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  • il y a 21 minutes
Mettez vous d'accord avec Thierry Guerrier, Alex Darmon, Mathias Leboeuf, Sophie De Menthon, Gilles Ganzmann

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-07-01##

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Transcription
00:00:0010h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:03Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Gansman, bonjour Valérie, et bonjour Félix Mathieu.
00:00:07Bonjour Valérie, bonjour tout le monde.
00:00:08On va reparler de la canicule, mais d'un point de vue, hier ça a fait le buzz, Sandrine Rousseau
00:00:15sur Sud Radio.
00:00:16Sébastien Lecornu lui a répondu de façon assez véhémente.
00:00:19On va revenir sur ce congé maternité, ce congé de naissance plus précisément,
00:00:25qui risque de changer, d'être allongé.
00:00:28Et puis, c'est quoi le problème ?
00:00:30Et bien on va revenir sur cette violence débridée d'une partie de la jeunesse,
00:00:35des faits divers avec des jeunes qui paraissent sans limite.
00:00:38On aura en ligne avec nous Maurice Berger, pédopsychiatre,
00:00:41qui alerte depuis déjà de nombreuses années sur cette violence des mineurs
00:00:48et sur ces causes contre lesquelles on n'a pas fait grand-chose.
00:00:50Gilles, vous allez parler de quoi dans votre zapping ?
00:00:53Je vais parler de Poutine.
00:00:54Est-il en train de perdre la guerre ?
00:00:56Car ce n'est plus les Ukrainiens qui mettent la pression, mais son propre peuple.
00:01:01Et puis, je vous parlerai du plus grand barbecue vegan, chipolata et merguez vegan.
00:01:07Est-ce que ça vous tente pour votre été ?
00:01:080826 300 300.
00:01:10Pas franchement, mais bon, on en parlera.
00:01:13Félix Mathieu, c'est quoi le problème ?
00:01:15Eh bien, le problème, c'est cette violence des jeunes, de plus en plus jeunes, de plus en plus violents.
00:01:20La violence débridée d'une partie de cette jeunesse, expression récemment employée par le ministre de l'Intérieur
00:01:27après l'assassinat de Louis, 17 ans, battu à mort à Narbonne.
00:01:31Mais il réfute le terme d'ensauvagement.
00:01:33En tout cas, Laurent Nunez réagissait effectivement à cette terrible scène qui a été filmée, diffusée sur les réseaux sociaux.
00:01:38Plusieurs jeunes en train de porter de violents coups de poing, de pied à Louis, qui est lui prostré au
00:01:44sol dans une cage d'escalier.
00:01:45Un individu a croupi au-dessus de lui, notamment le frappe vraiment violemment au visage.
00:01:49C'était il y a une dizaine de jours à Narbonne.
00:01:51L'ado de 17 ans a été retrouvé inanimé au petit matin.
00:01:53Il a été transporté à l'hôpital où malheureusement, il avait succombé à ses blessures.
00:01:57Cinq jeunes ont été identifiés puis interpellés.
00:02:00On parle d'un gâtapant.
00:02:01L'un d'eux aurait attiré Louis pour un motif fallacieux.
00:02:04Louis qui a été accueilli depuis mai dans une structure de l'aide sociale à l'enfance de Narbonne.
00:02:08Certains de ses agresseurs d'ailleurs étaient connus aussi des services de l'ASE.
00:02:12L'un d'eux en tout cas entretenait apparemment un différent avec la victime.
00:02:16Louis qui avait déposé plainte en mai pour des faits mettant en cause d'autres jeunes sans lien avec les
00:02:21mises en examen.
00:02:21Encore pour d'autres faits de violence.
00:02:23Il s'était aussi rendu dans une gendarmerie du Tarn 11 jours seulement avant sa mort pour y dénoncer des
00:02:29faits de violence en Réunion.
00:02:31Et alors l'affaire a rapidement pris une tournure politique.
00:02:34Oui, de Gabriel Attal qui en a appelé un choc d'autorité.
00:02:38A Marine Le Pen, Jordan Bardella qui sont allés de leurs expressions.
00:02:41Barbarie du quotidien, en sauvagement, symbole d'un pays à la dérive.
00:02:45Tout en parlant de violences débridées, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, on en parlait, condamne, je le cite,
00:02:51une récupération politique de l'extrême droite.
00:02:53Parce que des identitaires ont avancé ou bien en tout cas ont suggéré qu'il y aurait un mobile racial
00:02:57dans cette histoire.
00:02:58Élément contesté par le parquet.
00:03:01De son côté, le ministre, l'ancien ministre de l'économie, Bruno Le Maire, qui était invité ce matin sur
00:03:05Sud Radio, estime que la question du langage est au cœur de ces violences.
00:03:11Et on l'écoute, Bruno Le Maire.
00:03:13Oui, il y a des questions d'autorité, évidemment.
00:03:15Oui, l'excuse de minorité doit être revue, évidemment.
00:03:18Oui, il faut une chaîne pénale, j'en ai parlé.
00:03:19Mais si on va plus loin dans le raisonnement, à force d'avoir des enfants qui ne savent pas exprimer
00:03:24leurs sentiments,
00:03:25discuter entre eux, formuler leurs idées, l'absence de langue les conduit à être violents.
00:03:30Défendre la lecture, relancer la lecture, s'assurer que les gamins à 5 ans, 6 ans, 7 ans, ont le
00:03:36nombre de mots de vocabulaire nécessaires pour s'exprimer.
00:03:38Qu'ils retrouvent le goût du silence et de la lecture.
00:03:41Qu'ils sont coupés des réseaux sociaux sur lesquels ils peuvent passer 4, 5, 6, 7 heures par jour.
00:03:46Ça, c'est un combat vital.
00:03:48C'est le combat pour la langue française et pour la lecture.
00:03:51En tout cas, quelques jours plus tôt, avant Narbonne, c'est l'incroyable futilité du mobile d'un autre meurtre
00:03:57qui avait consterné cette fois à Rennes.
00:03:59Souvenez-vous, un enfant de 11 ans, étranglé par deux ados qui voulaient cette fois se venger,
00:04:04récupérer du matériel de pêche d'une valeur de quelques dizaines d'euros.
00:04:07Maurice Berger, bonjour.
00:04:09Vous êtes médecin, pédopsychiatre.
00:04:11Vous avez publié notamment Mineurs violents, états inconsistants pour une révolution pénale aux éditions L'Artilleur.
00:04:18Et vous aviez publié chez Duneau en 2008.
00:04:212008, c'est presque 20 ans.
00:04:24Voulons-nous des enfants barbares ?
00:04:26C'est un livre qui, moi, m'avait profondément marqué.
00:04:29Je vous avais reçu à l'époque sur LCI.
00:04:31Et vous décriviez ce qui est en train de se passer, ce à quoi on est en train d'assister.
00:04:38Qu'est-ce que vous avez envie de dire ce matin devant, finalement, ces prédictions,
00:04:44ce que vous aviez vu arriver et qui n'a pas été entendu ?
00:04:50Oui, effectivement, c'est totalement anticipable.
00:04:54Et la situation actuelle, je la décris comme ce que j'appelle une violence en open space.
00:05:00Open space, c'est-à-dire qu'on a atteint un niveau où les mineurs violents disent
00:05:07« Je fais ce que je veux, je le fais où je veux, à l'école, je le fais sur
00:05:12qui je veux, des éducateurs, des soignants ».
00:05:15Tout ce qui me gêne dans l'expression de mes souhaits est considéré comme une entrave qu'il faut abattre.
00:05:23C'est-à-dire que le mot « obtempérer » n'a pas de sens pour ces mineurs.
00:05:28« Refus d'obtempérer » n'a pas de sens puisqu'ils ne savent pas ce que c'est qu
00:05:30'obtempérer.
00:05:31Donc il faut abattre l'obstacle, le policier.
00:05:35Un contrôle d'un type de transport est vécu aussi comme une provocation.
00:05:39Et l'acte commis est immédiatement filmé avec certé.
00:05:45C'est-à-dire qu'il y a une appartenance au groupe qui fait qu'on est fier de montrer
00:05:49qu'on a tapé très fort.
00:05:50Et c'est diffusé tout de suite sur le net.
00:05:53Donc avec plus aucune limite.
00:05:56Mais en même temps, comment on en est arrivé là ?
00:06:00Ce que vous décriviez en 2008 dans ce livre, ça fait plus de 40 ans que vous travaillez avec des
00:06:05enfants délinquants, mineurs.
00:06:08Vous avez vu évoluer cette violence, cette désinhibition, ce non-sens.
00:06:15Je crois que c'était dans ce livre-là que vous racontiez cet enfant, je donne souvent cet exemple,
00:06:19qui avait failli tuer un de ses camarades.
00:06:22Vous lui aviez dit « Pourquoi tu ne l'as pas tué ? »
00:06:24Et il vous avait répondu « Parce que mon copain m'a retenu par le coup ».
00:06:26C'est-à-dire qu'il n'y a pas la notion de vie et de mort.
00:06:28Mais comment on a évolué depuis 40 ans vers cette désinhibition, vers cette négation de l'humain finalement ?
00:06:37Eh bien, je ne vais pas répondre directement à votre question.
00:06:42Parce que je l'ai déjà écrit à nombreuses reprises.
00:06:45Et je pense que là où nous en sommes, la question c'est qu'on est au-delà de la
00:06:53parole.
00:06:53Et qu'on est au-delà de l'éducatif.
00:06:57La seule question qui compte, c'est « Quelle limite on pose ? »
00:07:01Et j'avais écrit, vous le savez, que ces mineurs avaient une absence complète d'empathie.
00:07:07C'est-à-dire d'identification à autrui qu'ils peuvent taper.
00:07:10Mais il y a un autre facteur qui est tout aussi important.
00:07:13À savoir qu'ils n'ont aucune capacité d'anticiper les conséquences de leur acte pour eux.
00:07:22C'est-à-dire que quand un meurtrier réalise qu'il va aller en prison, il s'effondre.
00:07:28Ça signifie une atteinte de la pensée absolument colossale.
00:07:33Et ça, ça ne peut...
00:07:34Alors, je donne l'exemple d'un mineur qui vient de faire 4 ans de prison.
00:07:39Et je lui dis, qu'est-ce que vous pourriez me donner comme conseil ?
00:07:44Ou qu'est-ce que vous donniez comme conseil à un autre jeune pour qu'il n'ait pas le
00:07:47même parcours ?
00:07:48Et il m'a répondu, les paroles, ça rentre par une oreille et ça sort par l'autre.
00:07:53Ce qu'il faut, c'est des actes forts.
00:07:55Visiter une prison, être sûr que ça va tomber, aller montrer une tombe, etc.
00:08:00Donc nous, nous sommes dans...
00:08:03Regardez l'affaire d'Elias.
00:08:05Les paroles, les assassins en ont eu de la part des éducateurs, de la part des vues, ça n'a
00:08:11servi à rien.
00:08:12Donc nous devons donner aux mineurs les moyens d'anticiper ce qui va leur arriver.
00:08:18Et pour cela, il faut d'abord centrer notre système pénal sur la gravité de l'acte.
00:08:26Et non pas sur la personnalité de l'auteur.
00:08:29D'abord, qu'est-ce qui est grave ?
00:08:31Et là, je peux vous dire qu'il y a vraiment du travail à faire.
00:08:33Quand je vois des jugements pour des personnes, même des personnes âgées,
00:08:38qui ont une atteinte cérébrale suite à une agression et les peines ridicules en face,
00:08:44donc on doit centrer sur la gravité.
00:08:46Et telle gravité égale telle peine.
00:08:50Après, il y a à refonder totalement la justice des mineurs.
00:08:55Quand je dis totalement, le risque, c'est le bricolage.
00:09:00C'est-à-dire une mesure par-ci, une mesure par-là.
00:09:02C'est impossible, ça ne marchera pas.
00:09:05Il faut des grands axes.
00:09:06Le premier axe, c'est que la justice a pour fonction de protéger la société.
00:09:12Et dans cette fondation, moi je crois qu'il faut distinguer la délinquance sans atteinte à l'intégrité physique.
00:09:20Et là, pour moi, ce sont des peines de prison avec certitude.
00:09:25Il faut que ces mineurs puissent anticiper.
00:09:30Et l'autre fausse, c'est la délinquance non violente.
00:09:33Allez-y, oui.
00:09:34Vous voulez me questionner ?
00:09:36Oui, absolument.
00:09:38Mais avant d'arriver en prison, est-ce qu'il n'y a pas un souci d'éducation ?
00:09:42Un souci où la société n'a plus cette dureté dont vous parlez ?
00:09:45La justice n'a plus de dureté, mais aujourd'hui, l'enfant est roi.
00:09:49Ça a été un grand mouvement.
00:09:52J'ai vu là avec beaucoup de gens qui réagissaient, vous savez, à Hamza,
00:09:58qui disaient un bon coup de pied au cul et ça révoltait beaucoup de gens,
00:10:03que des gens reviennent à ces anciennes méthodes.
00:10:07Est-ce que finalement, on n'a plus d'autorité sur son enfant ?
00:10:13C'est vrai que la société, je vais vous dire pourquoi, est moins porteuse d'interdits.
00:10:20C'est-à-dire qu'il y a une trentaine, peut-être, ou une quarantaine d'années,
00:10:26des parents élevaient leurs enfants avec des valeurs
00:10:29parce qu'elles leur avaient été transmises par leurs propres parents.
00:10:33Et puis, il y a un autre niveau d'interdits, et c'est le niveau d'interdits groupal.
00:10:38C'est-à-dire, j'élève mon enfant parce que je crains le camp du raton.
00:10:46Qu'est-ce qu'on va penser de moi que mon enfant est mal élevé ?
00:10:48Ça, ça a complètement lâché.
00:10:51C'est-à-dire qu'il y a une mentalité de groupe.
00:10:53Oui, mais tous les enfants font ça, etc.
00:10:56Et quand ça a lâché, on s'est rendu compte que beaucoup de parents
00:11:00n'arrivaient à tenir des interdits que parce qu'ils craignaient le regard des groupes.
00:11:08Alors, je vais vous donner un exemple très simple.
00:11:10Là où je travaillais, ou je travaille encore dans un autre endroit,
00:11:14il y a une majorité, mais très large, d'éducateurs maghrébins, d'origine maghrébine,
00:11:20et de mineurs d'origine maghrébine, délinquants, violents.
00:11:23Donc, j'ai demandé à ces éducateurs,
00:11:26et pourquoi ils ont été élevés dans les mêmes quartiers que vous,
00:11:30les mêmes qu'on est surmis ?
00:11:31Pourquoi est-ce que vous, vous n'êtes pas devenus délinquants comme eux ?
00:11:34Et la réponse est toujours la même.
00:11:36Tout d'abord, mes parents exigeaient que je rentre directement de l'école à la maison,
00:11:42et ils vérifiaient que même moi, ça fait même des parents illettrés.
00:11:46Deuxièmement, mes parents ne voulaient pas que je leur fasse honte,
00:11:51et ils voulaient avoir un enfant présentable et aimable en société.
00:11:55Et troisième point, ces parents voulaient s'enraciner dans le pays.
00:12:00Donc, il y a eu, c'est vrai, un lâchage collectif.
00:12:04Et le premier lâchage, alors tout le monde ne sera sans doute pas d'accord,
00:12:09mais ça a été la loi qui interdit les châtiments corporels.
00:12:14C'est-à-dire qu'une fessée, que je vis bien tempérée,
00:12:20au moment où un enfant nargue ses parents,
00:12:23et quand on le met en chambre, c'est-à-dire une sorte d'isolement,
00:12:27que ça ne donne aucun effet, et qui détruit tout, etc.,
00:12:31il y a des circonstances où c'est la seule butée qui permet,
00:12:35et une seule suffit dans la vie.
00:12:37Alors vous savez, Hamza, refus d'obtempérer à pied,
00:12:41code pénal, deux ans de prison, 15 000 euros d'amende.
00:12:45Raquette, sept ans de prison, 100 000 euros d'amende.
00:12:47Il ne s'agit pas d'aller aussi loin,
00:12:49mais ça veut simplement dire que pour lui,
00:12:52je pense qu'une courte peine, ça serait quelque chose,
00:12:55alors qu'il n'a pas commis d'atteinte à l'intégrité physique,
00:12:59ça serait quelque chose, il nous bloquerait sérieusement.
00:13:02Et si les parents devaient payer sans aller aussi loin, bien sûr,
00:13:06mais une partie de cette amende, je pense que ça se calmerait.
00:13:09Oui, mais effectivement, la société, visiblement, n'est pas tout à fait prête.
00:13:15On se retrouve dans un instant avec vous, Maurice Berger,
00:13:17pour évoquer ces mineurs,
00:13:20et puisque vous préconisez effectivement une révolution pénale
00:13:23et des sanctions directes et adaptées à ces mineurs violents.
00:13:27A tout de suite.
00:13:2910h midi, Sud Radio.
00:13:31Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:13:35Et nous sommes ensemble jusqu'à 10h30
00:13:37avec le professeur Maurice Berger, pédopsychiatre.
00:13:40Je rappelle votre dernier livre, Mineurs violents et...
00:13:43Enfin, je ne sais pas si c'est le dernier.
00:13:46Mineurs violents et états inconsistants pour une révolution pénale.
00:13:50C'est le dernier, oui.
00:13:51C'est le dernier.
00:13:52Aux éditions, l'artilleur, nous parlons donc de ces mineurs ultra-violents.
00:13:57Pour vous, aujourd'hui, il n'est plus...
00:13:59Effectivement, vous avez longuement évoqué les causes.
00:14:02Aujourd'hui, il faut sanctionner.
00:14:05Et on évoquait l'affaire Hamza, ce que disait Gilles Gansman,
00:14:09c'est qu'il y a des débats depuis quelques jours à la télévision
00:14:12de gens qui s'écharpent en disant
00:14:14« Mais c'est un jeune, il faut le laisser faire. »
00:14:16Quand on pousse, comme il l'a fait une jeune femme dans l'eau
00:14:18sans savoir si elle sait nager,
00:14:20c'est une atteinte à la personne.
00:14:23Alors, on a une auditrice qui voulait réagir.
00:14:26Liliana, bonjour.
00:14:28Oui, bonjour.
00:14:29Alors, je suis maman d'un enfant de 18 ans.
00:14:34Il a 18 ans.
00:14:35Oui.
00:14:36Et depuis, bien sûr, qu'il est entré à l'adolescence,
00:14:40on vit avec la peur, comme tout parent,
00:14:44qu'il puisse lui arriver quelque chose.
00:14:47Oui.
00:14:47Et je constate depuis qu'il est tout petit
00:14:51que dans la société, on a un problème avec tes parents.
00:14:58Et je me permets de dire ça
00:15:00puisque j'ai accompagné les enfants de la classe de mon fils
00:15:04tout le temps en sortie
00:15:06et j'ai discuté avec la directrice de l'école,
00:15:09avec les maîtresses d'école.
00:15:11Et dès tout petit,
00:15:13il y a par exemple des parents
00:15:15qui sont convoqués à l'école
00:15:18et ils ne viennent jamais.
