- il y a 18 heures
- #sudradio
Avec Périco Légasse, Maud Koffler et Willy Schraen (président de la Fédération nationale des chasseurs), Daniel Labaronne (député d'Indre-et-Loire et co-président du groupe d’études « Chasse et pêche » de l’Assemblée nationale), Joël Danthu (chef maître restaurateur à l'auberge du Cheval Blanc (Yvoy le Marron), Olivier Touchard (responsable venaison Fédération des Chasseurs), Marion Maréchal, députée européenne et présidente d'Identité-Libertés
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00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas.
00:30Tous les enjeux qui aujourd'hui passionnent les Françaises et les Français, qui s'intéressent encore aux préservations de ce
00:35patrimoine.
00:36Willy Schran, la chasse, ce sont des sujets, ce sont des occasions de se disputer, de se rassembler, c'est
00:43un sujet politique.
00:44Il y a des enjeux environnementaux, écologiques.
00:48On a vu Daniel Labarone tout à l'heure qui nous a parlé du groupe de ce groupe d'études.
00:54Avec des députés, il y a aussi des sénateurs, on a même appris que Mme Voinet était dedans.
00:57Mais la chasse, c'est surtout au départ, c'est pour se nourrir, c'est pour s'alimenter, c'est
01:03cette cueillette.
01:03Alors, ce n'est pas des cueillettes de fruits comme les premiers hommes.
01:05On cueille ce que la nature, l'offrande de la nature naturelle dans la faune, avec des animaux merveilleux qui
01:13vivent en liberté, des animaux sauvages.
01:16Et puis on les cueille et ces animaux nous restituent dans l'assiette toute la magie de leur vie, le
01:21paysage dans lequel ils évoluent,
01:22le goût du terroir, le goût de l'air, le goût de la pluie, la gueule de la France, c
01:27'est aussi le gibier.
01:28Et on va aujourd'hui en parler avec vous, Christian, Olivier Touchard, Olivier Touchard est là.
01:35Olivier Touchard, vous portez le label marque gibier de France.
01:41Et le but, c'est qu'aujourd'hui, le consommateur français qui va chez les artisans, boucher, charcutier, chercher nos
01:47bonnes viandes de bœuf, de porc, d'agneau, des volailles magnifiques,
01:54eh bien aussi, il a le droit aussi d'accéder à ce produit de la terre de France, autotiquement français,
01:59qui est le gibier dans toute sa diversité.
02:01On a Joël Dentu qui va nous expliquer comment le mettre en valeur, comment que l'animal restitue toute sa
02:06magie.
02:08Olivier Touchard, quel est le choix que l'on a, où est-ce qu'on peut le trouver ?
02:11Willy Schran, vous allez nous expliquer, on va discuter avec vous, pourquoi c'est bon, pourquoi c'est juste, pourquoi
02:16c'est propre,
02:17et pourquoi il y a de la culture et de l'amour de la France dans la façon dont on
02:20déguste le gibier.
02:21Je commence par Olivier Touchard.
02:23Olivier Touchard, label marque, alors vous avez bien, vous voulez les deux, label marque, gibier de France avec un très
02:30très bon logo.
02:31J'ai vu la charte, c'est formidable, mais c'est à la fois de la cuisine populaire,
02:37et de la haute gastronomie.
02:39Oui, bonjour.
02:40Alors c'est exactement ça, l'objectif finalement, quel est-il ?
02:45Eh bien, par rapport à la progression des prélèvements de grands gibiers,
02:51c'est de trouver une destination et de ce fait en faire profiter un plus grand nombre,
02:56chasseurs, non chasseurs bien évidemment, et structurer cette filière venaison
03:01avec une simplification réglementaire indispensable,
03:05de façon à ce que l'ensemble des consommateurs, comme vous le disiez,
03:09puissent aller chez leur boucher, charcutier, restaurateur, toute l'année, c'est important.
03:16On a besoin de désaisonnaliser la consommation du gibier
03:18et puissent trouver ce gibier à un prix accessible.
03:23Alors on entend sonner les trompes, c'est absolument pas de la mise en scène,
03:26c'est spontané et naturel.
03:29Je ne dis pas, on n'est pas au champ du brame,
03:33mais ça pourrait un jour, on en fera peut-être en direct.
03:36Olivier Touchard, sans parler de filière,
03:38comment le commerçant, comment l'artisan qui veut proposer du gibier
03:42à ses clients, à ses consommateurs,
03:44par quelle filière, par quel moyen peut-il accéder, j'allais dire, à cette production ?
03:48Alors pour répondre simplement à votre question, il y a deux façons.
03:51Une première, c'est que le chasseur, réglementairement,
03:54peut vendre à un commerce de détails, boucher, charcutier, traiteur,
03:59dans un rayon de 80 km, un animal entier.
04:02Voilà, et donc ça c'est la première possibilité.
04:05La deuxième possibilité, on a dans le métier,
04:08ce qu'on appelle des établissements de traitement du gibier,
04:10qui sont les équivalents d'abattoirs,
04:12qui collectent le gibier auprès des chasseurs
04:14et qui ensuite le revendent à ces commerces de détails.
04:18Et pour répondre à votre précédente question,
04:20l'objectif, c'est également que le consommateur
04:23puisse identifier le gibier à travers la marque, la belle,
04:28gibier de France, et qu'il identifie deux choses.
04:31Que le gibier soit français, que le gibier soit sauvage.
04:34C'est presque une appellation d'origine protégée.
04:39Appellation, oui, parce qu'on nomme le gibier.
04:41L'origine, on sait où il a été chassé, d'où il provient,
04:44et on le protège parce que ça fait partie
04:46du patrimoine animateur français,
04:48peut-être le plus glorieux patrimoine.
04:50Et à la cour des rois, le somme, c'était de servir un gibier.
04:54Je rappelle que cette viande vient d'un animal
04:56qui a choisi lui-même sa nourriture.
04:58C'est la plus noble vertu que l'on puisse offrir
05:00à quelqu'un qui veut se nourrir d'une viande juste,
05:02propre et saine.
05:03C'est quasiment une viande écologique.
05:05Willy Schran, quelle merveille de savoir,
05:07quelle bonne nouvelle.
05:08Autrefois, on tombait sur un commerçant
05:10qui faisait du gibier.
05:11Souvent, les bouchers pouvaient en faire.
05:13Je vous avoue, Willy Schran,
05:15quand je vais au Pays Basque,
05:16de l'autre côté de la ville d'Assoa,
05:18les bécasses sont en vente
05:19chez le marchand de légumes.
05:20Au moment de la saison, 16 euros.
05:23Alors, je les consomme sur place
05:24puisqu'on a pas l'air de le faire en France.
05:25T'as bien raison.
05:25Mais c'est vendu comme on vendrait une volaille
05:27ou comme on vendrait, voilà,
05:28tout simplement dans toute simplicité
05:30et on le partage convivialement.
05:31Là, la belle marque gibier de France,
05:33c'est une conquête énorme pour le consommateur.
05:35C'est une conquête énorme.
05:37Alors, je voudrais,
05:38je vais me permettre de remettre ça
05:39un tout petit peu dans le contexte
05:41parce que de toute façon...
05:41Vous êtes à pour ça, Willy Schran.
05:42Olivier Touchard,
05:43on parlera de toute façon mieux que moi.
05:45Il est au cœur vraiment de tout ça.
05:46Il fait un truc formidable.
05:47Mais il faut bien comprendre
05:48que la place aujourd'hui du gibier
05:50dans la gastronomie française
05:51est en train de reprendre
05:52la place qui a toujours été la sienne.
05:55Je dirais que si nous sommes devenus un jour,
05:58si on a mangé de la viande,
05:58c'est parce qu'on a été chasseurs.
06:00C'est sûrement ce qui nous a permis
06:00à un moment de développer notre cerveau.
06:02C'est la convoitise du monde animal
06:03qui nous a fait réfléchir
06:05comment les choper,
06:07comment les manger.
06:07C'était ça, c'était la bouffe.
06:09Il fallait qu'on les mange.
06:10L'être humain est devenu intelligent,
06:11Willy Schran,
06:11parce qu'il a dû se redresser
06:13pour chasser,
06:14parce qu'il avait besoin de protéines.
06:15Le cerveau a pu se développer.
06:17Et si l'homme est devenu homme,
06:19ce qu'il est devenu aujourd'hui
06:20avec son intelligence,
06:21c'est parce qu'il a été pas.
06:22Et si la gastronomie française
06:24est ce qu'elle est aujourd'hui,
06:25c'est parce qu'à un moment,
06:27le gibier a été
06:28ce qu'on a tenté de magnifier.
06:29C'était quelque part
06:30la différence entre
06:31la viande domestique
06:32qui était accessible à tout le monde
06:34et le gibier
06:35qui était plutôt réservé à une élite.
06:37Donc on va dire
06:37les cours de rois et de princes
06:40en Europe et dans le monde
06:41ont cherché toujours
06:42à créer quelque chose de plus
06:44qui leur était personnel.
06:45C'est comme ça
06:46que la cuisine française
06:47a créé les sauces
06:48qui sont toute la richesse
06:50et le patrimoine
06:51de la gastronomie française.
06:53Mais n'oublions pas
06:53que c'est grâce au gibier
06:55qui devait être magnifié
06:56plus que le reste
06:57qu'aujourd'hui,
06:58on a la France comme elle est
06:59et qu'elle a sa gastronomie
07:01qu'elle est comme elle est.
07:01Oui, Schran,
07:02vous savez que vous parlez
07:03à qui de droit ?
