- il y a 6 heures
Dans Parlons Femmes, Judith Beller reçoit Alexandra Itéanu, avocate spécialisée en cybersécurité
"Parlons Femmes" nous raconte les parcours des femmes extraordinaires qui tissent le lien de notre République. Nous explorons des thèmes universels tels que la lutte pour l’Egalité des genres, la liberté d’expression, la diversité culturelle, le droit à disposer de son corps. Et surtout, nous donnons la parole aux hommes engagés. Oui, ils existent, et il est essentiel de les entendre et de les encourager !
Une émission de Judith Beller.
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##DESTIN_DE_FEMMES-2026-02-21##
"Parlons Femmes" nous raconte les parcours des femmes extraordinaires qui tissent le lien de notre République. Nous explorons des thèmes universels tels que la lutte pour l’Egalité des genres, la liberté d’expression, la diversité culturelle, le droit à disposer de son corps. Et surtout, nous donnons la parole aux hommes engagés. Oui, ils existent, et il est essentiel de les entendre et de les encourager !
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NewsTranscription
00:00La Caisse d'épargne Ile-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith
00:08Belair.
00:08Bonjour à tous, bonjour à toutes, bienvenue dans Parlons Femmes sur Sud Radio, l'émission qui donne la parole à
00:14celles et celles qui transforment, bousculent et ouvrent des chemins.
00:18Avec vous en ce samedi, Alexandra Itéanu, qui est avocate à la Cour, responsable du département Data, RGPD et IA
00:25du cabinet Itéanu Avocat.
00:26Bienvenue Alexandra.
00:27Merci Judith, bonjour.
00:28Bonjour, plaisir. Vous êtes une experte des équilibres en innovation, technologie, sécurité et régulation, tout un programme, vous allez nous
00:35raconter tout ça parce que moi je ne comprends rien.
00:37C'est parti, Parlons Femmes.
00:38Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
00:42Bon, je comprends quand même un ou deux trucs.
00:43Alors, Parlons Femmes vous pose des questions Alexandra, on commence par la première, vous êtes prête ?
00:47Je suis prête.
00:48Quelle femme connue ou inconnue pour vous inspire une force radicale ?
00:53Quelle femme connue ? Alors c'est quelqu'un de connue forcément ?
00:56Connue ou inconnue ?
00:59Je dirais ma grand-mère.
01:00Pourquoi ?
01:01Parce que c'est une femme qui vient du Maroc, qui était berbère, qui n'a pas eu forcément d
01:07'éducation, qui ne savait pas forcément lire et écrire, qui a élevé tous ses enfants.
01:10Combien d'enfants ?
01:11Huit enfants.
01:12Oui, c'est quand même du boulot.
01:13Ils avaient beaucoup de boulot et qui leur a vraiment transmis l'amour de l'école, de l'apprentissage, etc.
01:19Alors qu'elle n'avait même pas elle-même les connaissances.
01:22Donc ça lui a donné encore plus envie de transmettre ça en fait ?
01:24Je pense.
01:25Et du coup ça a donné votre maman ?
01:28Exactement.
01:28D'accord.
01:29Ma maman.
01:29Donc en fait finalement ce que vous a transmis votre mère, ce que vous nous dites c'est que ça
01:33vous vient directement, cette force féminine chez vous, vient de votre grand-mère ?
01:37Oui, totalement, de ma grand-mère et de ma mère qui sont des femmes fortes et très indépendantes.
01:41Et vous avez suivi leur chemin.
01:43Et totalement, je confirme.
01:45Alors quelle rencontre a profondément changé votre regard sur vous-même, si on a une dans votre vie Alexandra ?
01:50C'est difficile vos questions.
01:51Ah ouais ?
01:52Qui a profondément changé...
01:53C'est des questions d'introspection.
01:55Une personne qui a changé profondément mon regard sur moi-même, je pense que c'était une maîtresse d'école.
02:01Ah oui ?
02:01Quand j'étais en CM1, pour tout vous dire.
02:04Vous souvenez de son nom ?
02:05Elle s'est appelée Madame Fleury.
02:06Eh ben on lui passe bonjour !
02:07Elle nous écoute, qui m'a beaucoup encouragée dans la voie de la lecture, du français, etc.
02:14Et qui m'a donné confiance, parce que je pense que c'est ce dont je manquais à ce moment
02:17-là.
02:19Et voilà.
02:19Big up alors ?
02:20Oui, totalement.
02:21Est-ce que le leadership féminin, selon vous, il est enfin accepté ou il est simplement toléré aujourd'hui dans
02:26notre société ?
02:27Alors je pense que ça dépend des milieux.
02:29Dans votre milieu par exemple Alexandra ?
02:30Dans mon milieu, je pense qu'il est de plus en plus accepté.
02:34Je pense que c'est aussi une question de génération.
