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NewsTranscription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mardi 23 juin 2026.
00:00:13Il fait toujours chaud et l'actualité l'est également.
00:00:17A mes côtés, Maud Coffler qui a programmé cette émission avec la dévotion et la précision qu'on lui connaît.
00:00:23Et puis face à moi, les deux piliers de cet instant qui sont Julien Delmas, réalisateur de l'émission,
00:00:32s'assurer de sa parfaite qualité et Zacharias qui attend vos appels au 0 800 26 300 300
00:00:38parce que les sujets que nous allons évoquer pendant ces deux heures vont certainement susciter en vous le besoin d
00:00:45'intervenir,
00:00:45l'envie d'intervenir et de donner votre avis.
00:00:50Paris put-il ? Oui, je fais le mot avec Paris brûle-t-il, le célèbre film.
00:00:55Paris put-il, la capitale de la France, est-elle devenue une poubelle ?
00:00:59Il suffit de se promener dans les rues de Paris depuis la fête de la musique,
00:01:03mais même depuis de longues années et ça prend des proportions totalement angoissantes.
00:01:08Nous aurons la vie à 12h15 de Geoffroy Boulard qui n'est pas moins que le maire du 17e arrondissement
00:01:13de Paris
00:01:13et je verrai s'il y a une différence de traitement entre les arrondissements dits de droite et de gauche
00:01:18et si la propreté parisienne est bien au cœur des préoccupations de la nouvelle municipalité qui a été reconduite.
00:01:26Après avoir été sequestrée et violentée, une victime évidemment a porté plainte,
00:01:34elle a dénoncé le martyr qu'elle a vécu et l'homme qui est responsable de cette tragédie
00:01:38et bien s'en tirer avec six mois de prison avec sursis, nous aurons le coup de gueule de l
00:01:43'avocat Pierre Gentilla à 12h45
00:01:45qui nous racontera pourquoi cette sanction, cette sentence est totalement disproportionnée dans le contresens avec ce qui s'est passé.
00:01:54Qu'avez-vous fait de cette Afrique que je vous avais laissée si brillante, pourrait dire le général de Gaulle,
00:01:59reprenant la phrase de Bonaparte au gouvernant de la France ?
00:02:02Oui, effectivement, les liens entre la France et l'Afrique ne sont plus ce qu'ils ont été.
00:02:07Non seulement ils se sont détendus, mais ils sont en plein délitement et je reçois le colonel Perdeyong de 13
00:02:13à 14h.
00:02:14On connaît le colonel Perdeyong qui est un géostratège qui a été conseillé de deux présidents de la République
00:02:18et qui est l'auteur du livre Out of Africa.
00:02:23Out of Africa, il y a un jeu de mots, évidemment, on dégage d'Afrique.
00:02:26Chronique du divorce franco-africain aux éditions Marie, je le reçois de 13 à 14h.
00:02:31Nous parlerons de ce que deviennent les relations entre Paris et ses anciennes colonies.
00:02:36On peut le dire comme ça, à Pimonde, il y a d'autres choses dans l'actualité.
00:02:38Oui, on parlera notamment des sanctions prononcées par le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:02:42à l'encontre des principaux fautifs dans l'affaire Jérôme Barrella qui a conduit à l'affaire Liana.
00:02:48On parlerait également de la canicule.
00:02:49Hier, on évoquait les personnes âgées qui sont quand même les principales concernées face à cette forte chaleur.
00:02:57Il n'y a pas que les personnes âgées, il y a aussi les enfants, il y a les animaux,
00:03:00il y a beaucoup de monde.
00:03:01Mais les enfants en particulier, on parlera d'un drame notamment qui s'est produit hier à Carpentras.
00:03:06Et puis d'un homme qui a engendré l'intervention du GIGN dans les Vosges, si je ne m'abuse.
00:03:15Vous verrez que l'histoire est plutôt farfelue.
00:03:17Voilà, vous nous raconterez ça.
00:03:18Voilà le programme.
00:03:24Mon humeur porte sur la célébration, la panthéonisation de Marc Bloch et les propos étonnants de sa petite fille Suzette
00:03:35Bloch
00:03:35qui est tout à fait en droit d'exprimer ce qu'elle veut et qui a surtout assuré depuis quelques
00:03:40jours
00:03:40qu'elle ne voulait pas que ce soit une récupération politique.
00:03:44Et on sait à quel point le président de la République Emmanuel Macron est friand de ses cérémonies, de ses
00:03:49hommages, de ses consécrations historiques
00:03:52que ce soit à l'église des Invalides, que ce soit au Panthéon.
00:03:56C'était à Versailles l'autre jour.
00:03:58Et pourtant, Suzette Bloch dit « Je ne veux pas la présence de représentants du Rassemblement National »
00:04:05parce qu'ils descendent d'un parti qui a été cofondé par un des membres de la Waffen-SS.
00:04:11Je voudrais rappeler à Suzette Bloch, je connais l'histoire de son grand-père qui est un héros.
00:04:18Je connais le livre « L'engagement de cet homme irréprochable »
00:04:22qui était vraiment un grand héros, un grand héros de la liberté et de la République.
00:04:25Je ne sais pas si Marc Bloch serait aujourd'hui réjoui de voir sa personne, sa mémoire, son image
00:04:31malgré tout récupérée et consacrée de cette façon par une célébration
00:04:36qui est une grande opération de communication comme c'est le faire Emmanuel Macron.
00:04:40Et de là à décréter que certains ont le droit de venir et d'autres n'ont pas le droit
00:04:44de venir.
00:04:45Le RN descendant d'un parti fondé par la Waffen-SS, le Front National a été fondé en 1972 par
00:04:52Jean-Marie Le Pen.
00:04:53Il y avait beaucoup, beaucoup, dans le premier comité, il y avait des représentants effectivement de la France pétiniste,
00:04:59des collaborationnistes. Il y avait aussi des résistants, des grands résistants.
00:05:03Il y a une polémique sur les chiffres. Est-ce qu'ils sont 42, pas 42, ce qu'il y
00:05:05avait Georges Bideau ?
00:05:06Enfin, il est avéré qu'en 1972, dans le comité constitutif du Front National,
00:05:10il y a d'anciens résistants qu'il avait rejoint peut-être sur la base de l'Algérie française avec
00:05:17des militants de l'Ouest.
00:05:18Enfin bon, jeter l'anathème comme ça descendant de la Waffen-SS, et juste pour lui dire,
00:05:22et il n'est pas ici question de prendre parti, de dire que les dirigeants actuels du Rassemblement National,
00:05:28hormis Marine Le Pen qui était jeune fille en 1972, mais que ce soit Jérôme Bardella,
00:05:34pardon, Jérôme Bardella, Jérôme Bardella, Sébastien Chenu, Jean-Philippe Tanqui ou Thomas Ménager,
00:05:41ils n'étaient pas nés en 1972.
00:05:42Donc voilà, ils ne descendent d'aucun parti qui pourrait avoir des liens avec la Waffen-SS.
00:05:47Et si on remonte l'histoire et qu'on veut regarder de plus près,
00:05:51François Mitterrand, qui est le grand leader de la gauche, président de la République en 1981,
00:05:54continue à voir M. René Bousquet, qui avait déporté des Juifs au Veldiv,
00:06:00qui avait collaboré avec la police allemande,
00:06:02François Mitterrand, qui avait été jeune cagoulard de l'extrême droite,
00:06:06qui a été décoré de la Francisque par le Maréchal Pétain,
00:06:09qui n'a jamais caché son ambiguïté envers ce qu'on appelle le régime de Vichy.
00:06:15Et puis même à droite, on avait Maurice Papon,
00:06:19qui a été préfet de police et ministre de l'économie,
00:06:22qui était aussi un ancien collabo.
00:06:25Donc si on doit faire le ménage, faisons-le partout.
00:06:28Et je rappelle une phrase que cite Elisabeth Lévy,
00:06:31qui est fondatrice de la Fondation du 2 mars,
00:06:36elle s'appelait au départ Fondation Marc Bloch,
00:06:39Étienne Bloch, le fils de Marc Bloch, a refusé qu'elle porte son nom.
00:06:43C'était une fondation qui voulait alerter l'opinion sur les valeurs de Marc Bloch,
00:06:47sur la souveraineté française, sur la rupture, les rénonciations de la gauche,
00:06:52le tournant que la France prenait dans la globalisation, dans l'Europe,
00:06:55et voulait alerter que la France perdait de son prestige.
00:06:59Et donc ils voulaient appeler la Fondation Marc Bloch,
00:07:00finalement ils l'ont appelé la Fondation du 2 mars.
00:07:03Elisabeth Lévy rappelle que Marc Bloch se disait
00:07:06« Je ne suis pas juif, je ne me sens pas juif, mais je me sens juif face à quelqu
00:07:08'un d'antisémite. »
00:07:10Or, je crois que Suzette Bloch ne sera pas gênée par la présence de représentants de la France insoumise,
00:07:15qui ont eu des propos à ce niveau absolument inqualifiable et incontestable sur l'antisémitisme.
00:07:21Ça, ça ne la gêne pas.
00:07:22Par contre, ça la gêne qu'il y ait des représentants du Rassemblement National.
00:07:25Donc voilà, juste rappeler à cette dame que Marc Bloch était un républicain,
00:07:30et que je ne pense pas qu'il aurait apprécié que de tels propos soient tenus
00:07:33pour une consécration dont il n'aurait pas voulu.
00:07:35Et je pense que le président de la République, on dit que c'est sa dernière,
00:07:38mais je pense qu'Emmanuel Macron est tellement friand de ce genre de cérémonie,
00:07:42de ce genre de consécration,
00:07:43il est capable de nous déterrer le général de Gaulle le 9 novembre prochain,
00:07:47ça sera le 56e anniversaire de la mort du général de Gaulle,
00:07:50et de refaire des obsèques nationales pour pouvoir finir son mandat dans la gloire,
00:07:54en récupérant l'histoire,
00:07:55afin de, j'allais dire, maquiller les échecs de son double quinquennat.
00:07:59Merci.
00:08:00Paris célébrait dimanche la fête de la musique,
00:08:02une fête qui s'est achevée dans les débris, les déchets, l'incivilité, comme d'habitude.
00:08:05Donc on fait quoi pour éviter ça ?
00:08:07On posera la question dans un instant au maire du 17e arrondissement de Paris, Geoffroy Boulard.
00:08:11N'hésitez pas à lui poser vos questions au 0826 300 300.
00:08:15A tout de suite sur Sud Radio.
00:08:17Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:08:23Brie de verre sur les trottoirs, caniveaux débordants de déchets,
00:08:26bouteilles en plastique et canettes écrasées sur la chaussée,
00:08:28la fête de la musique a bien eu lieu dimanche soir.
00:08:30Chaque année, les agents de propreté héritent d'un véritable champ de bataille à Paris.
00:08:35Comment éviter ça ?
00:08:36On en parle avec le maire du 17e arrondissement de Paris, Geoffroy Boulard.
00:08:39Bonjour monsieur le maire.
00:08:40Bonjour.
00:08:41Bonjour Geoffroy Boulard.
00:08:42Merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio aujourd'hui.
00:08:44Oui, ceux qui se promènent dans les rues de la capitale voient un état d'élabrement.
00:08:48Je titrais tout à l'heure en présentant l'émission, en faisant un jeu de mots avec le célèbre film
00:08:52Paris Putil, la capitale de la France transformée en poubelle.
00:08:57Le phénomène n'est pas récent, monsieur le maire, mais disons qu'il a pris des proportions aggravantes.
00:09:02Comment expliquer, en un premier temps, vous qui êtes maire du 17e arrondissement, est-ce que vous avez, arrondissement par
00:09:09arrondissement, le pouvoir de contrôler la propreté et l'état sanitaire de la ville ?
00:09:14Ou est-ce que c'est une décision qui dépense d'un service qui dépend uniquement de la mairie centrale
00:09:19de Paris ?
00:09:20La gestion de la propreté est un service centralisé.
00:09:26Nous avions porté un autre projet aux élections municipales de donner davantage de pouvoir aux mairies d'arrondissement
00:09:33dans le pilotage qu'on fait de la politique de propreté dans l'arrondissement.
00:09:37Ce n'est pas le chemin que prend Emmanuel Grégoire.
00:09:42Il y a à la fois le nettoiement des rues et puis il y a la collecte des déchets,
00:09:48notamment avec les ordures ménagères le matin qui sont collectées.
00:09:52Nous, on avait demandé la privatisation de toute la collecte parce qu'il y a un système à deux vitesses,
00:09:57avec des arrondissements qui sont en régime municipal, d'autres qui sont délégués au privé.
00:10:01Et on n'a pas la même qualité de service.
00:10:03Moi, j'ai beaucoup œuvré pour qu'on ait le même niveau.
00:10:07Malheureusement, on n'ira pas vers une arrondisation du mode de collecte.
00:10:11Et puis sur le nettoiement des rues, c'est la mairie de Paris qui a le pouvoir de management,
00:10:18d'organisation de la propreté, en lien avec les arrondissements,
00:10:22mais sur des budgets tout à fait faméliques qui se limitent à faire des opérations de coup de poing
00:10:29ou des opérations de dégraffitage.
00:10:32Voilà pour vous expliquer ce qu'est la politique de propreté à Paris.
00:10:37Et notre mécontentement, parce que rien ne bouge depuis l'arrivée d'Emmanuel Grégoire,
00:10:43mais depuis la désorganisation des services de propreté, avec l'arrivée de la gauche en 2001.
00:10:49Avant, Paris avait connu évidemment ces vagues de saleté, cette crasse.
00:10:56Et puis Jacques Chirac a donné une autre ambition évidemment pour la capitale sur le sujet.
00:11:01C'est un enjeu d'attractivité, c'est un enjeu de santé publique.
00:11:04Mais là depuis, les comptes n'y sont pas.
00:11:07On se souvient, et il y a encore peu de temps, lorsqu'il y a une manifestation ou même un
00:11:12événement,
00:11:13des services de propreté de la ville de Paris, suivre la manifestation, ramasser immédiatement.
00:11:18Et je me souviens des lendemains de Faites de la Musique, il y avait un nettoyage immédiat.
00:11:21Est-ce qu'on a laissé là volontairement, ou alors ils ont été dépassés par le nombre, ou est-ce
00:11:27que ça a été volontaire ?
00:11:28C'est une stratégie politique, c'est une négligence, ou c'est carrément un manque de moyens ?
00:11:32Parce que là, c'est la capitale de la France, les étrangers qui viennent sont horrifiés par le spectacle auquel
00:11:36ils assistent.
00:11:38C'est un manque de volonté politique.
00:11:41Même si c'était un dimanche, et que vous savez que le dimanche, il y a sensiblement moins de personnel
00:11:48disponible,
00:11:49Mais lundi matin, il y en a.
00:11:53Bien sûr, mais c'est un manque de volonté politique que de combattre les incivilités le jour J.
00:11:59Les incivilités, elles ne se combattent pas seulement avec des balayeuses le lendemain matin.
00:12:04Elles se combattent le jour J en faisant appliquer les règlements.
00:12:08Mais quand vous avez les maires de Paris, Emmanuel Grégoire, qui rappellent dans une interview quelques jours avant
00:12:13que le principe de la norme et de la loi, c'est que c'est un vœu pieux et qu
00:12:19'on espère que les gens respectent,
00:12:22vous voyez, quand vous avez ce message du maire de Paris sur la loi et sur les réglementations,
00:12:27forcément, vous avez la porte ouverte à toutes les incivilités.
00:12:31Et on considère que c'est le lendemain qu'on doit nettoyer.
00:12:35Or, ce sont des incivilités, il y a un règlement à Paris sur l'hygiène.
00:12:39Voilà, jeter son mégot, jeter ses détritus, c'est un procès verbal et c'est une amende.
00:12:47Et aujourd'hui, à Paris, on estime que c'est la fête.
00:12:51Donc, voilà, tout est possible pour la fête.
00:12:54Je vais vous raconter une anecdote, M. le maire Geoffroy Boulard.
00:12:58J'ai interrogé Yves Contasso, qui fut membre de l'exécutif parisien à l'arrivée de la gauche avec M.
00:13:06Delanoé.
00:13:06Donc, il était chargé, justement, de l'entretien de la propriété.
00:13:10Et je lui faisais remarquer que les arrondissements dits de droite étaient mieux entretenus que les arrondissements de gauche,
00:13:16qui étaient leur électorat.
00:13:17Et il m'avait répondu, mais avec une spontanéité incroyable,
00:13:20oui, parce que nous ne voudrions pas que les arrondissements de droite se sentent défavorisés parce qu'ils sont de
00:13:24droite.
00:13:25Donc, on est extrêmement vigilants à une parfaite propriété des arrondissements 16e, 17e.
00:13:30Quant à ceux de l'Est, comme ils sont acquis, on est un peu moins exigeants.
00:13:34Voilà, il était très fier de dire qu'il tenait vraiment à ce qu'on n'aille pas penser que
00:13:39la mairie de gauche de Paris maltraitait les arrondissements de droite.
00:13:42Est-ce que vous êtes bichonné dans le 17e, M. le maire, par l'actuelle municipalité,
00:13:46ou ça n'en a pas vraiment l'air ?
00:13:51Non, non, non, tout ça est une fable.
00:13:54Un niveau de propreté correspondant à son statut de capitale mondiale.
00:14:01Voilà, donc après, les arrondissements mieux traités que les arrondissements de gauche, bien au contraire.
00:14:07Vous avez un problème de management, vous avez un problème d'organisation,
00:14:12vous avez un problème d'inventaire de ce qu'il y a à nettoyer dans Paris.
00:14:15Ça fait 25 ans que les villes de Paris refusent de faire l'inventaire de toutes les nouvelles surfaces à
00:14:21nettoyer.
00:14:22Et les syndicats le demandent...
00:14:23Geoffroy Boulard, pardon, je vous coupe, on va devoir vous reprendre par téléphone parce que ça ne capte pas très
00:14:28bien,
00:14:28donc vous restez bien avec votre téléphone à proximité.
00:14:31La régie va vous rappeler, Péricault.
00:14:33Bon, ce qu'on constate, c'est que visiblement, les efforts, la propreté, ce n'est pas pour demain, quoi.
00:14:37C'est-à-dire, j'allais dire, la dégradation continue, pourtant les alertes ont été nombreuses,
00:14:42la municipalité a été interpellé, Mme Hidalgo a été interpellée plusieurs fois,
00:14:46et rien ne change, c'est-à-dire qu'on ne parle même pas des rats que l'on voit
00:14:49parce qu'il y a eu des travaux dans la rue,
00:14:50mais surtout on voit que le système de ramassage des poubelles,
00:14:53le système de nettoiement, comme dit Geoffroy Boulard, est totalement dépassé.
00:14:57Or, pourtant, une ville comme Paris devrait au contraire mettre, alors il y a le dossier pédocriminel,
00:15:02je sais bien qui est une priorité, mais enfin l'hygiène des rues pour une capitale.
00:15:05Il y a quand même beaucoup de conseils municipaux, beaucoup de personnes chargées de la propreté également.
00:15:08Et là, Geoffroy Boulard, vous êtes d'accord que visiblement, la municipalité, la mairie ne se donnent pas les moyens
00:15:14nécessaires,
00:15:14mais est-ce qu'ils ont conscience de l'image que ça donne de la capitale ?
00:15:19Oui, ils assument. Ils assument cette vision de Paris, voilà, festive,
00:15:27et bon, le côté propreté, ça passe après, en fait.
00:15:30La fête, pour eux, c'est plus important que de nettoyer la rue
00:15:35et que des tweets qui seraient critiques, par exemple, sur la ville.
00:15:41Non, on a une absence totale d'anticipation et c'est une volonté politique.
00:15:46Il y a un problème d'encadrement, vous avez vu la vidéo de cet agent
00:15:51qui, avant la fête de la musique sur le canal Saint-Martin,
00:15:57renvoie tous les déchets dans le canal, ça montre bien qu'il n'y a plus de contrôle.
