- il y a 9 heures
Avec Sarah Henry, la directrice générale de La Manufacture Cogolin
"Parlons Femmes" nous raconte les parcours des femmes extraordinaires qui tissent le lien de notre République. Nous explorons des thèmes universels tels que la lutte pour l’Egalité des genres, la liberté d’expression, la diversité culturelle, le droit à disposer de son corps.
Emission tirée du livre de Valérie Perez-Ennouchi, "Destins de Femmes", sorti chez Ramsay, prix Edgard Faure 2021.
Une émission de Judith Beller.
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##DESTIN_DE_FEMMES-2026-04-11##
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00:00La Caisse d'épargne Ile-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith
00:08Belair.
00:09Parlons Femmes sur Sud Radio, c'est votre rendez-vous avec celles qui font la différence.
00:13Et c'est la plus française des Américaines.
00:15Et oui, Sarah Henry s'est tournée vers le design après une première carrière dans le marketing à Chicago.
00:20Bienvenue Sarah.
00:21Bonjour.
00:22Bonjour.
00:22C'est depuis 2006 que vous avez repris les rênes, je crois que c'est 2006, non c'est 2010
00:27pardonnez-moi.
00:27D'un de nos fleurons du savoir-faire à la française, la manufacture Cogolin qui se trouve à côté de
00:32Saint-Tropez.
00:33On y fabrique d'ailleurs des tapis entièrement faits à la main, ça date depuis 1924.
00:38C'est un vrai plaisir, c'est une excellence dont nous sommes fiers.
00:41Donc je vous redis bienvenue Sarah.
00:42Merci beaucoup.
00:43Avec plaisir.
00:44Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
00:48Alors Sarah Henry, Parlons Femmes vous pose des questions, vous êtes prête ?
00:51Oui.
00:52Alors pour vous être une femme, est-ce que c'est une force ou un combat ?
00:57Je pense que c'est les deux en fait.
00:59Je pense qu'on a beaucoup de chances d'être femmes.
01:01Je pense qu'on pense différemment, on raisonne différemment, on peut faire deux choses en même temps.
01:07Donc ça c'est une force.
01:08Parce que les hommes, non, ils ne peuvent pas.
01:10Pas toujours.
01:11Bon, on leur passe un message ce soir, messieurs.
01:14Ou plutôt aujourd'hui.
01:16Après oui, c'est un combat quotidien.
01:20Pourquoi c'est un combat ?
01:21C'est un combat parce que je pense que ça a changé.
01:25Je pense que le temps de ma mère, de mon temps, je vois mes nièces, ça a évolué en permanence.
01:32C'est parce qu'on combat que ça a évolué.
01:34Mais ça a évolué parce qu'on combat.
01:37D'accord.
01:38Et la force, c'est parce qu'effectivement on peut faire plusieurs choses en même temps,
01:41mais il y a aussi peut-être autre chose dans cette force féminine qui nous porte.
01:46Comment vous la définiriez-vous ?
01:50L'écoute, je pense que c'est une grande force.
01:54Ce n'est peut-être généralisé de dire que toutes les femmes ont de l'écoute, mais je pense que...
01:58Ça joue sur votre management par exemple.
02:01Ah oui, complètement.
02:03L'écoute, c'est très important.
02:04D'essayer de comprendre l'autre, de se positionner à la place de l'autre pour bien comprendre, bien entendre
02:10ce qu'il dit.
02:13Et oui, il faut aussi anticiper, il faut être...
02:17Oui, j'ai plein de choses en même temps.
02:19Plus de souplesse, quoi, peut-être.
02:20Plus de souplesse, oui.
02:22Alors, trop ambitieuse, trop visible, trop directe.
02:25Est-ce que ça vous parle ? Vous l'avez entendu, ça ?
02:26Ah bah oui.
02:28Toute ma vie !
02:29Toute ma vie !
02:32Ambitieuse, c'est un peu la pavage des femmes de pouvoir, en fait.
02:35Mais trop directe, oui.
02:37Et en même temps, c'est aussi une grande qualité, j'ai envie de dire.
02:41Parce qu'au moins, on sait avec...
02:42Ah oui, c'est clair.
02:43Ça fait gagner du temps, on est plus clair, oui.
02:46Donc, vous l'avez entendu, mais vous n'êtes pas d'accord avec le trop, si ?
02:49Non, je pense que juste assez.
