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00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mardi 16 juin 2026.
00:00:14Actualité très chargée pour une France dans tous ses états.
00:00:18A mes côtés, Maud Coffler, qui a patiemment participé à cette programmation
00:00:23qui fut pénible et ardue car il a fallu faire des choix.
00:00:26À la passion, ce n'est pas ma qualité première, Perico, vous le savez.
00:00:28On avait tellement de choses à dire, on a gardé l'excellence, bien entendu, de l'information du jour.
00:00:34Julien Delmas est là, je le vois attentif, rivé sur sa console, l'émission va être exceptionnelle.
00:00:40Et puis Isaac, c'est-à-dire Zacharias, qui attend vos appels.
00:00:43C'est un ange avec un écouteur et quand vous allez l'appeler, vous allez voir la douceur, la voix
00:00:48de ce garçon, le timbre,
00:00:50envie de poser des questions et ça ne vous manquera pas parce que les sujets qu'on va vous proposer
00:00:53aujourd'hui
00:00:54vont susciter en vous un besoin pressant de vous exprimer, de participer à ce débat
00:00:58parce que c'est la radio du parlons vrai et ceux qui écoutent Sud Radio aujourd'hui
00:01:04sont habitués à ce qu'on parle vrai et ils parlent le vrai.
00:01:07Et puis il y a Elvine qui est là, Elvine qui s'assure que la cohérence de cette émission
00:01:12sera restituée dans sa plus stricte fidélité sur le site de Sud Radio.
00:01:16Que vous pouvez consulter à toute heure, que vous ayez le moral dans les pompes
00:01:20ou que vous soyez dans une exaltation totale, c'est quelque chose qui vous fera du bien.
00:01:24De toutes les façons, je vous dis toujours, vous en sortirez moins bête, c'est ce qui m'arrive à
00:01:27moi
00:01:28quand vous sortez du site de Sud Radio que quand vous y rentrez.
00:01:31Voilà.
00:01:31Aujourd'hui, au menu, les G7, Maud, elle ne m'a pas mis le G7, elle a dit les G7
00:01:36parce qu'il y en a eu plusieurs,
00:01:37ont-ils encore une utilité ?
00:01:39Et la France y joue-t-elle encore un rôle respectable ?
00:01:43Nous en discutons à 12h15 avec un émérite politologue qui s'appelle Christophe Boutin.
00:01:49Ensuite, nous verrons si l'idée de rétablir la peine de mort,
00:01:52plébiscité par un récent sondage dont vous a parlé hier,
00:01:55est-elle aujourd'hui compatible avec les valeurs de la République ?
00:01:57Et peut-on trouver un moyen juridique de neutraliser définitivement les assassins d'enfants et les pédocriminels ?
00:02:04Nous aurons l'avis à 12h45 de l'avocat Pierre Gentillet.
00:02:08Et puis, la trahison est-elle un phénomène bien français ?
00:02:12Il y a des traîtres partout, mais peut-être que la France se spécialise par une qualité particulière de la
00:02:17trahison.
00:02:17Je recevrai de 13h à 14h François Cérésa, confrère, qui a été collègue journaliste, très connu,
00:02:25et qui est auteur de Nos amis les traîtres aux éditions du Cherche-Midi.
00:02:28Voilà, nous allons passer en revue.
00:02:30Alors, je ne suis pas d'accord avec lui sur la totalité de ses choix des traîtres.
00:02:33Ça sera, on va débattre, on se connaît bien, mais je ne vais pas avoir ma langue dans sa poche,
00:02:38parce qu'en revue 4, en traite, ça ne me va pas du tout.
00:02:39Donc, on va s'expliquer à l'antenne, et bien sûr, vous pourrez participer à ce débat en appelant au
00:02:440826-300-300.
00:02:46Zacharias nous remettra votre appel, et puis Maud, il n'y a pas que ça.
00:02:49Il s'est passé d'autres choses.
00:02:50Il n'y a pas que ça, on parlera notamment de la façon dont les Français s'informent.
00:02:53Alors, les réseaux sociaux, bien sûr, prennent de plus en plus de place, mais pas que.
00:02:56Si vous êtes en train d'écouter Sud Radio, c'est très bon signe, ne bougez pas.
00:02:59On vous parlera des autres qui n'écoutent jamais la radio, qui ne l'utilisent jamais les journaux.
00:03:03Et puis, le râteau que Emmanuel Macron s'est pris, et il proposait qu'on donnait un petit coup de
00:03:07main.
00:03:08Là, il a dit, j'ai besoin de rien.
00:03:09Au sujet du détroit d'Hormouge, contexte.
00:03:11Parce que là, on ne comprend pas bien.
00:03:13Et puis, on parlera de la fête de la musique, parce que c'est un parti politique qui souhaite fêter
00:03:19aussi la fête de la musique à sa façon.
00:03:21C'est la France Insoumise qui monopolisera la place de la République.
00:03:25Je crois que je vais aller faire un tour ailleurs.
00:03:26On préfère vous prévenir quand même.
00:03:27Tous aux abris, les enfants.
00:03:29Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:03:35Pourquoi le peuple corse a droit à son autonomie ?
00:03:37La Corse ne fut ni conquise, ni séduite, ni intégrée, mais achetée par la France à une république de jeunes
00:03:42ravie de se débarrasser de cette île insoumise et rebelle.
00:03:46Portant sur la somme de 200 000 livres tournois, le traité de cession fut signé à Versailles le 15 mai
00:03:511768 par le duc de Choiseul, ministre de Louis XV.
00:03:53Un corps expéditionnaire français débarqua à Bastia quelques temps plus tard et procède à la conquête militaire de Lille qui
00:04:00s'achève à la bataille de Borgo le 10 octobre 1768 par la défaite des troupes de Pascal Paoli, leader
00:04:07de la souveraineté et père de la nation corse.
00:04:09Lille fait depuis partie de la France et participe intimement à son histoire, faisant des corses des citoyens à part
00:04:14entière de la république, notamment durant les deux guerres mondiales.
00:04:18Jusqu'au jour où certains habitants de Lille ne se reconnaissent plus dans la France jacobine administrée depuis Paris et
00:04:24revendiquent un statut particulier pour certains, carrément l'indépendance pour d'autres.
00:04:28La confrontation est inévitable, jusqu'à l'épisode tragique d'Alleria le 22 août 1975, où des nationalistes conduits par
00:04:34Edmond Simeoni, retranchés dans une ferme illicole, tuent deux gendarmes au cours de la Soudanée par les forces de l
00:04:41'ordre.
00:04:41Voulant engager une avancée vers une reconnaissance des spécificités de la Corse, la gauche arrivée au pouvoir en 1981 avec
00:04:47François Mitterrand, décide d'un statut particulier pour la Corse, avec reconnaissance d'un peuple corse.
00:04:53C'est en 1990, projet porté par le ministre de l'Intérieur Pierre Jox, insoupçonnable de vouloir dépecer la république.
00:05:00Le statut est finalement accepté, mais la notion de peuple corse est revoquée, retoquée par le Conseil constitutionnel.
00:05:07Après maintes péripéties politiques et d'autres épisodes tragiques, dont l'assassinat Ajaccio du préfet Claudier Rignac, le 6 février
00:05:131998, a battu comme un chien dans la rue, alors qu'il se rendait à une soirée théâtrale.
00:05:19Et le point culminant, les électeurs de Lille envoient une majorité nationaliste à l'Assemblée territoriale, et Gilles Simeoni, fils
00:05:27d'Edmond, est élu président du Conseil exécutif de la Corse en 2017.
00:05:31Mandat renouvelé à l'issue du scrutin régional de 2021, où les nationalistes retiennent en force à l'Assemblée, reviennent
00:05:39en force à l'Assemblée territoriale.
00:05:41Au terme de 20 ans d'âpre pour parler, le gouvernement consent un statut d'autonomie de la Corse négocié
00:05:46dans le respect des codes fondamentaux de la République, dont le Parlement devra ces jours-ci décider de la validité.
00:05:51Si les autres îles de Méditerranée, la Sicile, la Sardaigne, les Baleares disposent d'un statut d'autonomie, si la
00:05:58Catalogne et le Pays Basque d'Espagne en disposent également,
00:06:01si la Grande-Bretagne accepte le principe de l'indépendance de l'Écosse via un référendum, et si, surtout, la
00:06:06quasi-intégralité de la classe politique française soutient, sans la moindre réserve, le droit du Québec à son indépendance,
00:06:12alors les Corse sont bien un peuple ayant le droit de disposer de lui-même, dans le cadre du suffrage
00:06:17universel, en conformité, cela va de soi, avec les valeurs de la République française.
00:06:22Chaque année, Péricault, depuis 1975, le groupe des 7 se réunit à Evian, en France, pour des conversations économiques, géopolitiques.
00:06:32Aujourd'hui, d'ailleurs, Zelensky et Trump se rencontrent à la table des négociations, mais à quoi servent vraiment les
00:06:38G7 ?
00:06:38On va poser la question au politologue Christophe Boutin dans un instant.
00:06:41Si vous avez des questions vous-même sur le G7, n'hésitez pas à nous appeler au 0826 300 300
00:06:46sur Sud Radio. A tout de suite.
00:06:58Les chefs d'État des pays du G7 se sont réunis depuis hier dans la cité thermale d'Evian-les
00:07:03-Bains, un énième sommet aux multiples enjeux diplomatiques,
00:07:06avec ce matin la présence de Donald Trump et de Volodymyr Zelensky à la table des discussions.
00:07:10Mais à quoi servent vraiment ces G7 ? Vraie question, que peu se posent ?
00:07:14Le politologue Christophe Boutin est avec nous pour nous éclairer sur le sujet. Bonjour Christophe Boutin.
00:07:20Bonjour.
00:07:20Bonjour Christophe Boutin. Merci d'être en direct avec nous aujourd'hui sur Sud Radio.
00:07:25Effectivement, le G7 fut créé en 1975, me semble-t-il, à l'initiative du président Valéry Giscard d'Estaing,
00:07:32de façon à ce que les grandes puissances économiques du monde puissent se concerter.
00:07:36Ça faisait suite, vous savez, à la première crise pétrolière de 1973.
00:07:39Aujourd'hui, en 2026, d'abord, est-ce que le G7 a-t-il encore un sens,
00:07:45vu, j'allais dire, le fractionnement des relations internationales ?
00:07:49Et surtout, est-ce que la France y joue encore le rôle, a-t-elle encore le poids qu'elle
00:07:54avait en 1975 ?
00:07:57Alors, vous avez raison, en 1975, le président Giscard d'Estaing et le fondateur,
00:08:02c'est lui qui, après le choc pétrolier, essayent de créer cette coordination
00:08:05entre, notamment, les États-Unis et l'Allemagne.
00:08:08Là, le G7, c'est quelque chose qui fonctionne de manière régulière.
00:08:13C'est vrai qu'il y a une concurrence avec le G20 qui est élargie
00:08:18et qui offre une dimension mondiale beaucoup plus intéressante.
00:08:21Maintenant, le G7 reste quand même, je dirais, l'élément central ou référentiel
00:08:25de ce qu'on pourrait appeler le bloc occidental,
00:08:28avec trois pays membres de l'Union Européenne, plus le Royaume-Uni.
00:08:33On peut les rappeler, Christophe Boutin, justement ?
00:08:36Oui, alors, la France, l'Italie et l'Allemagne,
00:08:40les trois pays membres de l'Union Européenne.
00:08:42La Grande-Bretagne.
00:08:43Le Royaume-Uni, ex-membre de l'Union Européenne.
00:08:45Bien sûr.
00:08:45Et puis, le Canada et les États-Unis.
00:08:48Voilà les membres, en sachant que siège aussi,
00:08:51ou du moins assiste, la Commission Européenne d'une part
00:08:54et le président du Conseil Européen d'autre part.
00:08:57Bien sûr.
00:08:58Les deux représentants des deux institutions les plus importantes de l'Union Européenne.
00:09:02Et le Japon et la Russie, ils n'ont jamais pu intégrer.
00:09:05Ils ont été candidats ?
00:09:06Autant pour moi.
00:09:07J'ai oublié le Japon.
00:09:08Le Japon, il est présent.
00:09:11La Russie, non.
00:09:13La Russie fait partie du G20, ou du moins a fait partie du G20.
00:09:16Mais on voit bien qu'actuellement, la préoccupation principale de ce G7 déviant,
00:09:21c'est la crise ukrainienne.
00:09:22Et on comprend que la Russie, dans ce cas-là, n'en fasse pas directement partie.
00:09:25Elle est partie prenante, on est d'accord.
00:09:28Aujourd'hui, le G7, c'est quand même bien que ses puissances continuent à se concerter,
00:09:33même si leur marge d'action est un petit peu perturbée par les positions que le président Trump a données
00:09:39aux relations internationales récemment.
00:09:42C'est le moins qu'on puisse dire.
00:09:44Effectivement, l'idée, c'est que la rencontre directe des chefs d'État, le dialogue direct entre les chefs d
00:09:50'État,
00:09:50vaut toujours mieux que la technocratie, vaut toujours mieux que la pesanteur administrative,
00:09:55pour parfois arriver à dénouer certaines crises.
00:09:59Maintenant, le sommet du G7 déviant, par exemple, a comme priorité réduire les déséquilibres mondiaux,
00:10:07lutter contre la criminalité organisée, établir de nouvelles règles de gouvernance mondiale.
00:10:12Et il est bien évident que c'est taillé un petit peu large, peut-être quand même, pour cette réunion
00:10:18qui rassemble actuellement, là, à Évian, des gens qui, pour une part d'entre eux,
00:10:23ne sont pas au mieux de leur forme politique, il faut bien le dire.
00:10:27Est-ce que, pour autant, il est important que ces puissances se réunissent,
00:10:31est-ce qu'elles ont, dans l'histoire déjà, là, on demande à quoi ça sert,
00:10:34est-ce qu'elles ont, à un moment donné, servi à quelque chose ?
00:10:37Est-ce que ce G7 a permis des avancées, des évolutions, éviter peut-être des conflits ou régler des problèmes
00:10:42?
00:10:43Éviter des conflits, je n'irais pas jusque-là.
00:10:44Par contre, réussir à diminuer les détentions, clarifier les situations entre des chefs de l'État qui étaient nouveaux pour
00:10:51certains.
00:10:51Vous savez, quand un nouveau chef de l'État arrive au pouvoir,
00:10:53il arrive avec une logique qui n'est pas forcément une logique de dialogue,
00:10:58pas forcément une logique constructive.
00:10:59Le fait de rencontrer ces homologues, d'établir un dialogue direct, est quelque chose d'important.
00:11:04Faut-il, pour cela faire, comme Emmanuel Macron,
00:11:07passer sur X l'arrivée de ces homologues étrangers en mettant une petite musique comique ?
00:11:14Je ne garantis pas que cela apporte beaucoup.
00:11:16Faut-il, comme l'a fait le chancelier allemand, accueillir Donald Trump avec un t-shirt floqué à son nom
00:11:24et au chiffre 47 ?
00:11:26Là aussi, je ne garantis pas que cela apporte beaucoup.
00:11:28Mais on peut me répondre en citant la célèbre image des premières réunions qui avaient eu lieu dans les Antilles,
00:11:35où on voyait Valéry Scardestin et Jural Ford discuter dans une piscine.
00:11:39Oui, je me souviens de l'image, et puis il y avait eu le sommet de Cancun également.
00:11:42Oui, il y a quelquefois des aspects folkloriques,
00:11:44et là, on sent bien que les exécutifs n'ayant plus tellement de leviers et de moyens d'action,
00:11:49qu'on pense par de la mise en scène concernant le président Macron,
00:11:53c'est carrément une communication à son avantage qu'il fait,
00:11:56alors que lui, étant dans une situation assez délicate sur le plan institutionnel en France,
00:12:01il veut se donner une image de chef d'État avec influence internationale.
00:12:06Oui, mais c'est un peu la même chose pour le Premier ministre britannique,
00:12:11qui n'est pas au milieu de sa forme politique, et très contesté en interne.
00:12:15Donald Trump vient de signer un accord, ou va signer, nous dit-on,
00:12:21parce qu'avec lui, on ne sait jamais si c'est fait ou fait, ou à faire,
00:12:24un accord avec la République d'Iran, qui est quand même partiellement au moins une défaite pour les USA.
00:12:30Aucun des objectifs initiaux ne sont réalisés.
00:12:33On pourrait citer aussi le chancelier allemand, qui, même chose, est très contesté dans son pays.
00:12:38Finalement, ce sont les femmes et les femmes conservatrices,
00:12:41la Première ministre japonaise et la présidente du Conseil italienne,
00:12:45qui, je dirais, s'en sortent le mieux dans ce dispositif.
00:12:48Oui, les humoristes disaient que ce sont les seuls hommes du G7,
00:12:51en parlant des deux personnalités que vous avez citées.
00:12:54D'ailleurs, Christophe Boutin, le G7 n'a pesé en rien dans les tractations entre l'Iran, Israël et les
00:13:02Etats-Unis.
00:13:02Le président Donald Trump a agi seul, en solitaire, total,
00:13:07sans jamais se consulter des gens qui sont censés être ses alliés, malgré tout, au G7.
00:13:12Allié au G7, allié dans l'OTAN,
00:13:14et le seul élément que l'on a eu, c'est les regrets, plusieurs fois manifestés par le président américain,
00:13:20que ses alliés ne lui emboîtent pas immédiatement le pas
00:13:24pour faire, je dirais, un peu tout et n'importe quoi dans la proximité du détente d'Hormuz.
00:13:29Alors, rappelez-nous, justement, pourquoi était-il parti précipitamment,
00:13:32comme Louis XIV quittant Volvicomte, alors que Fouquet a organisé pour lui une fête,
00:13:37Donald Trump s'en va subrepticement du G7 sans dire au revoir.
00:13:40Quelle était la raison de se camoufler aux Européens ?
00:13:44L'idée était, effectivement, qu'il y avait un désaccord profond sur...
00:13:48Il était très déçu par le manque d'engagement des Européens derrière lui.
00:13:53Il estimait que ça allait de soi, que, de toute façon,
00:13:56vu qu'il apportait des éléments importants et financiers et militaires,
00:14:00les autres devaient lui emboîter le pas.
00:14:02Et il a été très surpris de voir la manière dont certains Etats,
00:14:05ont même parfois, je dirais, contesté, y compris le survol aérien.