00:16:02Moi, je veux saluer le travail des agents de la propreté,
00:16:05globalement, qui font leur travail dans des conditions difficiles,
00:16:08souvent aux premières heures du matin,
00:16:10pour rattraper ce qui n'a pas été suffisamment anticipé.
00:16:14Donc, c'est un sujet de management, c'est un sujet d'engagement politique
00:16:18pour avoir une ville propre.
00:16:19Ça passe par une organisation du XXIe siècle.
00:16:23Et aujourd'hui, on n'a pas une organisation du XXIe siècle.
00:16:26Geoffroy Boulard, vous nous expliquez tout à l'heure
00:16:27qu'il y a des protocoles à deux vitesses,
00:16:30avec en partie des services qui sont privatisés.
00:16:34Quels sont les secteurs de Paris, les arrondissements,
00:16:37où ça se passe le mieux ?
00:16:38C'est-à-dire, est-ce que c'est là où il y a justement
00:16:40un peu de privatisation avec des sociétés privées qui agissent,
00:16:42ou est-ce que ce sont les secteurs, les arrondissements
00:16:45qui sont directement gérés par la ville de Paris ?
00:16:47Est-ce qu'il y a une différence notoire entre les deux types de prestations ?
00:16:51Il y a des différences, on le voit, sur la collecte des déchets
00:16:55et des ordures ménagères, notamment quand on a des mouvements de grève,
00:17:01quand on a des problématiques logistiques.
00:17:03On voit bien que nos arrondissements qui sont en régie municipale
00:17:07sont très vite plus sales que des arrondissements organisés
00:17:14avec des sociétés privées.
00:17:15Donc, moi, je dis que sur la collecte, il faut la confier totalement au privé.
00:17:21Pourquoi ? Parce qu'il y a un contrat qui est passé avec l'entreprise,
00:17:24que le maire d'arrondissement, il a un lien avec l'entrepreneur
00:17:26et les dirigeants de l'entreprise qui ont le marché,
00:17:29et qu'il y a des contrats de performance.
00:17:31Et qu'il y a des pénalités si votre arrondissement,
00:17:34il est sale ou les clauses du contrat ne sont pas respectées.
00:17:38J'ai le cas avec mon homologue du 15e arrondissement,
00:17:43Philippe Bougeon.
00:17:43Donc, lui, il a la société qui répond aussi à ses instructions.
00:17:49Ce qui n'est pas du tout le pas pour nous,
00:17:51puisque c'est une régie centrale et municipale qui gère les ordures.
00:17:54Et ça permettrait de dégager des effectifs
00:17:57pour s'occuper du nettoiement de rue,
00:17:59d'avoir des agents sur le terrain.
00:18:01Et il faudrait pour ça leur redonner le pouvoir
00:18:03de verbaliser les incivilités.
00:18:05Aujourd'hui, les agents, ils sont malheureux.
00:18:08Pourquoi ? Parce qu'ils voient que tout est souillé très vite,
00:18:11mais qu'ils n'ont pas les moyens, quand ils observent les incivilités,
00:18:16les délits, de verbaliser.
00:18:18On leur a retiré la gauche, on leur a retiré le pouvoir.
00:18:21Donc, aujourd'hui, il faut réorganiser,
00:18:25réengager nos agents sur le nettoiement de rue.
00:18:28Il faut que ce soit municipal.
00:18:29Et il nous faut des effectifs dans toutes les rues
00:18:34qui nettoient régulièrement,
00:18:36qui rendent public sur le site de la mairie de Paris,
00:18:39les rues qui ont été nettoyées,
00:18:41et qu'on ait davantage aussi de verbalisation.
00:18:44Mais si on l'a retiré aux agents,
00:18:47forcément, on est moins efficace.
00:18:48Vous discutez avec des agents de la ville de Paris,
00:18:52ils sont évidemment très désappointés
00:18:56quand ils voient devant eux des incivilités se commettre.
00:18:59Merci François-Geoffroy Boulard pour votre témoignage.
00:19:03Et on sent que c'est un dossier qui est à suivre,
00:19:05et on espère une évolution prochaine de la part de la municipalité.
00:19:09Les premières sanctions sont tombées
00:19:12pour les fonctionnaires jugés responsables
00:19:13du mauvais traitement de l'affaire Jérôme Barrella,
00:19:16présumé coupable de la mort de la petite Liana.
00:19:18Ce sera l'un des sujets que nous évoquerons dans un petit instant,
00:19:21des sujets qui vous feront sans doute réagir.
00:19:23Alors n'hésitez vraiment pas à nous appeler sur Sud Radio.
00:19:25On vous donne la parole au 0826 300 300.
00:19:28A tout de suite.
00:19:30Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:19:34les perles du jour.
00:19:35Le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:19:37a donc prononcé les premières sanctions
00:19:39visant les principaux fautifs dans l'affaire Liana.
00:19:42Oui.
00:19:43Après que Sébastien Lecornu s'est engagé
00:19:45à ne pas se défausser,
00:19:46c'est ce qu'il a dit face à une vérité
00:19:48d'une extrême gravité
00:19:48mise au jour par l'inspection générale
00:19:50de la gendarmerie nationale
00:19:51et celle de la justice,
00:19:53son ministre de l'Intérieur et son garde des Sceaux,
00:19:55donc Laurent Lunez et Gérald Darmanin,
00:19:57ont annoncé des enquêtes administratives,
00:19:58mais surtout des premières sanctions.
00:20:00Et justement, le 22 juin,
00:20:02des premières sanctions
00:20:03contre une magistrate
00:20:04et deux gendarmes du Gers,
00:20:06aussitôt qu'ont été rendues publiques
00:20:08les conclusions
00:20:08d'un rapport déclenché
00:20:10par la mort de la jeune Liana,
00:20:11faisant un tas de nombreux dysfonctionnements,
00:20:13et bien des sanctions ont été prises,
00:20:15notamment,
00:20:15alors la magistrate,
00:20:16c'est à Roche,
00:20:17et c'est la gendarmerie de Condon
00:20:19où l'on a appris
00:20:20que le dossier Liana
00:20:21était sur une pile,
00:20:22et bien il fallait qu'on attende
00:20:24qu'il soit traité avant de...
00:20:25Voilà.
00:20:25Donc effectivement,
00:20:26quand Gérald Darmanin dit
00:20:27cette petite fille
00:20:28aurait peut-être été en vie,
00:20:30si l'État avait fait son boulot,
00:20:32je pense que c'est une réalité.
00:20:34Gérald Darmanin a exprimé sa volonté
00:20:37d'engager des sanctions,
00:20:37il va continuer,
00:20:38à la hauteur des défaillances graves
00:20:40constatées pour le substitut
00:20:41du parquet d'Auche.
00:20:43Alors lui,
00:20:44il a une responsabilité,
00:20:45évidemment,
00:20:46personnelle,
00:20:46il n'est pas directement en cause,
00:20:48mais il est là depuis un moment
00:20:49au gouvernement,
00:20:50tant au ministère de l'Intérieur
00:20:51et à Gardesso.
00:20:52Bon,
00:20:53il n'a pas démissionné,
00:20:54c'est sûr que certains ont dit
00:20:55qu'il aurait pu le faire,
00:20:56peut-être que dans d'autres pays
00:20:57il l'aurait fait.
00:20:58Voilà.
00:20:59Espérons que ce rapport
00:21:01va permettre de remettre
00:21:02tout en place,
00:21:02tout en ordre,
00:21:04que les conclusions seront tirées,
00:21:05que les sanctions seront prises,
00:21:06mais il faut tout vérifier partout
00:21:08parce qu'on suppose
00:21:09qu'il y a d'autres dérives
00:21:10de ce genre
00:21:11qui sont une réalité
00:21:12de la police
00:21:13et de la justice
00:21:14et que surtout
00:21:15on n'aura pas
00:21:16l'horreur et l'effroi
00:21:18d'apprendre
00:21:18qu'une nouvelle tragédie
00:21:19peut se reproduire en France.
00:21:22On parlait hier
00:21:23des personnes âgées
00:21:24confrontées
00:21:25aux fortes chaleurs.
00:21:26Hier,
00:21:26un autre drame
00:21:26a eu lieu à Carpentras.
00:21:28Oui,
00:21:28deux enfants ont été retrouvés morts
00:21:29à Carpentras
00:21:30dans le vent de l'île
00:21:30enfermés dans une voiture
00:21:31garée en plein soleil
00:21:33lors de cette vague
00:21:34de canicules
00:21:35et c'est le procureur
00:21:36de la République
00:21:37de Carpentras.
00:21:38La piste de la mort
00:21:40en raison de la chaleur
00:21:41est privilégiée.
00:21:42Les deux enfants
00:21:43avaient deux ans
00:21:44et quatre ans
00:21:44et ils ont été découverts
00:21:46dans la voiture
00:21:46de leur famille
00:21:47par leur mère
00:21:48en début d'après-midi.
00:21:50le véhicule était garé
00:21:51sur le chemin
00:21:52d'accès à l'habitation familiale
00:21:53tout à côté de la maison
00:21:54en plein soleil
00:21:55selon ce que
00:21:56les informations
00:21:57du parc et les enfants
00:21:58ont été retrouvés inanimés
00:21:59en arrêt cardiovasculaire.
00:22:01La mère de famille
00:22:02a appelé les secours
00:22:03vers 13h20.
00:22:04Les sapeurs-pompiers
00:22:05sont arrivés
00:22:06et ont tenté
00:22:07de réanimer
00:22:08les deux enfants
00:22:09en vain.
00:22:10La mère âgée de 33 ans
00:22:11j'imagine
00:22:12a également été prise en charge
00:22:13par les secours.
00:22:15C'est un phénomène ancien
00:22:17de savoir
00:22:17qu'il ne faut pas laisser
00:22:18les enfants
00:22:18il ne faut aucun être vivant.
00:22:19Non mais c'est juste
00:22:20du bon sens quoi.
00:22:20Voilà
00:22:21mais surtout
00:22:22vu cette température
00:22:23alors est-ce que
00:22:23les deux petits
00:22:25seraient allés
00:22:26de même
00:22:26dans la voiture
00:22:26l'enquête te dira
00:22:29le procureur
00:22:30de Carpentras
00:22:31Hervé Mourge
00:22:32dit que les causes
00:22:33de la mort
00:22:33sont à déterminer
00:22:35mais évidemment
00:22:35la piste
00:22:36qui a décuit
00:22:36les prévisions
00:22:37est d'accord
00:22:37comment les enfants
00:22:38se sont trouvés
00:22:38dans cette voiture.
00:22:39Voilà ce qu'on a envie
00:22:39de savoir.
00:22:42Le GIGN a été appelé hier
00:22:43à Nogent-le-Routroux
00:22:45pour une intervention
00:22:46peu ordinaire
00:22:46je dirais surréaliste.
00:22:48Oui surréaliste
00:22:48le GIGN
00:22:49l'unité d'élite
00:22:50de la gendarmerie nationale
00:22:51c'est pas rien
00:22:51a dû intervenir en urgence
00:22:53à Nogent-le-Routroux
00:22:54dimanche
00:22:54pour maîtriser un homme armé
00:22:55des coups de feu
00:22:56ont été échangés
00:22:57deux gendarmes
00:22:58ont été blessés
00:22:58l'homme a fini par se rendre
00:22:59et vous l'avez dit
00:23:00ce n'était pas
00:23:01une intervention ordinaire
00:23:01puisque l'assaillant
00:23:02était âgé de 82 ans
00:23:04il a complètement pété les plombs
00:23:06ce qui s'est passé
00:23:06c'est qu'il a cru
00:23:07que la révolution avait éclaté
00:23:08selon son épouse
00:23:09qui a averti les forces de l'ordre
00:23:10il serait sorti dans son jardin
00:23:12armé d'un fusil
00:23:13en hurlant que Macron
00:23:14avait été destitué
00:23:15une crise de démence
00:23:16visiblement
00:23:16l'octogénaire a été placé
00:23:17en garde à vue
00:23:18pour tentative de meurtre
00:23:19et a été hospitalisé
00:23:20Qu'est-ce qui a pu susciter ça
00:23:21chez lui ?
00:23:22Il a vu des images
00:23:22à la télé ?
00:23:23Ça peut être une crise de feu
00:23:24je ne sais pas
00:23:25vous savez
00:23:25ça peut être les réseaux sociaux
00:23:27en vrai
00:23:27Facebook tout ça
00:23:28on voit circuler des choses
00:23:29par moment
00:23:29puis il y a tellement
00:23:30entre l'intelligence artificielle
00:23:32on en a vu des images
00:23:33de l'Elysée
00:23:33pris d'assaut
00:23:34par des chars d'assaut
00:23:35oui bien sûr
00:23:35ça peut venir de là
00:23:36espérons que c'est un cas isolé
00:23:38et que ça ne se reproduira pas
00:23:41Les jeunes ruraux
00:23:43quittent de plus en plus nombreux
00:23:44leur territoire
00:23:45pour aller étudier en ville
00:23:46une étude vient d'être publiée
00:23:47sur ce phénomène
00:23:48Oui oui oui
00:23:49c'était une réalité
00:23:50un peu tragique
00:23:51on les appelle
00:23:52les transfuges de territoire
00:23:53d'après une étude inédite
00:23:55de Viavois
00:23:57ou Viavois
00:23:58plus de la moitié des jeunes
00:23:59quittent leur terre natale
00:24:00par contrainte
00:24:01pour poursuivre leurs études
00:24:02à l'image de
00:24:03on prend l'exemple de Zoé
00:24:04qui est 23 ans
00:24:05originaire d'un village de Corrèze
00:24:06en stage aujourd'hui à Paris
00:24:08elle s'est dit corrésienne
00:24:09évidemment elle a été obligée
00:24:10de quitter son pays
00:24:12c'est un exode rural
00:24:13il n'y a pas de problème
00:24:13quand elle revient
00:24:14on l'appelle la parisienne
00:24:15alors elle s'est dit
00:24:16voilà
00:24:16et quand elle dit
00:24:17quand elle dit
00:24:18quand il me voit débarquer
00:24:19on me moque à sain
00:24:20mes copains de rugby
00:24:21me charrient
00:24:22voilà
00:24:22raconte cette notion
00:24:23de 23 ans
00:24:24et c'est vrai que c'est une tragédie
00:24:25d'avoir cet exode rural
00:24:27cette excentration
00:24:28et Dieu sait si
00:24:28Jérôme Fourquet
00:24:30et Christophe Guilly
00:24:31ont signé le phénomène
00:24:32depuis les années 2000
00:24:34les campagnes
00:24:36se dépeuplent
00:24:38sans hésitation
00:24:39sans arrêt
00:24:40et ce sont des jeunes
00:24:41qui ne peuvent pas
00:24:41rester sur place
00:24:42alors soit il y a le problème
00:24:43du foncier
00:24:43s'ils sont dans l'agriculture
00:24:44ils n'ont pas les moyens
00:24:45d'acheter la terre
00:24:46soit ils sont obligés
00:24:47d'aller faire des études
00:24:48très loin
00:24:48et finalement
00:24:48quand on va très loin
00:24:49on se déracine
00:24:50et on reste
00:24:51dans les grandes villes
00:24:52c'est une forme de dépeuplement
00:24:54c'est une nouvelle exode rurale
00:24:55il y a aussi un retour
00:24:57il y a aussi un retour
00:24:58des gens qui veulent rester
00:24:59alors eux
00:24:59ces jeunes qui veulent rester
00:25:00qui s'accrochent
00:25:01ils savent qu'ils n'auront
00:25:02ni des bouchers
00:25:03ni études
00:25:03ni études supérieures
00:25:04donc ils restent
00:25:04donc là il y a une fragmentation
00:25:06il y a une fracturation
00:25:07de la sociologie française
00:25:08et je pense que
00:25:09c'est un sujet gouvernemental
00:25:11qui devra être
00:25:12et vous avez raison de le dire
00:25:13parce que c'est aussi
00:25:14la faute des gouvernements
00:25:15successifs
00:25:15qui n'ont jamais
00:25:17réinvesti dans les campagnes
00:25:18dans les zones rurales
00:25:19de ces périphéries
00:25:20qui n'ont plus les moyens
00:25:21d'avoir des commerces
00:25:22il y a quand même
00:25:23beaucoup de sujets
00:25:24qui sont soulevés
00:25:25par cet exode
00:25:26abandon total
00:25:27alors on parle du Grand Paris
00:25:28on parle des grandes agglomérations
00:25:29Edouard Philippe
00:25:30quand il était prévenu
00:25:31il s'est expliqué
00:25:31que la ruralité
00:25:32c'était un thème dépassé
00:25:33qu'il fallait aller
00:25:33dans les grandes agglos
00:25:34voilà la conséquence
00:25:35c'est le tissu profond
00:25:37de la France
00:25:37qui est en train de se déliter
00:25:38et là j'espère que
00:25:39je disais
00:25:40durant la campagne présidentielle
00:25:41il y a tellement de sujets
00:25:41abordés
00:25:42je pense que
00:25:43le prochain président
00:25:44devra tenir compte
00:25:45de ces jeunes
00:25:46qui veulent rester
00:25:47et quand ils ont fait
00:25:48leurs études
00:25:48ils ont envie de revenir
00:25:49chez eux
00:25:49ce qui est tout à fait
00:25:50normal
00:25:52une nouvelle inspirante
00:25:53cette fois
00:25:54Maud
00:25:55au sujet d'un supermarché
00:25:56dans les Vosges
00:25:57on parle d'inspirante
00:25:58c'est ça ?
00:25:59en fait j'aime bien
00:26:00ce genre d'infos
00:26:01parce que ça sort du lot
00:26:02personne n'en parle
00:26:03parce que c'est sans doute
00:26:04trop positif pour buzzer
00:26:05d'ailleurs
00:26:05vraie info Péricault
00:26:06les informations positives
00:26:07dans les médias
00:26:08ça ne fonctionne pas
00:26:09il y a eu plusieurs études
00:26:10psychologiques là-dessus
00:26:11les gens préfèrent tomber
00:26:11sur du contenu hardcore
00:26:12la guerre
00:26:13le terrorisme
00:26:13les chats jetés
00:26:14du 18ème étage
00:26:15plutôt que des nouvelles
00:26:16réjouissantes
00:26:17et bien désolé
00:26:17je vais vous décevoir
00:26:18parce que je voudrais
00:26:19saluer l'initiative
00:26:20du supermarché
00:26:21de Mircourt
00:26:22dans les Vosges
00:26:22qui face à l'explosion
00:26:24des températures
00:26:24autorise désormais
00:26:25les chiens
00:26:26à entrer
00:26:26avec leur maître
00:26:27et à se mettre au frais
00:26:28il y a eu trop de drame
00:26:29de chiens laissés
00:26:30dans les voitures
00:26:30en plein soleil
00:26:31donc voilà une bonne nouvelle
00:26:32qui devrait en inspirer d'autres
00:26:33je trouve ça intéressant
00:26:34d'en parler
00:26:35parce que c'est malheureusement
00:26:36pas commun
00:26:36et pourtant ça tombe
00:26:37tellement sous le sens
00:26:38ça aussi
00:26:39donc on peut rentrer
00:26:40avec son tuto
00:26:40maintenant on peut rentrer
00:26:41avec son animal de compagnie
00:26:42et ses enfants
00:26:44est-ce qu'il y a un espace
00:26:45oui et les enfants
00:26:45on vient parler d'une tragédie
00:26:46est-ce qu'il y a un espace
00:26:47pour les...