02:37Je pense que dans ma génération, c'est déjà plus accepté que les générations d'au-dessus.
02:40Mais c'est vrai que je suis dans un milieu, dans la cybersécurité, la tech, etc.
02:43C'est quand même très masculin en général.
02:44C'est très masculin, c'est quand même les générations souvent au-dessus.
02:47Donc il y a quand même aujourd'hui un petit changement qui s'opère.
02:51Mais c'est vrai que globalement, c'est plutôt ma génération qui...
02:54C'est un peu lent quand même.
02:55Oui, je confirme.
02:57Dans la tech, est-ce que c'est vrai qu'il y a à peu près 35% de femmes,
03:00dont 11% qui sont des ingénieurs en fait ?
03:02Donc finalement, le reste c'est la com, les DRH et tout ça, c'est vrai ?
03:05Oui.
03:05Alors nous, en tout cas de mon expérience au cabinet, c'est vrai que la plupart de nos clients, c
03:09'est des hommes.
03:10Quand je vais à des conférences ou à des formations, je suis souvent la seule femme qui prend la parole.
03:14Et ça, qu'est-ce que vous faites ? Vous en rajoutez ?
03:16Ou vous restez vous-même ? Le plus vous êtes vous-même, le plus ça marche ?
03:19Moi, pour tout vous dire, je ne me sens pas femme particulièrement quand je suis dans ce genre d'événement.
03:23D'accord, vous l'oubliez en fait ?
03:24Voilà, j'oublie totalement le genre pour le coup.
03:28Et tant qu'on ne me le fait pas sentir, en fait, je n'ai pas le besoin de le
03:31revendiquer.
03:33Alors ce patriarcat dont on entend beaucoup parler, est-ce qu'à votre avis, c'est un système dépassé ou
03:37toujours à l'œuvre ?
03:38Alexandre a été à nu.
03:39Alors je pense que ça, encore une fois, ça dépend des milieux, ça dépend des cabinets aussi.
03:43C'est vrai que les cabinets d'avocats, c'est quand même connu pour être assez à l'ancienne.
03:49Très masculiniste en général.
03:50Voilà, totalement.
03:51Et donc je pense que dans certains cabinets, c'est le cas.
03:53Après, j'ai rencontré des confrères qui ne l'étaient pas du tout et ça ne l'est pas du
03:57tout dans mon cabinet, même si c'est mon père qui est aussi mon associé.
04:00Comment ça se passe de travailler avec son papa ?
04:02C'est souvent la question qu'on pose.
04:04Pas trop dur de travailler avec son père, ça se passe super bien.
04:07Ça n'a pas été toujours facile au début.
04:09Mais oui, on arrive à bien compartimenter vie professionnelle et vie privée.
04:15Donc il ne vous parle pas comme si vous étiez sa fille quand vous êtes au cabinet.
04:17Pas du tout.
04:18Bon, ça c'est bien, c'est important.
04:19Est-ce qu'il y avait une ligne à faire bouger comme ça aujourd'hui pour vous, Alexandra, qu'est
04:23-ce que ça serait ?
04:25Sûrement rajouter un peu plus de femmes dans ces milieux-là et surtout en termes de visibilité.
04:29Parce qu'il y en a des femmes quand même, on les voit, mais enfin on ne les voit pas
04:33justement.
04:34On ne les voit pas assez.
04:40Moi j'en fais venir plein.
04:42Et bien c'est bien.
04:43Mais c'est vrai que ça manque de visibilité en général.
04:45Ces femmes ingénieurs et très engagées aussi dans leur route et qui finalement contribuent autant que les hommes à l
04:51'innovation.
04:52Oui, totalement.
04:52Et je pense qu'il faut des exemples et des images pour les plus jeunes aussi, pour qu'ils puissent
04:56se projeter.
04:57Et c'est ce qui nous manque, je pense, et ce qui nous manquait en tout cas.
05:00Rendre les femmes visibles.
05:02Ça c'est un vrai sujet un peu partout dans le monde.
05:04Quel message est-ce que vous auriez envie de transmettre, s'il y en avait un, Alexandra Itagneux, aux petites
05:08filles, aux jeunes filles qui nous écoutent ?
05:09Je pense que c'est justement, ayez confiance en vous.
05:12Il n'y a rien de plus à faire que les...
05:14C'est quelque chose qui revient beaucoup.
05:16Oui, parce que je pense qu'on a vraiment cette chose un peu ancrée de manque de confiance souvent par
05:21rapport aux hommes,
05:21qui est sûrement dû à l'éducation et à plein de choses.
05:24Et je pense qu'il faut juste prendre confiance et puis s'ouvrir les yeux sur les possibles.
05:31Parce qu'en fait, tout est possible, tout est possible, quoi.
05:33Les possibles, possibles.
