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  • il y a 2 jours
La tension est redescendue après l'inquiétante escalade du président américain sur le Groenland. Mais l'épisode n'est peut-être pas clos, tant le contenu du fameux accord conclu à Davos reste opaque. Il a laissé des traces et beaucoup de questions. Emmanuel Macron a appelé à un réveil stratégique des Européens. Alors jusqu'où devons-nous et pouvons-nous nous émanciper des États-Unis ? Caroline de Camaret et Thibault Henocque ouvrent le débat dans Ici l'Europe, avec trois eurodéputés.

Première partie : Caroline de Camaret reçoit Valdis Dombrovskis, commissaire européen à l'Économie et la Productivité.
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Thibault Henocque reçoivent les eurodéputés Bernard Guetta (Renew, France), Zeljana Zovko (PPE, Croatie) et Rasmus Nordqvist (Danemark, Verts/ALE) pour un débat sur le thème
: « Trump fauteur de troubles au Groenland : vers une autonomie stratégique de l'UE ? »

Ici, l'Europe
Chaque semaine, LCP Assemblée nationale, Public Sénat et France24 vous plongent au coeur des questions qui secouent l'Europe : Covid-19, questions migratoires, « Green deal », Brexit ou encore souveraineté digitale. Quel avenir pour l'Union et ses 450 millions d'habitants ? Une demi-heure d'information pour mieux comprendre les enjeux européens.

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Transcription
00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:16Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe, votre émission sur France 24 et les chaînes parlementaires.
00:22Dans notre parti débat, nous reviendrons en détail sur les prétentions de Donald Trump concernant le Groenland qui crispe les Européens.
00:29Mais pour commencer, je vous propose de nous pencher sur l'état de notre économie, singulièrement de la zone euro qui vient d'accueillir un nouveau membre, la Bulgarie.
00:39Nous faisons le point sur les perspectives 2026 avec Valdis Dombrovskis.
00:45Bonjour, vous êtes le commissaire européen en charge de l'économie et de la productivité.
00:50Ancien Premier ministre de Lettonie, du parti de droite qui correspond au PPE pour l'Union Européenne.
00:57Alors, les plans de Trump sur le Groenland restent très flous.
01:01Faut-il remettre vite au vote du Parlement européen cet accord très déséquilibré de commerce
01:07qui implique 15% de droits de douane pour nous et 0% pour eux ?
01:12Tout d'abord, il est positif que nous ayons réussi à replacer le dossier Groenland sur une base plus constructive.
01:22Le président Trump a donc supprimé en quelque sorte ses revendications à l'égard du Groenland ainsi que ses menaces tarifaires à l'encontre de l'Union Européenne.
01:33L'accent est désormais mis sur le renforcement de la sécurité dans la région arctique.
01:40Et les autorités danoises et groenlandaises soutenues par l'Union Européenne ont indiqué qu'elles étaient disposées à en discuter.
01:47Le Parlement européen, lui, a suspendu les procédures concernant l'accord commercial entre l'UE et les États-Unis.
01:54Le choix aujourd'hui est de l'accepter ou de poursuivre l'escalade commerciale.
02:04Nous avons évalué ces deux possibilités.
02:08Nous avons également observé l'expérience de la Chine qui a opté pour cette escalade dans la guerre commerciale.
02:15Très vite, les droits de douane ont dépassé les 200% côté américain et côté chinois, ce qui était prohibitif.
02:21La Chine a fini par renoncer à l'escalade et a conclu un accord qui était, comme le nôtre, asymétrique, en acceptant des droits de douane de 36%.
02:31En analysant tout cela, en anticipant sur de possibles retombées économiques fortes, car les relations d'échange et d'investissement entre l'UE et les États-Unis sont les plus importantes au monde,
02:42nous avons accepté un accord, même asymétrique, qui permet d'assurer plus de clarté et de prévisibilité.
02:48Les États-Unis ont néanmoins 40% de richesse, donc de PIB, de plus que nous.
02:56Leur prévision de croissance est à 3%.
02:59La zone euro, elle, devrait progresser de 1,2% en 2026.
03:05C'est très timide comme croissance.
03:07Pourquoi toujours cet écart de croissance et de compétitivité ?
03:11C'est vrai, l'UE est dépassée par plusieurs autres grandes économies.
03:16Certains chocs économiques expliquent cette situation à court terme, comme les conséquences de l'agression de la Russie contre l'Ukraine,
03:25ou la nécessité de réduire notre dépendance à l'égard des combustibles fossiles russes.
03:30Mais en même temps, il y a aussi des facteurs structurels, qui existent déjà depuis au moins 20 ans.
03:37La croissance de la productivité dans l'UE est plus lente que celle des autres grandes économies.
03:42C'est pourquoi l'une des premières initiatives de la Commission européenne a été la boussole de la compétitivité,
03:49qui présente tous les principaux facteurs affectant la compétitivité de l'UE,
03:53afin de relancer la croissance économique dans l'Union.
03:56Mais Valdis Dombrovskis, vous êtes en charge dans la Commission de la simplification, précisément,
04:02et certains disent qu'elle rime trop souvent dans l'esprit de la Commission,
04:06qui est donc plutôt tendance Parti populaire européen,
04:10avec justement suppression des normes environnementales, voire dérégulation.
04:16En fait, la majorité des entreprises indiquent que le fardeau administratif excessif
04:21est l'un des obstacles à leur activité commerciale et à l'investissement en Europe.