07:04Je vous confirme
07:05et je vous remercie
07:06de rappeler que si
07:07la gastronomie française
07:08est devenue ce fleuron
07:09du patrimoine mondial
07:10qu'elle est reconnue,
07:11bien entendu,
07:12et si les grands cuisiniers
07:13se sont mis à réfléchir
07:15de façon culturelle
07:16et artistique
07:17à la façon d'élaborer
07:18et de transformer un produit,
07:19c'est parce que c'est le gibier
07:20qui leur portait
07:21et que toutes les grandes sauces,
07:23la cuisine française,
07:23c'est de la sauce,
07:24on va pas donner
07:25autour du pot.
07:25Bon, la sauce grand-veneur
07:28et la périgourdine,
07:29c'était fait pour du gibier.
07:31Merci aux chasseurs.
07:32Alors, j'ai Joël Dantucuyé là,
07:34le cheval blanc
07:35à y voir le marron
07:36à la sortie de la mode de Vron,
07:38ça ne s'invente pas.
07:39Alors, on sait aujourd'hui
07:40tous les grands cuisiniers
07:41étoilés dans les guides
07:43font du gibier
07:44et travaillent le gibier.
07:45De plus en plus.
07:45De plus en plus
07:46et de façon évidemment
07:47très élaborée.
07:48Joël Dantucuyé,
07:49c'est le cuisinier du terrain,
07:50c'est l'enfant de la Salonne,
07:51il est là
07:52et il va nous parler
07:53de la façon
07:53dont les cuisiniers soloniaux
07:56honorent, consacrent
07:57et rendent grâce
07:58à ces vertus de la terre
07:59que sont le gibier.
08:01Joël Dantucuyé,
08:02merci d'être en direct
08:03sur Sud Radio.
08:05En ce samedi,
08:06en ce samedi de salon
08:07de la chasse,
08:08depuis le stand
08:10de la Fédération nationale
08:11de la chasse
08:12avec Willy Schran
08:13et Olivier Touchard,
08:14vous êtes un régional
08:15de l'étape.
08:16Pour vous,
08:17le gibier en cuisine,
08:18c'est quoi ?
08:18C'est très important
08:19le gibier pour moi
08:20parce que déjà
08:21c'est local.
08:23C'est local
08:24donc nous,
08:25on ne prend que du gibier
08:28soloniaux
08:28dans les propriétés
08:31autour d'Ivoile-Marron.
08:32Il y a encore
08:33de la ressource ?
08:33Ah oui,
08:34il y a de la ressource,
08:35il n'y a pas de problème.
08:36Il n'y a pas de problème
08:37et en plus,
08:38il est de mieux en mieux
08:38traité le gibier
08:39parce que les gardes
08:42et les propriétaires
08:43ont fait des locaux
08:45pour recevoir le gibier,
08:47pour le commercialiser
08:48dans de très bonnes conditions.
08:49C'est ça qui est important aussi.
08:51Vous êtes tombé dedans
08:52quand vous étiez petit
08:52comme Obélix,
08:53je suis persuadé.
08:55Donnez-moi,
08:55rappelez-moi
08:56votre premier souvenir
08:56de préparation
08:57d'un gibier.
08:58C'était chez un chef,
08:59chez un maître,
09:00comment ça s'est ?
09:00Mon premier souvenir,
09:01c'était une gigue de chevreuil.
09:03Gigue de chevreuil.
09:04Une gigue de chevreuil,
09:06grand-veneur.
09:08Dites-nous ce qu'est
09:09la sauce grand-veneur.
09:10Parce que justement,
09:10parce qu'Olivier Touchard,
09:12ici,
09:13il représente
09:13la venaison française.
09:14Quel mot mergéueux !
09:15Frondaison,
09:16venaison,
09:17voilà.
09:17Et le grand-veneur
09:18qui avait un rôle
09:18essentiel à la cour du roi
09:20dans sauce grand-veneur.
09:21Qu'est-ce que c'est ?
09:21La base d'un fond,
09:24le fond est fait
09:25avec les parures de gibier.
09:26Ah bien.
09:27Et après,
09:29c'est comment ça s'appelle ?
09:31Avec...
09:32Le fond est réduit
09:33et on le lit
09:35avec la groseille,
09:38la gelée de groseille,
09:39montée au beurre,
09:40voilà.
09:40Donc légèrement aigredou,
09:42un peu sucré-salé.
09:43Légèrement,
09:43c'est un sucré-salé.
09:44Ça va bien.
09:45Et puis l'oseille
09:46va aussi souvent
09:46quelques fois,
09:47on peut être dans des sauces.
09:49Alors ça,
09:49c'est le gibier à poil,
09:51en gibier à plumes,
09:52en Sologne.
09:53Il y a quand même
09:53quelques bestioles exceptionnelles.
09:55Gibier à plumes,
09:56nous,
09:57à l'auberge,
09:58on fait,
09:59en vrai,
09:59on fait la tourte
10:00de gibier.
10:03J'y ai goûté,
10:04j'y ai goûté,
10:04c'est un grand instant.
10:05On y a tous goûté.
10:06On y a tous goûté,
10:08Joël.
10:08La tourte de gibier
10:09avec la base de foie gras
10:12et donc ça,
10:12ça marche très bien.
10:14C'est vraiment...
10:15Et l'important
10:16dans le gibier,
10:17c'est qu'il ne faut pas
10:18que ça soit trop cuit non plus.
10:20Voilà.
10:20Parce que juste que la...
10:23que le collagène
10:23soit juste
10:26cuit,
10:26mais pas trop.
10:27J'ai goûté un jour...
10:28Et donc,
10:28on apprécie
10:29tous les parfums
10:32et tous les parfums du gibier.
10:34Ça,
10:34c'est ça qui est important.
10:35J'ai goûté un jour
10:36dans les corbières
10:36un lièvre saignant
10:37sorti du four
10:38à peine,
10:39à peine cuit
10:40et on sentait
10:40que les chasseurs
10:41qui étaient là
10:42consacraient cet instant
10:43le zomède.
10:44Willy Schran,
10:44un des plus grands plats,
10:45le plus grand plat
10:46de la cuisine française
10:47emblématique.
10:48Le château de Versailles,
10:50la baie de Cluny,
10:51le Mont-Saint-Michel,
10:52c'est l'oreiller
10:53de la belle aurore
10:54de Bria Savarin
10:55qui regroupait à l'époque
10:5625 gibiers différents.
10:58Je n'en ai jamais honté.
11:01Alors,
11:01nous irons ensemble
11:02chez Paul Bocuse.
11:03Il a le meilleur tablier.
11:05Oui, je sais.
11:06J'aimerais beaucoup
11:07qu'on y aille ensemble.
11:09On va y aller.
11:10Bon,
11:10le gibier aujourd'hui,
11:11est-ce qu'il faut
11:12que les Français
11:13se réapproprient ?
11:14Bien sûr.
11:15D'abord,
11:15il y a un problème.
11:16Tout n'est pas toujours cher.
11:18C'est pas cher.
11:19C'est une viande
11:19de telle qualité.
11:20Il y a un tel message
11:22environnemental,
11:23naturel,
11:24culturel.
11:25Il faut que les Français
11:25réapprennent à faire la cuisine.
11:26On aura que cuisiner le gibier.
11:27Et nutritionnel,
11:28si je peux me permettre,
11:29parce qu'on est en plein
11:30dans les régimes protéinés.
11:32Là,
11:32vous êtes sur une viande
11:33naturellement riche en protéines,
11:35mais aussi pauvre en matière grasse.
11:37Alors,
11:38j'invite nos auditeurs
11:39à aller sur le site
11:41de la Fédération nationale
11:43de la chasse.
11:44La viande des gibiers,
11:46viande sauvage et durable.
11:48On a tous les éléments,
11:50toutes les vertus,
11:51les pourcentages,
11:52toutes les vertus nutritionnelles.
11:53Comment le préparer ?
11:54Willy Schral,
11:55un dernier mot.
11:56Il faudrait presque le rembourser.
11:57Oui,
11:58je pense,
11:59je pense qu'on doit le faire.
11:59Sur l'ordonnance,
12:00docteur Schran,
12:01il faudrait surtout...
12:02Et là,
12:02je vais reprendre un petit peu
12:03ma grande gueule habituelle.
12:04Il faudrait juste surtout
12:05que l'État comprenne un petit peu
12:06qu'à un moment,
12:06il faut nous lâcher la grappe.
12:08Aujourd'hui,
12:08c'est plus compliqué
12:09de manger un morceau de sanglier
12:11qui a été tué dans notre village
12:13que de manger un steak de serre
12:15qui vient de Nouvelle-Zélande.
12:16Au principe de précaution à la française
12:19et aux normes sanitaires de la DGL
12:21qui nous étouffe littéralement
12:23et qui nous empêche de consommer
12:26notre gibier
12:27au nom du principe de précaution.
12:29On est arrivé à ce niveau-là.
12:31Vous avez un allié de poids
12:32qui est Gérard Larcher,
12:33président du Sénat.
12:33Oui, mais il a raison Gérard Larcher.
12:35On n'arrête pas de se battre là-dessus.
12:36Sauf que pour l'instant,
12:37on est toujours au même point.
12:39On reste sur Sud Radio.
12:41Joël Denton,
12:41on va en parler.
12:42Olivier Touchard,
12:42vous restez avec nous.
12:43On se retrouve dans quelques instants
12:44pour parler
12:45aux saveurs du gibier
12:47et cette cuisine
12:48qui met en valeur
12:48nos territoires,
12:49nos paysages
12:50et la passion
12:50que l'on a à chasser en France.
