- il y a 4 jours
Avec la guerre en Iran, l'Europe encaisse le choc d'un conflit qu'elle n'a pas voulu mais qu'elle subit. Si les 27 sont globalement prudents dans leur réaction aux frappes américano-israéliennes, ils montrent des hésitations dans leur réponse. Une chose est sûre : les prix du pétrole et du gaz flambent et l'Union européenne cherche les moyens de limiter les dégâts de ce choc énergétique. Alors comment l'Union européenne peut-elle relever le défi d'un apaisement, alors qu'elle a si peu l'oreille de Donald Trump ? Caroline de Camaret et Thibault Henocque ouvrent le débat dans Ici l'Europe, avec les eurodéputés Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D) et Isabel Wiseler-Lima (Luxembourg, PPE).
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Pierre Vimont, ambassadeur de France et ancien secrétaire général exécutif du Service européen pour l'action extérieure.
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Thibault Henocque reçoivent les eurodéputés Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D) et Isabel Wiseler-Lima (Luxembourg, PPE).
Ici, l'Europe
Chaque semaine, LCP Assemblée nationale, Public Sénat et France24 vous plongent au coeur des questions qui secouent l'Europe : Covid-19, questions migratoires, « Green deal », Brexit ou encore souveraineté digitale. Quel avenir pour l'Union et ses 450 millions d'habitants ? Une demi-heure d'information pour mieux comprendre les enjeux européens.
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Pierre Vimont, ambassadeur de France et ancien secrétaire général exécutif du Service européen pour l'action extérieure.
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Thibault Henocque reçoivent les eurodéputés Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D) et Isabel Wiseler-Lima (Luxembourg, PPE).
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00:00France 24, LCP, Public Sénat, présente.
00:16Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires.
00:21L'Union Européenne ne sait que faire ni penser des bombardements décidés par Donald Trump et Benjamin Netanyahou contre l
00:27'Iran.
00:27Sans qu'elle ait son mot à dire, dans l'embrasement de la région, elle doit subir de lourdes conséquences
00:32économiques et géopolitiques.
00:35Alors nous allons en parler bien sûr dans notre partie débat au Parlement Européen à Strasbourg.
00:40Mais tout de suite, pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir de retour de New York où il
00:45enseigne à l'Université de Columbia, Pierre Vimon.
00:48Bonjour, vous êtes ancien directeur de cabinet, je le rappelle, de trois ministres des Affaires étrangères entre 2002 et 2007,
00:54puis ambassadeur aux Etats-Unis, ancien secrétaire général du service d'action extérieur de l'Union Européenne jusqu'en 2015.
01:02Vous êtes aujourd'hui chercheur associé à Cargenogy Europe qui est un think tank.
01:08Vous déplorez la passivité de l'Union Européenne dans le conflit en Iran. Pourquoi ?
01:14Parce qu'on n'a pas beaucoup entendu l'Europe où quand elle s'est exprimée, elle s'est comme
01:19trop souvent exprimée de manière extrêmement divisée.
01:23Ça a été noté par tous les observateurs.
01:26Encore une fois, ce n'est pas tout à fait nouveau.
01:29L'Europe est diverse, elle s'en félicite.
01:32Et donc face à cette réalité qu'est l'Iran, les 27 Etats membres n'ont pas toujours les mêmes
01:37positions.
01:39Ce qui est dommage, c'est que ça prend beaucoup de temps pour se mettre d'accord et plus encore
01:44pour passer à l'action.
01:45Or, je crois que ce dont on a besoin aujourd'hui, c'est une Europe un peu plus active, un
01:51peu plus agile sur le plan diplomatique
01:54et capable de se faire entendre.
01:57Mais on n'a été ni associé finalement, ni même prévenu par les Etats-Unis.
02:01Qu'est-ce qu'on aurait dû faire ?
02:03On aurait dû réagir encore une fois, peut-être d'une manière un peu plus unie,
02:08alors que c'est parti en ordre assez dispersé.
02:11Et puis aujourd'hui, je pense que ce qui est important, c'est que les Européens commencent à réfléchir
02:17à la manière dont ils pourraient peser un peu plus sur les événements qui sont en train de se dérouler.
02:24On voit bien, en tout cas du côté américain, qu'on commence à s'interroger sur
02:28jusqu'à quand faut-il continuer cette guerre.
02:33C'est un moment où l'Europe peut venir avec quelques idées pour trouver la manière de s'en sortir
02:37et de passer à autre chose.
02:39Rappelons quand même qu'en 2003, la France avait dit non à la guerre en Irak.
02:42Et c'était d'ailleurs vous qui étiez, Pierre Vimon, directeur de cabinet de Dominique de Villepin
02:46lors de cet épisode mémorable, qui avait valu un boycott de nos 20 Français.
02:51Aujourd'hui, c'est l'Espagne socialiste de Pedro Sanchez qui a dit non
02:54et qualifie cette guerre d'illégale au regard du droit international.
02:58Il se voit menacé d'ailleurs d'embargo par Donald Trump.
03:00Oui, enfin s'il avait envie de le faire, il fallait le faire.
03:03Et vous voyez bien d'ailleurs que peu à peu, les responsables européens le rejoignent.
03:09Le président de la République, Emmanuel Macron, l'a fait.
03:12Georgia Melanie, et c'est intéressant, s'est également exprimé sur le sujet
03:17en disant qu'incontestablement, il y avait eu violation du droit international
03:22et qu'on ne pouvait pas cautionner cette guerre.
03:26Et d'autres dirigeants se sont également exprimés sur le sujet.
03:31Donc oui, peu à peu, une certaine ligne européenne se dessine et c'est utile.