04:26Et les PME indiquent qu'il s'agit même du problème numéro un.
04:30Il est donc important que nous nous attaquions à cette charge administrative excessive.
04:36Par contre, nous avons été très clairs sur le fait que la simplification n'est pas synonyme de déréglementation.
04:42Nous n'abolissons pas nos normes sociales ou environnementales élevées.
04:46Nous ne supprimons pas nos objectifs européens en matière de pacte vert.
04:50Nous maintenons tout cela, mais nous nous concentrons sur la manière d'atteindre nos objectifs d'une manière plus simple et plus efficace.
04:57Et nous nous sommes fixés pour objectif pendant ce mandat de réduire la charge administrative globale pour les entreprises de 25% et de 35% pour les PME.
05:07Monsieur Dombrovskis, votre commission européenne a signé un accord commercial avec l'Inde
05:13qui abaisse les droits de douane sur de nombreux articles, bien sûr, de part et d'autre,
05:19qui d'ailleurs suscite beaucoup moins la colère que celui avec les pays du Mercosur
05:23que vous allez peut-être décider d'appliquer, de mettre en œuvre par avance.
05:29Comment vous expliquez tout cela ?
05:31Nous constatons la prolifération des barrières douanières.
05:36Donc, il est important pour l'Union européenne de diversifier ses relations commerciales
05:40avec des partenaires fiables à travers le monde entier.
05:46Nous constatons que nous avons moins de prévisibilité de la part de l'administration Trump
05:50sur la politique commerciale et ses droits de douane.
05:53La Chine a toujours été un partenaire difficile.
05:57Le marché chinois est bien plus fermé pour les biens et les entreprises venues d'Europe
06:01que notre marché l'est vis-à-vis de la Chine.
06:06C'est pourquoi nous mettons à nouveau l'accent sur les accords commerciaux.
06:13L'Union européenne est une superpuissance commerciale.
06:18Nous avons réalisé une étude d'impact cumulé des différents accords commerciaux
06:21conclue par l'UE, y compris le Mercosur, sur le secteur agroalimentaire.
06:27La conclusion est que cet impact cumulé est en fait positif.
06:32Non seulement en termes de volumes commerciaux,
06:35mais aussi en termes de balance commerciale.
06:38Notre secteur agroalimentaire affiche un excédent commercial.
06:43Pour le Mercosur, le contingent de bœuf sud-américain autorisé, par exemple,
06:49est nettement inférieur à nos niveaux actuels d'importation en provenance du Mercosur.
06:54En plus de cela, nous avons créé un mécanisme de sauvegarde renforcé
06:58qui nous permet de réagir rapidement en cas de turbulence sur le marché.
07:03Alors pour en savoir plus justement sur l'état de l'économie européenne,
07:06nous vous proposons maintenant de nous tourner vers la Bulgarie,
07:10qui a adopté l'euro au 1er janvier dernier.
07:13Comment ce pays balkanique a-t-il vécu ce premier mois dans l'eurozone ?
07:18Nos reporters Elitza Gadeva et Charlotte Prudhomme ont sillonné le pays
07:23pour y rencontrer les Bulgares avec de nouveaux billets et des pièces en poche.
07:30Janvier 2026, un mois historique pour les 6,4 millions de Bulgares.
07:36Deux monnaies, l'ancienne et la nouvelle coexistent pendant 30 jours.
07:40En février, l'euro devient monnaie officielle.
07:44Devant la Banque Nationale de Bulgarie, des files d'attente se forment.
07:47Les gens échangent leurs lèvres contre des euros.
07:49Certains sont là depuis l'aube.
07:53Je sais qu'il faut être patient, alors l'attente ne me dérange pas.
07:56Tout ira bien.
07:57Il y a beaucoup de monde devant moi et la file n'avance pas du tout.
08:01Nous voyageons beaucoup, mon mari surtout.
08:03Alors avoir une seule monnaie sera très pratique.
08:05La Bulgarie est le 21e pays à adopter la monnaie unique européenne
08:09sur les 27 États de l'Union.
08:12Le seul à utiliser l'alphabet cyrillique.
08:14Pour Maria Gabriel, ancienne vice-première ministre de Bulgarie
08:24et commissaire européenne, la nouvelle pièce en euros
08:26est la preuve que la fierté nationale et les valeurs européennes
08:29peuvent prospérer ensemble.
08:30Aujourd'hui, les symboles de l'histoire bulgare sont sur la monnaie des nouveaux euros,
08:36vont voyager à travers toute l'Europe.
08:39C'est un moyen pour la Bulgarie de faire connaître sa culture et son histoire.
08:43L'entrée dans l'eurozone pour la Bulgarie,
08:45cela signifie d'abord une reconnaissance.
08:47Une reconnaissance pour les efforts du pays.
08:50Une reconnaissance pour la Bulgarie qui est au cœur de l'Europe
08:53par les décisions qui vont être prises pour des politiques
08:56auxquelles elle n'a pas participé jusqu'ici au sens aussi actif.
09:00Une bonne nouvelle aussi pour le secteur du tourisme
09:02qui représente 8% du PIP bulgare en 2025.
09:06La plupart de nos clients sont étrangers.
09:09L'entrée dans la zone euro va sûrement beaucoup nous aider.
09:13Cela va simplifier les choses.
09:15Nos clients veulent souvent payer en euros.
09:18Et maintenant, ils peuvent le faire.
09:20L'adhésion à la zone euro a été un long parcours.