00:14:08On pense à la crise qu'il y a eu avec l'Espagne, par exemple.
00:14:11Mais aussi le peu d'apports en termes militaires, en soutien militaire,
00:14:16avec des flottes qui restaient à distance,
00:14:19et une politique qui restait très critique
00:14:22sur la manière dont Donald Trump faisait semblant de mener
00:14:27sa politique dans le détente d'Hormuz.
00:14:28Christophe Boutin, est-ce que vous considérez que, malgré tout,
00:14:32ce G7 n'a de, j'allais dire, de viabilité
00:14:35que si on continue à être au diapason de la première puissance mondiale ?
00:14:39Ce sont les Etats-Unis, représentés par son président.
00:14:43Est-ce qu'un G7 sans les Etats-Unis aurait du sens,
00:14:46de même que l'OTAN, si en les Etats-Unis,
00:14:47on pense que c'est une autre histoire ?
00:14:50Est-ce qu'un G7 pourrait se passer des Etats-Unis ?
00:14:52Et est-ce qu'au contraire, il faut garder une cohésion
00:14:55et suivre de près les intérêts des Américains ?
00:14:57Sinon, on se retrouve, j'allais dire,
00:14:59passez-moi l'expression, à poil.
00:15:02Mais on est déjà...
00:15:03La question est de savoir si on veut céder aux Américains
00:15:06absolument tout dans les rayons des G7.
00:15:08Ce qui se passe, c'est qu'il y a normalement
00:15:10une coordination entre les Etats européens,
00:15:12les trois membres de l'Union européenne,
00:15:14la France, l'Italie et l'Allemagne,
00:15:15qui se coordonnent pour essayer d'avoir une position commune
00:15:18dans certains dossiers,
00:15:19qu'on sait conflictuel avec les Etats-Unis.
00:15:21Je pense au climat,
00:15:23je pense au rapport avec la Chine,
00:15:25je pense même à la manière de concevoir
00:15:26le commerce international,
00:15:28mesures protectionnistes pour Trump,
00:15:31libre-échangisme, au contraire, pour l'Union européenne.
00:15:34Là, dans le sommet des viands,
00:15:36il y a un des éléments importants
00:15:37qui touche au numérique et à l'intelligence artificielle.
00:15:40On sait là aussi qu'il y a un désaccord
00:15:42entre les approches des Etats-Unis
00:15:45et les approches de l'Union européenne,
00:15:46beaucoup plus normatives,
00:15:48beaucoup plus restrictives,
00:15:49beaucoup plus contrôlées.
00:15:50dans un cas, le cas européen,
00:15:52que dans le cas états-unien.
00:15:54Donc, oui, il est bon qu'il y ait cet espace de dialogue,
00:15:57il est bon qu'il y ait cet espace de discussion,
00:15:59il est bon de le faire avec les Etats-Unis.
00:16:01Et je pense que les Etats-Unis ont intérêt aussi
00:16:03à maintenir le format G7.
00:16:05Faisons un peu de politique-fiction, Christophe Goutin.
00:16:08Si la Russie réintègre le cadre de l'arc européen,
00:16:13si les institutions russes renouent avec la démocratie
00:16:16un État de droit respectable,
00:16:17est-ce qu'on pourrait envisager l'entrée de la Russie ?
00:16:20Igor Batchev a essayé de l'obtenir.
00:16:23L'entrée de la Russie dans le G8,
00:16:25ce qui serait le G8,
00:16:27est-ce que ça permettrait de redistribuer un peu
00:16:29les rapports de force
00:16:30et peut-être de consolider le poids de l'Europe
00:16:32dans ce cadre des relations internationales ?
00:16:34Je dis bien si.
00:16:37Ça permettrait effectivement
00:16:38d'avoir l'Europe en puissance médiane,
00:16:41je veux dire l'Union européenne en puissance médiane,
00:16:43entre d'un côté les Etats-Unis
00:16:45et de l'autre côté la Russie.
00:16:47Maintenant, il y a les déséquilibres économiques,
00:16:49il y a la question de savoir
00:16:51si l'Ukraine va être plus ou moins intégrée
00:16:55et à quel niveau dans l'Union européenne
00:16:57et comment va se résoudre enfin ou pas
00:16:59le conflit ukrainien ?
00:17:01On a actuellement des chefs d'Etat européens
00:17:04pour qui le conflit ukrainien
00:17:06n'est pas dénué d'intérêt.
00:17:08Je veux dire...
00:17:08C'est clair.
00:17:10Voilà.
00:17:11C'est le cas de l'Allemagne.
00:17:13C'est le cas de Keith Starmer
00:17:14qui, comme son précédent prédécesseur,
00:17:18chauffe un boulet rouge contre la Russie.
00:17:22Et c'est le cas d'Emmanuel Macron,
00:17:23il faut bien le dire.
00:17:24Christophe Boutin,
00:17:25on peut dire aujourd'hui,
00:17:26j'allais dire sans mauvais esprit,
00:17:27que l'élargissement à 28,
00:17:29puis maintenant à 27 sur la Grande-Bretagne
00:17:31est quand même plus proche du fiasco
00:17:33et de la complexité et des difficultés
00:17:35que d'une solution formidable.
00:17:37Est-ce que rajouter l'Ukraine,
00:17:39repartir à 28 avec l'Ukraine,
00:17:40c'est par remettre un grain de sel,
00:17:42pour ne pas dire un gros caillou,
00:17:43dans la machine européenne ?
00:17:46Écoutez, je crois qu'effectivement,
00:17:48ça poserait d'énormes problèmes
00:17:49pour aligner l'économie ukrainienne
00:17:52au niveau des autres économies.
00:17:54Cela poserait des problèmes
00:17:55pour adapter notre système
00:17:58de libre-échange interne
00:18:00à l'Union européenne,
00:18:01à l'Ukraine.
00:18:02L'adaptation ne sera pas sans difficulté,
00:18:05sans coûts particulièrement importants
00:18:07et sans coûts qui seront ici
00:18:09les coûts payés par les contribuables actuels
00:18:12de l'Union européenne telle qu'elle existe.
00:18:13Merci Christophe Boutin
00:18:14pour vos avis pertinents
00:18:15et j'aurais bien entendu besoin
00:18:17d'avoir à nouveau vos avis
00:18:18parce que je suppose
00:18:18que cette conjoncture va évoluer.
00:18:20A très bientôt sur Sud Radio.
00:18:22Comment vous informez-vous ?
00:18:23Lisez-vous encore le journal ?
00:18:25Regardez-vous encore la télé ?
00:18:26Écoutez-vous Sud Radio ?
00:18:27Ou consultez-vous uniquement
00:18:29les réseaux sociaux ?
00:18:30Dites-le nous au 0826 300 300.
00:18:33Prenez la parole.
00:18:34On est ensemble jusqu'à 14h.
00:18:35A tout de suite.
00:18:38Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:18:41les perles du jour.
00:18:43On commence avec une bonne nouvelle
00:18:44pour une fois
00:18:44qui concerne le prix du carburant, Péricault.
00:18:47Il était temps
00:18:47parce que ça commençait à inquiéter
00:18:49les automobilistes de France
00:18:52et d'Europe et même du monde.
00:18:53Alors oui, on se souvient
00:18:54que le Brent, le baril de pétrole
00:18:56était à 87,3 dollars au mois de mars.
00:18:59Il était monté à 94,9
00:19:02même avec une petite pointe
00:19:04à plus de 100 dollars il y a quelques jours.
00:19:05Et là, il est redescendu ce matin
00:19:07à 83 dollars le baril de Brent.
00:19:11Alors, ça veut dire quoi ?
00:19:12Ça veut dire que nous sommes
00:19:13à une baisse de 31 centimes
00:19:15pour le gazole
00:19:16depuis le 10 avril,
00:19:17ce qui n'est pas rien.
00:19:19Donc le gazole,
00:19:19aujourd'hui, on le trouve en moyenne
00:19:20à 1,993,
00:19:22à 1,993.
00:19:25Le sans-plomb 95 à 1,94.
00:19:27Le sans-plomb 98 à 2,3,
00:19:30mais il y a quelques stations.
00:19:31Il est déjà à 1,99.
00:19:32Rappelons que Total
00:19:33a maintenu ses prix à 1,99.
00:19:34Ça n'avait pas eu le choix, je crois.
00:19:36Voilà.
00:19:37Ça fait une baisse de 8 à 11 centimes et demi.
00:19:40La baisse va évidemment
00:19:41continuer à s'accentuer.
00:19:44On avait atteint des sommets
00:19:45plutôt des sommets en bas
00:19:47avec 1,75 euros au mois de février.
00:19:50Et j'avais fait un plein,
00:19:51je me souviens, en gazole,
00:19:52à 1,64 euros
00:19:54à la fin janvier
00:19:56avec Total.
00:19:57Est-ce qu'on va revenir à ces bas-là ?
00:19:59Alors, il faut que les pétroliers passent...
00:20:01Je vous fais le dessin.
00:20:02Il faut qu'ils passent le tétroi dormus
00:20:05et puis il faut mettre ça dans la pompe
00:20:06parce que les pétroliers vont nous expliquer
00:20:08qu'il y a un délai.
00:20:08Il faut faire le bruit de la pompe aussi.
00:20:11Il y a un délai.
00:20:12Sauf qu'ils ont anticipé,
00:20:13c'est extraordinaire
00:20:14parce qu'ils ont anticipé
00:20:15comme quoi les pétroliers
00:20:16sont mieux informés
00:20:16que les journalistes
00:20:17quelquefois
00:20:17sur l'issue des conflits.
00:20:19Voilà, on devrait retrouver la norme
00:20:20et puis Total
00:20:22va évidemment faire toujours
00:20:23en sorte d'être toujours
00:20:24le moins cher.
00:20:25Je ne veux pas faire
00:20:26la publicité pour Total.
00:20:28Ils sont assez critiqués
00:20:29quand ils font un geste
00:20:30assez courageux.
00:20:31Bon, vous allez me dire
00:20:32que c'est parce qu'ils font
00:20:32beaucoup de bénéfices.
00:20:33Mais enfin, n'empêche
00:20:33qu'ils pourraient ne pas le faire
00:20:34et c'est bien qu'ils le fassent.
00:20:35Voilà.
00:20:37C'est une histoire de fou.
00:20:38Une infirmière née à Melun
00:20:39voit sa nationalité française
00:20:41être remise en doute.
00:20:43Hallucinant.
00:20:43Donc, elle est infirmière.
00:20:44Elle est née à Melun.
00:20:45Elle est française.
00:20:47Elle a activement...
00:20:48Elle s'est impliquée
00:20:49pendant le Covid
00:20:52en 2020.
00:20:53Et là,
00:20:54elle était sur la sécurité sociale
00:20:56de son papa.
00:20:57Elle veut créer un dossier,
00:20:58elle, une mutation
00:20:59à la caisse prévoyance
00:21:00et de retraite
00:21:01du personnel ferroviaire
00:21:03à la caisse primaire
00:21:04d'assurance maladie
00:21:05de la Seine-et-Marne,
00:21:06en 1977.
00:21:07Et là,
00:21:08on lui dit
00:21:09on a perdu votre dossier.
00:21:12En un deuxième temps,
00:21:13on lui dit
00:21:13oui, mais votre carte d'identité
00:21:15n'est pas valable.
00:21:16Donc, elle refait.
00:21:17Et on finit par lui dire
00:21:18alors tout ça
00:21:18avec des démarches
00:21:19sans parler
00:21:20des répondeurs automatiques.
00:21:22Elle tombe sur des gens
00:21:23qui ne sont pas disponibles.
00:21:25Elle attend pendant des heures.
00:21:26On ne lui répond jamais.
00:21:27Le courrier,
00:21:28c'est un mois,
00:21:29deux mois d'attente.
00:21:29Et on lui dit
00:21:30non, non,
00:21:30mais finalement,
00:21:31on n'a pas la preuve
00:21:32que vous êtes française.
00:21:33Vous n'êtes probablement
00:21:33pas française.
00:21:35Donc là,
00:21:35elle se bat.
00:21:35Pendant ce temps-là,
00:21:36elle paye tous ses frais,
00:21:37tous ses soins,
00:21:38le taxi,
00:21:39enfin,
00:21:39une des dépenses considérables
00:21:40qui devrait être assurée
00:21:42par la Caisse primaire
00:21:42d'assurance maladie.
00:21:43Et c'est parce que
00:21:44nos confrères du Parisien
00:21:46ont pris leur téléphone.
00:21:47Vous savez,
00:21:47quand un journaliste
00:21:48appelle l'administration,
00:21:49souvent j'ai vérifié,
00:21:50je ne sais pas pourquoi
00:21:50ça débloque.
00:21:51Ça débloque.
00:21:52On vous explique
00:21:53avec un ton très gentil.
00:21:53Oui, oui,
00:21:54c'est juste une erreur.
00:21:55Et là,
00:21:56on entrevoit une issue
00:21:57à ce scandale.
00:21:59On voit la machine
00:22:00qui se ferme
00:22:00et elle qui est française,
00:22:02qui est totalement en règle.
00:22:03Pendant plusieurs mois,
00:22:04elle n'a pas eu droit
00:22:05à ses droits sociaux.
00:22:08Un dysfonctionnement,
00:22:09une aberration administrative,
00:22:10de plus qu'il y en a eu
00:22:11de plus graves
00:22:11depuis quelques jours,
00:22:12on en entend parler.
00:22:13Enfin, là, quand même,
00:22:14il y aura quelqu'un
00:22:15mais vous n'êtes pas française,
00:22:16prouvez-le.
00:22:17C'est comme l'histoire
00:22:18du bébé hier
00:22:19qui est déclaré garçon
00:22:20alors que c'est une fille
00:22:21et impossible
00:22:21de revenir là-dessus.
00:22:22Je commence à me poser
00:22:23des questions sur vous,
00:22:24moi, de quelquefois.
00:22:25Ah bon, d'accord, très bien.
00:22:29Les Français vont-ils
00:22:30bientôt cesser
00:22:31de s'informer
00:22:31via les médias traditionnels ?
00:22:32Moi, ça me traumatise
00:22:34cette histoire.
00:22:35Alors que ceux
00:22:36qui lisent encore
00:22:37le journal papier
00:22:38lèvent la main,
00:22:38déjà pour commencer.
00:22:39Alors, il y en a un
00:22:40et heureusement,
00:22:41bravo Péricot,
00:22:41d'abord parce que
00:22:42c'est un outil
00:22:42d'information fiable
00:22:43construit par des professionnels
00:22:44de l'information
00:22:45mais aussi parce que
00:22:46c'est l'assurance
00:22:47d'apprendre des choses
00:22:47sans être influencés
00:22:49par les algorithmes
00:22:50qui vous disent
00:22:50quoi lire
00:22:51et quoi regarder
00:22:52même si aujourd'hui
00:22:53les esprits cétriques
00:22:54se ferment et s'orientent
00:22:55volontairement
00:22:56vers ce qu'ils veulent savoir
00:22:57si possible le résumer
00:22:58en une poignée de signes
00:22:59et avec des images.
00:23:00Et aujourd'hui est sorti
00:23:01le rapport annuel
00:23:02de l'Institut Reuters
00:23:03sur l'information numérique
00:23:04qui révèle que
00:23:05pour la première fois
00:23:06les réseaux sociaux
00:23:07et les plateformes vidéo
00:23:08sont davantage utilisés
00:23:09pour s'informer
00:23:10au niveau mondial
00:23:11que les médias traditionnels.
00:23:1354% des participants
00:23:14à cette étude
00:23:15disent avoir utilisé
00:23:18les réseaux sociaux
00:23:19et les plateformes vidéo
00:23:20pour s'informer.
00:23:2156%
00:23:22incluent même
00:23:23les agents conversationnels
00:23:24d'intelligence artificielle
00:23:25comme Tchad GPT.
00:23:27Alors, je n'ai rien vu
00:23:27concernant la radio
00:23:28mais si vous êtes là
00:23:29déjà c'est très bon signe
00:23:30et merci de votre fidélité.
00:23:32J'ai écouté ce matin
00:23:33le président du syndicat
00:23:34de la presse américaine
00:23:36qui commençait à s'inquiéter
00:23:37en disant
00:23:38si c'est pour mettre
00:23:38au service des médias
00:23:39de la presse
00:23:40et des journalistes
00:23:40un moyen d'information
00:23:41qui permet d'améliorer
00:23:43l'information
00:23:43c'est une chose
00:23:44il mettait en garde
00:23:45et sa meugue à femme
00:23:45n'en faites pas
00:23:46un outil commercial
00:23:47de conditionnement
00:23:48du consommateur
00:23:49et voilà
00:23:49et n'essayez pas
00:23:50de gagner de l'argent
00:23:51avec un moyen
00:23:52bien sûr
00:23:53et on revient
00:23:54à la phrase de Rabelais
00:23:55science
00:23:56science
00:23:56conscience
00:23:57n'est que ruine de l'âme
00:23:57il se peut que quelques âmes
00:23:59soient ruinées prochainement
00:24:00si on utilise
00:24:01l'intelligence artificielle
00:24:02à des fins
00:24:03uniquement lucratives.
00:24:06Côté diplomatie
00:24:07cette fois
00:24:07Donald Trump
00:24:08et Emmanuel Macron
00:24:09ne s'entendent pas vraiment
00:24:10en ce moment.
