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  • il y a 1 jour
Ce mardi, lors des questions au gouvernement, les députés ont interpellé la ministre de la Culture à trois reprises sur l'inquiétude des acteurs du cinéma après la réaction du patron de Canal+ suite à la tribune sur la mainmise de Vincent Bolloré sur le secteur. Pour la gauche, "l'extrême droite est entrée en guerre contre la culture".

Autres sujets largement abordés aujourd'hui, celui des féminicides, alors que les meurtres de femmes par leur mari se sont multipliés ces derniers jours, et celui du traitement judicaire de l'inceste, qualifié de "honte" par le ministre de la Justice lui-même, qui entend proposer une loi d'imprescriptibilité pour les viols d'enfants.

Le logement, la crise énergétique et les mauvais chiffres du chômage ont également faits l'objet de questions lors de cette séance.

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Transcription
00:00:00Bonjour à tous, la séance est ouverte.
00:00:03L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement
00:00:07et la première va être posée par M. le Président Laurent Marcogeli,
00:00:11président du groupe Horizon et Indépendant.
00:00:14Merci Mme la Présidente.
00:00:16M. le Premier ministre, nos entreprises n'ont pas déclenché
00:00:20la guerre au Moyen-Orient, mais ce sont elles qui en payent aujourd'hui la facture.
00:00:24En effet, depuis le mois de février, le détroit d'Hormuz est fermé.
00:00:27Ce point de passage par lequel transiter environ un quart du pétrole mondial
00:00:31est aujourd'hui infranchissable et rien n'annonce un retour à la normale.
00:00:36Disons les choses simplement, cette crise risque malheureusement de s'installer
00:00:39et notre économie devra apprendre à vivre avec.
00:00:42Le baril de pétrole est passé de plus de 70 dollars avant la guerre
00:00:46à plus de 100 dollars aujourd'hui.
00:00:48Le prix du gaz, lui, a encore augmenté de plus de 15% au 1er mai
00:00:51et notre croissance des affragiles en paye le prix.
00:00:55Derrière ces chiffres, il y a des entreprises,
00:00:58des pans entiers de notre économie
00:00:59et surtout le quotidien de celles et de ceux qui travaillent l'agriculture
00:01:03où la flambée des engrais conduit certains à différer leurs achats
00:01:08en espérant un répit qui tarde à venir.
00:01:10La pêche, où l'énergie peut représenter plus d'un tiers des coûts.
00:01:14Le transport routier et les taxis, où chaque plein rogne des marges déjà bien minces.
00:01:19Le bâtiment où les prix changent en quelques jours
00:01:22au point qu'un artisan ne peut plus établir un devis fiable partout.
00:01:26Ce qui a été engagé hier se paie aujourd'hui sur les marges
00:01:28et demain sur l'emploi.
00:01:30Car aujourd'hui, la vraie question, c'est comment investir, embaucher, s'engager
00:01:34quand personne ne sait ce que coûtera un plein de carburant
00:01:37ou une tonne d'engrais dans 15 jours.
00:01:39A chaque nouvelle crise, le constat se répète.
00:01:42Notre économie redécouvre sa vulnérabilité
00:01:44et ce sont toujours les mêmes qui en payent le prix.
00:01:48Ainsi, monsieur le Premier ministre, ma question est simple
00:01:51et je la pose pour eux.
00:01:54A l'agriculteur qui n'ose plus commander ses engrais,
00:01:56au pêcheur qui calcule chaque sortie en mer,
00:02:00à l'artisan qui ne sait plus chiffrer son prochain chantier,
00:02:04que répond l'Etat concrètement pour qu'il puisse continuer à travailler ?
00:02:08Je vous remercie.
00:02:10Merci beaucoup, monsieur le Président.
00:02:12La parole est à monsieur le Premier ministre.
00:02:14Merci, madame la présente de l'Assemblée nationale.
00:02:16Mesdames et messieurs les députés, monsieur le Président, monsieur le ministre Marc Angeli,
00:02:20l'Etat répond évidemment qu'on n'abandonnera aucun des métiers
00:02:24que vous avez listés dans votre question au gouvernement
00:02:26et pour cause, parce que c'est la philosophie de notre accompagnement depuis le début
00:02:28qui est un accompagnement à l'activité.
00:02:31Je vais y revenir dans un instant avec un soutien ciblé.
00:02:35Merci d'avoir refait le lien avec la géopolitique,
00:02:36parce que parfois dans notre vie politique, on finit par isoler ce qui se passe de manière domestique
00:02:41avec les grands conflits qui nous guettent.
00:02:44Et je l'avais dit au Président Marc Fénaud il y a de cela 15 jours ou 3 semaines,
00:02:48malheureusement cette géopolitique s'est installée dans le réservoir des Françaises et des Français
00:02:52et malheureusement nous le voyons, sous une forme ou sous une autre, cela va durer.
00:02:58Il ne faut pas mentir aux Françaises et aux Français,
00:03:00les guerres hybrides ou malheureusement les guerres plus directes vont se multiplier.
00:03:05Et donc évidemment nous payons cash, nos dépendances en la matière.
00:03:09Vous l'avez dit vous-même, à chaque crise ce sont toujours les mêmes qui paient.
00:03:13C'est vrai, même si heureusement, si j'ose dire, par rapport à la guerre en Ukraine,
00:03:18ce n'est pas complètement la même problématique, le même enjeu que nous avons devant nous,
00:03:21parce que la guerre en Ukraine présentait une crise de volume, d'accès à l'énergie, d'accès au gaz,
00:03:27là où cette crise du transport maritime, pour l'instant et heureusement les infrastructures de production de pétrole
00:03:34n'ont pas été touchées autant qu'on pouvait le redouter au début du conflit,
00:03:39fait que nous avons une crise d'une inflation importée sur l'énergie.
00:03:43En tout cas, tous les scénarios sont sur la table sur le terrain géopolitique
00:03:47et je veux le dire à travers vous, aux Françaises et aux Français,
00:03:49c'est malheureusement la reprise des combats.
00:03:52Et de cela, évidemment, il faut nous y préparer.
00:03:56La deuxième des choses, et je sais que votre groupe y est attentif,
00:04:00c'est l'impact sur les finances publiques.
00:04:02Là aussi, cette chose-là, parfois, est mise un peu rapidement de côté,
00:04:06parce que les taux d'intérêt, parce que l'activité, Madame la Ministre des Armées,
00:04:09de nos forces armées en opération extérieure sur l'ensemble de la zone,
00:04:14inévitablement, crée des dépenses, des impacts sur les finances publiques
00:04:18qui n'est évidemment pas prévue lorsque nous avons voté le budget.
00:04:21Mais une fois de plus, c'est une guerre,
00:04:22et je pense que les 6 milliards d'euros que nous avons documentés
00:04:24devront être remis à jour, évidemment, dans les temps qui viendront.
00:04:28Cela va sans dire, on y reviendra en transparence.
00:04:31Ensuite, pour répondre plus précisément à votre question,
00:04:34depuis le début, mon obsession, celle du gouvernement,
00:04:37à titre personnel, mon obsession,
00:04:39est de faire en sorte que des pans entiers de l'activité économique du pays
00:04:43ne se mettent pas aux arrêts.
00:04:45Les pêcheurs sont toujours l'exemple le plus facile à expliquer.
00:04:49Nos amis pêcheurs font un calcul coût avantage.
00:04:52Soit il y a une rentabilité à sortir, les bateaux prennent la mer,
00:04:55soit il n'y a pas de rentabilité à sortir, les bateaux restent à quai.
00:04:57Et l'ensemble de cette philosophie est celle qui nous a guidés
00:05:00pour les transporteurs, pour le BTP, pour les agriculteurs.
00:05:03Après la crise dure, je le disais, il va falloir se mettre à l'échelle aussi,
00:05:08soit par filière, soit en fonction évidemment de métiers nouveaux
00:05:11qui pourraient être concernés.
00:05:12Nous sommes en train de mettre une dernière main, si j'ose dire,
00:05:15à ces différentes annonces.
00:05:16Ensuite, ça pose la question, monsieur le ministre,
00:05:20au fond, de la dynamisme de notre activité
00:05:22et donc aussi de la croissance qu'on est en droit d'espérer,
00:05:26en tout cas d'aller chercher pour cette année 2026.
00:05:29On est seulement au mois de mai, il y a des choses qu'on ne maîtrise pas,
00:05:31il y a des choses qu'on maîtrise.
00:05:33On le voit bien, on a des filières économiques
00:05:37qui tirent notre croissance vers le haut.
00:05:39La défense, et merci pour la manière dont les débats se sont déroulés
00:05:43dans cet hémicycle pour la loi de programmation militaire,
00:05:45on ne peut pas ne pas voir que la défense ou dans sa dualité,
00:05:48l'aéronautique va largement participer au soutien de cette activité.
00:05:53La communication, les secteurs de l'innovation,
00:05:56et puis pardon, l'énergie.
00:05:57Et heureusement que nous avons pris le décret
00:06:00pour la programmation pluriannuelle pour l'énergie.
00:06:02Heureusement que notre parc nucléaire, aujourd'hui,
00:06:04produit beaucoup plus en disponibilité que pendant la guerre en Ukraine,
00:06:07parce que c'est un des éléments d'amortissement de cette crise
00:06:10que beaucoup de partenaires européens, évidemment, n'ont pas,
00:06:13et d'autres pays dans le monde.
00:06:14Ensuite, on a des filières qui sont tangentes.
00:06:18J'en cite que deux, il y en a d'autres.
00:06:20J'en cite que deux, l'agriculture et le logement.
00:06:23Pourquoi tangent ? Parce que la capacité à produire est là.
00:06:27Pourquoi tangent ? Parce que malheureusement,
00:06:28le coût des intrants, et pas que le GNR, pas que le rouge,
00:06:32mais les engrais, vous l'avez cité,
00:06:33et l'ensemble des matériaux dérivés du pétrole,
00:06:37le plastique, pour ne citer évidemment que celui-là,
00:06:39mais il y en a d'autres en dérivé plus lointain,
00:06:41crée évidemment une inflation qui peut être contagieuse.
00:06:44Mais je dis tout de suite,
00:06:45mais il ne faut pas que certains secteurs en profitent,
00:06:48justement, pour jouer de cette inflation.
00:06:51Aujourd'hui, nous devons constater uniquement une inflation
00:06:53sur ces coûts dérivés des produits du pétrole,
00:06:57et pas autre chose.
00:06:58Et le ministre Serge Papin a reçu une mission de ma part,
00:07:02justement, pour bien clarifier l'ensemble des impacts de prix
00:07:06sur les filières.
00:07:07Et le BTP, évidemment, est au cœur de ces préoccupations.
00:07:11Ensuite, vous avez une filière dont on parle peu,
00:07:14qui, elle, est très fortement exposée en ce moment,
00:07:16et sur laquelle je demandais au ministre Lescure et Martin
00:07:19de me faire rapidement des propositions.
00:07:21C'est la chimie, qui est un secteur industriel important
00:07:24dans notre pays, qui compte dans bon nombre
00:07:26des circonscriptions qui sont ici,
00:07:28et sur lesquelles, évidemment, l'exposition est très importante.
00:07:31Je ne veux pas être plus long, mais on le voit bien
00:07:33qu'on ne peut pas se comparer à la crise du Covid.
00:07:36Et pour cause, le pays tourne.
00:07:38On ne peut pas se comparer...
00:07:40Merci pour votre dignité.
00:07:42On ne peut pas se comparer à...
00:07:51Même quand un sujet est grave,
00:07:54mesdames et messieurs les députés de la France insoumise,
00:07:56vous allez chercher la querelle et le désordre.
00:07:59Voilà.
00:08:00Merci pour votre contribution au désordre,
00:08:03une fois de plus, dans cet hémicycle.
00:08:13Mais puisque vous me tendez la perche...
00:08:15Allez, s'il vous plaît.
00:08:16...et que souvent, la classe politique n'a pas toujours
00:08:18une bonne mémoire,
00:08:20je rappelle que celles et ceux qui se sont succédés
00:08:23sur les plateaux de télévision à l'automne et à l'hiver dernier
00:08:27et qui ont expliqué droit dans les yeux,
00:08:29en mentant aux Françaises et aux Français,
00:08:31qu'on pouvait ne pas avoir de budget
00:08:33et que nous pouvions rester en loi spéciale,
00:08:36mettant la pression sur l'ensemble des groupes politiques
00:08:38de cet hémicycle pour qu'il n'y ait pas de budget.
00:08:41S'il n'y avait pas de budget,
00:08:43il n'y aurait pas d'aide.
00:08:44S'il n'y avait pas de budget,
00:08:45il n'y aurait pas d'accompagnement,
00:08:46ni pour les pêcheurs,
00:08:48ni pour les agriculteurs,
00:08:49ni pour le BTP,
00:08:50ni pour les transporteurs.
00:08:52S'il n'y avait pas de budget,
00:08:53il n'y aurait pas de loi de programmation militaire.
00:08:55S'il n'y avait pas de budget,
00:08:57il n'y aurait pas eu une niche de relance pour le logement.
00:08:59Halte à votre cynisme !
00:09:01Ce sont des guerres qui menacent
00:09:02la sécurité des Françaises et des Français,
00:09:04des Européens,
00:09:05notre économie.
00:09:06Maintenant, il est temps d'être patriote,
00:09:08d'avoir le canne des vieilles troupes
00:09:10et enfin de traiter les problèmes à la racine.
00:09:14Merci beaucoup,
00:09:15Monsieur le Premier ministre.
00:09:17Monsieur le Président.
00:09:21Merci, Monsieur le Premier ministre,
00:09:23pour cette réponse complète.
00:09:25Très important,
00:09:26ce que vous avez dit dès le début.
00:09:27Il faut que nos concitoyens,
00:09:29il faut que nos compatriotes
00:09:30sachent que cette crise va durer.
00:09:31Ils ont besoin de visibilité.
00:09:32L'activité économique a besoin de visibilité
00:09:34et peut-être davantage de calme
00:09:36dans l'hémicycle aussi.
00:09:37Merci beaucoup.
00:09:40La parole est à présent
00:09:42à Madame Sarah Legrain
00:09:43pour la France Insoumise.
00:09:45Présidente, Ministre,
00:09:47ce dimanche à Cannes,
00:09:49Maxime Saada,
00:09:49patron de Canal+,
00:09:50se défendant de tout crypto-fascisme,
00:09:53nous a fait une démonstration
00:09:54de fascisme à découvert.
00:09:56Comédienne, cinéaste,
00:09:57projectionniste,
00:09:58monteuse, régisseur,
00:09:59sera punie
00:10:00quiconque figure
00:10:01sur la liste noire de Bolloré,
00:10:03quiconque ose critiquer
00:10:04la concentration à l'oeuvre,
00:10:06dans toute la chaîne du cinéma.
00:10:08Un cinéma qui dépend toujours plus
00:10:09de Canal à cause de l'asphyxie
00:10:11de l'audiovisuel public
00:10:13et des collectivités locales
00:10:14organisées par votre gouvernement.
00:10:17Monsieur le Premier ministre,
00:10:18je ne poserai pas de questions
00:10:19car je n'attends rien de vous.
00:10:21Je n'attends rien
00:10:22de ceux qui laissent
00:10:23un milliardaire réactionnaire
00:10:25étendre sa main mise
00:10:26sur le cinéma,
00:10:27les médias,
00:10:27l'édition,
00:10:28les festivals,
00:10:29dans une OPA
00:10:30sur nos imaginaires.
00:10:31de ceux qui laissent publier
00:10:32le rapport à l'oncle,
00:10:33qui laissent l'extrême droite
00:10:34mentir sur le financement
00:10:35du cinéma
00:10:36et obtenir par le harcèlement
00:10:37la suspension
00:10:38d'un fonds d'aide
00:10:39à la création,
00:10:39qui laissent se multiplier
00:10:40les atteintes
00:10:41à la liberté de création
00:10:42et abandonnent
00:10:43les travailleurs de l'art
00:10:44aux haines racistes,
00:10:45sexistes
00:10:45et LGBTphobes.
00:10:47Je n'attends rien
00:10:48de ceux qui déroulent
00:10:49eux-mêmes
00:10:50le tapis rouge au fascisme
00:10:51en faisant virer
00:10:52des humoristes,
00:10:53perquisitionner des libraires,
00:10:54interdire des concerts
00:10:55de Médine,
00:10:56des films sur la Palestine
00:10:57et des free-parties,
00:10:57tout en laissant
00:10:58le canon français
00:10:59semer la terreur
00:11:00dans le pays.
00:11:01Il y a trois ans,
00:11:03la Macronie reprochait
00:11:04à la palme d'or
00:11:05son discours
00:11:06contre la réforme
00:11:06des retraites.
00:11:07Maintenant,
00:11:08vous dites aux artistes
00:11:09engagés contre l'extrême droite
00:11:10de se consacrer
00:11:11à leur art
00:11:12plutôt qu'à faire
00:11:13de la politique.
00:11:14Alors,
00:11:14ne vous en déplaise,
00:11:15l'art est politique.
00:11:17Cannes et le CNC,
00:11:18onis des amis
00:11:19de Trump et de Mélanie
00:11:20sont nés
00:11:21de la résistance
00:11:22à la mostra fasciste
00:11:23et à l'impérialisme
00:11:23culturel américain.
00:11:25La liste des résistances
00:11:26s'allonge.
00:11:27Ils et elles
00:11:28façonnent une culture
00:11:28libre, populaire,
00:11:30émancipatrice
00:11:30à milieu du Puy du Fou
00:11:32et autres fantasmes rances.
00:11:34Une culture vivante
00:11:35qui bat au rythme
00:11:35de la Nouvelle France.
00:11:37Dans moins d'un an,
00:11:38le peuple de France
00:11:38respirera de nouveau.
00:11:39Avec Jean-Luc Mélenchon,
00:11:40nous démantèlerons
00:11:41l'Empire Bolloré
00:11:42et reconstruirons
00:11:43le service public
00:11:43de la culture
00:11:44pour toutes et tous.
