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  • il y a 4 mois
Dans Parlons Femmes, Judith Beller reçoit la docteure Jenny-Claude Millochau, chirurgienne spécialisée dans la prise en charge du cancer du sein, présente la deuxième édition du "Bra Day", initiative de l’unité RESTITUTE de l’Institut du Sein Paris


"Parlons Femmes" nous raconte les parcours des femmes extraordinaires qui tissent le lien de notre République. Nous explorons des thèmes universels tels que la lutte pour l’Egalité des genres, la liberté d’expression, la diversité culturelle, le droit à disposer de son corps. Et surtout, nous donnons la parole aux hommes engagés. Oui, ils existent, et il est essentiel de les entendre et de les encourager !

Une émission de Judith Beller.

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##DESTIN_DE_FEMMES-2025-10-04##

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Transcription
00:00La Caisse d'Épargne-Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
00:09Bonjour, bonjour, bienvenue dans Parlons Femmes sur Sud Radio, l'émission qui questionne, inspire et célèbre les femmes qui font la différence.
00:14Aujourd'hui, on fait un focus sur le Brad Day France 2025 qui se déroule le mercredi 15 octobre prochain.
00:20C'est un événement national et international organisé chaque année pour sensibiliser à la reconstruction mammaire après une mastectomie.
00:27Alors pour en parler, je suis avec le docteur Jenny Clot de Milocho.
00:31Alors Jenny, vous êtes chirurgienne scénologue à l'Institut du Saint Paris, experte en chirurgie oncoplastique et reconstruction mammaire.
00:38Vous allez nous raconter tout ça, bienvenue.
00:41Merci.
00:42Avec plaisir.
00:42Merci pour votre invitation, Judith.
00:45Donc effectivement, je suis chirurgienne à l'Institut du Saint Paris.
00:48Je suis spécialisée dans la prise en charge du cancer du sein et de la reconstruction mammaire.
00:54Donc nous prenons en charge à l'Institut du Saint les cancers.
00:59Nous les traitons avec traitement conservateur à chaque fois que c'est possible.
01:02Et malheureusement, dans environ 30% des cas, nous serons amenés à faire une mastectomie
01:08et alors à proposer aux patientes une reconstruction à chaque fois que c'est possible.
01:13D'accord.
01:14Alors on va revenir sur tout ça, mais on va commencer par les questions de démission si ça ne vous embête pas, Jenny.
01:18Déjà, je vais juste vous demander ce que c'est chirurgienne scénologue.
01:21Alors c'est une chirurgienne spécialisée en chirurgie du sein, que ce soit les pathologies bénignes ou malignes comme le cancer.
01:27Quelles que soient les pathologies.
01:28Oui.
01:28D'accord.
01:29Alors, sur Sud Radio, dans Parlons Femmes, on met les femmes au cœur du débat.
01:32Il y a des questions qui font sens et qui vont droit au but et qui vont avec.
01:35Donc je vais vous les poser, Jenny.
01:37Jenny Claude-Mélochot.
01:38Alors, est-ce qu'il y a une femme contemporaine qui vous inspire vraiment, c'est-à-dire qui n'est pas morte ?
01:44Non, mais c'est important de le dire parce que souvent on entend Simone Veil, Simone de Beauvoir, etc.
01:47Là, je vois une femme du XXIe siècle. Est-ce qu'il y en a une autour de vous, peut-être, qui vous inspire ?
01:53Le docteur Sarfati.
01:55Bon, ça me paraissait la réponse évidente.
01:58C'est aussi elle qui vous a formée en internat, c'est ça ?
02:01Alors, tout à fait. Elle m'a formée à la chirurgie, notamment à la reconstruction.
02:05Et principalement à une des techniques dont c'est une pionnière, une grande experte en France, c'est le lipophiline.
02:12D'accord. Alors, qu'est-ce que c'est, Sarah ?
02:14Alors, le lipophiline, c'est un prélèvement de graisse.
02:17Et on va traiter cette graisse et la réinjecter, pour nous, ce qui nous intéresse, au niveau du sang.
02:22Alors, ça met une prothèse, en fait.
02:23Ça peut remplacer une prothèse, effectivement.
02:25D'accord.
02:26Est-ce qu'il y a un moment de votre parcours à vous, Jenny, où vous vous êtes dit, là, je prends ma place ?
02:32Qu'il le veuille ou pas autour de moi. En tant que femme, tu parles.
02:35C'est souvent difficile, en tant que femme, de prendre sa place. Je pense que chacune qui nous écoutera saura qu'être une femme, chaque jour, c'est un combat.
02:45Donc, c'est tous les jours que vous dites ça ?
02:47Oui, tous les jours, je pense. Je pense qu'être une femme, en tant que femme-être, être une femme en tant qu'épouse, être une maman et être de surcroît une chirurgienne, c'est tous les jours un combat.
