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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-06-09##

Catégorie

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News
Transcription
00:00:00Rien qui a vécu les transformations des dernières décennies n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement.
00:00:08Érico Légas.
00:00:10Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mardi 9 juin 2026.
00:00:15La France dans tous ses états, oui, elle est dans des états assez anormaux en ce moment.
00:00:20Il faut dire qu'elle a de quoi s'inquiéter.
00:00:23Tout contre moi, Maud Coffler a programmé cette émission.
00:00:26Bonjour à tous.
00:00:27En face de moi, Julien Delmas la réalise dans les meilleures conditions.
00:00:32Emmanuel Galasso, pas très loin de lui, attend vos appels au 0 826 300 300 parce que vous allez évidemment,
00:00:39comme chaque jour,
00:00:40avoir besoin de vous exprimer sur cette antenne du Parlons Vrai, donner votre avis, vos coups de gueule ou vos
00:00:47coups de cœur.
00:00:48On est là pour vous écouter, pour discuter avec vous parce que ce que vous dites est important et que
00:00:53c'est un peu notre raison d'être.
00:00:55Et puis Elvin aussi surveille cette assemblée pour être sûr d'en retranscrire fidèlement la précision des propos sur le
00:01:03site de Sud Radio,
00:01:04sur le site web que vous pouvez consulter 24 heures sur 24 et qui vous rend plus intelligent quand vous
00:01:10en sortez que lorsque vous êtes venu au début de cet épisode.
00:01:14Voilà, l'actualité aujourd'hui est, bon, elle est un petit peu comme ces jours derniers, elle est quelquefois douloureuse
00:01:20et quelquefois un petit peu contrariante.
00:01:22On va parler des Allemands qui, une fois de plus, nous lâchent sur le projet d'avion SCAF.
00:01:27L'Allemagne se dérobe, comme elle le fait souvent, que ce soit sur le nucléaire, sur des enjeux énergétiques ou
00:01:32stratégiques.
00:01:33Elle roule pour elle.
00:01:34Finalement, les Allemands sont de vrais nationalistes.
00:01:36Alors, avec quoi ? Avec quoi on va défiler le 14 juillet ?
00:01:39Le président de la République, il a besoin de ses armées et on va voir dans quel état l'armée
00:01:43française est et si elle garde toujours sa ferveur et ses gloires.
00:01:47On en discute avec un expert patenté, le colonel Perdeyong, vice-président de l'Institut Temis.
00:01:53Ce sera à 12h15.
00:01:55La justice française est dans la tourmente.
00:01:57Ce n'est pas nouveau.
00:01:58Là, elle est un peu plus.
00:02:00Les magistrats conspués, montrés du doigt.
00:02:04Que pensent-ils ?
00:02:05Que pensent-ils les déclarations de Gérald Darmanin ?
00:02:08On a vu les mouvements du meurtre.
00:02:09On le disait à l'instant, près de 70 000 Français sont allés dans les rues devant les palais de
00:02:13justice pour protester contre ce qui s'est passé dans la tragédie de l'affaire de Liana, la jeune Liana.
00:02:19Nous aurons l'avis, paradoxalement, d'un procureur qui va se transformer en avocat.
00:02:24Philippe Belgère, qu'on connaît bien sur cette antenne, va nous expliquer ce qu'il pense des déclarations d'Armanin,
00:02:29ce qu'il faut penser dans la magistrature française en 2026.
00:02:32Et puis de 13h à 14h, alors un peu inédit sur les ondes de Sud Radio.
00:02:37Nous allons parler prostitution, nous avons parlé brésilienne au bois de Boulogne à travers un livre qui s'appelle Allée
00:02:44de la reine Marguerite.
00:02:46C'est le journaliste Yanis Eziadi qui raconte avec truculence, précision, courage quelquefois, l'aventure de Stella Rocha.
00:02:54Qui est une brésilienne, une transgenre, qui raconte sa vie au bois de Boulogne avec, j'allais dire, les situations
00:03:02épouvantables, les espoirs, la réalité de cette vie.
00:03:06Ce qu'est la prostitution, évidemment on va élargir aux autres sujets la prostitution.
00:03:09Est-ce qu'il faut rouvrir la maison close ?
00:03:12Et est-ce qu'il faut se méfier surtout de ne pas confondre la prostitution sans proxémétisme avec la prostitution
00:03:18avec proxénète des réseaux furieux qui sont souvent criminels et qui transforment la vie de ces filles en cauchemar.
00:03:25Donc voilà, nous aborderons ce sujet de 13h à 14h.
00:03:28On attendra évidemment votre appel et puis Maud, il y a bien sûr d'autres informations.
00:03:32On parlera notamment de l'histoire de Vincent qui était l'invité ce matin de Jacques Cardot sur Sud Radio
00:03:36qui depuis 4 ans est victime d'une usurpation d'identité qui commence à lui coûter très très cher.
00:03:40Parce que vous l'imaginez, naturellement, c'est lui qui reçoit les amendes, toutes les amendes.
00:03:44On parlera d'une très mauvaise blague d'un streamer sur la petite Liana retrouvée morte la semaine dernière.
00:03:51Toutes les blagues ne sont pas bonnes à dire ni à entendre.
00:03:53Et puis on parlera des professeurs parce que parfois le niveau est mauvais chez les élèves mais aussi chez les
00:03:59professeurs, c'est cocasse.
00:04:00Et c'est l'occasion d'en parler.
00:04:02Et oui, surtout quand ils ne sont pas formés. Voilà.
00:04:04Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Perico.
00:04:10Les images de chaos dans Paris faisant suite à la victoire du PSG le 30 mai,
00:04:14celles du meeting de la France Insoumise à Saint-Denis avec cette foule militante rassemblée autour du leader Mélenchon,
00:04:20celles de cette marche blanche à Florence qui proclame la monstruosité d'une tragédie qui aurait pu être évitée,
00:04:29comme l'a reconnu le ministre de la Justice si la République avait fait son boulot.
00:04:33Ces images ont de bonnes raisons de nous inquiéter car elles sont, pour reprendre la célèbre phrase d'André Malraux,
00:04:38saluant l'arrivée des cendres de Jean Boulin au Panthéon en 1963.
00:04:41Elles sont le visage de la France.
00:04:44Mais avant d'envisager les solutions courageuses et douloureuses pour pallier à ces fractures,
00:04:49souvenons-nous que le mal est ancien et qu'il commence il y a 50 ans avec les promesses non
00:04:54tenues,
00:04:54les dénis de réalité et les démissions de la classe politique.
00:04:58Ce fut l'européisme B.A. qui devait tout régler, l'atlantisme pro-américain qui devait nous protéger,
00:05:02et puis l'ouverture de l'économie française au marché international,
00:05:06jetant en pâture à une concurrence déloyale et faussée notre industrie et notre agriculture.
00:05:11Merci à la Giscardie, à la Mitterrandie, à la Chiraki d'avoir tout simplement bradé la France.
00:05:16Merci à la Sarkozerie, à la Hollandie, à la Macronerie,
00:05:19de lui avoir fait faire le pas en avant des fantasmes électoraux mensongers
00:05:23alors qu'elle est au bord du précipice.
00:05:27Résultat, une république souffrant d'une démocratie affaiblie,
00:05:30une école de justice et une santé publique abandonnée,
00:05:33des institutions malades, une autorité de l'État exsangue,
00:05:36et une citoyenneté qui a de plus en plus de mal à croire en la nation.
00:05:40Donc ne nous étonnons pas de cette confrontation que nous devons à un néolibéralisme arrogant et sûr de lui,
00:05:45et à une sociale démocratie molle et lâche.
00:05:48C'est deux mouvances politiques dominantes qui se sont partagées le pouvoir depuis 1974
00:05:52sous des combinaisons et des recompositions diverses pour abîmer la France.
00:05:57Il nous faut sortir aujourd'hui de cette trilogie infernale composée de trois blocs qui se détestent,
00:06:01et c'est peut-être à cette occasion que nous verrons,
00:06:04comme ces manifestants d'hier devant les palais de justice de France,
00:06:07formidable preuve d'un sursaut citoyen spontané,
00:06:10un peuple retrouver la raison et dire à ceux qui insultent l'avenir de cette patrie,
00:06:14ça suffit !
00:06:15Emmanuel Macron veut frapper fort pour son dernier 14 juillet
00:06:19avec le déploiement massif des forces armées sur les Champs-Elysées,
00:06:22et en même temps, la cohésion européenne ne se porte pas si bien que ça.
00:06:26On en parle avec le colonel Perdeyong dans un petit instant.
00:06:29N'hésitez pas à nous appeler, à lui poser toutes vos questions au 0826 300 300.
00:06:34A tout de suite sur Sud Radio.
00:06:36Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06:40Pour son dernier 14 juillet, Emmanuel Macron veut faire les choses en grand.
00:06:4310 000 soldats défileront sur les Champs-Elysées.
00:06:46Les 37 pays de la coalition des volontaires ont été invités à participer aux côtés de l'Ukraine.
00:06:51Pour la première fois, les avions seront aussi équipés de munitions.
00:06:54Bref, une démonstration de force et de cohésion européenne,
00:06:57mais une cohésion fragilisée.
00:06:58Par l'abandon hier du projet d'avion de combat nouvelle génération franco-allemand,
00:07:03Berlin ne signera pas.
00:07:04On en parle avec le colonel Perdeyong, vice-président de l'Institut Témis.
00:07:08Bonjour.
00:07:08Bonjour.
00:07:09Bonjour colonel.
00:07:10Bonjour.
00:07:10Mes respects, formule d'usage.
00:07:12En plus, ils sont sincères.
00:07:14Non, non, vous êtes mon supérieur hiérarchique.
00:07:15Je n'étais que première classe dans l'armée.
00:07:17On est propre à l'état de votre grade, ça tombe bien.
00:07:19Tout à fait, tout à fait.
00:07:20Colonel, l'actualité va très vite.
00:07:23Il y a évidemment le conflit au Proche-Orient avec le Détroit d'Ormus qui reste bloqué.
00:07:27La partie de cache-cache entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump,
00:07:32le président de la République a l'air de se fâcher.
00:07:34Puis nous avons un président de la République française
00:07:35qui continue à nous donner l'impression qu'il contrôle la situation
00:07:38et qu'il est à la tête d'une glorieuse...
00:07:40La glorieuse armée française, comme on l'a envoyé défiler dans les années 30
00:07:43en disant que c'était la meilleure armée du monde.
00:07:45Effectivement, deux thématiques.
00:07:49Avec quoi peut-on faire peur le 14 juillet ?
00:07:51C'est toujours l'occasion de faire une force de démonstration.
00:07:53Une démonstration et surtout, l'actualité chaude.
00:07:57Décryptez-nous, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:07:58Pourquoi les Allemands ont abandonné le projet SCAF ?
00:08:01Combien ça va nous coûter ?
00:08:03Et pourquoi le président de la République s'est écrasé ?
00:08:05D'abord, le 14 juillet, très rapidement.
00:08:07En fait, le problème, c'est que c'est une démonstration, je dirais, d'unité.
00:08:10C'est le dernier 14 juillet du président de la République.
00:08:12Donc, il a besoin de démontrer qu'il a travaillé pendant 10 ans.
00:08:15Et c'est vrai qu'en finale, il va essayer de montrer sur les Champs-Elysées,
00:08:18je dirais, encore une fois, un modèle européen
00:08:20qui est totalement évanescent, totalement en création.
00:08:23Et la meilleure preuve, deuxième partie de votre question, c'est le SCAF.
00:08:26La fin du SCAF, la fin de la coopération entre l'Allemagne et la France
00:08:30sur l'avion de combat du futur, est enterrée depuis hier.
00:08:34Et ça a été enterré non pas par le président Macron,
00:08:36mais par le chancelier allemand qui a décidé,
00:08:38qui a proposé au président Macron d'arrêter les frais, tout simplement.
00:08:42Donc, en fait, l'objectif aujourd'hui,
00:08:43qui était de créer un avion de combat du futur,
00:08:45je dirais 2050, 60, etc.,
00:08:47c'est tombé à l'eau, il faut trouver d'autres modalités.
00:08:49Colonel, le conflit ukrainien a démontré
00:08:51que nous avions une carence en armement européen,
00:08:53que nous avons besoin d'avions,
00:08:54puisqu'on refilait des avions Mirage anciens
00:08:58pour acheter des F-35 américains.
00:09:00Aucune cohérence européenne.
00:09:01Nous avons besoin d'une force dissuasive européenne
00:09:04avant d'avoir la défense de l'Europe, bien entendu.
00:09:06Là, c'était l'occasion, c'était du contraire,
00:09:08le projet était en place.
00:09:09Combien ont été investis jusqu'à présent pour le projet ?
00:09:11C'est assez considérable.
00:09:12Le projet a commencé, en gros, à l'époque de Mme Merkel,
00:09:16en gros, ça fait 8 ans.
00:09:173 milliards d'euros ont été dépensés
00:09:18pour un programme final de 100 milliards.
00:09:20Donc, 3 milliards qui sont passés à la poubelle.
00:09:22Vous êtes en train de me dire, c'est ça ?
00:09:23Vous êtes en train de me dire qu'ils passent à la poubelle
00:09:25si le projet était à la poubelle ?
00:09:26Ah oui, c'est 3 milliards qui disparaissent.
00:09:28Alors, pas tout à fait.
00:09:29Pourquoi ?
00:09:29Parce que j'imagine que Dassault va récupérer...
00:09:32Comment dire ?
00:09:32Il y a une activité de recherche qui a été menée.
00:09:35Parce qu'en fait, le projet ESCAF,
00:09:36c'est un projet extrêmement complexe,
00:09:38dans le sens où il n'y a pas seulement un avion,
00:09:39mais vous avez une ergonomie,
00:09:41vous avez un écosystème avec des drones autour,
00:09:43extrêmement compliqué.
00:09:44C'est un très beau projet, donc, en tout cas.
00:09:45Ah oui, bien sûr.
00:09:46Militairement, qu'est-ce que vous en pensez vous-même ?
00:09:47C'était quelque chose de valable ?
00:09:48L'aviation, vous savez, c'est comme tous les armements,
00:09:51ça évolue en permanence.
00:09:52Donc, l'aviation, plus que tous les autres, pourquoi ?
00:09:54Parce que les drones ont détrôné une partie,
00:09:56comment dire, de la maîtrise du ciel,
00:09:58comment dire, par les armées de l'air.
00:09:59Donc, ils réfléchissent à de nouvelles modalités.
00:10:02Encore une fois, le problème, le suivant,
00:10:03c'est qu'on a besoin d'une armée de l'air.
00:10:04Bien évidemment, il faut maîtriser le ciel
00:10:06d'une façon ou d'une autre.
00:10:07Les missiles, les drones, en soi, ne suffisent pas.
00:10:09Donc, cette réflexion, si vous voulez, elle s'engageait.
00:10:11On peut la faire avec les Allemands,
00:10:12avec les Européens, ça ne pose pas de problème.
00:10:13Après, le problème, c'est qu'on voit avec les Allemands
00:10:16quel est le sujet.
00:10:16C'est le problème du leadership.
00:10:17Les Allemands annoncent régulièrement
00:10:19qu'ils vont avoir l'armée la plus conventionnelle,
00:10:21la plus importante d'Europe.
00:10:22Leur budget de la défense, dans les quelques mois qui viennent,
00:10:25150 milliards d'euros.
00:10:26Nous le notons, 60 milliards d'euros.
00:10:28Donc, ils vous aient déjà un décalage très important.
00:10:30Et ce leadership se manifeste, évidemment,
00:10:32dans les grands programmes d'un moment,
00:10:33comme le SCAF, qui est un programme formidable.
00:10:35D'autant qu'il y a un point très important.
00:10:36Vous savez, les Européens, je conjointe à votre question,
00:10:39ils rêvent Européens, mais ils consomment Américains,
00:10:41à part les Français.
00:10:42On est bien les seuls en Europe.
00:10:43C'est le grand paradoxe de l'histoire.
00:10:45Oui, mais on est bien les seuls aujourd'hui.
00:10:47Les Français ont essayé de trouver une solution,
00:10:49je dirais, proprement européenne.
00:10:51Disco-politique, lignifiant sur une Europe de la défense, etc.
00:10:55Blablabla, blablabla.
00:10:56La réalité, c'est quoi ?
00:10:57Vous avez une montée en puissance des menaces,
00:10:58et concrètement, l'Europe n'est pas prête.
00:11:00Père De Jong, quel est le véritable motif ?
00:11:02On est dans le parlant vrai aujourd'hui.
00:11:03Vous n'êtes pas obligé d'avoir la vérité absolue.
00:11:05Quel est le véritable motif qui fait que les Allemands
00:11:07ont abandonné le projet ?
00:11:08Il y en a quand même trois.
00:11:10Fondamentalement, un techniquement parlant.
00:11:12L'avoible et l'inavoible.
00:11:13Donnez-moi l'avoible et l'inavoible.
00:11:14Tout ça, c'est avoible et l'inavoible.
00:11:16Le problème, c'est comme dans un couple,
00:11:18on ne s'est pas mis d'accord.
00:11:19On avait une espèce de contrat de mariage,
00:11:22mais en fait, on n'a pas réalisé.
00:11:23Pourquoi ?
00:11:24Parce que, techniquement parlant,
00:11:25les Allemands n'ont pas de porte-avions.
00:11:27On a un porte-avions.
00:11:28Ils n'ont pas de nucléaire, on a du nucléaire.
00:11:29Donc déjà, il y avait une contrainte technique
00:11:30qui était fondamentale.
00:11:32Ça, c'est le premier point.
00:11:33Le deuxième point, c'est industriel.
00:11:35On voit bien la compétition qu'il y avait
00:11:37entre Airbus, concrètement,
00:11:38et les Allemands, Airbus,
00:11:40et les Français étaient majeurs.
00:11:42Et d'assaut, on peut dire.
00:11:43Et d'assaut, bien évidemment.
00:11:44Et quelle est la question ?
00:11:46On est sur un modèle de deux avions européens.
00:11:48Vous avez ce qu'on appelle l'Eurofighter,
00:11:50conctris avec les Britanniques, BAE,
00:11:52et avec les Allemands, Français,
00:11:54avec Airbus, anciennement EADS.
00:11:56Aujourd'hui, on a un autre avion,
00:11:57le Rafale, qui est construit par les Français.
00:11:59Donc ce modèle, en fait,
00:12:01qui est en fait des structures pour l'Europe.
00:12:02Pourquoi est-ce qu'on est divisé ?
00:12:03On a deux avions,
00:12:04et on se fight sur les appels d'offres.
00:12:06En fait, il fallait trouver une solution.
00:12:07Le problème, c'est industriellement parlant.
00:12:09Le problème, c'est que les Allemands
00:12:10voulaient récupérer une partie
00:12:11des données que Dassault a.
00:12:12Alors, soyons précis.
00:12:14Est-ce que lorsque les Allemands
00:12:15considèrent qu'ils n'ont pas le leadership
00:12:16ou qu'ils n'ont pas la mainmise sur un projet,
00:12:19ils laissent tomber ?
00:12:19Ils ont tout compris.
00:12:20Ils sont en tête ou ils n'en veulent pas ?
00:12:21C'est exactement ça.
00:12:22Ils veulent être le chef du monde.
00:12:25Ils ont moins de dettes que nous.
00:12:26Ils peuvent investir.
00:12:27Nous, on n'arrive pas à investir.
00:12:28On est en situation extrêmement compliquée
00:12:30du point de vue, je dirais,
00:12:31économique et financier.
00:12:32Donc, ils l'ont très bien compris, les Allemands.
00:12:33Et ça, ils l'ont toujours fait.
00:12:34Ils l'ont toujours fait, mais ils étaient en retard.
00:12:36Dans le domaine de l'aéronautique,
00:12:38dans le domaine de la défense,
00:12:40ils étaient en retard.
00:12:41À l'exemple, ils n'ont pas de sous-marins nucléaires
00:12:42dans ce d'argent.
00:12:43On en a.