03:39La comparaison avec 2003 est toujours un peu difficile
03:42parce que 2003, il y a eu une lente préparation, je dirais, à cette guerre
03:48et surtout un gros travail qui avait été mené l'année précédente, en 2002, aux Nations Unies
03:54pour accoucher d'ailleurs d'une résolution patronnée par la France, acceptée par les États-Unis
04:00qui avait mené à l'inspection, à une inspection des sites armés irakiens à l'époque.
04:07Et donc si la France avait pris cette position, qu'on connaît en 2003,
04:11c'est précisément parce que nous estimions que les États-Unis ne respectaient pas
04:15les termes de cette résolution adoptée par les Nations Unies
04:19et sur laquelle on avait réussi à avoir un consensus.
04:22Là, les Nations Unies ont été squisées.
04:24On n'en a même pas entendu parler.
04:26Et les Américains ont vraiment agi de manière unilatérale avec les Israéliens.
04:33Alors, doit-on vraiment du coup mettre à disposition toutes les bases de l'OTAN,
04:38française, allemande, italienne, vous l'avez dit, portugaise, etc.,
04:41pour que les Américains mènent des frappes auxquelles on refuse d'être associés ?
04:45Non, c'est bien sûr la position qui a été prise par l'Espagne.
04:52La Grande-Bretagne aussi a pris une position plus mesurée, mais néanmoins assez ferme.
04:59La France aussi, en disant que nos bases étaient à la disposition des autorités américaines
05:05pour les ravitaillements ordinaires, habituels, de routine,
05:09mais qu'en revanche, elles ne devaient pas, d'une manière ou d'une autre,
05:12participer à l'effort de guerre menée actuellement contre l'Iran.
05:17Donc les choses sont assez claires de ce côté-là.
05:19Alors, avec le blocage du détroit d'Ormous, le prix du baril est passé à 100 dollars avant de redescendre.
05:26La Commission européenne estime qu'il n'y aura pas de flambée des prix.
05:30De nombreux pays débloquent une partie de leur réserve stratégique.
05:34Vous croyez néanmoins à un choc pétrolier gazier ?
05:37Écoutez, la mesure qui a été prise par la communauté internationale,
05:40et notamment l'Agence internationale de l'énergie,
05:44400 millions de barils dégagés rapidement comme cela,
05:51c'est sans précédent au niveau du montant.
05:54C'est un effort considérable,
05:56qui visiblement a eu l'effet d'apaiser un peu les marchés.
06:00Il va falloir observer maintenant l'évolution sur le terrain,
06:04et notamment ce qui se passe dans le détroit d'Ormous.
06:06Si on assiste, comme ça a été le cas déjà hier, à d'autres attaques contre des navires portant du
06:14pétrole,
06:15le risque est quand même que le marché soit plus inquiet.
06:19Et puis surtout, à l'heure actuelle, en matière de navigation maritime,
06:23les assureurs ne veulent plus assurer les transports de pétrole dans la région du Golfe,
06:29et notamment par le passage du détroit d'Ormous.
06:31Donc la pression demeure, et c'est une raison supplémentaire pour laquelle il faut continuer à mettre l'accent sur
06:37ce qui est le plus important,
06:39c'est-à-dire essayer d'arrêter ce conflit le plus vite possible.
06:45Alors Pierre Vimon, pendant le conflit en Iran, l'Union Européenne poursuit ses travaux sur plusieurs sujets cette semaine.
06:51L'Europe, en bref, nous est proposée par Aline Boutin.
06:58Tour de vis sur l'asile avec une alliance de la droite et de l'extrême droite au Parlement européen.
07:03La Commission parlementaire des libertés civiles a approuvé le règlement retour.
07:07La réforme prévoit la création de plateformes de retour situées hors de l'UE,
07:12dans des pays tiers ayant conclu un accord avec celle-ci.
07:15Les migrants qui refusent de coopérer pourraient être placés en détention jusqu'à 24 mois,
07:20y compris les mineurs non accompagnés et les familles avec enfants.
07:23Le centre, la gauche et des ONG dénoncent des méthodes comparables à celles de la police anti-immigration américaine ICE.
07:30Le texte doit encore être voté en session plénière au Parlement d'ici un mois.
07:35La France, victime collatérale du conflit au Moyen-Orient.
07:38Un soldat français, Arnaud Frion, adjudant-chef, a été tué lors d'une frappe de drone dans la région d
07:43'Erbil au Kurdistan irakien.
07:45D'autres soldats ont été blessés dans l'attaque revendiqués par un groupe armé pro-iranien.
07:49Celle-ci intervient alors qu'Emmanuel Macron souhaitait que la France reste dans une posture strictement défensive.
07:56L'Allemagne, qui a fermé ses dernières centrales nucléaires en 2023,
08:00oppose une fin de non-recevoir à Ursula von der Leyen
08:03après ses propos au Sommet international sur l'énergie nucléaire à Paris.
08:09L'Europe a commis une erreur stratégique en tournant le dos à une source d'énergie fiable, abordable et à
08:14faible émission.
08:18La présidente de la Commission a annoncé une garantie de 200 millions d'euros
08:21pour investir dans les technologies nucléaires innovantes comme les mini-réacteurs.
08:26La part du nucléaire dans l'électricité est tombée à 15% aujourd'hui, contre 30% il y a
08:3235 ans.
08:33Pierre Vimon, le nucléaire civil, les mini-réacteurs français qui font un retour en grâce au niveau européen,
08:41c'est une solution pour justement parler de cette dépendance énergétique de l'Union européenne ?
08:46Est-ce que c'est une solution ? En tout cas, ce n'est peut-être pas une solution à
08:48court terme, ça c'est vrai.
08:49C'est une solution et d'ailleurs la France n'avait cessé de le plaider.
