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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-04-01##

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Transcription
00:00:00La France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:05Bonjour et bienvenue en ce mercredi 1er avril 2026.
00:00:09Nous ne sommes pas au salon du Made in France, nous ne sommes plus au salon de l'agriculture.
00:00:14Nous sommes au salon Global Industrie, en direct du parc des expositions de Villepinte, aux portes de Paris.
00:00:21Deux heures durant, chers auditeurs de Sud Radio, de midi à 14h,
00:00:24la France dans tous ses états va recevoir des acteurs, des décideurs, des entrepreneurs
00:00:29qui vont nous expliquer comment rouvrir les usines en France,
00:00:33comment restaurer notre souveraineté industrielle,
00:00:35comment continuer à innover pour les prochaines générations.
00:00:39Avec Maud Coffler et l'équipe de Sud Radio, nous donnerons la parole à des héros de l'industrie française,
00:00:44à ses gardiennes et ses gardiens de nos fleurons économiques.
00:00:48Il y aura bien entendu les responsables du salon, il y aura des patrons, il y aura des créateurs,
00:00:52il y aura des industriels, bien entendu, qui nous présenteront leurs produits, leur initiative, leur courage.
00:00:59Voilà comment ils se battent et nous aurons le détail des difficultés qu'ils rencontrent
00:01:03et en même temps des épreuves qu'ils surmontent parce que c'est un combat, c'est une guerre.
00:01:07Le monde est en guerre, l'industrie française se défend du mieux qu'elle peut
00:01:11et elle le prouve sur ce salon absolument admirable.
00:01:13Et puis nous aurons aussi un représentant du certificat Origine France, le Made in France.
00:01:18Est-ce que l'industrie française joue également la carte du Made in France ?
00:01:22Je pense que nous pourrons constater que oui.
00:01:24Puis en fin d'émission, vers 13h30, nous aurons l'honneur d'accueillir Aurélien Pradié,
00:01:28député du Lot, personnalité politique indépendante, grand républicain, authentique patriote,
00:01:33dont l'engagement a toujours mis la priorité sur l'urgente nécessité de réindustrialiser la France
00:01:38et de mettre en place les conditions réelles de sa souveraineté et économie.
00:01:42Fast programme, comme dirait le général de Gaulle, c'est bien le thème de notre émission.
00:01:46Vous l'avez compris, vous êtes sur Sud Radio, nous allons parler industrie,
00:01:49donc nous allons parler vrai.
00:01:53Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:01:58Mon humeur va porter sur la force du défi industriel français.
00:02:03Longtemps, les gloires économiques de la France furent consacrées par le phénomène de l'exposition universelle.
00:02:08Les plus illustres étant celles de 1855, la première 1867,
00:02:131889, centenaire de la Révolution avec la création de la Tour Eiffel,
00:02:161900, le Grand Palais, 1937, Palais de Chailloux, dont notre capitale a conservé les monuments.
00:02:20Le monde entier se retrouvait à Paris, ville phare du progrès,
00:02:23pour révéler ses prouesses scientifiques et industrielles, mais aussi technologiques et culturelles,
00:02:27symbole d'une fierté nationale célébrée dans la convivialité.
00:02:30Bon, cela n'a pas empêché, cependant, pendant deux guerres mondiales de ravager le XXe siècle.
00:02:36Nous nous retrouvons aujourd'hui au Salon Global Industrie, au port de Paris,
00:02:40où la fine fleur de l'industrie française vient témoigner de son courage, de son énergie,
00:02:44de ses capacités d'innovation et de sa volonté de défier les entraves de la mondialisation
00:02:49par la puissance de sa productivité.
00:02:51Et oui, les grandes révolutions technologiques s'accompagnent souvent de frictions sociales
00:02:55et de turbulences économiques, on les constate, les effets du progrès doivent ainsi être accompagnés
00:03:00grâce à l'éducation et l'établissement d'un socle minimal de culture scientifique
00:03:04partagé par l'ensemble des citoyens.
00:03:06Enjeux essentiels, et puis les tentations technophobes concernant la 5G, le nucléaire,
00:03:13les nanotechnologies, les biotechnologies, la robotique ou l'intelligence artificielle
00:03:17sont une réalité qu'il faut aussi prendre en compte par l'éducation.
00:03:21Dès le plus jeune âge, l'école est au centre de tout essor économique.
00:03:23Le deuxième défi stratégique, c'est celui des souverainetés industrielles,
00:03:26on va en parler, et numériques, à relever au niveau national comme européen.
00:03:30La France doit porter la voix de la souveraineté à Bruxelles,
00:03:33alors même que sa définition ne fait pas toujours consensus entre pays membres.
00:03:36On le voit bien dans les discussions européennes.
00:03:38La normalisation sur la souveraineté numérique devrait permettre à l'Union Européenne
00:03:41de fixer précisément le sens d'une technologie souveraine
00:03:43et de débattre sur les mêmes bases.
00:03:46On y est aujourd'hui, c'est au cœur du débat.
00:03:48L'indépendance et la sécurité de l'Europe sont intimement liées au degré de souveraineté
00:03:51qu'elle saura produire sur son sol, dans l'industrie, dans l'innovation, dans le cyberspace.
00:03:56Les dépendances technologiques qui nous lient à la Chine et à l'Amérique
00:03:59sont autant de chaînes qui réduisent nos libertés et notre libre arbitre,
00:04:02notamment en période de crise.
00:04:04Et là, je peux vous dire qu'on y est.
00:04:05Nous devons les identifier de manière exhaustive
00:04:07et les réduire systématiquement par le choix de la souveraineté.
00:04:11Mais quelle souveraineté ?
00:04:12Sans perte de performance, évidemment.
00:04:14Les souverainetés industrielles, énergétiques et numériques
00:04:16ne peuvent s'incarner sans la performance et la compétitivité
00:04:20des technologies françaises à opposer aux technologies étrangères.
00:04:23Oui, il y a une lutte, il y a une concurrence.
00:04:24La subvention forcée d'un produit sous-performant est vouée à l'échec.
00:04:28C'est la catastrophe obligatoire.
00:04:30Installer la souveraineté, c'est promouvoir la performance.
00:04:34Et ici, à Villepinte, je peux vous dire qu'elle y est, la performance.
00:04:37Il nous faut pour cela mettre en place des référentiels précis
00:04:39et les accompagner efficacement tout au long de leur développement.
00:04:42Et surtout, surtout, on doit créer les mécanismes financiers
00:04:45qui inciteront les fonds d'investissement et les banques d'affaires
00:04:48à s'engager sur des projets industriels
00:04:49et plus seulement numériques, et pas seulement numériques.
00:04:52Pourquoi je vous dis cela ?
00:04:53Parce que trop de fonds d'investissement français
00:04:55délaissent les projets hardware au profit de projets purs software
00:04:58en justifiant ce choix par un argument laconique qu'on entend tout le temps.
00:05:02La Chine le fera mieux et moins cher.
00:05:04Ben non, nous devons inverser cette tendance
00:05:06qui assèche le tissu industriel français
00:05:07en réinventant notre rapport au risque.
00:05:09Concrètement, l'État doit pouvoir mettre en place
00:05:12les mécanismes de couverture du risque
00:05:13permettant d'attirer les investisseurs
00:05:15vers des projets robustes et performants
00:05:17de start-up en mécatronique, photonique, électronique,
00:05:20semi-conducteurs, robotiques
00:05:22qui ont trop peu de chances de lever des fonds aujourd'hui.
00:05:24L'enjeu, il est là.
00:05:25La France doit également mettre en place
00:05:27une veille internationale exhaustive
00:05:29sur l'ensemble du spectre technologique,
00:05:31le quantique, les semi-conducteurs, l'hydrogène,
00:05:33l'intelligence artificielle, l'aromatique
00:05:34et sur les grands chantiers mondiaux
00:05:36qui sont autant d'opportunités commerciales
00:05:38pour nos industriels.
00:05:39Pour conclure, je vous dirais
00:05:40que l'intelligence économique doit passer
00:05:42en mode offensif en réduisant les verrous
00:05:44et la verticalité des processus.
00:05:46Oui, bien sûr, face aux crises géopolitiques,
00:05:49militaires, économiques, climatiques,
00:05:51environnementales et sanitaires,
00:05:52on les a toutes eues, on n'en manque pas
00:05:53et on est en plein dedans.
00:05:54La France forgera sa résilience nationale
00:05:56en réduisant une à une ses dépendances extérieures.
00:05:59Le choix de la souveraineté
00:06:00sans perte de performance
00:06:02est avant tout le choix de la liberté.
00:06:04Oui, de la liberté.
00:06:05Tel est le message
00:06:06que les héros de l'industrie française
00:06:07aujourd'hui rassemblés à Villepinte
00:06:09doivent envoyer à la classe politique
00:06:11et au monde entier.
00:06:12Ils le font.
00:06:12Donald, Vladimir, Ping, prenez garde.
00:06:15Les industriels français et européens sont là.
00:06:17Qui sont ces milliers d'industriels français
00:06:21qui se sont réunis aujourd'hui à Villepinte ?
00:06:23On va recevoir la directrice du salon,
00:06:24Julie Voyer, pour comprendre ça,
00:06:26pour rencontrer aussi ces industriels.
00:06:28Vous restez bien avec nous sur Sud Radio.
00:06:30Nous sommes en direct du salon Global Industrie.
00:06:31Jusqu'à 14h.
00:06:32A tout de suite.
00:06:34Sud Radio.
00:06:36Parlons vrai.
00:06:39Midi 14h.
00:06:41Sud Radio.
00:06:42La France dans tous ses états.
00:06:44Le fait du jour.
00:06:46Bonjour Julie Voyer.
00:06:48Bonjour.
00:06:49Directrice du salon Global Industrie.
00:06:52Félicitations.
00:06:53C'est très impressionnant.
00:06:55Vous savez, moi, je suis sensible à l'agriculture.
00:06:57Donc, il y a ce salon qui est une vétine de la France.
00:07:00Et je vous pose la question.
00:07:02Est-ce que le salon Global Industrie est déjà,
00:07:05où va devenir, l'autre référence de l'économie française,
00:07:09des gloires de la France,
00:07:11en devenant le salon de l'industrie française,
00:07:13qui rayonne dans le monde entier ?
00:07:15Parce que je sens une ferveur, une énergie.
00:07:18D'abord, l'excellence des industries.
00:07:20Mais on est un grand pays.
00:07:21Ça se voit.
00:07:22Et quand j'entends que ce pays,
00:07:23quelquefois, décrié, industrie,
00:07:25c'est vrai qu'il y a des souffrances,
00:07:26qu'il y a des difficultés, qu'il y a des épreuves.
00:07:28Mais quand je vois la ferveur qui est ici,
00:07:30on se dit que rien n'est perdu.
00:07:31Au contraire.
00:07:32C'est bien l'esprit de cette maison.
00:07:34C'est tout à fait l'esprit de cette maison.
00:07:36Et en effet, pendant longtemps,
00:07:38on s'est dit,
00:07:38mais l'industrie doit avoir son grand rassemblement,
00:07:41doit avoir sa plus belle usine,
00:07:42doit avoir sa plus belle vitrine.
00:07:44Et aujourd'hui, en huit éditions,
00:07:45Global Industrie a réussi
00:07:47à positionner l'industrie au cœur.
00:07:49Et on le sait bien, il y a les chiffres prouvent,
00:07:51il n'y a pas d'économie forte sans industrie forte.
00:07:54Et cette énergie qu'on vit là,
00:07:56depuis que Global Industrie a ouvert depuis lundi,
00:07:58elle est incroyable.
00:07:59Elle montre la richesse,
00:08:00elle montre des talents,
00:08:01elle montre l'innovation,
00:08:02la technologie et la mobilisation des acteurs.
00:08:05Huitième édition.
00:08:06Bon, la notoriété s'installe tout doucement.
00:08:09Vous n'avez pas encore la réputation
00:08:10du Sénégal de l'Agriculture
00:08:11qui monte à la nuit de temps.
00:08:13Et pourtant, l'industrie française,
00:08:14c'est quand même le fleuron,
00:08:16un des fleurons de la France.
00:08:17Mais qui a eu l'idée de rassembler les industriels
00:08:20et de se montrer comme ça au grand jour
00:08:21en disant, on se rassemble,
00:08:23on est là ensemble
00:08:24et on monte nos diversités ?
00:08:26Alors en réalité, l'histoire,
00:08:27à l'origine, c'était une volonté politique.
00:08:29Il y avait une volonté de se dire,
00:08:30mais il y a une grande, un overmesseux,
00:08:31pourquoi on ne sait pas faire ça en France
00:08:33alors qu'on a tous les ingrédients,
00:08:34on a tous les talents ?
00:08:35Et notre président du groupe,
00:08:37Olivier Ginon,
00:08:37qui est un entrepreneur,
00:08:39il y a cru et il a rassemblé,
00:08:40on avait déjà deux événements professionnels,
00:08:42il a rassemblé d'autres événements
00:08:43pour constituer toute la chaîne
00:08:45de valeurs industrielles.
00:08:46Ici, on a 2300 exposants,
00:08:4970% d'offres françaises.
00:08:50On réunit pendant 4 jours
00:08:5360 000 acteurs, participants
00:08:55et ça, c'est incroyable
00:08:56et on est les seuls à pouvoir faire ça.
00:08:58Ce n'est pas le salon du chauvinisme.
00:09:00D'ailleurs, je vais recevoir
00:09:02un citoyen helvétique
00:09:03qui va nous montrer ces petites voitures.
00:09:04On est ouvert sur l'Europe
00:09:06et peut-être même d'ailleurs au-delà d'Europe,
00:09:07il y a peut-être des entreprises
00:09:08qui sont extra-européennes.
00:09:09Oui, on a 30% d'entreprises
00:09:10qui sont hors d'Europe,
00:09:12même étrangères, pardon.
00:09:13Et on a en effet
00:09:14beaucoup de représentations européennes.
00:09:16On a un pavillon espagnol,
00:09:17on a l'Italie qui est présente,
00:09:18on a la Roumanie qui est là.
00:09:20Donc oui, et le Portugal
00:09:21qui est le plus gros
00:09:22qu'on a de représenter.
00:09:23Mais on a aussi d'autres pays
00:09:24qui sont représentés en dehors de l'Europe.
00:09:26Ça reste moindre, malgré tout.
00:09:28Et puis après, on a des entités forcément
00:09:30et des savoir-faire qui sont partout.
00:09:32Donc c'est quand même
00:09:32une offre internationale qui est présente.
00:09:33Je disais dans mon humeur,
00:09:35chère Julie,
00:09:36que ça évoquait les expositions universelles
00:09:38qui étaient les vitrines
00:09:39des gloires économiques de la France.
00:09:41C'est une petite exposition universelle.
00:09:43Bon, elle est vraiment limitée à l'industrie,
00:09:44mais il y a un tel foisonnement
00:09:46d'énergie, de technologie,
00:09:48de savoir, de connaissances.
00:09:50Ça, c'est une richesse de la France.
00:09:52Est-ce qu'il fallait faire un salon ?
00:09:54On se dit, mais quand il y a un salon,
00:09:55c'est qu'on a des choses à dire.
00:09:56On aurait pu le faire il y a bien longtemps,
00:09:58c'est la 8e édition.
00:09:59Je rappelle qu'elle était en alternance
00:10:01avec Paris-Villepeinte
00:10:02et l'année prochaine...
00:10:03À Lyon.
00:10:04À Lyon.
00:10:05Vous allez en Lyon-Région, c'est ça ?
00:10:07En fait, la France...
00:10:09Exactement.
00:10:10La force de globale industrie,
00:10:11c'est justement ça.
00:10:11C'est qu'une année sur deux,
00:10:13on est entre Lyon et Paris.
00:10:14On n'a que 12% de visiteurs communs
00:10:16entre les deux éditions
00:10:17et 70% bien sûr d'offres communes.
00:10:19Et c'est important
00:10:20parce que ça crée aussi
00:10:21cette proximité avec le territoire.
00:10:22Il ne faut pas oublier
00:10:23que la région Verden-Alpes
00:10:24est la première région aussi industrielle de France.
00:10:26Bien sûr.
00:10:26Donc c'est important.
00:10:27Et cette grande exposition,
00:10:29comme vous l'appelez,
00:10:29je suis très heureuse
00:10:30de vous entendre dire ça,
00:10:31Péricault,
00:10:31parce qu'en fait, c'est vrai,
00:10:31on ne le dit pas assez,
00:10:33c'est un démonstrateur.
00:10:34Et on a besoin,
00:10:35parce que l'industrie,
00:10:35c'est quand même
00:10:36les acteurs de l'invisible.
00:10:37En tout cas, ils exposent, là.
00:10:38Là, ils exposent.
00:10:39On expose le savoir
00:10:39et le génie français.
00:10:40On expose le savoir,
00:10:42le génie français,
00:10:42et il est important,
00:10:43et les savoir-faire.
00:10:44En France, on a cette chance,
00:10:46on a énormément
00:10:47d'activités industrielles différentes.
00:10:49On fait des avions,
00:10:50on fait des automobiles,
00:10:51on a une industrie agroalimentaire
00:10:52qui est forte,
00:10:53on a du luxe,
00:10:54on a de la cosmétique,
00:10:55on a la santé.
00:10:56Ça, c'est les piliers de l'économie.
00:10:57On en a absolument besoin.
00:10:59Quand vous êtes présents ici,
00:11:00vous voyez cette diversité.
00:11:01Et les exposants qui sont là,
00:11:02ils s'adressent
00:11:02à tous ces marchés-là.
00:11:04Et puis, on a aussi
00:11:04tout ce poumon.
00:11:05On a ces start-up,
00:11:06on a une centaine de start-up
00:11:07qui est présente
00:11:08et qui montre aussi,
00:11:09et notamment des briques technologiques
00:11:10sur le numérique,
00:11:11qui montre comment aussi
00:11:12toute cette industrie-là,
00:11:13elle évolue,
00:11:14elle se digitalise,
00:11:16elle se numérise
00:11:16et aussi elle prend soin
00:11:21que j'ai vu passer tout à l'heure
00:11:22Marine Le Pen.
00:11:23On est comme au Salon de l'agriculture.
00:11:25Les politiciens,
00:11:26les gouvernants,
00:11:27les hommes d'État,
00:11:28les femmes d'État
00:11:28viennent vous voir ?
00:11:29Ils viennent rencontrer les acteurs ?
00:11:30Ils viennent s'imprégner ?
00:11:31Alors, on a cette chance,
00:11:33c'est qu'on a toujours eu
00:11:34le gouvernement de mobiliser
00:11:36à l'occasion du Salon Global Industrie.
00:11:38Et cette année, honnêtement,
00:11:40c'est incroyable.
00:11:41On a une dizaine de ministres
00:11:41qui viennent pendant quatre jours
00:11:44et qui donnent cette reconnaissance
00:11:45aux industriels
00:11:46parce que c'est ça
00:11:47dont les industriels ont besoin aujourd'hui.
00:11:48Ils ont besoin de parler
00:11:49de leur réalité,
00:11:50ils ont besoin de parler du quotidien.
00:11:51Donc, en ce sens-là,
00:11:52oui, on peut faire le parallèle
00:11:54avec le Salon de l'agriculture.
00:11:55Et pour la première fois aussi,
00:11:56on a vraiment une diversité
00:11:57de partis politiques
00:11:58qui sont présents.
00:11:59On a aussi une mobilisation
00:12:00au niveau de l'Assemblée nationale.
00:12:01On a des députés,
00:12:02je crois que vous allez recevoir d'ailleurs.
00:12:03Tout à fait.
00:12:04Un député proche de chez nous.
00:12:05Tout à fait.
00:12:06Non, non, mais c'est la preuve
00:12:07que c'est un sujet
00:12:08qui concerne tout le monde,
00:12:09dont on s'empare.
00:12:11Et le public, je pense qu'un jour,
00:12:12il viendra de plus en plus nombreux
00:12:14parce que l'enjeu économique,
00:12:16il est là.
00:12:17et que les forces françaises
00:12:18de l'espoir
00:12:20et de la combativité
00:12:21sont aussi réunies ici.
00:12:22Merci, merci Julie.
00:12:23Voyez, je recevrai en fin d'émission
00:12:25Sébastien Gillet
00:12:26qui conclura cet épisode avec moi.
00:12:28On fera le point.
00:12:29Et puis, vous dire que
00:12:30Sud Radio est très fier d'être ici.
00:12:32À Lyon, l'année prochaine,
00:12:33c'est aussi la maison mère
00:12:34qui est à Lyon,
00:12:35même si on est né à Toulouse au départ.
00:12:36On est sur tous les territoires
00:12:38et nous accompagnons évidemment
00:12:39avec ferveur et avec conviction
00:12:41cette formidable initiative
00:12:42qu'elle s'allonge le bain de l'industrie.