00:15:20Oui.
00:15:21Donc, vous vous interrogez sur la responsabilité
00:15:26des parents.
00:15:26Ce qu'évoquait Gilles tout à l'heure,
00:15:28à savoir effectivement ce courant d'enfant roi
00:15:31à qui est-ce que disait Maurice Berger tout à l'heure
00:15:34d'un enfant à qui on ne met pas de barrières
00:15:37ni de contraintes.
00:15:40Exactement.
00:15:41Oui.
00:15:41Maurice Berger.
00:15:42Mais ça, vous dites que c'est déjà presque trop tard.
00:15:47Écoutez, il est intéressant de lire ce qui se fait à Orléans
00:15:56comme mode de prévention
00:15:58dès la petite enfance,
00:16:00dès le début de chèque scolaire
00:16:01où c'est quelque chose qui est extrêmement structuré.
00:16:05Et des parents qui se comportent comme ça
00:16:07vont être tout de suite convoqués
00:16:09au Conseil des droits et devoirs des parents
00:16:12qui est dans la ville.
00:16:13il va être proposé un étayage scolaire
00:16:16et surtout il y a des parents médiateurs.
00:16:18C'est-à-dire que ça se passe de manière horizontale
00:16:21des parents qui vont aider les autres parents aux difficultés.
00:16:25Mais ce que dit Madame est tout à fait important.
00:16:28C'est-à-dire qu'on a de plus en plus de parents
00:16:31qui laissent à l'école la tâche, le devoir de dire non
00:16:37et de poser des interdits.
00:16:39Donc moi je trouve que c'est tout à fait lâche
00:16:41comme position.
00:16:42Ce sont des parents qui renoncent à faire grandir leur enfant.
00:16:46Donc cela complexifie, rend beaucoup plus difficile
00:16:49le travail des enseignants
00:16:50qui passent beaucoup de temps à maintenir l'ordre à l'école
00:16:54au lieu de transmettre du savoir.
00:16:57Je crois que ça doit être contractualisé.
00:17:01J'ai travaillé avec une enseignante du 9-3.
00:17:04C'était tout à fait passionnant.
00:17:05Sa première question ça a été
00:17:07qu'est-ce qu'on dit aux enfants de 3 ans
00:17:09qui meurent les autres ?
00:17:10Première question comme ça.
00:17:13Donc qu'est-ce qu'on leur a appris à la maison ?
00:17:15Est-ce qu'on leur a appris un nom structurant ?
00:17:19C'est-à-dire tu ne fais pas autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse.
00:17:22De toute évidence ça n'a pas été le cas.
00:17:24Donc je pense qu'il faut littéralement des contrats signés par les parents
00:17:29à savoir que s'ils n'acceptent pas ce contrat,
00:17:34s'ils ne viennent pas, etc.
00:17:35Il faut des systèmes d'exclusion, des systèmes de sanctions.
00:17:39Très très vite des systèmes de retrait, des aides sociales diverses
00:17:45et qu'on ne doit plus être dans le moindre laxisme,
00:17:53la moindre acceptation de ce genre d'attitude.
00:17:57Ce que j'ai conseillé dans le meuf roi, dans l'établissement en question,
00:18:00c'est des contrats précis et signés.
00:18:03– Et ça a fonctionné ?
00:18:06– C'est ce que j'ai préconisé.
00:18:12De ce que mes enseignants étaient soulagés de cette idée,
00:18:15je ne sais pas si ça s'est mis en place.
00:18:17– Mais oui, c'est ça en fait.
00:18:19– Tout ce que vous dites est logique et on a tous envie que la société évolue,
00:18:24aussi bien pour que ces enfants puissent ensuite grandir comme adultes,
00:18:29même s'ils ont fait, on va dire, des bêtises quand ils étaient jeunes,
00:18:32leur donner une autre chance.
00:18:34Mais tout ce que vous dites est totalement impossible.
00:18:36La prison pour mineurs, c'est impossible.
00:18:39Changer les mentalités, je ne pense pas qu'on reviendra
00:18:44sur les comportements des enfants rois.
00:18:47Tout ça me paraît à la fois intéressant, mais à la fois utopique.
00:18:56Est-ce que vous, vous avez ce sentiment-là ?
00:19:00– Moi, je n'ai absolument pas ce sentiment.
00:19:04Il y a des grands points.
00:19:06Ça va être l'enjeu de l'élection de 2027.
00:19:10Ce qu'il ne me faut pas, ce sont des demi-mesures.
00:19:13Prenons le cas du projet de loi Attal.
00:19:15C'était certes une petite avancée,
00:19:18bon, balayée par le Conseil constitutionnel
00:19:20comme on pouvait s'y avancer, mais regardez.
00:19:22Il y avait dedans la comparution immédiate pour les mineurs.
00:19:25On se disait chic.
00:19:26Et puis quand on regardait, c'était
00:19:28si le mineur avait plus de saison,
00:19:30s'il était en état de récidive,
00:19:32s'il laissait un délit en courant plus de 5 ans de prison,
00:19:35et s'il était d'accord pour la comparution immédiate.
00:19:38Si c'est des modifications législatives comme cela, non.
00:19:41Il faut d'abord supprimer totalement la loi Belloubet.
00:19:45qui intervient les incarcérations rapides.
00:19:47Et il faut supprimer un grand tabou,
00:19:51un grand principe, qui est le principe de la récidive.
00:19:54C'est-à-dire qu'il y a en France un droit de premier pillage
00:19:58et premier tabassage pour un mineur.
00:20:00Non.
00:20:01Ce qui compte, c'est la gravité du fait.
00:20:03Et je suis en train de...
00:20:08Dans mon livre, il y a des préconisations.
00:20:10Je sais que ces préconisations seront reprises
00:20:13par certains politiques.
00:20:15Je vais les réécrire de manière différente encore.
00:20:18Mais c'est tout à fait réalisable.
00:20:22Je ne suis pas un utopiste.
00:20:25Moi, je suis sur le terrain.
00:20:26Et je suis vraiment convaincu
00:20:30que nous avons la possibilité de modifier les choses.
00:20:33Alors, je vois à l'instant une dépêche
00:20:35adressée par le ministère de la Justice au parquet
00:20:38confirme que pour les décisions prises à compter de ce mercredi,
00:20:41donc d'aujourd'hui,
00:20:42le maintien d'un mineur renvoyé en cours d'assises
00:20:44sera dépourvu de toute base légale.
00:20:46Et donc, les magistrats vont se retrouver
00:20:48face à un casse-tête juridique.
00:20:50Donc, on est...
00:20:52Ça rejoint ma question.
00:20:54On est dans des errements
00:20:58par rapport à la justice aussi,
00:21:00par rapport à la justice des mineurs.
00:21:03Oui, mais je crois qu'en même temps,
00:21:05les représentants des parquets
00:21:06ont demandé que ça ne soit pas mis à exécution.
00:21:12Voilà.
00:21:15Je vais vous donner un autre petit exemple.
00:21:18il nous reste peu de temps.
00:21:19Nous avons actuellement des juges des mineurs.
00:21:21Les enfants.
00:21:22Les juges des mineurs ont deux fonctions.
00:21:23Celle de protéger.
00:21:25C'est la protection quand on fait maltraitance,
00:21:26les négligences, les agressions sexuelles.
00:21:28Et en même temps, la fonction pénale.
00:21:30Et on se rend compte qu'ils n'arrivent pas
00:21:33à obtenir les deux positions.
00:21:35C'est-à-dire protéger d'un côté
00:21:37et d'un autre sanctionné.
00:21:39Donc, il faut qu'il y ait deux sortes de magistrats.
00:21:42Et que le pénal mineur soit gonfié
00:21:44à des magistrats correctionnels
00:21:47d'adultes
00:21:48avec une spécificité,
00:21:50une spécialisation mineure.
00:21:52Et déjà, ça changera au niveau idéologique.
00:21:54Mais je vous assure,
00:21:56nous avons maintenant
00:21:57les outils de compréhension,
00:21:59l'expérience d'autres pays,
00:22:01les outils de compréhension cliniques.
00:22:04La prison, c'est pas la prison pour la prison.
00:22:06C'est une butée dans les actes.
00:22:08La seule butée possible.
00:22:09Et c'est le seul moment
00:22:11où un mineur peut réfléchir,
00:22:13c'est-à-dire arrêter d'être dans l'agir
00:22:16et dans l'émotion brute.
00:22:17Nous avons tous les outils
00:22:18pour mettre ça en place.
00:22:20Je lâche pas.
00:22:22Et c'est jouable.
00:22:23Bon, écoutez, espérons que vous soyez...
00:22:25Vous êtes reçu par les différents ministères
00:22:27intérieurs, justice ou autres ou pas ?
00:22:30Est-ce que vous vous êtes entendu ?
00:22:32Alors, j'ai été trois fois
00:22:33au ministère de la Justice,
00:22:35vous m'en rappelez sans doute en 2008,
00:22:37où on m'a appris le livre en question,
00:22:39où on m'a répondu
00:22:40« Il n'y a que 10 adolescents
00:22:43hautement perturbateurs dans les écoles. »
00:22:45Nous, on en avait sans arrêt.
00:22:47Par contre, c'est vrai
00:22:49qu'il y a une personnalité politique
00:22:51qui m'a reçue plusieurs fois,
00:22:53je le dis clairement,
00:22:54et qui, je pense, a intégré
00:22:55la plus grande partie
00:22:57de ces notions cliniques et judiciaires,
00:23:01c'est Bruno Rotaillot,
00:23:02qui lui a pris conscience de ça.
00:23:07Merci beaucoup, Maurice Berger.
00:23:08Je conseille vraiment la lecture.
00:23:10Tous vos livres sont disponibles.
00:23:11Voulons-nous des enfants barbares 2008 ?
00:23:14Mais beaucoup de choses,
00:23:15je pense, à notre auditrice,
00:23:17sont dites dans ce livre gratuit.
00:23:20Non, il n'est pas gratuit dans ce livre-là.
00:23:22Et puis, le dernier est un inconsistant.
00:23:24« Mineur violent est un inconsistant
00:23:26pour une révolution pénale
00:23:27aux éditions L'Artilleur. »
00:23:29Merci à vous, Maurice Berger,
00:23:30d'avoir été avec nous ce matin.
00:23:32J'espère que vous serez entendus.
00:23:34On se retrouve dans un instant
00:23:35pour commenter l'actualité.
00:23:36A tout de suite.
00:23:3710h midi, mettez-vous d'accord.
00:23:41Valérie Expert.
00:23:45On était en train déjà de discuter
00:23:47sur ce plateau avec ce matin
00:23:50Sophie de Menton,
00:23:51chef d'entreprise,
00:23:52présidente du mouvement éthique.
00:23:54Réussir, c'est possible.
00:23:55C'est votre livre qui est paru chez Fayard.
00:23:57Bravo à vous.
00:23:58Vous avez réuni hier
00:24:00170, 180 patrons.
00:24:02200, on était.
00:24:03200 patrons au cercle interallié
00:24:05avec Sarah Knafow et David Lysnard.
00:24:07Alors c'est ça qui était amusant.
00:24:08Je dis juste un mot
00:24:09parce que je les ai contactés,
00:24:11ils ne se connaissaient pas vraiment.
00:24:13Et j'ai dit,
00:24:14vous êtes tous les deux libéraux,
00:24:15alors venez voir les patrons
00:24:16et parlons de libéralisme.
00:24:17On n'a pas parlé politique,
00:24:19on n'a pas parlé immigration, etc.
00:24:21Et je leur ai dit,
00:24:21qu'est-ce que vous avez en commun ?
00:24:22Du coup, ils avaient tout en commun.
00:24:24Et du coup, à la fin,
00:24:25j'avais mis duo ou duel ?
00:24:27Et à la fin,
00:24:29Sarah Knafow a dit duo.
00:24:30Ah, à suivre.
00:24:32Ah, c'est très intéressant pour le coup.
00:24:34Vous croyez que Sarah Knafow
00:24:35va se rallier à David Lysnard ?
00:24:37Ce serait intéressant.
00:24:38D'abord, attendez,
00:24:40je vous présentez Alex Armand,
00:24:41journaliste politique.
00:24:43Bonjour Valérie.
00:24:43Bonjour à tous.
00:24:44Chaîne de débat,
00:24:45les indécis sur YouTube.
00:24:47Mathias Leboeuf,
00:24:47journaliste philosophe.
00:24:48Bonjour Valérie.
00:24:49Vous avez publié
00:24:49Petit traité de la lenteur
00:24:51à l'usage des gens pressés
00:24:52chez Guittre et Daniel.
00:24:53C'est pour moi ça.
00:24:53Voilà, vous êtes un peu trop pressés.
00:24:55Un mot parce qu'on a le zapping
00:24:57mais on en reparlera tout à l'heure.
00:24:59C'est intéressant effectivement.
00:25:00Oui, oui.
00:25:00On en reparlera
00:25:01parce que Gilles est là
00:25:02pour le zapping.
00:25:03Nous, on va parler
00:25:03des déclarations de Bruno Le Maire
00:25:05ce matin sur Sud Radio.
00:25:06Il faut sortir de l'État Providence
00:25:09et en attendant,
00:25:10on crée un nouveau congé de naissance.
00:25:11On pourra en dire quelques mots.
00:25:13Les écolos qui veulent censurer le gouvernement,
00:25:15ça s'est aussi passé sur LCI,
00:25:17sur LCI pardon,
00:25:18sur Sud Radio.
00:25:19Et le cornu n'était pas content.
00:25:22Bref, beaucoup de sujets.
00:25:22Et puis la date de la présidentielle,
00:25:2518 avril et 2 mai,
00:25:26Bruno Retailleau est en colère.
00:25:28Vous vous y retournez ?
00:25:29Hein ?
00:25:29À LCI ?
00:25:30Non, je vous retourne.
00:25:31Je profite.
00:25:33Les sollicités du partout.
00:25:35Eh, j'ai zappé Thierry.
00:25:36Parce qu'en fait,
00:25:36vous étiez en premier conseiller de Paris
00:25:38et j'ai commencé par Sophie,
00:25:40effectivement,
00:25:40conseiller de Paris
00:25:41depuis l'élection municipale.
00:25:44Bonjour Aléry,
00:25:45bonjour à toutes et à tous.
00:25:46Il y a du boulot,
00:25:46conseiller de Paris.
00:25:47Pardon ?
00:25:48Il y a du boulot.
00:25:48Ah bah oui,
00:25:49il y a du boulot,
00:25:50si vous voulez qu'on va pas,
00:25:50on fera une émission spéciale.
00:25:51Mais ça va embêter les jours du Sud.
00:25:54Un petit peu d'international
00:25:55qui pourra avoir de l'écho
00:25:57dans la prochaine présidentielle.
00:25:59Finalement,
00:25:59est-ce que la défaite de Poutine
00:26:01viendra de la pression
00:26:02de son peuple
00:26:02et de son armée ?
00:26:04La stratégie de l'Ukraine
00:26:06de viser Moscou
00:26:06et ses réserves d'essence
00:26:08se révèle payant.
00:26:09Alors,
00:26:09on n'est pas loin
00:26:10de la mutinerie
00:26:11avec ce soldat
00:26:13qui a fait le buzz
00:26:14sur les réseaux sociaux.
00:26:16reportage justement d'LCI.
00:26:19Ah,
00:26:19il faut dire que
00:26:20la vidéo d'Alexander Lunin,
00:26:22elle est devenue virale.
00:26:2315 millions de vues,
00:26:24on le voit devant chez lui
00:26:25en uniforme
00:26:26avec toutes ses médailles.
00:26:27L'ancien militaire
00:26:28qui est devenu très actif
00:26:29sur les réseaux
00:26:30dénonce les ordres suicidaires
00:26:32des commandants en Ukraine,
00:26:34la corruption généralisée
00:26:35dans l'armée russe
00:26:36et il interpelle
00:26:37directement Vladimir Poutine.
00:26:39Vladimir Vladimir Vlodimirovitch,
00:26:42prêtez attention à ceci.
00:26:44Invitez-moi à vous rencontrer.
00:26:46Les conséquences
00:26:47seront très graves.
00:26:48Si je ne me rends pas
00:26:49bientôt au Kremlin
00:26:50pour m'exprimer
00:26:51en direct à vos côtés,
00:26:52l'armée retournera
00:26:53ses armes
00:26:54contre le Kremlin.
00:26:55Dans la foulée,
00:26:56il explique avoir reçu
00:26:57des milliers de messages
00:26:59de soutien
00:27:00et l'affaire
00:27:00prend de l'ampleur
00:27:01puisque des soldats russes
00:27:03enregistrent une vidéo
00:27:04pour soutenir
00:27:05Alexander Lunin.
00:27:06Regardez.
00:27:07Nous demandons
00:27:08un entretien direct
00:27:09entre Alexander
00:27:10et Vladimir Poutine.
00:27:11Nous demandons la vérité,
00:27:13sinon nous retournerons
00:27:14nos armes contre
00:27:15ceux qui nuisent
00:27:16à nos propres soldats.
00:27:17À l'heure actuelle,
00:27:19le militaire
00:27:19est en prison.
00:27:21Ah bah oui,
00:27:21c'est pour ça,
00:27:22vous êtes optimiste
00:27:23en disant
00:27:23qu'il est mis en prison.
00:27:25Non, non,
00:27:25il y a une vraie pression
00:27:26de la population
00:27:28depuis
00:27:29qui tire
00:27:30sur Moscou.
00:27:32Moi, je ne crois pas
00:27:32une seconde.
00:27:34C'est bien,
00:27:35c'est bien
00:27:35qu'il y ait peut-être
00:27:36des voix dissidentes
00:27:37mais vous savez
00:27:37quand vous êtes dictateur
00:27:39et toutes les dictatures
00:27:40nous l'ont montré,
00:27:42vous écoutez,
00:27:42ça passe d'un côté,
00:27:43ça sort de l'autre.
00:27:44Je ne suis même pas
00:27:44sûr que ça rentre
00:27:45tout court.
00:27:46Ils sont dans leur monde
00:27:47et voilà,
00:27:48on l'a vu malheureusement
00:27:49en Iran
00:27:50sur la répression
00:27:51qu'il y a eu.
00:27:51Ce qui les intéresse,
00:27:52c'est le pouvoir.
00:27:53Non mais le propre
00:27:54d'un dictateur,
00:27:55c'est de céder à rien.
00:27:57Je veux dire,
00:27:58il n'a aucun problème
00:27:59pour faire tomber
00:27:59un dictateur.
00:28:00J'aimerais bien savoir
00:28:01ce qu'il faut.
00:28:01Une population.
00:28:02La force.
00:28:03Il y a eu plein de révolutions.
00:28:05Il y a eu des révolutions
00:28:06mais franchement,
00:28:07on leur tire dessus.
00:28:08Quand en général,
00:28:09il y a des opposants.
00:28:10Là, toute opposition
00:28:11a été muselée en Russie.
00:28:13Oui, il y a une réalité
00:28:15quand même,
00:28:16c'est l'efficacité
00:28:17des combattants ukrainiens
00:28:19et de l'armée ukrainienne
00:28:21et de la volonté politique
00:28:22de Zelensky.
