- il y a 2 heures
Hantavirus : Un nom qui a, en quelques jours, réactivé la crainte d'une pandémie mondiale. Un virus peu connu, sans traitement, et dont les malades rapatriés dans leur pays d'origine, ont été pris en charge avec des protocoles sanitaires à chaque fois différents. L'Europe a-t-elle bien tiré les leçons du Covid ? Faut-il encore renforcer la coordination des États-membres et aller vers une vraie Europe de la santé ? Caroline de Camaret et Alexandre Poussard ouvrent le débat dans Ici l'Europe avec les eurodéputés Laurence Trochu, du groupe des conservateurs réformistes et européens, Grégory Allione du groupe Renew et Juan Fernando Lopez Aguilar, député espagnol, du groupe des sociaux-démocrates.
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Roxana Mînzatu - Vice-présidente exécutive de la Commission européenne
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Alexandre Poussart reçoivent :
Laurence Trochu, Eurodéputée française du groupe Conservateurs Réformistes et européens
Grégory Allione, Eurodéputé français du groupe Renew,
Juan Fernando Lopez Aguilar, Eurodéputé espagnol, du groupe des sociaux-démocrates
Présentation : Caroline de Camaret et Alexandre Poussart
Ici, l'Europe
Chaque semaine, LCP Assemblée nationale, Public Sénat et France24 vous plongent au coeur des questions qui secouent l'Europe : Covid-19, questions migratoires, « Green deal », Brexit ou encore souveraineté digitale. Quel avenir pour l'Union et ses 450 millions d'habitants ? Une demi-heure d'information pour mieux comprendre les enjeux européens.
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Roxana Mînzatu - Vice-présidente exécutive de la Commission européenne
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Alexandre Poussart reçoivent :
Laurence Trochu, Eurodéputée française du groupe Conservateurs Réformistes et européens
Grégory Allione, Eurodéputé français du groupe Renew,
Juan Fernando Lopez Aguilar, Eurodéputé espagnol, du groupe des sociaux-démocrates
Présentation : Caroline de Camaret et Alexandre Poussart
Ici, l'Europe
Chaque semaine, LCP Assemblée nationale, Public Sénat et France24 vous plongent au coeur des questions qui secouent l'Europe : Covid-19, questions migratoires, « Green deal », Brexit ou encore souveraineté digitale. Quel avenir pour l'Union et ses 450 millions d'habitants ? Une demi-heure d'information pour mieux comprendre les enjeux européens.
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NewsTranscription
00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:16Bonjour à tous, merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe.
00:21Nous sommes en ce moment même au Parlement de Strasbourg
00:24où se tient comme toutes les semaines de plénière
00:28le fameux collège des commissaires
00:30et nous avons le plaisir aujourd'hui d'être en compagnie
00:33d'une commissaire ou plus exactement
00:34d'une vice-présidente exécutive de la Commission européenne
00:38Roxana Minzatou, bonjour.
00:40Bonjour, un grand plaisir d'être ici.
00:42Vous êtes en charge des emplois de qualité,
00:45des compétences et de la préparation au changement.
00:47Ancienne députée européenne pour le Parti Socialiste Démocrate
00:51en Roumanie, beaucoup d'Européens s'inquiètent
00:54des répercussions de la guerre au Moyen-Orient.
00:56Le chômage est plutôt bas dans l'Union européenne en ce moment,
01:00moins de 6%.
01:01En attendant, la crise énergétique est en train de peser
01:05sur les entreprises et on se demande
01:08quelles seront les conséquences pour l'emploi.
01:11C'est vrai, tout ce que vous dites
01:12et la Commission européenne agit sur ces sujets.
01:16En effet, on a déjà lancé la première stratégie européenne
01:21qui lutte contre la pauvreté dans l'Union européenne.
01:24Et moi, je crois que c'est un signal politique très fort.
01:27C'est la première stratégie, le premier outil du niveau européen
01:31où on dit d'abord qu'on a presque 100 millions d'Européens
01:36qui sont en risque de pauvreté, en risque d'exclusion sociale.
01:40Un sur cinq Européens, en effet.
01:43On parle de la pauvreté des enfants.
01:45On comprend très bien tous les problèmes que les citoyens ont
01:49en termes d'abrisme, en termes de logissement,
01:52en termes de le coût de leur vie.
01:55Bien sûr que cette stratégie de la collaboration
01:58avec les gouvernements, avec les États membres,
02:01avec la société civile, avec toutes les industries,
02:05parce que c'est un effort de la société entière,
02:07mais je crois que c'est important qu'on parle sur les instruments.
02:11Et le plus important instrument, c'est un potentiel directif européen
02:16sur l'activation des personnes qui n'ont pas d'emploi.
02:20Qu'est-ce que ça veut dire ?
02:21On voudrait que les États membres soient capables
02:25d'avoir des minimums conditions
02:27en ce qui regarde la manière dans laquelle
02:30ils offrent le soutien aux personnes qui cherchent d'emploi.
02:34Parce que ce n'est pas seulement la formation, les compétences,
02:38ce n'est pas seulement un soutien financier.
02:40Alors vous voulez donner l'accès à des emplois de qualité.
02:45Alors comment ?
02:46Parce que la bonne nouvelle, c'est que la justice européenne
02:49a confirmé la directive sur le salaire minimum européen.
02:52Ça c'est un bon point.
02:54Mais des mesures pour insister les entreprises
02:58à distribuer des salaires décents,
03:00ça reste très flou quand même.
03:02C'est vrai, les emplois de qualité
03:04ne sont pas de la stratégie contre la pauvreté,
03:06mais aussi on prépare la loi des emplois de qualité
03:10qu'on va présenter en décembre.
03:12Et c'est là où on explique que oui,
03:15la compétitivité, la prospérité sont les buts importants de l'Europe,
03:20mais ça doit être réalisé en soutenant des emplois de qualité,
03:24des salaires qui sont décents,
03:26qui permettent aux gens de payer tous les coûts de vie
03:29qu'ils ont chaque mois.
03:31Et bien sûr que ça, c'est aussi un message très important
03:33d'équilibre entre la dimension économique,
03:36la compétitivité et entre la dimension sociale,
03:40parce qu'une société forte, en effet,
03:43peut contribuer à une économie forte.
03:46L'un sans l'autre ne sont pas possibles.
