00:00La Caisse d'Ăpargne-Ăle-de-France, fiĂšre de soutenir toutes les femmes, vous prĂ©sente Sud Radio Parlons Femmes, Judith
00:08Belair.
00:09Il est 13h30 sur Sud Radio, bienvenue dans Parlons Femmes, l'émission qui célÚbre les femmes qui osent tout simplement.
00:14TrĂšs heureuse de vous retrouver.
00:15Nathalie Sonac est professeure en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris-Panthéon-Assas,
00:21spécialiste de l'économie des médias et ancienne membre du CSA, quel pédigré !
00:25Bienvenue Nathalie !
00:26Merci beaucoup.
00:27Avec plaisir.
00:27Alors vous nous venez avec votre dernier ouvrage, Qui veut la peau de l'audiovisuel public ?
00:31C'est tout juste publié aux éditions de l'Observatoire et ça va y aller.
00:34Ăa y va.
00:35Ăa y va.
00:36C'est la balance.
00:37C'est parti, Parlons Femmes.
00:38Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
00:42Alors Parlons Femmes vous pose des questions, Nathalie.
00:43La premiĂšre, quelle femme vous inspire une force radicale ?
00:47Je crois vraiment en GisĂšle Halimi.
00:49Ah oui.
00:49Ah oui.
00:50Son combat, la liberté, la défense des droits des femmes évidemment,
00:54une trÚs grande avancée sur le plan de la justice.
00:57Oui, c'est une grande, grande femme.
00:58Puis dans l'Ă©poque oĂč elle Ă©tait, oĂč c'Ă©tait vraiment pas simple quoi ?
01:01Non, c'était pas simple.
01:02Elle s'est vraiment battue et les résultats sont assez extraordinaires.
01:05Et on continue en fait de s'appuyer, d'avancer grĂące Ă elle.
01:08Bien sûr.
01:09C'est vrai qu'on a tendance Ă plutĂŽt citer Simone Veil d'habitude.
01:11Oui, c'est évidemment celle à laquelle je pensais naturellement.
01:14Mais le moteur dans tout ça, ce ne serait-ce pas un peu Madame Halimi ?
01:16En tout cas, toutes comptent et les deux comptent vraiment.
01:21Trop ambitieuse, trop visible, trop directe.
01:23Vous l'avez entendu ça Nathalie ?
01:25Peut-ĂȘtre trop directe, dans mon jeune temps.
01:29Pourquoi ça a changé depuis ?
01:31Peut-ĂȘtre maintenant.
01:32Non, pas vraiment.
01:35Est-ce que ce n'est pas ce trop qu'on dit aux femmes, toujours en général ?
01:38Vous ĂȘtes trop, dĂšs qu'on est un peu autrement ?
01:40Oui, moi on m'avait déjà dit, mais qu'est-ce que tu veux de plus ?
01:44Je crois avoir répondu, tout plus.
01:47Si vous pouviez offrir un super pouvoir Ă toutes les femmes de la planĂšte,
01:53qu'est-ce que vous leur offririez ?
01:54Certainement la confiance.
01:56C'est peut-ĂȘtre ce dont, en tout cas moi, j'ai le plus manquĂ©.
02:01Et qui continue toujours de me manquer,
02:04ou en tout cas sur lequel vraiment j'essaye de m'appuyer.
02:06Je cache bien mon jeu.
02:08Est-ce que finalement, ce n'est pas quand on est un peu timide
02:10et tout ça qu'on doit forcer le trait
02:12et qu'on va peut-ĂȘtre plus loin parfois aussi ?
02:15Oui, mais c'est aussi, je pense, culturel.
02:18Depends aussi de lĂ oĂč on a Ă©tĂ© Ă©levĂ©,
02:20le milieu dans lequel on a été élevé,
02:22et puis ensuite dans le milieu dans lequel on grandit,
02:24oĂč on essaye d'Ă©voluer.
02:26Et ça prend du temps.
02:27En tout cas, moi ça m'a pris beaucoup de temps.
02:29Bien sûr.
02:30Alors, votre livre, que je rappelle,
02:32qui veut la peau de l'audiovisuel public,
02:34c'est sorti Ă l'Observatoire.
02:36Vous y décryptez les attaques politiques, économiques, idéologiques
02:39qui visent le service public audiovisuel français.
02:42à partir de cette récente polémique médiatique
02:44avec les journalistes Thomas Legrand, Patrick Cohen,
02:46qui est devenu aussi une affaire d'Ătat.
02:48Et puis, vous poussez un peu le trait en disant
02:52que c'est vraiment le symptĂŽme d'une fragilisation plus profonde
02:54du service public audiovisuel.
02:56Et du coup, une polarisation du débat public, en fait.
02:59Donc, en fait, grosso modo, si on vous écoute,
03:01les journalistes peuvent plus difficilement faire leur travail aussi.
03:04En tout cas, nous sommes depuis plusieurs années
03:06dans un espace public au sens général du terme
03:09qui est totalement déstabilisé.