09:23Mais la Bulgarie est parvenue à remplir
09:25les quatre critères de convergence exigés.
09:27La stabilité du taux de change était déjà actée.
09:29Le LEF étant arrimé à l'euro depuis 1999.
09:32Le pays est dans les clous pour son déficit budgétaire,
09:353% du PIB en 2024,
09:37et sa dette très basse, 24% du PIB.
09:40Les taux d'intérêt à long terme ont été contenus,
09:434% sous le seuil de référence.
09:45En revanche, contrôler l'inflation a été la tâche la plus ardue,
09:48selon cet économiste.
09:49Elle est considérée comme maîtrisée,
09:51à 2,7% en moyenne en 2025.
09:53À la suite des événements de 2022-2023,
09:57la guerre, les prix du pétrole,
09:59la hausse des prix de la main-d'œuvre et d'autres problèmes liés,
10:01la Bulgarie a connu une inflation très élevée,
10:04jusqu'à 17-18% sur certains mois en glissement annuel.
10:07Nous n'étions sur la bonne voie pour respecter ce critère
10:10qu'au début de l'année 2024.
10:11La Bulgarie reste cependant le pays le plus pauvre de l'Union européenne.
10:20En 2024, 22% des Bulgares vivaient sous le seuil de pauvreté,
10:24avec environ 390 euros par mois.
10:27Beaucoup, dans les petites villes et les régions défavorisées,
10:30sont très attentifs au prix des produits de base.
10:33Trendafilka est retraitée,
10:34elle touche une pension mensuelle de 327 euros.
10:38Les poireaux ont l'air bien.
10:40On va rentrer pour voir les prix.
10:47Deux ou trois mois avant l'entrée dans la zone euro,
10:53certains prix ont augmenté.
10:55Avec ma pension, c'est très dur.
11:01Mais je m'en sors grâce à la retraite de mon mari
11:05et avec l'aide de mes enfants.
11:10Certains commerçants ont profité de la transition économique
11:17pour augmenter les prix.
11:19Ce n'est pas le cas de Denica, gérante de cette épicerie.
11:22Mais elle doit faire face à de nombreux problèmes pratiques.
11:24En ce moment, tous les magasins, pas seulement le mien,
11:30sont devenus des bureaux de change gratuits.
11:34Ce ne sera plus le cas à partir de février,
11:36quand on ne pourra plus échanger des levats qu'à la Banque Nationale,
11:39dans les banques et certains bureaux de poste.
11:41Mais des mythes sur la zone euro persistent,
11:43amplifiés par des médias sociaux biaisés.
11:45Je l'ai vu de mes propres yeux.
11:50Les prix ont augmenté de 30% en France, en Allemagne et en Espagne
11:54quand ils sont entrés dans la zone euro.
11:56C'est ce qui va arriver en Bulgarie aussi.
11:58Mais beaucoup de gens sont manipulés parce qu'ils écoutent la télé.
12:01Pour moi, ça n'annonce rien de bon.
12:02Une perception pourtant bien éloignée de la réalité.
12:08Après l'entrée de ces pays dans la zone euro,
12:10l'inflation y était comprise entre 1 et 3% selon les données officielles.
12:15La Commission européenne s'engage à stabiliser l'inflation
12:18autour de 2% en Bulgarie, la moyenne européenne.
12:22La Bulgarie est au cœur de l'Union européenne.
12:25L'an dernier, nous avons rejoint l'espace Schengen
12:27et maintenant, c'est la zone euro.
12:30C'est un signal très fort que la Bulgarie envoie
12:32l'Union européenne, car l'euro est une monnaie
12:35avec une forte attractivité, stable et puissante.
12:38A chaque nouvelle adhésion à l'eurozone,
12:40la force de l'euro augmente.
12:44La plupart des entrepreneurs accueillent favorablement ce changement.
12:47Selon la Banque centrale européenne,
12:49les petites et moyennes entreprises pourraient économiser
12:51environ 500 millions d'euros en frais de change.
12:54C'est le cas de Valentin Strykalowski,
12:56à la tête d'une usine de production de barres protéinées
12:59de 150 personnes.
13:00Il exporte 95% de sa production.
13:02La zone euro va nous offrir une formidable opportunité
13:08de nous développer encore.
13:10Elle nous permettra d'économiser sur les frais bancaires
13:12et les taux de change,
13:13puisque nous aurons la même monnaie.
13:16Cette transition ne fait pas l'unanimité.
13:21Début 2025, 49% des bulgares étaient opposés à l'euro,
13:25selon un sondage eurobaromètre.
13:27L'ancien président, Roumen Radev,
13:29perçu comme prorusse, démissionnaire en 2026,
13:32estimait qu'un référendum sur l'euro aurait dû être organisé.
13:35C'est aussi un cheval de bataille pour le parti d'extrême droite bulgare
13:38de la Renaissance, en hausse dans les sondages.
13:40La Bulgarie avait assez de signatures
13:43pour organiser un référendum et décider,
13:46ou non, de l'entrer dans la zone euro,
13:48mais ça a été bloqué par nos dirigeants
13:50qui sont les marionnettes des bureaucrates de Bruxelles.
13:53Quand nous accéderons au pouvoir,
13:54nous ferons tout pour que la Bulgarie quitte la zone euro.
13:57En 2025, les réseaux sociaux prorusses ont diffusé
14:01des campagnes de désinformation anti-zone euro.