05:35Alors, Alexandra Itagneux, vous faites donc...
05:36Vous êtes avocate, je le rappelle.
05:38Vous êtes responsable du département data RGPDIA du cabinet Itagneux Avocat.
05:43Vous faites partie de cette génération de juristes qui ne se contentent pas, j'ai envie de dire, d'interpréter
05:48le droit du numérique,
05:49mais qui veulent participer activement à sa construction opérationnelle.
05:54Ça, c'est très important.
05:55Oui, c'est très important.
05:56Je pense qu'il faut comprendre que le droit, aujourd'hui, il nous impacte tous, pas qu'en tant que
06:00juriste, mais en tant que citoyen.
06:02Et donc, il faut l'influencer d'une certaine manière.
06:04Il faut se poser les bonnes questions.
06:07Il faut avoir l'esprit critique.
06:08Déjà, moi, j'écris beaucoup d'articles, j'essaie beaucoup de questionner, de prendre du recul, surtout à l'ère
06:13de l'IA,
06:14où on a l'impression que tout peut être écrit en deux secondes, etc.
06:17Je pense qu'il faut prendre un peu de recul, avoir la clairvoyance de dire où est-ce qu'on
06:20est, quelle est la situation,
06:21et comment est-ce que le droit, d'une certaine manière, peut améliorer ces situations-là et ne pas être
06:25un frein ou un poids.
06:27Bien sûr. Et évidemment, la cybersécurité, c'est un vrai sujet.
06:32Vous intervenez aussi bien en conseil stratégique qu'en gestion de situations sensibles aussi.
06:37Et la cybersécurité, pour y revenir, c'est vraiment un sujet central en ce moment,
06:41avec le développement de l'intelligence artificielle notamment,
06:43mais globalement avec tous les sujets qui sont traités avec Internet.
06:48Et donc, voilà, on a besoin de ce type d'intervention aujourd'hui.
06:53Oui, totalement. On le voit. Encore une fois, la cybersécurité, c'est pas que l'affaire des juristes,
06:57toute la tech, ça nous impacte tous.
06:59Quand on a des vols de données, des fraudes, des cyberattaques, du phishing, etc.,
07:03on se rend compte qu'au final, c'est à la portée de tous.
07:05Et donc, c'est très important de sensibiliser les gens sur ces questions-là et d'avoir une vraie...
07:09On est tous des cibles, en fait, aujourd'hui.
07:11On est tous des cibles, totalement. On est tous des cibles.
07:13Et l'IA, d'une certaine manière, peut nous protéger,
07:15parce que certains systèmes d'IA sont là pour des antivirus, etc.
07:18Mais il y a aussi une grande partie de ces outils-là qui sont utilisés par des hackers, etc.,
07:22au contraire, pour attaquer ces systèmes d'information
07:24et pour mettre en danger la vie privée des gens.
07:26Parce que finalement, aujourd'hui, l'argent, il est dans la data, je peux le dire comme ça ?
07:30Oui, en grande partie. C'est la grande valeur.
07:32La grande valeur aujourd'hui des actifs est dans la donnée, bien sûr.
07:36Alors, vous avez participé, Alexandra Itéannu, au GS Day le 20 janvier.
07:40C'est une journée complète qui est consacrée à la sécurité de l'information, au numérique,
07:42à la cybersécurité, avec des conférences, des tables rondes, des échanges, etc.
07:46Vous avez pris la parole, vous ?
07:48Oui, totalement.
07:48C'était quoi, votre sujet ?
07:49J'étais sur une table ronde sur comment la réglementation influence la cybersécurité.
07:54Et j'étais avec une autre femme, d'ailleurs, sur cette table ronde.
07:57Je veux le noter, quand même, c'est un événement qui donnait vraiment la parole aux femmes.
08:01Il y avait presque quasi 40-50% de femmes et d'hommes.
08:05Donc, c'est quand même beaucoup dans ce milieu de la tech.
08:07C'est vrai, ça.
08:08Et sur ça, et même, ils ont un magazine qui s'appelle Global Security Magazine,
08:11dans lequel j'écris parfois.
08:12Il y a aussi beaucoup d'autres femmes auteurs.
08:14Parce qu'ils ont pris conscience du fait de l'importance, en fait, de cette représentation.
08:18Oui, totalement, de cette visibilité.
08:20Et alors, quand vous prenez la parole, comme ça, sur ce genre de sujet,
08:24là, vous parlez à des professionnels.
08:26Si vous deviez vulgariser ce que vous faites pour nos auditrices, nos auditeurs,
08:30pour qu'on comprenne un petit peu mieux, comment vous le feriez ?
08:33Ce serait quoi, votre phrase ?