00:24:10Mais oui
00:24:11mais le râteau
00:24:12alors il y a
00:24:12il y a
00:24:13hello Donald
00:24:14nice to miss you
00:24:15voilà
00:24:16et puis Donald répond
00:24:17oh my dear Emmanuel
00:24:18you are my friend
00:24:18et puis
00:24:19à un moment donné
00:24:20Emmanuel Macron
00:24:21met en confiance
00:24:21par le président
00:24:22des Etats-Unis
00:24:22lui dit
00:24:23dis donc
00:24:23vous êtes en train
00:24:24de déminer
00:24:25le détroit d'Hormuz
00:24:25ça va prendre du temps
00:24:27nous avons aussi
00:24:28de la logistique
00:24:29il y a un porte-avions
00:24:29on sait faire
00:24:30c'est nos techniques
00:24:31est-ce qu'on peut
00:24:31vous donner un coup de main
00:24:32et Donald qui lui dit
00:24:33non non merci
00:24:34j'ai besoin de rien
00:24:35va jouer avec tes billes
00:24:36non mais hallucinant
00:24:37quoi
00:24:38Donald Trump
00:24:39ben oui
00:24:39mais le président Macron
00:24:40il était content
00:24:41ce sommet G7 à Evian
00:24:43c'est lui qui est la puissance
00:24:44qui reçoit
00:24:44il l'a accueilli
00:24:45il y a eu la photo
00:24:46avec Brigitte à côté
00:24:48les câlins
00:24:48les bisous et tout
00:24:49il dit ça y est
00:24:50on va renouer
00:24:50comme à la belle époque
00:24:52et puis l'autre
00:24:52qui l'envoie jouer
00:24:53qui l'envoie à sa niche
00:24:54c'est quand même
00:24:54très désagréable
00:24:55pour Emmanuel Macron
00:24:56il devrait se renseigner
00:24:57avant de poser la question
00:24:58vous savez il y a des diplomates
00:25:00qui peuvent se parler
00:25:00est-ce que si je demande
00:25:02au président des Etats-Unis
00:25:03est-ce que je peux mettre
00:25:04mes armes à son service
00:25:06pour désarmer
00:25:06est-ce qu'il sera d'accord
00:25:07non il n'a pas besoin
00:25:07auquel cas c'était vite
00:25:08de poser la question
00:25:09et de passer pour une cruche
00:25:12voilà
00:25:14alors qu'est-ce que j'ai d'autre
00:25:15à vous dire moi
00:25:17la fête de la musique
00:25:18approche
00:25:18c'est un parti politique
00:25:19qui a décidé
00:25:20d'y participer
00:25:21à la fête de la musique
00:25:22un parti politique
00:25:22oulala je vous vois venir
00:25:24déjà c'est à se demander
00:25:25sinon pas des parts
00:25:26dans le patrimoine parisien
00:25:27parce qu'on les voit partout
00:25:28et en particulier
00:25:28place de la république
00:25:29la France insoumise
00:25:31va se transformer
00:25:31en big band
00:25:32le temps d'un soir
00:25:33pour célébrer
00:25:34la fête de la musique
00:25:34sur cette place
00:25:35qui ne portera bientôt plus
00:25:37que leur nom
00:25:38en tout cas le 21 juin prochain
00:25:39ce sera la place
00:25:40de la nouvelle France
00:25:41alors ça me gêne un peu
00:25:42qu'un parti obtienne
00:25:43politique
00:25:43obtienne l'autorisation
00:25:44de la mairie
00:25:45pour s'approprier
00:25:46une fête populaire
00:25:46et organiser
00:25:47une espèce de meeting musical
00:25:48d'ailleurs j'ai le programme
00:25:50ce sera un concert
00:25:51anti-raciste
00:25:52il le présente comme ça
00:25:54ponctué de prises
00:25:54de paroles militantes
00:25:55le maire de Paris
00:25:57centre
00:25:57Ariel Veil évoque
00:25:58un danger pour l'ordre public
00:25:59ça semble pour le moment
00:26:00beaucoup moins dérangé
00:26:01le maire de Paris
00:26:02Emmanuel Grégoire
00:26:03enfin bref
00:26:03si vous voulez passer
00:26:04une bonne fête de la musique
00:26:05sans étiquette politique
00:26:06sans slogan anticapitaliste
00:26:07allez où vous voulez
00:26:09dimanche soir
00:26:09sauf place de la république
00:26:10sauf si vous aimez ça
00:26:12vote le rassemblement
00:26:13un pays de facette
00:26:14le revers de la médaille
00:26:16sur toute la longueur
00:26:17de la acète
00:26:18faut qu'on rembobine
00:26:18la cassette
00:26:19la menace vient droit
00:26:20d'exciter
00:26:21pourquoi vous vous ambiancez
00:26:22Perico
00:26:22qu'il vous arrive
00:26:22la Mélenchon Pride
00:26:25on va faire un char
00:26:27mais je ne sais pas
00:26:27comment il est dessus
00:26:28la Mélenchon Pride
00:26:28je recommande
00:26:29d'aller à la pêche
00:26:30ce jour-là
00:26:31c'est une idée
00:26:32pourquoi pas
00:26:33mais il y a surtout
00:26:34des bons groupes
00:26:35qui se produisent
00:26:36partout ailleurs à Paris
00:26:37notamment sur la butte
00:26:38Montmartre
00:26:38et là vous aurez
00:26:39de la vraie musique
00:26:41nous irons écouter
00:26:43chanter du Grégorien
00:26:43à l'abbaye de Solem
00:26:44d'accord
00:26:45chacun son truc
00:26:49et pour finir Elvin
00:26:50du côté de la Coupe du Monde
00:26:52l'équipe de France
00:26:52affrontera ce soir
00:26:53le Sénégal
00:26:54une compétition importante
00:26:55pour Kylian Mbappé
00:26:56afin de redorer son blason
00:26:57les bleus font partie
00:26:59des grands favoris
00:26:59il y a un joueur
00:27:00qui est attendu
00:27:00par tout le pays
00:27:01Kylian Mbappé
00:27:02il faut dire que
00:27:03cette Coupe du Monde
00:27:03apparaît comme une double
00:27:04grosse occasion pour Kiki
00:27:06de 1
00:27:06éviter de terminer
00:27:07la saison sans trophée
00:27:08et de 2
00:27:09se réconcilier
00:27:10auprès des Français
00:27:10alors que son image
00:27:11a été impactée
00:27:12par un événement majeur
00:27:14quitté Paris en 2024
00:27:15et derrière
00:27:16bingo le PG
00:27:16gagne deux fois
00:27:17la Ligue des Champions
00:27:18son arrogance
00:27:19a également été ciblée
00:27:20et pas seulement en France
00:27:28panne le natif de Bondi
00:27:29a été fortement critiqué
00:27:30sifflé
00:27:30et critiqué
00:27:32par la presse espagnole
00:27:33notamment pour sa désinvolture
00:27:34sur le terrain
00:27:35place désormais
00:27:36au Mondial
00:27:37avec l'objectif
00:27:38de de nouveau
00:27:38séduire le public français
00:27:40non faut s'inquiéter pas
00:27:41je crois pas
00:27:42d'être président
00:27:42de la République
00:27:42tout le monde me dit ça
00:27:45je sais que pas mal
00:27:45de gens me disent ça
00:27:47mais c'est pas dans
00:27:47mes projets
00:27:48d'être président
00:27:48de la République
00:27:49je suis déjà assez détesté
00:27:50comme ça
00:27:51alors Mbappé
00:27:52non pas président
00:27:53de la République
00:27:54il le sera jamais
00:27:54mais lors de cette
00:27:55Coupe du Monde
00:27:56le Kix aura
00:27:57le brassard de capitaine
00:27:59ça sera le leader
00:27:59mission claire
00:28:00ramener la coupe
00:28:01à la maison
00:28:02lui qui nous a fait rêver
00:28:03en 2018 et 2022
00:28:04Kylian
00:28:05la France est derrière toi
00:28:10ça c'est des beaux souvenirs
00:28:12vous avez vu comment Elvin
00:28:14il prononce bien
00:28:15il dit bien
00:28:16Mbappé
00:28:17et non pas Mbappé
00:28:18dans la langue
00:28:19on dit Mbappé
00:28:20le ministre des affaires étrangères
00:28:21du Congo
00:28:22quand j'étais gamin
00:28:22monsieur Mbappé
00:28:24c'était un casse-tête
00:28:24MBA
00:28:25c'était pas monsieur Mbappé
00:28:27et je me suis entraîné
00:28:28à dire Mbappé
00:28:30Kylian Mbappé
00:28:31merci Elvin
00:28:31de dire Kylian Mbappé
00:28:32en tout cas l'info
00:28:33c'est que la France joue
00:28:33ce soir contre le Sénégal
00:28:34vous avez un prono ?
00:28:352-1 pour la France
00:28:372-1 pour la France
00:28:37allez on espère
00:28:38c'est le Portugal
00:28:39qui va gagner
00:28:41selon Péricault
00:28:42le Cap Vert
00:28:43j'ai gagné
00:28:44hier vous m'avez dit
00:28:45qu'il a gagné
00:28:45j'ai dit le Cap Vert
00:28:46il va gagner
00:28:48sujet hautement
00:28:48plus important
00:28:49les garçons
00:28:50on arrête de se chamailler
00:28:51le meurtre de Liana
00:28:52va peut-être relancer
00:28:53le débat
00:28:54sur la peine de mort
00:28:55en tout cas
00:28:56les politiques
00:28:57se réveillent
00:28:58et débattent
00:28:59en ce moment
00:28:59notamment Nicolas Dupont-Aignan
00:29:01qui a proposé
00:29:01de lancer un référendum
00:29:03sur le sujet
00:29:04on en parlera dans un instant
00:29:05avec un avocat
00:29:05Pierre Gentillet
00:29:07si vous avez des questions
00:29:090826 300 300
00:29:10300 pardon
00:29:11à tout de suite
00:29:12sur Sud Radio
00:29:21le meurtre de Liana
00:29:22va-t-il relancer
00:29:23le débat
00:29:23sur la peine de mort
00:29:24hier un sondage
00:29:25révélait que 68%
00:29:26des français
00:29:27étaient favorables
00:29:28au rétablissement
00:29:29de la peine de mort
00:29:29pour les crimes
00:29:30qui touchent les enfants
00:29:31Nicolas Dupont-Aignan
00:29:32souhaite un référendum
00:29:33l'ERN est prêt à suivre
00:29:35mais concrètement
00:29:36la peine de mort
00:29:36peut-elle vraiment
00:29:37être rétablie
00:29:38et quels en seraient
00:29:39les garde-fous
00:29:40on en parle avec
00:29:40l'avocat Pierre Gentillet
00:29:42bonjour maître
00:29:43bonjour
00:29:44bonjour Pierre Gentillet
00:29:45merci d'être en direct
00:29:46avec nous sur Sud Radio
00:29:47oui sujet épineux
00:29:49vous êtes un spécialiste
00:29:50de la question
00:29:51on va procéder par ordre
00:29:53pour ceux qui nous écoutent
00:29:54étape 1
00:29:56volonté des français
00:29:57hypothétiques
00:29:58de rétablir
00:29:59la peine de mort
00:30:01éventuellement
00:30:02d'une majorité
00:30:03de la classe politique
00:30:04et de la représentation nationale
00:30:05quelle serait aujourd'hui
00:30:06juridiquement parlant
00:30:08la marge de manœuvre
00:30:09pour ces tenants
00:30:10d'un rétablissement
00:30:11de la peine de mort
00:30:12adapté
00:30:12ensuite on discutera
00:30:13quel type de peine de mort
00:30:15quel type de sanction
00:30:16est-ce que sur le plan
00:30:18institutionnel
00:30:18c'est quelque chose
00:30:19qui est envisageable
00:30:20ou c'est du fait
00:30:22de l'inscription
00:30:23de l'interdiction
00:30:24de la peine de mort
00:30:25de la constitution
00:30:25tout à fait
00:30:26inenvisageable
00:30:28alors non
00:30:29en droit
00:30:29rien n'est inenvisageable
00:30:31c'est simplement
00:30:31qu'il y a des échelles
00:30:32de difficultés
00:30:33et en l'occurrence
00:30:34la peine de mort
00:30:37pour être rétablie
00:30:39doit faire l'objet
00:30:39d'une modification
00:30:40de la constitution
00:30:41parce que je vous rappelle
00:30:42que l'interdiction
00:30:43de la peine de mort
00:30:44est inscrit
00:30:45dans la constitution
00:30:46aussi une simple loi
00:30:48qui serait votée
00:30:49même à l'unanimité
00:30:50du parlement
00:30:50ne suffirait pas
00:30:52il faut
00:30:53soit un référendum
00:30:55ça c'est la voie
00:30:56de l'article 11
00:30:57de la constitution
00:30:58à l'initiative de qui ?
00:30:59à l'initiative du président
00:31:01de la république
00:31:02à l'initiative du président
00:31:03de la république
00:31:03donc il faudrait que lui
00:31:04soit d'accord
00:31:04l'article 11
00:31:04c'est uniquement le président
00:31:05voilà
00:31:06donc s'il y avait une majorité
00:31:07à l'Assemblée nationale
00:31:08en cohabitation
00:31:08ça ne suffirait pas
00:31:09il faut que les présidents
00:31:10de la police soient d'accord
00:31:12alors ça c'est pour la première voie
00:31:14c'est la voie de l'article 11
00:31:15c'est la voie du référendum présidentiel
00:31:16il existe
00:31:17puisque l'enjeu
00:31:18c'est de modifier la constitution
00:31:19une autre voie
00:31:21qui est la voie
00:31:22de l'article 89
00:31:23de la constitution
00:31:24concrètement
00:31:25cela supposerait
00:31:26de réunir le congrès
00:31:27à Versailles
00:31:27et le congrès
00:31:29se prononce
00:31:30à une majorité
00:31:31plus importante
00:31:32que la majorité
00:31:33simple
00:31:33c'est la majorité
00:31:34des 3 5e
00:31:36c'est la majorité
00:31:37des 3 5e
00:31:38et c'est une procédure
00:31:40vous vous en doutez
00:31:41qui est assez exigeante
00:31:43donc oui
00:31:43il est bien sûr possible
00:31:45de modifier l'état
00:31:47de notre droit
00:31:48et en l'occurrence
00:31:49ici de modifier la constitution
00:31:51mais modifier la constitution
00:31:52c'est pas tous les 3 4 matins
00:31:53je crois que la dernière fois
00:31:54qu'on a fait une révision
00:31:56constitutionnelle
00:31:56c'était en 2008
00:31:57donc autant vous dire
00:31:58que ça ne va peut-être pas
00:32:00arriver tout de suite
00:32:01tout de suite
00:32:02en tout cas
00:32:02ce n'est pas évident
00:32:03en tout cas
00:32:04sous Emmanuel Macron
00:32:05ça me paraît
00:32:06complètement exclu
00:32:07pour des raisons politiques
00:32:08et pour des raisons juridiques
00:32:09évidentes
00:32:10non mais là
00:32:10ça ne serait pas là
00:32:11on est un an à la présidentielle
00:32:12c'est pas maintenant
00:32:12que ça va se faire
00:32:13c'est s'il y avait
00:32:13une nouvelle majorité
00:32:15politique en France
00:32:16très nettement affirmée
00:32:19qui envisagerait
00:32:19de reprendre le dossier
00:32:21de la peine de mort
00:32:22vous nous dites bien
00:32:23c'est soit l'article 11
00:32:24par le président de la république
00:32:25qui lui est
00:32:26bien sûr
00:32:27qui donc
00:32:27qui s'impurait peut-être
00:32:28sur une majorité
00:32:29ou alors
00:32:29la voie parlementaire
00:32:30réunion de l'Assemblée Nationale
00:32:32et du Sénat
00:32:33en congrès à Versailles
00:32:34à Versailles
00:32:35à trois cinquièmes
00:32:36des élus parlementaires
00:32:37une loi organique
00:32:39modifier la constitution
00:32:40est-ce que malgré tout
00:32:41le conseil constitutionnel
00:32:43en place
00:32:44pourrait
00:32:44et au niveau
00:32:46de l'article 11
00:32:46et au niveau
00:32:47du congrès de Versailles
00:32:48alors
00:32:49c'est quelque chose
00:32:50d'ambiguïe
00:32:50retoquer
00:32:51retoquer cette loi
00:32:52dans la mesure
00:32:53où la constitution
00:32:54est-ce que le conseil constitutionnel
00:32:56pourrait dire
00:32:56dans un état
00:32:56mais non c'est interdit
00:32:57je ne peux pas l'autoriser
00:32:59est-ce qu'on peut modifier
00:33:00la règle du jeu
00:33:01c'est une très bonne question
00:33:03il faut faire effectivement
00:33:04le distinguo
00:33:05donc je rappelle
00:33:06pour nos éditeurs
00:33:06effectivement la première fois
00:33:07c'est le référendum présidentiel
00:33:09et la deuxième fois
00:33:09c'est le passage par congrès
00:33:11l'article 89
00:33:11pour faire simple
00:33:12s'agissant du passage
00:33:13par congrès
00:33:15le conseil constitutionnel
00:33:17n'a pas son mot à dire
00:33:19il n'est pas consulté
00:33:20dans cette forme
00:33:21non absolument
00:33:21il n'est pas consulté
00:33:22même s'il est saisi
00:33:23par une maille
00:33:23il peut être consulté
00:33:24il peut être consulté
00:33:25mais son
00:33:27son avis
00:33:28son avis