08:54On se réjouit que Mme Van der Leyen revienne à de meilleurs sentiments vis-à-vis du nucléaire
09:00parce que ça n'a pas été toujours le cas dans le passé.
09:03Mais il est certain que l'énergie solaire, l'énergie éolienne sont importantes,
09:10mais l'énergie nucléaire est essentielle.
09:13Et on le voit bien d'ailleurs actuellement dans la guerre avec l'Iran.
09:18La France, il y a quelques années, au moment de la guerre d'Ukraine,
09:22où la crise énergétique s'était posée parce qu'il n'y avait plus de gaz russe,
09:30à l'époque, le parc nucléaire français était en réparation.
09:34Et aujourd'hui, cet effort de réparation ayant été réalisé,
09:39nous avons quand même une plus grande confiance et le sentiment qu'on est dans une meilleure position actuellement
09:48avec le risque donc de cette crise pétrolière dans le Golfe.
09:52Vous avez parlé d'efforts diplomatiques.
09:54Le président français a eu au téléphone les principaux acteurs de la région.
09:58Mais la fin de la guerre semble dépendre des décisions du seul Donald Trump
10:03et de Benjamin Netanyahou qui sont peu enclins à écouter les Européens.
10:08Oui, il faut peut-être faire une distinction entre les États-Unis et Israël de ce point de vue-là.
10:13Le président Trump dit en effet, c'est à moi de décider,
10:18c'est assez conforme à son tempérament.
10:21Mais selon les jours, d'ailleurs, il dit,
10:24je considère que j'ai à peu près réalisé tous les objectifs que je voulais obtenir
10:30et que donc peut-être que la fin est proche.
10:34Du côté israélien, cela doit continuer, et continuer longtemps.
10:38Donc on va voir.
10:40Ce qui est frappant du côté américain, c'est que l'opinion publique,
10:43selon les sondages, n'apprécie guère cette guerre,
10:47que les marchés financiers sont assez nerveux.
10:49On le voit autour de la crise du pétrole.
10:52Et que donc ce sont des éléments qui comptent pour le président américain.
10:56Donc il faut voir comment cela va se passer.
10:59Il me semble qu'en tout cas, du côté européen,
11:01nous avons intérêt à essayer de faire tout notre possible
11:05pour faire prendre conscience à peu près à tout le monde
11:08que cette guerre doit s'arrêter le plus vite possible.
11:10L'Europe se concentre donc sur ce conflit en Iran.
11:14Est-ce qu'elle ne se détourne pas un peu trop de la situation en Ukraine
11:17de plus en plus dramatique au bord de la faillite ?
11:21Volodymyr Zelensky était en visite à Paris ce vendredi.
11:24Et d'ailleurs, on sent la fébrilité chez ce président ukrainien
11:28qui a menacé le dirigeant hongrois, Victor Orban,
11:31qui bloque 90 milliards de prêts européens à l'Ukraine.
11:35Oui, vous avez raison, la situation financière de l'Ukraine est difficile.
11:41C'est bien pour cela qu'on avait décidé du principe de ce prêt
11:45de 90 milliards d'euros, qu'on avait d'ailleurs également un accord
11:52sur un vingtième paquet de sanctions contre la Russie
11:56et que la Hongrie, accompagnée de la Slovaquie d'ailleurs,
11:59a mis son veto.
12:01Comme vous le savez, les discussions sont en cours
12:04pour essayer de surmonter ce blocage hongrois.
12:07On pense qu'on pourra y arriver, mais cela prend du temps.
12:10La Commission est assez optimiste sur l'idée qu'on arrivera à un accord.
12:16Il est probable qu'on en reparlera au prochain sommet européen,
12:19le prochain Conseil européen qui va avoir lieu dans quelques jours,
12:23parce que c'était à l'occasion du Conseil européen précédent
12:26que la Hongrie avait donné son accord, son accord tout à fait formel
12:30sur ce prêt de 90 milliards.
12:33Donc se pose la question éventuellement de pré-relais
12:37pour surmonter les quelques jours qui restent
12:40avant qu'on arrive à un accord sur les 90 milliards.
12:44Et là, il y a un certain nombre d'États membres
12:46qui sont prêts à faire un effort particulier, national,
12:50pour aider l'Ukraine à surmonter ses difficultés temporaires
12:55et arriver enfin à cet accord de 90 milliards.
12:58Alors, Vladimir Poutine, qui revient dans la course
13:00à l'occasion de cette guerre en Iran
13:02et se propose comme médiateur à Trump,
13:04le prix du pétrole qui flambe et qui enrichit la Russie,
13:07le grand gagnant de cette guerre en Iran, ce sera la Russie ?
13:10C'est peut-être allé un peu vite en besogne,
13:13mais je dirais que ça confirme en tout cas une chose,
13:16c'est la stratégie russe depuis le début de cette guerre
13:21et depuis le début des négociations tentées par les Américains.
13:26La stratégie russe, c'est de gagner du temps.
13:29Parce que dans l'esprit des Russes,
13:31de nouveaux événements peuvent arriver.
13:33Du côté ukrainien, il peut y avoir de nouvelles faiblesses.
13:36Et puis, dans la conjoncture internationale,
13:39il peut y avoir des événements qui nous favorisent.
13:42Et c'est exactement ce qui est en train de se passer
13:44avec la guerre en Iran.
13:45Donc oui, la Russie est en train d'en profiter
13:48parce que le prix du pétrole augmente,
13:50parce que les sanctions qui avaient été prises
13:52par les Américains contre le pétrole russe
13:55ont été suspendues.
13:57Et donc oui, ils se retrouvent dans une meilleure position.
14:00J'ajouterais que de manière générale,
14:02l'attention des dirigeants de tous les pays
14:04est plutôt tournée vers la guerre en Iran.
14:07Actuellement, ils se détournent un peu de l'Ukraine.