02:59Alors, en plus, chirurgienne, c'est un métier, bon, qui est un métier, là, c'est chirurgienneux, mais c'est quand même beaucoup, c'est très masculin, en général, les études de médecine, à partir d'un certain degré, j'ai envie de dire.
03:11Alors, ça l'a été, fort heureusement, maintenant, c'est moins vrai. De nos jours, ça s'est nettement féminisé. Parfois, c'est pas plus mal.
03:19Mais, voilà, j'ai eu des grands maîtres qui m'ont formée et c'est vrai que, désormais, c'est beaucoup plus féminin et peut-être aussi une médecine qui, de coup, se tourne plus vers les femmes et qui est plus à l'écoute des femmes et de leurs demandes.
03:35Bien sûr, ça, c'est très important. Est-ce qu'il y a un compliment qu'on adresse aux femmes, en général, qui vous exaspère ?
03:42Vous êtes jolie.
03:42Je suis d'accord, c'est un peu tiède.
03:47C'est ça. C'est réducteur, en fait. On est bien plus que ça.
03:52Est-ce que le fait d'être une femme, ça a ajouté et pas retiré quelque chose à votre force de caractère ?
03:57Oui, je pense que, pour moi, c'est un avantage, en tout cas, dans ma profession. Je pense que je suis plus à même.
04:03Parfois, alors, je ne dis pas qu'on est meilleure que les hommes. Ce n'est pas un conflit, un combat femme-homme.
04:08Mais peut-être plus souple.
04:08Mais en tout cas, au plus, on va dire, à l'écoute sur certaines choses qui peuvent parfois paraître futiles pour un homme
04:16et qui, pour nous, en tant que femmes, finalement, est marquant et important dans notre existence.
04:23Le rapport à l'annonce aux enfants, par exemple, quand il y a un cancer.
04:28Le rapport à la notion de perte de féminité ou perte d'un organe qui peut paraître essentiellement esthétique, peut-être pour certaines personnes.
04:38Mais pour nous, c'est bien plus.
04:40Alors, pour certaines, elles n'ont aucun affect particulier pour leur sein.
04:43C'est important aussi de le dire.
04:45Mais pour certaines femmes, c'est très important d'avoir sa féminité.
04:49C'est aussi un lien avec les enfants, l'allaitement.
04:53C'est un élément qui a une plus grande dimension que juste d'être un sein.
04:57Si vous pouviez donner, vous, un pouvoir à toutes les femmes du monde, un super pouvoir, ça serait quoi ?
05:05D'être libres, de décider chaque jour de ce qu'elles veulent et que ce soit dans tous les domaines de leur vie.
05:10Je ne sais pas pourquoi, mais cette réponse revient beaucoup dans cette émission.
05:14C'est quand même... On se demande.
05:16Bon, et alors, si on arrêtait de parler de femmes et d'hommes et de genre, qu'est-ce qu'on dirait ?
05:20On parlerait de quoi ?
05:22Ah bah, on parlerait peut-être de reconstruction aujourd'hui ?
05:25Voilà. On va continuer là-dessus.
05:27Alors, le Bradet, ce fameux Bradet qui a lieu le 15 octobre prochain, c'est une initiative essentielle,
05:33Jenny, parce qu'il permet de rendre visibles toutes les options de reconstruction,
05:36de répondre aussi pour vous aux questions des patientes ou des femmes qui sont victimes de cancer et de les rassurer.
05:42Qu'est-ce que vous avez à ajouter là-dessus ? Pourquoi il faut des initiatives comme ça, en fait ?
05:46Alors, en France, il faut insister sur cette initiative qui est la deuxième édition cette année.
05:52On a fait la première édition, donc c'est un partenariat entre le privé et le public, cette édition.
05:58Donc, la première édition a eu lieu en 2024. C'est la deuxième édition.
06:02Bradet, c'est pour Breast Reconstruction Awareness.
06:06Et bras, ça veut aussi dire soutien-gorge en anglais.
06:11Donc, c'est le troisième mercredi du mois d'octobre.
06:14Ça s'intègre dans Octobre Rose.
06:16Octobre Rose, c'est le mois où on se vêtit de rose.
06:20C'est la prévention, le dépistage pour le cancer du sein.
06:25Vous êtes dans un espèce de violet-roche-puché, Alain.
06:26On ne sait pas très bien.
06:29J'aime bien cette couleur.
06:30Ça vous va très bien.
06:32Merci.
06:32Et du coup, c'est vrai qu'on voulait insister.
06:36Autant le message d'Octobre Rose, je pense que désormais, il est plutôt bien passé.
06:39Alors, il faut poursuivre nos efforts.
06:42Mais il y a beaucoup de manifestations, beaucoup de répercussions positives pour les femmes,
06:47d'amélioration dans leur prise en charge, de développement d'activités, on va dire,
06:52annexes à la prise en charge du cancer du sein, que ce soit le sport, les soins esthétiques.
06:56Donc, il faut poursuivre ces efforts.