00:11:46Merci Madame la députée.
00:11:52La parole est à
00:11:53Madame Catherine Pégard,
00:11:54ministre de la Culture.
00:12:09Madame la Présidente,
00:12:11Madame la députée,
00:12:12J'aurais préféré vous parler
00:12:15de l'énorme succès
00:12:16du cinéma de Cannes,
00:12:18de la richesse
00:12:18de la programmation française
00:12:20qui s'y affiche
00:12:21avec plus de 60 films
00:12:23et des fabuleux artistes
00:12:25qu'on y rencontre.
00:12:26Mais j'ai aussi entendu
00:12:28l'émotion,
00:12:29l'inquiétude
00:12:30qui s'exprime
00:12:31dans le secteur du cinéma
00:12:32comme elles se sont exprimées
00:12:34dans le secteur du livre
00:12:35récemment.
00:12:36Ces réactions nous disent
00:12:38que nous partageons
00:12:39au moins une même conviction,
00:12:40la culture est le lieu
00:12:42du débat.
00:12:43Nous sommes un pays
00:12:44de culture,
00:12:45nous l'aimons
00:12:46sous toutes ses formes
00:12:47et nous la voulons
00:12:48diverse, éclectique
00:12:50et respectée.
00:12:51Dans cette économie
00:12:52ambitieuse
00:12:54et fragile,
00:12:55Canal+,
00:12:55a eu une place importante
00:12:57en finançant
00:12:58aujourd'hui
00:12:58environ un film français
00:13:00sur deux.
00:13:01Les premiers films,
00:13:02le cinéma indépendant
00:13:04et bien d'autres.
00:13:05Ils participent
00:13:06de cette diversité
00:13:07de notre cinéma
00:13:08à laquelle
00:13:10nous devons,
00:13:11oui,
00:13:11nous devons
00:13:12veiller collectivement.
00:13:13La place majeure
00:13:14de cette entreprise
00:13:15dans le cinéma
00:13:16lui donne une voix
00:13:17qui compte.
00:13:18Je regrette
00:13:18que la réponse,
00:13:20disproportionnée
00:13:21à tout le moins,
00:13:22apportée aux inquiétudes
00:13:24bien réelles
00:13:24qui se sont exprimées,
00:13:26les avives alors.
00:13:27Alors même
00:13:28que les films
00:13:29sélectionnés
00:13:30aujourd'hui
00:13:31devraient démentir
00:13:32les craintes
00:13:33par la variété
00:13:34des récits
00:13:35ou des imaginaires
00:13:36dans lesquels
00:13:37ils nous entraînent.
00:13:38La France
00:13:39est un grand pays
00:13:40de cinéma.
00:13:41Notre filière
00:13:42du cinéma
00:13:43est une magnifique
00:13:44réussite culturelle
00:13:45et industrielle
00:13:46qui participe
00:13:48de l'attractivité
00:13:50de notre pays
00:13:51et de notre
00:13:52souveraineté culturelle.
00:13:54Nos industries
00:13:54culturelles
00:13:55ne doivent pas
00:13:56être instrumentalisées
00:13:58à des fins politiques.
00:14:00Madame la députée,
00:14:01je crois que
00:14:02vous serez d'accord
00:14:02pour dire avec moi
00:14:03que nous ne devons pas
00:14:05être les jeux
00:14:06de polémiques
00:14:07qui fragilisent
00:14:08une de nos plus belles
00:14:09réussites
00:14:10en attaquant
00:14:11semaine après semaine
00:14:13ces différents
00:14:14piliers
00:14:14accusés
00:14:15d'être au service
00:14:16d'idéologie politique.
00:14:18Je vous remercie.
00:14:19Merci beaucoup
00:14:20Madame la Ministre.
00:14:23La parole est à présent
00:14:24à Monsieur Mathieu Bloch
00:14:25pour le groupe UDR.
00:14:30Merci Madame la Présidente.
00:14:32Ma question s'adresse
00:14:33à Monsieur le ministre
00:14:34de l'Éducation nationale.
00:14:36Monsieur le ministre,
00:14:37depuis mercredi dernier,
00:14:39des milliers
00:14:39de nos compatriotes
00:14:40ont découvert
00:14:41l'abandon,
00:14:42le film qui retrace
00:14:43les onze derniers jours
00:14:44de la vie
00:14:45de Samuel Paty.
00:14:46Ils en ressortent
00:14:47bouleversés,
00:14:48édifiés
00:14:49par la succession
00:14:51des renoncements
00:14:52qui ont conduit
00:14:53un professeur courageux
00:14:54à mourir seul,
00:14:56abandonné
00:14:56par la République.
00:14:58La mémoire
00:14:58de Samuel Paty
00:14:59s'impose
00:15:00à votre administration,
00:15:01Monsieur le ministre,
00:15:02pour ne pas reproduire
00:15:03les mêmes erreurs.
00:15:04Sa mémoire
00:15:05et celle
00:15:06de tous ceux
00:15:06tombés
00:15:07à cause
00:15:08de la barbarie
00:15:08islamiste
00:15:09s'imposent aussi
00:15:10à tous
00:15:11et surtout
00:15:12à notre jeunesse.
00:15:13Or,
00:15:14que constatons-nous ?
00:15:15En marge
00:15:15du festival de Cannes,
00:15:17un soutien affiché
00:15:18de Jean-Luc Mélenchon
00:15:19a ricané
00:15:20de la mort
00:15:21de Samuel Paty
00:15:22jugeant ce film
00:15:24dangereux
00:15:25car il stigmatiserait
00:15:27nos compatriotes musulmans.
00:15:29Sur les réseaux sociaux,
00:15:30dans nos lycées,
00:15:32on observe le même refus
00:15:34de regarder
00:15:35la menace islamiste
00:15:37en face.
00:15:38Il faut dire
00:15:39à nos jeunes
00:15:39que la peur
00:15:40de cet amalgame
00:15:41est elle-même
00:15:42un piège mortel
00:15:43car nier la vérité
00:15:44par crainte
00:15:45de l'amalgame,
00:15:46c'est offrir aux islamistes
00:15:47leur meilleure arme,
00:15:48notre propre lâcheté
00:15:50intellectuelle.
00:15:51Et ceux qui,
00:15:52à la France insoumise,
00:15:54cultivent délibérément
00:15:55cette confusion
00:15:55pour ne pas perdre de voix
00:15:57seront comptables
00:15:59devant l'histoire
00:16:00des radicalisations
00:16:01qu'ils auront eux-mêmes
00:16:02contribué à nourrir.
00:16:06Les Français,
00:16:07eux, collègues insoumis,
00:16:08savent parfaitement
00:16:09distinguer l'islam
00:16:11et l'islamisme.
00:16:12La grande majorité
00:16:13de nos compatriotes musulmans
00:16:15le vivent eux-mêmes
00:16:16comme une évidence.
00:16:17Réarmer moralement
00:16:18notre jeunesse,
00:16:20est une urgence
00:16:21car une jeunesse
00:16:22que l'on prive de vérité,
00:16:23on ne la protège pas,
00:16:25on la livre
00:16:25à l'obscurantisme
00:16:26et à la radicalisation.
00:16:29Monsieur le ministre,
00:16:29ma question est simple.
00:16:30Allez-vous ordonner
00:16:31la projection de ce film
00:16:32dans nos collèges,
00:16:34dans nos lycées
00:16:35pour réarmer moralement
00:16:36notre jeunesse?
00:16:37La parole est à madame
00:16:39Sabrina Roubache,
00:16:40ministre en charge
00:16:42de la formation professionnelle
00:16:43et déléguée
00:16:43auprès du ministre
00:16:44de l'Éducation nationale.
00:16:45Merci madame la présidente,
00:16:47mesdames et messieurs
00:16:48les députés,
00:16:49monsieur le député Bloch,
00:16:50permettez-moi de répondre
00:16:51en lieu et place
00:16:52du ministre de l'Éducation nationale
00:16:54qui est retenu
00:16:54au G7,
00:16:55au G7
00:16:56des ministres
00:16:57d'Éducation nationale.
00:16:58Donc le ministre,
00:16:59évidemment,
00:16:59a vu ce film
00:17:00avec son équipe
00:17:01et comme
00:17:02n'importe quel membre
00:17:04de la communauté éducative,
00:17:06comme la totalité
00:17:07des Français
00:17:07qui iront voir ce film,
00:17:10il en est ressorti,
00:17:11évidemment,
00:17:12profondément ému.
00:17:13Ce film a le mérite rare
00:17:16de la justesse de ton.
00:17:17Il révèle Samuel Paty
00:17:19dans sa pleine humanité,
00:17:21dans ce qu'il était,
00:17:22un homme professeur
00:17:23tout en le faisant entrer
00:17:24dans une sorte
00:17:25d'éternité collective,
00:17:27celle des figures
00:17:28qui nous rappellent
00:17:29que l'école
00:17:29est ce que l'école
00:17:31a de plus précieux
00:17:32et à la fois
00:17:32de plus fragiles.
00:17:34C'est aussi le film
00:17:35qui retrace
00:17:36de manière rigoureuse
00:17:37et équilibrée
00:17:38l'engrenage délétère
00:17:40et progressif
00:17:41qui a conduit
00:17:42à cet attentat terroriste
00:17:43islamiste.
00:17:44Il documente,
00:17:46il explique
00:17:46sans jamais céder
00:17:48ni à la simplification
00:17:49ni à la complaisance.
00:17:52Monsieur le député,
00:17:53à partir de là,
00:17:54l'équipe du film
00:17:55a préparé
00:17:55un projet pédagogique
00:17:57qui est actuellement
00:17:58en cours de travail
00:17:59au sein de l'éducation nationale
00:18:00afin d'être mis
00:18:01à disposition
00:18:02des professeurs
00:18:03qui souhaiteront
00:18:04l'utiliser
00:18:04pour accompagner
00:18:05leurs élèves.
00:18:07la liberté
00:18:09pédagogique
00:18:10et vous me l'accorderez
00:18:10est un trésor
00:18:11moi qui ai
00:18:12produit tant de films
00:18:13notamment sur le phénomène
00:18:15de radicalisation.
00:18:16C'est cette liberté
00:18:17que défendait
00:18:18Samuel Paty
00:18:20et c'est celle
00:18:21de chaque enseignant.
00:18:22C'est au nom
00:18:23de cette liberté pédagogique
00:18:24qui s'impose à nous
00:18:25qu'il convient
00:18:27d'encourager
00:18:27à aller voir ce film
00:18:28mais non
00:18:29de l'obliger.
00:18:30Je vous remercie.
00:18:31Merci beaucoup
00:18:32Madame la Ministre.
00:18:35La parole est à présent
00:18:36à Monsieur Gaëtan
00:18:38du Sausset
00:18:38pour le Rassemblement
00:18:39National.
00:18:41Ma question s'adresse
00:18:43à Monsieur le Ministre
00:18:44du Travail.
00:18:45Objectif plein emploi
00:18:46taux de chômage
00:18:46en dessous des 5%.
00:18:47Voilà la promesse
00:18:48que tenait Emmanuel Macron
00:18:50alors candidat
00:18:50à l'élection présidentielle
00:18:51de 2017.
00:18:53Et bien encore une.
00:18:53Encore une promesse
00:18:54que la Macronie
00:18:55ne respectera pas
00:18:56même au bout de 10 ans.
00:18:57Pour le cinquième trimestre
00:18:59consécutif
00:18:59le taux de chômage
00:19:00augmente dans notre pays
00:19:01et place même désormais
00:19:02la France
00:19:02dans le top 5
00:19:03des pays européens
00:19:04avec le plus fort taux
00:19:05de chômage
00:19:06qu'elle prouesse
00:19:07du Mozart de la finance.
00:19:08Le pire
00:19:09et vous le savez pertinemment
00:19:10c'est que ce taux de chômage
00:19:11à 8,1%
00:19:13est la statistique
00:19:14la plus basse
00:19:14en réalité
00:19:15de la réalité du chômage
00:19:17dans notre pays
00:19:17parce qu'elle ne prend pas
00:19:18en compte
00:19:18les 1,9 millions de français
00:19:20qui sont dans le halo du chômage
00:19:21parce qu'elle ne prend pas
00:19:22en compte
00:19:23les 1,2 millions de français
00:19:24qui subissent
00:19:25une situation de sous-emploi
00:19:26c'est à dire
00:19:27qu'ils travaillent
00:19:27moins que ce qu'ils voudraient
00:19:28car ils en sont empêchés
00:19:30pour des raisons de mobilité
00:19:31de logement
00:19:32de santé
00:19:32de garde d'enfants
00:19:33ou encore tout simplement
00:19:34d'organisation du travail
00:19:35dans les entreprises.
00:19:36Face à cette situation
00:19:37le gouvernement macroniste
00:19:38et c'est une fâcheuse habitude
00:19:39est toujours très généreux
00:19:41avec l'argent des autres.
00:19:42Chaque année
00:19:42on déverse plus de 190 milliards d'euros
00:19:45dans des politiques dites
00:19:45en faveur de l'emploi.
00:19:47Chaque année
00:19:47ce sont plus de 180 dispositifs
00:19:49qu'ils soient gérés
00:19:50par France Travail
00:19:51par des opérateurs
00:19:51ou des collectivités publiques
00:19:53qui sont subventionnés
00:19:54avec une mission d'aide
00:19:55à la réinsertion
00:19:56sur le marché du travail
00:19:57mais pour autant
00:19:58les résultats ne suivent pas.
00:19:59Le chômage augmente
00:20:00la sous-activité
00:20:01et la précarité aussi.
00:20:03Pire
00:20:03dans des secteurs stratégiques
00:20:04comme l'industrie
00:20:05comme dans des secteurs aussi essentiels
00:20:07que l'hôpital public
00:20:07on éprouve de plus en plus
00:20:09de difficultés
00:20:09pour embaucher.
00:20:10Au Rassemblement National
00:20:11nous le disons clairement
00:20:12pour lutter contre le chômage
00:20:13il faut d'abord
00:20:15relancer la machine économique
00:20:16France.
00:20:17Pour moins de chômage
00:20:18il faut plus d'emplois
00:20:19pour plus d'emplois
00:20:19il faut plus de croissance.
00:20:21Donc nécessairement
00:20:22on s'inquiète
00:20:22Monsieur le ministre.
00:20:23Quand on entend
00:20:24en face de ça
00:20:24le gouvernement
00:20:25nous proposer comme seul
00:20:26proposition
00:20:27d'augmenter à nouveau
00:20:28le coût du travail
00:20:29dans notre pays
00:20:30en proposant de baisser
00:20:31une partie des exonérations
00:20:32de charges
00:20:33qui aujourd'hui profitent
00:20:34aussi bien à l'employé
00:20:35qu'à l'employeur.
00:20:36Ma question est donc simple
00:20:37plutôt que de chercher
00:20:38encore une fois
00:20:39à faire payer tout le monde
00:20:40quand est-ce que le gouvernement
00:20:41assumera la responsabilité
00:20:43de la Macronie
00:20:43dans cette débat économique ?
00:20:45Merci beaucoup
00:20:46Monsieur le député
00:20:47la parole
00:20:48est à Monsieur Jean-Pierre Farandou
00:20:50ministre du Travail
00:20:51et des Solidarités.
00:20:52Madame la Présidente
00:20:54Mesdames et Messieurs
00:20:55les députés
00:20:55Monsieur le député
00:20:56du Saucé
00:20:57oui oui vous avez raison
00:20:58le taux de chômage
00:20:59atteint 8,1%
00:21:00au premier trimestre
00:21:012006
00:21:01soit 0,2 points
00:21:03sur le trimestre
00:21:04et 0,7 points
00:21:04sur un an
00:21:05et cette situation
00:21:06appelle vigilance
00:21:07immobilisation
00:21:08ce qui est le cas.
00:21:09Je rappelle quand même
00:21:10le contexte international
00:21:11dégradé
00:21:11marqué par des tensions
00:21:12commerciales
00:21:13les incertitudes géopolitiques
00:21:15et le ralentissement
00:21:16de l'activité
00:21:16le marché du travail français
00:21:18moi je pense
00:21:19fait preuve d'une résilience
00:21:20réelle.
00:21:20Le taux d'emploi
00:21:21des 15-64 ans
00:21:23atteint presque 70%
00:21:24quasiment à son plus
00:21:25haut niveau historique
00:21:26le taux d'activité
00:21:27atteint 75,6%
00:21:30son plus haut niveau
00:21:30depuis 50 ans
00:21:31autrement dit
00:21:32jamais autant de français
00:21:34n'ont travaillé
00:21:34ou souhaité travailler
00:21:35y compris
00:21:36parmi les jeunes
00:21:37et les seniors.
00:21:38Depuis fin 2019
00:21:39cela représente
00:21:39en ordre de grandeur
00:21:40plus de 1,1 million
00:21:42de personnes
00:21:42en emploi supplémentaire
00:21:44et près de 1,2 million
00:21:45d'actifs supplémentaires.