00:12:44Donc, ils ont essayé, à un moment donné,
00:12:45de créer une jeune venture,
00:12:46une structure dans le maritime.
00:12:48Ça a été refusé en son temps.
00:12:50On voit dans le domaine de l'aérien,
00:12:51mais ils essayent de nous supplanter.
00:12:52Enfin, en tout cas, de récupérer la mise.
00:12:54On peut comprendre Trappier,
00:12:56le patron de Dassault,
00:12:57qui ont dit, à partir de maintenant,
00:12:59tes plans, tu les mets sur la table,
00:13:00on les partage.
00:13:01Il y a un savoir-faire unique.
00:13:02La France a développé,
00:13:03depuis le général de Gaulle,
00:13:04un savoir-faire qui est unique.
00:13:05Elle veut garder son trésor de guerre.
00:13:07Donc, on n'a pas pu s'entendre.
00:13:08Alors, au-delà des investissements
00:13:09qui étaient importants,
00:13:10au-delà de toute une série de questions,
00:13:12c'est vrai qu'il fallait arrêter le problème.
00:13:14C'est qu'on était dans une situation
00:13:15totalement détestable
00:13:16dans laquelle on finissait
00:13:17par se haïr les uns les autres.
00:13:19Colonel Perdeyong,
00:13:20est-ce que je peux vous poser
00:13:21une question solennelle ?
00:13:22Est-ce que l'Allemagne n'est pas restée
00:13:23finalement une puissance nationaliste ?
00:13:25Alors, ça, c'est une très bonne question
00:13:27parce que c'est le troisième point
00:13:28que je voulais aborder,
00:13:28c'est la question politique.
00:13:29Et du point de vue politique,
00:13:30on ne l'est pas fait de la même façon,
00:13:32bien évidemment.
00:13:33On voit que les Français
00:13:33sont plutôt ouverts.
00:13:34Nous, on joue.
00:13:35Oui, voilà.
00:13:35On joue Franju sur l'Europe.
00:13:37Et on a renoncé à beaucoup de choses
00:13:38parce qu'on a été loués.
00:13:39Exactement.
00:13:39Eux, jamais.
00:13:41Mais vous savez,
00:13:42vous avez un point central.
00:13:43Aujourd'hui, c'est le nucléaire,
00:13:45par exemple, le nucléaire civil.
00:13:46C'est quand même incroyable
00:13:47qu'on ait accepté, nous, Français,
00:13:49de se déclasser
00:13:50dans le domaine du nucléaire civil
00:13:51parce que les Allemands l'exigeaient.
00:13:53L'époque de Merkel,
00:13:54c'est incroyable.
00:13:54Donc, il y a une situation
00:13:55complètement sidérante
00:13:56dans laquelle,
00:13:57au nom, encore une fois,
00:13:59du fait que le couple franco-allemand
00:14:01doit rester uni,
00:14:02à ce moment-là,
00:14:03effectivement,
00:14:03c'est sur nous
00:14:03qu'ils baissons la garde.
00:14:04Mais rappelons-nous,
00:14:05les Allemands,
00:14:05il y a toujours un truc
00:14:06très intéressant.
00:14:07On dit toujours
00:14:07nos amis allemands.
00:14:09Et si on ne dit pas
00:14:10les Allemands,
00:14:10on dit nos amis allemands
00:14:11parce qu'il faut le redire.
00:14:14Je me souviens d'une scène
00:14:16que j'ai revue l'autre jour,
00:14:17que j'ai montrée à mon fils.
00:14:19Je passe du coq à l'âne,
00:14:20mais c'est la symbolique.
00:14:21Le général von Einstein,
00:14:22qui était un des plus grands militaires
00:14:25du 3e Reich
00:14:25et un stratège exceptionnel.
00:14:27C'est lui qui a permis
00:14:28la victoire de la France,
00:14:29von Einstein.
00:14:31Enterrement en 1963
00:14:34en Allemagne
00:14:34avec la Bundeswehr
00:14:35qui lui rend les hommages
00:14:37comme un grand dignitaire
00:14:38de l'armée allemande
00:14:39sous prétexte
00:14:40qu'il n'était pas,
00:14:42j'allais dire,
00:14:43adhérent du parti nazi.
00:14:44Pour autant,
00:14:44il avait commis
00:14:45des crimes de guerre.
00:14:46C'est incroyable
00:14:47comme ces Allemands,
00:14:48au moment donné,
00:14:49lorsqu'il s'agit
00:14:49de retrouver leur,
00:14:51j'allais dire,
00:14:51leur arrogance,
00:14:52leur sens de la domination,
00:14:54leur suprématie,
00:14:56ils arrivent à se rassembler
00:14:57autour de cette idée
00:14:58et à dire non à l'Europe.
00:14:59Est-ce que ce sont vraiment
00:15:00des gens fiables aujourd'hui ?
00:15:02Le général de Gaulle
00:15:03s'en méfiait un petit peu,
00:15:04le général Galois aussi
00:15:05que vous avez connu
00:15:05de réputation.
00:15:06Est-ce qu'on peut avoir confiance
00:15:07dans les Allemands
00:15:08aujourd'hui en 2027 ?
00:15:09Le vrai problème,
00:15:10c'est qu'on est déclassés.
00:15:11Le problème,
00:15:11eux,
00:15:12ont gardé un outil industriel
00:15:13extrêmement performant,
00:15:14on l'a perdu.
00:15:15Sauf dans le domaine militaire,
00:15:16évidemment,
00:15:17mais on n'a plus
00:15:17d'industrie française.
00:15:19Le deuxième point,
00:15:19on est sur-endetté.
00:15:20Quand vous avez des investissements
00:15:22du niveau où on situe la France,
00:15:24qu'est-ce que vous voulez dire
00:15:25sur le marché ?
00:15:26On ne peut pas investir,
00:15:27on est limité,
00:15:27on est bloqué.
00:15:28Le budget de la défendre,
00:15:29on devrait monter à 5%.
00:15:30On va monter à 3%,
00:15:323,1% dans les mois qui viennent.
00:15:34Eux vont monter à 5%.
00:15:35Les Polonais sont à 5%.
00:15:36Donc le problème,
00:15:37aujourd'hui,
00:15:37vous avez une donnée fondamentale.
00:15:39C'est encore...
00:15:40Enfin,
00:15:40on est dans un modèle
00:15:41dans lequel...
00:15:42Enfin,
00:15:42on est dans un monde
00:15:43dans lequel la menace
00:15:43est fondamentale.
00:15:44La guerre en Ukraine
00:15:46nous a annoncé
00:15:47qu'on était entrés
00:15:48dans un monde
00:15:48extrêmement complexe.
00:15:50On n'est pas prêts.
00:15:51Alors,
00:15:51on l'a compris,
00:15:53on voudrait bien le faire,
00:15:54mais on n'est pas prêts.
00:15:54On n'a pas l'industrie,
00:15:55on n'a pas les moyens,
00:15:56on n'a pas le budget.
00:15:57Non seulement ça,
00:15:58colonel,
00:15:58mais lorsque les Allemands
00:16:00nous disent
00:16:00arrêtez de fabriquer
00:16:01des panneaux photovoltaïques
00:16:02parce que ça concurrence
00:16:03les produits chinois,
00:16:04du coup,
00:16:05ça nous empêche
00:16:06de vendre des Mercedes.
00:16:07Alors,
00:16:07on vous compensera,
00:16:08donc vous ne faites pas
00:16:09de photovoltaïques,
00:16:10nous continuerons
00:16:10à vendre de la technologie
00:16:11et des voitures à la Chine
00:16:13et puis on trouvera
00:16:13une solution.
00:16:13On n'a trouvé aucune solution.
00:16:15Nous avons annoncé
00:16:16à certains pans,
00:16:17certains fleurons
00:16:17de notre industrie
00:16:18pour qu'eux puissent
00:16:19préserver la leur
00:16:20et on n'a rien en échange.
00:16:21Est-ce qu'à un moment donné,
00:16:22le problème va être posé
00:16:24alors en termes politiques
00:16:24de relations internationales
00:16:26au sein de l'Europe ?
00:16:26Est-ce qu'il faut
00:16:27une Europe repenser différemment
00:16:29avec à deux vitesses ?
00:16:30L'Allemagne prend la tête
00:16:31de l'Europe riche
00:16:33et nous aimerions
00:16:34prendre la tête
00:16:35de l'Europe moins riche
00:16:36ou est-ce qu'il faut
00:16:37penser à une Europe
00:16:37à un moment donné ?
00:16:38Ça a été évoqué.
00:16:39Même les Allemands
00:16:39ont dit un jour
00:16:40on va peut-être sortir
00:16:42de l'Europe,
00:16:42on va faire notre marché
00:16:43commun à nous
00:16:44avec l'Autriche,
00:16:45la Croatie,
00:16:46la Roumanie.
00:16:47Est-ce qu'un jour
00:16:47on peut avoir
00:16:48une fracture de l'Europe
00:16:48parce que l'Allemagne
00:16:49va décider de rouler toute seule ?
00:16:50Oui, c'est possible
00:16:51d'autant qu'il y a quand même
00:16:52Ursula von der Leyen
00:16:53qui est à la manœuvre
00:16:54à Bruxelles.
00:16:54Elle fait fort elle aussi
00:16:55dans son argent.
00:16:56Elle est Allemande
00:16:56donc déjà.
00:16:57Les Allemands
00:16:58ils sont puissants localement
00:16:59et ils sont puissants
00:17:01en multilatéral.
00:17:02Donc c'est vrai
00:17:02que la machine de guerre
00:17:03elle est prête.
00:17:04Le problème encore une fois
00:17:05ce qu'on peut reprocher
00:17:05on ne peut pas reprocher
00:17:06aux Allemands
00:17:06d'aller vite
00:17:06et d'aller loin
00:17:07et d'avoir une vision importante.
00:17:09Ils bossent,
00:17:09ils font leurs trucs,
00:17:10ils n'ont pas pété leur industrie.
00:17:11Nous le problème
00:17:12c'est que nous les Français
00:17:13on blablate
00:17:14et puis on n'a pas l'outil.
00:17:16Alors construisons-nous tout,
00:17:17fabriquons l'outil,
00:17:18recréons quelque chose
00:17:19à partir de là.
00:17:20On revient dans le système.
00:17:22On ne peut pas reprocher
00:17:22aux autres de faire
00:17:23les choses que nous
00:17:23on ne fait pas.
00:17:24C'est le problème des Français.
00:17:25On est toujours en train
00:17:26de blablater.
00:17:27Encore une fois
00:17:27le président Macron
00:17:28ne peut pas lui reprocher
00:17:29de ne pas avoir été européen.
00:17:30Mais donc c'est pour ça
00:17:31que la solution
00:17:32ne lui appartient plus.
00:17:33La solution appartient
00:17:34à son successeur.
00:17:352027 on verra
00:17:36qui va être élu
00:17:37et c'est lui qui déterminera
00:17:38les orientations
00:17:39de l'Europe future.
00:17:39On est loin du traité
00:17:40de l'Elysée en 1963
00:17:41où Charles de Gaulle
00:17:43avait trouvé un pacte
00:17:44vraiment d'équilibre
00:17:46d'équité
00:17:47entre l'Allemagne
00:17:47et la France
00:17:48pour sauver l'Europe.
00:17:49On est loin
00:17:49de ce concept-là.
00:17:51On peut rêver
00:17:52ou non ?
00:17:52Est-ce qu'il peut y avoir
00:17:52en Allemagne
00:17:53un leader qui émerge
00:17:54en disant
00:17:55maintenant on va jouer
00:17:55franc jeu,
00:17:56on se serre les coudes,
00:17:57c'est l'Europe unie
00:17:58et on n'écrase pas
00:17:59le plus faible.
00:18:01On peut croire
00:18:01Père Noël.
00:18:02Il n'y a aucun problème.
00:18:04Et pourtant vous n'êtes
00:18:04pas anti-germaniste du tout.
00:18:05Non, non, mais pas du tout.
00:18:06Au contraire.
00:18:07Bien sûr, pas du tout.
00:18:08Encore une fois,
00:18:08je suis un Européen
00:18:09pur et dur.
00:18:10Le problème,
00:18:10encore une fois,
00:18:10ce que je veux dire,
00:18:11c'est que concrètement
00:18:11on n'est pas prêts.
00:18:12On va à combat de boxe,
00:18:13on n'est pas prêts.
00:18:14Alors évidemment,
00:18:15on n'est pas contents,
00:18:15on se prend des unions,
00:18:16etc.
00:18:17Mais on n'est pas prêts.
00:18:18C'est le cœur du sujet.
00:18:19Les Allemands n'y peuvent rien.
00:18:20Ils sont leaders,
00:18:21ils avancent.
00:18:22Les Polonais nous arrivent derrière
00:18:23parce qu'on va être pris en sandwich.
00:18:24La tranche de jambon,
00:18:25c'est nous.
00:18:26Parce que vous avez
00:18:27une tranche de pain polonaise,
00:18:28une tranche de pain allemande
00:18:29et au milieu,
00:18:38c'était Mme Merkel.
00:18:39Il se prend la foudre au décollage.
00:18:40Vous vous souvenez,
00:18:40il est obligé de revenir.
00:18:41Espérons que la prochaine fois,
00:18:43c'est nous qui apporterons
00:18:43la foudre aux Allemands
00:18:44et qu'on aura un chef d'État
00:18:45qui défendra les intérêts
00:18:47de la France
00:18:47par rapport,
00:18:48j'allais dire,
00:18:49à cet égoïsme allemand.
00:18:50Parce que je parle d'égoïsme.
00:18:52Mais il y a un point très important,
00:18:53encore une fois,
00:18:53c'est les 27 pays.
00:18:54Comment faire une union en 27
00:18:56alors qu'on n'était pas prêts ?
00:18:57Ça a été beaucoup trop rapidement.
00:18:59Donc en fait,
00:18:59c'est cet ensemble...
00:19:00Merci Jacques Chirac.
00:19:01Ils n'avaient dit
00:19:02qu'on ne ferait pas de mettre
00:19:02sans caser les oeufs
00:19:03mais finalement,
00:19:03ça rentre dans l'ordre.
00:19:04Et encore,
00:19:04on n'achet pas aux Turcs.
00:19:06Oui,
00:19:06que les Américains
00:19:07nous encourager à intégrer.
00:19:09Bien sûr.
00:19:09Et eux aussi,
00:19:10nos amis américains.
00:19:11Qu'est-ce qui nous aiment les Allemands ?
00:19:12Merci Colin Perriong
00:19:13d'avoir été en direct
00:19:14sur Sud Radio.
00:19:15Je vous dis à bientôt
00:19:16parce que j'aurai certainement
00:19:16besoin de votre avis
00:19:17pour la suite de l'actualité.
00:19:18À très bientôt.
00:19:19Peut-on rire de tout,
00:19:20y compris de la mort
00:19:20d'une enfant de 11 ans
00:19:22qui vient seulement
00:19:23d'être retrouvée morte ?
00:19:24On parle de Liana bien sûr
00:19:26et de toute la polémique
00:19:27qui entoure cette affaire.
00:19:29Eh bien,
00:19:29c'est ce qu'a fait un streamer
00:19:30avec une blague
00:19:31de très mauvais goût.
00:19:32C'est l'un des sujets
00:19:33qui vient.
00:19:34N'hésitez pas à réagir,
00:19:35à nous dire ce que vous en pensez
00:19:36et à nous dire
00:19:37si vous trouvez ça drôle
00:19:37au 0826 300 300.
00:19:39À tout de suite.
00:19:41Sud Radio,
00:19:43la France dans tous ses états,
00:19:45les perles du jour.
00:19:46Il était ce matin
00:19:47l'invité de Jacques Cardo
00:19:48sur Sud Radio.
00:19:49Vincent est depuis
00:19:50quatre ans victime
00:19:51d'une usurpation d'identité
00:19:52qui commence à lui coûter
00:19:53très cher.
00:19:54Oui, à 24 ans,
00:19:55Vincent Collomb vit
00:19:55dans l'angoisse permanente
00:19:57de voir ses comptes bancaires
00:19:58saisis alors qu'un usurpateur
00:20:00utilise son identité
00:20:01depuis 2022
00:20:02pour frauder dans les trains
00:20:03sans qu'il ait pu être
00:20:04identifié à ce jour
00:20:05malgré plusieurs plaintes.
00:20:06Voilà deux ans
00:20:07que ce videurbanais,
00:20:07Vincent Collomb habite
00:20:08de videurbanne,
00:20:09subit des avalanches
00:20:10de saisies bancaires
00:20:11sur ses comptes
00:20:12en raison d'un monde SNCF
00:20:13impayé auquel
00:20:14il est totalement étranger.
00:20:15L'usurpateur
00:20:15qui utilise son nom
00:20:16lors des contrôles
00:20:17multiplie de son côté
00:20:18les trajets en fraude
00:20:19dans toutes les régions lyonnaises
00:20:20malgré les huit plaintes
00:20:22déposées par la victime
00:20:22et les mesures de la SNCF
00:20:24qui est consciente du problème
00:20:25il court toujours.
00:20:25Après plusieurs mois
00:20:26de relatif dépit
00:20:28le jeune homme de 24 ans
00:20:29a vu plus de 500 euros
00:20:30de ses économies
00:20:31saisies des bumées
00:20:33comme il dit
00:20:33je regarde mon application bancaire
00:20:35chaque matin en me levant
00:20:36avec l'angoisse
00:20:36pour vérifier qu'il n'y a pas de saisie
00:20:39j'appelle le service réclamation
00:20:40de la SNCF
00:20:41toutes les semaines
00:20:42pour voir s'il y a
00:20:42de nouvelles amendes
00:20:43et faire des démarches
00:20:44mais il y en a qui passent
00:20:45à la trappe
00:20:45ce qui entraîne des majorations
00:20:46et des saisies
00:20:47qui tombent sur son compte.
00:20:48Voilà.