06:58Mais on trouve qu'il n'y a pas assez d'efforts à ce jour sur la reconstruction mammaire,
07:03que les patientes ne sont pas assez informées sur la reconstruction mammaire.
07:07Alors, expliquez-nous exactement ce que c'est la reconstruction mammaire
07:10et quelles sont les différentes options pour les patientes.
07:13Alors, la reconstruction mammaire, c'est après mastectomie, donc pour cancer du sein,
07:17quand on a enlevé toute la glande mammaire.
07:19Ça peut être un ou les deux seins.
07:21À ce moment-là, on va reconstruire le volume et l'aspect du sein.
07:27Il y a plusieurs modes de reconstruction.
07:29Schématiquement, il y a les prothèses mammaires,
07:32que tout le monde connaît un petit peu par le biais des prothèses d'augmentation,
07:35mais ce n'est pas exactement les mêmes et on n'utilise pas la même technique.
07:38Il y a les lambeaux, c'est-à-dire qu'on va utiliser les propres tissus du corps.
07:42On va utiliser, par exemple, le muscle du grand dorsal, le muscle dans le dos,
07:46ou la graisse et la peau du ventre, qu'on appelle dieppe.
07:48Et il en existe d'autres, mais on va rester schématique.
07:50Et le troisième mode, c'est les injections de graisse, qu'on a évoquées plus tôt.
07:54C'est-à-dire prendre de la graisse à un endroit, en général, les cuisses, les poignées d'amour.
07:59Ça peut arranger parfois.
08:00Ça peut arranger tout le monde.
08:02Et les réinjecter au niveau du sein pour créer un volume.
08:06Bien sûr, les reconstructions mammaires, dans un bon nombre de cas,
08:09ce sera en plusieurs étapes.
08:11Et puis, en reconstruction, il faut voir les objectifs.
08:14Certaines patientes auraient pu conserver leur aréole et leur mamelon.
08:18D'autres, non.
08:18Donc, il y aura peut-être des étapes aussi de reconstruction de l'aréole et du mamelon.
08:22Oui, bien sûr.
08:23Et il y a aussi des techniques de tatouage.
08:25Enfin, il y a plusieurs techniques également pour recréer un mamelon et une aréole.
08:29Comme si ce n'était rien passé, quoi.
08:31Je ne pourrais pas dire comme si ce n'était rien passé,
08:33parce que les femmes sont forcément transformées par ce parcours.
08:36Ce n'est pas pour rien que je vous pose cette question.
08:39Qu'est-ce qui transforme ?
08:40La première chose que vous remarquez chez une cliente qui s'en est sortie,
08:43qui a une mastectomie...
08:44Une patiente.
08:45Une patiente, pardon.
08:46Qu'est-ce que j'ai dit ?
08:47Une cliente, j'ai entendu.
08:48Pardon, je suis désolée.
08:50C'est la déformation professionnelle.
08:51Une patiente qui s'en est sortie,
08:55qui a fait sa reconstruction mammaire après une mastectomie,
08:59qui n'a plus de cancer,
09:01et qui est passée de l'autre côté,
09:04qui n'est plus dans le soin,
09:06qui est dans la guérison.
09:08Qu'est-ce qui est différent entre l'avant et l'après ?
09:12Je pense que le cancer, comme toutes les épreuves dans la vie,
09:15c'est un moment un peu de bilan pour les femmes.
09:17C'est-à-dire, est-ce que je suis bien accompagnée dans ma vie ?
09:21Est-ce que mes relations aux autres sont dans l'échange, le respect ?
09:26Est-ce que je leur apporte des choses ?
09:27Est-ce qu'ils m'apportent des choses ?
09:28Est-ce que mon travail me plaît, finalement, tant que ça ?
09:31Je pense que c'est une période de vraie remise en question.
09:34On se recentre sur soi et sur ce qui est important pour nous.
09:39Donc, c'est vrai que les femmes, il y a l'après-cancer,
09:42où c'est assez régulier,
09:45où mes patientes me confient qu'elles vont avoir changé de travail,
09:48parfois changé de mari.
09:51Ce n'est pas un conseil du tout, mais ça arrive.
09:54On fait ce qu'on veut.
09:55On fait ce qu'on veut, mais en tout cas, voilà.
09:57Elles ont fait le bilan sur leur situation sentimentale, professionnelle.
10:01Elles ont parfois aussi juste décidé, par exemple, de déménager,
10:04de changer de mode de vie.
10:06En tout cas, on se recentre sur ses vrais besoins.
10:08Et aussi, elles se tournent vers les autres.
10:10Elles se tournent énormément vers les autres.
10:12Et ça, c'est extrêmement important.
10:13J'ai beaucoup de patientes qui s'investissent dans les associations,
10:17qui aident d'autres patientes.
10:18Pour partager aussi ce qu'elles ont vécu.
10:22Et ce qu'on remarque, finalement, dans ce que vous dites,
10:24c'est que finalement, ça c'est vrai dans la vie en général,
10:26une expérience difficile, elle est censée vous transformer
10:29et vous faire grandir, finalement.