00:26:48alors en fait
00:26:49ils sont mis dans des chariots
00:26:50attachés aux chariots
00:26:51ils ne doivent pas sortir du chariot
00:26:52donc voilà
00:26:53c'est la seule contrainte
00:26:53mais sinon en tout cas
00:26:54ils sont au frais
00:26:55c'est quand même mieux
00:26:56que de laisser dans la voiture
00:26:57parce que Julien Delmas
00:26:59il a un zèbre lui
00:27:00donc il voulait savoir
00:27:01s'il pouvait l'amener
00:27:02dans la grande surface
00:27:03non je ne peux pas
00:27:05je veux dire
00:27:06qu'il lance quand même
00:27:07le jingle
00:27:07on va éviter le drame
00:27:09Zacharias c'est une gazelle
00:27:10c'est pas ça
00:27:12on va faire ça
00:27:13pendant longtemps
00:27:1515 personnes sont jugées
00:27:17depuis hier à Marseille
00:27:18pour de la contrefaçon
00:27:19version XXL
00:27:20écoutez je me souviens
00:27:22j'avais des amis
00:27:22et j'ai toujours des amis marseillais
00:27:24et quand j'arrivais
00:27:25ils me disaient
00:27:25viens on va au marché du soleil
00:27:26ça va te dépayser
00:27:27tu vas voir des choses exceptionnelles
00:27:28et c'est vrai
00:27:29que le marché du soleil
00:27:30c'était une oasis
00:27:31j'allais dire
00:27:32un petit peu exotique
00:27:33dans la vie marseillaise
00:27:35et là
00:27:3615 personnes sont jugées
00:27:37à partir de lundi
00:27:37au tribunal de Marseille
00:27:38plus de 200 000 produits
00:27:40de contrefaçon
00:27:41ont été saisis en février dernier
00:27:42détruits à l'aide d'un camion
00:27:43déchiqueteur
00:27:44ils ont écrasé tout ça
00:27:45donc le marché du soleil
00:27:46c'était devenu
00:27:48le centre français
00:27:48de la contrefaçon
00:27:49extraordinaire
00:27:50à la marseillaise
00:27:51je crois que vous avez envie
00:27:51d'éclater de rire
00:27:52non mais c'est à dire
00:27:53pour moi
00:27:53le marché du soleil
00:27:54les marseillais étaient tellement fiers
00:27:56et c'est vrai que voilà
00:27:57et on apprend ensuite
00:27:58c'est un espèce de bazar
00:28:00entre la mafia
00:28:00plus de 200 000 produits
00:28:02de contrefaçon
00:28:03ont été ainsi saisis
00:28:04sur le marché du soleil
00:28:05alors il y a eu une fermeture
00:28:06administrative
00:28:06en février dernier
00:28:07et puis par décision administrative
00:28:09se dédale de stands
00:28:10en fait c'était les puces
00:28:11un petit peu
00:28:11c'est les puces marseillais
00:28:12ouvert il y a 45 ans
00:28:13dans une ancienne halle
00:28:14au grain
00:28:15et fermée désormais
00:28:16pour 6 mois
00:28:16peut-être plus
00:28:17et pour détruire
00:28:18les marchandises saisies
00:28:19les autorités
00:28:19employées les grands moyens
00:28:20voilà
00:28:20je vous le dis à l'instant
00:28:21le camion
00:28:22déchiqueteur
00:28:22on fait ça souvent
00:28:23avec vous voyez
00:28:24des montres de gros
00:28:25je ne vais pas citer les marques
00:28:26vous avez un rouleau compresseur
00:28:27qui les écrase
00:28:28ce sont des notes très prestigieuses
00:28:30et là vous aviez
00:28:31du Louis Vuitton
00:28:32des Lacos
00:28:32des Nike
00:28:33des maillots de football
00:28:35voilà
00:28:35une valeur de 42 millions d'euros
00:28:36tout ça a été passé
00:28:39j'espère que Marseille
00:28:41pourra retrouver
00:28:42quand même
00:28:43aujourd'hui
00:28:43quand on traverse la ville
00:28:44on ne la reconnait pas
00:28:45j'espère que Marseille
00:28:47pourra retrouver
00:28:47cet esprit
00:28:48cette âme
00:28:49de ville méridionale
00:28:49méditerranéenne
00:28:50capitale de la Provence
00:28:51très important
00:28:52avoir cette diversité
00:28:54mais voilà
00:28:54avec des activités
00:28:55qui soient respectueuses
00:28:56de la loi
00:28:57respectueuses des consommateurs
00:28:58respectueux des citoyens
00:28:59et surtout qu'on trouvera
00:29:01le plaisir
00:29:01à trouver cette très belle ville
00:29:03Maude
00:29:04on n'avait pas prévu
00:29:05d'en parler
00:29:05mais je voudrais
00:29:05quand même
00:29:06vous poser la question
00:29:07une rumeur
00:29:08court
00:29:09je vous prends de court
00:29:10mais non
00:29:11parce qu'on en a parlé
00:29:11tout à l'heure
00:29:12on hésitait
00:29:12une rumeur court
00:29:13à l'Elysée
00:29:14que le président de la République
00:29:15voulant éviter
00:29:16je plaisante
00:29:17à ces deux anciens
00:29:18communistes
00:29:19l'épreuve
00:29:19de la présidence
00:29:20de la République
00:29:21cherche un troisième
00:29:22candidat
00:29:22vous savez
00:29:25souvent on dit
00:29:25il faut sacrifier
00:29:26un bœuf
00:29:27au pyrénien
00:29:28pour que le trompeau
00:29:28puisse passer
00:29:29et donc M. Macron
00:29:30est très soucieux
00:29:31d'éviter à M. Gabriel Attal
00:29:32Edouard Philippe
00:29:33le fait de devenir président
00:29:34qui est une fonction éprouvante
00:29:35c'est terrible
00:29:36et comme il les aime beaucoup
00:29:36il est tellement charitable
00:29:37il cherche quelqu'un
00:29:39il cherche quelqu'un
00:29:39quelqu'un à mettre face à eux
00:29:41alors moi je ne suis pas persuadé
00:29:42que ce soit pour les aider
00:29:43de fait
00:29:44je pense que c'est
00:29:45vous avez compris mon ton
00:29:46il y a des noms qui circulent
00:29:47ou non ?
00:29:49pas à ma connaissance
00:29:50on verra ça demain
00:29:51peut-être qu'on aura
00:29:52davantage d'informations
00:29:52il y a ceux qui attendent
00:29:53je suis sûr que Gérald Darmanet
00:29:55il y a ceux qui sont sur la ligne
00:29:57des parières
00:29:57on va dire
00:29:58on sait que le Premier ministre
00:29:59à un moment donné
00:30:00quand il était un peu en phase
00:30:02avec le pays
00:30:02il s'est dit
00:30:03pourquoi je ne serais pas
00:30:03la solution
00:30:05et puis
00:30:06M. Castex
00:30:07qui a été Premier ministre
00:30:08aussi parce que bon
00:30:09il est en recul
00:30:10il a été apprécié
00:30:10si les présidents
00:30:12s'y gèrent la France
00:30:13comme ils gèrent la SNCF
00:30:15on reste de rester longtemps
00:30:168h sans climatisation
00:30:18et qu'on devra se descendre
00:30:19il va y en avoir
00:30:20beaucoup des rumeurs
00:30:21et on devra descendre
00:30:21sur la campagne
00:30:23enfin ce qui est sur l'information
00:30:24et d'autres personnes
00:30:24qui vont se présenter
00:30:25c'est que le Président
00:30:25est excédé par le fait
00:30:26que les deux anciens
00:30:27Premier ministre
00:30:28qui ont demandé sa démission
00:30:29sont aujourd'hui
00:30:30les deux candidats officiels
00:30:31de la Macronie
00:30:31et qu'il aime bien
00:30:32parce qu'il est un peu taquin
00:30:33il aime bien trouver quelqu'un
00:30:34mais t'avis que
00:30:35ni M. Attal
00:30:36ni M. Edouard Philippe
00:30:37ne tiendront compte
00:30:38des suggestions
00:30:38d'un troisième candidat
00:30:39que leur suggérera l'Elysée
00:30:41et les conseillers du Président
00:30:43qui seront là
00:30:43les visiteurs du soir
00:30:44le dimanche soir
00:30:44je pense que chaque jour
00:30:46il y a quelqu'un
00:30:46qui doit arriver
00:30:47avec un nouveau nom
00:30:47à proposer
00:30:48pour remplacer Attal
00:30:49et Edouard Philippe
00:30:50à suivre
00:30:50on vous tiendra au courant
00:30:51avec Maud
00:30:52alors on va venir
00:30:53au sujet de la justice
00:30:54l'insuffisance
00:30:55et le laxisme
00:30:56ont encore frappé
00:30:57qui de mieux
00:30:58pour en parler
00:30:59que Pierre Gentillet
00:31:00l'avocat Pierre Gentillet
00:31:01qui sera avec nous
00:31:02dans un petit instant
00:31:03n'hésitez pas à l'interpeller
00:31:04à lui poser vos questions
00:31:05comme d'habitude
00:31:05au 0826 300 300
00:31:09Midi 14h
00:31:10Sud Radio
00:31:11la France dans tous ses états
00:31:13Péricault Légas
00:31:14Maud Koffler
00:31:16tandis que la justice
00:31:17affronte l'une
00:31:18de ses plus vives polémiques
00:31:19avec la gestion du cas
00:31:20Jérôme Barrella
00:31:21on en parlait tout à l'heure
00:31:22et la mort de la petite Liana
00:31:23l'insuffisance
00:31:24et le laxisme
00:31:25semblent prospérer
00:31:26et ce n'est pas forcément
00:31:27une faute de moyens
00:31:28on en parle avec l'avocat
00:31:29Pierre Gentillet
00:31:30sur Sud Radio
00:31:30bonjour maître
00:31:32bonjour
00:31:33bonjour Pierre Gentillet
00:31:34merci d'être avec nous
00:31:35en direct sur Sud Radio
00:31:36pouvez-nous d'abord
00:31:37nous rappeler les faits
00:31:38exactement ce qui s'est passé
00:31:39dans cette affaire
00:31:41alors
00:31:42alors effectivement
00:31:42c'est donc le 11 septembre 2025
00:31:46à Argenton-sur-Creuse
00:31:48qu'un jeune homme
00:31:49a été sauvagement agressé
00:31:52donc Argenton-sur-Creuse
00:31:53c'est dans le centre de la France
00:31:54une petite commune
00:31:55de 4800 habitants
00:31:56département de l'Inde
00:31:57de l'Inde
00:31:57sud du Béry
00:31:58je l'appelle le Béry Sud
00:31:59tout à fait
00:32:00tout à fait
00:32:01absolument
00:32:01dans la vallée de la Creuse
00:32:04ville dans laquelle
00:32:05je suis d'ailleurs
00:32:05conseiller
00:32:06conseiller municipal
00:32:07d'opposition
00:32:07pour être très précis
00:32:08et donc
00:32:09dans cette commune
00:32:11le 11 septembre
00:32:12un jeune homme de 15 ans
00:32:13a été violemment agressé
00:32:15c'est-à-dire que
00:32:16il faut vous dire
00:32:16à Argenton-sur-Creuse
00:32:17c'est vraiment une petite ville
00:32:19typiquement française
00:32:20typiquement bérichonne
00:32:21c'est une très très belle ville
00:32:23on l'appelle
00:32:23on surnomme
00:32:24la Venise du Béry
00:32:24donc tout un site
00:32:25à l'inquiétude
00:32:26seulement voilà
00:32:27ce jour-là
00:32:27un jeune homme
00:32:28a été
00:32:29assez à tabac
00:32:32frappé
00:32:32mis au sol
00:32:33jeté dans la Creuse
00:32:34on lui a volé son téléphone
00:32:35on a filmé
00:32:36la scène
00:32:37et après
00:32:37il a été transporté
00:32:39dans un espace fermé
00:32:40je crois que c'était
00:32:41dans une maison
00:32:41ou un appartement
00:32:42il a été séquestré
00:32:44donc il a été battu
00:32:45violenté
00:32:46il en a pris pour 11 jours
00:32:46d'ITT
00:32:47et finalement
00:32:48il a réussi à s'échapper
00:32:50et les deux agresseurs
00:32:52ont été
00:32:53formellement identifiés
00:32:54et jugés
00:32:55par le tribunal
00:32:56de Châteauroux
00:32:58et le jugement
00:32:59est tombé
00:33:00il y a peu de temps
00:33:00et effectivement
00:33:01ce jugement
00:33:02moi je me suis exprimé
00:33:03sur les réseaux sociaux
00:33:04là-dessus
00:33:04déjà en tant qu'hossier municipal
00:33:05et aussi en tant que français
00:33:07ce jugement
00:33:08effectivement
00:33:08je le trouve
00:33:09et la famille aussi
00:33:10d'ailleurs
00:33:12profondément scandaleux
00:33:13il faut savoir que
00:33:14je ne sais pas
00:33:15si vous voulez que je parle
00:33:16du jugement
00:33:17mais la condamnation
00:33:18d'abord
00:33:18ce genre
00:33:19ce genre
00:33:21on est presque
00:33:22dans du criminel
00:33:24c'est passible
00:33:25de quelles sanctions
00:33:25au code pénal ?
00:33:27vous me posez une colle
00:33:29mais en tout cas
00:33:30c'est plusieurs années
00:33:31de prison
00:33:32je crois de mémoire
00:33:34que c'est
00:33:34selon les faits aggravants
00:33:36entre 3 et 7 ans
00:33:37de prison
00:33:38les faits ont été
00:33:39constitués
00:33:40avérés ?
00:33:41ah oui oui
00:33:41complètement
00:33:42complètement
00:33:43absolument
00:33:44absolument
00:33:44comment on explique
00:33:47ce jugement
00:33:48même s'il peut y avoir
00:33:50à un moment donné
00:33:50une forme de laxisme
00:33:51qu'on dénonce
00:33:52depuis si longtemps
00:33:52et une considération
00:33:54que les victimes
00:33:55souvent
00:33:55là
00:33:56j'allais dire
00:33:57c'est non négociable
00:33:58c'est non négociable
00:33:59j'ai pris des éléments
00:34:01qui sont sortis
00:34:02dans la presse
00:34:03à propos de ce jugement
00:34:04et sur la motivation
00:34:06selon l'avocat
00:34:07des deux délinquants
00:34:09ici
00:34:09puisque ce sont
00:34:10des délinquants
00:34:11maintenant
00:34:12en tout cas
00:34:13jusqu'à
00:34:13il y a quand même
00:34:14un appel
00:34:14de la décision
00:34:15la justice
00:34:16a semble-t-il
00:34:17considéré
00:34:18la personnalité
00:34:19vous savez
00:34:19qu'en France
00:34:20en droit pénal
00:34:21c'est ce qu'on appelle
00:34:21le principe
00:34:22de personnalisation
00:34:23de la peine
00:34:23et donc on a considéré
00:34:25finalement
00:34:25que ces gens-là
00:34:27avaient gagné en maturité
00:34:28c'est ce qui était dit
00:34:30notamment par l'avocat
00:34:32des deux adolescents
00:34:33qui étaient condamnés
00:34:34et qu'il y avait
00:34:35peu de chances
00:34:36de récidive
00:34:37et en fait
00:34:38vous voyez
00:34:38finalement
00:34:38tout ça
00:34:39a contribué
00:34:40à un jugement
00:34:41qui est
00:34:43purement scandaleux
00:34:44et qui rend flou
00:34:45de désespoir
00:34:45à la famille
00:34:46et puis aussi
00:34:47toutes les personnes
00:34:48qui s'interrogent
00:34:48sur la justice
00:34:49en France
00:34:51les magistrats
00:34:51de Châteauroux
00:34:52ne sont pas connus
00:34:53en particulier
00:34:53il y a eu d'autres affaires
00:34:54c'est pas un tribunal
00:34:56qui est connu
00:34:56pour une gauchisation
00:34:58de ces jugements
00:35:00je suis pas d'information
00:35:00de ce type là
00:35:01non non non
00:35:02je veux pas entrer là-dedans
00:35:03mais vous savez
00:35:04je pense que c'est
00:35:04c'est pas propre
00:35:05à Châteauroux
00:35:06ce qui se passe
00:35:06c'est vraiment propre
00:35:07malheureusement
00:35:08et à Argenton
00:35:08même si c'est Châteauroux
00:35:09qui juge
00:35:09c'est propre malheureusement
00:35:11à toute la France
00:35:11c'est à dire qu'on enferme
00:35:13de moins en moins
00:35:14parce qu'on a un taux
00:35:14de détention
00:35:15un taux d'incarcération
00:35:16qui est je crois super
00:35:17à 125%
00:35:19127%
00:35:20bien sûr
00:35:21donc c'est tout à fait considérable
00:35:23et puis aussi
00:35:23il y a quand même
00:35:24une idéologie
00:35:25malheureusement
00:35:26qui infuse beaucoup
00:35:27dans les magistrats
00:35:28et qui tend à considérer
00:35:29que ce qui compte
00:35:30ce n'est pas de punir
00:35:31c'est de réhabiliter
00:35:33vous voyez
00:35:33et de ce point de vue là
00:35:35certains magistrats
00:35:35considèrent que la prison
00:35:36c'est le facteur criminogène
00:35:38ce qui est complètement aberrant
00:35:40puisque ça signifierait
00:35:41qu'à la fin
00:35:42si on pousse jusqu'au bout du bout
00:35:43souvenez-vous
00:35:43que c'est Christiane Taubira
00:35:44qui posait cette idée là
00:35:46il faudrait finalement
00:35:47supprimer la prison
00:35:48donc finalement
00:35:50pour citer quand même
00:35:51un peu la peine
00:35:52parce que je pense que là
00:35:53j'ai quand même
00:35:53beaucoup avancé
00:35:54sur le tout le teasing
00:35:55mais il faut quand même dire
00:35:56qu'à la fin des fins
00:35:58après tout ce qu'ils ont fait
00:35:59après avoir je le rappelle
00:36:00battu, violenté, séquestré
00:36:02un adolescent
00:36:04humilié, filmé
00:36:04jeté dans la creuse
00:36:06donc la rivière
00:36:07qui passe à Argenton
00:36:07ils ont été condamnés
00:36:09il y a quelques jours
00:36:10à 5 mois de prison
00:36:12intégralement assorti
00:36:13du sursis
00:36:14vous vous rendez compte
00:36:15de l'image
00:36:15le message
00:36:16que l'on envoie
00:36:17à d'hypothétiques délinquants
00:36:19ou criminels
00:36:19ou agresseurs
00:36:20on leur dit
00:36:21la justice française
00:36:22pour avoir commis
00:36:23un tel acte
00:36:24qui est quand même
00:36:25gravissime
00:36:26parce qu'à un moment donné
00:36:26ça aurait pu être
00:36:27beaucoup plus
00:36:28j'allais dire
00:36:29beaucoup plus tragique
00:36:30je ne dis pas
00:36:31que la vie était en cause
00:36:32mais bon
00:36:33ça aurait pu mal tourner
00:36:34et bien pour avoir
00:36:35commis ce genre
00:36:35de crime
00:36:38vous vous en tirez
00:36:38avec 5 mois
00:36:39avec sursis
00:36:40mais l'image est catastrophique
00:36:41le message est terrifiant
00:36:44mais bien sûr
00:36:45et vous savez
00:36:46en plus
00:36:46je peux vous aussi
00:36:47vous parler un peu
00:36:48des coulisses
00:36:48parce que moi
00:36:48il se trouve
00:36:49que j'ai rencontré
00:36:50des membres
00:36:50de la famille
00:36:52de ce jeune homme
00:36:53je me souviens
00:36:54notamment du grand-père
00:36:55parce qu'il se trouve
00:36:56qu'à ce moment-là
00:36:56effectivement
00:36:56il y avait
00:36:57une campagne municipale
00:36:58à Argenton
00:36:58et que j'avais avancé
00:36:59cette thématique
00:37:00de l'insécurité
00:37:02et il me racontait
00:37:03que son fils
00:37:05était traumatisé
00:37:06à tel point
00:37:07qu'il ne sortait plus
00:37:07de chez lui
00:37:08donc vous avez
00:37:09d'un côté
00:37:10des gens
00:37:10qui vont pouvoir
00:37:11sortir les mains
00:37:12dans les poches
00:37:12avec 5 mois
00:37:14de prison
00:37:14avec sursis
00:37:14c'est-à-dire
00:37:15traduisons
00:37:16pas de prison
00:37:17et de l'autre côté
00:37:18un gamin
00:37:19qui est traumatisé
00:37:21mais traumatisé
00:37:23évidemment
00:37:24les condamnés
00:37:25étaient connus
00:37:26comme on dit
00:37:26des services de police
00:37:27ou de la justice
00:37:27ou pas à votre connaissance
00:37:29pas à ma connaissance
00:37:30pas à ma connaissance
00:37:31donc souvent
00:37:32quand c'est la première fois
00:37:33il y a généralement
00:37:35une mesure d'indulgence
00:37:35quand c'est la première fois
00:37:36il y a une autre raison
00:37:37il y a une autre raison
00:37:38à cela
00:37:39c'est que les deux
00:37:39étaient mineurs
00:37:41je crois qu'ils avaient
00:37:41entre 16 et 18 ans
00:37:42mais enfin
00:37:43ils encouraient
00:37:44des vraies peines de prison
00:37:45c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:37:47la difficulté
00:37:48si vous voulez
00:37:48se pose au niveau
00:37:49du tribunal des enfants
00:37:50c'est-à-dire que
00:37:51dès l'instant
00:37:51que l'on juge des mineurs
00:37:52vous savez qu'en France
00:37:53le droit pénal des mineurs
00:37:55est un droit à part
00:37:55qui est régi par une ordonnance
00:37:57qu'on appelle l'ordonnance de 1945
00:37:59relative à la justice pénale
00:38:02des mineurs
00:38:02le principe
00:38:03malheureusement
00:38:04c'est que
00:38:06on n'enferme
00:38:08quasiment jamais
00:38:10des mineurs
00:38:11alors que
00:38:12je pense qu'il faut
00:38:13dire les choses
00:38:14les mineurs de 1945
00:38:16n'ont plus rien à voir
00:38:17avec les mineurs d'aujourd'hui
00:38:18c'est évident
00:38:20que le niveau de violence
00:38:22le niveau de sauvagerie
00:38:23infuse de plus en plus
00:38:24et de plus en plus jeunes
00:38:25donc si on ne condamne pas
00:38:27même
00:38:27si vous voulez
00:38:28ne serait-ce que
00:38:29je ne vais pas parler
00:38:30à la place de la famille
00:38:30parce que je ne suis pas leur avocat
00:38:31mais ne serait-ce qu'à
00:38:32même 5 mois de prison
00:38:34mais ferme
00:38:35ça c'est prouvé
00:38:36des courtes peines
00:38:37et bien
00:38:38elles permettent
00:38:39d'enclencher un effet dissuasif
00:38:40parce que
00:38:42imaginez-vous
00:38:43ces gens sont sortis
00:38:45les mains dans les poches
00:38:47sans condamnation
00:38:47alors qu'ils ont
00:38:49littéralement
00:38:49traumatisé
00:38:50et violenté
00:38:51un enfant qui en a eu
00:38:52pour quand même
00:38:5212 jours d'ITT
00:38:53Pierre Gentilier
00:38:54à un autre tribunal
00:38:55aurait pu tout à fait
00:38:56appliquer une sanction
00:38:57beaucoup plus grave
00:38:58y compris
00:38:59est-ce que c'était
00:39:00passible de prison ferme
00:39:01vu la gravité
00:39:01bien sûr
00:39:02bien sûr
00:39:02absolument
00:39:03absolument
00:39:04que c'était passible
00:39:04de prison ferme
00:39:05ils encouraient
00:39:05plusieurs années
00:39:06de prison ferme
00:39:07et d'ailleurs
00:39:09dans les propos
00:39:10qui ont été relatés
00:39:11par la presse
00:39:11ils étaient soulagés
00:39:12parce qu'ils craignaient
00:39:13les délinquants
00:39:15condamnés ici
00:39:16à du sursis
00:39:17ils craignaient
00:39:18la prison ferme
00:39:19donc c'est vous dire
00:39:20le message
00:39:21qu'on leur envoie
00:39:22à ces gens-là
00:39:22est-ce que la famille
00:39:23et la victime
00:39:24ont fait appel
00:39:26à votre connaissance
00:39:27alors oui bien sûr
00:39:28ils ont fait appel
00:39:30et ils ont déclaré
00:39:31effectivement
00:39:31qu'ils étaient
00:39:32très en colère
00:39:33et qu'ils ne comprenaient pas
00:39:35évidemment
00:39:36pour eux
00:39:36c'est totalement
00:39:38un manque de respect
00:39:39et c'est honteux
00:39:41la cour d'appel
00:39:42concernée
00:39:43c'est celle d'Orléans
00:39:43me semble-t-il
00:39:44quel sera
00:39:46les délais de procédure ?