00:20:50En 2024
00:20:50le montant des impayés
00:20:51est réclamé à Vincent
00:20:52culminé à 5000 euros
00:20:53d'après le récit
00:20:55qu'il donne
00:20:56et ce que dit sa mère
00:20:57du jeune homme
00:20:58qui a écrit au procureur
00:20:59de la République de Lyon
00:21:00pour signaler
00:21:00la réception de 38 amendes
00:21:02de 100 euros
00:21:03chacune en cours
00:21:03d'une seule semaine
00:21:05de mars
00:21:05depuis mars 2025
00:21:07il commence à y avoir
00:21:08une situation de panique
00:21:10on sent la machine
00:21:10qui se déclenche
00:21:11et l'impuissance
00:21:13des citoyens
00:21:13qui sont victimes
00:21:14d'une fraude
00:21:14ça fait partie
00:21:15des dérèglements
00:21:16de l'administration française
00:21:17mais là quand même
00:21:18je comprends
00:21:19que ce jeune homme
00:21:19donc il envisage carrément
00:21:21de changer de nom
00:21:22c'est nous
00:21:23qui devons changer
00:21:24d'identité
00:21:24pour échapper
00:21:25à ceux
00:21:25qui prennent
00:21:26la nôtre
00:21:27c'est quand même
00:21:27hallucinant
00:21:29un streamer
00:21:30a lâché
00:21:30vous le disiez tout à l'heure
00:21:31une blague
00:21:32de très très mauvais goût
00:21:33pendant un live
00:21:35au sujet de l'éhéna
00:21:36je ne sais pas
00:21:37ce que vous en pensez
00:21:37Péricault
00:21:38mais on va essayer
00:21:38de rester poli
00:21:39on ne va pas le coller
00:21:40au mur tout de suite
00:21:41même si ce n'est pas
00:21:41l'envie qui manque
00:21:42quand vous entendez
00:21:43ce genre d'humour
00:21:43qui ne fait marrer personne
00:21:44ceci dit
00:21:45si vous riez
00:21:46en entendant ça
00:21:46je veux bien
00:21:47que vous appeliez
00:21:47avant la fin de l'émission
00:21:48j'ai vraiment besoin
00:21:49de comprendre
00:21:49comment on peut être
00:21:50sensible à ceci
00:21:51c'est quoi les graines
00:21:57qu'il y avait dans le silo
00:21:58non parce que si on la laisse
00:21:59ça peut laisser un parfum
00:22:00peut-être non
00:22:00je ne sais pas
00:22:01comme le bouillon cube
00:22:02allez on respire
00:22:03et on tient bon
00:22:03l'homme que vous venez
00:22:04d'entendre
00:22:05s'appelle Pantoufle
00:22:06sur Twitch
00:22:06il a 80 000 abonnés
00:22:08et lui
00:22:08une petite fille
00:22:09de 11 ans
00:22:09morte et jetée
00:22:10dans un silo agricole
00:22:11ça le fait marrer
00:22:12tiens
00:22:12mais ce qui est génial
00:22:13c'est qu'instantanément
00:22:14ses abonnés l'attaquent
00:22:15quittent le live
00:22:16et se désabonnent
00:22:17et voilà sa réaction
00:22:18il a fait une blague
00:22:19sur la mort de Liana
00:22:20c'est un ennemi de l'état
00:22:21trop tôt
00:22:22non mais les gars
00:22:23les gars
00:22:24les gars
00:22:24il y a des gens
00:22:25qui meurent tous les jours
00:22:25putain
00:22:26il y a des gens
00:22:26qui meurent tous les jours
00:22:28horrible cette dague
00:22:28mais parce que quoi
00:22:29c'est ce que vous voulez
00:22:30que je vous dise moi
00:22:31c'est bon je vous ai choqué
00:22:33bande de populistes
00:22:34que vous êtes
00:22:34vous êtes des populistes
00:22:37voilà là
00:22:37il y a un enfant qui meurt
00:22:39oui bah oui
00:22:39c'est horrible
00:22:40à la fin il explique
00:22:41que le traitement médiatique
00:22:42le gêne
00:22:42on parle juste
00:22:43d'un scandale d'état
00:22:44d'une fille de 11 ans
00:22:45retrouvée morte
00:22:45dans un silo à grains
00:22:46mais ce qui le dérange
00:22:47c'est le traitement médiatique
00:22:49alors je sais pas quoi vous dire
00:22:50les cons ça osent tout
00:22:51pour rester sobre
00:22:51franchement il aurait pu
00:22:52s'en tenir à sa blague
00:22:53de merde
00:22:54et ne surtout pas
00:22:54se justifier après
00:22:55parce qu'en plus
00:22:56de ne pas être drôle
00:22:57ce streamer est quand même
00:22:58sacrément limité
00:22:59ça aide à relativiser finalement
00:23:00c'est presque lui faire
00:23:02trop d'honneur
00:23:02que de relater cet incident
00:23:03mais vous avez bien fait Maude
00:23:04on peut tomber
00:23:05dans l'abjection
00:23:06à l'abomination
00:23:06en France
00:23:07en 2026
00:23:08avec une affaire aussi tragique
00:23:09et il y a quand même
00:23:10des gens que ça fait marrer
00:23:11et un taré
00:23:12un taré qui se permet
00:23:13ce genre de blague
00:23:14bon ça pourrait presque
00:23:16élever de la justice
00:23:16mais c'est même pas la peine
00:23:17d'utiliser l'énergie
00:23:19des magistrats
00:23:19je pense qu'ils n'ont pas le temps
00:23:20non j'espère pas
00:23:22confronté à une pénurie
00:23:24d'enseignants
00:23:24l'académie de Versailles
00:23:26multiplie les opérations
00:23:27de recrutement
00:23:28oser rejoindre
00:23:29l'académie de Versailles
00:23:30c'est la première phrase
00:23:31imprimée sur l'édito
00:23:32de la rectrice
00:23:34de l'académie de Versailles
00:23:35puisqu'elle a un édito
00:23:36sur le site
00:23:37voilà à partir du lundi 30 mai
00:23:38jusqu'au ventre du 3 juin
00:23:39l'académie de Versailles
00:23:41qui englobe
00:23:414 départements
00:23:42de l'Ile-de-France
00:23:43Yvelines, Val-d'Oise
00:23:43Essen et Haute-Seine
00:23:44se lancent dans une vaste opération
00:23:45de recrutement contractuel
00:23:47mais c'est hallucinant
00:23:49confronté à une pénurie
00:23:50d'enseignants
00:23:50la plus grande
00:23:51d'académie de France
00:23:51je vous donne les 4 départements
00:23:53qu'elle regroupe
00:23:54multiplie les opérations
00:23:54de recrutement
00:23:55début juin
00:23:55en vue de la rentrée septembre
00:23:57plusieurs professeurs
00:23:58récemment embauchés
00:23:58sous le statut
00:23:59du contractuel
00:24:00s'interrogent sur l'absence
00:24:01de suivi
00:24:02et le manque de formation
00:24:02mais on hallucine
00:24:04je peux vous dire
00:24:04que ça fait drôle
00:24:05d'arriver devant
00:24:06les écoliers
00:24:06sans formation
00:24:07disent certains
00:24:08ce témoignage
00:24:09c'est celui d'un ancien contractuel
00:24:10de l'éducation nationale
00:24:11devenu enseignant
00:24:12dans l'académie de Versailles
00:24:13après un simple entretien
00:24:15un cas qui interroge
00:24:16sur le suivi
00:24:17de certains
00:24:17de ces professionnels
00:24:18du remplacement de prof
00:24:19recrutés sans passer
00:24:20par la voie du concours
00:24:21des personnels
00:24:22dont l'académie
00:24:23a cruellement besoin
00:24:23se montre
00:24:24ce monstre administratif
00:24:25qui gère plus de
00:24:263200 écoles primaires
00:24:28dans les Yvelines
00:24:29je vous rappelle
00:24:29les Sommes
00:24:30de Val-d'Oise
00:24:30et les Hauts-de-Seine
00:24:31ce sont des départements
00:24:32très peuplés
00:24:32se heurtent à un manque
00:24:33criant d'enseignants
00:24:34avec chaque année
00:24:35moins de candidats
00:24:36au concours
00:24:36que de postes à pourvoir
00:24:37non mais
00:24:38alors on a des problèmes
00:24:39sur la magistrature
00:24:40il n'y a pas assez
00:24:40de magistrats
00:24:41il n'y a pas assez
00:24:41de policiers
00:24:42et là on confie
00:24:43nos enfants
00:24:43à des gens
00:24:44qui n'ont pas
00:24:44la moindre formation
00:24:47légitimement
00:24:47pour enseigner
00:24:48dans le cadre
00:24:49de l'éducation nationale
00:24:50enfin s'il y a
00:24:50un symptôme
00:24:51de décomposition
00:24:52d'un pays
00:24:52c'est bien celui-là
00:24:53donc voilà
00:24:54écoutez je ne sais pas
00:24:55comment on va faire
00:24:56mais en tout cas
00:24:56le ministre de l'éducation nationale
00:24:57a du pain sur la planche
00:25:01le master poulet de Clichy
00:25:02qui avait fermé
00:25:03pour des raisons d'hygiène
00:25:04a déjà rouvert
00:25:05ah oui
00:25:05moins d'une semaine
00:25:06après la visite
00:25:06du service d'hygiène
00:25:07l'enseigne a déjà levé
00:25:08toutes les raisons
00:25:09et repris son activité
00:25:10aux grands dames des riverains
00:25:11qui se plaignent
00:25:12d'odeurs de graillons
00:25:13qui envahissent
00:25:13leur logement
00:25:14c'est vrai que moi
00:25:14j'adore l'odeur
00:25:15du poulet rôti
00:25:16vous aussi
00:25:17et Julien aussi
00:25:18et Emmanuel aussi
00:25:19quand c'est du bon poulet
00:25:20rôti au four
00:25:21mais quand c'est un graillon
00:25:22de poulet industriel
00:25:23qui arrive pour le long
00:25:23d'Ukraine
00:25:24je comprends que les odeurs
00:25:24soient beaucoup moins
00:25:30près de la porte de Clichy
00:25:31où le restaurant
00:25:31Master Poulet
00:25:32a ouvert ses portes
00:25:33après une courte
00:25:34fermeture administrative
00:25:35les mines satisfaites
00:25:36défendent de l'enseigne
00:25:37parce qu'il y en a
00:25:37tranchent avec celles
00:25:38beaucoup moins réjouies
00:25:39des voisins du fast food
00:25:40les riverains
00:25:40avouent avoir vécu
00:25:42une sorte de trêve
00:25:43le temps de la fermeture
00:25:44du restaurant
00:25:45qui n'aura mis
00:25:45que quelques jours
00:25:46à se mettre en conformité
00:25:48pour la plupart d'entre eux
00:25:49le week-end du 30 au 31 mai
00:25:51ne reste pas gravé
00:25:51dans les mémoires
00:25:52comme celui du second sac
00:25:53du PSG
00:25:55beaucoup se souviendront
00:25:57qu'il y a eu
00:25:58c'est Master Poulet
00:25:59qui a fait une trêve
00:26:00et bien la trêve est terminée
00:26:02on se souvient que le maire
00:26:03de Saint-Ouen
00:26:04lui aussi s'est battu
00:26:05contre un Master Poulet
00:26:06considérant que cette enseigne
00:26:07n'avait rien à faire
00:26:08dans sa ville
00:26:09et bien le Master Poulet
00:26:10aujourd'hui est le symbole
00:26:11d'un combat
00:26:12j'allais dire
00:26:13de la France
00:26:13qui veut rester
00:26:14contre la malbouffe
00:26:15qui se bat contre la malbouffe
00:26:16et surtout ne pas
00:26:17donner suite
00:26:18à des produits
00:26:20qui arrivent d'Ukraine
00:26:21qui sont élevés
00:26:22dans des conditions épouvantables
00:26:23et qu'on donne à manger
00:26:24à des gens
00:26:25bien entendu
00:26:25au faible revenu
00:26:27le député soumis
00:26:28Sébastien Delogu
00:26:29comparait mardi
00:26:30pour avoir diffusé
00:26:31des documents privés
00:26:32volés
00:26:33c'est une affaire
00:26:34qui pourrait lui coûter son mandat
00:26:35Sébastien Delogu
00:26:36a de nouveau rendez-vous
00:26:38avec la justice
00:26:38aujourd'hui
00:26:39le député
00:26:39de la France Insoumise
00:26:41des Bouches-du-Rhône
00:26:41comparait pour recel de vol
00:26:43atteinte au secret
00:26:44des correspondances
00:26:45et divulgation
00:26:45de données personnelles
00:26:47sur fond
00:26:47de mouvements sociaux
00:26:48et de conflits à Gaza
00:26:49je vous explique
00:26:50les faits remontent
00:26:51au 19 septembre 2024
00:26:52en plein conflit social
00:26:54dans la société
00:26:54laser propreté
00:26:55en charge du nettoyage
00:26:57de la gare Saint-Charles
00:26:58et du réseau de transport
00:26:58marseillais
00:26:59des représentants du personnel
00:27:00envahissent le bureau
00:27:01du dirigeant de la société
00:27:03Isidor Aragon
00:27:04se plaignant notamment
00:27:05de ne pas percevoir
00:27:06l'intégralité de leur salaire
00:27:07les représentants s'en vont
00:27:08au bout de trois heures
00:27:09mais Isidor Aragon
00:27:10constate le vol
00:27:11d'une pochette
00:27:12dans laquelle se trouvait
00:27:13son passeport
00:27:14et celui de son épouse
00:27:15un devis pour un voyage
00:27:16à l'étranger
00:27:17et d'autres documents privés
00:27:18cinq jours plus tard
00:27:19Sébastien Delogu
00:27:20qui soutenait les grévistes
00:27:22de laser propreté
00:27:23diffuse sur son compte Instagram
00:27:24une grande partie
00:27:26des documents dérobés
00:27:27évoquant ses liens
00:27:28avec l'état d'Israël
00:27:29ainsi que ses projets
00:27:30financiers personnels
00:27:31une pratique de voyou
00:27:32qui pourrait lui coûter
00:27:33jusqu'à 50 prisons
00:27:34et 750 000 euros d'amende
00:27:36voire une peine complémentaire
00:27:37d'inéligibilité
00:27:38je rappelle que Sébastien Delogu
00:27:39a déjà été condamné
00:27:40en février 2025
00:27:41pour des violences
00:27:42lors d'un blocus lycéen
00:27:44dans les quartiers nord de Marseille
00:27:45c'est vraiment
00:27:45quelqu'un de bien
00:27:47écoutez
00:27:49Delogu
00:27:49ça y commence la suite
00:27:50mais je pense
00:27:51qu'on peut peut-être
00:27:52s'entendre à d'autres
00:27:53frivolités
00:27:54de ce genre
00:27:55toute la classe politique
00:27:56est compromis finalement
00:27:57l'ancien patron
00:27:58de l'UEFA
00:27:59Michel Platini
00:28:00annonce déposer plainte
00:28:01contre le président
00:28:02de la FIFA
00:28:03ça la fout mal
00:28:03Elvine
00:28:04juste avant la coupe du monde
00:28:05c'est ce qu'on appelle
00:28:06un timing parfait
00:28:07Michel Platini
00:28:08attaque Gianni Infantino
00:28:09pour dénonciation
00:28:10calomnieuse
00:28:11trafic d'influence
00:28:12et même
00:28:13association de malfaiteurs
00:28:14il faut dire
00:28:15que Platini et Infantino
00:28:16ne s'aiment pas tellement
00:28:17en clair le français
00:28:17estiment que le Suisse
00:28:19l'a écarté de la course
00:28:20à la présidence de la FIFA
00:28:21avec des accusations
00:28:23totalement infondées
00:28:24ce sont ses propos
00:28:24il y a 10 ans
00:28:25la légende du foot français
00:28:27était sur le point
00:28:27de devenir président de la FIFA
00:28:29mais son rêve
00:28:30avait été brisé
00:28:30à la suite de l'affaire
00:28:31des francs suisses
00:28:32des paiements supposés
00:28:33des loyaux
00:28:34de 2 millions de francs suisses
00:28:35Platoche avait finalement
00:28:37été relaxé en appel
00:28:38mais entre temps
00:28:39le Suisse
00:28:40avait volé la place
00:28:41au poste du grand patron
00:28:42de la FIFA
00:28:42un nouveau épisode s'ouvre
00:28:44affaire à suivre
00:28:45Elvin
00:28:46c'est une situation
00:28:47assez courante
00:28:48ou c'est exceptionnel
00:28:49qu'on ait des conflits
00:28:49comme ça au sommet
00:28:50à la FIFA ?
00:28:51vous le savez Perico
00:28:52dès qu'il y a des hautes instances
00:28:55il y a souvent des problèmes
00:28:56de conflits d'intérêts
00:28:58bon là on verra
00:28:59comment ça se passe
00:28:59pour Michel Platini
00:29:01et Gianni Infantino
00:29:02les sommes concernées
00:29:03sont importantes ?
00:29:042 millions de francs suisses
00:29:06à l'époque
00:29:07ça parlait de sommes importantes
00:29:08bon et votre avis personnel
00:29:10Elvin
00:29:10je vais pas vous demander
00:29:11un pronostic
00:29:11mais c'est plutôt Platini
00:29:12qui est dans son droit
00:29:13là ou c'est pas
00:29:14il est dans son droit
00:29:15oui on verra
00:29:16attention à ce que vous allez dire
00:29:16place à la justice
00:29:17c'est la justice
00:29:18qui fait les choses
00:29:19mais bon vous avez quand même
00:29:20un expert que vous êtes du football
00:29:21vous avez peut-être une petite idée
00:29:22sur la question
00:29:23et voilà
00:29:24j'espère en tout cas
00:29:25que Platini
00:29:27pourra ressortir de cette affaire
00:29:29meilleure des manières
00:29:29il est bon
00:29:30merci Elvin
00:29:31vous êtes excellent
00:29:32bon allez on conclut
00:29:33avec l'anniversaire
00:29:33d'une chanteuse
00:29:34auteure-compositrice
00:29:35française
00:29:35disparue en 1997
00:29:37bon là vous allez éviter
00:29:39c'est facile
00:29:39je vous laisse avec cette chanson
00:29:40innuviable
00:29:52c'est plus qu'une chanteuse
00:29:53c'est un instinct
00:29:54de l'histoire de France
00:29:55et de la culture française
00:29:55c'est l'immense Barbara
00:29:57il nous manque terriblement
00:29:58et quand j'écoute cette voix
00:30:00au moment de détresse
00:30:02je sens une énergie
00:30:04une ferveur
00:30:04il y avait une âme
00:30:06dans cette chanson
00:30:07voilà
00:30:07et cette chanson est tragique
00:30:08parce qu'elle raconte
00:30:09son propre viol
00:30:10son propre viol
00:30:11de la part de son propre père
00:30:12et elle fut une des premières chanteuses
00:30:14à accepter de témoigner
00:30:15à travers son oeuvre
00:30:16et on aurait tellement aimé savoir
00:30:17ce qu'elle pense
00:30:18de tout ce qui se passe aujourd'hui
00:30:19des défaillances de la justice
00:30:21et justement
00:30:21on va en parler
00:30:22de ces défaillances
00:30:22parce que Gérald Darmanin
00:30:23tape du point
00:30:24il veut réparer
00:30:26et comprendre
00:30:27les défaillances
00:30:27du système judiciaire
00:30:28juridique
00:30:29mais qu'en pensent
00:30:30les magistrats
00:30:30on en parle dans un instant
00:30:32avec Philippe Bilger
00:30:33magistrat honoraire
00:30:34et président de l'Institut de la Parole
00:30:35on ne le présente plus
00:30:36n'hésitez pas
00:30:37à nous appeler
00:30:37à lui poser toutes vos questions
00:30:38en direct
00:30:39sur Sud Radio
00:30:40au 0826 300 300
00:30:42à tout de suite
00:30:42la mort de Liliana
00:30:45provoque une onde de choc
00:30:46en France
00:30:47et dans le débat politique
00:30:48le garde des Sceaux
00:30:49Gérald Darmanin
00:30:49a immédiatement ciblé
00:30:51les défaillances
00:30:51de l'institution judiciaire
00:30:52qui s'est attiré
00:30:53il s'est attiré
00:30:54les foudres des magistrats
00:30:55pour rappel
00:30:56Gérald Darmanin
00:30:57leur donne jusqu'au 14 juillet
00:30:59pour examiner
00:30:59les 70 000 plaintes
00:31:00concernant des enfants
00:31:01on fait le point
00:31:02avec Philippe Bilger
00:31:03magistrat honoraire
00:31:04et président de l'Institut de la Parole
00:31:05bonjour Philippe
00:31:06bonjour
00:31:07bonjour Philippe Bilger
00:31:08merci d'être en direct
00:31:09avec nous sur ce studio
00:31:10vous êtes habitué
00:31:12de ce studio de la maison
00:31:13et là je vous
00:31:14je vous réinvite
00:31:15je vous ai déjà invité
00:31:17plusieurs fois
00:31:18parce que vous êtes
00:31:19quelqu'un qui parle
00:31:20les vrais
00:31:20sur les enjeux
00:31:21de la justice
00:31:21notamment de la magistrature
00:31:23que vous avez été
00:31:23je vais peut-être vous demander
00:31:25de passer du parquet
00:31:26au barreau
00:31:27peut-être pour défendre
00:31:28l'incitation
00:31:29notamment de la magistrature
00:31:30qui est montrée du doigt
00:31:31qui est vilipendée
00:31:32il est vrai que
00:31:33l'affaire
00:31:34la tragédie
00:31:35Liana
00:31:35est gigantesque
00:31:37qu'elle révèle
00:31:39le cumul
00:31:40des carences
00:31:41des défaillances
00:31:42avec les impuissances
00:31:43de l'état
00:31:44pour arriver à cette aberration
00:31:46et le garde des Sceaux
00:31:47a dit lui-même
00:31:48dans une interview
00:31:48à Derrius Rochemin
00:31:49oui
00:31:49normalement cette petite fille
00:31:51devrait être en vie
00:31:51aujourd'hui
00:31:52pour autant
00:31:53est-ce qu'il n'y a pas
00:31:54une précipitation
00:31:55comme toujours
00:31:56et peut-être sur les médias
00:31:57dans l'anathème
00:31:58sur la justice
00:31:59est-ce qu'il y a peut-être
00:32:00des informations
00:32:00dont on a besoin
00:32:01d'avoir confirmation
00:32:02avant d'être aussi sévère
00:32:03avec la magistrature
00:32:05d'abord si vous me le permettez
00:32:07Perico
00:32:07un mot
00:32:08si Gérald Darmanin
00:32:10ceux qui réclament
00:32:11sa démission
00:32:12c'est une absurdité
00:32:13comme il l'a dit
00:32:15il n'a rien fait
00:32:16qui puisse
00:32:18permettre de le considérer
00:32:19comme responsable
00:32:20des dégâts
00:32:21dans d'autres démocraties
00:32:22le même situation
00:32:23le ministre démissionne
00:32:24parce qu'il considère
00:32:25qu'il est responsable politique
00:32:26c'est une histoire
00:32:27de dignité
00:32:27et de morale
00:32:28c'est pas illégal
00:32:29de ne pas démissionner
00:32:29on a suffisamment
00:32:31notamment dans le domaine politique
00:32:33de gens qui sont
00:32:35en réalité
00:32:36consolés de leur échec
00:32:37et promus
00:32:38grâce à leur échec
00:32:39pour que
00:32:40je n'ajoute pas
00:32:42en ce qui concerne
00:32:43Gérald Darmanin
00:32:44cette pierre là
00:32:45parce que je considère
00:32:46qu'on a
00:32:47miraculeusement
00:32:48un bon garde des sceaux
00:32:49il a eu tort
00:32:51à mon avis
00:32:52de viser
00:32:52l'institution
00:32:53il aurait mieux fait
00:32:55d'attendre
00:32:57le résultat
00:32:58des inspections
00:32:59si elle désigne
00:33:00des coupables
00:33:02à tous les niveaux
00:33:03il demande qu'on contrôle
00:33:0470 000 cas
00:33:0570 000 dossiers
00:33:06est-ce qu'il n'aurait pas pu
00:33:07le faire avant ?
