- il y a 1 semaine
L'Europe célèbre ce 8 mars les droits des femmes. L'union européenne apparaît comme un rempart de l'égalité homme-femme, mais si on y regarde de plus près, elle connait aussi une forme de régression. Le droit à l'avortement est en recul dans plusieurs pays tels que l'Italie, la Hongrie, et surtout la Pologne, où il est quasiment interdit, tout comme à Malte. Malgré une initiative populaire reprise par la Commission européenne pour donner un accès à l'IVG pour toutes les européennes, la bataille idéologique bat son plein. Caroline de Camaret et Thibault Henocque ouvrent le débat dans « Ici l'Europe » avec les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Arancha Gonzalez Laya, doyenne de la Paris School of International Affairs et ancienne ministre des affaires étrangères espagnole.
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Thibault Henocque reçoivent les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).
Ici, l'Europe
Chaque semaine, LCP Assemblée nationale, Public Sénat et France24 vous plongent au coeur des questions qui secouent l'Europe : Covid-19, questions migratoires, « Green deal », Brexit ou encore souveraineté digitale. Quel avenir pour l'Union et ses 450 millions d'habitants ? Une demi-heure d'information pour mieux comprendre les enjeux européens.
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Arancha Gonzalez Laya, doyenne de la Paris School of International Affairs et ancienne ministre des affaires étrangères espagnole.
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Thibault Henocque reçoivent les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).
Ici, l'Europe
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00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:16Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires.
00:22Nous allons parler essentiellement d'Iran, y compris dans la deuxième partie de notre programme
00:28consacré à la journée du droit des femmes, avec un point aussi sur le sort des femmes iraniennes.
00:36Mais pour commencer, le déclenchement le 28 février de bombardements des Etats-Unis et d'Israël sur la République islamique
00:42d'Iran
00:43a pris une fois encore les Européens de court, ni prévenus ni parties prenantes.
00:48Ils doivent réagir à une situation qui d'ores et déjà impacte leurs valeurs, leur solidarité et leur économie.
00:53Sur le fond des frappes, d'ailleurs, les 27 sont partagées et seule l'Espagne a exprimé sa vive réprobation
00:58face à une violation du droit international.
01:01Nous en parlons aujourd'hui, justement, avec une Espagnole, ancienne ministre des Affaires étrangères de Pedro Sanchez,
01:07le premier ministre social-démocrate, Arantxa González-Laya. Bonjour.
01:11Bonjour.
01:12Alors, je rappelle que depuis 2022, vous êtes surtout la doyenne de la Paris School of International Affairs,
01:17l'école des affaires internationales de Sciences Po Paris, économiste émérite également.
01:22Alors, depuis, on le disait, le 28 février, première frappe israélo-américaine contre l'Iran.
01:28On a vu la mort de plusieurs hauts responsables iraniens, dont celle du grid suprême, Al-Iramenei.
01:34De son côté, Téhéran a risposté contre des bases militaires américaines dans la région.
01:39Est-ce que vous craignez une escalade ?
01:41Non, je crois que l'escalade est déjà là, et l'escalade surtout du fait que l'Iran a décidé
01:51que la manière de se défendre,
01:53c'est d'essayer d'éteindre le conflit à d'autres pays de la région.
01:57Et après, on voit aussi comment Israël entre dans Liban.
02:05Donc, que ce soit Liban, que ce soit Irak, que ce soit les pays du Golfe,
02:12qui subissent aujourd'hui de plein fouet l'impact des ripostes iraniens,
02:17disons qu'on est déjà devant un conflit à dimension régionale et à conséquence globale,
02:24puisque on sait très bien aussi qu'Iran, les Trois-Dormus, est aussi très important pour l'énergie au monde
02:32et donc, du coup, qui aura un impact sur l'économie globale.
02:37Alors, dans le reste de l'actualité européenne, beaucoup de coups de théâtre cette semaine chargée
02:42que nous rapporte Isabelle Romero. C'est l'Europe en bref.
02:48La Banque centrale de Russie a saisi la justice européenne
02:52pour contester l'immobilisation de 210 milliards d'euros.