00:39:48oh alors ça
00:39:48c'est une bonne question
00:39:49mais je pense qu'à mon avis
00:39:50on n'aura pas de réponse
00:39:51avant au moins un an
00:39:52oui d'accord
00:39:53au moins un an
00:39:55pour autant
00:39:56on voit bien
00:39:57Pierre Gentillet
00:39:58les images
00:39:58du lendemain
00:39:59de Marche PSG
00:40:00à Paris
00:40:00montrent que
00:40:02la jeunesse
00:40:03n'empêche pas
00:40:04la violence
00:40:05et que des actes
00:40:06d'une extrême violence
00:40:07qu'on impute souvent
00:40:08à des majeurs
00:40:09sont aujourd'hui commis
00:40:11par des enfants
00:40:11qui commencent
00:40:12à 13, 14 ou 15 ans
00:40:13on voit
00:40:14cette personne
00:40:15qui a été assassinée
00:40:16dans le sud-est
00:40:17a été agressée
00:40:18par un enfant de 15 ans
00:40:19me semble-t-il
00:40:20mais vous savez
00:40:21je pense que
00:40:22il va falloir
00:40:24à un moment
00:40:24poser la question
00:40:25de la réforme
00:40:26de l'ordonnance
00:40:26des mineurs
00:40:27du statut
00:40:28des mineurs
00:40:29et de la majorité pénale
00:40:32moi personnellement
00:40:33je suis favorable
00:40:33à ce que la majorité pénale
00:40:35ne soit plus à 18 ans
00:40:37mais à 16 ans
00:40:37pour faire en sorte
00:40:38qu'un mineur
00:40:40sur le plan civil
00:40:41de 16 ans et demi
00:40:43soit majeur
00:40:43sur le plan
00:40:44de plus de 16 ans
00:40:45soit majeur
00:40:46sur le plan pénal
00:40:46ce qui signifie
00:40:47qu'il ne serait pas jugé
00:40:48par un tribunal
00:40:49pour enfants
00:40:49qui je vous le dis
00:40:50ne condamne quasiment jamais
00:40:52et en tout cas jamais
00:40:53c'est le principe
00:40:54à de la prison
00:40:55pour une première condamnation
00:40:57donc je suis partisan
00:40:58à ce que
00:40:59je suis partisan
00:41:00pardon
00:41:00de ce que
00:41:01les mineurs
00:41:02soient désormais
00:41:04jugés
00:41:04pleinement
00:41:05pénalement
00:41:06sans excuse
00:41:07de minorité
00:41:08bien évidemment
00:41:08dès l'âge de 16 ans
00:41:09je pense qu'il faut
00:41:10qu'on en arrive
00:41:11à ce sujet politique
00:41:12si on veut
00:41:13que les choses avancent
00:41:13parce que sinon
00:41:14c'est une boucle
00:41:14tout ça
00:41:15est une boucle temporelle
00:41:16on va encore revivre
00:41:17le même drame
00:41:17là on vit
00:41:18on parle d'Argenton
00:41:19parce qu'aujourd'hui
00:41:20c'est Argenton
00:41:20mais demain
00:41:21ce sera Poitiers
00:41:22après demain
00:41:22parce que c'est tous les jours
00:41:23en réalité
00:41:24c'est tous les jours
00:41:25parce que là
00:41:25c'est la presse qui en parle
00:41:26quand ce sujet
00:41:27ne sera posé politiquement
00:41:28il y a une élection présidentielle
00:41:29j'espère que ce sujet
00:41:31arrivera dans les débats
00:41:32dans les rédactions
00:41:33et enfin au Parlement
00:41:35il est vrai
00:41:35qu'Argenton
00:41:36sur Creuse
00:41:37n'est pas une ville
00:41:38qui inspire l'inquiétude
00:41:40on disait au sud du pays
00:41:41entre la Brène
00:41:43entre la Brène
00:41:43pas loin de Gargillet
00:41:44cette vallée de la Creuse
00:41:45si chère à Georges-Centre
00:41:46c'est un pays
00:41:47c'est la France profonde
00:41:48réelle
00:41:49apaisée
00:41:50c'est le Val-de-Loire
00:41:52et pourtant
00:41:53l'insécurité galope là-bas
00:41:54et pourtant
00:41:55l'insécurité galope là-bas
00:41:57vous savez
00:41:57il y a ce fait là
00:41:58mais j'avais aussi
00:41:59notamment pendant la campagne
00:42:00alerté
00:42:00sur l'explosion
00:42:01sur l'explosion
00:42:03depuis un peu moins
00:42:04d'une dizaine d'années
00:42:05des faits de violence
00:42:07je ne parle pas
00:42:07des cambriolages
00:42:08je parle des attentes
00:42:09aux personnes
00:42:09je parle aussi des viols
00:42:11donc l'image idyllique
00:42:13de cette France paisible
00:42:15cette France refuge
00:42:16que les français ont redécouvert
00:42:18pour partie sans doute
00:42:19au moment du Covid
00:42:20je pense qu'il faut
00:42:21qu'on fasse attention
00:42:22parce qu'elle est en train
00:42:23de s'étioler
00:42:24très sérieusement
00:42:25l'icône est en train de rire
00:42:26mais on vous sait vigilants
00:42:27sur le sujet
00:42:28Pierre-Jean Thuyé
00:42:30et on aura évidemment
00:42:31l'occasion d'en reparler
00:42:31avec vous sur Sud Radio
00:42:32merci d'avoir été en direct
00:42:33nous allons témoigner
00:42:34merci à vous
00:42:35merci pour votre invitation
00:42:35vous restez avec nous
00:42:37car nous allons parler
00:42:38de l'Afrique
00:42:39nous allons parler
00:42:39de France-Afrique
00:42:41qui était à un moment donné
00:42:42les relations entre la France
00:42:44et l'Afrique
00:42:44étaient un élément important
00:42:45de la République
00:42:46des relations internationales
00:42:47et de la puissance de la France
00:42:48aujourd'hui
00:42:49cette relation
00:42:49c'est d'élite
00:42:50et je reçois le colonel
00:42:51père de Jong
00:42:52co-auteur avec Frédéric Lejean
00:42:54d'un livre
00:42:54qui s'appelle
00:42:54Out of Africa
00:42:55le jeu de mots est évident
00:42:56avec le film
00:42:57effectivement
00:42:57nous dégageons de l'Afrique
00:42:58conique du divorce
00:42:59franco-africain
00:43:00vous restez avec nous
00:43:01vous nous appelez
00:43:02au 0826-300-300
00:43:03Zacharias attend votre appel
00:43:05vous pourrez discuter
00:43:06avec le colonel père de Jong
00:43:07donner votre avis
00:43:07sur est-ce que la France
00:43:09doit retrouver sa place
00:43:10en Afrique
00:43:11ou est-ce que c'est
00:43:11définitivement perdu
00:43:12et nous n'aurions plus
00:43:14la zone d'influence
00:43:16qui fut si importante
00:43:17pour les relations internationales
00:43:180826-300-300
00:43:20à tout de suite
00:43:20sur Sud Radio
00:43:35Vous êtes bien sur Sud Radio
00:43:37en ce mardi 23 juin 2026
00:43:40il est 13h04
00:43:41je reçois
00:43:42il est un habitué de la maison
00:43:44on peut le dire aujourd'hui
00:43:45le colonel père de Jong
00:43:46nous allons parler
00:43:48des relations entre la France
00:43:49et l'Afrique
00:43:50le colonel père de Jong
00:43:51et Frédéric Le Jal
00:43:52ont co-écrit un livre
00:43:53qu'ils ont titré
00:43:54tout simplement
00:43:54Out of Africa
00:43:55comme le fameux film
00:43:57avec Robert Edford
00:44:00et Mary Strieff
00:44:00mais c'est pas sur ce sujet
00:44:01là du tout
00:44:02c'est un Out of Africa
00:44:03qui dit bien son nom
00:44:04nous avons été dégagés
00:44:06de l'Afrique
00:44:06chronique du divorce
00:44:08franco-africain
00:44:09le livre est publié
00:44:10aux éditions
00:44:11Mareuil
00:44:12et raconte
00:44:13comment nous avons
00:44:13en 40-50 ans
00:44:15perdu tous les acquis
00:44:17qui étaient ceux
00:44:17que la France
00:44:18avait pu établir
00:44:19du temps du général de Gaulle
00:44:20avec ces pays africains
00:44:21auxquels d'ailleurs
00:44:22le général de Gaulle
00:44:22avait donné l'indépendance
00:44:24Pierre de Jong
00:44:24merci d'être avec nous
00:44:25à l'antenne
00:44:25aujourd'hui en direct
00:44:26je vais vous poser la question
00:44:27la métaphore que je fais souvent
00:44:28à des hommes politiques
00:44:30ou à des militaires
00:44:30je reprends cette phrase
00:44:32de Bonaparte
00:44:32le jour du Codita
00:44:34des 18 premières
00:44:35que dirait
00:44:35que dirait
00:44:37le général de Gaulle
00:44:38que répondrait-on
00:44:39au général
00:44:39s'il disait
00:44:40qu'avez-vous fait
00:44:41de cette Afrique
00:44:41que je vous avais laissée
00:44:42si glorieuse
00:44:44pour la France
00:44:45comment on a pu
00:44:46en arriver là
00:44:48c'est vraiment la question
00:44:48que je vous pose
00:44:49je citais Jacques Faucard
00:44:50qui était monsieur Afrique
00:44:51général de Gaulle
00:44:52quand il lisait votre livre
00:44:54mais là il doit être ventilateur
00:44:55il fait le ventilateur
00:44:56dans sa tombe
00:44:56c'est même
00:44:58c'est une bonne question
00:44:59c'est vrai que en fait
00:45:00c'est une espèce de
00:45:02déshérence
00:45:02qui s'est mis en place
00:45:03en fait c'est un cycle lent
00:45:05il y a eu des moments
00:45:06il y a eu des signaux faibles
00:45:07et malheureusement
00:45:08la France était
00:45:09elle s'était embourgeoisée
00:45:10dans une relation
00:45:11avec l'Afrique
00:45:12qui était une relation
00:45:13qui était ancienne
00:45:13qui était fraternelle
00:45:14qui ne posait pas de problème
00:45:15et en fait on ne s'en est pas
00:45:16rendu compte
00:45:16et ces signaux faibles
00:45:17moi je les attribue
00:45:18à partir de l'année
00:45:2090-94
00:45:2190 c'est le discours
00:45:22de la Baule
00:45:22avec le président Mitterrand
00:45:23mais qui n'a pas eu
00:45:24un impact majeur
00:45:25parce que à la limite
00:45:26c'était dans l'ère du temps
00:45:27avec la chute du mur
00:45:29et la fin du RSS
00:45:30c'était compréhensible
00:45:31par contre 94
00:45:32c'est une année qui raide
00:45:33parce que c'est la mort
00:45:33du fouet de Boigny
00:45:35qui met en 93
00:45:36il est enterré
00:45:37en 94
00:45:39une espèce de fin de période
00:45:40président de la Côte d'Ivoire
00:45:42qui était un des grands amis
00:45:43de la France
00:45:44qui a même été ministre
00:45:46qui connaissait la France
00:45:48aussi bien que vous et moi
00:45:49donc en fait
00:45:50c'était un point de liaison
00:45:51un élément de liaison
00:45:52extrêmement fort
00:45:53entre une Afrique
00:45:53et une France
00:45:55qui demandait
00:45:55qu'à être fraternalisée
00:45:57donc en fait
00:45:58c'était un monde fraternel
00:45:59la fin de fouet
00:46:00en plus c'était
00:46:02au-delà du fait
00:46:03que c'était le père fondateur
00:46:04de la Côte d'Ivoire
00:46:05mais c'était aussi
00:46:06le doyen
00:46:07des chefs d'Etat
00:46:08et donc il était respecté
00:46:09en tant que tel
00:46:10il disparaît
00:46:11c'est Bongo qui prend la suite
00:46:12mais n'empêche que fouet
00:46:13était vraiment
00:46:13un personnage angulaire
00:46:15Quels étaient les trois hommes
00:46:16d'Etat africains ?
00:46:17Il y avait Léopold Senghor
00:46:17bien entendu
00:46:18lui aussi très lié à l'Afrique
00:46:19au Fouet de Boigny
00:46:20et Omar Bongo
00:46:21alors après il y avait
00:46:22Yadéma au Togo
00:46:23qui était un peu
00:46:24plus caractéristique
00:46:26on va dire ça comme ça
00:46:26mais c'est vrai que ces chefs d'Etat
00:46:28étaient les chefs d'Etat
00:46:29qui étaient en général
00:46:30les élus français
00:46:31qui avaient été sénateurs
00:46:33députés
00:46:34et ministres
00:46:34qui avaient été
00:46:36qui avaient eu des fonctions éminentes
00:46:37donc tout ça
00:46:37c'est la fin d'une période
00:46:39et la mort de Fouet de Boigny
00:46:40parce qu'en fait
00:46:42Bongo c'est un cas particulier
00:46:43d'arriver
00:46:43avec une espèce de coup d'Etat
00:46:44alors que Fouet
00:46:45c'était vraiment
00:46:46c'était De Gaulle
00:46:47qui l'a eu
00:46:47et un héros
00:46:49et même lui et Senghor
00:46:51avec un peu d'humanisme
00:46:52totalement
00:46:53et en plus c'était un peu
00:46:54le retour du général De Gaulle
00:46:55qui avait été appuyé
00:46:56par la France type
00:46:57qui avait été marin d'Afrique
00:46:58donc il y avait une espèce
00:46:59de retour sur investissement
00:47:00sans qu'ils les pensaient comme ça
00:47:03ils avaient une vénération
00:47:04pour le général De Gaulle
00:47:05oui parce que
00:47:05certains n'appelaient pas
00:47:07je vous signale
00:47:08oui mais c'est vrai
00:47:09en même temps
00:47:10c'est des relations fraternelles
00:47:11que l'Afrique et les Africains ont
00:47:12avec les Européens
00:47:13qu'ils aiment bien
00:47:14donc encore une fois
00:47:14ça ne pose pas de problème
00:47:15mais cette mort de Fouet
00:47:16en fait
00:47:16il y a une espèce de transition
00:47:17et l'apparition d'un nouveau monde
00:47:19le deuxième point
00:47:20c'est qu'en 94
00:47:21là à l'époque
00:47:22c'est Balladur
00:47:22qui est Premier ministre
00:47:23il y a une cohabitation
00:47:24parce que le président Mitterrand
00:47:25est toujours président
00:47:26il va quitter l'année suivante
00:47:28et Balladur décide en fait
00:47:29de casser
00:47:30la parité du franc CFA
00:47:31alors
00:47:32ça n'est pas quelque chose
00:47:33à nous
00:47:33ah si
00:47:34enfin aux auditeurs
00:47:35non
00:47:35on sait que ça a été un traumatisme
00:47:37pour la
00:47:37mais oui
00:47:37d'autant qu'on ne leur a pas dit
00:47:39on leur a dit 3 jours avant
00:47:40on réunirait Dakar
00:47:41ça se traduit par quoi ?
