00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:16Bonjour à tous, merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe.
00:21Nous sommes en ce moment même au Parlement de Strasbourg
00:24où se tient comme toutes les semaines de plénière
00:28le fameux collège des commissaires
00:30et nous avons le plaisir aujourd'hui d'être en compagnie
00:33d'une commissaire ou plus exactement
00:34d'une vice-présidente exécutive de la Commission européenne
00:38Roxana Minzatou, bonjour.
00:40Bonjour, un grand plaisir d'être ici.
00:42Vous êtes en charge des emplois de qualité,
00:45des compétences et de la préparation au changement.
00:47Ancienne députée européenne pour le Parti Socialiste Démocrate
00:51en Roumanie, beaucoup d'Européens s'inquiètent
00:54des répercussions de la guerre au Moyen-Orient.
00:56Le chômage est plutôt bas dans l'Union européenne en ce moment,
01:00moins de 6%.
01:01En attendant, la crise énergétique est en train de peser
01:05sur les entreprises et on se demande
01:08quelles seront les conséquences pour l'emploi.
01:11C'est vrai, tout ce que vous dites
01:12et la Commission européenne agit sur ces sujets.
01:16En effet, on a déjà lancé la première stratégie européenne
01:21qui lutte contre la pauvreté dans l'Union européenne.
01:24Et moi, je crois que c'est un signal politique très fort.
01:27C'est la première stratégie, le premier outil du niveau européen
01:31où on dit d'abord qu'on a presque 100 millions d'Européens
01:36qui sont en risque de pauvreté, en risque d'exclusion sociale.
01:40Un sur cinq Européens, en effet.
01:43On parle de la pauvreté des enfants.
01:45On comprend très bien tous les problèmes que les citoyens ont
01:49en termes d'abrisme, en termes de logissement,
01:52en termes de le coût de leur vie.
01:55Bien sûr que cette stratégie de la collaboration
01:58avec les gouvernements, avec les États membres,
02:01avec la société civile, avec toutes les industries,
02:05parce que c'est un effort de la société entière,
02:07mais je crois que c'est important qu'on parle sur les instruments.
02:11Et le plus important instrument, c'est un potentiel directif européen
02:16sur l'activation des personnes qui n'ont pas d'emploi.
02:20Qu'est-ce que ça veut dire ?
02:21On voudrait que les États membres soient capables
02:25d'avoir des minimums conditions
02:27en ce qui regarde la manière dans laquelle
02:30ils offrent le soutien aux personnes qui cherchent d'emploi.
02:34Parce que ce n'est pas seulement la formation, les compétences,
02:38ce n'est pas seulement un soutien financier.
02:40Alors vous voulez donner l'accès à des emplois de qualité.
02:45Alors comment ?
02:46Parce que la bonne nouvelle, c'est que la justice européenne
02:49a confirmé la directive sur le salaire minimum européen.
02:52Ça c'est un bon point.
02:54Mais des mesures pour insister les entreprises
02:58à distribuer des salaires décents,
03:00ça reste très flou quand même.
03:02C'est vrai, les emplois de qualité
03:04ne sont pas de la stratégie contre la pauvreté,
03:06mais aussi on prépare la loi des emplois de qualité
03:10qu'on va présenter en décembre.
03:12Et c'est là où on explique que oui,
03:15la compétitivité, la prospérité sont les buts importants de l'Europe,
03:20mais ça doit être réalisé en soutenant des emplois de qualité,
03:24des salaires qui sont décents,
03:26qui permettent aux gens de payer tous les coûts de vie
03:29qu'ils ont chaque mois.
03:31Et bien sûr que ça, c'est aussi un message très important
03:33d'équilibre entre la dimension économique,
03:36la compétitivité et entre la dimension sociale,
03:40parce qu'une société forte, en effet,
03:43peut contribuer à une économie forte.
03:46L'un sans l'autre ne sont pas possibles.
03:49Alors, dans cette stratégie,
03:51il y a aussi beaucoup en direction des 19 millions d'enfants
03:54en risque de pauvreté.
03:56Là, vous voulez en sortir 5 de ce risque,
03:595 millions, et comment faire s'il n'y a pas d'objectif
04:03qui corresponde à, finalement, un effort budgétaire chiffré ?
04:08En effet, on n'a pas un budget dédié dans cette stratégie,
04:13mais le travail sur le cadre financier pluriannuel
04:16est en cours ici avec les collègues du Parlement,
04:20les collègues des États membres du Conseil.
04:23On a le Fonds social européen
04:25qui maintenant soutient les politiques sociales en Europe
04:29avec plus de 140 milliards d'euros.
04:33Dans le cadre financier qui suit,
04:36et en pleine négociation,
04:39le budget est environ de 100 milliards d'euros.
04:42On a plusieurs priorités.
04:43Oui, il y a beaucoup de craintes d'une baisse, justement,
04:45de ce Fonds social européen pour la formation, justement.
04:48C'est vrai, parce qu'on a plusieurs priorités maintenant,
04:52mais on a pris toutes les mesures,
04:54parce que dans cette enveloppe nationale pour chaque pays,
04:58on a un minimum de 14 % d'investissement social
05:03à chaque pays, comme j'ai dit.
05:05Si c'est le cas, parce qu'on a des pays
05:07où le niveau de la pauvreté est plus sérieux,
05:12et bien sûr que le minimum,
05:13c'est seulement un standard auquel on part.
05:16Bien sûr que les négociations ne sont pas simples,
05:19mais moi, je vois des signales importants
05:22que le Fonds social européen a le soutien politique
05:25pour enfin donner le soutien que les gens ont besoin en Europe.
05:30Alors, je vous propose tout de suite,
05:32madame la vice-présidente,
05:34de regarder quelques nouvelles choisies sur l'Union européenne.
05:37C'est l'Europe en bref,
05:38de Aline Bottin.
05:44L'Union européenne trouve un compromis provisoire
05:46pour appliquer l'accord commercial signé avec les Etats-Unis
05:49à l'été 2025.