12:53Midi 14h,
12:55Sud Radio,
12:56la France dans tous ses états,
12:58Péricault-Légas.
12:59Vous êtes en direct
13:01sur Sud Radio,
13:03en direct depuis
13:05le Salon de la Chasse,
13:07en direct du stand
13:08de la Fédération Nationale
13:10des Chasseurs
13:10présidé par Willy Schran
13:12ici dans la Terre Solonnot
13:15au cœur de la France,
13:17au pays des chasseurs
13:18parce que la Solon,
13:19c'est Rabolio,
13:20c'est Maurice Genevois,
13:22ce sont ses souvenirs,
13:23cette histoire de France
13:24qui s'écrit aussi
13:25dans les parties de chasse.
13:27Willy Schran,
13:28on va aborder
13:29des sujets
13:30un petit peu plus politiques,
13:32ceux qui ouvrent
13:33le débat dans ce pays.
13:35La chasse,
13:37elle reste au cœur
13:38de l'identité de nos campagnes
13:39quand même,
13:39c'est une activité campagnarde
13:41et les paysans
13:41ont souvent été
13:42de grands chasseurs.
13:43C'est eux qui,
13:44après les seigneurs,
13:45c'est eux qui ont montré
13:46la voie de la noble chasse,
13:47de la jolie chasse.
13:48Je pense qu'aujourd'hui,
13:49la chasse va même plus loin.
13:50Il faut juste aller au,
13:51je veux au salon des maires
13:52comme vous,
13:53Péricault,
13:53mais quand je suis sur mon stand
13:55là-bas,
13:55quand je vois ces centaines,
13:57voir des fois ces milliers
13:57de maires qui viennent nous dire
13:59heureusement que j'ai le monde
14:00de la chasse
14:00parce que c'est la dernière
14:02association du village
14:03qui reste.
14:04En fin de compte,
14:05c'est au-delà de la chasse.
14:06C'est le dernier,
14:07souvent le dernier lien social
14:09qui permet encore aux maires
14:11d'avoir les mains qu'il faut
14:13pour distribuer le colis
14:13des vieux à Noël,
14:14d'organiser un loto
14:16ou un couscous
14:16ou un cassoulet
14:17ou un truc
14:18où on peut gagner
14:18un peu d'argent.
14:20La fonction de la chasse
14:21aujourd'hui dépasse largement
14:23le simple fait de chasser,
14:25le simple fait de réguler.
14:26Il y a effectivement
14:27cette toile d'araignée
14:28à la fois sociale,
14:30culturelle
14:30et c'est un dernier rempart,
14:32Rico,
14:32qu'on ne doit pas laisser partir.
14:34Si celui-là tombe,
14:36le reste tombera
14:37mais à une vitesse incroyable.
14:38Willy Schran,
14:39comme je le disais
14:39dans mon humeur,
14:40la chasse est bien
14:41le dernier lien
14:42qui rassemble
14:43les gens qui sont de la ville,
14:44de la culture urbaine
14:45mais qui viennent chasser,
14:47ils comprennent
14:47ce qu'est la nature,
14:48ce que sont les paysages,
14:49ce que sont les territoires.
14:50C'est la chasse
14:50qui rassemble ces Français
14:51qui ont des sensibilités différentes.
14:53Tout à fait,
14:54tout à fait,
14:55c'est ça,
14:55c'est cette mixité
14:56entre urbains et ruraux.
14:58Je dis toujours
14:59la chasse,
15:00le monde rural
15:00ou la chasse en monde rural,
15:02c'est pas simplement
15:04vivre à la campagne,
15:05c'est un état d'esprit,
15:06c'est une ouverture
15:08d'esprit,
15:08c'est encore respecter
15:10les différences,
15:11ne pas vous avoir imposé
15:12par la violence,
15:13tout ce qui nous oppose.
15:14Regardez les chasseurs,
15:15comment on est des fois traités.
15:17Est-ce qu'une fois,
15:17il y a un chasseur
15:18qui a pété un câble
15:19et qui a fait une connerie ?
15:19Jamais.
15:20On est des calmes,
15:22on est des gens modérés,
15:23on regarde tout ce qui se passe
15:24à la télé
15:24mais on est dans un monde
15:26encore,
15:26j'irais un monde heureux,
15:28heureusement,
15:28donc il faut
15:29qu'on conserve tout ça.
15:31Et l'on peut dire
15:31sans hésiter
15:32Willy Schran
15:33que lorsqu'il y en a un
15:33qui ne respecte pas
15:34la règle du jeu,
15:35il est mis sur le côté.
15:36On lui vote les fesses
15:36et ça va vite.
15:37Et il y en a un,
15:39mais comme dans
15:39toutes les corporations,
15:41mais je peux vous dire
15:41qu'on entreit en interne
15:42et ça va vite.
15:43Vous êtes peut-être
15:43plus sévère
15:44que les gens
15:45de la classe politique
15:45entre eux.
15:46Probablement,
15:47c'est sûr même.
15:47Sur l'exigence.
15:48Alors pourquoi
15:49les écologistes
15:50qui nous parlent de nature,
15:51qui nous parlent d'environnement,
15:52qui nous parlent de vivants,
15:54on pourrait dire
15:55que le discours écologique
15:56il est le même
15:57que le vôtre.
15:57Pourquoi il vous en veut autant ?
15:59Non, je pense que...
16:00Pas tous, hein ?
16:01Bon, une grande partie quand même.
16:03Je n'avais pas grand chose
16:03pour relever le niveau
16:04à mes yeux.
16:05Donc, non,
16:06je pense qu'eux,
16:06ils ont opté...
16:07En fin de compte,
16:07l'écologie politique
16:08aujourd'hui,
16:09c'est une...
16:11Je pense que c'est
16:12un des plus grands mensonges
16:14qu'on ait pu inventer,
16:15effectivement.
16:15On vous crée une tension.
16:17On vous crée une anxiété.
16:18On vous crée un besoin.
16:21Et nous,
16:21on n'a jamais eu
16:22les problèmes
16:22dont on nous raconte.
16:23On nous parle
16:23de réchauffement climatique.
16:25Oui, ça existe peut-être.
16:26On nous parle
16:27aussi de biodiversité.
16:28Mais tout ça,
16:29on le vit naturellement.
16:30tout ça.
16:31On voit les problèmes.
16:31On est dedans.
16:32Il y a des gens
16:33qui arrivent à monter
16:34un programme politique
16:35en foutant la trouille
16:36à tout le monde.
16:37En termes de choix énergétiques,
16:39c'est une catastrophe
16:40absolue.
16:41Ils nous ont envoyé
16:41dans le mur.
16:42Ça va nous coûter
16:43des centaines de millions d'euros.
16:43Bien sûr.
16:44Mais là,
16:44on marche sur la tête
16:46dans tellement de domaines.
16:47On découvre.
16:47Oui, on découvre.
16:49Mais effectivement,
16:49le monde rural,
16:50je pense honnêtement,
16:51n'a aucune leçon
16:52à recevoir
16:53que des mecs
16:53qui habitent
16:54dans une grande tour à Paris
16:56viennent m'expliquer
16:56comment moi,
16:57je veux gérer
16:57la terre qui est la mienne,
16:59qui m'appartient
17:00dans mon village,
17:02celui-là,
17:03il n'est pas encore né.
17:04Ou un bureau de Bruxelles.
17:05Ou un bureau.
17:06Encore c'est pire,
17:07un bureau de Bruxelles.
17:08Mais vous avez raison,
17:08Vérico.
17:09Aujourd'hui,
17:09les normes qui régissent
17:10le monde rural,
17:11en fin de compte,
17:12vous l'avez très bien dit
17:13dans ce que vous avez
17:14expliqué tout à l'heure,
17:15c'est que,
17:15dans votre bienhumeur,
17:16on va dire,
17:17c'est qu'aujourd'hui,
17:17on a des lois
17:18pour le monde rural
17:20qui sont imaginées
17:21par des gens de la ville,
17:25voire 30 mecs
17:26à Bruxelles
17:27qui de toute façon
17:28sont payés
17:29pour avoir des idées,
17:30ce qui est le plus dangereux
17:30d'ailleurs.
17:31Il n'y a rien de plus dangereux
17:32qu'un compte
17:32devant un ordinateur
17:33qui s'emmerde.
17:34Parce qu'il faut
17:34qu'il invente quelque chose,
17:35c'est comme ça
17:35qu'il paye son salaire.
17:36Quand on lâche le mec,
17:37c'est une catastrophe.
17:38Il faut avoir ces gens-là
17:40à l'œil
17:40mais qu'ils nous foutent la paix.
17:41Quand ils viennent sur le terrain,
17:42on les prend quelquefois
17:43pour des missionnaires
17:44qui viennent évangéliser
17:45des populations.
17:46C'est extraordinaire.
17:48La veinerie,
17:49c'est un des exercices
17:51de la chasse
17:51qui a un rituel,
17:53qui a un protocole.
17:54On est habillé,
17:56on sonne la trompe.
17:58Elle est très au cœur
17:59d'une polémique
18:00parce qu'évidemment,
18:01la lalie est un instant
18:02qui est considéré
18:02comme cruel
18:03par les protecteurs
18:04des animaux.
18:05Pour autant,
18:06la veinerie,
18:07c'est un instant de la chasse
18:08qui fait partie aussi
18:09de ce patrimoine.
18:10Je ne peux pas comprendre
18:12ce qu'on reproche aujourd'hui
18:14à la chasse à court,
18:16à la veinerie.