00:47:42dites quel impact
00:47:43c'est concrètement
00:47:43c'est simple
00:47:44vous avez sur votre compte
00:47:45vous avez 1000 euros
00:47:46oui
00:47:46vous réveillez à minuit
00:47:48à 185 vous y restez 500
00:47:50la parité n'existe plus
00:47:51avant on pouvait prendre ces 1000
00:47:53francs CFA
00:47:54on les changeait contre 1000 euros
00:47:56par exemple
00:47:57du jour au lendemain
00:47:58vous retrouvez avec 1000
00:47:59vous donnez 1000
00:47:59on vous donne 500
00:48:00c'est une dévaluation forcée
00:48:02et non prévue
00:48:03et non annoncée
00:48:04qui n'a pas été négociée
00:48:05c'est quand même incroyable
00:48:06et ça c'était un grand choc
00:48:08quelle était la raison ?
00:48:09c'était pour fortifier plutôt
00:48:11j'allais dire
00:48:12le rôle économique
00:48:12le problème
00:48:13oui il y avait ça
00:48:14le problème encore une fois
00:48:14c'est qu'on se méfiait
00:48:15d'une espèce de spéculation
00:48:17donc on se dit
00:48:17il faut impérativement
00:48:18que les monnaies
00:48:19des états africains
00:48:20soient en rapport
00:48:21avec l'économie
00:48:22des états africains
00:48:23donc c'est vrai que
00:48:25le froid était beaucoup trop fort
00:48:27mais en tout cas
00:48:27c'était pas très grave
00:48:28en fait il fallait trouver
00:48:28une solution
00:48:29le problème c'est
00:48:30quand vous avez des partenaires
00:48:31et que vous ne leur annoncez pas
00:48:32quelques semaines avant
00:48:33ou quelques mois avant
00:48:34votre intention
00:48:35ça pose problème
00:48:36donc là ça a été vraiment
00:48:37un vrai choc
00:48:38d'autant qu'on les accusait
00:48:39indirectement
00:48:40de vouloir faire de la spéculation
00:48:41alors c'est vrai ou c'est faux
00:48:42j'en sais rien
00:48:42en tout cas ça a été mal reçu
00:48:44et c'est le premier grand
00:48:45en fait le premier grand
00:48:46la grande encoche
00:48:47dans le contrat
00:48:48le premier début de la fracture
00:48:50oui parce que là
00:48:50quand même vous exagérez vraiment
00:48:52et ça a été perçu comme tel
00:48:54et là on s'est comporté
00:48:55quelque part en puissance coloniale
00:48:56oui mais à l'époque
00:48:57c'était Roussin
00:48:57qui connaissait très bien l'Afrique
00:48:58et qui avait fait savoir
00:49:00conseiller Jacques Chirac
00:49:01oui et puis avec Mitterrand
00:49:03en fait c'était le
00:49:04c'était le ministre
00:49:05de la coopération
00:49:06de Balladur
00:49:06pendant la cohabitation
00:49:08alors après il a été débarqué
00:49:09pour toute une série
00:49:10d'histoires
00:49:11qu'il avait avec la mairie de Paris
00:49:11mais encore une fois
00:49:12c'était un bon ministre
00:49:13qui connaissait très très bien l'Afrique
00:49:14il aurait transporté
00:49:15quelques valises lui aussi
00:49:15voilà on va dire ça comme ça
00:49:17pour l'instant en tout cas
00:49:18il y a prescription depuis
00:49:19donc je ne veux pas rentrer
00:49:20dans ce sujet là
00:49:20mais il y a un troisième point
00:49:22qui est très important
00:49:22en 1994
00:49:23c'est la guerre au Rwanda
00:49:24et donc c'est une guerre
00:49:25que veut mener Mitterrand
00:49:27parce que
00:49:27encore une fois
00:49:28pour de bonnes raisons
00:49:29rappelons-le
00:49:30il croit que ce sont de bonnes raisons
00:49:31mais oui
00:49:32parce qu'en fait
00:49:32lui il voit le Massa
00:49:33enfin encore une fois
00:49:34il voit les images un jour
00:49:35vous le dites dans le livre
00:49:36il voit les scènes à la télévision
00:49:39il n'imagine pas
00:49:39que c'était à ce point là
00:49:40et là il prend conscience
00:49:41c'est vrai qu'on vous dit
00:49:42que ça se passe mal
00:49:42monsieur le président
00:49:43ah oui ça se passe mal
00:49:44on ne se rend pas compte
00:49:45vous êtes devant votre écran
00:49:46et vous voyez le massacre
00:49:48ce qui se passe
00:49:48et en fait
00:49:50les Tutsis
00:49:51il y a une relation
00:49:52entre les Tutsis et les Hutus
00:49:53donc les Hutus
00:49:54le pouvoir local
00:49:54en fait
00:49:55le président
00:49:56meurt assassiné
00:49:57par un missile
00:49:58qui détruit son avion
00:50:00il y en a jamais su
00:50:01exactement
00:50:02qui avait tiré ce missile
00:50:03et le deuxième point
00:50:04c'est que
00:50:05ça crée une espèce
00:50:06de guerre civile
00:50:07instantanée
00:50:08entre 800 000
00:50:09et un million de morts
00:50:09donc les Hutus pensent
00:50:10que ce sont les Tutsis
00:50:11qui ont assassiné le président
00:50:12on va aller plus loin que ça
00:50:14je pense que Payan
00:50:14le grand journaliste
00:50:15qui a fait un excellent livre
00:50:16sur le sujet
00:50:16il dit concrètement
00:50:18qu'il faut chercher
00:50:19il vaut mieux enquêter
00:50:21du côté de Kagame
00:50:22qui est le président actuel
00:50:23plutôt que
00:50:24le problème
00:50:25ça nous pose un problème
00:50:25parce qu'on voit
00:50:26au fil des années
00:50:27ça entache notre relation
00:50:29avec ces pays là
00:50:31le Rwanda quitte la francophonie
00:50:33et puis Sarkozy
00:50:35puis le président Macron
00:50:36essayent en fait
00:50:37de réhabiliter
00:50:38ou de rétablir une relation
00:50:39et le problème
00:50:40c'est qu'on va à Canossa
00:50:41à chaque fois
00:50:42donc en fait
00:50:42on s'excuse
00:50:43etc
00:50:43et ça ne fonctionne pas
00:50:44Père de Jong
00:50:44c'était quoi la France-Afrique
00:50:46au moment de ses grandes heures
00:50:48quel était l'avantage
00:50:49pour la France
00:50:50ça consistait en quoi
00:50:51il y avait un réseau d'influence
00:50:52il y avait des impacts économiques
00:50:53et financiers je suppose
00:50:54la belle France-Afrique
00:50:56c'était quoi
00:50:56alors la belle France-Afrique
00:50:57c'est quoi
00:50:57en fait c'est une relation
00:50:58une relation je dirais
00:51:00interpersonnelle
00:51:00extrêmement puissante
00:51:01entre les états africains
00:51:03et l'état français
00:51:04pourquoi
00:51:04parce qu'en fait
00:51:05le général de Gaulle
00:51:06créé à l'Elysée
00:51:06une structure gérée par Focard
00:51:09et donc il devient
00:51:09secrétaire général
00:51:10aux affaires africaines
00:51:11et malgaches
00:51:11donc en fait
00:51:12c'est le chef de l'Afrique
00:51:15avec un ministère
00:51:16de la coopération
00:51:16qui est autonome
00:51:17donc en fait
00:51:18il y a des budgets
00:51:18une politique
00:51:19et puis vous avez
00:51:19une tête pensante
00:51:20qui est à l'Elysée
00:51:21donc il y a une très forte
00:51:22comment dire
00:51:23coordination
00:51:23une très forte cohérence
00:51:24en fait
00:51:25de notre politique africaine
00:51:26le problème
00:51:26c'est que
00:51:27le mot France-Afrique
00:51:28devient au passage
00:51:29c'est où Fouette Bouani
00:51:30qui avait inventé ce terme
00:51:31oui
00:51:31il y a un terme un peu mafieux
00:51:33parce qu'il y a des réseaux
00:51:34concrètement
00:51:35ça nous apporte quoi
00:51:36une relation
00:51:37économiquement énorme
00:51:38fabuleux
00:51:40avec le France-CFA
00:51:41la présence des militaires
00:51:42les relations fraternelles
00:51:43et puis l'accès
00:51:44encore une fois
00:51:45à la mer
00:51:45l'accès aux matières premières
00:51:47etc.
00:51:47ça a donné une relation très forte
00:51:48on n'en a pas fait grand chose
00:51:49que quand on voit bien
00:51:50en fait globalement
00:51:51militairement parlant
00:51:52on était extrêmement présent
00:51:53mais quand on regarde bien
00:51:54dans le détail
00:51:55en fait
00:51:55alors éventuellement
00:51:56on vous parlera
00:51:57d'extraction
00:51:58d'un peu de pétrole
00:51:59d'extraction
00:52:00un peu de minériques
00:52:01territoriellement
00:52:02ça représentait quoi ?
00:52:03un quart de l'Afrique ?
00:52:03un bon quart
00:52:04un bon quart territorial
00:52:05un bon quart
00:52:06toute l'Afrique de l'Ouest
00:52:07avec des pays riches
00:52:08avec des pays riches
00:52:08en ressources
00:52:09en gisements donnés
00:52:10des régimes
00:52:12des régimes amis
00:52:13des régimes alias
00:52:14c'était pas toujours
00:52:15c'était pas des anges
00:52:16il y a quelques régimes
00:52:17territoriaux
00:52:17mais on avait
00:52:18un vrai raison d'influence
00:52:19oui et puis on avait
00:52:20une présence extrêmement forte
00:52:21ce qui nous donnait
00:52:21politiquement un point
00:52:23extrêmement important
00:52:23à l'époque
00:52:24c'est qu'en Nations Unies
00:52:25on avait une douzaine de pays
00:52:26qui votaient systématiquement
00:52:27avec nous
00:52:28aujourd'hui ces douze pays
00:52:29ne votent pas pour nous
00:52:30bien sûr
00:52:30donc en fait on avait
00:52:31une présence
00:52:31une puissance internationale
00:52:33dans la multilatéralité
00:52:34je dirais onusienne
00:52:35on était extrêmement
00:52:36extrêmement puissant
00:52:37et c'est vrai qu'au fur et à mesure
00:52:39on a perdu cette capacité
00:52:40Pompidou et Giscard
00:52:41essaient de le maintenir
00:52:42je pense que Giscard d'Estaing
00:52:43a des liens très personnels
00:52:44alors Mitterrand
00:52:45alors Focard est remplacé
00:52:47par Jean-Christophe Mitterrand
00:52:48dit Papa Maddy
00:52:49oui c'est vrai
00:52:50mais en même temps
00:52:50dont Johnny Lorjou
00:52:51était le porteur de valise
00:52:52le maire de Romand
00:52:53mais il est très fort
00:52:53François Mitterrand
00:52:54parce qu'en fait
00:52:55qu'est-ce qu'il fait
00:52:55on n'est pas au même niveau
00:52:56Jean-Christophe Mitterrand
00:52:57mais il comprend très bien
00:52:58qu'en fait qu'il n'a aucun intérêt
00:52:59en fait à casser la machine
00:53:00il ne la casse pas du tout
00:53:01et en fait il entretient
00:53:02des relations extrêmement fortes
00:53:04avec les Etats africains
00:53:04sauf avec le Maroc
00:53:05pour des raisons
00:53:06je dirais politiques
00:53:07mais autrement
00:53:08il est très proche des Africains
00:53:09moi j'ai assisté
00:53:09à son dernier tour africain
00:53:11etc
00:53:12avec son chapeau blanc
00:53:13dans la limousine
00:53:14alors ça c'est moi
00:53:15je n'y étais pas à ce moment-là
00:53:16c'était au début de son pouvoir
00:53:18mais c'est vrai
00:53:19c'est l'avis de Jean
00:53:19je crois
00:53:19il était considéré
00:53:21comme je dirais
00:53:21un gaulliste
00:53:22dans sa relation
00:53:23avec l'Afrique
00:53:24perçue comme telle
00:53:25et son dernier discours
00:53:26qu'il a fait à l'Afrique
00:53:27qui était en novembre 1994
00:53:29c'était le sommet France-Afrique
00:53:30à Biarritz
00:53:31il avait un discours
00:53:33en disant
00:53:33voilà
00:53:33la relation avec l'Afrique
00:53:35avec la France
00:53:35doit rester ce qu'elle est
00:53:36il faut la développer
00:53:37il n'y a pas du tout
00:53:38un discours de rupture
00:53:39en fait c'est Jacques Chirac
00:53:41qui arrive
00:53:41qui dérègle le système
00:53:42parce que c'est un gaulliste
00:53:44il a de très bonnes relations
00:53:45avec les Etats africains
00:53:46il connait très très bien l'Afrique
00:53:47le problème
00:53:48c'est qu'il est coincé
00:53:49par deux faits fondamentaux
00:53:51le premier c'est la chute du mur
00:53:52la transformation
00:53:53des rapports de force
00:53:54et le fait que l'Afrique
00:53:55devient une zone
00:53:56moins intéressante
00:53:57en termes de conflictualité
00:53:58c'est-à-dire en fait
00:53:59l'Afrique était
00:53:59jusqu'en 90-91
00:54:01une zone de conflit
00:54:02ou en tout cas
00:54:02de rapport de force
00:54:03entre l'URSS
00:54:05les pays capitalistes
00:54:06communistes
00:54:06contre les pays libres
00:54:08donc il y avait
00:54:09un intérêt africain
00:54:10en fait à partir de 90
00:54:11cet intérêt diminue
00:54:12et la multilatéralité
00:54:14fait que Jacques Chirac
00:54:15considère en arrivant en 95
00:54:16qu'il doit changer deux choses
00:54:18un
00:54:18les ventes d'armes
00:54:19et deux
00:54:19la relation à l'Afrique
00:54:20et bien la facture
00:54:22n'est pas réjouissante
00:54:23je reçois le colonel
00:54:24Père de Jong
00:54:25auteur de Out of Africa
00:54:26aux éditions
00:54:27Mareuil
00:54:28chronique du divorce
00:54:29franco-africain
00:54:29si vous avez un avis
00:54:30sur la question
00:54:31peut-être avez-vous
00:54:32vécu en Afrique
00:54:33avez-vous des amis
00:54:34qui ont vécu en Afrique
00:54:34avez-vous eu des liens
00:54:36familiaux autrefois
00:54:37avec certains pays africains
00:54:38vous avez même peut-être
00:54:39puisque ça
00:54:40vous êtes vous-même
00:54:41d'origine africaine
00:54:42et vous voulez savoir
00:54:43pourquoi on en arrive à là
00:54:45pourquoi cette rupture
00:54:45pourquoi ce délitement
00:54:46vous nous appelez
00:54:47au ZURON 826-300-300
00:54:49le colonel Père de Jong
00:54:50répondra évidemment
00:54:51à vos questions
00:54:52avec la pertinence
00:54:53qu'on lui sait
00:54:53et le franc-parler
00:54:54qu'on lui connaît
00:54:55parce que le sujet
00:54:56évidemment est très important
00:54:57et on voit bien
00:54:58que les impacts
00:54:59aujourd'hui
00:55:00au niveau de la politique
00:55:01internationale
00:55:01puisque on va en parler
00:55:02maintenant colonel
00:55:03les russes
00:55:04les chinois
00:55:04les américains
00:55:05essaient de prendre
00:55:06la place que nous occupions
00:55:07il peut y avoir
00:55:07évidemment certains
00:55:08retournements
00:55:08et des incidences
00:55:09certaines
00:55:10sur nos relations
00:55:11internationales
00:55:12vous nous appelez
00:55:12au 0826-300-300
00:55:14Zacharias
00:55:15attendra votre appel
00:55:15et on transmettra
00:55:16vos impressions
00:55:17et votre envie
00:55:18de communiquer
00:55:19avec le général
00:55:20le colonel
00:55:21pour l'instant
00:55:21midi 14h
00:55:22Sud Radio
00:55:23la France dans tous ses états
00:55:25Péricault Légas
00:55:26vous êtes bien sur Sud Radio
00:55:28en ce mardi 23 juin
00:55:292026
00:55:30nous parlons
00:55:31des relations
00:55:31entre la France
00:55:32et l'Afrique
00:55:33j'ai en plateau
00:55:34le colonel
00:55:35Père de Jong
00:55:35co-auteur de
00:55:37Out of Africa
00:55:37chronique du divorce
00:55:38franco-africain
00:55:39nous nous devisons
00:55:40avec lui
00:55:41sur cette évolution
00:55:42cette longue dégradation
00:55:43des relations
00:55:44où nous étions
00:55:44la puissance prépondérante
00:55:45en Afrique
00:55:46avec des alliés
00:55:47des amis
00:55:47qui nous permettaient
00:55:48de peser plus lourd
00:55:49sur la scène internationale
00:55:50au niveau
00:55:50et même au niveau
00:55:51de l'ONU
00:55:51et là aujourd'hui
00:55:52nous avons
00:55:53nous nous sommes retirés
00:55:54petit à petit
00:55:55et la place évidemment
00:55:56colonel Père de Jong
00:55:57est prise par
00:55:58alors qui sont aujourd'hui
00:55:59les concurrents
00:56:00qui viennent s'installer
00:56:01les prédateurs
00:56:01les russes
00:56:02les chinois
00:56:03et même les américains
00:56:04vous dites dans votre livre
00:56:05même Donald Trump
00:56:06qui est un businessman
00:56:06a compris qu'il y avait
00:56:07des intérêts
00:56:08quelques intérêts
00:56:09à tirer
00:56:09de ce gisement africain
00:56:11oui mais alors
00:56:12avant de parler des pays
00:56:14qui sont rentrés
00:56:14parce que c'était
00:56:15la règle du monde
00:56:16c'est le monde des affaires
00:56:17le monde de l'influence
00:56:18il est normal
00:56:18que quand la porte est ouverte
00:56:19et qu'il y ait des opportunités
00:56:20de développer son marché
00:56:21on y va
00:56:22donc tout le monde vient
00:56:23le problème c'est qu'en fait
00:56:24il y a trois impacts
00:56:25qu'on n'a pas vu arriver
00:56:25le premier c'est la montée
00:56:27en puissance
00:56:27de l'exigence de souveraineté
00:56:29de la jeunesse africaine
00:56:30qui dit le modèle français
00:56:32avec un drapeau français
00:56:33avec des unités
00:56:33qui font le footing du matin
00:56:35le sport
00:56:36le match de foot
00:56:37tout ça c'est gentil
00:56:38mais en fait
00:56:38ça ne correspond pas
00:56:39à notre souhait
00:56:40nous jeunesse africaine
00:56:41premier point
00:56:42le deuxième point
00:56:43c'est le traité de Lisbonne
00:56:44de 2007
00:56:44où là en fait
00:56:45on décide
00:56:47rappelons-nous
00:56:48il y a un référendum
00:56:50qui ne s'est pas très bien passé
00:56:51le fameux traité
00:56:52où on s'assoit
00:56:53sur le traité
00:56:54les assemblées nationales
00:56:56qui signent les papiers
00:56:57donc le problème
00:56:58c'est quoi à ce moment-là
00:56:59en 2007
00:57:00qu'est-ce qui se passe
00:57:00en fait
00:57:01une partie de notre politique étrangère
00:57:02et africaine
00:57:03elle rentre sur les fourches codines
00:57:04de l'Union Européenne
00:57:05concrètement
00:57:06avant les français
00:57:07dans un pays donné
00:57:08on avait 100 à dépenser
00:57:09pour un pays
00:57:10dès lors qu'on en envoie
00:57:1170% à Bruxelles
00:57:12pour faire des grands programmes
00:57:13l'ambassade locale
00:57:15il ne lui reste que 30
00:57:15donc avant on donnait
00:57:16des camions
00:57:17après on donne des crayons
00:57:18et des gommes
00:57:18évidemment on a perdu
00:57:19en influence
00:57:20le problème c'est qu'à Bruxelles
00:57:21ils vont créer
00:57:22des grands programmes
00:57:22qui vont répartir
00:57:24au prorata
00:57:24vous chiffrez ça comme ça
00:57:25colonel
00:57:25le budget qui était alloué
00:57:27par la France
00:57:27à sa politique africaine
00:57:29ayant été capté
00:57:30par les besoins européens
00:57:31en partie bien sûr
00:57:32en partie
00:57:3370%
00:57:34à peu près
00:57:34c'est un chiffre terrible
00:57:36que vous l'annoncez
00:57:37de façon comme ça
00:57:37assez sereine
00:57:38mais c'est un choix politique
00:57:39c'est calamiteux
00:57:40mais c'est un choix politique
00:57:40l'effet a été immédiat
00:57:42qu'est-ce qui est passé
00:57:42Bruxelles a fait des grands programmes
00:57:44et a réparti cette masse financière
00:57:46au prorata
00:57:46de la contribution des états
00:57:47donc les allemands
00:57:48sont numéro 1
00:57:4928%
00:57:49les français 24%
00:57:50les italiens 18%
00:57:51les polonais 14%
00:57:53donc en fait
00:57:53avant
00:57:54dans des pays francophones
00:57:55africains francophones
00:57:55où il n'y avait
00:57:56que des français
00:57:57ou des belges
00:57:57des francophones
00:57:58là on croise
00:57:59les allemands
00:58:00les italiens
00:58:00les espagnols
00:58:01en fait c'est l'Europe
00:58:02et donc ça c'est
00:58:03l'Europe a créé
00:58:04notre propre compétition
00:58:05et à Tramuros
00:58:06donc en fait
00:58:07c'est extrêmement paradoxal
00:58:08et le troisième point
00:58:09c'est les effets
00:58:09de la guerre en Ukraine
00:58:10qui nous ont isolés
00:58:11qui nous ont créé
00:58:12un contexte extrêmement particulier
00:58:14qui a fait que
00:58:15la porte s'est ouverte largement
00:58:16la porte s'est ouverte
00:58:17tout le monde s'est engouffré
00:58:18qui s'est engouffré en premier ?