00:33:29n'en restera en l'occurrence
00:33:30c'est une certitude ici
00:33:33pour le coup
00:33:34c'est le congrès
00:33:34qui est souverain
00:33:37en la matière
00:33:38ensuite
00:33:38là où il y a
00:33:39un peu plus d'ambiguïté
00:33:40effectivement
00:33:41c'est si on décide
00:33:43de recourir
00:33:43au référendum présidentiel
00:33:45c'est à dire
00:33:45à l'article 11
00:33:47il existe
00:33:48une jurisprudence
00:33:48ambiguë
00:33:49du conseil constitutionnel
00:33:50au début des années 2000
00:33:51qu'on appelle
00:33:52la jurisprudence
00:33:52Hushmaï
00:33:53pour les étudiants en droit
00:33:54qui s'en souviendraient
00:33:55et qui peut laisser
00:33:56douter
00:33:57effectivement
00:33:58sur la compétence
00:33:59du conseil constitutionnel
00:34:00à intervenir ici
00:34:02et par exemple
00:34:03à considérer
00:34:03que
00:34:04tout bêtement
00:34:06le peuple
00:34:06ne peut pas être
00:34:07consulté par référendum
00:34:08sur ce sujet
00:34:10puisque les
00:34:11les domaines
00:34:12du référendum
00:34:13présidentiel
00:34:14de l'article 11
00:34:15donc
00:34:15sont énumérés
00:34:16de manière
00:34:17limitative
00:34:17ce sont des
00:34:19référendums
00:34:19qui ont attrait
00:34:20à tout projet de loi
00:34:21portant sur des réformes
00:34:22de nature
00:34:23économique
00:34:24sociale
00:34:24environnementale
00:34:25ou tendant la ratification
00:34:26des traités
00:34:26etc
00:34:28donc
00:34:29effectivement
00:34:29il y a une
00:34:30je vais dire
00:34:31il y a une ambiguïté
00:34:32il y a une possibilité
00:34:33que le conseil constitutionnel
00:34:35dans le cadre précis
00:34:37de l'article 11
00:34:38vienne à émettre
00:34:39un avis contraire
00:34:41là où
00:34:43là où c'est plus flou
00:34:44c'est quelle est la portée
00:34:46de l'avis
00:34:47du conseil constitutionnel
00:34:48et là on entre
00:34:49dans un débat très technique
00:34:50mais maintenant
00:34:51sur la question
00:34:52plus philosophique
00:34:53si j'ose dire
00:34:53c'est certain que
00:34:54c'est d'un côté
00:34:55la volonté populaire
00:34:57initiée par le président
00:34:58de la république
00:34:59avec ce référendum
00:35:00et de l'autre côté
00:35:01la vision du droit
00:35:03constitutionnel
00:35:04la vision
00:35:04de la constitution
00:35:06que les neuf
00:35:07puisqu'ils sont neufs
00:35:08membres du conseil
00:35:09constitutionnel
00:35:10ont
00:35:10et c'est cette tension
00:35:11évidemment
00:35:11en un seul mot
00:35:12qui est tout à fait
00:35:14fondamentale
00:35:15nous sommes bien d'accord
00:35:15Pierre Gentillet
00:35:16que sur l'article 11
00:35:17le conseil constitutionnel
00:35:19est habilité
00:35:20à se prononcer
00:35:20sur la validité
00:35:21non pas du fond
00:35:22mais du référendum
00:35:23lui-même
00:35:24est-ce qu'il pourrait
00:35:25considérer
00:35:25que l'abolition
00:35:27n'a peine de main
00:35:27là il n'y a pas de problème
00:35:29non je vous coupe
00:35:29c'est plus technique
00:35:30non excusez-moi
00:35:31encore une fois
00:35:32c'est un sujet technique
00:35:32mais il faut être
00:35:33très précis là-dessus
00:35:34pour être très précis
00:35:36le conseil constitutionnel
00:35:37dans le cadre
00:35:37d'un référendum
00:35:38de l'article 11
00:35:39ne se prononce pas
00:35:40sur le référendum
00:35:41en lui-même
00:35:42il se prononce
00:35:43sur la validité
00:35:44du décret
00:35:45de convocation
00:35:45aux électeurs
00:35:46d'accord
00:35:46d'accord
00:35:47et c'est ce décret là
00:35:48qu'il peut annuler
00:35:49en revanche
00:35:50là il n'y a absolument
00:35:51aucune ambiguïté
00:35:52sur ce point
00:35:53et ça c'est une jurisprudence
00:35:55ancienne du conseil
00:35:55constitutionnel
00:35:56qui date de 1962
00:35:57dès l'instant
00:35:58que le souverain
00:35:59c'est-à-dire le peuple
00:35:59s'est exprimé
00:36:00par voie de référendum
00:36:01le conseil constitutionnel
00:36:03n'a aucune compétence
00:36:04pour annuler
00:36:04un référendum
00:36:05la souveraineté populaire
00:36:06est sauve
00:36:07c'est quand même
00:36:07qu'il y a le dernier mot
00:36:09même si neuf personnalités
00:36:10non élues
00:36:11quelques fois
00:36:12depuis on l'a vu
00:36:12il y a quelques temps
00:36:14aiment bien
00:36:14contrarier la volonté populaire
00:36:16c'est un autre sujet
00:36:17on en parlait une fois
00:36:17alors maintenant
00:36:19maître Pierre Gentillet
00:36:20on va rentrer
00:36:20dans le vif du sujet
00:36:22la peine de mort
00:36:23ça veut dire quoi
00:36:24aujourd'hui
00:36:25sur l'affaire Liana
00:36:26est-ce qu'on peut
00:36:27une fois pour toutes
00:36:28neutraliser définitivement
00:36:29des pédocriminels
00:36:30des gens qui tuent
00:36:31des enfants
00:36:31voilà
00:36:32qui pourraient être
00:36:33des récidivistes
00:36:34est-ce qu'on peut
00:36:34mettre de côté
00:36:35sans tuer la personne
00:36:37j'utilise des mots
00:36:38un peu crus
00:36:38est-ce qu'on peut
00:36:39neutraliser aujourd'hui
00:36:40juridiquement
00:36:41une personne
00:36:42dont on considère
00:36:42qu'elle doit être
00:36:43définitivement isolée
00:36:44de la société
00:36:46écoutez
00:36:46je pense que
00:36:47là encore une fois
00:36:48il faudrait qu'on ait
00:36:48un débat plus général
00:36:49parce que
00:36:50le but de la prison
00:36:52c'est de rééduquer
00:36:53c'est aussi de punir
00:36:54mais dans le cadre
00:36:56de crimes d'enfants
00:36:57je ne vois pas très bien
00:36:58quelle rééducation
00:36:59on peut obtenir ici
00:37:00puisqu'il s'agit
00:37:02d'une peine
00:37:02à perpétuité
00:37:03simplement
00:37:04le problème en France
00:37:05c'est que
00:37:06les peines à perpétuité
00:37:07ne sont quasiment
00:37:08jamais
00:37:10des vraies
00:37:10peines à perpétuité
00:37:12ce sont des gens
00:37:13qui vont faire
00:37:1420 ans
00:37:1430 ans
00:37:15c'est considérable
00:37:16mais c'est autre chose
00:37:18à côté de la gravité
00:37:19de l'acte
00:37:19je vous interromps
00:37:20deux secondes
00:37:20Pierre Gentil
00:37:21vous voulez dire
00:37:21que fournirait
00:37:22à un moment donné
00:37:22s'il n'était pas mort
00:37:23en prison
00:37:24il serait sorti
00:37:26ça je ne veux pas
00:37:26me prononcer
00:37:27sur un cas particulier
00:37:28mais ce qui est sûr
00:37:28c'est qu'il y a
00:37:30de plus en plus
00:37:31aussi pour des raisons
00:37:32que vous vous en doutez
00:37:32de surpopulation carcérale
00:37:34bien que je précise
00:37:35en même temps mon propos
00:37:36s'agissant des crimes
00:37:37on libère moins facilement
00:37:39bien évidemment
00:37:40mais il y a un sujet
00:37:41de surpopulation carcérale
00:37:42qui ne peut que favoriser
00:37:43et bien l'arrivée
00:37:45de peines alternatives
00:37:46ou l'aménagement
00:37:48ou l'allègement
00:37:49effectivement
00:37:49de certaines peines
00:37:50ce que je crois
00:37:51c'est que s'agissant
00:37:52des pédophiles
00:37:53s'agissant des criminels
00:37:55des pédocriminels
00:37:56des pédocriminels
00:37:58tout à fait
00:37:59je pense qu'il y a
00:38:00deux mesures
00:38:00assez simples
00:38:01c'est la perpétuité réelle
00:38:03et incompressible
00:38:04et la deuxième
00:38:07absolument
00:38:07la perpétuité
00:38:08incompressible
00:38:09intransigeante
00:38:09et de l'autre côté
00:38:11probablement aussi
00:38:12une autre mesure
00:38:13que nous pourrions
00:38:14expérimenter en France
00:38:15c'est la question
00:38:16de la castration chimique
00:38:17bien sûr
00:38:17est-ce que
00:38:18en cas de récidive
00:38:19on peut poser
00:38:20cette question
00:38:22de la castration chimique
00:38:23alors bien sûr
00:38:24ça pose des questions juridiques
00:38:25mais la question politique
00:38:26me semble-t-il
00:38:27peut-être posée
00:38:29maître
00:38:29la castration chimique
00:38:30elle aura peut-être
00:38:31un effet
00:38:31sur la pulsion sexuelle
00:38:32elle n'empêche pas
00:38:33un assassin d'enfant
00:38:35de sortir de prison
00:38:36castré chimiquement
00:38:36et d'étrangler une petite
00:38:38ou un petit
00:38:38parce qu'il en a eu
00:38:39la pulsion
00:38:39c'est un autre problème
00:38:40mais effectivement
00:38:41c'est une solution
00:38:42est-ce que
00:38:42aujourd'hui en France
00:38:43maître Pierre Gentillet
00:38:45un tribunal
00:38:46peut décider
00:38:47est-ce que
00:38:48l'appareil législatif
00:38:49prévoit
00:38:49qu'une instance
00:38:51juridique
00:38:53décide
00:38:53de la perpétuité
00:38:54absolue
00:38:55ou ce n'est pas
00:38:56conforme au droit
00:38:58alors c'est toujours
00:38:59compliqué
00:38:59je vais préciser
00:39:01qu'est-ce que
00:39:01l'arsenal prévoit
00:39:02qu'est-ce que
00:39:02l'arsenal permet
00:39:04l'arsenal prévoit
00:39:05une peine
00:39:05à perpétuité
00:39:06ça oui
00:39:06quelqu'un peut
00:39:07tout à fait
00:39:08la perpétuité
00:39:11c'est là
00:39:11c'est là
00:39:12où c'est plus compliqué
00:39:13c'est-à-dire que
00:39:14ce qu'on peut prévoir
00:39:16tout ça je vous le dis
00:39:17bien sûr
00:39:17de mémoire
00:39:17parce que là
00:39:18c'est du droit pénal
00:39:18un peu plus poussé
00:39:20c'est une peine
00:39:21de sûreté
00:39:22d'un minimum
00:39:23de 20 ans
00:39:24ou de 30 ans
00:39:24si ma mémoire
00:39:25est tout à fait exacte
00:39:27effectivement
00:39:27bien sûr
00:39:28qu'il y a
00:39:29des criminels
00:39:30qui purgent
00:39:31leur peine
00:39:31à perpétuité
00:39:33mais nous n'avons
00:39:34aucune garantie
00:39:35aujourd'hui
00:39:35que toutes les personnes
00:39:36qui sont aujourd'hui
00:39:37en prison
00:39:38sur des peines
00:39:39à perpétuité
00:39:40vont rester
00:39:41jusqu'à la fin
00:39:43de leur jour
00:39:43en prison
00:39:44et ça effectivement
00:39:45ça pourrait être
00:39:47l'objet
00:39:47d'une loi
00:39:49sur une perpétuité
00:39:50incompressible
00:39:52définitive
00:39:53sans aménagement
00:39:54possible
00:39:54parce qu'encore une fois
00:39:56bien souvent aussi
00:39:58on oublie autre chose
00:39:59c'est que
00:40:00la peine de prison
00:40:01ça paraît étrange
00:40:02mais parfois
00:40:03alors ça je parle
00:40:04pour ce que je connais
00:40:05s'agissant des délits
00:40:07exercée hors de la prison
00:40:08c'est ce qu'on appelle
00:40:09le bracelet
00:40:10les peines alternatives
00:40:12c'est à dire ici
00:40:12le fait d'être condamné
00:40:14à porter un bracelet
00:40:14avec une obligation
00:40:16effectivement d'astreinte
00:40:17mais ce n'est pas le même
00:40:18vous doutez bien
00:40:19que ça n'a rien à voir
00:40:20avec la prison
00:40:21vous êtes dans une cellule
00:40:22de 10 mètres carrés
00:40:23à 3
00:40:23voilà
00:40:24écoutez
00:40:25maître Pierre Gentil
00:40:26je pense que le débat
00:40:27est ouvert par ce sondage
00:40:29et que de toute manière
00:40:29le législateur
00:40:30et la classe politique
00:40:31devront répondre
00:40:33à l'opinion publique française
00:40:34est-ce qu'on a
00:40:35les moyens
00:40:35de neutraliser définitivement
00:40:37les pédocriminels
00:40:37et les assassins d'enfants
00:40:39à l'arsenal juridique
00:40:40de se doter des moyens
00:40:41pour aboutir
00:40:42à cette solution
00:40:43merci
00:40:44mais Pierre Gentil
00:40:44vous savez
00:40:45si je peux
00:40:45très rapidement
00:40:48en un mot
00:40:49ce qui est intéressant
00:40:50c'est qu'on parle
00:40:50de ce sujet aujourd'hui
00:40:51parce qu'il y a eu
00:40:52des meurtres
00:40:52et des viols d'enfants
00:40:54et en l'occurrence
00:40:55sur les 10 derniers
00:40:56condamnés à mort
00:40:577
00:40:58l'ont été
00:40:59dans les années 70
00:41:00jusqu'à 82
00:41:0181
00:41:02pour des crimes d'enfants
00:41:04vous voyez
00:41:04c'est intéressant
00:41:05parce que ça revient
00:41:06pour cette question là
00:41:07sujet d'actualité
00:41:08qui sera inévitablement
00:41:09traité
00:41:09en tout cas
00:41:10l'opinion publique
00:41:11elle a donné un avis
00:41:12assez précis
00:41:12merci maître
00:41:13et je vous dis à très bientôt
00:41:14merci à vous
00:41:15bonjour
00:41:15vous restez avec nous
00:41:16sur Sud Radio
00:41:18je vais recevoir
00:41:18François Séréza
00:41:19on va parler
00:41:20traître
00:41:20nos amis les traîtres
00:41:21un livre qu'il a écrit
00:41:22au Cherche Midi
00:41:25on va toujours d'accord
00:41:26sur la traîtrise
00:41:28allez vous asseoir
00:41:29François Séréza
00:41:29je viendrai vous
00:41:31serrer la main
00:41:32Théophile Gauthier
00:41:33non non
00:41:33ça va être un débat passionnant
00:41:34alors il a une liste de traîtres
00:41:35dans nos amis les traîtres
00:41:37il y en a qui le sont vraiment
00:41:38d'autres
00:41:38je ne suis pas d'accord
00:41:39pas toujours d'accord
00:41:40et puis il y en a
00:41:40il y a des traîtres
00:41:41alors il y a un chapitre
00:41:42à la fin sur l'actualité
00:41:43les traîtres d'aujourd'hui
00:41:44là ça va être aussi épique
00:41:45surtout vous restez avec nous
00:41:470826 300 300
00:41:48vous nous appelez
00:41:49François Séréza
00:41:50répondra à toutes vos questions
00:41:51et je pense que des traîtres
00:41:52vous en connaissez quelques-uns
00:41:53et vous en avez peut-être
00:41:54certains à nous suggérer
00:41:55que François Séréza
00:41:56aurait oublié dans son livre
00:41:57à tout de suite
00:41:57sur Sud Radio
00:42:05bien sûr Sud Radio
00:42:06en ce mardi 16 juin 2026
00:42:08il est 13h05
00:42:10et j'ai à la fois
00:42:11le plaisir
00:42:12et l'honneur
00:42:14ou la satisfaction
00:42:14de recevoir
00:42:15François Séréza
00:42:16que j'ai connu
00:42:17quand j'étais au matin de Paris
00:42:18François était à l'Obs
00:42:19on se voyait
00:42:20à l'atelier de fabrication
00:42:21les ouvriers du livre
00:42:22c'était tout un univers
00:42:23et François Séréza
00:42:24ensuite a fait son chemin
00:42:26il est aujourd'hui
00:42:26directeur de service littéraire
00:42:30le mensuel de l'actualité romanesque
00:42:31voilà
00:42:32avec cette semaine
00:42:33ce mois
00:42:34c'est un hebdomadaire
00:42:35c'est un mensuel
00:42:36ce mois-ci
00:42:36Théophile Gautier
00:42:37un bretteur en scène
00:42:39personnage truculent
00:42:41Théophile Gautier
00:42:41voilà
00:42:42je vous invite à lire
00:42:43donc cette publication
00:42:44le numéro 203
00:42:46qui vous coûtera 3 euros
00:42:48voilà
00:42:48pour la promotion méritée
00:42:50merci
00:42:50mais ce n'est pas pour ça
00:42:51que je reçois François Séréza
00:42:52aujourd'hui
00:42:53c'est pour son ouvrage
00:42:54sur les traîtres
00:42:56la trahison
00:42:57est-il un phénomène
00:42:58très français
00:42:59ou bien français
00:43:00il y a eu des traîtres
00:43:00partout dans le monde
00:43:01mais on dirait quand même
00:43:02qu'en France
00:43:03c'est comme un phénomène
