- il y a 2 jours
- #sudradio
Avec Jean-Baptiste Guegan, journaliste, auteur entre autres de "Géopolitique du sport"
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00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06La coupe du monde de football a commencé, elle se tient cette année aux Etats-Unis avec des enjeux géopolitiques
00:11forts,
00:12une manière pour certains pays d'exister, de rappeler au monde leur puissance sportive.
00:16On en parle avec un spécialiste du sujet, auteur entre autres de la géopolitique du sport, Jean-Baptiste Guégan, bonjour.
00:22Bonjour.
00:23Bonjour Jean-Baptiste Guégan, merci d'être en direct sur Sud Radio aujourd'hui avec nous.
00:27Où je posais comme question, en préambule de cette émission, le sport est-il le cache-misère des gloires perdues
00:33de la France ?
00:34C'est un peu provocateur, mais on se demande quelquefois si on n'en est pas là.
00:39Alors, un cache-misère, c'est peut-être un petit peu excessif, mais en tout cas, c'est un élément
00:43de valorisation.
00:45Ça c'est sûr, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, l'un des deux personnages les plus connus finalement
00:50à l'étranger,
00:50en dehors des références historiques, et avec le président de la République, c'est Kylian Mbappé.
00:54Alors, est-ce qu'il faut s'en réjouir, ou au contraire, le déplorer ?
00:59Ça c'est un autre sujet.
01:00En attendant, ce qu'on voit, c'est que l'image d'une France moderne qui gagne,
01:03c'est par le sport qu'elle se transmet, et surtout ça parle à tout le monde.
01:07Et aujourd'hui, c'est un des rares supports qui permettent, notamment en Afrique, d'avoir une image positive du
01:12pays.
01:12Alors évidemment, on aimerait que ce soit autre chose, notre capacité industrielle,
01:15notre capacité finalement à impressionner par nos productions culturelles plus classiques.
01:20Mais si déjà on se contentait de ça et qu'on se disait que c'est bien de commencer par
01:23bâtir, justement, sur le sport,
01:25finalement, c'est peut-être pas si mal que ça.
01:27Au lieu de cacher misère, je le verrais plutôt comme un élément de valorisation.
01:29Jean-Baptiste Guégan, ça a été vrai du temps de Platini et de Zizou, de Zinedine Zinal,
01:35mais vous allez me dire, il y avait d'autres joyaux qui faisaient briller la France.
01:39Aujourd'hui, on se demande, au vu de l'image que la France donne sur tous les points de vue,
01:44est-ce que finalement, il n'y a plus que le foot, et le foot en particulier, ça pourrait être
01:48le rugby aussi,
01:50c'est le foot qui dit, ah, la France, le terme c'est quoi ?
01:52La France est restée une grande puissance.
01:54Ah oui, en tout cas, sur le foot, c'est clair, et particulièrement avec le PSG.
01:57C'est un peu dommage quand même qu'on en soit là.
02:01Je pense que d'abord, le foot médiatiquement écrase tout.
02:03C'est-à-dire que quand vous regardez aujourd'hui n'importe quel journal,
02:06vous avez une part considérable qui est laissée au sport.
02:08Dès que la Coupe du Monde commence, ça littéralement occupe les esprits et les antennes.
02:12Donc, il y a déjà ce côté d'arme de diffusion massive du sport.
02:15Et objectivement, on est capable de l'utiliser.
02:18Donc déjà, en termes de puissance, même si on est devenu une puissance moyenne, ça joue.
02:22Maintenant, c'est vrai qu'on aimerait qu'on parle davantage des réussites de Mistral, par exemple,
02:26et que ça fasse sa une, mais ça n'intéresse pas forcément les gens.
02:29Et l'avantage, c'est qu'avec le sport, on est capable de parler à tout le monde.
02:33Alors, est-ce que ça peut s'accompagner derrière d'autres choses ?