08:33Alors, c'est intéressant, parce que j'ai dû faire cet exercice pour ma fille de 2 ans et demi,
08:37qui m'a posé la question à la dernière fois de « Maman, qu'est-ce que tu fais dans
08:41la vie ? »
08:42Et la réponse que j'ai essayé de lui donner, c'est de lui dire que
08:46« Maman, elle a des gens qui viennent la voir parce qu'ils ont des problèmes,
08:49et elle donne des solutions, elle essaye de trouver des solutions justes.
08:52Et puis, quand il y a trop de problèmes, on va devant un juge
08:55et qui essaye, à son tour, de donner une solution qui est juste.
08:57Donc, c'est vraiment participer à la justice du quotidien. »
09:01Et à la justesse aussi des informations auxquelles on a accès,
09:05et puis surtout qu'il y a une trace numérique, c'est important de le dire, ça aussi.
09:08Oui, totalement.
09:09Ça, c'est des sujets sur lesquels vous travaillez ?
09:11Oui, beaucoup, et on essaye beaucoup d'éveiller les consciences
09:13sur le fait que tout ce que vous mettez en ligne reste en ligne,
09:16qu'il n'y a pas d'effacement absolu et définitif.
09:19Ça n'existe pas, ça.
09:19Ça n'existe pas, et c'est quand même important de le rappeler.
09:21Tout ce que vous allez mettre en ligne peut potentiellement être servi contre vous.
09:26Donc, par exemple, question basique,
09:28si moi j'utilise ChatGPT et que je mets des données personnelles dedans,
09:32est-ce que ces données-là peuvent être utilisées contre moi ?
09:35Alors, déjà, elles peuvent faire l'objet de données d'entraînement
09:37par ChatGPT qui peut les utiliser dans son modèle,
09:39et ensuite, effectivement, on n'est pas à l'abri d'une faille de sécurité,
09:43de quelque chose qui fasse que ces données soient volées
09:45et soient utilisées contre vous.
09:46Et donc, même si j'efface, on va rentrer dans des sujets très concrets,
09:49si j'efface ce que j'ai écrit dans ChatGPT, ça y reste quand même ?
09:52Eh bien, c'est la grande question qu'on se pose aujourd'hui
09:54et que la CLIL, l'autorité française, se pose,
09:56et que le CEPD, l'autorité européenne, se pose,
09:58c'est qu'on n'a pas aujourd'hui la possibilité de vérifier
10:00si ChatGPT efface concrètement ce qu'il y a dans votre machine.
10:04Ou si, finalement, ils gardent un petit peu tout cela comme un algorithme ?
10:07Oui, totalement.
10:07C'est ça.
10:08L'algorithme, c'est ce qui va permettre à la machine de fonctionner,
10:10mais effectivement, ils sont des bases de données immenses,
10:12et en fait, ces gens-là vous disent aussi
10:14qu'ils n'ont peut-être pas la possibilité de retrouver,
10:16en fait, dans ce micmac,
10:18toutes les données personnelles que vous donnez.
10:19Mais ça, encore, c'est la technique.
10:21Ils opposent la technique.
10:22Je ne suis pas convaincue par cet argument.
10:24On va parler de tout ça, on va continuer.
10:25C'est passionnant comme sujet.
10:26Vous êtes dans Parlons Femmes.
10:28On donne la parole, vous le savez,
10:29à celles ici qui construisent,
10:31qui avancent sans demander la permission.
10:32Aujourd'hui, je suis ravie de recevoir Alexandra Itéanu,
10:34qui est avocate responsable du département
10:36Data, RGPD et IA du cabinet Itéanu.
10:39Avocat, restez avec nous.
10:41A tout de suite.
10:42La Caisse d'épargne-Île-de-France,
10:44fière de soutenir toutes les femmes,
10:46vous présente
10:47Sud Radio, Parlons Femmes,
10:49Judith Belair.
10:50Vous écoutez Parlons Femmes sur Sud Radio
10:52comme chaque samedi à 13h30.
10:53Aujourd'hui, place à l'avocate Alexandra Itéanu,
10:55qui est responsable du département Data,
10:57RGPD et IA du cabinet Itéanu.
11:01Alors, un des marqueurs forts de votre travail, Alexandra,
11:04c'est votre approche de l'intelligence artificielle
11:06sous l'angle de la cybersécurité, justement.
11:08Donc, on va continuer à parler de ça,
11:11sur les traces qu'on peut laisser,
11:12sur qu'est-ce qu'il faut laisser aux enfants aussi.
11:14Est-ce qu'on peut laisser...
11:15On entend beaucoup parler en ce moment
11:16de l'interdiction des réseaux sociaux
11:18avant 15 ans.
11:20Et quid, tiens, des enfants
11:21qui se sont servis de ces réseaux
11:23et qui vont voir leur compte supprimé.
11:24Est-ce qu'eux, ils auront une trace numérique ?
11:26Comment on fait pour effacer ce qu'ils ont laissé ?