00:21:46La hausse du chômage
00:21:48est réelle
00:21:48elle traduit
00:21:49un ralentissement
00:21:50conjoncturel
00:21:50je crois que vous en conviendrez
00:21:51mais aussi et surtout
00:21:52une hausse de la population active
00:21:54en effet la loi
00:21:55pour le plein emploi
00:21:56et la démarche d'accompagnant
00:21:57des bénéficiaires du RSA
00:21:58qu'elle systématise
00:22:00comptabilise dans les statistiques
00:22:01les personnes
00:22:01qui étaient très éloignées
00:22:02de l'emploi
00:22:03on ne les voyait plus
00:22:04l'INSEE le montre
00:22:05très clairement
00:22:06sur le trimestre
00:22:06les bénéficiaires du RSA
00:22:08et les jeunes de 15 à 29 ans
00:22:09inscrits à France Travail
00:22:10contribuent comptablement
00:22:12à près de 90%
00:22:13de la hausse totale
00:22:14observée du chômage
00:22:15cela signifie
00:22:16qu'une part déterminante
00:22:17de la hausse de taux du chômage
00:22:19correspond à une meilleure identification
00:22:21et un meilleur accompagnement
00:22:22des publics
00:22:23aujourd'hui accompagnés
00:22:24et hier
00:22:24qui ne l'étaient pas
00:22:25vous dire aussi
00:22:26que nous avons engagé
00:22:27avec France Travail
00:22:28les filières industrielles
00:22:29une feuille de roue
00:22:30de 600 000 recrutements
00:22:31cette année
00:22:32pour l'industrie
00:22:32nous avons engagé
00:22:34un plan emploi futur
00:22:35pour accélérer
00:22:36l'installation des jeunes
00:22:37avec 15 mesures
00:22:38et 3 axes majeurs
00:22:39vous l'avez compris
00:22:40nous sommes pleinement mobilisés
00:22:42avec les entreprises
00:22:42pour développer l'emploi
00:22:43offrir de travail
00:22:44à tous les français
00:22:45dans une période économique
00:22:46particulièrement difficile
00:22:47pour le pays
00:22:49merci beaucoup
00:22:50monsieur le ministre
00:22:52la parole est à présent
00:22:54à madame Sandrine Lalanne
00:22:55pour le groupe
00:22:56Ensemble pour la République
00:23:01merci madame la présidente
00:23:02ma question s'adresse
00:23:03à monsieur le garde des Sceaux
00:23:06monsieur le garde des Sceaux
00:23:07la honte
00:23:08la honte d'un système judiciaire
00:23:10qui laisse des enfants
00:23:11entre les mains
00:23:11de leurs bourreaux
00:23:12la honte d'une société
00:23:14qui ferme les yeux
00:23:15depuis trop longtemps
00:23:17cette honte
00:23:17vous l'avez vous-même nommée
00:23:19vous l'avez dit avec force
00:23:20un enfant victime de viol
00:23:22ou d'agression sexuelle
00:23:23toutes les 3 minutes
00:23:24en France
00:23:24un enfant sur 10
00:23:26victime d'inceste
00:23:27c'est 3 enfants par classe
00:23:29je pense à cette mère
00:23:30qui a témoigné dimanche dernier
00:23:31au journal de 20h
00:23:32elle a déposé une plainte
00:23:34en février dernier
00:23:34parce que sa fille
00:23:35de 5 ans
00:23:37a été agressée sexuellement
00:23:38par un animateur périscolaire
00:23:41de la ville de Paris
00:23:42dans ce nouveau scandale
00:23:43de la honte
00:23:44depuis
00:23:46le silence
00:23:47aucune réponse
00:23:48elle attend
00:23:48son enfant attend
00:23:50mais les médias s'en emparent
00:23:51alors ça va s'accélérer
00:23:52dans les commissions d'enquête
00:23:54sur les violences incestueuses
00:23:55dont j'en suis membre
00:23:56et dont je salue d'ailleurs
00:23:57la détermination de sa présidente
00:23:59Maude Petit
00:23:59nous voyons défiler
00:24:01semaine après semaine
00:24:02magistrats, policiers
00:24:04associations, procureurs
00:24:05avocats
00:24:06tous portent le même constat
00:24:09glaçant
00:24:09un phénomène de masse
00:24:11et un système judiciaire
00:24:12défaillant pour l'enfant
00:24:14les remontées sont là
00:24:15les parquets reçoivent
00:24:16des priorités
00:24:17narcotrafic
00:24:18criminalité organisée
00:24:19mais quid des violences
00:24:21sexuelles et incestueuses
00:24:22commises contre nos enfants
00:24:23alors oui
00:24:25il faut saluer votre courage
00:24:26monsieur le garde des Sceaux
00:24:27votre tribune ce dimanche
00:24:29votre audition
00:24:30devant votre commission
00:24:31vous avez annoncé
00:24:32des mesures fortes
00:24:33ordonnance de sursté
00:24:34juge unique des familles
00:24:36parquets spécialisés
00:24:38à l'heure des compromis politiques
00:24:40cette cause ne doit pas en être un
00:24:41il n'y a pas de camp politique
00:24:43pour défendre les enfants
00:24:44il n'y a que l'évidence
00:24:45il n'y a pas de bon moment
00:24:47pour agir
00:24:47il n'y a que l'urgence
00:24:49trois questions
00:24:50monsieur le garde des Sceaux
00:24:50le projet de loi
00:24:51comprenant l'ordonnance de sursté
00:24:53tant attendu
00:24:54sera-t-il inscrit
00:24:55à l'ordre du jour
00:24:56avant l'été
00:24:58quel calendrier
00:24:58pour le juge unique des familles
00:25:00et les parquets spécialisés
00:25:02enfin au-delà des réformes
00:25:03qu'à l'instruction
00:25:04donnez-vous aujourd'hui
00:25:05au procureur
00:25:07pour faire de la protection
00:25:08des enfants
00:25:08une priorité absolue
00:25:10merci
00:25:11merci madame la députée
00:25:12la parole est à Gérald Darmanin
00:25:14garde des Sceaux
00:25:14ministre de la justice
00:25:19merci madame la présidente
00:25:21mesdames et messieurs les députés
00:25:22madame la députée Lalanne
00:25:23en effet
00:25:23la question des violences
00:25:25et notamment des violences sexuelles
00:25:26contre les mineurs
00:25:27je l'ai qualifiée comme telle
00:25:29devant la commission
00:25:29de madame Petit
00:25:30et de monsieur Baptiste
00:25:32et dans la presse
00:25:33ce week-end
00:25:33est une honte
00:25:34pas simplement au ministère
00:25:35de la justice
00:25:35même si c'est avant tout
00:25:37au ministère de la justice
00:25:38que je veux porter mes réformes
00:25:39comme garde des Sceaux
00:25:40sous l'autorité
00:25:40de monsieur le premier ministre
00:25:42pour répondre très concrètement
00:25:43à vos questions
00:25:43et pour que la honte
00:25:44change de camp
00:25:45et que des moyens
00:25:46mais aussi une organisation
00:25:47c'est sans doute ça
00:25:48encore le plus important
00:25:50soit au rendez-vous
00:25:50avec ma collègue Stéphanie Riste
00:25:52nous avons présenté
00:25:53en conseil d'état
00:25:54la loi
00:25:54qui je l'espère
00:25:55il y avait une réunion
00:25:57de conférence des présidents
00:25:58me semble-t-il ce matin
00:25:59sera déposée devant le parlement
00:26:01cet été
00:26:01et qui verra en premier article
00:26:03justement la création
00:26:05de cette ordonnance
00:26:05de sûreté de l'enfant
00:26:07qui permettra enfin
00:26:08la protection
00:26:08le principe de précaution
00:26:10lorsqu'un enfant se dit
00:26:12ou lorsque les parents
00:26:13ou quelqu'un signale
00:26:14une victime d'inceste
00:26:15une victime de viol
00:26:16ou d'attouchement sexuel
00:26:17on met d'abord l'enfant
00:26:19à l'abri
00:26:19et rapidement
00:26:20évidemment la justice
00:26:21lève le doute
00:26:22ou poursuive
00:26:23évidemment les violences
00:26:24qui touchent ces enfants
00:26:25et cette humanité
00:26:26qui est blessée
00:26:27en chaque enfant
00:26:27doit être protégée
00:26:29comme je crois
00:26:30nous le faisons
00:26:30dans bien d'autres domaines
00:26:31qui ne touchent pas
00:26:32l'essentiel de la vie humaine
00:26:33donc d'abord
00:26:34premièrement
00:26:34selon la sûreté
00:26:35c'est à l'ordre du jour
00:26:36du texte
00:26:37dans les prochains jours
00:26:37c'est une révolution
00:26:38révolution qui s'accompagne
00:26:40dès le 7 janvier 2025
00:26:42madame la députée
00:26:43j'ai été le premier
00:26:44garde des Sceaux
00:26:44à mettre dans ma circule
00:26:45politique pénale
00:26:46six jours après mon arrivée
00:26:47la priorité donnée
00:26:49à la poursuite
00:26:49des violences faites aux enfants
00:26:51mais ça ne suffit pas
00:26:51je proposerai au premier ministre
00:26:53un texte sur l'imprescriptibilité
00:26:55des viols
00:26:56qui touchent évidemment
00:26:57les enfants
00:26:58j'espère que ce texte
00:26:59pourra être avant la fin
00:27:00du quinquennat
00:27:01adopté par votre parlement
00:27:02et je vais mettre en place
00:27:04la constatation
00:27:05qui permettra à l'automne
00:27:07de proposer la fusion
00:27:08du juge des enfants
00:27:10du juge des affaires familiales
00:27:11et bien évidemment
00:27:12le juge correctionnel
00:27:13qui s'en occupe
00:27:14pour qu'on ait un juge
00:27:15des familles
00:27:15pour que jamais
00:27:16les enfants
00:27:17ne soient ballotés
00:27:18par notre mauvaise
00:27:19organisation judiciaire
00:27:21merci beaucoup
00:27:22monsieur le garde des Sceaux
00:27:24la parole est à monsieur
00:27:25Jérémy Yordanoff
00:27:27pour le groupe écologiste
00:27:28et social
00:27:29merci madame la présidente
00:27:31madame la ministre
00:27:32de la culture
00:27:32une grande bataille
00:27:33a commencé
00:27:34l'extrême droite
00:27:35est entrée en guerre
00:27:36contre la culture
00:27:37comme elle a toujours fait
00:27:39elle s'attaque
00:27:40à ce qui fonde
00:27:40notre rapport au monde
00:27:42à ce qui nous avons
00:27:43en partage
00:27:43à ce qui nous donne
00:27:44le goût des choses
00:27:45elle s'attaque
00:27:46à la condition même
00:27:47de la liberté
00:27:48et de la démocratie
00:27:49votre majorité
00:27:51a validé
00:27:52le rapport honteux
00:27:52de monsieur Aloncle
00:27:53contre l'audiovisuel public
00:27:54vous n'avez pas réagi
00:27:56plus de 400 écrivains
00:27:58sont partis
00:27:59de chez Grasset
00:28:00en protestation
00:28:01contre l'intervention
00:28:01directe de monsieur Bolloré
00:28:02vous n'avez pas réagi
00:28:04aujourd'hui
00:28:05ce sont
00:28:062000 professionnels
00:28:08du cinéma
00:28:08qui s'alarment
00:28:09du rachat
00:28:09des saluts
00:28:10gécés par monsieur Bolloré
00:28:11encore réaction
00:28:13du directeur
00:28:13de Canal Plus
00:28:14ils menacent
00:28:14de ne plus travailler
00:28:15avec celles et ceux
00:28:16qui osent s'exprimer
00:28:17validant ainsi
00:28:18leurs craintes
00:28:20je veux saluer
00:28:20le courage
00:28:21des acteurs
00:28:22de la culture
00:28:22ils ont senti
00:28:24le danger
00:28:25mortel
00:28:26qui pèse
00:28:27aujourd'hui
00:28:27sur nous toutes
00:28:28et tous
00:28:28ils alertent
00:28:30la tétanie
00:28:31du gouvernement
00:28:32est coupable
00:28:33les mécaniques
00:28:34fascisantes
00:28:35c'est aujourd'hui
00:28:36qu'il faut les combattre
00:28:36demain
00:28:37elles vous auront
00:28:38engloutis
00:28:40il faudrait
00:28:41une grande loi
00:28:41pour l'indépendance
00:28:43et contre la concentration
00:28:44dans la presse écrite
00:28:45l'audiovisuel
00:28:46l'édition
00:28:47le cinéma
00:28:48je sais que vous n'aurez pas
00:28:50ce courage
00:28:51cette volonté
00:28:52si on en reste
00:28:53à l'existant
00:28:54et pour ce qui concerne
00:28:55le cinéma
00:28:56vous pourriez appeler
00:28:57à la démission
00:28:57de monsieur Saada
00:28:58ou dénoncer les accords
00:29:00qui donnent des avantages
00:29:01et aussi des obligations
00:29:01à Canal Plus
00:29:02menacer des personnes
00:29:03pour leurs opinions
00:29:04est incompatible
00:29:05avec la liberté
00:29:06et l'indépendance
00:29:07de la création
00:29:09alors madame la ministre
00:29:10le gouvernement
00:29:11a-t-il déjà abdiqué
00:29:12face à l'extrême droite
00:29:13et à monsieur Bolloré
00:29:15je vous pose la question
00:29:17et à l'inverse
00:29:18de monsieur le président
00:29:19de l'ARCOM
00:29:20je vous invite
00:29:20à prendre toute la mesure
00:29:21de ce qui est en train
00:29:22de se passer aujourd'hui
00:29:23en France
00:29:24et à hausser le ton
00:29:25vraiment à hausser le ton
00:29:26je vous remercie
00:29:27merci beaucoup
00:29:29monsieur le député
00:29:30la parole est à madame
00:29:31Catherine Pégard
00:29:31ministre de la culture
00:29:36donc monsieur le député
00:29:38tout d'abord
00:29:40et en complément
00:29:41de ma réponse précédente
00:29:42je veux vous dire
00:29:44combien ces débats
00:29:45qui nous enferment
00:29:46dans les excès
00:29:47de tous bords
00:29:48me semblent
00:29:49vraiment dangereux
00:29:50le risque
00:29:51le risque
00:29:52monsieur le député
00:29:53le risque
00:29:55monsieur le député
00:29:56est que tout le monde
00:29:57en sorte perdant
00:29:58alors que les défis
00:30:00que rencontre le cinéma
00:30:01sont nombreux
00:30:02intelligence artificielle
00:30:05fréquentation des salles
00:30:06renégociation du cadre
00:30:08réglementaire et financier
00:30:09européen
00:30:10concurrence des plateformes
00:30:12toute la filière
00:30:13est sous tension
00:30:14et ce sont
00:30:15ces inquiétudes
00:30:16et ces préoccupations
00:30:18que je préférerais
00:30:19évoquer aussi
00:30:20devant vous
00:30:21aujourd'hui
00:30:22c'est pour cette raison
00:30:23qu'à Cannes
00:30:24je me suis adressée
00:30:25aux professionnels
00:30:26en annonçant
00:30:27la mise en place
00:30:28de nouvelles règles
00:30:28sur l'intelligence artificielle
00:30:30c'est pour cette raison aussi
00:30:33monsieur le député
00:30:34vous pouvez
00:30:36ça a tout à voir monsieur
00:30:38on parle de la même filière
00:30:39de la filière du cinéma
00:30:41c'est pour cette raison aussi
00:30:43que j'ai organisé
00:30:44une réunion
00:30:44avec mes homologues européens
00:30:46pour avancer
00:30:47sur des négociations européennes
00:30:49qui d'ailleurs
00:30:50a donné lieu
00:30:51à une déclaration
00:30:52signée de 17 ministres
00:30:54cela vous a peut-être échappé
00:30:56la filière cinéma
00:30:57représente 260 000 emplois
00:30:59sur tout notre territoire
00:31:02des expérimentants de salles
00:31:04des techniciens de studios
00:31:05des auteurs
00:31:07des producteurs
00:31:08des artisans
00:31:09des professionnels
00:31:10de l'image et du son
00:31:11dans ce contexte
00:31:13affaiblir les équilibres
00:31:14qui permettent
00:31:15la réussite
00:31:15incontestable
00:31:17qu'est le cinéma français
00:31:18peut avoir des conséquences
00:31:19très concrètes
00:31:20pour notre création
00:31:21mais aussi pour ces emplois
00:31:23que vous semblez oublier
00:31:25nous parlons du cinéma
00:31:27aujourd'hui
00:31:28fleuron industriel français
00:31:30qui rayonne
00:31:32qui innove
00:31:32qui exporte
00:31:33qui attire des investissements
00:31:35étrangers
00:31:36qui crée de l'attractivité
00:31:37alors au milieu
00:31:38des inquiétudes
00:31:39et des critiques
00:31:40des professionnels
00:31:41inquiétudes légitimes
00:31:43je le répète
00:31:43je voudrais que la raison
00:31:45et le dialogue
00:31:45puissent l'emporter
00:31:47sur les menaces
00:31:48madame la ministre
00:31:49monsieur le député
00:31:52madame la ministre
00:31:53votre rôle
00:31:54est de défendre la culture
00:31:55pas d'observer
00:31:56sa mise à mort
00:31:57je vous remercie
00:31:58merci beaucoup
00:32:02avant d'y donner la parole
00:32:03je suis heureuse
00:32:04de souhaiter la bienvenue
00:32:05à madame Patricia Motion
00:32:07devenue députée
00:32:08de la 7ème circonscription
00:32:10de Maine-et-Loire
00:32:10le 27 avril dernier
00:32:12en remplacement
00:32:13de monsieur Philippe Bollot
00:32:14bienvenue à vous
00:32:15madame la députée
00:32:16vous avez la parole
00:32:17pour le groupe démocrate
00:32:18merci madame la présidente
00:32:20ma question s'adresse