14:04Les partis populistes et anti-OTAN
14:05espèrent tirer profit de ces campagnes pour des gains politiques,
14:08alors que des élections, les huitièmes en cinq ans, approchent.
14:13La coalition au pouvoir a démissionné mi-décembre,
14:16sous la pression de manifestations massives
14:17contre le budget et la corruption dans le pays.
14:20Jusqu'à 150 000 personnes sont descendues dans les rues.
14:23Laura Georgieva est avocate pour une fondation
14:27qui enquête et dénonce la corruption.
14:29La corruption est endémique chez nous.
14:33L'éducation est dans un état déplorable,
14:36tout comme le système de santé.
14:38Bien sûr, ils en sont victimes.
14:42Dans le gouvernement intérimaire actuel,
14:44le vice-ministre de l'économie estime que la zone euro
14:47pourrait aider à résoudre certains de ces problèmes.
14:49Ces derniers mois, avant l'entrée dans la zone euro,
14:54beaucoup de gens ont apporté de grandes quantités de liquidités
14:58et ils ont dû prouver l'origine de cet argent
15:01pour le convertir en euro.
15:04La Bulgarie a envoyé son représentant
15:07siégé au conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne.
15:10Elle devient co-décisionnaire pour l'avenir de la zone euro.
15:12La politique monétaire bulgare sera soumise
15:15à un contrôle plus strict de la BCE,
15:17renforçant ainsi la régulation financière.
15:19Les Bulgares sont donc en droit d'espérer
15:21une plus grande transparence économique dans le futur.
15:26Valdis Dambrovskis,
15:27le passage de la Bulgarie à l'euro en 2026
15:31sera-t-il synonyme de succès pour ce pays,
15:35la Bulgarie, le plus pauvre d'Europe,
15:38pour la zone euro ?
15:39Avec cette adhésion,
15:41la zone euro recouvre 84% de l'économie de l'UE.
15:46Cela permet de renforcer l'eurozone
15:49et le rôle international de l'euro,
15:52car il projette également la confiance.
15:57Cela positionne l'euro comme monnaie ouverte
16:00avec un pouvoir d'attraction sur de nouveaux membres.
16:04Si l'on considère le passage à l'euro en Bulgarie,
16:08il est arrivé au bout d'un processus préparatoire
16:12long et maîtrisé.
16:14Les enquêtes montrent que la population
16:18a bien été sensibilisée aux questions clés,
16:22telles que la double circulation
16:23et le double affichage des prix.
16:27Et dans l'ensemble,
16:28l'impact de l'adhésion à la zone euro
16:30sur les prix reste très limité.
16:34En général, il se situe entre 0,1
16:36à 0,3 points d'inflation supplémentaires
16:39à moyen terme.
16:41Il est plus que compensé
16:42par les économies de coût
16:44que la Bulgarie réalisera
16:46grâce à la baisse des taux d'intérêt
16:48et des coûts de change,
16:50ainsi que par une meilleure transparence des prix.
16:56Merci à vous, Valdis Dombrovskis,
16:58d'avoir été notre invité.
16:59Merci à vous de nous avoir suivis.
17:01Restez en notre compagnie.
17:02Tout de suite, c'est notre débat
17:03au Parlement européen
17:04qui porte sur les conséquences
17:06de l'affaire du Groenland.
17:08C'est tout de suite le débat.
17:12Bienvenue au Parlement européen de Bruxelles
17:17où l'on s'interroge plus que jamais
17:19sur l'attitude à tenir vis-à-vis de l'oncle Sam
17:23ou on devrait dire d'ailleurs Daddy Trump.
17:25Certes, la tension est redescendue
17:27après l'inquiétante escalade
17:28du président américain sur le Groenland,
17:31mais l'épisode n'est peut-être pas clos
17:33tant le contenu du fameux accord conclu à Davos
17:35reste opaque.
17:36qu'il a laissé des traces.
17:38En tout cas, Emmanuel Macron
17:39a appelé à un réveil stratégique
17:42pour les 27,
17:43alors que la première ministre danoise
17:45pense qu'il faut une Europe
17:47capable de se défendre.
17:48Seulement au dernier conseil extraordinaire
17:51des chefs d'État convoqués
17:52le 22 janvier dernier,
17:53on a constaté des nuances
17:54sur cette question
17:56d'une défense européenne.
17:58Le secrétaire général de l'OTAN,
17:59lui, a mis en garde les Européens
18:01contre toute tentation de divorce.
18:04Écoutez.
18:04Si quelqu'un pense encore ici
18:07que l'Union européenne
18:08ou l'Europe dans son ensemble
18:09peut se défendre sans les États-Unis,
18:11continuez à rêver,
18:12vous ne pouvez pas,
18:13nous ne pouvons pas,
18:14nous avons besoin les uns des autres.
18:15Alors, jusqu'où devons-nous
18:17et pouvons-nous nous émanciper
18:18des États-Unis ?
18:19Faut-il en particulier s'empresser
18:21de ressigner l'accord commercial
18:23déséquilibré
18:24avec l'administration de Donald Trump ?
18:27Pour en parler,
18:27nous recevons aujourd'hui
18:28trois eurodéputés.
18:30Rasmus Norquist, bonjour.
18:32Vous êtes danois,
18:33vous siégez au sein du groupe des Verts
18:35ici au Parlement européen,
18:36très concerné forcément
18:37par la question.
