- il y a 2 jours
Troubles de l'attention, stress et anxiété, exposition aux images pédopornographiques, beaucoup de spécialistes alertent sur les risques et l'impact des réseaux sociaux sur la jeunesse. Face à ce fléau, plusieurs pays de l'UE réfléchissent à une interdiction de ces plateformes pour les mineurs.
La Commission européenne pourra-t-elle encadrer ces big techs américaines sans risquer les représailles de Donald Trump ? Caroline de Camaret et Alexandre Poussart ouvrent le débat dans « Ici l'Europe », avec les eurodéputés Stéphanie-Yon Courtin, groupe centriste Renew au Parlement européen et Ivaylo Valchev, groupe des Conservateurs, réformistes européens, à la droite de l'hémicycle du Parlement européen.
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Hubert Vedrine ancien ministre des affaires étrangères
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Alexandre Poussart reçoivent :
Stéphanie Yon-Courtin, française, membre du groupe centriste Renew au Parlement européen
Ivaylo Valchev, bulgare, membre du groupe des Conservateurs, réformistes européens
Présentation : Caroline de Camaret et Alexandre Poussart
Ici, l'Europe
Chaque semaine, LCP Assemblée nationale, Public Sénat et France24 vous plongent au coeur des questions qui secouent l'Europe : Covid-19, questions migratoires, « Green deal », Brexit ou encore souveraineté digitale. Quel avenir pour l'Union et ses 450 millions d'habitants ? Une demi-heure d'information pour mieux comprendre les enjeux européens.
La Commission européenne pourra-t-elle encadrer ces big techs américaines sans risquer les représailles de Donald Trump ? Caroline de Camaret et Alexandre Poussart ouvrent le débat dans « Ici l'Europe », avec les eurodéputés Stéphanie-Yon Courtin, groupe centriste Renew au Parlement européen et Ivaylo Valchev, groupe des Conservateurs, réformistes européens, à la droite de l'hémicycle du Parlement européen.
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Hubert Vedrine ancien ministre des affaires étrangères
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Alexandre Poussart reçoivent :
Stéphanie Yon-Courtin, française, membre du groupe centriste Renew au Parlement européen
Ivaylo Valchev, bulgare, membre du groupe des Conservateurs, réformistes européens
Présentation : Caroline de Camaret et Alexandre Poussart
Ici, l'Europe
Chaque semaine, LCP Assemblée nationale, Public Sénat et France24 vous plongent au coeur des questions qui secouent l'Europe : Covid-19, questions migratoires, « Green deal », Brexit ou encore souveraineté digitale. Quel avenir pour l'Union et ses 450 millions d'habitants ? Une demi-heure d'information pour mieux comprendre les enjeux européens.
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NewsTranscription
00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:17Bonjour à tous et bienvenue pour Ici l'Europe, votre émission proposée par France 24 et les chaînes parlementaires.
00:23Perte de repères dans un monde changeant, diplomatie opaque de nos ennemis mais aussi de nos alliés.
00:29Il y a véritablement un manque de visibilité criant sur le futur des 27 et les réseaux sociaux qui amplifient le tout et nous enferment dans des bulles.
00:37Faut-il les interdire pour les plus jeunes au nom de leur santé mentale ?
00:41C'est la question que nous poserons dans notre seconde partie, partie débat.
00:45Mais auparavant, je vous propose une mise en perspective.
00:48Nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui Hubert Védrine.
00:51Bonjour.
00:51Bonjour.
00:52Je rappelle que vous êtes ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement Jospin,
00:56à l'époque ancien secrétaire général aussi de la présidence de la République sous François Mitterrand.
01:00Alors vous êtes l'auteur aujourd'hui, après de nombreux livres, de « Après l'Occident » aux éditions Perrin-Lafont,
01:08avec d'ailleurs l'anthropologue Maurice Gaudelier.
01:11Et vous estimez que, je cite, « l'Occident ne peut plus imposer ses valeurs ».
01:17Qu'est-ce que ça veut dire pour l'Europe en particulier ?
01:20Maurice Gaudelier, notre grand anthropologue, après Lévi-Strauss, est venu me voir il y a quelques années,
01:26donc c'est avant Trump.
01:27Il vient me voir, il me dit, « Moi qui ai passé ma vie en Afrique ou ailleurs, en Papouasie,
01:32j'arrive aux mêmes conclusions réalistes que vous, moi j'ai vécu dans la réalité.
01:36L'Occident ne peut plus imposer ses valeurs.
01:38Or l'histoire de l'Occident, c'est aller évangéliser toutes les nations,
01:42aller démocratiser, aller droit de blomiser, etc. »
01:46Et d'ailleurs, beaucoup de gens en Europe, parmi les gens les plus convaincus,
01:50les plus sincères, les plus généreux, continuent à penser comme ça.
01:53Et l'anthropologue m'a dit, « Ça ne marche plus.
01:55Il faut distinguer l'Occident historique, la chrétienté, l'Empire romain d'Occident,
01:59la chrétienté, modifiée un peu par les Lumières, mais c'est un mélange des deux,
02:03la colonisation du monde entier, etc. etc.
02:06et l'Occident contemporain géopolitique.
02:09Celui qui a été inventé par Churchill et Roosevelt face à Hitler,
02:14reconduit après la guerre, traité de l'Alliance Atlantique face à Staline,
02:18et qui a vécu jusqu'à maintenant, puisque les Européens avaient supplié les Américains
02:22de les protéger.
02:23Et qui a vécu ces dernières heures, surtout ?
02:25C'est ce qu'on va voir.
02:26D'où les questions.
02:27Peut-être.
02:28Avec Trump, on est obligé de se poser les questions.
02:30Parce qu'on n'est pas sûr de la suite.
02:32Justement, quelques cas pratiques.
02:33Comme chaque semaine, nous vous proposons de nous pencher sur des nouvelles choisies.
02:37C'est l'Europe en bref, avec Oyana Almandos.
02:42Face à la Chine et aux Etats-Unis, Emmanuel Macron plaide pour un grand emprunt européen.
02:47Si nous voulons investir suffisamment dans l'espace, la défense et la sécurité,
02:51les technologies propres, l'intelligence artificielle et le quantique,
02:55et transformer notre productivité et notre compétitivité,
02:59la seule solution est de recourir à l'émission d'une dette commune.
03:02Il faut, selon lui, lever 800 milliards d'euros et même 1 200 milliards d'euros par an,
03:08en incluant les dépenses de défense,
03:10en émettant des obligations ou eurobondes sur les marchés mondiaux, au nom des 27.
03:14Mais au sommet sur la compétitivité du 12 février,
03:17l'Allemagne a rejeté tout endettement en commun avec des pays moins rigoristes.
03:21Le chancelier Merz encourage plutôt la déréglementation pour les entreprises
03:25et un effort de productivité.
03:27À ce sommet, les 27 ont listé d'autres mesures phares,
03:30comme la préférence européenne.
03:32Les entreprises bénéficiant de subventions publiques
03:34devront privilégier l'achat de produits européens.
03:38Réduction du prix de l'énergie,
03:39nécessité de conclure des accords commerciaux selon certains,
03:42les propositions sont multiples,
03:44mais les pays membres ne sont pas à l'unisson.