05:510 % pour les exportations américaines vers l'Europe,
05:5415 % pour les européennes à destination des Etats-Unis.
05:57L'accord a été conclu in extremis
05:59avant l'ultimatum du 4 juillet de Donald Trump,
06:02qui menace d'augmenter les taxes sur voitures et camions européens à 25 %.
06:06La situation est totalement précaire
06:09et il est impossible de prévoir
06:10comment les Etats-Unis vont agir en matière de droits de douane.
06:13C'est pourquoi le Parlement s'est prononcé en faveur
06:16d'un filet de sécurité avec 417 voix pour.
06:19Le Parlement européen avait initialement demandé
06:22des garde-fous stricts pour protéger l'Europe
06:24contre d'éventuelles violations américaines,
06:27assouplies finalement.
06:28Un soutien exceptionnel aux agriculteurs
06:31pour contenir le prix des engrais,
06:32qui a bondi de 30 % depuis fin février
06:35et l'instabilité dans le détroit d'Hormuz.
06:37C'est ce qu'a promis l'Union européenne,
06:39alors que le monde ruera à la manifester
06:41devant le Parlement de Strasbourg.
06:43La Commission n'a pas précisé de montant,
06:45mais devrait à minima utiliser
06:47les 200 millions d'euros restants
06:48dans la réserve agricole de 2026.
06:52Dans une lettre à Ursula von der Leyen,
06:54Georgia Meloni exige plus de flexibilité budgétaire
06:57pour faire face à la crise énergétique.
06:59Selon elle, la flambée des prix
07:01depuis les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine
07:03transforme les dépenses énergétiques
07:05en une priorité nationale
07:06qui devrait bénéficier des mêmes dérogations
07:08que celles accordées aux dépenses militaires
07:10dans le pacte de stabilité.
07:12Et si Bruxelles refuse,
07:13l'Italie menace de se retirer
07:15du fonds de réarmement SAFE,
07:16un programme clé de 150 milliards d'euros
07:19pour la sécurité européenne.
07:21Alors, on le voit,
07:22Georgia Meloni en Italie demande à la Commission
07:24un traitement dérogatoire
07:26du pacte de stabilité et de croissance
07:28pour aider Rome à répondre
07:29à la flambée des prix énergétiques
07:31suite au conflit au Moyen-Orient.
07:33Est-ce que Bruxelles est véritablement
07:35synonyme d'austérité budgétaire
07:37ou de relance de la croissance et de l'emploi ?
07:40Bien sûr, les États membres proposent
07:42des différents éléments.
07:44La Commission européenne a le rôle
07:46de regarder l'intérêt général
07:48de l'Union européenne.
07:50Ce qu'on fait,
07:51c'est d'avoir cet équilibre
07:53entre les politiques
07:55qui soutiennent la croissance économique
07:57et les politiques sociales.
08:00C'est très important
08:01de dire ça tout le temps
08:02parce que l'investissement,
08:05les règles fiscales,
08:07les réformes budgétaires
08:08sont bien sûr importantes
08:09pour la santé de l'économie européenne
08:11et pour la direction
08:12et pour l'innovation
08:14et pour la compétition globale
08:17où l'Europe doit être très forte.
08:19Mais dans le même temps,
08:20on doit avoir les politiques
08:22et les allocations budgétaires
08:25suffisantes pour que les personnes
08:28qui, pas seulement
08:29les personnes vulnérables,
08:30les personnes qui travaillent,
08:32les jeunes,
08:34tous nos citoyens,
08:35ont le soutien,
08:37la vie décente
08:38parce qu'ils peuvent participer
08:40à cet effort.
08:41Et ça, ce n'est pas simple.
08:43Je suis très consciente
08:45de ce que je dis.
08:46C'est une complexité des politiques.
08:48Mais c'est pour ça qu'on est là,
08:49on est ici,
08:50de trouver le juste équilibre.
08:52Autre dossier important aujourd'hui,
08:55celui de la sécurité au travail.
08:57En matière de mort au travail,
08:59on est à plus de 3 000 personnes par an
09:01dans l'Union européenne.
09:03Record d'accidents mortels
09:05aussi pour la France en particulier.
09:07La commission a une feuille de route
09:08qui vaut donner lieu
09:10à des actions concrètes.
09:12Une directive amniante,
09:13par exemple,
09:14en 2023.
09:14Mais est-ce qu'il n'y a pas de temps
09:16d'harmoniser un peu
09:17les règles de ce travail ?
09:19D'abord, je voudrais dire
09:21que pour moi,
09:21c'est inacceptable
09:22qu'on parle de...
09:23On a une statistique
09:24au niveau européen.
09:25Aujourd'hui, chaque jour,
09:279 Européens sont mortes
09:29au lieu de leur travail
09:30parce que, dans cet endroit,
09:33ils n'ont pas la sécurité
09:34qu'ils doivent avoir.
09:35Et ça, c'est inacceptable.
09:36La vision avec laquelle
09:38on travaille dans l'Europe,
09:40c'est une vision zéro
09:42sur les morts
09:43dans la droite du travail.
09:45La législation européenne
09:46qui, oui,
09:47harmonise les règles
09:49au niveau européen
09:50a agi pendant les dernières 30 ans
09:53dans l'Union européenne.
09:5670 % des mortes
09:59aux causes sont réduites.
10:02Alors, on a pu voir
10:04la réduction des accidents,
10:06mais de toute façon,
10:08chaque jour,
10:089 personnes,
10:09ça, c'est pas acceptable.
10:11Ce qu'on va faire
10:12pour mieux aborder
10:14ce problème,
10:15c'est d'adresser les risques
10:17dans la loi
10:17d'emploi de qualité.
10:20On va adresser
10:22aussi les risques
10:22psychosocials,
10:24les risques
10:24qui sont connectés
10:27avec le climat,
10:29les températures extrêmes.
10:31C'est important
10:32de voir ces dimensions
10:34dans la loi
10:35d'emploi de qualité.