03:49Alors, dans cette stratégie,
03:51il y a aussi beaucoup en direction des 19 millions d'enfants
03:54en risque de pauvreté.
03:56Là, vous voulez en sortir 5 de ce risque,
03:595 millions, et comment faire s'il n'y a pas d'objectif
04:03qui corresponde à, finalement, un effort budgétaire chiffré ?
04:08En effet, on n'a pas un budget dédié dans cette stratégie,
04:13mais le travail sur le cadre financier pluriannuel
04:16est en cours ici avec les collègues du Parlement,
04:20les collègues des États membres du Conseil.
04:23On a le Fonds social européen
04:25qui maintenant soutient les politiques sociales en Europe
04:29avec plus de 140 milliards d'euros.
04:33Dans le cadre financier qui suit,
04:36et en pleine négociation,
04:39le budget est environ de 100 milliards d'euros.
04:42On a plusieurs priorités.
04:43Oui, il y a beaucoup de craintes d'une baisse, justement,
04:45de ce Fonds social européen pour la formation, justement.
04:48C'est vrai, parce qu'on a plusieurs priorités maintenant,
04:52mais on a pris toutes les mesures,
04:54parce que dans cette enveloppe nationale pour chaque pays,
04:58on a un minimum de 14 % d'investissement social
05:03à chaque pays, comme j'ai dit.
05:05Si c'est le cas, parce qu'on a des pays
05:07où le niveau de la pauvreté est plus sérieux,
05:12et bien sûr que le minimum,
05:13c'est seulement un standard auquel on part.
05:16Bien sûr que les négociations ne sont pas simples,
05:19mais moi, je vois des signales importants
05:22que le Fonds social européen a le soutien politique
05:25pour enfin donner le soutien que les gens ont besoin en Europe.
05:30Alors, je vous propose tout de suite,
05:32madame la vice-présidente,
05:34de regarder quelques nouvelles choisies sur l'Union européenne.
05:37C'est l'Europe en bref,
05:38de Aline Bottin.
05:44L'Union européenne trouve un compromis provisoire
05:46pour appliquer l'accord commercial signé avec les Etats-Unis
05:49à l'été 2025.
05:510 % pour les exportations américaines vers l'Europe,
05:5415 % pour les européennes à destination des Etats-Unis.
05:57L'accord a été conclu in extremis
05:59avant l'ultimatum du 4 juillet de Donald Trump,
06:02qui menace d'augmenter les taxes sur voitures et camions européens à 25 %.
06:06La situation est totalement précaire
06:09et il est impossible de prévoir
06:10comment les Etats-Unis vont agir en matière de droits de douane.
06:13C'est pourquoi le Parlement s'est prononcé en faveur
06:16d'un filet de sécurité avec 417 voix pour.
06:19Le Parlement européen avait initialement demandé
06:22des garde-fous stricts pour protéger l'Europe
06:24contre d'éventuelles violations américaines,
06:27assouplies finalement.
06:28Un soutien exceptionnel aux agriculteurs
06:31pour contenir le prix des engrais,
06:32qui a bondi de 30 % depuis fin février
06:35et l'instabilité dans le détroit d'Hormuz.
06:37C'est ce qu'a promis l'Union européenne,
06:39alors que le monde ruera à la manifester
06:41devant le Parlement de Strasbourg.
06:43La Commission n'a pas précisé de montant,
06:45mais devrait à minima utiliser
06:47les 200 millions d'euros restants
06:48dans la réserve agricole de 2026.
06:52Dans une lettre à Ursula von der Leyen,
06:54Georgia Meloni exige plus de flexibilité budgétaire
06:57pour faire face à la crise énergétique.
06:59Selon elle, la flambée des prix
07:01depuis les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine
07:03transforme les dépenses énergétiques
07:05en une priorité nationale
07:06qui devrait bénéficier des mêmes dérogations
07:08que celles accordées aux dépenses militaires
07:10dans le pacte de stabilité.
07:12Et si Bruxelles refuse,
07:13l'Italie menace de se retirer
07:15du fonds de réarmement SAFE,
07:16un programme clé de 150 milliards d'euros
07:19pour la sécurité européenne.
07:21Alors, on le voit,
07:22Georgia Meloni en Italie demande à la Commission
07:24un traitement dérogatoire
07:26du pacte de stabilité et de croissance
07:28pour aider Rome à répondre
07:29à la flambée des prix énergétiques
07:31suite au conflit au Moyen-Orient.
07:33Est-ce que Bruxelles est véritablement
07:35synonyme d'austérité budgétaire
07:37ou de relance de la croissance et de l'emploi ?
07:40Bien sûr, les États membres proposent
07:42des différents éléments.
07:44La Commission européenne a le rôle
07:46de regarder l'intérêt général
07:48de l'Union européenne.
07:50Ce qu'on fait,
07:51c'est d'avoir cet équilibre
07:53entre les politiques
07:55qui soutiennent la croissance économique
07:57et les politiques sociales.
08:00C'est très important
08:01de dire ça tout le temps
08:02parce que l'investissement,
08:05les règles fiscales,
08:07les réformes budgétaires
08:08sont bien sûr importantes
08:09pour la santé de l'économie européenne
08:11et pour la direction
08:12et pour l'innovation
08:14et pour la compétition globale
08:17où l'Europe doit être très forte.
08:19Mais dans le même temps,
08:20on doit avoir les politiques
08:22et les allocations budgétaires
08:25suffisantes pour que les personnes
08:28qui, pas seulement
08:29les personnes vulnérables,
08:30les personnes qui travaillent,
08:32les jeunes,
08:34tous nos citoyens,
08:35ont le soutien,
08:37la vie décente
08:38parce qu'ils peuvent participer
08:40à cet effort.
08:41Et ça, ce n'est pas simple.
08:43Je suis très consciente
08:45de ce que je dis.
08:46C'est une complexité des politiques.
08:48Mais c'est pour ça qu'on est là,
08:49on est ici,
08:50de trouver le juste équilibre.
08:52Autre dossier important aujourd'hui,
08:55celui de la sécurité au travail.
08:57En matière de mort au travail,
08:59on est à plus de 3 000 personnes par an
09:01dans l'Union européenne.
09:03Record d'accidents mortels
09:05aussi pour la France en particulier.