03:12Déstabilisé parce qu'on a de nouveaux usages,
03:13parce qu'aujourd'hui, on s'informe majoritairement
03:16sur les réseaux sociaux, via notre téléphone portable.
03:19On passe d'une information Ă une autre.
03:21Il y a une trÚs grande déstabilisation de cet espace public.
03:23On est quand mĂȘme dans une crise internationale.
03:26C'est un peu bateau de le dire comme ça,
03:27mais néanmoins, ça participe d'un contexte
03:30de grande déstabilisation,
03:31de mise en risque aussi de la part des journalistes,
03:34une crise institutionnelle, des médias,
03:36des politiques en général.
03:37Tout ça, tout de mĂȘme agglomĂ©rĂ©,
03:39conduit Ă ce qu'on constate bien,
03:41une polarisation du débat,
03:44mise en risque du service public.
03:46Et puis aujourd'hui, c'est vrai que c'est ce que je voulais dénoncer
03:49particuliĂšrement dans cet ouvrage.
03:51C'est qu'on constate en France,
03:52on l'a pu le constater lors de cette commission d'enquĂȘte,
03:55mais en Europe, de façon générale,
03:57une attaque idĂ©ologique de l'extrĂȘme droite
03:59Ă l'encontre des services publics.
04:01Et je souhaitais le dénoncer
04:04parce que c'est un combat qui n'est pas simplement
04:06vis-Ă -vis du service public
04:08et en défense du service public, ça bien entendu,
04:10mais de cet espace commun
04:12qui est déstabilisé
04:14et qui nous empĂȘche en fait
04:16de vivre ensemble.
04:17Or, d'un point de vue démocratique,
04:19on a besoin de ces médias,
04:20de l'ensemble des médias.
04:21On a besoin de Sud Radio
04:22comme on a besoin du service public
04:25pour pouvoir échanger,
04:27pour pouvoir voter en toute conscience.
04:29C'est la diversité qui fait la différence.
04:30Exactement, le pluralisme, la diversité.
04:32Et ça, c'est terriblement attaqué.
04:33Alors, on peut en parler deux secondes.
04:35Il y a Vincent Bolloré
04:37Ă travers le groupe Vivendi
04:38qui a profondément transformé des médias
04:39comme Canal+, C, News, Europe 1, etc.
04:41Le JDD aussi.
04:43Il y a ces détracteurs
04:44qui dénoncent une ligne éditoriale idéologique
04:46et une concentration du pouvoir médiatique
04:48entre ses mains.
04:49Et puis, il y a ces soutiens
04:50qui font une diversification de l'offre médiatique
04:52et d'une réponse à une demande du public
04:53pour des médias d'opinion plus affirmés.
04:56A l'inverse, vous avez aussi Mathieu Pigasse.
04:57Mathieu Pigasse qui vient d'une génération
04:59d'investisseurs, d'actionnaires
05:00issus du monde de la finance
05:01et des élites économiques
05:03et qui, lui, est Ă la tĂȘte du groupe
05:06Le Monde des Incorruptibles,
05:07de Libération, de Radio Nova
05:08et qui affirme vouloir influer
05:10sur le paysage politique français
05:11au mĂȘme titre.
05:13On peut se poser des questions
05:14dans les deux sens, finalement.
05:15C'est la raison pour laquelle,
05:16vous voyez bien,
05:16on est tout de suite polarisé.
05:18Finalement, c'est blanc, c'est noir,
05:19c'est j'aime ou je n'aime pas,
05:21je veux, je veux pas.
05:22C'est exactement ce dont on n'a pas besoin
05:24dans une démocratie,
05:25c'est de cette polarisation.
05:27Donc, je crois que...
05:27Qu'est-ce que c'est la solution, alors ?
05:29La solution, c'est en aucun cas,
05:31en tout cas, alimenter ces polémiques,
05:34mais ĂȘtre capable de reposer
05:36les conditions d'un débat démocratique.
05:37Aujourd'hui, le fait que nous parlions
05:39de la puissance de frappe
05:41de ces deux acteurs,
05:42que ce soit Mathieu Picasse
05:43ou Vincent Bolloré,
05:45nous conduit aussi,
05:46et devrait nous conduire aussi,
05:47Ă la place qu'a pris aujourd'hui
05:48des réseaux sociaux,
05:49des acteurs comme un Facebook,
05:51un Twitter ou un TikTok,
05:52qui sont en dehors
05:53du champ informationnel
05:54et qui, pourtant,
05:55nous font remonter l'information.
05:57C'est sur ces acteurs-lĂ
05:59et Ă partir de ces acteurs-lĂ
06:00que j'accĂšde Ă d'autres informations.
06:01On voit bien que le débat
06:02va au-delĂ de celui
06:04qui est circonscrit
06:06Ă uniquement une guerre
06:08entre deux pĂŽles
06:10qui, aujourd'hui,
06:10s'est complÚtement, en fait, dépassée.
