21:32est décédé quelques heures plus tard
01:21:33et deux jours plus tard
01:21:34cette famille est revenue nous voir
01:21:36et est revenue nous voir
01:21:37en disant
01:21:37merci d'avoir tenu
01:21:39parce que vous nous avez
01:21:40réconcilié avec la mort
01:21:41Chantal
01:21:42vous entendez
01:21:43le témoignage de Jeanne
01:21:44jusqu'au bout
01:21:45voilà
01:21:47Chantal
01:21:48vous considérez
01:21:49comme Jeanne
01:21:50que la loi de Léonetti
01:21:51telle qu'elle est là
01:21:52est suffisante
01:21:54Exactement
01:21:55il y a cette loi de Léonetti
01:21:56qu'il faut appliquer
01:21:57ça n'empêche pas
01:21:59de donner des moyens
01:22:00ça n'empêche pas
01:22:02d'aider
01:22:04les aidants
01:22:06enfin
01:22:07quelle société
01:22:08voulons-nous ?
01:22:09Quelle société
01:22:10voulons-nous ?
01:22:11C'est un choix
01:22:11Dans quelle société
01:22:12on abandonne
01:22:13les handicapés
01:22:14les personnes âgées
01:22:16les malades
01:22:18mais
01:22:18quelle société
01:22:19voulons-nous ?
01:22:21Je veux dire
01:22:21on a des moyens
01:22:23qu'on dépense
01:22:25mais alors
01:22:26à tort et à travers
01:22:27les soins palliatifs
01:22:29il n'y a même pas
01:22:29tous les départements
01:22:30qui ont des soins palliatifs
01:22:32c'est remarquable
01:22:33le discours de Louis
01:22:35qui a une maladie
01:22:36que je connais bien
01:22:38puisque je suis
01:22:38kinésithérapeute
01:22:39à la base
01:22:40donc bien sûr
01:22:41que c'est
01:22:42mais
01:22:43voilà
01:22:44nous
01:22:44les soignants
01:22:45nous sommes là
01:22:46pour soigner
01:22:47nous sommes là
01:22:48pour accompagner
01:22:49nous sommes là
01:22:50pour donner
01:22:50encore
01:22:51encore de la chaleur humaine
01:22:53encore de l'amour
01:22:54votre message
01:22:55votre message
01:22:56il est reçu
01:22:57et partagé
01:22:58en tout cas
01:22:58dans ce studio
01:22:59merci de nous l'avoir
01:23:00merci de nous l'avoir transmis
01:23:02il y a Bénédicte
01:23:03qui nous appelle de Lyon
01:23:04bonjour Bénédicte
01:23:06bonjour
01:23:06vous avez accompagné
01:23:08vos parents aussi
01:23:09dans la maladie
01:23:10pendant 14 ans
01:23:11c'est cela ?
01:23:12oui 14 ans
01:23:14oui 14 ans en total
01:23:14parce que papa est décédé
01:23:16il y a 12 ans
01:23:17et maman est décédée
01:23:20le 30 décembre
01:23:222025
01:23:22donc vous savez ce que c'est
01:23:23que d'être aidante
01:23:24voilà
01:23:24je sais ce que c'est
01:23:26que d'être aidante
01:23:27et j'ai admiré
01:23:30tout ce qui a été dit
01:23:31jusque là
01:23:32mais ce que je voulais dire
01:23:34c'est que
01:23:36je pense que
01:23:37le corps médical
01:23:38et tout ça
01:23:39fait son boulot
01:23:40extraordinairement bien
01:23:41tous les gens qui sont en place
01:23:43font leur travail très bien
01:23:44mais il y a quand même
01:23:45un problème
01:23:46est-ce qu'on sait
01:23:47ce qu'est un aidant
01:23:49parce que moi
01:23:50pendant 12 ans
01:23:51je suis allée dans les hôpitaux
01:23:53et tout ça
01:23:53je ne suis pas sûre
01:23:55qu'ils aient pris conscience
01:23:56que j'étais aidante
01:23:58de mes parents
01:23:59j'étais un enfant
01:24:01ça ils le savaient
01:24:02mais quel était le rôle
01:24:04que j'avais
01:24:04ils ne le savaient pas
01:24:05et surtout
01:24:06le gros problème
01:24:07qu'il y a
01:24:08c'est qu'il faudrait
01:24:09réviser
01:24:10donner du temps
01:24:12aux infirmières
01:24:14au corps médical
01:24:15pour qu'on puisse
01:24:17échanger ensemble
01:24:19alors que jamais
01:24:20je n'ai
01:24:21on a pu échanger
01:24:24sur l'état
01:24:25de nos parents
01:24:26c'est une
01:24:27c'est une observation
01:24:28bien sûr
01:24:29j'en ai énormément souffert
01:24:31Bénédicte
01:24:32c'est une observation
01:24:33que l'on entend
01:24:33souvent
01:24:34Louis Bouffard
01:24:36reconnaître
01:24:38un statut aux aidants