00:28:24Et donc, ça,
00:28:25c'est un élément,
00:28:26c'est plus qu'une épine
00:28:27aujourd'hui dans le pied
00:28:27des Russes.
00:28:28Ça le démontre.
00:28:29Et s'il y a aujourd'hui
00:28:30l'exemple que nous a montré Gilles
00:28:32d'un officier
00:28:33qui certes immédiatement
00:28:35a été réprimé
00:28:36et est arrêté,
00:28:38pour autant,
00:28:39c'est peut-être révélateur
00:28:40d'éléments souterrains
00:28:42qui peut-être,
00:28:43Alex a raison,
00:28:44n'aboutissent pas comme ça.
00:28:45Il faut des éléments
00:28:46beaucoup plus forts
00:28:47mais qui un jour
00:28:48peuvent faire basculer
00:28:49une situation.
00:28:50Le risque pour nous,
00:28:51pour nous Européens
00:28:52et pour nous Français
00:28:52en particulier,
00:28:53qui surveillons ça de près,
00:28:55les Allemands,
00:28:56les Estoniens au Nord,
00:28:57nous,
00:28:58les Finlandais,
00:28:58etc.,
00:28:59qui surveillons
00:29:00et qui sommes régulièrement
00:29:02gênés,
00:29:02houspillés
00:29:03par les forces russes,
00:29:05ce serait que dans un geste
00:29:07un peu désespéré,
00:29:09Vladimir Poutine
00:29:10surenchérisse
00:29:10et attaque l'Europe.
00:29:12Donc, il faut rester
00:29:13d'autant plus vigilant,
00:29:14c'est d'autant plus intéressant
00:29:15ce que vient de nous montrer
00:29:16Gilles,
00:29:17et qu'il y a derrière
00:29:20des menaces réelles
00:29:22pour l'Europe
00:29:23et pour l'Europe de l'Ouest
00:29:24évidemment
00:29:25et pour la France
00:29:26et l'Allemagne en particulier.
00:29:27Et puis,
00:29:27le peuple russe
00:29:28s'est habitué au Tsar,
00:29:30si je puis dire.
00:29:31il a souffert,
00:29:32il est habitué quand même
00:29:34d'une certaine façon
00:29:35à courber les Chines.
00:29:36Enfin,
00:29:36Moscou est une ville à part
00:29:37par rapport à la Russie.
00:29:42que le peuple russe
00:29:44soit éprouvé,
00:29:45c'est certain,
00:29:46qu'une fronde gronde,
00:29:48oui.
00:29:48Le peuple ukrainien
00:29:49qui est éprouvé surtout,
00:29:50c'est le peuple ukrainien d'abord.
00:29:51Bien évidemment,
00:29:53mais le peuple russe aussi,
00:29:56notamment parce qu'il y a
00:29:57quand même énormément
00:29:58de pertes dans l'armée russe
00:29:59et que derrière,
00:30:00il y a des familles.
00:30:01Absolument.
00:30:02Donc,
00:30:03il y a cette guerre
00:30:04et contrairement à ce qu'on pense,
00:30:06cette guerre est tout à fait
00:30:07impopulaire.
00:30:08dans la population russe.
00:30:11Donc,
00:30:12après,
00:30:13le pouvoir russe
00:30:16est tellement cadenassé
00:30:18et Vladimir Poutine
00:30:19a mis tellement de rideaux
00:30:21de sécurité autour de lui
00:30:23que,
00:30:24comme le dit Alex,
00:30:25je vois mal aujourd'hui
00:30:27comment le pouvoir
00:30:29pourrait tomber,
00:30:30d'autant plus que
00:30:32les révolutions
00:30:34ou les révoltes
00:30:36se passent rarement
00:30:38en temps de guerre.
00:30:40Donc,
00:30:40à la limite,
00:30:41là où Poutine
00:30:43risquera peut-être le plus,
00:30:45c'est le jour
00:30:46où la paix sera faite.
00:30:47Là,
00:30:48les comptes
00:30:48seront peut-être
00:30:49assombés.
00:30:49Mais son entourage
00:30:50est pire que lui.
00:30:51S'il lui arrivait quelque chose,
00:30:52il est pire que lui,
00:30:53son entourage.
00:30:54On est en 2026,
00:30:55pardon,
00:30:56mais la méthode des Russes,
00:30:57on la connaît,
00:30:58c'est la méthode,
00:30:58encore une fois,
00:30:59des Iraniens,
00:31:00parce que c'est des alliés.
00:31:01Et quand vous voyez
00:31:02ce que les Iraniens,
00:31:02ils ont fait
00:31:02quand les gens sont descendus
00:31:03dans la rue,
00:31:04je peux dire,
00:31:05à mon avis,
00:31:05ça ne donne pas des idées
00:31:06à la population russe
00:31:08de vouloir s'émanciper,
00:31:09je pense.
00:31:10Tu l'as dit,
00:31:10la taille du territoire
00:31:12fait que c'est quand même
00:31:13très compliqué aussi.
00:31:14Parce que maîtriser
00:31:15un pays de cette dimension...
00:31:17Mais tout se passe par Moscou.
00:31:19Là,
00:31:19si c'est en train de monter,
00:31:20c'est parce que les drones
00:31:21sont arrivés sur Moscou.
00:31:22Ça fait plusieurs fois
00:31:23qu'ils arrivent sur Moscou.
00:31:25Et moi,
00:31:25je suis d'accord
00:31:25avec ce que dit Thierry.
00:31:27Je pense que c'est les Européens,
00:31:28en fait,
00:31:29la variable d'ajustement aujourd'hui.
00:31:30Je crois qu'on n'a pas mesuré
00:31:32l'enjeu de ce qui se passe
00:31:33en Europe
00:31:34parce que vous avez en face de vous
00:31:35un dictateur,
00:31:37un fou,
00:31:37qui est prêt à tout
00:31:38pour pouvoir aller
00:31:39au bout de son projet.
00:31:41Et aujourd'hui,
00:31:41effectivement,
00:31:42s'il y a une mutinerie
00:31:43au sein de son armée,
00:31:44rappelez-vous Wagner.
00:31:46Wagner,
00:31:46c'était une force
00:31:46qu'il avait créée.
00:31:47Il n'a pas hésité...
00:31:48Il est considérablement plus forte
00:31:49que l'officier qui vient ici.
00:31:51Il n'a pas hésité
00:31:52à éliminer
00:31:53la tête pensante de Wagner
00:31:55qu'il avait lui-même créée.
00:31:56Au risque
00:31:57de voir ses propres forces
00:32:00déstabilisées en Afrique
00:32:01qui pourtant est importante.
00:32:01Complètement.
00:32:02Donc,
00:32:02il ira au bout de son projet
00:32:04et de ses idées.
00:32:06Et il y a eu le lancement
00:32:07de l'opération
00:32:08au rayon 26.
00:32:09La France se prépare
00:32:10à une éventuelle invasion
00:32:12de son territoire
00:32:13d'ici...
00:32:13Bah non,
00:32:13mais c'est certain.
00:32:14D'ici 2030.
00:32:15D'ici 2030,
00:32:15non ?
00:32:16Pas exagérant.
00:32:17Vous verrez.
00:32:18L'OTAN est la prochaine
00:32:21cible de la Russie
00:32:22selon...
00:32:23Il a déjà attaqué
00:32:24pas loin de leur attaquer
00:32:25la Pologne.
00:32:26Oui,
00:32:27mais il est quand même
00:32:27très affaibli.
00:32:28On est en train
00:32:29de se faire peur.
00:32:29Il y a 4 ans
00:32:30qu'il fait la guerre.
00:32:30L'Ukraine n'existait
00:32:32quasiment pas.
00:32:33Personne n'en parlait
00:32:35avant cette guerre
00:32:36et cette guerre
00:32:37hélas
00:32:38a remis
00:32:39à finalement
00:32:40créer un pays
00:32:41qui est l'Ukraine.
00:32:42Ça fait 4 ans
00:32:43qu'il fait la guerre
00:32:44mais ne soyons pas dupes.
00:32:45Ça fait 4 ans
00:32:45qu'il fait la guerre
00:32:46sur son territoire
00:32:47et en dehors
00:32:48de son territoire.
00:32:49Là, c'est la bombe atomique
00:32:50si c'est la guerre
00:32:51à la France.
00:32:52Pas forcément.
00:32:54On va continuer
00:32:56avec d'autres sujets.
00:32:57J'ai eu la suivre.
00:32:59Oui, ce n'est plus
00:33:00la drogue qui fait courir
00:33:01la police
00:33:01mais le protoxyde d'azote
00:33:04qui face à la consommation
00:33:06est devenu un vrai problème
00:33:08pour les municipalités.
00:33:10Je ne sais pas,
00:33:11on en parlera
00:33:11si dans le 18ème
00:33:12vous avez ce souci.
00:33:13On va en reparler
00:33:14dans un instant.
00:33:14On ne va en parler
00:33:15pas du 18ème arrondissement
00:33:16parce que c'est
00:33:17un des plus emblématiques
00:33:18du laisser aller
00:33:19de cette municipalité
00:33:20et de la façon
00:33:21dont on gère
00:33:22Vous allez nous en parler
00:33:23dans un instant.
00:33:24A tout de suite.
00:33:25Bah oui.
00:33:2610h midi,
00:33:27mettez-vous d'accord.
00:33:28Sud Radio.
00:33:29Le 10h midi,
00:33:30mettez-vous d'accord.
00:33:32Valérie Expert.
00:33:33Alors, on est de retour
00:33:34avec vous sur Sud Radio
00:33:36et on continue les appuis.
00:33:37Vous allez nous ouvrir
00:33:38le protoxyde d'azote
00:33:39qui est un véritable fléau.
00:33:41Oui, et puis surtout
00:33:43le protoxyde d'azote
00:33:44est légal.
00:33:45Donc, c'est un peu compliqué
00:33:46dans ce que font les villes.
00:33:48C'est qu'ils prennent
00:33:48des décrets
00:33:49pour interdire
00:33:51le protoxyde d'azote.
00:33:52Et ça se trouve où ?
00:33:53Bon, je ne vais pas
00:33:55donner l'adresse
00:33:56de comment se procurer
00:33:57des protoxyde d'azote.
00:33:57C'est quoi ?
00:33:58Ça sert principalement
00:34:01pour les siphons.
00:34:03Oui, mais maintenant,
00:34:03ils commandent
00:34:04des vrais bonbonnes.
00:34:06Des énormes trucs.
00:34:07Vous avez peut-être
00:34:07vu les images.
00:34:08Le marché s'est organisé.
00:34:09Reportage de France 2.
00:34:11A entendre ces policiers
00:34:13de Tours,
00:34:14c'est un gaz
00:34:14dont le trafic
00:34:15et la consommation
00:34:16concurrencent aujourd'hui
00:34:17ceux de certains
00:34:18produits stupéfiants.
00:34:19On part en patrouille,
00:34:20maintenant,
00:34:21c'est même plus...
00:34:22On va essayer
00:34:22de trouver du cannabis
00:34:23et attendez-ce qu'on va
00:34:24trouver du protoxyde d'azote.
00:34:26Le protoxyde d'azote
00:34:27au cœur des préoccupations
00:34:29de ces policiers.
00:34:31L'an dernier,
00:34:32face à une législation
00:34:33jugée insuffisante,
00:34:34la ville de Tours
00:34:35a interdit
00:34:35la consommation,
00:34:36la détention
00:34:37et, dans certains cas,
00:34:39la vente de ce gaz
00:34:39initialement utilisé
00:34:40en restauration.
00:34:42Attiré par son effet
00:34:43euphorisant,
00:34:45de plus en plus
00:34:45de jeunes en consomment.
00:34:47Alors,
00:34:48risque est péril.
00:34:50En un an,
00:34:52la police de Tours
00:34:52a réalisé 350 interventions
00:34:54liées au protoxyde d'azote.
00:34:56Et même s'ils s'en défendent
00:34:57face à notre caméra,
00:34:58rares sont les jeunes
00:34:59à n'avoir jamais été
00:35:00en contact avec le produit.
00:35:02Vous en consommez, vous ?
00:35:03Non, pas du tout.
00:35:04Il y a souvent des accidents.
00:35:06On dit qu'on va tenir,
00:35:07mais après,
00:35:08ça nous fout,
00:35:09ça ne nous est pas directement.
00:35:11Et donc,
00:35:12c'est devenu un vrai fléau,
00:35:14beaucoup plus que le cannabis
00:35:15et ça rapporte
00:35:16beaucoup plus
00:35:17et surtout...
00:35:18Ce qui est dangereux,
00:35:18ce que nous en va,
00:35:19c'est comment on peut
00:35:19prendre un interdit ?
00:35:20Peut-être que vous,
00:35:22vous pouvez nous dire
00:35:23si vous diriez...
00:35:23C'est l'interdiction de consommer
00:35:24parce que,
00:35:25sur la voie publique,
00:35:27parce que le protoxyde
00:35:28est autorisé
00:35:29et c'est bien le souci,
00:35:30c'est que vous ne pouvez pas
00:35:30être condamné
00:35:32à la législation.
00:35:32On rappelle si des gens nous écoutent,
00:35:34c'est qu'ils ont des enfants
00:35:36qui en prennent,
00:35:36que les risques sont
00:35:39extrêmement dangereux,
00:35:40effectivement,
00:35:40asphyxies par manque d'oxygène,
00:35:42on peut en mourir,
00:35:43brûlure par le froid du gaz,
00:35:45on peut perdre de connaissances,
00:35:46chute,
00:35:47et puis certains sont restés
00:35:48paralysés.
00:35:48Bien sûr, bien sûr.
00:35:49Il faudrait montrer
00:35:49des images à garge
00:35:50de gosses qui sont
00:35:52aujourd'hui
00:35:53en rééducation totale.
00:35:56On a un appel,
00:35:57on a Thomas
00:35:57qui est restaurateur.
00:35:58Bonjour Thomas.
00:35:59Bonjour Valérie,
00:36:00bonjour à tous.
00:36:01Alors,
00:36:02qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
00:36:03Vous êtes restaurateur,
00:36:04donc vous utilisez,
00:36:05parce qu'il faut rappeler
00:36:06que c'est ce qu'on met
00:36:07dans les siphons.
00:36:07Au départ,
00:36:08c'est des toutes petites bonbonnes.
00:36:10C'est exactement ça en fait.
00:36:11Moi,
00:36:11j'utilise pour faire de la chantilly,
00:36:12pour faire des différentes sauces
00:36:14et donc c'est un produit
00:36:15qui me sert beaucoup
00:36:15pour mon travail.
00:36:17Et ce que je trouve dommage,
00:36:18c'est que ce n'est pas vraiment encadré.
00:36:19Vous voyez,
00:36:20moi,
00:36:20je fais mes achats
00:36:20dans deux grands magasins
00:36:22professionnels.
00:36:23Donc malgré le fait
00:36:23que les patrons,
00:36:25enfin que le responsable
00:36:26du magasin me connaisse,
00:36:27etc.,
00:36:28qu'il y ait mon numéro de sirète,
00:36:29que j'ai mon cabisse,
00:36:30parfois c'est compliqué
00:36:31de se fournir.
00:36:32Parce qu'il y a des jeunes
00:36:33qui arrivent un petit peu
00:36:34à détourner,
00:36:34à faire des faux documents,
00:36:35arriver avec des fausses informations
00:36:37et qui arrivent à récupérer
00:36:38en fait les produits.
00:36:40Et donc maintenant,
00:36:41les magasins limitent
00:36:42les quantités.
00:36:43Parfois ne vendent même plus
00:36:44lorsque les clients
00:36:45sont référencés
00:36:46de peur qu'il y ait quelqu'un
00:36:47qui essaie de tricher
00:36:48ou qui ait récupéré
00:36:49l'identité d'un restaurant local
00:36:50qui est un client.
00:36:52Non mais,
00:36:53je suis assez incul de la suite.
00:36:54Ça sert à quoi ?
00:36:55Comment on s'en sert
00:36:55le protoxyde de poudre
00:36:56dans votre restaurant,
00:36:57bien sûr ?
00:36:58Qu'est-ce qu'on en fait pour toi ?
00:37:00C'est des petites bourbonnes
00:37:02que je mets dans un siphon,
00:37:04si vous voulez,
00:37:04que je mets dans une petite capsule.
00:37:06Ça se branche dans le siphon
00:37:07et donc je mets ma préparation
00:37:08dans le siphon,
00:37:09je le renverse
00:37:09et donc je fais ma chantilly,
00:37:10je fais mon espuma,
00:37:11enfin je fais plein de choses.
00:37:13C'est un gaz en fait
00:37:14qui change,
00:37:15qui modifie,
00:37:16c'est chimique,
00:37:16qui modifie la texture
00:37:18de la crème.
00:37:18Par contre,
00:37:19vous mettez de la crème.
00:37:19C'est pas dangereux dans la crème.
00:37:21Mais non,
00:37:22parce que là,
00:37:23vous avez raison
00:37:24de poser la question.
00:37:25Non, c'est de l'inhaler,
00:37:26c'est un gaz,
00:37:27c'est le principe du gaz hilarant,
00:37:29c'est le principe du gaz hilarant.
00:37:31Mais c'est quoi ces grosses bonbonnes,
00:37:32je ne sais pas si vous pouvez répondre,
00:37:33qu'on voit dans la rue par terre
00:37:35parce que ça,
00:37:35ça n'a rien à voir
00:37:36avec ce que vous mettez
00:37:37dans vos siphons.
00:37:37Je pense que justement,
00:37:38c'est là qu'il y a les dérives.
00:37:39C'est qu'en fait,
00:37:39initialement,
00:37:40ce sont des toutes petites cartouches
00:37:42qui doivent faire 10 centimètres
00:37:44et maintenant,
00:37:45vu l'usage de consommation
00:37:46qu'il y a pour les jeunes,
00:37:48ils l'ont développé
00:37:49dans des très grands formats,
00:37:51justement,
00:37:52je pense,
00:37:52pour cette consommation exclusive.
00:37:54Et comment on a découvert
00:37:55que c'était un gaz hilarant ?
00:37:56Bah ça...
00:37:57Non mais c'est bizarre quand même.
00:37:59Il y a de la petite cartouche,
00:38:00il a dû essayer,
00:38:00il a dû dire,
00:38:01tiens, c'est marrant.
00:38:02Est-ce que c'est le même principe
00:38:04que les ballons ?
00:38:05Enfin moi,
00:38:05quand j'étais jeune,
00:38:07c'était ce gaz
00:38:09avec lequel on gonfle
00:38:10les ballons qui tiennent
00:38:11et quand vous le mettez
00:38:12dans la bouche,
00:38:13ça fait changer la voie.
00:38:14Donc c'est...
00:38:15Ah bon ?
00:38:15C'est un peu comme de l'hélium.
00:38:16Ouais, c'est comme de l'hélium.
00:38:17Les risques ne sont pas
00:38:18les mêmes non plus.
00:38:19Mais c'est le même principe, ouais.