06:12Pour moi, c'est un débat de l'ORTF,
06:14le débat qu'il y a eu,
06:15exactement comme cette commission d'enquĂȘte,
06:17n'a pas pris en compte
06:19l'algorithmie,
06:21les usages,
06:22les jeunes,
06:23comment ils s'informent,
06:24comment ils vont voter,
06:26Ă partir de quelle info
06:27on va voter,
06:28la place de la désinformation,
06:30la place de la manipulation
06:31de l'information,
06:31la place de l'ingérence étrangÚre
06:33et j'ose ajouter
06:34la place, aujourd'hui,
06:35de l'intelligence artificielle
06:36oĂč, finalement,
06:36les élections présidentielles,
06:37c'est dans un an.
06:38Et la premiĂšre question
06:39que les gens vont poser
06:40à un Tchadjupé,
06:41Ă un Claude ou Ă Gemini,
06:43c'est pour qui je vais voter ?
06:44Et lĂ , quand mĂȘme,
06:45il y a un vrai débat démocratique.
06:46Donc, il faut absolument
06:47que nos politiques,
06:48c'est la raison pour laquelle
06:49j'ai aussi écrit ce livre,
06:51c'est que nos politiques
06:52doivent absolument
06:53ĂȘtre au-dessus
06:54de cette mĂȘlĂ©e,
06:55changer, sortir
06:56de ce débat facile.
06:58Et enfin,
06:59prendre la place
07:00d'hommes d'Ătat.
07:00Je crois qu'on en a besoin.
07:01Peut-ĂȘtre des femmes d'Ătat,
07:03il faudrait qu'elles se réveillent
07:03un peu.
07:06Est-ce qu'on peut garantir
07:07une vraie indépendance
07:08éditoriale, selon vous,
07:09quand on a des grands groupes
07:10financiers comme ça
07:11et industriels,
07:12d'ailleurs,
07:12qui contrĂŽlent
07:13les principaux médias
07:14parce que c'est les principaux ?
07:15L'important,
07:16c'est d'avoir un cadre régulatoire
07:18qui nous permet,
07:19nous, citoyens,
07:20d'accéder à un pluralisme
07:21d'informations.
07:22Ce qui est important,
07:22c'est que le pouvoir
07:23ne soit pas concentré
07:24entre les mains
07:27et le groupe Bolloré
07:28occupe une place
07:29non négligeable
07:30dans cet espace informationnel.
07:32Mais finalement,
07:33relativement,
07:33certains vont le critiquer,
07:35mais peut-ĂȘtre un nain,
07:36si vous me permettez l'expression,
07:37par rapport Ă un Twitter
07:38ou un Facebook.
07:40Donc,
07:41il faut qu'ils puissent
07:42avoir la place,
07:42mais de la mĂȘme façon
07:43qu'il faut que l'audiovisuel public
07:44puisse avoir sa place,
07:46il faut que l'ensemble
07:46de ces acteurs
07:47puissent ĂȘtre prĂ©sents.
07:48Et ça,
07:49c'est le cadre réglementaire
07:50qui devrait poser ça,
07:52qui devrait imposer ça.
07:52Or,
07:53ce cadre réglementaire
07:54est complĂštement
07:55à cÎté de la plaque,
07:55c'est-Ă -dire qu'il ne fait...
07:58les transformations,
07:59les votes de la loi
08:00par le Parlement
08:01n'a pas eu lieu
08:02au bon moment.
08:03Et ce qui fait
08:04qu'on se retrouve aujourd'hui
08:05avec un espace informationnel
08:06qui est complÚtement dérégulé.
08:08Pourquoi ?
08:09Parce que finalement,
08:10nos acteurs français,
08:11eux, le sont,
08:11dans un cadre qui existe,
08:13pour la presse,
08:13la télévision et la radio,
08:14mais en dehors duquel,
08:16finalement,
08:16tous les autres acteurs
08:17étrangers,
08:18américains ou chinois,
08:19eux, n'y sont absolument pas.
08:20Ils sont régulés,
08:21permettez-moi d'y revenir,
08:22sauf quand Thomas Legrand
08:23et Patrick Cohen
08:23sont filmés leur insu
08:24lors d'une discussion
08:25dans un café parisien
08:26avec des responsables
08:27du Parti Socialiste.
08:28Il y a quand mĂȘme un problĂšme
08:28parce qu'il y a Thomas Legrand
08:30qui a dit
08:30nous on fait ce qu'il faut
08:31pour Dati,
08:31Patrick et moi.
08:32Mais alors ça a été
08:33beaucoup discuté,
08:34en tout cas c'est le point
08:35de départ d'une grande
08:36grande polémique.
08:37AprĂšs que des journalistes,
08:40éditorialistes,
08:41spécialistes de l'actualité
08:43aillent au plus prĂšs
08:44de l'information,
08:45une information de premiĂšre main
08:46d'hommes politiques
08:48pour pouvoir savoir
08:49ce qu'ils ont eux
08:49dans leur tĂȘte,
08:50quel est leur programme,
08:51un nom d'une élection
08:52présidentielle,
08:52en vrai ça ne me choque pas.
08:53Oui mais qu'ils l'influencent
08:54c'est un peu moins bien quand mĂȘme.