00:32:21à madame la ministre
00:32:22de l'agriculture
00:32:23madame la ministre
00:32:25l'agriculture biologique
00:32:26constitue un des outils
00:32:28dans le défi majeur
00:32:29de la transition écologique
00:32:30que l'agriculture
00:32:32doit relever
00:32:32comme l'ensemble
00:32:34de notre société
00:32:35le programme
00:32:36Ambition bio 2027
00:32:38mis en place
00:32:39en 2024
00:32:39avait une ambition forte
00:32:41portée à 18%
00:32:43la surface agricole
00:32:44cultivée en bio
00:32:45en France
00:32:46d'ici 2027
00:32:47cet objectif
00:32:49a été porté
00:32:49à 21%
00:32:50en 2030
00:32:51dans le cadre
00:32:52de la loi
00:32:53d'orientation agricole
00:32:54avec le soutien
00:32:55de votre prédécesseur
00:32:56Marc Fénaud
00:32:57pour atteindre
00:32:58cet objectif
00:32:59les aides
00:33:00à la conversion
00:33:01dans le cadre
00:33:01de la politique
00:33:02agricole commune
00:33:032023-2027
00:33:04atteignaient
00:33:05340 millions
00:33:07d'euros par an
00:33:07mais la crise
00:33:09de consommation
00:33:09des produits biologiques
00:33:11amorcée en 2020
00:33:12a profondément
00:33:13fragilisé
00:33:14ce secteur
00:33:14qui représente
00:33:16aujourd'hui
00:33:1610,1%
00:33:17de la surface
00:33:18agricole utile
00:33:19elle a freiné
00:33:20les conversions
00:33:21provoqué
00:33:21des déconversions
00:33:22et entraîné
00:33:23une sous-consommation
00:33:24significative
00:33:25des crédits dédiés
00:33:26257 millions d'euros
00:33:28non consommés
00:33:29entre 2023
00:33:30et 2024
00:33:31et 150 millions d'euros
00:33:32pour la seule année 2025
00:33:34face à ce constat
00:33:36vous avez annoncé
00:33:36vous avez annoncé
00:33:36début mai
00:33:37le fléchage
00:33:38de 40 millions
00:33:38d'euros
00:33:39vers les zones
00:33:40intermédiaires
00:33:40en soutien
00:33:41notamment aux mesures
00:33:42agri-environnementales
00:33:43et climatiques
00:33:44les MAEC
00:33:45représentent un levier
00:33:46de transition
00:33:47essentiel
00:33:48pour ensemble
00:33:48les agriculteurs
00:33:49et méritent
00:33:49d'être soutenus
00:33:50toutefois
00:33:51alors que nous nous apprêtons
00:33:52à débuter l'examen
00:33:53du projet
00:33:54de loi d'urgence
00:33:54agricole
00:33:55nous sommes nombreux
00:33:56sur ces bancs
00:33:57à avoir besoin
00:33:57de clarté
00:33:58sur l'utilisation
00:33:59des reliquats
00:34:00pour cette année
00:34:01et au-delà
00:34:01ma question est simple
00:34:03madame la ministre
00:34:04quelle est votre feuille
00:34:05de route
00:34:05pour que les crédits
00:34:07non consommés
00:34:07d'aide à la conversion
00:34:08biologique
00:34:09reviennent en priorité
00:34:11à l'agriculture bio
00:34:12d'autant que le rebond
00:34:14de la consommation bio
00:34:15en 2024-2025
00:34:16change la donne
00:34:17les crédits existent
00:34:18la demande repart
00:34:19il appartient désormais
00:34:20à l'Etat
00:34:21d'envoyer un signal clair
00:34:22aux agriculteurs
00:34:23comment comptez-vous
00:34:24saisir cette opportunité
00:34:25pour augmenter
00:34:26la surface agricole
00:34:27en bio
00:34:28soutenir les conversions
00:34:29freiner les déconversions
00:34:30et de manière générale
00:34:31développer un système
00:34:32de production plus durable
00:34:33merci beaucoup
00:34:34madame la députée
00:34:35excusez-moi
00:34:36la parole est à madame
00:34:37Annie Genevin
00:34:37ministre de l'agriculture
00:34:43merci madame la présidente
00:34:45mesdames et messieurs
00:34:46les députés
00:34:46madame la députée
00:34:48Patricia Mention
00:34:49je voudrais tout d'abord
00:34:49vous souhaiter
00:34:50la bienvenue
00:34:51dans cet hémicycle
00:34:53et vous souhaitez
00:34:54d'y faire
00:34:55du bon travail
00:34:56je n'en doute pas
00:34:56alors votre question
00:34:58porte sur le reliquat
00:34:59la conversion
00:34:59à l'agriculture biologique
00:35:01et vous avez parfaitement
00:35:03tracé le tableau
00:35:04une agriculture
00:35:05soutenue par l'état
00:35:06par les crédits européens
00:35:08une agriculture
00:35:09qui est un pilier
00:35:10de la politique agricole
00:35:11de notre pays
00:35:12un rebond
00:35:13dans la consommation
00:35:15des produits agricoles
00:35:16issus de l'agriculture biologique
00:35:18ce qui est une bonne chose
00:35:19et nous nous en réjouissons
00:35:21mais un objectif
00:35:22de 21%
00:35:24de conversion
00:35:24à l'agriculture biologique
00:35:26qui est loin d'être atteint
00:35:28dans notre pays
00:35:28puisque nous sommes
00:35:30à la moitié
00:35:30de cet objectif
00:35:31et lorsqu'il a été fixé
00:35:33dans le cadre
00:35:34de la loi
00:35:35d'orientation agricole
00:35:36chacun savait ici
00:35:37que c'était
00:35:38un objectif espéré
00:35:39mais probablement
00:35:40pas réaliste
00:35:41dans la temporalité
00:35:42qui était indiquée
00:35:44donc ça crée
00:35:45mécaniquement
00:35:45un reliquat
00:35:47qu'il nous faut
00:35:48redistribuer
00:35:48parce qu'il ne faut
00:35:49surtout pas le perdre
00:35:50ce que je voudrais
00:35:51vous dire tout d'abord
00:35:52madame la députée
00:35:53c'est que cet argent
00:35:54doit revenir
00:35:55à l'agriculture
00:35:56c'est indispensable
00:35:57et c'est une discussion
00:36:00que nous avons engagée
00:36:01avec les services
00:36:02de Bercy
00:36:04je ne vous le cache pas
00:36:04néanmoins
00:36:06sur cette somme
00:36:07une première
00:36:08un premier
00:36:08racte
00:36:10a été décidé
00:36:12d'affecter
00:36:1240 millions
00:36:13aux mesures
00:36:15éco-conditionnalité
00:36:17éco-conditionnalisé
00:36:19en faveur
00:36:20des
00:36:21MAEC
00:36:22et de l'agriculture
00:36:23biologique
00:36:24pour ce qui est du reste
00:36:25nous voulons
00:36:26y consacrer
00:36:27également une part
00:36:29au contrat d'avenir
00:36:30dans le cadre
00:36:31de la reconquête
00:36:31de la souveraineté alimentaire
00:36:33projet parmi lesquels
00:36:34figureront
00:36:35immanquablement
00:36:36des projets
00:36:38dédiés
00:36:38à l'agriculture biologique
00:36:39pour le reste
00:36:40c'est une discussion
00:36:41que nous avons engagée
00:36:42avec le ministre
00:36:43des comptes publics
00:36:45et j'espère
00:36:45que nous pourrons trouver
00:36:46une affectation
00:36:48conforme
00:36:49aux vœux
00:36:49des agriculteurs
00:36:50vous avez insisté
00:36:52sur les zones
00:36:53intermédiaires
00:36:54qui sont particulièrement
00:36:55fragiles
00:36:55où il y a
00:36:56de l'agriculture biologique
00:36:57également
00:36:58donc c'est à ce
00:36:59à quoi nous travaillons
00:37:00merci
00:37:00la parole est à présent
00:37:02à monsieur Karim Benbraim
00:37:04pour le groupe socialiste
00:37:13merci
00:37:14merci madame la présidente
00:37:16monsieur le premier ministre
00:37:17le trafic
00:37:18le narcotrafic
00:37:19mène une guerre
00:37:20dans nos quartiers
00:37:21notre réponse
00:37:22ne peut pas être partielle
00:37:23elle doit être intégrale
00:37:25six victimes
00:37:26la semaine dernière
00:37:27à Nice
00:37:28à Dessine
00:37:29à Nantes
00:37:30où les tireurs
00:37:31ont tiré à l'aveugle
00:37:32tuant un enfant
00:37:33de 15 ans
00:37:34et en blessant
00:37:35deux autres
00:37:36toutes les victimes
00:37:37sont sans lien
00:37:38connu
00:37:39avec le narcotrafic
00:37:40je veux adresser
00:37:42mon soutien
00:37:42à leurs familles
00:37:43à leurs proches
00:37:44aux habitants
00:37:45des quartiers touchés
00:37:46ainsi qu'aux forces
00:37:47de police
00:37:48et de justice
00:37:49mobilisées
00:37:52le narcotrafic
00:37:54gangrène nos quartiers
00:37:55face à cette menace
00:37:56les mots
00:37:57et les opérations
00:37:58de communication
00:37:59ne régleront rien
00:38:00nous avons besoin
00:38:01d'action
00:38:02d'action concrète
00:38:03et efficace
00:38:04et de mener ce combat
00:38:06sur deux fronts
00:38:07d'un côté
00:38:08en renforçant durablement
00:38:10les moyens de la police
00:38:11et de la justice
00:38:11pour démanteler
00:38:13les réseaux
00:38:13et tarir
00:38:14leur financement
00:38:15de l'autre
00:38:16en investissant
00:38:17plus fortement
00:38:18dans la prévention
00:38:19notamment auprès
00:38:20des jeunes
00:38:20les plus impactés
00:38:22le parlement
00:38:23a voté
00:38:23l'année dernière
00:38:24de nouveaux
00:38:24moyens législatifs
00:38:26mais les réseaux
00:38:27sont puissants
00:38:28internationaux
00:38:30pour les démanteler
00:38:31il faut maintenant
00:38:31plus de moyens financiers
00:38:33et humains
00:38:34pour agir en amont
00:38:35en renforçant
00:38:36les services
00:38:37de renseignement
00:38:38en agissant aussi
00:38:39plus efficacement
00:38:40en local
00:38:41avec une police
00:38:42de proximité
00:38:43nous avons aussi
00:38:45besoin d'une présence
00:38:46humaine
00:38:46renforcée
00:38:47dans les quartiers
00:38:48de moyens
00:38:49pour accompagner
00:38:50les femmes
00:38:50et les hommes
00:38:50qui agissent
00:38:51chaque jour
00:38:52pour empêcher
00:38:53des jeunes
00:38:53de tomber
00:38:54dans les griffes
00:38:54des trafiquants
00:38:55mais rien
00:38:56dans vos annonces
00:38:57la semaine dernière
00:38:58pour la prévention
00:38:59à Nantes
00:39:00une demande concrète
00:39:01a été faite
00:39:02étendre le dispositif
00:39:03Limits
00:39:04déjà déployé
00:39:05dans le quartier
00:39:05du Breil
00:39:06à d'autres quartiers
00:39:07on ne gagnera pas
00:39:08cette bataille
00:39:09avec la seule force publique
00:39:10nous la gagnerons
00:39:12aussi avec les associations
00:39:13avec les services publics
00:39:15avec les entreprises
00:39:16et avec les familles
00:39:17merci beaucoup
00:39:18monsieur le député
00:39:19la parole est à monsieur
00:39:21Jean Didier Berger
00:39:22ministre délégué
00:39:23auprès du ministre
00:39:23de l'Intérieur
00:39:25madame la présidente
00:39:26mesdames et messieurs
00:39:27les députés
00:39:28monsieur le député
00:39:29je voudrais d'abord
00:39:31excuser Laurent Nunez
00:39:32qui est en train
00:39:33de défendre au Sénat
00:39:34la loi Ripost
00:39:35qui va elle-même
00:39:36permettre d'améliorer
00:39:37encore la sécurité
00:39:38des françaises
00:39:39et des français
00:39:39vous avez raison
00:39:40à menace globale
00:39:42il faut une réponse
00:39:44globale
00:39:45une réponse intégrale
00:39:46et c'est ce qu'apporte
00:39:47le gouvernement
00:39:48de Sébastien Lecornu
00:39:49nous avons
00:39:50ces dernières années
00:39:51renforcé de 10 000 effectifs
00:39:53la police
00:39:54et la gendarmerie
00:39:55il fallait le souligner
00:39:57c'est fait
00:39:57nous avons
00:39:58depuis ces 5 dernières années
00:40:00fait passer le nombre
00:40:01de points de deal
00:40:02de 4000
00:40:02à 2700
00:40:04si le nombre
00:40:05de points de deal
00:40:05dans notre pays
00:40:06avait augmenté
00:40:06de 35%
00:40:07on en parlerait
00:40:08matin, midi et soir
00:40:09il a baissé
00:40:10de 35%
00:40:11nous avons également
00:40:12apporté des réponses
00:40:13plus locales
00:40:15et en Loire-Atlantique
00:40:16il y a effectivement
00:40:17des problèmes
00:40:18des problèmes
00:40:18importants
00:40:19vous avez parlé
00:40:20notamment de ce qui
00:40:21s'est passé
00:40:21le 14 mai
00:40:22où un enfant
00:40:23de 15 ans
00:40:24a été retrouvé
00:40:25touché au thorax
00:40:27il est décédé
00:40:28des suites
00:40:28de ses blessures
00:40:29et deux autres mineurs
00:40:30ont été retrouvés
00:40:31par les secours
00:40:32réfugiés dans les étages
00:40:34au premier
00:40:34et au treizième étage
00:40:35sans qu'aujourd'hui
00:40:36il soit possible
00:40:37de dire
00:40:37les raisons
00:40:38pour lesquelles
00:40:38ils ont été touchés
00:40:40et la compassion
00:40:41du gouvernement
00:40:41va évidemment
00:40:42aux victimes
00:40:43et aux familles
00:40:44et aux habitants
00:40:45comme aux policiers
00:40:46qui sont intervenus
00:40:47et aux forces sentinelles
00:40:47également
00:40:48qui se sont rendus
00:40:48sur place
00:40:49immédiatement
00:40:50le gouvernement
00:40:51a permis d'avoir
00:40:52une brigade de CRS
00:40:54qui restera
00:40:55autant
00:40:55que de besoin
00:40:56nous avons également
00:40:58à l'initiative
00:40:58du Premier ministre
00:40:59mis 700 personnes
00:41:01supplémentaires
00:41:02700 enquêteurs
00:41:03supplémentaires
00:41:04dont 300
00:41:04pour les stups
00:41:06à la suite
00:41:07de la loi
00:41:07narcotrafic
00:41:08rien que
00:41:09depuis le début
00:41:10de l'année
00:41:10sur la Loire-Atlantique
00:41:1225 interdictions
00:41:13de paraître
00:41:13et 4 fermetures
00:41:14de commerce
00:41:15vous le voyez
00:41:15monsieur le député
00:41:16la détermination
00:41:18du gouvernement
00:41:19du ministre de l'Intérieur
00:41:20et du Premier ministre
00:41:21et la mienne
00:41:22est totale
00:41:22et nous continuerons
00:41:23autant que possible
00:41:24autant que de besoin
00:41:25à mettre
00:41:26toute notre détermination
00:41:27au service
00:41:28de cette noble cause
00:41:29parce que dans un pays
00:41:30où un Français sur 3
00:41:31consomme
00:41:31il y a aussi
00:41:32la responsabilité
00:41:33des consommateurs
00:41:35la parole est à présent
00:41:37à Alim Latrèche
00:41:39qui est devenue députée
00:41:40de la première circonscription
00:41:41de l'Isère
00:41:41le 27 mars dernier
00:41:43en remplacement
00:41:43de madame Camille Gaillard-Migné
00:41:45bienvenue à vous
00:41:46monsieur le député
00:41:47vous avez la parole
00:41:48pour le groupe
00:41:49Ensemble pour la République
00:41:50merci madame la présidente
00:41:53madame la ministre de la santé
00:41:54mes chers collègues
00:41:55depuis maintenant deux mois
00:41:57j'ai l'honneur de siéger
00:41:59dans cette assemblée
00:42:00pour représenter
00:42:01les habitants
00:42:01de la première circonscription
00:42:03de l'Isère
00:42:03je veux leur dire
00:42:05ma reconnaissance
00:42:06pour leur confiance
00:42:07et mon engagement total
00:42:09apporté ici
00:42:10avec sincérité
00:42:11et détermination
00:42:12les préoccupations
00:42:13du quotidien
00:42:14qu'ils me confient
00:42:15madame la ministre
00:42:16la santé mentale
00:42:18des jeunes
00:42:19est devenue
00:42:19une urgence nationale
00:42:21cette année encore
00:42:23vous avez fait
00:42:24de la santé mentale
00:42:24une grande cause nationale
00:42:26et nous vous en remercions
00:42:28pour autant
00:42:29les chiffres témoignent
00:42:31d'une réalité
00:42:32toujours alarmante
00:42:33depuis 2019
00:42:34l'hospitalisation
00:42:35pour tentatives
00:42:37de suicide
00:42:37ont augmenté
00:42:39de 76%
00:42:40chez les 20-24 ans
00:42:42et de 118%
00:42:44chez les 10-14 ans
00:42:48derrière les chiffres
00:42:49il y a des vies fragilisées
00:42:52des familles épuisées
00:42:53des jeunes qui décrochent
00:42:55des soignants
00:42:55à bout de souffle
00:42:57en effet
00:42:58nos jeunes ont grandi
00:42:59dans un contexte
00:43:00de crise successives
00:43:01de pression sociale
00:43:03et de surexposition
00:43:04aux réseaux sociaux
00:43:05beaucoup portent
00:43:07un mal-être profond
00:43:08souvent dans le silence
00:43:11partout sur le territoire
00:43:13les professionnels
00:43:14alertent
00:43:15les délais pour obtenir
00:43:16un rendez-vous
00:43:17en pédopsychiatrie
00:43:18peuvent atteindre
00:43:18plusieurs mois
00:43:19dans certains départements
00:43:21des familles doivent