00:43:04de terroir
00:43:05on a la rillette du Mans
00:43:07on a le
00:43:08terroir secret
00:43:09on a les traîtres
00:43:10alors l'ouvrage s'appelle
00:43:11Nos amis les traîtres
00:43:13il dit bien nos amis
00:43:13parce qu'il y en a
00:43:14qui sont très sympathiques
00:43:15on sent d'ailleurs
00:43:16que dans cet inventaire
00:43:18sur lequel on n'est pas d'accord
00:43:20on va un peu se disputer
00:43:21parce que je considère
00:43:22qu'il y en a
00:43:22qui ne sont pas tout à fait
00:43:23ou que traîtres
00:43:25il y en a combien
00:43:26je ne sais pas compter
00:43:27il y en a une cinquantaine
00:43:27c'est ça à peu près
00:43:28il y en a 52
00:43:2952
00:43:30vous en avez un par semaine
00:43:31vous avez de la chance
00:43:32retour sur une spécialité française
00:43:34de la trahison
00:43:34aux éditions
00:43:36du Cherche Midi
00:43:37alors
00:43:38François Zérezat
00:43:40des observateurs
00:43:40tels que vous
00:43:41des journalistes
00:43:42ont déjà
00:43:43disserté
00:43:43avec notamment
00:43:44sur les girouettes
00:43:45cette spécificité française
00:43:46vous vous avez mis
00:43:48Nos amis les traîtres
00:43:49alors d'abord
00:43:50pourquoi
00:43:50maintenant
00:43:51aujourd'hui
00:43:52vouloir faire cet inventaire
00:43:52de la trahison
00:43:53qui continue
00:43:54qui se porte bien
00:43:54on est d'accord
00:43:55la trahison
00:43:55encore
00:43:56pourquoi
00:43:57Nos amis les traîtres
00:43:58parce que
00:43:58finalement
00:43:59ils font un peu
00:43:59partie de la famille
00:44:00évidemment
00:44:01attendez
00:44:02on n'est jamais aussi bien
00:44:02trahiques par les siens
00:44:03vous connaissez
00:44:05c'est une formule
00:44:06qui est vraie
00:44:08donc
00:44:10en fait
00:44:10c'est un choix
00:44:11éditorial
00:44:12moi je n'avais pas
00:44:13tellement choisi
00:44:13Nos amis les traîtres
00:44:14c'est l'éditeur
00:44:15qui trouve ça amusant
00:44:16moi aussi
00:44:17d'ailleurs
00:44:17je trouve ça plutôt amusant
00:44:18mais bon
00:44:20Nos amis les traîtres
00:44:21pour répondre
00:44:22à votre question
00:44:22directement
00:44:23encore une fois
00:44:24c'est parce que
00:44:24ce sont des gens
00:44:25qui sont tout proches
00:44:26de nous
00:44:26regardez
00:44:26par exemple
00:44:28dans la fiction
00:44:29moi je n'ai pas mis
00:44:30de traître de fiction
00:44:30j'ai mis que des traîtres
00:44:32de vrai
00:44:33mais dans les traîtres
00:44:34de fiction
00:44:35si vous regardez
00:44:36Les Trois Mousquetaires
00:44:38si vous regardez
00:44:39Le Comte de Montecristo
00:44:40si vous regardez
00:44:41puisque vous parliez
00:44:42gentiment
00:44:43de
00:44:44comment
00:44:44de Théophile Gautier
00:44:45de Théophile Gautier
00:44:46dans Le Capitaine Fracas
00:44:47il y a un traître
00:44:49c'est Gonzague
00:44:51je crois
00:44:52dans le Bossu
00:44:52il y a un traître
00:44:55vous avez partout
00:44:56des traîtres
00:44:57s'il n'y a pas de traître
00:44:58dans les histoires
00:44:58il n'y a plus d'histoire
00:44:59c'est vrai que ça fait partie
00:45:00du paysage culturel
00:45:02littéraire français
00:45:04alors on a besoin
00:45:04du traître
00:45:05français
00:45:06on l'invente
00:45:06s'il n'existe pas
00:45:07international
00:45:08vous savez
00:45:09je pourrais prendre
00:45:10comme exemple
00:45:11aussi les westerns
00:45:12moi j'ai écrit
00:45:13un petit livre
00:45:13sur le western
00:45:14j'adore le western
00:45:14s'il n'y a pas de traître
00:45:16s'il n'y a pas de trahison
00:45:17on s'ennuie
00:45:18je veux dire
00:45:18s'il n'y a pas
00:45:19Iago
00:45:19Othello
00:45:20il n'existe pas
00:45:21bien sûr
00:45:21s'il n'y a pas
00:45:23Judas
00:45:24Jésus
00:45:26problème
00:45:27alors il y a des traîtres
00:45:28historiques quand même
00:45:28le plus ancien
00:45:29va remonter à Gadelon
00:45:30le plus célèbre
00:45:32donc Roland
00:45:34est à Roncevaux
00:45:35c'est une fiction
00:45:37c'est une fiction
00:45:38sauf que
00:45:39Gadelon existait
00:45:40le personnage
00:45:40je ne sais plus
00:45:42comment il s'appelait
00:45:43mais c'était
00:45:43un ecclésiastique
00:45:45qui a d'ailleurs
00:45:46qui est mort
00:45:47de sa belle mort
00:45:48alors que Gadelon
00:45:49comme vous savez
00:45:50quand Charlemagne
00:45:51apprend
00:45:51qu'il a trahi
00:45:52son neveu
00:45:54comment Roland
00:45:55il le fait carteler
00:45:56alors Roland n'est pas
00:45:56le neveu de Charlemagne
00:45:58il s'appelle Rottuald
00:45:59il est préfet
00:46:00des marches de Bretagne
00:46:01mais ensuite
00:46:01la chanson de Roland
00:46:02qui a été écrite
00:46:03depuis le siècle
00:46:03après l'épisode
00:46:04de Roncevaux
00:46:0515 août 778
00:46:06où ce sont des basques
00:46:07et non pas des sarrasins
00:46:09mais parce que les basques
00:46:10étaient alliés aux sarrasins
00:46:11et que Charlemagne
00:46:12avait résé les murs
00:46:12des Pamplunes
00:46:13et Gadelon
00:46:14le village
00:46:15son château
00:46:15existe à côté
00:46:16de Cloix-sur-la-Mer
00:46:17Montigny
00:46:18le Gadelon
00:46:18donc c'est pas
00:46:19mais là
00:46:20c'est de la romance
00:46:21vous êtes du sud-ouest
00:46:21je suis
00:46:22j'ai des attaches
00:46:23plus que des attaches
00:46:24et des racines
00:46:25au Pays Basque
00:46:26donc on ouvre la danse
00:46:27avec Gadelon
00:46:28alors il y en a eu d'autres
00:46:29dans les guerres
00:46:30évidemment
00:46:31beaucoup de traîtres
00:46:32certains dans l'histoire
00:46:33comme le célèbre Biron
00:46:34qui trahit
00:46:35qui trahit
00:46:36ils sont tous
00:46:37les traîtres à l'époque
00:46:38ils sont tous
00:46:38ils sont oxy
00:46:39ils passent à la casserole
00:46:41systématiquement
00:46:41c'est-à-dire qu'une fois
00:46:43que leur trahison est prouvée
00:46:44en effet
00:46:45ce sont des traîtres
00:46:46qui sont en général
00:46:47d'ailleurs
00:46:47des hommes d'armes
00:46:49pour la plupart
00:46:50car comme vous savez
00:46:51les traîtres
00:46:52ils sont aussi
00:46:53tout proches
00:46:53des suzerains
00:46:57on a l'exemple
00:46:59de la femme
00:47:00de Louis XIII
00:47:01la fameuse
00:47:02Anne d'Autriche
00:47:03dont
00:47:05Alexandre Dumas
00:47:06a fait une héroïne
00:47:07formidable
00:47:07avec la du Québec
00:47:08et Kingam
00:47:08bien entendu
00:47:09les ferrets de la reine
00:47:10non mais
00:47:11ça c'est une chose
00:47:12mais elle trahit
00:47:13quand même un petit peu
00:47:14aussi Louis XIII
00:47:14au moment où
00:47:15il y a des problèmes
00:47:16avec l'Espagne
00:47:16bien sûr
00:47:17et heureusement
00:47:18que Richelieu est là
00:47:19et c'est l'histoire
00:47:20de 5 mars
00:47:215 mars
00:47:22qui voudrait
00:47:23tout avoir
00:47:24mais qui n'a pas tout eu
00:47:25ça lie
00:47:26avec qui ?
00:47:27ça lie
00:47:27avec le frère
00:47:28de Louis XIII
00:47:29et avec
00:47:30Gaston d'Orléans
00:47:31et avec Anne d'Autriche
00:47:33donc sédition
00:47:34contre l'intérêt
00:47:35d'un franc
00:47:35mais Anne d'Autriche
00:47:36et Gaston d'Orléans
00:47:37n'ont rien
00:47:38seront indemnes
00:47:39ne sont pas condamnés
00:47:40même pas envoyés
00:47:42de la cour
00:47:42alors que ce pauvre
00:47:435 mars
00:47:44est décapité à la hache
00:47:45alors dans les femmes
00:47:46vous avez soit
00:47:47des femmes d'origine étrangère
00:47:48qui défendent
00:47:49âprement le royaume
00:47:50et le trône de leur fils
00:47:51je pense à Blanche de Castille
00:47:52qui va être héroïque
00:47:53même Catherine de Médicis
00:47:55et puis vous avez
00:47:56Isabelle de Bavière
00:47:57la femme de Charles VI
00:47:58qui vend le royaume aux anglais
00:48:00avec le fameux
00:48:00autorité de Troyes
00:48:01elle dit
00:48:02son propre fils
00:48:03soit disant dauphin
00:48:04c'est à dire
00:48:05qu'elle reconnaît
00:48:05dans un acte légal
00:48:06qu'elle a commis
00:48:07l'adultère
00:48:07et que Charles VI
00:48:08n'est pas le fils
00:48:09n'est pas le fils
00:48:10de Charles V
00:48:11c'est quand même
00:48:12enfin non
00:48:12que Charles VII
00:48:13pardon
00:48:13que Charles VII
00:48:14n'est pas le fils
00:48:14de Charles V
00:48:15mais vous savez
00:48:15bon il y a toute une
00:48:18ragouniasse à propos de ça
00:48:19mais je veux dire
00:48:19on pourrait parler
00:48:20d'Eléonore d'Aquitaine
00:48:22qui a été à la fois
00:48:23reine de France
00:48:23et reine d'Angleterre
00:48:24qui l'a trahi
00:48:25elle au contraire
00:48:26elle trahit quand même
00:48:27son mari Henri II
00:48:28elle le trahit
00:48:29pour Richard Cœur de Lyon
00:48:31on va rentrer dans le cœur
00:48:32du sujet
00:48:32vous avez une vision
00:48:33de la trahison
00:48:35à angle variable
00:48:37je parle d'Eléonore d'Aquitaine
00:48:38pour moi elle n'est pas française
00:48:39bon
00:48:40phénomène trahit pas
00:48:41alors est-ce que
00:48:42pourquoi
00:48:43vous avez votre dernier chapitre
00:48:44qui est fabuleux
00:48:45c'est sur les têtes d'aujourd'hui
00:48:46on sent que vous avez
00:48:47quelques têtes
00:48:49on rappelle la phrase
00:48:51d'Edgar Ford
00:48:52ce n'est pas la girouette
00:48:54avec son ozotement
00:48:54ce n'est pas la girouette
00:48:56qui tourne
00:48:56c'est le vent
00:48:57qui sent de direction
00:48:58c'est ça
00:48:58et quand elle est fixe
00:49:00c'est parce qu'elle est rouillée
00:49:01je crois que c'était
00:49:04une phrase d'ailleurs
00:49:05de Jacques Chirac
00:49:07lui c'est une girouette
00:49:09il attend d'être rouillé
00:49:10pour se fixer
00:49:11alors
00:49:11on va venir à l'actualité
00:49:13parce qu'on a quelques traîtres
00:49:14j'allais dire
00:49:16constitutifs de la trahison
00:49:17dans les 20, 30, 40
00:49:18dernières années
00:49:19il y a des épisodes
00:49:20très précis
00:49:21et l'opinion publique
00:49:22n'est pas du plat dessus
00:49:23les grands traîtres de l'histoire
00:49:24dans la révolution
00:49:25il y en a quelques-uns
00:49:26Dumouriez
00:49:27Pichegrue
00:49:28et l'Empire
00:49:29ou Dino
00:49:29il y a des généraux
00:49:30qui ont été des héros
00:49:31et qui à un moment donné
00:49:32basculent
00:49:33est-ce qu'ils ne sont pas
00:49:34poussés à la trahison
00:49:35par un régime
00:49:35qu'ils détestent à la fin ?
00:49:37premièrement
00:49:37vous avez la révolution
00:49:38la révolution
00:49:39la plupart
00:49:40ils veulent être
00:49:41les héros
00:49:43de cette révolution
00:49:43vous parlez
00:49:44Dumouriez
00:49:45Dumouriez
00:49:45il aurait bien voulu être
00:49:48consul
00:49:49à la place du consul
00:49:49il va être
00:49:51jaloux de Bonaparte
00:49:52vous avez
00:49:53Pichegrue
00:49:54vous savez
00:49:54Dumouriez
00:49:55quand même
00:49:55c'est la bagpaille de Valmy
00:49:57bien sûr
00:49:58c'est un des héros
00:49:59je vous dis
00:49:59des héros militaires
00:50:01Pichegrue
00:50:01il pacifie la Hollande
00:50:02bien sûr
00:50:03il prend la flotte hollandaise
00:50:04sur les glaces
00:50:05vous vous rendez compte
00:50:06ce Pichegrue
00:50:07il a
00:50:08un petit avantage
00:50:09raison pour laquelle
00:50:10je pense aussi
00:50:11que Bonaparte
00:50:12ne l'aimait
00:50:13vraiment pas du tout
00:50:14contrairement à Dumouriez
00:50:15c'est que
00:50:16Pichegrue
00:50:16est aussi un artilleur
00:50:18donc
00:50:19il y a des choses
00:50:20qu'ils ont en commun
00:50:21parce que je signale
00:50:21que Bonaparte
00:50:22est général d'artillerie
00:50:23au départ
00:50:23c'est ce que je vous dis
00:50:25c'est que Bonaparte
00:50:26il a affaire à un type
00:50:28qui a été en plus
00:50:29son professeur
00:50:30Audino
00:50:30qui est un héros
00:50:31de la révolution
00:50:32et de l'empire
00:50:33baissé 26 fois
00:50:34on l'a appelé
00:50:35la passoire
00:50:36tellement il avait
00:50:36de trous de balle
00:50:36dans le corps
00:50:37il a été sabré
00:50:38il tombe de cheval
00:50:39il se casse
00:50:40et quand il dit
00:50:41à Napoléon
00:50:41j'ai besoin d'homme
00:50:42et Napoléon lui répond
00:50:43le seul qui est en danger
00:50:44là où vous êtes
00:50:45c'est vous
00:50:45parce que vous êtes quelqu'un
00:50:46voilà
00:50:46et c'est un héros
00:50:47il est nommé finalement
00:50:48maréchal
00:50:48en quoi il trahit ?
00:50:49à un moment donné ça va
00:50:50quand on peut lâcher
00:50:51à Fontainebleau
00:50:52on a le droit de dire
00:50:53à Napoléon
00:50:53on arrête le massacre
00:50:54mais il fait la même chose
00:50:55et Syrah Diquier
00:50:57à les 12 ans
00:50:57ils font tous la même chose
00:50:58c'est à dire qu'au bout
00:51:00de 20 ans
00:51:00vous imaginez
00:51:01toutes les campagnes
00:51:02toutes les tueries
00:51:03il y a des gens
00:51:04ils sont morts
00:51:05comme l'âne
00:51:05comme le fameux
00:51:07Lassalle
00:51:08qui disait
00:51:08tout au Hussard
00:51:09qui n'est pas mort à 30 ans
00:51:10est un grand foutre
00:51:10tous ces gens
00:51:11qui meurent
00:51:12s'ils n'étaient pas morts
00:51:14est-ce qu'ils auraient trahi ?
00:51:15François Céréza
00:51:16je vais vous prendre au mot
00:51:17sur un exemple tragique
00:51:18vous voulez dire
00:51:19que les généraux allemands
00:51:20qui ont commis l'attentat
00:51:21l'opération Valkyrie
00:51:22le 20 juillet 1944
00:51:23sont des traîtres ?
00:51:23vous allez me dire sur le fond
00:51:24oui c'est des traîtres au niazisme ?
00:51:26oui ce sont des traîtres
00:51:29dommage qu'ils n'aient pas raté
00:51:30qu'ils n'aient pas réussi
00:51:31mais ça c'est autre chose
00:51:32je reçois François Céréza
00:51:34pour nos amis des traîtres
00:51:35aux éditions du Cherchemidi
00:51:36retour sur une spécialité française
00:51:38de la trahison
00:51:39je sais que vous avez
00:51:40des idées sur la question
00:51:41la trahison c'est quelque chose
00:51:42qui vous concerne
00:51:44vous en connaissez des traîtres
00:51:45vous venez en dénoncer
00:51:46aujourd'hui dans l'histoire
00:51:47la trahison est-ce que c'est
00:51:48un phénomène français ?
00:51:49est-ce que vraiment
00:51:49on est un peuple
00:51:50qui est plus apte à la trahison
00:51:51que d'autres ?
00:51:52appelez-nous au 0826-300-300
00:51:55interpellez François Céréza
00:51:56dites-lui si vous êtes d'accord
00:51:57alors vous n'avez pas
00:51:58toute la liste des traîtres
00:51:59est-ce que Talleyrand
00:52:00et Henri IV sont des traîtres ?
00:52:01est-ce que récemment
00:52:02dans l'histoire politique récente
00:52:03je cite des noms hasards
00:52:05Jacques Chirac en 74
00:52:07Nicolas Sarkozy en 95
00:52:09vous voyez que j'en cite
00:52:10plus récemment
00:52:10est-ce que vous avez des idées
00:52:11de traîtres récents
00:52:12qui ne sont pas présentées
00:52:14comme telles
00:52:14mais que vous vous considérez ?