09:07La commission a une feuille de route
09:08qui vaut donner lieu
09:10à des actions concrètes.
09:12Une directive amniante,
09:13par exemple,
09:14en 2023.
09:14Mais est-ce qu'il n'y a pas de temps
09:16d'harmoniser un peu
09:17les règles de ce travail ?
09:19D'abord, je voudrais dire
09:21que pour moi,
09:21c'est inacceptable
09:22qu'on parle de...
09:23On a une statistique
09:24au niveau européen.
09:25Aujourd'hui, chaque jour,
09:279 Européens sont mortes
09:29au lieu de leur travail
09:30parce que, dans cet endroit,
09:33ils n'ont pas la sécurité
09:34qu'ils doivent avoir.
09:35Et ça, c'est inacceptable.
09:36La vision avec laquelle
09:38on travaille dans l'Europe,
09:40c'est une vision zéro
09:42sur les morts
09:43dans la droite du travail.
09:45La législation européenne
09:46qui, oui,
09:47harmonise les règles
09:49au niveau européen
09:50a agi pendant les dernières 30 ans
09:53dans l'Union européenne.
09:5670 % des mortes
09:59aux causes sont réduites.
10:02Alors, on a pu voir
10:04la réduction des accidents,
10:06mais de toute façon,
10:08chaque jour,
10:089 personnes,
10:09ça, c'est pas acceptable.
10:11Ce qu'on va faire
10:12pour mieux aborder
10:14ce problème,
10:15c'est d'adresser les risques
10:17dans la loi
10:17d'emploi de qualité.
10:20On va adresser
10:22aussi les risques
10:22psychosocials,
10:24les risques
10:24qui sont connectés
10:27avec le climat,
10:29les températures extrêmes.
10:31C'est important
10:32de voir ces dimensions
10:34dans la loi
10:35d'emploi de qualité.
10:36Et ça veut dire
10:37des conditions
10:38que les États membres
10:40doivent attendre.
10:42Alors, on a un cadre
10:44législatif européen
10:46très fort,
10:46mais plus est nécessaire
10:48et plus d'implémentation.
10:51La capacité des autorités
10:54d'implémenter cette règle
10:55et ce qui a été dit,
10:57la culture de sécurité
10:59qui doit être là
11:00pour les employeurs,
11:02pour les travailleurs,
11:03pour les autorités
11:04comme priorité.
11:05Parlons de quelque chose
11:06qui inquiète aussi beaucoup
11:07les Européens,
11:08l'impact de l'intelligence artificielle
11:10sur nos vies.
11:11La Commission insiste
11:13sur la nécessaire formation
11:14des travailleurs
11:15à utiliser l'IA
11:17dans leur vie
11:18de tous les jours.
11:19Mais est-ce que
11:20cette intelligence artificielle
11:22qui a un peu
11:22réponse à tout
11:23n'est pas aussi
11:24en train d'empêcher
11:25notre jeunesse
11:26de penser,
11:27de se former ?
11:28Elle fait les devoirs,
11:29les dissertations
11:29à leur place.
11:30Donc, c'est aussi
11:31un danger,
11:32on le sent bien.
11:33L'IA,
11:34c'est en réalité,
11:35oui,
11:35une grande opportunité.
11:36l'innovation,
11:37la productivité,
11:39mais aussi
11:40une vulnérabilité.
11:41Et moi,
11:41je ne crois pas
11:42que l'IA
11:42soit seulement
11:44inutile,
11:45c'est plus que ça.
11:46Et oui,
11:47on a besoin
11:48de compétences
11:49parce qu'on voit
11:50déjà des travailleurs,
11:52des jeunes,
11:52des travailleurs,
11:53des adultes
11:54qui utilisent l'IA
11:55chaque jour,
11:56mais n'ont pas
11:57fait des formations,
11:59ils n'ont pas
11:59une éducation dédiée
12:01sur ces sujets.
12:02C'est pour ça
12:03qu'en novembre,
12:05je vais présenter
12:06un paquet législatif
12:07sur l'éducation
12:08qui va incluir
12:10aussi des mesures
12:11pour stimuler
12:12l'éducation digitale
12:13en Europe
12:14et un focus,
12:15bien sûr,
12:16sur l'IA
12:17dans les écoles
12:18et sur l'accès
12:19des enseignants
12:20aussi à cette ressource.
12:22Mais est-ce que l'IA
12:23va nous remplacer,
12:24en fait,
12:25nous les travailleurs ?
12:26Parce qu'on voit bien
12:27que certains métiers
12:28sont directement impactés.
12:29la traduction,
12:31ils la font très bien.
12:32Tous les métiers,
12:33d'ailleurs,
12:33sont très impactés.
12:34La conversation
12:36sociétale,
12:37politique
12:37sur l'impact
12:38de l'IA
12:39sur l'humanité
12:40doit être très sérieuse.
12:42Elle seulement commence
12:43parce que,
12:44bien sûr,
12:44personne ne peut répondre
12:45maintenant
12:46sur l'impact concret
12:48de l'IA
12:48dans le monde du travail.
12:50On a des éléments
12:52statistiques
12:53qui nous disent
12:53que, oui,
12:54c'est un certain pourcentage
12:56qui va être modifié
12:57des travaux,
12:58des emplois,
12:59à cause de l'IA,
13:01mais c'est avec
13:02des bonnes connotations
13:03et aussi avec des risques.
13:05Ce que c'est important,
13:06c'est d'avoir aussi
13:07des règles
13:10et des compétences,
13:11des protections
13:11pour les travailleurs,
13:13mais aussi
13:14les compétences
13:14parce qu'ils soient capables
13:16d'augmenter,
13:17d'amplifier
13:18leur expertise.
13:20Et bien sûr,
13:21qu'on va avoir
13:21de nouveaux rôles,
13:22c'est normal.
13:23et c'est pour ça
13:25qu'on doit accompagner,
13:27très cibler les jeunes
13:29avec aussi
13:30des investissements
13:31au niveau européen
13:32dans l'éducation,
13:33la technologie éducationale,
13:35l'IA européenne
13:37sur l'éducation
13:38et cet élément-là.