03:47En mars, lors du prochain sommet européen,
03:49la Commission doit présenter son plan d'action.
03:53458 voix pour, 140 contre et 44 abstentions.
03:56Les eurodéputés ont approuvé le prêt européen de 90 milliards d'euros
04:00pour aider l'Ukraine face à la Russie,
04:03notamment pour acheter des armes.
04:05L'Ukraine ne remboursera l'UE que lorsque les Russes
04:07lui auront versé des réparations de guerre,
04:09une fois le conflit terminé.
04:11Jordan Bardella a voté contre,
04:12dénonçant, entre autres, la possibilité pour les Ukrainiens
04:16d'acheter des armes non européennes.
04:18Ses détracteurs l'accusent de soutenir la Russie.
04:20Alors, Hubert Védrine, 90 milliards pour aider l'Ukraine,
04:26milliards d'euros face à la Russie,
04:28notamment acheter des armes,
04:30alors que Trump a vraiment fermé le robinet.
04:34C'est bien ?
04:36Est-ce que vous comprenez la démarche
04:38d'un Jordan Bardella qui vote contre ?
04:42Alors, sur l'Ukraine,
04:45je voudrais dire ici que je partage l'avis
04:46des vieux réalistes américains,
04:48bien avant Trump,
04:51qui considère que les États-Unis ont très mal géré
04:53la Russie, d'après l'URSS,
04:55et que pendant les 10, 12, 15 années après,
04:58avec Yeltsin, Poutine 1 et 2 et Medvedev,
05:01il fallait agir autrement
05:03que de traiter la Russie en quantité négligeable,
05:06complètement dépassée, etc.
05:08Donc, ces gens comme Kissinger,
05:09Brzezinski, Mersheimer,
05:11Kenan, et même encore maintenant,
05:13Graham Allison, Jeffrey Sachs,
05:15donc ils ont un point de vue qu'on peut confondre
05:17avec le trumpisme, qui nous choque,
05:19mais qui est bien avant,
05:20qui disent en gros,
05:22il fallait gérer autrement,
05:23et de toute façon,
05:24la Russie doit redevenir un interlocuteur.
05:26Évidemment, l'opinion française
05:28et l'opinion européenne en général
05:29n'est pas du tout là-dessus,
05:31elle est complètement binaire,
05:32tout est de la faute de Poutine,
05:33qui est un monstre,
05:34il faut l'arrêter.
05:34C'est bon.
05:35En pratique, c'est revenu au même,
05:36parce qu'il faut dissuader la Russie,
05:38mais personne de sérieux pense
05:40qu'il y aura la guerre mondiale
05:41pour aider l'Ukraine
05:43à reconquérir le Donbass.
05:45Je ne parle même pas de la Crimée.
05:47Et les gens sérieux, en vrai,
05:49ne pensent pas que Poutine
05:50ait les moyens d'attaquer l'Europe.
05:51En vrai, au bout de 4 ans de guerre,
05:544 ans de guerre,
05:55après des centaines de milliers de morts
05:56du côté russe,
05:57en plus des horreurs infligées aux Ukrainiens,
05:59il n'a même pas conclu le Donbass.
06:00Donc, il ne faut pas faire
06:01un emprunt de 90 milliards ?
06:03Aider l'Ukraine à tenir bon.
06:06Il y a encore les États-Unis.
06:07Et à se reconstruire après,
06:08oui, c'est une partie du sujet.
06:10Et quand l'Ukraine aura dû se régigner
06:12à un mauvais accord,
06:13il n'y aura pas de solution.
06:14Il y aura un arrêt des combats,
06:16à un moment donné,
06:16sur une ligne comme ça.
06:17Il faudrait évidemment
06:18beaucoup aider l'Ukraine.
06:19Ça, c'est bien.
06:20Mais ce n'est pas la solution durable.
06:23Il n'y a pas de solution vraie, au fond,
06:24entre la Russie et l'Ukraine et les autres.
06:27Donc, il faut aider l'Ukraine
06:28à tenir bon et à préparer la suite,
06:29parce qu'à un moment donné,
06:31il y aura un compromis douloureux
06:33ce que d'ailleurs Zelensky dit en privé
06:35aux interlocuteurs européens
06:36en disant que je serais obligé
06:37d'accepter un compromis à l'arrivée.
06:39Mais il me faut des garanties solides.
06:41Oui, alors, Hubert Védrine,
06:42vous avez dit que la question centrale
06:43des prochaines semaines sera de savoir
06:44si Volodymyr Zelensky
06:46est prêt à abandonner le don de base.
06:48Non, non, non, je ne vais pas dire Zelensky.
06:49Une décision qui dépendra des garanties
06:52que les Américains donneraient
06:54à la coalition des volontaires.
06:56Oui.
06:56Trump réclame aussi, d'ailleurs,
06:57des élections anticipées.
06:58Donc, un peu la tête de Zelensky, non ?
07:01Oui, mais c'est conjoncturel, ça.
07:03En fait, Trump voulait se débarrasser du sujet.
07:05Pour les gens de Trump,
07:06la question n'existe pas.
07:08Il n'y a que les Européens
07:08qui pensent que le sort du monde
07:09dépend de ça.
07:10Les Américains actuels,
07:11même les démocrates,
07:12ne pensent pas ça.
07:14Mais il n'a pas complètement
07:15abandonné, en réalité.
07:16Depuis un an,
07:17il prétendait qu'il allait abandonner
07:19l'arme latinancière,
07:22les données satellites, machin.
07:23Il ne l'a pas fait, en fait.
07:24On est entre les deux.
07:25Et on ne sait pas ce que ça va donner.
07:26Mais enfin, vous voulez bien,
07:27il n'y a pas 36 hypothèses.
07:29Il y aura une sorte d'arrêt des combats
07:30sur une ligne dont on n'est pas sûr.
07:32Et notre job à nous,
07:33Européens,
07:34l'Union Européenne,
07:35voire les autres,
07:35parce que la Grande-Bretagne
07:36fait partie du schéma aussi,
07:38la Turquie aussi,
07:39comment on aide l'Ukraine après.
07:41Ça, c'est sérieux.
07:41Donc, toutes les décisions,
07:42dans ce sens,
07:43sont bonnes,
07:44si elles sont tenables
07:45financièrement par nous.
07:47N'envoyez pas votre argent
07:48à quelqu'un d'autre
07:49si vous avez besoin
07:50de cet argent
07:50pour votre compétitivité.
07:52C'est ce qu'a déclaré
07:52Victor Orban,
07:54le dirigeant hongrois,
07:55qui est le principal détracteur
07:56de l'Ukraine
07:57dans le club européen
07:58et qui rencontre d'ailleurs
08:00Poutine régulièrement.
08:01Il a, dans son pays,
08:02dégradé l'état de droit,
08:04théorisé la démocratie illibérale,
08:06trépine car il va faire face
08:08le 12 avril
08:09à des élections
08:09qui ne sont pas gagnées d'avance
08:10malgré le soutien de Trump.
08:13La suite pour ce hongrois ?
08:14Il est proche de Trump,
08:16comme vous l'avez dit.