00:12:43Merci Julie.
00:12:44Merci à vous.
00:12:46Midi 14h, Sud Radio,
00:12:48la France dans tous ses états,
00:12:50Péricault-Légas.
00:13:01Oui, je reçois Éric Rousseau.
00:13:04Il y a eu un petit blanc
00:13:05le temps d'installation
00:13:06parce que quand on est
00:13:07dans des localisations.
00:13:08Éric Rousseau, merci d'être là.
00:13:10Vous êtes le PDG de Pinette
00:13:12et de Jean Prénault.
00:13:16Pinette et Médéco
00:13:17et de Jean Perrault en fait.
00:13:18Jean Perrault,
00:13:20vous êtes expert français
00:13:21en formage,
00:13:22pas en fromage attention,
00:13:23en formage et d'assemblage
00:13:25pour matériaux avancés.
00:13:27C'est une technologie,
00:13:29on peut dire de pointe
00:13:30ou vous êtes dans de l'industrie
00:13:31assez classique ?
00:13:33Oui, tout à fait.
00:13:33On peut dire que c'est
00:13:34un domaine de pointe.
00:13:35En fait, on est dans la transformation
00:13:37de deux types de matériaux,
00:13:38matériaux composites,
00:13:40thermodurs, thermoplastiques
00:13:41avec des fibres de verre,
00:13:42fibres de carbone
00:13:43ou naturellement,
00:13:44aujourd'hui,
00:13:45des fibres naturelles
00:13:46ou des fibres recyclées
00:13:48à destination de l'aéronautique,
00:13:50à destination du spatial.
00:13:51Partout où on veut alléger
00:13:52pour diminuer la consommation
00:13:54ou rendre les moyens
00:13:55de transport plus propres.
00:13:57Et puis de l'autre côté,
00:13:58on a la transformation
00:13:58des métaux en feuilles
00:13:59et c'est pour ça qu'aujourd'hui,
00:14:00on est sur Global Industrie
00:14:01avec notre marque Jean Perrault.
00:14:02Là, on transforme
00:14:04avec du pliage,
00:14:05du cisaillage
00:14:06et des îlots robotisés.
00:14:07Je disais dans mon humeur
00:14:09que ce salon évoque
00:14:10les expositions universelles
00:14:141855, 1867,
00:14:14et vous m'avez dit
00:14:15hors antenne
00:14:16quand on s'est parlé hier,
00:14:17ma maison existe
00:14:18depuis 1864.
00:14:201863 pour être exact.
00:14:221863, extraordinaire.
00:14:22Et il y a temps,
00:14:23j'ai fait quelques recherches.
00:14:24En fait, en 1889
00:14:25à l'exposition universelle de Paris,
00:14:27Pinette a obtenu
00:14:28deux médailles d'or
00:14:29parce qu'à l'époque,
00:14:30on faisait des machines
00:14:31pour les briquetteries
00:14:32et les tuileries.
00:14:32Déjà à l'époque.
00:14:33Ce n'était pas la même activité ?
00:14:34C'était une activité
00:14:35qui a commencé en 1870.
00:14:38À l'époque,
00:14:39on était dans une région de mines,
00:14:41à la fois de mines
00:14:42avec des minerais
00:14:43et puis aussi
00:14:43des briquetteries
00:14:44et des tuileries.
00:14:45Et donc,
00:14:45on a commencé l'activité
00:14:47avec des accessoires,
00:14:48avec des presses
00:14:49pour faire des briques,
00:14:50pour faire des tuiles.
00:14:51Et petit à petit,
00:14:52on s'est transformé
00:14:53sur la fabrication
00:14:54de presses hydrauliques.
00:14:55Et tout doucement,
00:14:57on est venu vers la transformation
00:14:58des composites
00:14:58dans les années 1980-85.
00:15:01On commençait à voir apparaître
00:15:02les premières pièces composites
00:15:03dans l'aéronautique
00:15:04et notamment dans les avions
00:15:05civils ou militaires.
00:15:06Vous avez surmonté trois guerres,
00:15:071870,
00:15:0814,
00:15:0939,
00:15:0945.
00:15:10L'entreprise est toujours là.
00:15:11Vous avez été confronté
00:15:12aux concurrences,
00:15:13à la mondialisation.
00:15:15Il y a eu de la transmission.
00:15:16C'est une transmission familiale
00:15:17ou ça a été une reprise
00:15:18par capitale interposée ?
00:15:20Alors,
00:15:21hier,
00:15:21Roland Lescure,
00:15:22lors de son discours d'ouverture,
00:15:23il disait
00:15:24« Vous ne pouvez pas faire
00:15:24un discours sans citer
00:15:25Winston Churchill ».
00:15:27Donc,
00:15:27en fait,
00:15:27Winston Churchill disait
00:15:28en 1944
00:15:29« Si vous regardez loin
00:15:30dans le passé,
00:15:31vous pourrez voir loin
00:15:32dans l'avenir ».
00:15:33Quand vous avez une entreprise
00:15:34qui a 162 ans d'ancienneté,
00:15:36vous avez justement
00:15:37traversé des guerres,
00:15:38vous avez traversé
00:15:38des événements,
00:15:39puis plus récemment,
00:15:39le Covid,
00:15:40et bien ça nous renforce.
00:15:41Ça nous permet de voir loin
00:15:43et puis de prévoir
00:15:44un petit peu l'avenir
00:15:46en travaillant tous les jours
00:15:48et en essayant d'apporter
00:15:49un savoir,
00:15:50en apportant une innovation,
00:15:52en apportant un temps
00:15:52d'avance à nos clients.
00:15:54On est sur une technologie
00:15:55purement française ?
00:15:56C'est de la création française ?
00:15:57Je porte,
00:15:58alors on ne le voit pas
00:15:59parce qu'on est en radio,
00:16:00mais je porte le coq bleu
00:16:01du French Star.
00:16:02C'est ce que je vois,
00:16:02c'est pour ça.
00:16:03Et donc,
00:16:03on est fiers de porter
00:16:05et de faire rayonner
00:16:06à l'international
00:16:07le savoir-faire français.
00:16:08Je fais partie aussi
00:16:09des conseillers
00:16:10du commerce extérieur
00:16:11de la France
00:16:11parce qu'on est fiers
00:16:13d'aller porter
00:16:13ce savoir-faire.
00:16:15Et vous parliez
00:16:16tout à l'heure
00:16:16de transmission.
00:16:17C'est quelque chose
00:16:18qui est important
00:16:18parce qu'aujourd'hui,
00:16:19les enjeux
00:16:20pour nos entreprises,
00:16:21ils sont au nombre de trois.
00:16:23L'humain,
00:16:23l'humain au centre
00:16:24de nos entreprises
00:16:25parce que sans hommes
00:16:26et sans femmes,
00:16:27on ne fait pas grand-chose.
00:16:29L'innovation,
00:16:30donc sans hommes
00:16:31on ne fait pas d'innovation.
00:16:32Et puis l'international.
00:16:33Donc aujourd'hui,
00:16:34la transmission des savoirs,
00:16:36pérenniser ce savoir,
00:16:37c'est super important.
00:16:38Et c'est pour ça
00:16:39qu'aujourd'hui,
00:16:39on a créé en interne
00:16:40une académie,
00:16:41une académie de formation
00:16:42pour venir compléter
00:16:43les formations initiales
00:16:45de l'éducation nationale.
00:16:46Et ça s'appelle
00:16:46Pinet Académie.
00:16:47Éric Rousseau,
00:16:48est-ce que vous avez peur
00:16:49de la mondialisation ?
00:16:51Ou est-ce que vous avez
00:16:51les armes pour y faire face ?
00:16:53Non, non,
00:16:54il ne faut pas avoir peur.
00:16:55Il faut être déterminé.
00:16:56Alors bien sûr,
00:16:57il ne faut pas être non plus,
00:16:57comme on dit,
00:16:58bisounours.
00:16:58Je parlais de concurrence déloyale.
00:17:00Ah, au niveau
00:17:01de la concurrence déloyale ?
00:17:02Alors bien sûr
00:17:03qu'on fait attention,
00:17:04qu'on regarde,
00:17:05c'est quelque chose
00:17:06sur lequel on est attentif.
00:17:08Mais si demain,
00:17:09vous apportez justement
00:17:10ce savoir-faire,
00:17:11ce temps d'avance
00:17:12à vos clients,
00:17:12si vous apportez
00:17:13cette notion d'innovation
00:17:14qui vont eux-mêmes
00:17:16leur donner un temps d'avance
00:17:17par rapport à leurs compétiteurs,
00:17:18non, non,
00:17:19il ne faut pas avoir peur.
00:17:19Il faut avoir force
00:17:20et détermination.
00:17:21Vous êtes souriant,
00:17:22vous avez une tête
00:17:22de patron heureux.
00:17:23Il fait bon être patron
00:17:24en France aujourd'hui ?
00:17:26Alors, je n'irai pas
00:17:27jusqu'à dire qu'il fait bon
00:17:28pour être patron aujourd'hui
00:17:29parce que c'est un boulot
00:17:307 jours sur 7,
00:17:31365 jours par an.
00:17:32Même quand vous êtes
00:17:34avec votre famille,
00:17:35vous avez toujours la tête
00:17:36un petit peu à l'usine,
00:17:37chez les clients,
00:17:39dans les différents problèmes.
00:17:40Non, aujourd'hui,
00:17:41quand vous êtes entrepreneur,
00:17:43vous êtes obligé
00:17:44d'être déterminé,
00:17:44vous êtes obligé
00:17:46de représenter
00:17:47votre entreprise
00:17:47parce que derrière vous,
00:17:48il y a 160 familles
00:17:49en ce qui me concerne
00:17:50qui comptent sur moi,
00:17:51qui comptent sur l'entreprise
00:17:52pour pouvoir avancer,
00:17:54pour se développer.
00:17:56Vous êtes ici
00:17:56sur ce salon.
00:17:57On voit l'énergie,
00:17:58la ferveur,
00:17:59le rassemblement,
00:18:00même le sentiment d'union
00:18:01d'appartenir
00:18:01à une communauté industrielle.
00:18:03Qu'est-ce que vous attendez
00:18:03de la classe politique,
00:18:04du pouvoir ?
00:18:05S'il y avait un geste
00:18:06qu'ils pouvaient faire,
00:18:06vous avez peut-être
00:18:07un petit point faible
00:18:08que vous aimeriez consolider
00:18:09ou plusieurs ?
00:18:10Alors, le premier point
00:18:12que je voudrais leur partager,
00:18:14et j'ai eu l'occasion
00:18:14de pouvoir échanger
00:18:15avec eux,
00:18:16c'est l'apprentissage.
00:18:18Je pense qu'aujourd'hui,
00:18:19l'apprentissage est un point
00:18:20très important.
00:18:21Je suis moi-même
00:18:22issu de l'apprentissage,
00:18:23alors j'ai un parcours
00:18:23un peu atypique.
00:18:24Je suis rentré dans ce groupe
00:18:25il y a 33 ans
00:18:26en tant qu'élève ingénieur
00:18:28par apprentissage.
00:18:29Quel parcours vous avez fait ?
00:18:30J'ai fait l'IT2I de Bourgogne
00:18:31à Auxerre,
00:18:32c'était la quatrième promo,
00:18:34c'était suite au projet
00:18:34de loi de Combs,
00:18:35où on avait autorisé
00:18:37l'apprentissage au niveau 5,
00:18:39école d'ingénieur.
00:18:39Donc vous avez mis
00:18:40les pieds sur le terrain
00:18:41et la main dans le comble ?
00:18:42Oui, ça vous le savez fait.
00:18:43Bureau d'études,
00:18:44montage des machines
00:18:44à l'international,
00:18:46savoir comment vous réglez
00:18:47les problèmes
00:18:48quand vous êtes face aux clients
00:18:49avec la pression sur les épaules.
00:18:49On ne vous en raconte pas,
00:18:50je pense à vous,
00:18:51quand il y a un problème.
00:18:52On va dire que je connais
00:18:53un petit peu les meubles
00:18:53et puis je connais bien
00:18:55le business,
00:18:55comme on dit.
00:18:57Et donc aujourd'hui,
00:18:57j'ai vraiment cette fierté,
00:18:58ce bonheur
00:18:59de pouvoir présider
00:19:00cette entreprise
00:19:01et de pouvoir en fait
00:19:03aider l'ensemble des équipes
00:19:04à le faire prospérer.
00:19:05Ce qui veut dire
00:19:06que quand vous avez
00:19:07une jeune recrue,
00:19:08il faut la reformer totalement,
00:19:09il faut reprendre à zéro ?
00:19:10Alors,
00:19:11on ne va pas dire
00:19:12qu'il faut reformer
00:19:13totalement à zéro
00:19:14et c'est pour ça
00:19:14que je vais rebondir
00:19:15sur l'apprentissage,
00:19:16je n'ai pas tout à fait terminé.
00:19:17Aujourd'hui,
00:19:17on prône l'apprentissage,
00:19:19on entend parler dans les allées,
00:19:20sauf qu'on diminue
00:19:21les aides aux entreprises
00:19:22pour cet apprentissage
00:19:23et aujourd'hui,
00:19:23on se retrouve avec
00:19:24beaucoup de jeunes
00:19:24qui sont en attente de stage,
00:19:26qui sont en attente
00:19:27d'un stage pour
00:19:27ou d'entreprises
00:19:29qui veulent les accueillir
00:19:30pour l'apprentissage.
00:19:31Je pense qu'il faudrait
00:19:31revoir ce point-là.
00:19:33Je n'ai pas eu le temps
00:19:33de venir vous voir
00:19:34sur votre stand.
00:19:34Dès que l'émission est terminée,
00:19:35je viens vous voir,
00:19:37Eric Rousseau.
00:19:37Merci.
00:19:38Avec grand plaisir.
00:19:38Merci d'avoir été là.
00:19:39Témoignage très important.
00:19:40Merci beaucoup.
00:19:41Allez, vous restez bien avec nous.
00:19:42Dans un instant,
00:19:42on vous présente Softcar,
00:19:43une entreprise
00:19:44qui produit des quadricycles.
00:19:45On vous explique tout ça
00:19:46tout de suite sur Sud Radio
00:19:47en direct du Salon Global Industrie.
00:19:49A tout de suite.
00:19:51Merci Eric.
00:19:53Midi 14h, Sud Radio.
00:19:55La France dans tous ses états.
00:19:57Péricault-Légas.
00:19:58Maud Koffler.
00:20:00Vous êtes bien sur Sud Radio
00:20:02et nous sommes au Salon Global Industrie
00:20:04à Villepinte.
00:20:05C'est entre l'exposition universelle
00:20:07et la foire.
00:20:08Il y a de la ferveur,
00:20:09il y a de l'énergie,
00:20:10il y a tous les patrons
00:20:10et les industriels français,
00:20:12mais pas que.
00:20:13Là, je vais en Confédération Helvétique
00:20:15chez nos amis suisses
00:20:16et je reçois Nicolas Obliger,
00:20:19directeur général
00:20:19de chez Softcar.
00:20:22Softcar, comme son nom l'indique,
00:20:23c'est une voiture douce,
00:20:24c'est une petite voiture urbaine
00:20:27qui permet à des gens
00:20:29à mobilité un peu réduite
00:20:30ou à des gens
00:20:30qui n'ont pas de grand kilométrage à faire
00:20:32de circuler en ville,
00:20:34mais de façon propre et durable.
00:20:36Je vois qu'il y a un effort écologique
00:20:38dans cette voiture.
00:20:40Merci Nicolas Obliger
00:20:41d'être là avec nous.
00:20:43Pourquoi vous êtes venu
00:20:44sur le Salon Global Industrie ?
00:20:46Merci de nous recevoir.
00:20:47On est venu
00:20:48parce qu'on est à la recherche
00:20:49de partenaires industriels.
00:20:51Aujourd'hui,
00:20:52on est un constructeur automobile suisse
00:20:53grâce à notre partenariat
00:20:55avec Oldinova,
00:20:56qui est notre actionnaire majoritaire.
00:20:58Et fort de cette expérience,
00:21:00on chercherait
00:21:00à trouver
00:21:02des nouveaux partenaires industriels
00:21:04de sorte
00:21:05à devenir plus compétitifs.
00:21:07Comme vous le savez,
00:21:08aujourd'hui,
00:21:08se lancer sur le marché,
00:21:10c'est avoir des volumes faibles
00:21:11et donc des coûts de revient
00:21:12plutôt élevés.
00:21:14Donc,
00:21:14on est à la recherche,
00:21:15justement,
00:21:16de partenariats
00:21:17de sorte à pouvoir bénéficier
00:21:18d'autres volumes
00:21:19qui seraient liés
00:21:20à d'autres activités
00:21:21ou des activités similaires.
00:21:22Cette voiture,
00:21:23sauf car,
00:21:24elle est de technologie suisse pure
00:21:25ou il y a
00:21:27des études qui viennent
00:21:28un petit peu
00:21:28de partout en Europe ?
00:21:30Donc,
00:21:30comme vous l'aurez dit,
00:21:31le fondateur,
00:21:32Jean Ducculier,
00:21:32qui nous a quittés
00:21:34récemment,
00:21:3695%,
00:21:37comme on dit,
00:21:3795% des pièces
00:21:39est conçue
00:21:40dans nos locaux
00:21:40dans le canton de Berne.
00:21:42Où est-ce qu'on les trouve,
00:21:43ces soft cars ?
00:21:44Alors,
00:21:44pour l'instant,
00:21:44elles ne sont pas commercialisées.
00:21:45On est en train
00:21:46de développer
00:21:48d'autres gammes,
00:21:49notamment notre gamme hybride
00:21:50avec un GNC
00:21:53et électrique rechargeable.
00:21:54On a notre gamme électrique
00:21:56qui est disponible
00:21:57sur le salon
00:21:57et puis,
00:21:58on travaille
00:21:59sur notre version
00:22:00aussi utilitaire.
00:22:01Et pourquoi on fait
00:22:02trois gammes ?
00:22:03Justement,
00:22:03c'est comme je vous disais,
00:22:04on essaie de combiner
00:22:05les volumes
00:22:06de sorte à être attractifs
00:22:07dès la première mise
00:22:09sur le marché.
00:22:10Alors,
00:22:10je vois qu'il y a
00:22:10des zéro carbone
00:22:11en jeu environnemental
00:22:13essentiel.
00:22:13Les Suisses sont très vigilants
00:22:15sur les industriels
00:22:17qui pourraient polluer.
00:22:18Alors,
00:22:19on essaie de faire attention,
00:22:20effectivement,
00:22:21et puis,
00:22:21je pense que ça devient
00:22:22global aujourd'hui.
00:22:24L'écologie
00:22:25est un des piliers
00:22:27de soft cars.
00:22:27Le premier,
00:22:28c'est la sécurité.
00:22:29Donc,
00:22:29on est la voiture
00:22:30la plus sécuritaire
00:22:30dans notre catégorie.
00:22:32Et la deuxième,
00:22:33c'est qu'on fait attention
00:22:34justement à l'empreinte
00:22:35qu'on va laisser
00:22:36à la production,
00:22:37à l'utilisation,
00:22:38mais également au recyclage.
00:22:39La Confédération Helvétique
00:22:41n'est pas dans l'Union Européenne.
00:22:42Pourtant,
00:22:42vous êtes ici
00:22:43avec d'autres industriels français.
00:22:45Il y a quand même
00:22:46une solidarité européenne
00:22:48face à la mondialisation
00:22:49ou la Suisse
00:22:50joue cavalier seule ?
00:22:51On dit souvent
00:22:52que la Suisse est neutre,
00:22:54mais on sait s'allier.
00:22:56Et aujourd'hui,
00:22:57l'Europe,
00:22:58notamment,
00:22:59on a cette homologation européenne.
00:23:01Notre voiture
00:23:01s'appuie
00:23:02sur une homologation européenne
00:23:03pour avoir une délivrance
00:23:04d'une homologation suisse.
00:23:06Donc,
00:23:06l'Europe
00:23:08nous intéresse énormément,
00:23:09notamment
00:23:10le marché français.
00:23:12Et aujourd'hui,
00:23:13on est aussi présent ici
00:23:14puisqu'il y a
00:23:15un vrai savoir-faire,
00:23:16il y a une industrie
00:23:16en France
00:23:17qui est non négligeable
00:23:18et il faut savoir
00:23:19travailler avec les meilleurs.
00:23:20Est-ce que vous êtes aussi
00:23:21confronté
00:23:22à la concurrence asiatique,
00:23:23la Chine
00:23:24ou d'autres pays
00:23:24parce que c'est un modèle
00:23:26de voiture
00:23:26qui pourrait évidemment
00:23:27être fabriqué
00:23:28dans d'autres pays
00:23:28ou vous êtes sûr
00:23:30de votre enjeu ?