02:52Mais en fait, c'est les femmes qui sont trop, parce qu'un homme, on ne dirait jamais ça d
02:55'un homme.
02:56Non, jamais.
02:57Jamais.
02:57Est-ce que la sororité, c'est un mythe ou une réalité pour vous, Sarah-Henri ?
03:01Qu'est-ce qu'il y a un mythe ?
03:01La sororité, c'est la fraternité entre femmes.
03:07Je pense que dans un sens un peu utopienne, oui.
03:12Mais ça existe, quand même.
03:15Autour de vous, il y a des formes différentes.
03:17Moi, je viens, ma bonne famille en France, c'est une famille, il n'y a que des femmes.
03:22D'accord.
03:23Il n'y a que des trois sœurs.
03:25Vous avez intérêt à l'accepter.
03:27Que des filles.
03:28Donc, le pauvre homme qui vient dans ce milieu, c'est compliqué.
03:33Mais oui, ça existe.
03:35Est-ce qu'il y a une femme qui vous a inspirée plus que les autres ?
03:40J'ai eu un mentor un peu au début.
03:43Ce n'était pas le début de ma carrière, mais le début de ma carrière vraiment dans le design.
03:47Holly Hunt, qui était quelqu'un de qui j'ai beaucoup appris.
03:53Elle n'avait pas une formation forcément en design elle-même, mais elle avait un œil incroyable.
03:59Indisputable.
04:00Oui, indisputable.
04:02Et aussi une très bonne businesswoman, mais quelqu'un qui a fait fortune elle-même, qui avait beaucoup de moyens,
04:10mais qui traitait tout le monde avec du respect.
04:12Avec différence.
04:13Ça, c'est l'appelage des grands, ça.
04:16Et qui prenait la responsabilité pour tout de A à Z dans son entreprise.
04:20Donc, si elle prenait des téléphones et il y avait quelqu'un qui avait une réclamation parce que son matelas
04:24ne rentrait pas dans le cadre de son lit, elle s'en occupait.
04:28Et ça, c'est ce que vous faites aussi, vous, Sarah Henry ?
04:31Oui, je pense que je suis assez comme ça à la base, mais j'ai aussi vu comment ça fonctionnait
04:37et que ça...
04:38Ça vous a inspiré, quoi.
04:39Oui, ça m'a inspiré.
04:40Si vous aviez un conseil à donner à une jeune femme contemporaine aujourd'hui, qui a envie de devenir dirigeante,
04:46qu'est-ce que ça serait votre premier conseil ?
04:49Il faut accrocher.
04:51S'accrocher.
04:52Il faut s'accrocher, oui.
04:53Oui, mais oui, et je pense qu'il faut faire les choix aussi.
04:57Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui disent...
05:00Oui, mais en fait, j'ai entendu quelque chose qui est...
05:03Je trouve bien, on peut tout avoir, mais pas forcément tout en même temps.
05:08Donc, si on veut mettre en priorité sa famille, il faut faire des compromis dans sa carrière et vice-versa.
05:14Et inversement.
05:15Oui.
05:15Ou on n'a pas de...
05:18C'est ça que vous dites ?
05:19C'est difficile de tout bien faire, tout en même temps.
05:22Mais c'est possible quand même, non ?
05:25Avec de l'aide.
05:26Mais ça veut dire, c'est aussi, dans un sens, un compromis de ne pas élever son enfant complètement soi
05:31-même.
05:33Mais oui, c'est une façon d'avoir une carrière bien développée et en avoir un enfant en même temps.
05:39Mais il faut aussi avoir de l'aide pour s'occuper de son enfant.
05:42C'est là que la discrimination, finalement, contre les femmes est la plus importante, en fait.
05:47C'est naturellement qu'elle se crée, cette discrimination.
05:50Alors, je l'ai dit, vous êtes à la tête de la manufacture Kogolin, mais pas que, puisque c'est
05:54la société Taiping, qui est une société chinoise, qui a arraché cette belle manufacture française.
05:59En sachant qu'ils ont quand même, avec votre impulsion, non seulement conservé, préservé, mais valorisé ce savoir-faire à
06:04la française.
06:05Je rappelle que la manufacture Kogolin, c'est une manufacture qui existe depuis 1924 et qui fait du tapis à
06:10la main, comme on n'en fait plus.
06:11Ça, c'est vraiment notre patrimoine national, vivant, que vous continuez à faire vivre, ça rendrait.
06:17Oui, c'est un très beau métier.