10:31Donc c'est comme ça que ça doit être pris, aussi.
10:33Tout à fait.
10:33Parce que s'il y a des femmes, par exemple, qui nous écoutent,
10:35qui ont un cancer du sein en ce moment,
10:37et qui sont en soins,
10:38ou qui vont passer par une mastectomie,
10:39il faut qu'elles entendent ça.
10:40C'est important de leur mettre ce message dans la tête.
10:42Oui, effectivement.
10:44Le cancer, il y a une période très difficile,
10:47la période des traitements.
10:48Et après, il y a l'après-cancer,
10:50qui peut être difficile aussi pour certaines patientes.
10:53Parce que parfois, quand on a une épreuve,
10:55le fait de regarder aussi par quoi on est passé.
10:58Parce qu'au début, on est pris dans les soins,
11:00on a les rendez-vous médicaux,
11:01on est un peu guidé.
11:03L'après-cancer, parfois, on a une petite sensation
11:05d'abandon thérapeutique.
11:06C'est-à-dire qu'on n'est plus guidé par les rendez-vous.
11:08Et donc, il y a certaines patientes
11:10pour qui ça peut être compliqué, cette perte.
11:11Ce qu'on appelle une redescente, en fait.
11:13Voilà, c'est un peu une redescente.
11:15Donc, ce n'est pas facile pour toutes.
11:17Mais il y en a d'autres qui, effectivement,
11:19remontent, entre guillemets, la pente,
11:21on va dire peut-être plus rapidement,
11:23qui se recentrent sur elle
11:24et qu'il en émerge de cet événement,
11:27on va dire négatif, finalement, du positif.
11:31Eh bien, c'est sur Sud Radio Parlons Femmes,
11:33vous auriez compris qu'on parle vrai aujourd'hui.
11:36Et comme tous les samedis, d'ailleurs,
11:37restez avec nous.
11:38On revient dans un instant
11:39avec le docteur Jenny Claude Milochaud,
11:40qui est chirurgienne scénologue
11:41à l'Institut du Saint-Paris,
11:43experte en chirurgie, oncoplastique
11:45et reconstruction mammaire.
11:46Et puis, on parle du bradet, évidemment.
11:48Très important, vous notez dans vos agendas.
11:50C'est mercredi 15 octobre prochain.
11:51Et puis, restez avec nous.
11:52A tout de suite.
11:53La Caisse d'Épargne-Île-de-France,
11:55fière de soutenir toutes les femmes,
11:57vous présente
11:57Sud Radio Parlons Femmes,
12:00Judith Belaire.
12:01On parle femmes sur Sud Radio
12:03sans filtre et sans détour.
12:04Vous l'aurez compris,
12:05c'est Parlons Femmes,
12:05on parle vrai.
12:06Toujours sur Sud Radio
12:07avec le docteur aujourd'hui,
12:09Jenny Claude Milochaud,
12:10chirurgienne scénologue
12:11à l'Institut du Saint-Paris,
12:12experte en chirurgie,
12:13oncoplastique et reconstruction mammaire.
12:14Je l'ai bien descendu à chaque fois,
12:15je suis contente.
12:16Il faut reprendre son souffle.
12:18C'est parfait.
12:18Voilà.
12:19Et puis, il y a aussi le bradet,
12:20à ne pas oublier,
12:21c'est le 15 octobre prochain,
12:23dans le cadre d'octobre Rosin,
12:24on parle du cancer du sein,
12:25vous l'aurez compris.
12:28Docteur,
12:28il y a un taux de reconstruction
12:29en France qui est très faible
12:30par rapport aux autres pays
12:32d'Europe, a priori.
12:34Comment ça se fait ?
12:36Alors, il faut savoir qu'en France,
12:38on a à peu près 60 000 cancers
12:40du sein par an.
12:41On a environ 20 000 mastectomies
12:43et environ 30 % des patientes
12:47qui vont se faire reconstruire,
12:49ce qui correspond à peu près
12:49à 8 000 patientes par an.
12:51Ça veut dire que c'est vraiment un choix
12:52ou c'est pourquoi
12:53elles ne le font pas les autres ?
12:54Alors, la plupart du temps,
12:56c'est par manque d'informations.
12:58D'accord.
12:59Effectivement,
13:00toutes n'ont pas été informées
13:02sur les possibilités de reconstruction
13:04parce qu'il faut savoir
13:05qu'en reconstruction,
13:06il y a deux versants aussi.
13:07Il y a le versant
13:08reconstruction mammaire immédiate,
13:09c'est-à-dire le jour de la mastectomie.
13:11Et il y a les reconstructions
13:12différées,
13:14c'est-à-dire plus tard.
13:14On fait d'abord la mastectomie,
13:15on cicatrise
13:16et on fait une reconstruction secondairement.
13:18Il y a beaucoup de patientes
13:20qui n'ont pas été informées
13:22qu'il y avait des possibilités
13:23de reconstruction mammaire immédiate,
13:24par exemple,
13:25et qui arrivent à notre consultation.