10:36Et ça veut dire
10:37des conditions
10:38que les États membres
10:40doivent attendre.
10:42Alors, on a un cadre
10:44législatif européen
10:46très fort,
10:46mais plus est nécessaire
10:48et plus d'implémentation.
10:51La capacité des autorités
10:54d'implémenter cette règle
10:55et ce qui a été dit,
10:57la culture de sécurité
10:59qui doit être là
11:00pour les employeurs,
11:02pour les travailleurs,
11:03pour les autorités
11:04comme priorité.
11:05Parlons de quelque chose
11:06qui inquiète aussi beaucoup
11:07les Européens,
11:08l'impact de l'intelligence artificielle
11:10sur nos vies.
11:11La Commission insiste
11:13sur la nécessaire formation
11:14des travailleurs
11:15à utiliser l'IA
11:17dans leur vie
11:18de tous les jours.
11:19Mais est-ce que
11:20cette intelligence artificielle
11:22qui a un peu
11:22réponse à tout
11:23n'est pas aussi
11:24en train d'empêcher
11:25notre jeunesse
11:26de penser,
11:27de se former ?
11:28Elle fait les devoirs,
11:29les dissertations
11:29à leur place.
11:30Donc, c'est aussi
11:31un danger,
11:32on le sent bien.
11:33L'IA,
11:34c'est en réalité,
11:35oui,
11:35une grande opportunité.
11:36l'innovation,
11:37la productivité,
11:39mais aussi
11:40une vulnérabilité.
11:41Et moi,
11:41je ne crois pas
11:42que l'IA
11:42soit seulement
11:44inutile,
11:45c'est plus que ça.
11:46Et oui,
11:47on a besoin
11:48de compétences
11:49parce qu'on voit
11:50déjà des travailleurs,
11:52des jeunes,
11:52des travailleurs,
11:53des adultes
11:54qui utilisent l'IA
11:55chaque jour,
11:56mais n'ont pas
11:57fait des formations,
11:59ils n'ont pas
11:59une éducation dédiée
12:01sur ces sujets.
12:02C'est pour ça
12:03qu'en novembre,
12:05je vais présenter
12:06un paquet législatif
12:07sur l'éducation
12:08qui va incluir
12:10aussi des mesures
12:11pour stimuler
12:12l'éducation digitale
12:13en Europe
12:14et un focus,
12:15bien sûr,
12:16sur l'IA
12:17dans les écoles
12:18et sur l'accès
12:19des enseignants
12:20aussi à cette ressource.
12:22Mais est-ce que l'IA
12:23va nous remplacer,
12:24en fait,
12:25nous les travailleurs ?
12:26Parce qu'on voit bien
12:27que certains métiers
12:28sont directement impactés.
12:29la traduction,
12:31ils la font très bien.
12:32Tous les métiers,
12:33d'ailleurs,
12:33sont très impactés.
12:34La conversation
12:36sociétale,
12:37politique
12:37sur l'impact
12:38de l'IA
12:39sur l'humanité
12:40doit être très sérieuse.
12:42Elle seulement commence
12:43parce que,
12:44bien sûr,
12:44personne ne peut répondre
12:45maintenant
12:46sur l'impact concret
12:48de l'IA
12:48dans le monde du travail.
12:50On a des éléments
12:52statistiques
12:53qui nous disent
12:53que, oui,
12:54c'est un certain pourcentage
12:56qui va être modifié
12:57des travaux,
12:58des emplois,
12:59à cause de l'IA,
13:01mais c'est avec
13:02des bonnes connotations
13:03et aussi avec des risques.
13:05Ce que c'est important,
13:06c'est d'avoir aussi
13:07des règles
13:10et des compétences,
13:11des protections
13:11pour les travailleurs,
13:13mais aussi
13:14les compétences
13:14parce qu'ils soient capables
13:16d'augmenter,
13:17d'amplifier
13:18leur expertise.
13:20Et bien sûr,
13:21qu'on va avoir
13:21de nouveaux rôles,
13:22c'est normal.
13:23et c'est pour ça
13:25qu'on doit accompagner,
13:27très cibler les jeunes
13:29avec aussi
13:30des investissements
13:31au niveau européen
13:32dans l'éducation,
13:33la technologie éducationale,
13:35l'IA européenne
13:37sur l'éducation
13:38et cet élément-là.
13:40Alors,
13:40votre commission européenne
13:42qui est dirigée
13:42par Ursula von der Leyen,
13:44on sent bien
13:45qu'elle a décidé
13:45de réagir
13:46avec ce vaste plan,
13:47notamment pour éradiquer
13:49la pauvreté
13:50en 25 ans du continent
13:52parce qu'elle craint aussi
13:53que cet appauvrissement
13:54amène les Européens
13:55à voter toujours plus
13:56pour des droits
13:57souverainistes
13:58et eurosceptiques.
14:00Moi,
14:00je ne commente pas
14:01les options
14:01des personnes
14:02dans cette façon.
14:04Les citoyens
14:05se sont ignorés.
14:08Ça,
14:08ce n'est pas bien.
14:09Pourquoi leur choix
14:10d'aller à la droite,
14:12à la gauche,
14:12ça c'est à les citoyens
14:13de répondre ?
14:14Les politiciens
14:15doivent adapter
14:16les réponses politiques.
14:18Et ce qui est très important
14:19est qu'on voit
14:20la réponse des Européens
14:21« Qu'est-ce que c'est
14:22votre plus grand problème ? »
14:25C'est tout le temps
14:26le salaire,
14:28le coût de la vie,
14:29c'est tout le temps
14:30la certitude
14:31sur leur futur,
14:32le futur de leurs enfants.
14:34Et c'est la réalité
14:35qu'ils ne sont pas convaincus
14:38que les politiques
14:39sont suffisantes,
14:41les politiques publiques
14:41sont suffisantes.