06:19On a une vingtaine, entre 20 et 25 personnes dans l'atelier qui font un travail entièrement main, donc entièrement
06:28fait main.
06:30C'est du tissage et de la couture, parce qu'on tisse en petite largeur.
06:34D'accord.
06:34Donc après, on coule des panneaux ensemble.
06:39Et comment c'est vos machines à tisser ? C'est à l'ancienne aussi ?
06:41Oui, on a des mécaniques jacquard qui datent de la fin du 19e siècle.
06:46C'est les mêmes qu'au mobilier national, j'imagine ?
06:48Plus ou moins ?
06:49Bon, mobilier national, ils sont plus dans la tapisserie.
06:51Donc on fait des petits nœuds.
06:53Oui, d'accord.
06:54Où nous, on a une mécanique jacquard.
06:56Oui, c'est le tissage vraiment différent.
06:57Oui, c'est un tissage, un croisement de fils.
06:59Alors, ce qui est intéressant, c'est que vous n'utilisez aussi évidemment que de la matière très naturelle.
07:03On est sur de la laine, du lingue, des choses nobles, évidemment.
07:07Et vous faites des créations sur mesure, beaucoup.
07:09C'est comme ça que ça fonctionne.
07:10Et c'est comme ça que ça réussit à survivre, en fait, Kogola.
07:12C'est ça ?
07:13Oui, bon, on n'a pas un stock à gérer.
07:16Donc c'est quand même ça, mobilise beaucoup de liquidités.
07:19C'est combien de temps, par exemple, je ne sais pas, je vous dis n'importe quoi,
07:21un tapis qui fait 300 cm sur 200, sur mesure pour un hôtel, comme ça ?
07:28Oui, ça prendrait à peu près.
07:29Le temps actif dessus, c'est peut-être 6-7 semaines, plus le temps de faire la teinture.
07:36Et donc, vous avez des spécialistes, des mains, qui font ça ?
07:40Oui, en fait, on a quelques métiers différents dans nos ateliers, quelques métiers à tisser.
07:47Donc, il y a typiquement une tisseuse à rassurer le même métier.
07:51Il y en a aussi d'autres qui sont polyvalents.
07:55Donc, il y a un peu des différences.
07:57Et après, on faisait avant de point nouer dans nos ateliers aussi.
08:01Donc, on a encore une personne qui est là depuis sa l'époque.
08:04Oui, parce qu'on ne se rend pas compte, mais en fait, c'est presque illimité le nombre de métiers
08:07qu'il peut y avoir sur ce type de réalisation, en fait.
08:10Parce qu'il y a celui qui vient tisser, il y a celui qui vient couper, il y a celui
08:12qui vient teindre.
08:14Oui, oui, oui, c'est toute une chaîne.
08:16C'est des maîtres d'art, c'est que des maîtres d'art.
08:17Oui, et chez nous, c'est très important que chaque personne dans la chaîne soit bien valorisée
08:22pour sa contribution.
08:23Et c'est une équipe qui ne peut pas fonctionner sans la contribution de chacun.
08:29Donc, c'est vraiment aussi un cercle vertueux, comme quoi ça marche quand c'est bien géré.
08:34Qu'est-ce que c'est un maître d'art pour vous, Sarah-Henri ?
08:39Déjà, il faut s'accrocher.
08:44C'est de la très haute précision.
08:46Oui, c'est de la très haute précision.
08:48Il faut une appréciation de détail, de temps, de supporter quelque chose qui est très long et très détaillé.
08:57Et donc, finalement, pour préserver ce savoir-faire,
09:00qui est des gestes ancestraux qui se passent depuis des centaines d'années, de main en main,
09:05vous, l'impulsion, quand vous avez repris la manufacture qui n'était pas au top,
09:09on peut le dire comme ça, ça a été justement de préserver ce patrimoine-là
09:12et de le faire perdurer, on est d'accord ?
09:14Oui, on voulait valoriser, on savait qu'il y avait un très bel outil
09:20et qu'il y avait une entreprise qui avait une histoire très importante,
09:24mais qui dormait depuis, je ne sais pas, 10 ans, 20 ans.
09:29Donc, on savait qu'il y avait quelque chose à faire avec.
09:32On voulait vraiment préserver notre groupe et dans le groupe typing et dans la préservation des métiers
09:40et la valorisation du travail au fait main.