18:17Une meute de chien
18:18qui court après un cerf,
18:20quelle différence
18:21avec une meute de loup
18:22qui court après le même cerf ?
18:23Je vais même aller plus loin.
18:25Il n'y a pas une chasse
18:26qui est plus proche
18:27des réalités
18:28de la biodiversité
18:29ou de la relation
18:30entre prédateur et prédaté
18:31que la société de veinerie,
18:33que la veinerie,
18:34la chasse à compagnie.
18:35On éprouve un animal
18:36sur deux choses.
18:37Ses capacités physiques
18:39et sa faculté à raisonner.
18:42Celui qui...
18:43Je vais être brutal,
18:44mais il faut y être
18:45un moment,
18:45il faut expliquer les choses.
18:46C'est la...
18:47Je dirais,
18:47c'est la sélection naturelle
18:49et les périgots.
18:50Donc qui c'est qui meurt ?
18:51Le plus vieux
18:51ou le plus con ?
18:52Et c'est tant mieux
18:53pour l'espèce.
18:54Et c'est comme ça
18:54qu'on progresse.
18:55Et quelques fois,
18:56c'est les chasseurs
18:56qui perdent.
18:57Mais 9 fois sur 10,
18:59c'est le chasseur
18:59qui perd.
19:00Et on le sait bien.
19:01Alors oui,
19:02parce que...
19:02Mais allons au bout des choses.
19:03On est aujourd'hui
19:04dans une telle violence
19:06en France,
19:07dans une espèce
19:08de lutte des classes permanente.
19:10Avoir de l'argent,
19:11c'est sale.
19:11Avoir une particule,
19:13c'est sale.
19:13Être monté sur un cheval
19:14pour aller à la chasse,
19:15c'est sale,
19:16c'est affreux.
19:16On est dans ce monde-là
19:17actuellement,
19:18dans cette violence-là.
19:19On reproche aujourd'hui
19:20à cette chasse à court
19:21simplement d'avoir été
19:22longtemps la chasse des rois.
19:24Mais ça n'est plus le cas.
19:25C'est quand même
19:26la chasse la plus populaire
19:27de France
19:28puisqu'elle est suivie
19:29par 100 000
19:29non-chasseurs
19:31tous les ans.
19:32Ah mais je connais des gens
19:33d'origine très modeste
19:35qui se vêtent,
19:36s'habillent...
19:36Et qui prennent leurs pieds,
19:39qui sont heureux
19:39d'aller là-dedans
19:40et qui vont peut-être
19:40fréquenter, oui.
19:41Mais il faut arrêter
19:42de penser que toute
19:43la noblesse française
19:44aujourd'hui,
19:44ce sont les seuls
19:45qui vont chasser à court.
19:46C'est ridicule d'imaginer ça.
19:48Il y en a,
19:48et tant mieux !
19:49Et nous sommes bien d'accord
19:50que le cerf a plus de chances
19:51d'échapper à la l'allie
19:53que le taureau au matador,
19:54au taureau.
19:55Oui, oui.
19:56J'aime beaucoup
19:57la coruida aussi,
19:58mais c'est un autre débat.
19:59Alors, il y a quelquefois
20:00des sujets qui fâchent,
20:01bien entendu,
20:02comme toute activité sportive
20:03en plein air avec des armes,
20:04il y a des accidents de chasse.
20:06Est-ce qu'il y a des vrais chiffres ?
20:07Est-ce qu'il y a des chiffres
20:08qui sont abusifs ?
20:09Quels sont vos chiffres à vous ?
20:10Non, ce sont les mêmes.
20:12D'ailleurs,
20:12ce sont les mêmes que tout le monde
20:13puisque c'est l'OFB
20:14qui les publie.
20:15L'année passée,
20:16on a eu,
20:17en fin de compte,
20:17quatre décès à la chasse
20:19uniquement entre chasseurs
20:20dont trois auto-accidents,
20:22des gens qui ont mal manipulé
20:23eux-mêmes leurs armes
20:25ou qui ont glissé
20:25avec leurs armes.
20:26Il faut juste imaginer
20:29qu'il y a 30-40 ans,
20:30c'était 50,
20:32dont la moitié
20:32qui n'était pas chasseur.
20:34Accident, vraiment ?
20:35Mortel, mortel.
20:36Non, non,
20:36je ne parle que des mortels.
20:38Accident ou incident,
20:39on va dire.
20:40Accident mortel,
20:42et maintenant,
20:42on est à quatre.
20:44Le gilet orange
20:45a changé beaucoup de choses.
20:46Oui, le gilet orange
20:47a permis à beaucoup de gens
20:48de nous voir
20:48et puis petit à petit,
20:49il s'est passé quelque chose
20:50d'intelligent,
20:50c'est que beaucoup d'autres usagers
20:52de la nature aujourd'hui
20:53le mettent également.
20:55Et ça, c'est malin.
20:56Voilà, comme ça,
20:57on se voit tous
20:58et on est tous contents
20:58d'être là.
20:59Après, on a fait
21:00un très gros travail en interne.
21:01Vous le disiez tout à l'heure,
21:02Péricault,
21:03on l'a nettoyé aussi
21:04dans nos rangs.
21:05Il y a des mecs
21:05qui ne doivent pas.
21:06Moi, je respecte tout le monde,
21:08je veux qu'on me respecte,
21:08mais on a, nous,
21:09quelque chose sur nos épaules,
21:10c'est qu'en plus
21:11d'être dans la nature,
21:12même si on est chez nous,
21:13on a une arme dans les mains.
21:14Donc on doit être exemplaire,
21:15donc on doit travailler à ça
21:17pour tendre le plus vite possible
21:18vers le zéro accident.
21:19Et puis la régulation,
21:21il y a des gens
21:21qui n'aiment pas les flics,
21:22mais quand il y a un cambriolage
21:23où on est attaqué,
21:24on peut les avoir
21:25et les gendarmes aussi.
21:26Et moi, je connais des gens
21:26qui disent
21:27les chasseurs sont des criminels.
21:29Mais que font les chasseurs ?
21:31Ma propriété a été ravagée par...
21:33Les sanguins ont ravagé.
21:33Les sanguins ont ravagé.
21:34Il y en a un qui nage
21:35dans la piscine
21:35depuis dimanche matin.
21:36Quand on a besoin d'eux,
21:38ils ne seront jamais là.
21:39Exactement.
21:39Ou alors quand on a eu un accident.
21:41Quand on a eu un pericot.
21:4220 000 collisions
21:44tous les ans actuellement
21:45avec des animaux sauvages
21:46et des voitures.
21:48Cinquantaines de morts quand même.
21:49Quelques centaines de gens
21:50qui garderont des séquelles
21:52suite à ces accidents.
21:53Heureusement qu'on est là.
21:55Et c'est gratuit,
21:56on ne demande rien en plus.
21:58Un permis de chasse à l'arc
21:59éventuellement ?
22:00Oui, un permis de chasse à l'arc
22:01puis peut-être de plus
22:02payer les dégâts.
22:03On est quand même déjà
22:03au boulot tout le temps
22:04même si c'est une passion
22:05et même si pour nous
22:07certains diront
22:08que c'est récréatif peut-être
22:09mais on sert quand même
22:10l'intérêt général.
22:11Il est quand même
22:12totalement anormal
22:13qu'on continue à payer
22:14les dégâts
22:14des grands animaux
22:16même sur les territoires
22:17où on ne mettra jamais un pied.
22:18C'est quand même le comble.
22:19Donc l'héritage laissé
22:20par la chasse
22:20à la culture française
22:21est énorme.
22:22Il est réel.
22:23Et il faut le préserver.
22:24Et il faut se battre pour ça.
22:25Et le transmettre.
22:26Exactement.
22:26Alors justement,
22:27voilà,
22:28on va faire une petite pause
22:30et puis on va parler
22:30de la relève
22:31de cette jeunesse
22:32et quelques fois
22:33des jeunes femmes
22:34qui elles aussi
22:35n'hésitent pas
22:36à s'investir
22:36dans le monde de la chasse.
22:39Midi 14h,
22:40Sud Radio,
22:41la France dans tous ses états,
22:43Péricault-Légas.
22:44Willy Schran,
22:46il faut de la relève.
22:47Oui.
22:47Il y en a toujours eu
22:48à l'intérieur des familles.
22:49Oui.
22:50Mais il y a des nouvelles générations
22:51qui arrivent
22:52et quelquefois
22:53des candidats à la chasse,
22:55des candidates
22:56qui arrivent
22:57dans des situations
22:57inattendues
22:58des jeunes femmes.
22:59Oui.
22:59Donc on voit un retour.
23:01C'est-à-dire que
23:02la chasse n'est plus perçue
23:03comme une activité
23:04masculine,
23:06virile,
23:06un peu agressive
23:07mais comme j'allais dire
23:08plutôt une façon
23:09d'aimer la nature
23:11et de s'y impliquer.
23:14Exactement.
23:14Et on a quelques chiffres
23:15très significatifs.
23:17Il y a à peu près 3%
23:17de femmes qui chassent
23:18aujourd'hui en France.
23:19Mais à l'inscription
23:20du permis de chasser,
23:21on n'en a jamais autant
23:22puisque quasiment un quart
23:23des inscriptions aujourd'hui,
23:25ce sont des femmes.
23:25Et ça ne fait qu'augmenter
23:27d'année en année.
23:28Donc ça veut dire
23:28que dans les années qui viennent,
23:30on va avoir
23:30un rééquilibrage
23:31très significatif
23:33entre les hommes
23:33et les femmes
23:34qui chassent.