00:33:08bien sûr
00:33:09est-ce qu'il faut la mort
00:33:09de l'IANA
00:33:10pour qu'un garde des sceaux ?
00:33:11et ça mon cher Péricot
00:33:13il aurait fallu le faire
00:33:14depuis longtemps
00:33:15dans tous les domaines judiciaires
00:33:17bien sûr
00:33:18dans tous les domaines judiciaires
00:33:19est-ce qu'on en a les moyens ?
00:33:21est-ce qu'on a les moyens
00:33:21techniques de cette vérification ?
00:33:23écoutez
00:33:23franchement
00:33:24lorsqu'on a des objectifs clairs
00:33:27lorsqu'on a du volontarisme
00:33:29lorsqu'on a des hommes
00:33:31ou des femmes d'autorité
00:33:33mobilisés au service
00:33:34du public
00:33:36c'est un service public
00:33:38on atteint tout ce qu'on veut
00:33:40je
00:33:41malheureusement
00:33:42je ne pourrais plus le démontrer
00:33:44de mon fait
00:33:44mais
00:33:45j'ai eu des exemples
00:33:47dans ma vie judiciaire
00:33:49où je constatais
00:33:51qu'au lieu de se battre
00:33:52contre les recats
00:33:53les retards
00:33:55et l'accumulation
00:33:56des procédures
00:33:57en quelque sorte
00:33:58on en prenait hâte
00:34:00on les regardait
00:34:03personne ne partira en vacances
00:34:04je ne partirai pas en vacances
00:34:06aucun magistrat concerné
00:34:07ne partira en vacances
00:34:08à voir d'avoir rempli sa mission
00:34:09c'est une formule
00:34:10qui vous semble étrange
00:34:11pour un ministre de la justice
00:34:12pour regarder ?
00:34:13pas du tout
00:34:13je pense que l'un des moyens
00:34:16auxquels on n'a pas songé
00:34:19pour réduire les retards
00:34:21ce serait en effet
00:34:22d'imaginer un système
00:34:24qui durant les vacances
00:34:26des modalités à déterminer
00:34:28ferait qu'on continuerait
00:34:30à travailler
00:34:30parce qu'on ne peut pas laisser
00:34:33de tels retards s'accumuler
00:34:35en se disant simplement
00:34:37mais ils existent
00:34:38et il nous faut des moyens
00:34:40je ne voudrais pas
00:34:42que l'augmentation des moyens
00:34:44il en faut
00:34:45c'est une évidence
00:34:46personne ne protestera
00:34:48si le budget augmente
00:34:51les moyens ne doivent pas devenir
00:34:54l'alibi de notre impuissance
00:34:57je vais vous poser une question
00:34:58très concrète
00:34:59Philippe Bilger
00:35:00il s'agit de dénigrer
00:35:01ni de jeter un anathème sur personne
00:35:02ce n'est pas une question morale
00:35:03est-ce que oui ou non
00:35:05je vous ai une question technique
00:35:06vous êtes bien placé pour le savoir
00:35:08est-ce que oui ou non
00:35:09Clémence Meillère
00:35:10procureur de la république
00:35:11à Auch
00:35:12aurait pu
00:35:13au vu des dossiers
00:35:15qu'elle détenait
00:35:16prendre son téléphone
00:35:17son sms
00:35:18envoyer un message
00:35:19au commandant
00:35:20de la gendarmerie
00:35:21de Lectour
00:35:22dont dépend
00:35:23la gendarmerie
00:35:24de Florence
00:35:25pour signaler
00:35:26qu'il y avait un cas
00:35:27à traiter en particulier
00:35:28où c'est un protocole
00:35:30qui n'existe pas
00:35:30ça
00:35:31où est-ce que c'est faisable
00:35:32est-ce que vous
00:35:32vous l'auriez fait
00:35:33je ne sais pas
00:35:34si je l'aurais fait
00:35:35elle aurait pu le faire
00:35:36elle aurait pu le faire
00:35:37de la même manière
00:35:39ce n'est pas interdit
00:35:40qu'elle le fasse
00:35:41vous aurez pu constater
00:35:42en regardant Cassiopée
00:35:44qu'il fallait signaler
00:35:46en plus de l'envoi
00:35:48du dossier
00:35:48par le courrier ordinaire
00:35:50il fallait signaler ça
00:35:52à la procureur
00:35:54vous aurez remarqué
00:35:56que je ne voudrais pas
00:35:57que pour rien au monde
00:35:59elle ne devienne
00:36:00le bouc émissaire
00:36:01d'une multitude
00:36:02elle l'est déjà
00:36:03c'est pour ça que je le cite
00:36:05parce que c'est elle
00:36:05qui était là
00:36:07c'est la fonction
00:36:08oui mais n'empêche
00:36:09Perico
00:36:10que la justice
00:36:11voudrait que
00:36:12on ne lui imputât pas
00:36:14tout ce qu'on savait
00:36:15bien avant
00:36:16la tragédie
00:36:17elle pourrait devenir
00:36:18un bouc émissaire
00:36:18vous pensez
00:36:19absolument
00:36:20et les politiques
00:36:21j'allais dire
00:36:22m'amusent amèrement
00:36:23lorsque je les vois
00:36:25faire semblant
00:36:26de découvrir
00:36:26ce qu'on leur dit
00:36:28depuis des années
00:36:29et sur quoi
00:36:30ils ferment les yeux
00:36:31j'en ai
00:36:32franchement
00:36:33j'allais presque
00:36:34m'abandonner
00:36:34à une grossièreté
00:36:35Perico
00:36:36on l'advine
00:36:37la magistrature
00:36:39si elle est coupable
00:36:40doit être ciblée
00:36:41et sanctionnée
00:36:42clairement
00:36:42attendons les inspections
00:36:44pas de responsabilité
00:36:46collective
00:36:47cette phrase
00:36:48toute cette
00:36:48comme celle
00:36:49du procureur
00:36:50général d'hier
00:36:51chez Léa Salamé
00:36:52mais
00:36:54les politiques
00:36:55malheureusement
00:36:56n'ont aucune leçon
00:36:57à donner
00:36:58c'est curieux
00:36:58comme les magistrats
00:36:59se défendent mal
00:37:00ils accusent bien
00:37:01et se défendent mal
00:37:02c'est
00:37:02enfin
00:37:03en général
00:37:03mais parce qu'en réalité
00:37:06paradoxalement
00:37:06je crois que
00:37:07les magistrats
00:37:10manquent parfois
00:37:11de courage
00:37:12pour leur métier
00:37:13et pour se défendre
00:37:15alors
00:37:16je vous pose une question
00:37:17simple
00:37:18est-ce que
00:37:19vu la masse
00:37:20de travail
00:37:21ou la routine
00:37:22je parle à l'homme
00:37:23d'expérience
00:37:24est-ce qu'une information
00:37:25un élément
00:37:26aussi grave
00:37:27que cette affaire
00:37:27de pédophilie
00:37:28peut vous passer
00:37:29sous les yeux
00:37:30et finalement
00:37:31on ne fait pas
00:37:32la hiérarchie
00:37:32des valeurs
00:37:33on le classe
00:37:34et elle sera traitée
00:37:35en son temps
00:37:36comme tenu dans le protocole
00:37:37ou est-ce que
00:37:38tout être humain
00:37:38que vous êtes
00:37:39en disant
00:37:39attendez
00:37:40je viens de lire
00:37:4120 ou 5 dossiers
00:37:42dans la journée
00:37:43je viens de lire
00:37:4320 dossiers
00:37:44ça c'est pas possible
00:37:45il faut que
00:37:45je le met à part
00:37:46je le signale
00:37:47c'est un réflexe
00:37:48qui est possible
00:37:48où la masse de travail
00:37:50la routine est telle
00:37:50que finalement
00:37:51ça passe comme un dossier
00:37:52comme un autre
00:37:52je suis tout inquiet
00:37:54lorsque j'entends dire
00:37:55qu'on est débordé
00:37:56qu'on est surchargé
00:37:57ceci étant dit
00:37:59si la procureur
00:38:00d'Aix
00:38:01d'Aix
00:38:02pardon
00:38:03Péricault
00:38:03a négligé
00:38:04les éléments
00:38:05qui lui permettaient
00:38:07de considérer
00:38:08que cette affaire
00:38:09était totalement
00:38:10prioritaire
00:38:11évidemment
00:38:11ça a pu rester
00:38:13sur le tas
00:38:14des procédures
00:38:15autre hypothèse
00:38:17et là
00:38:17on dédouane un peu
00:38:18la magistrature
00:38:19vous ne serez peut-être
00:38:20pas habilité à répondre
00:38:21est-ce que le dossier
00:38:22Barrella
00:38:23était bien sur
00:38:24un bureau de gendarmerie
00:38:25soit à Lectour
00:38:26soit à Florence
00:38:27et que
00:38:28les gendarmes
00:38:29l'avaient là
00:38:31attendaient
00:38:32qu'il soit traité
00:38:32dans la hiérarchie
00:38:34chronologique
00:38:34et n'avaient pas
00:38:35pris conscience
00:38:36qu'il y avait
00:38:36dans leur dossier
00:38:37quelque chose
00:38:37de plus grave
00:38:38mais c'est tout à fait
00:38:39possible
00:38:39en réalité
00:38:40les responsabilités
00:38:41si on les cible
00:38:44elles concernent
00:38:45bien sûr
00:38:46les pratiques judiciaires
00:38:47peut-être
00:38:48la gendarmerie
00:38:50de Lectour
00:38:51notamment
00:38:51et puis bien sûr
00:38:53l'éducation nationale
00:38:54peut-être
00:38:55mais donc
00:38:56ça n'est pas
00:38:57uniquement
00:38:57la magistrature
00:38:58mais le raisonnement
00:39:00que je tiens
00:39:00à l'égard
00:39:01de certaines pratiques
00:39:02judiciaires
00:39:03il me semble
00:39:04totalement pertinent
00:39:05pour les autres
00:39:06instances
00:39:07et autres institutions
00:39:09alors Philippe Bilger
00:39:10on ne sort pas
00:39:10de cette émission
00:39:11sans apporter des solutions
00:39:12c'est une de vos
00:39:13de vos doctrines
00:39:14quand on critique
00:39:15c'est qu'il y en a
00:39:15que je repose
00:39:16quelles sont les solutions
00:39:17que vous suggérez
00:39:18vous ancien magistrat
00:39:20homme d'expérience
00:39:21est-ce qu'un parquet
00:39:22national pédophile
00:39:23est quelque chose
00:39:23qui tient la route ?
00:39:24Je crois que non
00:39:25c'est encore une fois
00:39:26une commodité
00:39:28malgré la tragédie
00:39:30qu'elle concerne
00:39:33Dominique de Villepin
00:39:34à chaque fois
00:39:35qu'on est dépassé
00:39:36par un événement
00:39:37qu'on est confronté
00:39:38à une tragédie
00:39:39le réflexe
00:39:40c'est de prétendre
00:39:42l'éradiquer
00:39:43par la création
00:39:44d'un parquet
00:39:46ça marche dans les autres
00:39:47cas Philippe Bilger
00:39:48les parquets nationaux
00:39:49parce qu'il y en a
00:39:50il y en a eu deux
00:39:52véritablement
00:39:52qui ont du sens
00:39:53mais sinon
00:39:55celui-là n'aurait pas de sens
00:39:56non
00:39:56il n'aurait aucun sens
00:39:58en réalité
00:39:59alors en donnant
00:39:59du docteur Bilger
00:40:00non mais je veux dire
00:40:02comment on soigne le mal
00:40:03je ne souhaite pas
00:40:04Perico
00:40:05qu'on noie
00:40:06les immenses retards
00:40:08défaillances
00:40:09de la justice
00:40:10au quotidien
00:40:11dans la création
00:40:13de parquets multipliés
00:40:14qu'est-ce que vous préconisez
00:40:16monsieur le procureur
00:40:17contrôle professionnel
00:40:18mais
00:40:19absolu
00:40:20de toutes les
00:40:21si
00:40:22simplement
00:40:23pourquoi ça ne marche pas
00:40:24alors dites-moi
00:40:24dites-moi pourquoi ça ne marche pas
00:40:25mais tout simplement en matière
00:40:26et dites-moi surtout
00:40:27comment ça peut marcher
00:40:28comment
00:40:28c'est-à-dire que ça marcherait
00:40:31si on appliquait
00:40:32le contrôle professionnel
00:40:34à l'ensemble
00:40:35des niveaux judiciaires
00:40:37avec sanctions
00:40:38ah ben
00:40:38si
00:40:39prenons l'exemple même
00:40:42de second personnage judiciaire
00:40:44dont je parlais tout à l'heure
00:40:46on devrait
00:40:47immédiatement
00:40:48faire l'inventaire
00:40:50de ce que trouve
00:40:51un magistrat
00:40:52nommé
00:40:53lorsqu'il arrive
00:40:54en poste
00:40:55et quand il part
00:40:56on compare
00:40:57et bien
00:40:58on verra
00:40:59quels sont
00:41:00les magistrats
00:41:01qui ont accompli
00:41:02remarquablement
00:41:03leur travail
00:41:04ou non
00:41:04donc vous instituez
00:41:05l'équivalent des boeufs-carottes
00:41:06une IGS pour la police
00:41:07une IGS pour la justice
00:41:10oui mais mieux que l'IGS
00:41:11j'intègre ça
00:41:13dans les pratiques judiciaires
00:41:15je n'attends pas
00:41:17les risques
00:41:18les défis
00:41:19les catastrophes
00:41:20je fais
00:41:21de la pratique judiciaire
00:41:23quelque chose
00:41:25qui doit
00:41:25devenir
00:41:26excellent
00:41:27et qui
00:41:29doit
00:41:30être
00:41:30contrôlé
00:41:31pour que
00:41:32la moindre faille
00:41:34ne se produise pas
00:41:35appel très précis
00:41:36et courageux
00:41:36lancé par
00:41:37Philippe Bilger
00:41:38depuis les ondes
00:41:38de Sud Radio
00:41:39puissent les autorités
00:41:41vous entendre
00:41:42et peut-être que
00:41:42cette suggestion
00:41:43elle est peut-être
00:41:44déjà partagée
00:41:44par d'autres
00:41:45il n'est pas nécessaire
00:41:46d'espérer
00:41:46pour entreprendre
00:41:47ni de réussir
00:41:48pour persévérer
00:41:49disait Guillaume d'Orange
00:41:50merci Philippe Bilger
00:41:51d'avoir été avec nous
00:41:52en direct sur Sud Radio
00:41:53vous restez avec nous
00:41:54nous allons passer
00:41:55sur une autre thématique
00:41:56qui est celle
00:41:57de la prostitution
00:41:58un sujet qu'on n'aborde
00:41:59pas souvent
00:42:00dans les médias
00:42:01là nous allons recevoir
00:42:02deux témoins
00:42:03Stella Rocham
00:42:05qui est une transgenre
00:42:06brésilienne
00:42:06qui a agi longtemps
00:42:08au bois de boulogne
00:42:09qui a écrit
00:42:09avec le journaliste
00:42:10Yannis Eziaddy
00:42:11allez de la reine marguerite
00:42:13on va peut-être
00:42:14parler un peu de justice
00:42:14puisqu'il y a
00:42:15une prostitution
00:42:17sans proxénétisme
00:42:18il y en a une
00:42:18avec proxénétisme
00:42:19et puis la question
00:42:20fatidique que je vais poser
00:42:21faut-il rouvrir
00:42:22la maison close
00:42:23pour éviter
00:42:24certaines situations
00:42:25de barbarie
00:42:25qui sont imposées
00:42:26à ces jeunes femmes
00:42:27quelque chose
00:42:27que je vais manquer
00:42:28mon cher Périco
00:42:28mais vous reviendrez
00:42:30pour témoigner
00:42:31c'est pas un problème
00:42:41vous êtes bien sur
00:42:42Sud Radio
00:42:44il est 13h04
00:42:47la France
00:42:47dans tous ses états
00:42:48là c'est un état
00:42:50très particulier
00:42:50parce que je reçois
00:42:51deux personnalités
00:42:53inhabituelles
00:42:53par rapport
00:42:54aux sources d'informations
00:42:56aux thèmes d'informations
00:42:57que nous partageons
00:42:58sur cette antenne
00:42:59mais un sujet très important
00:43:01qui vous tient
00:43:02au coeur
00:43:03au corps
00:43:04et à l'âme
00:43:04l'ouvrage
00:43:05donne le là
00:43:06s'appelle
00:43:07Allée de la Reine Marguerite
00:43:08non ce n'est pas
00:43:09l'allée du roi
00:43:09de François Chandernagor
00:43:10racontant les amours
00:43:11de Madame de Maintenon
00:43:13et de Louis XIV
00:43:13mais c'est la vie
00:43:15de Stella Rocha
00:43:17qui est
00:43:18une jeune brésilienne
00:43:20transgenre
00:43:21qui arrive à Paris
00:43:22au début des années 90
00:43:23comme de nombreuses
00:43:24brésiliennes
00:43:25trans de l'époque
00:43:26elle se retrouve
00:43:26au bois de Boulogne
00:43:28alors l'un des principaux
00:43:29lieux de prostitution étrangère
00:43:30en Europe
00:43:31de personnages
00:43:33haut en couleur
00:43:33qui forment
00:43:34une véritable communauté
00:43:35parallèle
00:43:36licence
00:43:37les agressions
00:43:38les risques
00:43:39et la capacité
00:43:40à continuer
00:43:40malgré tout
00:43:41c'est ce que vous racontez
00:43:42sous la plume
00:43:43et le témoignage
00:43:44de Yanis Yanadis
00:43:45journaliste
00:43:45qui raconte
00:43:47cet univers
00:43:49c'est un monde à part
00:43:50le bois de Boulogne
00:43:51connu
00:43:51bon
00:43:52on parle des brésiliens
00:43:53source de caricatures
00:43:54de commentaires
00:43:55de toutes parts
00:43:56et pourtant
00:43:57cet univers
00:43:57il y a
00:43:58de l'humanité
00:44:00il y a de la tragédie
00:44:01il y a de la souffrance
00:44:02il y a de l'humour
00:44:03j'ai ri en lisant ce livre
00:44:04et j'ai pleuré
00:44:04je vous le disais
00:44:05hors antenne tout à l'heure
00:44:06c'est une formidable aventure
00:44:08et elle témoigne
00:44:09d'un phénomène
00:44:10de notre époque
00:44:11la prostitution
00:44:12est une réalité
00:44:12on va faire la différence
00:44:13entre prostitution
00:44:14avec proxénétisme
00:44:15ce qui n'est pas le cas
00:44:16du bois de Boulogne
00:44:16et celle avec des gangs
00:44:17qui viennent des pays de l'Est
00:44:18et puis évidemment
00:44:20possiblement
00:44:21est-ce qu'il faudrait
00:44:21ouvrir les maisons closes
00:44:23je commence avec vous
00:44:24Yanis Zéziadi
00:44:25je vous ai plutôt lu
00:44:27avec des articles
00:44:28gastronomiques
00:44:29dans Causeur
00:44:30et d'autres articles
00:44:31parce que vous êtes
00:44:31un sociologue formidable
00:44:32tout à coup
00:44:33vous avez été interpellé
00:44:34par l'histoire
00:44:35de Stella
00:44:36et vous avez voulu raconter
00:44:38ce qui se passe
00:44:38dans cette allée Marguerite
00:44:40de la reine Marguerite
00:44:41au bois de Boulogne
00:44:41pourquoi ?