11:28Ça, c'est un vrai sujet aussi.
11:29C'est un vrai sujet.
11:30Alors, normalement, il y a quand même le RGPD,
11:32on ne l'a pas rappelé,
11:32mais le Règlement européen sur la protection des données,
11:34qui donne un certain nombre de droits
11:36aux citoyens et aux enfants,
11:37notamment un droit à l'effacement complet.
11:39Donc, normalement,
11:40les réseaux sociaux ont l'obligation
11:41de supprimer totalement toute trace.
11:43Est-ce qu'on peut vérifier ça ?
11:45C'est ça, la difficulté.
11:46C'est qu'il y a ce qu'il y avait sur ces réseaux,
11:48il y a ce qui a été capté par des gens,
11:49des utilisateurs,
11:50et qui a été mis sur d'autres réseaux,
11:51sur d'autres plateformes.
11:52Le réseau social ne peut que contrôler
11:53ce qu'il y a sur sa plateforme à lui.
11:55On ne contrôle pas ce qui a été rediffusé par la suite.
11:58Et c'est là toute la difficulté.
11:59Et juste pour revenir sur l'interdiction
12:01aux mineurs de moins de 15 ans,
12:02c'est effectivement applicable qu'aux réseaux sociaux.
12:04Et aujourd'hui, on se pose la question des IA.
12:06Et ça, ça n'a pas encore été réglementé.
12:08On laisse aujourd'hui des jeunes
12:10parler à ces Tchadjipiti, etc.
12:12Il n'y a pas de réglementation spécifique en France aujourd'hui.
12:15Non, il y a eu des catastrophes déjà en plus.
12:16Oui, totalement.
12:17Et là, la question de la responsabilité se pose.
12:19Qui va être responsable ?
12:20Je rappelle quand même qu'une IA en elle-même
12:22n'a pas de responsabilité juridique.
12:24On ne peut pas attaquer Tchadjipiti.
12:25Il faut aller attaquer derrière OpenAI,
12:27qui est une société américaine,
12:28qui est loin et qui, dans ses conditions générales...
12:31A prévu le coup.
12:32A prévu totalement le coup, oui.
12:34Donc, en fait, ces grosses boîtes,
12:37ces gars-femmes,
12:40qui contrôlent un petit peu
12:41toutes nos informations aujourd'hui,
12:43parce qu'on passe tous beaucoup de temps
12:44sur nos ordinateurs, sur nos téléphones, etc.
12:47Finalement, ce qu'on entend dans tout ça,
12:49c'est qu'ils sont difficilement légis...
12:52Je ne sais pas comment on peut dire.
12:53En fait, on ne peut pas leur coller de loi
12:55comme on les collerait à une société lambda.
12:59La loi, l'interdiction des réseaux
13:00d'au moins de 15 ans,
13:01c'est un aveu d'échec.
13:03Parce qu'en fait, on a des lois.
13:04On a le DSA, le DMA,
13:06qui sont des règlements
13:06qui auraient dû imposer à ces plateformes
13:08le fait d'interdire l'accès.
13:10Mais comme on n'y arrive pas,
13:11on passe de l'autre côté de la barrière.
13:12Et du coup, on interdit aux jeunes
13:14d'y avoir accès.
13:14Alors que le plus normal,
13:16le plus juste,
13:16aurait été de réguler ces plateformes
13:17pour qu'elles s'adaptent
13:18à nos jeunes aujourd'hui.
13:19Et on n'y arrive pas.
13:21Donc, on interdit.
13:22Et alors, d'aucuns dirait
13:22que c'est Liberti Sud,
13:23parce que maintenant,
13:24il va falloir montrer sa carte d'identité,
13:25etc.
13:26Qu'est-ce que vous en pensez de ça ?
13:27Je pense que c'est un vrai enjeu
13:28et un vrai problème.
13:29Parce qu'effectivement,
13:29du coup, on va tous devoir
13:30d'une certaine manière justifier
13:31qu'on a plus de 15 ans.
13:33Et donc, on va tous devoir
13:34donner nos données.
13:35Donc, il n'y a plus d'abonnement.
13:36Et c'est la vraie question.
13:37C'est le vrai problème.
13:38C'est qu'on va passer dans une société...
13:39C'est la fin des trolls aussi.
13:40J'ai envie de dire.
13:41C'est vrai aussi,
13:42mais il faut faire attention
13:43parce que sous couvert
13:46d'antiterrorisme,
13:46de sécurité,
13:48de protection de l'enfance,
13:49etc.
13:49Ça commence toujours par là,
13:50ce genre de loi.
13:51Et puis après, ça s'étend
13:52et on tombe dans une société
13:53de surveillance.
13:54Donc, c'est vrai
13:54qu'il faut faire très attention.
13:57Et c'est quoi la solution magique ?