18:38Avec nous aussi une croate,
18:39Zeljana Zovko,
18:41du Parti populaire européen,
18:42le groupe majoritaire
18:43à droite de l'hémicycle.
18:44Donc, vous êtes d'ailleurs
18:45négociatrix
18:46pour la fameuse question
18:47de cet accord commercial
18:48qui a été gelé
18:49au Parlement européen.
18:50Enfin avec nous Bernard Guetta.
18:52Bonjour eurodéputé français
18:54du groupe Renew.
18:55Bernard Guetta,
18:56après cette folle quinzaine
18:58de jours qui a vu l'Europe
18:59et son allié américain
19:00au bord de la rupture,
19:02quel bilan est-ce que vous tirez ?
19:03Est-ce que vous diriez
19:04que plus rien ne sera jamais
19:06comme avant ?
19:07Le bilan le plus certain,
19:10c'est que quand l'Europe
19:11montre ses muscles,
19:13qu'elle dit non à Donald Trump
19:15à propos de la question
19:17de sa volonté d'annexer
19:19le Groenland,
19:20ce président a reculé.
19:22Je vous rappelle
19:22qu'il avait commencé par
19:24« je n'exclus pas
19:26d'envoyer mes forces armées »,
19:29puis il est passé
19:30« j'augmente mes droits de douane »,
19:33puis il est passé
19:34à la demande d'ouverture
19:36d'une négociation,
19:37on ne sait pas très bien
19:38sur quoi d'ailleurs,
19:39mais d'une demande
19:40d'ouverture de négociation.
19:42Nous, entre-temps,
19:43nous avions envoyé
19:44des petits contingents,
19:46évidemment tout à fait symboliques,
19:48de deux, trois hommes,
19:49une dizaine d'hommes,
19:50mais le message
19:51était parfaitement clair.
19:53Le message était
19:54« cette terre groenlandaise,
19:56danoise, européenne,
19:58nous la défendrons
20:00comme une terre groenlandaise,
20:02danoise et européenne,
20:04et si vous nous imposiez
20:06dans un coup de folie,
20:08dans un coup de folie,
20:09si vous nous imposiez
20:11de la défendre par les armes,
20:12nous le ferions. »
20:14Eh bien,
20:15Donald Trump a reçu le message.
20:17Madame Zofko,
20:17vous êtes d'accord
20:18avec cette analyse ?
20:19C'est la fermeté,
20:20en effet,
20:21peut-être l'envoi des troupes,
20:22mais aussi,
20:23après tout,
20:23la menace d'utiliser
20:24le fameux bazooka commercial
20:26pour répondre aux droits de douane
20:27qui a marché,
20:28ou au contraire,
20:29le maintien du dialogue,
20:30vous diriez quoi ?
20:30J'étais à Grenland,
20:33ça fait quatre ans,
20:34avec la mission
20:35du comité des affaires extrangères,
20:39nous étions à Copenhagen
20:40et à Grenland,
20:41nous étions très conscients
20:45des problèmes,
20:48de la sécurité
20:49que Grenland,
20:51un jour,
20:51peut poser stratégiquement
20:53avec les facilités
20:57de défendre
20:58sa territoire,
20:59la territoire
21:00de l'Union européenne
21:01aussi,
21:02et des États-Unis,
21:04avec les menaces
21:05que la Chine
21:05et la Russie
21:07posent là-bas,
21:08comme les Européens.
21:09Donc,
21:10vous dites comme Donald Trump,
21:11c'est vrai qu'il y a
21:11une urgence groenlande.
21:13Il fallait utiliser
21:14plutôt les voies diplomatiques
21:17pour calmer
21:18et apaiser l'atmosphère.
21:20Le message était envoyé
21:22à Donald Trump,
21:24qu'on ne peut pas menacer.
21:25Il fallait s'engager
21:27plutôt
21:28un peu
21:30à huis clos.
21:31Avec Donald Trump
21:32qui tweet tous les deux jours,
21:33c'est compliqué,
21:34même toutes les deux heures.
21:35Ce qu'a fait le secrétaire général
21:36de l'OTAN,
21:37au final,
21:38on a un accord
21:39avec le président américain
21:41dont on ne sait pas grand-chose.
21:43Un accord verbal
21:44le 21 janvier
21:45à Davos,
21:46Rasmus Nordquist.
21:47Votre gouvernement danois
21:48et puis les Groenlandais
21:49en sont-ils contents ?
21:50Savez-vous ce qu'il y a dedans ?
21:52Je sais aussi peu
21:54que tout le monde d'autre
21:55que Routes
21:55et bien peu d'autres.
21:58Non,
21:58mais je veux juste
21:59être très clair
22:00sur la question
22:01de sécurité
22:02et Groenland.
22:03Il y a un accord
22:04de 1951
22:05entre le Danemark
22:07et les États-Unis.
22:09Il y a un accord
22:10sur la sécurité.
22:12Alors,
22:12toutes ces questions
22:13qu'il y a une difficulté
22:14de défendre le territoire,
22:17on a des accords.
22:19Alors,
22:19l'histoire
22:20qu'il a commencé,
22:21Donald Trump
22:22a très peu à faire
22:23avec la sécurité
22:24et c'est pour cela
22:25que c'était
22:26très fort de l'Europe
22:27de montrer
22:28que oui,
22:28on est prêts.
22:30Les Français,
22:30les Allemands,
22:31les Néandais,
22:32les Danois
22:32d'aller défendre.