14:09Et c'est pour ça qu'on voit bien
14:11que Volodymyr Zelensky est un peu frustré de cette situation.
14:16Il s'est exprimé récemment dans différents interviews
14:19et il ne cache pas sa frustration.
14:21Et donc, il faut en effet faire attention.
14:23Il faut que les Européens restent attentifs
14:25à la situation en Ukraine.
14:27La question des drones est à nouveau centrale.
14:30L'Ukraine aide les pays touchés par l'Iran,
14:34au Proche-Orient,
14:35à se doter de drones d'interception performants
14:37qu'ils ont développés à l'occasion de la guerre en Ukraine, justement.
14:40Et à l'opposé, Vladimir Poutine fournit des renseignements précieux
14:44et des drones à l'Iran
14:46pour l'aider, finalement, dans cette guerre.
14:50Et les fils de Trump vont d'ailleurs fabriquer des drones de combat.
14:54Vous retenez quoi de cet épisode drone ?
14:57C'est que, quelque part, la ligne de partage
15:00que l'on observe dans la guerre en Ukraine
15:04se retrouve dans la guerre en Iran
15:07avec ce jeu un peu particulier de Trump
15:11dont on ne sait pas trop de quel côté il est.
15:13Mais lui répond que, puisqu'il négocie,
15:16il essaie de négocier un accord de paix
15:18entre l'Ukraine et la Russie,
15:23il doit être neutre
15:24et qu'il doit être un médiateur utile.
15:28Et vous voyez bien que, sur la guerre en Iran,
15:31c'est en effet Trump qui a appelé Poutine
15:34pour examiner avec lui la situation
15:36et voir comment, éventuellement, la Russie pourrait l'aider.
15:41Donc, on voit bien que tout ça peut avoir,
15:43à terme, des répercussions sur la guerre en Ukraine.
15:46Poutine ne fera pas de cadeaux en Ukraine
15:51et que, si jamais, d'une manière ou d'une autre,
15:55il se révèle un médiateur utile,
15:57un interlocuteur utile
15:59pour essayer de sortir de la guerre en Iran,
16:03il demandera à être payé en retour en Ukraine.
16:07Qu'est-ce que vous attendez du sommet de mars,
16:11sommet européen,
16:12comme décision importante
16:15et qu'il faudrait mettre sur la table ?
16:17Vous savez que c'est un sommet
16:20qui doit plutôt parler des affaires internes,
16:24comment relancer l'économie européenne,
16:29comment la remettre au niveau
16:31dans le domaine des nouvelles technologies,
16:33peut-être aussi parler un peu
16:35des capacités industrielles en matière de défense.
16:38Dans les conclusions finales,
16:40il y aura sûrement un paragraphe
16:41ou plusieurs sur la guerre en Iran,
16:45mais je pense qu'il y aura aussi
16:47des paragraphes sur l'Ukraine
16:49et sur, en particulier,
16:52une solution pour le blocage actuel
16:54de la Hongrie et de la Slovaquie.
16:57Merci Pierre Vimon d'avoir été
16:58en notre compagnie aujourd'hui.
17:00Merci à vous de nous avoir suivis.
17:01Restez avec nous.
17:02On continue sur le thème de l'Iran,
17:04mais cette fois au Parlement européen,
17:06débat européen,
17:07donc sur notre rapport
17:09à cette guerre en Iran,
17:11rapport ambigu.
17:16Bienvenue au Parlement européen de Strasbourg,
17:19dans une Europe qui encaisse
17:20le choc d'un conflit en Iran
17:22qu'elle n'a pas voulu,
17:23mais qu'elle subit.
17:25Si les 27 sont globalement prudents
17:27dans leur réaction aux frappes
17:28américano et israéliennes,
17:30ils montrent aussi quelques hésitations
17:32de leur analyse et leur réponse.
17:34Faut-il des initiatives de défense forte ?
17:36Faut-il faire pression sur les États-Unis
17:38et Israël pour une issue rapide ?
17:41Une chose est sûre,
17:42les prix du pétrole et du gaz flambent
17:44et l'UE cherche les moyens
17:45de limiter les dégâts
17:46de ce choc énergétique.
17:48Oui, et puis certains dirigeants,
17:50à l'image du chancelier allemand
17:51conservateur Friedrich Merz,
17:54commencent à s'inquiéter
17:55d'une vague de réfugiés iraniens
17:57fuyant les bombes
17:58et le régime des Mollahs
18:00en pleine répression.
18:01Si l'Iran cible par ailleurs
18:03les pays du Proche-Orient
18:05pour les déstabiliser,
18:07il pourrait aussi être tenté
18:08par des actions terroristes
18:10contre les Occidentaux
18:12et pourquoi pas les Européens.
18:13Alors comment l'Union Européenne
18:15peut-elle relever le défi
18:17d'un apaisement
18:17alors qu'elle a si peu
18:19l'oreille de Donald Trump ?
18:21Pour en parler,
18:21nous recevons deux eurodéputés.
18:23Isabelle Wiesler-Lima,
18:24bonjour.
18:25Bonjour.
18:25Vous êtes luxembourgeoise
18:27et c'est géée au sein du groupe
18:28du PPE ici à la droite
18:29de l'hémicycle.
18:31Javier Moreno-Sanchez,
18:32bonjour.
18:33Bonjour, merci de l'invitation.
18:35Espagnol.
18:36Des socialistes et démocrates
18:37ici à la gauche
18:38de l'hémicycle au Parlement.
18:39Une guerre en Iran,
18:41on le disait,
18:41déclenchée en accord
18:43entre Netanyahou
18:45et Donald Trump.
18:47Votre pays, l'Espagne,
18:48dirigée par le socialiste
18:49Pedro Sanchez,
18:50a été l'un des rares
18:51à parler haut et fort
18:52d'une violation grave
18:53du droit international.
