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  • il y a 13 heures
À LA UNE / Nouveau plan d'aides : un vrai changement d'échelle ?

Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé, jeudi 21 mai 2026, un nouveau « paquet d'aides » à destination des Français qui subissent l'augmentation des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Tiraillé entre la nécessité d'agir pour le pouvoir d'achat des Français et sa volonté de garder le budget de l'État sous contrôle, dans un contexte d'explosion de la dette, le gouvernement a annoncé 710 millions d'euros de nouvelles aides. Rejetant les aides généralisées, des mesures ciblées sont privilégiées : les aides aux carburants pour agriculteurs, pêcheurs, routiers et le BTP sont reconduites pour 3 mois. Parmi les nouveautés, les taxis bénéficieront d'une aide à l'achat de véhicules électriques et les aides à domicile verront leurs indemnités kilométriques revalorisées de 20 centimes. Enfin, la prime carburant employeur, aide défiscalisée et désocialisée, passe de 300 à 600 euros et les conditions pour en bénéficier sont largement assouplies. Ces mesures tant attendues sont-elles à la hauteur de la crise des prix du carburant ?

Invités :
Stéphanie Villers, économiste chez PwC France
Francis Pousse, président de la branche distributeurs Carburants et Énergies nouvelles du syndicat Mobilians
Philippe Coy, porte-parole de la CPME

Chroniques :

« Quelle histoire ! » : « Pardon », le mot tabou des politiques ? par David Revault d'Allonnes
« Lecornu, les mots de la crise » par Mariette Darrigrand

LA QUESTION QUI FÂCHE / Automobile : faut-il ouvrir nos usines à la Chine ?

Stellantis, constructeur automobile franco-italo-américain, a officialisé, mercredi 20 mai 2026, son partenariat avec le groupe chinois Dongfeng, constructeur de voitures électriques et hybrides. Des modèles de la marque chinoise vont être distribués en Europe et produits au sein de l'usine de Rennes, sous-exploitée depuis plusieurs mois. Le site rennais ne produit actuellement qu'un modèle - le C5 Aircross de Citroën - et accumule les périodes de chômage technique. Le groupe Stellantis, qui a enregistré plus de 22 milliards d'euros de pertes en 2025, espère pouvoir améliorer la « visibilité » de l'entreprise et profiter du savoir-faire chinois en matière d'électrique. Les syndicats voient cette opportunité comme « une bouée de sauvetage », promettant toutefois d'être attentifs aux contrats de travail. Entre sauvetage et enjeu de souveraineté, faut-il laisser plus de place aux alliances économiques avec la Chine ?

Invités :
Matthias Renault, député « Rassemblement National » de la Somme
Alma Dufour, députée « La France insoumise » de Seine-Maritime
Yves Carra, porte-parole de « Mobilité Club France »

« Bourbon express » par Marco Paumier

« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres,

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Transcription
00:00:04Musique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats en direct de l'Assemblée Nationale.
00:00:32Avec pour m'accompagner ce soir, Mariette Darigrand. Bonsoir Mariette.
00:00:36Bonsoir Adeline.
00:00:36Et David Revaud-Dallon. Bonsoir David.
00:00:38C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir un casse-tête.
00:00:42Soutenir l'activité sans plomber le budget.
00:00:44C'est la mission qui était assignée à Sébastien Lecornu qui vient de tenir une longue conférence de presse
00:00:50pour annoncer de nouvelles aides face à la flambée des prix de l'essence.
00:00:54710 millions d'euros d'aides supplémentaires.
00:00:57En fait, il va surtout s'agir de prolonger les dispositifs existants tout en élargissant à de nouveaux secteurs.
00:01:03Mais est-ce vraiment un changement d'échelle comme le prétend le gouvernement ?
00:01:06On en parle ce soir avec vous Philippe Coye. Bonsoir.
00:01:08Bonsoir.
00:01:09Porte-parole de la CPME, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises.
00:01:13Merci d'être là, aux côtés de Stéphanie Villers. Bonsoir.
00:01:16Bonsoir.
00:01:16Économiste et conseillère économique au cabinet PWC France. Merci de votre présence.
00:01:20Et je salue également Francis Pouce. Bonsoir.
00:01:22Bonsoir.
00:01:23Président national des distributeurs de carburant du syndicat Mobilians.
00:01:27Mariette, vous avez évidemment suivi la conférence de presse du Premier ministre, enfin du gouvernement en fait.
00:01:32Et vous allez décortiquer pour nous le choix des mots de Sébastien Lecornu.
00:01:36Oui, quelques mots. On verra lequel. Et puis aussi le dispositif de parole. C'est assez original.
00:01:42Oui, assez original. C'est le mot.
00:01:45David, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ?
00:01:47L'histoire des excuses de François Ruffin, député de la Somme qui a créé la polémique avec sa bande dessinée.
00:01:53Et je vais en profiter pour vous raconter comment c'est rare de s'excuser en politique.
00:01:56C'est pas faux. Dans la deuxième partie de Chaque voix compte, place à la question qui fâche.
00:02:00Question ce soir sur Stellantis, qui va ouvrir ses usines aux voitures chinoises.
00:02:05Le site de Rennes va ainsi produire bientôt des voitures Dongfeng.
00:02:10Pragmatisme ou capitulation ?
00:02:11On en débattra tout à l'heure avec Yves Cara, le porte-parole de Mobilité Club.
00:02:15Alma Dufour, député insoumise de Seine-Maritime.
00:02:18Et Mathias Renaud, député Rassemblement national de la Somme.
00:02:21Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques.
00:02:24Vous flashez le QR code qui est là.
00:02:26Et c'est David qui se charge de nous transmettre toutes vos questions.
00:02:29Et puis, on n'oublie pas Bourbon Express, bien sûr.
00:02:31Le journal de l'Assemblée nationale, tout à l'heure avec Marco Pommier.
00:02:34Nous voilà pour le menu de ce soir.
00:02:36Installez-vous confortablement. Chaque voix compte. C'est parti.
00:02:4783e jour de guerre au Moyen-Orient.
00:02:49Et une crise énergétique qui s'installe dans la durée.
00:02:52Le temps devient une arme des belligérants, a dit Sébastien Lecornu, qui était attendu au tournant ce jeudi.
00:02:59Il a tenu une longue conférence de presse à Matignon, flanquée de plusieurs de ses ministres,
00:03:04pour annoncer donc un nouveau paquet d'aides, afin d'amortir le choc de la flambée des prix du carburant.
00:03:10Les voici détaillés avec Maïté Frémont.
00:03:17Il est un peu plus de 17h quand le Premier ministre prend la parole pour une conférence de presse.
00:03:24Exercice inédit pour lui, destiné à faire passer un message.
00:03:27Le gouvernement est mobilisé, car la guerre va durer.
00:03:30On ne va pas changer de stratégie. Si on ne change pas de philosophie, on va changer d'échelle.
00:03:34Il n'y a pas de baguette magique. Enfin, il est clair que ça reste de la gestion de crise.
00:03:37Toujours la même philosophie pour Sébastien Lecornu, un soutien à l'activité et au travail.
00:03:43Pas de baisse générale de taxes, mais des aides ciblées et temporaires.
00:03:47Nous allons aujourd'hui apporter un soutien à hauteur d'un milliard 200 millions d'euros
00:03:53pour les travailleurs et les entreprises qui en ont le plus besoin.
00:03:56Il y a d'abord la reconduction des mesures d'aide pour trois mois aux pêcheurs, aux agriculteurs, aux transporteurs,
00:04:03mais aussi dans le secteur du BTP.
00:04:06On va demander aux mises des transports.
00:04:07Et puis, les nouvelles mesures, comme celles pour les chauffants de taxi.
00:04:11À partir du 1er octobre prochain, et pour une durée d'au moins trois mois,
00:04:15ils pourront bénéficier d'une aide à l'achat allant jusqu'à 5 500 euros pour un véhicule électrique.
00:04:21Stéphanie, la santé.
00:04:24C'est ensuite au tour de la santé.
00:04:26C'est une revalorisation pérenne des indemnités kilométriques pour ces aides à domicile
00:04:33qui représentent environ 20 centimes par litre d'essence.
00:04:36Enfin, la prime carburant sera renforcée et simplifiée, doublée de 300 à 600 euros.
00:04:42Nous faisons confiance aux entreprises volontaires pour savoir qui parmi leurs salariés a besoin de ce coup de pouce.
00:04:50Tout le dilemme du Premier ministre.
00:04:52On cherche à donner des perspectives en marchant toujours sur nos deux jambes.
00:04:55soutenir l'activité et aider les métiers touchés par la guerre.
00:04:59Un équilibre fragile que le Premier ministre espère voir tenir jusqu'au prochain budget à l'automne.
00:05:06Stéphanie Villers, comment qualifier l'exercice auquel on a assisté tout à l'heure ?
00:05:12Déjà, il n'y a pas de surprise parce qu'on connaît la situation à nos finances publiques, largement fragilisée.
00:05:18Donc, on reste dans le même état d'esprit, c'est-à-dire qu'on essaye de mieux cibler, faire
00:05:23un peu plus,
00:05:24parce que plus la guerre se poursuit, plus, bien sûr, il y a des conséquences économiques sur les différents secteurs
00:05:31en France.
00:05:33Donc voilà, il y a des annonces qui ont été faites qui se veulent cibler.
00:05:37Et on voit que, cette fois-ci, le gouvernement privilégie la classe des actifs,
00:05:44contrairement à ce que ce sont clairement ceux, les salariés, qui vont pouvoir, ou non,
00:05:49c'est au bon vouloir aussi des entreprises, bénéficier de cette prime, de ce chèque carburant,
00:05:56qui a l'avantage, qui ressemble un peu à la prime Macron, mais orientée sur le carburant,
00:06:03qui a l'avantage d'être non-imposable et défiscalisé, et moins de charges patronales.
00:06:11Donc je pense que c'est un premier coup de pouce qui correspond bien à la nécessité de réagir dans
00:06:19l'urgence,
00:06:19mais bien sûr, il peut y avoir des déceptions si on s'attendait à revoir un bouclier tarifaire
00:06:25tel qu'on l'avait connu en 2022, mais en réalité, on n'a plus les moyens.
00:06:29– Philippe Coye, d'où votre présence ce soir. On va revenir sur les dispositifs pour les salariés
00:06:35et le fait que, clairement, le gouvernement demande aux entreprises de mettre la main à la poche.
00:06:39Mais votre premier commentaire, après cette longue conférence de presse,
00:06:43une heure et demie de discours et de déclarations ?
00:06:46– Une heure et demie, vous le dites, beaucoup de ministres qui ont exposé la situation.
00:06:50D'abord, pour nous, à la CPME, un soulagement de voir les mesures reconduites pour un trimestre.
00:06:56Le Premier ministre a souvent rappelé, nous sommes en gestion de crise,
00:06:58mais je lui dirai, nous aussi, chef d'entreprise.
00:07:01Depuis des mois, nous sommes en gestion de crise.
00:07:04Depuis le conflit en Ukraine, le conflit au Moyen-Orient,
00:07:08nos entreprises souffrent, nos entreprises ont du mal à s'y développer, à avoir de la visibilité.
00:07:14Je rappelle quand même qu'il y a eu, au deuxième trimestre,
00:07:17pas moins de 13 000 suppressions d'emplois dans l'univers du commerce.
00:07:20Nous connaissons un taux de défaillance des entreprises colossal.
00:07:24Nous attendons pratiquement 70 000 défaillances.
00:07:28Cela veut dire que le secteur de l'économie…
00:07:29Sur l'année 2026, 70 000.
00:07:31Oui, ce qui veut dire que nous sommes aujourd'hui, nous-mêmes, chefs d'entreprise,
00:07:35petites, moyennes, grandes, dans la gestion de crise,
00:07:38et que nous avons besoin de visibilité.
00:07:40Les annonces d'aujourd'hui, du Premier ministre et de ses ministres,
00:07:44nous apportent un soulagement, une pause, une réflexion,
00:07:47pour construire la suite de nos entreprises.
00:07:50Mais quelles annonces vous soulagent en particulier ?
00:07:52Quelques-unes, quand même, qui ont été entendues par la voix que nous portons,
00:07:57notamment d'aider le monde de l'agriculture, d'aider le BTP.
00:08:01On peut toujours les apprécier, ces mesures.
00:08:04En tous les cas, le relevement du seuil de 20 à 50 salariés pour des aides ciblées.
00:08:09Et là aussi, rappeler que les aides seront ciblées,
00:08:11là où il y en a besoin dans le secteur économique.
00:08:13Et un point majeur que le Premier ministre a rappelé,
00:08:16et nous allons rester vigilants,
00:08:18c'est qu'il n'y aura pas de hausse dans le prochain budget des impôts.
00:08:23Il l'a dit à plusieurs reprises.
00:08:24Il l'a dit d'emblée, d'ailleurs.
00:08:25Le ministre des Comptes publics l'a rappelé, M. Amiel.
00:08:28Nous finançons ce que nous disons.
00:08:30Alors, nous prenons acte que le prochain budget qui va se construire
00:08:34ne devra pas impacter la hausse d'impôts, de fiscalité.
00:08:38Mais attention, nous mettons en garde le gouvernement.
00:08:41Non, il ne faut pas non plus que ça pèse sur le coût du travail.
00:08:44Il a parlé d'impôts, mais ça veut dire quoi en matière de coût du travail ?
00:08:48Alors, il a dit exactement,
00:08:49les cadeaux bizarres en mai qui se transforment en impôts à l'automne,
00:08:52ce n'est pas la stratégie du gouvernement.
00:08:54Donc, pas de cadeaux bizarres.
00:08:55Les paroles n'engagent que celui qui les reçoit.
00:08:57En tous les cas, nous resterons, nous, à la CPME, très vigilants,
00:09:00l'ensemble des chefs d'entreprise,
00:09:01parce que nous avons besoin de visibilité et de sécurité.
00:09:05Question sur cette prime carburant,
00:09:07qui est donc renforcée et assouplie.
00:09:08Elle passe de 300 à 600 euros par an.
00:09:11Non contraignant, c'est-à-dire,
00:09:12ce sera au bon vouloir du patron
00:09:15de décerner cette prime
00:09:17aux salariés qu'il estime gros rouleurs,
00:09:20sans justificatif à fournir,
00:09:22sans cotisation à payer, défiscalisé.
00:09:25Écoutez, on ne peut pas râler toutes les 5 minutes
00:09:26sur la lourdeur administrative
00:09:29et là, une mesure qui est assez souple
00:09:31et qui renvoie au bon sens.
00:09:33Vous connaissez, vous, un chef d'entreprise
00:09:35qui va donner comme ça,
00:09:37déjà, il faut pouvoir le faire
00:09:38et il faut accompagner les salariés
00:09:40qui ont besoin, les petits salaires.
00:09:42Tout le monde doit être vigilant sur la mesure.
00:09:45C'est une mesure d'accompagnement
00:09:46et flexible, tant mieux,
00:09:49pour une fois que, d'ailleurs,
00:09:50le Premier ministre l'a rappelé,
00:09:52en faisant souvent allusion
00:09:54à Pompidou,
00:09:56sur « on arrête d'emmerder les Français ».