08:17Mais je ferai remarquer
08:18que ce que dit Orban
08:20et qui scandalisait
08:21la plupart des commentateurs
08:22en Europe de l'Ouest,
08:23c'est-à-dire qu'un jour ou l'autre
08:24va reparler à Poutine,
08:25même si on est horrifié
08:27par ce qu'il a fait,
08:28ça commence à être dit
08:29par d'autres pays,
08:30y compris Macron,
08:32y compris Merz un peu,
08:34des Européens qui disent
08:35on ne peut pas laisser Trump
08:35gérer tout seul
08:36les relations d'avenir
08:38avec la Russie.
08:39Donc pour ne pas laisser Trump,
08:41ils vont dire
08:41dans certaines conditions,
08:42il faut voir comment,
08:42qui parle comment pour dire quoi
08:44par rapport à ça.
08:45Mais sur ce point très particulier,
08:47Orban sera moins seul
08:48qu'il le paraissait
08:49ces dernières années
08:50où, en gros,
08:51il y a toute une mobilisation
08:52anti-Orban,
08:54on verra ce que décideront
08:55les électeurs hongrois,
08:55c'est à eux de décider,
08:56c'est pas à nous.
08:57Orban est toujours là.
08:58Si les médias d'Europe de l'Ouest
09:00étaient tout puissants,
09:00ils ne seraient plus là.
09:01Il est toujours là quand même.
09:03Il va peut-être perdre
09:04les élections,
09:05auquel cas ça change la donne,
09:06je suis d'accord,
09:07dans un sens plus positif,
09:08mais on n'est pas sûr encore.
09:10Les ministres de la Défense
09:11de l'OTAN
09:11se déréunissaient
09:13le 12 février
09:13à Bruxelles.
09:14L'épisode groenlandais,
09:16est-ce qu'il a assigné
09:16le début
09:17de la mort cérébrale
09:18de l'OTAN ?
09:19Non, le mot
09:20mort cérébrale
09:21d'Emmanuel Macron
09:22remonte à il y a quelques années
09:24quand l'OTAN
09:25était incapable
09:26de gérer
09:27les tensions
09:27entre la Grèce
09:28et la Turquie
09:28qui sont membres de l'OTAN.
09:31Il avait raison
09:31dans ce mot,
09:32il ne faut pas le généraliser
09:33par rapport à ça.
09:34En revanche,
09:35est-ce que c'est la fin
09:36de l'alliance atlantique,
09:37celle de Roosevelt
09:38puis de Truman
09:39et de Churchill
09:40les Européens ?
09:40À la demande des Européens,
09:41il faut toujours le rappeler.
09:43La défense de l'Europe
09:44est assurée
09:44par les Américains.
09:45À la demande des Européens.
09:47Ce n'est pas une anomalie,
09:49une bizarrerie américaine.
09:51Bon,
09:52est-ce que c'est fini ?
09:52Il y a toujours eu un doute
09:53sur le degré d'engagement
09:54des Américains
09:55mais c'est un doute
09:56pour les Russes aussi.
09:57Donc ça a fonctionné.
09:59Et maintenant,
10:00je vois que Trump
10:00ne va pas au bout
10:01de sa démarche.
10:02Il montre que l'article 5
10:03qui assure la sécurité collective
10:05n'est pas forcément engagé
10:06mais on n'est pas sûr.
10:08Et le système militaro,
10:10industriel,
10:10technologique américain
10:11veut garder ce lien
10:12parce que 70%
10:14des dépenses
10:14de défense
10:15des Européens
10:16ne vont pas à l'Europe
10:17contrairement
10:18à la très bonne ambition
10:20de Macron,
10:21la préférence européenne.
10:22Aujourd'hui,
10:2370%
10:24s'est acheté aux Etats-Unis.
10:25Ils veulent le garder ça.
10:26Donc en théorie,
10:28normalement,
10:29ils n'ont pas intérêt
10:29à couper le lien.
10:30Mais le commandement
10:31reste aux mains américaines.
10:32Vous l'avez très bien
10:33tué.
10:33Et d'ailleurs,
10:34les nouvelles nominations aussi.
10:36Du coup,
10:36est-ce qu'une autonomie
10:38militaire européenne,
10:40un pilier européen
10:41de l'OTAN,
10:42ça devient irréaliste
10:44et à quelle échéance ?
10:45Ça ne devient pas.
10:47Ça a toujours été irréaliste.
10:49Toujours.
10:50D'ailleurs,
10:50les 150 colloques
10:51qui ont lieu en France
10:52sur la défense européenne
10:53n'ont jamais débouché sur rien
10:54en pratique
10:55parce que les Européens
10:56veulent garder ce lien.
10:57Quand on commande
10:58un chef militaire,
10:59c'est un Américain
11:00depuis le début.
11:01Ça n'a pas changé, ça.
11:02Si on dit,
11:03nous les Européens,
11:03on va faire la défense européenne
11:04à partir de la France,
11:05les autres ne veulent pas.
11:07Donc c'est plus malin
11:08de dire
11:08pilier européen
11:10de l'Alliance.
11:11D'ailleurs,
11:11quand Macron et Sternay
11:12réunissent la coalition
11:13des volontaires éventuelles
11:14pour donner des garanties
11:15à l'Ukraine,
11:15très bien,
11:16dans l'hypothèse
11:17du cessez-le-feu,
11:18tous les participants
11:19disent qu'il faut
11:19une garantie américaine
11:20quand même.
11:22Donc l'autonomie,
11:22c'est un objectif.
11:24Pour avancer,
11:25il faudrait dire
11:25voilà les forces
11:26que nous,
11:27les Européens,
11:27on peut mettre,
11:29voilà l'état-major
11:29qu'on veut créer
11:30et voilà qui donne les ordres.
11:32Qu'est-ce qu'il veut donner
11:33les ordres d'abattre
11:34ou pas l'avion russe ?
11:35C'est un élu
11:35démocratiquement légitime.
11:38Donc ce n'est pas
11:39l'Union européenne du tout,
11:40elle n'est pas compétente
11:40là-dessus.
11:41Donc ce serait,
11:42si on y arrive,
11:43si on avance,
11:44le pilier,
11:45une sorte de conjonction
11:46d'une minute
11:47des décisions
11:48anglaises,
11:49françaises,
11:50allemandes,
11:51polonaises,
11:52peut-être italiennes
11:53et suédoises,
11:53mais on n'arrive pas
11:54à 10 en tout cas.
11:55Voilà le schéma
11:56pour avancer.
11:57Après,
11:57à quelle vitesse ?
11:58On n'en sait rien,
11:59ça dépend des décisions
12:00des Européens concernés
12:02et de la Grande-Bretagne.
12:03Alors,
12:04pour parler
12:04de ces Européens,
12:05justement,
12:06je vous propose
12:06d'écouter Hubert Védrine,
12:08l'interpellation
12:08d'un jeune Européen
12:10pour notre ligne directe.
12:11Il s'agit de Brieux,
12:13un citoyen français.
12:14On l'écoute tout de suite.
