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  • il y a 6 semaines
Avec Alexandra Vandernoot, actrice belge

"Destins de Femmes" nous raconte les parcours des femmes extraordinaires qui tissent le lien de notre République.
Nous explorons des thèmes universels tels que la lutte pour l’Egalité des genres, la liberté d’expression, la diversité culturelle, le droit à disposer de son corps.
Emission tirée du livre de Valérie Perez-Ennouchi, "Destins de Femmes", sorti chez Ramsay, prix Edgard Faure 2021.
Une émission de Judith Beller.
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##DESTIN_DE_FEMMES-2026-06-20##
Transcription
00:00La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente
00:05Sud Radio, parlons femmes, Judith Belair.
00:09Bonjour, bonjour, parlons femmes sur Sud Radio, c'est le rendez-vous qui met en lumière la puissance des femmes.
00:15Alexandra Vandernout est une comédienne que le public connaît, que nous connaissons aussi bien d'ailleurs pour ses rôles à
00:19la télévision
00:20que pour sa carrière au théâtre. Bienvenue Alexandra.
00:22Merci, bienvenue.
00:23Merci, bienvenue n'importe quoi.
00:25Merci, bienvenue chez moi, j'adore.
00:27Alors Alexandra, vous êtes actuellement à l'affiche de la pièce Le Complexe des Inséparables, c'est très drôle.
00:32D'ailleurs, c'est une comédie de Simon Dickens, c'est mise en scène par Vincent Messager, vous êtes aux
00:37côtés notamment de Paul Belmondo.
00:38On va en parler, c'est à découvrir en ce moment à la Pôle Théâtre à Paris jusqu'au 21
00:42septembre.
00:42Vous êtes là cet été pour ceux que ça intéresse.
00:44Exactement, je travaille cet été.
00:45En vacances à Paris, ça arrive.
00:47Il y a beaucoup de gens.
00:48Parlons Femmes, c'est parti.
00:50Sud Radio, parlons femmes, Judith Belair.
00:53Alors, parlons femmes pose des questions, ma chère Alexandra, êtes-vous prête ?
00:57Allez-y, je vais voir si je vous réponds.
00:59Vous n'êtes pas obligé.
01:00Quelle femme connue ou inconnue, s'il y en a une d'ailleurs, vous inspire ?
01:07Alors, elle serait plutôt connue parce que s'il était inconnue, je ne la connaissais pas, évidemment.
01:11Vous pouvez la connaître sans que nous la connaissions.
01:13Oui, c'est vrai, c'est vrai.
01:16C'est une question très difficile.
01:19Ma mère était une femme très inspirante.
01:22Ma mère était danseuse étoile chez Béjar.
01:24C'est elle qui a créé le Boléro.
01:25Ah oui ?
01:26Oui, c'est elle qui l'a...
01:27Béjar l'a écrit pour elle.
01:30Dans les années 60.
01:31Douchka Sifnius.
01:32D'accord.
01:33C'était une femme assez inspirante parce qu'elle était très libre de...
01:42Elle était danseuse, donc évidemment en excellente forme physique, comme toutes les danseuses étoiles.
01:49Et c'était une, comment dire, très très exigeante envers elle-même, physiquement, déjà par rapport à son corps
01:56et par rapport aux performances qu'elle demandait à son corps pour son métier, et exigeante par rapport aux autres
02:02aussi, du coup.
02:04Avec vous, quoi ?
02:06Avec nous, voilà, exactement.
02:07Et c'est vrai que quelque part, ça plaçait la barre très haut.
02:13Pour une danseuse, c'est marrant de parler de barre, mais ça plaçait la barre très haut.
02:16Et je pense que ça a été un modèle à la fois avec lequel je me suis construit et contre
02:23lequel je me suis construit.
02:24Et c'était les deux, évidemment.
02:25C'est important de pouvoir se construire avec et contre, effectivement.
02:28Voilà, exactement.
02:29Et donc, ma mère était une femme très inspirante.
02:32Enfin, en tout cas, elle ne laissait personne indifférent, ça c'est sûr.
02:35Vous avez récupéré un peu de ça d'elle, a priori.
02:37Alors, j'ai récupéré, je pense, de son exigence.
02:41Et voilà, en gros.
02:42Alors, sinon, la danse, c'est une catastrophe.
02:44Enfin, j'adore danser, mais la danse classique, c'est pas possible.
02:47Très difficile, la danse.
02:48Très difficile.
02:48Très difficile.
02:49Très ingrat.
02:50Est-ce qu'il y a une rencontre qui vous a marquée, une rencontre très très importante dans votre vie,
02:55qui a provoqué un tournant, à un moment donné ?
02:58Avec une femme ?
02:59Ou avec un homme ?
03:05Il y en a plein, il y en a plein.
03:06C'est difficile.
03:07La première qui vous vient comme ça, quand vous y réfléchissez.
03:09Alors, je pense, c'est très drôle, parce qu'elle ressemble un peu à ma mère.
03:13On va dire que je suis obsédée par ma mère.
03:15Non, c'est pas le cas.