18:55Vous auriez aimé
18:56être plus suivi ?
18:58Non à la guerre.
19:00Non à la guerre.
19:00C'est le message
19:02du premier ministre
19:03Pedro Sanchez.
19:04Et quand il dit
19:05non à la guerre,
19:06en fait, ce qu'il veut dire,
19:07c'est qu'il faut respecter
19:08le droit international.
19:10Depuis la Seconde Guerre mondiale,
19:12on a construit
19:12un ordre international
19:13pas parfait,
19:14mais basé sur des règles.
19:15Et maintenant,
19:16deux messieurs
19:17décident de bombarder
19:19un pays
19:20sans consulter personne,
19:21sans aucune légalité.
19:23Alors oui,
19:24nous tous condamnons
19:25le régime iranien,
19:26le régime des atollahs
19:28autoritaires,
19:29répressifs,
19:30violents,
19:31tous.
19:31Mais pendant des décennies,
19:33on n'en a pas parlé.
19:34Enfin, on en parlait,
19:35mais tout à coup,
19:36on décide d'attaquer
19:37sans passer par
19:38les Nations Unies.
19:39Donc, effectivement,
19:41je pense que la force
19:42qu'a le premier ministre
19:43espagnol,
19:45Pedro Sanchez,
19:46c'est qu'en fait,
19:47les gens sont avec lui.
19:48Les gens ne veulent pas
19:49de guerre.
19:49Et notamment en Espagne,
19:50on en a assez vécu
19:51des guerres,
19:52notamment une guerre civile.
19:54le peuple est anti-guerre.
19:56Mon fils,
19:56il ne veut pas aller
19:57à la guerre.
19:57Donc, il faut trouver
19:58des solutions.
19:59Et comme vous disiez
20:00dans votre introduction,
20:01nous allons payer le prix
20:03parce que les Américains
20:04savent faire la guerre
20:04mais ne savent pas
20:05faire la paix.
20:06Donc, pour reconstruire
20:07tout ça,
20:08c'est l'Europe
20:09qui va devoir
20:10s'activer
20:11et payer
20:13les pots cassés
20:14d'une guerre
20:14qu'on ne veut pas.
20:16On n'en veut pas
20:16de cette guerre.
20:17Isabelle Wiesler-Lima,
20:18pourquoi les Européens,
20:19à exception de l'Espagne,
20:20n'ont-ils pas osé
20:21condamner cette guerre
20:22aux contours très flous ?
20:24Est-ce qu'au fond,
20:24on a encore eu peur
20:25de Donald Trump ?
20:27Je ne dirais absolument pas
20:29que les Européens
20:29ont eu peur.
20:30Je ne pense pas
20:31que c'est à ce niveau-là.
20:33Vous avez du côté
20:34d'Israël,
20:36je ne suis pas en train
20:37de défendre
20:38ce qui s'est fait,
20:39mais vous avez
20:40cette peur existentielle.
20:42Ils ressentent
20:43comme une menace
20:44existentielle
20:44l'attitude de l'Iran
20:45face à eux.
20:47Et nous sommes vraiment
20:48dans une situation
20:50où ils ont...
20:53J'ai entendu
20:54des experts français,
20:55d'ailleurs,
20:56dans une émission
20:56qui, justement,
20:57débattaient du fait
20:58est-ce que ça peut
21:00se justifier
21:01dans le cadre
21:01du droit international
21:02ou non
21:03et qui analysaient
21:04le fait
21:05qu'il y a cette menace
21:08très claire
21:08de l'Iran
21:09qui dit
21:10qu'il veut détruire
21:12Israël.
21:12Donc, pour eux,
21:14c'est existentiel.
21:14et ils cherchent
21:17à combattre
21:18des régimes
21:20qui leur en veulent
21:22à mort
21:22et qui, donc,
21:25est dans cette logique-là.
21:27Moi, je ne suis absolument pas...
21:28Où est-ce qu'on en est
21:29les Européens
21:29par rapport à ça ?
21:31Mais les Européens
21:32n'ont pas l'oreille
21:34ni des uns
21:35ni des autres,
21:36ni de l'Iran,
21:37ni des États-Unis,
21:39ni d'Israël.
21:41Vous savez,
21:41on est dans une logique,
21:43justement,
21:43nous, en tant qu'Européens,
21:45nous demandons
21:46qu'on respecte
21:47le droit international,
21:49nous demandons
21:49qu'on traite les choses
21:51d'une manière diplomatique,
21:52mais quand vous avez
21:53en face de vous
21:54des gens qui, justement,
21:55ne respectent pas
21:56le droit international,
21:57parce qu'il ne faut pas dire
21:58que l'Iran respecte
22:00le droit international,
22:00vous savez,
22:01nous, on lève souvent
22:03la bannière
22:03du droit international
22:04quand c'est
22:05les Européens,
22:06quand c'est
22:07les États-Unis,
22:08quand c'est les démocraties
22:09qui, en fait,
22:10dont on attend
22:10qu'elles respectent
22:12le droit international,
22:13mais nous sommes
22:13face à des régimes
22:14autoritaires
22:15qui ne le respectent pas.
22:16Il ne faut pas non plus
22:17oublier cela.
22:18Alors,
22:18plusieurs pays,
22:19quand même,
22:20M. Moreno-Sanchez,
22:21dont la France
22:21ont envoyé des navires
22:22pour protéger
22:23l'île de Chypre,
22:24qui était touchée
22:25par un drone iranien
22:27en Méditerranée,
22:29un drone
22:29qui visait
22:30la base militaire
22:31anglaise,
22:32donc Chypre,
22:33membre de l'Union Européenne.