00:23:31Ce marché-là,
00:23:32il est pour vous
00:23:33et il n'est pas récupérable
00:23:34par d'autres
00:23:35où il y a toujours un risque ?
00:23:36Je pense que globalement,
00:23:38ce serait prétentieux
00:23:38de dire qu'il n'y a pas de risque.
00:23:39On est tous à risque.
00:23:41Aujourd'hui,
00:23:42on a quand même
00:23:42une proposition de valeur
00:23:43qui est différente
00:23:44de ce qui se fait actuellement.
00:23:46Nous,
00:23:46notre idée,
00:23:47c'est de produire local
00:23:48pour consommer local.
00:23:49Donc,
00:23:49c'est pour ça
00:23:50qu'aujourd'hui,
00:23:51on recherche aussi
00:23:52tous ces partenaires
00:23:54de sorte à pouvoir
00:23:55éventuellement venir
00:23:55sur le marché français
00:23:56dans des bonnes conditions.
00:23:57Au départ,
00:23:58le marché sera suisse,
00:23:59je suppose,
00:23:59dans les premiers temps
00:24:00où vous irez tout de suite
00:24:01sur le terrain international,
00:24:02en tout cas européen.
00:24:04Européen.
00:24:06Le marché suisse,
00:24:07clairement,
00:24:08on va le développer,
00:24:10mais ce ne sera
00:24:11certainement pas
00:24:11le premier marché.
00:24:12On sera sur quelle gamme
00:24:13de tarifs ?
00:24:16Je ne sais pas
00:24:16que j'ai envie
00:24:16d'en acheter une,
00:24:17mais elle a l'air
00:24:18fort sympathique,
00:24:18cette automobile.
00:24:19Elle est belle d'abord.
00:24:20C'est une petite voiture.
00:24:21On dirait,
00:24:22vous savez,
00:24:22un oeuf de téléphérique
00:24:23avec 4 roues.
00:24:25Pour la Suisse,
00:24:25c'est normal.
00:24:26On peut aller
00:24:27à la montagne avec.
00:24:28Ça sera cher ?
00:24:29Ça ne sera pas trop cher ?
00:24:30C'est ce que je vous disais,
00:24:32c'est tout l'enjeu
00:24:33qu'on a,
00:24:34c'est qu'on n'a pas
00:24:35de volume.
00:24:36L'idée,
00:24:37c'est justement
00:24:38d'aller chercher
00:24:38des combinaisons
00:24:39pour réduire
00:24:40ce coût de revient.
00:24:41Aujourd'hui,
00:24:41on est sur un prix
00:24:42de vente
00:24:43qui serait
00:24:44à 19 000 euros.
00:24:47L'ambition,
00:24:48elle est plutôt
00:24:48d'aller chercher
00:24:49les 16-17.
00:24:50Elle a
00:24:51de l'électricité,
00:24:52bien entendu.
00:24:54Quelle autonomie ?
00:24:55On est sur un véhicule
00:24:56100% électrique,
00:24:58200 km d'autonomie.
00:24:59on a réduit
00:25:00le nombre de pièces.
00:25:01On a seulement
00:25:011 800 pièces
00:25:02dans le véhicule,
00:25:03ce qui nous permet
00:25:04justement
00:25:04d'être compétitif
00:25:05face à une compétition
00:25:09outre-Atlantique
00:25:10ou mondiale.
00:25:12Avec seulement
00:25:121 800 pièces,
00:25:13on arrive justement
00:25:14à réduire ces coûts-là.
00:25:16quand vous voyez
00:25:17ce salon
00:25:18dès qu'on sait
00:25:19que le monde
00:25:20est en crise,
00:25:21il y a des guerres,
00:25:22il y a eu des épidémies,
00:25:24il y a une mondialisation
00:25:25un peu sauvage,
00:25:26vous sentez
00:25:27qu'il y a une cohésion,
00:25:29ici,
00:25:29une conscience commune
00:25:30au niveau européen
00:25:31pour dire
00:25:32qu'il faut qu'on
00:25:32se tienne les coudes ?
00:25:34Je pense que
00:25:35le fait déjà
00:25:35de se retrouver
00:25:36sur un salon,
00:25:36c'est qu'il y a
00:25:37une certaine cohésion,
00:25:38il y a une envie de faire.
00:25:39Je pense que
00:25:41oui,
00:25:42globalement,
00:25:43je pense que
00:25:43l'Europe a compris
00:25:44qu'il va falloir
00:25:46se serrer les coudes
00:25:47pour faire face
00:25:49notamment
00:25:50à d'autres acteurs majeurs.
00:25:51Où trouvez-vous
00:25:52les ingénieurs
00:25:53qui composent
00:25:53votre équipe
00:25:54à Softcar ?
00:25:55Ce ne sont que des Suisses
00:25:56ou ils peuvent venir
00:25:57d'autres pays européens ?
00:25:58Alors non,
00:25:59on a beaucoup
00:26:00d'ingénieurs suisses
00:26:01mais également
00:26:02beaucoup de Français.
00:26:04On s'appuie
00:26:05et on développe
00:26:06aussi les ingénieurs.
00:26:08L'idée,
00:26:08c'est vraiment
00:26:09de créer des partenariats
00:26:10avec des universités,
00:26:12des écoles d'ingénieurs.
00:26:13Donc je prends
00:26:14régulièrement
00:26:15en formation
00:26:17des ingénieurs
00:26:18et puis on leur propose
00:26:19souvent,
00:26:20quand on a des postes
00:26:20d'ouvert,
00:26:21de rejoindre l'entreprise.
00:26:23Ceux qui font
00:26:26à 80%.
00:26:28Vous tombez toujours
00:26:29sur des niveaux
00:26:29de formation
00:26:30pertinents et performants
00:26:31ou quelquefois
00:26:32il faut revoir
00:26:33un petit peu
00:26:33la formation
00:26:35de vos jeunes ingénieurs ?
00:26:36Alors,
00:26:37je ne pourrais pas
00:26:37répondre globalement
00:26:38mais en tout cas
00:26:38les universités
00:26:39avec lesquelles je travaille
00:26:41notamment l'UTBM
00:26:42dans l'Est de la France,
00:26:44Belleforme en Béliard,
00:26:46on a aussi des universités
00:26:48en Côte d'Or
00:26:49avec lesquelles on travaille.
00:26:50C'est des formations
00:26:51qui sont totalement adaptées
00:26:53aujourd'hui à l'usage
00:26:54et je me retrouve
00:26:55avec des ingénieurs
00:26:56qui sont opérationnels
00:26:57quasiment dès le premier jour.
00:26:59Le gouvernement suisse,
00:27:00le gouvernement levéthique
00:27:01participe de l'essor
00:27:02de sa société.
00:27:03Il a le droit d'intervenir
00:27:05alors qu'en Europe,
00:27:05vous savez,
00:27:06la commission est très vigilante
00:27:07pas d'aide de l'État.
00:27:08Il faut un libéralisme
00:27:09un petit peu rigoureux.
00:27:11Chez vous,
00:27:12il y a un peu de patriotisme,
00:27:13c'est-à-dire que
00:27:14le gouvernement
00:27:14de la Confédération
00:27:15peut soutenir
00:27:16des entreprises
00:27:16comme la vôtre
00:27:17qui est justement
00:27:18en innovation.
00:27:18Alors aujourd'hui,
00:27:19nous,
00:27:19on s'appuie principalement
00:27:21sur de l'actionnariat privé
00:27:23avec,
00:27:24comme je mentionnais,
00:27:25Oldinova
00:27:25qui est un gros groupe suisse
00:27:27dans la région de Vevey
00:27:29et puis,
00:27:30on arrive à avoir
00:27:32quelques aides
00:27:32de l'État,
00:27:33de la Fédération.
00:27:35De bons salaires,
00:27:36je pense,
00:27:36des charges sociales
00:27:37acceptables
00:27:37par le chef d'entreprise
00:27:38qui est évidemment
00:27:39la hantise
00:27:39des patrons français.
00:27:41La législation sociale suisse
00:27:43est acceptable
00:27:44pour un entrepreneur
00:27:44tel que vous ?
00:27:46On va dire
00:27:46qu'on a un environnement
00:27:48qui est relativement
00:27:50confortable
00:27:50et attrayant surtout.
00:27:52Vous avez vu la crise
00:27:53que l'on est en train
00:27:53de traverser,
00:27:54des trois dormus bloqués,
00:27:55le pétrole se fait
00:27:56raraîchère,
00:27:57c'est l'avenir de Softcar
00:27:59qui est en train
00:27:59de se mettre en place
00:28:00actuellement.
00:28:02Vous l'aviez prévu
00:28:03un petit peu ?
00:28:04Non, mais...
00:28:05J'aimerais dire
00:28:06qu'on l'avait prévu.
00:28:07Après, globalement,
00:28:08on voit qu'on va vers
00:28:09une industrie
00:28:10de plus en plus propre,
00:28:11on voit que les entreprises
00:28:13ont de plus en plus
00:28:14de RSE,
00:28:14il y a toutes ces problématiques,
00:28:16on voit que,
00:28:17aussi dans les grandes villes,
00:28:18on essaie justement
00:28:19d'être de plus en plus propre,
00:28:21c'est aussi pour ça
00:28:21qu'on développe
00:28:23notre gamme utilitaire
00:28:24pour la livraison
00:28:25des derniers kilomètres,
00:28:26pour les entretiens
00:28:26des espaces verts
00:28:28des communes,
00:28:28etc.
00:28:29Donc, globalement,
00:28:30je pense qu'il faut
00:28:31faire attention
00:28:31et on ne peut pas
00:28:33uniquement compter
00:28:34sur le thermique.
00:28:35A contrario,
00:28:36je pense que
00:28:37compter uniquement
00:28:38sur l'électrification
00:28:39du parc
00:28:40est aussi une résine.
00:28:42Est-ce que votre technologie
00:28:43vous permettra,
00:28:44là c'est la petite voiture,
00:28:45urbaine,
00:28:46est-ce qu'on peut imaginer
00:28:47une jolie berline
00:28:47ou voir une limousine électrique
00:28:49un jour ?
00:28:50Est-ce que vous avez
00:28:50cette capacité technologique
00:28:51pour aller sur des modèles
00:28:52plus importants ?
00:28:53Alors, on pourrait utiliser
00:28:57la même recette
00:28:58qu'on a utilisée
00:28:58chez Sauvecar
00:28:59pour faire une berline,
00:29:01etc.
00:29:02Aujourd'hui,
00:29:02ce n'est pas forcément
00:29:03notre ambition.
00:29:04Comme je vous le disais,
00:29:05notre ambition,
00:29:05en fait,
00:29:06elle a été principalement
00:29:07pour ce véhicule
00:29:08d'adresser
00:29:09les usages quotidiens.
00:29:11Donc, ça va être
00:29:12aller déposer
00:29:13les enfants à l'école.
00:29:14C'est pour ça
00:29:14qu'on a un plancher plat
00:29:15pour que les enfants
00:29:16sortent toujours du côté
00:29:17du trottoir
00:29:18en sécurité,
00:29:19ce qui est notre pilier
00:29:20numéro un
00:29:20chez Sauvecar.
00:29:21Aujourd'hui,
00:29:23je pense que
00:29:24dans les villes,
00:29:24notamment,
00:29:25il faut avoir
00:29:26des véhicules
00:29:27de plus petite dimension
00:29:29de sorte à être efficace
00:29:31et viser
00:29:31une efficacité énergétique.
00:29:33Le siège de la société
00:29:34est à Fribourg.
00:29:35Tout à fait.
00:29:36Pour moi,
00:29:36c'est un an de fromage.
00:29:37Est-ce qu'on peut prendre
00:29:39une Sauvecar
00:29:39pour aller jusqu'à Penzel
00:29:40pour aller goûter
00:29:42de la Penzel Air aussi ?
00:29:43C'est possible ?
00:29:44Avec la Sauvecar,
00:29:45on peut aller tout partout.
00:29:46On a la version hybride
00:29:48qui offre
00:29:48350 km d'autonomie.
00:29:50On a la version électrique
00:29:51qui offre 200 km d'autonomie.
00:29:53Et puis,
00:29:53en Suisse,
00:29:54il ne faut pas traverser
00:29:55la Suisse
00:29:56d'un bout à l'autre
00:29:57comme ça.
00:29:57Il faut prendre le temps
00:29:58de la visiter
00:29:59et de savourer.
00:29:59On est bien d'accord.
00:30:01Merci,
00:30:01merci Nicolas Obliguère
00:30:02d'avoir été
00:30:03notre invité aujourd'hui.
00:30:04Vous représentez
00:30:05l'industrie,
00:30:07le génie suisse,
00:30:07il y en a aussi.
00:30:08Et je vous sens très
00:30:09à votre place
00:30:10dans ce salon
00:30:10Global Industrie.
00:30:11Merci pour votre présence.
00:30:12à suivre une entreprise
00:30:14familiale
00:30:14qui existe
00:30:15depuis 4 générations.
00:30:16On vous présente
00:30:17son patron
00:30:17Bertrand Devim
00:30:18dans un instant
00:30:19sur Sud Radio
00:30:19en direct
00:30:20du salon
00:30:20Global Industrie.
00:30:22A tout de suite.
00:30:26Mais qu'est-ce qu'on est bien
00:30:27sur Sud Radio,
00:30:28surtout lorsqu'on se trouve
00:30:30au salon Global Industrie
00:30:31à Villepinte
00:30:32avec la fine fleur
00:30:33de l'industrie française
00:30:34et européenne.
00:30:35Des femmes et des hommes,
00:30:37plein de courage,
00:30:38on dit que l'industrie
00:30:39est en souffrance,
00:30:40que la mondialisation
00:30:40est violente,
00:30:41c'est vrai.
00:30:42En plus,
00:30:42on traverse
00:30:43des périodes troublées,
00:30:43il y a de la guerre,
00:30:44il y a des épidémies
00:30:45et pourtant,
00:30:46on voit ici une énergie
00:30:47et un courage déterminant.
00:30:49Je reçois Bertrand Devim.
00:30:51Est-ce que je peux
00:30:52vous souhaiter
00:30:52un bon anniversaire
00:30:53Bertrand Devim ?
00:30:54Merci Perico.
00:30:54Vous savez pourquoi
00:30:55je vous souhaite
00:30:55un bon anniversaire ?
00:30:56On fête nos 50 ans
00:30:57aujourd'hui,
00:30:581er avril.
00:31:001976,
00:31:01année de la sécheresse.
00:31:01Tout à fait.
00:31:0250 ans.
00:31:03Année de la sécheresse,
00:31:03j'y avais 2 ans.
00:31:04Qui c'était ?
00:31:05Vos grands-parents ?
00:31:06Vos parents ?
00:31:06Alors,
00:31:07c'est mes parents
00:31:07qui ont créé
00:31:08la société Devim
00:31:08en 1976,
00:31:09monsieur et madame Devim.
00:31:11Je leur souhaite
00:31:11un très bon anniversaire.
00:31:12Transmission familiale
00:31:13et vous êtes toujours là,
00:31:15performant,
00:31:17courageux,
00:31:18déterminé,
00:31:20déterminé,
00:31:21enthousiaste.
00:31:22On prend beaucoup
00:31:23de plaisir à faire
00:31:24de l'industrie
00:31:24dans le Vimeu.
00:31:25Écoutez,
00:31:26depuis le début,
00:31:26alors les missions
00:31:27n'est pas terminées.
00:31:27Je ne vois que des gens
00:31:28heureux,
00:31:29qui ont envie de se battre.
00:31:30Vous avez le sourire
00:31:31comme vos prédécesseurs,
00:31:32alors que je suppose
00:31:33que vous n'avez pas
00:31:34que des réjouissances
00:31:35dans votre activité.
00:31:36Qu'est-ce que vous fabriquez
00:31:37Bertrand Devim ?
00:31:38Alors,
00:31:38chez Devim,
00:31:38on a deux activités principales.
00:31:40Celle qu'on présente
00:31:41à Global Industries
00:31:43aujourd'hui,
00:31:43cette semaine,
00:31:44c'est l'activité de tollerie,
00:31:45donc de sous-traitance.
00:31:47C'est un salon
00:31:47de la sous-traitance.
00:31:48Ce salon s'appelait
00:31:49le Mid-Est avant,
00:31:50donc c'était le salon
00:31:51de la sous-traitance
00:31:52qui a bien évolué depuis.
00:31:54Et donc,
00:31:54on fabrique de la pièce
00:31:55de tollerie
00:31:56pour essentiellement
00:31:57l'industrie ferroviaire.
00:31:58Donc,
00:31:58vous êtes un métallurgiste.
00:32:00Voilà.
00:32:00J'aime le mot métallurgie.
00:32:01Nous transformons les métaux.
00:32:02Vous transformez les métaux.
00:32:03Alors,
00:32:04ce sont des aciers,
00:32:05c'est du fer,
00:32:05c'est de l'acier ?
00:32:06Voilà,
00:32:07de l'acier,
00:32:07de l'inox,
00:32:08de l'aluminium.
00:32:08Où est-ce qu'aujourd'hui
00:32:09une société comme Devim
00:32:10se fournit en acier ?
00:32:11En France,
00:32:12en Europe,
00:32:12en Espagne.
00:32:14Donc,
00:32:14ArcelorMittal pour la France.
00:32:15Et ça reste européen.
00:32:17Alors,
00:32:18on ne va pas parler gastronomie,
00:32:20mais est-ce qu'il y a
00:32:22différentes qualités d'acier ?
00:32:24Entre guillemets,
00:32:24si on les dégustait,
00:32:26est-ce que vous me diriez
00:32:26qu'il y a un acier premier cru,
00:32:28un acier grand cru ?
00:32:29Ah oui,
00:32:30et il y a des affinages différents aussi.
00:32:32Non,
00:32:32mais blague à part,
00:32:33oui,
00:32:34évidemment.
00:32:34Alors,
00:32:34nous,
00:32:35on travaille,
00:32:35en fonction de la résistance mécanique
00:32:37que va demander la pièce
00:32:38qu'on va fabriquer,
00:32:39notamment dans le ferroviaire.
00:32:40On va avoir des aciers,
00:32:41S-235,
00:32:42S-355.
00:32:44C'est différentes...
00:32:45Voilà,
00:32:45c'est de la chimie tout ça en fait.
00:32:46C'est-à-dire,
00:32:47chaque outil
00:32:49nécessite une technologie
00:32:50et un acier différent.
00:32:50Vous faites des...
00:32:51Quand vous dites chemin de fer,
00:32:52vous faites des rails,
00:32:52tout simplement ?
00:32:53Alors,
00:32:53non,
00:32:53non,
00:32:54non,
00:32:54non,
00:32:54non,
00:32:54les rails...
00:32:55C'est encore autre chose ?
00:32:56Oui,
00:32:56c'est encore autre chose.
00:32:57Là,
00:32:57on est vraiment sur de la pièce
00:32:58de précision,
00:32:59d'accord ?
00:33:00Alors,
00:33:00le rail est précis,
00:33:01bien sûr,
00:33:01c'est de la pièce de précision.
00:33:09Mais on exporte dans 28 pays,
00:33:11Péreco.
00:33:11Donc,
00:33:11quand je prends le train,
00:33:12je peux rouler sur du Devim ?
00:33:13Voilà.
00:33:14Vous utilisez certainement
00:33:15des produits qui sont fabriqués
00:33:16chez Devim,
00:33:17alors,
00:33:17à différents endroits du train.
00:33:19C'est un savoir français,
00:33:21créé par votre famille,
00:33:23ou vous avez amélioré
00:33:24une technologie qui existait déjà ?
00:33:25Alors,
00:33:26le ferroviaire,
00:33:26oui,
00:33:26c'est une activité
00:33:27qui date d'une trentaine d'années.
00:33:29Chez Devim,
00:33:30on a vraiment pris ce virage
00:33:31il y a une trentaine d'années
00:33:31parce que...
00:33:33Activité et industrie
00:33:34d'excellence française,
00:33:35quand même,
00:33:35qu'on exporte...
00:33:37Pardon,
00:33:37Bertrand,
00:33:38les grands noms,
00:33:38c'est quoi ?
00:33:39C'est Alstom,
00:33:40les grands groupes ?
00:33:41Alstom,
00:33:41la SNCF,
00:33:42la SNCF exporte 30%
00:33:44de son chiffre.
00:33:44Oui,
00:33:44mais en fabrication de matériel,
00:33:45on va dire que c'est Alstom
00:33:46qui est un des fonds français.