03:15Elle est décédée, la pauvre, depuis déjà plusieurs années.
03:18Mais une de mes premières expériences au théâtre à Paris, c'était avec Françoise Fabian.
03:25Et c'était une pièce, on était quatre, quatre sur scène.
03:30Et quand j'ai...
03:32Donc, on a passé beaucoup de temps ensemble, forcément.
03:35J'ai été absolument impressionnée, mais dans le bon sens du terme, par Françoise Fabian,
03:41qui est une très grande dame, d'une élégance, d'un talent incroyable,
03:46et d'une classe absolument inouïe.
03:48Et je me souviens que moi, à l'époque, je devais avoir 22-23 ans.
03:52Et je m'étais dit, j'aimerais être comme elle plus tard.
03:55D'accord.
03:55Voilà, quand je serais plus âgée.
03:58Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, la puissance au féminin, c'est quelque chose d'accepté ?
04:03Oh, je pense que oui. Je pense qu'on a fait quand même un gros trajet depuis les années, je
04:11dirais, 50-60,
04:14où vraiment, comment dire, des choses ont été faites, mais qui auraient dû être faites, à mon avis, depuis bien
04:21longtemps.
04:22Enfin, je veux dire, la société, quand même, elle a mis un temps fou à se réveiller par rapport aux
04:27droits des femmes.
04:28C'est hallucinant que ça ait duré si longtemps, quand même.
04:30Ça a duré très longtemps.
04:31Enfin, je parle en Occident, puisque je ne connais pas trop bien les autres.
04:36Moi, je trouve que là, en ce moment, on arrive presque à un point d'équilibre, à un point de...
04:43Alors, moi, je parle dans mon domaine que je connais. Je ne connais pas très bien le monde de l
04:47'industrie.
04:48Je ne connais pas, il y a plein de domaines que je ne connais pas.
04:50Donc, je ne peux pas vous dire, c'est vrai, peut-être que dans certaines...
04:53Dans le monde du cinéma et du théâtre, donc...
04:55Dans le monde du cinéma et du théâtre, en tout cas.
04:57En tout cas, maintenant, dans les grandes entreprises...
04:59Parce qu'il y a eu tout dans le cinéma et dans le théâtre.
05:00Oui, oui.
05:00Il n'y a pas encore eu le MeToo, effectivement, dans les grandes entreprises ?
05:04Ah ben, moi, je pense qu'il y a autant que dans le cinéma et sur le théâtre.
05:10Bien sûr.
05:11Mais je ne connais pas le monde de l'entreprise, donc je ne vais pas parler de quelque chose que
05:14je ne connais pas.
05:15Mais je pense que...
05:16Par exemple, dans l'ingénierie, on sait que dans la tech, il n'y a que 24% de femmes.
05:20Et sur les 24%, il y a 11% d'ingénieurs.
05:22Donc, il y a encore des secteurs qui sont très en souffrance.
05:25Effectivement, peut-être qu'il faudrait suivre ce mouvement qu'il y a eu dans le cinéma.
05:28Mais pourquoi vous dites en souffrance ?
05:29Ben, parce qu'il n'y a pas de femmes.
05:31Oui, mais peut-être qu'il y a moins de femmes qui font des maths.
05:34Peut-être qu'il y a moins de femmes qui, à l'école, se spécialisent en maths.
05:39Et donc, après, elles ne peuvent pas faire de polytech.
05:41Donc, ce n'est peut-être pas forcément en souffrance.
05:44Peut-être que les femmes...
05:44On leur propose moins aussi les filières scientifiques en général.
05:47Oui, mais peut-être que moi, les chiffres, ça me fait royalement chier, par exemple.
05:49Oui, mais ce n'est pas le cas de toutes les femmes, à priori.
05:51Non, je sais.
05:52On l'espère, en tout cas.
05:52Je sais.
05:53Mais ce n'est pas parce qu'il y en a moins que forcément le secteur est en souffrance.
05:57Il est en souffrance de femmes.
05:59Oui, mais est-ce que les femmes doivent être partout ?
06:01Les femmes doivent être ingénieures et aller sur la Lune, si possible.
06:04Oui, parce que c'est mon opinion.
06:05Mais il y en a eu déjà des femmes...
06:06Il y en a encore plus pour les jeunes générations qui arrivent.
06:09Oui, mais il y en a quand même.
06:10Oui, bien sûr.
06:11Bien sûr.
06:11On n'est qu'au début.
06:12Oui, on est qu'au début par rapport à ça, par rapport à aller sur Mars.
06:16Effectivement, s'il y avait une femme dans le voyage, ça serait bien.
06:18On serait content.
06:20Si vous pouviez faire bouger une ligne,
06:21non, à priori, vous n'avez plus envie de faire bouger les lignes.
06:23Parce que pour vous, elles sont bien, les lignes, en ce moment.
06:26En tout cas, elles sont mieux qu'il y a 50 ans, par exemple.
06:29Oui, c'est sûr.
06:31Maintenant, s'il fallait faire bouger des lignes...
06:38Réfléchis.