22:35La France déploie aussi
22:36des forces
22:36près du détroit d'Hormuz,
22:38bloquées par le régime iranien.
22:39Il faut montrer nos muscles
22:41à ce stade,
22:41quand même,
22:42on ne veut pas la guerre,
22:42mais est-ce qu'il ne faut pas
22:43montrer nos muscles
22:43pour défendre nos intérêts européens ?
22:45Tout à fait,
22:45notamment appliquer
22:46l'article 42.7 du traité,
22:49qui est un peu
22:50le miroir
22:51de l'article 5
22:52de l'OTAN.
22:54Sur la défense mutuelle
22:55entre les membres
22:56de l'Union Européenne.
22:57Et je vous dis,
22:57il y a une frégate espagnole,
22:59Cristóbal Colón,
23:00qui est arrivée,
23:01donc le gouvernement espagnol,
23:03pour épauler
23:03le porte-avion Charles de Gaulle,
23:05parce qu'effectivement,
23:07comme on disait au début,
23:07on va payer les conséquences
23:09d'une guerre
23:09qu'on n'a pas voulu.
23:11Donc l'Espagne,
23:11enfin personne,
23:12les Européens
23:12n'ont pas voulu de cette guerre.
23:13En tout cas,
23:14l'Espagne n'en a pas voulu.
23:15Ce qui ne veut pas dire
23:16qu'effectivement,
23:18si un membre est attaqué,
23:20il faut réagir.
23:21Et l'Espagne est très cohérente.
23:23Le gouvernement
23:23de Pedro Sánchez
23:24est très cohérent.
23:25Non à la guerre illégale,
23:27mais oui à la protection
23:30de l'Union Européenne
23:31et d'un de ses membres
23:32qui est attaqué.
23:33Alors on a commencé
23:34à en parler,
23:34mais l'impact de cette guerre
23:35se fait durement ressentir en Europe
23:37avec un choc notamment
23:38pétrolier et gazier.
23:40Le commissaire à l'économie
23:41s'en inquiète.
23:42Écoutons-le.
23:44Si cette situation perdure,
23:46avec des perturbations
23:47du trafic maritime
23:48dans le golfe d'Hormuz
23:50et des attaques
23:50contre les infrastructures énergétiques
23:52des États du Golfe,
23:53elle pourrait entraîner
23:55un choc stagflationniste
23:56important sur l'économie mondiale
23:58et européenne
23:59avec une hausse
24:00des prix de l'énergie.
24:02Madame Wiesler-Lima,
24:03on est en train
24:04de se prendre
24:05un nouveau choc énergétique
24:08majeur en Europe
24:09avec cette guerre en Iran.
24:11Il faut voir
24:12comment elle va continuer,
24:14de quelle sera la durée
24:15de cette guerre.
24:18Mais c'est vrai
24:19que ça a une incidence terrible.
24:20En fait,
24:21sur le quotidien,
24:22on le voit déjà aujourd'hui,
24:23les personnes
24:24qui nous écoutent
24:25le voient
24:26quand ils vont mettre
24:27de l'essence
24:28dans leur voiture.
24:30Et puis,
24:31il y a ce gros risque
24:32pour les particuliers
24:33mais aussi pour nos entreprises.
24:35Le prix de l'énergie
24:36qui augmente
24:37de manière absolument démesurée.
24:39Et nos stocks
24:40qui sont très bas,
24:40nos stocks de gaz
24:42qui sont en particulier
24:43très bas,
24:44en dessous
24:44de ce qui était prévu.
24:46C'est bien ce que je disais.
24:49C'est en fait
24:49que pour nous,
24:50ça va être,
24:51c'est déjà un problème
24:53mais dans la perspective,
24:55dans le fait
24:55qu'il faut s'organiser
24:57le plus possible
24:58parce qu'on ne sait pas
24:59combien de temps
24:59va durer cette guerre.
25:00Si elle ne dure pas
25:01trop longtemps,
25:02on va réussir
25:03avec nos réserves
25:05quand même
25:05à passer ce cap
25:07mais sinon,
25:08ça va être très compliqué
25:09et je dois aussi dire
25:10que pour la guerre
25:12qui est menée
25:13sur notre continent
25:14de la Russie
25:16contre l'Ukraine,
25:18c'est aussi un problème
25:18parce que,
25:20économiquement,
25:21ça profite à la Russie.
25:23Le baril à 100 dollars.
25:24C'est un réel problème.
25:25Et puis,
25:25il y a la déstabilisation
25:26dans nos pays.
25:28Nous savons bien
25:29à quel point
25:29ça touche les personnes,
25:32chaque personne individuellement
25:34quand ces prix-là augmentent
25:36et quand il y a
25:36une déstabilisation économique.
25:38Or,
25:38nous devons défendre
25:40nos démocraties,
25:42ce qui a toujours,
25:44il y a toujours
25:45des difficultés
25:47au niveau
25:47de la stabilité,
25:50de la cohérence
25:52démocratique
25:52quand il y a
25:53une telle déstabilisation
25:55et tout ça va
25:56dans le sens...
25:56Vous parlez contre le populisme,
25:57en l'occurrence,
25:58contre les partis populistes.
25:59Tout à fait,
25:59ça va dans le sens
26:00d'une déstabilisation
26:01de notre démocratie
26:02qui est un réel problème.
26:04Alors justement,
26:04Révière Moreno-Sanchez,
26:05les 27,
26:06la commission cherche
26:06des solutions.
26:07On a un peu ouvert
26:08la boîte à idées.
26:08Faut-il piocher
26:09dans les stocks stratégiques ?
26:11D'autres avancent
26:11l'idée de supprimer
26:13pour un certain temps
26:13la taxe carbone
26:14aux frontières
26:15pour faire baisser les prix.
