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00:00De quoi est avec nous ? Patrick Adler, François Osillo et ce numéro de téléphone 0826 300 300.
00:05N'hésitez pas à vous en servir à partir de 19h avec François-Louis Bourneau et Philippe David.
00:11C'est une libre antenne. Tous les sujets sont les vôtres.
00:15Si vous voulez commenter, vous êtes exceptionnellement, enfin même pas exceptionnellement, tous les soirs, les bienvenus.
00:20En attendant, les épreuves écrites du brevet s'achèvent ce mardi 30 juin avec les mathématiques.
00:26Avec la question du soir, le niveau de brevet est-il devenu grotesque ?
00:30Et bien vous dites oui avec un score brejnévien de 95%.
00:34Et nous avons des messages bien entendu sur notre chaîne YouTube. Quentin ?
00:38Et oui déjà beaucoup de réactions Cécile sur notre page YouTube.
00:42Bon globalement les gens sont plutôt d'accord.
00:43On a Patrick par exemple qui nous dit, vu le niveau de l'enseignement aujourd'hui, le brevet et le
00:47bac ne valent plus rien.
00:49Et Martine qui dénonce un nivellement par le bas.
00:51Oui on va en parler, soyez les bienvenus. C'est la question du soir.
00:55Cette année, les élèves de 3e auront une nouvelle épreuve d'automatisme en mathématiques.
00:59Concrètement, il s'agit d'un examen sans calculatrice d'une durée de 20 minutes.
01:03Alors les automatismes, qu'est-ce que c'est ?
01:05Et bien le ministère de l'éducation nationale a expliqué qu'ils correspondent à la capacité des élèves à mobiliser
01:11rapidement des notions fondamentales,
01:13sans raisonnement long ni rédaction compliquée.
01:15Les questions pourront porter sur les nombres et les calculs, la géométrie et l'espace, les probabilités, la proportionnalité, les
01:22fonctions ou encore les algorithmes et la programmation.
01:24La notation évolue.
01:26La moyenne finale au brevet repose désormais à 40% sur le contrôle continu et à 60% sur les
01:31épreuves finales, alors qu'avant c'était 50-50.
01:34Aussi, le système de points sur 800 disparaît.
01:36Il faut maintenant une moyenne finale d'au moins 10 sur 20 pour obtenir le brevet.
01:44Et cette question, le niveau du brevet est-il devenu grotesque ?
01:47Vous dites en majorité oui.
01:50Philippe David, vous avez fait le test tout à l'heure.
01:53C'était hallucinant.
01:54Il y a une première partie qu'on fait en 20 minutes, je crois.
01:58Je l'ai faite en entier en 3 minutes.
02:02Alors j'ai tout eu bon.
02:04Pourtant j'étais nul en maths.
02:05Je n'ai plus fait de maths depuis plus de 40 ans.
02:06Sauf le dernier, c'était sur le cosinus.
02:08Et j'ai oublié le sinus, cosinus, tangente.
02:11Mais j'avais 9 questions, j'en avais 8 de bonne.
02:14Et ensuite, il y a un truc surréaliste.
02:16Le tableau des médailles des JO de Paris est marqué.
02:19Combien les Pays-Bas ont-ils eu une médaille d'or ?
02:21Je crois qu'il y a marqué 27, mais il suffit de réécrire 27.
02:25Combien l'Australie a-t-elle eu de médailles d'or ?
02:28Alors il y a le nombre total de médailles, le nombre de médailles de bronze,
02:31le nombre de médailles d'argent et un point d'interrogation dans le nombre de médailles d'or.
02:34Il suffit de faire deux soustractions, c'est-à-dire niveau CE1.
02:40Alors après, il y a des trucs un peu plus péchus quand on n'a plus fait de maths depuis
02:44longtemps.
02:44Mais en 5 minutes, j'avais fait de quoi avoir le brevet, la moyenne en maths,
02:48en n'ayant même pas tout fait parce qu'après on rentrait en studio.
02:51J'avais commencé à le regarder ce matin.
02:53Alors j'ai regardé d'autres matières comme l'histoire, etc.
02:56Mais c'est tellement surréaliste que je me dis,
02:59à notre époque, ce brevet, on l'aura eu en CM2.