00:09:58Par contre, j'attire votre attention,
00:10:00c'est que toutes ces mesures,
00:10:01que ce soit les premières à hauteur
00:10:03des 470 millions
00:10:04ou celles, aujourd'hui, à 710 millions,
00:10:07ça fait un package à 1,2 milliard,
00:10:10elles ne sont toujours pas opérationnelles.
00:10:12Oui, c'est-à-dire que les aides
00:10:13qui avaient été annoncées au mois d'avril
00:10:14n'ont toujours pas été versées
00:10:16à qui que ce soit.
00:10:16Le guichet hyper sécurisé
00:10:18qu'on nous annonce
00:10:18parce qu'il y a eu tellement
00:10:19de vols de données
00:10:20que, d'ailleurs, le ministre...
00:10:2227 mai, l'ouverture du guichet.
00:10:23Le 27 mai.
00:10:24Ça veut dire que ce qui a déjà été annoncé
00:10:26n'est pas opérable pour nous,
00:10:28chef d'entreprise, et n'est pas reçu
00:10:30en termes d'aide.
00:10:31Mais il y aura un rattrapage, non ?
00:10:32Oui, mais la trésorerie,
00:10:33vous croyez que mon banquier,
00:10:34il entend...
00:10:36Vous allez être rattrapé.
00:10:37Il veut du concret.
00:10:39Il faut que j'assume mes charges,
00:10:40il faut que j'assume mes salaires,
00:10:42il faut que j'assume ma vie d'entreprise.
00:10:44Francis Pousse, vous, vous en avez dit quoi
00:10:46de cette conférence de presse ?
00:10:47Écoutez, c'était un peu sans surprise
00:10:49puisqu'on savait très bien
00:10:50qu'il n'y a plus de sous dans la caisse
00:10:54et donc on ne s'attendait pas
00:10:55à une aide généralisée
00:10:57qui, effectivement, de toute façon,
00:10:59n'est pas forcément justifiée
00:11:00dans ces temps difficiles.
00:11:03Ce que l'on peut remarquer,
00:11:05c'est que, visiblement,
00:11:07pour les particuliers,
00:11:09l'aide a été augmentée
00:11:10pour les grands rouleurs
00:11:11jusqu'au cinquième décile d'impôt,
00:11:14c'est-à-dire les faibles revenus.
00:11:16Donc ça, c'est favorable
00:11:18pour aider les catégories
00:11:20les plus en peine.
00:11:21mais moi qui représente un syndicat
00:11:24qui a d'autres activités
00:11:25telles que remorqueurs
00:11:27et école de conduite,
00:11:28c'est deux métiers
00:11:29que l'on attendait à voir tomber
00:11:31dans le bénéfice d'aides diverses
00:11:33puisque c'est une de leurs charges
00:11:37très importantes
00:11:38et aujourd'hui, malgré,
00:11:40vous avez remarqué,
00:11:42la manifestation des remorqueurs à Versy...
00:11:45Oui, ils ne sont pas concernés
00:11:47par les aides annoncées aujourd'hui.
00:11:48Il y a eu un non-recevoir
00:11:49après leur entretien à Versy.
00:11:50Donc ils ne sont pas aujourd'hui
00:11:52concernés par les aides
00:11:53et c'est un gros poste de dépense.
00:11:56David Revaud-Dallon,
00:11:57politiquement,
00:11:57comment est-ce que vous,
00:11:58vous jugez l'exercice ?
00:11:59D'abord, je constate
00:12:00que c'est la première fois
00:12:02que le Premier ministre,
00:12:03qui est d'ordinaire extrêmement discret
00:12:05dans ses interventions médiatiques,
00:12:07c'est assez rare
00:12:08sous la Ve République
00:12:09et notamment dans les dernières années,
00:12:10qu'un chef du gouvernement
00:12:11intervienne aussi peu.
00:12:12Donc c'est sa première conférence de presse
00:12:14entourée de toute son équipe.
00:12:16Ça veut bien dire que l'heure est grave.
00:12:18Et en même temps,
00:12:18ce qu'il a essayé de nous dire,
00:12:20c'est que la situation est grave
00:12:21mais pas désespérée.
00:12:22Il a évoqué plusieurs scénarios.
00:12:24Un scénario noir
00:12:24avec une reprise des combats
00:12:25qui nous mène là droit dans le mur.
00:12:28Un scénario optimiste
00:12:29mais sur lequel il n'a pas parié.
00:12:30Il a évoqué un scénario médian.
00:12:33Et puis, il a essayé de donner un cap.
00:12:35Vous l'avez un petit peu tous dit.
00:12:37L'économie, c'est de la psychologie,
00:12:38c'est de la confiance.
00:12:39On est dans l'instabilité
00:12:40depuis la guerre en Ukraine,
00:12:41depuis la dissolution ratée, bien sûr,
00:12:43puisque vous parliez du prochain projet
00:12:45de loi de finances,
00:12:45vous êtes un peu optimiste
00:12:46parce qu'on a vu la façon
00:12:47dont ça s'était passé la dernière fois.
00:12:49C'est quand même pas très clair tout ça.
00:12:50Donc, il a essayé de donner
00:12:51un peu de cap, de sortir du flou.
00:12:54Il a dit que le gouvernement
00:12:54ne change pas de philosophie,
00:12:56uniquement d'échelle.
00:12:58Et il ne veut pas baisser,
00:13:00installer, je le cite encore,
00:13:01une baisse générale de la fiscalité
00:13:03qui coûterait très cher.
00:13:05Donc, voilà, il a essayé de faire
00:13:06avec ce qu'il avait,
00:13:07avec les moyens du bord
00:13:07qui, on le sait, sont extrêmement faibles.
00:13:10Les aides passent de 470 millions d'euros
00:13:13à 1,2 milliard,
00:13:14a dit le ministre des Comptes publics,
00:13:16David Amiel.
00:13:17Et là encore, ça veut dire sans doute
00:13:19qu'il va falloir réviser les économies,
00:13:21les gels.
00:13:21Vous savez qu'il a dit
00:13:22qu'il avait besoin de faire,
00:13:24il y a quelques semaines,
00:13:256 milliards d'euros de gels
00:13:26et de suspension de crédit.
00:13:27Là, ça va encore monter.
00:13:29Donc, moi, je suis quand même
00:13:30moins optimiste que vous
00:13:31sur la suite des opérations,
00:13:32sur le projet de loi de finances
00:13:33qui nous attend dans quelques semaines.
00:13:34En tous les cas,
00:13:35nous avons pris acte
00:13:35de l'annonce du Premier ministre
00:13:37aujourd'hui
00:13:38qui a dit
00:13:38ce que nous faisons,
00:13:40ce que nous engageons
00:13:41aujourd'hui
00:13:42au titre des aides ciblées
00:13:43ne doit pas peser
00:13:45sur l'économie,
00:13:46c'est-à-dire sur les impôts
00:13:47de demain.
00:13:48Mais attention,
00:13:49pas sur le travail non plus.
00:13:50Je suis d'accord avec vous,
00:13:51nous avons déjà
00:13:53un État
00:13:53qui est largement appauvri.
00:13:56Le quoi qu'il en coûte,
00:13:57ce n'est plus d'actualité,
00:13:58vous l'avez rappelé.
00:13:59Mais en tous les cas,
00:14:00il faudra être vigilant
00:14:01parce que nous sommes
00:14:02vraiment dans le dur.
00:14:03Nous aussi,
00:14:04chefs d'entreprise,
00:14:05les pertes d'emploi,
00:14:07les fermetures en masse,
00:14:08je le rappelle,
00:14:09c'est une inquiétude.
00:14:10C'est des territoires aussi
00:14:11qui s'appauvrissent
00:14:12quand il n'y a plus
00:14:13d'économie viable.
00:14:14On va y revenir
00:14:15dans un instant,
00:14:16notamment avec l'étude
00:14:17qu'a publiée ce matin
00:14:18la CPME
00:14:19auprès de 2300 chefs d'entreprise
00:14:21et leurs ressentis
00:14:22depuis le début de la crise.
00:14:23On va voir qu'on n'est plus
00:14:24dans le ressenti,
00:14:25on est dans l'impact direct.
00:14:27Je voudrais rester un moment
00:14:28sur la forme avec vous,
00:14:29Mariette.
00:14:30Mariette,
00:14:30elle est sémiologue,
00:14:31donc elle,
00:14:31elle interroge le sens des mots.
00:14:32Et le choix des mots
00:14:33de Sébastien Lecornu
00:14:34est très important.
00:14:36Quels sont ceux
00:14:37que vous avez notés
00:14:37dans cette longue conférence de presse ?
00:14:39Écoutez,
00:14:40le premier qu'il a prononcé,
00:14:41il l'a prononcé beaucoup
00:14:42et ensuite les ministres
00:14:43l'ont prononcé aussi,
00:14:44c'est le mot guerre.
00:14:45Alors,
00:14:46ce n'est pas du tout
00:14:46comme l'avait fait notre président
00:14:48quand il nous avait dit
00:14:48de manière métaphorique
00:14:49que c'est la guerre
00:14:50au moment du Covid.
00:14:51Là,
00:14:51c'est la guerre réelle.
00:14:52On ne peut plus faire de métaphore
00:14:53avec ça.
00:14:55Alors,
00:14:55la réalité n'est pas allée
00:14:56jusqu'au bout de l'idée,
00:14:57c'est-à-dire qu'on n'a pas eu droit
00:14:58à l'expression
00:14:58économie de guerre.
00:14:59C'était quand même
00:15:00plutôt ça qui était là.
00:15:02Mais on a eu droit
00:15:02à un pacte.
00:15:03Exactement.
00:15:04Qui a été très employé.
00:15:05Ça,
00:15:05c'est un mot de la guerre,
00:15:06non ?
00:15:07Exactement.
00:15:07C'est un mot de la guerre.
00:15:09Ça vient vraiment
00:15:10de cette métaphore
00:15:11du moment
00:15:12où ça fait mal,
00:15:14ça frappe,
00:15:15c'est un coup violent,
00:15:16impégéré en latin.
00:15:18Donc,
00:15:18on est vraiment
00:15:18dans les armes.
00:15:19Ça,
00:15:20c'est vrai.
00:15:20Mais nous,
00:15:21dans le moment actuel,
00:15:23depuis quelques années,
00:15:24en fait,
00:15:24la conscience écologique
00:15:25a changé la valeur du mot.
00:15:27Il est devenu positif,
00:15:28l'impact.
00:15:28C'est l'entreprise
00:15:30à impact positif,
00:15:31durable,
00:15:31etc.
00:15:32Donc là,
00:15:32nous avions
00:15:33une sorte de régression
00:15:34à l'état premier du mot
00:15:36qui, en effet,
00:15:36est très guerrier,
00:15:37Adeline.
00:15:38Et il y a un autre mot,
00:15:38je crois,
00:15:39qui a retenu aussi
00:15:39votre attention.
00:15:40Ah oui,
00:15:40alors un mot plus surprenant
00:15:41en politique
00:15:42qui était le mot
00:15:43scénario.
00:15:44Scénario,
00:15:45c'est plutôt justement
00:15:46le mot de l'entreprise
00:15:47quand on fait des projections,
00:15:48quand un comex
00:15:50va raconter aux salariés
00:15:52l'avenir,
00:15:53le futur,
00:15:53etc.
00:15:55Eh bien,
00:15:55c'est ce mot qui vient,
00:15:56scénario sombre,
00:15:57scénario positif,
00:15:58etc.
00:15:59Alors,
00:15:59c'était amusant
00:16:00parce que là,
00:16:01nous avions,
00:16:01en effet,
00:16:02des collaborateurs,
00:16:03des collègues
00:16:05sous la houlette
00:16:06de leur patron
00:16:07qui travaillait.
00:16:08C'était extrêmement technique,
00:16:09ce n'était pas
00:16:10comme d'habitude
00:16:11des gouvernants.
00:16:12On est sortis
00:16:13un petit peu
00:16:13de la politique,
00:16:14c'était plutôt
00:16:15l'entreprise
00:16:15qui parlait
00:16:16aux entrepreneurs.
00:16:18Alors bon,
00:16:19scénario,
00:16:19il faut aussi voir
00:16:20que c'est un mot
00:16:20qui vient du théâtre
00:16:21et on en a eu
00:16:22un petit peu
00:16:22dans le dispositif
00:16:24de parole
00:16:24qui était original.
00:16:24D'ailleurs,
00:16:25les rôles étaient
00:16:26distribués
00:16:26un peu de façon
00:16:27aléatoire,
00:16:28chacun ne savait pas
00:16:29à quel moment
00:16:29il devait intervenir.
00:16:30Eh bien oui,
00:16:31parce que le mot scénario,
00:16:32en fait,
00:16:32il contient une part d'ombre,
00:16:33ça vient du mot ombre
00:16:34en grec,
00:16:36skéna,
00:16:36qui donne la scène,
00:16:37le scénario,
00:16:38mais il y a quelque chose
00:16:39qui flotte.
00:16:39Tout s'explique.
00:16:41Est-ce que ce n'est pas aussi
00:16:42une façon d'entre-soi,
00:16:44d'exclure le grand public,
00:16:46comme d'ailleurs
00:16:47un journaliste
00:16:47l'a demandé
00:16:48au Premier ministre
00:16:49à la fin
00:16:49des déclarations
00:16:50du gouvernement ?
00:16:51Oui,
00:16:51ça a été la première question
00:16:52immédiate
00:16:53parce qu'effectivement,
00:16:54disons,
00:16:54nous n'avions pas,
00:16:55comme on dit,
00:16:56les Français
00:16:57ou Madame Michu
00:16:58ou le pouvoir d'achat.
00:16:59Ce n'était pas du tout ça.
00:17:00On était dans la multiplicité.
00:17:02Alors,
00:17:02en effet,
00:17:03Sébastien Lecornu
00:17:04a dû rétablir
00:17:05au moment des questions
00:17:06un peu cela
00:17:07et il a rappelé
00:17:08plusieurs fois
00:17:09la phrase
00:17:10de Georges Pompidou
00:17:11« Arrêtez d'emmerder
00:17:12les Français ».
00:17:13Je pense que c'était
00:17:14pour ça,
00:17:14pour rétablir le...
00:17:15Non,
00:17:15il a parlé en fait,
00:17:16et c'est intéressant
00:17:17comme formulation,
00:17:19aux Français
00:17:19qui travaillent.
00:17:20C'est-à-dire,
00:17:21pas tout le monde,
00:17:21et c'était...
00:17:22On voyait bien
00:17:23qu'on n'était pas
00:17:23dans le vocabulaire
00:17:24de l'assistanat.
00:17:25Les Français
00:17:25qui travaillent
00:17:26avec une métaphore intéressante,
00:17:28architecturale
00:17:29ou même menuisière,
00:17:30c'était le soutien.
00:17:31On voyait bien
00:17:32qu'il y avait
00:17:33des Français,
00:17:34en effet,
00:17:34dans les PME,
00:17:35dans les forces vives,
00:17:37comme on disait avant,
00:17:38eh bien,
00:17:38qui en effet
00:17:39prennent par en dessous
00:17:40l'économie française
00:17:41et on est allé
00:17:41assez loin
00:17:42dans le concret
00:17:43à ce moment-là.