00:52:15il faut avoir une certaine carure
00:52:16pour être un traître
00:52:17regardez François Hollande
00:52:18n'est pas un traître
00:52:19non non justement
00:52:20ah oui il ne faut pas
00:52:21être Guimauve le conquérant
00:52:230826-300-300
00:52:240826-300-300
00:52:25à tout de suite sur Sud Radio
00:52:30vous êtes bien sur Sud Radio
00:52:31il est 13h19
00:52:32je reçois François Céréza
00:52:34on a commencé déjà
00:52:35à jouter hors antenne
00:52:36sur j'allais dire
00:52:38la validité du terme
00:52:40trahison pour certains
00:52:41personnages historiques
00:52:42il y en a qui le sont
00:52:42carrément François Céréza
00:52:43à 100%
00:52:44à 150%
00:52:45et d'autres
00:52:46je me permets de plaider
00:52:47leur cause
00:52:48parce que je considère
00:52:49que leur trahison
00:52:50était dans l'intérêt national
00:52:51ils étaient
00:52:53des hommes d'état
00:52:54on va commencer par
00:52:55Talleyrand
00:52:55donc
00:52:57rappelons qu'il a été évêque
00:52:58en plus
00:52:59évêque d'Autin
00:52:59évêque d'Autin
00:53:00voilà
00:53:00monarchiste bien entendu
00:53:01il accompagne la révolution
00:53:03il devient ministre
00:53:04il accompagne plus
00:53:05que ça la révolution
00:53:06il y participe
00:53:08il la monte
00:53:08il soutient l'Empire
00:53:09il y a un moment
00:53:10il veut supprimer
00:53:10même les ecclésiastiques
00:53:12ah oui non non
00:53:12lui de ce côté là
00:53:14il était prêtre
00:53:16comme vous êtes
00:53:16archevêque de Marseille
00:53:19il y a une anecdote célèbre
00:53:20d'ailleurs
00:53:20quand à la fête
00:53:21de la fédération
00:53:22le 14 juillet
00:53:231790
00:53:24il est sur l'hôtel
00:53:25il est en train de dire
00:53:26la messe
00:53:26il y a Lafayette
00:53:27qui s'approche de lui
00:53:28comme ils avaient fait
00:53:29la bringue ensemble
00:53:29dans les bordels parisiens
00:53:30il lui dit surtout
00:53:31ne me faites pas rire
00:53:32dit Talleyrand
00:53:33à Lafayette
00:53:34il devient ministre
00:53:35des relations extérieures
00:53:37excusez-moi de vous couper
00:53:38mais à propos de Lafayette
00:53:39dont on parlait tout à l'heure
00:53:41vous savez
00:53:43vous me disiez
00:53:44oh Lafayette quand même
00:53:45il n'est pas si traître que ça
00:53:46si c'est un traître
00:53:47vous savez
00:53:47il est tellement traître
00:53:48d'ailleurs
00:53:48que Marie-Antoinette
00:53:50dira à propos de lui
00:53:52monsieur de Lafayette
00:53:54veut nous garder
00:53:55des révolutionnaires
00:53:56mais qui nous gardera
00:53:57de monsieur Lafayette
00:53:58il a tout fait
00:53:58pour leur sauver leur tête
00:54:00s'il l'avait écouté
00:54:00il écrivait
00:54:01François Céréza
00:54:02Marie-Antoinette
00:54:02qui écrivait des lettres
00:54:03à son frère
00:54:04pour donner les instructions
00:54:06elle a payé de sa vie
00:54:07l'armoire de fer
00:54:08le pauvre Louis XVI
00:54:09a payé de sa vie
00:54:10Talleyrand devient ministre
00:54:11des affaires étrangères
00:54:12des relations extérieures
00:54:14du premier empire
00:54:15de Napoléon
00:54:15il accompagne
00:54:16c'est un grand diplomate
00:54:17et puis 1814
00:54:18quand il voit
00:54:19que l'affaire va tourner
00:54:20et bien il lâche son preuve
00:54:21il va retrouver
00:54:22les bourbons
00:54:23le 18
00:54:23il est au congrès de Vienne
00:54:25mais alors que c'est
00:54:26la puissance vaincue
00:54:27qui doit être au pilori
00:54:28il est au congrès de Vienne
00:54:29c'est lui qui organise
00:54:30le congrès
00:54:31qui distribue
00:54:31la carte de l'Europe
00:54:32et sauve l'honneur
00:54:33de la France
00:54:33c'est une prouesse
00:54:35absolument incomparable
00:54:36comment vous pouvez le mettre
00:54:36dans le cadre
00:54:38il n'a que ça je dirais
00:54:40dans sa besace
00:54:41qu'il soit positif
00:54:42c'est pas mal quand même
00:54:43enfin bon
00:54:43je veux dire
00:54:44il a trahi tout le monde
00:54:44il trahi la révolution
00:54:45il trahi Napoléon
00:54:46pour la France
00:54:47oui pour la France
00:54:49alors je vais vous dire une chose
00:54:50Laval aussi
00:54:51il a trahi pour la France
00:54:52non non justement
00:54:53on va en parler
00:54:53donc Talleyrand
00:54:54voilà grande figure
00:54:55alors non
00:54:55je reviens sur Henri IV
00:54:57vous savez c'était un être
00:54:58assez méchant
00:54:59Talleyrand
00:54:59il faut le savoir
00:55:00il est tombé de son perso
00:55:01il s'est pété le pied
00:55:02il a eu un pied beau
00:55:03toute sa vie
00:55:04il sera boiteux
00:55:04on l'appellera le diable boiteux
00:55:06est-ce qu'on peut dire
00:55:07que c'est un génie ?
00:55:08absolument
00:55:08c'est un homme d'Etat
00:55:09c'est un génie
00:55:10c'est un pervers
00:55:10c'est une crapule
00:55:12vous avez exactement le mot
00:55:14les deux crapules
00:55:15Fouché et Talleyrand
00:55:16avec un charisme et une culture
00:55:18et je pense que grâce à lui
00:55:19nous avons évité le pire
00:55:20en 1814
00:55:21en 1815
00:55:21alors Henri IV
00:55:22je suis scandalisé
00:55:23que vous mettiez Henri IV
00:55:24dans les traits de tout ça
00:55:25parce qu'il a changé de religion
00:55:26il a changé de religion
00:55:27du protestantisme au catholicisme
00:55:29pour sauver la paix civile
00:55:30en France
00:55:30enfin comment vous pouvez
00:55:31lui faire se reprocher
00:55:32d'une mauvaise foi
00:55:33François Cérézard
00:55:34c'est pour être méchant
00:55:35avec François Béroux
00:55:36oui
00:55:37dont il dit
00:55:38c'est mon frère
00:55:38François Béroux
00:55:39je me souviens
00:55:40quand il avait fait le livre
00:55:41il était ministre
00:55:42de l'éducation nationale
00:55:44et j'avais fait un article
00:55:45dans l'événement du génie
00:55:46en disant
00:55:46comment il trouve le temps
00:55:47pour écrire un livre
00:55:49alors qu'il est dans un ministère
00:55:50qui prend beaucoup de temps
00:55:51et donc
00:55:52alors Henri IV
00:55:52parce qu'il change de religion
00:55:53c'est tout
00:55:54Henri IV
00:55:55vous savez
00:55:56vous connaissez
00:55:57cette histoire
00:55:58Alexandre Dumas
00:55:59l'a décrit encore mieux
00:56:00que certains historiens
00:56:01oui
00:56:03lorsque vous prenez
00:56:05la dame de Monsereau
00:56:06la reine Margot
00:56:06les 45
00:56:07on a tout ce qui se passe
00:56:09et c'est romancé
00:56:11mais c'est quand même
00:56:11un sacré reflet
00:56:13de la réalité
00:56:14et finalement
00:56:14on a de la sympathie
00:56:15pour Henriquet
00:56:16Henriquet c'est Henri IV
00:56:17c'est son pseudonyme
00:56:19c'est celui
00:56:21qui va se marier
00:56:23comme vous savez
00:56:23avec Margot
00:56:25avec Marguerite
00:56:26Marguerite de Valois
00:56:27Marguerite de Navarre
00:56:29elle aimait les hommes
00:56:31oui ça c'est le moins
00:56:32qu'on puisse dire
00:56:33elle aimait bien Bussy aussi
00:56:34le bras de Bussy
00:56:34mais on voit que c'est
00:56:37d'une certaine façon
00:56:39la chute des Valois
00:56:40et l'avènement des Bourbons
00:56:41oui
00:56:41voilà
00:56:43Marie IV c'est l'édit de Nantes
00:56:44il fait la paix civile
00:56:45il réconcilie
00:56:46il arrive
00:56:46si Louis XIV
00:56:47n'avait pas révoqué
00:56:48l'édit de Nantes
00:56:49je ne vous dis pas
00:56:50ça fait été de paix exceptionnelle
00:56:51François XVI
00:56:52Henri IV
00:56:53comme vous le savez
00:56:53alors qu'il est encore
00:56:56roi de Rannan
00:56:57le Béarnet
00:56:58comme on l'appelle
00:56:59le Béarnet
00:57:00le Vergalon
00:57:01oui
00:57:02il est quand même
00:57:03très attentif
00:57:04à ce que lui dit
00:57:06madame de Bédicis
00:57:07Catherine
00:57:09tellement d'ailleurs
00:57:10qu'il va adopter
00:57:13la religion catholique
00:57:14elle l'a en partie élevée
00:57:15je signale
00:57:15bien sûr
00:57:16oui
00:57:16il a quand même sa mère aussi
00:57:18Jean d'Amré
00:57:19voilà
00:57:19qu'il aimait beaucoup
00:57:20on arrache
00:57:21Jean d'Amré
00:57:21il va s'échapper
00:57:23comme vous savez
00:57:23il va s'échapper
00:57:24et qu'est-ce qu'il va faire
00:57:26il va de nouveau
00:57:27évidemment épouser
00:57:28la religion protestante
00:57:29il y a la sienne
00:57:30d'origine
00:57:30non mais
00:57:30je ne vous dis pas
00:57:32vous êtes exigeant
00:57:34évidemment il faut être exigeant
00:57:35il le fait pour les biens
00:57:35de l'État et du Royaume
00:57:37et bien dites-moi
00:57:38la marge est étroite
00:57:38avec vous
00:57:39c'est très étroit
00:57:41bon allez
00:57:41on progresse dans l'histoire
00:57:43on avance
00:57:43bon Henri IV
00:57:44je veux dire
00:57:45ce n'est pas le personnage
00:57:46pour qui j'ai le plus
00:57:46d'antipathie
00:57:49on l'appelait
00:57:50le bon roi Henri
00:57:51il aime manger
00:57:53il mange beaucoup d'ail
00:57:54il aime les dames
00:57:55ah c'est un personnage truculent
00:57:57il est truculent
00:57:58et c'est aussi
00:57:58en effet
00:57:59comme vous le dites
00:57:59quelqu'un qui essaye
00:58:00de faire la paix
00:58:01mais il n'y arrivera pas
00:58:02il n'y arrivera pas
00:58:03il s'appelle Sully
00:58:04formidable
00:58:04il n'y arrivera pas
00:58:06à faire la paix
00:58:06la preuve
00:58:07il se fait assassiner
00:58:09par feu fou de Ravaillac
00:58:11avec Louis XI
00:58:11et Philippe Lebel
00:58:12c'est un des plus grands
00:58:12souverains de France
00:58:13mais ça sera l'objet
00:58:14d'un autre
00:58:15voilà
00:58:15on arrive à la période
00:58:17c'est vrai
00:58:19la collaboration
00:58:201900
00:58:211940
00:58:211945
00:58:22avec l'élite
00:58:23de la classe politique française
00:58:24le 10 juillet 1940
00:58:26à Vichy
00:58:27où le parlement
00:58:28du front populaire
00:58:28donne les pleins pouvoirs
00:58:29au maréchal Pétain
00:58:30bien sûr
00:58:30Pierre Laval est nommé
00:58:32vice-président du conseil
00:58:33Laval
00:58:33ancien député socialiste
00:58:35qui a été président du conseil
00:58:36ancien président du conseil
00:58:37bien sûr
00:58:37anciennement
00:58:38socialiste
00:58:39rejoint ensuite
00:58:40dans la collaboration
00:58:41par D.A.
00:58:42ancien socialiste
00:58:43Doriou
00:58:43ancien maire communiste
00:58:44d'Aubervilliers
00:58:44non
00:58:45de Saint-Denis
00:58:46de Saint-Denis
00:58:47Aubervilliers
00:58:48c'est Laval
00:58:49qui est député
00:58:49d'Aubervilliers
00:58:50et puis bon
00:58:51alors Darnan
00:58:52qui n'est pas
00:58:52qui n'est pas
00:58:52collabo
00:58:54quel degré de trahison
00:58:55on a quand même
00:58:55toujours au nom
00:58:56de la juste France
00:58:56on est d'accord
00:58:57c'est pour protéger la France
00:58:58et pour prendre Darnan
00:58:59puisque vous parlez de lui
00:59:00vous savez que c'est un ancien militaire
00:59:01héros de la guerre de 14
00:59:02voilà
00:59:02c'est ce que j'aime
00:59:03vous voulez dire
00:59:03héros aussi de la guerre de 40
00:59:05d'ailleurs
00:59:05les deux
00:59:05il est allé chercher
00:59:06son officier sur les épaules
00:59:08dans les rangs et demi
00:59:09bon
00:59:10vous savez
00:59:10on trahit en fait
00:59:11pourquoi ?
00:59:12par vengeance
00:59:12par l'acheté
00:59:13par ambition
00:59:14par ambition
00:59:17et surtout
00:59:17moi
00:59:18pour ce qui est
00:59:19les gens de la collaboration
00:59:20je trouve
00:59:21par déception
00:59:22c'est à dire que
00:59:23quand on n'a pas obtenu
00:59:24ce que l'on voulait
00:59:25en l'occurrence
00:59:27pour
00:59:28Déa
00:59:28qui est quand même
00:59:29quelqu'un de brillant
00:59:30ancien socialiste
00:59:31on est d'accord
00:59:31ancien socialiste
00:59:32proche de Léon Blum
00:59:34membre de la Ligue
00:59:36anti-fasciste
00:59:37membre de la Ligue
00:59:38contre l'antisémitisme
00:59:39et qui en 43
00:59:41deviendra le parrain
00:59:41de la Bafé Ness
00:59:42mais bien sûr
00:59:43et pourquoi ?
00:59:44est-ce que c'est parce qu'il n'est pas devenu
00:59:46le patron du parti socialiste ?
00:59:48ou pas nommé ministre
00:59:49il le sera à la fin de sa vie
00:59:50parce que les avantages
00:59:51agrégés de philosophie
00:59:51en plus
00:59:51ah non non
00:59:52c'est pas des nuls
00:59:53voilà
00:59:54c'est pas
00:59:55j'allais dire
00:59:56c'est pas Doriot
00:59:56parce que Doriot
00:59:57lui c'est un ancien ouvrier
00:59:58bien sûr
01:00:01maire communiste
01:00:01de Saint-Denis-la-Rouge
01:00:02de Saint-Denis-la-Rouge
01:00:03bien sûr
01:00:04ça nous rapporte
01:00:05avant Balibagayoukou
01:00:08et lui
01:00:08alors il bascule
01:00:09dans carrément
01:00:10le pro-nazisme absolu
01:00:12sous-uniforme allemand
01:00:13alors est-ce que c'est parce qu'il n'a pas été
01:00:15l'enfant chéri de Staline ?
01:00:16Maurice Thorez
01:00:17donc là ce sont des frustrations
01:00:19et Laval
01:00:20c'est la déception
01:00:20c'est la déception
01:00:21Laval qui a été deux fois
01:00:23président du conseil
01:00:23de la droite
01:00:24pas de la gauche
01:00:25il a été député socialiste
01:00:26deux fois président du conseil
01:00:28et qui dit
01:00:28je souhaite la victoire
01:00:29de l'Allemagne
01:00:30il faut prendre ça
01:00:31dans le discours en entier
01:00:32ça c'est la phrase
01:00:33qu'on retire à chaque fois
01:00:33pour sa lutte contre le bolchevisme
01:00:36oui oui voilà
01:00:36donc
01:00:38bon
01:00:40on peut pas avoir de sympathie
01:00:41pour un homme comme Laval
01:00:42parce que
01:00:43c'est un traître
01:00:44on peut avoir de la sympathie
01:00:46pour lui
01:00:46parce que
01:00:47lorsqu'il a été condamné à mort
01:00:49il a avalé
01:00:52du poison
01:00:52et on lui a fait
01:00:53des lavages d'estomac
01:00:55pour qu'il soit
01:00:56pour qu'il soit
01:00:57quand même fusiable
01:00:58voilà
01:00:58c'est pas formidable
01:00:59c'est un gâteux
01:01:01trahison du gâtisme
01:01:02ou revanche sur le front populaire
01:01:04le temps de jouissance
01:01:05et voilà
01:01:06donc la révolution nationale
01:01:07doit remettre la France
01:01:07au travail
01:01:08c'est donc ma personne
01:01:09à la France
01:01:09voilà
01:01:10et je souhaite
01:01:10et nous entrons dans une période
01:01:12c'est lui qui dit
01:01:12nous entrons dans une période
01:01:14de collaboration
01:01:14vous savez
01:01:15c'est aussi
01:01:16l'histoire des hommes politiques
01:01:17que ça soit ceux-là
01:01:18que ça soit ceux actuels
01:01:20dont vous parliez tout à l'heure
01:01:21dans mon dernier chapitre
01:01:22vous savez
01:01:22il y a une phrase formidable
01:01:23il y a une phrase formidable
01:01:24de Georges Clemenceau
01:01:25ils savent tout
01:01:26ils comprennent rien
01:01:27ils comprennent rien
01:01:28voilà
01:01:29alors vous citez à un moment donné
01:01:30Louis-Ferdinand Céline
01:01:31dans une phrase
01:01:33ils sont tombés dans la traîtrise
01:01:34de façon magistrale
01:01:36et vous oubliez
01:01:37une autre phrase
01:01:38de voyage au bout de la nuit
01:01:39même les traîtres étaient faux
01:01:41ça c'est quand même une phrase
01:01:42une phrase
01:01:42je reçois François Ferreza
01:01:45pour nos amis des traîtres
01:01:46aux éditions du Cherche-Midi
01:01:47vous avez compris
01:01:48nous parlons
01:01:49des trahisons françaises
01:01:50est-ce une spécificité
01:01:52une caractéristique nationale
01:01:53sommes-nous un peuple
01:01:55où la trahison
01:01:55est plus expressive
01:01:57plus significative
01:01:58qu'ailleurs
01:01:58vous nous appelez au 0 826 300 300
01:02:01il va être 13h30
01:02:02c'est l'heure où vous avez la parole
01:02:03vous nous appelez
01:02:04bien entendu je vous demande
01:02:05est-ce que vous avez
01:02:06est-ce que vous avez des noms de traîtres
01:02:07à nous donner dans l'histoire
01:02:08ou dans l'actualité
01:02:09dont vous considérez qu'ils ont trahi
01:02:10vous pouvez ici
01:02:11c'est le parlons vrai
01:02:12vous pouvez parler
01:02:13Zacharias attend votre appel
01:02:14et vous nous retrouvez
01:02:15dans quelques instants
01:02:16sur Sud Radio
01:02:17à tout de suite
01:02:24vous êtes bien sûr
01:02:25Sud Radio
01:02:25il est 13h33
01:02:27dans un débat passionné
01:02:28sur les trahisons françaises
01:02:29avec François Zérezat
01:02:30auteur de nos amis
01:02:31des traîtres
01:02:31aux éditions
01:02:32du Cherche-Midi
01:02:33je vais pas dire
01:02:34qu'on s'engueule
01:02:34mais on n'est pas toujours
01:02:35d'accord sur la définition
01:02:36des trahisons
01:02:37alors si pendant la guerre
01:02:38il n'y a pas de problème
01:02:38c'est la trahison absolue
01:02:40on va approcher
01:02:41l'époque
01:02:42l'époque moderne
01:02:43on va rentrer dans l'actualité
01:02:44on va parler de gens vivants
01:02:45François Zérezat
01:02:46attention
01:02:47soyons prudents
01:02:49c'est un phénomène
01:02:50qui ne s'est pas du tout éteint
01:02:51la trahison
01:02:51elle se porte bien
01:02:53ça ne s'est pas éteint
01:02:54et on pourrait remonter
01:02:55un petit peu au calandre
01:02:56d'ailleurs
01:02:56pour citer
01:02:58certaines phrases
01:02:59parce que
01:03:00je trouve qu'elles sont
01:03:00tellement d'actualité
01:03:02je veux dire
01:03:03on prend Shakespeare
01:03:03par exemple
01:03:04qui a écrit beaucoup
01:03:06sur les traîtres
01:03:07comme vous savez
01:03:07il les a mis en valeur
01:03:08etc
01:03:10quelle époque terrible
01:03:11que celle où des idiots
01:03:12dirigent les aveugles
01:03:13c'est pas mal ça aussi
01:03:15des idiots
01:03:15dirigent les aveugles
01:03:16c'est vrai que
01:03:17je ne fais pas allusion
01:03:19à l'époque actuelle
01:03:21il m'est arrivé de voir
01:03:22des responsables politiques
01:03:23qui avaient joint
01:03:23la compétence
01:03:24à l'ignorance
01:03:24ils avaient les deux
01:03:25et il y en a qui sont
01:03:26aujourd'hui en activité
01:03:27et qui font beaucoup
01:03:28d'or le pays
01:03:28nous avons Eric
01:03:29qui nous appelle de Metz
01:03:31bonjour Eric
01:03:33bonjour
01:03:33voilà
01:03:34alors vous
01:03:35vous avez des idées
01:03:35très précises
01:03:36sur les traîtres
01:03:37qui sont encore en vie
01:03:37nous sommes d'accord
01:03:39absolument
01:03:40et vous faites allusion
01:03:41et vous faites allusion
01:03:43à un certain
01:03:44Nicolas Sarkozy
01:03:45alors moi je vous dis
01:03:46non seulement
01:03:47d'avoir lâché Chirac
01:03:48pour Balladur
01:03:49en 95
01:03:50pensant que Balladur
01:03:50allait gagner
01:03:51et vous vous faites allusion
01:03:52à ce référendum
01:03:54qui est abouti
01:03:55au traité de Lisbonne
01:03:56qui s'assoit
01:03:57qui piétine
01:03:57qui souille le référendum
01:03:59sur le traité constitutionnel européen
01:04:01du 25 mai 2005
01:04:03là vous considérez
01:04:03que c'est une trahison ?