13:26Comment ça se fait ?
13:28Alors, comment ça se fait ?
13:30Eh bien, je pense qu'il y a un vrai...
13:31Le médecin qui enlève le sein,
13:32il doit le dire normalement tout de suite ?
13:34Enfin, je ne sais pas,
13:34ça paraît logique, mais...
13:35Il n'y a pas assez de médecins en France
13:39formés à la reconstruction mammaire.
13:40Il y a une vraie disparité,
13:41je pense aussi,
13:43sur le territoire.
13:44Qu'est-ce qu'ils font ?
13:45Ils vous les envoient alors ?
13:46Parfois, oui.
13:48Ou c'est aussi régulièrement
13:49les patientes qui se sont renseignées
13:51et qui ont été cherchées...
13:52Il ne faut pas hésiter
13:52à prendre son téléphone
13:53et aller regarder.
13:54Mesdames, je vous le dis,
13:55Institut du Saint à Paris,
13:57c'est très important.
13:58Voilà, l'Institut du Saint à Paris, oui.
14:01Effectivement,
14:01il y a à peu près 30-40%
14:03des patientes
14:04qui ont fait une reconstruction
14:05qui ont trouvé par elles-mêmes
14:07l'information.
14:08C'est incroyable.
14:09C'est incroyable que ce ne soit pas
14:11le docteur lui-même
14:12ou le médecin,
14:13le chirurgien
14:14qui intervient,
14:14qui le disent.
14:16Il y a aussi les femmes
14:17qui hésitent
14:18ou qui craignent
14:18cette reconstruction.
14:20Ça peut arriver.
14:22Qu'est-ce que vous avez
14:23à leur dire à celle-là ?
14:23Finalement,
14:24elle ne risque rien
14:24parce qu'aujourd'hui,
14:26il y a une amélioration énorme
14:27de la sécurité
14:27et de l'esthétique
14:28et finalement,
14:29ça devient presque
14:30une opération lambda,
14:32en tout cas,
14:32comme une opération esthétique.
14:33Alors,
14:34non,
14:35c'est quand même très différent
14:36et je pense qu'il ne faut pas dire
14:37vous ne craignez rien.
14:38Ce n'est pas ça
14:39le message du Bradet.
14:40Le message du Bradet,
14:41c'est d'informer
14:41sur les différents modes
14:42de reconstruction,
14:44de voir ses patientes.
14:46C'est pour ça qu'on propose
14:47des visioconsultations.
14:48Je ne sais pas
14:48si on en parlera plus tard.
14:50On propose des visioconsultations
14:52pour que toutes les femmes
14:54où que vous soyez,
14:55vous ayez accès
14:56à une consultation
14:57avec un spécialiste
14:58en reconstruction mammaire.
15:00Il y a des médecins,
15:01donc du privé
15:02et du public.
15:04On représente
15:05les villes de Marseille,
15:06Strasbourg, Lyon, Paris.
15:07Donc, il y a quand même
15:08le choix.
15:10Et on peut,
15:11au tarif sécurité sociale,
15:13avoir une information claire.
15:14Parce que l'information,
15:16il y en a en partie
15:16sur Internet,
15:18mais ce qui va être essentiel,
15:19c'est aussi l'évaluation
15:20par un expert.
15:21Puisque chaque mode
15:23de reconstruction
15:23ne va pas forcément
15:24être possible
15:25en fonction des traitements
15:26reçus
15:27et aussi en fonction
15:28de la morphologie,
15:30par exemple,
15:30de la patiente.
15:31Donc, il faut
15:32effectivement peut-être...
15:34Ce n'est pas possible
15:34sur tout le monde,
15:35c'est ça que vous voulez dire aussi ?
15:36Ce n'est pas forcément...
15:38Chaque technique
15:38n'est pas possible
15:40pour toutes les femmes.
15:41Et est-ce que toutes les femmes
15:41qui ont une mastectomie
15:42peuvent se faire reconstruire
15:44quel que soit le type de...
15:46La très grande majorité.
15:47Je ne vais pas dire 100%,
15:48parce qu'en médecine,
15:49on ne peut jamais dire 100%,
15:50mais la très grande majorité.
15:51D'accord,
15:51donc tout le monde
15:52peut y avoir accès.
15:52Est-ce que ça coûte très cher ?
15:54Alors, effectivement,
15:56il y a une prise en charge
15:57par la sécurité sociale.
15:59Il faut avoir une bonne mutuelle,
16:00quoi, c'est ça ?
16:01Il faut...
16:01Si ça dépend,
16:02où vous faites prendre en charge aussi,
16:03si vous choisissez
16:04le secteur public,
16:05le secteur privé,
16:07effectivement,
16:08il peut y avoir
16:08des prises en charge.
16:10Des différences de prise.
16:10Voilà, voilà.
16:11Plus ou moins prise en charge
16:12par la mutuelle.