23:35Et je pense même
23:36que c'est naturellement,
23:37ça me surprendre
23:38ce que je veux dire,
23:39mais c'est naturellement
23:39quelque chose,
23:40c'est une activité
23:41qui est vraiment faite
23:41d'abord et avant tout
23:43pour les femmes.
23:44Quand je vois la passion
23:45dans leurs yeux,
23:46on les voit,
23:47on les fréquente,
23:48on chasse avec elles.
23:48Quand je vois la passion
23:49que peuvent avoir les femmes
23:51dans cette activité
23:52de chasser,
23:55ça m'interpelle énormément.
23:57Vous avez quelque chose
23:58de plus, mesdames,
23:58c'est évident.
23:59Je vois beaucoup d'hommes
24:00qui chassent pour chasser.
24:02Je n'ai jamais vu
24:03une femme
24:03qui ne chasse pas
24:05que par passion
24:06mais vraiment
24:07de façon très très forte.
24:08Mais elles vont en parler
24:09beaucoup mieux que moi
24:10dans quelques instants.
24:11Vous ne croyez pas
24:11si bien dire Willy Schran
24:12puisque nous avons en studio
24:14à nos côtés
24:14deux chasseresses.
24:16Voilà,
24:16il y a toujours
24:17une exercice vocale
24:18qu'il faut prononcer.
24:19Merci d'avoir établi
24:20le mot chasseresse,
24:21ça nous oblige nous.
24:22Voilà,
24:22parce que chasseur
24:22c'est difficile à dire.
24:23Mais chasseresse,
24:24il y a un petit effort,
24:25un petit effort intellectuel.
24:26Donc j'ai Camille Laplace,
24:28vous avez 43 ans,
24:29je donne votre âge,
24:29ingénieure hospitalière,
24:31famille de Lambilly,
24:3223 ans,
24:34industrielle
24:34et présidente
24:35des jeunes chasseurs
24:36de Côte d'Amor.
24:37Je commence.
24:38Chasseresse.
24:39Des chasseurs
24:39et des chasseresses,
24:40voilà.
24:41Là aussi,
24:41est-ce qu'on peut fusionner
24:42les deux ?
24:43Camille Laplace,
24:44comment cette conversion,
24:46parce qu'on s'est parlé
24:48au téléphone hier,
24:49bien sûr,
24:49vous m'avez dit
24:50que je n'étais pas
24:50prédestinée du tout
24:51à un jour chassé
24:52et puis vous êtes tombée dedans
24:54parce que vous êtes tombée
24:54amoureuse de cette activité.
24:56Exactement.
24:56Moi,
24:57je ne suis pas née
24:58dans une famille de chasseurs.
25:00Voilà,
25:00c'est pas comme Obélix,
25:01c'est ce que je vous disais hier.
25:03J'ai découvert la chasse
25:04sur le tard,
25:05j'ai commencé
25:06à la sortie du Covid
25:08par chercher une activité
25:09qui me permettait
25:10d'être en extérieur,
25:11de me concentrer,
25:11etc.
25:11Dans quelle région ?
25:12Moi,
25:13j'habitais à Fontainebleau
25:13à l'époque.
25:14Déjà,
25:14vous étiez dans un environnement
25:16qui est quand même,
25:17les chasses royales
25:18de Fontainebleau étaient célèbres.
25:19Mais pour autant,
25:19vous n'étiez pas dans les chasses.
25:20Non, je ne les connaissais pas du tout.
25:22J'étais Bély Fontaine
25:22mais sans pour autant
25:23savoir qu'il y avait de la chasse.
25:25J'ai commencé par le Baltrape
25:27et forcément,
25:27au Baltrape,
25:28j'ai rencontré des chasseurs
25:29qui m'ont dit
25:29« Attends,
25:29tu es en forêt de Fontainebleau,
25:31puis le Baltrape,
25:32etc.
25:32Peut-être il y a un lien,
25:33tu devrais commencer.
25:41Je suis un peu comme une extraterrestre
25:43parce que vous arrivez
25:45à l'âge que j'avais. »
25:46Vous n'êtes pas habitué.
25:47Exactement.
25:47Mais j'ai été extrêmement bien accueillie,
25:49il faut vraiment le dire.
25:51Et on m'a fait découvrir.
25:52Je suis allée directement dans la traque.
25:53Et là,
25:54vous découvrez la forêt
25:55d'une façon complètement différente.
25:56D'immersion dans la nature.
25:57D'immersion complète.
25:58Des rencontres avec les animaux
25:59que vous ne faites jamais.
26:01Autrement,
26:01vous ne pouvez pas les rencontrer
26:03et les croiser
26:03d'une autre façon
26:04qu'à travers la chasse.
26:06De cette façon-là.
26:07Et puis un jour,
26:07vous goutez l'île de France.
26:08Vous allez sur les bords
26:11« Il y a aussi des chasseurs là-bas. »
26:13À tel point que vous vous en mariez.
26:15C'est extraordinaire.
26:17Voilà.
26:17Je suis actuellement dans le Var.
26:20Et les chasses sont très différentes.
26:22D'ailleurs,
26:23il y a des chasses dans le Var,
26:24des chasses traditionnelles.
26:25Et en fait,
26:26je me suis passionnée
26:26de cette chasse-là.
26:27Enfin, de toutes les chasses.
26:28J'ai voulu découvrir,
26:29découvrir un maximum
26:30toutes les typologies de chasses
26:32qui pouvaient exister.
26:33Je compare souvent la chasse
26:35avec le vin et le fromage,
26:36si vous voulez.
26:36Une région, une chasse.
26:38Et c'est très, très, très plaisant
26:40à découvrir,
26:41peu importe l'endroit où vous êtes.
26:41Qui n'a pas lu
26:42« La gloire de mon père »
26:43avait la chasse à la Bar-Tavelle.
26:45J'ai posé un petit panneau.
26:46Le coup de roi.
26:48La perderie royale.
26:49La Bar-Tavelle.
26:50Voilà.
26:51Et j'en ai goûté une fois
26:52dans ma vie,
26:52je peux vous dire
26:53que c'est assez exceptionnel.
26:54Fanny Delambilly.
26:55Alors vous,
26:56vous êtes allée dans la chasse.
26:57Mais en plus,
26:57vous avez décidé
26:57de prendre des responsabilités,
26:59j'allais dire,
27:00sociales et politiques,
27:01en président
27:02les jeunes chasseurs
27:03et chasseresses
27:04des Côtes d'Armor
27:05en Bretagne.
27:06On chasse en Bretagne aussi ?
27:08Oui, on chasse en Bretagne.
27:10Mes parents,
27:11mes parents...
27:12Parce qu'on pêche en Bretagne
27:13surtout.
27:13Oui, on pêche aussi.
27:14Mais il y a aussi du gibier.
27:15Il n'y a pas que le homard,
27:17la langouste
27:17et la coquille Saint-Jacques.
27:19Il y a quoi d'ailleurs
27:20justement comme gibier ?
27:21Il y a de la Bécasse.
27:22La Bécasse.
27:23Le pays de la Bécasse.
27:23Trop.
27:24Je ne chasse pas la Bécasse,
27:25mais je chasse le grand gibier.
27:27Je chasse le cerf
27:29et le sanglier,
27:30le chevreuil,
27:31en battu
27:32et à chasse à cour aussi.
27:33Dans l'Argoat,
27:34dans la Bretagne intérieure plutôt ?
27:36Comment ?
27:38Vous savez, la Bretagne,
27:39il y a l'Armor.
27:39Oui, plus en centre-Bretagne.
27:42Plus en centre-Bretagne,
27:43en forêt.
27:44Donc forêt de la Unoday,
27:45forêt de la Noé.
27:47Plus dans les côtes d'Armor du coup,
27:48comme je suis dans les côtes d'Armor.
27:49Bien sûr.
27:50Et à l'inverse de Camille,
27:51moi, mes parents chassent,
27:52mais ils chassent au petit gibier.
27:54Et donc,
27:56je connais la chasse
27:57depuis toute petite.
27:59Et j'ai commencé
28:00à m'intéresser à la chasse
28:01vraiment quand j'ai découvert
28:03la chasse au grand gibier
28:04et le fait de voir des animaux
28:06vraiment des sanglés
28:08liés d'Esther,
28:08aller en forêt
28:09parce que du coup,
28:10mes parents chassent en communale
28:11et on chasse vraiment
28:12que dans des petits bois,
28:13des petites vallées.
28:15Et aller en forêt,
28:16vraiment,
28:16c'est quelque chose
28:16qui m'a beaucoup plu.
28:17Voir des animaux,
28:18etc.
28:19Parce que la chasse à cour,
28:20c'est plus de l'observation,
28:22on va dire.
28:23Alors,
28:24par quel biais
28:25êtes-vous devenue présidente
28:26surtout de cette...
28:26Vous vous êtes désignée
28:27comme ça
28:28par votre engouement,
28:29par votre ferveur ?
28:30Oui,
28:32à vrai dire,
28:33l'association des jeunes chasseurs
28:34des Côtes d'Armor,
28:35c'est une association
28:36qui existe depuis un moment,
28:38depuis 2006,
28:39il me semble.
28:40Et avec le Covid,
28:41en fait,
28:42elle a été mise en sommeil
28:44et donc du coup,
28:45on m'a contactée
28:46pour reprendre l'association.
28:48Donc du coup,
28:49on a repris l'association
28:50avec une dizaine
28:52de jeunes chasseurs.