26:16Qu'est-ce que vous en pensez ?
26:17Alors,
26:21mais ce n'est pas
26:21le premier choc énergétique
26:23qu'on subit.
26:25L'agression de Poutine
26:26à l'Ukraine,
26:27je vous rappelle
26:28que ça fait flamber
26:29les prix
26:30parce qu'on était
26:30dépendants du gaz russe.
26:32Donc avec les sanctions,
26:33on a eu la facture énergétique
26:35qui a augmenté.
26:36Et ce qui nous pousse
26:37à vraiment...
26:38C'est vrai que c'est
26:39la partie progressiste
26:41de ce Parlement
26:43qui pousse
26:44pour les énergies renouvelables.
26:46L'Espagne,
26:47on s'en sort bien
26:47parce qu'on est
26:48dans les premiers
26:51on a la part énergétique
26:52qui est due
26:53aux énergies renouvelables
26:54qui nous permet...
26:55Bon,
26:55il y a aussi
26:56l'exception ibérique
26:56qui nous permet
26:57d'avoir
27:01des factures énergétiques
27:03qui sont stables.
27:04Donc il faut
27:05qu'on en parle beaucoup
27:06ces dernières années
27:08de l'auto-indépendance énergétique.
27:11Il y a un plan
27:12de la Commission
27:12qui parle essentiellement
27:14des petits réacteurs nucléaires
27:15qui veulent les financer.
27:17Alors maintenant,
27:17il y a le grand débat.
27:18Est-ce qu'on remet le nucléaire
27:19où pour nous
27:20la position est claire ?
27:21On doit aller
27:22sur les renouvelables
27:22qui en plus
27:24créent beaucoup d'emplois
27:25et qui sont propres
27:26et qui sont l'avenir.
27:27Alors c'est clair
27:28que peut-être
27:28c'est un investissement
27:30à long terme
27:31qui est coûteux
27:31mais à long terme
27:32ça va être favorable
27:35et aussi pour le bien-être
27:36de notre planète.
27:37Il y a des pays
27:38qui restent très dépendants
27:39au gaz.
27:39Je pense à l'Allemagne.
27:40Il y a l'Italie
27:40qui risque d'être en difficulté
27:42puisque le GNL
27:43risque de manquer.
27:45il y a aussi
27:46des actions
27:46à prendre en la matière
27:47une solidarité européenne
27:48à mettre en place.
27:49C'est exactement
27:50ce que je voulais dire.
27:51Je crois que là aussi
27:51comme sur beaucoup
27:52d'autres sujets
27:53en fait
27:54notre salut
27:55si je peux dire
27:56de cette façon-là
27:58c'est effectivement
27:58dans l'Union.
27:59Il faut que les pays
28:00de l'Union Européenne
28:02soient solidaires
28:02parce que ce sera ça
28:03la solution.
28:04On a des ressources
28:05on a des solutions
28:06mais il faut que l'Europe
28:08fonctionne.
28:09Alors Madame Wieslerima
28:10vous êtes du Parti Populaire Européen
28:12on le disait
28:12comme le chancelier
28:14Friedrich Merz
28:14qui est en vraie rupture
28:16avec Angela Merkel
28:18qui l'a précédé
28:19à la chancellerie
28:20puisqu'il s'inquiète
28:21haut et fort
28:21d'une immigration
28:22incontrôlée
28:23en provenance de l'Iran
28:25craignant un scénario
28:26syrien
28:27dit-il.
28:28C'est pas un peu
28:28prématuré
28:29comme réflexion ?
28:31Vous savez
28:32la politique intérieure
28:34de certains pays
28:36pose problème
28:37aux différents partis
28:39démocratiques
28:40dans ce pays
28:41et la CDU
28:43et la CSU
28:44sont des partis
28:45démocratiques
28:46qui affrontent
28:48une AFD
28:49un parti d'extrême droite
28:50en Allemagne
28:51qui pose énormément
28:54de problèmes
28:55notamment
28:55sur le thème
28:57de la migration.
28:58J'ai beaucoup admiré
28:59Madame Merkel
28:59quand elle a dit
29:01« wir schaffen das »
29:02nous réussirons.
29:04C'était quand
29:05nous avions
29:05toutes ces
29:06personnes
29:07qui fuyaient la guerre
29:09à nos frontières
29:10derrière des barbelés
29:11et elle a dit
29:12nous allons réussir
29:14à aider
29:15ces personnes.
29:17Aujourd'hui
29:18nous sommes
29:19dans un pays
29:20où l'AFD
29:20gagne
29:21à chaque élection
29:22des points
29:23donc ce parti
29:25d'extrême droite
29:26et il faut que
29:27nos
29:29partis démocratiques
29:30sachent répondre
29:31à cette montée
29:33et que
29:34il y a
29:35justement
29:36parce qu'il y a
29:37beaucoup
29:37d'immigration
29:40en Allemagne
29:41et qu'il faut
29:43gérer cela
29:44le chancelier
29:45maire
29:45ce n'est pas
29:46dans une position
29:47facile.
29:48Maintenant
29:50notre Union
29:51européenne
29:51a vocation
29:52à quand
29:53il y a
29:55une guerre
29:55quand il y a
29:56des gens
29:56qui fuient la guerre
29:57à être capables
29:59de donner asile.
30:00C'est justement
30:01aussi pour cela
30:01qu'il faut régler
30:03l'immigration
30:04et on l'a fait
30:05avec notre pacte
30:06migratoire
30:07durant la législation
30:09précédente
30:09et il faut trouver
30:10le chemin
30:11de continuer
30:11d'une manière
30:12très raisonnable
30:13et très humaine
30:15et c'est pour
30:16avoir aussi
30:17la possibilité
30:18quand il y a
30:18vraiment des personnes
30:19en danger
30:20comme quand il y a
30:21une guerre
30:22pour pouvoir
30:22leur donner asile.