13:58La solution, pour moi,
14:00il y a deux choses à faire.
14:01La première, c'est déjà
14:02d'éduquer les citoyens,
14:04les enfants,
14:05mais aussi les parents.
14:06Leur expliquer ce qu'il faut
14:07montrer ou pas à ces enfants,
14:08quelle plateforme
14:09ils peuvent avoir accès,
14:10etc.
14:10Parce que les enfants reproduisent
14:11de certaines manières
14:12ce que font les parents.
14:13Et la seconde chose,
14:14c'est peut-être d'avoir
14:14des alternatives européennes
14:16avec des applications
14:17qui seraient adaptées
14:18aux plus jeunes
14:19qui pousseraient des contenus
14:21culturels,
14:22pédagogiques, éducatifs
14:23pour éviter...
14:24Donc, à quand le nouveau
14:24réseau social spécial
14:25enfants et adolescents ?
14:27C'est ce qu'on attend.
14:28Ah, ok.
14:29Bah, écoutez, on lance l'idée
14:30puisque c'est quand même
14:31une idée sympa,
14:32c'est un marché à prendre.
14:34Et alors, pour parler un petit peu,
14:36vous avez contribué
14:37à l'ouvrage
14:37Le Règlement européen
14:38sur l'IA et au-delà.
14:40C'est une approche transversale
14:41qui vous illustre aussi
14:43que ce que ça nous explique,
14:45c'est que l'IA,
14:46c'est pas seulement
14:47un outil d'innovation,
14:47mais c'est un objet
14:48juridique à sécuriser,
14:49vraiment, c'est ça
14:50que vous nous dites aussi,
14:51tant dans sa conception
14:52finalement que dans l'usage
14:53qu'on en fait.
14:55Alors, en tout cas,
14:55ce que j'essaye de dire
14:56dans ce chapitre-là,
14:57c'est qu'en fait,
14:58il faut vraiment se poser
14:59la question concrètement
15:00de quand on utilise l'IA,
15:01qu'est-ce qui se passe,
15:02qui va être responsable,
15:04vers qui on peut se tourner,
15:05parce qu'on l'a dit nous-mêmes,
15:06ces grands géants du numérique,
15:07on n'y arrive pas,
15:08qu'est-ce qui se passe demain
15:09quand il y a un dommage
15:09contre un citoyen,
15:10vers qui est-ce qu'il peut
15:11se tourner,
15:12contre...
15:12Je vous donne un exemple
15:13très concret,
15:14il y a un logiciel
15:15qui va permettre de...
15:17pour les RH par exemple,
15:19qui va permettre
15:20de sélectionner des CV.
15:21S'il y a une discrimination,
15:23s'il y a un biais
15:23de l'algorithme,
15:24vers qui va se tourner
15:25le candidat ?
15:25Est-ce qu'il va se tourner
15:26contre la RH,
15:27contre la société,
15:28contre l'outil en l'UNEM ?
15:29Est-ce que c'est pas la manière
15:30dont l'algorithme a été mis en place
15:31qui pose souci finalement ?
15:33Ça pourrait être une des réponses,
15:34mais ça n'est pas
15:35de la manière de l'utiliser.
15:36Parce que l'algorithme
15:36y réagit, si j'ai bien compris,
15:37à ce qu'on lui envoie.
15:38Totalement.
15:39Et c'est pour ça
15:39que c'est important de dire
15:40encore une fois
15:40qu'IA n'a pas de personnalité juridique,
15:42c'est l'algorithme
15:42et la manière
15:43dont le concepteur derrière
15:45le crée
15:46qui va d'une certaine manière
15:47influer sur...
15:48On le voit aujourd'hui
15:49avec Grock ou avec Groquipédia.
15:50Ah oui, c'est alors Grock,
15:51on peut dire aussi
15:51que c'est l'IA de X,
15:53pour ceux qui ne savent pas,
15:54X étant le réseau d'Elon Musk
15:56et qu'Elon Musk
15:56est attaqué régulièrement
15:58pour les prises de position de Grock
16:00qui finalement
16:00prend des positions en son...
16:02qui valorisent lui, quoi.
16:07Lui, il est fidèle à son concepteur
16:10d'une certaine manière.
16:13Alors vous,
16:13vous êtes aussi chargée
16:15d'enseignement au Master 2
16:16Droits des Données
16:17à l'Université Paris 1
16:18Panthéon-Sorbonne, Alexandra.
16:20L'idée, c'est de transmettre
16:21aussi les savoirs.
16:22C'est très important
16:24dans votre positionnement
16:25de continuer à prêcher cette parole
16:27en fait auprès de la jeunesse,
16:29justement,
16:30qui va être active
16:31dans pas longtemps, quoi.
16:32Oui, totalement.
16:32Je pense que c'est très important
16:33quand on maîtrise le droit,
16:34on maîtrise d'une certaine manière
16:36sur sa vie de citoyen.