08:55Ăvidemment,
08:56mais est-ce qu'on pourrait
08:57dire la mĂȘme chose ?
08:57On va suivre tous les journalistes.
08:59Vous voyez,
08:59le fait de participer à ça
09:01fait que ça remet en cause
09:01finalement.
09:02Donc le problĂšme
09:03c'est les réseaux sociaux
09:03lĂ , ce n'est pas les journalistes ?
09:04Non, je crois que le problĂšme
09:06c'est d'avoir actionné ça
09:07uniquement sur le plan
09:08de la suspicion.
09:09D'accord.
09:10Moi ce qui serait trÚs intéressant
09:11de savoir c'est
09:11quel est le rÎle des médias,
09:12quel est le rĂŽle du journaliste,
09:13quel est le rĂŽle
09:14de l'éditorialiste.
09:15Est-ce que la question
09:16c'est de savoir
09:16si Thomas Legrand
09:17est plus Ă gauche ou Ă droite
09:18ou est-ce que Thomas Legrand
09:19lorsqu'il traite un sujet
09:20il le traite
09:22en ayant Ă cĆur
09:23toujours en tĂȘte
09:24et dans son cĆur
09:25exactement l'impartialité.
09:27Vous avez entiĂšrement raison.
09:28D'ailleurs,
09:28tous les journalistes
09:29sont éduqués normalement
09:31pour apprendre à l'impartialité
09:32l'impartialité
09:33qui n'est jamais
09:34Ă 100% possible.
09:35Non, parce que l'impartialité
09:36vous avez raison
09:37l'impartialité en fait
09:38c'est vraiment un aboutissement
09:39c'est un idéal.
09:40L'important finalement
09:41c'est qu'on revienne aux faits
09:43et qu'on ne parle pas
09:44aujourd'hui face Ă deux micros
09:45dont on disait
09:46qu'ils étaient bleus
09:47alors qu'ils sont rouges
09:48c'est ça en fait
09:49c'est-Ă -dire qu'on ait
09:50la certitude que les faits
09:51soient relatés
09:53explicités, analysés
09:54et puis ensuite
09:54quand on est un éditorialiste
09:55ben oui, on a un point de vue
09:56et c'est pas un problĂšme.
09:57C'est pas une question
09:58de point de vue du coup.
09:59Et du coup, non
10:00ça peut ĂȘtre...
10:01Alors si c'est un éditorialiste
10:03ça peut ĂȘtre quand mĂȘme
10:03une question de point de vue
10:04mais c'est pas une question
10:05de ligne éditoriale en tout cas.
10:06Bien sûr.
10:07Est-ce que vous pensez
10:08parce qu'on en a parlé
10:08deux secondes tout Ă l'heure
10:09que la place des femmes
10:11évolue dans le milieu
10:12des médias assez
10:17tout simplement ?
10:18En tout cas, la représentation
10:20des femmes à l'écran
10:21ça fait quand mĂȘme
10:22une bonne dizaine d'années
10:24qu'avec des indicateurs
10:25on tente finalement
10:26que ça soit poussé
10:27c'est-Ă -dire qu'on ne retrouve pas
10:29les rĂŽles des femmes
10:30toujours Ă la mĂȘme place
10:31au mĂȘme endroit
10:32mais qu'au contraire
10:33on retrouve autant
10:34des femmes flics
10:35dans des fictions
10:36qu'on dit des femmes
10:37qui soient clochards
10:39ou balayant la rue
10:40donc on voit bien
10:41que ça a quand mĂȘme
10:42des représentations
10:43des femmes dans l'imaginaire
10:44ça c'est dans l'acting
10:46ensuite effectivement
10:47je pense que la problématique
10:48se retrouve exactement
10:49comme l'ensemble
10:50des grandes entreprises
10:50la grande difficulté
10:51Ă ce que les femmes
10:53accĂšdent au pouvoir
10:54et aujourd'hui
10:54on a quand mĂȘme des rĂšgles
10:56on a la loi Rixin
10:57qui tente que
10:58dans la société du CAC 40
10:59on ait une juste représentation
11:00des femmes
11:01et ça y va
11:03mais tellement doucement
11:04mais tellement doucement
11:05C'est vrai que c'est trĂšs long
11:06Qu'est-ce qu'il faudrait
11:08pour que ça aille plus vite
11:08Ă votre avis ?