03:02Ce qui est quand même un peu gênant.
03:04Comment on explique ça, Françoise Degoy ?
03:06Est-ce qu'on a un problème ?
03:07Il faut qu'on réussisse à tout prix et que l'échec finalement est mal compris ?
03:13Je ne sais pas.
03:14Je pense que c'est probablement une vision pédagogique sur l'idée.
03:17Je suis même étonné qu'on le repasse.
03:19Moi, à ma période, à mon époque, je ne l'ai pas passé
03:21puisqu'on l'avait grâce à la qualité de nos notes en troisième.
03:25Si vous aviez plus de 14 ou 15 de moyenne, vous ne passiez pas le brevet.
03:28On a remis cela à la page.
03:33Je ne m'explique absolument pas ça.
03:35Je pense que vraiment...
03:36Parce que c'est le premier diplôme ?
03:37C'est le premier diplôme.
03:38Mais encore une fois, vous connaissez mon obsession
03:40pour ce que je crois être le plus important au-delà des maths.
03:44Je pense que c'est...
03:44Encore une fois, on a abandonné la chose essentielle.
03:48On a abandonné la lecture et l'écriture.
03:49À partir du moment...
03:51Les nations, d'ailleurs, qui sont devant nous,
03:53sont des nations qui ont mis en place des programmes ambitieux
03:56pour la lecture.
03:57La lecture pour tous.
04:00Apprendre aux enfants à aimer la lecture.
04:02C'est véritablement quelque chose qui s'apprend.
04:04Comment est-ce qu'on les aide à aimer lire
04:07plutôt que scroller ?
04:08Voilà.
04:08Je pense qu'il faut reprendre depuis le début.
04:10Je n'ai pas d'explication sur l'effondrement.
04:12Mais en tout cas, j'ai au moins des solutions
04:14sur comment on peut redémarrer.
04:16Je crois que la lecture et l'écriture...
04:17Hier ou avant-hier, on traitait de ce qu'avait fait
04:19le ministre de l'Éducation nationale,
04:21de dire qu'au bac, il fallait que l'orthographe
04:24rentre dans la note.
04:26Et donc, les correcteurs ont décidé de dire non.
04:29Ils ont dit non seulement non,
04:30mais si c'est compréhensible,
04:31même si la syntaxe n'est pas correcte,
04:34ça passe.
04:35Non, mais pourquoi les professeurs disent ça ?
04:36Ils disent ça parce que...
04:37Non, mais c'est une catastrophe.
04:38Non, mais les professeurs disent ça
04:39parce que ça veut dire que s'ils ne disent pas ça,
04:41ils retoquent 95%, si vous voulez,
04:43et 95% des copies.
04:45Donc, ils ne peuvent pas admettre quelque chose
04:47qui va vraiment tout retoquer.
04:49Ils savent très bien dans quel état
04:50les élèves arrivent au niveau de l'orthographe.
04:52Moi, je le redis vraiment.
04:54J'ai plein d'idées.
04:55Je ne serai jamais ministre de l'Éducation,
04:57mais j'ai plein d'idées, vraiment.
04:58Nous avons tous plein d'idées.
05:00C'est très documenté.
05:01Les chercheurs ont beaucoup travaillé là-dessus.
05:04Redonnons le goût de lire et d'écrire aux petits.
05:07Et de compter.
05:07Et de compter.
05:08Lire, écrire, s'emparer du langage,
05:11s'emparer de la langue,
05:12s'emparer de l'histoire,
05:13de l'imaginaire, etc.,
05:14ça change tout.
05:15À haut niveau...
05:16C'est dix ou quatre...
05:17Peut-être que ça fait deux ou trois générations.
05:19Alors là, on a un ancien prof d'allemand.
05:21À haut niveau également,
05:22j'étais hier avec Christophe Barbier,
05:24qui est normalien,
05:25et qui me disait qu'avec certains de ses camarades,
05:28il était horrifié
05:29parce qu'au capès de lettres,
05:30il y avait également énormément de fautes d'orthographe.
05:33Au capès de lettres ?
05:35Et ce sont ces mêmes gens
05:36qui vont enseigner le français aux élèves.
05:38Donc, ça fait un peu flipper.