14:42Alors,
14:43on doit adapter
14:44tout le temps
14:46en concentrant
14:47plus de ressources
14:48sur les politiques sociales
14:49et pas nécessairement
14:51juger l'option
14:53vers la droite
14:54et la gauche
14:54parce que
14:55si on parle
14:56avec les gens
14:57dans la rue,
14:58ils n'ont pas
14:59une vision
15:00très idéologique.
15:02C'est leur problème
15:02concrète
15:03et la confiance
15:05qu'ils ont
15:06dans les politiciens
15:07sur les solutions.
15:09Et c'est pour ça
15:10que je crois
15:10dans l'équilibre
15:11des mesures politiques,
15:13budgétaires,
15:13technologiques
15:14et les mesures sociales
15:16qui sont très importantes
15:17pour la santé
15:18de la démocratie aussi.
15:20Alors,
15:20en tant que vice-présidente
15:21de la Commission européenne,
15:23vous avez vu
15:23que la Hongrie
15:24est revenue
15:24dans le camp pro-européen
15:26après la défaite
15:26de Viktor Orban.
15:27La Bulgarie
15:28a un gouvernement
15:29un peu plus ambigu
15:30qui pourrait se tourner
15:31vers la Russie.
15:32Et vous,
15:33Roxana Minzatou,
15:34vous vous dites convaincue
15:35que votre pays natal,
15:36la Roumanie,
15:37maintiendra
15:38une position pro-européenne
15:39même si votre parti socialiste
15:41est allié
15:41à l'extrême droite
15:42pour évincer
15:43le gouvernement centriste.
15:45Il y a une crise politique.
15:45Donc,
15:46pourquoi vous êtes
15:46tellement optimiste ?
15:48C'est aussi la manière
15:50dans laquelle
15:50les citoyens
15:51sont à la fardeau
15:53de chaque jour.
15:55Et en Roumanie,
15:56c'est vrai
15:57qu'on a encore
15:58une grande partie
16:00de la population
16:01qui est en risque
16:02de pauvreté,
16:03d'exclusion sociale.
16:04Moi,
16:05j'ai une grande confiance
16:06dans l'attitude
16:07pro-européenne
16:08du peuple roumain,
16:10un peuple qui a eu
16:11cet objectif
16:12de faire partie
16:14de l'Europe,
16:15comme on dit,
16:15l'Union européenne
16:16maintenant.
16:17Et malgré
16:18toutes les évolutions
16:19politiques
16:20qui sont spécifiques
16:21d'une démocratie,
16:23moi,
16:24je n'ai pas
16:24de doute
16:26sur le chemin
16:27pro-européen
16:28du pays
16:28d'où je viens
16:30et où je reviens
16:31tout le temps,
16:32où ma famille
16:33est là.
16:34On doit,
16:35bien sûr,
16:36avoir toute confiance
16:37parce que
16:38la Roumanie
16:39est très importante
16:39dans la construction
16:40européenne,
16:41sa position
16:42sur le rôle
16:43géopolitique,
16:44mais aussi
16:45le peuple,
16:45comme j'ai dit,
16:46si quelqu'un
16:48va à Roumanie,
16:49va être très convaincu
16:50de cet amour
16:52pour l'Europe
16:53et de cette confiance
16:55qu'ils ont
16:55dans le projet
16:56européen.
16:57La plupart,
16:58pas tous,
16:58mais l'immense
17:00plupart.
17:01Merci à vous,
17:02madame la vice-présidente
17:03Roxana Migzatou,
17:05vice-présidente
17:05de la Commission européenne,
17:07d'avoir été
17:07notre invitée aujourd'hui.
17:08Merci à vous de nous avoir suivis.
17:09Restez avec nous.
17:10Tout de suite,
17:11le débat consacré
17:12au virus
17:13qui court en Europe.
17:14L'Europe de la santé
17:15est en train
17:16d'essayer de les rattraper.
17:22Merci de nous rejoindre
17:23à Strasbourg,
17:24au Parlement européen,
17:25pour parler d'un virus
17:26qui a inquiété
17:27la planète entière,
17:28mais sans provoquer
17:29de réelles épidémies.
17:30Il s'agit
17:31de l'antavirus.
17:32Cela avait commencé
17:33comme un mauvais film,
17:34un virus peu connu,
17:36véhiculé par des rongeurs,
17:37qui s'est propagé
17:38sur un navire de croisière
17:39au départ de l'Argentine.
17:41Les îles Canaries
17:42en Espagne ont hésité
17:43avant de laisser
17:43accoster les malades.
17:45Au final,
17:45cet antavirus
17:46a réveillé
17:47les mauvais souvenirs
17:48de la crise du Covid-19
17:49et du coup,
17:50les Européens
17:50ont redoublé
17:51de vigilance.
17:52D'ailleurs,
17:53l'Europe a-t-elle
17:54bien tiré
17:55toutes les leçons
17:56de la crise Covid ?
17:57Faut-il encore renforcer
17:58la coordination
17:59entre les États membres
18:00et surtout aller vers
18:01une Europe de la santé
18:02où Bruxelles
18:04aurait davantage
18:05de compétences sanitaires ?
18:07On parlera aussi
18:08du virus Ebola
18:09qui décime
18:10la République démocratique
18:12du Congo
18:12à cause d'un variant
18:13très létal
18:14pour lequel
18:15il n'existe d'ailleurs
18:16aucun vaccin.
18:17Que peuvent faire
18:18les Européens
18:18pour venir au secours
18:20de l'Afrique
18:21face à ce fléau
18:22et à d'autres,
18:23bien sûr ?
18:23Pour en parler,
18:24trois eurodéputés
18:25sur ce plateau.
18:26Laurence Trochu,
18:27bonjour.
18:27Bonjour.
18:27Vous êtes eurodéputée française,
18:29membre du groupe
18:29des conservateurs
18:30et réformistes européens
18:32ici au Parlement européen.
18:33Pour situer,
18:34c'est un groupe
18:35à la droite de l'hémicycle
18:36qui accueille notamment
18:37les élus de la dirigeante italienne
18:39Giorgia Meloni.
18:40On accueille également
18:40Grégory Allion,
18:41bonjour.