01:04:05écoutez
01:04:05il a trahi 55% des français
01:04:07bien sûr
01:04:08c'est tout à fait contemporain
01:04:10comme vous le disiez
01:04:11donc quand je vous ai entendu
01:04:13parler de trahison
01:04:14j'ai tout de suite pensé
01:04:15à Nicolas Sarkozy
01:04:16qui effectivement
01:04:17lors du traité de Lisbonne
01:04:18a trahi plus de la moitié
01:04:19de la France
01:04:2054,8% des français
01:04:23c'est que Sarkozy
01:04:23ne s'estime pas
01:04:24être un traître
01:04:25alors non
01:04:25parce qu'il a dit
01:04:26dans sa campagne présidentielle
01:04:27il avait annoncé
01:04:28qu'il ferait revoir
01:04:30ce traité constitutionnel
01:04:32par la voie parlementaire
01:04:33avec un traité international
01:04:34n'empêche
01:04:35on ne revient pas
01:04:36sur un référendum
01:04:37où le peuple français
01:04:38s'est exprimé
01:04:39qu'il est au raison
01:04:40le peuple français
01:04:41s'est exprimé
01:04:42de façon incontestable
01:04:43en disant
01:04:43nous ne voulons pas
01:04:43et on revient
01:04:44passément à l'expression
01:04:45par la porte des chiottes
01:04:46pour le remettre en douce
01:04:48effectivement
01:04:48ça nous renvoie
01:04:49ça encore une fois
01:04:50il faut toujours
01:04:51je veux dire
01:04:52le passé et l'histoire
01:04:53c'est vachement intéressant
01:04:54c'est pour ça que
01:04:55dans ce livre
01:04:56où je le fais
01:04:58je l'écris
01:04:58avec une certaine
01:04:59à la critée
01:05:00vous avez vu
01:05:00c'est-à-dire
01:05:01il faut que ça soit comme ça
01:05:02c'est merveilleusement écrit
01:05:03parce que si c'est pas comme ça
01:05:05c'est horrible
01:05:06voilà
01:05:07les froids sont fluides
01:05:08c'est drôle
01:05:08ça nous renvoie
01:05:10à Saint-Just
01:05:11moi j'avais beaucoup
01:05:11d'admiration pour Saint-Just
01:05:13j'avais lu
01:05:13Saint-Just ou la force des choses
01:05:15le livre d'Éric Olivier
01:05:17révolutionnaire
01:05:18véritablement
01:05:19Jacobin
01:05:20qui disait
01:05:21les vertus farouches
01:05:22font des mœurs atroces
01:05:23parce que
01:05:24nous avons toujours
01:05:25ces hommes politiques
01:05:26qui n'arrêtent pas
01:05:27de se dire
01:05:27vertueux
01:05:28ils sont vertueux de quoi
01:05:30et Éric
01:05:31Éric
01:05:32il nous dégoûte
01:05:32bien sûr
01:05:33ce que dit François Ferreza
01:05:34est-ce que vous considérez
01:05:36Éric
01:05:36que la trahison
01:05:37continue à bien se porter
01:05:38pas seulement
01:05:39dans le monde politique
01:05:40mais en général
01:05:41voilà
01:05:41est-ce que
01:05:42que ce soit
01:05:42dans le monde des affaires
01:05:43dans ce monde
01:05:44de la diplomatie
01:05:45des relations internationales
01:05:47et dans la politique
01:05:48est-ce qu'il y a encore
01:05:48des traîtres patentés
01:05:49dans notre pays
01:05:50Éric
01:05:51bien sûr
01:05:52bien sûr
01:05:52qu'il y en a
01:05:53regardez ce qui s'est passé
01:05:54avec Attal
01:05:55qui a trahi Macron
01:05:57je veux dire
01:05:57on le vit tous les jours
01:05:58on le vit tous les jours
01:05:59les traîtres se portent bien
01:06:01et c'est pas trop
01:06:01pour la France
01:06:02Éric
01:06:02on va débattre
01:06:03vous et moi
01:06:04est-ce que vous croyez pas
01:06:05qu'avec la dissolution
01:06:06c'est un petit peu Macron
01:06:07qu'à trahi Attal
01:06:08il venait de nommer
01:06:09à Matignon
01:06:10ce jeune homme
01:06:11plein de ferveur
01:06:12qui avait des projets
01:06:13et 6 mois après
01:06:14peut-être agacé
01:06:15par la popularité
01:06:16de
01:06:17c'était une des raisons
01:06:18peut-être de la dissolution
01:06:19il dissout
01:06:19et il égoupe
01:06:20est-ce que vous pensez pas
01:06:21que la trahison
01:06:22est un peu mutuelle
01:06:22dans le cas de Macron
01:06:23et d'Attal
01:06:25écoutez c'est possible
01:06:25c'est difficile
01:06:26je suis pas un tête de Macron
01:06:27ni d'Ancien de Attal
01:06:28mais oui c'est possible
01:06:31vous avez raison
01:06:32vous avez raison
01:06:33ça peut effectivement jouer
01:06:34dans les deux sens
01:06:34non là où je verrais trahison
01:06:35peut-être
01:06:36on débat librement
01:06:37et François Serresa
01:06:38vous participez au dossier
01:06:39c'est quand
01:06:40Gabriel Attal
01:06:41et même si on peut être d'accord
01:06:42avec eux
01:06:42quand Gabriel Attal
01:06:43et Édouard Philippe
01:06:45ancien premier ministre
01:06:46d'Emmanuel Macron
01:06:47lui suggère de démissionner
01:06:48en disant
01:06:49voilà il faut que vous partiez
01:06:50il y a des phrases
01:06:51à propos de ça
01:06:52Édouard Philippe
01:06:53il dit à propos de Macron
01:06:54je ne lui dois rien
01:06:56il est sorti
01:06:57il est sorti du Havre
01:06:58là-bas
01:07:00personne ne le connaissait
01:07:01on l'a vu barbu
01:07:03en train de faire de la boxe
01:07:04je me suis fait tout seul
01:07:04voilà
01:07:04et on voit maintenant
01:07:05cette espèce de type
01:07:06qui ressemble à un film d'horreur
01:07:09des années 40
01:07:11donc franchement
01:07:12on n'a pas envie
01:07:13on n'a pas envie
01:07:13d'un Édouard Philippe
01:07:14comme président
01:07:15François Serresa
01:07:15pas d'attaque sur le
01:07:16si si
01:07:17il faut de temps en temps
01:07:18il y en a marre
01:07:19parce que ces gens
01:07:19arrêtent pas de nous dire
01:07:20ce qu'il faut faire
01:07:21et eux ne font rien
01:07:22ce sont des perles à morale
01:07:24ils arrêtent pas
01:07:25je veux dire
01:07:25on en a ras-le-bol
01:07:26vous n'imaginez pas le ras-le-bol
01:07:28je veux dire
01:07:28on peut ramener ça même
01:07:30je veux dire
01:07:30à l'actualité
01:07:31avec ces gens
01:07:32qui sont
01:07:33qui sont assassinés
01:07:34avec eux
01:07:35enfin bon
01:07:35c'est encore un autre sujet
01:07:36mais vous voyez
01:07:37quand on voit
01:07:38la justice
01:07:39quand on voit la police
01:07:41quand on voit tout ça
01:07:42et ce sont ces gens-là
01:07:43ce sont eux
01:07:44qui sont à la tête de tout ça
01:07:45et ce sont ces gens-là
01:07:46qui arrêtent pas de nous dire
01:07:47ce qu'il faut faire
01:07:48ce sont des perles à morale
01:07:49des zéros
01:07:50ce sont des zéros
01:07:51Eric
01:07:51est-ce que vous pensez
01:07:52que c'est ce genre de comportement
01:07:54qui quelquefois
01:07:55dissuade les français
01:07:57décourage les français
01:07:58et crée de l'abstention
01:07:59c'est-à-dire qu'on ne croit plus
01:07:59à la classe politique
01:08:00parce que ce sont des gens
01:08:01qui n'ont pas d'âme
01:08:02pas de parole
01:08:02pas de dignité
01:08:03absolument
01:08:04ils vont tirer toujours
01:08:05la couverture à eux
01:08:06et je comprends
01:08:07tout à fait les français
01:08:07qui ne croient plus du tout
01:08:09en la politique
01:08:10et qui d'ailleurs
01:08:10il y en a beaucoup aujourd'hui
01:08:11qui ne savent pas voter
01:08:12qui ne savent pas pour qui voter en 2027
01:08:14ça va être très compliqué
01:08:15de choisir un candidat
01:08:17c'est clair
01:08:18c'est clair
01:08:18et pourtant aujourd'hui
01:08:21fort pour redresser un pays malade
01:08:22on a besoin d'une personnalité
01:08:24pleine de courage
01:08:25c'est pas M. Attal
01:08:26qui dit
01:08:26je ne comprends pas
01:08:27les réactions
01:08:28de M. Macron
01:08:30je ne suis pas dans sa tête
01:08:32tout à l'heure
01:08:32votre auditeur parlait
01:08:33il n'est pas dans la tête
01:08:34il n'est pas dans la tête de Macron
01:08:37la tête de Macron
01:08:38on se demande ce que c'est
01:08:39c'est une tête de linotte
01:08:39la tête de Macron
01:08:40quand Lionel Jospin dit
01:08:41mon programme n'est pas socialiste
01:08:42et l'Etat ne peut pas tout
01:08:43c'est pas non plus une phrase
01:08:44qui stimule l'opinion publique
01:08:46nous avons Florian
01:08:47merci Eric
01:08:47pour votre témoignage
01:08:48merci
01:08:49nous avons Florian
01:08:50qui nous appelle d'Anthony
01:08:50bonjour Florian
01:08:52bonjour
01:08:52bon Florian
01:08:54est-ce qu'on a encore
01:08:54des traîtres en France ?
01:08:56oui moi je pense
01:08:57la pire des traîtres
01:08:59je crois
01:09:00c'est de trahir ses idéaux
01:09:01alors qu'on les annonçait
01:09:02il y a un an
01:09:03je suis d'accord
01:09:03c'est une manière de parler
01:09:05notamment je pense
01:09:06à Jean-Luc Mélenchon
01:09:07qui a trahi tous ses idéaux
01:09:09laïcistes
01:09:10laïcats
01:09:11etc
01:09:11et qui se retrouve
01:09:12si vous voulez
01:09:13avec les pires
01:09:14des religieux
01:09:15obscurantistes
01:09:16qui veulent revenir
01:09:17au 7ème siècle
01:09:18après Jésus-Christ
01:09:18non mais c'est vrai
01:09:20c'est vrai que c'est étonnant
01:09:21mais on a beaucoup
01:09:22de raisons
01:09:23aussi d'y penser
01:09:24d'hommes politiques
01:09:25moi je pensais
01:09:25quand vous parliez
01:09:26des traîtres
01:09:27je pensais à un radical socialiste
01:09:29en 1940
01:09:29Theriot
01:09:30qui a déclaré ville ouverte
01:09:31alors je crois que c'était Lyon
01:09:32si vous ne le savez pas
01:09:33oui maire de Lyon
01:09:35maire de Lyon
01:09:36alors que vous aviez
01:09:37des généraux
01:09:38il y avait 350 000 hommes
01:09:40qui résistaient
01:09:41depuis la Bretagne
01:09:42jusqu'aux Alpes
01:09:43si vous voulez
01:09:43pour empêcher
01:09:44pour tenter d'empêcher
01:09:45les allemands
01:09:46de progresser
01:09:47et donc quand on déclare
01:09:48la ville ouverte
01:09:49c'était un coup de poignard
01:09:50dans le dos
01:09:50à l'armée
01:09:51dans ces cas-là
01:09:52vous voyez
01:09:53aujourd'hui c'est vrai
01:09:54qu'aujourd'hui
01:09:55on a beaucoup de gens
01:09:56qui on sait
01:09:57qu'ils n'ont pas
01:09:58alors ils ont une mauvaise analyse
01:09:59politique
01:09:59et ils n'hésitent pas
01:10:01vous avez parlé
01:10:02de
01:10:04comment ça s'appelle
01:10:05de la tale
01:10:05etc
01:10:06ils n'arrêtent pas
01:10:06de trahir
01:10:07leurs propres paroles
01:10:08c'est ça qui est
01:10:09le plus inquiétant
01:10:10bien évidemment
01:10:10on ne peut pas
01:10:11leur faire confiance
01:10:11et François Cérésa
01:10:13a bien raison
01:10:14de dire que
01:10:14ce sont des girouettes
01:10:16d'ailleurs je ne pense pas
01:10:17que ce soit uniquement
01:10:17des girouettes
01:10:18parce qu'ils ont des idées
01:10:19bien précises aussi
01:10:20sur ce qu'ils veulent faire
01:10:20mais la pire des traités
01:10:22c'est de ne pas dire
01:10:23ce qu'on va faire
01:10:24et de faire le contraire
01:10:25quand on arrive au pouvoir
01:10:26c'est pour ça que moi
01:10:27je n'ai pas très confiance
01:10:27dans ces gens-là
01:10:29qui ont été avec Macron
01:10:30en particulier
01:10:30vous savez quand Nicolas Sarkozy
01:10:32qui était vraiment
01:10:32le plus proche
01:10:34quasiment le fils spirituel
01:10:35de Jacques Chirac
01:10:35et Jacques Chirac
01:10:37vous fait tout reposer
01:10:38sur Nicolas Sarkozy
01:10:39il y a eu une amitié familiale
01:10:41en plus avec Bernadette
01:10:42avec Claude
01:10:42et Sarkozy le lâche
01:10:44parce qu'il pense
01:10:44que c'est Balladur
01:10:45qui va être
01:10:47qui lui-même avait dit à Chirac
01:10:48ami de 30 ans
01:10:49jamais je ne me présentais
01:10:51à la présidence de la république
01:10:52c'est un attrait du pouvoir
01:10:54mais c'est vrai que
01:10:56ça manque de rectitude
01:10:58tout ça
01:10:59c'est quand même
01:11:00ce que disait
01:11:01François Serrano
01:11:01est tout à fait juste
01:11:03ce sont des perles amorales
01:11:04mais en fait
01:11:04ils n'ont plus morale
01:11:05sinon
01:11:07leur propre personne
01:11:08c'est le cas de Macron
01:11:09en particulier
01:11:09et Jacques Chirac
01:11:11en 74
01:11:11qui est vraiment
01:11:12le protégé
01:11:13de Georges Pompidou
01:11:13qui meurt
01:11:14Jacques Chaband-Elmas
01:11:15est désigné
01:11:16par le RPR
01:11:17le parti du président
01:11:18et de la majorité
01:11:19comme candidat officiel
01:11:20et Jacques Chirac
01:11:21fait l'appel
01:11:21des 40 députés RPR
01:11:23trahis
01:11:23Chaband-Elmas
01:11:24pour se rallier
01:11:25à Giscard Destin
01:11:26qui gagne
01:11:26et qui le nomme
01:11:27premier ministre
01:11:27et il trahira
01:11:28Giscard plus tard
01:11:29et il trahira Giscard plus tard
01:11:30il deviendra copain
01:11:31avec Mitterrand d'ailleurs
01:11:32c'est pas mal
01:11:32quand même
01:11:33comme parti
01:11:33ils sont forts
01:11:34là aussi
01:11:34sur la trahison
01:11:35les anciens gaullistes
01:11:36bien sûr
01:11:38comment voulez-vous
01:11:39qu'on aime ces gens-là
01:11:40c'est tout
01:11:42merci Florian
01:11:43on les aime pas
01:11:43les politiques
01:11:43on les aime pas
01:11:45merci Florian
01:11:46Olivier
01:11:47bonjour Olivier
01:11:48vous nous appelez
01:11:49de Maine
01:11:49dans le Gard
01:11:50il me semble
01:11:51dans le Gard
01:11:52c'est très chaud
01:11:53je sais
01:11:53je sais
01:11:54tenez bon
01:11:55et puis vous avez
01:11:55quand même
01:11:56vous allez vous mettre
01:11:57sous le pont du Gard
01:11:57vous serez à l'ombre
01:11:58vous aurez les eaux
01:11:59du Gardon
01:11:59les eaux du Gardon
01:12:01Olivier
01:12:01est-ce que la trahison
01:12:03d'autrefois
01:12:03celle de la collaboration
01:12:05celle d'autrefois
01:12:06celle de la révolution
01:12:08c'est les mêmes formes
01:12:09de trahison
01:12:10ou pas tout à fait ?