12:16Pourquoi l'Union européenne,
12:17avec presque 450 millions
12:18de consommateurs,
12:20a autant de difficultés
12:21à s'imposer
12:22comme un acteur économique
12:23de poids
12:24sur les marchés,
12:25notamment envers
12:26les géants américains
12:27et chinois,
12:28qui semblent
12:29plus à même
12:30de capter
12:30les investissements
12:31et les produits
12:32là où
12:33450 millions
12:34de consommateurs,
12:35ça devrait être
12:36un Eldorado
12:36qui devrait être
12:37favorable à l'Europe ?
12:38Réponse Hubert Védrine.
12:40Il faut rappeler
12:40qu'à l'origine,
12:42c'est un marché commun
12:42devenu
12:44l'Union européenne.
12:46Mais même Jacques Delors,
12:46qui a été le grand président
12:48de la Commission
12:49depuis le début,
12:50qui était très réaliste,
12:51disait
12:52c'est une fédération
12:52d'État-nation.
12:54On ne verra jamais
12:55disparaître de l'Allemagne.
12:58Autant,
12:58cette union
12:58n'est pas compétente
12:59sur la défense.
13:00Il n'y a rien
13:01dans les traités
13:01qui leur donne
13:02la compétence.
13:03Mme von Erlein
13:03ne va trop loin.
13:04Son commissaire
13:05aux armements
13:06devrait s'occuper
13:06d'industrie,
13:07mais pas de question
13:08de défense
13:08ou d'armée,
13:09ce qui est complètement
13:10irréaliste.
13:10Ça fait perdre du temps.
13:12En revanche,
13:12dans les domaines,
13:13dans la question posée
13:14sur la question
13:14industrie,
13:16technologie,
13:17avancée économique,
13:18la commission
13:19fait pas mal
13:20le job,
13:20toutes les...
13:22Même s'il y a eu
13:22un sommet
13:23sur la compétitivité
13:24pour dire qu'on était
13:25vraiment très très
13:25en retard
13:26sur les États-Unis,
13:27les Chinois,
13:28Emmanuel Macron
13:29qui appelle justement
13:30à cette occasion
13:31à créer
13:32des eurobondes
13:32d'avenir.
13:33Non,
13:33ça c'est la question
13:34des emprunts.
13:35Les autres ne veulent pas.
13:36Ils n'ont pas en état
13:37d'emprunter en plus,
13:37surtout vous.
13:38Ça c'est la question
13:39des eurobondes.
13:40En revanche,
13:40la compétitivité,
13:42on en parle depuis le début,
13:43mais les Européens
13:43ont fait des choix différents.
13:45Ils ont voulu
13:45travailler moins,
13:47investir moins dans l'avenir,
13:48désindustrialiser,
13:49tout faire fabriquer.
13:50Ils ont fait l'inverse
13:51d'un programme
13:52de compétitivité
13:52depuis 20 ou 30 ans.
13:53Pas les dirigeants,
13:54les gens.
13:55Les dirigeants suivent
13:56les gens en fait.
13:58Donc,
13:59attaquer ce sujet maintenant,
14:00très bien.
14:01Est-ce qu'on est dans
14:02le domaine de compréhension
14:02de l'Union ?
14:03Oui.
14:04Est-ce qu'il y a des avancées ?
14:05Oui.
14:05Par exemple,
14:05tous les textes
14:06inspirés par Thierry Breton,
14:07d'où la ragne
14:08des Américains contre lui
14:09sur la régulation
14:11des plateformes,
14:11c'est le bon sujet.
14:13Après,
14:13il faut réinvestir,
14:15pas forcément
14:16dans le printemps
14:16puisque les autres
14:17ne veulent pas,
14:17réinvestir dans des technologies
14:19d'avenir,
14:20qui sont à la fois
14:20très technologiques
14:21et très écologiques.
14:22C'est un chemin
14:23de plusieurs années.
14:24Si on regarde
14:25justement dans le détail,
14:26plus libéral que nous,
14:27le gouvernement
14:28de Friedrich Schmerz
14:29en Allemagne
14:30est favorable
14:31aux accords,
14:32grands accords
14:33avec le Mercosur
14:34et contre les emprunts communs
14:35à la différence de nous
14:36ou la préférence européenne.
14:38Il y a évidemment
14:39des bisbis
14:40avec les Français
14:40autour de l'avion
14:41du futur SCAF.
14:43Et puis,
14:43il y a une volonté
14:44d'Emmanuel Macron,
14:45vous l'avez mentionné,
14:45de dialoguer avec la Russie
14:47ou d'une ligne dure
14:47face à Donald Trump.
14:49On voit cette relation
14:50franco-allemande
14:50que vous connaissez bien,
14:51très détériorée selon vous ?
14:53Il n'y a plus de couple
14:55franco-allemands
14:55depuis la réunification.
14:57On ne va pas découvrir
14:57le vélo maintenant.
14:59Jamais Schröder ne parlait
15:00du couple.
15:01Jamais.
15:02Mme Merkel n'en parlait
15:02que quand elle passait
15:03à Paris.
15:04Donc, il y a eu un couple
15:05de Gaulle à Denauer,
15:06Giscard Schmitt,
15:07Mitterrand Kohl,
15:08qui avait choisi
15:09Delors ensemble.
15:10C'est fini.
15:10Donc, il faut comprendre
15:11la situation.
15:12On est des pays
15:12fondamentalement différents.
15:14Si on n'est pas d'accord,
15:15rien ne marche.
15:16On a des accords
15:17sur plein de sujets,
15:17à commencer par l'énergie,
15:19notamment la question nucléaire,
15:20mais pas que.
15:20il n'empêche que si on veut
15:24que la machinerie européenne
15:25qui énerve un peu
15:26tout le monde maintenant
15:27fonctionne mieux,
15:28il faut que la France
15:29et la même soient d'accord.
15:31Ok, on est différents.
15:32On a des accords.
15:33Très bien.
15:33Qu'est-ce qu'on peut faire
15:34quand même ?
15:35Qu'est-ce qu'on doit faire
15:35ensemble quand même ?
15:37Et là, il y a beaucoup
15:37de choses à faire ensemble.
15:39Il faut abandonner
15:40l'approche un peu sentimentale
15:43de la question.
15:43Il faut être beaucoup plus concret.
15:45Et il y a beaucoup
15:45de choses à faire.
15:47Sentimentalement,
15:47on a l'impression quand même
15:48que la bromance,
15:49elle se passe plutôt
15:50entre le chancelier
15:50Mertz et l'italienne Mélonie
15:53qui vient de la droite radicale.
15:55Est-ce que cette alliance
15:55droite mainstream,
15:58droite radicale
15:59qu'on voit se répéter
16:00en Europe,
16:01au Parlement
16:01pour certains textes,
16:03dans des gouvernements,
16:04etc.,
16:04c'est aussi l'avenir ?
16:06Alors, en effet,
16:07il y a une sorte de proximité
16:09politique ou idéologique
16:10actuelle ou tactique
16:12ou conjoncturelle
16:12entre l'Allemagne et l'Italie.
16:14Il ne faut pas le négliger.
16:15C'est très important.
16:16Il ne faut pas le traiter
16:16de façon polémique.
16:18C'est fondamental.
16:19Il y a énormément de sujets
16:19où il y a convergence.
16:21Bon, est-ce que ça veut dire
16:22divergence avec tous les autres ?
16:23Par exemple, non.