28:53Et donc du coup,
28:55voilà,
28:55ça fait un an,
28:56un an et demi
28:56que l'association existe
28:58et on fait des chasses
28:59des jeunes,
29:00des soirées brâmes.
29:02On organise aussi
29:03des voyages.
29:04Donc là,
29:04on a été en Meurthe-et-Moselle
29:05cette année.
29:06On a fait un échange
29:07avec une autre association
29:07de jeunes chasseurs.
29:08Olivier Touchard,
29:09la Venaison,
29:10elle vient de partout en France.
29:11On a la chasse en Provence,
29:13on a la chasse en Bretagne.
29:15C'est une carte géographique,
29:16la Venaison française ?
29:18Alors oui,
29:19c'est exactement ça.
29:20Et puis,
29:21ça permet de répondre
29:22à un vrai besoin
29:23de la part des consommateurs
29:24qui recherchent
29:25des produits locaux.
29:26Donc effectivement,
29:27en fonction du gibier,
29:29vous allez pouvoir trouver
29:32votre gibier
29:34juste à côté de chez vous.
29:35C'est ça l'intérêt
29:36de la structuration
29:37de cette filière.
29:38C'est quand vous allez
29:38chez votre boucher,
29:39vous trouvez du sanglier,
29:41vous trouvez même
29:42du petit gibier,
29:43du lièvre
29:44qui peut venir
29:45de quelques kilomètres
29:46simplement aux alentours
29:47et qui n'a pas traversé
29:49l'hémisphère.
29:51Le label marque
29:52Venaison gibier de France,
29:54est-ce qu'il nous apprend
29:55à cuisiner ?
29:55Est-ce qu'il y a des recettes
29:56qui sont proposées ?
29:57Parce que si on se lance
29:58et qu'on n'a pas l'habitude,
29:59on a toujours un peu peur
30:00quand on a un faisan
30:02ou un lièvre.
30:04Vous voyez,
30:05s'il y a un cuisson
30:05de juguiller,
30:07il faut l'apprendre
30:08à l'élaborer.
30:09Vous avez raison,
30:10ça fait partie des freins.
30:12Il y a le goût fort
30:14et il y a la difficulté
30:15à le cuisiner.
30:16Et tout simplement,
30:18quand vous allez sur le site
30:19de la Fédération nationale
30:21des chasseurs
30:21ou sur le site
30:223W gibier de France,
30:24vous allez trouver des recettes.
30:26Et quel est l'enjeu ?
30:27Et bien finalement,
30:28c'est de trouver des recettes
30:28qui soient simples
30:29et aussi des recettes
30:31qui permettent
30:31de désaisonaliser
30:32la consommation.
30:33C'est-à-dire que là,
30:34nous sommes au mois de juin.
30:36Et bien quand vous faites
30:37un brasero,
30:39et bien l'idée,
30:40c'est de pouvoir mettre
30:41du gibier sur votre brasero
30:43accompagné d'asperges
30:44comme on en propose
30:45là sur le stand aujourd'hui.
30:47Et il y a plein d'autres recettes
30:48comme ça,
30:49extrêmement simples.
30:50Un dos de biche
30:51ou de chevreuil
30:52aller-retour,
30:544 minutes sur chaque face
30:55au brasero.
30:56Qu'est-ce qu'il y a
30:56de plus simple que ça ?
30:57J'ai goûté des côtelettes
30:58de chevreuil l'an dernier
30:59sur de la braise
31:00de serment de vignes
31:01du Val-de-Noire.
31:02C'était quand même
31:03un grand instant.
31:03Willy Schran,
31:04souvenir d'enfance.
31:05On a là deux jeunes femmes
31:07qui se sont lancées.
31:08C'est venu comment chez vous ?
31:10Vous vous souvenez
31:10de votre première partie de chasse ?
31:11J'ai l'impression
31:12que ça a démarré
31:13dans le berceau
31:13ou peut-être
31:13dans le ventre de ma mère.
31:15Ça se peut.
31:15Voilà.
31:17Alors,
31:17je suis plus âgé
31:19qu'elle,
31:19bien évidemment.
31:20Vous êtes assagi.
31:21Vous êtes assagi.
31:22Oui,
31:22mais je venais
31:23d'un monde rural
31:25et d'un monde de la campagne
31:26où,
31:26dans le fond,
31:28soit tu choisissais la chasse,
31:29soit tu choisissais la pêche,
31:30soit tu choisissais le football.
31:32C'est à peu près
31:32tout ce qu'il y avait
31:33au village.
31:33Et souvent,
31:34tu prenais les trois d'ailleurs.
31:35Donc,
31:36voilà.
31:36Un peu chasseur,
31:37un peu pêcheur
31:38et un peu football.
31:39Donc,
31:40c'est tellement quelque chose
31:42qui fait partie de ma vie.
31:43C'est tellement profond.
31:44Je n'ai pas de souvenirs
31:46sans chasse.
31:47Pascal m'a dit
31:48qu'elle tirait au vin
31:49le petit plomb
31:49pour le canard.
31:50Votre premier.
31:51Je suis sûr
31:51qu'il y avait du 16.
31:52Je parle de calibre.
31:54Premier lapin
31:55avec le 16 de papy.
31:56Avec le 16 de papy.
31:56Bon,
31:57roulé.
31:58Un peu de cul,
31:59levé un peu entre les oreilles.
32:00Bouffe,
32:00il m'a fait accumuler magnifique.
32:01Je m'en rappellerai toute ma vie.
32:03Évidemment qu'on n'oublie pas.
32:04Ça vous donne du baume au cœur
32:05de savoir que ces deux jeunes femmes
32:07vous rejoignent.
32:08Oui,
32:08ça me donne du baume au cœur.
32:10Et quand je vois d'ailleurs
32:10la situation actuelle
32:12et les dernières études
32:13qu'on a fait
32:14au niveau de l'Ipsos
32:14et quand je vois
32:15que ces valeurs redeviennent
32:16à la mode,
32:17quand je vois
32:17qu'il y a 20% des Français
32:18aujourd'hui
32:19qui s'interrogent
32:19sur le fait d'intégrer
32:20ou au moins
32:21de découvrir la chasse,
32:22quand on voit
32:23qu'il y a 7% des Français
32:24actuellement
32:25au dernier sondage Ipsos
32:26qui souhaiteraient
32:27devenir chasseurs.
32:28Mais il y a 10 ans,
32:30il y a 5 ans en arrière,
32:31on n'aurait même pas imaginé ça.
32:32Ça veut dire
32:33qu'on a quand même
32:33quelque chose
32:34qui est moderne,
32:35qui est attractif,
32:36qui donne envie aux gens.
32:38Voilà.
32:38Aller à la chasse,
32:39tuer quelques pièces de gibier,
32:40les magnifier,
32:41les manger,
32:41comme l'a dit Olivier
32:42depuis tout à l'heure
32:42et tout ça dans le bonheur
32:43et la rigolade
32:44avec les copains.
32:45Olivier Pissard,
32:46sur le label,
32:47est-ce qu'on pourra mettre
32:48le nom
32:49gibier prélevé
32:49par Camille Laplace,
32:50gibier prélevé
32:51par Camille Demain
32:52pour donner plus
32:53d'humanité
32:54de relief.
32:55Pour rassurer,
32:56non,
32:56on n'est pas des gens
32:57qui massacrent,
32:58on est des gens
32:58qui sont dans une activité culturelle.
33:00En tout cas,
33:01ce qu'on pourra mettre
33:01sur le label,
33:02c'est que,
33:03par exemple,
33:03il s'agit d'un gibier
33:04de France de Bretagne
33:06ou un gibier de France
33:08du Var
33:09ou quelque chose comme ça.
33:10Je vous disais
33:11qu'on allait s'approcher
33:12de l'appellation d'origine.
33:13Les terroirs.
33:14Les terroirs,
33:15c'est extrêmement important.
33:16Les terroirs français.
33:17Et peut-être
33:18pour faire le lien
33:18avec ce qui est dit,
33:20c'est que c'est aussi
33:20une façon,
33:21la viande de gibier,
33:25différemment
33:25avec des non-chasseurs.
33:27Et bien,
33:27c'est ce qu'on fait aujourd'hui
33:28ici sur le stand
33:29de la Fédération nationale
33:31de la chasse de France
33:31au Game Fair
33:32de l'Avée de Vresson,
33:33de la Maud-Bevron
33:34avec vous,
33:35l'Ischran.
33:35On fait une petite pause
33:36et on continue
33:37de parler de chasse
33:38peut-être avec une représentante
33:40de la classe politique française.
33:41Allez,
33:41on y va.
33:43Midi 14h,
33:45Sud Radio,
33:46la France dans tous ses états,
33:48Péricault-Légas.
33:49Nous sommes toujours
33:50en direct
33:51du stand
33:51de la Fédération nationale
33:52de la chasse
33:53au Game Fair
33:54de l'Ambôte-Bevron
33:55au cœur de la Sologne
33:56autour de la table
33:58des personnalités éminentes.
34:00Nous poursuivons
34:00cet échange génégétique,
34:02ce débat
34:03autour de la chasse
34:04qui a été tout à fait
34:05convivial et fraternel
34:06et pourtant
34:07on n'a évacué
34:08aucun débat
34:08ni des sujets
34:09qui fâchent.
34:10Je continue un petit peu
34:11parce que quand même
34:11le sujet de la Venaison,
34:12vous comprenez
34:13que moi j'ai quand même
34:14une sensibilité particulière
34:15et puis quand on rencontre
34:16Olivier Touchard
34:17et Joël Dentu,
34:17on a envie
34:18de les entendre davantage.