00:17:43Donc,
00:17:44c'était un peu comme si
00:17:45le Premier ministre
00:17:46nous parlait
00:17:50qui soutiennent l'économie.
00:17:51Donc,
00:17:52on était très,
00:17:52très loin
00:17:53du quoi qu'il en coûte.
00:17:54Stéphanie Villers,
00:17:55il n'y a pas d'argent magique,
00:17:57vous le disiez tout à l'heure,
00:17:58il n'y a pas de déjeuner gratuit,
00:17:59ce que disent les Américains,
00:18:00North Willens,
00:18:00mais quelles conséquences budgétaires
00:18:03vont avoir
00:18:04les annonces du jour ?
00:18:05Puisqu'on est sur un paquet d'aides
00:18:06de 710 millions
00:18:07d'euros supplémentaires,
00:18:08ce qui porte à 1,2 milliard
00:18:10l'effort fait
00:18:10depuis le début de la guerre,
00:18:12puisqu'il n'y aura pas
00:18:12de hausse d'impôts,
00:18:14cet argent,
00:18:14il existe déjà ?
00:18:15Non,
00:18:16il va falloir faire
00:18:17des économies.
00:18:18Généralement,
00:18:18on va geler
00:18:19les crédits
00:18:20qui avaient été votés.
00:18:21Ce qui est dommage,
00:18:22parce que c'est généralement
00:18:23des crédits
00:18:23pour des investissements
00:18:25d'avenir,
00:18:26mais c'est les plus simples
00:18:27à bloquer
00:18:29pour essayer
00:18:29de faire émerger
00:18:32certaines liquidités
00:18:33pour financer
00:18:34ces nouvelles mesures.
00:18:37Mais il faut se rappeler,
00:18:38l'idée de départ,
00:18:40c'est de maintenir
00:18:41un déficit public
00:18:42à 5%.
00:18:44Or,
00:18:46moi,
00:18:46ma crainte
00:18:47et la crainte
00:18:48de beaucoup d'économistes,
00:18:49c'est que c'est fait
00:18:49sur un scénario,
00:18:51les scénarios sont très importants,
00:18:53autour de 0,9% de croissance.
00:18:56Et là,
00:18:57on voit bien
00:18:57qu'à la fois
00:18:59les ménages
00:18:59et les entreprises
00:19:01qui ont très peu
00:19:02de perspectives
00:19:03et qui sont
00:19:04dans l'incertitude,
00:19:05il n'y a pas que l'État
00:19:06et le gouvernement
00:19:07qui est dans l'incertitude
00:19:08et qui crée des scénarios,
00:19:09il y a aussi effectivement
00:19:09les ménages
00:19:10et les entreprises
00:19:11qui se disent
00:19:12qu'aujourd'hui,
00:19:14l'État ne peut plus
00:19:15jouer de pare-feu
00:19:16comme ça a été le cas
00:19:17au moment du Covid
00:19:19et de la guerre
00:19:20en Ukraine
00:19:21et c'est à nous,
00:19:22ménages
00:19:22et entreprises,
00:19:24d'absorber le choc.
00:19:25On va être seuls.
00:19:26C'est une première,
00:19:27en fait,
00:19:28en réalité,
00:19:29dans l'histoire
00:19:30économique de la France.
00:19:31Depuis des décennies,
00:19:32généralement,
00:19:33l'État intervenait
00:19:34et essayait
00:19:34de limiter
00:19:37la classe
00:19:38qu'il pouvait
00:19:39et résultat,
00:19:40on a effectivement
00:19:41un niveau
00:19:41de dette
00:19:42très élevé
00:19:43à plus de...
00:19:44D'autant qu'il y a
00:19:45le FMI,
00:19:45le Fonds monétaire
00:19:46international
00:19:46qui avait mis
00:19:46un petit coup
00:19:47de pression
00:19:47quand même
00:19:47au gouvernement
00:19:48juste avant
00:19:49les annonces.
00:19:50La réponse en France
00:19:51au choc énergétique
00:19:51a jusqu'ici été appropriée
00:19:53mais elle doit rester
00:19:54limitée,
00:19:54temporaire et ciblée
00:19:55parce que ce conflit
00:19:57devrait peser
00:19:57sur la croissance française
00:19:58en 2026.
00:19:59C'est ce que dit
00:20:00le FMI
00:20:01qui a décidé
00:20:01d'abaisser
00:20:02la prévision de croissance
00:20:02de 0,9
00:20:03à 0,7.
00:20:04Oui,
00:20:050,7,
00:20:05c'est presque maintenant
00:20:07ambitieux
00:20:07parce qu'il n'y a pas
00:20:08que les prix
00:20:09du carburant
00:20:10qui sont en train
00:20:11d'augmenter.
00:20:12En fait,
00:20:12l'inflation est en train
00:20:13de se diffuser.
00:20:14Je vous rappelle,
00:20:15on a connu ça
00:20:15avec la guerre en Ukraine.
00:20:17Après,
00:20:18c'était les prix
00:20:18de l'alimentation.
00:20:20Après,
00:20:20c'était l'ensemble
00:20:21des prix
00:20:22qui avaient
00:20:25poursuivi
00:20:25une hausse
00:20:26dans un contexte
00:20:27aussi où on voit
00:20:28les taux d'intérêt
00:20:28sont beaucoup plus élevés
00:20:30que ce qu'on avait
00:20:30connu en 2022.
00:20:32Donc,
00:20:32des taux d'intérêt
00:20:33plus élevés,
00:20:33ça veut dire
00:20:34des entreprises
00:20:34qui n'ont plus
00:20:36la capacité
00:20:36d'investir.
00:20:37C'est dommage
00:20:37parce qu'on est
00:20:38dans une phase
00:20:38bien particulière
00:20:39de révolution technologique
00:20:41où on attend
00:20:42des entreprises françaises
00:20:43de se mettre
00:20:44en ordre de marche.
00:20:46Si vous voulez,
00:20:47les perspectives
00:20:48face à ce conflit
00:20:51iranien
00:20:52ont des conséquences
00:20:54beaucoup plus
00:20:54inquiétantes
00:20:55que celles
00:20:56de la crise
00:20:58ukrainienne
00:20:59en 2022.
00:21:00Francis Pousse,
00:21:01revenons un instant
00:21:02sur les prix
00:21:03de l'essence.
00:21:03C'est votre sujet.
00:21:05Aujourd'hui,
00:21:05les cours du pétrole
00:21:06sont entre 105 et 106 dollars
00:21:08le baril.
00:21:10On est redescendu
00:21:11un peu à la pompe.
00:21:12On est à 2,06 euros
00:21:14sur le sang-plomb
00:21:14et à 2,16 euros
00:21:15sur le litre de gasoil.
00:21:17Et la consommation
00:21:18de carburant
00:21:19en France ?
00:21:19Il y a des chiffres
00:21:21un peu divergents.
00:21:22Pour la première
00:21:23décade du mois de mai,
00:21:24le gouvernement
00:21:24avait annoncé 30%.
00:21:26On serait plutôt
00:21:27sur 21,
00:21:28moins 21,
00:21:29moins 24%.
00:21:30Il faudra attendre
00:21:32la deuxième décade
00:21:33du mois de mai
00:21:33pour voir
00:21:34si les chiffres
00:21:35se confirment.
00:21:36Mais quoi qu'il arrive,
00:21:38il y a forcément
00:21:39une baisse de consommation
00:21:41tout simplement
00:21:42parce que les gens
00:21:43ont pris
00:21:43d'autres dispositions
00:21:44pour se déplacer
00:21:45et on peut le comprendre
00:21:46quand le carburant...
00:21:47Mais ça,
00:21:47vous commencez vraiment
00:21:48à le sentir ?
00:21:48Vous l'anticipiez ?
00:21:50Je me souviens très bien,
00:21:51vous étiez venu ici
00:21:52au mois de mars
00:21:53et puis début avril,
00:21:54vous l'anticipiez ?
00:21:55Là, on est mi-mai,
00:21:56on y est ?
00:21:57Oui, on y est.
00:21:59Alors, chez nous,
00:22:00c'est un peu particulier
00:22:00puisque je représente
00:22:01les stations-service
00:22:02hors grande surface
00:22:03et j'ai une partie
00:22:05des stations-service
00:22:05qui sont sous
00:22:06pavillon Total Energy
00:22:08qui, elles,
00:22:09nous déclarent
00:22:09bien évidemment
00:22:10des hausses de volume,
00:22:11ça ne vous étonnera pas.
00:22:12Oui, puisque les prix
00:22:12sont plafonnés, je le rappelle.
00:22:13Parce que leurs prix
00:22:14sont plafonnés,
00:22:14à l'inverse,
00:22:15celles qui n'ont pas
00:22:16le pavillon national
00:22:17nous déclarent la même chose
00:22:19mais en moins,
00:22:19de moins 20 à moins 40%.
00:22:21Vous avez des remontées
00:22:21de petites stations-service
00:22:23qui commencent vraiment
00:22:24à souffrir ?
00:22:25Ah oui, il y en a
00:22:26qui sont,
00:22:27j'étais encore hier
00:22:28avec un de mes adhérents
00:22:29qui est à moins 50%.
00:22:31Heureusement,
00:22:31ce n'est pas son activité principale,
00:22:33c'est d'abord le garage
00:22:34mais pour la distribution
00:22:36de carburant,
00:22:37en particulier en zone rurale,
00:22:38l'avenir va être triste
00:22:39si on continue
00:22:40plusieurs mois comme ça
00:22:41et sans aide
00:22:44du gouvernement.
00:22:46Vous avez vu
00:22:46qu'il y a eu
00:22:46un exercice de transparence
00:22:48du gouvernement
00:22:48et de la part
00:22:49de la ministre de l'énergie
00:22:50Maude Bréjon
00:22:51sur les marges,
00:22:53sur la cagnotte,
00:22:54en fait il n'y en a pas
00:22:54mais ce matin
00:22:56c'est Alexandre Bompard
00:22:58le patron de Carrefour
00:22:59comme d'autres patrons
00:23:00de la grande distribution
00:23:01qui demandent
00:23:02à Total Énergie
00:23:03de faire un geste.
00:23:05Je ne sais pas
00:23:05si on peut entendre
00:23:06Alexandre Bompard
00:23:06qui était ce matin
00:23:08sur France Inter.
00:23:09Qu'est-ce que fait Total ?
00:23:10Total a deux métiers.
00:23:11Oui, raffineur.
00:23:12Ils sont raffineurs
00:23:13et ils sont distributeurs.
00:23:16Moi j'achète
00:23:18mon essence à Total
00:23:19et à d'autres
00:23:19mais à Total.
00:23:20Je ne l'achète pas
00:23:21au même prix
00:23:22qu'il se le vend
00:23:22à lui-même.
00:23:23Donc quand il se vend
00:23:24à lui-même
00:23:24il se le vend plus bas
00:23:25ce qui lui permet
00:23:26de plafonner.
00:23:27Je leur aimerai
00:23:27comme tout le secteur
00:23:28que Total
00:23:29pendant cette crise
00:23:29mais je ne peux pas
00:23:30l'y contraindre
00:23:30que Total
00:23:31pendant cette crise
00:23:32dise je vends
00:23:33à l'ensemble
00:23:33des acteurs
00:23:34de la grande distribution
00:23:35et aussi aux petits pompistes
00:23:37au prix que je me vends
00:23:38à moi-même.
00:23:39C'est envisageable
00:23:40ça Francis Pousse ?