22:34Ça,
22:34ce qu'on a fait
22:34avec très peu,
22:35c'était symboliquement
22:37et c'est ça
22:38ce qu'il a compris,
22:39c'est que nous,
22:39on est unis
22:41contre ce qu'il fait,
22:42lui.
22:43Vous êtes contents
22:44des Européens,
22:44c'est bien,
22:45c'est à noter
22:45sur notre plateau,
22:46il y en a un
22:47qui est content
22:47cette semaine
22:48des Européens.
22:48Il n'y en a pas un,
22:49il y en a deux.
22:50Il y en a deux.
22:51Emmanuel Macron
22:52dit qu'il faut
22:54davantage de défense
22:55et d'autonomie stratégique
22:56depuis des années maintenant
22:57mais quand le secrétaire
22:59général de l'OTAN,
23:00Marc Ruteux,
23:01qui a négocié
23:01justement avec Donald Trump
23:02affirme que l'Europe
23:03ne peut rien faire
23:04sans les Américains,
23:05en tout cas ne peut pas
23:06faire de défense
23:06sans les Américains,
23:08c'est un peu vrai
23:08pour l'instant
23:09dans les faits.
23:11Mais dans l'instant,
23:12oui,
23:13évidemment.
23:14Nous n'avons pas
23:15de défense commune
23:16et nous n'en aurons pas
23:17avant au minimum
23:197 ans,
23:217, 8 ans
23:22et plus probablement 10
23:23et plus probablement 10
23:25parce qu'il faut
23:27une décennie
23:28pour constituer
23:29une défense
23:30qu'elle soit commune
23:31ou pas commune d'ailleurs.
23:32Mais en l'occurrence,
23:32elle est commune
23:33et il faudra une décennie.
23:35Mais vous savez,
23:37Marc Ruteux
23:37m'a beaucoup surpris.
23:39Pourquoi ?
23:40Parce qu'il dit
23:41vous,
23:42les Européens
23:43ou nous,
23:44les Européens,
23:45d'ailleurs parce qu'il oublie
23:45un peu qu'il est Européen
23:46lui-même.
23:47Il est des Irlandais
23:48anciens premiers ministres.
23:49Exactement.
23:50Vous, les Européens,
23:51vous ne pouvez rien
23:52sans les États-Unis.
23:53Ben oui,
23:54ce n'est pas faux,
23:55mais le problème,
23:57la situation réelle
23:59que M. Ruteux
23:59devrait voir
24:01et dénoncer,
24:03c'est que les États-Unis
24:04ne veulent plus défendre
24:05l'Union Européenne
24:07ou en tout cas
24:08qu'ils
24:09font peser
24:11un énorme doute
24:13sur leur volonté
24:15de nous défendre
24:16et spécifiquement
24:17d'appliquer,
24:19si besoin était,
24:21l'article 5,
24:22c'est-à-dire
24:22l'ouverture
24:23du paraplu nucléaire
24:25américain.
24:26Je ne comprends pas
24:28qu'on puisse dire
24:29vous,
24:31les Européens,
24:32vous êtes fous
24:32de vouloir
24:33vous séparer
24:34des États-Unis.
24:36Aujourd'hui,
24:36ce sont les États-Unis
24:37qui veulent se séparer
24:38de nous
24:39et pas nous
24:39qui voulons nous séparer
24:40des États-Unis.
24:41Justement,
24:42Zetlan Azovko,
24:43vous avez une position
24:43traditionnellement
24:44plutôt atlantiste
24:46mais vous avez dû lire
24:46comme beaucoup
24:48d'Européens
24:48ces quelques lignes
24:50de la nouvelle stratégie
24:51de défense nationale
24:52américaine.
24:53Je cite
24:54« Tandis que les forces
24:55américaines
24:56se concentrent
24:57sur la défense
24:58de leur territoire
24:58et de la région
24:59indo-pacifique,
25:00nos alliés
25:01et partenaires
25:02assumeront
25:02la responsabilité
25:03de leur propre défense
25:05avec un soutien
25:06essentiel
25:06mais plus limité
25:07de la part
25:08des forces américaines.
25:10C'est l'annonce
25:10claire
25:10dans des engagements. »
25:12Oui, mais cette annonce
25:13était venue
25:14depuis Obama,
25:15ce n'est pas
25:16Donald Trump.
25:17Depuis Obama,
25:18cette direction
25:19était prise
25:20par les États-Unis
25:21et comme je l'ai dit
25:22avant,
25:23ils avaient
25:23les soucis
25:25sur notre compréhension
25:28qu'ils se dégagent,
25:29désengagent
25:31d'Afrique du Nord,
25:33de tous les champs
25:34stratégiques
25:35que l'Union européenne
25:36a pensées
25:37qu'on aurait
25:38à la sécurité
25:39des États-Unis
25:40et nous n'étions
25:42pas d'accord
25:43sur notre défense
25:44commune.
25:45C'est vrai.
25:45Il y avait
25:45un grand désaccord
25:47et même,
25:48on ne peut pas nier
25:49les problèmes
25:50que les États-Unis
25:51font face aussi
25:53et qu'ils nous disent
25:54qu'ils nous disent
25:57qu'il faut être mature
26:01dans nos propres décisions.
26:04Regardons ce sondage
26:05publié justement
26:06par le Grand Continent
26:07qui a interrogé
26:08les Européens
26:08sur qui doit assumer
26:10la défense
26:10de l'Europe.