34:20Joël Dentu,
34:21chef au Cheval Blanc
34:22à y voir le marron
34:23à la sortie
34:24de la Maud-Bevron,
34:24vous êtes vraiment
34:25le régional de l'étape,
34:26vous êtes un enfant du pays
34:27et vous mettez
34:28ce patrimoine en valeur,
34:29vous allez chercher
34:30dans la terre de France
34:31ses couleurs et ses saveurs
34:32et vous les restituis
34:33dans l'assiette
34:34comme un poème,
34:34comme une symphonie
34:35du terroir
34:36et de notre géographie.
34:37Joël Dentu,
34:38quand on va chez Olivier Touchard
34:39chercher une volaille simple,
34:41comment,
34:42quand on n'est pas
34:42un grand cuisinier,
34:44on peut le mettre en valeur,
34:45comment on peut élaborer
34:46ce gibier,
34:46une recette solognote simple.
34:49Par exemple,
34:50sur un perdreau
34:54ou un faisan.
34:55Un perdreau,
34:55on était à poil,
34:57on va passer à plumes
34:58maintenant.
34:59Sur un faisan,
35:00donc on peut le traiter
35:02exactement comme un poulet,
35:05une volaille,
35:06bien la brider,
35:08bien la brider,
35:09la faire rôtir
35:10en cocotte.
35:11En ce moment,
35:13on a les girolles,
35:14donc avec des girolles,
35:16mettre quelques petits
35:18oignons blancs.
35:19On l'a fait un peu doré
35:20quand même dans le beurre,
35:21on la retourne un petit peu
35:22comme ça,
35:22voilà,
35:22bien doré,
35:23un peu de lard de colonnata,
35:25bien sûr,
35:25ça donne quand même
35:26un peu de...
35:26On va rester sur du lard français,
35:27nous avons d'excellents cochons
35:28en France,
35:29Joël,
35:29j'adore le lard de colonnata,
35:31mais nous restons patriotes
35:32quand il s'agit du cochon,
35:33n'est-ce pas ?
35:33J'aime bien le lard de colonnata.
35:34Surtout avec Marion
35:34qui est à côté de moi,
35:35si on va chercher du colonnata.
35:39Et après,
35:40donc quand votre volaille
35:43ou votre gibier
35:44a bien commencé à rôtir,
35:46vous ajoutez les giroles,
35:49vous ajoutez les giroles
35:50et vous mettez comme ça
35:53à cuire tout doucement
35:55pendant trois quarts d'heure
35:57parce que surtout,
35:58pas trop cuire,
35:59il ne faut pas trop cuire
36:02le gibier
36:04parce que la viande,
36:05sinon,
36:05pour ne pas qu'elle sèche,
36:07bien l'arroser,
36:08bien l'arroser
36:09et donc après,
36:10vous avez votre jus,
36:11vous décantez,
36:12vous enlevez vos giroles,
36:13vous laissez réduire votre jus,
36:15vous montez au beurre
36:16et vous avez une recette
36:18qui est toute simple.
36:19Sur un prix tout à fait accessible,
36:22n'est-ce pas,
36:22Olivier Douchard ?
36:23Le faisant,
36:23c'est parce qu'il coûte le plus cher.
36:26Vous parliez d'arroser,
36:27Joël Dentu,
36:28mais on peut aussi l'arroser
36:29au moment qu'on est à table
36:31avec un peu de vin de Valencé
36:34ou un chevernis.
36:35Ou un chevernis.
36:36Ou un chevernis.
36:37On va rester dans le local.
36:38On va rester dans le local.
36:39Un cher venu,
36:40avec l'issue du gamé
36:41ou du cabernet franc.
36:43La France offre
36:44toutes les possibilités
36:46d'associer nos plats du terroir
36:48avec notre patrimoine viticole.
36:49C'est l'âme française qui vive.
36:50Là, quand je vous écoute,
36:51la France est grande,
36:52la France est noble,
36:53elle rassemble tout le monde
36:54et même la chasse
36:55qui est un sujet souvent de discorde,
36:57finalement,
36:57à Willy Schrad,
36:58peut être un sujet de rassemblement.
36:59J'en suis persuadé.
37:01Marion Maréchal,
37:02merci d'avoir accepté notre invitation.
37:04Merci à vous, bonjour.
37:05Nous ne manquions pas de jeunes femmes
37:07parce qu'il y avait deux chasseresses
37:08qui sont venues avant
37:09expliquer leur conversion.
37:11Vous représentez un instant
37:12de la politique française.
37:13On s'est dit qu'une jeune fille
37:15comme vous est soucieuse
37:16de ne pas contrarier
37:17les gens qui vous disent
37:18la chasse, c'est violent,
37:19on tue.
37:20Et pourtant,
37:20vous assumez votre passion
37:22pour la chasse.
37:23Êtes-vous chasseresse vous-même ?
37:24Alors, j'assume totalement
37:25parce que je n'ai pas le plaisir
37:27d'être chasseresse
37:28bien que ça fasse partie
37:29de l'un de mes objectifs de vie
37:31de passer un jour mon permis,
37:32mais plutôt un blocage de temps.
37:34Mais je suis dans un environnement
37:35de chasseurs,
37:35j'ai de très nombreux amis chasseurs,
37:37mes frères sont chasseurs.
37:38J'ai moi-même participé
37:38plusieurs fois à des chasses,
37:40petits gibiers,
37:41gibiers d'eau.
37:42Et je dois dire que je vois là
37:43un combat pour moi
37:44d'ordre civilisationnel,
37:46pas seulement économique,
37:47pas seulement écologique.
37:48S'il s'agit de là,
37:48de notre rapport à la terre,
37:50aux terroirs,
37:51aux vivants,
37:53aux écosystèmes,
37:54aux traditions,
37:54aux patrimoines immatériels
37:55aussi que sont les chasses traditionnelles.
37:58Et face,
37:58eh bien aujourd'hui,
37:59à la France,
38:01Tasty Croustie
38:01et Master Poulet
38:02de Bali Bagayoko,
38:04voilà,
38:04j'y vois une fois de plus
38:05une œuvre civilisationnelle
38:06à défendre.
38:07Vous remarquerez que c'est
38:08un maire socialiste
38:09qui se bat aussi
38:09contre Master Poulet
38:10à Saint-Ouen.
38:11Oui, il est bien seul d'ailleurs
38:12et persécuté par les siens,
38:13il faut bien le dire.
38:14Voilà,
38:14et son voisin s'est déclaré
38:16président de la République,
38:17celui de Clichy,
38:18vous voyez,
38:18donc ça...
38:18On a 54 candidats
38:20à l'élection présidentielle
38:21aujourd'hui.
38:21Qui se bat aussi contre eux.
38:21On a eu du mal à suivre.
38:23Marion Maréchal,
38:24est-ce que les polémiques
38:25suscitées par la chasse,
38:26ces clivages au sein
38:27du débat politique
38:27vous désolent ?
38:29Oui,
38:29ils me désolent
38:30parce que je pense
38:31que la chasse devrait être
38:32au contraire
38:32un sujet de rassemblement
38:34parce que derrière,
38:35évidemment,
38:35l'activité de la chasse,
38:36il y a aussi
38:36des milliers d'heures
38:38de bénévolats invisibles
38:40justement au service
38:41de l'étude
38:42de nos écosystèmes,
38:43de la préservation
38:43de nos écosystèmes,
38:45notamment de nos zones humides,
38:45de l'entretien des haies,
38:47des chemins ruraux
38:48qui disparaissent
38:49par centaines de kilomètres
38:50depuis maintenant
38:51des décennies.
38:52Et sans cela,
38:53les écologistes
38:53n'auraient plus grand-chose
38:54à défendre.
38:54Sauf qu'eux ne le savent pas
38:55parce qu'aujourd'hui,
38:56l'écologie telle
38:57que portée par les Verts,
38:58c'est une écologie urbaine,
39:01déconnectée, bourgeoise.
39:02Et surtout,
39:03ce qu'ils ne connaissent pas,
39:03ce qu'ils ne voient pas,
39:04c'est que la chasse
39:05c'est aussi un lien social
39:06pour quiconque a fréquenté,
39:08a participé à des chasses.
39:09C'est un moment
39:10de camaraderie,
39:11c'est un moment
39:12entre gens bons vivants,
39:13qui aiment la vie,
39:14qui aiment les plaisirs
39:16de la table.
39:16Et c'est aussi ça,
39:17être français,
39:18il me semble.
39:19Vous dites que c'est un sujet
39:20de rassemblement national ?
39:22Ça devrait.
39:23Ça devrait.
39:24Et en tout cas,
39:25ce dont je me félicite,
39:26en tout cas à mon niveau
39:26au Parlement européen
39:27où je siège aujourd'hui,
39:28c'est que les écolos,
39:30pour le coup,
39:30ont perdu
39:32de leur magistère moral.
39:33On obtient petit à petit
39:34un certain nombre de victoires.
39:35Tout n'est pas satisfaisant,
39:36mais le déclassement du loup
39:37en est une.
39:38Le fait que nous ayons pu
39:39sortir justement
39:40les chiens de chasse
39:41de cette fameuse directive
39:42sur le bien-être animal
39:44qui était nouveau
39:46tsunami de normes
39:47qui pouvaient s'abattre
39:48sur eux,
39:49le fait que nous sommes
39:49en face d'obtenir également
39:50un assouplissement du calaudrier
39:52sur l'interdiction du plomb,
39:54démontre qu'aujourd'hui,
39:55la coalition des droites
39:56au Parlement européen
39:57obtient des résultats
39:57et c'est heureux
39:58pour nos chasseurs.