00:58:19les russes
00:58:20en 2018
00:58:21c'est pas si vieux que ça
00:58:22et qu'est-ce qui se passe ?
00:58:23on a un problème défectif
00:58:24en 2018
00:58:25pourquoi ?
00:58:25parce qu'il y a la guerre
00:58:26concrètement avec Barkhane
00:58:27dans les pays du Sahel
00:58:28on a besoin d'effectifs
00:58:29et qu'est-ce qu'on fait ?
00:58:30on décidait en 2016
00:58:31de plier l'opération militaire
00:58:33avec le Sangaris
00:58:34qui est en RCA
00:58:35donc en fait
00:58:36on abandonne la RCA
00:58:37la RCA panique un peu
00:58:38je ne rentre pas dans les détails
00:58:39les russes s'y installent
00:58:40donc encore une fois
00:58:41la présence des russes
00:58:43en Afrique francophone
00:58:44elle n'est pas liée
00:58:45à une stratégie russe
00:58:46elle est liée au fait
00:58:47que les russes ont compris
00:58:48qu'il y avait un espace de liberté
00:58:50un espace libre
00:58:50qui s'ouvrait pour eux
00:58:51c'est ça qui est incroyable
00:58:52en fait les russes
00:58:53ne sont que la conséquence
00:58:54et pas la cause
00:58:55c'est ça qui est incroyable
00:58:56nous on accuse les russes
00:58:57d'avoir mené des opérations
00:58:58oui ils ont mené des opérations
00:59:00mais après
00:59:00le problème
00:59:01on s'est affaibli
00:59:02en ne percevant pas cette menace
00:59:04après les russes sont installés
00:59:05avec un système militarisé
00:59:06extrêmement performant
00:59:072018 la RCA
00:59:092022 le Mali
00:59:102023
00:59:12le Burkina Faso
00:59:13le Niger
00:59:13etc etc etc
00:59:14les américains
00:59:15sont installés en 2013
00:59:16pourquoi ?
00:59:17au moment de Barkhane
00:59:18pourquoi ?
00:59:18parce qu'on a un problème
00:59:20de moyens
00:59:21l'armée française
00:59:21a un problème de moyens
00:59:22un problème de transport
00:59:23aérien
00:59:24des gros porteurs
00:59:25il y a un problème
00:59:25de renseignement
00:59:26un problème de haute technologie
00:59:28pour avoir du renseignement
00:59:28donc en fait
00:59:29faire Barkhane
00:59:30c'est évidemment
00:59:31être affilié
00:59:31au modèle américain
00:59:33les américains
00:59:33ont compris
00:59:34depuis 2001
00:59:35avec la lutte contre le terrorisme
00:59:36qu'il fallait impérativement
00:59:38s'occuper du terrorisme
00:59:39montant en Afrique noire
00:59:40et donc qu'est-ce qu'il fait ?
00:59:41il monte des programmes
00:59:42qu'on appelle
00:59:42train et une équipe
00:59:43donc il y a des programmes
00:59:44visant à former
00:59:45les armes africaines
00:59:46ils sont rentrés
00:59:47ils sont arrivés dedans
00:59:49et maintenant
00:59:49Trump lui
00:59:50qu'est-ce qu'il a fait ?
00:59:50il a spoté
00:59:51les pays qui avaient des matières premières
00:59:53je prends l'exemple de la RDC
00:59:54la République démocratique du Congo
00:59:55à Kinshasa
00:59:56ils viennent de signer des accords
00:59:57le Nigeria
00:59:58tous les pays qui sont riches
01:00:00globalement
01:00:00en matières premières
01:00:01sont des cibles potentiels
01:00:04et puis vous avez les Turcs
01:00:05qui ont compris eux
01:00:06vous le dites
01:00:06Erdogan commence à s'intéresser
01:00:08aussi à l'Afrique
01:00:08oui mais c'est également historique
01:00:10connaître la Turquie
01:00:12c'est savoir que
01:00:12ça allait très loin
01:00:13rappelez-vous
01:00:14à l'époque de l'Empire Romain
01:00:15etc
01:00:15c'était une zone d'influence turque
01:00:18donc aujourd'hui
01:00:18ils ont un modèle
01:00:19qui est extrêmement puissant
01:00:20pourquoi ?
01:00:20parce que la montée en puissance
01:00:21de l'islam
01:00:22entre guillemets
01:00:23du monde musulman
01:00:24fait qu'aujourd'hui
01:00:25ils s'appuient sur le monde musulman
01:00:26ils vont à la mosquée
01:00:27le vendredi
01:00:27etc etc
01:00:28et ils ont un business model
01:00:29qui est assez proche des Russes
01:00:31un
01:00:31on vend des armes
01:00:32on forme sur les armes
01:00:33trois
01:00:34alors on forme des unités
01:00:35pour aller au combat
01:00:35et c'est tout
01:00:36alors par-ci par-là
01:00:37au Mali
01:00:38ils mettent en place
01:00:40la protection
01:00:40comment dire
01:00:41des gouvernants
01:00:42donc ils sont extrêmement proches
01:00:43si vous voulez
01:00:44des locaux
01:00:46concrètement
01:00:46en 10 ans
01:00:47l'Afrique a signé
01:00:4933 accords de défense
01:00:50avec les Russes
01:00:51et 39 accords de défense
01:00:53avec les Turcs
01:00:54ce qui veut dire qu'aujourd'hui
01:00:55on a une vraie compétition
01:00:56qui s'est mise en place
01:00:56et celle-là
01:00:57elle ne partira pas rapidement
01:00:59comment se fait-il
01:01:00Pierre de Jong
01:01:01que malgré tout
01:01:02lorsqu'il y a eu
01:01:02des interventions militaires
01:01:04c'était la France
01:01:04un besoin d'intervention militaire
01:01:06les régimes
01:01:06c'est quand même la France
01:01:07qu'on venait chercher
01:01:07l'opération Barkhane
01:01:08entre autres
01:01:09avec la France et Hollande
01:01:10nous restons quand même
01:01:11la référence militaire
01:01:12on reste gendarme
01:01:13en cas d'urgence
01:01:14ou c'est de moins en moins vrai ?
01:01:15Alors on l'était
01:01:16jusqu'il y a quelques années
01:01:18je ne connais pas la fin
01:01:19pourquoi ?
01:01:19parce que ça fait longtemps
01:01:20on fait trois ans
01:01:20qu'il n'y a pas eu d'intervention
01:01:21depuis la fin de Barkhane
01:01:22en 2022-2023
01:01:24on peut considérer
01:01:25qu'il n'y a pas d'intervention en Afrique
01:01:26Il devrait y en avoir ou non ?
01:01:27Vu la situation locale ?
01:01:28Écoutez, on pourrait l'imaginer
01:01:29on sait qu'il y a
01:01:31un bruit de fond
01:01:31sur les Maliens
01:01:32qui ont de vraies difficultés
01:01:33les Nigériens
01:01:34ont de vraies difficultés
01:01:35mais je pense que
01:01:35ces deux pays
01:01:36ne sont pas demandeurs
01:01:37ils ont les Russes
01:01:37qui sont présents
01:01:38et qui les empêcheront
01:01:39qui les protègent ou non ?
01:01:41Oui, parce qu'il y a du monde
01:01:42Les Russes c'est Wagner
01:01:43Oui, c'est Africa-Corse
01:01:44c'est comme Wagner
01:01:45Quels sont les pays africains
01:01:46qui peuvent basculer
01:01:47dans un islamisme intégriste ?
01:01:49Est-ce qu'il y a des endroits
01:01:50où Daesh, Afrique
01:01:50peut prendre autour ?
01:01:51Je pense que tout le Sahel
01:01:52peut effectivement basculer
01:01:52Tout le Sahel ?
01:01:53Ben oui, parce que le Niger
01:01:54Donc Niger-Mali
01:01:55Ben le Niger-Mali
01:01:56Burkina Faso
01:01:57Burkina Faso est vraiment
01:01:58dans une période extrêmement compliquée
01:01:59L'ancienne autre volta
01:02:01Exactement
01:02:01vous avez une descente ensuite
01:02:02en direction
01:02:03des pays du Golfe de Guinée
01:02:04donc on peut considérer
01:02:05que l'ensemble des pays
01:02:05donc le Ghana
01:02:07la Côte d'Ivoire
01:02:08le Togo
01:02:09le Bénin
01:02:10évidemment le Nigeria
01:02:11avec Boko Haram
01:02:12tout le nord de ces pays-là
01:02:13est sous tension
01:02:14vous avez une descente progressive
01:02:15en fait des Genimes
01:02:16c'est le groupe terroriste
01:02:18pour faire court
01:02:18qui descend en direction
01:02:19du Golfe de Guinée
01:02:20donc la région n'est pas
01:02:21du tout stabilisée
01:02:21ceci étant dit
01:02:22Barkhane
01:02:23c'est comme 5000 hommes
01:02:24sur une zone grande
01:02:25comme l'Europe
01:02:25comment voulez-vous
01:02:26que Barkhane puisse avoir
01:02:27des résultats ?
01:02:28C'est impossible
01:02:28et malheureusement
01:02:29ce qu'on avait oublié en France
01:02:31comme on est toujours
01:02:31un petit peu à l'aise
01:02:33on n'a pas compris une chose
01:02:34on avait oublié
01:02:34la phrase de Klausiewicz
01:02:35qui dit concrètement
01:02:37qu'une opération militaire
01:02:38c'est une opération politique
01:02:39et en fait
01:02:40il n'y avait pas de but politique
01:02:41à part tuer le maximum
01:02:42de terroristes
01:02:43et le problème
01:02:44lorsqu'on met 5000 hommes
01:02:45sur une zone grande
01:02:46comme l'Europe
01:02:47il ne peut pas y avoir
01:02:47de résultats
01:02:48et malheureusement
01:02:49on nous reproche
01:02:49à nous français
01:02:50à nous Barkhane
01:02:51en fait
01:02:51de ne pas avoir
01:02:52les bons résultats
01:02:52mais du coup
01:02:53on se fait virer
01:02:53on se fait virer
01:02:54parce qu'on était pas bon
01:02:55un coup de pied dans les fesses
01:02:56quasiment
01:02:56et remplacé par d'autres puissances
01:02:58c'est terrible
01:02:58c'est un échec total
01:02:59comment est-ce que
01:03:00la classe politique française
01:03:01ne s'est pas dotée
01:03:02enfin on parle de Jacques Faucard
01:03:03d'une vision
01:03:03il y avait une vraie vision
01:03:04à l'époque
01:03:05mais à l'Elysée
01:03:06il n'y avait pas une cellule
01:03:07au ministère de la Défense
01:03:08des Affaires étrangères
01:03:09il n'y avait pas une cellule
01:03:10des narcs compétents
01:03:12vu les liens
01:03:12qu'il y avait avec l'Afrique
01:03:13et des correspondants
01:03:14des pays africains
01:03:15qui auraient pu nous prévenir
01:03:16que tout était en train
01:03:17de se déliter
01:03:17on a laissé
01:03:18même le président Macron
01:03:18a laissé les choses
01:03:19comme ça couler tout doucement
01:03:21si on parle militaire
01:03:22concrètement
01:03:22les interventions
01:03:23il faut des effectifs
01:03:24quand vous savez
01:03:24qu'aujourd'hui
01:03:26il reste cette brigade
01:03:26sur le port économique
01:03:27on n'a pas besoin
01:03:28d'effectifs
01:03:28on était quand même
01:03:30très présents militairement
01:03:31c'est ça qui fait
01:03:32qu'il n'y a aussi
01:03:32rien économique
01:03:34après du point de vue économique
01:03:35vous voyez bien
01:03:36que Bolloré
01:03:37a quitté les ports
01:03:38vous voyez bien
01:03:38que les banques françaises
01:03:39sont parties
01:03:40vous en parlez
01:03:41les banques justement
01:03:42incroyable
01:03:43vous parlez de démission
01:03:44des banques françaises
01:03:44il n'y en a pas
01:03:44il n'y en a plus
01:03:45ça n'existe plus
01:03:46c'est incroyable
01:03:46sauf dans le Maghreb
01:03:47mais en tout cas
01:03:48dans l'Afrique subsaharienne
01:03:49parce qu'il y a des
01:03:50travailleurs maghrébins
01:03:51qui envoient de l'argent
01:03:51oui puis ils sont encore présents
01:03:53mais ça restera peut-être pas
01:03:54j'en sais rien du tout
01:03:55deuxième point
01:03:56c'est FAO
01:03:56qui était le grand
01:03:57le grand système
01:03:58de distribution
01:03:59et comment
01:04:00archi connu
01:04:00on l'a vendu aux japonais
01:04:01donc en fait
01:04:02le bilan exact
01:04:03vous voyez qu'en fait
01:04:04notre positionnement
01:04:05comment dire
01:04:06en Afrique
01:04:07est moyen
01:04:07un autre exemple
01:04:08dans l'uranium
01:04:09on s'est fait virer du Niger
01:04:10donc tout ça fait
01:04:11qu'aujourd'hui
01:04:11nos parts de marché
01:04:12un jour j'ai un chef d'état
01:04:14qui était le président Aziz
01:04:14en Mauritanie
01:04:15qui me dit
01:04:15je parle de la France
01:04:16un peu comme vous
01:04:17la France le machin
01:04:18il dit
01:04:18vous êtes bien sympa
01:04:19mon colonel
01:04:21citez moi les sociétés
01:04:22qui sont présentes en Mauritanie
01:04:23j'ai eu du mal
01:04:24de sortir de chez Paul
01:04:25du boulanger
01:04:28j'avais du mal
01:04:29à lui dire
01:04:29qu'effectivement
01:04:30monsieur le président
01:04:31on n'est pas très présent
01:04:32les hôtels
01:04:33c'est terminé
01:04:34moi je vais en Mauritanie
01:04:34les hôtels
01:04:35les hôtels d'accord
01:04:36sont partis
01:04:36tout ça fait qu'en fait
01:04:37notre présence
01:04:39est devenue extrêmement faible
01:04:40mais le problème
01:04:41c'est que le régalien
01:04:42restait présent
01:04:43le militaire
01:04:43restait présent
01:04:44donc en fait
01:04:44ça compensait
01:04:45une baisse
01:04:46si vous voulez
01:04:46une baisse générale
01:04:48des investissements français
01:04:49en fait
01:04:50on était présent
01:04:50par l'armée
01:04:51et en soi
01:04:51ça suffisait
01:04:52mais l'échec de Barkhane
01:04:53entre guillemets
01:04:53ou le fait que Barkhane
01:04:55était perçu
01:04:55comme un outil
01:04:56qui n'était pas assez efficace
01:04:59considéré comme faible
01:05:00donc politiquement faible
01:05:02économiquement faible
01:05:03et militairement faible
01:05:04triple punition
01:05:06alors là c'était
01:05:06l'apport direct
01:05:07Out of Africa
01:05:08le titre
01:05:09le titre dit bien
01:05:10le contenu du livre
01:05:11ce livre porte bien son titre
01:05:12chronique du divorce
01:05:13franco-africain
01:05:14par le colonel Berdeillon
01:05:15qui est évidemment
01:05:16vous êtes un expert
01:05:17en géostratégie
01:05:18vous avez accompagné
01:05:19deux présidents de la république
01:05:20c'est un dossier
01:05:20que vous connaissez bien
01:05:22vous restez avec nous
01:05:23vous nous appelez
01:05:23il va être 13h30
01:05:24vous avez la parole
01:05:25vous qui nous écoutez
01:05:26et bien entendu
01:05:28que la question africaine
01:05:30parce que soit
01:05:31vous avez été concerné
01:05:31soit vous avez été impliqué
01:05:32soit ça vous parle
01:05:33soit vous êtes inquiet
01:05:34parce que
01:05:35on sait que l'Afrique
01:05:36et le colonel Berdeillon
01:05:37le confirme
01:05:38va être la future plaque tournante
01:05:40au niveau économique
01:05:40au niveau stratégique
01:05:41du pays
01:05:42du continent
01:05:42il faudra être présent
01:05:43pour peser
01:05:44sur la politique internationale
01:05:45au moment où on se rend compte
01:05:46que la France
01:05:47est tout simplement
01:05:48évacuée
01:05:49et dégagée
01:05:490826 300 300
01:05:52Jacaya s'attend vos appels
01:05:53et le colonel Berdeillon
01:05:55y répondra
01:05:55bien entendu
01:05:56sans aucune hésitation
01:05:58à tout de suite
01:05:58sur Sud Radio
01:06:00midi 14h
01:06:01Sud Radio
01:06:02la France dans tous ses états
01:06:04Péricault Légas
01:06:05vous êtes bien sur Sud Radio
01:06:07ce mardi 23 juin
01:06:09il est 13h30
01:06:10vous avez la parole
01:06:11vous qui nous écoutez
01:06:11vous avez certainement
01:06:12envie d'intervenir
01:06:13sans doute que les propos
01:06:14du colonel Berdeillon
01:06:15et le contenu de son livre
01:06:17Out of Africa
01:06:18chronique du divorce
01:06:19franco-africain
01:06:20a suscité en vous
01:06:21des interrogations
01:06:23nous avons
01:06:24Julien
01:06:25qui nous
01:06:27qui nous appelle
01:06:28non
01:06:28est-ce que Julien
01:06:29non non non
01:06:29est-ce que c'est Philippe
01:06:30non plus
01:06:30bon alors attendez
01:06:31le temps qu'ils arrivent
01:06:32ils se bousculent au portillon
01:06:34mais on va les avoir
01:06:35colonel Berdeillon
01:06:36la situation est rattrapable
01:06:38ou c'est irréversible
01:06:39est-ce qu'il y a un ou deux pays
01:06:40avec lesquels on peut
01:06:42rétablir des liens
01:06:43des liens privilégiés
01:06:44alors d'abord
01:06:45les liens n'ont pas été rompus
01:06:46je prends des pays
01:06:47comme le Gabon
01:06:48par exemple
01:06:49on a laissé une coopération présente
01:06:50on reste actif
01:06:52encore une fois
01:06:53la Côte d'Ivoire
01:06:53on a des excellentes relations
01:06:54avec la Côte d'Ivoire
01:06:55mais elle a changé
01:06:55la relation est beaucoup
01:06:56moins militarisée
01:06:57on est sur un modèle
01:06:59avec une empreinte
01:06:59qui est beaucoup plus basse
01:07:00et c'est ça qu'il fallait faire avant
01:07:02on était encore trop présents
01:07:03donc maintenant
01:07:03qu'on a baissé la pression
01:07:05comment dire
01:07:06en fermant les régiments
01:07:07ou les unités
01:07:08qui étaient implantées
01:07:09dans les différents pays
01:07:09on a des bonnes relations
01:07:11encore une fois
01:07:11il faut la réhabiliter
01:07:12mais le problème
01:07:13c'est l'erreur de ceux
01:07:14qui veulent faire comme avant
01:07:15donc il ne faut pas inventer
01:07:16le modèle précédent
01:07:17il faut réinventer
01:07:18de nouvelles relations
01:07:19et elles sont bonnes
01:07:19enfin il y a la francophonie
01:07:21il y a des relations
01:07:22extrêmement fraternelles
01:07:24entre les états africains
01:07:25et nous
01:07:25de tous niveaux
01:07:26des civils
01:07:27des militaires
01:07:27c'est pas le problème
01:07:28mais le modèle ancien
01:07:29n'existe plus
01:07:30donc on ne peut pas
01:07:31on n'est plus paternaliste
01:07:32si on reste sur un modèle
01:07:34notre vieux modèle
01:07:34je dirais comme crypto
01:07:36crypto-colonialiste
01:07:37c'est fini
01:07:37ça ne peut pas fonctionner
01:07:38il faut trouver un modèle
01:07:39dans lequel il y a un équilibre
01:07:40et vous savez le point très important
01:07:42c'est pas seulement les militaires
01:07:43c'est les politiques
01:07:44pourquoi l'Afrique
01:07:46et le contenant
01:07:46dans lequel
01:07:46toutes les politiques arrivent
01:07:47ils tutoient tout le monde
01:07:48c'est le tutoiement permanent
01:07:49mais pourquoi ?