00:38:21Merci de votre témoignage.
00:38:23Que faire contre ça ?
00:38:25Je ne sais pas
00:38:25qui veut réagir.
00:38:27Je n'ai pas d'idée, moi.
00:38:28Non.
00:38:29Il n'y a pas vraiment de débat, quoi.
00:38:31Il n'y a pas vraiment de débat.
00:38:31Il n'y a pas vraiment de débat.
00:38:32Ça, vous mettez des licences
00:38:33pour ceux qui achètent.
00:38:34les parents, pardonnez-moi.
00:38:35Mais on ne peut pas laisser indéfiniment
00:38:38chercher des lois
00:38:39avec des mineurs
00:38:39qui font n'importe quoi.
00:38:41Vous avez des enfants,
00:38:43des petits-enfants,
00:38:43vous savez très bien
00:38:44que vous n'êtes pas derrière eux.
00:38:45Mais quand ils sortent dans la rue,
00:38:47vous ne savez pas ce qu'ils font.
00:38:48Mais quand ils ne sont pas sortis
00:38:49un jour, mes enfants,
00:38:51je leur disais
00:38:51vous faites attention
00:38:52et vous ne bougez pas
00:38:53et vous rentrez.
00:38:54Oui, mais ce n'est pas pour ça
00:38:55qu'ils ont pris une cuite.
00:38:57Quand mon fils est rentré
00:38:59avec une cuite
00:38:59la première fois,
00:39:00qu'est-ce qu'il a pris ?
00:39:02Ce n'est pas pour ça
00:39:03qu'il n'a pas recommencé.
00:39:04Eh bien, il a très peu recommencé,
00:39:05ma chère Valérie.
00:39:06C'est très compliqué
00:39:08parce qu'on ne peut pas
00:39:09tout interdire.
00:39:10On ne peut pas interdire
00:39:12ces bonbonnes
00:39:13comme on ne peut pas interdire
00:39:15la vente de couteaux.
00:39:17C'est pour ça
00:39:18qu'il faut interdire aux enfants.
00:39:19François Béroux
00:39:19qui voulait interdire
00:39:20la vente de couteaux
00:39:21ou je ne sais plus.
00:39:22Ou même, je pense,
00:39:23aux mortiers,
00:39:24les feux d'artifice.
00:39:25N'importe quoi.
00:39:26Tout peut être détourné.
00:39:28Pour rééduquer les enfants.
00:39:29Je suis désolée.
00:39:30Donc, effectivement,
00:39:31il n'y a pas de solution
00:39:32à court terme.
00:39:33Non, parce que c'est un business.
00:39:34Ce n'est pas simplement
00:39:35de l'éducation.
00:39:35C'est devenu un business.
00:39:37S'il y a une éducation,
00:39:38il n'y a pas de business.
00:39:39Si vous éduquez les enfants
00:39:41et que vous leur expliquez
00:39:42qu'ils peuvent mourir
00:39:43en faisant ça,
00:39:44cela dit,
00:39:44en fumant du cannabis,
00:39:46il y a aussi des risques.
00:39:47Oui, moins.
00:39:48Non, mais pardon.
00:39:50Thierry.
00:39:50Les municipalités,
00:39:52globalement,
00:39:52pour les raisons évoquées
00:39:53à l'instant,
00:39:54sont démunies
00:39:55parce qu'en effet,
00:39:56c'est d'abord un objet
00:39:57qui sert à certaines activités
00:39:59comme celle des restaurateurs.
00:40:00Dont actes.
00:40:01Ok, très bien.
00:40:02Maintenant,
00:40:02que ce soit les mortiers,
00:40:04l'artifice,
00:40:04ou que ce soit ses bonbonnes,
00:40:06on sait qu'à partir du moment
00:40:07où elles sont dans les mains
00:40:08de plus jeunes
00:40:09qui les utilisent
00:40:09pour totalement autre chose,
00:40:11agresser la police,
00:40:12ou, eh bien, pardon,
00:40:13mais il y a une différence,
00:40:15notamment dans la gestion municipale,
00:40:17entre les communes
00:40:18qui ont une culture
00:40:19de surveillance,
00:40:21de la prévention
00:40:22et de la sécurité
00:40:23et celles qui sont
00:40:24dans la culture de l'excuse.
00:40:25Je vous donne un exemple.
00:40:26Cette police municipale parisienne,
00:40:28ils me font pitié
00:40:29et vraiment,
00:40:30j'ai envie de soutenir
00:40:31ces agents,
00:40:32mais ils sont humiliés
00:40:34par le cadre d'emploi,
00:40:36c'est-à-dire les règles
00:40:37que leur fixe leur patron,
00:40:38le maire de Paris,
00:40:39Emmanuel Grégoire,
00:40:40qui est dans une culture
00:40:41de l'excuse
00:40:41où ils ne sont pas assez formés,
00:40:43ils ne sont pas assez nombreux,
00:40:44évidemment,
00:40:45ils ne sont pas armés,
00:40:45mais là,
00:40:45ce n'est pas l'objet,
00:40:46et ils sont dans l'incapacité.
00:40:48Et vous les voyez,
00:40:49vous l'avez vu sur les réseaux sociaux,
00:40:51qu'ils sont humiliés aujourd'hui
00:40:52par un gamin de 12 ans
00:40:53surnommé la douane
00:40:54qui amuse les réseaux
00:40:55et qui demandent
00:40:58aux policiers municipaux
00:40:59qu'ils ne leur demandent pas,
00:41:00qu'ils exigent,
00:41:01reculer,
00:41:01etc.
00:41:01Ils font marrer tous ses copains.
00:41:03Mais voilà,
00:41:03c'est ça la réalité.
00:41:04Donc il y a quand même
00:41:05une différence
00:41:05qui commence très en amont,
00:41:07Valérie,
00:41:08par la culture,
00:41:09soit de l'excuse,
00:41:10soit au contraire,
00:41:11de la présence
00:41:12dans l'espace public
00:41:13et de la forme d'autorité,
00:41:15d'autorité des municipalités
00:41:16pour faire recul.
00:41:19Avant l'autorité des municipalités,
00:41:22c'est aussi l'autorité parentale
00:41:23et une question de l'éducation.
00:41:26Mais moi,
00:41:26on me demande mon avis
00:41:27en tant qu'élu municipal.
00:41:28Je ne comprends pas
00:41:29comment les parents
00:41:30du gôme qui fait ça en ce moment,
00:41:32du douane,
00:41:33comment les parents
00:41:34ne sont pas convoqués.
00:41:35Ils vont être consolés.
00:41:37Mais il y a,
00:41:38il y avait un débat sur BFM.
00:41:40Ça prouve, les parents.
00:41:42Et on entendait,
00:41:43ce gamin,
00:41:44il est rigolo,
00:41:45Raquel Garrido disait
00:41:46c'est le nouveau petit Nicolas.
00:41:48C'est L16 dans le petit Nicolas.
00:41:52Et il y a une vidéo qui tourne.
00:41:53Elle a une vision dégradée
00:41:54du petit Nicolas.
00:41:55Oui, c'est très sévère.
00:41:57Et il y a une vidéo qui tourne
00:41:59avec la douane
00:42:01où il rentre chez quelqu'un.
00:42:03C'est son surnom, la douane.
00:42:05C'est surtout un petit garçon mal élevé
00:42:06qu'il faut remettre à sa place.
00:42:08Et c'est lui qui remet à leur place
00:42:10les policiers municipaux.
00:42:11Mais ils ne sont pas soutenus
00:42:12par leur chef,
00:42:13vous comprenez ?
00:42:13Pardon,
00:42:14mais les gens ont voté pour ça.
00:42:16Et alors ?
00:42:17Et alors ça veut dire
00:42:17qu'on va aller baisser les bras ?
00:42:19Non, mais c'est pour ça.
00:42:20C'était une thématique de campagne.
00:42:22C'était ce qui vous opposait
00:42:24avec les socialistes
00:42:24sur la police municipale.
00:42:26Mais ce n'est pas pour ça
00:42:26qu'ils ont voté.
00:42:27C'est parce qu'on a fait
00:42:27une mauvaise campagne
00:42:28face à l'extrême droite peut-être.
00:42:29Ça, c'est un autre sujet.
00:42:30Mais ne refaisons pas
00:42:31les débats municipaux ici.
00:42:32Non, mais bien sûr.
00:42:33Mais ce que je veux vous dire par là,
00:42:34c'est que vous avez...
00:42:35C'est parce que Sophie a soutenu
00:42:39Sarah Knafo,
00:42:40c'est peut-être pour ça.
00:42:40Non, mais on n'a pas voté pour...
00:42:43Si ça a été un thème de campagne
00:42:44sur le fait que la police municipale
00:42:46devait, un, ne pas être armée,
00:42:48pas avoir d'armes létales,
00:42:50et qu'elle ne devait pas...
00:42:51Tu ne vas pas tirer sur un enfant de tout.
00:42:52Non, mais ça n'a pas.
00:42:53Là, il n'y a pas matière
00:42:54à avoir une arme létale.
00:42:55C'est un bien-vain qui a un...
00:42:56Non, c'est une campagne
00:42:58qui est mal éduquée
00:42:59et qui fait de la provocation.
00:43:00C'est que la campagne
00:43:00était sur la tolérance.
00:43:01Non, c'était au-delà de la tolérance,
00:43:03c'était sur les budgets
00:43:04qui étaient affectés
00:43:04à la police municipale.
00:43:06Alex, pourquoi vous balayez
00:43:08le débat de fonds qu'on a là
00:43:09sur la différence qu'il y a
00:43:11entre les municipalités
00:43:13qui ont une volonté
00:43:14de faire respecter
00:43:16l'autorité de l'État,
00:43:17l'État municipale...
00:43:18Mais vous faites quoi
00:43:18face à un gamin de...
00:43:21Non, mais je ne balayais pas,
00:43:22mais on n'a pas le temps.
00:43:23On va y revenir
00:43:25parce que les parents le défendent.
00:43:27Les parents...
00:43:28Non, ils disent qu'il ne fait rien de grave.
00:43:29C'est pire.
00:43:30Ils disent qu'il ne fait rien de grave,
00:43:31donc ils peuvent le laisser
00:43:32s'amuser dehors.
00:43:32Allez, on se retrouve dans un instant.
00:43:34Si vous avez envie de réagir,
00:43:350826 300 300,
00:43:37vous avez certainement vu
00:43:39ces images.
00:43:40A tout de suite.
00:43:4110h midi, mettez-vous d'accord.
00:43:44Sud Radio.
00:43:45Sud Radio.
00:43:46Le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:43:49Valérie Expert.
00:43:50Et nous sommes ensemble
00:43:51avec Thierry Guerrier,
00:43:52conseiller de Paris,
00:43:53Alex Amon, journaliste politique.
00:43:55Je rappelle votre chaîne
00:43:57YouTube Les Indécis,
00:43:58chaîne de débat politique.
00:44:00Mathias Leboeuf,
00:44:01pardon, journaliste, philosophe.
00:44:03Et votre dernier livre,
00:44:04Petit traité de la lenteur
00:44:05à l'usage des gens pressés,
00:44:07est paru chez Guittre et Daniel.
00:44:08Et Sophie de Menton,
00:44:09chef d'entreprise,
00:44:10présidente du mouvement éthique.
00:44:12Et votre dernier livre,
00:44:13Réussir, c'est possible,
00:44:14des entretiens avec des grands patrons
00:44:16et des petits aussi,
00:44:18des moyens,
00:44:20est paru chez Fayard.
00:44:21Et Gilles Gansman est avec nous.
00:44:23Vous allez pouvoir nous éclairer
00:44:24de votre science
00:44:25puisqu'on vient d'apprendre
00:44:26le décès de Victor Willis,
00:44:28le célèbre chanteur et policier
00:44:30des Village People,
00:44:32décédé à l'âge de 74 ans.
00:44:41Toute notre jeunesse.
00:44:43Même celui de Sophie,
00:44:44celle de Sophie.
00:44:45Voilà, Sophie,
00:44:45vous connaissiez quand même
00:44:46YMCA ?
00:44:47Oui, quand même.
00:44:48Elle est gentille,
00:44:48elle dit quand même,
00:44:49mais elle a raison.
00:44:50Oui, quand même.
00:44:50C'est Donald qui doit être
00:44:53préféré,
00:44:53une chanson préférée
00:44:54de Donald Trump.
00:44:55Et c'était l'un des fondateurs,
00:44:58le premier.
00:44:58C'est l'un des fondateurs
00:45:00du groupe.
00:45:00Mais surtout,
00:45:01en fait,
00:45:02il a fait un procès retentisant.
00:45:04Vous savez que c'est
00:45:04deux Français qu'ont créé
00:45:05le Village People,
00:45:06Henri Bellolo, entre autres.
00:45:08Et donc,
00:45:08il a fait un procès
00:45:09qu'il a gagné
00:45:10face aux Français
00:45:11Henri Bellolo.
00:45:12Et même,
00:45:13ça continue avec ses héritiers,
00:45:15avec les enfants
00:45:16d'Henri Bellolo.
00:45:17Et il a touché,
00:45:18il a dû toucher
00:45:19un nombre d'argent
00:45:21incroyable,
00:45:22puisqu'ils ont dû reverser
00:45:23la moitié des droits d'auteur.
00:45:26Et donc,
00:45:26il a décidé de quitter
00:45:28le groupe à ce moment-là
00:45:29pour profiter de l'argent
00:45:31et puis pour écrire.
00:45:32Et vous savez ce qu'il a écrit ?
00:45:34« I love America »
00:45:37de Patrick Juvet.
00:45:38C'est lui qui a écrit
00:45:40cette chanson.
00:45:40Vous savez ?
00:45:41« I love America » ?
00:45:43Bravo.
00:45:44Ah bah,
00:45:45oui, j'ai coûté.
00:45:4630 millions de dollars
00:45:47de droits.
00:45:48Voilà, c'est ça.
00:45:49Il a touché 30 millions de dollars.
00:45:51Vous pouvez,
00:45:51à ce moment-là,
00:45:54bien dire.
00:45:54Les bisbis,
00:45:55il y a les bagarres
00:45:56entre les auteurs.
00:45:57Là, c'était justifié
00:45:59parce que c'est lui
00:46:00qui écrivait les chansons.
00:46:01Mais comme il avait fait
00:46:02un contrat
00:46:03un peu au début
00:46:05avec Henri Bellolo,
00:46:06il lui a dit
00:46:06« Tu ne toucheras rien
00:46:07si je t'ai acheté la chanson.
00:46:09C'est moi qui touche. »
00:46:10Et seulement,
00:46:11le droit d'auteur
00:46:12est inaliénable.
00:46:13« Macho Man »,
00:46:14« Go West »,
00:46:14« YMCA »,
00:46:16« Hit Planétaire »
00:46:17qui continue de tourner.
00:46:19C'était Henri Bellolo,
00:46:19Jacques Morali
00:46:20et donc,
00:46:21Victor Willis,
00:46:23deux Français
00:46:23qui ont eu ce coup de génie.
00:46:27Il y a un policier
00:46:27dans la bande.
00:46:29Ils les ont renouvelés.
00:46:31Mais ce n'était pas
00:46:31un policier municipal.
00:46:33Vous nous ramenez
00:46:34dans le débat.
00:46:36Voilà.
00:46:36Bon, c'était une manière
00:46:37de...
00:46:37Non, c'est une blague.
00:46:45On a longtemps
00:46:46de ce chiffre.
00:46:47C'est de vos courses.
00:46:48Voilà.
00:46:50Allez.
00:46:52Voilà.
00:46:53Elle est déchaînée
00:46:54sur les nains de flore,
00:46:55Sophie.
00:46:56Voilà.
00:46:57Bon, c'était
00:46:57un petit pas de côté.
00:46:59Un petit clin d'œil.
00:47:00C'est important.
00:47:01Ça fait partie
00:47:01de notre vie
00:47:05dans les nains de la disco.
00:47:06J'aimais bien l'indien.
00:47:07Oui, l'indien.
00:47:08Confidence pour confidence.
00:47:09Et en fait,
00:47:10ils ont reproduit.
00:47:10Je vais être complètement ringard.
00:47:11Je veux dire que c'est meilleur
00:47:12que la musique qu'on entend
00:47:13aujourd'hui.
00:47:15Ben oui.
00:47:15Enfin, majoritairement.
00:47:16On en a très bâti
00:47:17de lui rendre hommage.
00:47:18C'est la question
00:47:19qu'on doit se poser.
00:47:20Je pense que oui.
00:47:21C'est sa musique de campagne.
00:47:23De qui, pardon ?
00:47:24Ben al-Dogne.
00:47:25Il va faire un tweet.
00:47:26La musique de campagne.
00:47:27Alors, commençons.
00:47:28La présidentielle
00:47:29aura lieu les 18 avril
00:47:30et 2 mai.
00:47:31Bruno Retailleau
00:47:32est très en colère.
00:47:34Et pour cause,
00:47:34il estime que le 1er mai,
00:47:36il va y avoir
00:47:36tous les défilés
00:47:39dans la rue,
00:47:40défilés du 1er mai.
00:47:43est-ce qu'il a raison
00:47:44ou pas
00:47:45en disant
00:47:45que ça va être
00:47:46une promotion énorme
00:47:47pour une union de la droite ?
00:47:49Ségolène Royal lui répond
00:47:50que ça peut aussi...
00:47:50L'union de la gauche.
00:47:51L'union de la gauche.
00:47:53J'ai ma langue à fourcher.
00:47:55Et Ségolène Royal lui répond
00:47:57que, en fait,
00:47:58ça peut être aussi
00:47:59l'inverse.
00:48:00s'il y a du chaos
00:48:01et des provocations
00:48:05et que, normalement...
00:48:06C'est une très mauvaise image
00:48:07la veille de l'élection.
00:48:08Et enfin, la loi,
00:48:09dit-elle...
00:48:09Pourquoi qui choisit cette date ?
00:48:11Le président de la République.
00:48:12Le président par décret.
00:48:13La loi prévoit
00:48:14l'arrêt de la campagne
00:48:15le vendredi soir à minuit.
00:48:17Ce besoin de sérénité
00:48:18et la raison,
00:48:19Ségolène Royal,
00:48:20dans une élection
00:48:20forcément tendue,
00:48:21n'est pas compatible
00:48:22avec des manifestations
00:48:23du 1er mai.
00:48:23Alors, justement,
00:48:25Valérie,
00:48:25qui décide ça ?
00:48:26C'est le président.
00:48:28Alors, c'est le président.
00:48:29Donc, il a une volonté.
00:48:30Non, il y avait deux dates.
00:48:31Il y avait deux dates
00:48:32qu'il pouvait choisir.
00:48:3211 et 25 avril
00:48:33ou 18 avril et 2 mai.
00:48:36Il a choisi ça.
00:48:37C'est quand même
00:48:37ça qu'il laissait parler.
00:48:38Il n'a pas choisi ça.
00:48:39Il n'a pas choisi ça.
00:48:40En fait, comment ça s'est passé ?