16:38C'est important pour tout le monde.
16:39Et je pense aussi
16:40qu'on a vraiment ce rôle-là
16:41à jouer encore plus
16:42à l'ère de l'IA
16:43où on entend souvent
16:44que les cabinets d'avocats
16:45vont remplacer les stagiaires
16:46ou les premières années
16:47par des outils d'IA.
16:48Je pense qu'on a quand même
16:49tous cette responsabilité
16:50de transmettre,
16:52que ce soit à travers les cours
16:53ou dans nos cabinets
16:55et que c'est quelque chose
16:56qu'il faut vraiment continuer à faire.
16:57Je pense sincèrement que...
16:58Pour vous,
16:58c'est pas un stagiaire,
16:59Tchad GPT, quoi ?
17:00Ah non, clairement pas.
17:01Et puis, Tchad GPT,
17:01il y a des fois même
17:02de confidentialité, etc.
17:04Ça sera jamais...
17:05Donc vous mettez pas
17:06vos dossiers dedans, quoi ?
17:06Non.
17:07C'est trop dangereux.
17:08Et vraiment, je...
17:09Vous le déconseignez
17:10aux vos confrères
17:10et à vos consoeurs.
17:12Et à tout le monde, en fait.
17:13Parce qu'on sait pas
17:14ce qu'ils en font.
17:15D'accord.
17:16Donc vraiment faire gaffe,
17:17effectivement.
17:18Vous êtes aussi formatrice
17:19auprès d'institutions publiques,
17:20notamment du ministère des Armées.
17:23Et là, vous vulgarisez,
17:25c'est ça que vous faites.
17:25Vous adaptez votre discours.
17:27Oui, totalement.
17:27On adapte le discours
17:29à ces gens-là,
17:30aux membres du ministère des Armées
17:31qui ont des questions
17:32très concrètes de...
17:33Quand on est sur LinkedIn,
17:34est-ce qu'on peut partager
17:35son statut ?
17:36Est-ce qu'on peut donner
17:37son opinion quand on fait partie
17:38du ministère des Armées ?
17:39Ça, c'est les genres de questions
17:40qu'on a...
17:40Alors, allez-y, répondez
17:41à vos propres questions,
17:41s'il vous plaît, qu'on sache.
17:42Et alors, il y a une liberté
17:43d'expression, mais quand on est
17:45salarié ou fonctionnaire,
17:46elle est quand même
17:46un minimum encadrée,
17:48ce qui est normal.
17:49On a aussi des questions
17:49juste sur la cybersécurité
17:50avec eux.
17:51Est-ce qu'ils peuvent mettre
17:52sur Tchadipity
17:54des dossiers classés
17:55Secrets Défense ?
18:01Voilà, à priori.
18:02Voilà, exactement.
18:03Mais ça peut paraître...
18:04Des choses qui peuvent
18:06paraître évidentes parfois,
18:07mais qui sont bons
18:08et qui sont bien rappelées.
18:10Si vous aviez un souhait,
18:11Alexandra Itéanu,
18:12aujourd'hui, vous aviez
18:13un petit génie comme ça
18:14qui apparaissait devant vous
18:15et qui vous disait
18:16« J'exauce ce que tu veux »,
18:17qu'est-ce que vous lui demanderiez ?
18:20« J'exauce ce que tu veux »,
18:22je pense qu'on reste
18:24fondamentalement humain
18:25dans un monde
18:26qui l'est de moins en moins
18:27avec l'IA, etc.
18:28Et nous, on le voit
18:29même dans la manière
18:30d'interagir, etc.
18:32Je pense qu'il faut
18:32vraiment pas perdre.
18:32Vous voyez dans la manière
18:33d'interagir ?
18:34Qu'est-ce que vous voyez
18:35qui change ?
18:35Je trouve qu'en fait,
18:37avec ces chatbots,
18:38chatjpt, etc.,
18:39on s'habitue
18:41à une sorte d'instantanéité,
18:43à une forme de réponse
18:44qu'on peut parfois demander
18:46à son avocat,
18:47à un prestataire.
18:49Et je pense que c'est important
18:50de garder en tête
18:51qu'il faut garder une humanité
18:54et il faut réussir
18:56à garder une clairvoyance
18:57et un esprit critique
18:59face à ce genre d'outil,
19:01en tout cas.
19:02Et vous, dans votre parcours,
19:03Alexandra,
19:04est-ce que vous avez connu
19:05des difficultés dues
19:06à votre genre
19:06ou jamais ?
19:08Alors, jamais frontalement.
19:10J'ai eu la chance
19:10de jamais le ressentir frontalement.