00:23:41Déjà c'est gentil
00:23:42de penser à nous
00:23:42je remercie
00:23:43Monsieur Bompard
00:23:43pour les petits pompistes
00:23:44et lui
00:23:45si Total
00:23:46fait deux métiers
00:23:46lui il en fait 50
00:23:47il fait de l'épicerie
00:23:48il vend du gros électroménager
00:23:51autrement dit
00:23:52il a de quoi faire
00:23:53de la marge ailleurs
00:23:55première chose
00:23:56deuxième chose
00:23:57Total Energy
00:23:58a déclenché
00:23:59une aide spécifique
00:24:00dans son réseau
00:24:01ça peut se comprendre
00:24:02même si ça peut
00:24:03parfois se discuter
00:24:04sur le marché de gros
00:24:06Total
00:24:07vend au même prix
00:24:08que les autres grossistes
00:24:09qui des fois
00:24:11d'ailleurs
00:24:11sont des produits
00:24:12d'importation
00:24:13qui subissent
00:24:14les cours internationaux
00:24:15et donc
00:24:15il n'y a pas de raison
00:24:17que Total
00:24:18fournisse
00:24:19en gros
00:24:20du carburant
00:24:21moins cher
00:24:21puisque alors là
00:24:22c'est toute la finir
00:24:23qui va être déstabilisée
00:24:24et le but
00:24:25il est bien de privilégier
00:24:26les clients de Total
00:24:27dans cette affaire là
00:24:28Philippe Coy
00:24:30la CPME
00:24:31je le disais
00:24:32a publié aujourd'hui
00:24:32une étude
00:24:33faite auprès de
00:24:342300 chefs d'entreprise
00:24:3678% des TPE
00:24:38et PME
00:24:39ont été impactés
00:24:40par la guerre
00:24:4046% des patrons
00:24:41font état
00:24:42d'une dégradation
00:24:43de leur situation globale
00:24:44la guerre
00:24:45étant le principal
00:24:46facteur aggravant
00:24:48l'impact
00:24:48il est désormais
00:24:49réel
00:24:50dans les entreprises
00:24:51dans le tissu économique
00:24:52il est réel
00:24:53dans la vie du quotidien
00:24:54et nous le disons
00:24:55depuis des mois
00:24:55je le disais
00:24:57au début
00:24:57de l'émission
00:24:58il y a eu
00:24:58le conflit en Ukraine
00:24:59il y a ce conflit
00:25:01aujourd'hui
00:25:02du Moyen-Orient
00:25:03qui pèse
00:25:04sur la consommation
00:25:05sur la production
00:25:06sur l'approvisionnement
00:25:07ce qui n'était pas
00:25:08le cas
00:25:09du conflit
00:25:10ukrainien
00:25:11et bien évidemment
00:25:12de nos entreprises
00:25:13je rappelle
00:25:14ça fait des mois
00:25:14que nous sommes en tension
00:25:15si le taux de défaillance
00:25:17il est aussi haut
00:25:18ce n'est pas juste
00:25:19ces derniers mois
00:25:20c'est une situation
00:25:22récurrente
00:25:22et préoccupante
00:25:24les trésoreries
00:25:25sont flats
00:25:25le monde bancaire
00:25:26est de plus en plus frileux
00:25:28pour nous prêter
00:25:29pour investir
00:25:29donc oui
00:25:30il y a de la légitimité
00:25:32à être inquiet
00:25:33aujourd'hui
00:25:33nous avons besoin
00:25:34d'être rassurés
00:25:35si les annonces
00:25:36d'aujourd'hui
00:25:36peuvent aller dans le bon sens
00:25:37nous n'oublions pas aussi
00:25:39tous les secteurs
00:25:40qui ne sont pas couverts
00:25:41par le champ d'accompagnement
00:25:42vous avez
00:25:44c'est quoi les angles morts
00:25:45pour vous
00:25:45aujourd'hui
00:25:46il y a des professions
00:25:47monsieur faisait référence
00:25:49il y a des gens
00:25:50qui utilisent le carburant
00:25:51pour amener la matière première
00:25:52à leurs clients
00:25:53je pense aux distributeurs
00:25:54de boissons
00:25:55et ne pensez pas
00:25:56que demain
00:25:57ces prix puissent être
00:25:59répercutés
00:26:00et eux
00:26:00ils ne sont pas
00:26:00dans les gros rouleurs
00:26:01ils ne sont pas
00:26:02dans les gros rouleurs
00:26:02aujourd'hui
00:26:03nous travaillons
00:26:04nous accompagnons
00:26:04tous ces angles morts
00:26:06parce que bien évidemment
00:26:07c'est la constitution
00:26:08d'une économie
00:26:09solidaire
00:26:10et équilibrée
00:26:11ce qu'on voit
00:26:12Stéphanie Villers
00:26:13c'est qu'on arrive
00:26:14avec des voyants économiques
00:26:15qui sont tous au rouge
00:26:17
00:26:17oui oui
00:26:18il y a très peu
00:26:19d'indicateurs
00:26:20qui pourraient nous permettre
00:26:22de nous rassurer
00:26:23Roland Lascure
00:26:24critiquait les prophètes
00:26:25de malheur
00:26:27non alors après
00:26:28le pire n'est jamais certain
00:26:29et ce qui est sûr
00:26:30c'est que dans cette crise
00:26:31on ne sait
00:26:32pas réellement
00:26:34on ne peut pas
00:26:35en fait se projeter
00:26:36et on est obligé
00:26:37de faire plusieurs scénarios
00:26:38parce que tout dépend
00:26:40du déblocage
00:26:41du détroit d'Hormuz
00:26:42et en fait plus ça
00:26:43on le sait bien
00:26:43on le dit
00:26:44on le redit
00:26:44mais c'est la réalité
00:26:45c'est incroyable
00:26:46cet effet papillon
00:26:47il suffit
00:26:48d'un détroit
00:26:50qui était méconnu
00:26:52il y a encore
00:26:52trois mois
00:26:53pour mettre
00:26:54en fait
00:26:54l'économie mondiale
00:26:55pratiquement à terre
00:26:57mais la réalité
00:26:58c'est ça
00:26:58c'est à dire que
00:26:58tous les pays
00:26:59importateurs
00:27:01d'énergie fossile
00:27:03sont aujourd'hui
00:27:04pénalisés
00:27:05par cette flambée
00:27:07des cours
00:27:08du pétrole
00:27:09mais aussi du gaz
00:27:11et comme on connaît
00:27:14les répercussions
00:27:14parce qu'on l'a déjà vécu
00:27:16il y a véritablement
00:27:18beaucoup d'inquiétude
00:27:19parce qu'on se dit
00:27:20est-ce qu'on va pouvoir
00:27:22passer cette deuxième crise
00:27:23en réalité
00:27:23c'est la même situation
00:27:26en pire
00:27:27que 2022
00:27:28et donc
00:27:29il suffirait quand même
00:27:31de voir un déblocage
00:27:32du détroit d'Hormuz
00:27:33pour lever
00:27:35certaines incertitudes
00:27:36et je pense que
00:27:36dans ce cadre là
00:27:37il y aurait effectivement
00:27:38des secteurs
00:27:40qui resteraient touchés
00:27:41et impactés
00:27:42mais bon an mal an
00:27:43en fait ça permettrait
00:27:44aux entreprises
00:27:45de se projeter
00:27:46mais tout dépend
00:27:47en fait de ce facteur
00:27:48qui est bien loin
00:27:50de chez nous
00:27:50mais qui nous pénalise
00:27:52de manière durable
00:27:53je voulais juste rajouter
00:27:55sans être trop pessimiste
00:27:57même si la situation
00:27:58aujourd'hui
00:27:59nous amène
00:27:59à constater
00:28:00ces difficultés
00:28:01je rappelle que
00:28:02ces annonces
00:28:03sont aujourd'hui
00:28:03au niveau des annonces
00:28:05que le gouvernement
00:28:06ouvrira sa plateforme
00:28:07que le 27 mai
00:28:08nos trésoreries
00:28:09ne peuvent pas
00:28:09attendre plus
00:28:10il faut que
00:28:11là derrière
00:28:12le gouvernement
00:28:12agisse
00:28:13réagisse
00:28:14et aide
00:28:15vraiment
00:28:16les secteurs concernés
00:28:18parce que nous n'aurons pas
00:28:19la capacité
00:28:19de durer dans le temps
00:28:21en tous les cas
00:28:21c'est certain
00:28:22il y a une question
00:28:23téléspectateurs
00:28:23je crois David
00:28:24absolument
00:28:25question des téléspectateurs
00:28:26question de Belaïde
00:28:28qui nous demande
00:28:28face à la hausse
00:28:29importante
00:28:30des prix
00:28:31des carburants
00:28:31il serait peut-être
00:28:33temps
00:28:33de développer
00:28:34davantage de télétravail
00:28:35pour les personnes
00:28:36dont l'activité
00:28:37le permet
00:28:38on sait que c'était
00:28:38un choix qui avait été fait
00:28:41au moment du Covid
00:28:42mais on en est beaucoup revenu
00:28:43notamment du point de vue
00:28:44c'était aussi une recommandation
00:28:46d'Ursula von der Leyen
00:28:47il y a quelques semaines
00:28:48il me semble
00:28:48qu'est-ce que vous en pensez ?
00:28:49écoutez
00:28:49le télétravail existe déjà
00:28:51dans nos entreprises
00:28:52et c'est à la discrétion
00:28:53des chefs d'entreprise
00:28:54il y a des accords de branche
00:28:55cela peut amener
00:28:56une situation
00:28:57plus confortable
00:28:58pour certains
00:28:59de nos collaborateurs
00:29:00la période Covid
00:29:01était une particularité
00:29:03que nous avons tous vécu
00:29:04à laquelle nous avons dû
00:29:06nous adapter
00:29:06pour nous protéger
00:29:08aujourd'hui nous parlons
00:29:09bien évidemment
00:29:09d'une autre situation
00:29:10s'il y a des salariés
00:29:13des collaborateurs
00:29:14qui ont besoin
00:29:15de ce temps de télétravail
00:29:16pour participer
00:29:17à une économie
00:29:18il y a aussi
00:29:19les autres dispositifs
00:29:20que le Premier ministre
00:29:21a rappelé
00:29:22l'élargissement
00:29:23de 300 à 600 euros
00:29:24pour les aides
00:29:25non fiscalisées
00:29:26non chargées
00:29:27c'est là aussi
00:29:28un signal
00:29:29d'accompagnement
00:29:29et je préfère
00:29:30personnellement
00:29:31que mes collaborateurs
00:29:33soient dans l'entreprise
00:29:34c'est aussi une vie
00:29:35en communauté
00:29:36qui est importante
00:29:37pour être tout à fait honnête
00:29:38avec vous
00:29:38je m'attendais
00:29:39à ce que vous soyez
00:29:40mécontent de cette mesure
00:29:42de cette prime carburant
00:29:44de 300 à 600 euros
00:29:45à la discrétion
00:29:46de l'employeur
00:29:47pour pouvoir la payer
00:29:47déjà
00:29:48alors bien évidemment
00:29:49je me dis
00:29:49vu le tableau
00:29:50que vous me décrivez
00:29:50je me dis
00:29:51quelle entreprise
00:29:52et en particulier
00:29:52quelle PME
00:29:53va avoir les moyens
00:29:54de verser cette prime
00:29:55on parle de plafond
00:29:56et on peut avoir
00:29:57j'ai 6 salariés
00:29:59je fais des gestes
00:30:00pour les accompagner
00:30:01parce que chacune
00:30:02de mes collaboratrices
00:30:02vient en voiture
00:30:03et c'est normal
00:30:04dans la mesure
00:30:05du possible
00:30:06et je crois que
00:30:07nos salariés
00:30:08comprennent également
00:30:09le geste que l'on peut faire
00:30:09c'est 600 euros annuels
00:30:10on ne l'a pas précisé
00:30:11donc ça fait 50 euros
00:30:13pardon
00:30:13excusez-moi
00:30:14c'est 50 euros par mois
00:30:15oui mais à la fin de l'année
00:30:17ça fait 600 euros
00:30:17vous avez 6 salariés
00:30:18s'il y en a 4 qui roulent beaucoup
00:30:20et 2 qui ne roulent pas beaucoup
00:30:21elles ne vont pas se dire
00:30:22vous m'avez dit
00:30:23que c'était des femmes
00:30:24c'est pour ça que je dis elles
00:30:25pardonnez-moi
00:30:26il n'y en a pas 2
00:30:27qui vont se dire
00:30:27nous on n'a pas de prime
00:30:28alors qu'on vient à vélo
00:30:30ou qu'on prend les transports
00:30:31en commun
00:30:31ça ne risque pas
00:30:32de créer des tensions
00:30:33pardonnez-moi
00:30:33dans les entreprises
00:30:34écoutez je crois
00:30:34que dans la vie
00:30:35de nos entreprises
00:30:36on a un dialogue social
00:30:37très ouvert
00:30:38et cette situation
00:30:39qui est unique
00:30:40qui nous provoque
00:30:41à avoir
00:30:42de l'accompagnement
00:30:44je dirais
00:30:45un petit peu
00:30:46de facilité
00:30:47dans la vie
00:30:48des uns et des autres
00:30:49nous amènera pas
00:30:50à une situation de conflit
00:30:51et bien évidemment
00:30:53ça sera à la discrétion
00:30:54des chefs d'entreprise
00:30:54dans la capacité
00:30:55de la situation
00:30:57de l'entreprise
00:30:57en tout cas vous allez voir
00:30:58que ce soir
00:30:59dans la salle des 4 colonnes
00:31:00qui est juste au-dessus de nous
00:31:01il y a des députés
00:31:02de l'opposition
00:31:03qui sont déçus
00:31:05voire colère
00:31:06après la conférence de presse
00:31:07du Premier ministre
00:31:08regardez
00:31:10ces aides ciblées
00:31:11elles sont tellement ciblées
00:31:12qu'elles ne concernent personne
00:31:13moi ce que je dis aujourd'hui
00:31:14c'est qu'il y a deux solutions
00:31:15soit on baisse les taxes
00:31:17soit on fait comme les grecs
00:31:18on donne des cartes essence
00:31:19aux gens qui en ont le plus besoin
00:31:20le gouvernement
00:31:21n'est pas capable
00:31:22d'ouvrir un site internet
00:31:23pour que les gens
00:31:23puissent se connecter
00:31:24pour avoir l'aide
00:31:25donc ça ne concerne
00:31:26absolument personne
00:31:27donc ça peut être 700 millions
00:31:28ça peut être 2 milliards
00:31:29je n'en sais rien
00:31:30aujourd'hui le guichet
00:31:31il n'est pas ouvert
00:31:31et les gens
00:31:33ils sont en train de payer
00:31:33ils sont en train d'avoir
00:31:35de grandes difficultés financières
00:31:36aujourd'hui
00:31:37c'est du bricolage
00:31:37comme toujours avec ce gouvernement
00:31:39c'est du bricolage
00:31:40c'est à dire
00:31:40tous les pays européens
00:31:41autour quasiment
00:31:42ont fait le choix
00:31:43de la baisse des taxes
00:31:43que nous proposons
00:31:44au Rassemblement National
00:31:45l'Espagne
00:31:46le Portugal
00:31:46l'Allemagne
00:31:47l'Italie
00:31:49la Pologne
00:31:49mais eux
00:31:50ils se pensent plus intelligents
00:31:51avec des aides ciblées
00:31:52qui au final sont
00:31:53une usine à gaz
00:31:54pas possible
00:31:54de la bureaucratie
00:31:56de la paperasse
00:31:57des plateformes
00:31:58qui ne sont pas aujourd'hui
00:31:59opérationnelles
00:32:00et des français
00:32:00qui eux
00:32:01à la fin du mois
00:32:02n'y arrivent plus
00:32:03Stéphanie Villers
00:32:04que ce soit
00:32:04la gauche
00:32:05ou le Rassemblement National
00:32:07tous depuis le début
00:32:08demandent
00:32:09baisse de taxes
00:32:10là maintenant
00:32:11c'est la carte essence
00:32:12à la grecque
00:32:14on a entendu
00:32:15Sébastien Lecornieux
00:32:16au début de sa conférence
00:32:17de presse dire
00:32:18mais enfin
00:32:18il faut arrêter
00:32:18avec ces mesures
00:32:20mais surtout
00:32:20c'est trop cher
00:32:21en réalité
00:32:21on a déjà testé
00:32:23on l'a déjà fait ça
00:32:24avant les autres
00:32:25avant les autres pays européens
00:32:26donc on leur souhaite
00:32:26bon courage
00:32:27nous on a dépensé
00:32:28des dizaines de milliards d'euros
00:32:30à travers ce bouclier tarifaire
00:32:32sur à peu près 3 ans
00:32:34on a bien vu
00:32:35que peut-être
00:32:35que ça a évité
00:32:36pour les
00:32:37à soutenir
00:32:39les personnes
00:32:40les plus fragilisées
00:32:41mais comme ça a soutenu
00:32:42tout le monde
00:32:43ça a aussi
00:32:45largement fragilisé
00:32:46les comptes publics
00:32:47donc aujourd'hui
00:32:48on a pu
00:32:48les marges de manœuvre
00:32:50et on a vu
00:32:50que ça n'avait pas
00:32:51relancé pour autant
00:32:52la croissance
00:32:52oui puis alors
00:32:53qu'on veut aider
00:32:54les entreprises
00:32:54une TVA 5.5
00:32:56n'aura aucun effet
00:32:57sur les entreprises
00:32:57puisque les entreprises
00:32:58récupèrent la TVA
00:32:59donc le coût du carburant
00:33:00pour les entreprises
00:33:01serait exactement le même
00:33:03je pense que
00:33:03ce dont parle la gauche
00:33:04ou le rassemblement national
00:33:05c'est pour aider
00:33:06l'ensemble des français
00:33:08c'est pas forcément
00:33:09en s'élan sur les entreprises
00:33:10ne serait pas aidé
00:33:11avec une TVA qui diminue
00:33:12un dernier mot Francis Pousse
00:33:13il y a eu aussi aujourd'hui
00:33:14les propos du patron
00:33:15de l'agence internationale
00:33:16de l'énergie
00:33:17le marché pétrolier
00:33:18pourrait entrer
00:33:18dans une zone rouge
00:33:19avec une pénurie d'offres
00:33:20en juillet et en août
00:33:22bon alors
00:33:23désolé pour les prophètes
00:33:24de malheur
00:33:24que dénonçait Roland Lescure
00:33:26mais le mot pénurie
00:33:28a été lâché
00:33:29cet après-midi
00:33:29par l'agence internationale
00:33:31de l'énergie
00:33:31oui ça a déjà
00:33:32d'ailleurs été évoqué
00:33:33y compris par des responsables
00:33:34de major
00:33:35comme Pouyanné
00:33:36ou le PDG d'Aramco
00:33:38la première compagnie
00:33:40d'Arabie Saoudite
00:33:41il se place
00:33:43dans un point de vue mondial
00:33:44et effectivement
00:33:46on le sait
00:33:47les pays
00:33:48qui étaient approvisionnés
00:33:50par le détroit d'Hormuz
00:33:50sont essentiellement
00:33:51l'Inde, la Chine
00:33:53et les pays satellites
00:33:54la France en particulier
00:33:57a diversifié
00:33:58ses approvisionnements
00:33:58déjà depuis quelques années
00:33:59depuis la guerre en Ukraine
00:34:01et essentiellement
00:34:02sur l'arc atlantique
00:34:03donc on est plutôt protégé
00:34:06en ce qui concerne
00:34:08nos approvisionnements
00:34:09néanmoins
00:34:10bien évidemment
00:34:11si la situation
00:34:12ne se rétablit pas
00:34:13d'une façon positive
00:34:14dans le Golfe
00:34:15nos amis chinois, indiens
00:34:17et tous leurs voisins
00:34:19vont avoir tendance
00:34:20à vouloir acheter
00:34:21le produit
00:34:22qui nous est destiné
00:34:23et là ça peut jouer
00:34:27à la marge
00:34:28ou d'une manière
00:34:28plus importante
00:34:29sur le prix
00:34:30du carburant
00:34:31on sait que
00:34:32pour l'instant
00:34:33en juin et juillet
00:34:35en France
00:34:36on ne doit pas avoir
00:34:37de soucis
00:34:37mais évidemment
00:34:38on ne peut pas faire
00:34:38de prévision
00:34:39à plus long terme
00:34:39oui parce que
00:34:40fin juin
00:34:41c'est le début
00:34:41des vacances
00:34:42et c'est le début
00:34:42d'une forte demande
00:34:43en carburéacteur
00:34:45en kérosène notamment
00:34:46donc il y a quand même
00:34:47une petite inquiétude
00:34:48aussi sur les vacances
00:34:50qui n'est pas importé
00:34:50du carburéacteur
00:34:52des Etats-Unis
00:34:52mais qui n'a pas
00:34:53exactement la même
00:34:54définition physique
00:34:55ce qui imposerait
00:34:56aux avions de voler
00:34:57un tout petit peu plus bas
00:34:59merci en tout cas
00:35:00d'être venus tous les trois
00:35:01ce soir sur le plateau
00:35:01de chaque voix compte
00:35:02pour nous en parler
00:35:03d'ici à ce que les avions
00:35:04volent plus bas
00:35:04on va parler de voiture
00:35:06dans un instant
00:35:06on va se poser
00:35:08la question qui fâche
00:35:09laisser les chinois
00:35:10produire leurs voitures
00:35:11dans des usines
00:35:12Peugeot en France
00:35:13bonne ou mauvaise idée ?