00:48:41C'est le ministre de l'Intérieur
00:48:42qui a fait des consultations
00:48:44auprès de tous les candidats
00:48:45déclarés.
00:48:46Il y en a eu 24 des candidats.
00:48:47Il a reçu les 24 candidats.
00:48:49Il a échangé
00:48:50avec les 24 candidats,
00:48:51donc avec Bruno Retailleux aussi,
00:48:52qui a dû faire valoir
00:48:53ses arguments
00:48:54sur le fait que ces dates
00:48:55ne lui convenaient pas.
00:48:56Mais il n'a pas été entendu.
00:48:57Il n'a pas été entendu.
00:48:58D'autres ont sans doute été entendus.
00:49:00Après,
00:49:01de traduction républicaine,
00:49:02normalement,
00:49:03les élections,
00:49:03le deuxième tour
00:49:04de l'élection présidentielle,
00:49:05il faudrait vérifier,
00:49:06mais je suis quasiment sûr,
00:49:07sur la Ve République,
00:49:08a toujours eu lieu
00:49:09au mois de mai.
00:49:11Au mois de mai,
00:49:11le deuxième tour.
00:49:12Non, mais ce n'est pas lié
00:49:13au mois de mai,
00:49:13c'est lié à des délais.
00:49:14Avec les...
00:49:15C'est pour ça qu'avancé
00:49:17aussitôt l'élection
00:49:18au mois d'avril,
00:49:19il y avait un autre sujet
00:49:20de, je crois savoir,
00:49:21c'était qu'il y avait
00:49:22des vacances scolaires
00:49:26donc c'est pour ça
00:49:26que le choix qui a été fait
00:49:27était le 18 avril
00:49:30et 2 mai.
00:49:31Après,
00:49:32c'est ni l'une ni l'une
00:49:33des attaques.
00:49:35Oui, mais enfin,
00:49:35bon, les vacances,
00:49:36il faut arrêter,
00:49:37on n'a plus de...
00:49:37Non, c'est compliqué
00:49:38de voter,
00:49:39ils veulent que...
00:49:39Oui, mais on peut voter
00:49:40pas correspondance aussi.
00:49:41Oui, mais les gens
00:49:41ne le font pas.
00:49:42Quand vous êtes en vacances
00:49:43de Pâques...
00:49:45Non, c'est vrai, c'est vrai.
00:49:46Non, non,
00:49:46quand vous êtes avec vos enfants...
00:49:48Enfin, qu'est-ce que ça veut dire
00:49:49de ne pas voter
00:49:49quand on est avec ses enfants ?
00:49:50Mathias Leboeuf.
00:49:52Oui, mais je trouve que
00:49:56c'est plutôt en sa faveur,
00:49:58enfin, en tout cas,
00:49:58en la faveur de la droite.
00:50:00Moi, je pense qu'une mobilisation
00:50:02le 1er mai unitaire de la gauche
00:50:06servira de repoussoir
00:50:08à tout le camp d'en face
00:50:10et servira...
00:50:11Ça va exacerber les extrêmes.
00:50:13Oui, mais ça va mobiliser à droite,
00:50:16je pense, bien plus radicalement...
00:50:18Je ne suis pas sûre
00:50:18que ça ne mobilise pas à gauche.
00:50:19Il y a quand même une idée importante
00:50:21dans l'argument de Bruno Retailleau
00:50:24qui est de considérer tout de même
00:50:26que ça peut perturber
00:50:28le débat démocratique
00:50:30par un autre aspect
00:50:32et qui peut survaloriser,
00:50:34en effet,
00:50:36la sociale, entre guillemets,
00:50:37dans un moment
00:50:38où les politiques
00:50:40font valoir d'abord
00:50:42leurs arguments.
00:50:43Voilà, c'est...
00:50:44Et c'est une forme de parasitage,
00:50:46voilà,
00:50:47de télescopage qui vient parasiter,
00:50:48qui peut être nuisible.
00:50:49Moi, j'entends ce que dit Bruno Retailleau.
00:50:51Oui.
00:50:51Alors, il y a déjà eu
00:50:52un deuxième tour
00:50:53de l'élection présidentielle
00:50:54de la Vème République
00:50:57au mois d'avril.
00:50:58C'est arrivé une seule fois
00:50:59en 2022,
00:51:00premier tour 10 avril,
00:51:01et pour cause,
00:51:02on s'en souvient,
00:51:02deuxième tour 24 avril,
00:51:05remporté par Emmanuel Macron
00:51:08et toutes les autres présidentielles
00:51:10au suffrage universel
00:51:12ont eu lieu au mois de mai.
00:51:14Le second tour
00:51:15avait eu lieu au mois de mai.
00:51:17Après, vous auriez pu décaler
00:51:19d'une semaine.
00:51:19On aurait pu décaler d'une semaine.
00:51:20Vous auriez eu le même problème.
00:51:21Il y avait le 8 mai.
00:51:22Donc, vous auriez eu
00:51:23des manifestations commémoratives.
00:51:26Mais ce n'est pas de même nature.
00:51:27Oui, mais c'est politique aussi.
00:51:28Donc, bon, là, c'est à la...
00:51:30Oui, mais...
00:51:31C'est consensuel, normalement.
00:51:32Le 8 mai, c'est le 8 mai 45.
00:51:34Oui, mais vous devez inviter
00:51:35des personnalités politiques,
00:51:36pour le coup.
00:51:36Oui, mais il n'y a pas de débat.
00:51:37Donc, vous ne faites pas valoir
00:51:38des arguments.
00:51:39C'est peu quand même.
00:51:40Mais là, c'est pas des débats aussi.
00:51:43C'est la fête du travail
00:51:44avec des syndicats...
00:51:45Avec des arguments...
00:51:47Avec des syndicats
00:51:48qui sont amenés à se mobiliser.
00:51:50Donc, bon, c'est compliqué.
00:51:51Il ne restera que deux candidats
00:51:53à ce moment-là.
00:51:54Oui.
00:51:55Donc, le tri aura été fait
00:51:56par les Français.
00:51:57Les Français,
00:51:58ce sera 50-50 à cette période-là.
00:52:01Ouh là !
00:52:02Bah oui.
00:52:02Optimiste, ça.
00:52:03Et du coup, les législatives...
00:52:03Bah si !
00:52:04C'est pas optimiste.
00:52:05Il n'y en aura que deux.
00:52:06Mais les législatives
00:52:08ont lieu ensuite un mois
00:52:09ou deux mois après ?
00:52:09Les législatives,
00:52:10est-ce que le président,
00:52:11normalement, oui,
00:52:12va dissoudre l'Assemblée nationale ?
00:52:13Parce que je vous rappelle
00:52:13qu'on a eu des législatures anticipées.
00:52:15Donc, c'était en 2024.
00:52:16Normalement, une nouvelle législative
00:52:18aura lieu en 2029.
00:52:19Il faut que le président de la République,
00:52:20donc qui va...
00:52:21Ou la président de la République,
00:52:22dissoudre l'Assemblée nationale.
00:52:24Mais ça va arriver...
00:52:25Bah, juin, juillet.
00:52:27Donc, ça va tomber
00:52:27pendant les vacances.
00:52:28Non, mais, Valérie,
00:52:29Valérie,
00:52:30oui, oui, à peu près.
00:52:30L'argument...
00:52:31L'argument vient de faire valoir
00:52:33Gilles Gansman
00:52:34me paraît très pertinent.
00:52:35C'est-à-dire l'idée
00:52:36qu'on se retrouve
00:52:37dans une configuration politique
00:52:38très précise
00:52:39qui est l'opposition
00:52:40entre deux candidats.
00:52:41On est dans le dernier moment.
00:52:44Et la manifestation
00:52:45ou les manifestations
00:52:47de la veille du second tour
00:52:49peuvent avoir
00:52:50un poids très important.
00:52:51C'est ça, l'argument
00:52:52de Bruno Retailleau.
00:52:53Il est au moins entendable.
00:52:55Il a raison.
00:52:56Si vous avez Mélenchon,
00:52:57Bardella,
00:52:57vous avez déjà fait votre choix.
00:52:59Si c'est Mélenchon,
00:53:00que c'est Bardella,
00:53:01c'est pas une manif
00:53:02qui va changer.
00:53:03Tout peut arriver.
00:53:03En tout cas...
00:53:04Ça aura un impact,
00:53:05mais on ne sait pas
00:53:05dans quel sens, en fait.
00:53:07Convenez tous
00:53:08parce qu'il y a aussi
00:53:09les arguments d'Alexis
00:53:10qui sont techniques
00:53:10par rapport aux exigences
00:53:11de délai.
00:53:12Bon, c'est compliqué
00:53:13de décider.
00:53:13Oui, c'est compliqué, bien sûr.
00:53:15Moi, je n'ai pas
00:53:15de religion définitive.
00:53:16J'écoute ce que disent
00:53:17les uns et les autres.
00:53:18Et je trouve que c'est pertinent
00:53:19ce que dit Bruno Retailleau
00:53:20sur le risque
00:53:21d'une dérive le samedi
00:53:22alors que le lendemain,
00:53:23on va voter
00:53:24et que ça peut faire
00:53:24basculer une élection.
00:53:25C'est certain
00:53:26que je ne suis pas sûr
00:53:27que ça joue en faveur
00:53:28de la gauche.
00:53:29Peut-être, Mathias.
00:53:30Retailleau a d'autant plus raison
00:53:31que les arguments
00:53:32qui vont être donnés
00:53:33et la voix qui va être donnée,
00:53:35c'est ceux qui font
00:53:37cette manifestation
00:53:38le 1er mai.
00:53:39Donc là, la parole
00:53:40est au syndicat
00:53:41et à la gauche
00:53:41le 1er mai.
00:53:43Donc c'est leur donner
00:53:44un avantage.
00:53:45C'est leur donner
00:53:45un avantage.
00:53:46C'est à ce moment-là
00:53:46où le rassemblement
00:53:48allait faire le gendarme.
00:53:50Ça peut jouer
00:53:51comme repoussoir.
00:53:52Il y a des tas de gens
00:53:53qui s'y tromperont peut-être
00:53:55et qui vont se dire
00:53:55ok, la gauche est dans la rue,
00:53:58c'est la merde.
00:53:58Si il y a des blablables,
00:54:00vous avez raison.
00:54:01C'est la merde,
00:54:02on votera.
00:54:03Bon, on se retrouve...
00:54:05Après, il y a quand même
00:54:05une question,
00:54:06c'est pourquoi on a autant tardé
00:54:07je trouve à donner cette date
00:54:08et à la fin de passer.
00:54:09Vous avez une explication ?
00:54:10Je ne sais pas du tout.
00:54:11Parce que je pense
00:54:11qu'Elysée a dû sous-peser
00:54:13justement tous les aspects.
00:54:15Oui, mais là,
00:54:15franchement,
00:54:16c'est très tard
00:54:17par rapport à ça.
00:54:17Non, Mitterrand et Chirac
00:54:19l'avaient donné aussi
00:54:21très très tard.
00:54:22Enfin, en tout cas,
00:54:23c'était dans un sujet
00:54:24de BFMI.
00:54:24Le 8 mai pour le second tour
00:54:26aurait été beaucoup moins
00:54:28polémique.
00:54:29C'était très bien.
00:54:29On se retrouve
00:54:31dans un instant
00:54:32avec vous.
00:54:33On va parler
00:54:33du congé parental,
00:54:35du plus congé maternité.
00:54:37Des congés paternité.
00:54:39Paternité,
00:54:40il faut sortir
00:54:40de l'État-providence,
00:54:41a dit Bruno Le Maire
00:54:42ce matin sur Sud Radio.
00:54:44Qu'en pensez-vous
00:54:45à tout de suite ?
00:54:4610h midi,
00:54:47mettez-vous d'accord.
00:54:48Valérie Expert.
00:54:49Et nous sommes ensemble
00:54:51pour commenter l'actualité.
00:54:53Alors ce matin,
00:54:53écoutez Bruno Le Maire
00:54:55qui parlait de l'État-providence.
00:54:57Il faut en finir
00:54:57avec l'État-providence.
00:54:59Il répondait aux questions
00:55:00de Jean-François Ackilly.
00:55:01Notre modèle
00:55:02est en bout de course.
00:55:03Il est à bout de souffle.
00:55:05Et donc l'objectif,
00:55:06ce n'est pas de faire
00:55:06une réforme ici
00:55:07ou une réforme là.
00:55:07C'est d'anticiper
00:55:09et de proposer
00:55:11un nouveau modèle
00:55:12qui garantisse
00:55:13la prospérité
00:55:14aux Français
00:55:14et l'autorité de l'État
00:55:16partout sur le territoire.
00:55:17Vous dites
00:55:18qu'on manque d'argent.
00:55:19Oui.
00:55:19Parce que nous vivons
00:55:21depuis des décennies
00:55:22et des décennies
00:55:22sur un État-providence.
00:55:24C'est-à-dire
00:55:25cette idée
00:55:26qu'en France,
00:55:27l'État doit pourvoir
00:55:28à absolument tout.
00:55:30Il doit tout rendre gratuit.
00:55:32Il doit distribuer
00:55:33des subventions.
00:55:34Il doit distribuer
00:55:35des aides sociales
00:55:36à tout le monde.
00:55:37Et tout ça
00:55:37financé sur le dos
00:55:38de ceux qui travaillent.
00:55:39l'État-providence,
00:55:41nous devons
00:55:42en tourner la page.
00:55:44Nous devons
00:55:44tourner la page
00:55:45de l'État-providence
00:55:46pour construire
00:55:47un autre État
00:55:47qui va se concentrer...
00:55:49ce monsieur,
00:55:51il a été
00:55:52un ministre
00:55:54de l'économie
00:55:55pendant...
00:55:56Et des finances.
00:55:57Pendant 7 ans.
00:55:59Il y a des gens
00:56:00qui osent tout
00:56:01et c'est même à ça
00:56:02qu'on les reconnaît.
00:56:03Moi, je suis...
00:56:04C'est facile.
00:56:05C'est facile.
00:56:05Non, non, mais très facile.
00:56:07Traitez-le de con
00:56:08pour vous dire.
00:56:09C'est au bout de la phrase.
00:56:11C'est tout son fait.
00:56:11C'est franchement.
00:56:12C'est pas sérieux.
00:56:12Non, non, non.
00:56:13Je ne pense pas du tout
00:56:14que Bruno Le Maire
00:56:15soit con,
00:56:15mais je pense qu'il nous prend
00:56:16pour des cons.
00:56:17Parce que voilà quelqu'un
00:56:19qui a été ministre
00:56:20de l'économie
00:56:21pendant des années,
00:56:22qui a été la personne
00:56:23qui a mis en place
00:56:25la politique
00:56:25du quoi qu'il en coûte
00:56:26et qui a arrosé
00:56:28par milliards
00:56:28et qui a sauvé
00:56:29l'économie française au départ.
00:56:30Qui a sauvé
00:56:30l'économie française.
00:56:31Oui, absolument.
00:56:32Thierry, comment tu peux dire ça ?
00:56:34T'as vu l'état de l'économie.
00:56:36Vous auriez râlé
00:56:37comme personne
00:56:38si on n'avait pas sauvé
00:56:39les commerçants
00:56:40et les entreprises.
00:56:41Il a arrosé
00:56:43de milliards
00:56:44les entreprises
00:56:44et notamment
00:56:45les restaurants
00:56:46qui au passage
00:56:47ont pris les prêts,
00:56:49se sont empêchés
00:56:49de fermer
00:56:50pour réouvrir ensuite
00:56:51sous un autre nom
00:56:53de société.
00:56:53Pas tous.
00:56:54Pas tous,
00:56:55mais enfin,
00:56:55c'est colossal.
00:56:59Tout le monde
00:56:59en a profité
00:57:00dans ce pays
00:57:00et maintenant
00:57:01tout le monde pleure.
00:57:02C'est magnifique.
00:57:02La dette française
00:57:02est abyssale
00:57:04en partie
00:57:05à cause de Bruno Le Maire
00:57:07et il vient donner
00:57:08des leçons
00:57:08aujourd'hui
00:57:09sur l'état providence.
00:57:11que je connais bien.
00:57:12Je peux intervenir.
00:57:13Un sujet
00:57:13que je connais bien.
00:57:14Si c'est pas prendre
00:57:15les gens pour des cons ça,
00:57:16c'est quand même...
00:57:17Je peux comprendre
00:57:19ce type de discours
00:57:19mais quand on fait attention
00:57:21vraiment aux choses,
00:57:22c'est pas du tout
00:57:22ce qu'on voit.
00:57:23On voit
00:57:24un ministre des Finances
00:57:25qui n'a pas cessé
00:57:26d'alerter
00:57:27et qui se faisait
00:57:28taper sur les doigts.
00:57:30Je l'ai vu,
00:57:30j'étais dans son bureau
00:57:31avec 5 chefs d'entreprise.
00:57:32Il était pratiquement
00:57:33en larmes
00:57:34parce qu'on râlait
00:57:34en disant que tout
00:57:35le modèle social
00:57:36dépendait sur le travail,
00:57:38pesé sur le travail.
00:57:39Il m'a dit
00:57:39je ne peux rien faire.
00:57:40Pourquoi n'a-t-il pas démissionné ?
00:57:42Pour alerter ?
00:57:43Pourquoi n'a-t-il pas eu
00:57:44le pannage de démissionner ?
00:57:46Je vais aller jusqu'au bout.
00:57:47Il m'a dit
00:57:47je peux démissionner.
00:57:49Effectivement,
00:57:49il y en aura un autre
00:57:50qui va faire la même chose
00:57:51à la seconde.
00:57:52J'essaie de me battre.
00:57:53Mais non,
00:57:53il a essayé de se battre.
00:57:54Ensuite de ça,
00:57:55il est allé voir Macron
00:57:57et Macron lui a dit
00:57:58je te nomme
00:57:59Premier ministre
00:58:00qui est quand même extraordinaire.
00:58:02Et il a dit
00:58:02Premier ministre,
00:58:03d'accord,
00:58:03mais je veux garder les finances
00:58:04parce qu'on ne peut faire
00:58:05quelque chose aux finances
00:58:06que si on est Premier ministre
00:58:08ou si on a l'accord
00:58:09du Premier ministre.
00:58:10On n'a aucun pouvoir.
00:58:12Et donc,
00:58:13il est parti,
00:58:13il a dit non
00:58:14et il a dit non
00:58:16donc il n'a pas été
00:58:16Premier ministre.
00:58:18Ce type est vraiment
00:58:21un type bien
00:58:22qui essaie de...
00:58:23Mais si,
00:58:24alors il ne donne pas des leçons.
00:58:25Il est en train
00:58:25désespéré d'expliquer
00:58:27tout ce qu'il aurait aimé dire
00:58:28beaucoup plus
00:58:29pendant son mandat.
00:58:30Moi, je suis désolée,
00:58:31ce n'est pas lui
00:58:32que je pointerais du doigt.
00:58:33Bon, du doigt.
00:58:34Non, non,
00:58:34mais il se trouve
00:58:35qu'il était invité ce matin.
00:58:36Il était impuissant.