11:09Loi une fois encore
11:10le cadre indispensable
11:11Mais les lois existent dĂ©jĂ
11:11il faut les appliquer
11:13peut-ĂȘtre tout simplement
11:14Appliquez-les
11:14et puis augmentez le montant
11:15des amendes
11:16je pense que ça peut calmer
11:17C'est ça
11:18Allez Parlons Femmes
11:19c'est l'émission
11:19qui donne la parole
11:20Ă celles qui n'attendent plus
11:21qu'on leur donne
11:22la permission d'exister
11:23vous l'aurez compris
11:23on est sur Sud Radio
11:24avec Nathalie Sonac
11:25professeure en sciences
11:26de l'information
11:27de la communication
11:27à l'université Paris Panthéon
11:29Assas spécialiste de l'économie
11:30de l'économie des médias
11:31ancienne membre du CSA
11:32et son livre
11:33Qui veut la peau
11:33de l'audiovisuel public
11:36j'en perds mes mots
11:37et Wiki
11:37c'est aux éditions
11:38de l'Observatoire
11:39restez avec nous
11:40La Caisse d'épargne
11:42Ăle-de-France
11:43fiĂšre de soutenir
11:44toutes les femmes
11:44vous présente
11:45Sud Radio
11:47Parlons Femmes
11:48Judith Belair
11:49Quand les femmes parlent vrai
11:50les lignes bougent
11:51sur Sud Radio
11:52aujourd'hui
11:52c'est avec Nathalie Sonac
11:53que j'échange
11:54professeure en sciences
11:55de l'information
11:55de la communication
11:56à l'université Paris Panthéon
11:57Assas
11:57spécialiste de l'économie
11:59des médias
11:59ancienne membre du CSA
12:01et son dernier ouvrage
12:02Qui veut la peau
12:02de l'audiovisuel public
12:03sorti aux éditions
12:04de l'Observatoire
12:04mais qui veut la peau
12:05de l'audiovisuel public
12:06Nathalie Sonac
12:07Je crois que la réponse
12:08est assez claire
12:09aujourd'hui
12:10ce sont les parties
12:12d'extrĂȘme droite
12:12et pas simplement
12:14en France
12:15on constate
12:15que dans toute l'Europe
12:17il y a une attaque
12:18délibérée
12:18en Angleterre
12:19en Suisse
12:20ça avait été le cas
12:21en GrĂšce
12:22d'une attaque délibérée
12:22Ă l'encontre
12:23de l'audiovisuel public
12:24Ă la fois
12:25parce qu'on voit bien
12:26que nos démocraties
12:27sont fragilisées
12:28et c'est le symptĂŽme
12:30en fait
12:30et le symbole
12:31d'une fragilisation
12:32de nos démocraties
12:33et c'est la raison
12:34pour laquelle
12:34moi je vais mener
12:35Ă la fois
12:35je mĂšne ce combat
12:37pour un audiovisuel
12:39public présent
12:41indispensable
12:42mais pour un écosystÚme
12:43informationnel
12:44qui soit Ă la hauteur
12:45de nos ambitions
12:46c'est-Ă -dire avoir
12:47vraiment des médias
12:48qui soient des vecteurs
12:48de démocratie
12:49et aujourd'hui
12:49il y a une crise
12:50économique profonde
12:52qui touche
12:53les médias en général
12:54et le service en particulier
12:55lorsque l'Ătat
12:56ne finance pas
12:58Ă la hauteur
12:58de ce qu'il devrait faire
12:59ou en tout cas
13:00annonce des baisses
13:01drastiques
13:02de financement
13:03j'entends ce que vous dites
13:04mais nous on est un média privé
13:05par exemple
13:06sur Sud Radio
13:08notre investisseur
13:09il ne peut pas constamment
13:10non plus
13:10venir boucher les trous
13:11il faut aussi qu'on fasse
13:13monter les auditeurs
13:15il faut aussi qu'on fasse
13:15notre boulot en fait
13:16pour que ça soit
13:17finançable
13:18bien sûr
13:19mais on voit bien
13:19la difficulté
13:20parce que lĂ
13:20on ne sait pas trop
13:21oĂč il va l'argent
13:22d'aucun vous dirait
13:23oui mais bon
13:23on donne beaucoup d'argent
13:24dĂ©jĂ
13:25oui alors
13:25beaucoup d'argent
13:26tout est relatif
13:27lĂ c'est effectivement
13:28un montant de 4 milliards
13:29mais c'est pour le groupe
13:30France Télévisions
13:31Radio France
13:32France Média Monde
13:33Arte
13:33TV5 Monde
13:34donc on voit bien
13:35que ce n'est pas simplement
13:36un acteur
13:37une chaßne de télévision
13:38et c'est tant mieux
13:39et c'est important
13:40de le préciser
13:41c'est important aussi
13:41de dire que
13:42eux aussi
13:43doivent participer
13:44Ă cet effort de guerre
13:45si vous me permettez
13:45cette expression
13:46Ă l'instar
13:47finalement de l'ensemble