16:13Docteur Giniclo de Milochaud,
16:14qu'est-ce qui vous a conduit de vous
16:15à vous spécialiser
16:16dans la chirurgie du sein ?
16:19Déjà, je m'étais dédiée aux femmes,
16:22parce que j'avais décidé
16:23de faire de la gynécologie obstétrique.
16:25D'accord.
16:25Donc, j'avais un peu choisi mon camp,
16:29je suis désolée.
16:30En même temps,
16:31on en parle aux femmes,
16:31tout va bien.
16:32Voilà.
16:34Donc,
16:35et après,
16:35j'ai découvert la chirurgie du sein
16:37et en fait,
16:38c'est par le biais de rencontres.
16:40Et j'ai fini par m'y intéresser,
16:43rencontrer le docteur Kloff,
16:44qui a fondé avec le docteur Sarfati,
16:45l'Institut du sein Paris.
16:46C'est comme ça que vous avez fait
16:47votre internat avec Anne ?
16:48Et c'est comme ça
16:49que je me suis formée
16:49auprès d'eux,
16:51effectivement,
16:51après mon internat.
16:52C'est après,
16:53donc on fait les études de médecine,
16:54ensuite on fait un externat
16:55et ensuite on fait un internat
16:57où on se spécialise,
16:58c'est ça ?
16:58Alors,
16:58on fait d'abord externat,
16:59après internat.
17:00Oui.
17:01À la fin de mon internat,
17:02j'avais terminé mon internat,
17:03j'ai décidé de rajouter
17:04une année d'études
17:05et de me spécialiser
17:06auprès du docteur Sarfati
17:08et du docteur Kloff.
17:09D'accord.
17:09D'accord.
17:10Pour vraiment connaître
17:10toutes les techniques de pointe,
17:12en fait.
17:12Bien sûr.
17:13Bien sûr.
17:14Qu'est-ce qui vous a motivé
17:16justement à rejoindre
17:18cette équipe
17:18à l'Institut du Saint ?
17:19Vous en aviez entendu parler avant.
17:21Comment vous êtes arrivée là-bas ?
17:24Je pense que j'étais encore
17:25très jeune dans mon parcours,
17:26donc je n'en avais pas forcément
17:27moi entendu parler.
17:30Mais, bien sûr,
17:32mes confrères un peu plus âgés,
17:33eux,
17:34en avaient entendu parler
17:35puisque c'est un centre expert
17:36et de référence
17:37et ils m'ont orientée.
17:38J'ai rencontré le docteur Kloff
17:39et maintenant je suis là.
17:41Alors,
17:41deux questions un peu techniques.
17:42C'est quoi la différence
17:44entre reconstruction immédiate
17:46et différée
17:46et chirurgie oncoplastique ?
17:48Alors,
17:49la chirurgie oncoplastique,
17:51c'est quand on va pouvoir
17:52conserver le sein.
17:53C'est-à-dire que la taille
17:54de la tumeur
17:55par rapport à la taille du sein
17:56nous permet d'enlever
17:58la tumeur en sécurité
17:59et de conserver le sein.
18:01Et c'est des techniques
18:01en fait de chirurgie plastique
18:03appliquées à la tumorectomie.
18:06La tumorectomie,
18:06c'est le fait de retirer la tumeur
18:08qui s'appelle l'oncoplastie.
18:11D'accord.
18:11La mastectomie,
18:13elle,
18:13c'est le fait d'enlever
18:14toute la glande mammaire.
18:15Donc,
18:15c'est vraiment deux gestes différents.
18:17Oncoplastie,
18:17on conserve avec des techniques
18:18de chirurgie esthétique,
18:20enfin plastique,
18:21je peux dire esthétique,
18:22et de l'autre côté,
18:23la mastectomie.
18:24Et là,
18:25on décide de reconstruire
18:26de façon immédiate
18:28ou différée.
18:28comme vous l'avez dit,
18:29en fonction du traitement,
18:30c'est ça ?
18:30C'est-à-dire qu'on réagit
18:31plus ou moins bien ?
18:32Il peut y avoir en fonction
18:32du traitement,
18:33et il y a aussi en fonction
18:34de la morphologie,
18:35en fonction de la taille du sein.
18:36On sait qu'on ne pourra
18:37pas forcément reconstruire
18:38de façon aisée,
18:40immédiatement,
18:41certaines poitrines.
18:43Si elles sont trop généreuses ?
18:44Par exemple,
18:44très généreuses,
18:45ça peut nécessiter
18:46un temps de réclapion
18:49et qu'on n'a pas forcément
18:50le temps en cas de cancer.
18:51Et le type de cancer,
18:52est-ce qu'il est plus ou moins
18:53agressif ?
18:55Comment vous choisissez
18:55la bonne technique
18:56adaptée à chaque patiente ?
18:58On prend en compte
19:01les traitements qu'elle a reçus,
19:02son type de cancer,
19:03sa morphologie,
19:04et puis on va proposer
19:06la technique adaptée.