00:33:47Bapco Wilcox,
00:33:48je me souviens,
00:33:49à Bilbao,
00:33:49en Espagne.
00:33:51Vous,
00:33:51vous êtes un petit
00:33:53qui prend des parts de marché
00:33:54chez les grands ?
00:33:55Oui,
00:33:56tout à fait.
00:33:56Alors,
00:33:56on accompagne les grands,
00:33:57en fait,
00:33:58en les aidant.
00:33:59Ils sous-traitent chez vous ?
00:34:00Ils sous-traitent des pièces mécaniques
00:34:02chez DeVim,
00:34:03tout à fait,
00:34:03et des serrures.
00:34:04Est-ce que ça rapporte ?
00:34:06Ça a eu payé,
00:34:07mon brave monsieur.
00:34:07Ça a eu payé.
00:34:09C'est de plus en plus compliqué,
00:34:10parce qu'il ne faut pas se mentir,
00:34:13c'est un marché mondial.
00:34:14Oui,
00:34:15l'entrave,
00:34:16la principale entrave.
00:34:17Pardon ?
00:34:18La principale entrave,
00:34:19elle est où ?
00:34:19Le prix d'achat
00:34:20de la matière première ?
00:34:21Exactement.
00:34:21Vous l'avez suggéré dès le début,
00:34:23c'est vraiment le problème,
00:34:24c'est la matière première,
00:34:25qui est de plus en plus chère.
00:34:27Bon,
00:34:27voilà,
00:34:28il y a des droits de douane européens,
00:34:29certes,
00:34:30qui préservent
00:34:32certains fabricants
00:34:33de matières premières en France,
00:34:34mais pas les fabricants comme nous.
00:34:35Et donc,
00:34:36on n'est pas compétitifs
00:34:37face à la concurrence.
00:34:39Vous êtes en train de me dire
00:34:41qu'il y a un petit protectionnisme européen
00:34:43qui existe quand même.
00:34:44Il y a un petit protectionnisme
00:34:45qui nous pénalise,
00:34:47finalement.
00:34:47Qui nous pénalise,
00:34:48parce que les matières premières
00:34:49sont plus chères.
00:34:50elles viennent de l'étranger.
00:34:52Mais par contre,
00:34:53les pièces ne sont pas taxées.
00:34:56Votre papa a connu l'époque,
00:34:58en 1976,
00:34:59où l'acier venait totalement de France.
00:35:01Oui,
00:35:01tout à fait,
00:35:02tout à fait.
00:35:02Avec des fleurons
00:35:03de l'indurgie française.
00:35:05Exactement,
00:35:06on avait l'aluminium aussi,
00:35:08on avait l'aluminium français
00:35:09qui a été vendu aux Canadiens,
00:35:10enfin bon voilà,
00:35:11péchiné.
00:35:13Vous avez vu tout ça dépérir ?
00:35:15Oui,
00:35:16mais bon,
00:35:16moi je n'aime pas avoir
00:35:17un discours défaitiste.
00:35:20C'est vrai qu'on a fait...
00:35:20vous n'êtes pas défaitiste,
00:35:21mais vous avez vu
00:35:22qu'il y a un patrimoine
00:35:22qui s'est effondré.
00:35:23Oui.
00:35:24Vous,
00:35:24vous continuez à porter
00:35:25le drapeau français
00:35:26haut et fort.
00:35:27c'est tout à fait ce que je vous disais,
00:35:28on exporte dans 28 pays,
00:35:29on en parlait avec la BPI
00:35:30en début de semaine,
00:35:31avec le directeur adjoint
00:35:34chargé de l'export.
00:35:35On peut se battre encore.
00:35:35Il y a des tas de mécanismes
00:35:37qui sont organisés,
00:35:38qui sont orchestrés
00:35:39par BPI,
00:35:40par l'État,
00:35:40par Business France
00:35:41pour aider les entreprises
00:35:42françaises à exporter.
00:35:43Ce combat courageux,
00:35:44ce combat courageux,
00:35:45Bertrand Devine,
00:35:46vous sentez qu'il est compris,
00:35:47là j'ai vu des hommes
00:35:48et des femmes politiques passer,
00:35:50dans le salon,
00:35:50ils viennent toujours vous voir
00:35:51pour vous féliciter.
00:35:52Est-ce que vous sentez
00:35:53que l'État français,
00:35:54la classe politique française,
00:35:56nos gouvernants,
00:35:56ont pris conscience
00:35:57de l'enjeu que vous défendez ?
00:35:59Est-ce que vous vous sentez accompagné ?
00:36:00Oui, on est accompagné.
00:36:02Indéniablement,
00:36:02on est accompagné.
00:36:03Moi, je ne critiquerai pas
00:36:04les politiques.
00:36:06Je pense vraiment
00:36:07que vous êtes accompagné.
00:36:08Non, mais c'est vrai.
00:36:09Non, mais c'est très bien.
00:36:10On s'en réjouit.
00:36:10Je pense que les entrepreneurs
00:36:11doivent se battre également
00:36:14avec leurs propres armes.
00:36:15Ils savent produire des choses.
00:36:16Un entrepreneur entreprend
00:36:18des risques.
00:36:18Donc, il n'a pas à attendre.
00:36:20Les entrepreneurs sont là
00:36:21pour entreprendre,
00:36:21les politiciens sont là
00:36:22pour faire de la politique.
00:36:23Ça n'a rien à voir.
00:36:24Oui, mais l'État est là
00:36:25aussi pour leur faciliter la vie.
00:36:26En tout cas,
00:36:27ce qui serait bien,
00:36:28ce qui ne leur complique pas.
00:36:29Mais ils leur permettent
00:36:29de donner des législations
00:36:31qui leur permettent de progresser.
00:36:32Tout à fait.
00:36:32Combien de salariés ?
00:36:33Alors, on est 120 personnes
00:36:34en France
00:36:35et 40 personnes en Tunisie.
00:36:36Donc, vous êtes une grosse PME,
00:36:38on peut dire.
00:36:39On est, voilà,
00:36:40une belle PME familiale.
00:36:41Et petite délocalisation en Tunisie.
00:36:43Tout à fait.
00:36:44Voilà, très bonne concordance.
00:36:45Alors, ce n'est pas une déloc,
00:36:45c'est un tremplin,
00:36:47je dirais,
00:36:48pour le marché africain.
00:36:50Et, bon,
00:36:50alors,
00:36:52le Moyen-Orient,
00:36:53c'est un peu compliqué en ce moment.
00:36:54Bien sûr.
00:36:54Mais c'est des marchés
00:36:55qu'on vise,
00:36:56notamment dans le ferroviaire.
00:36:57Marché très dynamique.
00:36:58Par partenariat avec la Tunisie,
00:37:00en fait ?
00:37:01Non, en création.
00:37:01C'est une histoire aussi
00:37:02de rencontre d'hommes, en fait.
00:37:05Les Tunisiens nous disent souvent
00:37:06qu'on est les bienvenus chez eux.
00:37:08Donc, on s'est installés là-bas,
00:37:09on y est très bien
00:37:10depuis une vingtaine d'années.
00:37:11Donc, vous avez été très bien accueillis là-bas ?
00:37:13Oui, tout à fait.
00:37:14Tout à fait.
00:37:14Et donc, on produit de la pièce
00:37:16en Tunisie
00:37:17pour le marché africain,
00:37:19mais également
00:37:19pour le marché européen.
00:37:22Solidarité avec...
00:37:23On peut dire que vous avez
00:37:23des concurrents français
00:37:24qui font à peu près
00:37:25la même chose ?
00:37:26Oui.
00:37:27Sur l'activité de taulerie,
00:37:28on a énormément de concurrents.
00:37:29Sur notre activité de serrure ferroviaire,
00:37:31beaucoup moins.
00:37:32Alors, quel est votre plus-value ?
00:37:34Qu'est-ce qui fait
00:37:34qu'on va chez Devy,
00:37:35mais pas ailleurs ?
00:37:36Alors, sur la taulerie,
00:37:38on a des délais
00:37:39qui sont courts.
00:37:40On a une équipe
00:37:41très compétente
00:37:42sur l'activité ferroviaire.
00:37:43C'est pour ça qu'on présente
00:37:44beaucoup le ferroviaire
00:37:44parce que c'est un métier,
00:37:46c'est une technologie,
00:37:47c'est un savoir-faire
00:37:48que toutes les entreprises
00:37:49n'ont pas.
00:37:50Ça veut dire que
00:37:51l'Arène Fek,
00:37:53Bundesbahn,
00:37:54enfin, les compagnies ferroviaires
00:37:55européennes
00:37:55pourraient venir
00:37:57prospecter chez eux.
00:37:58Vous prospectez chez eux,
00:37:59d'ailleurs ?
00:38:00Oui, oui, oui.
00:38:00On travaille beaucoup
00:38:01avec Siemens.
00:38:01Siemens est un de nos principes
00:38:03pour clients.
00:38:04Alors, ensuite,
00:38:05concurrence déloyale,
00:38:06c'est la question que je vais poser
00:38:07à tous les patrons que je reçois.
00:38:08Est-ce qu'il y a une concurrence déloyale ?
00:38:09Il y en a partout.
00:38:10Est-ce qu'il y en a une particulièrement
00:38:11qui vous fait mal
00:38:12ou qui vous inquiète
00:38:13plus que d'autres ?
00:38:14Vous savez,
00:38:15on parle souvent des Chinois.
00:38:16Moi, les Chinois,
00:38:17je les voyais déjà
00:38:17il y a 30-40 ans
00:38:18quand j'allais dans les salons
00:38:19avec mon père à Cologne.
00:38:21Vous les voyez
00:38:22avec deux traiteaux,
00:38:23une planche
00:38:25et nos serrures
00:38:26qui étaient copiées
00:38:26déjà il y a 30 ans.
00:38:27Donc, nous,
00:38:28ça ne nous fait pas peur.
00:38:28On en est conscient.
00:38:29Il faut simplement
00:38:29en avoir conscience
00:38:30et savoir comment
00:38:31on peut articuler tout ça.
00:38:32Il y a moyen de faire des choses.
00:38:33Ils sont là.
00:38:35Ils sont beaucoup moins chers.
00:38:36Ils sont très forts.
00:38:37Ils sont très bons également.
00:38:39Donc, battons-nous.
00:38:40Vous résistez.
00:38:41Voilà, exactement.
00:38:42Il faut résister.
00:38:42Tout à l'heure,
00:38:43je vous parlais gastronomie.
00:38:44Est-ce que vous êtes quand même
00:38:45en tant qu'industriel français
00:38:47dans la somme ?
00:38:48Tout à fait.
00:38:49Dans le Vimeux.
00:38:50Dans le Vimeux,
00:38:51qui est votre député ?
00:38:52C'est Ruffin, justement ?
00:38:53Aucune idée.
00:38:53Je ne vous rappelle plus.
00:38:54Donc, ça ne vous préoccupe pas.
00:38:56C'est un peu la terre
00:38:57du président de la République,
00:38:58aussi.
00:38:59Pas loin, Damien.
00:39:01Est-ce que vous considérez
00:39:02que vous êtes détenteur
00:39:03d'un patrimoine
00:39:04non seulement industriel
00:39:05mais culturel
00:39:06et presque artisanal français ?
00:39:08C'est un savoir français
00:39:09dont vous êtes fier ?
00:39:10Bien sûr, Péricou.
00:39:11Il faut savoir que dans le Vimeux,
00:39:1270% de la serrure
00:39:13était fabriquée
00:39:14dans le Vimeux,
00:39:15ce petit pays industriel
00:39:16où vous avez des décolteurs,
00:39:18fondeurs,
00:39:19des gens capables
00:39:19de travailler les métaux
00:39:20et de les traiter.
00:39:21Et c'est toujours vrai aujourd'hui.
00:39:22Moins, c'est vrai.
00:39:23Il y a beaucoup de grands groupes
00:39:24américains, fonds de pension
00:39:25qui ont racheté
00:39:26des sociétés comme les nôtres.
00:39:28Nous, on est encore là.
00:39:28On résiste encore et toujours
00:39:29à l'envahisseur.
00:39:30Et on est capable
00:39:31de produiter des produits français
00:39:33fabriqués totalement en France.
00:39:34Ça peut se visiter ?
00:39:35Vous êtes le bienvenu, bien sûr.
00:39:36Si je viens vous voir,
00:39:37il y aurait un petit peu de...
00:39:38Qu'est-ce qu'on boit chez vous ?
00:39:40Il y a de la bonne bière ?
00:39:42On peut boire de la bonne bière,
00:39:43mais si on parle d'industrie,
00:39:45vous allez voir
00:39:45à des belles usines.
00:39:47Vous verrez,
00:39:47on inaugure,
00:39:48comme on en a parlé,
00:39:49on inaugure notre nouvelle usine
00:39:51puisqu'on a racheté
00:39:52notre voisin cette année.
00:39:54Donc, on inaugure
00:39:55au mois de septembre.
00:39:56Vous êtes invité.
00:39:56Vous êtes le bienvenu.
00:39:57Est-ce qu'il y aura
00:39:58de l'agneau de presse à l'année
00:39:59de la méde-somme ?
00:39:59Évidemment.
00:40:00Il y en aura d'ailleurs
00:40:01ce week-end à la table
00:40:02puisqu'on fait de Pâques.
00:40:04Et on fait de Pâques.
00:40:05Et quelques informations
00:40:07m'ont laissé comprendre
00:40:08que vous avez une cave
00:40:09qui n'est pas dégarnie.
00:40:10Elle n'est pas dégarnie.
00:40:11Tout à fait,
00:40:11elle vous attend.
00:40:12Je dis tout simplement
00:40:13parce que vous êtes amie
00:40:14de Philippe David.
00:40:16Tout à fait.
00:40:17Une des vraies voix
00:40:18de Sud Radio.
00:40:19Tout à fait.
00:40:19J'aime beaucoup
00:40:20que j'embrasse.
00:40:21Promis, je viens vous voir
00:40:22Bertrand Devim
00:40:23sur le terrain
00:40:23et vous montrer
00:40:24la beauté de votre industrie.
00:40:25Merci d'avoir été
00:40:26sur le plateau de Sud Radio.
00:40:27Voilà.
00:40:27Et je vais vous voir
00:40:28sur le stand tout à l'heure.
00:40:29Ok.
00:40:29Merci à finir.
00:40:35Sud Radio.
00:40:37Parlons vrai.
00:40:3917h20,
00:40:40les vraies voix Sud Radio.
00:40:41Le face à face.
00:40:44Mais oui,
00:40:45vous êtes bien sur Sud Radio
00:40:47et nous sommes au
00:40:48Salon Global Industrie
00:40:49à Villepinte
00:40:50aux portes de Paris.
00:40:51Salon Global Industrie
00:40:52qui rassemble aujourd'hui
00:40:53la fine fleur
00:40:54de l'industrie française
00:40:55et européenne.
00:40:56Moi, je ne vois
00:40:57que des patrons courageux
00:40:59qui se battent,
00:40:59des capitaines d'industrie,
00:41:01des hommes passionnés,
00:41:02des femmes convaincues,
00:41:03une énergie incroyable.
00:41:04Et quand on dit
00:41:05que l'économie française
00:41:06est souffrante,
00:41:07peut-être,
00:41:08que l'industrie française
00:41:09a besoin de renforts,
00:41:10certainement.
00:41:11Mais quand je vois
00:41:12aujourd'hui
00:41:13le courage
00:41:13qui est autour
00:41:14de ce plateau
00:41:17de radio
00:41:18et les gens que je reçois
00:41:18qui ont non seulement
00:41:19le sourire
00:41:20mais des convictions,
00:41:21on se dit que
00:41:22rien n'est perdu.
00:41:23Au contraire,
00:41:24il faut juste savoir
00:41:24se parler,
00:41:25se rencontrer
00:41:26et avoir une classe politique
00:41:27un petit peu à l'écoute.
00:41:28Je reçois Grégory Conrot.
00:41:30Bonjour Grégory Conrot.
00:41:31Bonjour.
00:41:31Je suis le président
00:41:32de AMB Picot.
00:41:35Vous êtes aussi
00:41:36dans l'atollerie,
00:41:37donc dans la métallurgie
00:41:39et vous êtes basé
00:41:39à Lyon.
00:41:40Tout à fait,
00:41:41à Lantilly.
00:41:42Vieille maison également ?
00:41:43Depuis 1864,
00:41:44160 ans.
00:41:45Oh,
00:41:45alors c'est le club
00:41:46des 1860.
00:41:48Tout à l'heure,
00:41:48Eric Rousseau,
00:41:49c'était 1863.
00:41:51Avec Pinette,
00:41:51il vous bat de quelques mois.
00:41:53Qu'est-ce que vous fabriquez
00:41:55très précisément ?
00:41:56On fabrique de la machine outil
00:41:57et spécifiquement
00:41:58des rouleuses de tôle
00:42:00pour l'industrie
00:42:01et tous les secteurs.
00:42:02Ça va où ?
00:42:03Où est-ce qu'on voit
00:42:03votre matériel ?
00:42:04Ça va chez les tôliers,
00:42:06les chaudronniers
00:42:07pour faire de la sous-traitance.
00:42:09Ça va dans les transports
00:42:11pour faire des citernes,
00:42:13dans les trains
00:42:14pour faire de l'habillage,
00:42:15dans les avions
00:42:15pour faire des habillages
00:42:17de réacteurs
00:42:17ou du nid d'abeilles,
00:42:19dans le bâtiment
00:42:20pour la façade,
00:42:21dans les travaux publics
00:42:22pour les pelleteuses,
00:42:23les godets,
00:42:24et puis aussi
00:42:26dans le nucléaire,
00:42:27une palette très large.
00:42:28Donc je reprends
00:42:29à la question,
00:42:30acier européen,
00:42:31français si c'est possible,
00:42:32avec une technologie
00:42:33très particulière
00:42:34ou non ?
00:42:34Vous êtes dans la pointe
00:42:35un petit peu ?
00:42:35Oui,
00:42:36on est dans la pointe.
00:42:37Ce sont des machines
00:42:38qui sont au départ
00:42:40très sensibles à l'homme.
00:42:41C'est l'opérateur
00:42:42qui fait le travail
00:42:44et aujourd'hui
00:42:46notre axe de développement
00:42:47c'est comment
00:42:48avec la perte de compétences,
00:42:50le manque de personnel,
00:42:52donner des machines
00:42:53aux industriels
00:42:54qui leur permettent
00:42:55d'atteindre leur objectif
00:42:56le plus facilement possible.
00:42:57Donc on va parler aujourd'hui
00:42:58d'intelligence artificielle,
00:43:00de commandes numériques,
00:43:01d'écoute clients,
00:43:02d'assistance
00:43:03et c'est vraiment
00:43:06les challenges d'aujourd'hui.
00:43:06Donc vous me déclarez
00:43:08que vous êtes confronté
00:43:09à une manque de compétences
00:43:10qui a quand même
00:43:11des failles
00:43:12dans le système économique
00:43:13que vous êtes obligé
00:43:14de surmonter
00:43:14si je comprends bien.
00:43:15Oui,
00:43:16un manque de collaborateurs formés,
00:43:20on peut parler,
00:43:21bon il y a eu un regain
00:43:21de l'apprentissage
00:43:24et aujourd'hui
00:43:24un salon comme Global
00:43:25permet aux jeunes
00:43:26de montrer l'industrie
00:43:28d'un oeil différent
00:43:29et ça c'est important
00:43:30parce que ce sont des métiers
00:43:31qui ont beaucoup de valeur.
00:43:33c'est un endroit
00:43:34où il fait bon travailler
00:43:35où on touche à tout
00:43:36même si c'est du métal
00:43:38on va travailler
00:43:39des nouvelles technologies
00:43:40on va travailler
00:43:40sur des marchés porteurs
00:43:41on va travailler
00:43:42à l'international
00:43:44donc c'est très important
00:43:47que des journées
00:43:48comme ça
00:43:48mettent en avant
00:43:51l'industrie
00:43:52et tous ceux
00:43:53qui s'y rapportent.
00:43:54Où est-ce que vous allez
00:43:54chercher vos ingénieurs ?
00:43:55Vous vous fournissez où
00:43:57en matière humaine ?
00:43:58Alors on a l'avantage
00:43:59à Lyon
00:44:00d'avoir un tissu
00:44:02qui est très important
00:44:04vous avez
00:44:05de bons niveaux ?