30:23Justement
30:24Ravier Moreno-Sanchez
30:25la tendance en Europe
30:26est plutôt au durcissement
30:27de la politique
30:28migratoire.
30:28Est-ce que l'Europe
30:29de 2026
30:29saurait encore
30:30accueillir
30:30des réfugiés
30:31iraniens
30:32si la question
30:32se posait ?
30:33Alors justement
30:34vous dites
30:35des réfugiés
30:36parce que ceux
30:36qui justement
30:37appuient la guerre
30:38doivent penser
30:39que ça peut être
30:40des conséquences
30:40et il y a le risque
30:41qu'il y ait un afflux
30:42effectivement
30:43de réfugiés
30:44qui vont demander
30:44l'asile
30:45dans nos pays.
30:46La question
30:47est qu'est-ce qu'on va faire ?
30:49Parce que ce n'est pas
30:50la première fois.
30:50On a eu la série
30:51Isabelle le disait.
30:53On a eu l'Afghanistan
30:54en 2021.
30:57On a eu l'Ukraine.
30:58à l'Ukraine
30:58on a accordé
30:59on a activé
31:00la directive
31:01de protection
31:01temporaire.
31:02Est-ce que nos amis
31:03iraniens qui fuient
31:04le régime
31:05et la guerre
31:06est-ce qu'on va
31:06leur accorder
31:08cette directive
31:09de protection
31:10temporaire ?
31:11Vous y seriez favorable ?
31:12On ne l'a pas fait
31:12en Syrie.
31:14On ne l'a pas fait
31:14pour l'Afghanistan.
31:15Pourtant nous
31:16on l'avait demandé
31:16pour les Ukrainiens
31:18on l'a fait.
31:19Mais s'ils viennent
31:19il faudra
31:20les protéger.
31:22Tout autre sujet
31:24intéressant tout de même
31:25la question
31:27effectivement
31:27à travers l'Europe
31:29de ce niveau
31:31d'alerte
31:32face aux risques
31:32terroristes
31:33qui est relevé
31:34aujourd'hui
31:35avec ce qui se passe
31:36en Iran
31:36parce qu'on pourrait
31:37être une victime
31:38collatérale
31:39de ce conflit
31:39nous les Européens
31:42puisque
31:43l'Iran
31:44est considéré
31:45comme un centre
31:45de terrorisme
31:46international.
31:47Quel est le danger ?
31:49Je crois que
31:50le danger
31:52du terrorisme
31:53il est là
31:54depuis très longtemps
31:55vous l'avez dit
31:56vous l'avez vraiment dit
31:58là maintenant
31:59l'Iran
32:00est un centre
32:01de terrorisme
32:03il l'a
32:05envoyé
32:05dans le monde
32:06et on a
32:07des attentats
32:08un peu partout
32:09pas seulement en Europe
32:10mais aussi en Asie
32:11et aussi aux Etats-Unis
32:12ce risque
32:14il est constant
32:15et nos
32:16services secrets
32:17nos services de sécurité
32:18en sont
32:19bien conscients
32:20et
32:23trop souvent
32:24on a minimisé
32:25le rôle
32:26de ces services
32:27ils sont bien conscients
32:29il faut savoir
32:31que
32:31ce n'est pas
32:32ce n'est pas
32:34subsidiaire
32:34qu'on ait ces services
32:35parce que le risque
32:37est là
32:37parce que justement
32:38on n'a pas partout
32:39dans le monde
32:40des régimes démocratiques
32:41et des régimes
32:42qui ne sont pas
32:44malins
32:45si je peux
32:45dans le sens
32:46de néfaste
32:48et qui vraiment
32:49cherchent
32:49à détruire
32:51nos démocraties
32:51par la violence
32:53Ravier Morin Sanchez
32:54vous pensez que l'Europe
32:55pourrait être visée
32:55alors que
32:56des Etats comme l'Espagne
32:57ont pris partie
32:58contre le conflit
32:59et qu'elle est globalement
33:00restée dans une position
33:01on va dire
33:01dans une forme de neutralité
33:03mais l'Iran pourrait considérer
33:04qu'elle est partie
33:05dans le conflit
33:05tout à fait
33:06là je rejoins Isabelle
33:07le terrorisme est latent
33:08c'est vrai que ces dernières années
33:09par chance
33:10on n'en parle plus tellement
33:12mais il est là
33:13il est là
33:14et il faut apprendre
33:15les leçons de l'histoire
33:16la guerre d'Irak
33:17qu'est-ce que ça a donné
33:18rappelez-vous
33:19les attentats de Madrid
33:20en 2004
33:21ensuite à Londres
33:22à Paris
33:23donc cette guerre
33:26ça n'aide pas
33:27mais c'est clair
33:28qu'on doit être vigilant
33:29et on n'en parle pas tellement
33:30pour le moment
33:31mais il faut réactiver
33:32toutes les précautions
33:33tous les plans
33:35antiterroristes
33:35qu'on a dans nos villes
33:37parce que
33:37c'est vrai que c'est un risque
33:38c'est un risque
33:39et cette provocation
33:41avec cette guerre
33:42ça risque d'activer
33:44beaucoup plus
33:44le terrorisme
33:45qui comme dit Isabelle
33:46elle attend
33:46merci d'avoir très bien
33:48illustré le débat
33:48sur ce conflit
33:49dont on aura l'occasion
33:50de reparler
33:51sur nos antennes
33:52bien sûr
33:52merci à tous
33:53et bonne suite de programmes
33:54sur nos chaînes
33:54merci à vous
33:55merci
34:04merci à tous
34:05merci à tous
34:07merci à tous
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