00:43:23parcourir des dizaines
00:43:24de kilomètres
00:43:25pour accéder
00:43:26à une consultation spécialisée
00:43:28les centres
00:43:29médico-psychologiques
00:43:31sont saturés
00:43:32les lits fermes
00:43:33les personnels
00:43:34et les soignants
00:43:34manquent
00:43:35madame la ministre
00:43:37ma question est simple
00:43:38quelles mesures concrètes
00:43:40le gouvernement
00:43:41entend-il mettre en oeuvre
00:43:42pour garantir
00:43:43à chaque jeune
00:43:44partout sur le territoire
00:43:46un accès rapide
00:43:47effectif
00:43:48et équitable
00:43:49à un accompagnement
00:43:50en santé mentale
00:43:51merci beaucoup
00:43:52monsieur le député
00:43:53la parole est à madame
00:43:54Stéphanie Riste
00:43:55au ministre de la santé
00:43:57merci madame la présidente
00:43:59monsieur le député
00:44:00la trèche
00:44:01la santé mentale
00:44:02et particulièrement
00:44:03la santé mentale
00:44:04des jeunes
00:44:05est une urgence
00:44:05elle est une urgence nationale
00:44:07elle est aussi
00:44:08une urgence internationale
00:44:09j'ai pu
00:44:10lors de l'assemblée mondiale
00:44:11de la santé
00:44:12ces deux derniers jours
00:44:13échanger avec beaucoup
00:44:14de ministres de la santé
00:44:15et pour chacun
00:44:16de ces pays
00:44:17c'est un sujet
00:44:19très prédominant
00:44:20et notamment
00:44:21la santé mentale
00:44:22des jeunes garçons
00:44:23pour lesquels
00:44:24les chiffres
00:44:25de suicides
00:44:27augmentent
00:44:28quels que soient
00:44:28nos pays
00:44:29et sur lesquels
00:44:30il faut nous y attarder
00:44:31c'est une urgence
00:44:32pour notre société
00:44:33c'est une urgence
00:44:34je le crois
00:44:34de notre société
00:44:36évidemment
00:44:37d'une responsabilité
00:44:38du gouvernement
00:44:38et du ministre
00:44:39de la santé
00:44:40que je suis
00:44:40mais aussi
00:44:41une responsabilité
00:44:42de chacun d'entre nous
00:44:43à prendre soin
00:44:44de nos jeunes
00:44:45alors oui
00:44:46le gouvernement agit
00:44:47d'un point de vue financier
00:44:49c'est une augmentation
00:44:49de 44%
00:44:52du budget
00:44:53c'est 13 milliards
00:44:54en 2025
00:44:55c'est plus de 300 projets
00:44:58qui sont financés
00:44:59concernant des projets
00:45:00d'amélioration
00:45:01de la santé mentale
00:45:02des enfants
00:45:02et des adolescents
00:45:03c'est un renforcement
00:45:05des CMP
00:45:06c'est une généralisation
00:45:09des maisons
00:45:09des adolescents
00:45:10partout
00:45:11sur le territoire
00:45:12c'est
00:45:13vous le savez
00:45:14nous avons permis
00:45:15l'accès direct
00:45:16à mon soutien psy
00:45:17qui permet
00:45:18aux jeunes
00:45:19d'aller directement
00:45:19chez un psychologue
00:45:21avec un dispositif
00:45:22qui fonctionne
00:45:23une augmentation
00:45:24très importante
00:45:25du nombre
00:45:26de consultations
00:45:27et que nous devons
00:45:28poursuivre
00:45:29nous avons pris aussi
00:45:30un virage préventif
00:45:32avec notamment
00:45:33et avec mon collègue
00:45:35Édouard Geffray
00:45:36nous développons
00:45:37les compétences
00:45:38psychosociales
00:45:39des enfants
00:45:41avec la prévention
00:45:42et vous le savez
00:45:43nombreux parlementaires
00:45:44sont engagés
00:45:45sur ce sujet
00:45:46avec la prévention
00:45:47contre les écrans
00:45:48l'usage des écrans
00:45:50contre les réseaux sociaux
00:45:52qui interviennent
00:45:53évidemment dans l'altération
00:45:55les études scientifiques
00:45:57le montrent
00:45:57l'altération
00:45:58de la santé mentale
00:45:59des jeunes
00:46:00et je vous propose
00:46:01le 2 juin
00:46:02vous êtes invité
00:46:03pour faire le bilan
00:46:04de la grande cause 2025
00:46:06et les perspectives 2026
00:46:08pardon
00:46:08Merci beaucoup
00:46:09Madame la Ministre
00:46:11la parole est à Madame
00:46:12Florence Goulet
00:46:13pour le Rassemblement National
00:46:15Applaudissements
00:46:19Merci Madame la Présidente
00:46:21Monsieur le Premier Ministre
00:46:22Aux Antilles
00:46:22nos compatriotes
00:46:23vivent enfermés chez eux
00:46:25pour tenter d'échapper
00:46:26aux gaz toxiques
00:46:27et des sargasses
00:46:28des enfants souffrent
00:46:29de maux de tête
00:46:30de vomissements
00:46:30des pêcheurs
00:46:31ne peuvent plus
00:46:32prendre la mer
00:46:33des restaurateurs
00:46:34des hôteliers
00:46:35voient leur activité
00:46:36s'effondrer
00:46:37pendant que notre biodiversité marine
00:46:39disparaît
00:46:40dans le silence
00:46:40et l'indifférence
00:46:41voilà la réalité quotidienne
00:46:44de milliers de français
00:46:45abandonnés
00:46:46face à une catastrophe
00:46:47sanitaire
00:46:48écologique
00:46:49et économique
00:46:50majeure
00:46:50et cela dure
00:46:52depuis plus de 15 ans
00:46:5315 années d'alerte
00:46:55de promesses
00:46:56pendant lesquelles
00:46:57l'Etat
00:46:57s'est défaussé
00:46:58sur des collectivités locales
00:47:00qui n'ont ni les moyens humains
00:47:02ni les moyens financiers
00:47:03pour faire face
00:47:04seul
00:47:05à une crise
00:47:06d'une telle ampleur
00:47:07pourtant le droit
00:47:08international
00:47:09est clair
00:47:10la convention
00:47:11des Nations Unies
00:47:12sur le droit
00:47:12de la mer
00:47:13de 1982
00:47:15impose aux Etats
00:47:16de coopérer
00:47:17pour protéger
00:47:18le milieu marin
00:47:19contre les pollutions
00:47:20la France
00:47:21l'a intégré
00:47:22dans son droit
00:47:22dès 1996
00:47:24mais que voyons-nous
00:47:26une politique
00:47:27de réaction
00:47:27perfide
00:47:28qui consiste
00:47:29à un ramassage
00:47:30des algues
00:47:30sur les côtes
00:47:31qui défigure les plages
00:47:32et accélère le recul
00:47:34du trait de côte
00:47:35des millions certes
00:47:36mais sans véritable stratégie
00:47:37c'est un mépris
00:47:39est-ce la vision
00:47:40de votre gouvernement
00:47:41est-ce digne
00:47:42d'un grand Etat
00:47:42comme le nôtre
00:47:43non
00:47:43c'est une honte
00:47:44pourtant des solutions
00:47:46innovantes
00:47:46et industrielles
00:47:47existent
00:47:48telles que le ramassage
00:47:49en haute mer
00:47:50et sa transformation
00:47:51en biogaz
00:47:52nos compatriotes
00:47:54ont le sentiment
00:47:55terrible
00:47:55que si cette crise
00:47:56frappait les plages
00:47:57de Cannes
00:47:58ou de la Bretagne
00:47:59un plan national
00:48:00d'urgence
00:48:01aurait été déclenché
00:48:02depuis fort longtemps
00:48:03alors je vous pose
00:48:04une question
00:48:05simple
00:48:06quand allez-vous
00:48:07enfin faire des sargasses
00:48:09une priorité nationale
00:48:10et débloquer
00:48:11des moyens exceptionnels
00:48:12pour protéger
00:48:13les habitants
00:48:14soutenir les communes
00:48:15et sauver leur économie
00:48:17je vous remercie
00:48:18bravo
00:48:18merci beaucoup
00:48:20madame la députée
00:48:21la parole est à madame
00:48:22Naïma Mouchou
00:48:23ministre en charge
00:48:23des Outre-mer
00:48:28merci madame la présidente
00:48:29mesdames messieurs les députés
00:48:30madame la députée
00:48:32Goulet
00:48:32vous conviendrez
00:48:33avec moi j'espère
00:48:34que ceux qui subissent
00:48:35et qui vivent au quotidien
00:48:37le phénomène des sargasses
00:48:38méritent mieux
00:48:39que des postures
00:48:39ou des commentaires
00:48:40ils attendent de nous
00:48:41que nous agissions
00:48:42et c'est bien
00:48:42ce que nous faisons
00:48:43vous dites que l'état
00:48:45s'est défaussé
00:48:45mais c'est faux
00:48:46l'état est pleinement mobilisé
00:48:47et il est mobilisé
00:48:48sur le terrain
00:48:49nous avons déployé
00:48:50une enveloppe
00:48:51de 6 millions 400 000 euros
00:48:52pour des mesures opérationnelles
00:48:54qui permettent de financer
00:48:55notamment
00:48:56la collecte en mer
00:48:58et nous pensons
00:48:59bien évidemment
00:48:59à la suite
00:49:00puisque c'est un phénomène
00:49:01qui s'intensifie
00:49:02qui s'amplifie
00:49:03dans les territoires
00:49:03que vous avez cités
00:49:05nous préparons
00:49:06un plan sargasse 3
00:49:07qui sera à la hauteur
00:49:08des enjeux
00:49:09nous sommes en train
00:49:10de tirer le bilan
00:49:11du plan sargasse 2
00:49:12les forces
00:49:13les faiblesses
00:49:14j'ai demandé au préfet
00:49:15d'organiser des concertations
00:49:17avec les acteurs institutionnels
00:49:19avec la société civile
00:49:20avec le milieu associatif
00:49:23mon ministère
00:49:24celui de la santé
00:49:25celui de la transition écologique
00:49:26prennent connaissance
00:49:28de ces concertations
00:49:29parce que nous devons
00:49:29rester connectés
00:49:31à ce qui se passe
00:49:31au territoire
00:49:33vous ne direz pas le contraire
00:49:34et nous en tirerons
00:49:36les conclusions
00:49:36nous voulons un plan
00:49:38qui soit à la hauteur
00:49:39des enjeux
00:49:40je l'ai dit
00:49:40à la hauteur de ce fléau
00:49:41qui mine
00:49:42c'est vrai l'économie
00:49:43de ces territoires
00:49:45qui mine aussi le moral
00:49:46de nombreuses familles
00:49:47de nombreux de nos compatriotes
00:49:48et donc nous voulons agir
00:49:50différemment
00:49:50changer de paradigme
00:49:51nous allons construire
00:49:52ce plan
00:49:53autour de 6 piliers
00:49:54évidemment la prévention
00:49:56évidemment
00:49:56la collecte en mer
00:49:58le ramassage
00:49:59le stockage
00:50:00la valorisation
00:50:02et la question sanitaire
00:50:03la question de la santé
00:50:05nous voulons agir
00:50:06absolument sur
00:50:07tous les fronts
00:50:08vous l'avez compris
00:50:09l'urgence est là
00:50:11madame la députée
00:50:11nous nous rejoignons
00:50:12sur l'essentiel
00:50:13et nous serons donc
00:50:14à la hauteur
00:50:15pour aboutir rapidement
00:50:16rapidement
00:50:17étant un plan
00:50:18qui puisse être opérationnel
00:50:20au début de l'été
00:50:21merci madame la ministre
00:50:23la parole est à présent
00:50:25à monsieur Frédéric Maillot
00:50:26pour le groupe GDR
00:50:28merci madame la présidente
00:50:30mes chers collègues
00:50:32madame la ministre
00:50:32des Outre-mer
00:50:33l'absence de vision
00:50:35claire et précise
00:50:36une politique par à coup
00:50:37la méconnaissance
00:50:37de la réalité
00:50:38des pays d'outre-mer
00:50:39vous amenez
00:50:40à prendre des décisions
00:50:41qui entraînent nos pays
00:50:42dans des voies
00:50:43sans issue
00:50:43j'en veux pour preuve
00:50:44que demain à la réunion
00:50:46les maires
00:50:46les professeurs mutés
00:50:47de force
00:50:48les associations
00:50:49d'emploi vert
00:50:49vont unir leurs forces
00:50:51vers une convergence
00:50:51des luttes
00:50:52contre des décisions
00:50:53iniques prises
00:50:54par votre gouvernement
00:50:55année après année
00:50:57vous avez diminué
00:50:57le nombre de contrats
00:50:58parcours emploi compétence
00:51:00année après année
00:51:01vous avez fragilisé
00:51:02le service public
00:51:03certaines mairies
00:51:04se demandent
00:51:05comment assurer
00:51:06les ouvertures
00:51:07des écoles
00:51:07oui sous l'ère
00:51:08de la Macronie
00:51:09l'éducation tient
00:51:10grâce à la précarité
00:51:11la précarité
00:51:12que vous avez
00:51:13perpétuée
00:51:14avec une baisse
00:51:15vertigineuse
00:51:16de la LBLU
00:51:17pendant que nous subissons
00:51:19une crise du logement
00:51:19sans précédent
00:51:20à la réunion
00:51:21une crise aussi
00:51:22pour le monde économique
00:51:23puisque sans commande publique
00:51:24nos TPE
00:51:25PME
00:51:26ne pourront pas tenir
00:51:27ajoutez à cela
00:51:28la colère
00:51:28et l'indignation
00:51:30de nos jeunes lauréats
00:51:31du concours
00:51:31de professeurs
00:51:32contraints
00:51:33de s'exiler
00:51:33à cause d'une administration
00:51:35qui traite des dossiers
00:51:36en oubliant
00:51:37que des familles
00:51:37se déchirent
00:51:38alors qu'à la réunion
00:51:39des postes sont vacants
00:51:40je ne me dresse pas
00:51:41devant vous
00:51:42pour devenir
00:51:43un défenseur
00:51:44de la précarité
00:51:45que représentent
00:51:46les PEC
00:51:46car on ne palie pas
00:51:47la précarité
00:51:49par de la mendicité
00:51:50j'en suis bien conscient
00:51:51mais soyez aussi conscient
00:51:53que ce qui se joue
00:51:54dans nos pays
00:51:55dit d'outre-mer
00:51:55et faites des propositions
00:51:57à la hauteur
00:51:58de nos réalités
00:51:58notre économie
00:51:59mérite mieux
00:52:00que du soupaudrage
00:52:01temporaire
00:52:02aux emplois précaires
00:52:03nous voulons
00:52:04des emplois pérennes
00:52:05pour une continuité
00:52:06du service public
00:52:07pour assurer
00:52:08à nos enfants
00:52:09de bonnes conditions
00:52:10d'accueil
00:52:10à l'école
00:52:10êtes-vous prête
00:52:12êtes-vous prêt
00:52:13le gouvernement
00:52:13à garantir
00:52:14des emplois
00:52:14justes
00:52:15dignes
00:52:16et rémunérateurs
00:52:17cessez de gérer
00:52:18la misère
00:52:19combattez-le réellement
00:52:21merci beaucoup
00:52:22monsieur le député
00:52:23la parole est à monsieur
00:52:24Jean-Pierre Farandou
00:52:25ministre de l'emploi
00:52:26et de la solidarité
00:52:30madame la présidente
00:52:31mesdames et messieurs
00:52:32les députés
00:52:33monsieur le député
00:52:34nous avons bien sûr
00:52:35conscience
00:52:35des difficultés
00:52:36que rencontre
00:52:37votre territoire
00:52:38et la situation sociale
00:52:40qui en découle
00:52:40avec ma collègue
00:52:41Naïma Moutchou
00:52:42ministre des Outre-mer
00:52:43nous avons été saisis
00:52:44par le préfet
00:52:45de la réunion
00:52:45par différents parlementaires
00:52:47des élus locaux
00:52:48de votre territoire
00:52:49sur le montant
00:52:50de l'enveloppe budgétaire
00:52:51allotie au parcours
00:52:53emploi compétence
00:52:54en novembre 2025
00:52:55vous m'avez interrogé
00:52:56déjà sur les difficultés
00:52:57rencontrées
00:52:58par l'émission locale
00:52:59à la réunion
00:52:59je vous avais répondu
00:53:01que l'une des priorités
00:53:02serait de renforcer
00:53:03l'accompagnement des jeunes
00:53:04éloignés de l'emploi
00:53:05en misant sur les dispositifs
00:53:06d'insertion
00:53:07les plus efficaces
00:53:08j'ai tenu mon engagement
00:53:09dans le dernier budget
00:53:10nous avons renforcé
00:53:11la dotation
00:53:12insertion par l'activité
00:53:14économique
00:53:14pour la réunion
00:53:15en 2026
00:53:16de 2,6%
00:53:17par rapport au crédit
00:53:18consommé
00:53:19soit un abondement
00:53:20de 800 000 euros
00:53:21liés au mécanisme
00:53:22de rééquilibrage territorial
00:53:23sur les PEC
00:53:24au plan national
00:53:25nous consacrons
00:53:2633 millions d'euros
00:53:27aux contrats aidés
00:53:28en 2026
00:53:28ce qui permettra
00:53:29de financer
00:53:3015 000 contrats en tout
00:53:31s'agissant spécifiquement
00:53:32de la réunion
00:53:33la programmation prévoit
00:53:34que 25% des PEC
00:53:35totaux
00:53:36soient alloués
00:53:37à votre territoire
00:53:37la réunion constitue
00:53:39donc le territoire
00:53:40qui bénéficie
00:53:40le plus de ce mécanisme
00:53:41j'ai par ailleurs
00:53:42contacté le préfet
00:53:43de la réunion
00:53:44pour lui donner
00:53:45toute liberté de manœuvre
00:53:46dans l'allocation
00:53:47des crédits
00:53:47du fonds d'inclusion
00:53:48pour l'emploi
00:53:49il a donc la possibilité
00:53:50de redéployer
00:53:51des crédits prévisionnels
00:53:52pour allouer