02:35Moi, ce que je vois, c'est que quand on met en avant, justement, cette équipe de France de Didier
02:40-Léchant,
02:41ce qu'on met aussi en avant, c'est la capacité de la France à finalement faire rayonner ses filières
02:45de formation,
02:46à tirer profit des gens de son territoire,
02:49et à montrer finalement le meilleur d'elle-même dans un discours plutôt positif,
02:52parce qu'on est quand même des spécialistes du déclin et du discours sur la fin de la puissance française.
02:58Aujourd'hui, évidemment qu'on recule dans le classement mondial,
03:01mais je pense qu'il y a beaucoup de pays qui vont être à notre place.
03:02Et cette sélection, finalement, qui performe, en tout cas, on espère qu'elle y aura jusqu'au bout,
03:08elle nous permet justement d'avoir ce sentiment-là.
03:10Je pense que ce qui manque vraiment à la France, c'est un récit commun,
03:13pour nous et pour l'extérieur.
03:15On n'a pas un récit, on n'a pas un roman national qui est capable de nous emmener,
03:18de rassembler tout le monde.
03:19C'est dommage que ça passe par une équipe de foot,
03:21mais en même temps, c'est le préambule, c'est le prélude.
03:24Un pays, c'est ça.
03:25C'est une nation autour, finalement, des gens qui se reconnaissent en elle.
03:30Ça n'a pas toujours été brillant.
03:31Vous vous souvenez de l'épisode de l'Afrique du Sud,
03:33avec le confinement dans l'autobus, enfin, ça a l'air de Menech.
03:37Est-ce que, Jean-Baptiste Guégan,
03:39alors, vous allez me dire, les régimes politiques ont toujours surfé un peu sur les gloires sportives,
03:44y compris les dictatures, voilà, en Amérique latine.
03:47Est-ce que, en 1998, vous vous souvenez, voilà, cette triomphale Coupe du Monde,
03:53réception à l'Élysée, réception d'État,
03:56on se scrèche un 14 juillet,
03:58est-ce que la République n'a pas décidé depuis quelque temps,
04:01justement parce que, de temps en temps, elle a défaillé des carences,
04:03de dire, eh bien, on va intégrer le phénomène sportif et les gloires du football
04:07à ce patrimoine national et faire de la communication politique ?
04:11Ça ressemble un peu à ça, quand même, à un moment donné.
04:13Alors, c'est vrai que, depuis les années 90,
04:15on assiste à ce qu'on appelle une footballisation de politique.
04:17C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous n'avez plus un président
04:19qui ne se soit pas exprimé sur les deux,
04:21qui ne les ait pas accompagnés.
04:23Alors, Jacques Chirac, lui, l'avait fait, finalement,
04:25parce qu'il avait pris conscience tardivement.
04:27Nicolas Sarkozy avait espéré en tirer le profit.
04:30Pas de chance pour lui, il arrivait sur le pire moment de l'histoire des bleus depuis 30 ans.
04:34Et Emmanuel Macron, lui, s'est quasiment présenté comme un président supporter et coach.
04:38Je me souviens d'un moment où, sur la précédente Coupe du Monde,
04:41il avait donné des conseils à Kylian Mbappé et à Gilles Deschamps.
04:44Bon, aujourd'hui, ça fait partie...
04:46Plus les embrassades sur le terrain, qui sont quand même des moyens d'affection tout à fait bouleversantes.
04:52Maintenant, ce qui est assez intéressant, c'est qu'aujourd'hui,
04:54vous ne pouvez plus être un politique de rang national si vous n'avez pas ce rapport aux équipes nationales.
04:59Parce que vous incarnez la France, et ces équipes-là l'incarnent tout autant que vous.
05:03Avec, en plus, la possibilité de toucher d'autres segments de population qui ne vous parlent pas.
05:06Les jeunes, tous ceux qui vont regarder le football et, finalement, la diversité d'un pays,
05:12qui, sur les autres sujets, soit n'est pas d'accord, soit est incapable de vous écouter,
05:18pire, de vous voir et de vous entendre.