05:39Non, mais parce qu'il y a aussi un abaissement du goût
05:42à devenir professeur.
05:43Moi, je sors d'une famille de professeurs.
05:44Ça va de l'instit aux professeurs des grandes écoles
05:46ou des classes préparatoires.
05:48Honnêtement, il y avait une forme de sacerdoce.
05:51Et de respect.
05:52Mais oui, il y a aussi...
05:54Le métier n'est plus attractif.
05:56Vous n'avez plus envie d'être professeur.
05:57Quand vous avez fait bac plus 5, bac plus 6,
05:59c'est que vous êtes payé 1800 balles.
06:01Ce n'est pas possible.
06:01Ce n'est pas parce que vous pouvez être un médiocre professeur
06:06et inciter les élèves à lire
06:08ou à leur faire des dédictés.
06:10Je pense que le système entier est vraiment...
06:12On a abandonné aussi les profs à encecapa.
06:15François Oziou.
06:16Pendant très longtemps,
06:17il y a eu des consignes aussi de rattraper tout le monde.
06:19D'ailleurs, je suis un exemple.
06:21Puisqu'au bac, j'étais vraiment une quiche intersidérale en maths.
06:25Incroyable.
06:25Et je suis allé au rattrapage pour 5 points.
06:27Je n'avais pas un bon dossier.
06:28Donc, ils m'ont fait aller quand même au rattrapage pour 5 points.
06:33Mais pour ce qui est du brevet comme pour le bac,
06:34parce qu'au final, on peut élargir le débat,
06:36pour moi, le niveau baisse lamentablement.
06:39Et effectivement, les fondamentaux sont oubliés.
06:41Puis, on a fait quasiment un panier à options
06:43qui est juste délirant aussi au lycée.
06:45On peut faire des trucs absolument improbables,
06:47mais en même temps, ce n'est toujours pas écrit récompté.
06:49Et au collège, c'est pareil.
06:50Donc, le niveau baisse, c'est un constat.
06:52Je pense que pendant très longtemps,
06:54quelles que soient les couleurs politiques des différents gouvernements,
06:57on a cautionné ça
06:58parce qu'on ne voulait pas accepter l'échec.
07:01Et je pense que les familles elles-mêmes n'acceptent pas l'échec.
07:02J'ai aussi beaucoup d'amis qui sont profs.
07:04Il faut voir comment parfois les parents viennent parler aux profs
07:07quand leurs enfants ont eu des mauvaises notes.
07:10Et ils peuvent exiger que l'enfant ne redouble pas.
07:14Bien sûr.
07:15Et moi-même, je donne des cours parfois dans des écoles privées.
07:19Et je sais qu'on peut nous demander d'être un peu tolérants et indulgents.
07:25Et au bac à l'époque, quand vous donniez,
07:27il y a une élève qui avait un très mauvais classement.
07:30Moi, je lui mets 8.
07:32Elle me dit qu'il me fallait 12 pour avoir le bac.
07:34Et elle est revenue me voir après en me disant que je l'ai eu.
07:37Et je vais voir l'inspecteur d'académie qui était là.
07:41Et je lui dis pourquoi ?
07:42Il me dit que vous n'allez quand même pas lui faire repasser.
07:44J'ai à ce moment-là donné lui directement ou j'ai à quoi ça sert qu'on l'interroge
07:49?
07:49Il y a une forme de contestation des élèves et des parents.
07:51C'est évident, les profs le disent.
07:53Que ce soit d'ailleurs dans l'enseignement privé comme public.
07:55D'ailleurs, beaucoup de familles enlèvent leurs enfants du public
07:59pour le mettre dans le privé.
08:00Parfois, c'est justifié.
08:02Parfois, ça ne l'est pas.
08:03C'est pour un vieux fantasme.
08:05C'est un mec de droite qui dit ça.
08:06C'est comme les hôpitaux ou les cliniques.
08:08C'est toujours mieux dans le privé.
08:09Ce n'est pas vrai.
08:10Ça dépend des endroits.
08:11Ça dépend des hommes avec un grand H.
08:12Ça, c'est sûr que si vous êtes à l'Arche ou à Henri IV,
08:15bien sûr.
08:15Ou à Fermat, à Toulouse, par exemple.