01:24:39les accompagner
01:24:40peut-être
01:24:41les aider
01:24:41dans leur mission
01:24:42oui
01:24:43les aider
01:24:44et prendre en compte
01:24:46ce qu'ils disent
01:24:46parce que
01:24:47quand on arrive
01:24:47dans un milieu hospitalier
01:24:49on ne parle
01:24:50qu'aux correspondants
01:24:51voilà
01:24:51donc Louis Bouffard
01:24:53qu'est-ce que vous pensez
01:24:54à la remarque de Bénédicte
01:24:55je crois vraiment
01:24:56qu'il est essentiel
01:24:58de venir en aide
01:25:00aux aidants
01:25:00moi dans mon quotidien
01:25:02heureusement
01:25:03que mon père
01:25:04peut m'aider
01:25:05heureusement
01:25:06que
01:25:06des tantes
01:25:07qui viennent
01:25:08me voir tous les jours
01:25:09pour me consacrer du temps
01:25:11parce qu'en fait
01:25:12finalement
01:25:14le travail
01:25:15d'un aidant
01:25:15c'est finalement
01:25:17d'être
01:25:18quotidiennement
01:25:19jour après jour
01:25:20auprès de la personne
01:25:21dont on s'occupe
01:25:23et c'est à la fois
01:25:24une charge mentale
01:25:26finalement
01:25:27une implication
01:25:28dans la vie
01:25:29du patient
01:25:31complémentaire
01:25:32de l'infirmière
01:25:32bien sûr
01:25:33et ce que je trouve
01:25:33scandaleux
01:25:34dans cette loi
01:25:35c'est qu'au départ
01:25:36la voix
01:25:38des aidants
01:25:38du proche aidant
01:25:40n'était même pas
01:25:41consultée
01:25:43et heureusement
01:25:44au cours des débats
01:25:45un amendement
01:25:46qu'on avait travaillé
01:25:47avec
01:25:48notre association
01:25:50a permis
01:25:51que les aidants
01:25:52soient
01:25:52déjà
01:25:54permettent
01:25:54qu'on puisse
01:25:55donner leur avis
01:25:56et on croit
01:25:57qu'il faut encore
01:25:58davantage
01:25:59associer le proche
01:26:00parce que
01:26:01vous vous rendez compte
01:26:02que tout au long
01:26:03de la vie du patient
01:26:04le proche sera là
01:26:05à le tenir
01:26:06à bout de bras
01:26:07et au moment
01:26:08de cette décision
01:26:10irréversible
01:26:10il ne serait pas là
01:26:12donc message
01:26:13message à nos dirigeants
01:26:15ne pas prendre en compte
01:26:16le rôle
01:26:17et la place
01:26:18de l'aidant
01:26:19et je crois vraiment
01:26:20que cette loi
01:26:21elle est violente
01:26:23parce qu'on ne se mesure pas
01:26:25assez
01:26:25qu'elle sera demain
01:26:26la culpabilité
01:26:28de l'aidant
01:26:28donc message au législateur
01:26:30et Jeanne Amouros
01:26:31le confirme
01:26:31consultez-nous
01:26:33écoutez-nous
01:26:34entendez-nous
01:26:34nous en savons
01:26:35aussi beaucoup
01:26:36sur ce qui est
01:26:37la fin de vie
01:26:38l'accompagnement
01:26:38de quelqu'un
01:26:39dont on sait
01:26:40qu'il va mourir
01:26:41et qu'une décision
01:26:44d'aide au suicide
01:26:45n'est pas forcément
01:26:46en tout cas pour vous
01:26:48Jeanne Amouros
01:26:48et pour vous
01:26:49Louis Bouffard
01:26:49et c'était l'avis
01:26:50également de Chantal
01:26:51de Bastia
01:26:51n'est pas forcément
01:26:53la bonne solution
01:26:54le débat reste
01:26:55totalement ouvert
01:26:56mais le témoignage
01:26:57que nous avons pu
01:26:58aujourd'hui
01:26:58écouter
01:26:59de la part
01:27:00de vous deux
01:27:01était à la fois
01:27:02édifiant
01:27:03et bouleversant
01:27:03la question
01:27:05ne sera pas
01:27:05résolue
01:27:06de façon simple
01:27:07surtout dans une démocratie
01:27:09comme la République française
01:27:10où le débat est ouvert
01:27:12vous restez sur Sud Radio
01:27:13Brigitte Laé
01:27:14va vous parler
01:27:15de sujets
01:27:15tout à fait différents
01:27:16plus sentimentaux
01:27:17sur l'amour
01:27:18et nous restons
01:27:19nous imprégnés
01:27:20du témoignage
01:27:20de Louis et de Jeanne
01:27:23qui nous a bouleversés
01:27:24à bientôt sur Sud Radio
01:27:25merci à tous
01:27:26merci
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