26:12Alors,
26:12seulement les Européens
26:14par eux-mêmes,
26:1573%,
26:16avec les États-Unis,
26:1722%.
26:18Vous,
26:19je le rappelle,
26:20au Danemark,
26:21vous étiez le pays
26:22le plus attentiste
26:23et le plus otanien
26:24de l'Union européenne
26:26avec le plus grand
26:27nombre de morts
26:28d'ailleurs
26:29en Afghanistan,
26:30contrairement à ce
26:31qu'a affirmé
26:31le président
26:32Donald Trump.
26:34Et désormais,
26:34vous détestez
26:35ce président
26:36et vous voulez
26:37une défense autonome,
26:38a dit votre Premier ministre.
26:39C'est les conséquences
26:42de la réalité aujourd'hui.
26:43Je veux dire,
26:43ce n'est pas nous
26:45qui avons pris
26:45une autre décision,
26:47c'est les États-Unis
26:48qui ont pris
26:49les décisions
26:50et là maintenant
26:51les conséquences,
26:52c'est vrai,
26:53c'est que l'Europe
26:54doit travailler
26:55vers une défense
26:56à nous-mêmes
26:57parce qu'on ne peut pas
26:58compter sur les États-Unis.
26:59Quand on a un président
27:01qui a quand même,
27:02même s'il n'a rien fait,
27:03il a dit
27:04qu'il ne voulait pas
27:05nier
27:06de prendre
27:07des forces
27:08contre une alliée.
27:10C'est quand même
27:11ce qu'il a dit.
27:12Je veux dire,
27:13il y a une conséquence
27:14de ça
27:15et c'est que l'Europe
27:16doit bien sûr
27:17monter ses stables
27:19et travailler
27:20sur une défense
27:21à nous-mêmes.
27:21Alors,
27:22quelle attitude
27:22adopter face
27:23à cet allié américain
27:26qui n'en est plus
27:26tout à fait un,
27:27Bernard Guetta ?
27:28Regardons ce sondage
27:29sur aussi
27:30l'attitude souhaitée
27:31de l'Union européenne
27:32face au gouvernement
27:33américain.
27:34Opposition,
27:3546%
27:35compromis,
27:3644%
27:37et 10%
27:38des Européens
27:39seraient pour
27:39un alignement.
27:40La fermeté
27:41ou le dialogue
27:42dans cette confrontation
27:43aussi commerciale
27:45d'ailleurs
27:45sur les droits
27:46de douane,
27:46quelle est la bonne
27:47méthode,
27:48Bernard Guetta ?
27:49Écoutez,
27:49la bonne méthode
27:50c'est de dialoguer
27:51mais de dialoguer
27:52très fermement.
27:54C'est tout.
27:55Je ne vois pas
27:56pourquoi un dialogue
27:57devrait être,
27:59je ne sais pas,
27:59humiliant,
28:01mou.
28:01Non,
28:02bien sûr que c'est
28:03un dialogue,
28:04bien sûr qu'il faut
28:05dialoguer.
28:05mais si vous me permettez,
28:07je voudrais revenir
28:08sur un point
28:10soulevé
28:11ou rappelé
28:12par ma collègue
28:13Zofcois
28:13à l'instant.
28:15Il est tout à fait vrai,
28:16vous avez tout à fait raison,
28:18de rappeler
28:19que les avertissements
28:21américains
28:24sur leur volonté
28:25de se retirer
28:27ou en tout cas
28:28de s'éloigner
28:29du continent européen
28:32datent non seulement
28:33d'Obama
28:34mais en vérité
28:35de Bush,
28:36du petit Bush,
28:37pas le père,
28:38du petit Bush,
28:40c'est-à-dire
28:40de 25 ans.
28:42C'est-à-dire
28:42de 25 ans.
28:43Or,
28:44la totalité
28:45des Européens,
28:46pardonnez-moi
28:47de le dire,
28:47à l'exception
28:48de la France,
28:50n'ont pas voulu
28:51entendre ça.
28:52n'ont pas voulu
28:54entendre ça.
28:55Et maintenant,
28:56on arrive
28:57à Trump
28:59qui,
29:00en vérité,
29:01se fiche
29:02complètement,
29:03contrairement
29:03à ses prédécesseurs,
29:05du sort
29:05de l'Europe.
29:07Et en vérité,
29:08il voudrait même,
29:09il aime tellement
29:10les Européens,
29:13l'Europe,
29:14qu'il préférerait
29:15qu'il y ait
29:1527 Europes
29:17qu'une seule Europe
29:18et l'Union Européenne.
29:19Qu'est-ce qu'on doit faire ?
29:21Eh bien,
29:21on doit,
29:23évidemment,
29:24constituer
29:24une défense européenne.
29:26Il y aura des bagarres
29:26et il y en a déjà plein
29:27sur l'avion de combat,
29:29le machin,
29:30mais bien sûr
29:30qu'il y aura des bagarres
29:31incessantes,
29:32évidemment,
29:33et c'est inévitable.
29:34On veut constituer
29:35une industrie
29:36pan-européenne
29:37de défense,
29:38évidemment,
29:39que les intérêts divergent,
29:41naturellement.
29:42Mais,
29:42on y arrivera
29:43parce qu'il faut y arriver.
29:45Alors,
29:46parlons justement
29:47de la ratification
29:48de l'accord commercial
29:49qui a été conclu
29:50entre la Commission
29:51et les États-Unis
29:52et qui avait été suspendu
29:53pendant tout cet épisode
29:55groenlandais
29:55par le Parlement européen.