13:48des autres catégories
13:49et autres secteurs
13:50d'activité du pays
13:51et qu'ils doivent rendre
13:52des comptes
13:52évidemment
13:53et c'est du rĂŽle
13:55des parlementaires
13:57que de bien vérifier
13:59que les entreprises publiques
14:00remplissent leur mission
14:01mais de façon plus générale
14:03on voit bien
14:03que radio privée
14:04comme publique
14:05télévision privée
14:06comme publique
14:07se trouve face
14:08aujourd'hui
14:08Ă des nouveaux usages
14:09avec une baisse
14:10de l'audience
14:11il faut repenser
14:11les maniĂšres de faire
14:12exactement
14:12il faut complĂštement repenser
14:13on voit une baisse
14:14des ressources publicitaires
14:15terribles
14:16égales et énormes
14:17pour le secteur privé
14:18une baisse des audiences
14:20et surtout
14:21des annonceurs
14:22qui courent
14:23vers les investissements
14:25de plateformes
14:26et préfÚrent investir
14:27de plus en plus
14:28sur des médias digitaux
14:29plutÎt que sur les médias
14:30dits traditionnels
14:30parce qu'ils sont plus libres
14:31aussi finalement
14:32ils n'ont pas les mĂȘmes lois
14:33non plus
14:33par exemple la loi Evin
14:35c'est un bon exemple
14:35la loi Evin sur l'alcool
14:36nous on n'a pas le droit
14:37de parler d'alcool
14:38Ă la radio en directe
14:39comme ça
14:39c'est interdit
14:40parce que ça peut pousser
14:41Ă la consommation
14:41ce qui n'est absolument
14:42pas le cas
14:43sur les plateformes
14:44en général
14:44oui je crois que
14:45vous faites bien
14:48de pointer du doigt
14:49cette asymétrie
14:51réglementaire
14:51qui peut y avoir
14:52entre finalement
14:53ces deux espaces
14:54informationnels
14:54qui n'en forment qu'un
14:55mais qui est d'un cÎté
14:57régulé par l'ARCOM
14:59pour les médias audiovisuels
15:00et puis d'un autre
15:01effectivement
15:02oĂč on a l'impression
15:02que finalement
15:03c'est le Far West
15:05et on peut comprendre
15:06en tout cas
15:07que les annonceurs
15:08se dirigent
15:09et préfÚrent investir
15:11de plus en plus
15:12vers ces nouveaux acteurs
15:13et alors pourquoi
15:15tout ce que vous nous racontez
15:17cet affaiblissement
15:18des médias
15:18finalement provoque
15:19un affaiblissement
15:20durable
15:20d'institutions républicaines
15:23en tout cas
15:23ça y participe
15:24c'est Ă dire que
15:25de la mĂȘme façon
15:25qu'on constate
15:27une véritable défiance
15:28à l'égard des institutions
15:29à l'égard des politiques
15:30beaucoup les phrases
15:31en sont prononcées
15:32de tous pourris
15:32et bien les médias
15:34les journalistes
15:35de façon générale
15:36sont embarqués
15:37moi j'ai rencontré
15:37beaucoup de journalistes
15:38qui m'ont dit
15:39que c'est de plus en plus
15:40difficile d'exercer
15:41leur job
15:42de plus en plus difficile
15:43parce qu'on voit bien
15:43cette polarisation
15:44touche aussi les affects
15:46et finalement
15:47parce qu'on fait
15:47de l'info d'opinion
15:48oui pas simplement
15:50l'info d'opinion
15:50c'est parce que
15:51les gens semblent
15:52ĂȘtre en attente
15:53d'un oui non
15:54d'une réponse facile
15:55on est dans un contexte
15:56trÚs compliqué
15:57extrĂȘmement difficile
15:58Ă saisir
15:59et c'est pas en 280 caractĂšres
16:00qu'on arrive toujours
16:01Ă expliquer les choses
16:02on prend du temps
16:03pour expliquer
16:03il faut du temps
16:04et ce temps lĂ
16:05comme on se dit
16:05qu'on en a de moins en moins
16:06qu'il faut parler
16:07de plus en plus vite
16:08finalement une petite visio
16:09en 30 secondes
16:10c'est bien mieux
16:11que 4 minutes
16:12cette réduction de temps
16:13oblige finalement
16:14Ă terriblement simplifier
16:15et on se retrouve
16:16face Ă une polarisation
16:17j'aime j'aime pas
16:18je suis pour
16:19ou je suis contre
16:19et finalement
16:21je lĂšve le pouce
16:21ou je le descends
16:22et ça c'est complÚtement
16:23le contraire
16:24de ce dont a besoin
16:25une démocratie
16:26alors on est bien d'accord
16:27avec vous
16:27mais c'est trĂšs difficile
16:28d'aller Ă contre courant
16:29comment il faut faire ?