01:07:50de la part des français
01:07:51vous voulez dire ?
01:07:51bien oui bien sûr
01:07:51comme Bruno Le Maire
01:07:52avec Wattara par exemple
01:07:55comme c'est un copain quoi
01:07:56ils le vivent comment eux ?
01:07:58très mal
01:07:58les chefs de l'état
01:07:59tu me respectes
01:08:00quand un ministre des finances
01:08:02que je sache
01:08:03arrive à Paris
01:08:03ils tutoient pas Macron
01:08:05ça me paraît incroyable
01:08:07c'est hallucinant
01:08:08de la part des gens
01:08:08qui s'appellent
01:08:09c'est l'Est
01:08:11on est à l'Est
01:08:12on est un peu chez nous
01:08:13et non seulement ça
01:08:13mais on va leur expliquer
01:08:14qu'ils doivent faire moins d'enfants
01:08:16qu'ils doivent faire comme ci
01:08:17comme ça
01:08:17donc on donne plein de
01:08:18mais il a dit
01:08:19mais tenez
01:08:20on est indépendant
01:08:20on n'est pas indépendant
01:08:21le problème
01:08:21donc on a oublié ça
01:08:23est-ce que les hommes politiques
01:08:24dont je parle à l'instant
01:08:25lorsqu'ils vont en Afrique
01:08:26est-ce qu'ils disent la même chose
01:08:27au Pakistan, en Chine ou au Brésil ?
01:08:28évidemment pas
01:08:29évidemment que non
01:08:30donc pourquoi ils le font là ?
01:08:31donc on va y
01:08:31il faut nettoyer le cerveau des gens
01:08:33parce qu'ils se croient encore
01:08:34en terrain conquis
01:08:35et qu'ils pensent
01:08:36que la France a un aura
01:08:37c'est pathétique
01:08:38là c'est la fin du monde
01:08:39alors voilà
01:08:40les appels arrivent
01:08:41et nous avons Arthur
01:08:42qui nous appelle de Montelier
01:08:43bonjour Arthur
01:08:43oui bonjour Arthur
01:08:46il m'est resté mon colonel
01:08:47alors
01:08:49vous êtes un ancien
01:08:50vous avez travaillé dans un
01:08:53je n'ai rien à dire
01:08:55en effet
01:08:55voilà
01:08:56donc
01:08:57je vous êtes un de mes anciens
01:08:59mes grands anciens
01:09:00je voudrais dire
01:09:01je n'ai pas servi en Afrique
01:09:04mais j'ai servi en Afganistan
01:09:07après j'ai été blessé
01:09:08j'ai dû arrêter
01:09:09mais par contre
01:09:10mon père
01:09:10a très bien connu l'Afrique
01:09:12pour y avoir perdu
01:09:13pendant deux ans
01:09:14et il m'a particulièrement
01:09:16raconté ses séjours
01:09:17au Sénégal
01:09:17notamment
01:09:18il nous fait partout
01:09:19et il vous a croisé
01:09:23à l'époque
01:09:24il m'avait expliqué
01:09:25qu'à l'époque
01:09:26justement
01:09:27les affaires africaines
01:09:28étaient virées
01:09:29par des gens
01:09:29qui connaissaient
01:09:30les Africains
01:09:32qui les connaissaient
01:09:33intimement
01:09:33d'ailleurs
01:09:35même si
01:09:35on parle de néoponialisme
01:09:37maintenant
01:09:37et je trouve
01:09:38qu'à l'heure actuelle
01:09:39je ne sais pas
01:09:40si vous êtes d'accord
01:09:40avec moi
01:09:41mais je pense
01:09:43qu'on a géré
01:09:43les affaires africaines
01:09:45maintenant
01:09:45avec des
01:09:47des énarques
01:09:48alors surdéplômés
01:09:50mais qui ne connaissaient
01:09:51rien du tout
01:09:52à l'Afrique
01:09:52et je pense
01:09:53qu'on devrait
01:09:54justement
01:09:55laisser les affaires africaines
01:09:56évidemment
01:09:56être confinés
01:09:58par des gens
01:09:58qui connaissent l'Afrique
01:09:59comme vous mon colonel
01:10:00ou par quelqu'un
01:10:01comme Bernard Lugan
01:10:02justement
01:10:02qui a particulièrement
01:10:03expliqué
01:10:04nos relations
01:10:05avec l'Afrique
01:10:06et pourquoi
01:10:06nous nous perdions
01:10:07la gueule
01:10:08en permanence
01:10:09Père De Jong
01:10:10est-ce qu'il faut
01:10:10reconfier
01:10:11les dossiers africains
01:10:12s'il en est encore temps
01:10:13à des gens compétents
01:10:15et qui soient
01:10:16à la hauteur des enjeux
01:10:18Le camarade a parfaitement raison
01:10:19il connait bien son sujet
01:10:20le problème c'est qu'on a eu
01:10:22une perte de valeur
01:10:23une perte de connaissance
01:10:24de l'Afrique
01:10:25qui était liée
01:10:25en fait à la professionnalisation
01:10:26en fait le problème
01:10:27les troupes de marine
01:10:28qui étaient orientées
01:10:29sur l'Afrique principalement
01:10:30ont perdu
01:10:30ce qu'on appelle
01:10:31le lead sur l'Afrique
01:10:32et donc en fait
01:10:33l'Afrique est devenue
01:10:33une terre
01:10:34une terre de recrutement
01:10:35une terre d'aération
01:10:36de nos unités
01:10:37donc en fait
01:10:37concrètement
01:10:38la qualité de notre rétexte
01:10:39du retour d'expérience
01:10:40était beaucoup moins bonne
01:10:41que celle qui était avant
01:10:42en fait
01:10:42qu'est-ce qui s'est passé
01:10:43en 20 ans
01:10:44parce que ça a commencé
01:10:45dans les années 90
01:10:46comme j'ai pu vous le dire
01:10:47en 20 ans en fait
01:10:48on a perdu la langue de l'Afrique
01:10:49en fait
01:10:49c'est une espèce de finesse
01:10:50qu'on avait de l'analyse
01:10:51la langue de l'Afrique
01:10:52donc il y avait une langue
01:10:53de l'Afrique à Paris
01:10:54on savait parler assez
01:10:56oui
01:10:56puis il y avait un échange
01:10:56réciproque qui était
01:10:57en fait une forme d'égalité
01:10:58donc en fait
01:10:59on l'a perdu à différents moments
01:11:01un autre exemple
01:11:01je sais tout à l'heure
01:11:03la guerre en Libye en 2011
01:11:04c'est quoi cette guerre ?
01:11:05Sarkozy là
01:11:06mais oui
01:11:07on voit bien
01:11:07qu'il y a une série d'erreurs
01:11:08c'est la pièce
01:11:14c'est une zone qui était
01:11:16italienne pour faire court
01:11:18le deuxième point
01:11:18c'est que
01:11:19si on avait la langue de l'Afrique
01:11:21on aurait
01:11:22évidemment
01:11:22on savait
01:11:23qu'il y avait
01:11:24des stocks d'armes incroyables
01:11:26et que si Kadhafi partait
01:11:27ces stocks d'armes
01:11:28se répandent
01:11:29dans le Sahel
01:11:30donc le problème
01:11:30qui paye la facture ?
01:11:31Ce sont les Etats sahéliens
01:11:32pourquoi ?
01:11:33parce que les mercenaires
01:11:34Touareg
01:11:35qui étaient avec Kadhafi
01:11:36en 2011-2012
01:11:37se sont répandus
01:11:38dans toute l'Afrique
01:11:39avec des tonnes de matériel
01:11:40des munitions etc
01:11:41donc tout ça fait que
01:11:42on n'a perdu la langue de l'Afrique
01:11:43et notre camarade
01:11:44a parfaitement raison
01:11:45c'est qu'en fait
01:11:46quelque part
01:11:46il faut retrouver ça
01:11:47et dans le bouquin
01:11:48je dis à un moment donné
01:11:49retrouvons une situation hantée
01:11:50puisqu'aujourd'hui
01:11:52pour les armées françaises
01:11:53le problème majeur
01:11:54c'est l'Ukraine
01:11:55la Russie etc
01:11:56il faut trouver une autre solution
01:11:57et donc il faut
01:11:58respécialiser
01:11:59des militaires
01:12:00et une partie de l'armée
01:12:01va à l'Afrique
01:12:02il faut être beaucoup plus humble
01:12:03arrêter de tourner
01:12:04avec des avions toute la journée
01:12:05avec des délégations
01:12:06qui passent leur temps
01:12:07à tourner etc
01:12:08il faut devenir invisible
01:12:09on n'est pas chez nous
01:12:10on est dans des pays
01:12:11qui sont des pays
01:12:11totalement souverains
01:12:12donc on est là en tant que partenaire
01:12:13et pas en tant que donneur d'ordre
01:12:15pour autant
01:12:16nous avons d'autres liens
01:12:17avec l'Afrique
01:12:17qui sont les ressortissants
01:12:18africains
01:12:19ou d'origine africaine
01:12:20en France
01:12:21ça devrait justement
01:12:22créer une synergie
01:12:24un intérêt
01:12:25parce que ces habitants
01:12:27ces français d'origine africaine
01:12:28ou ces ressortissants
01:12:29qui viennent surtout
01:12:30de l'Afrique occidentale
01:12:31que ce soit le Sénégal
01:12:32le Mali
01:12:33le Niger
01:12:34la Côte d'Ivoire
01:12:35cette population là
01:12:36n'a pas essayé
01:12:37de maintenir des liens
01:12:37entre leur pays
01:12:38et la France
01:12:38alors si bien évidemment
01:12:39il y a des relations
01:12:40extrêmement importantes
01:12:42familiales
01:12:42etc
01:12:43le problème
01:12:43c'est que ça a un autre sujet
01:12:44c'est un très bon sujet
01:12:45le problème
01:12:46c'est le rapport à l'immigration
01:12:47l'Afrique est devenue
01:12:48progressivement
01:12:49une terre dangereuse
01:12:50parce que c'était une terre
01:12:51d'expatriation
01:12:52de ses ressortissants
01:12:53et nous en Europe
01:12:54on le perçoit mal
01:12:55parce qu'on se dit
01:12:56mais qu'est-ce que font
01:12:57tous ces gens
01:12:57d'autant que le discours politique
01:12:58tous nos hommes politiques
01:13:00ont dit en Afrique
01:13:00faites moins d'enfants
01:13:01contrôlez les naissances
01:13:02etc
01:13:03et aussi
01:13:03tout le monde
01:13:05donc il y avait une espèce
01:13:05d'inquiétude
01:13:06donc en fait
01:13:06on a sécrété une forme d'angoisse
01:13:08malheureusement
01:13:08on n'est pas rationnel
01:13:10en fait cette rationalité
01:13:11il fallait trouver une solution
01:13:12il fallait trouver
01:13:12sur les visas
01:13:13moi j'étais avec Jacques Chirac
01:13:14partout où on allait en Afrique
01:13:15on disait
01:13:16les africains disaient
01:13:17on veut des visas etc
01:13:18ça peut se contrôler
01:13:19ça peut se canaliser
01:13:20le problème aujourd'hui
01:13:21on a fermé les écoutilles
01:13:22et ça ça crée des relations
01:13:24relativement tendues
01:13:25en tout cas relativement sèches
01:13:26avec les états africains
01:13:27qui comprennent mal pourquoi
01:13:29ils n'arrivent pas à venir en France
01:13:30ils sont français
01:13:30ils ont des passeport frontel
01:13:31les trois quarts
01:13:32nous avons Julien
01:13:34Julien qui nous appelle
01:13:35Oui Pericolo
01:13:36bonjour
01:13:36vous nous appelez du Loiret
01:13:37je vois que je vois là
01:13:39sur un écran
01:13:40il fait plus de 40 degrés
01:13:41dans le Loiret
01:13:41il fait très chaud aujourd'hui
01:13:43oui oui
01:13:43mais on se met à l'ombre
01:13:45on se met à l'ombre
01:13:46alors Julien
01:13:46qu'est-ce que vous avez envie
01:13:47de dire au colonel
01:13:48Perdeyong
01:13:49je suis content
01:13:49de participer à votre émission
01:13:51nous aussi
01:13:52nous aussi content
01:13:53de vous avoir
01:13:53l'Afrique c'est un pays
01:13:56que je connais bien
01:13:57comme l'Amérique du Sud
01:13:58et ce que la France
01:14:00a fait en Afrique
01:14:02c'est ce que les Américains
01:14:03ils ont fait en Amérique du Sud
01:14:06votre accent
01:14:07votre accent indique
01:14:08que vous êtes plutôt
01:14:09d'Amérique du Sud
01:14:10c'est ça ?