09:44À la base, c'était préserver ça, mais évidemment, c'est une entreprise,
09:49donc c'était aussi de pouvoir réussir quelque chose, développer quelque chose avec ça.
09:54Et du coup, vous avez fait des belles collaborations aussi avec des grands designers,
09:57parce que vous, je rappelle, vous venez du design au départ, il y a par exemple India Madhavi qui est
10:02une grande designeuse,
10:03il y a Elliot Barnes, des gens comme ça qui sont des grands archis en fait.
10:07Qu'est-ce que vous leur faites faire ?
10:08Eux, ils vous font des dessins, c'est ça ?
10:09Et vous réinterprétez ensuite comment ça se passe ?
10:12Oui, exactement.
10:13Donc, toutes les collections qu'on a faites sont avec quelqu'un,
10:18sont avec des vraies collections, on va dire,
10:22sont avec des personnes qui sont architectes d'intérieur qui étaient clients avant.
10:26Donc, il y avait une appréciation et une compréhension de ce qu'on fait,
10:30parce que c'est très particulier.
10:33Et donc, du coup, oui, ils vont nous dessiner quelque chose,
10:36on va leur donner un thème développé.
10:38Donc, ils travaillent sur les dessins.
10:41Après, nous, on fait le dessin technique pour le mettre en tissage
10:45et on a des échanges sur les couleurs, sur les formes.
10:48Ça vous passionne ?
10:50Oui, c'est la partie la plus sympa du travail.
10:53Et est-ce que dans votre positionnement, vous vous rendez compte qu'en fait,
10:55vous tissez du patrimoine ?
10:57Parce que c'est un peu ça que vous faites.
10:59Oui, c'est quelque chose qu'on fait participer toute l'équipe dedans aussi.
11:05Oui, à chaque fois que je suis à l'atelier, je passe et je me dis
11:08« Ah, mais ce tapis-là, c'est pour telle personne ou ça, il va partir, je ne sais pas,
11:12à Singapour ».
11:13Donc, ça aussi, c'est très intéressant.
11:16Et quand Taiping a repris la manufacture en 2010,
11:21une des premières choses qu'on a dit à l'équipe,
11:24il y a resté peut-être cinq personnes dans l'atelier,
11:26mais qui nous disaient « Oui, mes parents m'ont dit quand j'étais jeune,
11:30si je ne faisais pas bien mes études, que j'allais terminer au tapis ».
11:35Et on voulait qu'on comprenne qu'en fait, non,
11:40il y a beaucoup de clients particuliers qui sont au bout de la chaîne.
11:44On travaille beaucoup avec des professionnels,
11:47mais au bout de la chaîne, souvent, c'est des milliardaires qui n'attendent rien.
11:50Mais ils attendent, je ne sais pas, dix à seize semaines
11:54pour avoir le tapis que cette personne est en train de tisser.
11:57Donc, je pense que c'est important que la personne qui travaille
12:01voit la valeur de leur propre travail, en fait.
12:04Ce n'est pas juste une question de monétaire, mais de valeur.
12:08Et c'est le temps qui passe, la valeur aussi, bien sûr.
12:11Allez, Parlons Femmes va revenir tout de suite sur Sud Radio.
12:13Vous êtes en compagnie aujourd'hui de celle qui dirige la manufacture,
12:16mais pas que, d'ailleurs, cette manufacture cogolin.
12:18Vous allez nous en dire un peu plus, Sarah-Henri.
12:20Restez avec nous, et vous aussi, d'ailleurs.
12:21A tout de suite.
12:22La Caisse d'épargne Île-de-France,
12:25fière de soutenir toutes les femmes,
12:26vous présente Sud Radio.
12:29Parlons Femmes, Judith Belair.
12:31Parlons Femmes, c'est votre moment de vérité au féminin sur Sud Radio.
12:35Vous êtes aujourd'hui en compagnie de la directrice générale
12:38de la manufacture cogolin,
12:39qui est créatrice de tapis d'exception,
12:41mais pas que, Sarah-Henri.
12:42Alors, Sarah, on va parler un peu de vous, quand même,
12:44parce que vous, on l'entend bien à votre accent,
12:46vous avez une première vie aux Etats-Unis.
12:49Vous avez été consultante marketing.
12:51Et puis après, vous avez tout d'un coup décidé,
12:54à 30 ans, de changer de carrière complètement.
12:55Pourquoi ?
12:56C'est l'amour ?
12:58Non, mais en fait, oui, j'étais consultante.