18:42Eurodéputé français également,
18:43membre du groupe
18:44centriste Renew.
18:45Et je précise que
18:46pendant la crise du Covid,
18:48vous présidiez
18:48la Fédération française
18:49des sapeurs-pompiers.
18:51Et puis on accueille
18:52un eurodéputé espagnol,
18:54Juan Fernando Lopez-Aguilar,
18:55bonjour.
18:56Vous êtes membre du groupe
18:57des sociodémocrates
18:58au Parlement européen,
18:59du parti socialiste
19:01qui est au pouvoir
19:02en Espagne.
19:03Et je précise que
19:03vous êtes élue
19:04des îles Canaries,
19:05les îles qui ont accueilli
19:07le navire de croisière
19:08MV Hondius
19:09où s'est développé
19:10ce foyer d'antavirus.
19:11Alors écoutons justement
19:12la ministre de la Santé
19:14du gouvernement socialiste
19:15de Pedro Sanchez
19:16qui défendait
19:17son protocole sanitaire
19:19en acceptant
19:19l'accostage
19:21justement
19:21de ce navire.
19:23Nous avons pris
19:24toutes les précautions
19:25et mis en place
19:26tous les mécanismes
19:27de sécurité
19:28afin de traiter
19:29ces personnes
19:29qui au départ
19:30étaient des cas contacts
19:31avec toutes les mesures
19:32de sécurité
19:33comme si elles étaient
19:34des cas confirmés.
19:36Alors monsieur Lopez-Aguilar,
19:38comment cette gestion
19:39de l'antavirus
19:39a été vécue en Espagne
19:40et surtout sur vos îles
19:41Canaries ?
19:42Votre pays a été
19:43un peu pollué
19:44par les fake news
19:45autour de ce virus
19:46pour dissuader
19:47les Espagnols
19:48d'accueillir le bateau.
19:49Bien sûr,
19:50une expérience
19:51de grande intensité
19:52mais accompagnée
19:54aussi
19:56des polémiques
19:57et controversies
19:58même politiques.
20:00C'est clair
20:02que j'ai soutenu
20:03le courage
20:04de montrer
20:05par le gouvernement
20:05espagnol
20:06de prendre l'initiative
20:07d'attendre
20:08l'appel
20:09de l'Organisation
20:10mondiale
20:10de la santé
20:11et bien sûr
20:12de prêter
20:14solidarité
20:15active
20:16avec un mécanisme
20:17exemplaire
20:18des protections
20:20sanitaires
20:22individualisées
20:23des débarquements
20:24en condition
20:25de certainité
20:26en condition
20:27de sécurité
20:28et bien sûr
20:29aussi humanitaire.
20:31On ne peut pas
20:31abandonner
20:32pas seulement
20:32les Espagnols
20:33mais tous les êtres humains
20:34qui étaient enfermés
20:35dans l'ondius
20:36pour trop long de temps.
20:38Mais cela a été dit
20:39il y a aussi
20:41l'aspect politique
20:43la peur
20:44les fake news
20:45qui ont été
20:46propagés
20:46par les gouvernements
20:47conservateurs
20:48des Canaries
20:49avec la confrontation
20:52avec les gouvernements
20:53progressistes
20:54de l'Espagne
20:55qui dirige
20:56Pedro Sánchez
20:57mais avec
20:58aussi
20:59des
21:01mesonges
21:02comme par exemple
21:03que les rongeurs
21:05les rats
21:06pouvaient nager
21:07jusqu'à la plage
21:08et contaminer
21:09la population
21:09des Canaries
21:10et mettre en risque
21:12la population
21:12en général.
21:13Alors c'est
21:14un cas
21:15d'études
21:16mais
21:16en conclusion
21:17la leçon
21:19c'est claire
21:19il faut
21:20protocolliser
21:21à niveau européen
21:22et pas seulement
21:22à niveau national
21:24parce que les virus
21:25ne connaissent pas
21:25des frontières.
21:26On va en parler
21:26en beaucoup
21:27de débats politiques
21:27en Europe
21:28autour de cette
21:29alerte sanitaire
21:30sur l'antavirus.
21:31Laurence Trochu
21:31on a pris
21:32trop de précautions
21:33face à ce nouveau
21:33virus ?
21:34Ça veut dire
21:35surtout qu'on n'a pas
21:36posé les bonnes
21:37questions
21:37puisque le débat
21:39porte justement
21:40sur les leçons
21:40qu'on tire
21:41ou pas
21:42des précédentes
21:43crises
21:43notamment
21:44évidemment
21:46le coronavirus
21:47il y a quand même
21:48quelque chose
21:49qui définit un pays
21:50qui s'appelle
21:50une frontière
21:51et une frontière
21:52c'est pas simplement
21:53ce qui enferme
21:54c'est aussi
21:55ce qui protège
21:56et cette question là
21:57n'a pas été reposée
21:58dans le débat
22:00public
22:00comme si elle était
22:01un tabou
22:02dans une Europe
22:03qui au nom
22:05de la libre circulation
22:07finalement
22:08n'oserait pas
22:09remettre en question
22:10ce qui n'est qu'un outil
22:11ce qui n'est qu'un moyen
22:12qui à un moment donné
22:14peut ne plus être adapté
22:15précisément
22:16quand on est en période
22:16de crise
22:17et le commissaire
22:18fermer les frontières
22:19ça sert à quelque chose
22:20dans le cas d'un virus ?
22:20Ça arrête vraiment le virus
22:21de fermer les frontières ?