00:44:07Ah oui
00:44:07mais la France
00:44:07a des très bonnes écoles
00:44:10moi je suis
00:44:11INSA-Lien
00:44:11donc l'INSA de Lyon
00:44:14mon directeur technique
00:44:16est aussi INSA-Lien
00:44:17j'ai un art et métier
00:44:18avec nous aussi
00:44:21tout comme la partie
00:44:22sous-traitance
00:44:22on est
00:44:24sur le secteur
00:44:25Rhône-Alpes
00:44:26par chance
00:44:27très très bien servi
00:44:28on sait que la région
00:44:29lyonnaise
00:44:29est une région
00:44:30de pointe
00:44:30dans l'industrie
00:44:31dans l'artisanat
00:44:32de pointe
00:44:33conscience professionnelle
00:44:34elle est toujours là
00:44:35dans votre activité
00:44:35ou quelquefois
00:44:37vous remettez un petit peu
00:44:37les pendules à l'heure ?
00:44:39Ah non
00:44:39pour moi
00:44:40j'ai la chance
00:44:40d'avoir des collaborateurs
00:44:42qui sont impliqués
00:44:45et même plutôt jeunes
00:44:46parce que quand
00:44:47j'ai repris la société
00:44:48en 2008
00:44:49juste avant la crise
00:44:50on avait une pyramide
00:44:50des âges
00:44:51qui était relativement élevée
00:44:53aujourd'hui
00:44:54on est aux alentours
00:44:55de 30-35 ans
00:44:56et je ne suis pas loin
00:44:57d'être le plus vieux
00:44:59maintenant quoi
00:44:59Comment expliquez-vous
00:45:00que vous ayez tenu
00:45:02122 ans ?
00:45:03160 ans
00:45:04Oui je perdais 40 ans
00:45:06160 ans
00:45:07160 ans
00:45:09Je pense que c'est
00:45:10les hommes
00:45:11qui faisaient partie
00:45:12de la société
00:45:14et les différents dirigeants
00:45:15avec un fil conducteur
00:45:17qui a toujours été
00:45:18l'innovation
00:45:19et c'est aujourd'hui
00:45:21ce qui nous
00:45:21ce qui continue
00:45:23à nous tirer
00:45:24de l'avant
00:45:25On peut innover
00:45:26en France aujourd'hui
00:45:26Bien sûr
00:45:27Librement
00:45:28Oui librement
00:45:29Avec soutien
00:45:30des pouvoirs publics
00:45:31Je parle bien
00:45:32de soutien politique
00:45:34c'est-à-dire
00:45:34pas de subvention
00:45:36mais mise en place
00:45:37au niveau des formations
00:45:38au niveau des carrières
00:45:39professionnelles
00:45:40au niveau des technologies
00:45:41La République est là
00:45:42à côté de vous
00:45:43On a certainement besoin
00:45:44d'un peu plus de lisibilité
00:45:46ou de direction
00:45:47un peu plus claire
00:45:47mais oui
00:45:49il y a des parcours
00:45:51qui ont été remis en avant
00:45:53comme je le disais tout à l'heure
00:45:54l'apprentissage
00:45:55On a aussi
00:45:56des structures
00:45:57qui nous soutiennent
00:45:58Nous on est une société
00:45:59de 15 personnes
00:46:00où on fait tout
00:46:01de la production
00:46:02le bureau d'études
00:46:03on fait nos propres softwares
00:46:05et on est accompagné
00:46:06dans nos différents projets
00:46:08par la BPI
00:46:10par Business France
00:46:11On a ouvert une filiale
00:46:13aux Etats-Unis
00:46:13il y a deux ans
00:46:14avec l'aide de Business France
00:46:16et du VIE
00:46:18donc ce sont des jeunes
00:46:19qui partent deux ans
00:46:21pour nous à l'étranger
00:46:21donc oui
00:46:23on a plein d'atouts
00:46:24le crédit impôt recherche
00:46:25et ces choses
00:46:26qui pour des petites structures
00:46:27comme nous
00:46:28nous permettent
00:46:29de booster notre activité
00:46:31Quelle est votre première tracasserie ?
00:46:33Votre première contrariété ?
00:46:34Ce que vous aimeriez voir évoluer ?
00:46:39Je ne vais pas dire l'attitude
00:46:41mais l'humeur des patrons
00:46:42L'humeur des patrons
00:46:43Oui parce que
00:46:44C'est un état
00:46:45Oui mais
00:46:46nous on vit de l'investissement
00:46:48de nos clients
00:46:49et quand
00:46:52la politique
00:46:53ou le monde
00:46:54est un peu compliqué
00:46:54les premières choses
00:46:56qui sont impactées
00:46:59c'est
00:46:59on parle beaucoup
00:46:59des investissements
00:47:00donc
00:47:01donner un peu de visibilité
00:47:03donner un peu de bonne humeur
00:47:04comme Global
00:47:05le fait aujourd'hui
00:47:07avec toute l'équipe
00:47:08pouvoir se rencontrer
00:47:09se booster
00:47:10je pense que c'est
00:47:11quelque chose
00:47:12qui nous tire
00:47:14La fiscalité
00:47:15et les charges sociales
00:47:16sont une réalité française
00:47:18pour être allégé
00:47:19ça ne serait pas plus mal
00:47:20C'est effectivement
00:47:22ce n'est pas
00:47:23ce qui nous aide le plus
00:47:24ça nous oblige
00:47:26peut-être par contre
00:47:27à nous dépasser
00:47:28et si je fais un parallèle
00:47:29avec la reprise
00:47:31et la crise
00:47:3215 jours avant
00:47:33la crise de 2008
00:47:34s'il n'y avait pas eu
00:47:35cette crise
00:47:35ou ces difficultés
00:47:36on n'aurait pas regardé
00:47:38pour innover
00:47:38pour écouter nos clients
00:47:40pour faire les choses
00:47:40différemment
00:47:41et quelque part
00:47:42la difficulté
00:47:43nous oblige
00:47:45à être
00:47:47agiles
00:47:47à innover
00:47:49à regarder
00:47:49loin
00:47:52Grégory Combo
00:47:53l'économie française
00:47:54est confrontée
00:47:54à une crise
00:47:55différente à chaque fois
00:47:56tous les 4 ans
00:47:57un coup c'est une épidémie
00:47:58un coup c'est un conflit
00:47:59un coup c'est un choc énergétique
00:48:01vous avez surmonté
00:48:02toutes ces épreuves
00:48:03avec
00:48:04j'allais dire
00:48:05des moments de difficulté
00:48:06malgré tout
00:48:07je pense en tant que dirigeant
00:48:09on est assez pudique
00:48:10mais moi depuis 2008
00:48:12je passe de crise en crise
00:48:15vous voulez dire
00:48:16qu'il y a des nuits
00:48:16qui sont moins sereines
00:48:17que d'autres
00:48:18forcément oui
00:48:19oui forcément
00:48:21et après on se raccroche
00:48:22à ce qui va bien
00:48:23parce que c'est toujours
00:48:24la balance
00:48:25quand vous avez
00:48:25des collaborateurs
00:48:26qui sont forts
00:48:28qui sont fidèles
00:48:30quand vous avez
00:48:31en ce qui nous conserve
00:48:32nous on est
00:48:34notre valeur ajoutée
00:48:35elle est produite
00:48:35à plus de 50%
00:48:36en Rhône-Alpes
00:48:37et 70% en France
00:48:38donc on trouve tout
00:48:40on utilise des fonderies françaises
00:48:41alors c'est pas un dogme
00:48:42vous êtes dans une logique patriotique
00:48:44sans l'ordre
00:48:44non non c'est pas un dogme
00:48:45c'est pas un dogme
00:48:46c'est une réalité
00:48:47mais pour reparler de 2020
00:48:48si on n'avait pas eu
00:48:50cette organisation là
00:48:51on n'aurait pas pu produire
00:48:52et il y avait de la demande
00:48:53donc aujourd'hui
00:48:55les coûts
00:48:57des transports
00:48:58l'agilité
00:48:59d'avoir des partenaires
00:49:00autour de nous
00:49:00qui sont réactifs
00:49:01et à l'écoute
00:49:03je pense
00:49:03c'est un atout
00:49:05les organisations patronales
00:49:07le maître de la société
00:49:07sont là
00:49:08vous accompagnent
00:49:09bien sûr
00:49:09moi je fais partie de l'UIMM
00:49:10et sur tous les secteurs
00:49:14c'est une organisation
00:49:17qui nous porte beaucoup
00:49:18même sur des structures
00:49:20des sujets très
00:49:21les sujets sociaux
00:49:23pour aider des structures
00:49:25comme les notes
00:49:26qui sont relativement légères
00:49:28on n'a pas des DRH
00:49:29on n'a pas ce genre de choses
00:49:30oui c'est éminemment important
00:49:33vous polluez un petit peu
00:49:34quand même ou non ?
00:49:36alors on a fait l'audit RSE
00:49:39on va finaliser le chiffre
00:49:41mais je ne pense pas
00:49:43parce que au travers
00:49:44le flux le plus important
00:49:45sur la pollution
00:49:46c'est le sourcing
00:49:46et on se fournit
00:49:50sur la région lyonnaise
00:49:53vous travaillez proprement
00:49:54vous n'avez pas eu de soucis
00:49:57avec les écologistes ?
00:49:58non non
00:49:59il faut faire avec du bon sens
00:50:02après il y a toujours
00:50:03des marches de progrès
00:50:04et dans tout système
00:50:05ça va nous aider
00:50:06à la fin de cet exercice
00:50:07à améliorer les choses
00:50:10perspective ?
00:50:10des marchés à conquérir ?
00:50:12perspective consolider
00:50:13ce qu'on a fait aux Etats-Unis
00:50:15et puis continuer
00:50:17oui sur d'autres
00:50:17sur d'autres grands marchés
00:50:19mais principalement
00:50:20les Etats-Unis
00:50:20et puis la reprise de l'Europe
00:50:22être prêt pour pouvoir
00:50:24accompagner
00:50:24sur les prochains en jeu
00:50:27agressivité
00:50:28de certains concurrents
00:50:29bien sûr
00:50:32encore européen
00:50:33pour ce qui est
00:50:34de nos machines
00:50:35Turquie
00:50:37mais il faut être prêt
00:50:39à apporter une réponse
00:50:40différente aux clients
00:50:41la proximité
00:50:43l'accompagnement
00:50:45des opérateurs
00:50:46nous on se connecte
00:50:47sur nos machines
00:50:48n'importe où dans le monde
00:50:49quand un opérateur
00:50:50a une difficulté
00:50:50ça fait partie
00:50:52des D+.
00:50:53quand on a l'expérience
00:50:56je crois que c'est
00:50:57mon père qui disait
00:50:58l'expérience
00:50:58c'est le peigne
00:50:59que la vie vous donne
00:51:00quand on n'avait plus de cheveux
00:51:00donc il faut miser dessus
00:51:02et puis
00:51:03ça fait travailler
00:51:04sur nos atouts
00:51:04vous avez l'air serein
00:51:05et sûr de votre savoir-faire
00:51:09ça c'est la façade
00:51:10oui
00:51:11mais il faut
00:51:12il faut regarder
00:51:12il faut regarder loin
00:51:13si on veut garder l'équilibre
00:51:15il faut regarder loin devant
00:51:16pas à la roue
00:51:16donc ouais
00:51:17bon et le fait
00:51:18d'être installé à Lyon
00:51:19c'est quand même
00:51:19un territoire
00:51:20avec un sens
00:51:22quand même
00:51:23de l'initiative
00:51:24oui
00:51:24c'est une très belle région
00:51:26et
00:51:28c'est un atout industriel
00:51:29pour les entreprises
00:51:31comme les nôtres
00:51:31c'est une plateforme
00:51:33qui
00:51:34qui est essentielle
00:51:35il y en a d'autres
00:51:36la région Toulouse-Aisne
00:51:38bien sûr
00:51:39Paris
00:51:39mais Lyon
00:51:40oui
00:51:41on sent Grégory Conrot
00:51:42que vous êtes à la fois
00:51:43industriel et entrepreneur
00:51:44vous ne dissociiez pas
00:51:45les deux enjeux
00:51:47je prends ce compliment
00:51:48de vous avec grand plaisir
00:51:50c'est ce que je constate
00:51:50en vous entendant
00:51:51voilà
00:51:51merci d'avoir été sur Sud Radio
00:51:53votre témoignage est très beau
00:51:55parce que
00:51:56une fois de plus
00:51:56on sent qu'il y a des ressources
00:51:59j'allais dire
00:51:59insoupçonnées dans ce pays
00:52:00et en tout cas
00:52:01un courage
00:52:02et une détermination
00:52:03qui donne du bon mot cœur
00:52:05à ceux qui douteraient
00:52:05que notre pays
00:52:06aurait des faibles
00:52:07sur l'investissement
00:52:07merci de nous mettre en avant
00:52:08et de nous laisser
00:52:09la possibilité de parler
00:52:10de nos métiers
00:52:11et de nos entreprises
00:52:12on aura certainement
00:52:13l'occasion de le refaire
00:52:14à bientôt
00:52:14allez on va parler
00:52:15Made in France
00:52:16on en parlait déjà
00:52:17un petit peu
00:52:17avec vous Grégory
00:52:18on en parle toujours
00:52:19pour l'artisanat
00:52:20et l'agriculture
00:52:21mais vous verrez
00:52:21que l'industrie
00:52:22Made in France
00:52:22elle aussi
00:52:23elle se défend
00:52:23on en parle tout de suite
00:52:24avec Gilles Lataf
00:52:25président de la certification
00:52:26Origine France
00:52:27sur Sud Radio
00:52:28à tout de suite
00:52:29Sud Radio
00:52:31parlons vrai
00:52:32on est de mieux en mieux
00:52:39sur Sud Radio
00:52:40parce que Sud Radio
00:52:42est aujourd'hui
00:52:43sur le salon
00:52:44global industrie
00:52:45la France
00:52:45dans tous ses états
00:52:46je peux vous dire
00:52:47qu'elle est quand même
00:52:47dans un assez bel état
00:52:49tel que je la vois
00:52:51autour de moi
00:52:51ses patrons
00:52:52ses entrepreneurs
00:52:53ses industriels
00:52:55la cause est loin
00:52:55d'être perdue
00:52:56même si nous avons
00:52:57des raisons
00:52:57de nous inquiéter
00:52:58que la désindustrialisation
00:53:00est une réalité
00:53:01il y a quand même
00:53:02encore de la ressource
00:53:03et du sursaut
00:53:04je suis justement
00:53:04avec Gilles Lataf
00:53:06Gilles Lataf
00:53:07on vous a déjà reçu
00:53:08on se connait
00:53:10certification
00:53:11Origine France
00:53:11le label
00:53:12de la France
00:53:13Origine France garantie
00:53:14garantie
00:53:14c'est le Made in France garantie
00:53:16garantie
00:53:16je sais que vous êtes
00:53:17très exigeant
00:53:18sur le fait que
00:53:18la garantie soit
00:53:19soit fiable
00:53:21sur le concept
00:53:22du Made in France
00:53:23j'allais dire
00:53:24Gilles Lataf
00:53:25vous êtes pas seulement
00:53:26ici
00:53:26chez vous
00:53:28on se connait
00:53:29au salon du Made in France
00:53:30plutôt sur l'artisanat
00:53:31l'alimentation
00:53:32ou la démarche
00:53:34Origine France
00:53:35est beaucoup plus solide
00:53:36peut-être plus facile
00:53:37à appliquer
00:53:38ici on est avec
00:53:39des industriels
00:53:40il y en a des gros
00:53:41et des petits
00:53:41il y a des PME
00:53:42il y a de grosses boîtes
00:53:43la conscience
00:53:44de l'industrie française
00:53:46est une réalité
00:53:47tous ceux que j'ai entendus
00:53:48jusqu'à présent
00:53:48ils sont conscients de ça
00:53:49est-ce que cette conscience
00:53:50verbale
00:53:52répond à une conscience
00:53:53structurelle
00:53:54est-ce que dans les faits
00:53:55c'est la même chose
00:53:56en tout cas il y a une prise
00:53:57de conscience
00:53:57qui est un peu portée
00:53:59par l'actualité
00:54:00le vrai sujet
00:54:01de la production
00:54:02on se rend compte
00:54:03aujourd'hui
00:54:04avec la géopolitique
00:54:06qu'il est temps
00:54:07de retrouver cette souveraineté
00:54:08et que toute la chaîne
00:54:09de valeur
00:54:09aujourd'hui doit être portée
00:54:11par de la production française
00:54:13qu'on part de loin
00:54:14mais qu'il n'est pas encore
00:54:15trop tard
00:54:15et qu'il faut réagir
00:54:16avec Origine France Garantie
00:54:17nous on donne la traçabilité
00:54:18des produits
00:54:19on est là justement
00:54:20pour garantir
00:54:21qu'un produit a bien été
00:54:22fabriqué sur le territoire français
00:54:23mais il y a vraiment
00:54:24aujourd'hui une prise de conscience
00:54:26de cette dimension
00:54:27de liberté
00:54:27qui est liée au patriotisme
00:54:29et à la souveraineté
00:54:29encore une fois
00:54:30le but étant pas
00:54:31de se refermer sur soi-même
00:54:32c'est d'avoir la capacité
00:54:33de faire ses choix
00:54:34quand on ne peut plus
00:54:36faire ses choix
00:54:36on est dépendant
00:54:37de l'étranger
00:54:38et il y a une vraie dimension
00:54:39industrielle aujourd'hui
00:54:40de monter à l'échelle
00:54:41ce qui n'était plus le cas
00:54:41pendant des années
00:54:42on nous a dit
00:54:43l'atelier du monde serait en Chine
00:54:44la France serait un pays tertiaire
00:54:46et il faut monter en gamme
00:54:47aujourd'hui on se rend compte
00:54:48qu'il faut aussi produire
00:54:49des produits à faible valeur ajoutée
00:54:50et ce salon est absolument formidable
00:54:53Global Industrie
00:54:54il y a des outils justement
00:54:55pour robotiser
00:54:56pour automatiser
00:54:57pour remonter à l'échelle
00:54:59et gagner en compétitivité
00:55:00il faut que la France
00:55:01soit fière d'elle
00:55:02et qu'elle remonte en compétitivité
00:55:03donc la mondialisation brutale
00:55:05la globalisation sauvage
00:55:07n'ont pas tout tué
00:55:07n'ont pas tout cassé
00:55:08on se doute que non
00:55:09mais on pourrait penser
00:55:10que l'industrie française
00:55:12est plus abîmée
00:55:13qu'on aurait l'impression
00:55:14de l'idée je veux dire
00:55:16l'impression que l'on a
00:55:17et ce que l'on voit aujourd'hui
00:55:18c'est pas vrai
00:55:19elle se porte pas si mal que ça
00:55:20alors elle est extrêmement abîmée
00:55:22mais aujourd'hui
00:55:23il y a une vraie dimension
00:55:24de relocalisation
00:55:25de réindustrialisation
00:55:27encore une fois
00:55:28on n'a plus le choix
00:55:29on est arrivé au bout d'un système
00:55:31Péricault
00:55:32la mondialisation heureuse
00:55:33qu'on nous a vendu
00:55:33qu'on pourrait fabriquer tout
00:55:34à n'importe quel prix
00:55:35au bout du monde
00:55:36il suffit qu'il y ait un premier
00:55:38dans de l'étroit d'hormouze
00:55:39et on n'a plus de composants
00:55:40pour fabriquer
00:55:40donc tous ces sujets là
00:55:42je pense qu'ils sont pris en compte
00:55:44réellement aujourd'hui
00:55:44il y a une vraie volonté
00:55:45de réflexion
00:55:48mais maintenant
00:55:48il faut qu'on soit tous rassemblés
00:55:50d'une manière transpartisane
00:55:51parce que c'est
00:55:53réindustrialiser
00:55:53produire en France
00:55:54le patriotisme économique
00:55:55c'est un sujet transpartisan
00:55:56qui doit rassembler tout le monde
00:55:58ça doit être une cause nationale
00:56:00pour un formidable projet
00:56:01c'est de se dire
00:56:01on est autonome
00:56:02aujourd'hui on est en capacité
00:56:03d'être un pays
00:56:04on a été un pays industriel
00:56:06on avait un plan
00:56:07on avait une vision
00:56:08sur le temps long
00:56:08un très grand pays industriel
00:56:10avec une planification
00:56:11une vision sur le temps long
00:56:12vous voyez ce qu'on a fait
00:56:13sur le nucléaire
00:56:15aujourd'hui on a la chance
00:56:16d'avoir ce parc nucléaire
00:56:17absolument formidable
00:56:18et bien il faut qu'on reprenne
00:56:19ces idées de planification
00:56:21mais avec
00:56:22sur les sujets manufacturés
00:56:23on doit être en capacité
00:56:24de produire
00:56:25sur tous les secteurs d'activité
00:56:26si on n'avait pas interrompu
00:56:28le projet nucléaire français
00:56:29l'énergie nucléaire française
00:56:30telle que lancée
00:56:31par le général de Gaulle
00:56:32ce qui se passe
00:56:33sur le détroit d'Ormus
00:56:34aujourd'hui
00:56:34ce serait un détail
00:56:35ce serait un petit ennui
00:56:36quoi
00:56:36on aurait
00:56:36ce serait beaucoup moins compliqué
00:56:38c'est clair
00:56:39que encore une fois
00:56:40plus vous êtes autonome
00:56:41plus vous avez cette liberté
00:56:42et moins vous êtes dépendant
00:56:45effectivement
00:56:46de ce qui peut se passer
00:56:47partout dans le monde
00:56:48et ça on le voit tous les jours
00:56:49c'est pour ça qu'avec
00:56:50Origine France Garantie
00:56:51les sujets de souveraineté
00:56:52aujourd'hui on les a identifiés
00:56:54on a trois piliers
00:56:55avec Origine France Garantie
00:56:56le produit sur
00:56:57Origine France Garantie