05:20Donc, aujourd'hui, si vous voulez parler à la France entière,
05:22le meilleur vecteur, paradoxalement, c'est les bleus.
05:26Et c'est peut-être aussi ça qu'a fait la force de Paris 2024,
05:28quand on se souvient de ce que ça a amené.
05:30Après, c'est dangereux, parce que vous vous liez à la victoire.
05:33C'est-à-dire, qui ça va au bout, vous auto-direz profit,
05:36et surtout, vous vous faites entendre.
05:37C'est un impact relatif sur votre popularité.
05:40Mais si vous échouez, vous vivez ce qu'avait dit Nicolas Sarkozy,
05:43c'est-à-dire que vous avez un drame national à régler,
05:46que vous transformez en drame international,
05:48et vous devenez la réalité de l'Europe et du monde,
05:50et notamment du football, pendant quelques mois.
05:52Vous vous souvenez de la blague concernant Yannick Noah ?
05:54Quand il gagnait, c'était le joueur français de Yannick Noah,
05:56et quand il perdait, c'était le joueur camerounais.
05:59On avait deux vitesses.
06:01Jean-Baptiste Coquigan, est-ce que vous ne trouvez pas que,
06:04j'allais dire, les acteurs ne sont pas tout à fait à la hauteur ?
06:08Vous allez me comprendre ce que je veux dire.
06:09Il y a cette mise en avant, évidemment, cette valorisation,
06:12cette consécration, glorification du football.
06:15Quand on les entend parler, ces leaders du football,
06:18on pensait qu'ils auraient été un peu coachés en disant
06:20« Oui, on représente la France ».
06:21En général, ils sont assez discrets.
06:24Certains manifestent quelquefois le fait qu'ils n'aiment pas tellement la France.
06:27Vous savez qu'il y en a certains qui hésitent à chanter la Marseillaise.
06:29Est-ce que tout ça ne mériterait pas, de la part du pouvoir politique,
06:32une petite formation de l'équipe en disant
06:35« Écoutez, si vous gagnez, on va vous appeler.
06:37Essayez d'en dire un petit peu plus qu'on a été très bons. »
06:40Alors, c'est ça qui est intéressant,
06:42c'est que cette réflexion-là, finalement, elle est là depuis Neissna.
06:45Depuis le mondial en Afrique du Sud.
06:47On avait déjà Laurent Blanc en tant que sélectionneur qui avait ramené ça.
06:50Il avait distribué les paroles de la Marseillaise
06:52et donc il y avait eu cette réflexion sur ce qu'on incarnait véritablement.
06:56L'idée des échanges ensuite est arrivée
06:58et l'objectif, ça avait été clair et cadré.
07:00Et on se souvient très bien de ce que Griezmann a dit à la tribune en 2018.
07:06Si on vive la France, vive la République,
07:07dans le contexte, finalement, post-attentat,
07:11ça disait aussi quelque chose.
07:12Le souci aujourd'hui, c'est que
07:15peut-être que ces joueurs-là sont un peu plus déconnectés.
07:19Et peut-être qu'ils ont aussi, parce qu'ils ont pris des coups,
07:23moins envie de se positionner.
07:25Et puis pour certains, on l'a vu,
07:26dès qu'ils ont voulu exprimer une pensée,
07:28d'abord on les a renvoyés leur statut sportif,
07:30en déignant le droit d'être des citoyens comme les autres.
07:33Et puis surtout, ils ont exprimé leurs opinions.
07:35Or étonnement, le circuit médiatique, on va dire,
07:39va valoriser une Juliette Binoche ou des acteurs culturels,
07:43mais va refuser finalement un sportif de dire, par exemple,
07:46qu'il n'est pas pour l'extrême-gauche.
07:47Et ça, c'est ça qui est un peu gênant.
07:50C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a une sorte de deux poids, deux mesures.
07:53Maintenant, est-ce que les sportifs ont leur place ?
07:55Oui.
07:55Est-ce qu'on devrait les entendre davantage ?
07:57Oui.