13:40Alors,
13:40votre commission européenne
13:42qui est dirigée
13:42par Ursula von der Leyen,
13:44on sent bien
13:45qu'elle a décidé
13:45de réagir
13:46avec ce vaste plan,
13:47notamment pour éradiquer
13:49la pauvreté
13:50en 25 ans du continent
13:52parce qu'elle craint aussi
13:53que cet appauvrissement
13:54amène les Européens
13:55à voter toujours plus
13:56pour des droits
13:57souverainistes
13:58et eurosceptiques.
14:00Moi,
14:00je ne commente pas
14:01les options
14:01des personnes
14:02dans cette façon.
14:04Les citoyens
14:05se sont ignorés.
14:08Ça,
14:08ce n'est pas bien.
14:09Pourquoi leur choix
14:10d'aller à la droite,
14:12à la gauche,
14:12ça c'est à les citoyens
14:13de répondre ?
14:14Les politiciens
14:15doivent adapter
14:16les réponses politiques.
14:18Et ce qui est très important
14:19est qu'on voit
14:20la réponse des Européens
14:21« Qu'est-ce que c'est
14:22votre plus grand problème ? »
14:25C'est tout le temps
14:26le salaire,
14:28le coût de la vie,
14:29c'est tout le temps
14:30la certitude
14:31sur leur futur,
14:32le futur de leurs enfants.
14:34Et c'est la réalité
14:35qu'ils ne sont pas convaincus
14:38que les politiques
14:39sont suffisantes,
14:41les politiques publiques
14:41sont suffisantes.
14:42Alors,
14:43on doit adapter
14:44tout le temps
14:46en concentrant
14:47plus de ressources
14:48sur les politiques sociales
14:49et pas nécessairement
14:51juger l'option
14:53vers la droite
14:54et la gauche
14:54parce que
14:55si on parle
14:56avec les gens
14:57dans la rue,
14:58ils n'ont pas
14:59une vision
15:00très idéologique.
15:02C'est leur problème
15:02concrète
15:03et la confiance
15:05qu'ils ont
15:06dans les politiciens
15:07sur les solutions.
15:09Et c'est pour ça
15:10que je crois
15:10dans l'équilibre
15:11des mesures politiques,
15:13budgétaires,
15:13technologiques
15:14et les mesures sociales
15:16qui sont très importantes
15:17pour la santé
15:18de la démocratie aussi.
15:20Alors,
15:20en tant que vice-présidente
15:21de la Commission européenne,
15:23vous avez vu
15:23que la Hongrie
15:24est revenue
15:24dans le camp pro-européen
15:26après la défaite
15:26de Viktor Orban.
15:27La Bulgarie
15:28a un gouvernement
15:29un peu plus ambigu
15:30qui pourrait se tourner
15:31vers la Russie.
15:32Et vous,
15:33Roxana Minzatou,
15:34vous vous dites convaincue
15:35que votre pays natal,
15:36la Roumanie,
15:37maintiendra
15:38une position pro-européenne
15:39même si votre parti socialiste
15:41est allié
15:41à l'extrême droite
15:42pour évincer
15:43le gouvernement centriste.
15:45Il y a une crise politique.
15:45Donc,
15:46pourquoi vous êtes
15:46tellement optimiste ?
15:48C'est aussi la manière
15:50dans laquelle
15:50les citoyens
15:51sont à la fardeau
15:53de chaque jour.
15:55Et en Roumanie,
15:56c'est vrai
15:57qu'on a encore
15:58une grande partie
16:00de la population
16:01qui est en risque
16:02de pauvreté,
16:03d'exclusion sociale.
16:04Moi,
16:05j'ai une grande confiance
16:06dans l'attitude
16:07pro-européenne
16:08du peuple roumain,
16:10un peuple qui a eu
16:11cet objectif
16:12de faire partie
16:14de l'Europe,
16:15comme on dit,
16:15l'Union européenne
16:16maintenant.
16:17Et malgré
16:18toutes les évolutions
16:19politiques
16:20qui sont spécifiques
16:21d'une démocratie,
16:23moi,
16:24je n'ai pas
16:24de doute
16:26sur le chemin
16:27pro-européen
16:28du pays
16:28d'où je viens
16:30et où je reviens
16:31tout le temps,
16:32où ma famille
16:33est là.
16:34On doit,
16:35bien sûr,
16:36avoir toute confiance
16:37parce que
16:38la Roumanie
16:39est très importante
16:39dans la construction
16:40européenne,
16:41sa position
16:42sur le rôle
16:43géopolitique,
16:44mais aussi
16:45le peuple,
16:45comme j'ai dit,
16:46si quelqu'un
16:48va à Roumanie,
16:49va être très convaincu
16:50de cet amour
16:52pour l'Europe
16:53et de cette confiance
16:55qu'ils ont
16:55dans le projet
16:56européen.
16:57La plupart,
16:58pas tous,
16:58mais l'immense
17:00plupart.
17:01Merci à vous,
17:02madame la vice-présidente
17:03Roxana Migzatou,
17:05vice-présidente
17:05de la Commission européenne,
17:07d'avoir été
17:07notre invitée aujourd'hui.
17:08Merci à vous de nous avoir suivis.
17:09Restez avec nous.
17:10Tout de suite,
17:11le débat consacré
17:12au virus
17:13qui court en Europe.
17:14L'Europe de la santé
17:15est en train
17:16d'essayer de les rattraper.
17:22Merci de nous rejoindre
17:23à Strasbourg,
17:24au Parlement européen,
17:25pour parler d'un virus
17:26qui a inquiété
17:27la planète entière,
17:28mais sans provoquer
17:29de réelles épidémies.
17:30Il s'agit
17:31de l'antavirus.
17:32Cela avait commencé
17:33comme un mauvais film,
17:34un virus peu connu,
17:36véhiculé par des rongeurs,
17:37qui s'est propagé
17:38sur un navire de croisière
17:39au départ de l'Argentine.
17:41Les îles Canaries
17:42en Espagne ont hésité
17:43avant de laisser
17:43accoster les malades.
17:45Au final,
17:45cet antavirus
17:46a réveillé
17:47les mauvais souvenirs
17:48de la crise du Covid-19
17:49et du coup,
17:50les Européens
17:50ont redoublé
17:51de vigilance.
17:52D'ailleurs,
17:53l'Europe a-t-elle
17:54bien tiré
17:55toutes les leçons
17:56de la crise Covid ?