16:30alors je ne suis pas certaine
16:31que ce soit si difficile
16:32d'aller Ă contre courant
16:32parce qu'on constate
16:33lors des
16:34et c'est assez contradictoire
16:35ou en tout cas
16:35c'est paradoxal
16:36aux Etats-Unis
16:37lors de la campagne
16:38des élections présidentielles
16:40lors de Donald Trump 2
16:42on constate
16:43qu'il y a un podcast
16:44un podcasteur
16:46qui a cartonné
16:47et qui ne raflait pas
16:49simplement 17 millions
16:50d'auditeurs
16:52mais plus de 50 millions
16:53ont écouté
16:54ce podcast
16:55c'est Joe Rogan
16:56pour ne pas le citer
16:57avec une interview
16:58du président de la République
16:59du futur président
17:00de la République
17:00à l'époque
17:01de plus de 3 heures
17:02donc en fait
17:03c'est vrai
17:04qu'on va vers des formats courts
17:05et que ce sont ceux
17:06qui sont privilégiés
17:06verticaux, courts, rapides
17:08il y a des podcasts
17:09qui sont trĂšs longs
17:10mais il y a des podcasts
17:11exactement
17:12et ça le podcast
17:12que vous demandez
17:13en tout cas
17:14lorsque moi je demande
17:14à mes étudiants
17:15est-ce que vous écoutez la radio
17:16la radio peut-ĂȘtre pas
17:17mais les podcasts oui
17:18donc ça ne veut pas dire
17:19que la radio n'est pas morte
17:20elle se repense
17:21elle se réinvente
17:22et bien la télévision
17:23doit faire exactement
17:24la mĂȘme chose
17:24les médias traditionnels
17:26et bien doivent se réinventer
17:27parce que eux
17:28ont quand mĂȘme des missions
17:29ceux de produire
17:30une information de qualité
17:31ce qui n'est absolument pas
17:32le rĂŽle d'un Twitter
17:33ou d'un TikTok
17:34Vos travaux en général
17:36ils portent Nathalie Sonnac
17:38sur la concentration
17:39des groupes de presse
17:40l'impact des plateformes numériques
17:41les GAFAM
17:41mais aussi l'éducation aux médias
17:43et la défense du pluralisme
17:44et démocratique
17:45sur l'éducation aux médias
17:47vous avez des étudiants
17:48qui ont 20 ans
17:49encore Ă peu prĂšs
17:50c'est vrai que
17:51par exemple
17:51pour les jeunes collégiens
17:54ça manque
17:54on aurait envie
17:55qu'ils aient un cours
17:56oĂč on leur apprenne
17:57Ă aller chercher l'information
17:59travailler
18:00ils commencent Ă avoir
18:02des petites infos
18:02sur ce que c'est une fake news
18:03etc
18:04ils en parlent en classe
18:05mais c'est pas encore vraiment
18:07valorisĂ© au mĂȘme titre
18:08que les autres matiĂšres
18:09alors que ça le devrait
18:10vous avez raison
18:10moi c'est ce que vraiment
18:11je travaille lĂ -dessus
18:12depuis 3 ans
18:13je pilote le COP
18:15conseil d'orientation
18:16et programmation du Clémy
18:17qui est un conseil
18:18qui dépend de l'éducation nationale
18:20qui travaille depuis
18:20une quarantaine d'années
18:21à l'éducation aux médias
18:23mais on voit bien
18:23que cette éducation aux médias
18:24aujourd'hui
18:25n'a rien Ă voir
18:26avec l'éducation aux médias
18:27il y a 40 ans
18:27donc il faut former nos jeunes
18:29mais il faut également
18:30former les professeurs
18:31les professeurs des écoles
18:32mais finalement
18:32si on regarde également
18:33les chiffres
18:35ceux qui reforwardent
18:37le plus les fake news
18:39ce sont pas les plus jeunes
18:40pour le dire de façon polie
18:41ok
18:41c'est pas les profs quand mĂȘme
18:43non mais disons
18:44qu'il faut monter un peu en Ăąge
18:45en tout cas les seniors
18:46ne manquent pas
18:46de reforwarder des fake news
18:48mais parce qu'ils ne sont pas éduqués
18:49c'est ça ?
18:49oui bien sûr
18:50parce qu'aujourd'hui
18:50l'éducation aux médias
18:52et Ă l'information
18:53et de façon générale
18:54la citoyenneté numérique
18:55on en a besoin
18:56en fait de la crĂšche Ă l'EHPAD
18:58intelligence artificielle
18:59on peut en parler deux secondes
19:00ah oui
19:01on aurait besoin de plus de temps
19:02mais vous avez bien raison
19:03voilĂ encore ce qui participe
19:04d'une fragmentation
19:05de cet espace informationnel
19:06qui expose vraiment
19:07façon puzzle
19:08l'intelligence artificielle
19:10vient ici
19:12saper de nouveau
19:13comme un second tsunami
19:15aprÚs l'arrivée du numérique
19:16l'écosystÚme était à peine
19:18stabilisé
19:19qu'on a cette nouvelle vague
19:21bien plus profonde
19:22bien plus large
19:23qui change complĂštement
19:24les usages
19:25de tout le monde
19:26et qui transforme
19:26les usages
19:27de tout le monde
19:27bien sûr
19:28on se demande
19:29comment on faisait avant
19:30parfois
19:31parfois
19:31alors que
19:32Tchad J.P.T.
19:32n'a pas trois ans
19:33donc oui
19:34il faut absolument
19:36ralentir le systĂšme
19:37je suis pour le slow
19:38il y a le pape
19:39qui a fait un appel
19:40au ralentissement
19:41de l'intelligence artificielle
19:42ou en tout cas
19:43Ă son contrĂŽle
19:44quand la religion
19:45vient se mĂȘler
19:46d'intelligence artificielle
19:48qu'est-ce que vous avez
19:49envie de dire
19:49vous Nathalie ?