22:22C'est un des outils
22:24je ne dis pas
22:25que c'est le seul
22:26et que c'est la seule réponse
22:27mais la question
22:27n'a même pas été posée
22:28et quand on a
22:29le commissaire séjourné
22:30la semaine dernière
22:31qui nous dit
22:32que la situation de crise
22:34est maintenant structurelle
22:36c'est-à-dire que
22:36les crises deviennent
22:38la norme
22:39et bien je pense
22:39qu'il faut qu'on ait
22:40le courage
22:41de poser sur la table
22:42toutes les questions
22:43avec l'approche scientifique
22:44l'approche sanitaire
22:45et l'approche
22:47proprement politique
22:48Alors on parle
22:48au sapeur-pompier
22:49le mécanisme de protection civile
22:51de l'Union Européenne
22:52a été activé
22:53dans le cas
22:54de cet antavirus
22:56par l'Espagne
22:57le 6 mai
22:58il a permis de financer
22:59et de coordonner
23:00six vols de rappartement
23:01vers la France
23:02on parle de frontières
23:02les Pays-Bas
23:03la Grèce
23:04et l'Irlande
23:04un avion d'évacuation
23:05médicale
23:06de la flotte
23:07de l'Union Européenne
23:08a été prépositionné
23:09à Ténérife
23:10la solidarité européenne
23:12pour vous
23:12elle a fonctionné
23:13elle était nécessaire
23:14au contraire ?
23:15non seulement
23:15elle a fonctionné
23:16mais en plus
23:17on a tiré
23:17je dirais bénéfice
23:19ou expérience
23:20malheureuse
23:21de ce qui s'est passé
23:22en 2019
23:232020
23:242021
23:25notamment
23:25avec le coronavirus
23:26on a eu un centre
23:27de prévention
23:28et de contrôle
23:29des maladies
23:29qui a été activé
23:30dès le 2 mai
23:31pour envoyer
23:32justement des experts
23:33pour évaluer
23:34la situation
23:34pour permettre
23:35justement
23:35de jauger
23:36là où on en était
23:37et confronter
23:38médicalement
23:39scientifiquement
23:39nos orientations
23:41avec l'OMS
23:42à partir de là
23:43ce diagnostic
23:44a été très intéressant
23:45parce qu'il a permis
23:45d'établir des protocoles
23:46pour l'accueil
23:47sur notre territoire
23:48européen
23:48de ces malades
23:50ou de ces supposés malades
23:51et derrière
23:52de mettre en place
23:53tout un mécanisme
23:54de protection civile
23:55que vous venez de citer
23:56mais en respectant
23:57des protocoles
23:57là où on a aussi
23:59tiré bénéfice
24:00de tout ce qui s'est passé
24:01par rapport au coronavirus
24:02puisque c'était la question
24:04et l'introduction
24:04de votre émission
24:05c'est que dorénavant
24:06il y a une vraie direction
24:07générale de la santé
24:08qui a possibilité
24:10d'accompagner
24:11d'aider les états membres
24:13lorsqu'ils sont en difficulté
24:14on a créé des stocks
24:16sensibles
24:17de masques
24:17de respirateurs
24:19on a tout ce qu'il faut
24:20au travers du territoire
24:20européen
24:21sans pour autant
24:22prendre le pas
24:23sous la souveraineté
24:24des états
24:24pourquoi je vous dis cela
24:25parce qu'aujourd'hui
24:27je dirais le protocole
24:28d'accueil
24:28et de mise en quarantaine
24:29en France
24:30il est de 42 jours
24:31il ne correspond pas du tout
24:32à ce qui a été fait par ailleurs
24:33mais en tous les cas
24:34ce sont nos scientifiques
24:35qui ont orienté
24:36et demandé au premier ministre
24:38de mettre en place
24:39ces mesures
24:40on va en parler justement
24:41une alerte sanitaire
24:42de l'antavirus
24:42et puis 27 protocoles
24:45sanitaires
24:45dans chaque état membre
24:47Emmanuel Macron
24:48a appelé
24:49à un peu plus
24:49de coordination
24:51maintenant il est important
24:52qu'il y ait une vraie
24:53coordination européenne
24:54c'est à dire que les protocoles
24:56je pense aillent vers
24:56les standards
24:57les plus exigeants
24:57qui ont été définis
24:58à très court terme
24:59et que l'organisation mondiale
25:01de la santé
25:01puisse coordonner
25:02tout cela
25:03comme il se doit
25:04dans les prochaines étapes
25:05alors Juan Fernando López Aguilar
25:07la France avait un protocole
25:08très strict
25:09d'isolement des cas contacts
25:10ce qui n'était pas le cas
25:11dans d'autres pays
25:13où c'était plus souple
25:13notamment en Espagne
25:15il faudrait quoi ?
25:15il faudrait un protocole européen ?