02:55Ces avoirs sont gelés par l'UE jusqu'à la fin de la guerre en Ukraine
02:59dans le cadre des sanctions imposées à Moscou.
03:02Euroclear, établissement financier basé à Bruxelles,
03:05qui détient l'essentiel des avoirs,
03:06est l'objet d'un procès intenté par la Banque centrale russe devant un tribunal de Moscou.
03:12Un bras de fer juridique majeur,
03:14car l'UE espère un jour puiser dans cette ressource pour financer un prêt à l'Ukraine.
03:19Le Mercosource est pour tout de suite.
03:21La présidente de la Commission européenne a choisi de mettre en œuvre provisoirement
03:25cet accord de libre-échange.
03:26Et ce, alors que le Parlement européen a trouvé une majorité
03:30pour saisir la cour de justice de l'UE,
03:32qui peut prendre jusqu'à deux ans pour se prononcer.
03:34De quoi raviver la colère des agriculteurs et de la France.
03:38Emmanuel Macron se plaint de n'avoir pas été consulté.
03:41De l'autre côté de l'Atlantique,
03:43trois pays sur quatre, Uruguay, Brésil et Argentine, l'ont déjà ratifié.
03:47Un tournant dans la doctrine nucléaire de la France,
03:50avec la dissuasion avancée,
03:51qui va associer d'autres pays européens.
03:54L'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce,
03:57la Suède et le Danemark ont déjà accepté.
04:00Le président Macron précise le dispositif.
04:02Cela pourra impliquer également du signalement,
04:06y compris au-delà de nos frontières strictes,
04:08ou la participation conventionnelle de forces alliées
04:11à nos activités nucléaires.
04:13Il n'y aura aucun partage de la décision ultime.
04:17Ce plan prévoit aussi le déploiement d'avions français
04:19dotés d'ogives nucléaires chez les partenaires européens.
04:22En attendant, pour l'armement conventionnel,
04:25la France, l'Italie, le Royaume-Uni et d'autres pays
04:27offrent leur service à Chypre exposé aux attaques iraniennes.
04:32Alors, Aronsha Gonzalez-Laya,
04:34on revient justement à ce dossier iranien.
04:36Les Européens ont été, comme d'habitude,
04:38j'ai envie de dire, pris de court,
04:39pas prévenus par les Américains des raids sur l'Iran.
04:42Est-ce qu'ils prennent le train en marche
04:44et surtout dans la bonne direction ?
04:46D'abord, je crois qu'il faut dire
04:50que cette guerre, c'est une guerre
04:53décidée par les États-Unis et l'Israël
04:55sans consulter, pas seulement les Américains,
04:59ses propres autorités,
05:00mais certainement sans consultation des alliés.
05:03Ce n'était pas une guerre de nécessité,
05:05puisqu'il n'y avait pas une urgence,
05:07un risque imminent
05:10qui demanderait une riposte
05:12de la part des États-Unis ou d'Israël.
05:14Et ça, ce n'est pas moi qui le dis,
05:16c'est le Pentagone qui a clarifié cette question.
05:19Et ce n'est pas non plus une intervention
05:21à caractère humanitaire.
05:24Chaque jour qui passe,
05:25on voit bien l'étendue de l'impact
05:28de cette guerre sur les populations civiles.
05:31Donc, c'est une guerre de choix,
05:34de choix fait par les États-Unis,
05:36de choix fait par Israël,
05:39sans consulter, sans discuter
05:41et certainement sans l'accorder
05:43avec ses alliés,
05:46et notamment les alliés américains
05:48à l'OTAN,
05:50en l'occurrence des pays européens,
05:52certains duquel font partie
05:53de ce théâtre d'opération.
05:55Pensons à la Turquie,
05:56pensons à la Grèce.
05:57Et donc, l'Europe se trouve quelque part
06:01à devoir réagir.
06:03Elle a réagi de manière rudente,
06:08surtout en disant,
06:10pour la plupart,
06:12ne pas vouloir rentrer
06:14dans l'offensive de cette guerre,
06:17mais étant aussi clair
06:18qu'elles sont prêtes à aider
06:21les pays européens
06:23quand ils sont attaqués.