00:35:15Stellantis
00:35:15vient de conclure
00:35:16un partenariat
00:35:16avec le chinois Dong Feng
00:35:18et on va en parler
00:35:19dans un instant
00:35:19avec nos trois prochains invités
00:35:21mais avant cela
00:35:21quelle histoire ?
00:35:22David Revaudallon
00:35:31David vous vouliez
00:35:32nous parler ce soir
00:35:33de François Ruffin
00:35:34qui a été vivement critiqué
00:35:35pour son dernier livre
00:35:36qui en l'occurrence
00:35:37est une bande dessinée
00:35:38et qui a choisi
00:35:39de faire amant d'honorable
00:35:41et ce que vous nous dites
00:35:42c'est que cet épisode
00:35:43nous rappelle
00:35:44que les excuses en politique
00:35:46ce n'est pas évident
00:35:47ce n'est pas évident
00:35:48le député de la Somme
00:35:49lui il l'a admis
00:35:50dans un texte
00:35:51mis en ligne
00:35:52sur son site
00:35:53il y a des passages ratés
00:35:54je cite
00:35:55dans sa bande dessinée
00:35:57Picardie Splendor
00:35:58les aventures
00:35:59de François Ruffin
00:36:00elle est parue
00:36:00il y a quelques jours
00:36:01il a endossé
00:36:02il a encore je cite
00:36:03la pleine et entière
00:36:04responsabilité
00:36:05de cette affaire
00:36:06et s'est dit navrée
00:36:07pour les personnes blessées
00:36:08il fait notamment référence
00:36:10à une scène
00:36:11de sa BD
00:36:11scène vécue
00:36:12dans laquelle il raconte
00:36:13le contrôle très tendu
00:36:14très tendu pardon
00:36:15d'une voyageuse noire
00:36:17dans un train
00:36:17il intervient
00:36:19pour apaiser
00:36:19la situation
00:36:20et le député
00:36:21il a été vivement attaqué
00:36:23par ses ex-petits camarades
00:36:24des insoumis
00:36:25accusé
00:36:26de paternalisme
00:36:27et même
00:36:28de racisme
00:36:29et de poser
00:36:29dans la posture
00:36:30du sauveur blanc
00:36:31entre guillemets
00:36:32ce n'est pas la première fois
00:36:33il y a quelques jours
00:36:34il avait déjà été ciblé
00:36:36par la France insoumise
00:36:37après ses propos
00:36:38sur l'immigration
00:36:39de travail
00:36:40à laquelle il s'était dit
00:36:42je cite
00:36:43hostile
00:36:43et on peut penser
00:36:44David
00:36:44que ses attaques
00:36:45ne sont pas tout à fait
00:36:46innocentes
00:36:47à ce moment de la période
00:36:48on ne peut rien vous cacher
00:36:49Adeline
00:36:49vraiment
00:36:49François Ruffin
00:36:50comme Jean-Luc Mélenchon
00:36:51il s'est déjà déclaré
00:36:52candidat à la présidentielle
00:36:54et l'ex-insoumis
00:36:55il chasse évidemment
00:36:56sur les mêmes terres électorales
00:36:58que son ancien chef de file
00:37:00d'où cette chasse
00:37:02au Ruffin
00:37:02lancée par elle
00:37:04et fille un peu gonflée
00:37:05quand on sait
00:37:06que Mélenchon
00:37:06il a dit bien pire
00:37:07quand même
00:37:08en 2020
00:37:08après l'attentat
00:37:09contre Samuel Paty
00:37:11il avait pointé
00:37:11je cite un problème
00:37:12avec la communauté tchétchène
00:37:14en référence
00:37:14à la nationalité
00:37:15de l'assassin
00:37:16du professeur d'histoire
00:37:17et plus récemment
00:37:18avec ses plaisanteries
00:37:19entre guillemets
00:37:20douteuses
00:37:21sur les noms de familles
00:37:22juifs
00:37:23à chaque fois
00:37:23il avait dit
00:37:24regretter
00:37:25ses propos
00:37:26et demander pardon
00:37:27c'est quelque chose
00:37:27d'assez rare
00:37:28en politique
00:37:29et même rarissime
00:37:30imagine-t-on
00:37:30le général de Gaulle
00:37:32présenter des excuses
00:37:33aux français
00:37:33je n'en ai trouvé
00:37:34nulle trace
00:37:35dans les archives
00:37:36même chose
00:37:37pour ses succédeurs
00:37:38successeurs pardon
00:37:39Georges Pompidou
00:37:40à Nicolas Sarkozy
00:37:41et quand un politique
00:37:42demande pardon
00:37:43c'est qu'il y ait
00:37:44vraiment contraint
00:37:45et forcé
00:37:46par exemple
00:37:47par les nécessités
00:37:48d'une campagne présidentielle
00:37:49ainsi Lionel Jospin
00:37:50en 2002
00:37:51qui s'excuse
00:37:52d'avoir dit
00:37:52que son adversaire
00:37:53Jacques Chirac
00:37:54était vieilli
00:37:55usé
00:37:55fatigué
00:37:56on l'écoute
00:37:57puisque c'est devenu
00:37:59un fait politique
00:38:00et que cela a été
00:38:02compris comme ça
00:38:03je veux dire
00:38:04très simplement
00:38:04que je suis désolé
00:38:06que ça a été
00:38:07entendu de cette façon
00:38:08parce que
00:38:09ça n'est pas moi
00:38:10ça ne me ressemble pas
00:38:12de même
00:38:13François Fillon
00:38:14candidat lui aussi
00:38:15mais 15 ans plus tard
00:38:16c'est en 2017
00:38:16il est condamné
00:38:17au mea culpa
00:38:18devant le scandale
00:38:19provoqué
00:38:20par l'affaire
00:38:21qui plombe sa campagne
00:38:23en travaillant
00:38:24avec ma femme
00:38:24et mes enfants
00:38:25j'ai privilégié
00:38:27cette collaboration
00:38:28de confiance
00:38:29qui aujourd'hui
00:38:30suscite la défiance
00:38:33c'était une erreur
00:38:36je le regrette profondément
00:38:38et je présente
00:38:39mes excuses
00:38:40aux français
00:38:41entre les deux
00:38:42il y aura eu
00:38:42le célèbre
00:38:43repentir
00:38:44de Jérôme
00:38:45Cahuzac
00:38:45ministre du budget
00:38:47convaincu
00:38:47de fraude fiscale
00:38:48qui regrette
00:38:49d'avoir menti
00:38:50et ça il le dit
00:38:51les yeux dans les yeux
00:38:52j'ai demandé pardon
00:38:53c'est à ceux
00:38:54à qui j'ai demandé pardon
00:38:56de décider
00:38:56s'il me l'accorde
00:38:57ça veut dire
00:38:58qu'il faut vraiment
00:38:58être dans la panade totale
00:39:00pour se résoudre
00:39:00à demander l'absolution
00:39:02vraiment vraiment
00:39:02difficile de trouver
00:39:04trace d'un repentir
00:39:05de Nicolas Sarkozy
00:39:06même quand il avait lâché
00:39:07le fameux
00:39:08casse-toi pauvre con
00:39:09au salon de l'agriculture
00:39:10c'est son équipe
00:39:11qui dans une interview
00:39:12aux parisiens
00:39:13avait rajouté
00:39:13in extremis cette phrase
00:39:15j'aurais mieux fait
00:39:15de ne pas lui répondre
00:39:17son successeur
00:39:18François Hollande
00:39:19lui il a plus souvent
00:39:19demandé pardon
00:39:20auprès des membres
00:39:21de la cour des comptes
00:39:22auprès des juges
00:39:23encore de l'Algérie
00:39:24mais en général
00:39:24c'était après
00:39:25des petites blagues déplacées
00:39:27quant à Emmanuel Macron
00:39:29il s'était platement
00:39:30excusé auprès
00:39:31des salariés
00:39:31de l'abattoir
00:39:32breton Gade
00:39:33qu'il avait qualifié
00:39:34d'illettré
00:39:35mais c'était en 2014
00:39:37quand il était encore
00:39:38ministre de l'économie
00:39:40les excuses les plus plates
00:39:41elles vont à l'égard
00:39:43des salariés
00:39:44que j'ai pu blesser
00:39:45que j'ai blessé
00:39:46à travers ses propos
00:39:47et je ne m'en excuserai
00:39:48jamais assez
00:39:49depuis son élection
00:39:51en 2017
00:39:51à l'Elysée
00:39:52rares ont été
00:39:53ces moments de contrition
00:39:54en 2020
00:39:55après les gilets jaunes
00:39:56j'ai ma part
00:39:57de maladresse
00:39:58en 2024
00:39:58après la dissolution ratée
00:40:00j'en prends toute ma part
00:40:01et plus récemment
00:40:02en février
00:40:03en visite en Inde
00:40:04à chaque fois
00:40:04que j'ai eu trop confiance
00:40:05en moi
00:40:06j'ai fait des erreurs
00:40:07de grosses erreurs
00:40:08en presque 10 ans
00:40:09de pouvoir
00:40:10c'est assez peu
00:40:10conclusion
00:40:11en règle générale
00:40:12c'est plutôt rien de rien
00:40:13nos politiques ne regrettent rien
00:40:14c'est toujours un délice
00:40:16vos boîtes à archives
00:40:17merci David
00:40:18on passe à la question
00:40:19qui fâche
00:40:27le bruit courait
00:40:28depuis plusieurs semaines
00:40:29en Bretagne
00:40:30et l'annonce a été faite
00:40:31hier au syndicat
00:40:32et confirmée aujourd'hui
00:40:33par le nouveau PDG
00:40:34Stellantis
00:40:35va partager
00:40:36une de ses usines françaises
00:40:38avec le constructeur
00:40:39automobile chinois
00:40:40Dongfeng
00:40:41cette usine
00:40:42c'est celle de
00:40:43Rennes-la-Jeanet
00:40:43qui tourne au ralenti
00:40:45en fait depuis des années
00:40:46et ne produit plus
00:40:46qu'une seule voiture
00:40:47il est en temps ce soir
00:40:49de réduire cette histoire
00:40:50à celle du loup
00:40:51dans la bergerie
00:40:52on va essayer quand même
00:40:54d'aller plus loin
00:40:54avec vous ce soir
00:40:55Yves Cara
00:40:56bonsoir
00:40:57vous êtes le porte-parole
00:40:58du Mobilité Club
00:40:59merci d'être là
00:40:59aux côtés d'Alma Dufour
00:41:01bonsoir
00:41:01bonsoir
00:41:02député La France Insoumise
00:41:03de Seine-Maritime
00:41:04merci d'être là
00:41:05et bonsoir Mathias Renaud
00:41:06bonsoir
00:41:07député Rassemblement National
00:41:08de la Somme
00:41:09merci également de votre présence
00:41:10c'est Nicolas Fleury
00:41:11qui vous pose
00:41:11précisément la question
00:41:12qui fâche
00:41:18cette usine de Stellantis
00:41:20près de Rennes
00:41:20assemblera bientôt
00:41:22des voitures chinoises
00:41:23le groupe
00:41:24vient de l'annoncer
00:41:25aux salariés
00:41:27divisé sur la question
00:41:28on va revenir
00:41:29à peut-être apporter du volume
00:41:31rembaucher du monde
00:41:31peut-être tourner
00:41:32en trois équipes
00:41:33comme ça a été le cas
00:41:34voilà
00:41:35il faut
00:41:35il faut nuancer les choses
00:41:37ce qui me fait peur
00:41:38moi
00:41:38c'est que
00:41:39dans l'avenir
00:41:41ils prendraient des
00:41:43garge-ouvriers
00:41:43là-bas
00:41:44pour les mettre ici
00:41:45il faut voir ce que c'est
00:41:45comme voiture
00:41:46et au prix où elle sera
00:41:47il s'agira d'un modèle
00:41:49électrique
00:41:50du groupe chinois
00:41:51Dongfeng
00:41:52encore introuvable en France
00:41:54ces voitures
00:41:54s'affichent entre
00:41:5532 000
00:41:56et 80 000 euros
00:41:58aujourd'hui
00:41:59l'usine de Rennes
00:42:00ne produit qu'un seul
00:42:02modèle de Citroën
00:42:03une activité
00:42:04insuffisante
00:42:05pour garantir
00:42:06l'avenir du site
00:42:06alors
00:42:07ce nouveau partenariat
00:42:09rassure les syndicats
00:42:10cette annonce
00:42:11pour nous
00:42:12c'est une bouée de sauvetage
00:42:13on n'a pas le choix
00:42:13on est pris à la gorge
00:42:15on a des problèmes
00:42:15en Europe
00:42:16pour remplir nos usines
00:42:17on tourne à mi-régime
00:42:19donc cette annonce
00:42:20oui elle est positive
00:42:21maintenant le contour
00:42:22il reste bien sûr
00:42:23à déterminer
00:42:25Dongfeng
00:42:25ne sera pas
00:42:26la seule marque chinoise
00:42:27à produire en Europe
00:42:28Stellantis
00:42:29a déjà signé
00:42:30un autre accord
00:42:31avec Lipmotor
00:42:32en Espagne
00:42:33où Cherry
00:42:34s'apprête aussi
00:42:35à ouvrir une usine
00:42:36comme BYD en Hongrie
00:42:38ou Xpeng
00:42:39en Autriche
00:42:42si les constructeurs chinois
00:42:43s'installent en Europe
00:42:44malgré une main d'oeuvre
00:42:45plus chère
00:42:46c'est pour éviter
00:42:47les taxes européennes
00:42:49jusqu'à 35%
00:42:50aujourd'hui
00:42:51sur les voitures électriques
00:42:52produites en Chine
00:42:54une fabrication locale
00:42:56certes
00:42:56mais quid
00:42:57des fournisseurs
00:42:58ou des ingénieurs
00:42:59il reste beaucoup
00:43:01d'inconnus
00:43:01autour de ces projets
00:43:02c'est notre question
00:43:04qui fâche ce soir
00:43:05faut-il ouvrir
00:43:06nos usines
00:43:07à la Chine
00:43:10Alma Dufour
00:43:11et Mathias Renaud
00:43:11j'ai la même question
00:43:12à tous les deux
00:43:12entre une usine
00:43:13qui ferme
00:43:14et une usine
00:43:14qui laisse entrer
00:43:15des chinois
00:43:16vous choisissez quoi ?