16:24Sur la question migratoire,
16:25par exemple,
16:26qui a pourri la question
16:27depuis des dizaines d'années
16:28puisqu'elle n'a pas été traitée
16:29dont les extrêmes s'en servent.
16:31C'est évident
16:31que tous les Européens
16:32vont aller vers une synthèse
16:33entre ce que fait Mélonie
16:34et ce que fait la gauche danoise.
16:36Vous voyez,
16:36donc le contraste...
16:37C'est la même chose en vrai
16:38ce qu'ils font.
16:38Pas tout à fait.
16:39Bon, la quantité
16:40d'immigration légale n'est pas...
16:41Enfin bon, en gros la même chose.
16:43Donc oui, il faut que la France se dise
16:45pourquoi est-ce que l'Italie
16:46et l'Allemagne normalement
16:47ne devraient pas converger
16:48à ce point ?
16:49Pourquoi ils le font ?
16:50Ça nous renvoie à nous.
16:51Pas à pleurnicher
16:52sur la question
16:53Italie-Allemagne
16:54mais dire qu'est-ce qu'on doit faire nous ?
16:56Et évidemment,
16:57c'est un sujet populaire
16:58parce qu'il faudrait
16:58que les Français travaillent plus,
17:01finalement,
17:01investissent plus,
17:02mais il faut travailler plus.
17:03Il faut créer de la richesse
17:04avant de la distribuer
17:05et tous les éléments de base
17:06qui sont quand même contestés
17:08par une majorité de gens,
17:10pas que dans les extrêmes.
17:11Donc à peu près
17:12tous les débats sur l'Europe,
17:13est-ce que ça ne pourrait
17:13pas marcher mieux ?
17:14Oui, je suis d'accord aussi.
17:16Ça nous renvoie souvent
17:16à des questions sur nous.
17:18Merci Hubert Védrine
17:19d'avoir été notre invité aujourd'hui.
17:21Merci à vous de nous avoir suivis.
17:23Direction Bruxelles
17:24maintenant pour notre débat
17:25sur la protection
17:26des mineurs en ligne.
17:28Faut-il interdire
17:29ou non les réseaux sociaux
17:31aux mineurs ?
17:34Merci de nous rejoindre
17:38à Bruxelles
17:39au Parlement européen
17:41pour un débat
17:42autour de l'impact
17:44des réseaux sociaux
17:45sur la Genève.
17:46Beaucoup de spécialistes
17:48estiment en effet
17:49que ces plateformes
17:50font courir des risques
17:52en matière de santé mentale,
17:54troubles de l'attention,
17:55stress, anxiété,
17:56exposition au harcèlement
17:58et à des images
17:59pédopornographiques.
18:01Face à ce fléau,
18:02plusieurs pays,
18:03membres de l'Union européenne,
18:04réfléchissent à une interdiction
18:06pure et simple
18:07de ces réseaux sociaux
18:08pour les mineurs en France.
18:10Les députés, par exemple,
18:11ont voté cette mesure radicale
18:13pour les moins de 15 ans.
18:15Mais pour réguler
18:16ces plateformes,
18:16souvent américaines,
18:17la responsabilité revient
18:19à la Commission européenne
18:21qui dispose d'outils puissants,
18:23de directives
18:23sur les services
18:24et les marchés numériques
18:25intitulées
18:26DSA et DMA.
18:27Elles sont censées lutter
18:28contre les contenus violents,
18:30la désinformation
18:31et protéger les plus jeunes.
18:32D'ailleurs,
18:33le réseau social X d'Elon Musk
18:35s'est vu infliger une amende
18:36de 120 millions d'euros
18:37par Bruxelles
18:38pour non-respect
18:39de ses règles européennes.
18:40La justice française
18:41enquête de son côté
18:42sur l'intelligence artificielle
18:44de ce réseau social
18:45qui détourne des photos
18:46d'enfants
18:46pour les dénuder.
18:48Alors,
18:48l'Union européenne
18:49pourra-t-elle vraiment encadrer
18:50ces big tech américaines
18:51au risque de représailles
18:52de la part de Donald Trump
18:54qui protège ses amis ?
18:55Nous en parlons
18:55avec nos invités,
18:56deux eurodéputés aujourd'hui.
18:58Stéphanie Yoncourtin,
18:59bonjour.
19:00Vous êtes française,
19:01membre du groupe
19:02centriste Renew
19:03au Parlement européen.
19:04Face à vous,
19:06Ivalio Valchef,
19:09pardon,
19:10bulgare,
19:10membre du groupe
19:11des conservateurs
19:12réformistes européens,
19:13la droite de cet hémicycle
19:14du Parlement européen.
19:15Alors, justement,
19:16parlons de cette France
19:17qui a voté l'interdiction
19:19des réseaux sociaux
19:20au moins de 15 ans.
19:21Pourquoi c'était nécessaire
19:23en l'année 2026
19:24dans une société
19:25du tout numérique ?
19:27C'était nécessaire
19:28parce que le constat
19:28est partagé et unanime.
19:30C'est un problème,
19:31et vous l'avez dit,
19:31de santé mentale.
19:33Ce n'est pas juste cette année
19:34que ça se passe.
19:35On voit que le président
19:36de la République,
19:37Macron,
19:38avait, il y a deux ans
19:39depuis 2024,
19:40lancé cette commission
19:41Écran et Enfants
19:42ou Enfants et Écrans.
19:44Et dans les mesures
19:45de protection des mineurs
19:46en ligne,
19:47il y avait notamment
19:48cette question
19:48de majorité numérique,
19:49cette question
19:50d'interdiction
19:50des réseaux sociaux.
19:52Et il a poussé,
19:53il y a eu une coalition
19:54de volontaires
19:54d'États membres
19:55et plusieurs États membres
19:56sont en train
19:57de prendre la suite
19:58de ce que fait la France
20:00en ce moment
20:00au niveau de l'Assemblée nationale.
20:01La Commission européenne,
20:03Ursula von der Leyen,
20:04a également dit
20:05qu'elle allait réunir
20:07des experts
20:07et qu'on allait travailler
20:09sur le sujet.
20:09Et puis nous,
20:10au Parlement européen,
20:11moi j'étais pour mon groupe
20:12rapporteur de ce fameux rapport
20:14qui a été voté
20:15très majoritairement
20:16au Parlement européen
20:17en novembre dernier,
20:18justement pour appeler
20:19la Commission européenne
20:20à fixer une majorité numérique
20:22harmonisée
20:23et pas uniquement
20:25en fonction des différents États
20:27parce que c'est un cadeau
20:28qu'on ferait aux plateformes
20:29et aux réseaux sociaux.
20:30Alors on va écouter
20:31ce que pensent
20:31les lycéens français
20:32de cette interdiction
20:33des réseaux sociaux
20:34aux mineurs de moins de 15 ans
20:35votés par l'Assemblée nationale.
20:38Moi je pense que c'est
20:38une très bonne idée.
20:40Par exemple,
20:40moi j'ai supprimé mes tic-tocs
20:41parce que ça prenait
20:42trop mon temps,
20:43je n'arrivais pas
20:43à faire mes dévois.
20:44J'avais tout le temps
20:45la tête ailleurs
20:46au lieu de faire mes dévois.