06:42Non.
06:44Pour vous, ça va.
06:45Moi, je trouve que...
06:47Quand je vois mes enfants, par exemple,
06:51je trouve que les jeunes,
06:53alors pas tous, mais beaucoup, si vous voulez,
06:57quand je leur parle de l'égalité homme-femme,
06:59à la limite, ils ne comprennent pas de quoi je parle,
07:02parce que pour eux, c'est acquis.
07:04Tant mieux.
07:05Voilà.
07:05Et ça, je trouve que c'est absolument merveilleux.
07:07C'est-à-dire que pour eux, ce n'est même pas un sujet.
07:09Vous voyez ?
07:10Et ça prouve, justement,
07:12que tout ce chemin a été parcouru.
07:15Enfin, ils ne comprennent pas, vraiment, de quoi je parle.
07:19Et quelque part, je me dis,
07:21mais mon Dieu, c'est magnifique.
07:22Pour eux, c'est tellement une évidence
07:26que je me dis que, voilà, justement,
07:27tout ce que les femmes ont fait précédemment,
07:29apportait ses fruits.
07:30Alors, pas encore, comme on disait, partout, etc.
07:33Mais que c'est sur le...
07:35Moi, j'attends de voir comment sera la société
07:38dans 20 ans, dans 30 ans.
07:41Dans 50 ans, je sais comment elle sera.
07:43Mais dans 20 ans...
07:44Elle sera comment dans 50 ans ?
07:45Dans 50 ans, ça ne sera plus un sujet non plus.
07:48C'est-à-dire que tout ça aura été balayé.
07:51C'est-à-dire que le sujet de l'égalité
07:53ne sera plus un sujet non plus.
07:55Parce que ça sera comme ça.
07:57Mais dans 20 ans, je ne sais pas.
07:58Mais dans 50 ans, j'en suis sûre.
08:00J'adore.
08:01C'est bien d'être certain.
08:02Alexandra Van der Naute,
08:03vous êtes actuellement à l'affiche de cette pièce,
08:06Le complexe des inséparables.
08:07C'est une comédie à contre-courant, d'ailleurs.
08:09On va en parler et se demander pourquoi.
08:12De Simon Dickens, qui est mise en scène par Vincent Messager.
08:15C'est aux côtés de Paul Belmondo.
08:17C'est une idée de départ assez originale.
08:19C'est Fabienne et Paul qui ne sont pas en crise.
08:22Ils s'aiment, ils se respectent, ils se désirent.
08:24Ils sont ensemble depuis 25 ans.
08:25Ils sont toujours fidèles.
08:26Voilà, ils sont fidèles.
08:28La plupart des comédies, en général,
08:30commencent par l'usure des couples, j'ai envie de dire.
08:32Vous, c'est le succès.
08:35Et puis, c'est précisément ce bonheur
08:37qui va devenir problématique.
08:39Parce que finalement, ils se demandent
08:40s'ils ne sont pas démodés.
08:41C'est surtout elle.
08:42Parce que lui, il est très heureux comme ça dans son couple.
08:45Ils fêtent d'ailleurs ce soir-là
08:46leur 21e anniversaire de mariage
08:48avec chaque fois traditionnellement
08:50le même film, le même repas,
08:53le repas de leur rencontre, etc.
08:55Et elle va péter un câble
08:57parce qu'en fait, elle trouve
08:58qu'ils sont désocialisés
09:00par rapport à tous leurs copains,
09:02tous leurs amis qui sont divorcés.
09:06Donc, elle trouve qu'ils ne font plus partie
09:09du cercle d'amis qui ne sortent plus autant
09:11comme avant, qui ne partent plus en huit
09:12avec des potes comme avant
09:13parce qu'on les considère un peu
09:15comme des dinosaures
09:16et que donc, ils font quelque part tâche.
09:19Et donc, elle,
09:20dans un désir presque puéril
09:23et touchant
09:24de vouloir ressembler à tout le monde,
09:27va inventer tout un stratagème
09:29pour que les gens croient
09:30qu'eux aussi
09:32sont séparés, divorcés,
09:34ont des amants, des maîtresses, etc.
09:35Et donc, bien sûr,
09:37Paul Belmondo,
09:38qui joue « Mon mari »
09:39va accepter par amour de sa femme
09:42de jouer le jeu.
09:45Et puis, bien sûr,
09:45ça ne va pas du tout se passer
09:46comme elle avait prévu.
09:48Il va y avoir un tas de périodes ici.
09:50On imagine un peu ce qui va se passer.
09:52Et alors, par contre,
09:54ce qui est vraiment chouette,
09:55c'est que c'est la première fois
09:56que ça m'arrive.
09:57L'auteur, Simon Dickens,
09:58qui est un jeune auteur
10:00qui habite près de Nantes,
10:01m'a envoyé la pièce
10:02en me disant qu'il avait écrit le rôle
10:04en pensant à moi.
10:05Ah !
10:06Ça, ça vous a fait plaisir ?
10:07Oui, oui, oui.
10:08Ça ne m'était jamais arrivé.