06:25C'est le cas récent du Chypre,
06:30ou quand il s'agit
06:31des pays alliés
06:33des États membres de l'Union européenne,
06:35les pays du Golfe,
06:36avec lesquels certains pays
06:37ont des relations très étroites.
06:39Tout l'emboie,
06:40par certains pays européens,
06:41y inclut l'Espagne,
06:43des moyens surtout navals
06:45dans la Méditerranée.
06:46Alors, Pedro Sanchez dit effectivement
06:49que c'est une guerre injustifiée,
06:51dangereuse et contraire
06:52aux droits internationaux,
06:53mais vous-même, vous voyez bien
06:54qu'une partie de la population,
06:57celle qui est opposée
06:58au régime des Molas,
06:59se réjouit de la décapitation
07:01des principaux chefs,
07:04après une répression
07:05qui a fait peut-être
07:06plus de 30 000 morts
07:08selon certaines sources,
07:09que la population
07:10se sent possiblement libérée
07:12d'un jour.
07:15Non, je comprends qu'il y ait
07:16une partie de la population iranienne,
07:18surtout celles qui étaient
07:19et qui sont opposées
07:21au régime théocratique iranien,
07:24je veux le rappeler aussi,
07:25un régime qui bafoue
07:27les droits de l'homme,
07:28qui bafoue surtout
07:29les droits des femmes.
07:30Je comprends qu'il y ait
07:32de leur part
07:34un sentiment de joie
07:36quand il voit
07:37la décapitation
07:39de l'ayatollah iranien.
07:42Mais au-delà
07:43de ces moments de joie,
07:45la question qui se pose
07:47est de savoir
07:47si l'intervention
07:49de l'extérieur
07:50sur un territoire,
07:52sur un pays
07:53dont le régime
07:56a des racines
07:57très profondes
07:58va avoir comme résultat
08:01une amélioration
08:02de la vie
08:02et des droits
08:04des citoyens iraniens
08:06et c'est une question
08:07qu'il faut se poser
08:08parce que nous avons vu aussi
08:10dans notre histoire récente
08:12comment des interventions
08:13dont l'objectif
08:14était aussi
08:15d'aider
08:16à apporter
08:17un peu plus de liberté
08:18et un peu plus de droits
08:20aux populations
08:21s'est terminée
08:23par un fiasco.
08:24Rappelons les cas
08:25de l'Afghanistan.
08:26Je pense à l'Afghanistan
08:28où les droits des femmes
08:29aujourd'hui
08:29c'est encore pire
08:31de ce qu'il était avant
08:32où les filles
08:33ne peuvent plus
08:33aller à l'école
08:34et tout ceci
08:35malgré une intervention
08:36extérieure.
08:36Donc je crois
08:37que nous devons aussi
08:38nous poser la question
08:39quelle est la meilleure
08:40manière
08:40d'aider
08:42à changer
08:44ces pays
08:45les dynamiques
08:45à l'intérieur
08:46de ces pays
08:47et si c'est
08:47une intervention
08:48extérieure
08:49et surtout
08:49une intervention
08:50extérieure aérienne
08:51qui va aider
08:52à arriver
08:53à ces points
08:54sachant que moi
08:55je partage
08:57ces sentiments
08:58de vouloir
08:59changer
08:59la situation
09:00à l'intérieur
09:01de l'Iran.
09:02Alors Arantxa,
09:03Gonzales,
09:03entre Trump
09:04et Sanchez
09:05rien ne va plus ?
09:06Disons que ce n'est pas
09:07la première fois
09:08que le président
09:08des États-Unis
09:11a une posture
09:12dure
09:13vis-à-vis
09:14un leader européen.
09:16On l'a vu
09:16avec le président
09:18ukrainien
09:19Zelensky
09:20quand il s'est attiré
09:21le foudre
09:22du président
09:22Trump
09:24au bureau
09:24ovale.
09:25On l'a vu
09:25avec la première
09:26ministre du Danemark
09:27au sujet
09:28du Groenland.
09:29On le voit
09:30aujourd'hui
09:30avec les premiers
09:31ministres
09:32du Royaume-Uni
09:33à cause
09:34de la guerre
09:36en Iran
09:36et on le voit
09:37avec les premiers
09:38ministres espagnols.