13:02Je travaillais dans la gestion, le marketing,
13:05le développement de plusieurs entreprises,
13:06mais qui étaient dans les arts appliqués.
13:09Donc, des galeristes, des photographes,
13:11des designers, des architectes.
13:13Et je gérais tout ce qui leur faisait peur
13:16pendant qu'ils faisaient la partie très sympa
13:18de création de leur travail.
13:20Vous étiez un peu jalouse, en fait.
13:21J'étais un peu jalouse.
13:22Je dis, mais juste, mais je suis créative, moi aussi.
13:26Du coup, vous avez fait une école, c'est ça que vous avez fait ?
13:27Oui, j'ai fait un master's en architecture intérieure,
13:32à Columbia, à Chicago.
13:35Et du coup, j'ai intégré l'entreprise Harley Hunt,
13:39à l'époque, à Chicago.
13:41Ok, d'accord.
13:42Et finalement, c'est une évidence aussi
13:44qui s'impose à vous très vite,
13:45c'est que ce n'est pas que vos rêves
13:47que vous avez envie de valoriser,
13:49c'est ceux des autres, en fait.
13:50Vous avez envie de porter un petit peu
13:51les visions aussi des autres.
13:53C'est ça qui vous arrive, Sarah ?
13:54Ou c'est comment vous passez de l'archi-design
13:57à la direction générale, quand même ?
13:59On a envie de savoir.
13:59Oui, en fait, oui, j'ai pas dormi pendant trois ans
14:03pour pouvoir être designer au lieu d'être dans l'administration
14:07et je me retrouve dans l'administration, le management.
14:11Oui, j'avais commencé dans le bureau d'études
14:15en dessinant des meubles et des showrooms
14:17chez Harley Hunt.
14:19Et bref, ils avaient besoin de quelqu'un
14:21pour gérer la partie de la société
14:23qui était luminaire et accessoire.
14:27et Harley m'a dit, bon, c'est pas si difficile
14:30de trouver un designer.
14:31C'est très difficile de trouver quelqu'un
14:33pour gérer du business qui comprend le design.
14:36Ça, c'est vrai.
14:36Donc, elle m'a demandé de repartir dans ce rôle.
14:42Et depuis, je suis dans le management.
14:46Ce qu'elle a dit, c'est assez juste,
14:47c'est que ça vous donne une sensibilité
14:48et un accès aux réalisations elles-mêmes
14:51que peut-être quelqu'un qui aurait fait
14:52une école juste de business
14:53n'aurait pas cette sensibilité.
14:55Oui, bien sûr.
14:56C'est tout sur le patrimoine vivant,
14:57comme on vient d'expliquer.
14:58Oui, je comprends ce dont nos clients ont besoin.
15:02J'ai un amour pour le design,
15:05pour le patrimoine, pour le fait-main.
15:07Je suis assez manuelle moi-même.
15:09Donc, oui, mais je comprends aussi
15:13la comptabilité, la gestion d'une entreprise.
15:16Et ça vous plaît, tout ça, en fait ?
15:18Oui, ce que j'aime dans ce que je fais,
15:20c'est que je ne fais jamais la même chose
15:23toute la journée.
15:24Il n'y a pas d'ennui, quoi.
15:25Oui, il n'y a pas d'ennui, c'est...
15:26Oui, jamais.
15:28Un peu d'ennui, ça n'est pas si mal.
15:30Vous aimeriez bien vous ennuyer, d'accord.
15:32Est-ce qu'en tant que femme,
15:34bon, aux Etats-Unis, je pense que les barrières
15:36sont moins peut-être visibles qu'en Europe,
15:39est-ce que vous avez senti en tant que femme,
15:40parce que dans les maîtres d'art,
15:42il y a quand même plus d'hommes que de femmes,
15:44il y a des femmes aussi, ça change ça,
15:46mais c'est quand même des métiers en général
15:47assez masculins, la marqueterie,
15:49toutes ces choses-là, etc.
15:50Bon, est-ce que vous, en tant que femme,
15:52ça a été un questionnement à un moment donné,
15:54ce que vous avez senti,
15:55ce qu'on vous a remis à votre place ?
15:56Je parle depuis que vous êtes en France.
15:58Oui, je trouve qu'une chose qui était importante
16:01pour moi avec la manufacture,
16:03c'est que c'est une entreprise
16:05qui a toujours...
16:07Tous les artisans étaient des artisanes.