25:17l'Espagne est particulièrement
25:19fière
25:20de la qualité
25:20de son système sanitaire
25:24cela étant dit
25:25il faut
25:26bien sûr
25:27ne pas seulement
25:27tirer la lésion
25:28des terribles expériences
25:30de Covid-19
25:31mais aussi
25:32de renforcer
25:34la réponse européenne
25:35la qualité de la réponse européenne
25:37des protocoles européens unifiés
25:38et bien sûr
25:39lutter contre
25:40la fragmentation
25:41de la réponse
25:42au présent
25:43qui est absolument
25:44insoutenible
25:45et insupportable
25:46alors il faut
25:47aussi accompagner
25:48ce mécanisme
25:50de protection civile
25:51qui a été activé
25:52à l'occasion
25:53de l'ONDIUS
25:54fondé aux Canaries
25:55avec des investissements
25:58communs
26:00des recherches
26:02biomédicales
26:03des préventions
26:05microbiennes
26:05alors vous n'êtes peut-être pas d'accord
26:06avec cette analyse
26:07madame Trouchus
26:08parce que vous êtes souverainiste
26:09je le rappelle
26:09et puis vous n'êtes pas forcément
26:11pour cette Europe de la santé
26:12mise en commun
26:14et puis
26:15ni d'ailleurs
26:16peut-être
26:16la vaccination obligatoire
26:17vous allez nous le dire
26:19Alain Fischer
26:19en tout cas le président
26:20de l'Académie des sciences
26:21a dit que
26:22Marion Maréchal
26:23votre chef de film
26:24et le Rassemblement National
26:25se sont opposés
26:26à peu près
26:27à toutes les décisions
26:28nécessaires
26:28au contrôle de la pandémie
26:30de Covid-19
26:32je pense que mon collègue
26:33a prononcé une expression
26:34qui est assez clé
26:35il a parlé de coopération unifiée
26:37moi je parlerais
26:38protocole européen unifié
26:39exactement
26:40moi je parlerais de coopération
26:41et je me base là-dessus
26:42sur ce que les états membres
26:44ont récemment exprimé
26:45c'était en janvier dernier
26:46le rapport de monsieur Sokol
26:47du PPE
26:48où le conseil
26:50a vraiment insisté
26:51sur ce rôle de coopération
26:53qu'il peut y avoir
26:54à l'échelle européenne
26:55sans que pour autant
26:56la souveraineté
26:57de chaque état membre
26:58soit mise en difficulté
27:00précisément parce que
27:01on peut concevoir
27:04une coopération
27:05on peut concevoir
27:06des financements
27:08communs
27:09mais de là
27:10à gérer
27:11entièrement
27:12de manière uniforme
27:13une crise
27:14sur des territoires
27:15sur lesquels
27:16elle ne se décline pas
27:17exactement de la même manière
27:18ce serait aller
27:19au-delà
27:20de ce que l'article 168
27:22du TFUE
27:23nous autorise à faire
27:24même si la commission santé
27:26est devenue une commission
27:27de plein exercice
27:29elle reste dans
27:30l'esprit général
27:32des traités
27:33qui prévoient quand même
27:34une souveraineté garantie
27:35à chaque état membre
27:36et donc c'est ce que
27:38le conseil a rappelé
27:39récemment
27:40ça va ensuite
27:41être discuté
27:42bien sûr
27:42en commission santé
27:43et au parlement
27:44on a appelé à l'aide
27:46ou pas la commission
27:47la Hongrie a décidé
27:48de ne pas avoir
27:48les mêmes vaccins que nous
27:49elle a demandé
27:50pas de vaccins
27:51Pfizer
27:51et les seuls qui marchaient
27:53d'ailleurs
27:53elle a eu des vaccins russes
27:55donc
27:55oui mais vous ne pouvez pas
27:57vous ne pouvez pas
27:58aller contre
27:59la souveraineté
28:01des états membres
28:02enfin je veux dire
28:02vous contrevenez au traité
28:03si vous entrez
28:04dans cette logique là
28:06et encore aujourd'hui
28:07je vous dis
28:08ce vote date du 20 janvier
28:09donc on est
28:10on est dans
28:13la réaffirmation
28:14de la souveraineté
28:15des états membres
28:16en matière de santé
28:16une réaction
28:17j'ai une réaction
28:18parce qu'en fait
28:19c'est bien beau
28:20on est sur un plateau
28:21on est dans un monde
28:22assez aseptisé
28:23le parlement européen
28:25moi je suis encore
28:25pompier volontaire
28:27je vois depuis des années
28:28les crises
28:29et j'entends
28:30Stéphane Séjourné
28:31qui dit qu'on est dans
28:32un monde où la crise
28:32devient structure même
28:34de notre capacité
28:35à réagir
28:35et je le comprends
28:36en ce propos
28:37parce que
28:38il y a 15 jours
28:39on faisait des feux de forêt
28:41qui dépassaient
28:42500 hectares
28:43dans les Pays-Bas
28:44il y a 15 jours
28:44au printemps
28:45donc je parle des feux de forêt
28:46mais je pourrais vous parler
28:47de la crise
28:48de l'antavirus
28:49on peut parler
28:50de la crise du coronavirus
28:51en ce moment
28:51à cause du dérèglement climatique
28:53on a des moustiques
28:54qui transportent la dingue
28:55au travers
28:56le territoire européen
28:57on voit bien
28:58tous les impacts
28:59de ce changement
29:00qui bouleverse
29:01finalement
29:02nos pratiques opérationnelles
29:04et aujourd'hui
29:05on a besoin
29:05d'une réaction
29:06et aujourd'hui
29:06si on ne réagit pas
29:08en solidarité
29:09que ce soit sur la veille
29:11telle qu'on a pu le faire
29:12par rapport à ce navire
29:14qui est arrivé
29:15avec des ressortissants européens
29:16et de pays tiers
29:17que ce soit sur la veille
29:19que ce soit sur les forces
29:20de protection civile
29:21sur l'acheminement
29:22ou le traitement
29:23des patients
29:24qui ont été acheminés
29:25dans différents hôpitaux
29:26il y a une coordination
29:27là aussi
29:27qui a été produite
29:28si on ne raisonne pas
29:30avec le principe
29:32de solidarité
29:33on ne pourra pas
29:34faire face
29:34aux crises actuelles
29:35est-ce que c'est le cas
29:36pour Ebola aussi
29:37qui est en train
29:37de se répandre
29:38en RDC
29:39avec un variant
29:41très létal
29:41et on voit bien
29:42que les Etats-Unis
29:43qui sont
29:44avec un ministre de la Santé
29:46anti-vax
29:47qui ont quitté l'OMS
29:48qui ont désinvesti
29:50dans la santé
29:51en Afrique
29:51et bien aujourd'hui