00:58:36Mais si vous voulez,
00:58:37dans un moment
00:58:38ce matin,
00:58:39si vous réécoutez l'interview
00:58:41qui définit l'État-providence,
00:58:43il propose la création
00:58:44d'un commissariat
00:58:44à l'adaptation climatique.
00:58:46Enfin, franchement,
00:58:47on a besoin d'un machin
00:58:48comme ça.
00:58:49Alors, ça, je ne suis pas d'accord.
00:58:49On est...
00:58:51C'est incohérent.
00:58:52C'est...
00:58:52Surtout pas la machin.
00:58:53Franchement,
00:58:54moi, je le trouve nul.
00:58:58Vraiment.
00:58:58Et je pense
00:58:59qu'il devrait se concentrer
00:59:00sur les renflements bruns
00:59:02et la littérature.
00:59:03Et si, si,
00:59:04franchement,
00:59:06il est nul de chez nul.
00:59:08Non, il est très moins avancé.
00:59:10Il a dit
00:59:10une énormité.
00:59:11Il a dit
00:59:11à propos de ce commissariat
00:59:12qu'il aurait vocation
00:59:13à réfléchir
00:59:13à toutes les mesures nécessaires
00:59:15à les évaluer,
00:59:15à les mettre en œuvre
00:59:17de manière organisée.
00:59:18Alors, bon sang.
00:59:19Je veux juste faire
00:59:20un petit méa culpa.
00:59:21Enfin, pas un méa culpa.
00:59:22Je veux faire
00:59:23un petit rectificatif.
00:59:24Hier, j'ai dit
00:59:26que l'hôpital Pompidou
00:59:27avait reçu 300 climatiseurs
00:59:29et qu'il y en avait
00:59:30une cinquantaine
00:59:31qui avaient disparu.
00:59:32La PHP,
00:59:33donc l'assistance publique,
00:59:34dément formellement.
00:59:35Les ennemis de Paris.
00:59:37Ils démentent formellement.
00:59:38Donc, je suis ravie
00:59:39que ces climatiseurs
00:59:40n'aient pas disparu.
00:59:41Alors, comment avez-vous
00:59:42ici à ta faute ?
00:59:43Écoutez, je me suis promenée
00:59:44dans les couloirs.
00:59:45J'avais un rendez-vous.
00:59:46C'est ce que j'ai dit.
00:59:47Je me suis promenée
00:59:47dans les couloirs
00:59:48et il se trouve que je connais
00:59:48un certain nombre de médecins là-bas
00:59:50et que j'ai fait une petite enquête
00:59:51sur la clim, etc.
00:59:53Et qu'ils sont plusieurs
00:59:55à me l'avoir dit, ça.
00:59:56Et le canard enchaîné...
00:59:57Ils ne les ont pas touchés.
00:59:58Ils ne les ont pas eus.
00:59:59Mais s'ils les ont eus.
01:00:00Peut-être qu'ils les ont perdus.
01:00:01Oui, certains ne les ont pas vus.
01:00:02Donc, je pense qu'il y a eu des...
01:00:04Voilà.
01:00:04Ça prouve de la bonne organisation
01:00:05de l'hôpital.
01:00:06Mais j'ai posé la question
01:00:07à plusieurs personnes.
01:00:09Donc, c'est pour ça
01:00:09que ça m'étonne.
01:00:10Et le canard enchaîné
01:00:11qui est paru hier soir
01:00:13avait la même information.
01:00:14Aujourd'hui, oui.
01:00:15Oui, mais hier soir
01:00:16avait la même information que moi.
01:00:17Et je vois un tweet aussi
01:00:19de quelqu'un qui dit
01:00:20ce matin, le roi Merlin à Sainte
01:00:21a reçu des clims.
01:00:23Arrivé sur place, plus rien.
01:00:25Tout le stock a été réquisitionné
01:00:26par la préfecture
01:00:27pour les hôpitaux publics.
01:00:29C'est bien.
01:00:29Alors, formidable.
01:00:30Mais encore une gestion
01:00:31dans l'urgence
01:00:32au lieu d'anticiper.
01:00:34Enfin, on est...
01:00:38Ça, on peut en parler
01:00:38avec les écolos
01:00:39qui ont déposé
01:00:40la motion de censure
01:00:40à l'Assemblée nationale.
01:00:41Mais simplement,
01:00:42pour revenir sur Bruno Le Maire,
01:00:45d'abord, l'État Providence,
01:00:46c'est quoi ?
01:00:46C'est un État qui vous protège
01:00:48de votre naissance
01:00:49à votre mort en France.
01:00:51Bon.
01:00:52On peut...
01:00:52Il y a deux débats.
01:00:53D'abord, il y a le débat
01:00:53de savoir si Bruno Le Maire
01:00:55est responsable de la dette.
01:00:57Moi, je pense que...
01:00:58Non, non.
01:00:59Quand vous êtes aux responsabilités...
01:01:00L'éco-responsable.
01:01:01Voilà.
01:01:01Vous avez une certaine forme
01:01:02de responsabilité.
01:01:03Et on peut en parler.
01:01:04Il a été ministre de l'économie
01:01:06combien de temps ?
01:01:06C'est quand même le ministre
01:01:09qui nous dit
01:01:10qu'il faut baisser,
01:01:11qui a été pendant 7 ans,
01:01:12qu'il faut baisser les dépenses,
01:01:13mais qui a tenu le chéquier
01:01:14pendant 7 ans.
01:01:15C'est ça.
01:01:15Voilà.
01:01:15Il a fait l'échec.
01:01:16Mais après, on peut en parler
01:01:18parce que moi,
01:01:18je ne suis pas d'accord
01:01:18avec Mathias.
01:01:19Combien de milliards de déficits
01:01:20c'est milliers ?
01:01:21Heureusement qu'ils ont aidé
01:01:22les gens pendant le Covid.
01:01:23Moi, j'étais chef d'entreprise
01:01:24à l'époque.
01:01:25Je peux vous dire,
01:01:25heureusement qu'ils nous ont aidé,
01:01:26qu'ils ont mis
01:01:26des mécanismes en place.
01:01:27C'est la vérité.
01:01:29Je ne dis pas
01:01:31qu'il ne fallait pas aider.
01:01:32Je dis que la logique
01:01:34du quoi qu'il en coûte
01:01:36était primordiale.
01:01:38Elle a été primordiale
01:01:39à l'époque.
01:01:40Mais ça, on peut en parler.
01:01:41On peut en parler.
01:01:42Maintenant, lui...
01:01:42Oui, mais on ne parle pas de...
01:01:44C'est-à-dire,
01:01:45on peut en parler,
01:01:45mais on n'en dit rien.
01:01:47Le nombre de restaurateurs
01:01:48qui ont pris les prêts,
01:01:49qui ont déposé le bilan...
01:01:50Ça, je n'aime pas
01:01:51les généralités des gens.
01:01:53Il y en a qui ont pris les prêts
01:01:54et qui en avaient vraiment besoin,
01:01:55qui ont tenu le choix.
01:01:56Il y en a qui ont pris les prêts.
01:01:59Il y en a qui ont pris les prêts
01:02:01et qui ont fermé
01:02:01parce qu'ils n'avaient vraiment
01:02:03aucune possibilité
01:02:04de savoir autrement.
01:02:05Mais juste pour...
01:02:06Attendez, laissez terminer.
01:02:07Juste sur Bruno Le Maire,
01:02:08sur le fait qu'il a été
01:02:11l'homme du quoi qu'il en coûte,
01:02:12tout ce que vous voulez,
01:02:13aujourd'hui,
01:02:14qu'il vienne nous dire
01:02:15qu'il faut mettre fin
01:02:16à l'État-providence
01:02:16pour mettre en place
01:02:18un État régalien.
01:02:19C'est-à-dire,
01:02:20si j'ai bien compris...
01:02:20Il s'est rendu compte.
01:02:21C'est un État protecteur.
01:02:22Il veut vraiment faire
01:02:23que l'État fasse que la sécurité
01:02:25et la justice.
01:02:26Une mission régalienne.
01:02:26Moi, franchement,
01:02:27je vais vous dire,
01:02:28ça me gêne.
01:02:29Ça me gêne parce que
01:02:29quand vous êtes dans un État
01:02:30comme la France,
01:02:31vous n'êtes pas obligés
01:02:32de mettre fin à l'État-providence.
01:02:34Vous pouvez l'actualiser,
01:02:35le moderniser,
01:02:36mais heureusement,
01:02:36c'est un modèle qui est formidable.
01:02:37Le modèle providence,
01:02:39quand vous avez des problèmes,
01:02:41vous êtes aidé par l'État
01:02:42par rapport à la...
01:02:43Mais si, à la santé.
01:02:44Ça aide des gens.
01:02:45Quand vous avez des problèmes
01:02:46au travail,
01:02:46vous êtes aidé par l'État.
01:02:47Ça dépend ce qu'on met
01:02:47dans la providence.
01:02:49Il y a un manque de affaires.
01:02:51Dire qu'on met fin
01:02:52à la providence,
01:02:53c'est du coup punir.
01:02:54Est-ce que je peux dire un moment ?
01:02:54Est-ce que Thierry peut parler ?
01:02:57Moi, je trouve Bruno Le Maire
01:03:00à Bruno Le Maire
01:03:00beaucoup de qualités
01:03:01et notamment stylistiques.
01:03:03Mais enfin,
01:03:03ça reste un énorme techno
01:03:05et il en a fait
01:03:05la démonstration ce matin.
01:03:07Moi, j'attends
01:03:08un politique
01:03:10avec une vision
01:03:11pour la France.
01:03:12Et à cet égard,
01:03:13moi, la seule chose
01:03:13que je voudrais dire,
01:03:14c'est mon sentiment,
01:03:15mon opinion politique,
01:03:17mes valeurs,
01:03:18il faut être conscient
01:03:20du fait que la France
01:03:21a un héritage
01:03:22qui marche
01:03:24notamment depuis la guerre,
01:03:26la guerre de 40,
01:03:27la Deuxième Guerre mondiale,
01:03:28sur deux pieds
01:03:29et qui est un des héritages
01:03:30du gaullisme.
01:03:31On a à la fois d'un côté
01:03:32un État-providence
01:03:33qui s'est considérablement développé
01:03:35et c'est formidable
01:03:36parce qu'il apporte énormément
01:03:37celle de la sécurité sociale
01:03:38c'est tous les droits sociaux.
01:03:40Mais cet État-providence,
01:03:42et c'est ça l'enjeu,
01:03:43c'est ça la vision que j'attends
01:03:44et que je n'ai pas entendu
01:03:45ce matin chez Bruno Le Maire,
01:03:47c'est que cet État-providence
01:03:48ne peut être financé
01:03:49qu'à partir du moment
01:03:50où nous avons une économie
01:03:51de puissance,
01:03:51une économie forte,
01:03:53c'est-à-dire le business,
01:03:54les entreprises,
01:03:55le profit,
01:03:56y compris le monde
01:03:56de la finance.
01:03:57Attends, laisse-moi finir
01:03:58si tu permets.
01:03:59Il faut que ces gens-là,
01:04:00et c'est ça que j'attends
01:04:01d'un politique
01:04:01pour la présidentielle,
01:04:02c'est qu'ils nous disent
01:04:03qu'il faut relancer
01:04:04l'économie
01:04:05et les entreprises françaises.
01:04:06Car le problème,
01:04:07c'est que notre État-providence,
01:04:09c'est ça la réalité,
01:04:10il n'a pas dit ce matin
01:04:11Bruno Le Maire,
01:04:13c'est que notre État-providence,
01:04:14il a été financé
01:04:15sur des années de croissance.
01:04:16Nous ne sommes plus en croissance,
01:04:18ni démographique,
01:04:19ni économique.
01:04:20C'est ça la clé
01:04:21de la présidentielle,
01:04:22une des clés en tout cas
01:04:23à mon avis,
01:04:23pour l'avenir de la France.
01:04:24Et là, je n'entends pas,
01:04:27je n'entends pas,
01:04:28pour l'instant,
01:04:29à part peut-être
01:04:30un peu Bruno Rotaillot
01:04:31ou David Listard,
01:04:32peut-être,
01:04:32mais de politiques nous dire
01:04:33qu'ils vont d'abord
01:04:35privilégier l'entreprise
01:04:36et relancer l'entreprise.
01:04:38C'est fondamental.
01:04:39Il n'y a pas d'État-providence
01:04:40sans financement
01:04:41de l'État-providence.
01:04:42Il faut les deux.
01:04:43On va en reparler
01:04:44dans un instant.
01:04:44Je vous redonne la parole,
01:04:45c'est un sujet qui vous passionne.
01:04:46Et le maire là-dessus
01:04:47n'a pas dit grand-chose.
01:04:48Absolument.
01:04:48A tout de suite.
01:04:5010h midi,
01:04:51mettez-vous d'accord
01:04:52Sud Radio
01:04:54Parlons vrai
01:04:56mettez-vous d'accord
01:04:57Valérie Expert
01:04:59Alors,
01:05:01on parle de Bruno Le Maire
01:05:03de l'État-providence.
01:05:04Oui, justement.
01:05:06Il y en a en politique
01:05:07qui sont absolument d'accord
01:05:09avec lui
01:05:09sur la suppression
01:05:10de l'État-providence.
01:05:11Je peux vous dire
01:05:11qu'on recevait Sarah Clacot
01:05:13et David Listard.
01:05:14ça ne supprimerait pas
01:05:14la réalité sociale du pays.
01:05:16Vous n'avez pas
01:05:17la rayée d'un trait de plume.
01:05:18Ce que je veux dire,
01:05:19c'est pas l'État-providence.
01:05:21C'est supprimer
01:05:22tous les machins,
01:05:22les agences,
01:05:23les trucs.
01:05:23Non, supprimer les machins,
01:05:24les machins,
01:05:24ils sont là
01:05:25pour faire la providence.
01:05:26Ça, c'est autre chose.
01:05:27Ils sont là pour ça.
01:05:28Donc, quand il y a ça,
01:05:29il faut un changement
01:05:30de mentalité.
01:05:31Il faut que les politiques
01:05:32contribuent
01:05:33parce que les Français
01:05:33sont responsables
01:05:34de tout demander
01:05:35à l'État.
01:05:36Absolument tout.
01:05:37On réclame
01:05:38des congés en plus,
01:05:39on peut en reparler.
01:05:41On réclame
01:05:43des protections
01:05:44supplémentaires.
01:05:45Les syndicats
01:05:46font la grève
01:05:47quand il y a de la clim
01:05:48pour qu'on arrête
01:05:48de bosser.
01:05:50Ce n'est pas possible.
01:05:51Et moi,
01:05:52j'étais étonnée.
01:05:52Il s'est passé quelque chose
01:05:54quand le mouvement éthique
01:05:55a reçu
01:05:56les deux
01:05:57qui ne se connaissaient
01:05:58pas vraiment
01:05:58et qui n'ont pas...
01:06:00On sent bien
01:06:00que vous voulez mettre
01:06:01en selle
01:06:01Knafo et Lysnard
01:06:03pour la présidentielle.
01:06:04Vous dites ça
01:06:04et ils sont concouvantes.
01:06:05Ils sont concouvantes.
01:06:06Ce n'est pas le problème.
01:06:07C'est que c'est le seul
01:06:08des libéraux.
01:06:10Nous,
01:06:10on n'a pas voulu
01:06:11parler politique.
01:06:12On n'en a pas parlé.
01:06:12On n'a pas parlé
01:06:13de l'immigration.
01:06:13C'est le fond
01:06:14de la gestion
01:06:14de la politique.
01:06:15Je vous en prie,
01:06:16allez-y.
01:06:16Allez-y,
01:06:17Sophie.
01:06:17Et je trouve
01:06:18qu'il s'est passé
01:06:19quelque chose
01:06:19parce que les gens
01:06:20qui étaient là
01:06:21ne voulaient plus,
01:06:22ils veulent qu'il y ait
01:06:23un socle commun
01:06:24à tous ceux
01:06:24qui se présentent
01:06:25à la présidence.
01:06:26C'est-à-dire que l'État
01:06:27s'occupe de ses missions
01:06:29régaliennes
01:06:29et qu'ils arrêtent
01:06:31de vouloir donner
01:06:32des aides aux entreprises
01:06:33pour avoir une clientèle.
01:06:35– Merci.
01:06:37Parce que justement,
01:06:38l'aide aux entreprises,
01:06:40le premier budget de l'État,
01:06:43c'est les entreprises.
01:06:45211 milliards.
01:06:45– Non.
01:06:46– Si, si, si.
01:06:47– Ce chiffre est trop.
01:06:48– Vous pouvez discuter
01:06:50sur le chiffre.
01:06:51Très bien.
01:06:51– C'est l'éducation.
01:06:52– Non, non, non.
01:06:54211 milliards par an.
01:06:55C'est un avancé l'interieur.
01:06:57– Je finis juste.
01:06:57– Il est faux.
01:06:58– On a un État
01:06:59qui se prend pour un banquier
01:07:01et qui est un banquier
01:07:02en faillite.
01:07:03L'État est un banquier
01:07:05en faillite.
01:07:06Tous les entrepreneurs
01:07:07sont d'accord pour dire
01:07:08que stop aux aides
01:07:09mais diminuez-nous
01:07:10le coût des charges,
01:07:11des impôts, des taxes
01:07:12qui tombent tous les matins.
01:07:13On a donc un changement
01:07:15de modalité
01:07:16et de rapport à l'État.
01:07:18Et ça, c'est fondamental.
01:07:19Et il s'est passé un truc,
01:07:20c'est qu'il y avait
01:07:21deux candidats
01:07:21qui ne sont pas sur les mêmes listes
01:07:23qui vont peut-être
01:07:23être concurrents,
01:07:24je n'en sais rien,
01:07:25mais qui étaient tous d'accord
01:07:26et les patrons étaient debout
01:07:28tellement ils sont d'accord
01:07:30avec le fait
01:07:31qu'il faut arrêter
01:07:32ces prévenitions.
01:07:32– C'est le pays
01:07:33qu'il faut convaincre.
01:07:34C'est tous les électeurs français,
01:07:35pas juste le monde
01:07:36de l'entreprise
01:07:37qui est en train
01:07:37de se réduire en plus.
01:07:38Vous faites bien
01:07:39votre mission,
01:07:40votre métier,
01:07:41mais pardon,
01:07:43nous parlons
01:07:43à tous les Français.
01:07:44– Mais je suis assez d'accord
01:07:45les Français.
01:07:45– Mais les Français,
01:07:46ils comprennent,
01:07:47mais ils restent attachés
01:07:49à leur sécurité sociale
01:07:50et à leur retraite.
01:07:52– Et c'est légitime,
01:07:53à leur système de santé,
01:07:55etc.
01:07:55– Mais il faudrait savoir
01:07:56que ça leur coûte
01:07:56quand ils vont à l'hôpital.
01:07:58– C'est ça autre chose.
01:07:59– Mais on n'arrête pas
01:08:00de le dire, Sophie,
01:08:00ce que je suis en train
01:08:01de vous dire d'une autre nature.
01:08:02Vous n'écoutez pas
01:08:03ce que je dis.