10:10Et du coup, quand vous avez intégré ce rôle,
10:12est-ce que c'est ce que ça vous a renvoyé ?
10:13Est-ce que c'est vous
10:13que vous y avez trouvé ?
10:14Alors, non, non,
10:15parce qu'elle est très différente de moi.
10:16Mais quelque part,
10:18ça place la barre assez haut
10:19parce qu'il ne faut pas décevoir l'auteur.
10:22Et c'est la première fois
10:23qu'il ait joué Simon Dickens
10:25de manière professionnelle.
10:27Donc voilà, pour lui,
10:27c'est très important.
10:29Mais c'est vrai que moi,
10:29j'étais très touchée
10:30qu'il écrive ce personnage
10:33en pensant à moi.
10:34Alors après,
10:35elle est un peu folle d'ingue.
10:36Donc je pourrais aussi
10:37me poser des questions
10:38sur l'image que je renvoie.
10:41Alors moi, je peux le dire,
10:42je le confie aux auditrices,
10:43aux auditeurs qui nous entendent.
10:44Moi, j'étais fan de vous,
10:45totalement fan de vous
10:46dans Highlander.
10:47J'ai regardé la série de A à Z.
10:49Vous avez marqué
10:50une génération qui est la mienne.
10:51Sachez-le.
10:52Oui, oui, oui.
10:53intensément et plus amant.
10:54Donc vous laissez quand même
10:56un goût comme ça.
10:57Peut-être que Simon,
10:58il a vu aussi ça.
10:59Peut-être parce qu'il est
11:00de votre génération, je pense.
11:01Donc on a tous regardé cette série.
11:03Tous.
11:03Oui, oui.
11:04Vraiment.
11:04Mais c'est un bon souvenir,
11:06cette série.
11:07J'ai énormément appris.
11:08C'était très dur
11:09parce que c'était un tournage
11:10à l'américaine
11:11avec des heures de travail
11:14à rallonge.
11:15Enfin voilà,
11:16c'était vraiment dur.
11:17Mais c'est vrai
11:17que j'ai énormément appris.
11:19et c'est vrai
11:20que ce personnage
11:22et je ne m'y attendais pas
11:23d'ailleurs
11:23a vraiment marqué
11:25des femmes.
11:26Il y a beaucoup de femmes
11:27qui m'ont écrit
11:28qui m'ont...
11:31Comment dire ?
11:32Alors que c'est quand même
11:33une série
11:34où on coupe des têtes
11:35et où il y a des immortels
11:36qui n'arrêtent pas
11:37de se battre.
11:37Oui, mais c'est assez sexy
11:38quand même.
11:39Oui, oui, oui.
11:39Mais ça a touché
11:41les femmes aussi.
11:42Donc ça m'a fait plaisir.
11:43Mais donc voilà,
11:44cette pièce est très sympa.
11:45Allez, dans Parlons Femmes,
11:46on parle vrai,
11:47vous l'aurez compris,
11:47avec les femmes
11:48qui avancent,
11:49qui osent
11:49sur Sud Radio.
11:51Aujourd'hui,
11:52avec la comédienne
11:53Alexandra Vandernout,
11:54à tout de suite.
11:55La Caisse d'Épargne-Île-de-France,
11:57fière de soutenir
11:58toutes les femmes,
11:59vous présente
12:01Sud Radio.
12:02Parlons Femmes,
12:03Judith Belair.
12:04Parlons Femmes,
12:04c'est sur Sud Radio
12:05tous les samedis
12:06à 13h30.
12:07Aujourd'hui,
12:07on échange avec la comédienne
12:09Alexandra Vandernout
12:10qui est à l'affiche
12:10de la pièce.
12:11Le complexe des inséparables,
12:12c'est une comédie
12:13de Simon Dickens
12:14qui est mise en scène
12:15par Vincent Messager
12:16aux côtés de Paul Belmondo.
12:17Vous êtes sur scène,
12:18ma chère Alexandra.
12:20C'est à découvrir
12:20à l'Apollo Théâtre.
12:21C'est à Paris
12:22jusqu'au 21 septembre.
12:23C'est-à-dire qu'on peut
12:23venir vous voir cet été.
12:24Moi, par exemple,
12:25je vais être quand même
12:26pas mal là.
12:26Donc, je peux venir
12:27voir vous.
12:29Alors, déjà, Paris,
12:31quand il n'y a pas
12:31les parisiens en juillet,
12:33c'est formidable.
12:34C'est formidable.
12:35On peut rouler,
12:36on peut marcher,
12:37on peut marcher sans se faire
12:38renverser par trop de vélos.
12:40Enfin, c'est génial.
12:41Et il y a beaucoup
12:42de gens de province aussi
12:43qui viennent passer
12:45des week-ends à Paris.
12:47Donc, ça fait plusieurs étés
12:48que j'ai travaillé en été
12:49et chaque fois,
12:50ça a été vraiment,
12:51vraiment bien.
12:51Vous aimez ça, quoi ?
12:52Oui.
12:53C'est pour ça que vous réitérez,
12:54en fait.