08:16Mais ce n'est pas le cas dans d'autres villes ou d'autres provinces.
08:20Néanmoins, on raconte malheureusement une histoire à ces jeunes,
08:24qu'ils soient d'ailleurs au brevet ou au bac,
08:26puisque de toute façon, l'écrémage se fait après.
08:28Il se met de voir l'échec à l'université.
08:30Il y a un enjeu économique derrière.
08:33Il y a plein de filières qui sont des garages à chômage,
08:35et on n'a jamais eu le courage de supprimer ces filières.
08:39Et dans d'autres filières, entre guillemets, plus prestigieuses,
08:42en première année, c'est l'hécatombe.
08:44L'hécatombe.
08:45Et vous oubliez qu'avant, il y avait...
08:46Dans le micro.
08:47Vous oubliez qu'avant, de notre temps en tout cas,
08:49il y avait la propédotique.
08:51Vous n'avez pas connu la propédotique ?
08:53La propédotique, c'est-à-dire qu'une année charnière,
08:57entre ça et la...
08:58Non, moi je ne l'ai pas connue, j'étais la dernière année justement.
09:01Expliquez-nous, parce que là on a rien compris.
09:02La propédotique, en fait, c'était une année charnière,
09:05un peu comme une prépa, si vous voulez,
09:07avant la première année.
09:09Avant la première année d'université.
09:10Ah oui, donc en post-bac ?
09:12En post-bac, tu avais ta propédotique.
09:14Tu avais ta propédotique ou tu ne l'avais pas ?
09:16Mais ce que je disais tout à l'heure,
09:17il y a un enjeu quand même économique,
09:19parce que ces gens-là ne trouveront pas de travail.
09:21En tout cas, quand on voit aujourd'hui les modifications,
09:23les changements sur les expertises...
09:25Mais justement, c'est là où il faut...
09:26Et on a toujours été un peu lent sur le sujet,
09:29on y arrive petit à petit,
09:31il faut valoriser les filières professionnelles.
09:33Mais bien sûr !
09:34Après, vous savez, vous avez une génération entière...
09:37Tellement longtemps dénigré d'ailleurs.
09:38Il y avait une génération entière aussi de mômes
09:41qui savent coder, par exemple,
09:43qui savent véritablement fabriquer des outils informatiques
09:46et qui continuent à écrire ça,
09:49ça, c'est-à-dire qu'ils sont vraiment des ânes en orthographe.
09:52Vous avez des hommes d'État
09:53qui sont des ânes en orthographe.
09:55Je crois qu'Édouard Philippe...
09:56Je crois qu'Édouard Philippe...
09:58Ce n'est pas lui.
09:59Il y a un ministre qui a des problèmes d'orthographe.
10:02Stéphane Séjourné, je pense.
10:03Alors, j'ai eu ces dyslexies.
10:04Oui, c'est bien sûr.
10:06Mais je veux dire par là que la réalité,
10:09c'est que vous pouvez être un codeur extraordinaire,
10:11vous pouvez être un étudiant en médecine extraordinaire
10:13et écrire comme vos pieds.
10:16Mais la réalité, c'est qu'il faut posséder le langage.
10:18Mais ce que disait Cécile était très juste
10:21sur l'enjeu économique.
10:23Merci.
10:23Sur l'enjeu économique.
10:25Vous me rappelez un trait d'humour qu'avaient les soviétiques.
10:28Les soviétiques, pour expliquer leur manque de productivité,
10:30ils disaient, ils font semblant de nous payer.
10:32On fait semblant de travailler.
10:34Nous, les jeunes, on fait semblant de leur donner un diplôme,
10:37donc les patrons font semblant de les embaucher.
10:39En les embauchant pas.
10:40Donc, tant qu'on n'a pas remis à plat le système éducatif,
10:44ça ne peut pas marcher.
10:45Attention, il faut y aller mollo.
10:47Vous vous souvenez, moi, je m'étais fait engueuler
10:48par ma filleule Victoria quand elle a eu bac
10:50en disant, ils en ont marre aussi les mômes
10:52d'entendre les vieux cons que nous sommes
10:54dire, votre diplôme vaut rien.
10:58Le bac ne vaut pas rien.