01:14:10Amérique du Sud
01:14:12amateur de vin
01:14:12et de beaux plats
01:14:14comme vous faites
01:14:15très bien
01:14:15très bien
01:14:16alors pour l'Afrique
01:14:16qu'est-ce que
01:14:17qu'est-ce que vous suggérez
01:14:18au colonel Perdeyong
01:14:19pour l'Afrique
01:14:20je vais vous dire
01:14:21que notre cher président
01:14:23qui était amateur d'art africain
01:14:26Jacques Chirac
01:14:27les arts premiers
01:14:29il passait à la boutique
01:14:30l'un de mes amis
01:14:31il faisait son choix
01:14:32et le lendemain
01:14:34il y avait son secrétaire
01:14:35qui passait
01:14:35avec la valise
01:14:36et il payait
01:14:37il payait tout ce qu'il avait
01:14:38mis de côté
01:14:40et le président
01:14:42Bongo
01:14:43avec son secrétaire
01:14:45monsieur le colonel
01:14:46devait le savoir
01:14:47oui oui
01:14:48c'est que
01:14:48par les gestes
01:14:49par les gestes
01:14:51le secrétaire comprenait
01:14:53si la valise
01:14:53il fallait la remplir
01:14:54à moitié
01:14:55à trois quarts
01:14:56ou un tiers
01:14:57oui mais ça c'est
01:14:58l'aspect
01:15:00c'est la face
01:15:01un peu noire
01:15:01de la relation
01:15:02France-Afrique
01:15:02ah bah ça
01:15:03c'est l'Afrique
01:15:04qui a alimenté
01:15:05qui a nourri
01:15:06tous les partis politiques
01:15:08des années 80
01:15:09jusqu'à maintenant
01:15:09jusqu'à
01:15:10en 1995
01:15:122000
01:15:13maintenant on est remplacé
01:15:14l'Afrique est remplacé
01:15:15par d'autres pays
01:15:16qui sont toujours en Afrique
01:15:17qu'on ne citera pas
01:15:17mais enfin
01:15:18les valises continuent à circuler
01:15:19colonel Perdeyong
01:15:20c'était un aspect important
01:15:21c'est un sujet extrêmement sensible
01:15:23bien évidemment
01:15:23à prendre les facettes
01:15:26puis il y a des personnages
01:15:27comme Robert Bourgi
01:15:28qui ont écrit ce sujet
01:15:29qui l'ont enlargé en travers
01:15:31écrit
01:15:31les modalités
01:15:32des flux financiers
01:15:34bien sûr
01:15:35et pour en venir
01:15:37pour en venir
01:15:38à Kadhafi
01:15:39il ne faut pas oublier
01:15:40que Kadhafi
01:15:41quand il était en vie
01:15:42il nourrissait
01:15:43toutes ses tribus
01:15:44et il n'y avait pas
01:15:46beaucoup
01:15:47de migrations
01:15:48vers l'Europe
01:15:49c'est un aspect
01:15:57vous mettez le doigt
01:15:58sur des choix stratégiques
01:15:59qui n'ont peut-être pas
01:16:00été forcément les plus heureux
01:16:01alors qu'au départ
01:16:01on partait de la fleur au fusil
01:16:03et le résultat
01:16:04Perdeyong
01:16:04c'est une catastrophe
01:16:05d'autant que la Libye
01:16:05c'était un bouchon
01:16:06et c'était un bouchon
01:16:07qui contrôlait relativement bien
01:16:09le système de migration
01:16:10c'est vrai que c'était assez
01:16:12comment dire
01:16:12c'était encore une fois un bouchon
01:16:14c'est comme ça qu'il faut le voir
01:16:14maintenant le problème
01:16:15encore une fois
01:16:15c'est que la Libye
01:16:17encore une fois
01:16:18on a été trop loin dans l'histoire
01:16:19c'est vrai que
01:16:20cette guerre intralibienne
01:16:22entre l'Est et l'Ouest
01:16:23entre
01:16:23d'un côté Tripoli
01:16:24de l'autre côté Benghazi
01:16:25il faudrait traiter la question
01:16:26le problème
01:16:27c'était pas la France de le faire
01:16:28c'est pas notre zone d'influence
01:16:29et le fait de faire un carpet bombing
01:16:31ça a quand même duré
01:16:31entre avril et octobre
01:16:33on a mitraillé massivement
01:16:35donc on a détruit ce pays
01:16:36très concrètement
01:16:36est-ce que c'est ça
01:16:37la bonne solution
01:16:38et ça j'en suis pas sûr
01:16:39à un moment donné
01:16:40je pense qu'il vaut mieux avoir
01:16:41moi j'étais plutôt partisan
01:16:43comment dire
01:16:44d'intervention militaire
01:16:46légère
01:16:46comme on faisait avant
01:16:46avec des guépards
01:16:47300 gars qui arrivaient
01:16:49personne ne tirait un coup au feu
01:16:49la présence des soldats français
01:16:52suffisait en soi
01:16:53la Libye
01:16:53c'est un autre domaine
01:16:54d'autant qu'on attire avec nous
01:16:56les Qataris
01:16:57les Britanniques
01:16:58et l'OTAN
01:16:58ça devient catastrophique
01:17:00et en fait
01:17:00ça a eu un changement de régime
01:17:01et il faut se rappeler
01:17:02que le président de l'ONU
01:17:03a dit
01:17:04à l'issue de la guerre
01:17:05je ne pensais pas
01:17:07un
01:17:07je ne pensais pas
01:17:08que vous changiez de régime
01:17:09c'était pas ça le but
01:17:10et le deuxième point
01:17:11les chinois et les russes
01:17:12qui avaient
01:17:13au conseil de sécurité
01:17:14au moment de la résolution
01:17:16pour intervenir
01:17:17pour 173
01:17:18pour intervenir en Libye
01:17:19avaient donné leur accord
01:17:20plus ou moins
01:17:21réalisent qu'ils se sont fait berner
01:17:22par les français
01:17:23et par les britanniques
01:17:24et à partir de ce moment là
01:17:25donc on est en 2011
01:17:26les russes et les chinois
01:17:27utilisent massivement
01:17:28le droit de veto
01:17:29au conseil de sécurité
01:17:30ce qui fait qu'aujourd'hui
01:17:31la guerre en Ukraine
01:17:32et la guerre aujourd'hui en Iran
01:17:34fait que les Nations Unies
01:17:35n'existent pas
01:17:36il n'y a plus de droit international
01:17:37parce que les russes et les chinois
01:17:38à partir de ce moment là
01:17:39ont décidé d'utiliser massivement
01:17:41le droit de veto
01:17:42donc plus de temps
01:17:42plus de nus
01:17:43on s'avance vers un monde
01:17:45un petit peu bouleversé
01:17:47Out of Africa
01:17:48c'est le titre
01:17:48mon colonel
01:17:50mon colonel
01:17:51un petit mot
01:17:53rapide Julien
01:18:11rapide
01:18:12divorce franco-africain
01:18:13aux éditions
01:18:14à lire absolument
01:18:15pour tous ceux
01:18:15qui s'intéressent au sujet
01:18:16et surtout
01:18:17par rapport à ce que ça nous annonce
01:18:19dans les relations
01:18:19entre non seulement
01:18:21la France et l'Afrique
01:18:21mais la France
01:18:22sur le plan international
01:18:24colonel Perdeyong
01:18:2512h45
01:18:25nous donnons la parole
01:18:26à ceux qui nous écoutent
01:18:27sur tous les sujets
01:18:28si vous voulez bien rester avec nous
01:18:29peut-être qu'un des thèmes
01:18:30qui va être évoqué
01:18:31vous serez
01:18:31comme vous savez
01:18:32vous avez la réponse
01:18:33à beaucoup de choses
01:18:34je vous garde à mes côtés
01:18:35pour participer
01:18:36voilà
01:18:36vous êtes sur Sud Radio
01:18:37vous nous appelez au 0826 300 300
01:18:39et on continue l'émission
01:18:40avec ceux qui nous appellent
01:18:41qui vont poser des questions
01:18:42à tout de suite
01:18:44midi 14h
01:18:45Sud Radio
01:18:46la France dans tous ses états
01:18:48Péricault Légas
01:18:50vous êtes bien sur Sud Radio
01:18:52en ce 23 juin 2026
01:18:54il est 13h49
01:18:55et jusqu'à 14h
01:18:57ce sont ceux qui nous écoutent
01:18:59qui ont la parole
01:18:59et là nous nous élargissons
01:19:01le débat
01:19:02la totalité de l'actualité
01:19:03on était sur la France-Afrique
01:19:04avec le colonel Perdeyong
01:19:05qui est resté à mes côtés
01:19:06et là nous allons parler
01:19:08d'une actualité
01:19:09peut-être un petit peu
01:19:10moins réjouissante
01:19:11c'est Philippe
01:19:12qui nous appelle de Lille
01:19:13qui veut nous parler
01:19:14du rapport
01:19:15entre les gendarmes
01:19:16et l'affaire Liana
01:19:16bonjour Philippe
01:19:18oui bonjour
01:19:19bonjour Philippe
01:19:21bonjour à tous vos équipes
01:19:22et à votre invité
01:19:23voilà bien sûr
01:19:24justement
01:19:24il est resté
01:19:25il est resté
01:19:25sachant quelle était
01:19:26la nature de votre question
01:19:27vous vous dites
01:19:28qu'on ne peut pas faire reposer
01:19:29sur la gendarmerie
01:19:30la responsabilité
01:19:32voilà
01:19:32des dérapages
01:19:33et des défaillances
01:19:34de l'affaire Liana
01:19:35c'est un étonnement
01:19:37parce que d'habitude
01:19:40les gendarmes
01:19:41qui sont des militaires
01:19:42obéissent aux ordres
01:19:43alors je veux bien
01:19:45qu'un gendarme
01:19:46fasse une erreur
01:19:47mais deux gendarmes
01:19:48les probabilités
01:19:50m'étonnent un peu
01:19:52donc je suis
01:19:53je vais juste exprimer
01:19:55un étonnement
01:19:56sur le fait
01:19:57qu'on nous présente
01:19:59des lampistes
01:19:59et que je pense
01:20:02que ces gens-là
01:20:03ont obéi aux ordres
01:20:04et la question
01:20:06est de savoir
01:20:07qui a donné l'ordre
01:20:08et
01:20:09et qui a suggéré
01:20:12de mettre
01:20:13quelque part
01:20:13par sous le boisson
01:20:14cette affaire
01:20:17Votre remarque
01:20:18est fondée
01:20:18Philippe
01:20:19si ce n'est que
01:20:20les ordres
01:20:20dans une gendarmerie
01:20:22sont quand même donnés
01:20:23par des gendarmes
01:20:23d'un grade supérieur
01:20:24de ce que l'on sait
01:20:25actuellement
01:20:27la procureure
01:20:28de Dauche
01:20:29madame Meyer
01:20:30donc transmet
01:20:30ses instructions
01:20:31elle ne s'assure pas
01:20:33elle ne s'assure pas
01:20:34par ses moyens personnels
01:20:35par le téléphone
01:20:36par de savoir
01:20:37si le dossier
01:20:38a été suivi
01:20:38qu'il a été en considération
01:20:39et là
01:20:40c'est la gendarmerie
01:20:41de condom
01:20:41qui est en cause
01:20:42et indirectement
01:20:43celle de Lectour
01:20:44où on voit
01:20:45d'après le rapport
01:20:46les rapports étaient bien
01:20:47sur place
01:20:48sur les bureaux
01:20:49et puis
01:20:50ils ont été ouverts
01:20:51au moment
01:20:51où on considérait
01:20:52qu'il fallait
01:20:52qu'ils soient ouverts
01:20:54et les gendarmes
01:20:55on ne dit pas
01:20:55qu'ils ont fait preuve
01:20:56de mauvaise volonté
01:20:57s'ils n'ont pas été alertés
01:20:59ils ne peuvent pas savoir
01:21:00mais quand ils reçoivent
01:21:01le dossier
01:21:02et qu'ils le regardent
01:21:03est-ce qu'un capitaine
01:21:04de gendarmerie
01:21:04un adjudant de gendarmerie
01:21:05quand il voit les faits
01:21:07est-ce que ça n'attire pas
01:21:08son attention
01:21:08il est peut-être père de famille
01:21:09ça l'incite peut-être
01:21:11à réagir
01:21:12or là
01:21:12on sait très bien
01:21:13que le dossier
01:21:14concernant Jérôme Barrella
01:21:15était sur des bureaux
01:21:17de gendarmes
01:21:17et que ce dossier
01:21:18n'a pas été ouvert
01:21:19vous comprenez le malaise
01:21:21Philippe ?
01:21:21oui tout à fait
01:21:22mais c'est ça
01:21:23qui est étonnant
01:21:24ah oui mais c'est eux
01:21:25ils n'ont pas reçu d'ordre
01:21:27je ne pense pas
01:21:28vous qui vous défendez
01:21:29la gendarmerie
01:21:29je ne pense pas
01:21:30que leurs officiers
01:21:31leur aient dit
01:21:31vous ne touchez pas
01:21:32à ce dossier
01:21:32c'est tout simplement
01:21:33qu'il y a eu
01:21:34on va dire
01:21:35une insouciance
01:21:36une défaillance
01:21:36une nonchalance
01:21:37que colonel Perdeillon
01:21:38qu'est-ce que vous pensez
01:21:39vous qui êtes militaire
01:21:39vous savez que
01:21:40dans toutes les administrations
01:21:41l'immobilisme est en marche
01:21:42très souvent
01:21:43donc le problème
01:21:44c'est qu'il y a une forme
01:21:44de cristallisation
01:21:45une forme de paresse
01:21:46parfois bien évidemment
01:21:47et qui peut arriver
01:21:48dans la gendarmerie
01:21:49comme dans l'armée française
01:21:49comme partout
01:21:50donc je pense que là
01:21:51il y a un point de circonstance
01:21:53le problème
01:21:53c'est le discernement
01:21:54et vous l'évoquiez fort
01:21:56justement à l'instant
01:21:57là on parle d'une gamine
01:21:59les faits sont quasiment caractérisés
01:22:02on est père de famille
01:22:02quel que soit le métier
01:22:04ou la vie qu'on a
01:22:05on voit que c'est un cadre urgent
01:22:06et puis la maman
01:22:08de mémoire
01:22:09je ne connais pas très bien
01:22:10le dossier
01:22:10de mémoire
01:22:11la maman relance régulièrement
01:22:12alors la maman de Rosa
01:22:13qui est une des premières victimes
01:22:15elle appelle tous les jours
01:22:16et à un moment donné
01:22:17on lui dit
01:22:18il faut qu'elle arrête
01:22:19la gendarme
01:22:20le gendarme qui est au téléphone
01:22:21il dit maintenant
01:22:22vous arrêtez
01:22:22parce que sinon
01:22:22on va mettre une main courante
01:22:23pour harcèlement
01:22:24mais c'est incroyable
01:22:25et on comprend
01:22:26l'affaire éclair
01:22:26c'est là que tout aurait pu se jouer
01:22:28qu'on s'aurait pu rendre
01:22:29rendu compte de la nocivité
01:22:30de Jérôme Barrella
01:22:32et pour autant
01:22:32on raccroche au nid de la personne
01:22:33en disant
01:22:34foutez-nous la paix
01:22:34occupez-vous de vos histoires
01:22:35l'affaire est en cours
01:22:37rien n'est en cours
01:22:38et ça finit par la mort d'une gamine
01:22:39c'est là qu'encore une fois
01:22:40la paresse très souvent
01:22:42administrative
01:22:42c'est souvent
01:22:43la porte ouverte
01:22:44à d'énormes faiblesses
01:22:45et là
01:22:45c'est la révélation de quelque chose
01:22:46d'où une espèce
01:22:48de débranlement
01:22:48en France
01:22:49qui constate
01:22:50à quel point
01:22:50elle n'est pas protégée
01:22:52et c'est le cœur du sujet
01:22:52dès lors que la population
01:22:54ne se sent pas protégée
01:22:54ça pose d'énormes difficultés
01:22:56ce sont nos enfants
01:22:57on ne va pas aller
01:22:58comme les anglais
01:22:59avec l'histoire des pakistanais
01:23:00des viols de gamines
01:23:01pendant 10 ans
01:23:02donc tout ça fait
01:23:03qu'aujourd'hui
01:23:03ça a vraiment touché le monde
01:23:05et je pense que
01:23:05nos hommes politiques
01:23:05ont pris conscience
01:23:06de la menace
01:23:07et tentent encore une fois
01:23:09de communiquer sur le sujet
01:23:10en disant très clairement
01:23:11qu'ils vont prendre
01:23:11des mesures extrêmement strictes
01:23:13et fermes
01:23:13mon colonel
01:23:13je reprends la remarque
01:23:14de Philippe
01:23:15mais je l'en lui retourne
01:23:16à lui comme à vous
01:23:17mon colonel
01:23:17est-ce qu'un gendarme
01:23:18peut faire preuve
01:23:19d'insouciance
01:23:21de nonchalance
01:23:22de laisser à l'administratif
01:23:23c'est un soldat
01:23:23c'est un militaire
01:23:24non on ne peut pas
01:23:24c'est impossible
01:23:25encore une fois
01:23:26il y a une responsabilité
01:23:27et il y aura
01:23:29il y a déjà deux sanctions
01:23:30il y a déjà deux gendarmes
01:23:31qui sont extrêmement durs
01:23:32alors la sanction
01:23:33ils ont été déplacés
01:23:34alors on verra la suite
01:23:36parce qu'il peut y avoir
01:23:36ensuite des mesures disciplinaires
01:23:37pour préserver leur intégrité
01:23:38j'allais dire
01:23:38mais bien évidemment
01:23:39encore une fois
01:23:40la gendarmerie
01:23:40elle est connue
01:23:41pour être extrêmement forte
01:23:42extrêmement rigide
01:23:43donc encore une fois
01:23:44ça entache la gendarmerie
01:23:45et ça la gendarmerie
01:23:46qui est un corps
01:23:47je dirais d'élite
01:23:47ne peut pas se permettre
01:23:49d'avoir ce genre
01:23:49de gamelle
01:23:51ou en tout cas
01:23:51de boulet accroché au pied
01:23:52donc tout ça
01:23:53ça va se traiter
01:23:53mais encore une fois
01:23:54il faut éviter que ça recommence
01:23:55je veux dire qu'on voit
01:23:56de plus en plus d'affaires
01:23:57de pédophilie
01:23:57je veux dire qu'on ne peut pas
01:23:58accepter qu'une enquête
01:23:59ne se diligeante pas
01:24:01à la minute où ça se passe
01:24:03vous voyez ce que je veux dire
01:24:03c'est inconfirmable
01:24:04il semblerait qu'on ait pris conscience
01:24:05de cet enjeu au sommet de l'État
01:24:06et qu'on prenne enfin
01:24:07les mesures nécessaires
01:24:08nous avons Romina
01:24:09qui nous appelle de Vic en Ligore
01:24:11bonjour Romina
01:24:12c'est aussi l'affaire Liana
01:24:13qui vous interpelle
01:24:15Romina
01:24:17oui oui
01:24:17moi ça m'interpelle
01:24:18parce que
01:24:19j'ai eu aussi
01:24:20une affaire
01:24:21et j'ai eu bien du mal
01:24:22à porter plainte
01:24:23dans une gendarmerie de campagne
01:24:25et c'est une évidence
01:24:27il y a parfois des gens
01:24:27qui n'ont pas envie
01:24:28ils n'ont pas envie
01:24:29puis ça va même plus loin
01:24:30ils ne prennent pas
01:24:32donc votre plainte
01:24:33par plusieurs fois
01:24:34et puis ensuite
01:24:34ils font même disparaître les preuves
01:24:36oula
01:24:38oui
01:24:38c'est une accusation sérieuse
01:24:40là que vous faites
01:24:41oui bien entendu
01:24:42mais c'est
01:24:43c'est monnaie couronne
01:24:44je vous assure
01:24:44et puis
01:24:45les politiques locaux
01:24:47savent ce qui se passe
01:24:48mais
01:24:49ils n'ont pas forcément envie
01:24:50qu'au niveau des statistiques
01:24:51il y a des choses qui se passent
01:24:52dans les campagnes
01:24:53ça ne fait pas bien
01:24:54donc on ne prend pas
01:24:55ces plaintes là
01:24:57il y a toute cette réalité là
01:24:58et puis après
01:24:59on a des gens
01:25:00qui n'ont juste pas envie
01:25:01de faire leur travail
01:25:02ça les gonfle
01:25:03on a aussi des machos
01:25:06et ça existe
01:25:07et qui vient les secouer
01:25:08qui vient les former
01:25:10qui vient les sensibiliser
01:25:13oui
01:25:14j'entends ce que vous dites
01:25:15je réfléchis en même temps
01:25:16parce que
01:25:16ça peut être la réalité
01:25:18auquel cas ça serait désespérant
01:25:19Pierre de Jong
01:25:21tout ça
01:25:21un peu triste
01:25:22encore une fois
01:25:22je pense qu'il y a des cas particuliers
01:25:24comme toujours
01:25:24mais faire preuve de mauvaise volonté
01:25:26parce que le dossier n'intéresse pas
01:25:27il ne faut pas faire de bruit
01:25:28ce qui est vrai
01:25:29c'est que dans nos campagnes avant
01:25:30dans chaque ville
01:25:31dans chaque petite ville
01:25:32ou chaque village
01:25:32il y avait une gendarmerie ouverte
01:25:33aujourd'hui c'est comme dans les églises
01:25:35il y a une gendarmerie ouverte
01:25:36pour 5 villages
01:25:37le week-end
01:25:37et tel jour
01:25:38et pas tel jour
01:25:39exactement
01:25:39et donc il y a disparition
01:25:41de la force publique
01:25:42et les patrouilles
01:25:42parce qu'il y a de plus en plus
01:25:43de territoires
01:25:43et donc ils sont débordés
01:25:44et débordés
01:25:45ils sont débordés
01:25:46donc ils ne traitent pas les sujets
01:25:48donc ils les sélectionnent
01:25:49et ça c'est aussi le cœur du problème
01:25:50c'est qu'il faut des effectifs
01:25:52pour gérer tous ces millions
01:25:53de petits problèmes
01:25:53dans les campagnes
01:25:54il n'y a pas que des affaires de pédophilie
01:25:55qui doivent être
01:25:56prioritaires
01:25:57mais il faut tout traiter
01:25:58tout ça
01:25:58donc c'est vrai qu'aujourd'hui
01:26:00notre administration
01:26:00vous savez c'est la RGPP de Sarkozy
01:26:02j'en reviens un peu sur le sujet
01:26:03mais on avait
01:26:04une réforme
01:26:05de la politique publique
01:26:08qui faisait qu'il y avait
01:26:09une baisse d'effectifs
01:26:09absolument incroyable
01:26:10dans les armées
01:26:11dans la gendarmerie etc
01:26:12donc aujourd'hui
01:26:12les effectifs manquent
01:26:15comme dans la justice
01:26:16on ne peut pas traiter les sujets
01:26:17donc il n'est pas vrai
01:26:18que nous avons trop de fonctionnaires
01:26:20mais nous n'avons pas
01:26:21le nombre de fonctionnaires
01:26:22aux endroits
01:26:22où on en a besoin
01:26:23beaucoup
01:26:24et on en a peut-être trop
01:26:25à des endroits
01:26:26où on n'en aura pas besoin autant
01:26:27dans ces Danveries par exemple
01:26:28bien sûr
01:26:29Pierre De Jong
01:26:29merci d'avoir été
01:26:30j'allais dire une fois de plus
01:26:31sur le plateau de Sud Radio
01:26:32pour venir témoigner
01:26:33de votre expérience des militaires
01:26:35et de votre expérience géostratégique
01:26:37comme vous étiez
01:26:38le conseiller de Président de la République
01:26:40Out of Africa
01:26:42chronique du divorce franco-africain
01:26:44aux éditions Marie
01:26:45c'est pas un roman
01:26:47mais c'est un feuilleton exceptionnel
01:26:48et ça nous dit
01:26:49à l'échelle africaine
01:26:51l'état de la France
01:26:52espérons que nos futurs dirigeants
01:26:54sauront prendre le taureau
01:26:55par les cornes
01:26:56et tenter d'inverser
01:26:57cette tendance
01:26:58qui nous appauvrit
01:26:59et qui nous affaiblit
01:27:00merci
01:27:00merci mon colonel
01:27:01à très bientôt
01:27:02et je vous dis
01:27:03rendez-vous à demain
01:27:04sur Sud Radio
01:27:04là c'est Brigitte Laï
01:27:06qui va prendre la suite
01:27:06pour un sujet peut-être
01:27:08plus attendrissant
01:27:08et nous nous retrouvons demain
01:27:1024 juin
01:27:11avec Willy Schran
01:27:12Willy Schran
01:27:13qui est président
01:27:13de la Fédération des Chasseurs
01:27:15et qui a beaucoup d'idées
01:27:16sur la façon
01:27:18dont il faudrait peut-être
01:27:18réformer et sauver la France
01:27:20à demain sur Sud Radio
01:27:20vous y restez pour l'instant
01:27:21merci
01:27:23midi 14h
01:27:24la France dans tous ses états
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