00:44:42moi déjà le bois de Boulogne
00:44:44je l'ai connu
00:44:44quand je devais avoir 20 ans
00:44:46parce qu'avec mes copains
00:44:47on passait en voiture
00:44:47et on était fascinés
00:44:49par les créatures
00:44:50et par l'ambiance
00:44:51qui se dégageait
00:44:51qui était complètement
00:44:53cinématographique
00:44:53et donc on passait
00:44:54des nuits entières
00:44:56à tourner
00:44:57dans le bois de Boulogne
00:44:58à assister à cette espèce
00:44:59de spectacle extraordinaire
00:45:01mais j'avais très peur
00:45:02parce que c'est fascinant
00:45:04et en même temps
00:45:04c'est effrayant le bois
00:45:06et j'ai connu Stella
00:45:08quelques années après
00:45:09mais elle ne m'avait jamais raconté
00:45:11qu'elle avait travaillé
00:45:12au bois de Boulogne
00:45:12et quand il y a deux ans
00:45:14je crois
00:45:14Stella m'a raconté
00:45:15elle a commencé à me raconter
00:45:16cette histoire
00:45:17qui lui est arrivée
00:45:17au bois de Boulogne
00:45:18je lui ai dit
00:45:18mais il faut absolument
00:45:19en faire un livre
00:45:20c'est-à-dire que
00:45:21le récit qu'elle m'en faisait
00:45:22me ramenait au cinéma
00:45:24que j'aime
00:45:24c'est-à-dire à celui
00:45:25d'Almodovar
00:45:26et aussi
00:45:27au Notre-Dame des Fleurs
00:45:28de Jean Genet
00:45:29j'entrais vraiment
00:45:30dans un monde
00:45:31qui me fascinait
00:45:32et donc voilà pourquoi
00:45:33ce livre
00:45:34allait de la Reine Marguerite
00:45:35mais il y a des scènes
00:45:36cinématographiques
00:45:36je ne vais pas pouvoir
00:45:37toutes les raconter
00:45:38à l'antenne
00:45:42c'est cru
00:45:42mais enfin quand voilà
00:45:44quand vous vous installez
00:45:45Reine Marguerite
00:45:45que vous avez vos rivales
00:45:46qui viennent vous
00:45:47vous décider de vous mettre
00:45:48nu
00:45:49vous dites à poil
00:45:50on s'en suit une scène
00:45:51absolument épique
00:45:52et puis finalement
00:45:53un costaud
00:45:54qui était un peu
00:45:54le patron de l'endroit
00:45:55qui vient de Néland
00:45:56vous expliquez que vous faites ça
00:45:57parce que vous crevez de faim
00:45:58vous avez besoin de bosser
00:45:58il vous dit
00:45:59bon installe-toi là
00:46:00Stella Rocha
00:46:01vous êtes brésilienne
00:46:02vous êtes resplendissante
00:46:04vous avez l'air en pleine forme
00:46:06et vous rayonnez le bonheur
00:46:07malgré les tragédies
00:46:08que vous avez vécues
00:46:09je suis voilà
00:46:09Yannis a l'air plus fatigué lui
00:46:12il a l'air musée
00:46:13plus des joies de la ville
00:46:14alors que vous êtes resplendissante
00:46:16racontez-nous
00:46:17vous êtes née à Belém
00:46:18je suis née au Brésil
00:46:19au Brésil à Belém
00:46:20à Belém
00:46:21à Belém
00:46:21c'est l'état du para
00:46:22en France
00:46:23dans une famille brésilienne
00:46:24famille nombreuse
00:46:25brésilienne
00:46:26famille nombreuse
00:46:26nous étions 14 enfants
00:46:27moi j'étais l'avant-dernière
00:46:28mon père il était policier
00:46:30ma mère était catholique conservatrice
00:46:33lavandière
00:46:33voilà
00:46:34et puis voilà
00:46:35donc famille très rangée
00:46:36vous ne sortez pas d'un milieu
00:46:38où il peut y avoir des doutes
00:46:39policières
00:46:39avec une éducation très stricte
00:46:42très
00:46:43catholique
00:46:44évidemment au Brésil
00:46:45voilà
00:46:45il fallait lire un morceau de la Bible
00:46:46tous les soirs
00:46:49avant de dormir
00:46:49vous vous souvenez petit
00:46:50de Dom Helder Camara
00:46:51forcément
00:46:51en charge avec de Récifet
00:46:53qui était une personnalité
00:46:54du clergé brésilien
00:46:55qui donnait des leçons de morale
00:46:57à l'Occident
00:46:58et qui annonçait justement
00:46:59ce tiers monde
00:47:00qui était en train de se révéler
00:47:01comme ça
00:47:02c'était l'église
00:47:02c'était l'église brésilienne
00:47:04vous racontez que
00:47:05le 15 du mois
00:47:06le sac de farine
00:47:07et le sac de haricots
00:47:09ne suffisent pas
00:47:10à nourrir la famille
00:47:11de vos enfants
00:47:11vous finissez les 15 jours
00:47:13voyez la fin du mois
00:47:13qui est difficile
00:47:14pour certains françaises
00:47:15et français
00:47:16là c'est du manioc
00:47:17avec du sucre
00:47:17et finalement vous en contentez
00:47:18et vous vous jurez
00:47:19qu'un jour
00:47:21et bien
00:47:21j'allais dire
00:47:22vous aurez une autre vie
00:47:23et que vous permettrez
00:47:24à votre famille
00:47:25de vivre autrement
00:47:26qu'avec un sac de riz
00:47:27et un sac de haricots
00:47:27c'est ça
00:47:28parce qu'en fait
00:47:28mon père
00:47:29comme on était 14 enfants
00:47:31on était beaucoup
00:47:31donc il achetait des sacs
00:47:33de 5 kilos de riz
00:47:33sacs de 5 kilos d'haricots
00:47:35sacs de 5 kilos de farine
00:47:37et puis des sacs
00:47:38vraiment très grands
00:47:39et puis à partir du 15 du mois
00:47:40il n'y en avait plus rien
00:47:41et puis un jour
00:47:42je suis rentré de l'école
00:47:43et j'avais très très faim
00:47:44parce qu'il n'y avait pas
00:47:45à manger à la comptine
00:47:45à l'école non plus
00:47:47et puis j'arrive
00:47:48ma mère
00:47:48elle était en train
00:47:48de manger à 9
00:47:50sans révéler votre âge
00:47:51c'était les années 80
00:47:52à peu près
00:47:52c'est ça
00:47:53oui oui
00:47:53j'avais entre 10
00:47:5410
00:47:5510
00:47:5510
00:47:5512 ans
00:47:56voilà
00:47:57et puis je suis rentré
00:47:58ma mère l'a vue
00:47:59je n'ai pas voulu le demander
00:48:00mais j'avais tellement faim
00:48:01je la regardais comme ça
00:48:02et puis
00:48:03là elle a partagé
00:48:05cette off avec moi
00:48:06je dis
00:48:06maman un jour
00:48:06un jour je vais avoir
00:48:07tellement d'argent
00:48:08que tu auras plus
00:48:11avoir faim dans ta vie
00:48:12mais quand je dis ça
00:48:13franchement
00:48:14je n'ai jamais pensé
00:48:15à faire la prostitution
00:48:16j'ai dit ça
00:48:18vous saviez que vous alliez
00:48:19gagner votre vie
00:48:20courageusement
00:48:21que j'allais travailler
00:48:22que j'allais travailler
00:48:23entreprendre
00:48:24voilà
00:48:24mais la prostitution
00:48:26c'était pas du tout mon
00:48:26et un jour vous arrivez
00:48:28donc à avoir ce statut social
00:48:29en France vous arrivez
00:48:30par la prostitution
00:48:32en tant que transgenre
00:48:32vous gagnez bien votre vie
00:48:34et vous envoyez tous les mois
00:48:35un virement
00:48:36un salaire à vos parents
00:48:38sur un compte joint
00:48:39que vous ouvrez
00:48:40au nom de votre maman
00:48:41et du vôtre
00:48:41et puis vous vous rendez compte
00:48:42qu'ils font vite au soleil
00:48:44parce que tout le monde
00:48:45vient se nourrir
00:48:45dessus
00:48:46donc vous mettez
00:48:46vous mettez le haut là
00:48:47en disant que c'était
00:48:48surtout pour elle
00:48:48en fait cette période là
00:48:50je n'avais pas dit
00:48:50à mes parents
00:48:51ce que je faisais réellement
00:48:52je disais que je faisais
00:48:52des danses
00:48:53je dansais
00:48:54je faisais de la lambada
00:48:55et puis
00:48:56mais par contre
00:48:56à chaque fois
00:48:57ils m'appelaient
00:48:57ils me disaient
00:48:57oui c'est l'anniversaire
00:48:58de ton frère
00:48:59et on va faire une fête
00:49:00ok c'est l'anniversaire
00:49:01de machin
00:49:02donc tout le temps
00:49:02il y avait des trucs
00:49:03c'est le Brésil quand même
00:49:03et le compte
00:49:04on va commencer à descendre
00:49:05et du coup je dis
00:49:06bon là c'est stop
00:49:07on va arrêter
00:49:07pour tout ça
00:49:08parce que voilà
00:49:08l'argent ça vient de là
00:49:09de là
00:49:10de là
00:49:10je fais ceci
00:49:11cela
00:49:11je ne trouve pas
00:49:12dans les arbres
00:49:12l'argent
00:49:13donc voilà
00:49:13et à partir de ce moment là
00:49:14ça s'est calmé
00:49:15vous imaginez bien
00:49:16c'était là
00:49:16qu'un compte joint ouvert
00:49:17en Brésil
00:49:18c'est open bar
00:49:18et c'est fait rien
00:49:20tout le monde
00:49:20et moi je ne pourrais pas
00:49:23refuser ma mère
00:49:23je ne pourrais pas dire non
00:49:24du coup vous avez
00:49:25j'allais dire contingenté
00:49:27cette aide
00:49:27qui a continué
00:49:28mais dans des proportions
00:49:29plus raisonnables
00:49:30en tout cas vos parents
00:49:31ils vivent toujours
00:49:32ou non ?
00:49:33mon père il est mort
00:49:34en 2019
00:49:35au début du Covid
00:49:36il est mort à 104 ans
00:49:37mais en tout cas
00:49:37vous avez continué
00:49:39à assister
00:49:40vos parents
00:49:40votre famille
00:49:41qui sont sortis un peu
00:49:42je ne vous parlez
00:49:43d'une forme de misère
00:49:44et qui ont eu une vie
00:49:45descente grâce à vous
00:49:46au moins
00:49:46au moins on peut
00:49:47tout le monde n'aurait pas
00:49:48cette générosité
00:49:48et cette pensée
00:49:50Yanis
00:49:50le bois de Boulogne
00:49:52moi je l'ai connu
00:49:53parce qu'enfant
00:49:53j'allais au jardin
00:49:54d'acclimatation
00:49:55donc c'est tout un
00:49:55tout autre univers
00:49:56n'est-ce pas
00:49:57et j'ai appris
00:49:58dans les socs
00:49:59un peu plus loin
00:49:59il se passait d'autres choses
00:50:00que Donald
00:50:01et la rivière enchantée
00:50:03et la guimauve
00:50:05et on a ce bois de Boulogne
00:50:06qui est quand même placé
00:50:07entre Boulogne
00:50:08et le 16ème arrondissement
00:50:09et Neuilly
00:50:10dans j'allais dire
00:50:11un des territoires
00:50:14de Paris
00:50:15et il y a cette oasis
00:50:18je parle d'oasis
00:50:20sociologique et culturelle
00:50:21où se passent des choses étranges
00:50:22une vie à part
00:50:23un monde à part
00:50:24avec quelque part
00:50:25quand même
00:50:25pas la bénédiction
00:50:26mais la protection de la police
00:50:27on s'assure que ça n'est pas trop loin
00:50:29il faut juste raconter
00:50:31que
00:50:33déjà il y a ce mythe
00:50:34des brésiliennes
00:50:35des travestis brésiliens
00:50:36comme on disait
00:50:37dans les années 80
00:50:38pourquoi ?
00:50:39c'est vrai que le Brésil
00:50:40commence à fournir
00:50:41pourquoi ?
00:50:42parce que nous
00:50:43en fait
00:50:43c'est nous les français
00:50:44qui sommes très précurseurs
00:50:46puisque dans les années 50 et 60
00:50:47il y avait déjà
00:50:48des grandes figures
00:50:49comme Bambi et Coccinelle
00:50:50qui s'étaient mariés
00:50:52qui avaient changé de sexe
00:50:53et qui passaient à la télévision
00:50:55tandis qu'au Brésil
00:50:56il y avait
00:50:56on ne parle pas des personnages
00:50:57de Wallis
00:50:57non non
00:50:58des artistes de cabaret
00:50:59de chez Madame Arthur
00:51:01et du Carrousel
00:51:02donc c'est le monde de la nuit
00:51:03le monde de la nuit
00:51:04voilà
00:51:05et les brésiliennes
00:51:07travesties
00:51:08au Brésil
00:51:09étaient dans les cabarets
00:51:10mais n'avaient pas
00:51:11la même couverture médiatique
00:51:12qu'elles avaient en France
00:51:13elles ont commencé à venir
00:51:14quelques-unes en France
00:51:15travailler au Carrousel
00:51:16et elles ont vu Pigalle
00:51:18et quand elles ont découvert Pigalle
00:51:20avec des travestis français
00:51:21qui se prostituaient
00:51:22certaines ont commencé
00:51:23à se prostituer
00:51:24ont raconté les gains
00:51:25et la tolérance
00:51:26de la police
00:51:27par rapport
00:51:28à la police brésilienne
00:51:29et là
00:51:29les brésiliennes
00:51:30ont débarqué
00:51:31à Pigalle
00:51:32et au début des années 80
00:51:33on dénombre
00:51:34à peu près
00:51:35500 travestis brésiliens
00:51:37à Pigalle
00:51:37ce qui est énorme
00:51:38déjà
00:51:39et donc
00:51:40le mythe
00:51:41des travestis brésiliens
00:51:43a commencé
00:51:43elles ont chamboulé
00:51:44la prostitution
00:51:45la passe
00:51:47était plus chère
00:51:48pour aller avec
00:51:49une brésilienne travestie
00:51:51qu'avec
00:51:51une vraie femme
00:51:52les femmes ont commencé
00:51:53à tirer la gueule
00:51:54ça a posé des problèmes
00:51:55de sécurité
00:51:56parce qu'il y a eu
00:51:56beaucoup de bagarres
00:51:57c'était envahissant
00:51:58ça prenait beaucoup
00:51:58de place dans l'espace public
00:52:00à Pigalle
00:52:01il y a eu un petit coup
00:52:02de filet de la police
00:52:03et tout ça
00:52:04s'est reporté
00:52:05au bois de Boulogne
00:52:06où on a décidé
00:52:07que finalement
00:52:08c'est l'endroit
00:52:09où ça posait
00:52:09le moins de problèmes
00:52:10délocaliser
00:52:11délocaliser au bois de Boulogne
00:52:12c'est pas une industrie
00:52:13qui va en Chine
00:52:13c'est on change de territoire
00:52:15pour pouvoir
00:52:16alors évidemment
00:52:16c'est un bois
00:52:17moins de contrôle
00:52:18c'est pas une zone urbaine
00:52:20Pigalle retrouve
00:52:20ses sources franco-française
00:52:21et je comprends bien
00:52:22qu'a toujours été un endroit
00:52:23et je crois que ça continue
00:52:24encore aujourd'hui
00:52:25et quand on traverse
00:52:26le bois de Boulogne
00:52:27quand on va à Surenne
00:52:28ou à Putot
00:52:28voir des amis
00:52:29on traverse cette zone
00:52:30cette allée de la reine
00:52:31Marguerite
00:52:31que je connais très bien
00:52:32parce que j'y ai souvent passé
00:52:34effectivement
00:52:34on sent que de chaque côté
00:52:36et on sent que de chaque côté
00:52:38il se passe des choses
00:52:39alors il y a des scènes
00:52:40plus ou moins réjouissantes
00:52:41je plains ces pauvres femmes
00:52:43d'un certain âge
00:52:44qui sont là
00:52:44avec la camionnette
00:52:45et puis des ballons
00:52:46c'est quoi ?
00:52:47ce sont des prostituées
00:52:48un petit peu en fin de carrière
00:52:49qui viennent essayer
00:52:50alors déjà
00:52:50il n'y a quasiment que des
00:52:53travestis et transgenres
00:52:54au bois de Boulogne
00:52:55il n'y a quasiment pas de femmes
00:52:55ah bon
00:52:56non non non
00:52:57c'est 98
00:52:57je ne suis pas très visionniste
00:52:58c'est 98
00:53:0098 personnes
00:53:01on dénombre
00:53:02entre 400 et 800 personnes
00:53:04qui travaillent
00:53:05au bois de Boulogne
00:53:05la faune entre guillemets
00:53:06c'est énorme
00:53:07je reçois
00:53:08Yannes Esiadi
00:53:10et Stella Rocha
00:53:11pour le livre
00:53:11Aller de la Reine Marguerite
00:53:13souvenir d'une Brésilienne
00:53:14au bois de Boulogne
00:53:15on rentre justement
00:53:16dans ce décryptage
00:53:18sociologique
00:53:18culturel
00:53:19c'est un phénomène culturel
00:53:20c'est aussi un phénomène politique
00:53:21vous restez avec nous
00:53:22bien entendu
00:53:23vous nous appelez
00:53:24au 0826 300 300
00:53:25je ne sais pas
00:53:27si vous avez été
00:53:28si vous avez pratiqué la chose
00:53:29ou si vous côtoyez
00:53:31une situation
00:53:32où il y a de la prostitution
00:53:32vous avez peut-être une idée
00:53:34sur la question
00:53:35est-ce que la prostitution
00:53:36doit être restée libre
00:53:39ou est-ce qu'elle doit être réglementée
00:53:40par des maisons closes
00:53:41on attend votre avis
00:53:42au 0826 300 300
00:53:43à tout de suite
00:53:44sur Sud Radio
00:53:45tous ces états
00:53:46Péricault Légas
00:53:48vous êtes bien sur Sud Radio
00:53:49il est 13h18
00:53:50et nous parlons
00:53:52prostitution
00:53:52bois de Boulogne
00:53:53Allée de la Reine Marguerite
00:53:54c'est le titre
00:53:55de l'ouvrage
00:53:56qu'est-ce que je peux dire
00:53:56c'est un documentaire
00:53:57c'est un témoignage
00:53:58c'est pas un roman
00:53:59et pourtant
00:54:00il y a de la romance
00:54:01dans cette transcription
00:54:02c'est la vie
00:54:03de Stella Rocha
00:54:05qui est une jeune
00:54:06transgenre brésilienne
00:54:07qui a fait
00:54:08ce que je peux dire
00:54:08carrière au bois de Boulogne
00:54:10et puis qui ensuite
00:54:10est rentrée
00:54:11vous êtes devenu
00:54:11une personnalité
00:54:12aujourd'hui
00:54:13j'allais dire
00:54:14pas du showbiz
00:54:15mais de l'establishment
00:54:16en étant passée
00:54:17par ces étapes
00:54:18souvent de violence
00:54:19et de tragédie
00:54:21Stella Rocha
00:54:22vous êtes un petit garçon
00:54:23brésilien
00:54:24et tout d'un coup
00:54:25vous sentez en vous
00:54:26quelque chose qui change
00:54:27comment ça se passe ?