29:53ils font soigner
29:54leurs ressortissants
29:55qui sont touchés
29:55par Ebola
29:56en Allemagne
29:57est-ce que nous aussi
29:59on doit se préoccuper
30:00de ce qui se passe
30:01en Afrique
30:01parce qu'on disait
30:02les virus ne connaissent
30:03pas de frontières
30:04d'abord
30:04les Etats-Unis
30:05ont effondré
30:07l'investissement
30:08en santé
30:09et en recherche
30:11biomédicale
30:12l'Europe
30:13doit faire
30:13le chemin contraire
30:16les entirés
30:17de la crise
30:18de Covid-19
30:19ne sont pas
30:21seulement
30:22sociales
30:23ils sont aussi
30:25institutionnels
30:26et même juridiques
30:27on a inventé
30:28une compétence
30:29une politique européenne
30:30qui n'existe pas
30:30à la politique européenne
30:31de la santé
30:32et la programmation
30:33de la santé
30:34comme un bien
30:35commun
30:35européen
30:36alors
30:37ça veut dire
30:39que l'Europe
30:40doit être
30:41aussi signifiée
30:43sous le plan
30:43de la recherche
30:45biomédicale
30:46contre l'Ebola
30:47parce que
30:47dans l'époque
30:49de la globalisation
30:50les virus
30:51aucun virus
30:53ne connaît
30:53des frontières
30:54et toutes les pandémies
30:55peuvent devenir
30:56transfrontalières
30:58dans la question
30:58des jours
30:59ou des semaines
30:59alors il faut être
31:00prévenu
31:01mieux que
31:03soigné
31:03Laurence Trochu
31:04que doivent faire
31:04les Européens
31:05face à ce virus
31:06Ebola
31:07est-ce qu'on doit
31:08redoubler
31:08de moyens
31:09de solidarité
31:10d'urgence
31:10pour les Africains
31:12ou est-ce qu'on doit dire
31:12on ferme les frontières
31:13on se protège
31:14et ce n'est pas notre affaire
31:15un peu comme le dit
31:16l'administration Trump
31:17dans sa politique de santé
31:18je ne serais pas
31:19dans l'approche
31:19du où-ou
31:20c'est-à-dire que
31:21précisément
31:21oui il y a un outil
31:22qui est la fermeture
31:23des frontières
31:24pour la protection
31:25des Européens
31:26ça peut être
31:26le premier outil
31:27déployé
31:28ensuite il ne faut pas
31:29oublier que
31:30dans le cadre
31:31du coronavirus
31:32on a
31:33un plan
31:34on a le plan
31:35Next Generation EU
31:36qui nous coûte
31:37quand même
31:38quelque chose comme
31:39800 milliards d'euros
31:41c'est quoi ?
31:41c'est un emprunt
31:42c'est 2000 euros
31:43par Européen
31:44donc ça c'est le vrai
31:46coût du coronavirus
31:47donc on a
31:48c'est le plan de relance
31:49post-Covid
31:49exactement
31:50on a cet emprunt
31:51sur le dos
31:51ça veut dire quoi ?
31:52ça veut dire qu'on va
31:53demander aux Européens
31:54de payer des impôts
31:55Européens
31:56pour pouvoir
31:58assumer ce surcoût
32:00donc la question
32:01elle se pose aussi
32:02par rapport aux capacités
32:03réelles de l'Europe
32:05et puis l'Europe
32:06elle a aussi
32:07donc on n'a pas les moyens
32:07d'être solidaires
32:08avec l'Afrique
32:09c'est ce que vous dites ?
32:10elle les a déjà
32:11les moyens
32:11mais elle a son plan
32:13justement d'aide
32:14au développement
32:15qui représente
32:16quand même
32:1629 milliards
32:17sur la période
32:182021-2027
32:19qui précisément
32:20est ciblée
32:21sur l'Afrique
32:22donc il faudrait voir
32:23dans le cadre
32:24de ce plan d'aide
32:25au développement
32:25ce qui est possible
32:26mais vous voyez bien
32:27que derrière chaque dépense
32:29supplémentaire envisagée
32:30c'est de la dette
32:31qu'on met sur la tête
32:33de chaque Européen
32:33est-ce que l'Europe
32:35a la responsabilité
32:36de s'intéresser de près
32:37aux maladies en Afrique
32:38parce qu'en effet
32:39elle peut les reprendre
32:40comme boomerang
32:41et de toute façon
32:42les Américains
32:43sont en train de se retirer
32:45ce qui fragilise
32:45beaucoup ce continent
32:46aujourd'hui
32:47quelle que soit la crise
32:48dont vous parliez
32:48notamment en biologie
32:50et lorsque l'on a affaire
32:52à des virus
32:52tels que Ebola
32:53ou d'autres
32:54j'ai cité la dengue
32:54le moustique-tigre
32:55il n'est pas arrivé
32:56comme ça en France
32:57il n'est pas endémique
32:59finalement
32:59à notre sol européen
33:00donc les choses
33:01arrivent naturellement
33:03sans que forcément
33:03les frontières soient fermées
33:04ou pas fermées
33:05et dans cette globalisation
33:07dans cet échange mondial
33:09que nous avons
33:09oui tout peut nous arriver
33:10le fait d'être en veille
33:12ailleurs
33:13nous permet d'être
33:13mieux préparés
33:14chez nous
33:15ça c'est un premier principe
33:16et ce que je voulais dire
33:17et c'est une forme
33:18de proposition
33:18et on a des amis
33:20des collègues
33:22députés européens
33:23qui vivent dans les îles
33:24j'étais la semaine dernière
33:25le week-end dernier
33:26en Corse
33:26on est en train
33:27en Corse
33:28d'établir
33:29des laboratoires
33:31de recherche
33:32justement
33:32sur l'ensemble des maladies
33:33qu'elles soient
33:34animales
33:35ou humaines
33:36pourquoi ?
33:37parce que nos îles
33:37nos régions ultra-périphériques
33:39ce que je veux dire
33:40c'est
33:40je peux prendre
33:41dans l'océan Indien
33:42la Réunion
33:42les Canaries
33:43je peux prendre
33:44la Corse
33:45ou nos îles
33:46en Méditerranée
33:47ce sont de véritables
33:48sentinelles
33:49et il faut les armer
33:50pour finalement avoir
33:51les laboratoires
33:52et les capacités
33:53pour soit sur le monde animal
33:54soit sur la partie humaine
33:56avoir les capacités
33:57de détecter
33:58dès l'instant
33:59où quelque chose
33:59doit nous arriver
34:00et on finira sur ces mots
34:01merci
34:01merci à tous les trois
34:02d'avoir participé
34:03à ce débat
34:04merci à vous de nous avoir suivis
34:05restez bien sûr
34:06sur France 24
34:06et les chaînes parlementaires
34:07pour plus d'informations
34:08merci à tous
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