12:54Ah bah oui, bien sûr.
12:55Ce qu'on aime bien, alors,
12:56dans cette idée
12:57de le complexe des inséparables,
12:59c'est que l'auteur,
13:00donc, il casse complètement
13:01les codes usuels.
13:02C'est-à-dire que le couple heureux,
13:04ça devient l'exception,
13:05j'ai envie de dire.
13:05Ça devient l'anomalie sociale.
13:07C'est ça.
13:07C'est tout à fait ça.
13:08En même temps,
13:08c'est un peu vrai aujourd'hui aussi.
13:10On regarde les regards bizarres,
13:11les gens qui sont ensemble
13:11depuis 30 ans.
13:12Aujourd'hui,
13:12il y en a tellement peu.
13:14Oui.
13:14Alors, moi,
13:15dans mon entourage proche,
13:16les amis,
13:17c'est le contraire.
13:18Ils sont tous plutôt ensemble
13:19depuis très longtemps.
13:21mais ça dépend peut-être
13:22des milieux qu'on fréquente aussi.
13:24Mais bon,
13:24c'est sûr que de toute façon,
13:25je crois que c'est quoi ?
13:26C'est un couple sur deux
13:28qui divorcent
13:28ou même plus que ça.
13:30Un couple sur trois,
13:31je crois.
13:31Oui, c'est ça.
13:32Non, mais c'est énorme.
13:34Mais oui,
13:35la pièce pour ça,
13:36elle est vraiment
13:36très à contre-courant
13:37et elle est très amusante.
13:40Et puis, c'est vrai
13:41que je pense que les gens
13:42qui en sortent après,
13:43les spectateurs,
13:44je parle,
13:45ils peuvent vraiment avoir
13:46des sujets de discussion
13:47entre eux.
13:49dont la question
13:50où est-ce qu'on en est ?
13:51Parce qu'aujourd'hui,
13:52on n'a plus de limites
13:53pour être reconnus socialement,
13:54les réseaux sociaux,
13:55tout le truc.
13:56Là, on se pose la même question.
13:58Jusqu'où on peut aller
13:59pour être reconnus ?
14:00Parce que, à la limite,
14:00mettre en danger son couple
14:02pour avoir la place sociale
14:03qu'on veut avoir,
14:04c'est quand même tirer
14:04par les cheveux.
14:05Oui, oui, oui.
14:06Sauf qu'elle ne pense pas
14:07qu'elle va le mettre en danger,
14:09bien sûr.
14:09Pardon, j'ai un peu spoilé.
14:11Oui, oui.
14:11Non, non, non.
14:12Mais elle ne pense pas
14:13que ça va être en danger.
14:17On rentre dans l'absurde quand même.
14:18Oui, complètement.
14:20Mais par rapport
14:21aux réseaux sociaux,
14:22vous vouliez dire,
14:22c'est ça ?
14:23Par rapport à...
14:23Là, à la pièce.
14:25Mais oui, en général,
14:26c'est-à-dire que j'ai l'impression
14:26que c'est une rupture
14:28des codes usuels
14:29et en même temps,
14:30ça parle de ce qu'on vit
14:31au quotidien aujourd'hui.
14:32Oui, complètement.
14:32Tout à fait.
14:34Alors là,
14:35par rapport à ça,
14:36moi, je ne suis sur
14:37aucun réseau social.
14:39Ça ne m'intéresse
14:40absolument pas.
14:41Pourtant, dans votre métier,
14:42c'est important, non, Alexandra ?
14:43Écoutez, non.
14:44Si un jour, on me dit
14:45que Spielberg
14:45ne m'a pas engagée
14:46dans son prochain film
14:48parce qu'il ne m'a pas trouvé
14:48sur Facebook,
14:49je me dirais, c'est con.
14:50Oui, en effet.
14:51Il croit les extraterrestres
14:52en même temps.
14:52Oui, oui.
14:53Non, mais je veux dire,
14:55si on prouve par A plus B
14:56que j'ai raté
14:58la chance de ma vie
14:59parce que je n'étais pas
15:00sur Insta,
15:01mais je n'y crois pas
15:02une seconde.
15:02Et puis, ça prend un temps fou
15:04et ça n'a aucun intérêt.
15:05On voit des gens
15:05faire n'importe quoi.
15:06Donc, pour moi,
15:07c'est une perte de temps
15:08absolue.
15:09Mais par contre,
15:10mon personnage, Fabienne,
15:12elle est, à un moment donné,
15:14elle va se lancer là-dedans
15:15et alors, elle est comme une folle.
15:16Bien sûr, elle est hystérique.
15:17Mais je trouve ça...
15:19Moi, je ne juge pas.
15:20Chacun fait ce qu'il veut.
15:21Vous voyez ce que je veux dire ?
15:22Mon personnage, en l'occurrence,
15:23je lui pardonne
15:24parce que je l'aime,
15:26ce personnage.
15:26C'est mieux pour l'incarner aussi.
15:27Voilà.
15:29Mais bon.