00:53:52de nouveaux contrats
00:53:53parcours emploi
00:53:54enfin pour mémoire
00:53:56je rappelle
00:53:56que la ministère
00:53:57des Outre-mer
00:53:57l'an dernier
00:53:58en 2025
00:53:59avait abordé
00:54:00de manière exceptionnelle
00:54:01la réunion
00:54:01ce qui n'a pas été
00:54:02reconduit cette année
00:54:02il faut apporter
00:54:04des réponses
00:54:04de court terme
00:54:05donc avec
00:54:06la ministre
00:54:07des Outre-mer
00:54:08et le préfet
00:54:09nous allons regarder
00:54:10ce qui peut être fait
00:54:11pour répondre
00:54:11aux attentes exprimées
00:54:12par votre territoire
00:54:13je le redis quand même
00:54:14dans un contexte
00:54:15où les emplois aidés
00:54:16doivent permettre
00:54:17le retour à l'emploi
00:54:18et il y a de ce côté là
00:54:19des choses à ajuster
00:54:19sur votre territoire
00:54:20merci beaucoup
00:54:21pour votre question
00:54:22merci beaucoup
00:54:22monsieur le ministre
00:54:23monsieur le député
00:54:24vous nous dites
00:54:25que vous avez conscience
00:54:25je vais juste vous dire
00:54:26quelque chose
00:54:27science sans conscience
00:54:28n'est que ruine de l'âme
00:54:29vous êtes en train
00:54:29de ruiner notre économie
00:54:30vous n'avez pas dit un mot
00:54:32sur la LBU
00:54:32vous n'avez pas dit un mot
00:54:34sur l'indignité
00:54:34que vous imposez
00:54:35à nos professeurs
00:54:36des écoles
00:54:37qui sont mutés
00:54:37de force vers l'hexagone
00:54:39merci beaucoup
00:54:40monsieur le député
00:54:41monsieur le ministre
00:54:42il vous reste quelques secondes
00:54:43je suis ministre du travail
00:54:45je travaille sur les sujets
00:54:46de travail
00:54:46donc nous sommes prêts
00:54:47à regarder sur votre territoire
00:54:48je le redis
00:54:48les contrats aidés
00:54:50en termes d'insertion
00:54:51ne marchent pas bien
00:54:51sur votre territoire
00:54:52il faudra aussi travailler
00:54:53sur ce sujet
00:54:53merci
00:54:54merci beaucoup
00:54:55monsieur le ministre
00:54:57la parole est à présent
00:54:58madame Céline Hervieux
00:54:59pour le groupe socialiste
00:55:00merci madame la présidente
00:55:03madame la ministre
00:55:04de la culture
00:55:04allez-vous laisser
00:55:06Bolloré
00:55:07écraser
00:55:08la liberté d'expression
00:55:09et de création
00:55:10dans ce pays
00:55:12taisez-vous
00:55:14ou vous serez sanctionné
00:55:16voilà
00:55:16la menace
00:55:17de censure
00:55:18brandie par le président
00:55:19de Canal+,
00:55:20contre les signataires
00:55:21du mouvement
00:55:22Zappé Bolloré
00:55:23qui est extrêmement grave
00:55:24une menace
00:55:25directe
00:55:26et inacceptable
00:55:27contre des artistes
00:55:29des professionnels
00:55:30de la création
00:55:30auxquels nous entendons
00:55:32apporter notre soutien
00:55:33plein et entier
00:55:35alors mes questions
00:55:36elles sont simples
00:55:37madame la ministre
00:55:38et j'ai été assez inquiétée
00:55:39de vos précédentes réactions
00:55:41être un financeur incontournable
00:55:43du cinéma
00:55:44autorise-t-il
00:55:44à imposer le silence
00:55:46à ceux qui veulent s'exprimer
00:55:48autorise-t-il
00:55:48la censure
00:55:50l'Etat
00:55:51n'a-t-il pas son mot
00:55:52à dire
00:55:53quand notre souveraineté
00:55:54culturelle
00:55:54est en danger
00:55:56votre réponse
00:55:57et vos réponses
00:55:57précédentes
00:55:58nous inquiètent
00:55:58parce que
00:55:59j'aimerais savoir
00:55:59madame la ministre
00:56:00votre position
00:56:02fondamentalement
00:56:02considérez-vous
00:56:03que ce qui se passait
00:56:04est choquant
00:56:05ou pas
00:56:05avez-vous conscience
00:56:06de la menace démocratique
00:56:08qu'il y a derrière
00:56:09aujourd'hui
00:56:10le cinéma français
00:56:11fait notre fierté
00:56:12il rayonne dans le monde entier
00:56:13demain
00:56:14sans réaction de votre part
00:56:15il sera directement menacé
00:56:17et le modèle
00:56:17que nous défendons
00:56:18c'est la préservation
00:56:20de cette exception culturelle
00:56:21grâce à l'action
00:56:22de la puissance publique
00:56:23que vous représentez
00:56:24aujourd'hui
00:56:25et oui
00:56:25Canal Plus
00:56:26tient une part essentielle
00:56:27à côté de France Télévisions
00:56:28et du CNC
00:56:29mais ils ne sont pas
00:56:30de simples financeurs
00:56:31ils ont des responsabilités
00:56:33et le modèle français
00:56:34s'est construit
00:56:34sur cette pluralité
00:56:36sur ces différentes sensibilités
00:56:38l'Etat doit être
00:56:39le garant
00:56:39de la liberté d'expression
00:56:40l'Etat est le garant
00:56:42de la liberté de création
00:56:43il doit être le garant
00:56:44de notre souveraineté culturelle
00:56:46et la concentration économique
00:56:47dans ce secteur
00:56:48c'est la mort
00:56:49de la diversité
00:56:50et de la richesse créative
00:56:51le Rassemblement National
00:56:52promet déjà
00:56:52de supprimer le CNC
00:56:54de privatiser France Télévisions
00:56:56s'ils arrivent au pouvoir
00:56:56jusqu'où allez-vous
00:56:58laisser prospérer
00:56:59l'Empire Bolloré
00:56:59et avec lui
00:57:00la menace
00:57:01qu'il fait planer
00:57:01sur ce qui fait
00:57:02la fierté
00:57:02de notre identité française
00:57:03et de notre identité culturelle
00:57:05nous sommes à un an
00:57:06de l'élection présidentielle
00:57:07prenez vos responsabilités
00:57:09et agissez
00:57:10Merci beaucoup
00:57:11La parole est à madame
00:57:12Catherine Pégard
00:57:13ministre de la Culture
00:57:23Madame la Présidente
00:57:25Madame la députée
00:57:26vous m'en voudrez
00:57:28de me répéter
00:57:29je crois
00:57:29mais dans une période
00:57:31dans une période
00:57:33comme celle-ci
00:57:34je crois que nous aurions
00:57:38dans une période
00:57:39comme celle-ci
00:57:40je crois que nous aurions
00:57:41impérativement besoin
00:57:42de retrouver d'abord
00:57:44les voies du dialogue
00:57:44je salue d'ailleurs
00:57:46les organisations professionnelles
00:57:48que j'ai rencontrées
00:57:49et qui se sont exprimées
00:57:51ces derniers jours
00:57:51en ce sens
00:57:52dans un esprit
00:57:53de responsabilité
00:57:54et dans l'intérêt
00:57:55de la filière
00:57:56c'est tout l'enjeu
00:57:58pour moi
00:57:58après les différentes
00:57:59déclarations des derniers jours
00:58:01sur lesquelles
00:58:01je ne reviendrai pas
00:58:02j'ai dit
00:58:04combien il était essentiel
00:58:05que la culture soit diverse
00:58:06et plurielle
00:58:07et que les créateurs
00:58:09soient respectés
00:58:10oui nous protégeons
00:58:11l'exception culturelle
00:58:12mais ma mission
00:58:13ma mission
00:58:15et notre responsabilité
00:58:17collective
00:58:17c'est d'abord
00:58:18d'accompagner
00:58:19les défis
00:58:20et les transformations
00:58:21qui se posent
00:58:23à notre modèle
00:58:24au niveau national
00:58:25comme au niveau européen
00:58:27ce modèle
00:58:28je vous le rappelle encore
00:58:29ce sont des emplois
00:58:30dans nos territoires
00:58:31des ressources économiques
00:58:33qui font vivre nos régions
00:58:34et un formidable vivier de talent
00:58:36les films projetés
00:58:38au festival de Cannes
00:58:39depuis une semaine
00:58:40le démontrent
00:58:40c'est une industrie puissante
00:58:42plurielle
00:58:43qui n'en finit pas
00:58:44de nous émerveiller
00:58:45par sa capacité
00:58:46à nous surprendre
00:58:47à déranger
00:58:48et à faire rêver aussi
00:58:50c'est cela
00:58:51qu'il faut conserver
00:58:52c'est cela
00:58:53qu'il faut encourager
00:58:54ne perdons pas de vue
00:58:55que notre cinéma
00:58:56est capable
00:58:57de nous rassembler
00:58:58de rassembler le monde
00:58:59dans une salle
00:59:00comme il le fait à Cannes
00:59:02et bien au-delà
00:59:03des invectives
00:59:03merci beaucoup
00:59:06madame la ministre
00:59:07la parole est à présent
00:59:09madame Véronique Besse
00:59:11merci madame la présidente
00:59:12ma question s'adresse
00:59:13à monsieur le premier ministre
00:59:15monsieur le premier ministre
00:59:16nous sommes nombreux
00:59:17à vous interpeller
00:59:18chaque semaine
00:59:18sur le pouvoir d'achat
00:59:19des français
00:59:20car sur le terrain
00:59:21c'est le sujet
00:59:22de nos concitoyens
00:59:23alors je vais sûrement
00:59:24vous agacer
00:59:25mais je vais moi aussi
00:59:26vous interroger
00:59:26sur le quotidien
00:59:27de ces millions de français
00:59:28qui vivent aux centimes près
00:59:30qui subissent depuis des années
00:59:31les effets de votre politique
00:59:33et à qui la crise du carburant
00:59:35porte un coup fatal
00:59:36je dis vous allez donc
00:59:37faire des annonces
00:59:38d'aides ciblées
00:59:39je crains malheureusement
00:59:40qu'elles ne correspondent pas
00:59:42aux attentes
00:59:42faute de moyens financiers
00:59:44comme vous saurez si bien
00:59:45nous l'expliquer
00:59:46monsieur le premier ministre
00:59:47je vais vous aider
00:59:48à trouver des économies
00:59:49pour accompagner les français
00:59:50car des solutions existent
00:59:52nous pouvons récupérer
00:59:5313 milliards d'euros
00:59:54immédiatement
00:59:55et la contribution nette
00:59:57de la France
00:59:57à l'Union Européenne
00:59:58contribution qui a encore
01:00:00augmenté
01:00:00de plus de 5 milliards
01:00:01cette année
01:00:02nous pouvons trouver
01:00:04quelques milliards d'économies
01:00:05sur l'audiovisuel public
01:00:06selon la commission d'enquête
01:00:08nous pouvons supprimer
01:00:10ces agences d'Etat
01:00:10qui coûtent très cher
01:00:11qui pondent des rapports
01:00:13que personne ne lit
01:00:14et des campagnes
01:00:15que personne ne comprend
01:00:16nous pouvons réserver
01:00:18les prestations sociales
01:00:19non contributives
01:00:20aux seuls citoyens français
01:00:2214 milliards d'économies
01:00:24nous pouvons mettre fin
01:00:25à l'aide au développement
01:00:26versé aux pays
01:00:27qui refusent de reprendre
01:00:28leurs ressortissants expulsés
01:00:297 à 10 milliards
01:00:31nous pouvons mettre fin
01:00:32à l'AME
01:00:33cette aide médicale d'Etat
01:00:34pour les clandestins
01:00:35pendant que des français
01:00:36renoncent à se soigner
01:00:38faute de moyens
01:00:381,3 milliard
01:00:41ce ne sont pas là
01:00:42les fantasmes de la droite
01:00:43comme vous avez coutume
01:00:44de le dire
01:00:45vous connaissez ces chiffres
01:00:46la peste du pouvoir d'achat
01:00:48des répercussions
01:00:49sur notre économie
01:00:50avec une inflation record
01:00:51et un taux de chômage
01:00:52la France est au bord
01:00:54de la récession
01:00:55alors monsieur le premier ministre
01:00:56pour les français
01:00:57qui se disent
01:00:58que les efforts
01:00:58c'est toujours pour eux
01:00:59allez-vous enfin étudier
01:01:01ces pistes d'économie
01:01:03leur apporter des vraies réponses
01:01:04par exemple
01:01:05rapprocher leur salaire net
01:01:06du brut
01:01:07baisser les cotisations
01:01:08baisser la TVA
01:01:10réduire les dépenses
01:01:10de l'Etat
01:01:11réduire la dette
01:01:12ou comptez-vous
01:01:13rendre le pays
01:01:14en ruine
01:01:14en 2027
01:01:15merci madame la députée
01:01:17la parole est à monsieur Serge Papin
01:01:19ministre des petites
01:01:21et moyennes entreprises
01:01:22du commerce
01:01:22de l'artisanat
01:01:24merci madame la présidente
01:01:27mesdames messieurs les députés
01:01:29madame la députée
01:01:31Véronique Besse
01:01:33écoutez sur votre liste de courses
01:01:35qui d'ailleurs dépend du PLF 27
01:01:38vous pourrez en mettre au débat
01:01:40mais croyez-vous
01:01:42sur ce que vous évoquez
01:01:44au niveau de l'Europe
01:01:45croyez-vous que dans la crise
01:01:47géopolitique
01:01:47qui est celle que nous vivons
01:01:50croyez-vous que
01:01:51dans ces crises
01:01:53qui ne sont pas finies
01:01:54c'est le moment
01:01:55de faire moins d'Europe
01:01:58ça veut dire que
01:01:59oui mais non justement
01:02:01ça veut dire que si
01:02:03si vous faites ça
01:02:04vous condamnez la France
01:02:06à la régression
01:02:06il faut
01:02:07mais oui
01:02:08parce que
01:02:09sans l'Europe
01:02:10comment voulez-vous faire
01:02:11mais oui
01:02:11voilà
01:02:13alors
01:02:14sur le pouvoir d'achat
01:02:16précisément
01:02:17pour revenir à votre question
01:02:19il y a des choses
01:02:20que nous faisons nous
01:02:21et qu'aucun pays d'Europe
01:02:23ne fait
01:02:23de la même manière
01:02:24alors je vais vous dire
01:02:26ce qu'il y a
01:02:27je vais vous lister
01:02:28on a fait une aide
01:02:29pour les grands rouleurs
01:02:30là dans
01:02:31dans les aides
01:02:32du mois d'avril
01:02:34et du mois de juin
01:02:35du mois d'avril
01:02:36et du mois de mai
01:02:37nous avons une prime
01:02:38d'activité
01:02:39de 600 euros
01:02:40par an
01:02:41ça n'existe pas
01:02:42de la même manière
01:02:43dans les autres pays
01:02:43d'Europe
01:02:44nous avons un chèque énergie
01:02:46qui va de 50 à 277 euros
01:02:49non mais ça existe
01:02:50voilà
01:02:51on a
01:02:53une augmentation
01:02:54on a une augmentation
01:02:55du SMIC
01:02:56qui est prévue
01:02:57donc voyez que
01:02:58le gouvernement fait
01:02:59à la fois
01:03:00des aides
01:03:01au pouvoir d'achat
01:03:02et puis
01:03:03comme l'a dit
01:03:03le premier ministre
01:03:04des aides aussi
01:03:05au niveau de l'activité
01:03:06et tout ce que vous
01:03:08donc au niveau
01:03:09d'activité
01:03:10au niveau ciblage
01:03:11et tout ce que vous
01:03:13voulez que l'on fasse
01:03:14là en plus
01:03:16ça va augmenter
01:03:17la dette
01:03:18et ça va se répercuter
01:03:19sur les contribuables
01:03:20mais non
01:03:21mais si
01:03:22écoutez moi je sais compter
01:03:23j'ai été chef
01:03:24j'ai été chef
01:03:25d'entreprise
01:03:26et vous proposez
01:03:27de mettre ça
01:03:29sur le dos
01:03:29des contribuables
01:03:31merci beaucoup
01:03:32monsieur le ministre
01:03:33vous n'avez plus de temps
01:03:34madame la députée
01:03:35la parole est à présent
01:03:36monsieur Jean-Louis Thieriot
01:03:38pour le groupe
01:03:38droite républicaine
01:03:43merci madame la présidente
01:03:45ma question s'adresse
01:03:47au ministre
01:03:48de l'éducation nationale
01:03:49en 2020
01:03:50Samuel Paty
01:03:52était assassiné
01:03:53dans les conditions
01:03:53que l'on sait
01:03:54une pétition
01:03:56en faveur
01:03:56de sa panthéonisation
01:03:58a recueilli
01:03:59plus de 55 000 signatures
01:04:01le 23 avril
01:04:02la présidente
01:04:03de l'association
01:04:04des professeurs
01:04:05d'histoire
01:04:06Joël Alazard
01:04:07relayait
01:04:08la nécessité
01:04:09d'honorer
01:04:09ce héros
01:04:10tranquille
01:04:11suivant les mots
01:04:12de Robert Badinter
01:04:13l'abandon
01:04:14au festival
01:04:15de Cannes
01:04:16a reçu
01:04:16une standing ovation
01:04:17Samuel Paty
01:04:19n'est pas
01:04:20une victime
01:04:21c'est un martyr
01:04:22c'est-à-dire
01:04:23un témoin
01:04:24de deux pierres
01:04:25angulaires
01:04:25de notre pacte
01:04:26républicain
01:04:27la liberté
01:04:28de l'esprit
01:04:29qui ne reconnaît
01:04:30ni le blasphème
01:04:31ni le sacrilège
01:04:32et l'école
01:04:33lieu de transmission
01:04:34des savoirs
01:04:35et des héritages
01:04:37interrogé
01:04:38sur France Info
01:04:39vous avez dit
01:04:39monsieur le ministre
01:04:40que Samuel Paty
01:04:41était une victime