00:43:18à très court terme
00:43:19c'était la moins
00:43:19mauvaise solution
00:43:21voilà
00:43:21du point de vue
00:43:22de l'emploi
00:43:23maintenant
00:43:23c'est extrêmement inquiétant
00:43:25et c'est un symptôme
00:43:26de la faiblesse
00:43:26de notre politique industrielle
00:43:28en matière d'automobiles
00:43:29européennes et françaises
00:43:30parce qu'on voit bien
00:43:31que le risque
00:43:32c'est que l'Europe
00:43:33devienne l'usine
00:43:34d'assemblage
00:43:35de la Chine
00:43:35sans transfert de technologie
00:43:37et c'est ça
00:43:37les deux points chauds
00:43:39en fait dans cette histoire
00:43:40c'est-à-dire
00:43:40qui vont être
00:43:43les sous-traitants
00:43:44est-ce qu'il va y avoir
00:43:45transfert de technologie
00:43:46ou est-ce qu'on va être
00:43:47simplement
00:43:48finalement dans la position
00:43:50dans laquelle était
00:43:52la Chine
00:43:52vis-à-vis de l'Europe
00:43:53c'est-à-dire que la Chine
00:43:54était l'usine de l'Europe
00:43:55maintenant ça s'inverse
00:43:55c'est-à-dire que c'est l'Europe
00:43:57qui devient l'usine
00:43:58avant c'est Renault
00:43:58qui allait en Chine
00:43:59et maintenant c'est les Chinois
00:44:00qui viennent chez Peugeot
00:44:01et on peut craindre
00:44:01pour la filière automobile européenne
00:44:03le même destin
00:44:04que pour la filière électronique
00:44:05c'est-à-dire
00:44:06une fermeture progressive
00:44:08des usines
00:44:08ensuite
00:44:09la deuxième étape
00:44:10c'est qu'on devient
00:44:11simplement
00:44:12des ateliers
00:44:13d'assemblage
00:44:14en Europe
00:44:14et finalement
00:44:15la filière qui disparaît
00:44:16complètement
00:44:16donc il faut absolument
00:44:19industrielle
00:44:19Alma Dufour
00:44:20alors
00:44:22moi du coup
00:44:23je suis directement concernée
00:44:24puisqu'on a beaucoup parlé
00:44:25de Stellantis
00:44:26dans le reportage
00:44:28en réalité
00:44:28effectivement
00:44:29Renault
00:44:30a pris la même décision
00:44:32finalement que Stellantis
00:44:33demain je me rends en Chine
00:44:34pour rencontrer
00:44:35le PDG
00:44:36de l'entreprise
00:44:37Shanghai Drive
00:44:37qui est une des plus grandes entreprises
00:44:38de fabrication de moteurs
00:44:39chinoises
00:44:40qui va s'installer
00:44:42dans ma circonscription
00:44:43à Renault Cléon
00:44:44qui est la dernière usine
00:44:45qui fabrique des moteurs
00:44:45Renault
00:44:46donc en France
00:44:47et on a dû intervenir
00:44:49parce que c'est pas
00:44:49il y a 10 ans
00:44:50que Renault partait en Chine
00:44:51c'est-à-dire que Renault
00:44:52continuait à partir en Chine
00:44:54l'année dernière
00:44:55on a mis la main
00:44:55sur un document stratégique
00:44:56confidentiel
00:44:57où en fait
00:44:58la voiture électrique
00:44:59entrée de gamme
00:45:00populaire
00:45:01la R5 électrique
00:45:02qu'il s'était engagé
00:45:03à produire en France
00:45:04en fait
00:45:05ils allaient faire
00:45:06les mêmes moteurs
00:45:06en Chine
00:45:07on a découvert ça
00:45:08on n'était pas
00:45:09très très contents
00:45:10je dis on
00:45:10c'est les syndicats
00:45:11la CGT notamment
00:45:12et donc on a décidé
00:45:13d'aller voir directement
00:45:14l'ambassade de Chine
00:45:15en France
00:45:16qui est assez
00:45:17des pratiques peu courantes
00:45:18d'ailleurs
00:45:18je crois que j'étais
00:45:19une des premières
00:45:20à faire ça directement
00:45:21et j'ai trouvé
00:45:22le dialogue intéressant
00:45:23et en fait
00:45:24il a permis de déboucher
00:45:25sur une solution
00:45:25qui certes
00:45:26est la solution
00:45:27d'équilibre
00:45:28je ne vais pas dire
00:45:28que c'est une victoire totale
00:45:29mais effectivement
00:45:30comme pour Stellantis
00:45:32les volumes vont doubler
00:45:33en gros
00:45:34ils vont venir
00:45:35assembler 120 000 moteurs
00:45:36l'usine Renault-Cléon
00:45:37en ensemble 160 000
00:45:39avec de plus en plus
00:45:40de suppressions d'emplois
00:45:41etc
00:45:41c'était moins à tonnes
00:45:42évidemment que Stellantis
00:45:44mais quand même
00:45:44vous allez en Chine demain
00:45:45mais pour faire quoi ?
00:45:47pour vérifier quoi ?
00:45:48pour échanger
00:45:49avec les gens
00:45:49qui vont venir produire
00:45:50chez nous
00:45:50alors certes
00:45:51ce sera pour la marque Renault
00:45:52mais c'est quand même
00:45:52eux qui vont gérer
00:45:53la production
00:45:54au titre de Shanghai Drive
00:45:56pour aussi échanger
00:45:58sur l'avenir
00:45:59effectivement
00:45:59les questions
00:45:59de transfert de technologie
00:46:00mais aussi
00:46:01si la Chine
00:46:02et les constructeurs chinois
00:46:03prennent ces décisions là
00:46:04c'est parce qu'il y a
00:46:05un environnement
00:46:07économique
00:46:07qui les y pousse
00:46:08vous avez parlé
00:46:09des taxes
00:46:10sur les voitures
00:46:10nous c'est des choses
00:46:11qu'on a toujours défendues
00:46:12mais aussi en France
00:46:13quelque chose
00:46:14dont on parle moins
00:46:14c'est le bonus écologique
00:46:15qui est conditionné
00:46:16à un score CO2
00:46:18et qui aujourd'hui
00:46:19en Europe
00:46:19attire beaucoup
00:46:20de constructeurs
00:46:21en France
00:46:21pour avoir les aides françaises
00:46:23car l'électricité française
00:46:24est très décarbonée
00:46:26et donc en fait
00:46:26ça prouve
00:46:27que conditionner les aides
00:46:29créer un environnement
00:46:31pénalité
00:46:31avantage
00:46:33sert quand même
00:46:33à attirer
00:46:34ce qu'on n'avait plus
00:46:35depuis longtemps
00:46:35c'est à dire
00:46:36des volumes
00:46:36dans nos usines
00:46:37en France
00:46:37la question maintenant
00:46:38c'est celle de l'emploi
00:46:39puisque c'est quand même
00:46:39des usines très automatisées
00:46:41et là par exemple
00:46:42chez Renault
00:46:42on va gagner
00:46:4450 emplois
00:46:45pour 120 000 moteurs
00:46:46assemblés
00:46:47vous imaginez
00:46:47c'est rien
00:46:48donc là on se bat maintenant
00:46:49pour que l'intégralité
00:46:50des composants
00:46:51soit fabriquée
00:46:52chez nous aussi
00:46:53et c'est une deuxième étape
00:46:54et ça prendra plus longtemps
00:46:55ce que vous dites
00:46:55c'est qu'on préfère
00:46:56produire des voitures chinoises
00:46:57en France
00:46:57plutôt que d'importer
00:46:58des voitures chinoises
00:46:59fabriquées en Chine
00:46:59exactement
00:47:00produire par des constructeurs français
00:47:01mais ça n'a plus de français
00:47:02que le nom
00:47:02par exemple la Renault Dacia
00:47:03qui s'est beaucoup vendue
00:47:06au moment notamment
00:47:07des ZFE
00:47:07c'est la Spring
00:47:08la Dacia Spring
00:47:09c'est à dire
00:47:12elle est intégralement produite en Chine
00:47:13c'est une Dongfeng
00:47:14qui a été rebâchée
00:47:15exactement
00:47:16et ça
00:47:16c'est pas parce que ça s'appelle Renault
00:47:18que ça veut dire
00:47:18que ça fait travailler
00:47:19des françaises et des français
00:47:20pour être très clair
00:47:20et donc on est content
00:47:21de voir une tendance
00:47:23qui s'inverse
00:47:23et si elle s'inverse
00:47:24c'est pas par la magie
00:47:25du Saint-Esprit
00:47:26ou du marché
00:47:27c'est parce que des décisions
00:47:28de protectionnisme
00:47:30même certes limitées
00:47:31certes temporaires
00:47:32ont été prises
00:47:32il s'agit par contre de doser
00:47:34parce que
00:47:35c'est mon dernier point
00:47:36la Chine est très très très
00:47:39monopolistique
00:47:40sur les composants électroniques
00:47:41sur les terres rares
00:47:42donc on peut pas non plus
00:47:43brusquer la relation commerciale
00:47:44jusqu'à un point
00:47:44où on n'aurait plus
00:47:45de composants électroniques
00:47:46et donc il n'y aurait plus
00:47:46de voitures électriques
00:47:47du tout quoi
00:47:48Yves Cara
00:47:49les voitures qui vont être produites
00:47:50dans cette usine
00:47:52de Rennes-la-Genée
00:47:53cette usine Stellantis
00:47:54qui fabrique pour l'instant
00:47:55des Citroën C5
00:47:57Aircross
00:47:57va donc fabriquer
00:47:59cette usine
00:48:00des Voyas
00:48:00de Dongfeng
00:48:01donc on le disait
00:48:03d'ailleurs dans le reportage
00:48:04c'est une marque
00:48:04qu'on ne connait pas bien
00:48:05en France
00:48:05voire pas du tout
00:48:07mais ça va être fait
00:48:08par des salariés français
00:48:11ou par une main d'oeuvre chinoise
00:48:12qui va venir à l'arène
00:48:15Il peut y avoir
00:48:15en parli de transferts technologiques
00:48:17effectivement des ingénieurs
00:48:18qui viendraient de Chine
00:48:19pour découvrir un petit peu
00:48:21tout ça
00:48:22et s'approprier peut-être
00:48:23certaines technologies
00:48:24enfin en électrique
00:48:25on n'a rien à leur apprendre
00:48:26c'est ce que j'allais dire
00:48:27on n'a rien à leur apprendre
00:48:29Du coup on peut parler
00:48:31peut-être d'un transfert
00:48:32de technologies
00:48:32mais dans l'autre sens
00:48:33c'est-à-dire que c'est eux
00:48:34qui vont nous apporter
00:48:35et c'est nous
00:48:35qui allons leur prendre
00:48:37Oui on n'a pas les terres rares
00:48:38ça va être compliqué quand même
00:48:39donc effectivement
00:48:40le transfert technologique
00:48:41on peut mais sans les terres rares
00:48:42c'est compliqué
00:48:43en fait les taxes
00:48:44nous protègent
00:48:45effectivement
00:48:46de l'importation
00:48:47de voitures chinoises
00:48:48qui serait moitié prix
00:48:50encore que ce qu'elles sont
00:48:50parce que la même voiture
00:48:52vendue en Chine ou en France
00:48:53c'est presque du simple au double
00:48:55donc les taxes nous protègent
00:48:56mais en même temps
00:48:57elles les paient plus cher
00:48:57Alors au sujet des Chinois
00:49:00qui arrivent dans nos usines
00:49:01je crois que c'est Carlos Tavares
00:49:02qui a dit il y a quelques années
00:49:03dans 10 ans
00:49:04ils rachètent nos usines
00:49:05et ils rachètent les marques
00:49:06ça commence
00:49:07donc le court terme
00:49:08c'est bien
00:49:08on l'a entendu
00:49:09il y a des emplois
00:49:09qui vont être conservés
00:49:11moyen terme
00:49:12voilà
00:49:13mais je crois qu'il ne faut pas
00:49:14trop se leurrer
00:49:15suite à cette décision
00:49:16des députés européens
00:49:18ahurissante
00:49:18d'arrêter le moteur thermique
00:49:19en 2035
00:49:21ahurissante
00:49:21sans aucune évaluation
00:49:23voilà
00:49:23ça a été un cheval de trois
00:49:24alors il n'y a pas eu que ça
00:49:26mais ils ont pu arriver
00:49:27tranquillement en France
00:49:28et il faut
00:49:29enfin j'essaie beaucoup
00:49:30de voitures chinoises
00:49:31et elles sont très bonnes
00:49:32il faut le dire
00:49:32d'accord
00:49:33dans 10 ans
00:49:34on n'a plus d'industrie
00:49:35européenne française
00:49:36automobile
00:49:37ou alors on a des usines
00:49:38françaises
00:49:38avec des technologies chinoises
00:49:40et des voitures chinoises
00:49:41vous savez comme les grands hôtels
00:49:42ont été achetés par les pays
00:49:44du Moyen-Orient
00:49:45tout ça
00:49:46les usines
00:49:46si on continue sur cette trajectoire
00:49:49et je ne sais pas comment
00:49:50on peut l'arrêter
00:49:52on n'aura plus
00:49:53mais comme en technologie
00:49:55comme en électronique
00:49:56où on est dépendant de l'Amérique
00:49:57on sera totalement dépendant
00:49:58d'autres pays
00:50:00essentiellement chinois
00:50:00pour la technologie
00:50:01si on continue sur cette voie
00:50:03uniquement d'électrification
00:50:05c'est mort
00:50:06mais alors là où moi
00:50:07je ne partage pas du tout
00:50:09enfin j'entends ce que vous dites
00:50:10mais en fait
00:50:11ce qui m'énerve
00:50:12ce qui m'agace dans ce discours
00:50:13c'est en gros
00:50:14le grand ennemi
00:50:14c'est la Chine
00:50:16comme si
00:50:17le grand ennemi
00:50:17ça a été la décision de 2035
00:50:19mais comme si en fait
00:50:20les constructeurs
00:50:21encore une fois
00:50:21n'avaient pas créé eux-mêmes
00:50:23ce sujet
00:50:24c'est à dire que
00:50:24comme je vous disais
00:50:25Renault, Stellantis
00:50:26et tous les constructeurs français
00:50:28et européens
00:50:29n'ont pas attendu
00:50:30que la Chine devienne si
00:50:32hégémonique
00:50:33sur la production de voitures
00:50:34pour délocaliser
00:50:35en Chine
00:50:36pour supprimer
00:50:37plus de 100 000 emplois
00:50:38dans la construction automobile thermique
00:50:39en France
00:50:40depuis les années 2000
00:50:42donc en fait
00:50:42toute la filière
00:50:43a déjà été délocalisée
00:50:44du thermique
00:50:45il n'y a plus
00:50:45une fabrication
00:50:46de voitures thermiques
00:50:47en France complète
00:50:47ça n'existe plus
00:50:48sauf des très hautes gammes
00:50:50mais je veux dire
00:50:51voilà
00:50:51Renault
00:50:52ils ont tout fini
00:50:52tout fermé
00:50:53il n'y a plus que l'électrique
00:50:54qui reste produit en France
00:50:55pour les entrées de gamme
00:50:56les moyennes gammes
00:50:56ce que je veux dire
00:50:57de façon très brève
00:50:58c'est que ça m'agace
00:50:59quand on dit
00:51:00oui ils sont
00:51:01maintenant hégémoniques
00:51:02sur la technologie de l'électrique
00:51:03mais c'est qui qui a inventé
00:51:04la batterie électrique ?