15:30Mais enfin, voilà,
15:31ça parle de plein de choses actuelles
15:32et c'est vrai que c'est chouette.
15:34Et on voit que ça crée
15:36des résonances chez les spectateurs
15:38et donc, c'est chouette.
15:39Vous êtes très attachée au théâtre,
15:40Alexandra, quand même.
15:41Vous venez régulièrement sur scène.
15:43Vous faites aussi, évidemment,
15:44de la télé, etc.
15:45Mais vous avez d'ailleurs
15:46pas mal d'un beau CV,
15:48on peut le dire comme ça.
15:49Vous avez...
15:50Mais moi, ce qui me marque,
15:52c'est Francis Weber.
15:53Oui.
15:53En fait, je peux le dire, quand même.
15:54Bien sûr.
15:55Le javoir, le dîner de cons,
15:57le placard.
15:57Bien sûr.
15:58Voilà.
15:59C'est...
16:00En fait, le théâtre populaire
16:01et la grande fidélité aussi,
16:02c'est des choses qui vous caractérisent,
16:04j'ai envie de dire.
16:06Moi, c'est-à-dire
16:07que je joue des pièces
16:08que j'aurais envie de voir
16:09et je déteste me faire chier au théâtre.
16:11Donc, je voudrais pas...
16:12Quand c'est trop prise de tête,
16:13ça marche pas.
16:14Ah, mais moi, ça me gonfle.
16:15Donc, je vais pas imposer
16:16aux gens, aux spectateurs
16:18de voir un truc
16:18qui, moi-même, me ferait chier.
16:20Pardon l'expression,
16:21mais c'est ça.
16:21Oui, nous parlons vrai,
16:22on est sur ce sujet de radio en même temps.
16:23Donc, voilà.
16:25Et puis, surtout,
16:26le plus important,
16:27c'est qu'il faut s'amuser soi-même.
16:28C'est-à-dire qu'on peut pas être bon
16:30et faire rire les gens
16:31si nous-mêmes...
16:32Nous, tous les quatre,
16:33on s'amuse comme des fous,
16:34mais je crois que c'est une recette
16:36primordiale de la comédie.
16:37C'est qu'il faut s'amuser soi-même d'abord
16:38et entre nous.
16:39Et après, si vous voulez,
16:40quelque part,
16:41ça irradie vers les autres.
16:43Ça, c'est très important.
16:43Mais c'est sûr que si on s'engueule
16:44avant de monter sur scène
16:45quand on doit jouer de la comédie,
16:46c'est compliqué quand même.
16:46Mais c'est ça, c'est ça, c'est ça.
16:50Et puis, c'est surtout un truc
16:52qui nous fait du bien
16:52parce que moi, je vois,
16:55après avoir joué,
16:56on est tous les quatre
16:56très, très heureux.
16:58Je ne dis pas qu'on est malheureux
16:59en arrivant au théâtre,
17:00mais je peux dire qu'après,
17:01on est encore mieux.
17:02Je peux confier un truc en antenne
17:03tout à l'heure,
17:03c'est que même quand vous passez
17:04une journée difficile,
17:05vous arrivez, vous êtes épuisé,
17:06vous montez sur scène,
17:07vous êtes fatigué,
17:08mais vous en ressortez,
17:08vous êtes quand même très bien.
17:09C'est ça.
17:10En fait, l'énergie que ça vous donne...
17:11C'est incroyable.
17:12Alors ça, c'est au niveau
17:14certainement de l'adréaline.
17:15Il doit y avoir des explications
17:18scientifiques et médicales là-dessus.
17:19Mais pour le moral,
17:20en tout cas, c'est génial.
17:22Moi, je recommande
17:23de faire du théâtre
17:24à tout le monde.
17:26Juste pour se sentir bien.
17:27Oui, exactement,
17:28pour se sentir bien.
17:29Vous avez souvent
17:31des personnages féminins
17:32qui sont assez forts,
17:35indépendants
17:35et en même temps
17:36un peu nuancés.
17:36Vous aimez la nuance,
17:37Alexandra.
17:39D'ailleurs, que ce soit
17:40dans les séries
17:40ou au théâtre en général,
17:42c'est des...
17:42Vous privilégiez vraiment
17:44ces femmes incarnées
17:46et puis des sujets
17:47qui mettent en avant
17:48beaucoup les relations humaines,
17:49etc.
17:50Est-ce que c'est une paterne
17:51un peu dans votre parcours ?
17:51Est-ce que c'est fait exprès ?
17:52Ah non,
17:53ce n'est pas fait exprès du tout.
17:54C'est parce que c'est
17:55ce que je dois inspirer
17:56aux gens qui m'engagent.
17:57Et c'est ce que vous avez
17:58envie de faire aussi, peut-être ?
17:59Oui, oui, bien sûr.
18:00Mais vous savez,
18:02on est, comment dire...
18:04Je ne sais pas,
18:05je suis grande,
18:06je suis d'apparence
18:06assez sérieuse.
18:08Alors là, sur scène,
18:09ça n'a rien à voir.