20:47Franchement,
20:47moi je trouve que c'est
20:48une très bonne idée.
20:49D'un côté,
20:49je trouve qu'il devrait
20:51peut-être faire
20:53de la prévention
20:54pour les jeunes
20:55au lieu de mettre
20:57des interdictions.
20:59Mais d'un autre côté,
20:59je trouve ça bien
21:00parce que maintenant
21:01il y a des contenus abusifs
21:02pour les plus jeunes.
21:04Et surtout maintenant
21:05on est dans une génération
21:06où les téléphones
21:07c'est ancré en nous
21:10donc c'est compliqué
21:11de retirer ça
21:13à un enfant.
21:14De toute façon,
21:14il trouvera toujours
21:15un moyen
21:16pour utiliser un portable
21:18ou être sur les réseaux sociaux.
21:21Ivaïlo Valchef,
21:22on l'entend,
21:23même les jeunes
21:23sont conscients
21:24des dangers
21:24des réseaux sociaux
21:25pour leur santé mentale.
21:27Est-ce que vous aussi
21:27vous reconnaissez
21:28que cela peut nuire
21:29gravement à leur bien-être ?
21:31Oui,
21:31il faut être aveugle
21:32pour nier un tel problème.
21:35Cela existe
21:36et c'est un problème
21:37vraiment très grave.
21:40Mais ce que je ne comprends pas
21:42c'est comment on va faire
21:43cette interdiction fonctionner.
21:48Parce que j'ai peur
21:49que cela ne va pas fonctionner
21:52non pas parce que
21:53ce n'est pas utile
21:54mais parce que
21:55vous savez,
21:56il y a beaucoup de gens
21:57qui ne seront pas d'accord
21:59et qui vont trouver
22:00les moyens
22:01de contourner.
22:05Pour moi,
22:06malheureusement,
22:07ce n'est pas
22:07trop bon à dire
22:09mais en Bulgarie,
22:10on a un proverbe
22:11et on dit que
22:12la loi,
22:13c'est une porte
22:14au milieu
22:15d'un champ.
22:17Et si vous êtes,
22:19si vous respectez la loi,
22:21vous pouvez passer
22:21par cette porte.
22:23Mais d'autre façon,
22:24vous pouvez juste
22:25la contourner
22:26et continuer comme ça.
22:27donc on doit se poser
22:28la question
22:29qu'est-ce qu'on veut
22:30vraiment faire
22:31si on imagine
22:34que l'Internet,
22:35que la vie online,
22:37c'est un chemin,
22:38qu'est-ce que nous voulons faire ?
22:39Est-ce que nous voulons
22:40créer une barrière
22:41qui, une fois
22:42des conditions
22:43accomplies,
22:45tu peux franchir,
22:46tu peux passer ?
22:47Est-ce que nous voulons
22:47créer un mur
22:48qui ne peut pas
22:50être
22:52contourné
22:55d'aucune façon
22:56ou nous pouvons
22:57juste faire
22:58nous pouvons
23:00faire comme ça
23:01pour être sûrs
23:02que les gens
23:02qui marchent
23:03sur ce chemin
23:04auront
23:05toutes les possibilités
23:06et auront
23:07le droit
23:07et le pouvoir
23:08de...
23:11Vous entendez
23:12la prévention
23:12plutôt que
23:13l'interdiction,
23:14c'est-à-dire
23:14d'abord,
23:15ils trouveront
23:16toujours des moyens
23:17de contourner.
23:17Deuxièmement,
23:18vous dites à des jeunes
23:19de moins de 15 ans
23:19qu'on vous fait confiance
23:21mais vous n'êtes
23:21quand même pas libres ?
23:23Il faut une protection minimale
23:25et moi je pense
23:26qu'il faut les deux.
23:27Mais on n'a pas réussi
23:28à prévenir.
23:29Jusqu'à présent,
23:30ça fait 15 ans
23:31que les plateformes
23:32s'auto-régulent
23:32sans aucune responsabilité
23:34et c'est tout le sens
23:35du DSA et du DMA,
23:36en tout cas du DSA
23:37pour les contenus
23:37dont vous avez parlé.
23:38C'est-à-dire qu'il y aura
23:40toujours des contournements.
23:41L'interdiction de l'alcool
23:43aux mineurs
23:44de moins de 18 ans
23:45qui, sur ce plateau,
23:47n'a pas essayé
23:48de boire un peu d'alcool
23:49avant 18 ans.
23:50Les contournements
23:50existent toujours.
23:52La loi, des fois,
23:52on dit
23:52est faite pour être
23:54violée ou transgressée.
23:56Mais il faut
23:57une protection minimale.
23:58C'est une question
23:58de santé publique.
24:00Et il y a énormément
24:01d'études scientifiques
24:02mondiales
24:03qui montrent
24:04à quel point
24:04jusqu'à 13 ans,
24:06alors que les enfants
24:07sont encore
24:08en pleine pré-adolescence,
24:11même bien avant
24:12sont encore des enfants,
24:13ne sont pas suffisamment matures,
24:15n'ont pas le recul nécessaire.
24:17Et moi, j'insiste
24:17pour dire déjà
24:18que l'âge de 13 ans,
24:20c'est l'âge
24:20qui est fixé déjà
24:21par toutes les plateformes
24:23et les réseaux sociaux,
24:24il ne se l'applique pas.
24:25Et dans notre rapport
24:26au Parlement européen,
24:27on a voté ça,
24:28c'est-à-dire
24:28l'interdiction pure et simple
24:30jusqu'à 13 ans
24:32des réseaux sociaux,
24:33mais c'est ce qui existe
24:34déjà pour les plateformes,
24:35et ensuite,
24:36entre 13 et 16 ans,
24:38une interdiction
24:39sauf autorisation parentale.
24:41Et c'est là où vient
24:42l'idée de la formation,
24:44de l'accompagnement,
24:45et c'est aussi pour ça
24:45qu'au Parlement européen,
24:46on a eu un vote
24:48aussi majoritaire,
24:49y compris dans votre groupe.
24:51Beaucoup ont voté.
24:52Dans notre groupe,
24:53il n'y a pas d'unanimité
24:55sur ce sujet
24:56parce que,
24:57premièrement,
24:59chaque pays,
24:59il y a ses traditions,
25:03il y a ses visions,
25:05mais moi,
25:06je trouve qu'il existe
25:08quelque chose
25:09de plus grand
25:10que juste interdire ça
25:14parce qu'il y a beaucoup
25:16de questions qui surgissent
25:17de tout ça.
25:18La liberté d'expression,
25:20la liberté de chercher,
25:21de partager de l'information,
25:22la liberté d'être informée
25:24parce que si une personne
25:26ne peut pas utiliser
25:28les réseaux sociaux
25:29et quand vous aurez 16 ans
25:32ou quand vous aurez 18 ans,
25:34on vous dit
25:34« Ok, demain,
25:35tu vas voter,
25:35maintenant,
25:36tu peux commencer
25:36avec tout ça. »
25:37Je ne suis pas sûr que…
25:38Tout à fait.