00:56:59sur les services également
00:57:00puisque aujourd'hui
00:57:01les services sont délocalisés
00:57:02donc on a
00:57:02Service France Garantie
00:57:03et surtout aujourd'hui
00:57:04sur la souveraineté numérique
00:57:06et on a lancé
00:57:06Numérique France Garantie
00:57:08on travaille sur
00:57:09la souveraineté numérique
00:57:10aujourd'hui relocaliser
00:57:12réindustrialiser le pays
00:57:13sans souveraineté numérique
00:57:15et être dépendant
00:57:15des américains
00:57:16c'est une catastrophe
00:57:17c'est un danger absolu
00:57:19donc nous on a pris en main
00:57:20ce sujet
00:57:20et on a ce pilier
00:57:21aujourd'hui
00:57:22on veut identifier
00:57:23des solutions françaises
00:57:24Perico on a l'impression
00:57:25qu'aujourd'hui
00:57:26il n'y a pas d'autres solutions
00:57:27mais si il y a des gens
00:57:28il y a des acteurs français
00:57:29on a la chance
00:57:31d'avoir des ingénieurs
00:57:31exceptionnels
00:57:32qui ont travaillé
00:57:33qui ont des solutions
00:57:34qui peuvent répondre
00:57:35vraiment au sujet
00:57:36de la souveraineté
00:57:37Gilles Attaf
00:57:39le thème de cette station
00:57:40c'est parlons vrai
00:57:41l'idée de parlons vrai
00:57:42dites-moi la vérité
00:57:43est-ce que la classe politique
00:57:45française aujourd'hui
00:57:46telle que vous la connaissez
00:57:47est à la hauteur
00:57:48du courage
00:57:49de la détermination
00:57:50et de la pugnacité
00:57:52des patrons
00:57:52qui sont là aujourd'hui
00:57:53sur ce salon
00:57:53parce qu'ils sont là
00:57:54les politiciens
00:57:55ils sont venus serrer des pinces
00:57:57est-ce qu'ils sont dignes
00:57:59de la confiance
00:58:00qu'on leur fait
00:58:01ou est-ce que
00:58:02allez
00:58:02à mandat d'horables
00:58:03ils prennent conscience
00:58:04qu'ils se sont plantés
00:58:04pendant 40 ans
00:58:06vite on rattrape
00:58:06le temps perdu
00:58:07et on vient encourager
00:58:08des gens
00:58:09qui sont des mères
00:58:09des chanceux
00:58:10quand même
00:58:10pendant un certain nombre
00:58:11d'années
00:58:11alors ils sont plus
00:58:12dans le déni déjà
00:58:13ce qui est déjà
00:58:14quand même une étape
00:58:15c'est-à-dire
00:58:16mon souveraineté
00:58:16c'était il y a 5-6 ans
00:58:17non mais on ne pouvait
00:58:18pas en parler
00:58:19de toute façon
00:58:19il n'y avait pas de sujet
00:58:20donc là ils ne sont plus
00:58:21dans le déni
00:58:22aujourd'hui je pense
00:58:23qu'ils ont compris
00:58:24qu'ils n'ont pas
00:58:25beaucoup de marge
00:58:25de manœuvre
00:58:26justement
00:58:26vous savez
00:58:27si on avait des marges
00:58:28de manœuvre
00:58:28parce que le pays
00:58:29allait mieux
00:58:30comme peut l'être
00:58:31entre les Italiens
00:58:32ou les Allemands
00:58:32aujourd'hui
00:58:33et bien peut-être
00:58:34qu'on s'en sorte
00:58:34c'est rien mieux
00:58:35donc il y a
00:58:36une volonté politique
00:58:37c'est clair
00:58:39maintenant
00:58:40elle n'est pas du tout
00:58:41à la hauteur
00:58:41de ce qu'attendent
00:58:42les entrepreneurs
00:58:42les entrepreneurs
00:58:43ils veulent des décisions
00:58:44ils veulent que les choses
00:58:45aillent vite
00:58:45et ils sont là
00:58:46ils sont au combat
00:58:46ils sont prêts
00:58:47à prendre la main
00:58:47est-ce que tout le monde
00:58:49peut faire du Made in France
00:58:49tous les exposants
00:58:50qui sont là
00:58:51est-ce que chacun
00:58:51à leur échelle
00:58:52ils ont le moyen
00:58:53de faire de l'origine
00:58:54France garantie
00:58:55en tout cas
00:58:55de l'esprit
00:58:56Made in France
00:58:56où il y en a certains
00:58:57qui sont trop dépendants
00:58:58j'allais dire
00:58:59du libre-échange international
00:59:00et qui ne peuvent pas
00:59:01patriotiser
00:59:02on part de loin
00:59:03je vous parlais
00:59:04des composants tout à l'heure
00:59:05aujourd'hui
00:59:06on n'est plus capable
00:59:06d'avoir des composants
00:59:07bon là c'est clair
00:59:08donc c'est totalement impossible
00:59:10par contre
00:59:11on a la capacité
00:59:12aujourd'hui
00:59:13de redevenir compétitif
00:59:14à partir du moment
00:59:15où ce n'est pas
00:59:16une concurrence déloyale
00:59:17on a quand même
00:59:18un vrai sujet aussi
00:59:18on peut aussi
00:59:20nous se battre
00:59:21mais il ne faut pas
00:59:22qu'on se batte
00:59:22contre une concurrence déloyale
00:59:23on ne peut pas demander
00:59:24à des entrepreneurs
00:59:26de se battre
00:59:26contre des sursubventions
00:59:27du dumping
00:59:28mais on a la capacité
00:59:29aujourd'hui l'automatisation
00:59:31la robotisation
00:59:32est en marche
00:59:33et on a les capacités
00:59:34de remonter à l'échelle
00:59:34nous on a des exemples
00:59:35avec Origines France Garantie
00:59:36de marques formidables
00:59:37demain je vais remettre
00:59:37une certification
00:59:38une société qui s'appelle
00:59:39Big Ben
00:59:40qui est dans la Somme
00:59:40qui fait des accessoires
00:59:42de téléphone
00:59:43qui sont fabriqués en France
00:59:45qui sont certifiés
00:59:45Origines France Garantie
00:59:46vous voyez aujourd'hui
00:59:47on a la capacité
00:59:48de fabriquer ce genre de produit
00:59:49d'une manière compétitive
00:59:50vous me parliez des politiques
00:59:51vous voyez le cabinet de Papin
00:59:52nous a demandé d'identifier
00:59:54aujourd'hui
00:59:54des produits et de grandes distributions
00:59:56qui sont certifiés
00:59:58Origines France Garantie
00:59:59donc on en a
00:59:59mais il faut aller plus vite
01:00:00il faut monter à l'échelle
01:00:01et puis il faut jouer le jeu
01:00:02il faut aussi que la commande publique
01:00:03joue le jeu
01:00:04nous on a un vrai sujet
01:00:05sur la commande publique
01:00:06la commande publique doit être
01:00:07le levier indispensable
01:00:08pour la relance
01:00:09de nos territoires
01:00:10parce que le vrai sujet
01:00:12c'est la relance industrielle
01:00:13de nos territoires
01:00:14parce que c'est là
01:00:15que tout se joue
01:00:15et moi je pense que
01:00:16les mots de notre société
01:00:17aujourd'hui sont liés
01:00:17à la désindustrialisation
01:00:18Vous voulez dire Gilles
01:00:19que les pouvoirs publics
01:00:20ne sont pas toujours là
01:00:21où ils puraient
01:00:22sur la commande publique
01:00:23Ah mais alors là
01:00:24pour la commande publique
01:00:25il y a un moment
01:00:25où il faut prendre
01:00:25ses responsabilités
01:00:26on ne peut pas nous renvoyer
01:00:27à l'Europe tout le temps
01:00:28les Allemands récupèrent
01:00:2980% de leur commande publique
01:00:31ou nous on a du mal
01:00:32à avoir des chiffres
01:00:33mais 30-40%
01:00:34donc il y a un moment
01:00:35où il faut aussi
01:00:35prendre ses responsabilités
01:00:36et se dire que nous aussi
01:00:38on doit être en capacité
01:00:38c'est notre argent
01:00:40la commande publique
01:00:40donc c'est un levier
01:00:41qu'on doit absolument activer
01:00:43et qui doit être réfléché
01:00:44vers nos PME
01:00:45moi je suis pour un
01:00:46small business act
01:00:47à la française
01:00:48comme le font les américains
01:00:49ils réfléchent vers
01:00:50leurs entreprises
01:00:50et on reflèche
01:00:52une grande partie
01:00:53de notre commande publique
01:00:54vers nos entreprises françaises
01:00:55Qu'est-ce que vous disent
01:00:56les politiciens
01:00:56et les politiciennes
01:00:57quand il y a
01:00:58faiblesse sur la commande publique
01:01:00c'est trop cher
01:01:00c'est ça ?
01:01:01C'est trop cher
01:01:02pour les finances de l'Etat ?
01:01:03Alors déjà vous savez
01:01:04nous on a quand même
01:01:05la spécialité au sein de l'Europe
01:01:06de sur-transposer
01:01:06c'est-à-dire qu'en plus
01:01:07nous on demande encore
01:01:08on est les seuls acteurs
01:01:11On nous renvoie toujours
01:01:12à l'Europe
01:01:12mais quand même
01:01:13au sein de l'Union Européenne
01:01:14on est les seuls
01:01:14à avoir des acheteurs publics
01:01:15qui sont responsables
01:01:16pénalement de leurs choix
01:01:17alors comme ils sont
01:01:18responsables pénalement
01:01:19pour être tranquilles
01:01:20ils prennent le moins cher
01:01:21et du coup le moins cher
01:01:23souvent
01:01:23On s'y scrupuleusement
01:01:25la branche
01:01:25Exactement
01:01:26c'est exactement ça
01:01:27donc je pense qu'aujourd'hui
01:01:29ces sujets-là
01:01:30c'est des sujets absolument
01:01:31fondamentaux
01:01:32qui peuvent être rapidement
01:01:33mis en place
01:01:33et il faut prendre
01:01:35ces responsabilités
01:01:35encore une fois
01:01:36c'est du courage
01:01:38il faut avoir le courage
01:01:40aujourd'hui de dire
01:01:41non je suis désolé
01:01:41la commande publique
01:01:43doit être réfléchée
01:01:43vers nos entreprises françaises
01:01:45on n'a plus le droit
01:01:45de donner des marchés publics
01:01:47à l'extérieur
01:01:47Salon Global Industrie
01:01:48c'est une belle initiative
01:01:50c'est une vitrine
01:01:51qui porte justement
01:01:52cette ferveur française
01:01:53peut-être pas tout le monde
01:01:55mais beaucoup de patrons
01:01:56qui sont ici
01:01:57vont dans cette logique
01:01:58En tout cas
01:01:59les entrepreneurs français
01:02:00que je rencontre ici
01:02:00à Global Industrie
01:02:01c'est un formidable endroit
01:02:02pour les rencontrer
01:02:03ont vraiment cette volonté
01:02:04de reproduire
01:02:07d'expliquer
01:02:08qu'on a du potentiel
01:02:10on a du savoir-faire
01:02:12on n'a pas perdu
01:02:13la totalité de nos savoir-faire
01:02:14on peut restructurer
01:02:15des filières
01:02:16vous savez
01:02:17on parle beaucoup
01:02:17de la défense en ce moment
01:02:18on a une BITD
01:02:19qui est absolument fantastique
01:02:20avec des gens
01:02:21qui travaillent sur la défense
01:02:22d'une manière absolument remarquable
01:02:23mais il faut leur donner
01:02:24il faut leur donner
01:02:25des commandes
01:02:26ils sont là
01:02:27ils sont prêts
01:02:27il faut leur donner des commandes
01:02:28pour qu'ils produisent
01:02:29si on leur donne des commandes
01:02:30et qu'ils produisent
01:02:31vous allez voir que là
01:02:32ça va changer la donne
01:02:33je vous le dis
01:02:34ils vous reçoivent
01:02:34pas comme un personnage folklorique
01:02:36ils savent que vous portez
01:02:37un enjeu politique majeur
01:02:38et ils vous écoutent
01:02:39quand vous venez les voir
01:02:40bah oui absolument
01:02:41vous savez nous
01:02:41on représente
01:02:42des mouvements
01:02:43avec beaucoup d'entrepreneurs
01:02:44je suis également
01:02:45cofondateur des forces françaises
01:02:47de l'industrie
01:02:47les FFI
01:02:48qui sont là pour rassembler
01:02:49autour de
01:02:50les projets
01:02:50en territoire
01:02:51bien sûr
01:02:52il y a beaucoup d'entrepreneurs
01:02:53qui sont dans les forces françaises
01:02:55de l'industrie
01:02:55qui sont présents sur le salon
01:02:57et qui sont là
01:02:58pour porter notre projet
01:02:59c'est un projet
01:03:00de rassemblement
01:03:01autour d'un formidable
01:03:03je veux dire
01:03:03le choix de société
01:03:04qu'on propose
01:03:05c'est formidable
01:03:05c'est relancer
01:03:06l'ascenseur social
01:03:06par la production
01:03:08et produire
01:03:08c'est aussi produire
01:03:09dans l'agriculture
01:03:10produire dans
01:03:11les produits manufacturés
01:03:12d'une manière générale
01:03:13sortir de la société
01:03:14de consommation
01:03:15pour une société de production
01:03:16c'est quand même pas compliqué
01:03:17donc vous êtes un résistant
01:03:19on est encore en résistance
01:03:20il ne faut pas renoncer
01:03:21le sujet c'est qu'il ne faut pas renoncer
01:03:23parce que
01:03:23c'est vrai qu'on a des vents contraires
01:03:24on a des gens qui voudraient
01:03:25qu'on renonce
01:03:26et nous on est là
01:03:27pour montrer
01:03:27qu'on ne va pas renoncer
01:03:28et qu'on sera présent
01:03:30merci citoyen Gilles Attache
01:03:33et on ira voir ensuite
01:03:34les acteurs
01:03:35de cette formidable initiative
01:03:37qui est ce salon
01:03:38global industrie
01:03:38merci à global industrie
01:03:40allez maintenant
01:03:40on va parler politique
01:03:41avec un député du LUT
01:03:42tous les politiques
01:03:43nous disent
01:03:44qu'ils se battent
01:03:44pour réindustrialiser
01:03:45le pays
01:03:46faut-il les croire
01:03:47on verra ça
01:03:48avec Aurélien Pradier
01:03:49dans un petit instant
01:03:49restez bien avec nous
01:03:50sur Sud Radio
01:03:51à tout de suite
01:03:56vous êtes bien sur Sud Radio
01:03:58parce que Sud Radio
01:03:59est sur le salon global industrie
01:04:01à la sortie de Paris
01:04:02à Villepinte
01:04:02et qu'on est entouré
01:04:03de héros
01:04:05de résistants
01:04:05je ne vois que des gens courageux
01:04:07des industriels
01:04:08des patrons
01:04:08fervents
01:04:09qui se battent
01:04:10contre la mondialisation
01:04:11contre l'ineptie
01:04:12des pouvoirs publics
01:04:13ils ne disent pas de mal
01:04:15ils ne sont pas fâchés
01:04:16mais on sent bien
01:04:17quand on est questionné
01:04:17un petit peu
01:04:18qu'ils aimeraient bien
01:04:19un petit coup de main
01:04:20supplémentaire
01:04:21de la République
01:04:21une Europe moins compliquée
01:04:23et une mondialisation
01:04:25qui finalement
01:04:25n'est pas si heureuse que ça
01:04:26on va justement en parler
01:04:28avec le citoyen
01:04:30Aurélien Pradier
01:04:31député de la Nation
01:04:33député du Lot
01:04:34Aurélien Pradier
01:04:35on le connait
01:04:36parce que
01:04:37je vais dire
01:04:37c'est un homme libre
01:04:38d'abord
01:04:38c'est un grand républicain
01:04:40c'est un authentique patriote
01:04:42la thématique d'aujourd'hui
01:04:44c'est son combat
01:04:45depuis très longtemps
01:04:46on l'a entendu
01:04:46à l'Assemblée Nationale
01:04:47et dans ses prises
01:04:48de positions publiques
01:04:49il n'est pas
01:04:50de ces politiciens
01:04:50qui viennent à la dernière minute
01:04:51comme au salon de l'agriculture
01:04:52serrer des pinces
01:04:54toucher des fesses de vache
01:04:56pour montrer
01:04:56Aurélien
01:04:56j'étais là
01:04:56et puis ensuite
01:04:57on repart dans son bureau
01:04:59avec ses énarques
01:05:00Aurélien Pradier
01:05:01Aurélien Pradier
01:05:01est un élu terrain
01:05:02dans le Lot
01:05:03il a fait sa campagne électorale
01:05:05au départ
01:05:07conseiller général
01:05:07au canton
01:05:08sur une mobilette
01:05:08et puis il a acquis
01:05:10sa notoriété
01:05:11sa légitimité
01:05:12et il est respecté
01:05:13je peux le dire
01:05:14par toute la classe politique
01:05:15même si de temps en temps
01:05:16il se fâche
01:05:17et quelquefois
01:05:17il agace
01:05:18parce qu'il a son côté
01:05:19trébillon
01:05:20d'hommes livres
01:05:20Aurélien Pradier
01:05:21merci d'être sur le plateau
01:05:23de Sud Radio
01:05:24voilà je voulais faire
01:05:25cette présentation
01:05:25parce que je dis
01:05:26que vous êtes ici
01:05:27à votre place
01:05:27dans la thématique
01:05:27qui nous rassemble
01:05:29sur l'industrie française
01:05:30vous avez rencontré
01:05:31
01:05:31vous êtes sur le salon
01:05:33aujourd'hui
01:05:34vous avez rencontré
01:05:35quelques témoignages
01:05:35assez émouvants
01:05:37qui vous convainquent
01:05:37que votre combat est juste
01:05:38oui et ce que vous disiez
01:05:39à l'instant
01:05:40Périclega
01:05:40c'est très vrai
01:05:41ici il y a des résistants
01:05:43des patriotes
01:05:44des génies
01:05:45parce que tout ce qui est
01:05:46développé autour de nous
01:05:47autour de l'industrie
01:05:48c'est un génie humain
01:05:49une capacité à inventer
01:05:51des choses
01:05:51à réinventer des choses
01:05:52et une fierté nationale
01:05:54mais je crois en effet
01:05:55qu'il y a peut-être
01:05:56plus de patriotes ici
01:05:57qu'il y en a dans la classe politique
01:05:58et ça me rend très heureux
01:06:00de participer à ces salons
01:06:01à chaque fois
01:06:01depuis longtemps
01:06:02d'être constant
01:06:03dans nos engagements
01:06:04de se dire que ce pays
01:06:06a des forces
01:06:07extrêmement vives
01:06:07et extrêmement fortes
01:06:08pour changer le monde aussi
01:06:10parce que ce sont non seulement
01:06:11des résistants
01:06:12et des patriotes
01:06:12mais ce sont des inventeurs
01:06:14chacun des industriels ici
01:06:15change le monde
01:06:17l'a déjà fait
01:06:18et va continuer à le faire
01:06:19Je recevais juste avant vous
01:06:20Gilles Attaf
01:06:21d'Origine France Garantie
01:06:22je lui disais
01:06:23est-ce que c'est pas un miracle
01:06:24qu'il reste encore
01:06:25tout ça
01:06:26compte tenu
01:06:27de la démission
01:06:28de la classe politique
01:06:29de la trahison
01:06:30de nos gouvernants
01:06:32des résignations
01:06:33qu'il y a eu
01:06:33face à l'Europe
01:06:34à la mondialisation
01:06:35et bien il y a encore
01:06:36des patrons français
01:06:36qui continuent à se battre
01:06:38pour préserver ce fabuleux
01:06:39patrimoine industriel
01:06:40C'est vrai que
01:06:41la classe politique
01:06:42depuis de longues décennies
01:06:44ne croyait plus
01:06:45en l'industrie
01:06:45et pour une raison
01:06:46très profonde
01:06:47qu'il faut démasquer
01:06:48au fond
01:06:49on s'est installé
01:06:50petit à petit
01:06:51avec la mondialisation
01:06:52dans cette idée
01:06:53que notre pays
01:06:54était suffisamment évolué
01:06:56pour ne plus avoir
01:06:56besoin de produire
01:06:57nous sommes devenus
01:06:58des espèces de rentiers
01:07:00où on considérait
01:07:01que l'emmerdement
01:07:02de la production
01:07:03on pouvait le confier
01:07:04aux chinois
01:07:04à d'autres espaces
01:07:05Expliquez-nous ça Aurélien
01:07:06on a dit
01:07:07les services
01:07:08secteurs tertiaires
01:07:09plus besoin de produire
01:07:10et bientôt en agriculture
01:07:11plus besoin non plus
01:07:12on importera tout ça
01:07:13Écoutez
01:07:13j'aurais écouté
01:07:14il y a deux jours
01:07:15un reportage
01:07:16sur Lionel Jospin
01:07:17après sa disparition
01:07:19que je respectais par ailleurs
01:07:20qui développait sa théorie
01:07:21sur les 35 heures
01:07:22et il avait une phrase
01:07:23que j'ai trouvé absolument
01:07:25incroyable de faute
01:07:26il disait les 35 heures
01:07:27c'était une idée formidable
01:07:28parce que
01:07:29nous n'avions plus besoin
01:07:30nous étions devenus
01:07:31un si grand pays
01:07:32que nous n'avions plus besoin
01:07:33de produire
01:07:33J'ai vu la scène comme vous
01:07:34je suis resté
01:07:35Et ça c'est ahurissant
01:07:36ahurissant
01:07:37parce que
01:07:37à ce moment là
01:07:38que se passe-t-il ?