00:51:06c'est un français
00:51:07dans les années 80
00:51:08c'est qui qui a inventé
00:51:09la nouvelle génération
00:51:10de batterie lithium-ion ?
00:51:11c'est encore un français
00:51:12donc en fait
00:51:13c'est des mauvaises décisions
00:51:14qui ont été dictées
00:51:15par des intérêts
00:51:16à court terme
00:51:16de constructeurs automobiles
00:51:18qui sont partis
00:51:18et qui maintenant
00:51:19se font dépasser
00:51:20par plus gros qu'eux
00:51:21moi la question c'est
00:51:22qu'ils soient chinois
00:51:23ou qu'ils soient français
00:51:24s'ils emploient des gens
00:51:25en France
00:51:26ça me va
00:51:26la question c'est
00:51:27quel est l'environnement
00:51:28réglementaire
00:51:29dont se dote l'Etat
00:51:30pour se protéger
00:51:31effectivement de fermetures
00:51:32brutales
00:51:33de délocalisation
00:51:33mais ça on doit le réfléchir
00:51:35aussi quand les constructeurs
00:51:36sont français
00:51:36parce que ça les empêche pas
00:51:37de partir
00:51:37les multinationales
00:51:38n'ont pas de patrie
00:51:39l'histoire en matière
00:51:40de protection
00:51:41justement des délocalisations
00:51:43et tout ça
00:51:43elle n'est pas très bonne
00:51:45quand même
00:51:45on n'est pas sur une bonne trajectoire
00:51:46sur ce qui a été fait
00:51:47c'est...
00:51:47ben justement
00:51:48on a trop écouté
00:51:51je suis obligé de réagir
00:51:52à cette déclaration
00:51:53qu'ils soient chinois
00:51:54ou qu'ils soient français
00:51:55tant qu'ils emploient en France
00:51:56il n'y a pas de problème
00:51:57mais moi ça me pose un problème
00:51:58ah bon ?
00:51:59ah bah oui
00:52:00écoutez
00:52:00on ne peut pas être
00:52:02passif
00:52:03naïf
00:52:03voire défaitiste
00:52:04face à la pénétration
00:52:06des chinois
00:52:07sur le sol européen
00:52:08mais ça veut dire quoi
00:52:09des chinois ?
00:52:10enfin je vais dire
00:52:10mais européen
00:52:11de manière générale
00:52:12si c'est américain
00:52:13c'est bien par exemple ?
00:52:14non il faut que ce soit européen
00:52:16ok
00:52:16ou français
00:52:17dans le meilleur des cas
00:52:18et donc
00:52:18même s'ils ne payent pas
00:52:19leurs impôts en France
00:52:19comme Renault par exemple
00:52:20là-dessus
00:52:21je crois que l'Europe
00:52:22a pris des très mauvaises décisions
00:52:23et des décisions idéologiques
00:52:25et politiques
00:52:25donc effectivement
00:52:26l'interdiction des voitures thermiques
00:52:28à 2035
00:52:28c'est une décision
00:52:30technique
00:52:31bureaucratique
00:52:32et idéologique
00:52:33il y a la question des CO2
00:52:34et du coût
00:52:35des mesures CO2
00:52:36de compensation CO2
00:52:37pour les constructeurs automobiles
00:52:38et puis
00:52:39il y a un marché
00:52:41à protéger
00:52:41c'est-à-dire que
00:52:42quand on voit la réaction
00:52:42des Etats-Unis
00:52:43qui ont quadruplé
00:52:44leurs droits de douane
00:52:45bon nous
00:52:46on est entre
00:52:47alors je crois
00:52:48c'est entre 7 et 35%
00:52:50selon le type d'importation
00:52:52et selon le fait
00:52:52que si l'industrie
00:52:54est subventionnée
00:52:55par les Chinois
00:52:55mais il faut aller
00:52:56beaucoup plus loin
00:52:56il faut mener
00:52:57un bras de fer
00:52:58et puis il y a la question
00:52:58aussi
00:53:00maintenant que les Chinois
00:53:01commencent à investir
00:53:02nos usines
00:53:02des composants locaux
00:53:05si on va plus loin
00:53:06dans les droits de douane
00:53:06ils nous en imposeront aussi
00:53:08par exemple
00:53:09sur le vin français
00:53:10sur les fromages
00:53:10on a vu
00:53:11les effets
00:53:12de ces droits de douane
00:53:13miroir
00:53:14à ce moment-là
00:53:15ça c'est le défaitisme
00:53:16c'est le défaitisme
00:53:17c'est-à-dire que
00:53:17l'Europe serait fondamentalement
00:53:19en infériorité
00:53:20par rapport aux Etats-Unis
00:53:21qui eux ont réussi
00:53:22à quadrupler
00:53:24leurs droits de douane
00:53:25pour protéger
00:53:25leurs propres marchés
00:53:26et quand on voit
00:53:27Stellantis
00:53:27parce que là
00:53:28vous avez donné
00:53:30l'exemple de Rennes
00:53:31ils ont aussi annoncé
00:53:32leur plan stratégique
00:53:33aujourd'hui
00:53:3370 milliards d'euros
00:53:34d'investissement
00:53:36c'est leur nouvelle stratégie
00:53:37essentiellement
00:53:38vers les Etats-Unis
00:53:38c'est-à-dire que
00:53:39alors l'Europe n'est pas
00:53:40complètement abandonnée
00:53:41mais enfin c'est un abandon
00:53:42progressif
00:53:42donc il faut faire
00:53:43très attention
00:53:44et il faut que les pouvoirs publics
00:53:46et l'Europe en particulier
00:53:47choisissent maintenant
00:53:48entre l'idéologie
00:53:50les interdictions
00:53:50le CO2
00:53:51l'interdiction des voitures thermiques
00:53:53et puis la réimplantation
00:53:54industrielle en Europe
00:53:55mais vous avez vu
00:53:56les salariés
00:53:57les 2000 salariés
00:53:58enfin il y a 1500 salariés
00:53:59et 500 intérimaires
00:54:00qui travaillent sur ce site
00:54:01et les syndicats
00:54:02et les syndicats
00:54:03se disent soulagés
00:54:04évidemment
00:54:05parce qu'ils regardent l'emploi
00:54:06mais enfin ça je comprends bien
00:54:07c'est pour ça
00:54:08la première réponse
00:54:09ce que je veux dire
00:54:09c'est que j'ai du mal
00:54:10à comprendre
00:54:10sur quelle ligne vous êtes
00:54:12écoutez à court terme
00:54:13c'est la moins mauvaise décision
00:54:15maintenant l'Etat
00:54:16a son mot à dire
00:54:17parce qu'il verse
00:54:18par exemple
00:54:19le crédit impôt recherche
00:54:20les questions des bonus malus
00:54:21donc il est partie prenante
00:54:22là-dedans
00:54:23il doit poser ses conditions
00:54:25les conditions
00:54:25ça doit être
00:54:27transfert technologique
00:54:28donc de la Chine
00:54:29vers l'Europe
00:54:29parce qu'il se trouve
00:54:30qu'ils sont en avance
00:54:31sur nous
00:54:32et puis
00:54:33et puis
00:54:34et puis
00:54:35qu'on ne devienne pas
00:54:36une usine d'assemblage
00:54:37simplement une usine
00:54:38d'assemblage
00:54:38de la Chine
00:54:39un sous-traitant de la Chine
00:54:40je veux juste
00:54:41parce que pour moi
00:54:42il y a deux erreurs factuelles
00:54:43importantes
00:54:44la question effectivement
00:54:45de la répliquer
00:54:46sur les droits de l'homme
00:54:47c'est vrai
00:54:47mais je vous l'ai dit
00:54:48en fait on a un gros problème
00:54:49même sur la filière
00:54:50c'est à dire qu'on est absolument
00:54:50dépendant des composants électroniques
00:54:52vous n'êtes pas au courant
00:54:53visiblement
00:54:53la Chine a dit
00:54:54très clairement
00:54:55qu'à l'automne 2026
00:54:57si les relations
00:54:58ne se réchauffaient pas
00:54:58on va dire commercialement
00:54:59avec l'Europe
00:55:00et politiquement
00:55:00surtout dans un cadre
00:55:01de conflit
00:55:02entre les Etats-Unis
00:55:03et la Chine
00:55:04elle allait couper
00:55:05l'exportation de terres rares
00:55:06donc en fait
00:55:06ce que je suis en train
00:55:07de vous dire
00:55:07c'est pour ça
00:55:08si vous me permettez
00:55:08qu'il ne faut surtout pas
00:55:09aller à 100% dans l'électrique
00:55:10mais du coup
00:55:11ce que je vous dis
00:55:12c'est qu'en fait
00:55:12on est dépendant
00:55:13et c'est qu'on se pose la question
00:55:15est-ce qu'on est content
00:55:16qu'ils viennent chez nous
00:55:17alors qu'en fait
00:55:17pendant 15 ans
00:55:18on a fermé les yeux
00:55:19sur le fait qu'on importait
00:55:20quasiment toutes chez eux
00:55:21et notamment sur l'électronique
00:55:23première chose
00:55:23deuxième chose
00:55:24j'ai entendu le plateau
00:55:25qui précédait
00:55:26ils étaient quand même
00:55:27en train de dire
00:55:27pénurie possible
00:55:28sur le pétrole
00:55:29les gens sont à plus
00:55:30de 2 euros le litre
00:55:31ils sont comme ça
00:55:31un plein c'est un dixième
00:55:33de SMIC
00:55:34c'est 100 euros
00:55:34vous savez combien c'est
00:55:35un plein de voitures électriques ?
00:55:378 euros monsieur
00:55:37chez soi
00:55:38alors ça dépend
00:55:38c'est un peu plus cher
00:55:40sur l'autoroute
00:55:40non bien sûr
00:55:41et ça c'est un vrai problème
00:55:42d'ailleurs
00:55:42c'est pas que les gens
00:55:43se passent à l'inquième
00:55:43c'est un autre sujet
00:55:44vous offrez quoi ?