01:04:42du terrorisme
01:04:43qui est devenu
01:04:44un symbole
01:04:45à son corps
01:04:46défendant
01:04:46cette lecture
01:04:48est factuellement
01:04:49fausse
01:04:49alors qu'au nom
01:04:50du pas de vague
01:04:51certains en viennent
01:04:53à s'auto-censurer
01:04:54il a fait le choix
01:04:55de continuer
01:04:56son oeuvre
01:04:56parfois en but
01:04:57au sarcasme
01:04:58il l'a payé
01:04:59de sa vie
01:05:00c'est bien le choix
01:05:01d'un homme libre
01:05:02l'héroïsme des humbles
01:05:04les destins
01:05:06de Samuel Paty
01:05:07et de Marc Bloch
01:05:08qui lui va avoir
01:05:09les honneurs
01:05:09du panthéon
01:05:10consonne admirablement
01:05:12c'est l'aver
01:05:13et le revers
01:05:14d'une même médaille
01:05:14Marc Bloch
01:05:15c'est l'immense historien
01:05:16et le résistant
01:05:17Samuel Paty
01:05:19c'est le professeur
01:05:20de collège
01:05:21qui crée
01:05:22le terreau fertile
01:05:23frère de discipline
01:05:24et frère d'engagement
01:05:26il serait juste
01:05:27qu'ils reposent
01:05:28ensemble
01:05:29au temple
01:05:30des grands hommes
01:05:31alors
01:05:31même si c'est
01:05:32une prérogative
01:05:33du président
01:05:34de la république
01:05:34monsieur le ministre
01:05:36quand accueillons-nous
01:05:37Samuel Paty
01:05:38au panthéon
01:05:39merci beaucoup
01:05:41monsieur le député
01:05:42la parole est
01:05:44à madame
01:05:44Sabrina Roubache
01:05:45ministre déléguée
01:05:47chargée de l'enseignement
01:05:48et de la formation
01:05:48professionnelle
01:05:49merci madame
01:05:51la présidente
01:05:51mesdames et messieurs
01:05:52les députés
01:05:53monsieur le ministre
01:05:55permettez-moi de répondre
01:05:56en lieu de place
01:05:57évidemment
01:05:58du ministre
01:05:58de l'éducation nationale
01:05:59Samuel Paty
01:06:00a été assassiné
01:06:01le 16 octobre 2020
01:06:03ce même soir
01:06:05je projetais un film
01:06:06que j'avais produit
01:06:07Djilaba Basket
01:06:07sur le phénomène
01:06:08de radicalisation
01:06:10il y a plusieurs manières
01:06:11de s'engager
01:06:12et de dire des choses
01:06:14parce qu'il avait choisi
01:06:15et vous l'avez rappelé
01:06:16et vous avez raison
01:06:17et tout le monde a raison
01:06:18dans le cadre
01:06:18d'un cours
01:06:19sur la liberté d'expression
01:06:21de faire
01:06:22son métier
01:06:23jusqu'au bout
01:06:25il a été la cible
01:06:26d'un mensonge
01:06:27d'une campagne de haine
01:06:28organisée sur les réseaux sociaux
01:06:29et il en est mort
01:06:31sa figure est devenue
01:06:32un symbole puissant
01:06:33très puissant
01:06:35de ce que représente
01:06:36l'école
01:06:36notre école de la république
01:06:39et c'est aussi
01:06:40le visage
01:06:41de ce que le terrorisme
01:06:42islamiste
01:06:43cherche à détruire
01:06:44chaque jour
01:06:46je vous l'accorde
01:06:48la démarche
01:06:48de ceux qui demandent
01:06:49sa panthéonisation
01:06:50est profondément respectable
01:06:52elle exprime
01:06:53quelque chose
01:06:54de juste
01:06:55et de très puissant
01:06:56la nécessité
01:06:57d'une reconnaissance nationale
01:06:58à la hauteur
01:06:59de ce que Samuel Paty
01:07:00incarne désormais
01:07:02pour des millions
01:07:02d'enseignants
01:07:03et des millions
01:07:04de français
01:07:04et son entrée
01:07:06dans l'éternité
01:07:07de la république
01:07:08de notre république
01:07:09la question du panthéon
01:07:11appelle une réflexion
01:07:11et vous le savez
01:07:12monsieur le ministre
01:07:13très sérieuse
01:07:13historiquement
01:07:14cette distinction
01:07:15a été associée
01:07:16à un apport
01:07:17individuel
01:07:18déterminant
01:07:19littéraire
01:07:19scientifique
01:07:20politique
01:07:21au point
01:07:22que la personne
01:07:23et son oeuvre
01:07:23finissent
01:07:24par se confondre
01:07:25Samuel Paty
01:07:27une victime
01:07:28du terrorisme
01:07:28islamiste
01:07:29devenu symbole
01:07:30malgré elle
01:07:31par la seule force
01:07:32de son engagement
01:07:33ordinaire
01:07:33et admirable
01:07:35de professeur
01:07:36cela ne diminue
01:07:38en rien
01:07:38monsieur le ministre
01:07:39ce qu'il représente
01:07:40cela pose simplement
01:07:41la question
01:07:41de la forme
01:07:42la plus juste
01:07:43pour honorer
01:07:44sa mémoire
01:07:45monsieur le ministre
01:07:46ce qui est certain
01:07:47c'est que Samuel Paty
01:07:48ne doit jamais être oublié
01:07:49et que la nation
01:07:50lui doit une reconnaissance
01:07:51à la mesure
01:07:52de son martyr
01:07:54mais vous le savez
01:07:55et vous l'avez dit
01:07:55cette décision
01:07:57dépend du président
01:07:58de la république
01:07:58en tout cas
01:07:59vous trouverez
01:08:00quelqu'un à vos côtés
01:08:01pour porter le sujet
01:08:02très haut
01:08:03merci beaucoup
01:08:04la parole est à présent
01:08:06madame Marie-Charlotte Garin
01:08:08pour le groupe
01:08:08écologiste et social
01:08:11merci madame la présidente
01:08:13monsieur le premier ministre
01:08:16monsieur le premier ministre
01:08:17c'est à vous que je parle
01:08:18parce que ça devrait être
01:08:19votre priorité
01:08:21et vous je suis désolée
01:08:22mais vous ne savez pas
01:08:23ce que c'est
01:08:24vous ne savez pas
01:08:25ce que c'est
01:08:25de trembler
01:08:26quand vous entendez
01:08:27les clés qui tournent
01:08:28dans la serrure
01:08:28de sursauter
01:08:29quand les placards claquent
01:08:30vous ne savez pas
01:08:31ce que c'est
01:08:32que d'aller au commissariat
01:08:33et de vous entendre dire
01:08:34que ça va passer
01:08:36en neuf jours
01:08:38six femmes
01:08:39ont été tuées
01:08:40par leur conjoint
01:08:41ou leur ex-conjoint
01:08:42alors le temps passe
01:08:44les associations
01:08:45alertent
01:08:46les moyens manquent
01:08:47et les femmes meurent
01:08:49si le temps du festival
01:08:50de Cannes
01:08:51six acteurs étaient morts
01:08:52ce serait l'effroi
01:08:53sur ces bancs
01:08:54mobilisation générale
01:08:55minute de silence
01:08:56hommage national
01:08:57réaction de matignon
01:08:59tout ce pays
01:09:00serait à l'arrêt
01:09:00à la place
01:09:02Sylvie
01:09:03Angeline
01:09:04Denise
01:09:05Chloé
01:09:06Céline
01:09:07elles
01:09:08elles n'ont droit à rien
01:09:10assis
01:09:11éventuellement
01:09:12une pensée émue
01:09:13sur Twitter
01:09:13de vos ministres
01:09:14pardon
01:09:14mais votre job
01:09:16ce n'est pas les pensées
01:09:17émues sur Twitter
01:09:17ou les condoléances
01:09:18votre job
01:09:19c'est l'action
01:09:19et ça fait dix ans
01:09:20que vous êtes au pouvoir
01:09:21ça fait dix ans
01:09:22qu'on nous parle
01:09:23de grandes causes
01:09:23du quinquennat
01:09:24et vous savez
01:09:25ce qu'il se passe
01:09:26il se passe
01:09:26qu'il n'y a sur ces bancs
01:09:27aucune parlementaire
01:09:28féministe qui vous croit
01:09:29aucune association
01:09:30aucune famille de victimes
01:09:32aucune victime
01:09:33pour croire
01:09:34quoi que ce soit
01:09:34de ce que vous pouvez annoncer
01:09:36parce qu'à chaque fois
01:09:37vous annoncez des mesures
01:09:39ce sont des opérations
01:09:40de communication
01:09:41sans les moyens
01:09:42qui vont avec
01:09:42et vos belles paroles
01:09:44sans argent
01:09:45pour sauver nos vies
01:09:46on n'en veut plus
01:09:48monsieur le ministre
01:09:49ma question est simple
01:09:51il faut encore
01:09:52combien de femmes tuées
01:09:54et notre réponse
01:09:55elle est tout aussi simple
01:09:56on veut une loi cadre
01:09:58on veut 3 milliards
01:09:59et une mobilisation
01:10:00générale de l'Etat
01:10:03merci beaucoup
01:10:04madame la députée
01:10:06la parole est à monsieur
01:10:08Jean-Didier Berger
01:10:09ministre auprès
01:10:10du ministre de l'Intérieur
01:10:14madame la présidente
01:10:15mesdames et messieurs
01:10:16les députés
01:10:17madame la députée
01:10:18Marie-Charlotte Garin
01:10:19il me semble que ce sujet
01:10:21est suffisamment grave
01:10:22pour que nous puissions
01:10:23le temps
01:10:24d'un instant
01:10:26ne pas céder
01:10:28à la polémique
01:10:29parce que heureusement
01:10:32heureusement que
01:10:34heureusement que ce sujet
01:10:35peut préoccuper
01:10:36celles et ceux
01:10:37qui ne savent pas
01:10:38ce que c'est que d'avoir peur
01:10:39si seuls ceux
01:10:41qui savent ce que c'est
01:10:42que d'avoir peur
01:10:42s'occuper du sujet
01:10:43je pense qu'il y aurait
01:10:45un déficit de mobilisation
01:10:46et tout le gouvernement
01:10:48est mobilisé
01:10:49pour faire face
01:10:50à cette situation
01:10:52quand autant de femmes
01:10:54meurent
01:10:54sous les coups
01:10:56de leur conjoint
01:10:57ou d'ex
01:10:58quand autant de femmes
01:11:01sont victimes
01:11:02de violences
01:11:03quand autant de femmes
01:11:05passent à l'acte
01:11:07et se suicident
01:11:08ou font des tentatives
01:11:09de suicide
01:11:09toute la nation
01:11:11doit être mobilisée
01:11:12c'est ce qu'a fait
01:11:12le gouvernement
01:11:13face aux 274 000
01:11:16victimes
01:11:16de violences conjugales
01:11:1884% de ces victimes
01:11:20sont des femmes
01:11:2164% de ces violences
01:11:23sont des violences
01:11:24physiques
01:11:24et c'est la raison
01:11:25pour laquelle les moyens
01:11:26d'ores et déjà
01:11:27ont été renforcés
01:11:29depuis le Grenelle
01:11:31de 2019
01:11:32prenez simplement
01:11:33les faits
01:11:34madame la députée
01:11:34les faits
01:11:36il y avait
01:11:37des téléphones
01:11:38grand danger
01:11:39qui étaient déployés
01:11:40il y en avait
01:11:40moins de 1000
01:11:41dans notre pays
01:11:42il y en a aujourd'hui
01:11:43plus de 7000
01:11:44ces 7000 téléphones
01:11:46déployés
01:11:46ont permis
01:11:47de recueillir
01:11:48la détresse
01:11:50de plus de
01:11:513500 victimes
01:11:52l'année dernière
01:11:53des bracelets
01:11:55anti-rapprochement
01:11:56il y en a plus
01:11:57de 660
01:11:58déployés
01:11:59dans tout le pays
01:12:00qui ont permis
01:12:01de protéger
01:12:01plus de 3500 victimes
01:12:03voilà
01:12:04des faits concrets
01:12:05qui nous permettent
01:12:06d'avancer
01:12:06des moyens
01:12:07il en faut
01:12:08nous en avons mis
01:12:10davantage
01:12:10et j'imagine
01:12:11que lors des prochains
01:12:12débats budgétaires
01:12:13vous ferez partie
01:12:13de celles et de ceux
01:12:14qui soutiendront
01:12:15l'accroissement
01:12:15de ces moyens
01:12:17merci monsieur le ministre
01:12:18madame la députée
01:12:20vous nous baladez
01:12:21vous nous baladez
01:12:22le dernier budget
01:12:23vous avez baissé
01:12:24les moyens
01:12:24sur le programme 137
01:12:25aujourd'hui
01:12:26on sait ce qu'il faut faire
01:12:27quand vous regardez
01:12:28l'Espagne
01:12:29il y a des moyens
01:12:29en plus
01:12:30et bien il y a des mortes
01:12:31en moins
01:12:31et comme vous savez
01:12:32exactement ce qu'il faut faire
01:12:33c'est mettre l'argent
01:12:34vous êtes responsable
01:12:35des mortes
01:12:35qu'on aurait pu éviter
01:12:36merci beaucoup
01:12:37madame la députée
01:12:40la parole est à présent
01:12:41à monsieur Frédéric Falcone
01:12:43pour le groupe
01:12:43Rassemblement National
01:12:46merci madame la présidente
01:12:48monsieur le ministre
01:12:48mes chers collègues
01:12:49alors vous avez récemment
01:12:50affiché votre soutien
01:12:51au plan européen
01:12:52pour le logement abordable
01:12:53mis en place
01:12:54par la commission européenne
01:12:55nous rappelons à ce gouvernement
01:12:57soumis à madame van der Leyen
01:12:58que le logement
01:12:59n'est en aucun cas
01:12:59une compétence
01:13:00de l'union européenne
01:13:01et que la commission
01:13:02tente une nouvelle fois
01:13:03d'instrumentaliser une crise
01:13:04pour attaquer
01:13:05la souveraineté des états membres
01:13:06avec son green deal
01:13:07la commission européenne
01:13:08a déjà à son actif
01:13:09la destruction
01:13:09de notre modèle énergétique
01:13:11de notre industrie
01:13:12et de notre agriculture
01:13:13vous comprendrez
01:13:14nos inquiétudes
01:13:15s'il y a bien
01:13:16des français victimes
01:13:17d'une décennie
01:13:17de macronisme
01:13:18ce sont les étudiants
01:13:19un étudiant sur 5
01:13:20renonce à ses études
01:13:22supérieures
01:13:22faute de trouver un logement
01:13:23les raisons
01:13:24d'abord les contraintes énergétiques
01:13:26instaurées par Edouard Philippe
01:13:27qui n'assume pas
01:13:28unique en Europe
01:13:29que vous imposez au logement
01:13:31depuis 2025
01:13:31et qui programme
01:13:33le retrait progressif
01:13:34de millions de logements
01:13:35du marché locatif
01:13:36résultat
01:13:37à Paris
01:13:37moins 60%
01:13:38d'offres locatives
01:13:39en 3 ans
01:13:39c'est un véritable carnage
01:13:41et ce sont les étudiants
01:13:42de la ruralité
01:13:43de la France périphérique
01:13:44sans pôle de formation
01:13:46suffisant
01:13:46qui se retrouvent
01:13:47sur le carreau
01:13:48comme ceux de ma circonscription
01:13:49à Narbonne
01:13:50qui n'ont plus les moyens
01:13:51de partir à Toulouse
01:13:52ou à Montpellier
01:13:53où 20 dossiers
01:13:54sont déposés
01:13:54pour une seule annonce
01:13:55pendant ce temps
01:13:56les quelques 170 000 places
01:13:58en résidence Crous
01:13:59sont occupées
01:13:59par un tiers
01:14:00d'étudiants étrangers
01:14:01alors qu'ils ne représentent
01:14:02que 10%
01:14:03de la population étudiante
01:14:04l'université étant devenue
01:14:06une véritable filière
01:14:06d'immigration
01:14:07il y a là
01:14:08un gros problème
01:14:10Monsieur le ministre
01:14:11avant votre départ
01:14:12dans quelques mois
01:14:13il est encore temps d'agir
01:14:14pour la rentrée de septembre
01:14:15nous demandons
01:14:16la levée immédiate
01:14:17des contraintes
01:14:18liées au DPE
01:14:18pour la location
01:14:19qui doivent être renvoyées
01:14:20au débat de la présidentielle
01:14:21nous demandons aussi
01:14:23dès à présent
01:14:23l'instauration
01:14:24d'un quota de place
01:14:25dans les résidences Crous
01:14:26pour les étudiants étrangers
01:14:27enfin nous demandons
01:14:28un régime exceptionnel
01:14:29en matière d'urbanisme
01:14:30afin de transformer
01:14:32en urgence
01:14:32les millions de mètres carrés
01:14:33de bureaux vides
01:14:34en logements étudiants
01:14:35je vous remercie
01:14:37merci beaucoup
01:14:38monsieur le député
01:14:39la parole est à monsieur
01:14:40Vincent Jambrun
01:14:41ministre de la ville
01:14:43et du logement
01:14:44merci madame la présidente
01:14:45mesdames et messieurs députés
01:14:46monsieur le député Falcon
01:14:48d'abord j'ai eu l'occasion
01:14:50à Chypre
01:14:51dans le cadre de la réunion informelle
01:14:52des ministres du logement
01:14:53de rappeler la volonté
01:14:54de travailler
01:14:55de façon partenariale
01:14:56à un certain nombre
01:14:57de défis
01:14:58y compris la crise du logement
01:14:59qui touche tous les pays européens
01:15:00mais en rappelant
01:15:01avec beaucoup de fermeté
01:15:03le fait que le logement
01:15:04restait une prérogative nationale
01:15:05et que évidemment
01:15:07travailler en partenariat
01:15:08ne voulait pas dire
01:15:08rester indépendant
01:15:09sur ces sujets
01:15:10je voulais vous le préciser
01:15:11puisque vous sembliez
01:15:12dire le contraire
01:15:13dans votre question
01:15:14ensuite
01:15:14j'ai eu l'occasion