18:10Mais je veux dire,
18:11donc forcément,
18:13oui, on nous propose des rôles
18:15parce que les gens
18:15nous voient là-dedans.
18:17Mais ce n'est pas forcément
18:17toujours nous.
18:18D'ailleurs, heureusement,
18:19parce qu'il y a des trucs
18:21des bonnes femmes horribles.
18:23D'ailleurs, comment est-ce
18:24qu'ils ont pensé à moi ?
18:26Pourquoi ont-ils pensé à moi ?
18:29Comment savent-ils ?
18:30Je peux leur dire
18:31que vous êtes vachement sympa
18:32ou pas ?
18:33Mais voilà.
18:34Mais après, après, après...
18:36Et après, si vous voulez,
18:38comment dire,
18:38il ne faut pas se poser
18:39un milliard de questions.
18:40C'est-à-dire,
18:41quand on lit un texte,
18:42quand on lit un scénario,
18:42que ce soit pour le théâtre
18:43ou pour la télé,
18:45est-ce qu'on se voit dedans ?
18:46Est-ce qu'on a envie de le faire ?
18:47Est-ce que ça va nous faire
18:49plaisir de le faire,
18:50de faire ce personnage ?
18:51Et puis, c'est tout.
18:53Enfin, je veux dire,
18:53vous voyez, parfois,
18:54moi, j'entends des discussions
18:55des gens qui tortillent
18:56pendant des heures.
18:57Non, il faut y aller à l'instinct.
18:59C'est-à-dire,
18:59on sait d'instinct
19:01si ça va être bien pour nous
19:02ou pas,
19:03et si on va être bon dedans
19:04ou pas.
19:04C'est tout.
19:05Et ça prend 5 minutes.
19:06Enfin, le lire,
19:07et après, ça prend 5 minutes
19:08de réflexion au maximum.
19:10Vous avez des enfants,
19:11vous l'avez dit tout à l'heure.
19:11Si vous deviez donner
19:12un conseil à une jeune femme
19:13ou peut-être à votre fille
19:15d'une vingtaine d'années
19:16qui voudrait devenir comédienne,
19:17ce serait quoi,
19:22de tracer.
19:22Ce que vous avez fait, vous ?
19:23Oui, c'est ce que j'ai fait.
19:24Moi, tout le monde m'a découragée.
19:26Enfin, mes parents m'ont soutenue,
19:27mais moi, le prof de conservatoire
19:28au bout de la première année...
19:29Oui, vous avez fait le conservatoire
19:30à Bruxelles,
19:31le conservatoire royal, c'est ça ?
19:32Oui, voilà, exactement.
19:32Le professeur a voulu me virer
19:34au bout de la première année
19:35parce qu'il m'a dit
19:36qu'il pensait que le théâtre
19:37n'était pas fait pour moi.
19:39OK.
19:40Et ça a été très, très dur,
19:42bien sûr, très violent.
19:43Il m'a dit ça très gentiment,
19:44d'ailleurs, avec un grand sourire.
19:45Mais moi, ça m'a arraché le cœur.
19:47Et après, je n'ai eu de cesse
19:50que de leur prouver qu'ils se trompaient.
19:53Et donc, je dirais que
19:56le conseil que je donnerais,
19:58c'est de, si on y croit,
19:59de ne se laisser décourager
20:02par rien ni par personne.
20:04Il ne faut pas lâcher l'affaire.
20:05Jamais.
20:06Si vous aviez un conseil
20:07ou un truc à dire à vous,
20:09à vous-même, mes petites filles,
20:12quand est-ce qu'on a envie
20:13d'en savoir plus ?
20:13Oh, fais-toi confiance.
20:14Vous ne faisiez pas assez confiance ?
20:15Non, fais-toi confiance.
20:17Pourquoi vous doutiez comme ça ?
20:19Parce que vous étiez
20:20trop grande, trop belle, c'est ça ?
20:21Peut-être, peut-être.
20:23Oui, fais-toi confiance.
20:24Oui, c'est ça que je me dirais.
20:26Je pense que j'ai perdu beaucoup de temps.
20:28Oui ?
20:28Oui, je pense que j'ai perdu du temps.
20:30D'accord.
20:30Parce que je n'étais pas sûre de moi.
20:32Parce que, voilà.
20:33Et c'est à quel âge
20:33la révélation, en fait, pour vous ?
20:36C'est avant-hier.
20:38On en a pour longtemps, alors, mince.
20:41En fait, c'est tous les jours
20:42la révélation, on change tous les jours.
20:44Oui, oui.
20:46L'idée d'inverser les codes,
20:48comme le fait l'auteur Simon Dickens
20:50dans la pièce dont on parlait
20:52depuis tout à l'heure,
20:52Le complexe des inséparables,
20:54j'ai envie de dire que, en fait,
20:56en parlant avec vous,
20:57je comprends un peu pourquoi
20:58il fait ça,
20:59et pourquoi il a pensé à vous.
21:00Parce que vous inversez les codes,
21:01vous aussi.
21:02C'est-à-dire ?