07:57Est-ce qu'ils devraient être aussi formés à ce que représente ce maillot ?
08:00Je pense qu'ils le sont,
08:01mais qu'ils ont compris que plus ils parlaient,
08:04plus ça allait se focaliser sur eux.
08:05Il suffit de se rappeler du nombre d'insultes racistes subies par Kylian Mbappé.
08:09Dans ce cadre-là, je pense qu'il faut leur laisser un espace,
08:12et après, aussi leur faire prendre conscience,
08:15comme l'ont fait les basketeurs, par exemple,
08:16ou d'autres sports collectifs,
08:17peut-être moins déconnectés financièrement,
08:20c'est de se rappeler, finalement, de l'enfant qu'ils étaient
08:24et des endroits d'où ils viennent.
08:27Aujourd'hui, c'est compliqué d'être un international français
08:30quand vous êtes, finalement, vous faites partie des élites de France nationale.
08:33Vous faites partie de ceux qui sont des expatriés
08:36et faites partie des 1% de Français les plus riches.
08:39C'est compliqué de garder les pieds sur terre.
08:42Alors, justement, j'y viens Jean-Baptiste Guéguen,
08:44est-ce que cette gloire française,
08:46la question est délicate, ne vous méprenez pas,
08:48est-ce qu'elle est vraiment 100% française ?
08:51Je ne mets pas du tout en cause l'origine des joueurs,
08:52ça, c'est absurde,
08:53mais on voit que le PSG, c'est quand même le Qatar.
08:56Est-ce que, quand la France gagne,
08:57c'est vraiment toute la France qui a gagné,
08:59j'allais dire, toute la stratégie française,
09:01toute la technologie, toute la sportivité française,
09:03où c'est que ce sont de grandes équipes internationales,
09:06et quelque part, l'impact national,
09:08et c'est vrai pour l'Espagne, c'est vrai pour l'Italie,
09:10c'est vrai pour ce que vous voulez, pour l'Argentine et le Brésil,
09:12l'impact national compte moins aujourd'hui,
09:15tellement le phénomène a été mondialisé.
09:18Vous parlez à un supporter du PSG,
09:20qui est en plus un suiveur de l'Église de France.
09:21Je sais, c'est pour ça que je vous provoque.
09:25Moi, le back-to-back à Paris,
09:26j'étais à Munich et j'ai eu la chance d'être à Bilapest,
09:29quand la Marseillaise a retentit dans le stade,
09:32ce n'était pas prévu,
09:33et c'est toute une débune,
09:35et quand on voit les gens qui étaient rins,
09:37il y a cette identité nationale française.
09:40Quand on met le maillot bleu,
09:41quelle que soit votre couleur de peau, votre origine,
09:43vous avez le coq sur la poitrine,
09:45et le cœur qui bat en dessous.
09:47C'est ça aussi, c'est-à-dire que...
09:49Peut-être pas pour tout le monde.
09:50Pour vous, je n'en doute pas un seul instant.
09:52Peut-être pas pour tout le monde.
09:54Je pense qu'on sous-estime ça.
09:57Quand on voit aujourd'hui la possibilité pour les joueurs français
09:59d'aller jouer dans d'autres sélections qui sont performantes,
10:01on le voit par exemple avec le jeune Boisdiv,
10:03qui a choisi le Maroc,
10:04après avoir été capitaine des espaces,
10:07c'est compliqué aujourd'hui d'être un binational ou un trinational.
10:09Vous devez faire un choix littéralement entre votre père et votre mère.
10:12C'est compliqué.
10:13Vous pouvez être les deux.
10:14Maintenant, ce qui est intéressant,
10:16c'est que les joueurs qui sont en équipe de France,
10:17ils ont fait le choix.
10:18Ils sont là parce qu'ils savent qu'eux.
10:19Après, ils ont du mal aussi avec tout ce qu'il y a autour.
10:22Du jour au lendemain, vous devenez un influenceur
10:25et vous devenez parmi les premiers des Français.
10:27Je ne sais pas comment moi je le vivrais à leur place.