00:54:28depuis ma jeune enfance
00:54:31j'ai toujours été différent
00:54:32de tous mes autres frères et soeurs
00:54:33et j'ai grandi avec ça
00:54:34mais par contre
00:54:35je ne pouvais pas dire
00:54:36à mes parents
00:54:36pourquoi
00:54:37comment j'allais dire
00:54:37à mes parents
00:54:38voilà que j'étais
00:54:39je voulais ma bien-femme
00:54:40dans le Brésil de l'époque
00:54:41c'est impensable
00:54:41c'est une dictature militaire
00:54:42en plus
00:54:43tout à fait
00:54:43tout à fait
00:54:44mes parents
00:54:45comme c'était des parents
00:54:46très très très vieux
00:54:47quand même
00:54:48mon père était très âgé
00:54:49ils étaient 20 ans d'écart
00:54:51avec ma mère
00:54:52ma mère aujourd'hui
00:54:53elle a 90 ans
00:54:54mon père est mort à 104 ans
00:54:55donc j'avais des parents
00:54:56très très très vieux
00:54:57et comment dire ça
00:54:59donc
00:54:59tout ce que je suis
00:55:01par rapport à ma transsexualité
00:55:02c'était à l'extérieur
00:55:03déjà l'homosexualité
00:55:04doit être un problème
00:55:05au Brésil à l'époque
00:55:06oui
00:55:07parce qu'en fait
00:55:07c'est ça mes parents
00:55:08comment on dit homosexuel
00:55:09en brésilien
00:55:09dans le langage courant
00:55:11dans le langage courant
00:55:12en brésilien
00:55:13gay
00:55:13gay
00:55:14parce qu'en espagnol
00:55:15on dit malicone
00:55:15c'est pour ça
00:55:16en brésilien c'est viado
00:55:17mais c'est pas un bon mot
00:55:19déjà ça c'est une transgression
00:55:20avec les lois sociales
00:55:21et morales
00:55:21de la société brésilienne
00:55:23transgenre
00:55:24c'est une étape supplémentaire
00:55:25c'est ça
00:55:26est-ce qu'ils savent
00:55:27que ça existe
00:55:27vos parents
00:55:28qu'il n'y a que le phénomène
00:55:29à l'époque
00:55:29à l'époque oui
00:55:30mais mon père
00:55:31il le savait très bien
00:55:32parce qu'à la place
00:55:32de la république
00:55:33là où j'habite
00:55:34à Belém
00:55:35il y avait une place
00:55:35où il y avait des transsexuels
00:55:37et d'ailleurs
00:55:37c'est là justement
00:55:38que j'avais très peur
00:55:39de parler de ça
00:55:40à mes parents
00:55:40parce qu'il y avait des amis
00:55:41à mon père
00:55:42qui se l'aventait
00:55:43vous repériez les uns les autres
00:55:44déjà ou non
00:55:44où on ne se parlait pas
00:55:45où on pouvait partager
00:55:46moi je les voyais
00:55:48je les trouvais très très très belles
00:55:49mais pour moi
00:55:50c'était des personnes
00:55:51qu'il ne fallait pas approcher
00:55:52qui étaient très dangereuses
00:55:53tous garçons
00:55:53virant à la féminité
00:55:55c'est ça
00:55:55c'est ça
00:55:56le cas contraire
00:55:57étant plus rare
00:55:58notamment en Brésil
00:55:58c'est-à-dire une femme
00:55:59qui veut devenir homme
00:56:00mais ça existe aussi
00:56:02et donc vous ne pouvez pas
00:56:03l'exercer
00:56:04vous ne pouvez pas
00:56:04l'assumer au Brésil
00:56:05donc vous avez décidé
00:56:06de partir
00:56:07pourquoi la France ?
00:56:08d'abord je suis allée
00:56:09en Guyane française
00:56:10et puis il y a 18 ans
00:56:11je rentre en France
00:56:12et puis je suis venu
00:56:13pour faire vraiment du tourisme
00:56:15et puis là
00:56:15j'avais plus d'argent
00:56:17j'étais dans une situation
00:56:18très compliquée
00:56:18et puis il y a la prostitution
00:56:20qui m'a apparu
00:56:20et puis j'ai fait ça
00:56:22et puis j'ai pas honte
00:56:23de le faire
00:56:23donc c'est en France
00:56:24que vous avez franchi
00:56:24le rubicon
00:56:25vous avez franchi le part
00:56:26de la prostitution
00:56:28de passer
00:56:29avec un commerce sexuel
00:56:30moi je l'ai prise
00:56:31c'était la seule solution
00:56:32j'étais dans une situation
00:56:33très compliquée
00:56:34très difficile
00:56:34j'avais pas mangé
00:56:35je dormais par terre
00:56:36j'étais expus
00:56:37de chez mon ami
00:56:38où j'étais
00:56:38donc cette solution
00:56:40s'est apparu
00:56:41et puis j'ai accroché
00:56:42et puis voilà
00:56:42je suis allé
00:56:43et puis là
00:56:43c'était guerre des territoires
00:56:46bagarre
00:56:47plein de choses
00:56:48partout il y avait un propriétaire
00:56:49quand on décide
00:56:50de louer son corps
00:56:50pour en vivre
00:56:51c'est une étape
00:56:54psychologiquement
00:56:54très dure
00:56:55où vous l'avez fait
00:56:56parce que c'était
00:56:57votre aspiration
00:56:57c'était votre tempérament
00:56:58point final
00:56:59moi je l'ai fait
00:57:00pour m'en sortir
00:57:00pour pouvoir
00:57:01donc vous vous faites violence
00:57:02on est bien d'accord
00:57:03à un moment donné
00:57:05oui mais bon
00:57:06c'était sympa quand même
00:57:08vous voyez
00:57:08c'était cool
00:57:09c'était dur
00:57:10vous voulez dire quoi
00:57:10les rapports sont quand même
00:57:12conviviaux
00:57:12si je peux m'exprimer ainsi
00:57:13ça se passe tranquillement
00:57:14il n'y a pas de
00:57:15il n'y a peu de violence
00:57:16il y a un
00:57:17je n'ai pas été échappé
00:57:19par la violence
00:57:20quand même
00:57:20d'accord
00:57:20voilà donc j'ai été agressé
00:57:22par contre il y a la concurrence
00:57:23des autres filles
00:57:24tout à fait
00:57:24qui elles ne sont pas transgenres
00:57:25aussi elles sont presque
00:57:26toutes transgenres
00:57:27au Bologne
00:57:27quelques-unes
00:57:28c'était vraiment
00:57:28d'étrangeurs
00:57:29mais d'autres
00:57:30c'était vraiment
00:57:30et là vous venez
00:57:31mettre vos pieds
00:57:32sur un territoire
00:57:33qui est déjà réservé
00:57:33et que je ne savais pas du tout
00:57:34et on te dit
00:57:35casse-toi salope
00:57:36tu n'as rien à faire ici
00:57:37je ne savais pas du tout
00:57:38donc j'arrive dans un coin
00:57:39on me dégage
00:57:39je vais dans un autre endroit
00:57:40on me dégage
00:57:41le troisième jour
00:57:42je dis bon
00:57:42je vais aller à l'intérieur du bois
00:57:44sur un bond
00:57:44parce que là
00:57:45je vais travailler tranquillement
00:57:46le bond historique
00:57:48dans le livre
00:57:49c'est un pèlerinage
00:57:50bientôt
00:57:51et là j'arrive
00:57:52devant moi
00:57:52une silhouette
00:57:54derrière la lune
00:57:55comme ça
00:57:55je vois une silhouette très fine
00:57:56comme ça
00:57:57qui marche dans une sexualité
00:57:58qui vient directement sur moi
00:58:00qui me dit
00:58:00mais qu'est-ce que tu fais là
00:58:01dégage
00:58:01si c'est mon bond
00:58:02et tout
00:58:03alors qui est ce personnage ?
00:58:04Vera Furacan
00:58:05c'est ma maman du bois
00:58:07qui est la deuxième héroïne
00:58:08du livre
00:58:09voilà
00:58:10Kissou qui vit une période
00:58:11épouvantable
00:58:12et vous l'aidez
00:58:13à se redresser
00:58:14voilà c'est ça
00:58:14donc on se aide mutuellement
00:58:16elle m'a aidé
00:58:17à prendre mon courage de main
00:58:18et aller affronter ce monde là
00:58:20voilà
00:58:20elle m'a dit
00:58:21écoute c'est toi
00:58:21c'est toi que j'ai vu
00:58:22en train de courir
00:58:23pendant deux jours
00:58:23je dis oui c'est moi
00:58:24je dis c'est toi tu vas là-bas
00:58:25tu vas te battre
00:58:25parce que si je te bats pas
00:58:26c'est moi qui te cassé la gueule
00:58:27donc scène épique
00:58:28vous êtes en train de vous faire lyncher
00:58:29vous décidez de vous mettre
00:58:30toutes nues
00:58:30voilà
00:58:31donc on voit que vous êtes
00:58:32un garçon quand même
00:58:33donc les automobilistes
00:58:35avec les feux
00:58:36traversent la margarite
00:58:37voient cette scène
00:58:38de cinéma
00:58:39des femmes qui se battent
00:58:40entre elles
00:58:40mais en fait
00:58:40c'est pas que des femmes
00:58:41dont une est toute nue
00:58:43qui se défend
00:58:44vous commencez à donner
00:58:44vous commencez à donner
00:58:46des coups de poing
00:58:46vous en assommez
00:58:47une deuxième
00:58:48une troisième
00:58:48là il y a quand même
00:58:49le mec
00:58:50qui est quand même en vous
00:58:52imaginez-vous
00:58:52mais je comprends très bien
00:58:54qu'à un moment donné
00:58:54on fasse appel à la masculinité
00:58:55et arrive à ce moment-là
00:58:56l'arbitre
00:58:57un géant
00:58:58la chef de la rue
00:59:00Esmeralda
00:59:00Esmeralda
00:59:01qui est un homme bien entendu
00:59:02ah non mais j'ai rien
00:59:03de presque deux mètres
00:59:04de travestre
00:59:04une armoire
00:59:05vous dites qui arrive
00:59:05voilà
00:59:06et là vous vous dites
00:59:06je vais me faire broyer
00:59:07vous expliquez votre cas
00:59:08là j'ai dit c'est mort pour moi
00:59:09donc il me prend par les bras
00:59:10comme ça
00:59:10il me secoue
00:59:11puis il me jette par terre
00:59:12comme ça
00:59:12et puis là je tombe en pleurs
00:59:13et puis je dis voilà
00:59:14et je lui dis
00:59:15que je vais prendre
00:59:16la place de personne
00:59:21et il te dit
00:59:21bon d'accord
00:59:22mais tu fais pas d'histoire
00:59:24voilà
00:59:24bon d'accord
00:59:24tu peux rester là
00:59:25mais si j'emmène quelqu'un
00:59:26je te casse la gueule
00:59:26et du coup
00:59:27vous intégrez cet univers
00:59:29il est pas le parrain
00:59:30mais il vous protège quand même
00:59:31par rapport aux autres
00:59:32il admet que vous soyez là
00:59:33et vous commencez
00:59:34votre protocole
00:59:35votre carrière
00:59:35au début
00:59:36c'était pas facile non plus
00:59:37c'était pas
00:59:38accepté vraiment à 100%
00:59:39parce que les propres filles
00:59:41qui me connaissaient pas
00:59:42m'envoient des mecs
00:59:42pour me gazer
00:59:43j'étais de PR
00:59:44me voler
00:59:45plein de petites choses
00:59:46qui se passaient après
00:59:47alors là comment ça se passe
00:59:48vous créez un réseau
00:59:51mais avec des liens
00:59:53quelquefois presque sympathiques
00:59:54ou amicaux
00:59:55avec des clients habitués
00:59:56c'est extraordinaire
00:59:57très rapidement
00:59:58je fais beaucoup d'amis
01:00:00dans le bois
01:00:01donc je suis dans un coin
01:00:03où les filles sont pas
01:00:05voilà vraiment
01:00:06donc moi j'arrive à 20 ans
01:00:08toutes belles
01:00:08toutes fraîches
01:00:09donc c'est normal
01:00:09et à partir de ce moment là
01:00:11voilà ça commence
01:00:12un peu
01:00:13qui sont vos clients
01:00:14il y a de tout
01:00:15il y a de tout
01:00:16toute catégorie sociale
01:00:17toute activité professionnelle
01:00:19tout
01:00:19tout
01:00:20des jeunes
01:00:20des jeunes
01:00:21des moins jeunes
01:00:21des vieux
01:00:22de tout
01:00:22voilà
01:00:22des mariés
01:00:23des célibataires
01:00:24ils ont quoi ?
01:00:25ils ont ou des pulsions
01:00:26ou besoin d'affection
01:00:27peut-être éventuellement ?
01:00:28vous sentez quelquefois
01:00:29des hommes en détresse
01:00:29qui viennent vous voir ?
01:00:30il y en a
01:00:30il y en a
01:00:31il y en avait aussi
01:00:32il y avait un peu
01:00:33de tout
01:00:33comme clientèle
01:00:35parfois on est
01:00:36en nos pays
01:00:37juste pour aller discuter
01:00:38pour aller donner des conseils
01:00:40on était psychologue
01:00:41on était
01:00:43on discutait
01:00:44il y avait
01:00:44vraiment de tout
01:00:45vraiment
01:00:46Yannis Eziadis
01:00:48cette antenne
01:00:49est marquée par
01:00:50le concept
01:00:52du parlons vrai
01:00:53il ne s'agit pas
01:00:54de sortir de la loi
01:00:55mais est-ce que
01:00:56ce qui se passe
01:00:57au bois de boulogne
01:00:57dont témoigne Stella
01:00:58dans cet ouvrage
01:00:59assez exceptionnel
01:01:01est-ce que
01:01:02finalement
01:01:03cette prostitution-là
01:01:04ne détourne pas
01:01:06certains individus
01:01:07d'autres comportements
01:01:07qui seraient
01:01:08beaucoup plus tragiques ?
01:01:10très difficile à dire
01:01:11c'est un sujet très
01:01:15ça évite les viols
01:01:16moi je n'y crois pas
01:01:17quelqu'un qui viole
01:01:17c'est un viol
01:01:18parce que certains
01:01:18le prétendent
01:01:19moi je n'y crois pas
01:01:20je pense que
01:01:20quelqu'un qui viole
01:01:21c'est un violeur
01:01:23en revanche
01:01:23ça
01:01:25quand il y a une pulsion
01:01:26qui est tout le temps frustrée
01:01:28qui passe à l'acte
01:01:28parce qu'à un moment donné
01:01:29il est dans un état psychologique
01:01:31est-ce que le fait
01:01:32de pouvoir exercer
01:01:33sa sexualité
01:01:33sa libido
01:01:34comme ça normalement
01:01:35peut être
01:01:36pour certains
01:01:37c'est peut-être vrai
01:01:37pas pour tous
01:01:38je veux dire
01:01:38en tout cas
01:01:39ce qui est certain
01:01:39c'est que
01:01:39le bois de boulogne
01:01:40c'est un endroit
01:01:41flou et mystérieux
01:01:42où les gens
01:01:43viennent chercher
01:01:44une sexualité particulière
01:01:46puisque les hommes
01:01:47qui viennent là
01:01:48à 98%
01:01:50sont hétérosexuels
01:01:51et viennent chercher
01:01:53des créatures
01:01:54au physique féminin
01:01:56avec des seins
01:01:57une belle chevelure
01:01:58et un sexe d'homme
01:01:59c'est un endroit
01:02:00malsain
01:02:01sociologiquement
01:02:02moralement
01:02:02où vous réfutez
01:02:03ce mot malsain
01:02:04c'est un endroit très sain
01:02:05voilà
01:02:05alors c'est là
01:02:06vous prenez un risque
01:02:07parce que
01:02:07quand même
01:02:08c'est malsain
01:02:09cette prostitution
01:02:09c'est transgenre
01:02:10on n'est que dans la transgression
01:02:11de toutes les valeurs
01:02:13de notre civilisation
01:02:13de notre société
01:02:14malgré qu'on ait évolué
01:02:15et qu'on sait qu'aujourd'hui
01:02:16c'est cette réalité
01:02:17qu'il faut accepter
01:02:18vous dites
01:02:18c'est un endroit sain
01:02:19c'est un endroit très sain
01:02:20ben vous rejoignez un peu
01:02:20ce que je vous dis
01:02:21ça permet de faire des choses
01:02:22qui se feraient peut-être
01:02:23différemment ailleurs
01:02:24non mais
01:02:25l'aspect paraît malsain
01:02:26quand on y passe
01:02:27on voit des bandes de racailles
01:02:29on voit des travestiers
01:02:30des transgenres
01:02:31on se dit
01:02:32et surtout
01:02:33on ne sait pas
01:02:33ce qui se passe
01:02:33derrière les arbres
01:02:34dans l'obscurité
01:02:36et moi depuis un an
01:02:37avec Stella
01:02:37et avec les amis
01:02:38que Stella m'a présenté
01:02:39j'ai passé beaucoup de nuits
01:02:41dans l'obscurité
01:02:42et en fait
01:02:43vous êtes allé sur le terrain
01:02:44vous êtes allé en
01:02:45là j'ai passé un an
01:02:46un an entièrement
01:02:47au bois
01:02:48tout le temps
01:02:49oui
01:02:50comme un spéléologue
01:02:51qui rentre dans la caverne
01:02:52bien évidemment
01:02:52mais je me suis rendu compte
01:02:54que c'était beaucoup moins glauque
01:02:55que ce qu'on pensait
01:02:57il avait très peur aussi
01:02:59au début j'avais peur
01:02:59il y a quand même
01:03:00forcément des instances cabreuses
01:03:01forcément
01:03:02il peut y avoir de tout
01:03:04je suppose
01:03:04bien évidemment
01:03:05mais il y a beaucoup de joie
01:03:06entre les filles
01:03:08solidarité
01:03:09oui
01:03:10il faut
01:03:10il y a de la concurrence
01:03:12de la rivalité
01:03:12et de la solidarité
01:03:13quand on suit ça se passe bien
01:03:14un peu comme les gangs
01:03:15d'autrefois
01:03:16où chacun avait son territoire
01:03:17et puis on se répartissait
01:03:18alors que les nouvelles mafias
01:03:19sont d'une violence épouvantable
01:03:20dans l'incro-trafic
01:03:21on est quand même
01:03:22dans une forme de loyauté
01:03:23et de respect des autres
01:03:24voilà
01:03:25je reçois Stella Rocha
01:03:27et Yanis Eziadi
01:03:28qui ont co-écrit
01:03:29Aller de la reine Marguerite
01:03:30souvenir d'une brésilienne
01:03:32au bois de Boulogne
01:03:33le titre est truculent
01:03:33et raconte
01:03:34une réalité
01:03:36une situation
01:03:37qui vous prend quelquefois
01:03:38au trip
01:03:39parce que
01:03:39c'est une très tragédie
01:03:40lui-même
01:03:41en même temps
01:03:41il y a du courage
01:03:42et de la générosité
01:03:43et de la solidarité
01:03:43c'est un ouvrage
01:03:44qui mérite d'être lu
01:03:45vous nous appelez
01:03:46au 0 826 300 300
01:03:48Emmanuel Galasso
01:03:49qui est tout oui
01:03:50qui est évidemment passionné
01:03:51par ce sujet
01:03:52prendra votre appel
01:03:53vous pouvez interroger Stella
01:03:54lui dire ce que vous avez envie
01:03:55de lui dire
01:03:56vous pouvez interroger
01:03:57Yanis Eziadi
01:03:58qui vous répondra
01:03:59avec la franchise
01:04:00et la truculence
01:04:01qu'on lui connait
01:04:02c'est une thématique
01:04:03que peut-être
01:04:04qui vous concerne
01:04:05que vous avez approché
01:04:06que vous connaissez
01:04:06ou au contraire
01:04:07qui inspire en vous
01:04:08soit du rejet
01:04:09soit de la crainte
01:04:10soit d'une forme de compassion
01:04:11n'hésitez pas à nous appeler
01:04:13on prendra vos appels
01:04:13au 0 826 300 300
01:04:15à tout de suite
01:04:16sur Sud Radio
01:04:16vous avez la parole
01:04:19il est 13h33
01:04:20vous avez la parole
01:04:21appelez-nous
01:04:22n'ayez aucune crainte
01:04:24le sujet est passionnant
01:04:26en tout cas très humain
01:04:27et le témoignage
01:04:28de Stella Rocha
01:04:29et Yanis Yenidis
01:04:30dans Allée de la Reine Marguerite
01:04:31aux éditions du Cherche Midi
01:04:32formidable éditeur
01:04:33vous rappelez
01:04:35Yanis Eziadi
01:04:36que c'est quand même
01:04:37votre éditeur
01:04:37qui vous a permis
01:04:39qui vous a encouragé
01:04:39d'aller dans cette
01:04:40dans cette belle aventure
01:04:43Antoine Poitras
01:04:43nous sommes d'accord
01:04:45non non non
01:04:46l'éditeur c'est
01:04:47Jean Le Gall
01:04:47non non
01:04:48l'éditeur c'est
01:04:49Jean Le Gall
01:04:51et jamais
01:04:51jamais j'aurais cru
01:04:53que le livre
01:04:54serait vraiment publié
01:04:55sous cette forme
01:04:55parce que
01:04:56vous l'avez vu
01:04:56c'est très très très cru
01:04:58il a tout pris
01:04:58il y a des histoires
01:04:59vraiment scabreuses
01:05:00et je pensais
01:05:01que certaines choses
01:05:03seraient censurées
01:05:03pas une ligne
01:05:04n'a été coupée
01:05:05j'en ai été le premier étonné
01:05:06rien ne tombe
01:05:07sous le coup de la loi
01:05:08de la morale
01:05:09j'allais dire
01:05:10bourgeoise chrétienne
01:05:11peut-être
01:05:11oui
01:05:11mais de la loi républicaine
01:05:13non
01:05:13non
01:05:14alors justement
01:05:15Yanis et Estella
01:05:16donneront son avis aussi
01:05:18comment la république française
01:05:19gère aujourd'hui
01:05:20la prostitution
01:05:22c'est un phénomène
01:05:23c'est une réalité
01:05:23elle a toujours existé
01:05:24le plus vieux métier du monde
01:05:25comme on dit
01:05:26est-ce qu'il y a
01:05:27j'allais dire
01:05:28une disposition spéciale
01:05:29en France
01:05:30pour traiter la prostitution
01:05:31elle est acceptée
01:05:33pas acceptée
01:05:34poursuivie
01:05:36contingentée
01:05:37localisée
01:05:38actuellement
01:05:39déjà
01:05:39ce qui est pénalisé
01:05:40ce sont les clients
01:05:41à l'époque de Stella
01:05:42du livre
01:05:42ce sont les prostituées
01:05:43qui sont pénalisés
01:05:44pour racolage
01:05:44aujourd'hui
01:05:45ce sont les clients
01:05:46mais bon
01:05:46donc pas le droit de vendre son corps
01:05:48et maintenant pas le droit de consommer
01:05:48voilà
01:05:50on a le droit de vendre son corps
01:05:51mais pas le droit de consommer
01:05:52l'idée que l'on est
01:05:53au tendu ou stupéfiant
01:05:54le consommateur
01:05:55est aussi responsable pénal
01:05:56aujourd'hui
01:05:56exactement
01:05:57mais cette loi
01:05:58n'est pas vraiment appliquée
01:05:59il y a quand même
01:06:00il y a une tolérance
01:06:01et heureusement
01:06:02c'est combien la sanction ?