01:08:04Je vous dis juste
01:08:04que notre sujet à tous,
01:08:07c'est de convaincre
01:08:07tous les électeurs,
01:08:09les Français,
01:08:09dans cette campagne présidentielle
01:08:10et pas juste
01:08:11le petit noyau,
01:08:12même si c'est votre secteur,
01:08:13le petit noyau des entreprises.
01:08:15Évidemment,
01:08:15ils sont tous d'accord
01:08:16avec un lissnard libéral,
01:08:17mais il faut aller au-delà.
01:08:18Il faut être capable
01:08:19de convaincre tous les Français
01:08:20qu'un nouveau modèle
01:08:21d'entreprise promue
01:08:23et renforcée
01:08:24pour financer
01:08:25le modèle social,
01:08:26ça puisse marcher.
01:08:28Or là,
01:08:28ils n'ont rien à dire.
01:08:29Ils disent rien là-dessus.
01:08:30Ils sont bien plus nombreux
01:08:31à comprendre ça.
01:08:32Il y a les commerçants,
01:08:32les petits commerçants,
01:08:33les indépendants,
01:08:35la clignée.
01:08:35Même les ouvriers,
01:08:35vous savez.
01:08:36Tous les gens.
01:08:38C'est très bien,
01:08:39Sophie,
01:08:40d'avoir réuni,
01:08:41vraiment sincèrement,
01:08:42de faire ses moments politiques
01:08:43et tout.
01:08:44Après,
01:08:44objectivement,
01:08:45David Lissnard
01:08:46et Sarah Knafo,
01:08:47ils ne sont pas très éloignés
01:08:48de base.
01:08:49Heureusement qu'ils sont d'accord.
01:08:50Sur l'économie,
01:08:50en tout cas.
01:08:51Mais même sur la sécurité,
01:08:52pardon.
01:08:53Même sur la sécurité,
01:08:53sur l'immigration,
01:08:55sans doute aussi.
01:08:56Non, je ne crois pas.
01:08:57Lissnard a une autre vision
01:08:58sur l'immigration.
01:08:59Ils considèrent qu'elle est fondamentale,
01:09:00elle est nécessaire.
01:09:01Là où Sarah Knafo
01:09:02veut la contrôler à la Zemmour,
01:09:04d'une façon beaucoup plus répressive.
01:09:06Oui, mais enfin bon,
01:09:07pardon,
01:09:07mais ils sont quand même
01:09:08sur une ligne
01:09:09qui est un peu la même.
01:09:10Et c'est très intéressant.
01:09:11Économiquement, oui.
01:09:12Mais au-delà de ça,
01:09:13pardon,
01:09:13le débat,
01:09:14il ne va pas se jouer
01:09:15que sur les entreprises.
01:09:16Il va se jouer
01:09:17avec les entreprises.
01:09:18Bien entendu,
01:09:19mais il ne va pas se jouer
01:09:20que sur les entreprises.
01:09:21Et là...
01:09:21Et personne ne parle
01:09:22des entreprises
01:09:23à part ça.
01:09:24Mais si, on en parle.
01:09:25Vous faites un sacré boulot.
01:09:26Mais il n'y a pas que ceci,
01:09:27on en parle.
01:09:28Mais c'est très bien
01:09:29d'en parler
01:09:29et de faire ce travail.
01:09:30Mais ils sont à la marge.
01:09:32Aujourd'hui,
01:09:32le thème de campagne,
01:09:33demain,
01:09:34ça va être quoi ?
01:09:34Ça va être effectivement...
01:09:35C'est là où il fait
01:09:36le bon diagnostic,
01:09:38Bruno Le Maire.
01:09:39Parce que, pardon,
01:09:40ça reste quelqu'un
01:09:40d'extrêmement intelligent,
01:09:42Bruno Le Maire.
01:09:43Il fait le diagnostic
01:09:44de dire
01:09:44notre modèle social,
01:09:45il arrive au bout.
01:09:46Oui.
01:09:47Bon, mais par contre,
01:09:48le reproche que je lui fais,
01:09:49c'est de dire
01:09:49le modèle social,
01:09:50il arrive au bout
01:09:52d'avoir participé
01:09:54à l'amener au bout.
01:09:55Il y avait une réforme
01:09:56qu'il fallait tenir
01:09:57pendant 10 ans.
01:09:58Une réforme,
01:09:58c'était la réforme des retraites.
01:10:00Et donc, par conséquent,
01:10:01il n'a pas le droit
01:10:02de nous faire la leçon.
01:10:03Parce que la réforme des retraites,
01:10:04ça dépendait directement,
01:10:05quasiment,
01:10:06de son ministère.
01:10:07Et on ne l'a jamais...
01:10:08Non, ça dépendait du président.
01:10:09Mais attendez,
01:10:10vous ne pouvez pas dire
01:10:11que c'est centralisé
01:10:12et que les ministres
01:10:13ne servent à rien.
01:10:14Ils sont aussi là.
01:10:14S'ils ne servent à rien,
01:10:15ils partent.
01:10:16Je suis d'accord.
01:10:16Bah oui, c'est ça,
01:10:17à partir de là,
01:10:18il a quand même échoué.
01:10:20Il a quand même échoué.
01:10:21Et on en a un autre qui pire.
01:10:22Je voudrais répondre
01:10:23à la question de Mathias Leboeuf.
01:10:24Pourquoi notre modèle social
01:10:25était le bout ?
01:10:26Pardon, Mathias,
01:10:27mais j'ai une référence en ce moment.
01:10:29Il s'appelle Nicolas Dufourque.
01:10:30Lisez son livre.
01:10:31Écoutez-le.
01:10:32C'est le patron de la BPI.
01:10:34Il a très, très bien décrit
01:10:35comment notre modèle
01:10:37de retraite,
01:10:38en particulier,
01:10:39est en train...
01:10:40Parce que nous n'avons plus
01:10:41de croissance,
01:10:41ni démographique,
01:10:42ni économique,
01:10:43est en train de nous plomber.
01:10:45Mais quand je dis plomber,
01:10:46c'est l'ensemble du...
01:10:48Oui, mais c'est d'une grande clarté.
01:10:50C'est très simple.
01:10:50C'est accessible à tous.
01:10:51Et il montre que
01:10:52si nous ne relançons pas,
01:10:53pardon de répéter
01:10:54encore la même chose ce matin,
01:10:55mais si nous ne relançons pas
01:10:56notre économie,
01:10:57nous ne faisons pas
01:10:58qu'en France,
01:10:58nous allons mourir
01:11:00parce que nos retraites
01:11:02dans ce pays
01:11:02où nous ne voulons pas
01:11:03voir la réalité,
01:11:04la réalité démographique,
01:11:05c'est-à-dire qu'on vieillit plus tard
01:11:06et on vit...
01:11:07Je ne suis pas complètement idiot.
01:11:09Il faut financer tout ça,
01:11:10l'économie.
01:11:11Non, mais vous posez la question.
01:11:12Je vous réponds.
01:11:12Lisez Nicolas Dufour.
01:11:14Je suis d'accord
01:11:14sur cette réalité
01:11:15et notamment sur les retraites
01:11:17et sur d'autres volets.
01:11:20On peut aussi penser,
01:11:21repenser le financement
01:11:23des retraites.
01:11:23Très bien.
01:11:24Je voulais juste rappeler une chose.
01:11:26Je voulais juste rappeler une chose.
01:11:27C'est qu'en France,
01:11:28aujourd'hui,
01:11:29les riches s'enrichissent,
01:11:30les pauvres s'appauvrissent
01:11:31et l'écart entre eux...
01:11:32Mais oui, mais...
01:11:34La classe moyenne,
01:11:36ça c'est très...
01:11:37J'ai juste fait l'amour
01:11:39parce que c'est...
01:11:39On a encore un lieu commun.
01:11:40C'est pas vrai.
01:11:41La classe moyenne,
01:11:42c'est pas vrai.
01:11:43C'est vrai qu'on n'est pas d'accord
01:11:43avec vous, c'est pas vrai.
01:11:44Quand on est riche en France,
01:11:46c'est à partir de 4 000 euros par collier.
01:11:47Moi, je n'ai aucun problème
01:11:48avec le fait d'être riche.
01:11:48C'est pas ça le problème.
01:11:50C'est que les Français s'appauvrissent,
01:11:52sauf ce que vous allez appeler
01:11:53des ultra-riches,
01:11:55mais ils s'appauvrissent tous
01:11:56la classe moyenne.
01:11:57Oui.
01:11:58Donc il arrive.
01:11:59Il arrive.
01:12:02Il arrive.
01:12:03La classe moyenne s'effondre.
01:12:04Et ça, c'est un vrai problème.
01:12:06Non, c'est pas un problème
01:12:06des milliardaires.
01:12:07Le problème, c'est les pauvres.
01:12:09Le problème, c'est l'écart.
01:12:11C'est l'écart.
01:12:12Vous avez une France
01:12:13qui est en train de se fragmenter
01:12:15de plus en plus
01:12:16et qui en plus assiste
01:12:17à l'effondrement de la classe moyenne.
01:12:19C'est vrai.
01:12:20Permettez-moi de vous dire une chose.
01:12:22C'est que l'espèce d'idéologie
01:12:25du libéralisme flamboyant,
01:12:27c'est une idéologie des années 80.
01:12:29C'est pas mon idéologie.
01:12:30Le libéralisme,
01:12:32c'est la fin de la souveraineté aujourd'hui.
01:12:34Vous avez des entreprises
01:12:35qui sont bien plus puissantes
01:12:37que les États.
01:12:38c'est la fin du pays aujourd'hui
01:12:39parce qu'on est mondialisé tellement
01:12:41qu'il ne s'est plus possible
01:12:42la souveraineté.
01:12:43On n'a pas parlé d'eux.
01:12:44Vous avez fait...
01:12:45Une souveraineté européenne, oui.
01:12:47Mais une souveraineté par pays.
01:12:48Quand on vous dit
01:12:49le made in France,
01:12:50laissez-moi rigoler.
01:12:51Mais vous voulez pas revenir
01:12:51à la réalité quotidienne des gens
01:12:53qui sont un emploi,
01:12:55un salaire, un métier,
01:12:56une activité ?
01:12:57Jamais vous ne serez représenté
01:12:59dans les élections.
01:13:00Qu'est-ce que vous mettez
01:13:01dans la souveraineté ?
01:13:02Je parle de la souveraineté économique.
01:13:03L'indépendance d'un pays,
01:13:04qu'elle soit économique,
01:13:06qu'elle soit, par exemple,
01:13:07votre ami Sarah Knafow
01:13:09qui...
01:13:10Tout un des amis,
01:13:11j'interroge les politiques,
01:13:12il y en a que j'aime bien,
01:13:13mais c'est pas du tout.
01:13:14Qui fait un travail remarquable
01:13:16sur la souveraineté informatique
01:13:17et la souveraineté numérique.
01:13:19Ça, c'est oui.
01:13:29Ça, c'est oui.
01:13:30C'est pas vrai, pardon.
01:13:31Mais non, mais non,
01:13:32je vais vous donner un exemple.
01:13:33Arrêtez de caricaturer
01:13:34parce que je vous donne
01:13:35des arguments.
01:13:36Il y a un type
01:13:36qui s'appelle Arthur Mensch.
01:13:38Il y a une entreprise
01:13:38de mille personnes
01:13:39qui s'appelle Mistral.
01:13:40Pardon, on n'est pas à poil.
01:13:41Ces gens-là sont remarquables.
01:13:43Je connais de la...
01:13:44Ils sont minuscues.
01:13:45Non, ils ne sont pas minuscues.
01:13:46Mistral est une licorne.
01:13:48Très bien.
01:13:48Mais ne disons pas,
01:13:49nous sommes à poil
01:13:50par rapport à Google,
01:13:51par rapport à Meta,
01:13:53par rapport à...
01:13:54Google, ça fait 50 ans.
01:13:56Pardon, on n'en a pas 50 ans.
01:13:57Non, mais pardon,
01:13:59vous avez compris ma métaphore.
01:14:01Ce n'est pas possible
01:14:02de se couper tous tout le temps.
01:14:03Moi, j'ai coupé aussi.
01:14:04Allez-y, Thierry.
01:14:05Non, nous ne sommes pas à poil.
01:14:07Il y a des gens dans ce pays
01:14:08qui créent, qui inventent,
01:14:10qui sont intelligents, pardon,
01:14:12qui travaillent,
01:14:13des ouvriers de base
01:14:14comme des Arthur Mensch.
01:14:15Il ne faut pas dire
01:14:16qu'on est à poil.
01:14:17Il faut dire en revanche
01:14:18qu'il faut soutenir
01:14:19ces initiatives-là
01:14:20et qu'on arrête
01:14:20d'opposer tout le monde.
01:14:22On oppose tout le monde.
01:14:23Pardon, moi, je vais reprendre
01:14:24mon nez à poil.
01:14:25La justice ne marche pas,
01:14:26la police ne marche pas,
01:14:27et l'éducation ne marche pas.
01:14:28Non, ce n'est pas autre chose.
01:14:30Non, ce n'est pas autre chose.
01:14:31La souveraineté de l'État,
01:14:32c'est ça aussi.
01:14:34Parce que ceux qui sont
01:14:35à l'origine du financement
01:14:36de tout notre service public
01:14:37sont en train de mourir,
01:14:38les entreprises.
01:14:39Et on ne s'occupe pas
01:14:40de dire que la première chose
01:14:41qu'il faut faire,
01:14:42c'est soutenir d'abord
01:14:42ces gens-là
01:14:43pour financer le reste.
01:14:44Donc, vous êtes pour l'État-providence
01:14:46pour les entreprises ?
01:14:47Oui, mais non.
01:14:47Je suis d'abord pour les entreprises
01:14:49pour qu'elles financent
01:14:50l'État-providence.
01:14:51Ce n'est pas tout à fait pareil.
01:14:51Je crois qu'il a été clair.
01:14:52Allez, on va se retrouver
01:14:53en quelques mots
01:14:54du congé de naissance.
01:14:56Mais vous voyez,
01:14:57j'ai des auditeurs
01:14:58qui me disent
01:14:58« Mais est-ce que vous comprenez
01:14:59ce qu'on vit, nous ? »
01:15:00Et voilà.
01:15:00Martine nous dit
01:15:01« Moi, j'ai 600 euros de retraite.
01:15:03J'ai 600 euros de retraite.
01:15:04Comment je fais ? »
01:15:05Et quand il n'y aura plus du tout
01:15:06parce qu'il n'y aura plus
01:15:07de quoi les financer.
01:15:08Il faut donc la soutenir, elle,
01:15:09Martine, et sa retraite.
01:15:21Au droit pour les jeunes parents,
01:15:23ça démarre aujourd'hui.
01:15:25Congé supplémentaire
01:15:26au moment de la naissance
01:15:27ou de l'adoption d'un enfant.
01:15:29Qu'en pensez-vous ?
01:15:290826 300 300.
01:15:35Alors, quelques mots
01:15:40sur le congé de naissance.
01:15:41Donc, à partir d'aujourd'hui,
01:15:43le congé de naissance
01:15:44s'allonge.
01:15:47Ce congé s'ajoute
01:15:48au congé maternité
01:15:49qui dure 16 semaines,
01:15:50de paternité 28 jours.
01:15:52Les parents peuvent recourir
01:15:54ensuite à ce congé parental
01:15:55à temps plein
01:15:55ou à temps partiel
01:15:56jusqu'aux 3 ans
01:15:58de l'enfant.
01:16:00Donc, c'est un congé supplémentaire
01:16:01accordé à chacun
01:16:03des deux parents.
01:16:04Ça dure environ
01:16:05un à deux mois
01:16:06selon le choix des parents.
01:16:08Ils peuvent le prendre ensemble
01:16:09ou en alternance.
01:16:11Et il est possible
01:16:12de le fractionner
01:16:13en période d'un mois.
01:16:15Donc, je ne sais pas
01:16:16ce que vous en pensez.
01:16:17Sophie est contre.
01:16:18Non, alors, écoutez...
01:16:19Oui, c'est des congés
01:16:21qui sont payés
01:16:22à 70%.
01:16:26Est-ce que je peux répondre à ça ?
01:16:27Il y a un plafonnement sûrement, non ?
01:16:28Je pense que l'État
01:16:30se mêle indéfiniment
01:16:31de la vie privée
01:16:32de plus en plus inclusif.
01:16:34Il y a toujours eu
01:16:36des congés maternités.
01:16:37Je voudrais finir
01:16:37avec le SMS envoyé aux gens
01:16:39« Faites des enfants ! »
01:16:40Bon, voilà, stop !
01:16:42Alors, faire des enfants...
01:16:43Il vaut mieux avoir d'autres...
01:16:45Il y a un autre érotisme
01:16:46de la semaine.
01:16:48Alors, je voudrais...
01:16:50Ça ne déclenche pas
01:16:51l'érotisme, hein ?
01:16:52Oui, c'est ça !
01:16:53Non, mais bientôt,
01:16:53on va avoir des salles
01:16:55de fécondité.
01:16:56Bon, allez, allez-y !
01:16:56Alors, je voudrais vous dire
01:16:58que, d'abord,
01:16:59c'est bien gentil.
01:17:00Ce n'est pas ça qui va inciter
01:17:01les jeunes à faire des enfants.
01:17:03Ensuite, ce congé,
01:17:04comme d'habitude,
01:17:05et on a le droit
01:17:05de le prendre un peu
01:17:06pendant les vacances
01:17:07et où la mère ou le père,
01:17:07c'est quand on veut, etc.
01:17:09Je voudrais juste vous dire
01:17:10qu'il n'y a pas une PME
01:17:11qui peut s'offrir
01:17:12un mois de congé supplémentaire
01:17:14d'un de ces cadres.
01:17:15Quand vous avez 10 personnes,
01:17:17quand vous avez 8 personnes,
01:17:18quand vous êtes commerçant,
01:17:19vous ne pouvez pas.
01:17:21Donc, c'est l'ignorance complète.
01:17:23Est-ce qu'on a demandé
01:17:23leur avis ?
01:17:24Est-ce qu'on leur a dit
01:17:24comment on fait
01:17:25pour éventuellement favoriser
01:17:27certains congés, etc. ?
01:17:29Non.
01:17:30Et franchement,
01:17:31c'est même pas...
01:17:32Moi, je suis ravie
01:17:33que les pères aillent donner
01:17:34le bain du bébé
01:17:35parce que sinon,
01:17:35le bébé est traumatisé.
01:17:38Mais c'est juste pas possible.
01:17:40Ça coûte trop cher.
01:17:41Mais moi, on a sorti l'un point
01:17:42d'ironie.
01:17:43C'est pas une moyenne.
01:17:44Non, mais la question est
01:17:45est-ce que ce type de mesure
01:17:48peut favoriser la natalité ?
01:17:50Moi, je crois pas une seconde.
01:17:51Pas une seconde.
01:17:52Enfin, vous avez un mois,
01:17:53vous allez vous encolter
01:17:54pendant 40 ans de vos enfants.