25:39C'est intéressant, Stéphanie,
25:40pourtant,
25:40parce que les jeunes,
25:41aujourd'hui,
25:41ils s'informent uniquement
25:42sur les réseaux sociaux.
25:43Du jour au lendemain,
25:44on va les couper du monde,
25:46peut-être,
25:46avec cette interdiction.
25:47Mais justement,
25:47moi, je suis maman
25:48d'enfant de 9 ans
25:49et 17 ans
25:50et je suis tout à fait d'accord
25:51avec le fait
25:51que c'est à nous aussi
25:52notre rôle,
25:53mais sans nous responsabiliser
25:55plus que ça,
25:55c'est-à-dire d'abord
25:55au cœur de la responsabilisation,
25:57ce sont les plateformes.
25:58Ce sont eux
25:59qui apportent ce flux
26:00de données et d'informations.
26:01Ensuite,
26:02les parents,
26:03et effectivement,
26:03il faut éduquer aussi
26:05les jeunes.
26:06En Chine,
26:07par exemple,
26:07TikTok est interdit
26:08dans la version qu'on connaît,
26:10alors que TikTok est chinois,
26:11mais la Chine prévoit
26:12des TikTok éducatifs.
26:14Et moi,
26:15je suis d'accord
26:15pour dire que les enfants,
26:16moi-même,
26:17je suis la première
26:17à dire à mes enfants,
26:18quand tu cherches quelque chose,
26:19regarde donc sur
26:20telle ou telle plateforme,
26:22mais qui n'est pas forcément
26:23un réseau social
26:24et qui doit être épuré.
26:26Et c'est pour ça
26:26qu'il y a ces obligations
26:27de modération
26:28qui sont faites
26:29dans le DSA
26:30pour dire à X,
26:32non,
26:33pas de N en ligne.
26:34Interdiction de protéger.
26:35Écoutons quand même
26:36justement ce que pensent
26:37les associations
26:38de protection de l'enfance
26:40sur cette interdiction.
26:43On les écoute tout de suite.
26:45L'interdiction au moins de 15 ans
26:45ne sera utile
26:46que s'il y a une vérification
26:47d'âge solide et robuste
26:49qui est mise en place.
26:50Et on est un peu sceptiques
26:51au regard de l'interdiction
26:52des sites pornographiques
26:53au moins de 18 ans
26:54et la difficulté
26:55de le mettre en œuvre.
26:56Et puis encore une fois,
26:57soyons vigilants
26:58sur le fait que ça ne résoudra
26:59en rien le problème
27:00si parallèlement
27:01on ne fait pas de l'éducation
27:02des enfants et des parents
27:03et si parallèlement
27:04on ne continue pas
27:05la régulation forte
27:06qui a été initiée
27:07par l'Europe avec le DSA
27:08pour contraindre
27:09les réseaux sociaux
27:10à changer leurs algorithmes,
27:11à changer leur modèle économique
27:12à tout le moins
27:13quand ils s'adressent aux mineurs
27:14pour lesquels ça doit être
27:15absolument interdit.
27:17C'était un peu
27:17ce que vous disiez d'ailleurs.
27:19Techniquement,
27:19on n'est pas sûr
27:20qu'on sait le faire.
27:21Il y a beaucoup
27:21de pays européens,
27:22l'Espagne, le Portugal,
27:23le Danemark, la Grèce,
27:24peut-être votre pays d'ailleurs,
27:25la Bulgarie réfléchit
27:27à cette interdiction.
27:28Les 27 ne le font pas ensemble
27:30et puis finalement
27:31ça pose la question
27:32de savoir si
27:33on a un vrai système
27:35de vérification de l'âge,
27:37de contrôle
27:37de ce qui se passe
27:38sur les plateformes.
27:39C'est une autre chose,
27:40le système de vérification
27:42de l'âge
27:42parce que
27:43en ce cas,
27:45vous laissez toujours
27:46des traces numériques
27:48qui peuvent être liées
27:49à votre personnalité
27:50et si un jour,
27:52quand vous aurez 18 ans,
27:53vous devenez un journaliste
27:56ou un, je ne sais pas,
27:59quelqu'un qui doit être
28:01capable de se cacher
28:03et qui peut peut-être
28:05fera quelque chose
28:07contre l'état.
28:09Donc vous êtes contre
28:10la vérification numérique.
28:11Je suis contre...
28:13C'est une atteinte
28:13aux données personnelles.
28:14Oui, parce que
28:15je ne suis pas sûr
28:17comment ferez-vous
28:18pour éviter
28:20la possibilité
28:23d'être lié
28:24avec votre personne
28:26en réalité
28:27et en plus,
28:30c'est ce que je veux dire
28:30que j'ai peur que
28:32oui, c'est comme ça,
28:34nous devons créer
28:35une protection
28:36mais pour le moment,
28:37j'ai le sentiment
28:38que nous créons
28:39peut-être
28:39une illusion
28:40de protection
28:41et non pas
28:42la protection elle-même.
28:43Stéphanie,
28:44en courtin,
28:44la réponse à ces arguments
28:45qu'on entend dans ce débat
28:46sur l'interdiction
28:47de ces plateformes,
28:48ça va être une attaque
28:49à nos libertés
28:50et à nos données personnelles.
28:51Non, justement,
28:52d'abord,
28:53moi je suis tout à fait d'accord
28:53avec Justine Atlan dit enfance
28:55tout est dans la mise en œuvre
28:57si on interdit
28:58alors qu'on ne peut pas appliquer
28:59c'est pour ça
29:00qu'il faut le faire
29:00au niveau européen
29:01le DSA,
29:02la ligne directrice
29:03de l'article 28 du DSA
29:05prévoit spécifiquement
29:07que la mise en œuvre
29:07se fait au niveau européen
29:09à travers ce qu'on est en train
29:10d'utiliser
29:11et que cinq pays
29:12ont en test
29:13le passeport numérique européen
29:15qui permettrait effectivement
29:16d'avoir un instrument,
29:19un dispositif
29:19qui protégerait les données
29:21avec une sécurité,
29:23une interopérabilité
29:24et c'est à l'heure actuelle
29:26Vous n'êtes pas d'accord ?
29:26Je vous vois faire
29:27un nom de la tête.