29:56Mais la majorité
29:57des chefs d'État européens
29:59plaident pour que cet accord
30:00soit ratifié
30:01par un vote
30:01des eurodéputés.
30:02Écoutons tout de suite
30:03le président du Conseil européen,
30:05M. Costa.
30:09Nous devons désormais
30:11nous concentrer
30:12sur la mise en œuvre
30:13de l'accord commercial.
30:15L'objectif reste
30:17la stabilisation effective
30:18des relations commerciales
30:20entre l'Union européenne
30:23et les États-Unis.
30:24C'est pas un peu prématuré
30:26justement de vouloir
30:27renouer comme ça
30:28les liens ?
30:28Trump peut encore
30:29changer d'avis ?
30:30Rien n'est définitif
30:31dans l'accord du Groenland
30:32qu'on ne connaît pas ?
30:33Mais qu'est-ce qu'on veut
30:34ici faire ?
30:3645% de notre GDP
30:39vient d'exports.
30:42Et si on interrompt
30:44les relations
30:46avec les États-Unis,
30:47si on met ça en risque,
30:49je pense que c'est très
30:51irresponsable
30:52envers les employeurs,
30:55envers les industries européennes.
30:58Si on veut que Bruxelles
31:01et l'Union européenne
31:02fonctionnent,
31:03on doit faire un export.
31:05On doit aider
31:06nos employeurs.
31:08On doit aider
31:08à la production
31:10de champagne,
31:12à la production
31:12des matériels
31:15de luxe de France.
31:15Vous plaidez
31:15pour une normalisation,
31:16on l'a compris.
31:17Je crois que ce qui est
31:19important,
31:19c'est qu'on reste
31:20un peu calme.
31:21Oui, la situation
31:21a été désamorcée,
31:23c'est ce qui est arrivé.
31:25Mais il n'y a que
31:26quelques jours
31:27que Trump a voulu
31:29mettre des tarifs
31:30en plus sur certains pays,
31:32qui a dit
31:32qu'il voulait
31:33acheter un pays.
31:37Je veux dire,
31:38c'est un territoire,
31:39c'est un pays
31:39qui appartient
31:40à son peuple.
31:42Ce n'est pas quelque chose
31:43qu'on peut acheter
31:43comme une maison de campagne.
31:45Alors là,
31:45il faut rester calme
31:46et ne pas aller tout de suite
31:48à signer un accord.
31:50Il faut rester calme,
31:52avoir un dialogue,
31:53bien sûr,
31:53ouvert,
31:54mais aussi rester très ferme
31:55et 27 côtés l'un de l'autre
31:58parce que c'est
31:58la seule chose
31:59qu'ils comprennent.
32:01Donc,
32:01pas d'accord commercial,
32:02la semaine prochaine
32:03au Parlement européen,
32:04votez tout de suite
32:05et pour vous,
32:06oui.
32:06on va discuter
32:07sur la négociation.
32:08Moi,
32:09je suis rapporteure,
32:10je suis pour ça
32:11mon groupe
32:12PPE
32:14et pour ça
32:15et j'espère
32:16qu'on va trouver
32:18la voie de raison
32:20dans ce Parlement
32:21pour séparer
32:22les négociations
32:23des accords commerciaux
32:24avec
32:25séparés
32:27des sujets
32:28de sécurité
32:29qu'on voit maintenant
32:30qui se négocient
32:32en Danemark.
32:32C'est une qui l'a mélangé.
32:34Non,
32:34mais pas nous.
32:35Non,
32:36non,
32:36non,
32:36c'est pas nous.
32:37C'est pas le Parlement européen
32:39qu'il faut faire ça.
32:40Vous avez eu
32:41la position
32:42de conseil
32:43et ensuite,
32:45c'est aussi
32:45la voie de raison
32:47pour nos emplois,
32:49pour nos employeurs,
32:50pour notre industrie.
32:51Donc,
32:51on vote vite
32:51ce texte.
32:52Je pense qu'il n'y a
32:53aucune raison
32:54de se précipiter,
32:56de se ruer.
32:58Je suis absolument partisan,
33:00rassurez-vous,
33:02de signer
33:03que le Parlement
33:05ratifie
33:06l'accord
33:07qui a été passé
33:08entre les Etats-Unis
33:10et l'Union européenne
33:11cet été.
33:12Il faut le faire,
33:13mais il faut le faire
33:15à la condition
33:16que les Etats-Unis
33:17le veuillent.
33:18Vous rappeliez
33:19des chiffres
33:20tout à l'heure
33:20absolument exacts
33:23sur l'importance
33:24du commerce
33:25transatlantique.
33:26Mais ce commerce
33:27transatlantique,
33:28il est tout aussi
33:29important pour les Etats-Unis
33:30que pour nous.
33:32Et ce ne sont pas
33:33les Européens
33:34jamais,
33:35jamais
33:36qui ont ébranlé
33:38la force
33:39de ce commerce
33:39transatlantique.
33:41C'est le président Trump.
33:43Alors,
33:43à lui
33:44de calmer un peu le jeu.
33:46Merci à vous.
33:47Merci.
33:48On va continuer
33:49à parler beaucoup
33:50de ce sujet,
33:50je sens,
33:51dans les semaines
33:51qui viennent.
33:52Merci à tous
33:53et bonne suite
33:54de programmes
33:54sur nos chaînes.
33:55Merci.
33:56Merci.
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