01:06:04aujourd'hui je ne sais pas
01:06:05aujourd'hui je ne sais pas
01:06:06mais à mon époque
01:06:06c'était 1500 francs
01:06:081500 francs
01:06:08pour le racolage
01:06:09pour le racolage
01:06:10et parfois
01:06:11on a fait 3 par la nuit
01:06:12voilà
01:06:12et aujourd'hui
01:06:13combien est puni
01:06:14aucune idée
01:06:15bon voilà
01:06:16c'est un PV
01:06:17je crois que c'est
01:06:18130 quelque chose
01:06:19ou 135
01:06:20aujourd'hui ce que c'est
01:06:21c'est que la TDS
01:06:23la travailleuse du sexe
01:06:24parle au commissariat
01:06:25TDS
01:06:26travailleuse du sexe
01:06:27extraordinaire
01:06:28et puis les messieurs
01:06:29ils ont une petite contravention
01:06:30voilà
01:06:31donc la question
01:06:32que l'on pose
01:06:34comment vous
01:06:35quelles sont vos relations
01:06:36avec les
01:06:37quand vous voyez
01:06:37d'anciennes prostituées
01:06:38vous les conseillez
01:06:40quand vous les rencontrez
01:06:40certaines viennent se confier
01:06:42à vous en disant
01:06:42voilà
01:06:43est-ce que je m'en sors
01:06:43est-ce que je m'en sors pas
01:06:44ou vous avez coupé complètement
01:06:46ou vous avez gardé
01:06:47quelques liens
01:06:48ah non non
01:06:48moi j'ai toujours
01:06:49j'ai toujours
01:06:50j'ai fait partie d'une association
01:06:52aujourd'hui
01:06:52qui s'appelle
01:06:53Acceptesté
01:06:54avant j'ai débuté au PAST
01:06:55avec le docteur Kamik Rabal
01:06:57aujourd'hui je suis dans
01:06:58une autre association
01:06:58qui s'appelle
01:07:00Acceptesté
01:07:01Acceptesté
01:07:02avec la directrice
01:07:03Giovanna Hinkohn
01:07:04donc vous faites du social
01:07:05et vous continuez
01:07:06à côtoyer
01:07:07et accompagner ces filles
01:07:09voilà
01:07:09c'est vrai qu'il y en a
01:07:10qui sont vraiment
01:07:11pas bien
01:07:12de faire ce travail là
01:07:13ça les peine
01:07:14mais il y a d'autres
01:07:16qui aiment ça
01:07:16qui aiment vraiment
01:07:17elle va pas faire autre chose
01:07:19que ça
01:07:20voilà
01:07:20et il y a quand même
01:07:21de la prostitution
01:07:22alors elle est un petit peu
01:07:23en recul
01:07:24de la prostitution
01:07:25j'allais dire industrielle
01:07:26avec des gangs
01:07:28proxénètes
01:07:28souvent des pays de l'Est
01:07:30comme l'Albanie
01:07:32ou la Bulgarie
01:07:33c'est encore une réalité
01:07:34tragique ça
01:07:35en France
01:07:36même si ça recule
01:07:36oui c'est terrible
01:07:38mais c'est vraiment
01:07:39c'est vraiment
01:07:40un autre monde
01:07:43c'est à dire que là
01:07:44on a affaire à des réseaux
01:07:46à des filles
01:07:47c'est quasiment de l'esclavage
01:07:50le monde qu'on raconte nous
01:07:51et qui est toujours
01:07:52celui du bois de Boulogne
01:07:53aujourd'hui
01:07:53c'est un monde libre
01:07:54c'est un monde
01:07:55on y va librement
01:07:56soi-même
01:07:57la seule chose
01:07:58qui s'apparente
01:07:59et qui tombe sous le coup
01:08:00du proxénétisme
01:08:00qui existe au bois de Boulogne
01:08:01ça va être par exemple
01:08:03une fille qui travaille au bois
01:08:04qui va proposer
01:08:06à d'autres filles d'Amérique latine
01:08:07viens
01:08:07je t'avance le billet
01:08:09d'avion
01:08:10je te trouve un logement
01:08:11et je te trouve une place
01:08:13et tu me rembourses
01:08:13avec des intérêts
01:08:14et ça ça tombe sous le coup
01:08:15c'est un marénage
01:08:16c'est un marénage
01:08:17ça tombe
01:08:17ça s'appelle proxénétisme
01:08:18mais c'est la seule chose
01:08:20mais personne n'est forcé
01:08:21au bois de Boulogne
01:08:22à aller travailler
01:08:23avec un flingue sur la tempe
01:08:24pareil
01:08:25le meilleur exemple de ça
01:08:26c'est la chose
01:08:27de laquelle je peux témoigner
01:08:29c'est que depuis
01:08:30qu'on a publié ce livre
01:08:31on a emmené plusieurs équipes
01:08:32de journalistes
01:08:33au bois de Boulogne
01:08:34et au bois de Boulogne
01:08:35on est allé avec des journalistes
01:08:37on les a emmené passer la nuit
01:08:38on les a emmené prendre
01:08:39des photos filmées
01:08:40jamais une personne
01:08:41un mac ou quoi
01:08:42vient dire
01:08:43non qu'est-ce que vous faites là
01:08:44c'est un endroit libre
01:08:45les seuls qui peuvent nous dire
01:08:46de dégager
01:08:46ce sont les prostituées
01:08:48qui vont dire
01:08:48là tu me fais perdre du pognon
01:08:50voilà
01:08:50t'es sur un territoire
01:08:51qui n'est pas le tien
01:08:51voilà
01:08:51nous avons Betty
01:08:53qui nous appelle d'Avignon
01:08:54bonjour Betty
01:08:56oui bonjour à toute l'équipe
01:08:58j'aurais voulu poser une question
01:09:00est-ce que dans ces années-là
01:09:01quand il a commencé
01:09:03enfin qu'elle a commencé
01:09:04est-ce qu'elle n'avait pas peur
01:09:06d'attraper le sida
01:09:07ah
01:09:08est-ce qu'il y avait des problèmes
01:09:09de risque de santé
01:09:10alors
01:09:11comment s'appelle la dame
01:09:12elle s'appelle Betty
01:09:13bonjour Betty
01:09:14j'adore Avignon
01:09:16ma belle
01:09:17bientôt nous serons à Avignon
01:09:18pour l'aider du classe
01:09:18on va très bien
01:09:19alors
01:09:20alors c'est vrai que
01:09:21quand je suis arrivé en France
01:09:22c'était le pic le plus haut
01:09:23du VIH
01:09:25bien sûr
01:09:25mais nous
01:09:28les TDS
01:09:29les femmes transgenres
01:09:30même pour un doigt
01:09:31on mettait un préservatif
01:09:34donc le préservatif
01:09:35j'ai mis 3 secondes à comprendre
01:09:37même pour un doigt
01:09:37on mettait un préservatif
01:09:38voilà
01:09:38même pour un doigt
01:09:39on mettait un préservatif
01:09:39donc le préservatif
01:09:41c'était fondamental pour nous
01:09:44parce que les gens
01:09:44pensent à aller prostituir
01:09:45la banque shop
01:09:46et le sida
01:09:46non
01:09:46c'est bien le contraire
01:09:47nous on se protège toujours
01:09:49par contre
01:09:49des clients
01:09:50qui font des conneries
01:09:52des bêtises à droite à gauche
01:09:53c'est eux
01:09:54qu'on doit se méfier
01:09:55vous voyez
01:09:55moi à l'époque
01:09:57j'étais marié
01:09:59donc j'avais un copain
01:10:00donc je me prenais
01:10:02je faisais beaucoup
01:10:03beaucoup attention
01:10:04de ne rien choper
01:10:05pour ne pas transmettre
01:10:06mesure hygiénique
01:10:07drastique
01:10:09aucune transgression
01:10:09pas d'exception
01:10:10question de vie ou de mort
01:10:11il y avait même des hommes
01:10:13qui nous proposaient
01:10:13beaucoup plus d'argent
01:10:14pour faire
01:10:15l'amour sans préservatif
01:10:16des pipes sans préservatif
01:10:17est-ce que pour autant
01:10:18le VIH a frappé
01:10:20au bois de Boulogne
01:10:21à l'époque
01:10:21malgré tout
01:10:22est-ce que le VIH
01:10:23a quand même frappé
01:10:24ah oui bien sûr
01:10:26j'ai eu beaucoup de copines
01:10:27qui sont décédées
01:10:27qui sont mortes
01:10:28pourquoi
01:10:29parce que dans ces moments-là
01:10:30elles ont préféré l'argent
01:10:32hors que de se protéger
01:10:33donc moi
01:10:34c'était le contraire
01:10:35moi il n'y avait pas d'argent
01:10:36qui me faisait changer d'avis
01:10:38et donc pendant le Covid
01:10:39est-ce qu'il y a eu des masques
01:10:40au bois de Boulogne
01:10:41parce que l'activité a continué
01:10:42ah je ne sais pas
01:10:43j'étais plus au bois
01:10:43à ce moment-là
01:10:44d'accord
01:10:44mais est-ce que vous en savez
01:10:45parce que
01:10:46voilà le masque
01:10:47enfin le masque
01:10:48on le met
01:10:48on le retire
01:10:49enfin voilà
01:10:49donc là aussi
01:10:52dangereuse dans un contact
01:10:54de proximité
01:10:55c'est clair
01:10:56Betty voyez donc
01:10:57il y avait de la protection
01:10:58il y avait une conscience
01:10:59qu'il y avait un risque
01:11:00sanitaire très fort
01:11:04vous me posez la question ?
01:11:05non non non
01:11:06je vous dis
01:11:06je vous donne la réponse
01:11:07il y avait donc une conscience
01:11:08qu'il y avait un danger
01:11:09et même ces gens-là
01:11:12se protégeaient
01:11:12de façon incère
01:11:13en tout cas
01:11:13parce qu'ils étaient là
01:11:14de façon très stricte
01:11:15quand est-ce que vous allez à Avignon ?
01:11:19je crois que c'est en septembre
01:11:20on peut mettre la mail pour venir à Nîmes
01:11:22le 12 déjà
01:11:23c'est le vœu
01:11:24et à Nîmes
01:11:25moi j'y suis ce soir
01:11:27parce que nous avons une délocalisation
01:11:28au domaine de l'émission
01:11:29donc tout se passe à Nîmes
01:11:30merci Betty
01:11:30pour votre appel
01:11:32merci beaucoup Betty
01:11:33je vais vous poser la question
01:11:35aux deux
01:11:35alors ce n'est pas votre secteur
01:11:39la prostitution en France
01:11:40c'est une réalité
01:11:41il faut préserver justement
01:11:43ces jeunes femmes
01:11:45de la mise sous tutelle
01:11:46par des gants
01:11:47qui ne sont pas
01:11:47toujours bien pensants
01:11:49et bien intentionnés
01:11:50est-ce que le concept
01:11:51de maison close
01:11:52qui ne vous concerne pas
01:11:54mais est-ce que c'est une idée
01:11:55qui vous semble plausible
01:11:56ou acceptable ?
01:11:58moi à mon avis
01:11:59ce que je pense
01:12:00des maisons close
01:12:01je pense que
01:12:02ça va être aussi
01:12:03encore une connerie
01:12:04franchement
01:12:05parce que
01:12:06comme les salles de shoot
01:12:07c'est
01:12:09pour moi
01:12:10que j'ai été
01:12:12une femme
01:12:13une travailleuse de sexe
01:12:14indépendante
01:12:15voilà
01:12:16donc le problème
01:12:16de tout ça
01:12:18c'est que c'est l'argent
01:12:19l'argent c'est le problème
01:12:21de la prostituée
01:12:21parce qu'ils croient
01:12:22qu'on va donner un macro
01:12:24mais il y a beaucoup
01:12:25de travailleurs de sexe
01:12:27qui sont indépendantes
01:12:28qui ne dépendent pas
01:12:29des macros
01:12:30qui les aident
01:12:31de leur famille
01:12:32elles les aident eux-mêmes
01:12:33voilà
01:12:34je vais vous poser
01:12:35une question très crue
01:12:36c'est telle la
01:12:36si la prostitution
01:12:38était codifiée
01:12:40légalisée
01:12:41à travers
01:12:41l'institution
01:12:42de maison close
01:12:43est-ce que vous accepteriez
01:12:44d'en tenir une
01:12:45pour justement
01:12:47permettre à des jeunes femmes
01:12:48d'échapper
01:12:48à cette prostitution
01:12:50de proxénétisme
01:12:51leur permettre
01:12:51d'exercer
01:12:52leur activité
01:12:53librement
01:12:54rétribuée
01:12:54et de façon
01:12:56régulière
01:12:56j'allais dire
01:12:57de façon protégée
01:12:57est-ce que l'idée
01:12:58en soi
01:12:59est quelque chose
01:12:59qui vous choque
01:13:00écoutez
01:13:01cette idée
01:13:03ça peut être
01:13:04pas mal
01:13:04mais moi
01:13:05je ne me vois pas
01:13:05du tout
01:13:06c'est pas votre projet
01:13:07il y a des personnes
01:13:08compétentes
01:13:09pour le faire
01:13:10justement
01:13:10mais l'idée
01:13:10que ça se fasse
01:13:11ce n'est pas quelque chose
01:13:12qui vous choque
01:13:12à première vue
01:13:13moi je ne suis pas trop
01:13:14pour les maisons closes
01:13:15je ne pense pas
01:13:17pas trop
01:13:17parce qu'en fait
01:13:18elles vont être là
01:13:18enfermées
01:13:19ça va être encore
01:13:19d'autres problèmes
01:13:20qui vont émerger
01:13:21voilà
01:13:22il y a un à la fin
01:13:23ça va pour qui
01:13:24par contre Yanis
01:13:25si on disait demain
01:13:27interdiction de prostitution
01:13:28au bois de boulogne
01:13:29mesure drastique
01:13:32ratissage par la police
01:13:33par les CRS
01:13:34les gendarmes
01:13:34on dégage tout
01:13:35c'est fini
01:13:35le bois de boulogne
01:13:36redevient un lieu de promenade
01:13:37pour le toutou
01:13:38et sa mémère
01:13:39ou le jogging
01:13:40ça serait
01:13:40ça serait dommage
01:13:41évidemment ce serait dommage
01:13:43tout le monde reste nostalgique
01:13:44par exemple
01:13:45du Pigalle
01:13:46des années
01:13:46jusqu'aux années 80
01:13:48et Pigalle n'a plus
01:13:49aucune âme
01:13:50qui a inspiré
01:13:51la littérature française
01:13:52le cinéma
01:13:52et la culture
01:13:53bien sûr
01:13:53et le bois de boulogne
01:13:54a inspiré aussi
01:13:56le cinéma
01:13:57surtout dans les années 80
01:13:58c'était un mythe
01:13:59le bois de boulogne
01:14:00et les gens venaient
01:14:00du monde entier
01:14:01pour voir le bois de boulogne
01:14:02et les touristes
01:14:03Stella le raconte dans le livre
01:14:04les touristes venaient
01:14:05pour prendre des photos
01:14:05avec les filles
01:14:06non moi sur les maisons closes
01:14:07il n'y avait pas des opérateurs
01:14:08qui venaient au bois de boulogne
01:14:09quand même
01:14:09ah non mais il y avait
01:14:10des bus touristiques
01:14:11qui venaient
01:14:11si les bus touristiques venaient
01:14:13ils venaient faire quoi
01:14:13prendre des photos
01:14:15avec les filles
01:14:15le bois de boulogne
01:14:16c'était un coin touristique
01:14:18comme la tour Eiffel
01:14:19comme l'Arche de Triomphe
01:14:20des bus
01:14:21mais vraiment
01:14:22beaucoup de bus
01:14:22venaient pour nous prendre des photos
01:14:23on demandait
01:14:24si on pouvait prendre des photos
01:14:25avec nous
01:14:25c'était vraiment
01:14:26il faut se rendre compte
01:14:27que dans ces années-là
01:14:28Charlène le raconte
01:14:29dans le livre
01:14:29Charlène qui est une amie
01:14:30Stella qui travaillait là-bas
01:14:32Charlène travaillait
01:14:32dans les années 80
01:14:33dans les années 80
01:14:34Serge Gainsbourg
01:14:35qui n'était pas client
01:14:36des procédures
01:14:37Bois de Boulogne
01:14:38venait à deux voitures
01:14:40il embarquait les filles
01:14:41et il les emmenait au palace
01:14:42pour faire la fête
01:14:43toute la nuit
01:14:43et il leur payait tout
01:14:44juste pour faire la fête
01:14:45il y avait toute une mythologie
01:14:47autour de ça
01:14:47il y avait beaucoup de stars
01:14:49qui passaient
01:14:50la scène est racontée
01:14:50dans le livre
01:14:51alors est-ce qu'il y a eu
01:14:52un réseau
01:14:53j'allais dire touristique
01:14:54au bois de boulogne
01:14:55de gens installés
01:14:56dans la vie parisienne
01:14:57qui venait faire un petit tour
01:14:58passer un bon moment
01:14:59et puis amener des amis
01:15:01qui étaient
01:15:02comme une soirée
01:15:03au lieu d'aller au cabaret
01:15:04au lieu d'aller au moulin rouge
01:15:05ou au Lido
01:15:06et bien je vous amène
01:15:07au bois de boulogne
01:15:08est-ce qu'il y a eu
01:15:08des situations de ce genre ?