39:59Alors, on parlait
39:59de rassemblement national,
40:01justement.
40:02Il y en a un que vous connaissez bien.
40:04Vous avez une tante célèbre
40:05qui l'anime,
40:06qui le porte.
40:07Vous en avez fait partie.
40:08Ça reste de vos amis.
40:09On les a sentis
40:10quelquefois plus prudents
40:11sur la chasse,
40:12plus mitigés,
40:13plus timorés.
40:13Pourtant, il y a de grands chasseurs
40:14au Front National,
40:16au Rassemblement National.
40:17Écoutez, vous avez raison
40:17de me permettre.
40:18D'où parles-tu, camarade ?
40:19Eh bien, je parle
40:20de la coalition du camp national
40:21puisque je suis, moi,
40:22avec mon mouvement
40:23Identité Liberté,
40:24alliée du Rassemblement National
40:25et de l'UDR d'Éric Ciotti.
40:27Je soutiens la candidature
40:28du Rassemblement National.
40:30Et c'est vrai que l'une de mes ambitions
40:32dans le cadre de cette coalition,
40:33c'est de porter justement
40:34la voix des chasseurs
40:35et plus largement de la ruralité
40:37pour qu'elle influe
40:39sur la campagne présidentielle,
40:40qu'elle soit un des sujets
40:41de la campagne,
40:41qu'elle existe bien sûr
40:42dans le programme présidentiel
40:43défendu par le corps national,
40:44ce qui sera le cas.
40:46Et par ailleurs, évidemment,
40:47que nous obtenons des avancées
40:49au lendemain d'une éventuelle victoire,
40:51notamment le fait de sortir
40:52de la chasse,
40:53la chasse, pardon,
40:54du ministère de la transition écologique
40:56pour l'intégrer, en fait,
40:57à un grand ministère de la ruralité,
40:58de l'agriculture,
40:59des forêts et des littoraux,
41:01ce qui m'apparaîtrait
41:02beaucoup plus en phase, finalement,
41:04avec la réalité de cette pratique.
41:06Assurez-moi que ce n'est pas
41:07une posture électoraliste
41:08et que ce sont vraiment
41:09des convictions qui vous habitent
41:10quand vous défendez...
41:11Bah, écoutez,
41:12je crois que vous pourrez
41:13m'accorder quelque chose,
41:13c'est qu'aujourd'hui,
41:14défendre la chasse,
41:15pour certains,
41:16n'est pas toujours très populaire.
41:18Oui, mais ça va,
41:18que les chasseurs,
41:19les chrannes,
41:19ils pèsent lourd.
41:20Absolument.
41:21Ils ont fait 5% une année
41:22avec M. Saint-Jour.
41:235 pour 5, M. Saint-Jour.
41:25Mais vous savez,
41:26on en rit,
41:27mais je pense qu'aujourd'hui,
41:28le désintérêt,
41:29voire le mépris
41:31que suscite le monde de la chasse
41:32et plus largement de la ruralité,
41:34c'est aussi, me semble-t-il,
41:35un cynique calcul électoral
41:37de la part de nos dirigeants
41:38qui se dit, de toute façon,
41:39les chasseurs se réduisent
41:40comme peau de chagrin.
41:41Si on continue comme ça,
41:42d'ici 2040,
41:43on en perdra 500 000.
41:45Les agriculteurs se réduisent
41:46comme peau de chagrin.
41:46Donc finalement,
41:47bon, c'est un électorat
41:48qui nous désintéresse.
41:49Mais moi, je ne vois pas ça
41:50d'un point de vue numérique.
41:51Une fois de plus,
41:52je vois ça d'un point de vue
41:54civilisationnel.
41:55Et donc,
41:55quand on défend
41:56l'identité française,
41:57on ne peut pas passer
41:58à côté de l'identité
42:00de nos territoires ruraux
42:01qui passent par la chasse.
42:02On n'est pas tous
42:03des enfants de Gaza.
42:04On est surtout,
42:04et avant tout,
42:04tous des descendants de chasseurs.
42:06William Willi Schrad,
42:07vous avez exercé
42:09une tentative électorale
42:10pour les européennes.
42:11Vous avez été local,
42:12je l'ai rappelé,
42:13de communes flamandes.
42:14Vous acceptez l'arrivée
42:15de Marion Maréchal
42:16dans votre club ?
42:17Elle est la bienvenue.
42:19Elle est la bienvenue.
42:20Je pense qu'au sein du mouvement,
42:23du Rassemblement national,
42:25c'est quelqu'un
42:26qui a beaucoup de sincérité
42:27dans sa prise de position
42:28pour le monde de la chasse.
42:29Donc, elle a évidemment
42:30tout mon soutien.
42:31Et on l'accueille bien volontiers
42:32d'ailleurs aujourd'hui
42:33sur notre stand
42:34pour discuter de tout ça.
42:36La difficulté qu'on a
42:38politiquement,
42:38c'est qu'on a des amis partout
42:40et on a des ennemis partout
42:41et dans tous les partis.
42:43Le monde rural
42:44a mis beaucoup d'espoir
42:46à travers ce que vous représentez, Marion.
42:50J'espère que...
42:51Je sais que vous ne le ferez pas,
42:52mais qu'ils ne seront pas déçus
42:54parce qu'au sein de nos mouvements,
42:56il y a aussi des pensées
42:57qui sont très en opposition
42:59d'un point de vue animaliste,
43:00d'un point de vue écologique
43:02aujourd'hui avec ce que nous sommes.
43:03On a des élus de territoire
43:05qui sont très proches de nous
43:06et qui sont chez vous,
43:07on l'entend,
43:07et on a aussi des fois
43:08une direction,
43:09c'est peut-être d'ailleurs pour ça
43:10que vous n'êtes pas tout à fait
43:10dans cette direction
43:11et je vous en félicite.
43:12On a une direction
43:13qui des fois tergiverse.
43:15Vous parlez de chasse traditionnelle,
43:18la direction du parti
43:19a toujours été hésitante
43:20sur le terme chasse traditionnelle,
43:22a toujours été hésitante
43:23sur la chasse à court.
43:24Je dis que ce n'est pas vous,
43:25je le redis,
43:26vous avez toujours été très clairs,
43:27donc c'est pour ça
43:27que vous avez votre place
43:28à cette table
43:28et vous l'aurez toujours.
43:30Mais il y a un moment,
43:31il faudra qu'on clarifie
43:32et ce que je demanderai d'ailleurs
43:33au candidat à l'élection présidentielle,
43:35en 10 points,
43:36c'est simplement de clarifier
43:37et on verra,
43:38évidemment,
43:38Je m'en tiens.
43:40Alors qu'il puisse y avoir
43:41des sensibilités différentes
43:42dans les partis,
43:43ce serait ridicule que de le nier.
43:44D'autant plus
43:45que les partis sont grands,
43:46plus évidemment
43:46les sensibilités diverses.
43:47Chez tout le monde.
43:48Mais je regarde quand même
43:49après la réalité
43:50des actes posés.
43:51Et moi, ce que je constate,
43:52c'est que jamais
43:53dans le programme présidentiel
43:54porté jusqu'ici
43:55par le Rassemblement National,
43:56et ce ne sera pas le cas
43:56ce coup-ci non plus,
43:57vous trouverez par exemple
43:58l'interdiction de la chasse à court
43:59ou autre interdiction
44:00de chasse traditionnelle.
44:01Moi, lorsque j'étais encore
44:02députée du Front National
44:03à l'époque,
44:04j'avais ardemment défendu
44:05la chasse à glu
44:06avec le soutien de ma direction.
44:08Dans le vôtre plus.
44:09Absolument.
44:09Très belle circonscription.
44:10Voilà, absolument.
44:11Sublime circonscription.
44:12Et par ailleurs,
44:13je vois aujourd'hui
44:13ce qui est fait
44:14au Parlement européen
44:15et avec mes collègues
44:15du Rassemblement National
44:16et notre groupe de CR.
44:19Nous sommes aujourd'hui
44:19en train de travailler
44:20sur les directives Oiseau et Habitat
44:22justement pour obtenir
44:23un assouplissement.
44:24pour que vous faites
44:24au niveau du Parlement européen.
44:25Mais même avec mes collègues
44:25du Rassemblement National
44:26et on fait ce travail-là.
44:28Maintenant, j'ai envie de vous dire
44:29que c'est à celui
44:29qui donnera le plus de voix
44:30et de compter sur moi
44:32pour que ma voix
44:33soit plus forte que les autres.
44:34Willy Schran,
44:35pour finir,
44:36les chasseurs sont tous
44:37des patriotes,
44:38sans jeu de mots.
44:39Ah mais c'est évident.
44:40Est-ce que les chasseurs
44:40sont dans l'arc républicain ?
44:42Bien évidemment.
44:43Ils sont même au centre
44:44des valeurs
44:44de cet arc républicain.
44:46Alors vive la République
44:46et vive la France.
44:47Et vive la France.
44:47Et vive la France.
44:48Et vive la Fédération
44:49de la chasse
44:50qui nous accueille aujourd'hui.
44:50Et vive la chasse.
44:51À très bientôt.
44:51Nous reviendrons.
44:53Nous reviendrons
44:54et nous continuerons
44:54à débattre
44:55sur cette belle question.
44:56Merci à tous.
44:57Merci.
44:57À demain sur Sud Radio.
44:58Vous restez avec nous.
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