29:27Je ne suis pas d'accord
29:27parce que nous avons
29:29peut-être en France
29:31ça va marcher
29:31mais il y a des pays
29:33où je ne suis pas sûr
29:34que peut-être
29:36je dis encore une fois
29:38si vous êtes journaliste
29:40ou activiste
29:41ou quelque chose comme ça
29:42vous devez être sûr
29:44que votre trace numérique
29:46Mais là c'est grave
29:47parce que ça veut dire
29:48que le pays n'est pas sûr
29:50et ne protège pas
29:51ses journalistes
29:52et ne protège pas
29:53ses sources
29:53Donc là
29:54parce qu'on est dans un problème
29:56de santé mentale
29:56Il est d'accord avec vous là-dessus
29:57Il est d'accord
29:58Alors question quand même
30:00avançons
30:00parce que
30:01est-ce que le problème principal
30:02ça n'est pas précisément
30:03que effectivement
30:05Elon Musk
30:06on lui a infligé
30:07cette amende
30:07de 120 millions d'euros
30:09qu'il n'était pas du tout content
30:11il a dit d'ailleurs
30:11qu'il fallait dissoudre
30:12l'Union Européenne
30:13à cette occasion
30:14Est-ce qu'on ose
30:15est-ce qu'on osera
30:16à l'avenir
30:17activer cet encadrement
30:19des plateformes
30:20dont on est tellement content
30:22tellement fier
30:23mais qu'on a peur
30:24quand même d'activer
30:24avec un contexte
30:26de Donald Trump
30:26imprévisible
30:27On pousse à le faire
30:28Moi j'étais au précédent mandat
30:29et j'ai travaillé
30:30sur ces dossiers
30:31j'étais rapporteur
30:31sur le DMA
30:32avec Thierry Breton
30:33Il nous manque
30:34un Thierry Breton
30:35à la Commission Européenne
30:36Le problème
30:37c'est une question de volonté
30:38On a les instruments
30:39pour faire le bon gâteau
30:41mais on n'a pas le cuisinier
30:43Ursula freine des cas de fer
30:45parce qu'on ne sait jamais
30:46il ne faut pas déplaire
30:47à Donald
30:48et aux oligarques
30:49de la tech
30:49et puis
30:50Ena Virkunen
30:51ne fait rien
30:52pardon
30:53mais il ne se passe rien
30:54il n'y a pas de volonté
30:54Un commissaire européen
30:55actuel au numérique
30:56la finlandaise
30:57Yvaï Lovachev
30:58est-ce qu'on a peur
30:59de rentrer dans un bras de fer
31:01avec Donald Trump
31:02et avec ses amis
31:03des gens de la tech américains
31:03pour vraiment réguler
31:05ces plateformes
31:06Je pense que pour le moment
31:08ce ne sont que des spéculations
31:09on a vu déjà
31:11la manière dont
31:12les Américains
31:13dont l'administration
31:14Trump travaille
31:15avec tout le monde
31:17ça fait peur
31:19ça fait peur
31:19c'est divisé
31:21et impaire
31:22c'est divisé
31:23pour mieux régner
31:25quand nous étions
31:26aux Etats-Unis
31:27l'année dernière
31:28avec la commission culte
31:30nous avons compris
31:30une chose
31:31que les Américains
31:33ils ne veulent pas
31:34ils ne sont pas
31:34du tout heureux
31:35avec le fait
31:36que l'Europe
31:37puisse avoir
31:39une loi conforme
31:40une loi
31:40qui s'applique sur tout
31:42et ce qu'ils veulent
31:44c'est que
31:45tout cas
31:47soit résolu
31:48cas pour cas
31:50séparément
31:51pays par pays
31:52oui
31:52pays par pays
31:54divisé pour mieux régner
31:56c'est parce que
31:57les Etats-Unis
31:58veulent diviser
31:59pour mieux régner
32:00sur l'Europe
32:00par rapport à ce que vous dites
32:02moi j'étais aussi
32:03en Californie
32:03et je voulais dire que
32:04quand vous parlez
32:06des Américains
32:06ce n'est pas tous les Américains
32:07en Californie
32:11en ce moment
32:12des parents
32:12sont en train
32:14de faire des actions
32:14collectives de masse
32:16contre les géants
32:17de la tech
32:17les X
32:18les TikTok
32:19et pas que les Américains
32:20TikTok est plutôt chinois
32:21parce que
32:23compte tenu
32:23des graves
32:25des graves troubles
32:26et de suicides
32:27de cas de suicide
32:28notamment des robots
32:29conversationnels
32:30les Grock
32:32les Tchad GPT
32:33qui en fait
32:34entraînent
32:34des gros troubles
32:36des difficultés majeures
32:37qui vont jusqu'à
32:38l'anorexie
32:39et je l'ai dit
32:39des suicides
32:40mais est-ce que vous êtes
32:41c'est un parti souverainiste
32:42est-ce qu'on a manqué
32:43justement
32:44le coche
32:45de la souveraineté numérique
32:47c'est-à-dire
32:47de faire émarcher
32:48sur le marché européen
32:50un réseau social européen
32:51qui serait plus sûr
32:52pour nos enfants
32:53par exemple
32:54on parle en ce moment
32:55du réseau suédois
32:56W
32:57est-ce qu'il faut
32:58que l'Union Européenne
32:59pousse
33:00donne de l'argent
33:00peut-être d'ailleurs
33:01à ces réseaux
33:02pour qu'on présente
33:03un semblant de concurrence
33:04ça serait très bien
33:07d'avoir des réseaux
33:08européens
33:09d'avoir des réseaux
33:10qui sont
33:11contrôlés par la loi européenne
33:13mais ça
33:13ne peut pas être créé
33:15juste comme ça
33:15parce que
33:16c'est le marché libre
33:17et c'est
33:18c'est ce que nous disent
33:19les américains
33:20parce qu'ils nous disent
33:21que nous avons
33:22trop de sur-régulation
33:24non non mais
33:25eux ils n'en veulent pas du tout
33:26ils veulent la jungle numérique
33:28dans le marché libre
33:28ils sont en situation
33:29de monopole quand même
33:30oui
33:30bien sûr
33:31c'est ça parce qu'ils peuvent
33:33monopoliser tout
33:34et il y a les petites plateformes
33:36par exemple
33:37ces plateformes européennes
33:38qui
33:38pour eux
33:40c'est difficile
33:41de
33:41devenir sur ce marché
33:44peut-être
33:44il faut les protéger
33:45d'une certaine façon
33:46le souci c'est que Trump
33:49et ses amis de la tech
33:50sont pro des régulations
33:52il ne faut pas de règles
33:53c'est la loi du plus fort
33:54et c'est la jungle numérique
33:55nous ce qu'on essaie
33:56justement de mettre en place
33:57c'est des règles
33:58pour justement
33:59pour protéger nos enfants
34:01de problèmes de santé mentale
34:03et donc
34:03on ne dit pas
34:04aux géants de la tech
34:05et on ne dit pas
34:05à Donald Trump
34:06de ne pas venir sur nos marchés
34:07on dit
34:08s'ils veulent venir
34:09faire du business
34:10de respecter
34:10l'objet
34:11mais on doit aller
34:12jusqu'à les couper par exemple
34:13s'ils ne suivent pas les règles
34:14moi j'ai appelé notamment
34:15avec d'autres collègues
34:16à suspendre
34:17jusqu'à peut-être 6 mois
34:19en tout cas temporairement
34:20au titre du DSA
34:21groc
34:22si on voit des femmes dénudées
34:24à leur insu
34:25enfin je veux dire
34:26il y a un moment
34:26vous feriez ça
34:27dans la vie réelle
34:28vous déshabilleriez des femmes
34:30c'est ce qui se passe
34:31donc en fait
34:32le principe il est simple
34:33ce qu'on s'est toujours dit
34:34notamment avec Thierry Breton
34:35ce qui est interdit
34:36dans la vie réelle
34:37est interdit en ligne
34:39et on finira sur ces mots
34:40merci à tous les deux
34:41d'avoir participé à ce débat
34:43merci à vous de l'avoir suivi
34:44resté sur nos antennes
34:45l'actualité continue
34:46merci à tous
34:47merci à tous
34:48merci à tous
34:49merci à tous
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