01:15:09il y a beaucoup
01:15:11encore aujourd'hui
01:15:12il y a beaucoup de gens
01:15:13qui passent la nuit
01:15:14au bois de boulogne
01:15:15beaucoup de tous les âges
01:15:17qui viennent seuls
01:15:18ou avec un copain
01:15:18et ils passent la nuit
01:15:20au bois de boulogne
01:15:20sans vraiment consommer
01:15:21mais uniquement parce qu'ils aiment
01:15:22discuter avec les filles
01:15:23ils aiment l'ambiance
01:15:25un peu bizarre
01:15:25qui se passe au bois de boulogne
01:15:26et aussi
01:15:27ils vont rendre des services aux filles
01:15:28alors c'est là
01:15:29le raconte dans le livre
01:15:30il y a des types qui viennent
01:15:31rendre des services
01:15:32c'est-à-dire
01:15:32ils vont chercher
01:15:33un paquet de cigarettes
01:15:33ils vont chercher
01:15:34une petite bouteille de vodka
01:15:35ils vont chercher
01:15:36un petit paquet de gâteaux
01:15:38à l'épicerie de boulogne
01:15:39il y a des gens
01:15:40qui aiment venir
01:15:41au bois de boulogne
01:15:42pour ambiance
01:15:43il y a une vie sociale
01:15:44je reçois Stella Rocha
01:15:45et Yanis Ziyadi
01:15:46auteurs de
01:15:47Allée de la Reine Marguerite
01:15:48Souvenir d'une Présilienne
01:15:49au bois de boulogne
01:15:50un témoignage piquant
01:15:51truculent
01:15:52émouvant
01:15:52bouleversant
01:15:53bien entendu
01:15:54vous pouvez nous appeler
01:15:55au 0826 300 300
01:15:57vous avez certainement
01:15:58une idée sur la question
01:15:59ou envie tout simplement
01:16:00d'échanger
01:16:00ou de poser
01:16:01poser une question
01:16:02à Yanis
01:16:03ou à Stella
01:16:03vous n'hésitez pas
01:16:04Emmanuel Galasso
01:16:05attend votre appel
01:16:06à tout de suite
01:16:06sur Sud Radio
01:16:08Sud Radio
01:16:09la France dans tous ses états
01:16:12Péricolegas
01:16:13vous êtes bien
01:16:14sur Sud Radio
01:16:14il est 13h48
01:16:15la parole est aux auditeurs
01:16:17là maintenant
01:16:17c'est open bar
01:16:18on étend les questions
01:16:19à toute l'actualité
01:16:20soit ce qu'on a dit
01:16:21sur cette antenne
01:16:22soit ce que vous avez entendu
01:16:23dans l'actualité d'aujourd'hui
01:16:25Yanis et Stella
01:16:26vous restez à mes côtés
01:16:27oui
01:16:27on ne sait jamais
01:16:28on peut repartir
01:16:28sur une thématique
01:16:29qui vous concerne
01:16:30et j'ai Olivier
01:16:31qui nous appelle
01:16:33de Bocquer
01:16:33bonjour Olivier
01:16:35bonjour
01:16:35je suis content
01:16:36de pouvoir réagir
01:16:39à ces faits
01:16:41je vais résumer
01:16:42très court
01:16:43pour le voir
01:16:43oui
01:16:44j'avais un ouvrier
01:16:45qui me disait
01:16:46les gens qui s'attaquent
01:16:48aux enfants
01:16:48ce sont des déchets
01:16:49de la société
01:16:51et il m'a dit
01:16:52si c'est ce qu'on fait
01:16:52des déchets
01:16:53on les élimine
01:16:55voilà
01:16:55moi c'est ça
01:16:57alors je vous en parle
01:16:58parce qu'il m'est arrivé
01:17:00là récemment
01:17:01la même chose
01:17:02une petite fille
01:17:03une de mes petites filles
01:17:04qui s'est fait violer
01:17:06le gars est en prison
01:17:08donc on est deux grands-pères
01:17:09il y a mes trois fils
01:17:10on n'attend qu'une chose
01:17:12de la justice
01:17:12qu'elle fasse son boulot
01:17:14parce que si elle ne le fait pas
01:17:15s'il sort
01:17:15on fera nous la justice
01:17:18qu'est-ce que vous entendez
01:17:20par
01:17:20on élimine
01:17:22le déchet Olivier
01:17:23on élimine
01:17:24parce que quand on parle
01:17:24de castration chimique
01:17:25ça me fait rire
01:17:26parce que c'est un truc
01:17:27que si ce n'est pas suivi
01:17:28ça ne fait rien du tout
01:17:29moi je dis
01:17:30il faut une vraie castration
01:17:32vous faites allusion
01:17:33à quoi ?
01:17:33à la peine de mort
01:17:34éventuellement ?
01:17:35non
01:17:38on devrait
01:17:39mais
01:17:40est-ce que ça résoudra
01:17:41les problèmes des autres ?
01:17:42non
01:17:42non je pense que
01:17:43ces gens
01:17:45ils sont malades
01:17:46c'est pas parce qu'on va
01:17:47on va en tuer
01:17:48non parce que le mot éliminer
01:17:49est très précis
01:17:50alors
01:17:50en fait ce que vous aimeriez
01:17:52et je pense que
01:17:52beaucoup de gens
01:17:54partagent votre avis
01:17:54s'il y a une condamnation
01:17:56à vie
01:17:56que la condamnation
01:17:58soit réelle
01:17:58et que la réclusion
01:17:59à perpétuité
01:18:00soit menée
01:18:00jusqu'au bout
01:18:01c'est ça
01:18:02bien sûr
01:18:03c'est ça qu'on veut
01:18:03parce que moi je vous dis
01:18:04mes enfants
01:18:05mes enfants
01:18:06moi je suis un grand-père
01:18:07et il y a un autre grand-père
01:18:08il m'a dit
01:18:09mais s'il sort
01:18:10il ne vivra pas longtemps
01:18:12il ne vivra pas longtemps
01:18:13parce qu'il doit rester en prison
01:18:14il vaut mieux qu'il reste en prison
01:18:15pour lui
01:18:17Robert Badinter
01:18:17qui a été gardé
01:18:18saumineuse de la justice
01:18:20voilà
01:18:21chanteur des libertés individuelles
01:18:23et constitutionnelles
01:18:23reconnaissait lui-même
01:18:24il est celui
01:18:25qui a obtenu l'abolition
01:18:27de la peine de mort
01:18:27quand il était gardé saut
01:18:28en 81
01:18:29à l'élection de François Mitterrand
01:18:31dans une séance
01:18:33mémorable
01:18:33à l'Assemblée Nationale
01:18:34il disait
01:18:35si j'étais confronté
01:18:36moi-même
01:18:37à un crime
01:18:38de quelqu'un qui m'est cher
01:18:39je comprendrais
01:18:40qu'il puisse y avoir
01:18:40des pulsions
01:18:41de voilà la mort
01:18:42de l'assassin
01:18:43pour autant il ne faut pas
01:18:44parce que la peine de mort
01:18:44la peine de mort
01:18:46est contraire
01:18:46au principe de l'humanité
01:18:47mais vous ce que voudriez
01:18:48en tout cas
01:18:49c'est que
01:18:49c'est que
01:18:50le pédophile criminel
01:18:51soit neutralisé
01:18:53soit en termes juridiques
01:18:55de façon définitive
01:18:56bien sûr
01:18:57ils ont tous recommencé
01:19:00tous ceux qui ont fait ça
01:19:02ils ont tous recommencé
01:19:03dès qu'ils ont sorti de prison
01:19:05donc c'est que
01:19:07la justice
01:19:08ne fait pas son travail
01:19:08d'ailleurs
01:19:09si la justice
01:19:10on pourrait en parler
01:19:11dans tous les cas
01:19:13elle est à la ramasse
01:19:14complètement
01:19:15Olivier
01:19:15peut-être que
01:19:17entre guillemets
01:19:17je ne veux pas parler
01:19:18du sacrifice de l'IANA
01:19:19mais la mort de l'IANA
01:19:20a peut-être permis
01:19:22de franchir un seuil
01:19:23qui fait tant au niveau
01:19:24de la société
01:19:25que des pouvoirs publics
01:19:26que du législateur
01:19:27que de nos gouvernants
01:19:28on a compris
01:19:29qu'il fallait prendre
01:19:29des mesures courageuses
01:19:31et définitives
01:19:31je pense que vous serez
01:19:32en ce sens
01:19:34entendu
01:19:34nous avons Christian
01:19:35qui nous appelle
01:19:36de Pomarais
01:19:36dans les Landes
01:19:37bonjour Christian
01:19:37Pomarais
01:19:38bonjour à vous
01:19:39oui
01:19:40c'est aussi la tragédie
01:19:42de l'IANA
01:19:42qui vous amène
01:19:43Christian
01:19:43alors en fait
01:19:44c'est la tragédie
01:19:45de tout ce qui se passe
01:19:46depuis des années
01:19:49on est en train
01:19:50de faire un exemple
01:19:51avec ça
01:19:52de nouveau
01:19:52n'est-ce pas
01:19:53et on recommence
01:19:55qu'il y avait
01:19:56il y a 10 ans
01:19:56et ainsi de suite
01:19:57au niveau des enfants
01:19:58qui ont été violés
01:19:59et tués
01:20:01l'affaire d'Outreau
01:20:02l'affaire d'Outreau
01:20:03on peut remonter
01:20:04très très loin
01:20:05et puis tous les jours
01:20:07et maintenant
01:20:07et là on fait
01:20:08on fait
01:20:08alors je trouve
01:20:09que là on entraîne
01:20:10le gouvernement
01:20:11sa spécialité
01:20:12à chaque fois
01:20:13c'est d'y mettre
01:20:13un pansement
01:20:14en parlant
01:20:15pour faire
01:20:16la castration
01:20:18chimique
01:20:19le monsieur
01:20:20juste avant
01:20:21parle entre guillemets
01:20:22de la peste
01:20:23c'était Olivier
01:20:23oui Olivier
01:20:24bon maintenant
01:20:25dans ce qu'il dit
01:20:26il a raison
01:20:26mais la problématique
01:20:27elle n'est pas là
01:20:28il faut regarder
01:20:28à la base
01:20:29on a eu un gouvernement
01:20:30laxiste
01:20:31il faut s'en prendre
01:20:32aux gens aujourd'hui
01:20:33qui ont voté les lois
01:20:34qui font les lois
01:20:35qui devaient en 10 ans
01:20:37faire des lois
01:20:38et il faut revoir
01:20:39absolument
01:20:40il faut reculer
01:20:41il faut pas
01:20:42commencer à dire
01:20:43vous savez
01:20:44la peine de mort
01:20:44tout le monde
01:20:45est pour
01:20:45de l'instant
01:20:45vous perdez un enfant
01:20:46c'est obligatoire
01:20:48la castration chimique
01:20:50ça fait combien de temps
01:20:50on en entend parler
01:20:51dites-moi
01:20:54plusieurs années
01:20:55plusieurs années
01:20:56j'ai 71 ans
01:20:58à votre avis
01:20:58j'en entends parler
01:20:59depuis quand
01:21:00depuis des années
01:21:01qui fait quoi
01:21:02il faut un jour
01:21:03espérons qu'un jour
01:21:04on aura quelqu'un
01:21:05dans un gouvernement
01:21:06où les choses
01:21:07seront annoncées
01:21:08seront faites
01:21:09vous voyez ce que je veux dire
01:21:11j'espère que les élections
01:21:13de 2027
01:21:14vont rentrer
01:21:15dans une thématique
01:21:16où les français
01:21:17vont voter
01:21:18pour des vérités
01:21:19et des gens
01:21:19qui bougent
01:21:20il faut faire
01:21:22un contre-pouvoir
01:21:24j'ai toujours pensé ça
01:21:26un contre-pouvoir
01:21:28des citoyens
01:21:30alors
01:21:31Christian
01:21:32le problème
01:21:34c'est qu'il y a
01:21:34un principe fondamental
01:21:35qui est l'état de droit
01:21:36qui dit
01:21:37ce que le droit
01:21:38ce qu'une démocratie
01:21:39ce qu'une république
01:21:40peut faire
01:21:40ou ne pas faire
01:21:41en termes pénales
01:21:41bien entendu
01:21:42et Bruno Retailleau
01:21:43avait soulevé le problème
01:21:44l'état de droit
01:21:45n'est pas immuable
01:21:46on peut le repenser
01:21:47pour plus de justice
01:21:48pour plus de sévérité
01:21:50pour plus de respect
01:21:50de la victime
01:21:51et c'est en ce sens
01:21:52évidemment que la classe politique
01:21:53et que nos gouvernants
01:21:53vont certainement
01:21:55je pense malgré tout
01:21:56ce que je disais à Olivier
01:21:58la tragédie de Liana
01:21:59est un tel traumatisme
01:22:00c'est une telle abomination
01:22:01c'est allé si loin
01:22:02dans l'horreur
01:22:03avec le dysfonctionnement
01:22:05les carences
01:22:05et les failles
01:22:06de l'état
01:22:07et de la justice
01:22:08que peut-être cette fois-ci
01:22:09suite à la mort de Liana
01:22:11peut-être que des dispositions
01:22:12je ne devais pas dire définitives
01:22:14mais incomparablement
01:22:15plus efficaces
01:22:16que ce qu'on a commis
01:22:16jusqu'à présent
01:22:17vont être prises
01:22:18par les responsables
01:22:19de la république
01:22:19c'est un petit peu ça
01:22:20que vous espérez vous aussi
01:22:21je suppose Christian
01:22:22absolument
01:22:23de toute façon
01:22:24il va falloir mettre
01:22:25les deux pieds dans le plat
01:22:26remettre l'église
01:22:27au milieu du village
01:22:28parce que les français
01:22:29en ont marre
01:22:30les français en ont marre
01:22:31de pleurer leurs enfants
01:22:32n'est-ce pas
01:22:33et ça tend en plus
01:22:35que regarder
01:22:35c'est à chaque fois
01:22:36de l'EQTF
01:22:37des gens qui sont
01:22:38c'est un truc de fou
01:22:40quand même
01:22:40vous avez vu Christian
01:22:41que les manifestations
01:22:42spontanées
01:22:42qui se sont déroulées
01:22:44devant les palais de justice
01:22:45au ministère
01:22:46et contre les autorités judiciaires
01:22:48témoignent quand même
01:22:49d'un sursaut spontané
01:22:50de colère du peuple français
01:22:52qui alors là
01:22:53qui n'est pas organisé
01:22:54qui n'est pas télévidé
01:22:55et qui est le cri du coeur
01:22:57de la France en souffrance
01:22:58qui en a ras-le-bol
01:22:59de subir ce genre d'abominations
01:23:00et on est bien d'accord
01:23:02c'est exactement ça aujourd'hui
01:23:04merci Christian
01:23:04pour votre témoignage
01:23:06Yanis
01:23:06c'était là
01:23:07une tragédie
01:23:08bien entendu
01:23:09c'est terrible
01:23:10qui vous a bouleversé
01:23:10vous aussi
01:23:11oui terrible terrible
01:23:12terrible terrible
01:23:13et en fait
01:23:14comme tu dis
01:23:15cette faille
01:23:16de la justice
01:23:17c'est terrible ça
01:23:18c'est terrible
01:23:19parce qu'il avait déjà
01:23:20été condamné
01:23:21malheureusement
01:23:22peut-être que cette fois-ci
01:23:24cette mort de trop
01:23:26comme disait le maire
01:23:27de Florence
01:23:27elle n'a pas fait
01:23:29déborder le vase
01:23:30c'est la goutte
01:23:31qui a renversé le vase
01:23:33espérons qu'il soit entendu
01:23:34et que les autorités
01:23:35de cette république
01:23:36retrouveront la dignité
01:23:37qu'elle doit être la leur
01:23:38pour traiter cette abomination
01:23:39puisqu'il n'y a rien de plus
01:23:40précieux en ce monde
01:23:41que nos enfants
01:23:42auxquels nous tenons
01:23:43et il n'est pas question
01:23:44qu'en République française
01:23:44en 2026
01:23:45une petite Liana
01:23:46puisse mourir
01:23:47dans les conditions
01:23:48qu'elle a connues
01:23:49dans cette horreur
01:23:50cette tragédie
01:23:50merci à tous les deux
01:23:51d'avoir été là
01:23:52je rappelle le titre
01:23:53de votre ouvrage
01:23:54Aller de la Reine Marguerite
01:23:55souvenir d'une brésilienne
01:23:56au bois de Boulogne
01:23:57Stella Rocha
01:23:58Yannis Yenadis
01:23:58aux éditions du Cherche Midi
01:24:00quant à nous
01:24:01je vous donne rendez-vous
01:24:02à demain
01:24:02nous délocalisons
01:24:04la France
01:24:04et dans tous ses états
01:24:05nous allons à Nîmes
01:24:07aux journées
01:24:08des associations
01:24:09un plus bio
01:24:09qui est le grand organisme
01:24:11qui le premier
01:24:12a permis que des cantines scolaires
01:24:13avec l'initiative municipale
01:24:15passent à l'agriculture biologique
01:24:17pour que nos enfants
01:24:18mangent des choses
01:24:19propres, justes et saines
01:24:21qu'elles combattent
01:24:22la malbouffe
01:24:23et que nos agriculteurs
01:24:24aient des revenus
01:24:24notamment dans
01:24:26les offres publiques
01:24:27et que la restauration collective
01:24:28soit aussi une restauration
01:24:30où on donne dignement
01:24:31à manger
01:24:32à ceux que l'on doit nourrir
01:24:34merci
01:24:34merci d'avoir été
01:24:35sur Sud Radio
01:24:36et vous restez avec nous
01:24:37Brigitte Lay
01:24:38prend la suite
01:24:38toujours pour des questions
01:24:39de sentiments et d'amour
01:24:40mais avec un peu plus de poésie
01:24:42cette fois-ci
01:24:43puisque Brigitte
01:24:43est une poétesse
01:24:44merci à tous
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