01:12:11non pas tout à fait
01:12:12pas tout à fait
01:12:12parce que là
01:12:13on a engagé
01:12:14contre un pays
01:12:16que ça soit Pétain
01:12:18ils étaient
01:12:19tous une armada
01:12:20oui on vendait la France
01:12:21on vendait la France
01:12:22aux Allemands
01:12:23voilà
01:12:23on la vend aux Etats-Unis
01:12:25voilà
01:12:26ils étaient contre le pays
01:12:29mais maintenant
01:12:30on a des trahisons
01:12:31alors une qui me vient
01:12:33en tête
01:12:34c'est des députés
01:12:34qui ont dit
01:12:35tiens
01:12:35les retraités
01:12:36on va leur enlever
01:12:37les 10%
01:12:38auxquels ils ont droit
01:12:40pour les frais professionnels
01:12:41vous vous élargissez
01:12:44la vache
01:12:44j'ai François
01:12:46qui m'aimait des traîtres
01:12:46pour moi c'est des héros
01:12:47et là vous les élargissez
01:12:49la trahison
01:12:49à des gens
01:12:50qui considèrent que
01:12:51alors je respecte
01:12:53ce que vous dites
01:12:54Olivier bien entendu
01:12:55mais est-ce qu'une simple
01:12:56disposition législative
01:12:57est déjà
01:12:58au seuil de la trahison
01:12:59pour vous ?
01:13:00est-ce qu'ils avaient
01:13:00fait un engagement
01:13:01dans lequel ils allaient
01:13:02dire qu'ils ne toucheraient
01:13:03pas à cette loi ?
01:13:04ils trahissent
01:13:05les gens qui ont voté
01:13:05pour eux
01:13:06ah oui
01:13:08ils vont contre
01:13:09à l'encontre
01:13:10des avantages
01:13:11de certains
01:13:12si on prend Macron
01:13:14par contre
01:13:14qui disait
01:13:15les retraites
01:13:16j'y toucherai pas
01:13:17je crois que c'était
01:13:17en 2017
01:13:19j'y toucherai pas
01:13:20on peut pas y toucher
01:13:21et puis deux ans après
01:13:22sinon on va aller reculer
01:13:24les retraites
01:13:24donc c'est une trahison
01:13:26il se trahit lui-même
01:13:27il avait fait d'autres promesses
01:13:29plus de SDF
01:13:30dans Paris
01:13:30et en France
01:13:31et surtout
01:13:32je vais réduire
01:13:34les causes
01:13:34qui font que les français
01:13:35votent Rassemblement National
01:13:37et qui les a multipliés
01:13:39par 10
01:13:41les promesses électorales
01:13:43sont dramatiques
01:13:43parce que
01:13:44je me suis
01:13:45l'autre fois
01:13:46j'ai discuté avec Blanc
01:13:47le sénateur
01:13:48des Bouturones
01:13:48oui Etienne Blanc
01:13:49Etienne Blanc
01:13:51qui est souvent
01:13:51en cette antenne
01:13:52si tu veux lutter
01:13:53contre les narcotrages
01:13:53mais c'est très bien
01:13:54qu'il ne peut rien faire
01:13:55il ne peut rien faire
01:13:58on ne peut pas dire
01:13:59tiens mais je vais le mettre
01:14:00en prison
01:14:00mais non il y en a
01:14:0110 qui attendent
01:14:01pour prendre la place
01:14:02donc ce sont des promesses
01:14:04mais des fausses promesses
01:14:06donc c'est un peu
01:14:07trahir l'opinion publique
01:14:08de dire
01:14:09je vais faire ça
01:14:09alors qu'il sait très bien
01:14:10qu'il ne pourra rien faire
01:14:11François Céréza
01:14:12Olivier
01:14:12est-ce qu'Olivier a raison
01:14:13en disant que
01:14:15ne pas tenir une promesse électorale
01:14:16un engagement auprès du peuple français
01:14:18est le début de la trahison
01:14:19qu'est-ce qu'on préconise
01:14:21Olivier ?
01:14:22qu'est-ce qu'on préconise ?
01:14:23si jamais je suis comme Robespierre
01:14:25je dis
01:14:25tout gouvernement
01:14:26qui déplaît au peuple
01:14:28c'est le droit du peuple
01:14:29de rentrer en insurrection
01:14:30ah ben là
01:14:32on renverse tout le monde
01:14:33je ne parle pas
01:14:34en effet
01:14:35de M. Mélenchon
01:14:36qui s'est trahi lui-même
01:14:37comme qu'il n'est pas possible
01:14:38de se trahir
01:14:39qui était républicain
01:14:39patriote
01:14:40qui défendait la laïcité
01:14:41et qui défendait la laïcité
01:14:42et qui défendait les raisons électoralistes
01:14:43et qui maintenant
01:14:44lèche les babouches
01:14:44bon
01:14:46ben oui
01:14:47ben oui
01:14:47il faut dire
01:14:48non mais c'est vrai
01:14:49c'est vrai
01:14:49mais le problème
01:14:50c'est qu'il y a des trahisons
01:14:51à tous les niveaux
01:14:52tous les gens
01:14:53qui ont des pouvoirs
01:14:55ils finissent
01:14:55donc pas par trahir
01:14:56c'est ça que je ne comprends pas
01:14:57parce que
01:14:58tu ne peux pas faire des promesses
01:14:59que tu ne peux pas tenir
01:15:00tu le sais très bien
01:15:01tu es un menteur à la base
01:15:03on peut pas
01:15:04quand Macron il dit
01:15:06je vais
01:15:06la pauvreté
01:15:07ben non
01:15:07la pauvreté elle augmente
01:15:08et tu ne peux rien faire
01:15:10parce que tes
01:15:11tes manières de gérer la France
01:15:12ne sont pas bonnes
01:15:13tes manières de gérer
01:15:14la retraite
01:15:15ne sont pas bonnes
01:15:16et pourtant
01:15:16elle est si simple
01:15:19de gérer les retraites
01:15:20c'est de revenir aux 39 heures
01:15:22revenir aux 39 heures
01:15:23c'est une option
01:15:242 millions d'emplois
01:15:252 millions d'emplois
01:15:27vous pouvez prendre des calculettes
01:15:28j'y passe des mois
01:15:29avec ma calculette
01:15:31à calculer ce que ça coûterait
01:15:32on peut retourner
01:15:33à 62 ans
01:15:34en passant aux 39 heures
01:15:36donc
01:15:362 millions d'emplois
01:15:37c'est à dire
01:15:382 millions de cotisants
01:15:40c'est à dire
01:15:402 millions de cotisants
01:15:41d'emplois cotisants
01:15:43qui vont permettre
01:15:43de financer
01:15:44les retraites
01:15:44des générations
01:15:45qui vont arriver
01:15:45à la retraite
01:15:46en plus
01:15:47les gens gagneront plus
01:15:48ils dépenseront plus
01:15:49il y aura plus de TVA
01:15:50c'est qu'un avantage
01:15:51j'ai pas compris
01:15:54quand Mitterrand
01:15:55a trahi le peuple
01:15:55en passant
01:15:56de 39 heures
01:15:57à 35 heures
01:15:58il fallait pas le faire
01:15:58alors là c'est un autre
01:15:59à long terme
01:16:00à long terme
01:16:01mais moi le jour
01:16:02où ils ont fait ça
01:16:03j'étais chef d'entreprise
01:16:05j'ai dit
01:16:05mais ils sont malades
01:16:06à long terme
01:16:07ça tiendra pas la route
01:16:08en effet
01:16:09la facture
01:16:10était de heureuse
01:16:11merci
01:16:12Olivier
01:16:13tout est dans la marseillaise
01:16:14aux armes citoyens
01:16:17le problème
01:16:18je vais vous dire
01:16:18quelque chose
01:16:19je crois que c'est Raymond Barre
01:16:20qui a dit
01:16:20le français
01:16:21il a une mémoire
01:16:22à 6 mois
01:16:22c'est-à-dire
01:16:24il promet le président
01:16:25il fait que des conneries
01:16:26mais
01:16:28passé les 6 mois
01:16:296 mois avant les élections
01:16:31il promet des trucs
01:16:32qui va pas tenir
01:16:33et de Gaulle a dit
01:16:34les français sont dévots
01:16:36voilà
01:16:36merci
01:16:37merci Olivier
01:16:38merci Florian
01:16:39pour votre témoignage
01:16:39je reçois François Céréza
01:16:41nos amis des traîtres
01:16:42on parle de trahison française
01:16:43vous nous appelez
01:16:43au 0800 26 300 300
01:16:45il est 13h47
01:16:46nous ouvrons
01:16:47le débat
01:16:48à toute l'actualité
01:16:49de cette antenne
01:16:51et de ce qui se passe
01:16:52dans le monde
01:16:52François Céréza
01:16:53est un journaliste
01:16:53patenté
01:16:54il sera répondre
01:16:55à vos interrogations
01:16:56vos remarques
01:16:57et vos observations
01:16:58au 0800 26 300 300
01:17:00sur Sud Radio
01:17:01l'indispensable radio
01:17:02je suis épatant
01:17:04et patenté
01:17:05Sud Radio
01:17:05la France dans tous ses états
01:17:07Péricault Légas
01:17:10vous êtes bien sur Sud Radio
01:17:11il est 13h51
01:17:12nous sommes dans un débat
01:17:13je vous le disais
01:17:14passionné
01:17:14avec François Céréza
01:17:15sur les trahisons
01:17:1713h51
01:17:18on ouvre
01:17:18on ouvre le débat
01:17:20à toute actualité
01:17:21mais je crois
01:17:22que nos auditeurs
01:17:23c'est Julien
01:17:24qui nous appelle
01:17:24de Châles-les-Eaux
01:17:26dans ce beau département
01:17:28de la Savoie
01:17:29qui ne fut pas française
01:17:30en 1860
01:17:32Viva Garibaldi
01:17:33Viva Garibaldi
01:17:34enfin lui
01:17:34il était niçois
01:17:35c'était différent
01:17:36bonjour Julien
01:17:37bonjour Julien
01:17:37bonjour à tous
01:17:38alors niçois
01:17:39et savoyards
01:17:40c'était la même chose
01:17:41puisque la Savoie
01:17:41avait également en elle
01:17:42le comté de Nice
01:17:43donc
01:17:44royaume
01:17:45royaume de Piedmont-Sardaigne
01:17:47avec la Savoie
01:17:48Garibaldi
01:17:50référendum d'annexion
01:17:50à la France
01:17:51en 1860
01:17:52et même
01:17:53les niçois aussi
01:17:53ce fut
01:17:54mon grand-père
01:17:55a été dans la légion
01:17:55garibaldienne
01:17:56ce fut une tragédie
01:17:57pour Garibaldi
01:17:57puisque sa terre natale
01:17:58devenait française
01:17:59du coup
01:18:00il s'est retiré
01:18:01à Caprera
01:18:02du coup
01:18:02après
01:18:02au nord de la Sardaigne
01:18:04Julien
01:18:04vous voulez nous parler
01:18:05de Charles Maurice
01:18:06de Talleyrand-Périgord
01:18:07est-ce que c'est un traître
01:18:08ou c'est pas
01:18:09moi je me suis engueulé
01:18:10à l'instant
01:18:10passé moi l'expression
01:18:11avec François
01:18:11je dis quand même
01:18:12c'est un homme d'état
01:18:13qui a fait ça
01:18:14pour sauver la France
01:18:15est-ce que vous partagez
01:18:16mon avis
01:18:16ou vous êtes plutôt
01:18:17du côté de François
01:18:18pour la vérité
01:18:19il a fait ça pour sauver
01:18:20la France
01:18:20il a fait ça pour sauver
01:18:22je pense ses intérêts
01:18:23et il a fait ça également
01:18:24pour sauver
01:18:27le régime
01:18:29pour ne pas sauver
01:18:30le régime
01:18:30qu'il a défendu
01:18:31et combattu
01:18:32à savoir l'Empire
01:18:33donc il n'a pas fait ça
01:18:34pour la France
01:18:35puisque l'état
01:18:36qui était sous l'égide
01:18:38de l'enfant
01:18:38de Napoléon Bonaparte
01:18:39il a fait contre
01:18:40les intérêts
01:18:41de l'Empire français
01:18:42donc pour moi
01:18:42oui il doit figurer
01:18:44en bonne partie
01:18:45parmi les traîtres
01:18:45de l'histoire française
01:18:46vous me lâchez Julien
01:18:48je pensais comme Grouchy
01:18:49vous allez arriver
01:18:50vous me lâchez
01:18:53et vous accablez
01:18:55Talleyrand
01:18:55qui pour moi
01:18:55est un grand homme d'état
01:18:56je reconnais qu'il y a une trahison
01:18:57mais je dis qu'il l'a fait
01:18:58pour la raison d'état
01:18:59vous vous dites
01:19:00il l'a fait pour défendre
01:19:01ses intérêts
01:19:02oui mais ça ne change rien
01:19:03en fait
01:19:03que ça a été
01:19:03un grand chef d'état
01:19:05et ça a été
01:19:05un grand traître également
01:19:06voilà
01:19:07c'est une personne
01:19:08qui est incontournable
01:19:09dans l'histoire
01:19:09du 19ème début
01:19:12fin 18ème
01:19:13début 19ème siècle
01:19:14il est incontournable
01:19:15mais s'il a su durer
01:19:17c'est parce que
01:19:17ça a été une girouette
01:19:18et donc un traître
01:19:19parce qu'il a servi
01:19:21le consulat
01:19:22l'Empire
01:19:23puis ensuite
01:19:24la monarchie
01:19:24sous la restauration
01:19:25d'abord la république
01:19:26d'abord la république
01:19:27tout à fait
01:19:28et donc non non
01:19:29s'il a réussi
01:19:30à tenir
01:19:31contrairement à d'autres
01:19:32c'est qu'il a été
01:19:34une belle girouette
01:19:35et qu'il a
01:19:35et il meurt très vieux
01:19:36il meurt en 1834
01:19:38comme souvent les traîtres
01:19:39oui
01:19:39tout à fait
01:19:40vous savez
01:19:40il y a un adjectif
01:19:42qui lui convient tout à fait
01:19:43à monsieur de Talleyrand
01:19:44il est tortueux
01:19:46voilà
01:19:46il est tortueux
01:19:48Napoléon l'appelait
01:19:48le vieil
01:19:49boiteux
01:19:50parce qu'il était boiteux
01:19:50ou de la merde
01:19:53dans un bas de soie
01:19:53vous êtes de la merde
01:19:55dans un bas de soie
01:19:56et Talleyrand répond
01:19:57quel dommage
01:19:57qu'un si grand homme
01:19:58ait un vocabulaire
01:19:59aussi châtié
01:20:00vous savez que
01:20:01Talleyrand à la fin de sa vie
01:20:02se prend une gifle
01:20:03dans une réunion publique
01:20:04où la faillée était là
01:20:04à Paris
01:20:05quelqu'un s'avance
01:20:06et le gifle en public
01:20:07lui qui est quand même
01:20:08un dignitaire
01:20:08voilà
01:20:09parce qu'on considérait
01:20:09que sa trahison
01:20:10était allée un peu loin
01:20:11Julien
01:20:12vous pensez que
01:20:13la trahison
01:20:14est encore
01:20:14un phénomène d'actualité
01:20:16ou il n'y en a plus
01:20:17de traîtres en France ?
01:20:18Non mais la trahison
01:20:19est toujours d'actualité
01:20:20quelle que soit l'histoire
01:20:21on aura toujours des traîtres
01:20:22malheureusement
01:20:23le problème c'est que
01:20:24quand on est traître
01:20:25à une cause
01:20:26ou qu'on est traître
01:20:27à un parti politique
01:20:27on peut comprendre
01:20:28moi ce que je ne comprends pas
01:20:29c'est quand parfois
01:20:29on est traître
01:20:30à son propre pays
01:20:31et c'est là
01:20:32que ça me dérange
01:20:32voilà
01:20:34parce qu'on peut bien sûr
01:20:35changer parfois d'opinion
01:20:38évoluer
01:20:39dans ses opinions
01:20:40c'est normal
01:20:41je pense qu'à 20 ans
01:20:41on ne pense pas pareil
01:20:42que quand on en a 15
01:20:43et on ne pense pas pareil
01:20:44quand on a 40 ou 60
01:20:46Merci Julien
01:20:47il y a des intérêts nationaux
01:20:48là il faut se poser des questions
01:20:50D'accord
01:20:50merci pour votre avis Julien
01:20:53il y avait Yves
01:20:54qui voulait nous poser
01:20:54une question sur
01:20:55De Gaulle
01:20:56très 359
01:20:56on en reparlera
01:20:57on fera un sujet
01:20:58Yves de Strasbourg
01:20:59on fera un sujet
01:21:00sur la trahison
01:21:00je vois que ça
01:21:01ça a beaucoup intéressé
01:21:02ceux qui nous écoutent
01:21:03comment reprocher
01:21:03de ne pas avoir mis De Gaulle
01:21:04justement
01:21:05parce que De Gaulle
01:21:05a trahi des pieds loin
01:21:06à ce moment là
01:21:07tout le monde a trahi
01:21:08tout le monde
01:21:11je pense qu'il y aura
01:21:11un tome 2
01:21:12je pense qu'il y aura
01:21:13un tome 2
01:21:13on peut le faire ensemble
01:21:14et puis votre dernier chapitre
01:21:17donc je rappelle
01:21:17nos amis des traîtres
01:21:18retour sur une spécialité
01:21:19française
01:21:20la trahison
01:21:21aux éditions
01:21:21du Cherche Midi
01:21:22pour la modique somme
01:21:23de 22 euros
01:21:24on passe un moment délicieux
01:21:26gastronomique
01:21:26c'est merveilleusement
01:21:27écrit
01:21:27c'est des friandises
01:21:28il y a plein de traits d'humour
01:21:29des jeux de mots
01:21:30des calembours
01:21:30quelquefois
01:21:31ils sont limites
01:21:32mais on se barre
01:21:34merci François Zérezat
01:21:35quant à nous
01:21:35je vous donne rendez-vous
01:21:37à demain
01:21:37et là je vous laisse
01:21:38avec Brigitte Laé
01:21:40qui va vous parler
01:21:41évidemment
01:21:43sensualité
01:21:43voilà
01:21:44amour
01:21:44ça va apaiser un peu le débat
01:21:46à demain sur Sud Radio
01:21:47merci
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