00:55:45non mais quand vous dites
00:55:46c'est pas bien
00:55:46de sortir de la voiture thermique
00:55:48je vous dis
00:55:48on fabrique plus
00:55:49de voitures thermiques
00:55:49quasiment en France
00:55:50donc il n'y a plus
00:55:51d'emplois associés
00:55:51et en plus
00:55:52on ne produit pas de pétrole
00:55:53et en plus
00:55:54on est super dépendant
00:55:55et on est super exportateur
00:55:56d'électricité d'Europe
00:55:57donc moi je ne comprends pas
00:55:57votre position
00:55:58en termes de pouvoir d'achat
00:56:00et là on a des gens
00:56:01qui viennent produire en France
00:56:03certes avec toutes les conditions
00:56:04qu'il faut y mettre
00:56:05mais comme moi je vous dis
00:56:05on aura une réglementation
00:56:07protectionniste
00:56:07quelle que soit
00:56:08la nationalité des constructeurs
00:56:10ça me paraît logique
00:56:11et je ne comprends pas
00:56:12votre position
00:56:12parce que vous revenez
00:56:13à chaque fois sur la voiture thermique
00:56:15et je ne vois pas
00:56:15ce que ça offre aux français
00:56:16en fait monsieur
00:56:17donc on abandonne
00:56:18la production
00:56:19de voitures thermiques
00:56:20en Europe
00:56:21et c'est la raison
00:56:21pour laquelle d'ailleurs
00:56:22on a des usines
00:56:23qui sont en surcapacité
00:56:25et qui sont sous-utilisées
00:56:26en Europe
00:56:26c'est parce que précisément
00:56:28on a fixé un objectif
00:56:30oui mais une fois
00:56:30qu'on a fait ce constat
00:56:31comme vous dites
00:56:32on a des usines
00:56:33qui sont toutes en surcapacité
00:56:34Stellantis fait le choix
00:56:35d'utiliser une usine
00:56:36en surcapacité à Rennes
00:56:38pour permettre aux chinois
00:56:40de venir assembler
00:56:41enfin d'ailleurs
00:56:42c'est la question suivante
00:56:43pour Yves Cara
00:56:43mais pour venir
00:56:45donc faire tourner
00:56:46des lignes de production
00:56:47qui ne tournent plus
00:56:48et qui mettent des employés
00:56:49au chômage partiel régulièrement
00:56:52en fait
00:56:53on marche sur un fil
00:56:56mais Sébastien Lecornu
00:56:57a encore dit
00:56:58cet après-midi
00:56:58l'électrification
00:57:00c'est à marche forcée
00:57:02qu'il faut y aller
00:57:04effectivement
00:57:05et le meilleur moyen d'ailleurs
00:57:07d'avoir une électricité
00:57:08pas chère
00:57:08on ne le rappellera jamais assez
00:57:09c'est le nucléaire
00:57:10c'est le nucléaire
00:57:13et d'ailleurs
00:57:14c'est un sujet
00:57:14pour les constructeurs
00:57:15automobiles
00:57:15parce qu'on a parlé
00:57:16donc l'interdiction
00:57:172035
00:57:18voiture thermique
00:57:19on a parlé du CO2
00:57:20on a parlé aussi
00:57:21des composants locaux
00:57:24pour la construction
00:57:25de véhicules automobiles
00:57:26en Europe
00:57:27mais enfin
00:57:27il faut parler aussi
00:57:28du prix de l'énergie
00:57:29voilà
00:57:29donc c'est un ensemble
00:57:31de paramètres
00:57:32qu'il faut mettre en oeuvre
00:57:33pour être combattif
00:57:34et ne pas subir
00:57:35cette invasion
00:57:37du marché chinois
00:57:38et des produits chinois
00:57:39sur notre sol
00:57:40en restant passif
00:57:41en se disant
00:57:41finalement
00:57:42du point de vue
00:57:43du consommateur
00:57:44ça va peut-être
00:57:45rien changer
00:57:45à court et moyen terme
00:57:47c'est pas passif
00:57:47c'est pas du règle
00:57:48Yves Cara
00:57:50concrètement
00:57:50les Chinois
00:57:51quand ils vont arriver
00:57:52dans cette usine de Rennes
00:57:53ils vont y faire quoi exactement
00:57:54ils vont utiliser
00:57:55les machines existantes
00:57:57alors ça je sais pas
00:57:58faudrait voir
00:57:58je suis pas sûr
00:57:59que les machines
00:58:00puissent fabriquer
00:58:01les voitures
00:58:02qui veulent produire
00:58:02mais ce que je veux dire
00:58:04c'est qu'on s'est trompé
00:58:06de cible
00:58:06on a voulu
00:58:08éradiquer le moteur
00:58:09thermique
00:58:09qui ne le sera jamais
00:58:11alors que c'est le pétrole
00:58:12qu'il faut arrêter
00:58:13mais aujourd'hui
00:58:14quand vous arrivez
00:58:14dans une pompe sur deux
00:58:15une station de service
00:58:16sur deux en France
00:58:17vous avez le diesel
00:58:18des fois deux types
00:58:19de diesel
00:58:19le SP95
00:58:21le E5
00:58:21le E10
00:58:22et vous avez un pistolet bleu
00:58:24c'est le E85
00:58:25et vous payez votre litre
00:58:26moins d'un euro
00:58:27qui est produit en France
00:58:28et qui apporte
00:58:29un revenu supplémentaire
00:58:30aux agriculteurs
00:58:31et qui n'est pas en concurrence
00:58:32avec l'alimentation
00:58:33non non
00:58:33c'est pas en concurrence
00:58:34avec l'alimentation
00:58:35on peut pas faire le plein
00:58:37avec le
00:58:39vous appelez bioéthanol France
00:58:39vous discutez avec eux
00:58:40vous donneront les chiffres
00:58:40donc ce que je veux dire
00:58:41c'est qu'on n'a pas de pétrole
00:58:43mais entre le
00:58:44HVO
00:58:45B100
00:58:48le bioéthanol
00:58:49le biodiesel
00:58:50en venant
00:58:51encore ce matin
00:58:52j'ai vu un camion
00:58:53moi j'ai roule
00:58:54l'huile de colza
00:58:54donc il y a des tas de moyens
00:58:55et c'est pas en concurrence
00:58:56avec l'alimentation
00:58:56donc il y a des tas de moyens
00:58:57de produire
00:58:58ça le sera si toute la filière
00:58:59passe là dessus
00:58:59c'est la question
00:59:00on a autre chose
00:59:01à produire en France
00:59:02que du pétrole
00:59:03que nous n'avons pas
00:59:04pour mettre dans un moteur thermique
00:59:06donc la totale électrification
00:59:07c'est être dépendant
00:59:09d'un seul pays
00:59:09c'est quand vous avez une entreprise
00:59:11vous êtes dépendant
00:59:12à 95%
00:59:13d'un seul fournisseur
00:59:14attendez je termine
00:59:16vous êtes mort
00:59:16s'il arrête
00:59:17quand vous avez
00:59:18je termine
00:59:185 fournisseurs à 20%
00:59:20vous dites
00:59:20si on a un qui part
00:59:21c'est ce qu'on a fait
00:59:22avec le pétrole
00:59:22on a été du côté atlantique
00:59:23plutôt que du côté
00:59:24je termine
00:59:25puisque des termes rares
00:59:25il n'y en a pas qu'en Chine
00:59:26monsieur
00:59:27donc ce que je veux dire
00:59:29c'est que l'électrique
00:59:29il en faut
00:59:30et c'est très bien
00:59:30mais si on n'a pas de prise
00:59:31à la maison
00:59:32pas de voiture électrique
00:59:33parce que ça coûte cher
00:59:34mais on a autre chose
00:59:35à mettre dans un moteur thermique
00:59:36que du pétrole
00:59:36et c'est là où il faut aller
00:59:38merci
00:59:39merci
00:59:40à tous les trois
00:59:41vous restez là
00:59:42parce que tout de suite
00:59:43c'est Bourbon Express
00:59:44le journal
00:59:46de l'Assemblée Nationale
00:59:48c'est tout de suite
00:59:49c'était vraiment une question
00:59:49qui fâche
00:59:50Marco Fommier tout de suite
00:59:56désolé
00:59:56bonsoir Marco
00:59:57je suis désolé
00:59:58on est là pour ça
00:59:59bien sûr
00:59:59bon Marco
01:00:00ce soir dans Bourbon Express
01:00:01d'abord le projet de loi
01:00:03d'urgence agricole
01:00:03c'est en ce moment
01:00:04dans l'hémicycle
01:00:05avec un vote sur les pesticides
01:00:06qui a provoqué
01:00:07de vives tensions
01:00:08comme il fallait s'y attendre
01:00:09un vote contre nature
01:00:10a dénoncé
01:00:11la ministre de l'agriculture
01:00:12hier soir
01:00:13au nom de la lutte
01:00:14contre la concurrence déloyale
01:00:15un amendement
01:00:16porté par LFI
01:00:17a été adopté
01:00:18avec les voix
01:00:19des écologistes
01:00:20et du RN
01:00:20modifiant largement
01:00:22l'article 2 du texte
01:00:23ce que nous proposons
01:00:24c'est sont interdits
01:00:26à l'importation
01:00:27les denrées agricoles
01:00:29toutes denrées
01:00:30traitées
01:00:31avec des substances
01:00:32interdites en France
01:00:33oui
01:00:33et bien ça paraît
01:00:35du bon sens total
01:00:36un bon sens
01:00:37que ne partage pas
01:00:38vraiment le gouvernement
01:00:39dans sa version du texte
01:00:41il voulait aussi
01:00:42interdire
01:00:43l'importation
01:00:43de denrées
01:00:44traitées
01:00:45avec certains pesticides
01:00:46mais à l'échelle européenne
01:00:48pas au niveau français
01:00:50comme le proposait LFI
01:00:51cette disposition
01:00:52serait inapplicable
01:00:53contraire au droit européen
01:00:55selon la ministre
01:00:56vous allez créer
01:00:57une forme
01:00:58de faux espoir
01:00:59auprès des consommateurs
01:01:00puisque c'est
01:01:01rigoureusement
01:01:02interdit
01:01:04dans un marché
01:01:05unique
01:01:05et ça ne tiendra pas
01:01:07trois jours
01:01:08devant un juge
01:01:09Annie Gennevard
01:01:11n'a pas réussi
01:01:12à convaincre
01:01:12en attendant
01:01:13l'examen du projet de loi
01:01:14se poursuit
01:01:15le vote solennel
01:01:16sur l'ensemble du texte
01:01:17est prévu le 2 juin prochain
01:01:18on poursuit avec la décision
01:01:20qui était très attendue
01:01:21du conseil constitutionnel
01:01:22sur la loi de simplification
01:01:23de la vie économique
01:01:24on attendait surtout
01:01:25la décision des sages
01:01:26sur les ZFE
01:01:27les zones
01:01:28à faible émission
01:01:29dispositifs
01:01:30qui limitent
01:01:31la circulation
01:01:31des véhicules
01:01:32les plus polluants
01:01:33dans certaines agglomérations
01:01:34en avril
01:01:35les députés
01:01:36avaient voté
01:01:37pour la suppression
01:01:38des ZFE
01:01:38à l'initiative
01:01:40du RN
01:01:40et de la droite
01:01:41contre l'avis du gouvernement
01:01:42mais cet après-midi
01:01:43le conseil constitutionnel
01:01:45a annulé
01:01:46cette suppression
01:01:47censure
01:01:47pour les sages
01:01:48il s'agit d'un cavalier législatif
01:01:50autrement dit
01:01:51une disposition
01:01:52sans lien direct
01:01:53avec le texte
01:01:54qui a été voté
01:01:58il n'y a pas de son
01:01:59il n'y a pas de son
01:02:00Mathias Renaud
01:02:01le Rassemblement National
01:02:03avait présenté
01:02:03la suppression des ZFE
01:02:04comme une grande victoire politique
01:02:06bon finalement
01:02:06patatras cet après-midi
01:02:08avec la décision
01:02:09du conseil constitutionnel
01:02:10c'était un cavalier législatif
01:02:12qui n'avait rien à faire
01:02:12dans la loi de simplification économique
01:02:14un cavalier législatif
01:02:15il faut un lien
01:02:16même indirect
01:02:17ça c'est le texte
01:02:18de la constitution
01:02:19avec le texte
01:02:20donc nous on considère
01:02:21que la suppression des ZFE
01:02:22c'est un lien
01:02:23même direct
01:02:25avec la simplification
01:02:26de la vie économique
01:02:27mais avec cette décision
01:02:29le conseil constitutionnel
01:02:29outrepasse sa fonction
01:02:31c'est des gens
01:02:32qui sont non élus
01:02:32qui s'opposent
01:02:33à la volonté
01:02:34de gens qui sont élus
01:02:35maintenant on demande
01:02:36à la présidente de l'Assemblée Nationale
01:02:37il y a les braunes pivets
01:02:38de faire respecter
01:02:39le pouvoir des parlementaires
01:02:41et d'inscrire au plus vite
01:02:42une proposition de loi
01:02:43ou un projet de loi
01:02:45supprimant définitivement
01:02:46les ZFE
01:02:47écoutez si c'est pas le cas
01:02:48on réglera ça l'année prochaine
01:02:49voilà si on est au pouvoir
01:02:50évidemment
01:02:50on réglera ça l'année prochaine
01:02:52ça veut dire quoi ?
01:02:53et bien si on est à l'élection présidentielle
01:02:55voilà
01:02:56ce jeudi
01:02:57marquait aussi la fin
01:02:58Marco
01:02:58des travaux
01:02:59de la commission d'enquête
01:03:00sur les violences sexuelles incestueuses
01:03:01oui contre les enfants
01:03:03clap de fin
01:03:04après plus de 3 mois
01:03:05d'audition
01:03:07particulièrement éprouvante
01:03:08pour les députés
01:03:08de cette commission d'enquête
01:03:09lancée en février
01:03:10au total
01:03:11133 personnes
01:03:12ont été entendues
01:03:13victimes
01:03:14professionnelles
01:03:15du monde judiciaire
01:03:16responsables associatifs
01:03:17mais aussi les ministres
01:03:18de l'intérieur
01:03:19et de la justice
01:03:20cet après-midi
01:03:21au moment de clôturer
01:03:22l'une des dernières auditions
01:03:23la présidente de la commission
01:03:25Maude Petit
01:03:25a pris la parole
01:03:26avec beaucoup d'émotion
01:03:28aujourd'hui
01:03:32j'ai la parfaite conscience
01:03:36que la France
01:03:38n'aime pas
01:03:39ses enfants
01:03:41et c'est terrible
01:03:43pour moi de le dire
01:03:50j'ai honte
01:03:52des mots très forts
01:03:53et maintenant
01:03:54le rapporteur de la commission
01:03:56le socialiste
01:03:56Christian Baptiste
01:03:57doit rédiger
01:03:58les conclusions
01:03:59de ses travaux
01:03:59de ses auditions
01:04:00des conclusions
01:04:01attendues début juillet
01:04:02avec un objectif
01:04:03que certaines recommandations
01:04:04puissent intégrer
01:04:05le prochain budget
01:04:06du gouvernement
01:04:07on suivra évidemment cela
01:04:08tout comme on suivra
01:04:09les grands textes
01:04:10qui attendent encore
01:04:11les députés
01:04:12avant la pause estivale
01:04:13parce qu'on commence
01:04:14à y voir un peu plus clair
01:04:15dans l'agenda
01:04:16mais un programme
01:04:16particulièrement chargé
01:04:18regardez le projet
01:04:19de loi constitutionnelle
01:04:20sur la Corse par exemple
01:04:21pour renforcer
01:04:22l'autonomie de l'île
01:04:23un autre texte
01:04:25intitulé riposte
01:04:26pour sanctionner plus durement
01:04:27les rêves parties illégales
01:04:28les rodées aux urbains
01:04:29et enfin
01:04:30la loi sur la fin de vie
01:04:32qui crée un droit
01:04:33à l'aide à mourir
01:04:34ça c'est le cheval de bataille
01:04:35de la présidente
01:04:36de l'Assemblée
01:04:36le texte a été adopté
01:04:38deux fois à l'Assemblée
01:04:39deux fois rejeté au Sénat
01:04:41l'objectif maintenant
01:04:42c'est de voter définitivement
01:04:43ce texte avant
01:04:44la trêve estivale
01:04:45nous aurons un examen
01:04:47à l'Assemblée nationale
01:04:48avant la fin du mois de juin
01:04:49et un vote
01:04:51qui devrait intervenir
01:04:52début juillet
01:04:53après le gouvernement
01:04:54a six mois
01:04:55pour prendre les décrets
01:04:55d'application
01:04:56donc à la fin de l'année
01:04:57le texte devrait être
01:04:58pleinement applicable
01:04:58reste à savoir maintenant
01:05:00jusqu'à quand
01:05:01les parlementaires
01:05:01siégeront cet été
01:05:02en tout cas pour le Sénat
01:05:03c'est tranché
01:05:04selon Gérard Larcher
01:05:05les sénateurs
01:05:05ne siégeront plus
01:05:06après le 14 juillet
01:05:08pour la campagne
01:05:09des élections sénatoriales
01:05:10prévues en septembre
01:05:11mais est-ce que l'Assemblée nationale
01:05:13peut siéger
01:05:13si le Sénat est en vacances
01:05:15c'est possible ?
01:05:15c'est vérifié
01:05:16figurez-vous
01:05:17constitutionnellement parlant
01:05:18c'est possible
01:05:19mais disons que ça ne se fait pas
01:05:20vraiment dans l'usage républicain
01:05:21ça ne fait pas partie des usages
01:05:23donc peut-être que les députés
01:05:24seront aussi en vacances
01:05:26avant le 14 juillet
01:05:28merci à tous les trois
01:05:28d'être venus ce soir
01:05:29sur le plateau
01:05:30de chaque voix compte
01:05:32et merci à Mariette
01:05:34et à David
01:05:34et merci à vous
01:05:36chez vous
01:05:36de nous avoir suivis
01:05:37chaque voix compte
01:05:38est rediffusé tout à l'heure
01:05:39à 23h30
01:05:40vous le retrouvez aussi sur lcp.fr
01:05:41et sur les plateformes
01:05:43de podcast notamment
01:05:44nous on sera là demain
01:05:45à 19h30
01:05:47c'est vendredi
01:05:47ce sera l'émission en public
01:05:48je vous souhaite une excellente soirée
01:05:50sur la 8
01:05:50à demain
01:06:02Musique
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