17:57Faut-il encore renforcer
17:58la coordination
17:59entre les États membres
18:00et surtout aller vers
18:01une Europe de la santé
18:02où Bruxelles
18:04aurait davantage
18:05de compétences sanitaires ?
18:07On parlera aussi
18:08du virus Ebola
18:09qui décime
18:10la République démocratique
18:12du Congo
18:12à cause d'un variant
18:13très létal
18:14pour lequel
18:15il n'existe d'ailleurs
18:16aucun vaccin.
18:17Que peuvent faire
18:18les Européens
18:18pour venir au secours
18:20de l'Afrique
18:21face à ce fléau
18:22et à d'autres,
18:23bien sûr ?
18:23Pour en parler,
18:24trois eurodéputés
18:25sur ce plateau.
18:26Laurence Trochu,
18:27bonjour.
18:27Bonjour.
18:27Vous êtes eurodéputée française,
18:29membre du groupe
18:29des conservateurs
18:30et réformistes européens
18:32ici au Parlement européen.
18:33Pour situer,
18:34c'est un groupe
18:35à la droite de l'hémicycle
18:36qui accueille notamment
18:37les élus de la dirigeante italienne
18:39Giorgia Meloni.
18:40On accueille également
18:40Grégory Allion,
18:41bonjour.
18:42Eurodéputé français également,
18:43membre du groupe
18:44centriste Renew.
18:45Et je précise que
18:46pendant la crise du Covid,
18:48vous présidiez
18:48la Fédération française
18:49des sapeurs-pompiers.
18:51Et puis on accueille
18:52un eurodéputé espagnol,
18:54Juan Fernando Lopez-Aguilar,
18:55bonjour.
18:56Vous êtes membre du groupe
18:57des sociodémocrates
18:58au Parlement européen,
18:59du parti socialiste
19:01qui est au pouvoir
19:02en Espagne.
19:03Et je précise que
19:03vous êtes élue
19:04des îles Canaries,
19:05les îles qui ont accueilli
19:07le navire de croisière
19:08MV Hondius
19:09où s'est développé
19:10ce foyer d'antavirus.
19:11Alors écoutons justement
19:12la ministre de la Santé
19:14du gouvernement socialiste
19:15de Pedro Sanchez
19:16qui défendait
19:17son protocole sanitaire
19:19en acceptant
19:19l'accostage
19:21justement
19:21de ce navire.
19:23Nous avons pris
19:24toutes les précautions
19:25et mis en place
19:26tous les mécanismes
19:27de sécurité
19:28afin de traiter
19:29ces personnes
19:29qui au départ
19:30étaient des cas contacts
19:31avec toutes les mesures
19:32de sécurité
19:33comme si elles étaient
19:34des cas confirmés.
19:36Alors monsieur Lopez-Aguilar,
19:38comment cette gestion
19:39de l'antavirus
19:39a été vécue en Espagne
19:40et surtout sur vos îles
19:41Canaries ?
19:42Votre pays a été
19:43un peu pollué
19:44par les fake news
19:45autour de ce virus
19:46pour dissuader
19:47les Espagnols
19:48d'accueillir le bateau.
19:49Bien sûr,
19:50une expérience
19:51de grande intensité
19:52mais accompagnée
19:54aussi
19:56des polémiques
19:57et controversies
19:58même politiques.
20:00C'est clair
20:02que j'ai soutenu
20:03le courage
20:04de montrer
20:05par le gouvernement
20:05espagnol
20:06de prendre l'initiative
20:07d'attendre
20:08l'appel
20:09de l'Organisation
20:10mondiale
20:10de la santé
20:11et bien sûr
20:12de prêter
20:14solidarité
20:15active
20:16avec un mécanisme
20:17exemplaire
20:18des protections
20:20sanitaires
20:22individualisées
20:23des débarquements
20:24en condition
20:25de certainité
20:26en condition
20:27de sécurité
20:28et bien sûr
20:29aussi humanitaire.
20:31On ne peut pas
20:31abandonner
20:32pas seulement
20:32les Espagnols
20:33mais tous les êtres humains
20:34qui étaient enfermés
20:35dans l'ondius
20:36pour trop long de temps.
20:38Mais cela a été dit
20:39il y a aussi
20:41l'aspect politique
20:43la peur
20:44les fake news
20:45qui ont été
20:46propagés
20:46par les gouvernements
20:47conservateurs
20:48des Canaries
20:49avec la confrontation
20:52avec les gouvernements
20:53progressistes
20:54de l'Espagne
20:55qui dirige
20:56Pedro Sánchez
20:57mais avec
20:58aussi
20:59des
21:01mesonges
21:02comme par exemple
21:03que les rongeurs
21:05les rats
21:06pouvaient nager
21:07jusqu'à la plage
21:08et contaminer
21:09la population
21:09des Canaries
21:10et mettre en risque
21:12la population
21:12en général.
21:13Alors c'est
21:14un cas
21:15d'études
21:16mais
21:16en conclusion
21:17la leçon
21:19c'est claire
21:19il faut
21:20protocolliser
21:21à niveau européen
21:22et pas seulement
21:22à niveau national
21:24parce que les virus
21:25ne connaissent pas
21:25des frontières.
21:26On va en parler
21:26en beaucoup
21:27de débats politiques
21:27en Europe
21:28autour de cette
21:29alerte sanitaire
21:30sur l'antavirus.
21:31Laurence Trochu
21:31on a pris
21:32trop de précautions
21:33face à ce nouveau
21:33virus ?
21:34Ça veut dire
21:35surtout qu'on n'a pas
21:36posé les bonnes
21:37questions
21:37puisque le débat
21:39porte justement
21:40sur les leçons
21:40qu'on tire
21:41ou pas
21:42des précédentes
21:43crises
21:43notamment
21:44évidemment
21:46le coronavirus
21:47il y a quand même
21:48quelque chose
21:49qui définit un pays
21:50qui s'appelle
21:50une frontière
21:51et une frontière
21:52c'est pas simplement
21:53ce qui enferme
21:54c'est aussi
21:55ce qui protège
21:56et cette question là
21:57n'a pas été reposée
21:58dans le débat
22:00public
22:00comme si elle était
22:01un tabou
22:02dans une Europe
22:03qui au nom
22:05de la libre circulation
22:07finalement
22:08n'oserait pas
22:09remettre en question
22:10ce qui n'est qu'un outil
22:11ce qui n'est qu'un moyen
22:12qui à un moment donné
22:14peut ne plus être adapté
22:15précisément
22:16quand on est en période
22:16de crise
22:17et le commissaire
22:18fermer les frontières
22:19ça sert à quelque chose
22:20dans le cas d'un virus ?