09:39Tous ces cas
09:40ont en commun
09:41le fait
09:42que ces leaders
09:43ont contredit
09:45le président
09:46des États-Unis
09:47ont eu
09:48une posture
09:49un peu
09:50singulière
09:51différente
09:52pas alignée
09:53sur les États-Unis
09:54et donc
09:55ils les menacent.
09:56D'un embargo,
09:57vous craignez
09:58vraiment un embargo ?
09:59Ce n'est pas
10:00la première fois
10:00non plus
10:01qu'il menace
10:02d'un embargo
10:03sur l'Espagne
10:04ou sur d'autres
10:05États membres
10:06de l'Union Européenne.
10:07Je constate
10:08quand même
10:08et ça c'est
10:09la leçon
10:09de cette année
10:10qui s'écoulait
10:11depuis son arrivée
10:12à la Maison-Blanche
10:13c'est que
10:14le seul langage
10:15qu'il comprend
10:15le président
10:16des États-Unis
10:17c'est le langage
10:17de la force
10:18et là où il voit
10:20la faiblesse
10:22il s'acharne.
10:23Ça c'est aussi
10:23une leçon
10:24que nous avons appris
10:25et qu'il faut garder
10:26à l'esprit
10:27quand nous avons
10:28quelque chose
10:28sur lequel
10:29nous ne voulons pas
10:30transiger.
10:31En cause pour Donald Trump
10:32dans justement
10:33sa grosse colère
10:35contre l'Espagne
10:35le refus
10:36de votre pays
10:37de prêter
10:38ses bases militaires
10:39du coup
10:40le Portugal
10:40a accepté
10:41de servir
10:42d'escale technique
10:43sur la route
10:44vers le Moyen-Orient
10:44des avions américains
10:45c'est une différence
10:46d'approche
10:47de la péninsule ibérique ?
10:48l'Espagne
10:50comme l'Italie
10:51chacun
10:52avec ses spécificités
10:54nous ce que nous disons
10:55c'est qu'il faut
10:57respecter
10:58l'usage
10:59de ces bases
11:00militaires
11:02sur le territoire
11:03espagnol
11:04il y a des règles
11:05pour les utiliser
11:06les règles
11:07prévoient des limites
11:09aussi
11:10et donc
11:11ce que l'Espagne
11:12demande
11:13c'est que ces limites
11:14soient respectées
11:14c'est un peu la même chose
11:15qu'a dit l'Italie
11:17d'ailleurs
11:19elle n'a pas encore
11:20été saisie
11:21par les Etats-Unis
11:22mais
11:23ils ont clairement dit
11:24qu'ils suivraient
11:25les règles
11:26prévues
11:27dans ces traités
11:28entre les Etats-Unis
11:29et chacun de nos pays
11:30et donc
11:31nous ne faisons
11:32en Espagne
11:32que suivre
11:33ce qui est dit
11:34dans les traités
11:35ce qui est
11:36l'usage
11:37selon
11:37les règles
11:38du droit international
11:39l'usage
11:40selon
11:41selon
11:42les règles
11:44des nationales
11:44Et selon
11:46les règles
11:46qui sont
11:48celles
11:49de deux alliés
11:50à l'OTAN
11:51Alors justement
11:52parlons de l'OTAN
11:53parce que là
11:53vous avez vraiment
11:54une exception
11:54en juin 2025
11:55les ministres
11:57de la défense
11:57ont fixé
11:58un nouvel objectif
11:59de dépense
11:59de 5%
12:00du PIB
12:01dépense de défense
12:02dont 3,5%
12:03pour la dépense
12:04militaire pure
12:05le minimum
12:06actuel
12:07est fixé
12:07à 2%
12:09depuis 2006
12:10l'Espagne
12:11est à 2%
12:12mais ne veut pas
12:13augmenter
12:13ne veut pas
12:14entendre parler
12:14de ce nouvel objectif
12:16elle parle
12:17beaucoup de solidarité
12:17cette Espagne
12:18entre les Européens
12:19entre les alliés
12:20de l'OTAN
12:20mais sur les efforts
12:22militaires à fournir
12:23et bien finalement
12:24c'est aux autres
12:26d'assurer un peu plus