19:08Quand je dis la technique,
19:09c'est faux.
19:09Pour certaines patients,
19:10il y aura plusieurs possibilités,
19:12plusieurs options
19:12de reconstruction.
19:14C'est là que c'est très important
19:15qu'elles soient informées.
19:17Autant le cancer,
19:18on n'a pas le choix
19:19dans les traitements,
19:20on suit les recommandations.
19:22Mais là,
19:22en reconstruction,
19:23on reprend un peu le pouvoir
19:24sur la maladie,
19:25sur la liberté
19:26qu'on évoquait tout à l'heure.
19:28Et on peut faire des choix.
19:29C'est-à-dire que l'expert
19:31va vous dire
19:31qu'il est possible
19:32de faire telle ou telle
19:33ou telle technique,
19:35les avantages,
19:36les inconvénients de chacune.
19:37Et puis après,
19:38la patiente peut faire son choix,
19:40éclairer,
19:41après avoir reçu
19:41toute l'information.
19:43Finalement,
19:43ce que vous donnez aux femmes,
19:44vous,
19:45mis à part les soigner,
19:46c'est du bonheur.
19:47Vous le savez,
19:47vous en avez conscience.
19:48C'est peut-être un peu pour ça aussi
19:49que vous avez choisi cette route-là,
19:50de voir les sourires
19:51quand elles se regardent
19:52dans le miroir à nouveau ?
19:53Bien sûr,
19:53je pense que c'est important
19:54en tant que chirurgien,
19:56en tout cas pour moi.
19:57Quelque part,
19:58je sais que
19:58le mot va peut-être être dur,
20:00mais je les détruis.
20:01La mastectomie,
20:02c'est une forme de mutilation.
20:04Mais je participe aussi
20:05à leur reconstruction.
20:06Vous les sauvez
20:07en les détruisant.
20:07Excusez-moi de le dire comme ça,
20:09mais c'est vrai.
20:10Oui.
20:11Oui,
20:11je participe à leur guérison
20:12avec l'ensemble
20:13de l'équipe médicale.
20:16Mais,
20:16effectivement,
20:17on va pouvoir
20:18les reconstruire
20:19et effectivement,
20:21les sourires,
20:22les merci,
20:22les embrassades,
20:23les câlins,
20:24c'est génial.
20:25Et pour vous,
20:26c'est un geste de respiration.
20:27J'imagine que
20:28dans votre vie en général,
20:30c'est un leitmotiv
20:31qui fait que tous les matins,
20:32vous vous levez
20:33avec la volonté,
20:35avec le plaisir aussi.
20:36Bien sûr,
20:37il n'y a aucune rengaine.
20:39Chaque femme
20:40va être différente
20:41et on sait
20:41qu'on est forcément utile.
20:44Donc,
20:44bien sûr,
20:44chaque matin,
20:45on se lève
20:45avec le plaisir
20:46d'aller en consultation,
20:48rencontrer
20:48de nouvelles patientes,
20:50échanger avec celles
20:50qu'on connaît déjà
20:51ou d'opérer,
20:52effectivement,
20:53et vous dites
20:53de guérir
20:53certaines autres
20:55lorsque c'est
20:55les journées
20:55de bloc opératoire.
20:56Bien sûr.
20:58Est-ce qu'il y a
20:58quelque chose
20:58que vous auriez
20:59envie de transmettre
21:00à des jeunes chirurgiens
21:02ou chirurgiennes,
21:03d'ailleurs,
21:03scénologues,
21:04qui commencent,
21:05si c'était les premières
21:06qui vont rentrer
21:07dans le bloc
21:07pour la première fois,
21:08tout seul,
21:09qu'est-ce que vous avez
21:09à lui dire
21:10ou à lui dire à elle ?
21:12Je pense qu'il faut
21:13se faire confiance.
21:14Au début,
21:15c'est toujours très dur
21:15de se lancer,
21:16mais quel que soit le domaine.
21:18C'était comment
21:18votre première opération ?
21:19Vous vous en souvenez ?
21:20Sur un sein,
21:21je parle.
21:21Sur un sein ?
21:23Non,
21:24je ne m'en souviens pas.
21:25Comme quoi,
21:25vous voyez,
21:26ce n'est pas comme
21:26entrer en scène.
21:27Non,
21:27ce n'est pas comme
21:28entrer en scène
21:28parce qu'en fait,
21:29l'apprentissage de la chirurgie,
21:30c'est vraiment progressif.
21:32Donc en fait,
21:32on apprend par étapes.
21:33Au début,
21:34on va peut-être
21:34apprendre la suture.
21:35Après,
21:36on va apprendre
21:36à retirer une tumeur.
21:37Après,
21:38on va apprendre
21:38à réparer.
21:39Donc en fait,
21:40il n'y a pas vraiment
21:40de première fois.
21:42C'est très progressif.
21:44Donc je pense
21:44que c'est pour ça
21:45que ça ne m'a pas
21:46autant marquée.