10:59Il ne faut pas exagérer.
11:01Quand vous avez un bac C...
11:02Non, mais ça a plein de vertus de passer un examen.
11:05C'est intéressant.
11:06On ne peut pas non plus passer notre vie à expliquer aux mômes
11:08vous venez d'avoir un bac,
11:10vous venez d'avoir un diplôme,
11:11c'est de la zoubia.
11:12Non, mais il y a des filières qu'il faut arrêter.
11:15Par exemple, si vous faites sociologie,
11:18c'est un peu compliqué.
11:19Ça, c'est vraiment, si tu veux...
11:21Je ne comprends pas comment...
11:23Je ne vois pas pourquoi vous donnez là-dedans.
11:25Parce que vivent les sciences humaines.
11:28Vivent la sociologie.
11:29La sociologie, ça ne fabrique pas que des mecs
11:31qui fument des pétards et qui...
11:33C'est fondamental, la sociologie.
11:35Non, mais je ne peux pas fabriquer que des enseignants.
11:37Mais non, mais c'est fondamental, la sociologie.
11:38Mais ça va être compliqué pour eux d'avoir un travail après.
11:41Mais à un moment donné, vous n'en savez rien.
11:44Non, vous avez des...
11:45La France n'a pas besoin de...
11:47Tout le monde est allé dans le commerce
11:49ou dans la communication à une époque aussi.
11:50Philippe, écoutez, on ne va pas commencer à faire
11:52l'éducation en fonction des besoins.
11:55Bien sûr, mais pas que...
11:56Aujourd'hui, on en est là.
11:58Mais dans ce cas-là, formons des conducteurs de trains à vapeur.
12:00Si ça leur fait plaisir,
12:02il y a des vapeurs qui roulent, mais ce n'est pas grave.
12:04Il faut évaluer les filières.
12:06Il faut les évaluer, mais vous ne pouvez pas considérer
12:08que la sociologie, c'est de la zoubia à côté de la...
12:10Non, mais c'est pas ça.
12:11On ne dit pas ça, mais on dit que ça va être compliqué
12:13après d'avoir de trouver un job.
12:15Il y a entre 300 000 postes...
12:17Je dis 300 000, mais on ne peut pas aller en cantonade.
12:20On peut réduire.
12:21On peut avoir le goût de la sociologie.
12:22Après, il y a des niches.
12:23Non, mais après, il y a des niches, mais effectivement...
12:25Mais à côté, on a mis 30 ans à exploser le numerus clausus,
12:27alors qu'on n'avait pas assez de médecins.
12:28Voilà.
12:29Non, excuse-moi.
12:30Le numerus clausus, oui, mais c'est une embrouille
12:32des médecins eux-mêmes pour garder leur clientèle.
12:34C'est corporatiste, on est d'accord.
12:36C'est corporatiste à mort.
12:37C'est juste...
12:37C'est nul, heureusement qu'on l'a pété.
12:40Mais on ne l'a pas assez pété.
12:41On l'a pété.
12:42Ça commence à produire des effets 10 ans après.
12:44C'est très intéressant.
12:45C'est très important d'avoir des sociologues.
12:47On n'en a pas du tout parlé.
12:48Si je veux bien mettre, ce sera la conclusion.
12:49Et l'IA ne va rien arranger à nos histoires.
12:51Absolument.
12:52On est entièrement d'accord.
12:53En tout cas, c'est l'occasion peut-être, vous,
12:54de nous appeler 0826 300 300,
12:56François-Louis Bourneau et Philippe David dans un instant.
12:59Est-ce que vous pensez qu'il faut quand même
13:02mettre un peu de rabot dans toutes ces filières
13:04qui n'aboutissent pour certaines à pas grand-chose, malheureusement.
13:09Le 0826 300 300 est d'autres sujets, Philippe.
13:11On va parler également de la canicule.
13:13Vous avez été nombreux à nous contacter,
13:16notamment des soignants,
13:17pour nous donner la situation.
13:19Et surtout, pour nous donner,
13:20vous me passerez l'expression des tuyaux,
13:21de comment se protéger.
13:23Venez témoigner au 0826 300 300.
13:26Et dans un instant, la petite phrase du jour.
13:28On revient tout de suite.
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