21:03Dans votre positionnement, en fait,
21:05où vous n'avez pas besoin des réseaux,
21:07où vous avez, en fait,
21:08vous êtes construit un monde
21:11sans les codes,
21:12sans certains, en tout cas, des codes.
21:13Ah oui, mais ça, c'est clair, ça, c'est clair.
21:15Voilà, que nous, on a tous aujourd'hui.
21:16Oui, et de moins en moins en vieillissant,
21:18si vous voulez.
21:19C'est-à-dire qu'il y a un moment donné,
21:21on en vit que notre vie nous ressemble,
21:23enfin, ressemble à qui on est.
21:24On commence à arriver à un certain âge,
21:26à se connaître un peu mieux qu'à 20 ans,
21:28ce qui est normal.
21:29Et donc, si vous voulez,
21:30il y a une espèce de vérité
21:36de laquelle on n'a plus envie
21:37de trop s'éloigner,
21:38parce que ça nous barbe.
21:39En fait, vous ne les inversez pas,
21:40vous les cassez,
21:41ou même, ils ne vous intéressent pas
21:42à les codes.
21:43C'est plutôt ça.
21:43C'est plutôt ça.
21:45Donc, finalement, quand on...
21:46Après, vous savez,
21:47il n'y a pas de règle.
21:47Enfin, chacun fait ce qui lui fait du bien,
21:50ce qui le rend heureux.
21:50On est là pour parler de vous.
21:51Oui, oui.
21:51Non, mais ce que je veux dire,
21:52c'est que moi,
21:53je n'ai pas la science infuse.
21:54Moi, c'est par rapport à moi.
21:55Vous voyez ?
21:58Mais bon, voilà,
22:00c'est un des mérites
22:01de prendre un peu des années.
22:04C'est de se connaître un peu mieux
22:05et donc de faire ce qui nous fait plaisir.
22:09Et de plus en plus.
22:10Et de plus en plus.
22:11Et ça, c'est très important.
22:12Parce que je trouve qu'on oublie
22:13le plaisir personnel à faire les choses.
22:18Et c'est ça qui doit nous guider.
22:20Vraiment, c'est ça qui doit nous guider.
22:21Et c'est ce qui vous guide au quotidien.
22:23Oui.
22:23Et en général,
22:24que ce soit dans votre vie professionnelle
22:26ou finalement dans votre vie privée,
22:27c'est pas...
22:27Oui, après,
22:27je fais aussi des trucs chiants,
22:29sortir les poubelles.
22:30C'est pas...
22:30On le fait tous, oui.
22:30Voilà.
22:31Non, mais je veux dire...
22:32Mais néanmoins,
22:34néanmoins,
22:35quand je le fais,
22:36j'entends les oiseaux qui chantent
22:37et je me dis,
22:38je vois le soleil se lever.
22:40Enfin, prendre un positif,
22:42prendre du positif
22:43dans n'importe quel...
22:44Dans un acte chiant.
22:45Oui, voilà.
22:46En fait, la situation
22:47dépend de la manière
22:48dont on la regarde.
22:50Mais je crois.
22:51Oui.
22:52Je crois.
22:52Sauf bien sûr,
22:53il y a des situations
22:53qu'on ne peut pas regarder,
22:54bien sûr, avec légèreté.
22:56Mais quand c'est moyen,
22:59on peut plutôt pencher
23:00vers le positif
23:01que vers le négatif,
23:02par exemple.
23:03C'est sûr.
23:03Mais écoutez,
23:04on a hâte, je pense.
23:05Tous ceux qui nous écoutent
23:06et celles, évidemment,
23:07qui nous écoutent
23:08ont hâte de venir vous voir
23:09sur scène.
23:09Alexandra.
23:11Merci d'être venue partager
23:12avec nous.
23:12Merci à vous,
23:13c'était très sympa.
23:14Très sympa.
23:14Alexandra Van der Nout,
23:15on vous retrouve donc
23:16dans le complexe
23:17des Inséparables.
23:18C'est une comédie
23:19de Simon Dickens
23:20mise en scène
23:20par Vincent Menger
23:21jusqu'au 21 septembre.
23:23Alors, c'est les samedis
23:2416h30, pardon.
23:25Les dimanches à 14h30
23:27et les lundis à 19h.
23:28Et vous êtes aux côtés
23:29notamment de Paul Belmondo.
23:31Qui est adorable.
23:32Qui est un excellent acteur
23:33et un adorable.
23:34On passe le bonjour.
23:35Parlons Femmes
23:36sur Sud Radio,
23:36c'est terminé.
23:37On se retrouve samedi prochain
23:38à 13h30.
23:39N'oubliez pas,
23:39nous aussi,
23:40demain à 19h
23:41pour cet excellent.
23:42Merci à Jeanne Ouchan
23:43qui réalise pour nous aujourd'hui.
23:45Je vous embrasse.
23:46Bye bye.
23:47Sud Radio,
23:48Parlons Femmes,
23:49Judith Belair
23:50avec la Caisse d'épargne
23:52Île de France,
23:53fière de soutenir
23:54toutes les femmes.
23:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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