22:20Ça arrête vraiment le virus
22:21de fermer les frontières ?
22:22C'est un des outils
22:24je ne dis pas
22:25que c'est le seul
22:26et que c'est la seule réponse
22:27mais la question
22:27n'a même pas été posée
22:28et quand on a
22:29le commissaire séjourné
22:30la semaine dernière
22:31qui nous dit
22:32que la situation de crise
22:34est maintenant structurelle
22:36c'est-à-dire que
22:36les crises deviennent
22:38la norme
22:39et bien je pense
22:39qu'il faut qu'on ait
22:40le courage
22:41de poser sur la table
22:42toutes les questions
22:43avec l'approche scientifique
22:44l'approche sanitaire
22:45et l'approche
22:47proprement politique
22:48Alors on parle
22:48au sapeur-pompier
22:49le mécanisme de protection civile
22:51de l'Union Européenne
22:52a été activé
22:53dans le cas
22:54de cet antavirus
22:56par l'Espagne
22:57le 6 mai
22:58il a permis de financer
22:59et de coordonner
23:00six vols de rappartement
23:01vers la France
23:02on parle de frontières
23:02les Pays-Bas
23:03la Grèce
23:04et l'Irlande
23:04un avion d'évacuation
23:05médicale
23:06de la flotte
23:07de l'Union Européenne
23:08a été prépositionné
23:09à Ténérife
23:10la solidarité européenne
23:12pour vous
23:12elle a fonctionné
23:13elle était nécessaire
23:14au contraire ?
23:15non seulement
23:15elle a fonctionné
23:16mais en plus
23:17on a tiré
23:17je dirais bénéfice
23:19ou expérience
23:20malheureuse
23:21de ce qui s'est passé
23:22en 2019
23:232020
23:242021
23:25notamment
23:25avec le coronavirus
23:26on a eu un centre
23:27de prévention
23:28et de contrôle
23:29des maladies
23:29qui a été activé
23:30dès le 2 mai
23:31pour envoyer
23:32justement des experts
23:33pour évaluer
23:34la situation
23:34pour permettre
23:35justement
23:35de jauger
23:36là où on en était
23:37et confronter
23:38médicalement
23:39scientifiquement
23:39nos orientations
23:41avec l'OMS
23:42à partir de là
23:43ce diagnostic
23:44a été très intéressant
23:45parce qu'il a permis
23:45d'établir des protocoles
23:46pour l'accueil
23:47sur notre territoire
23:48européen
23:48de ces malades
23:50ou de ces supposés malades
23:51et derrière
23:52de mettre en place
23:53tout un mécanisme
23:54de protection civile
23:55que vous venez de citer
23:56mais en respectant
23:57des protocoles
23:57là où on a aussi
23:59tiré bénéfice
24:00de tout ce qui s'est passé
24:01par rapport au coronavirus
24:02puisque c'était la question
24:04et l'introduction
24:04de votre émission
24:05c'est que dorénavant
24:06il y a une vraie direction
24:07générale de la santé
24:08qui a possibilité
24:10d'accompagner
24:11d'aider les états membres
24:13lorsqu'ils sont en difficulté
24:14on a créé des stocks
24:16sensibles
24:17de masques
24:17de respirateurs
24:19on a tout ce qu'il faut
24:20au travers du territoire
24:20européen
24:21sans pour autant
24:22prendre le pas
24:23sous la souveraineté
24:24des états
24:24pourquoi je vous dis cela
24:25parce qu'aujourd'hui
24:27je dirais le protocole
24:28d'accueil
24:28et de mise en quarantaine
24:29en France
24:30il est de 42 jours
24:31il ne correspond pas du tout
24:32à ce qui a été fait par ailleurs
24:33mais en tous les cas
24:34ce sont nos scientifiques
24:35qui ont orienté
24:36et demandé au premier ministre
24:38de mettre en place
24:39ces mesures
24:40on va en parler justement
24:41une alerte sanitaire
24:42de l'antavirus
24:42et puis 27 protocoles
24:45sanitaires
24:45dans chaque état membre
24:47Emmanuel Macron
24:48a appelé
24:49à un peu plus
24:49de coordination
24:51maintenant il est important
24:52qu'il y ait une vraie
24:53coordination européenne
24:54c'est à dire que les protocoles
24:56je pense aillent vers
24:56les standards
24:57les plus exigeants
24:57qui ont été définis
24:58à très court terme
24:59et que l'organisation mondiale
25:01de la santé
25:01puisse coordonner
25:02tout cela
25:03comme il se doit
25:04dans les prochaines étapes
25:05alors Juan Fernando López Aguilar
25:07la France avait un protocole
25:08très strict
25:09d'isolement des cas contacts
25:10ce qui n'était pas le cas
25:11dans d'autres pays
25:13où c'était plus souple
25:13notamment en Espagne
25:15il faudrait quoi ?
25:15il faudrait un protocole européen ?