01:07:40A ce moment là
01:07:40on perd d'abord
01:07:42une force de production économique
01:07:43on perd la force
01:07:45d'alimentation
01:07:46de tous nos systèmes
01:07:47de solidarité
01:07:47aujourd'hui on parle
01:07:48du financement
01:07:49de la sécurité sociale
01:07:50pourquoi est-ce que
01:07:50ce financement a été fondré ?
01:07:52Parce que nous ne produisons plus
01:07:53et puis quelque chose
01:07:54de plus important encore
01:07:55auquel je sais que vous êtes attentif
01:07:56on perd une fierté
01:07:57on perd une force morale
01:08:00parce qu'une nation
01:08:01qui ne produit plus
01:08:02est une nation
01:08:03qui se ramollit
01:08:04mentalement
01:08:05intellectuellement
01:08:05et le grand défi
01:08:06aujourd'hui
01:08:07nos industriels
01:08:07il est là
01:08:08non seulement de produire
01:08:09de la richesse
01:08:09de la valeur
01:08:10de faire en sorte
01:08:11que nos systèmes de solidarité
01:08:12parce qu'on travaillera plus
01:08:13on produira plus de richesse
01:08:15on pourra mieux la partager
01:08:16mais aussi de faire en sorte
01:08:17que ce pays cesse
01:08:18de se ramollir mentalement
01:08:19et pendant des décennies
01:08:21on nous a expliqué
01:08:22que la grande évolution
01:08:24positive de la mondialisation
01:08:25c'était que nous pouvions
01:08:26devenir une sorte de pays
01:08:28de bourgeoisie rentière
01:08:30d'aristocrate rentier
01:08:32où nous n'avions plus besoin
01:08:33de nous emmerder à produire
01:08:34il suffisait
01:08:35d'aller chercher
01:08:36la production ailleurs
01:08:37et c'est la faute humaine
01:08:39la plus coupable
01:08:39c'est ce qui fait
01:08:40qu'un pays
01:08:41n'est plus une grande nation
01:08:42et ici
01:08:43dans ce salon
01:08:45ce que nous voyons
01:08:45c'est de la capacité
01:08:46à produire de la richesse
01:08:47mais c'est aussi
01:08:48de la capacité
01:08:48à reproduire
01:08:49de la fierté nationale
01:08:50sans production
01:08:51il n'y a pas de fierté nationale
01:08:52pour autant
01:08:53Aurélien Pradié
01:08:54le mot souverainisme
01:08:55il y a encore quelques années
01:08:56était une insulte inaudible
01:08:58et si on avait le molleur
01:08:59de la formuler
01:09:00sur un plateau de télévision
01:09:01on passait pour un xénophobe
01:09:02un anti-européen
01:09:03un anti-français
01:09:04quelqu'un qui était hors du temps
01:09:05aujourd'hui ce mot
01:09:06est dans la bouche
01:09:07de tous les leaders politiques
01:09:08quel est ce miracle
01:09:09comment vous l'expliquez
01:09:10il est y compris
01:09:11dans la bouche
01:09:11des leaders politiques
01:09:12qui ont contribué
01:09:13et contribuent encore
01:09:14à la destruction
01:09:14de la souveraineté
01:09:16parce que cette souveraineté
01:09:17elle est générale
01:09:18d'abord la souveraineté
01:09:19elle est économique
01:09:20en effet
01:09:20elle est énergétique
01:09:22est-ce que j'ai besoin
01:09:22de vous faire un détail
01:09:23sur le fait que nous ayons
01:09:24nous soyons devenus
01:09:25ultra dépendants
01:09:26de toutes les sources
01:09:27de production
01:09:27et d'alimentation énergétique
01:09:28dans le monde
01:09:29c'est une évidence du moment
01:09:30un grand pays comme
01:09:31c'était évitable ou non ?
01:09:33oui c'était évitable
01:09:33on a laissé faire
01:09:34et bien sûr
01:09:35on a laissé faire
01:09:36d'abord il y a des décisions
01:09:37de démantèlement
01:09:38de pans entiers
01:09:39de notre souveraineté
01:09:40qui ont eu lieu
01:09:40puis il y a une deuxième chose
01:09:41c'est que
01:09:41vous ne pouvez pas vanter
01:09:43la souveraineté économique
01:09:44d'un pays
01:09:45si vous ne respectez pas
01:09:46la souveraineté politique
01:09:47d'un pays
01:09:47et donc oui
01:09:48à chaque fois qu'on a
01:09:49par exemple soumis
01:09:50aux français
01:09:51un traité européen
01:09:52au référendum
01:09:53que les français ont dit non
01:09:54qu'on a contourné
01:09:55c'était la droite
01:09:56donc je le dis très le moment
01:09:57on les a traités de débiles
01:09:58bien sûr
01:09:58on leur a dit
01:09:59vous n'avez pas bien compris la question
01:10:00et comme vous êtes idiots
01:10:01nous les énarques
01:10:02on est plus intelligents
01:10:03on va vous expliquer
01:10:04ce qui est bien pour vous
01:10:05et cette souveraineté politique
01:10:07on l'a abandonné petit à petit
01:10:08mais même là
01:10:09au fond
01:10:09je pense qu'on a
01:10:11abandonné dans la souveraineté
01:10:12une part de la dignité du politique
01:10:14depuis quand
01:10:14Péricault-Légas
01:10:15des responsables politiques
01:10:16qui ont commis des fautes
01:10:17des erreurs
01:10:18qui ont été battus aux élections
01:10:20n'ont pas démissionné
01:10:21vous voulez que je vous fasse
01:10:22la liste
01:10:23de tous les responsables politiques
01:10:24qui ont perdu sèchement
01:10:26des élections
01:10:26depuis des années
01:10:27qui aujourd'hui encore
01:10:28nous redonnent des leçons
01:10:28Lionel Jospin
01:10:29parlait de droit d'inventaire
01:10:30bien sûr
01:10:31est-ce qu'on pourrait faire
01:10:32l'inventaire des gens
01:10:34qui nous ont envoyés dans le mur
01:10:35qui ont capitulé
01:10:36qui ont démissionné
01:10:37pour certains
01:10:38qui ont trahi
01:10:38leurs engagements politiques
01:10:39c'est la situation du moment
01:10:41ceux qui ont participé
01:10:42à cet échec là
01:10:44à cette faillite là
01:10:44sont ceux qui continuent
01:10:45à donner des leçons
01:10:46alors on peut considérer
01:10:47que ce que je dis
01:10:47est très populiste
01:10:48mais ce que je pense simplement
01:10:49c'est que dans la vie politique
01:10:50comme dans la vie des nations
01:10:51il y a des fins d'époque
01:10:53et que les fins d'époque
01:10:54elles font du bien aussi
01:10:56que là nous sommes
01:10:56à une fin d'époque
01:10:57et ce que j'espère
01:10:58c'est que la baignoire
01:10:59se vide vite
01:11:00vous savez c'est cette expression
01:11:01qu'on a souvent
01:11:02les fins d'époque
01:11:03c'est comme les baignoires
01:11:04au début quand ça se vide
01:11:05c'est très lent
01:11:06on n'a jamais l'impression
01:11:06que ça finit
01:11:07puis plus on s'approche du fond
01:11:08plus ça fait du bruit
01:11:09plus c'est trouble
01:11:10et plus c'est nauséabond
01:11:11c'est exactement
01:11:12ce qu'on connait aujourd'hui
01:11:12moi je n'espère qu'une chose
01:11:13c'est que quelques pirates
01:11:15vont se réveiller dans ce pays
01:11:16pour qu'on finisse
01:11:17de vider la baignoire
01:11:18on garde le bébé quand même
01:11:19qui est l'âme française
01:11:20on garde l'essentiel
01:11:21c'est l'âme française
01:11:22c'est le patriotisme
01:11:23c'est cette capacité
01:11:24que nos industriels nous montrent
01:11:25de faire en sorte
01:11:26que la France rayonne
01:11:26dans le monde entier
01:11:27mais disons-nous
01:11:28une chose très claire
01:11:29autant jusque là
01:11:30on pouvait gérer
01:11:32une richesse presque mécanique
01:11:33y compris liée au début
01:11:35de la mondialisation
01:11:35on dormait sur nos lorgnés
01:11:36bien sûr
01:11:37on était devenu des rentiers
01:11:38je le redis
01:11:38aujourd'hui la chose est terminée
01:11:40il faut que nous reproduisions
01:11:42par nous-mêmes
01:11:42et je pense que c'est une chose heureuse
01:11:44parce que l'on va retrouver
01:11:46ce pourquoi la France
01:11:47a toujours le mieux rayonné
01:11:48la France n'a jamais été
01:11:49un grand pays
01:11:50quand elle était un pays de rentiers
01:11:51elle a été un grand pays
01:11:53quand elle était un pays
01:11:53d'inventeurs
01:11:54de conquérants
01:11:55vous convenez que
01:11:56les souffrances
01:11:57la fracture sociale
01:11:58les déchirures dans le pays
01:11:59la violence
01:12:00est consécutive
01:12:01à l'abandon
01:12:02par la classe politique
01:12:03de ce patrimoine industriel
01:12:04bien sûr
01:12:05et tout démarre de là
01:12:07et c'est là qu'il y a
01:12:07quelque chose de très important
01:12:08à dire
01:12:09c'est qu'au fur et à mesure
01:12:10qu'on a abandonné
01:12:11notre industrie
01:12:11par des décisions fiscales
01:12:13par des décisions normatives
01:12:14on a aussi glissé
01:12:16dans cette idée
01:12:17que nous n'avions plus besoin
01:12:19de produire
01:12:19et c'est une idée
01:12:20qui est une grande faute morale
01:12:22avant même d'être
01:12:23une faute économique
01:12:23si on veut réarmer
01:12:25moralement le pays
01:12:26pourquoi est-ce que
01:12:26dans notre pays aujourd'hui
01:12:27on n'apprend quasiment plus
01:12:28les mathématiques
01:12:29pas seulement parce que
01:12:30les enfants auraient moins
01:12:32de capacité à comprendre
01:12:33les mathématiques
01:12:33ça n'a rien à voir avec ça
01:12:34simplement
01:12:34pourquoi voulez-vous
01:12:35apprendre les mathématiques
01:12:36dans un pays
01:12:37qui n'a plus besoin de produire
01:12:38dans lequel on s'est installé
01:12:40dans cette idée
01:12:40que nous pouvions être
01:12:41seulement un espace de consommation
01:12:42et vous voyez à quel point
01:12:44ce réarmement moral
01:12:45il repart à la conquête
01:12:46y compris de l'inventivité
01:12:48le concours
01:12:49l'épine dans notre pays
01:12:50a été un des plus grands
01:12:52concours du monde
01:12:53et bien ce concours là
01:12:54il était un grand concours
01:12:55dans le monde
01:12:56parce que notre nation
01:12:56était une nation
01:12:57d'inventeurs
01:12:58de producteurs
01:12:59de fabricants
01:12:59de constructeurs
01:13:00d'industriels
01:13:02si nous ne reportons pas
01:13:03cette conquête là
01:13:04notre pays ne retrouvera pas
01:13:06son âme
01:13:07et moi je trouve
01:13:07qu'il y a là
01:13:08une ruche d'espérance
01:13:11nationale et patriotique
01:13:13bien plus grande
01:13:13que dans beaucoup
01:13:14de ces rails politiques
01:13:15j'évoquais au début
01:13:16de l'émission
01:13:16je comparais à l'exposition
01:13:18universelle
01:13:18à moindre échelle
01:13:19mais pourtant l'esprit est là
01:13:20et les organisateurs
01:13:21du salon me confirment
01:13:22oui on est dans
01:13:23une petite exposition
01:13:24universelle
01:13:24celle du génie
01:13:26celle du génie français
01:13:28concrètement
01:13:28Aurélien Pradié
01:13:29je ne vais pas vous faire
01:13:30le coup classique
01:13:30si vous étiez en situation
01:13:32quelle mesure vous prendriez
01:13:33mais qu'est-ce que vous demandez
01:13:35aujourd'hui
01:13:35de la classe politique
01:13:36de nos gouvernants
01:13:37quand on a vu
01:13:38monsieur Barnier
01:13:38monsieur Bayrou
01:13:41Michel Barnier
01:13:41François Bayrou
01:13:42qui n'ont pas dit
01:13:42que des bêtises
01:13:43qui ont été conscients
01:13:44de l'enjeu
01:13:45je ne crois pas du tout
01:13:46aux solutions
01:13:47du côté de la Macronie
01:13:48pour autant
01:13:48est-ce qu'il y a
01:13:49aujourd'hui dans ce pays
01:13:50des hommes et des femmes politiques
01:13:52en mesure de prendre
01:13:53des responsabilités
01:13:54qui sont aptes
01:13:55capables
01:13:56et qui auront le courage
01:13:57de prendre les mesures
01:13:57nécessaires pour redresser
01:13:58l'industrie française
01:13:59la réponse est oui
01:14:01mais d'abord
01:14:02il faut que la classe politique
01:14:04cesse de faire
01:14:06son numéro de claquette
01:14:07entre elles
01:14:08regardez un instant
01:14:09Péricault et Gaz
01:14:10depuis trois semaines
01:14:11de quoi parlons-nous ?
01:14:12Est-ce qu'on parle
01:14:13du sujet industriel
01:14:13des sujets internationaux
01:14:14de la gravité de la situation ?