19:12Par contre, c'est vrai
19:13que surtout étant plus jeune,
19:14j'avais l'impression
19:15de devoir toujours
19:16en faire un peu plus
19:18parce que j'étais jeune,
19:19parce que j'étais une femme
19:21et qu'il fallait que je prouve
19:22que j'étais deux fois plus sérieuse.
19:24Je m'habillais de manière
19:26deux fois plus stricte.
19:27Donc, j'avais vraiment
19:28cette impression
19:28que je devais deux fois plus travailler
19:29parce que j'avais l'impression
19:30qu'il fallait que je prouve
19:32que j'étais légitime.
19:33Est-ce que vous aviez raison ?
19:34Est-ce que j'avais raison
19:35de le faire ?
19:36Je ne sais pas.
19:37En tout cas,
19:37c'était un besoin
19:38que j'avais à ce moment-là.
19:39Et heureusement,
19:40aujourd'hui,
19:40que je n'ai plus
19:41parce qu'encore une fois,
19:41c'est une question de confiance.
19:43J'ai pris confiance en moi
19:44et maintenant,
19:45je ne me pose plus
19:46toutes ces questions.
19:46Mais c'est vrai que plus jeune,
19:48c'était quelque chose.
19:49Et pourtant,
19:49vous voyez,
19:50je n'ai pas eu frontalement,
19:50j'ai eu la chance
19:52de jamais avoir de remarques
19:54ni rien de personne.
19:55Mais vous allez me dire
19:56que c'est un ressenti.
19:57C'est ça que vous dites.
19:57Voilà, c'est un ressenti.
19:58Et alors justement,
19:59si vous aviez un message
20:00à passer aux jeunes filles,
20:02aux jeunes femmes
20:02qui nous écoutent aujourd'hui,
20:04qu'est-ce que ça serait, Alexandra ?
20:06Encore une fois,
20:06ça serait que
20:07ayez juste confiance en vous
20:08et tout est possible en réalité.
20:10Que vraiment,
20:11tout est possible.
20:11Il faut s'en donner les moyens.
20:13Et le travail,
20:14le travail, le travail,
20:15parce que vous avez l'air
20:16d'être quand même
20:17une bosseuse.
20:18Je pense que le travail paye.
20:19Que le travail paye toujours.
20:20Et qu'il ne faut pas
20:21se laisser décourager
20:23si jamais il y a des remarques
20:24ou autres.
20:25Voilà, il ne faut pas
20:26se laisser décourager.
20:27Donc pour résumer
20:28un peu tout ce qu'on s'est dit,
20:29ce serait quoi votre phrase ?
20:30C'est quoi l'impératif absolu
20:31aujourd'hui en termes d'IA
20:32et de cybersécurité ?
20:34Je dirais de rester
20:37clairvoyant et critique
20:37et d'en donner
20:38le moins possible.
20:40D'accord.
20:41Et donc, finalement,
20:43même les questions,
20:43je vais encore pousser
20:44un peu plus loin,
20:45même les questions de santé
20:46qu'on peut avoir
20:47ou ce genre de choses,
20:48il ne vaut mieux pas
20:49les mettre sur Internet ?
20:50Si vous les mettez,
20:51il faut juste garder en tête
20:52que ce que vous mettez
20:53risque d'être partagé,
20:54risque d'être infiltré,
20:55d'être utilisé contre vous.
20:57Voilà, il faut juste
20:57garder ça en tête.
20:59C'est terrible quand même.
21:00C'est pas un espace fermé.
21:01Vous n'allez pas face
21:02à un médecin
21:02qui a un secret médical,
21:04vous n'allez pas face
21:04à un avocat
21:05qui a aussi son secret professionnel,
21:06vous êtes face à une machine
21:09qui a ses failles
21:10et qui peut être ouverte
21:12par des hackers,
21:13qui peut être potentiellement
21:14perquisitionnée
21:14par la justice aussi.
21:16Donc voilà,
21:16gardez ça en tête.
21:17Merci beaucoup Alexandra Itéanu.
21:19Je rappelle que vous êtes responsable
21:20du département Data,
21:22RGPD et IA
21:22du cabinet Itéanu,
21:25avocat.
21:25Merci d'être venu partager
21:26avec nous aujourd'hui.
21:28C'était Parlons Femmes
21:29sur Sud Radio,
21:30les amis,
21:30merci de nous avoir accompagnés.
21:32On se retrouve samedi prochain
21:33à 13h30
21:34et puis dès demain
21:34à 19h pour cet excellent.
21:36Merci à Juju Delmas
21:37en régie
21:38et surtout vous,
21:39prenez soin de vous.
21:39Bye bye.
21:40Sud Radio,
21:41Parlons Femmes,
21:43Judith Belair
21:43avec la Caisse d'épargne
21:45Île-de-France,
21:46fière de soutenir
21:47toutes les femmes.
21:48Sous-titrage Société Radio-Canada
21:48Caisse d'épargne
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