25:17l'Espagne est particulièrement
25:19fière
25:20de la qualité
25:20de son système sanitaire
25:24cela étant dit
25:25il faut
25:26bien sûr
25:27ne pas seulement
25:27tirer la lésion
25:28des terribles expériences
25:30de Covid-19
25:31mais aussi
25:32de renforcer
25:34la réponse européenne
25:35la qualité de la réponse européenne
25:37des protocoles européens unifiés
25:38et bien sûr
25:39lutter contre
25:40la fragmentation
25:41de la réponse
25:42au présent
25:43qui est absolument
25:44insoutenible
25:45et insupportable
25:46alors il faut
25:47aussi accompagner
25:48ce mécanisme
25:50de protection civile
25:51qui a été activé
25:52à l'occasion
25:53de l'ONDIUS
25:54fondé aux Canaries
25:55avec des investissements
25:58communs
26:00des recherches
26:02biomédicales
26:03des préventions
26:05microbiennes
26:05alors vous n'êtes peut-être pas d'accord
26:06avec cette analyse
26:07madame Trouchus
26:08parce que vous êtes souverainiste
26:09je le rappelle
26:09et puis vous n'êtes pas forcément
26:11pour cette Europe de la santé
26:12mise en commun
26:14et puis
26:15ni d'ailleurs
26:16peut-être
26:16la vaccination obligatoire
26:17vous allez nous le dire
26:19Alain Fischer
26:19en tout cas le président
26:20de l'Académie des sciences
26:21a dit que
26:22Marion Maréchal
26:23votre chef de film
26:24et le Rassemblement National
26:25se sont opposés
26:26à peu près
26:27à toutes les décisions
26:28nécessaires
26:28au contrôle de la pandémie
26:30de Covid-19
26:32je pense que mon collègue
26:33a prononcé une expression
26:34qui est assez clé
26:35il a parlé de coopération unifiée
26:37moi je parlerais
26:38protocole européen unifié
26:39exactement
26:40moi je parlerais de coopération
26:41et je me base là-dessus
26:42sur ce que les états membres
26:44ont récemment exprimé
26:45c'était en janvier dernier
26:46le rapport de monsieur Sokol
26:47du PPE
26:48où le conseil
26:50a vraiment insisté
26:51sur ce rôle de coopération
26:53qu'il peut y avoir
26:54à l'échelle européenne
26:55sans que pour autant
26:56la souveraineté
26:57de chaque état membre
26:58soit mise en difficulté
27:00précisément parce que
27:01on peut concevoir
27:04une coopération
27:05on peut concevoir
27:06des financements
27:08communs
27:09mais de là
27:10à gérer
27:11entièrement
27:12de manière uniforme
27:13une crise
27:14sur des territoires
27:15sur lesquels
27:16elle ne se décline pas
27:17exactement de la même manière
27:18ce serait aller
27:19au-delà
27:20de ce que l'article 168
27:22du TFUE
27:23nous autorise à faire
27:24même si la commission santé
27:26est devenue une commission
27:27de plein exercice
27:29elle reste dans
27:30l'esprit général
27:32des traités
27:33qui prévoient quand même
27:34une souveraineté garantie
27:35à chaque état membre
27:36et donc c'est ce que
27:38le conseil a rappelé
27:39récemment
27:40ça va ensuite
27:41être discuté
27:42bien sûr
27:42en commission santé
27:43et au parlement
27:44on a appelé à l'aide
27:46ou pas la commission
27:47la Hongrie a décidé
27:48de ne pas avoir
27:48les mêmes vaccins que nous
27:49elle a demandé
27:50pas de vaccins
27:51Pfizer
27:51et les seuls qui marchaient
27:53d'ailleurs
27:53elle a eu des vaccins russes
27:55donc
27:55oui mais vous ne pouvez pas
27:57vous ne pouvez pas
27:58aller contre
27:59la souveraineté
28:01des états membres
28:02enfin je veux dire
28:02vous contrevenez au traité
28:03si vous entrez
28:04dans cette logique là
28:06et encore aujourd'hui
28:07je vous dis
28:08ce vote date du 20 janvier
28:09donc on est
28:10on est dans
28:13la réaffirmation
28:14de la souveraineté
28:15des états membres
28:16en matière de santé
28:16une réaction
28:17j'ai une réaction
28:18parce qu'en fait
28:19c'est bien beau
28:20on est sur un plateau
28:21on est dans un monde
28:22assez aseptisé
28:23le parlement européen
28:25moi je suis encore
28:25pompier volontaire
28:27je vois depuis des années
28:28les crises
28:29et j'entends
28:30Stéphane Séjourné
28:31qui dit qu'on est dans
28:32un monde où la crise
28:32devient structure même
28:34de notre capacité
28:35à réagir
28:35et je le comprends
28:36en ce propos
28:37parce que
28:38il y a 15 jours
28:39on faisait des feux de forêt
28:41qui dépassaient
28:42500 hectares
28:43dans les Pays-Bas
28:44il y a 15 jours
28:44au printemps
28:45donc je parle des feux de forêt
28:46mais je pourrais vous parler
28:47de la crise
28:48de l'antavirus
28:49on peut parler
28:50de la crise du coronavirus
28:51en ce moment
28:51à cause du dérèglement climatique
28:53on a des moustiques
28:54qui transportent la dingue
28:55au travers
28:56le territoire européen
28:57on voit bien
28:58tous les impacts
28:59de ce changement
29:00qui bouleverse
29:01finalement
29:02nos pratiques opérationnelles
29:04et aujourd'hui
29:05on a besoin
29:05d'une réaction
29:06et aujourd'hui
29:06si on ne réagit pas
29:08en solidarité
29:09que ce soit sur la veille
29:11telle qu'on a pu le faire
29:12par rapport à ce navire
29:14qui est arrivé
29:15avec des ressortissants européens
29:16et de pays tiers
29:17que ce soit sur la veille
29:19que ce soit sur les forces
29:20de protection civile
29:21sur l'acheminement
29:22ou le traitement
29:23des patients
29:24qui ont été acheminés
29:25dans différents hôpitaux
29:26il y a une coordination
29:27là aussi
29:27qui a été produite
29:28si on ne raisonne pas
29:30avec le principe
29:32de solidarité
29:33on ne pourra pas
29:34faire face
29:34aux crises actuelles
29:35est-ce que c'est le cas
29:36pour Ebola aussi
29:37qui est en train
29:37de se répandre
29:38en RDC
29:39avec un variant
29:41très létal
29:41et on voit bien
29:42que les Etats-Unis
29:43qui sont
29:44avec un ministre de la Santé
29:46anti-vax
29:47qui ont quitté l'OMS
29:48qui ont désinvesti
29:50dans la santé
29:51en Afrique
29:51et bien aujourd'hui