01:14:16Non
01:14:16chacun s'excite
01:14:17à droite comme à gauche
01:14:18sur la primaire ouverte
01:14:19semi-fermée
01:14:20demi-ouverte
01:14:20bref
01:14:21je ne vais pas être vulgaire
01:14:22en lisant
01:14:23mais tout ça
01:14:23c'est du divertissement
01:14:25on s'intéresse aux postes disponibles
01:14:28en mai 2027
01:14:29et bien je pense d'abord
01:14:30que la classe politique
01:14:31qui peut reconquérir ce pays
01:14:33est une classe politique
01:14:34qui se désintéressera
01:14:35de ces artifices
01:14:38et de ce bidouillage
01:14:39insupportable
01:14:40la deuxième chose
01:14:40c'est que
01:14:41je pense que nous sommes
01:14:42à un moment
01:14:43qui ressemble à celui
01:14:44de l'après-guerre
01:14:45en termes de reconstruction
01:14:45de nécessité de reconstruction
01:14:47et que donc
01:14:48il va falloir que
01:14:48des pirates
01:14:49se mettent ensemble
01:14:50je prononce le mot de pirate
01:14:51des patriotes
01:14:52des femmes et des hommes
01:14:54inclassables
01:14:54des flibustiers
01:14:56différents les uns des autres
01:14:57comme ce fut le cas
01:14:58avec le conseil national
01:14:58de la résistance
01:14:59qui à l'époque
01:15:00a été prodigieux
01:15:01parce que
01:15:02on est en résistance
01:15:02et bien sûr
01:15:03nous sommes dans une situation
01:15:04qui peut être équivalente
01:15:05d'un point de vue historique
01:15:06et donc nous avons besoin
01:15:07d'avoir des
01:15:08des balles à frais
01:15:09il faut que la classe politique
01:15:11se réarme de personnalités
01:15:12qui dérangent
01:15:13qui perturbent
01:15:14et qui ne soient pas
01:15:16hygiénisées
01:15:16par cette époque insupportable
01:15:17et donc je pense que
01:15:18le vrai chemin il est là
01:15:19et c'est un chemin
01:15:20très concret pour nos industriels
01:15:22parce que non seulement
01:15:23il va falloir travailler
01:15:23sur la question normative
01:15:24sur la question
01:15:25de la rémunération
01:15:26du travail
01:15:27leur laisser de l'air
01:15:28pour qu'ils puissent produire
01:15:29mais avant ça
01:15:30il faut retrouver
01:15:31le discours moral
01:15:31il faut une classe politique
01:15:33qui dise à ce pays
01:15:34nous allons redevenir
01:15:35un grand pays
01:15:35de producteurs
01:15:36et la question normative
01:15:38et fiscale
01:15:38elle ne sera que
01:15:39la déclinaison
01:15:40de ce projet politique
01:15:40que nous aurons en commun
01:15:41est-ce qu'on peut encore espérer
01:15:43que l'union européenne
01:15:44change totalement
01:15:45de doxa
01:15:47et adopte
01:15:47le raisonnement
01:15:48que vous êtes en train
01:15:48de tenir
01:15:49sur cette souveraineté
01:15:50qui non seulement
01:15:51est française
01:15:52doit être européenne
01:15:53il peut y avoir
01:15:54vous avez forcément
01:15:55des contacts
01:15:55avec d'autres parlementaires
01:15:56européens
01:15:57et vous rencontrez
01:15:58des responsables
01:15:58politiques européens
01:15:59je ne pense pas seulement
01:16:01à monsieur Orban
01:16:01qui est très controversé
01:16:02mais est-ce que vous pensez
01:16:03qu'il y a une prise de conscience
01:16:04qui est en train
01:16:05de se mettre en place
01:16:05en Europe
01:16:06pour promouvoir
01:16:07une souveraineté européenne
01:16:08et une souveraineté française
01:16:09oui elle arrive cette prise de conscience
01:16:10mais comme toujours
01:16:11pour révolutionner l'Europe
01:16:14il faut des révolutionnaires
01:16:15l'Europe ne se révolutionne pas
01:16:17en elle-même
01:16:17elle n'est que le fruit
01:16:18de ceux qui la composent
01:16:19la France doit jouer ce rôle
01:16:21comme elle l'a toujours joué
01:16:22y compris sous les gaullistes
01:16:23de révolutionnaire
01:16:24au sein de l'union européenne
01:16:25quitte à secouer la table
01:16:27très fermement
01:16:28lorsque c'est nécessaire
01:16:29le meilleur service
01:16:30qu'on puisse rendre
01:16:30à cette union européenne
01:16:32aujourd'hui
01:16:32c'est de la bousculer
01:16:34très fortement
01:16:35on a eu des présidents
01:16:36de commission
01:16:37monsieur Barroso
01:16:40monsieur Barroso
01:16:41monsieur Juncker
01:16:42madame Van der Leden
01:16:43aujourd'hui
01:16:43on les voit à l'oeuvre
01:16:45ils sont responsables
01:16:47quand même
01:16:47vous dites
01:16:47la classe politique française
01:16:48a démissionné
01:16:49l'union européenne aussi
01:16:50nous a fait du mal
01:16:51et regardez la question
01:16:52du Mercosur
01:16:53puisque nous sommes
01:16:54sur un sujet de production
01:16:55aussi
01:16:55rendez-vous compte
01:16:56Péricault Légas
01:16:57que la France
01:16:57grand pays fondateur
01:16:58de l'union européenne
01:16:59s'est fait marcher dessus
01:17:00sur la question du Mercosur
01:17:01marcher dessus
01:17:02sans que nous n'ayons
01:17:03autrement
01:17:04qu'une réaction
01:17:05petitement politique
01:17:06sur des sujets comme cela
01:17:08la France ne peut pas
01:17:09ne pas dire à l'union européenne
01:17:10le chemin que vous prenez
01:17:11est un mauvais chemin
01:17:12et c'est pas seulement
01:17:13une question de rébellion française
01:17:15à l'égard de l'union européenne
01:17:16c'est que si nous croyons
01:17:17et si nous aimons
01:17:18l'union européenne
01:17:19nous devons lui donner
01:17:20une autre direction
01:17:21je vois que vous avez gardé
01:17:23votre ferveur
01:17:23votre courage
01:17:24votre combat
01:17:24grâce à vous aussi
01:17:26et à ce que vous faites
01:17:27on aura l'occasion
01:17:27de se retrouver
01:17:28merci Aurélien Prêtre
01:17:29d'avoir été sur le plateau
01:17:30de Sud Radio
01:17:31au salon Global Industrie
01:17:33tous les français
01:17:34viennent voir
01:17:34la plus grande ferme de France
01:17:35au salon de l'agriculture
01:17:36chaque année
01:17:37le directeur général
01:17:38du salon
01:17:38dans lequel nous sommes
01:17:39aujourd'hui
01:17:39le Global Industrie
01:17:40vous expliquera
01:17:41dans un instant
01:17:42pourquoi il faut pousser
01:17:43les français
01:17:43à venir visiter ici
01:17:44la plus grande usine de France
01:17:46à tout de suite
01:17:47sur Sud Radio
01:17:50vous êtes bien sur Sud Radio
01:17:52et Sud Radio
01:17:53est aujourd'hui
01:17:53au salon Global Industrie
01:17:55de l'industrie globale
01:17:56en fait c'est la foire industrielle
01:17:58c'est pas le salon
01:17:59de l'agriculture
01:17:59c'est le salon
01:18:00de l'industrie française
01:18:01et depuis deux heures
01:18:03je ne rencontre
01:18:04que des patrons
01:18:05fervents
01:18:06passionnés
01:18:07courageux
01:18:08ils sont confrontés
01:18:09aussi à des difficultés
01:18:10mais ils sont tellement
01:18:11fiers d'être ici
01:18:12ensemble
01:18:13de se retrouver
01:18:13dans un acte de solidarité
01:18:15je redis pour la troisième fois
01:18:16que ça me fait penser
01:18:17à l'exposition universelle
01:18:18que je n'ai pas connue
01:18:19mais j'en avais des images
01:18:20sous Napoléon III
01:18:21et on voit que cette énergie
01:18:25Sébastien Gillet
01:18:26pardon
01:18:26elle est toujours là
01:18:27vous les rencontrez
01:18:28vous les avez rassemblés
01:18:30donc d'abord
01:18:31félicitations
01:18:32merci beaucoup
01:18:32bravo pour cette initiative
01:18:33merci
01:18:34qui va non seulement
01:18:35faire des petits
01:18:35elle va faire des grands
01:18:37on le dira tout à l'heure
01:18:38à la fin de notre échange
01:18:39ensuite ça sera à Lyon
01:18:40l'année prochaine
01:18:41et puis peut-être un jour
01:18:42ça ira plus loin
01:18:43mais il y a déjà des salons
01:18:44oui on a des salons en région
01:18:46est-ce que vous êtes
01:18:47vous êtes un homme heureux
01:18:48de voir que ces gens
01:18:50qui sont ici
01:18:51croient en ce qu'ils font
01:18:52et le fait d'être ensemble
01:18:53ils se sentent solidaires
01:18:55ils se sentent portés
01:18:56par le choix
01:18:56ils se sentent portés
01:18:57on est très content
01:18:57que le pari d'avoir
01:18:59une grande vitrine
01:19:00de l'industrie
01:19:01est réussi je crois
01:19:01c'est important
01:19:02que l'agriculture
01:19:03ait sa plus grande ferme
01:19:04mais c'est aussi important
01:19:05que l'industrie
01:19:06entre 9 et 10% du PIB
01:19:07ait sa plus grande vitrine
01:19:09et là aujourd'hui
01:19:10on peut dire
01:19:10une grande usine même
01:19:10et ça peut en usine
01:19:113000 machines en fonctionnement
01:19:13en effet c'est la plus grande usine
01:19:14c'est 2300 exposants
01:19:15donc oui on a du sourire
01:19:16nous notre thématique
01:19:17enfin l'état d'esprit
01:19:18c'est positivons l'industrie
01:19:19ça ne veut pas dire
01:19:20combien il y a des mains devant les yeux
01:19:21vous l'avez dit Perico
01:19:21il y a bien sûr des sujets
01:19:23c'est compliqué
01:19:23il y a des filières compliquées
01:19:25mais globalement
01:19:26on a une industrie
01:19:26qui sait se battre
01:19:27qui est résiliente
01:19:28qui est agile
01:19:29qui est innovante
01:19:30qui est rassurante
01:19:30on a des filières
01:19:31qui fonctionnent bien en France
01:19:32l'agroalimentaire
01:19:33l'aéronautique
01:19:34le luxe
01:19:35donc nous ne noircissons pas tout
01:19:36ne mettons pas les mains devant les yeux
01:19:38mais une nouvelle fois
01:19:38on a la chance d'avoir
01:19:39du visiteurat
01:19:40des projets
01:19:41donc oui il y a un vrai sourire
01:19:42dans le salon
01:19:42Sébastien Gillet
01:19:43il n'est pas question de politiser ce salon
01:19:44c'est le salon de tous les industriels
01:19:46pour autant
01:19:46il y a une thématique
01:19:48la souveraineté
01:19:48l'indépendance de la France
01:19:50mais dans un sens
01:19:51dans un sens économique
01:19:52pas dans un sens idéologique
01:19:53j'ai l'impression
01:19:54que c'est une prise de conscience
01:19:55qui est assez partagée
01:19:56en effet
01:19:57si on fait marche arrière
01:19:58il y a 10 ans
01:19:58vous n'aviez pas de politique
01:19:59sur un salon comme Global Industrie
01:20:01on n'avait pas de jeunes
01:20:01on n'avait pas de médias
01:20:02merci une nouvelle fois Perico
01:20:03d'être présent aujourd'hui
01:20:04on n'était pas les seuls
01:20:05non bien sûr
01:20:06mais portez aussi l'industrie
01:20:07mais on va avoir entre 6 000
01:20:08et 8 000 jeunes
01:20:09dans cette édition là
01:20:10on a eu 10 ministres
01:20:11qui sont venus
01:20:12c'est jamais arrivé
01:20:12sur un salon industriel
01:20:14donc cette prise de conscience
01:20:15elle est réellement prise
01:20:16par les pouvoirs publics français
01:20:17comment vous l'interprétez ?
01:20:18ils prennent conscience
01:20:19qu'il faut être là ?
01:20:20ils prennent conscience
01:20:21qu'il faut être là
01:20:21ils prennent conscience
01:20:22qu'un pays qui n'a pas l'industrie
01:20:23c'est un pays qui meurt
01:20:23ils prennent conscience
01:20:24que pour avoir une économie forte
01:20:26il faut avoir une industrie forte
01:20:27ils prennent conscience
01:20:28que la France est une chose
01:20:29l'Europe s'en est une autre
01:20:30donc protégeons les industriels
01:20:32défendons les industriels
01:20:33parce qu'en effet
01:20:33il y a deux gros blocs
01:20:34dans le monde
01:20:35les Etats-Unis
01:20:36et la Chine
01:20:37si l'Europe ne se positionne
01:20:38pas plus fermement
01:20:39on peut avoir
01:20:40des calculs de difficultés
01:20:41plus grandes
01:20:41dans les 10-15 prochaines années
01:20:43alors évidemment
01:20:43il y a les mots
01:20:44il y a les gestes
01:20:45ensuite on verra
01:20:46dans les faits
01:20:46c'est ce que m'ont dit
01:20:47tous les patrons
01:20:47bien sûr
01:20:48j'en ai pas un qui s'est plaint
01:20:50ils m'ont dit c'est dur
01:20:50j'ai pas eu de pleureuse
01:20:52si vous voulez
01:20:52j'ai pas eu de pleurnichard
01:20:53j'ai pas eu de personne aigrie
01:20:55je n'ai que des gens courageux
01:20:56malgré une situation
01:20:57en plus avec la crise pétrolière
01:20:59et le conflit
01:21:00qui n'arrange rien
01:21:00au Proche-Orient
01:21:01comment vous expliquez
01:21:02cette ferveur
01:21:04c'est des gens
01:21:05qui sont d'abord passionnés
01:21:05par ce qui est
01:21:06on a la chance
01:21:07d'avoir des industriels
01:21:08qui sont passionnés
01:21:09qui sont courageux
01:21:10vous l'avez dit
01:21:10moi ce qui me bluffe le plus
01:21:12c'est que pendant 30-40 ans
01:21:13on a eu des industriels
01:21:14qui étaient passionnés
01:21:15par leur métier
01:21:16c'est ça qui est plus fort
01:21:16c'est plus fort que la technologie
01:21:18c'est plus fort que le savoir-faire
01:21:19c'est plus fort que les accompagnements
01:21:20il y en a qui sont restés
01:21:21sur le carreau
01:21:21il y en a bien sûr
01:21:22malheureusement
01:21:23il y aura toujours des entreprises
01:21:24qui fermeront
01:21:25en France ou en Europe
01:21:26mais il y en aura d'autres
01:21:27qui vont se créer
01:21:27on est quand même sur un solde positif
01:21:29sur les 10 dernières années
01:21:30solde positif
01:21:31d'ouverture d'usine
01:21:32vous pensez que le fait
01:21:32de les réunir
01:21:33qui prennent conscience
01:21:34qu'ils ne sont pas seuls
01:21:35ça stimule l'espoir
01:21:36ça stimule l'énergie
01:21:37vous n'avez pas de grande filière
01:21:38s'il n'y a pas un grand rassemblement
01:21:39c'est une certitude
01:21:40aujourd'hui on parle de tout
01:21:41ça emmène les mains devant les yeux
01:21:42la décarbonation
01:21:43la féminisation de l'industrie
01:21:4627% de femmes
01:21:47il faut qu'on monte en femmes
01:21:48dans l'industrie
01:21:48l'attractivité de l'industrie
01:21:51c'est un vrai problème aujourd'hui
01:21:52d'attirer de nouveau
01:21:53les jeunes dans l'industrie
01:21:53tout ça
01:21:54on en parle sur Global Industrie
01:21:55bien sûr
01:21:56tous les sujets
01:21:57décarbonation
01:21:58l'IA
01:21:58l'intelligence artificielle
01:22:00c'est des sujets
01:22:00bien sûr qu'on traite
01:22:01qu'on accompagne les TPE
01:22:02mais aujourd'hui
01:22:03il n'y a plus de tabou
01:22:04il y avait des tabous
01:22:05il n'y en a plus aujourd'hui
01:22:05Est-ce qu'on peut dire
01:22:06Sébastien Gillet
01:22:07qu'il y a un génie
01:22:08spécifiquement français
01:22:10particulièrement
01:22:10dans l'activité industrielle
01:22:11il y en a dans l'artisanat
01:22:13il y en a dans l'agriculture
01:22:14est-ce qu'il y a des choses
01:22:15qui se passent ici
01:22:15qui ne se passent nulle part ailleurs ?
01:22:17Alors en tout cas
01:22:17il y a des choses
01:22:18qui se passent ici
01:22:18c'est que nouvelle fois
01:22:20les locomotives
01:22:21industrielles françaises
01:22:22alors il y a
01:22:23il y a de tout ici
01:22:24il y a des grands
01:22:24il y a des petits
01:22:2685% du tissu industriel français
01:22:27il est quand même plutôt de PME
01:22:28donc on va dire
01:22:29c'est plutôt PME
01:22:3070% de français
01:22:31la chose que je ressors
01:22:32nouvelle fois
01:22:32vous l'avez dit Hyperico
01:22:33c'est la passion
01:22:34ça on ne l'a jamais enlevé
01:22:36et pourtant comme vous l'avez dit
01:22:37ils ont souffert les industriels
01:22:38pendant 30 ans
01:22:39ils ont éboudé
01:22:39on a voulu faire un pays de service
01:22:41en enlevant l'industrie
01:22:42aujourd'hui
01:22:42on a réinversé la tendance
01:22:44donc il faut continuer
01:22:45il ne faut surtout pas lâcher
01:22:46les industriels
01:22:47parce que si on les lâche là
01:22:48c'est 10 ans encore
01:22:49une nouvelle fois de perdus
01:22:50moi le maître mot
01:22:51c'est la passion
01:22:52c'est l'envie
01:22:52c'est l'agilité
01:22:53ils enchaînent des crises
01:22:54depuis 10 ans
01:22:55vous vous rendez compte
01:22:56toutes les crises sont enchaînées
01:22:57et ils sont toujours là
01:22:58et vous l'avez dit
01:22:58avec le sourire
01:22:59on a vu des leaders politiques
01:23:01se promener dans le salon
01:23:02ce qui est tout à fait normal
01:23:03ils sont à leur place
01:23:04et puis je pense qu'ils écouteront
01:23:06ce qu'on leur dit
01:23:06parce que
01:23:07ici il n'y a que des gens responsables
01:23:08et des gens qui sont dans le concret
01:23:09ils ne venaient pas avant
01:23:11le MEDEF est là aussi
01:23:12les organisations syndicales
01:23:14également viennent voir
01:23:15donc toute la société française
01:23:16est présente aujourd'hui
01:23:17toute la société française
01:23:18tous les partis politiques
01:23:19étaient présents
01:23:20avec des déambulations
01:23:22avec des arrêts sur les stands
01:23:23avec des échanges
01:23:23avec objectivité
01:23:25bien sûr le gouvernement
01:23:26à juste titre
01:23:27et tant mieux
01:23:28et encore merci une nouvelle fois
01:23:29d'être présent
01:23:30avec les 10 ministres
01:23:30donc j'allais dire
01:23:31il y a eu peu de choses
01:23:32qui ont manqué
01:23:32dans cette édition là
01:23:33moi ce que je veux dire
01:23:34je veux que ça soit
01:23:35une rampe de lancement
01:23:35on ne s'arrête pas là
01:23:36on va continuer
01:23:37on va aller à Lyon
01:23:38on va continuer dans les territoires
01:23:39parce que la France
01:23:40et l'industrie
01:23:41c'est les territoires
01:23:42donc je crois qu'aujourd'hui
01:23:43l'alignement des planètes
01:23:44à part bien sûr
01:23:45les crises hors de la France
01:23:46mais l'alignement des planètes
01:23:47il est bien là
01:23:48donc profitez-en
01:23:49capitalisons dessus
01:23:50je rappelle seulement
01:23:51que l'initiative
01:23:52du salon global industrie
01:23:54monsieur Ginon
01:23:54c'est du privé
01:23:56il n'y a pas eu d'aide publique
01:23:57non
01:23:57c'est une initiative privée
01:23:59on est dans la logique
01:24:00de l'industrie française
01:24:01du patronat libre
01:24:02bien sûr
01:24:02c'est G.L. Evans aujourd'hui
01:24:03qui a pris conscience
01:24:04qu'il fallait avoir
01:24:05une grande fête
01:24:06un grand rassemblement
01:24:07industriel français
01:24:07c'est né en 2018
01:24:09et on en est content
01:24:10qu'il en soit là aujourd'hui
01:24:11qu'il soit venu
01:24:11le vrai rendez-vous
01:24:12industriel français
01:24:13et indirectement
01:24:14un peu européen
01:24:15dans son écosystème
01:24:16on peut penser un jour
01:24:17à une globale industrie européenne
01:24:19vous allez me dire
01:24:19peut-être que ça existe
01:24:20déjà un petit peu
01:24:21mais est-ce qu'on peut avoir
01:24:22cette synergie
01:24:23avec d'autres pays
01:24:24c'est-à-dire qu'on vous copie
01:24:25et qu'on vous dit
01:24:26est-ce qu'on peut avoir
01:24:27un global industrie
01:24:27à Berlin
01:24:28à Madrid
01:24:30il y a des salons industriels
01:24:31qui existent bien sûr
01:24:32en Allemagne
01:24:32et des gros
01:24:33on ne va pas s'en cacher
01:24:34on n'a pas honte aussi
01:24:34de le dire
01:24:35mais la configuration
01:24:36la conception de global
01:24:37elle est unique
01:24:38dans aucun autre salon
01:24:39au monde
01:24:40vous avez des sous-traitants
01:24:41les offreurs de solutions
01:24:42les fabricants
01:24:43les start-up
01:24:44aucun
01:24:44on est les seuls
01:24:46à avoir cette conception
01:24:47et cette configuration
01:24:48certes
01:24:49on a un salon
01:24:49un peu plus petit
01:24:50que les salons en Allemagne
01:24:51on se parle quand même
01:24:51de 100 millimètres carrés
01:24:53mais par contre
01:24:54cet écosystème
01:24:55il est unique
01:24:55donc ça va nous rendre
01:24:56plus forts
01:24:57ça va nous rendre
01:24:58un peu
01:24:59encore plus solidaires
01:25:00est-ce qu'un jour
01:25:01on ira en Allemagne
01:25:02je ne sais pas
01:25:02l'intérêt déjà
01:25:03c'est que notre industrie française
01:25:04on doit la reprotéger
01:25:06on doit revoir
01:25:06cette souveraineté industrielle française
01:25:08avant de passer au cap européen
01:25:09je l'évoquais avec Julie
01:25:11vous voyez au tout début de l'émission
01:25:12c'est elle qui m'a accueilli
01:25:12on a ouvert avec elle
01:25:14il y a aussi
01:25:15des entreprises étrangères
01:25:16européennes
01:25:17donc ils sont là
01:25:18et tout le monde
01:25:19même le même combat
01:25:20pour la même cause
01:25:21oui parce que
01:25:22la chance qu'on a en France
01:25:23c'est que notre industrie
01:25:24elle est variée
01:25:24elle est dans l'agroalimentaire
01:25:26premier secteur industriel français
01:25:27elle est dans le luxe
01:25:28elle est dans le médical
01:25:28elle est dans la défense
01:25:29quand vous passez outre-Rhin
01:25:31sans faire offense
01:25:31à nos amis allemands
01:25:32elle est quasiment
01:25:33que mono-industrie
01:25:34qu'est l'automobile
01:25:34et ça c'est ce qui sauve
01:25:36la France
01:25:37donc en effet
01:25:37on a cette chance là
01:25:39donc aussi pareil
01:25:39profitons-en
01:25:40d'aller dans d'autres filières
01:25:42pour dupliquer le matériel
01:25:43qu'on a aujourd'hui
01:25:44lorsque le roi Louis-Philippe Ier
01:25:45a fait don du château de Versailles
01:25:47à la nation
01:25:47il a fait graver sur le fronton
01:25:49à toutes les gloires de la France
01:25:51je vous propose
01:25:51Sébastien Gillet
01:25:52que l'on dédie ce salon
01:25:53je suis personne pour le faire
01:25:55mais vous oui
01:25:55à toutes les gloires de la France
01:25:56à toutes les gloires de la France
01:25:57bien sûr qu'il faut le dédier
01:25:58à notre souveraineté
01:26:00à nos 3 400 000 industriels
01:26:02qui sont toute l'année
01:26:03dans les usines
01:26:04et qui portent l'industrie
01:26:05parce que sans industrie
01:26:06on ne mange pas
01:26:06sans industrie
01:26:07on ne voyage pas
01:26:08sans industrie
01:26:08on ne se soigne pas
01:26:09donc il faut que cette prise de conscience
01:26:10est liée au niveau des jeunes
01:26:11donc une nouvelle fois encore
01:26:12merci de faire des coups
01:26:13de projecteur à l'industrie
01:26:14ils en ont beaucoup souffert
01:26:16et c'est important
01:26:16que vous soyez là
01:26:17et merci à vous d'être sur ce plateau
01:26:18Sud Radio sera toujours à vos côtés
01:26:20et à côté des industriels français
01:26:22merci beaucoup Perico
01:26:23et bien voilà
01:26:24je rends l'antenne
01:26:26et c'est aujourd'hui
01:26:27alors c'est un global
01:26:28plus sentimental
01:26:28qui va être
01:26:29avec Brigitte Laé
01:26:30on rend l'antenne
01:26:31au studio de Sud Radio
01:26:32bonne journée à tous
01:26:33et moi je vous dis à lundi
01:26:35pour une nouvelle France
01:26:36dans tous ses états
01:26:37je peux vous dire
01:26:37que l'état dans lequel
01:26:38été aujourd'hui
01:26:38donne du baume au coeur
01:26:40merci à tous
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