01:15:16de le dire souvent
01:15:16à ce micro
01:15:17la crise du logement
01:15:18frappe tous les français
01:15:19mais vous avez raison
01:15:20de le rappeler
01:15:21particulièrement
01:15:22les plus jeunes
01:15:23et les étudiants
01:15:24et c'est pourquoi
01:15:24le gouvernement
01:15:25a décidé de prendre
01:15:26ce sujet
01:15:26évidemment à bras le corps
01:15:28d'abord permettez-moi
01:15:29de rappeler très brèvement
01:15:30deux trois chiffres
01:15:31entre 2013 et 2023
01:15:33on produisait en moyenne
01:15:358000 logements étudiants
01:15:36chaque année
01:15:36depuis 2024
01:15:38on a passé la barre
01:15:39des 9400
01:15:40c'est même 13 000 logements
01:15:42en 2025
01:15:42et nous allons poursuivre
01:15:44cette ambition
01:15:44et j'aurai l'occasion
01:15:45avec mon collègue
01:15:46Philippe Baptiste
01:15:47de signer une convention
01:15:49avec la Banque des Territoires
01:15:50dès cette semaine
01:15:51pour mobiliser
01:15:525 milliards d'euros
01:15:53pour réaliser
01:15:54entre 2025 et 2030
01:15:56la création
01:15:57de 75 000 logements étudiants
01:15:59abordables
01:16:00c'est évidemment
01:16:01un effort considérable
01:16:02et nous avons la chance
01:16:03de le faire
01:16:03en partenariat
01:16:04avec la Banque des Territoires
01:16:05et les CRUS
01:16:06cela va sans dire
01:16:07nous mobiliserons également
01:16:08une foncière dédiée
01:16:09au logement
01:16:10pour mobiliser
01:16:11le foncier
01:16:12de l'Etat
01:16:12à ce niveau-là
01:16:13et puis ensuite
01:16:14vous évoquez un enjeu important
01:16:16celui du DPE
01:16:16vous l'avez entendu
01:16:17dans le projet de loi
01:16:18logement qui a été annoncé
01:16:19par le Premier ministre
01:16:20nous avons l'intention
01:16:21de maintenir notre ambition
01:16:23de transformation du parc
01:16:24d'un point de vue
01:16:25de la transition énergétique
01:16:27et thermique
01:16:28mais cela avec pragmatisme
01:16:30et donc j'espère que vous serez au rendez-vous
01:16:31pour voter
01:16:33ces mesures qui viendront
01:16:34assouplir tout cela
01:16:35et ça s'appliquera évidemment
01:16:36à tous les logements étudiants
01:16:37comme les autres
01:16:38je vous remercie
01:16:39merci beaucoup monsieur le ministre
01:16:40monsieur le député
01:16:41oui merci monsieur le ministre
01:16:42alors français tenait bon
01:16:44à partir de 2027
01:16:45fin du DPE
01:16:46dès l'élection
01:16:47de Jordan Bardella
01:16:48Marine Le Pen au pouvoir
01:16:48merci
01:16:50je vous remercie
01:16:53la parole est à présent
01:16:54monsieur Stéphane Lenormand
01:16:56pour le groupe Piotte
01:16:58merci madame la présidente
01:17:01ma question s'adresse
01:17:02au Premier ministre
01:17:04ou à la ministre des Outre-mer
01:17:05ou à tout ministre
01:17:06de ce gouvernement
01:17:07qui veuille bien
01:17:08me répondre
01:17:09puisque depuis mars 2025
01:17:12tous mes courriers
01:17:14sont restés sans réponse
01:17:16ni même avec un accusé de réception
01:17:17le sujet concerne
01:17:19le désenclavement aérien
01:17:20de l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon
01:17:21qui est opéré
01:17:22par une délégation
01:17:23de services publics
01:17:25celui-ci est opéré
01:17:26par une compagnie locale
01:17:27qui depuis des décennies
01:17:29a prouvé sa fiabilité
01:17:30sans sérieux
01:17:31et sans professionnalisme
01:17:32elle a eu quelques difficultés
01:17:34qui l'ont amené
01:17:35à se séparer
01:17:36du deuxième avion
01:17:37qu'elle a exploité
01:17:39qui est un Cessna
01:17:40de 8 places
01:17:41et rapidement
01:17:42il s'est avéré
01:17:44que cet avion
01:17:45était un élément essentiel
01:17:46outre
01:17:47le transport de passagers
01:17:49entre les deux îles
01:17:50mais un élément essentiel
01:17:51de sécurité publique
01:17:52de secours à la personne
01:17:54puisqu'il organisait
01:17:55les évacuations sanitaires
01:17:57entre nos îles
01:17:58et via le Canada
01:17:59devant l'urgence
01:18:01la mobilisation
01:18:01des syndicats
01:18:02et des élus
01:18:02une solution temporaire
01:18:04a été trouvée
01:18:05avec un avion
01:18:06et un équipage canadien
01:18:08ma position
01:18:09est assez simple
01:18:10sur des sujets
01:18:11aussi stratégiques
01:18:13aussi régaliens
01:18:15nous devons trouver
01:18:16les moyens
01:18:17d'avoir notre indépendance
01:18:19et de retrouver
01:18:20la possibilité
01:18:20d'exploiter
01:18:21un deuxième appareil
01:18:23j'attendais du gouvernement
01:18:24en tant que chef
01:18:25d'orchestre
01:18:26qu'il donne
01:18:27le là de la partition
01:18:29je n'ai eu aujourd'hui
01:18:30que des silences
01:18:31le temps presse
01:18:34la possibilité
01:18:35m'est offerte
01:18:35par l'intermédiaire
01:18:36de cette question
01:18:36de demander
01:18:37une nouvelle fois
01:18:38au gouvernement
01:18:38quelle est sa position
01:18:40sur ce sujet
01:18:41qui est extrêmement sensible
01:18:43pour un petit territoire
01:18:44insulaire
01:18:45comme le mien
01:18:45je vous remercie
01:18:46merci beaucoup
01:18:47monsieur le député
01:18:48la parole est à madame
01:18:50Naïma Moutchou
01:18:50ministre des Outre-mer
01:18:55merci madame la présidente
01:18:56mesdames messieurs les députés
01:18:57monsieur le député
01:18:59le normand
01:18:59je sais l'inquiétude
01:19:02que ce sujet
01:19:02des évacuations sanitaires
01:19:03peut provoquer
01:19:04chez les Saint-Pierret
01:19:05chez les Miquelonais
01:19:06bien sûr
01:19:07puisqu'on touche
01:19:08à des sujets essentiels
01:19:09l'accès aux soins
01:19:10la continuité
01:19:11du service public
01:19:12dans l'archipel
01:19:13le fait est
01:19:14c'est vrai
01:19:14qu'une compagnie locale
01:19:16a décidé de rompre
01:19:17unilatéralement
01:19:17et elle a fait d'ailleurs
01:19:18avant l'échéance
01:19:19à laquelle elle s'était engagée
01:19:20d'assurer ce service
01:19:22alors c'était
01:19:23la continuité territoriale
01:19:24entre Saint-Pierret et Miquelon
01:19:25les évacuations sanitaires
01:19:27mais aussi tous les transferts
01:19:28de soins programmés
01:19:29c'est donc un sujet important
01:19:30c'est un sujet sérieux
01:19:31ce que nous avons fait
01:19:32à titre transitoire
01:19:33d'abord
01:19:34c'est de mobiliser
01:19:35des crédits
01:19:36mon ministère a mobilisé
01:19:37des crédits
01:19:37justement pour assurer
01:19:38cette période
01:19:39pour faire en sorte
01:19:40que cette continuité
01:19:41puisse avoir lieu
01:19:43qu'il n'y ait pas
01:19:44de difficulté
01:19:44dans la prise en charge
01:19:46de ceux qui devaient l'être
01:19:47c'est le premier point
01:19:48nous continuons à travailler
01:19:49avec les équipes
01:19:50de la ministre de la Santé
01:19:52Stéphanie Riste
01:19:53pour que cette année
01:19:542026
01:19:55ne connaissent pas
01:19:56de difficulté
01:19:57et puis il y a la suite
01:19:58la suite
01:19:59c'est la délégation
01:20:00de services publics
01:20:01qui va appartenir
01:20:02aux acteurs
01:20:03qui sont concernés
01:20:04de définir
01:20:05cette délégation
01:20:06de services publics
01:20:07de répondre
01:20:07au cahier des charges
01:20:09ce que je peux vous dire
01:20:10c'est que
01:20:11ce sont les acteurs
01:20:12qui devront formuler
01:20:13leurs solutions
01:20:13dans ce cadre
01:20:14ce seront aux financeurs
01:20:15d'apprécier à la fois
01:20:17la pertinence
01:20:17et le coût
01:20:18alors il y a plusieurs solutions
01:20:19qui sont sur la table
01:20:20nous en avions
01:20:21d'ailleurs discuté
01:20:22monsieur le député
01:20:23je sais laquelle
01:20:24a votre préférence
01:20:25ce qui est certain
01:20:26c'est que l'état
01:20:27sera attentif
01:20:28à tous les aspects
01:20:29de sécurité
01:20:30qui incluront
01:20:31bien sûr
01:20:31les évassants
01:20:32au sens strict
01:20:33l'évacuation urgente
01:20:34de personnes blessées
01:20:35ou malades
01:20:35sur décision médicale
01:20:37vers le plateau technique
01:20:38hospitalier
01:20:38le plus adapté
01:20:39aux besoins
01:20:40du patient
01:20:41je veux vous rassurer
01:20:42sur ce point
01:20:43et je veux vous rassurer
01:20:43sur le fait
01:20:44que nous continuerons
01:20:45évidemment à regarder
01:20:46à suivre ce dossier
01:20:47de près
01:20:48et je vous invite
01:20:49à ce que nous puissions
01:20:49nous revoir
01:20:50très très prochainement
01:20:50monsieur le député
01:20:51merci madame la ministre
01:20:53monsieur le député
01:20:56oui rapidement
01:20:57en effet
01:20:57la prochaine délégation
01:20:58de services
01:20:59offre la possibilité
01:21:00d'inclure
01:21:01cette dimension régalienne
01:21:02puisqu'elle ne l'est pas
01:21:03actuellement
01:21:04les partenaires
01:21:05que sont la collectivité
01:21:06ou la CPS
01:21:07sont déjà autour de la table
01:21:08et je crois
01:21:08qu'il peut rapidement
01:21:10trouver une solution
01:21:10pérenne
01:21:11de façon à assurer
01:21:12cette dimension
01:21:13je vous remercie
01:21:14merci beaucoup
01:21:15monsieur le député
01:21:16la parole est à présent
01:21:17madame Sylvie Ferrer
01:21:19pour la France Insoumise
01:21:20merci madame la présidente
01:21:21monsieur le premier ministre
01:21:23pour 2026
01:21:24déjà
01:21:2536 femmes sont mortes
01:21:27sous les coups
01:21:27de leurs compagnons
01:21:28ou ex-compagnons
01:21:29dont 7
01:21:30en seulement 15 jours
01:21:31ce mois-ci
01:21:33messieurs
01:21:33Darmanet Nunez
01:21:34malgré vos bonnes intentions
01:21:35et vos effets d'annonce
01:21:37les féminicides
01:21:37ne baissent pas
01:21:38dans notre pays
01:21:39je rappelle que l'état
01:21:40a déjà été condamné
01:21:41pour inaction
01:21:42dans les semaines
01:21:43qui ont précédé
01:21:44l'assassinat sauvage
01:21:45de la mère de famille
01:21:46Nathalie Debailly
01:21:47par son ex-conjoint
01:21:49aussi choquante
01:21:50que soit l'étendue
01:21:51de ces phénomènes
01:21:51de violence
01:21:52l'inefficacité
01:21:53des réponses apportées
01:21:54quand ce n'est pas
01:21:55l'absence de réponses
01:21:56l'est tout autant
01:21:57l'étude sur l'accueil
01:21:59du public au sein
01:21:59des commissariats de police
01:22:01et des brigades
01:22:01de gendarmerie
01:22:02menées entre 2022
01:22:03et fin 2024
01:22:04par le défenseur des droits
01:22:06érigent les violences
01:22:07de genre
01:22:08comme priorité d'action
01:22:09en effet
01:22:10cette étude
01:22:11pourtant menée
01:22:12après la mise en place
01:22:13de référents
01:22:14violences intrafamiliales
01:22:15dans les commissariats
01:22:16précise que
01:22:17l'évolution
01:22:18de l'accueil
01:22:19pour ces personnes
01:22:20reste inaboutie
01:22:21du fait d'une charge
01:22:22de travail importante
01:22:23pesant sur les effectifs
01:22:25des locaux
01:22:25parfois inadaptés
01:22:26une dévalorisation
01:22:28de la mission d'accueil
01:22:29l'étude souligne également
01:22:31la persistance
01:22:33de stéréotypes
01:22:35de genre
01:22:35contribuant
01:22:36à maintenir
01:22:36un écart
01:22:37entre les besoins
01:22:38des victimes
01:22:39et les réponses apportées
01:22:40seule une victime
01:22:41de violences conjugales
01:22:42sur six
01:22:43porte plainte
01:22:44auprès des services
01:22:44de sécurité
01:22:45et on comprend pourquoi
01:22:46monsieur Darmanin
01:22:48en 2022
01:22:48seulement
01:22:503586 ordonnances
01:22:51de protection
01:22:52ont été prononcées
01:22:53sur 244 000
01:22:55constatations
01:22:56de violences
01:22:56intrafamiliales
01:22:57qui représentent
01:22:58un tiers
01:22:59des interventions
01:22:59totales
01:23:00des forces de l'ordre
01:23:01selon les données
01:23:01de votre propre ministère
01:23:03alors monsieur Darmanin
01:23:04que fait la justice
01:23:05Adèle Haenel
01:23:06déclarait
01:23:07la justice nous ignore
01:23:09on ignore la justice
01:23:10qu'en est-il
01:23:12du déploiement
01:23:13des bracelets
01:23:13anti-rapprochement
01:23:14alors que l'Espagne
01:23:15a fait chuter
01:23:16drastiquement
01:23:16le nombre de féminicides
01:23:17suite à son déploiement
01:23:19massif
01:23:19seuls 1 008
01:23:21bracelets
01:23:21anti-rapprochement
01:23:22étaient actifs
01:23:23en avril 2023
01:23:23en France
01:23:24non seulement
01:23:25le PLF 2026
01:23:27ne prévoyait
01:23:28pas de crédit
01:23:28supplémentaire
01:23:29pour la lutte
01:23:29contre les féminicides
01:23:30mais il contient
01:23:31une baisse
01:23:32de 47%
01:23:33des crédits
01:23:33dédiés
01:23:34à la politique
01:23:34d'égalité
01:23:35d'utemain
01:23:35seule dans le cadre
01:23:37de notre programme
01:23:37merci c'est terminé
01:23:39madame la députée
01:23:40la parole est à monsieur
01:23:41Jean Didier Berger
01:23:42ministre délégué
01:23:43auprès du ministre
01:23:43de l'Intérieur
01:23:49madame la présidente
01:23:50mesdames et messieurs
01:23:50les députés
01:23:51madame la députée
01:23:52Ferrer
01:23:52j'ai eu l'occasion
01:23:53tout à l'heure
01:23:54de répondre
01:23:54à votre collègue
01:23:55sur ce sujet
01:23:56qui est un sujet
01:23:57majeur
01:23:58un sujet majeur
01:23:59qui nécessite
01:24:00d'être précis
01:24:02et je vais pouvoir
01:24:03apporter des réponses
01:24:04complémentaires
01:24:05en plus des moyens
01:24:06dont j'ai parlé
01:24:07tout à l'heure
01:24:07nous avons mis en place
01:24:09500 intervenants sociaux
01:24:10dans les commissariats
01:24:12et dans les gendarmeries
01:24:13nous avons mis en place
01:24:14100 maisons
01:24:15de protection
01:24:16de la famille
01:24:17100 maisons
01:24:18qui sont actives
01:24:19ou en création
01:24:20100 maisons
01:24:21des femmes
01:24:21également
01:24:22et nous avons développé
01:24:24comme je l'ai indiqué
01:24:25tout à l'heure
01:24:26développer les bracelets
01:24:27anti-rapprochement
01:24:28et démultiplier
01:24:30le nombre
01:24:31de téléphones
01:24:32grand danger
01:24:33vous ne pouvez pas
01:24:34madame la députée
01:24:35laisser penser
01:24:36que l'augmentation
01:24:37de ces moyens
01:24:38s'est fait
01:24:39sans augmentation
01:24:40de moyens financiers
01:24:41désormais
01:24:42toutes les françaises
01:24:43et tous les français
01:24:43peuvent vérifier
01:24:44ce type d'informations
01:24:45j'invite
01:24:46la représentation nationale
01:24:48et les françaises
01:24:49et les français
01:24:49qui nous écoutent
01:24:49à vérifier
01:24:50le programme 137
01:24:52entre 2020
01:24:53et 2026
01:24:55il est passé
01:24:55de 36 millions
01:24:56à 95 millions
01:24:59plus de 160%
01:25:01d'augmentation
01:25:01et encore
01:25:02cette année
01:25:03pour le budget
01:25:042026
01:25:06ce budget
01:25:07a augmenté
01:25:08également
01:25:09c'est un sujet
01:25:10trop important
01:25:11pour qu'on puisse
01:25:11être dans l'approximation
01:25:14ou dans
01:25:14une non-vérité
01:25:16des chiffres
01:25:17ce qui compte
01:25:18madame la députée
01:25:19c'est que l'ensemble
01:25:20de la nation
01:25:20soit mobilisé
01:25:21pour lutter
01:25:22contre ce fléau
01:25:23et faire en sorte
01:25:24que même
01:25:25un féminicide
01:25:26ça soit toujours trop
01:25:27merci beaucoup
01:25:28monsieur le ministre
01:25:29la séance de questions
01:25:30au gouvernement
01:25:31est terminée
01:25:32la séance est suspendue
01:25:33pour quelques minutes
01:25:34de la réputée
01:25:36C'est parti !
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