29:53ils font soigner
29:54leurs ressortissants
29:55qui sont touchés
29:55par Ebola
29:56en Allemagne
29:57est-ce que nous aussi
29:59on doit se préoccuper
30:00de ce qui se passe
30:01en Afrique
30:01parce qu'on disait
30:02les virus ne connaissent
30:03pas de frontières
30:04d'abord
30:04les Etats-Unis
30:05ont effondré
30:07l'investissement
30:08en santé
30:09et en recherche
30:11biomédicale
30:12l'Europe
30:13doit faire
30:13le chemin contraire
30:16les entirés
30:17de la crise
30:18de Covid-19
30:19ne sont pas
30:21seulement
30:22sociales
30:23ils sont aussi
30:25institutionnels
30:26et même juridiques
30:27on a inventé
30:28une compétence
30:29une politique européenne
30:30qui n'existe pas
30:30à la politique européenne
30:31de la santé
30:32et la programmation
30:33de la santé
30:34comme un bien
30:35commun
30:35européen
30:36alors
30:37ça veut dire
30:39que l'Europe
30:40doit être
30:41aussi signifiée
30:43sous le plan
30:43de la recherche
30:45biomédicale
30:46contre l'Ebola
30:47parce que
30:47dans l'époque
30:49de la globalisation
30:50les virus
30:51aucun virus
30:53ne connaît
30:53des frontières
30:54et toutes les pandémies
30:55peuvent devenir
30:56transfrontalières
30:58dans la question
30:58des jours
30:59ou des semaines
30:59alors il faut être
31:00prévenu
31:01mieux que
31:03soigné
31:03Laurence Trochu
31:04que doivent faire
31:04les Européens
31:05face à ce virus
31:06Ebola
31:07est-ce qu'on doit
31:08redoubler
31:08de moyens
31:09de solidarité
31:10d'urgence
31:10pour les Africains
31:12ou est-ce qu'on doit dire
31:12on ferme les frontières
31:13on se protège
31:14et ce n'est pas notre affaire
31:15un peu comme le dit
31:16l'administration Trump
31:17dans sa politique de santé
31:18je ne serais pas
31:19dans l'approche
31:19du où-ou
31:20c'est-à-dire que
31:21précisément
31:21oui il y a un outil
31:22qui est la fermeture
31:23des frontières
31:24pour la protection
31:25des Européens
31:26ça peut être
31:26le premier outil
31:27déployé
31:28ensuite il ne faut pas
31:29oublier que
31:30dans le cadre
31:31du coronavirus
31:32on a
31:33un plan
31:34on a le plan
31:35Next Generation EU
31:36qui nous coûte
31:37quand même
31:38quelque chose comme
31:39800 milliards d'euros
31:41c'est quoi ?
31:41c'est un emprunt
31:42c'est 2000 euros
31:43par Européen
31:44donc ça c'est le vrai
31:46coût du coronavirus
31:47donc on a
31:48c'est le plan de relance
31:49post-Covid
31:49exactement
31:50on a cet emprunt
31:51sur le dos
31:51ça veut dire quoi ?
31:52ça veut dire qu'on va
31:53demander aux Européens
31:54de payer des impôts
31:55Européens
31:56pour pouvoir
31:58assumer ce surcoût
32:00donc la question
32:01elle se pose aussi
32:02par rapport aux capacités
32:03réelles de l'Europe
32:05et puis l'Europe
32:06elle a aussi
32:07donc on n'a pas les moyens
32:07d'être solidaires
32:08avec l'Afrique
32:09c'est ce que vous dites ?
32:10elle les a déjà
32:11les moyens
32:11mais elle a son plan
32:13justement d'aide
32:14au développement
32:15qui représente
32:16quand même
32:1629 milliards
32:17sur la période
32:182021-2027
32:19qui précisément
32:20est ciblée
32:21sur l'Afrique
32:22donc il faudrait voir
32:23dans le cadre
32:24de ce plan d'aide
32:25au développement
32:25ce qui est possible
32:26mais vous voyez bien
32:27que derrière chaque dépense
32:29supplémentaire envisagée
32:30c'est de la dette
32:31qu'on met sur la tête
32:33de chaque Européen
32:33est-ce que l'Europe
32:35a la responsabilité
32:36de s'intéresser de près
32:37aux maladies en Afrique
32:38parce qu'en effet
32:39elle peut les reprendre
32:40comme boomerang
32:41et de toute façon
32:42les Américains
32:43sont en train de se retirer
32:45ce qui fragilise
32:45beaucoup ce continent
32:46aujourd'hui
32:47quelle que soit la crise
32:48dont vous parliez
32:48notamment en biologie
32:50et lorsque l'on a affaire
32:52à des virus
32:52tels que Ebola
32:53ou d'autres
32:54j'ai cité la dengue
32:54le moustique-tigre
32:55il n'est pas arrivé
32:56comme ça en France
32:57il n'est pas endémique
32:59finalement
32:59à notre sol européen
33:00donc les choses
33:01arrivent naturellement
33:03sans que forcément
33:03les frontières soient fermées
33:04ou pas fermées
33:05et dans cette globalisation
33:07dans cet échange mondial
33:09que nous avons
33:09oui tout peut nous arriver
33:10le fait d'être en veille
33:12ailleurs
33:13nous permet d'être
33:13mieux préparés
33:14chez nous
33:15ça c'est un premier principe
33:16et ce que je voulais dire
33:17et c'est une forme
33:18de proposition
33:18et on a des amis
33:20des collègues
33:22députés européens
33:23qui vivent dans les îles
33:24j'étais la semaine dernière
33:25le week-end dernier
33:26en Corse
33:26on est en train
33:27en Corse
33:28d'établir
33:29des laboratoires
33:31de recherche
33:32justement
33:32sur l'ensemble des maladies
33:33qu'elles soient
33:34animales
33:35ou humaines
33:36pourquoi ?
33:37parce que nos îles
33:37nos régions ultra-périphériques
33:39ce que je veux dire
33:40c'est
33:40je peux prendre
33:41dans l'océan Indien
33:42la Réunion
33:42les Canaries
33:43je peux prendre
33:44la Corse
33:45ou nos îles
33:46en Méditerranée
33:47ce sont de véritables
33:48sentinelles
33:49et il faut les armer
33:50pour finalement avoir
33:51les laboratoires
33:52et les capacités
33:53pour soit sur le monde animal
33:54soit sur la partie humaine
33:56avoir les capacités
33:57de détecter
33:58dès l'instant
33:59où quelque chose
33:59doit nous arriver
34:00et on finira sur ces mots
34:01merci
34:01merci à tous les trois
34:02d'avoir participé
34:03à ce débat
34:04merci à vous de nous avoir suivis
34:05restez bien sûr
34:06sur France 24
34:06et les chaînes parlementaires
34:07pour plus d'informations
34:08merci à tous
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