12:27sa défense
12:28je crois que si on regarde
12:30d'où on vient
12:31l'Espagne a fait
12:33un effort
12:34énorme
12:35ces deux
12:36dernières années
12:37on était
12:38à une dépense
12:39à 0,7%
12:41on a augmenté
12:43cette dépense
12:44à 2%
12:46du PIB
12:46c'est un effort
12:47énorme
12:48qui a été fait
12:49l'Espagne
12:50est un pays
12:51solidaire
12:52et ses voisins
12:53elle est présente
12:55dans la défense
12:56des pays européens
12:57au flanc Est
12:58elle participe
13:00aux missions
13:01de l'OTAN
13:02pour défendre
13:03notre flanc Est
13:04je voudrais quand même
13:05rappeler que
13:06notre
13:08principal objectif
13:09du côté de la défense
13:11du territoire européen
13:12aujourd'hui
13:13est la guerre
13:14en Ukraine
13:15l'Espagne
13:15est un pays
13:16solidaire
13:17de l'Ukraine
13:17auquel
13:18elle a fourni
13:19de l'aide
13:20militaire
13:21comme de l'aide
13:22financière
13:23mais elle a aussi
13:24expliqué
13:25pourquoi
13:26elle pense
13:26que ces 5%
13:28qui a été
13:28quelque part
13:30décidé
13:31un peu
13:31arbitrairement
13:32par le président
13:33des Etats-Unis
13:34est un 5%
13:36qu'elle questionne
13:37mais elle ne questionne
13:38pas la solidarité
13:39le président
13:40des Etats-Unis
13:41qui donc s'est exprimé
13:42contre l'Espagne
13:43à côté
13:44du
13:45chancelier
13:46Merz
13:47alors
13:47Friedrich Merz
13:49c'est un conservateur
13:50votre premier ministre
13:50il est socialiste
13:51ils ne sont pas du même camp
13:52mais vous pensez
13:53qu'il aurait dû
13:54défendre l'Espagne
13:55face à Trump
13:56et face aux caméras
13:57surtout ?
13:58Si nous avons
13:58des différents
13:59entre-européens
14:00on lave les linges
14:01à la maison
14:01donc moi je ne me prononcerai
14:04pas sur ça
14:04je crois que
14:05l'horreur la plus grave
14:07qu'on pourrait commettre
14:08aujourd'hui
14:09c'est d'essayer
14:10de trouver des divisions
14:11entre-européens
14:12l'Europe doit
14:13rester unie
14:14aujourd'hui
14:14si nous avons
14:15des désaccords
14:16nous les traitons
14:17en privé
14:17mais nous ne l'exposons
14:18pas sur la place publique
14:20La France
14:20l'Italie
14:21et la Grèce
14:21d'ailleurs
14:21vont coordonner
14:22l'envoi
14:23de moyens militaires
14:24en Méditerranée
14:25pour
14:26en réponse
14:28aux ripostes iraniennes
14:29qui visent
14:30des bases militaires
14:31chypriotes
14:32ça c'est
14:33justement
14:34une bonne réponse
14:36européenne
14:36parce que
14:37les Iraniens
14:37cherchent à impliquer
14:38l'Europe
14:38selon vous ?
14:39L'Europe
14:40a répondu
14:41l'Italie
14:43la Grèce
14:43la France
14:43l'Espagne
14:44nous avons tous
14:45répondu
14:46à ces messages
14:47que nous avons reçus
14:48de la part
14:48des chypriotes
14:50qui ont été
14:52aussi attaqués
14:53en ces moments
14:54vous savez Caroline
14:54il y a beaucoup
14:55de confusion
14:56sur qui tire
14:57sur qui
14:57donc les plus
14:59importants
15:00plutôt que
15:00s'engouffrer
15:01dans la guerre
15:02c'est de rester
15:03avec la tête
15:04froide
15:05mais de marquer
15:06clairement
15:06notre présence
15:09sur le terrain
15:09pour assurer
15:11nos intérêts
15:12et protéger
15:12nos alliés
15:14c'est de cela
15:15qu'il s'agit
15:16c'est d'un élément
15:17de dissuasion
15:19forte
15:19à
15:20à
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