01:17:56Par contre,
01:17:57le logement est un problème,
01:17:58ça c'est certain.
01:18:00Mais on est...
01:18:01Arrêtez d'être intrusif,
01:18:03c'est pas le boulot de l'État.
01:18:04C'est pas intrusif.
01:18:05C'est pas le boulot de l'État.
01:18:05Alors, Thierry...
01:18:07C'est comme le congé
01:18:07la journée pour les règles douloureuses.
01:18:09Enfin, foutez-nous la paix !
01:18:11Non, non, Thierry...
01:18:12Oui, Thierry...
01:18:13Non, moi je suis un jeune élu.
01:18:16J'allais dire,
01:18:17je pensais un jeune papa.
01:18:18Non, non, non,
01:18:19je n'ai pas eu le bonheur
01:18:20de rencontrer la personne
01:18:21avec qui faire des enfants,
01:18:22donc je ne suis pas...
01:18:23Avec n'importe qui, maintenant, il faut.
01:18:24Non, arrêtez.
01:18:25Non, non, non, mais justement,
01:18:26le vrai sujet,
01:18:27c'est que je vois mes collègues politiques,
01:18:30c'est ça que je voulais dire,
01:18:31je suis un jeune politique,
01:18:31et je vois les difficultés
01:18:34qu'ils ont à trouver des solutions
01:18:36pour essayer de redonner envie
01:18:37aux nouvelles générations,
01:18:39à ceux qui arrivent dans le pays,
01:18:40aux nouveaux, etc.,
01:18:41de faire des enfants.
01:18:42C'est une des raisons, par exemple,
01:18:44ça fait hurler,
01:18:45Sarah Knafoum est en mieux pour moi
01:18:47parce que ce n'est pas ma copine politique,
01:18:49c'est une des raisons pour lesquelles,
01:18:51par exemple,
01:18:52je pense qu'il faut de l'immigration
01:18:55gérée, accueillie, intégrée,
01:18:57mais ça fait partie de la démographie
01:18:59et de la croissance éventuellement
01:19:02démographique et économique
01:19:02nécessaire dans ce pays.
01:19:03C'est ça qui est difficile,
01:19:04c'est de trouver les moyens
01:19:06de redonner envie.
01:19:07Mais moi, je pense que ça passe,
01:19:08là, je suis d'accord avec vous, Valérie,
01:19:10ça passe par bien d'autres choses.
01:19:11En particulier, d'abord,
01:19:13il faut arrêter, un,
01:19:14d'opposer les Français entre eux,
01:19:15les gens entre eux,
01:19:16il faut redonner.
01:19:17C'est un peu le pays heureux,
01:19:18je reprends le slogan de Knafoum
01:19:23pendant sa campagne,
01:19:24je le détourne,
01:19:25ce n'est pas la ville heureuse,
01:19:26mais c'est le pays heureux
01:19:27qu'il faut donner envie aux gens
01:19:28de vivre,
01:19:29de vivre ensemble,
01:19:29de se projeter dans l'avenir,
01:19:32de se projeter dans l'avenir,
01:19:33de se projeter dans une planète
01:19:35qui soit heureuse.
01:19:36Voilà, c'est ça le sujet,
01:19:37donner envie d'avoir des enfants,
01:19:38c'est donner envie
01:19:39de croire en l'avenir.
01:19:41Et moi, je crois en l'avenir.
01:19:42Parce que je veux bien un mois supplémentaire formidable,
01:19:46mais après, vous avez fini votre mois,
01:19:48la crèche, vous n'avez pas de crèche.
01:19:49Vous avez élevé des enfants,
01:19:50donc je n'ai rien à vous dire.
01:19:51Non, non, vous n'avez pas de crèche.
01:19:52Moi, je ne sais pas faire en escadrille.
01:19:54Non, non, mais ce n'est pas ça,
01:19:55c'est que, OK, vous avez un mois de plus,
01:19:57en quoi ça vous oscite à faire des enfants ?
01:19:58Moi, je crois en la vie,
01:19:59je ne suis pas illuminé,
01:20:01je suis croyant,
01:20:02mais je crois en la vie.
01:20:03Moi, j'entends que ça puisse
01:20:07froisser les chefs d'entreprise,
01:20:09que ça puisse froisser des gens.
01:20:15Maintenant, on est dans une société
01:20:16où quand on coûte cher, surtout.
01:20:18Oui, mais très bien.
01:20:18Mais ce que je veux vous dire par là,
01:20:20c'est que c'est pour un des deux parents
01:20:22en alternance.
01:20:23Ou ensemble.
01:20:24Non, non, en alternance.
01:20:25Ou ensemble.
01:20:26Non, c'est en alternance, il a raison.
01:20:27À vérifier, mais je crois que c'est en alternance.
01:20:29Et alors ?
01:20:29On est dans une société où on nous répète
01:20:31à longueur de journée,
01:20:32il faut l'égalité, femme, homme.
01:20:34Il peut être pris simultanément
01:20:35ou en alternance.
01:20:36Voilà.
01:20:38Simultanément ou en alternance.
01:20:39Je ne suis vraiment pas sûr,
01:20:40peut-être qu'il faudra vérifier.
01:20:41Tu la dépêches avec toi.
01:20:42Puis imaginons qu'ils soient tous les deux
01:20:43dans la même boîte, la PME, merci.
01:20:45Non, non, c'est pas...
01:20:46On ne peut pas toujours réfléchir
01:20:47en fonction de l'entreprise, pardon.
01:20:48Non, c'est mon rôle.
01:20:50D'accord, mais vous êtes aussi citoyenne.
01:20:52Vous êtes aussi citoyenne.
01:20:53C'est financé par qui ?
01:20:54Vous, vous trouvez que c'est une bonne mesure ?
01:20:55Non, je ne dis pas que c'est une bonne mesure.
01:20:57Je n'en sais rien,
01:20:58parce que je ne suis pas encore papa non plus.
01:21:00Je verrai le jour où ça m'arrive.
01:21:02Ça se trouve, je serai très content
01:21:02d'avoir ces congés.
01:21:03Et ça se trouve, je ne serai pas content.
01:21:05Vous ne prendrez pas un jour de congé
01:21:05tel que je vous connais ?
01:21:06Peut-être.
01:21:07Ce que je vous dis,
01:21:08je n'en sais rien.
01:21:08Peut-être, vous avez raison.
01:21:09Mais ce que je veux vous dire par là,
01:21:10c'est qu'on ne peut pas nous répéter
01:21:11à longueur de journée.
01:21:12Et à juste titre,
01:21:13il faut qu'il y ait une égalité
01:21:14femmes-hommes.
01:21:15Il faut qu'on puisse faire en sorte
01:21:17que les femmes aillent travailler.
01:21:19Ou d'ailleurs,
01:21:19si elles veulent,
01:21:21il y a eu des remarques désobligeantes
01:21:22dans certaines entreprises
01:21:23en disant aux femmes,
01:21:24vous allez faire un enfant,
01:21:25vous n'allez pas bien travailler.
01:21:25Voilà.
01:21:26Ce que je veux vous dire par là,
01:21:27c'est simplement
01:21:28que ça peut être aussi une avancée
01:21:30de dire que c'est l'homme
01:21:30qui reste à la maison
01:21:31et la femme qui...
01:21:32Pourquoi pas ?
01:21:33Si la femme a une carrière...
01:21:34Là, en l'occurrence,
01:21:35ce n'est pas forcé.
01:21:36Il y a déjà le congé paternité
01:21:38qui existe.
01:21:38De 25 jours.
01:21:39Oui.
01:21:39De 25 jours.
01:21:40Oui, c'est pas mal.
01:21:41On sent qu'il a un projet
01:21:43derrière la tête.
01:21:43Peut-être un projet paternel.
01:21:45Je le souhaite.
01:21:47Alex, il nous cache quelque chose.
01:21:49Je sens qu'il nous cache quelque chose.
01:21:49Moi, je pense que c'est une mesure sociétale
01:21:51pas si mauvaise que ça
01:21:52dans l'égalité homme-femme
01:21:57et dans l'aide que les hommes
01:21:59peuvent apporter aux femmes
01:22:01qui viennent d'accoucher aussi.
01:22:03Parce que quand on a un bébé
01:22:05et qu'on travaille
01:22:07et qu'on continue à travailler,
01:22:09si la femme continue à travailler,
01:22:11on peut vite être démuni.
01:22:12Donc, c'est un droit supplémentaire
01:22:14et accorder des droits,
01:22:16ça ne me paraît jamais
01:22:17être une mauvaise chose.
01:22:18En revanche,
01:22:19l'impact sur la natalité
01:22:22me paraît complètement dérisoire.
01:22:25On ne fait pas des enfants
01:22:26parce qu'on va avoir un mois de cours.
01:22:29Et si on veut avoir
01:22:30un vrai impact sur la natalité,
01:22:32qu'on revienne à une période de croissance,
01:22:35qu'on revienne à une société apaisée,
01:22:38effectivement, avec de l'espoir,
01:22:40qu'on revienne à une société bienheureuse,
01:22:43qu'on revienne à une société,
01:22:44surtout, qui a une vision,
01:22:46qui a une prospective
01:22:48et une perspective.
01:22:49Et là, on revient donc aux politiques.
01:22:51Moi, ce que j'attends du politique,
01:22:52quel que soit le bord,
01:22:54c'est qu'il donne une vision.
01:22:56Et aujourd'hui, on a l'impression que...
01:22:58Vous savez, il y a cette phrase
01:22:59« Gouverner, c'est prévoir ».
01:23:01Aujourd'hui, gouverner, c'est réagir.
01:23:03On est dans la réaction permanente.
01:23:06Et c'est ça qui tue la politique.
01:23:08– Absolument.
01:23:08– Alors, c'est une bonne transition pour Thierry
01:23:10qui voulait revenir sur la gestion
01:23:11de l'air conditionné,
01:23:14des climatiseurs dans les écoles.
01:23:15– J'avoue que je suis terrassé
01:23:18par l'impréparation,
01:23:22l'improvisation
01:23:23et, pardon, une certaine médiocrité
01:23:25et notamment, je le dis clairement,
01:23:27de la municipalité parisienne.
01:23:29Pardon, je suis élu de Paris,
01:23:30au conseil de Paris,
01:23:31mais voilà Emmanuel Grégoire
01:23:33qui, depuis des années,
01:23:35avec le plan climat de Madame Hidalgo,
01:23:36dont il a été un des partenaires,
01:23:39un des alliés,
01:23:40puisqu'il était un des lieutenants d'Anne Hidalgo,
01:23:42plan climat,
01:23:43dans lequel, évidemment,
01:23:43on conchit absolument par écrit,
01:23:47idéologiquement,
01:23:47on nous dit les climatiseurs,
01:23:48c'est une honte, etc.
01:23:50Et puis là, en urgence,
01:23:51évidemment, sous la pression des parents,
01:23:53parce qu'il n'y a que les imbéciles
01:23:54qui ne changent pas la vie
01:23:54et ce n'est pas un imbécile Emmanuel Grégoire,
01:23:56c'est juste quelqu'un qui ment beaucoup.
01:23:58Et là-dessus, il change d'avis,
01:23:59il achète en urgence 1200 climatiseurs,
01:24:01dont d'ailleurs,
01:24:02il n'y a que la moitié qui est livrée.
01:24:03Enfin, bon, bref,
01:24:04vous l'avez souligné
01:24:05pour les hôpitaux de Paris tout à l'heure,
01:24:06c'est à peu près le même sérieux
01:24:08dans les écoles à Paris.
01:24:09C'est l'improvisation absolue.
01:24:10Nous, avec le groupe Paris Liberté,
01:24:12nous demandons un plan climat
01:24:15et un plan chaleur urgent
01:24:17pour le troisième qui est en train d'arriver,
01:24:19parce qu'on va avoir une troisième période
01:24:22de dôme de chaleur.
01:24:23Qu'est-ce que vous proposez pour le troisième ?
01:24:24Là, en urgence,
01:24:25il faut la garantie
01:24:27que les lieux comme les EHPAD
01:24:29de la ville de Paris
01:24:29et les hôpitaux en particulier
01:24:32obtiennent les outils nécessaires
01:24:34pour sauver des vies
01:24:35et puis pour permettre aux soignants
01:24:36de travailler correctement.
01:24:37Et obtiennent de qui, alors ?
01:24:38Mais d'une équipe
01:24:40qui donne des moyens
01:24:42et qui suive le contrôle de ses achats.
01:24:44Vous les avez les moyens ?
01:24:44Non, mais la ville les a.
01:24:45Elle met des centaines de millions
01:24:48dans des subventions absolument détournées.
01:24:50Non, non, mais bien sûr,
01:24:51elle les a.
01:24:51C'est le cas pour toutes les communes.
01:24:53Je signale qu'il y a une voix privée
01:24:54qui a fait livrer 300 climatisaires
01:24:56dans un hôpital.
01:24:56Non, alors il semble que non.
01:24:57Ils ont dit qu'ils les avaient achetés.
01:25:00Juste pour rebondir sur ce qui est dit,
01:25:02ce qui est terrible
01:25:03dans le pouvoir politique aujourd'hui,
01:25:04c'est qu'effectivement Emmanuel Grégoire
01:25:06dit qu'il achète 1200 climatiseurs
01:25:07donc ça fait deux climatiseurs.
01:25:08Alors qu'il était compte depuis six ans.
01:25:09Et ça fait deux climatiseurs par école
01:25:11et que vous voyez dans le même temps
01:25:11un maire d'arrondissement,
01:25:12un de vos collègues, Geoffroy Boulard,
01:25:14qui lui-même,
01:25:14sur ses propres deniers d'arrondissement,
01:25:16va acheter 500 climatiseurs,
01:25:18va lui-même les sortir
01:25:20et va les déposer dans les écoles.
01:25:22C'est vachement bien ça.
01:25:22Oui, c'est super, c'est super.
01:25:24Mais ça veut dire que
01:25:24notre système de mairie centralisée
01:25:26c'est vrai qu'on peut le faire aussi
01:25:27quand on a envie.
01:25:28On ne marche pas quoi.
01:25:29Et que les maires se retrouvent démunis.
01:25:30Et c'est horrible.
01:25:31Et pourquoi votre groupe
01:25:32ne peut pas le faire à la mairie ?
01:25:33Pourquoi vous ne pouvez pas ?
01:25:33Vous êtes conseiller de Paris.
01:25:34Vous ne pouvez pas avec vos alliés ?
01:25:36Parce que nous sommes dans la minorité
01:25:37et qu'on ne nous entend pas.
01:25:38Je vous donne un autre exemple Sophie
01:25:39puisque vous posez la question
01:25:40et je finis vite.
01:25:41Stop, stop, on va.
01:25:42Sur l'affaire du périscolaire,
01:25:44nous avons pendant des années
01:25:45l'équipe précédente dénoncé.
01:25:47Non mais très bien.
01:25:48Et nous avons finalement obtenu
01:25:49une mission d'évaluation,
01:25:51c'est-à-dire une commission municipale.
01:25:53Bon, il a fini par s'y ranger.
01:25:54Vous voyez bien.
01:25:55Donc c'est une affaire aussi
01:25:56de marketing politique.
01:25:59Et de volonté politique.
01:25:59Rapidement, coup de cœur Mathias,
01:26:01on finit sur un petit truc.
01:26:03Oui, coup de cœur sur l'IA
01:26:06et sur ce que peut apporter l'IA au savoir.
01:26:09Des chercheurs qui travaillent
01:26:10sur le Vesuvio Challenge
01:26:12ont annoncé qu'ils avaient réussi
01:26:15à lire un texte qui est dans un rouleau
01:26:17qui est complètement défroissable,
01:26:21indéfroissable pardon.
01:26:22De papyrus.
01:26:22Donc de papyrus qui est conservé.
01:26:25Ça s'appelle le P-Herc
01:26:27pour Herculanum 1667.
01:26:29Et c'est un rouleau de parchemin carbonisé
01:26:32qui a été justement enseveli
01:26:34lors de l'éruption du Vesuvio
01:26:37en 79 après Jésus-Christ.
01:26:39C'est un rouleau qui fait 1,5 m de texte
01:26:42qui est sur 20 colonnes
01:26:44et qu'on a réussi à lire
01:26:45en fait sans le dérouler
01:26:47puisque si on le déroule,
01:26:48en gros,
01:26:50je trouvais ça formidable.
01:26:52on parle beaucoup de l'IA
01:26:53et de ce que ça peut apporter au savoir
01:26:55et des dangers de l'IA.
01:26:56Là, on a accès à un texte...
01:26:59Une application positive.
01:27:01Perico ?
01:27:02Oui, je me disais,
01:27:03c'est ballot cette histoire de climatiseur
01:27:04parce que vu l'effet ventilateur
01:27:06que font les hommes politiques...
01:27:07Ça, c'est très drôle.
01:27:08Mais ça ne suffit pas
01:27:09parce que l'agricule dépasse.
01:27:10Ça, c'est sûr.
01:27:11Même nous, je dois dire
01:27:12que là, on a fait de la ventilation aujourd'hui.
01:27:14C'est glacé avec la climatisation
01:27:15et le souffle des politiques
01:27:17est glacé sur nous.
01:27:18Alors, Perico,
01:27:19de quoi allez-vous parler ?
01:27:20On va tenter de savoir
01:27:20qui en veut à ce point
01:27:21à l'agriculture française
01:27:23avec cette nouvelle loi d'urgence
01:27:24très controversée.
01:27:26Et voilà,
01:27:26nos paysans sont sur la sénette.
01:27:27J'aurais l'avis d'Antoine Boulet
01:27:28qui est un ancien
01:27:29président observatoire
01:27:30de l'urgence agricole.
01:27:31Il nous dira exactement
01:27:32ce qu'il faut penser
01:27:32de cette ennemi loi agricole
01:27:35qui n'en finit pas
01:27:36de plonger nos agricultures
01:27:37dans la détresse.
01:27:39Un nouvel épisode
01:27:40de Canicule est annoncé.
01:27:41Je reste un peu dans l'agriculture.
01:27:43Comment les cheptels
01:27:44vont devoir faire face ?
01:27:45C'était un massacre.
01:27:46Ils en soient, ils meurent.
01:27:48Donc, on aurait une éleveuse
01:27:49de chèvres dans Lyon
01:27:50qui racontera comment
01:27:51elle a trouvé un système
01:27:53pour subvenir
01:27:53aux besoins de ces animaux.
01:27:55Et puis, appel du 1er juillet 2026
01:27:57sur les ondes sur le radio.
01:28:00Restez en France pour les vacances.
01:28:01Il y a mille choses à faire,
01:28:02mille choses à voir.
01:28:03J'aurais Didier Rigner
01:28:05directeur de l'art.
01:28:06En Europe, non ?
01:28:07Oui, mais si on n'a plus de place,
01:28:08si on est en Europe,
01:28:09on peut aller en Belgique.
01:28:10Allez, vous allez découvrir
01:28:11tous ces sujets.
01:28:13Et d'autres choses encore,
01:28:14vous imaginez bien.
01:28:15Voilà, très bonne journée.
01:28:16A demain.
01:28:1810h30.
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