21:48C'était vraiment
21:48un apprentissage
21:49au fur et à mesure.
21:51Mais voilà,
21:51il faut se lancer
21:52et surtout,
21:52il faut se former
21:53auprès des personnes
21:54compétentes
21:55pour après
21:56diffuser
21:58ces compétences
21:59parce qu'en France,
22:00on a quand même
22:00une bonne expertise,
22:01une très bonne expertise
22:02en reconstruction mémère
22:03et diffuser
22:04partout en France
22:06cette connaissance
22:07et informer
22:08nos patientes.
22:09Si vous aviez
22:10un soin,
22:11un souhait,
22:11un soin,
22:12mais vous voyez,
22:12je n'arrête pas
22:13de faire des lapsus
22:13aujourd'hui,
22:14c'est incroyable.
22:16On peut la garder
22:17celle-là,
22:17mon cher réalisateur.
22:18Si vous aviez
22:19un souhait,
22:20un souhait aujourd'hui,
22:22global,
22:22un petit génie
22:23comme ça qui arrive
22:24et qui vous dit
22:24je réalise votre souhait,
22:26ce serait quoi ?
22:28Mon souhait
22:28ou le souhait des femmes ?
22:29Votre souhait à vous.
22:30Mon souhait à moi ?
22:31Ça peut être un souhait global,
22:32ça peut être
22:32ce que vous voulez.
22:37Ah !
22:38Je ne sais pas,
22:39éradiquer le cancer du sein
22:41sur la planète Terre,
22:42par exemple.
22:42Ce que vous voulez.
22:43Bien sûr !
22:44Vous avez le droit
22:45de souhaiter des trucs,
22:46vous savez.
22:48Non,
22:48en fait,
22:49c'est toujours
22:49la perception,
22:50je pense,
22:50du chirurgien
22:51entre ce qui est
22:53factuel,
22:54objectif.
22:55les médecins,
22:57on les connaît,
22:57ils ont du mal
22:58à se projeter.
22:58C'est ça,
22:59c'est un petit peu,
22:59mais effectivement,
23:00si on pouvait éradiquer
23:03le cancer
23:03et mieux informer
23:04les patientes,
23:05oui,
23:05ça serait top.
23:06Ça serait quoi ?
23:06Un vaccin
23:07pour le cancer du sein,
23:07par exemple ?
23:08Un vaccin.
23:09C'est envisageable,
23:10ça ?
23:10Je l'espère.
23:11On l'espère tous.
23:12Merci beaucoup.
23:13Je t'ai donc
23:15avec le docteur
23:16Jenny Claude Milochaud.
23:17Merci Jenny.
23:18Vous êtes chirurgienne
23:18scénologue
23:19à l'Institut du Saint-Paris,
23:20experte en chirurgie,
23:21oncoplastique
23:22et reconstruction mammaire.
23:23Merci d'être venu
23:24partager avec nous aujourd'hui.
23:26Le Bradet France 2025,
23:27ça se déroule
23:28le mercredi 15 octobre prochain.
23:30C'est un événement national,
23:31c'est un événement international.
23:32C'est organisé chaque année
23:33pour sensibiliser
23:34à la reconstruction mammaire
23:36après une mastectomie.
23:37C'est la deuxième édition
23:38en France
23:38et c'est pendant
23:39le mois d'octobre rose.
23:40Donc voilà mesdames,
23:41si vous avez besoin d'infos,
23:43il y a aussi l'Institut du Saint.
23:44Vous n'hésitez pas
23:44à aller voir
23:45sur leur site internet.
23:46Merci à Julien.
23:48Il y a aussi
23:49une page Instagram
23:50Bradet France
23:51sur laquelle
23:52les patients peuvent se rendre.
23:53On va les suivre.
23:53Voilà.
23:54Et il y aura aussi
23:55un live organisé
23:56le 15 octobre,
23:58un mini marathon
23:59de relais
24:00de chirurgiens experts
24:01justement
24:01pour répondre aux patients.
24:04En webinaire quoi.
24:05Ouais.
24:05Donc il ne faut pas hésiter
24:06à se rendre sur ce live
24:08et comme je vous disais plus tôt,
24:10aux consultations
24:11qui sont proposées
24:12pour un accès
24:12aux soins à toutes.
24:13Tout à fait.
24:14Allez-y mesdames,
24:15n'hésitez pas.
24:15Merci Julienne.
24:16Merci docteur
24:16Julie Claude Milochaud.
24:18Et puis merci à Julien
24:20qui réalise pour vous aujourd'hui.
24:21Je vous embrasse
24:22et on se retrouve
24:22dès demain à 19h
24:24pour cet excellent
24:24bye bye.
24:25Sud Radio
24:26Parlons Femmes
24:27Judith Belair
24:28avec la Caisse d'épargne
24:30Île-de-France
24:31fière de soutenir
24:32toutes les femmes.
24:33Sous-titrage Société Radio-Canada
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