10:29En tout cas, ce que je sais, c'est que
10:31que votre club soit possédé par le Qatar,
10:33n'empêche qu'ici c'était Paris,
10:34et quand ça a gagné, ça a gagné à Paris.
10:37Et il y a une fierté parisienne et française aussi.
10:39C'est ça, moi, que je veux plutôt retenir.
10:41Je suis un positif de ce côté-là.
10:42Jean-Baptiste Guégan,
10:43est-ce que pour autant, le peuple est dupe ?
10:46Quand on voit la classe politique,
10:48le pouvoir, le président de la République,
10:49s'emparer d'une victoire, faire une cérémonie,
10:51je sens quand même dans l'opinion publique
10:53en disant, écoutez, vous n'allez pas faire de la récupération,
10:55on est ravis que vous soyez contents,
10:57c'est formidable que vous mettiez la France en valeur par rapport à ça,
11:00mais ce n'est pas grâce à vous
11:02qu'on est les champions du monde,
11:03ce n'est pas grâce à votre politique
11:05et ce n'est pas grâce, j'allais dire,
11:07à l'intérêt que vous portez au sport
11:08qu'on est les meilleurs.
11:09C'est parce que nous, sportifs français,
11:11nous sommes les meilleurs
11:12sans avoir besoin de la classe politique.
11:14Alors, c'est vrai qu'il y a une volonté politique
11:16de s'afficher avec les champions
11:18et on le voit à chaque fois que ça gagne.
11:19Vous avez une litanie de ministres
11:21dont personne ne connaît le nom
11:22qui sont présents
11:22et qui veulent être sur la photo.
11:24Ça se bouscule, hein ?
11:25Ça se bouscule.
11:26C'est même plus que ça se bouscule,
11:27c'est qu'on découvre même des tests à cette occasion.
11:30Mais ce qui est assez intéressant
11:32avec les Bleus et notamment l'équipe de France,
11:34c'est que si le président n'y était pas,
11:36on lui en ferait le reproche.
11:38Quand il est supporter,
11:39on lui en fait le reproche
11:40et s'il est trop présent,
11:42on lui en fait le reproche.
11:43Maintenant, évidemment qu'ils ont compris
11:45depuis Jacques Chirac
11:46les profits médiatiques et politiques
11:48qui pouvaient finalement retirer tout ça.
11:51Mais quand on regarde dans les faits,
11:52les Français, évidemment, ne sont pas dupes.
11:54Une victoire ne vous permet pas
11:55de gagner une élection,
11:57ne vous permet pas de changer
11:58l'état de l'opinion.
11:59Ça peut avoir un impact sur la consommation,
12:01mais à très court terme.
12:02Et sur votre code de popularité,
12:04on l'a vu avec Emmanuel Macron,
12:052018, ça gagne la Coupe du Monde.
12:07Ses sondages baissent
12:08et en décembre, il a les Gilets jaunes.
12:10Donc ça n'efface pas la réalité des Français.
12:13Maintenant,
12:14est-ce qu'on aurait envie
12:15qu'ils ne s'y intéressent pas ?
12:16On l'a vécu pendant tellement d'années.
12:18Aujourd'hui, honnêtement,
12:20voir le premier des Français
12:21avec l'équipe qui leur présente,
12:22c'est aussi cette Union nationale
12:24dont on a besoin.
12:25Ça stimule.
12:25Après,
12:27c'est ça qu'on aurait besoin.
12:28Dernière question,
12:30Jean-Baptiste Guigant.
12:31Réponse ultra rapide,
12:32question très méchante.
12:33Est-ce que la France peut perdre ?
12:35Oui.
12:37Oui ?
12:37Oui, c'est le sport.
12:38Bon, alors on va tous s'y mettre
12:40pour qu'elle gagne, d'accord ?
12:41On se met derrière vous.
12:42Merci Jean-Baptiste Guigant
12:43d'avoir été en direct sur Sud Radio.
12:44A très bientôt.
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