19:50écoutez en moi
19:50qui prĂŽne
19:51la laïcité
19:51la république
19:54et notre défense
19:54de démocratie
19:55tout ça m'inquiÚte
19:56terriblement
19:57mais néanmoins
19:57une partie du message
20:00et c'est important aussi
20:01que les plus sages
20:02d'entre nous
20:03puissent quand mĂȘme
20:04tenter de ramener
20:05Ă la raison
20:05et de reposer
20:06les termes de l'éthique
20:08de la déontologie
20:09on a quand mĂȘme
20:09on peut le dire
20:10en souriant
20:11et c'est nécessaire aussi
20:12mais de se dire
20:13qu'on est quand mĂȘme
20:14Ă un an
20:14d'une élection
20:16présidentielle en France
20:17et que si notre pays
20:20basculait
20:20Ă l'extrĂȘme droite
20:21ce sont toutes nos libertés
20:23qui tomberaient
20:25c'est tout un pays
20:26qui tomberait
20:27donc je pense
20:27qu'il faut absolument
20:29que tout le monde
20:30de lĂ oĂč il est
20:32réfléchisse bien
20:32Ă son action
20:33Ă ce qu'il fait
20:34à sa façon de projeter
20:35et se rend compte
20:36que c'est notre commun
20:37aujourd'hui
20:38qui est fragilisé
20:39c'est notre commun
20:40qui est en danger
20:40et c'est notre démocratie
20:42et nos propres libertés
20:43individuelles
20:44comme collectives
20:45qui sont en train
20:46de basculer
20:46alors forcément
20:47je vais vous dire
20:48quelle liberté ?
20:49la liberté d'expression
20:50la liberté de communication
20:51la liberté d'entreprendre
20:52je pense que quand on a
20:53la chance de voyager
20:54et qu'on en va
20:55dans des pays
20:55qui n'ont pas
20:56cette chance
20:57d'avoir une organisation
20:59démocratique
20:59comme la nĂŽtre
21:00ou républicaine
21:01et bien trĂšs vite
21:02on se rend compte
21:02des avantages
21:04et de la chance
21:05que nous avons
21:05il fait bon chez nous
21:07il fait bon
21:08de pouvoir s'exprimer
21:08il fait bon
21:09de pouvoir inviter
21:10qui nous souhaitons
21:11il fait bon
21:11de pouvoir exercer
21:12notre libre arbitre
21:13pour pouvoir exercer
21:15notre liberté
21:15notre libre arbitre
21:16pour pouvoir exercer
21:17finalement
21:18et nous forger une opinion
21:19il faut que nous puissions
21:20accéder à un pluralisme
21:22d'opinion
21:22il faut que le secteur
21:24ne soit pas concentré
21:25entre les mains
21:26de quelques-uns
21:26il faut que nos acteurs
21:28des extrĂȘmes aux autres
21:29il faut que nos acteurs
21:30politiques
21:32prennent la mesure
21:33de ce qui est en train
21:34de se passer
21:35aujourd'hui
21:35c'est Ă dire que
21:37cette polarisation
21:38elle est dangereuse
21:39on est Ă un an
21:40des élections
21:41c'est ça que vous voulez dire
21:41Nathalie
21:42je pense que c'est vraiment
21:45important que nous
21:46toutes et tous
21:47prenions la mesure
21:49de ce moment
21:50nous avons 12 mois
21:51devant nous
21:52pour nous forger
21:53une opinion
21:53pour écouter l'autre
21:55pour nous rassembler
21:56pour poser les débats
21:57pour ĂȘtre capables
21:58pas simplement
21:59de se renvoyer
21:59la pierre en permanence
22:01et les extrĂȘmes
22:02surtout
22:02parce que le temps
22:03va passer vite
22:03il faut que
22:05il faut que nous prenions
22:07conscience
22:07de ce que voudrait dire
22:09de mettre
22:10l'extrĂȘme droite
22:11ou l'extrĂȘme gauche
22:12mais en l'occurrence
22:12l'extrĂȘme droite
22:13semble ĂȘtre
22:14les plus fortes
22:15dans les sondages
22:16au pouvoir
22:17merci beaucoup
22:18Nathalie
22:19c'est moi qui vous remercie
22:19je vous recommande
22:21Ă toutes et Ă tous
22:22évidemment
22:22qui veut la peau
22:23de l'audiovisuel public
22:24c'est un livre au choc
22:25c'est un livre important
22:25c'est sorti aux éditions
22:26de l'Observatoire
22:27et c'est un livre
22:28de Nathalie Sonac
22:29merci d'avoir partagé
22:30ce moment avec nous
22:31rendez-vous samedi prochain
22:32Ă 13h31
22:33pour une nouvelle rencontre
22:34inspirante dans Parlons de Femmes
22:36retrouvez-moi également
22:36demain Ă 19h
22:38pour cet excellent
22:38merci à l'équipe Enrégie Julien
22:40ici présent
22:41surtout
22:41continuez d'oser
22:42Ă toutes
22:43Sud Radio
22:45Parlons Femmes
22:46Judith Belair
22:47avec la Caisse d'Ăpargne
22:48Ăle-de-France
22:49fiĂšre de soutenir
22:50toutes les femmes
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