16:10En fait, c'était que des femmes.
16:12Sauf, bon, à l'époque,
16:13on avait notre propre tenterie,
16:14c'était des hommes,
16:15mais en tissage,
16:17tout le reste, en couture,
16:18ça n'a toujours été que des femmes.
16:19Mais avec un maître d'atelier.
16:22Donc ça a toujours été un homme
16:23qui supervisait cette équipe de femmes.
16:25Et vous avez inversé, je parie ?
16:27Et maintenant,
16:28donc on est toujours une équipe féminine,
16:31mais là,
16:32on a une femme qui dirige.
16:34Pas que moi,
16:35mais le chef d'atelier,
16:36oui, c'est aussi une femme.
16:37Et les hommes dans tout ça,
16:39du coup, ils sont où ?
16:40Bon, on en a quand même.
16:43Qu'est-ce qu'ils font ?
16:44Donc, on a une personne
16:45qui est un chef de projet
16:47qui gère un peu notre activité
16:49aux Etats-Unis.
16:51On a un commercial
16:52dans le showroom à Paris
16:53et on a aussi un mécanicien
16:55qui entretient tous les métiers
16:56à tisser à l'atelier.
16:58Oui, parce qu'en fait,
16:59on ne se rend pas compte
16:59de ce que c'est un métier à tisser,
17:01mais c'est un espèce d'énorme truc
17:02comme un moteur.
17:03Oui, il y a de l'entretien au quotidien.
17:07Et alors, pourquoi le groupe Typing ?
17:09Pourquoi vous êtes entré chez eux ?
17:10C'est eux qui sont venus vous chercher ?
17:12Comment ça s'est passé ?
17:13J'ai commencé, en fait,
17:15quand j'avais quitté l'entreprise
17:17Holly Hunt
17:17et je suis redevenue consultante
17:19et je faisais plein de projets différents
17:21dont des projets résidentiels
17:23en décoration.
17:24J'avais besoin d'acheter un tapis,
17:26donc j'avais une amie
17:27qui me disait,
17:27on va voir cette personne
17:29qui est un ancien collègue
17:31qui travaille chez Typing.
17:35et elle m'a demandé,
17:38ils étaient en train de refaire
17:39des showrooms aux Etats-Unis,
17:41donc ils avaient besoin
17:42de quelqu'un pour gérer ces projets.
17:44Donc j'ai géré plusieurs chantiers
17:45aux Etats-Unis,
17:46en Europe,
17:49en Argentine, je crois.
17:53Et finalement,
17:54ils m'ont demandé
17:54de venir travailler à Paris.
17:57D'accord.
17:57Donc, avant de travailler
17:59pour Kogolan,
17:59j'étais chez Typing à Paris.
18:02Et finalement,
18:03Typing, en fait,
18:03ce qui est intéressant,
18:04c'est qu'ils sont allés chercher
18:05une Américaine
18:06pour venir s'occuper
18:08d'entreprises françaises.
18:09Et en fait,
18:10ce qu'on aime dans tout ça,
18:11c'est qu'il n'y a pas de barrière.
18:12C'est-à-dire que les barrières
18:13qu'on se crée nous-mêmes,
18:14finalement, aujourd'hui,
18:16cette polarisation complète,
18:17vous, vous êtes exactement
18:18l'exemple du contraire.
18:19Ah oui,
18:20j'ai un parcours
18:21très étrange.
18:23Atypique, on peut dire.
18:24Oui, atypique.
18:25Oui, c'est bien atypique.
18:28Et oui,
18:29donc pour moi,
18:29j'ai toujours eu envie
18:31de vivre en France.
18:32Donc, ça faisait...
18:34Je parle encore en français
18:36depuis que j'étais adolescente.
18:39Oui, vous parlez très, très bien, d'ailleurs.
18:41Donc, c'était...
18:42Et j'avais déjà travaillé
18:44dans un ancien poste.
18:45Je faisais l'import
18:47des choses qui étaient fabriquées
18:48en France.
18:49Donc, je venais souvent à Paris.
18:51Oui, parce qu'en fait,
18:51là-bas, en Chine notamment,
18:53ils adorent tout le savoir-faire
18:54à la française aussi, hein.
18:56Oui, oui, oui, oui.
18:58Et donc, pardon,
18:59je vous ai coupé.
19:00Oui, donc j'avais déjà
19:01un peu en réseau.
19:02J'avais des amis ici.
19:03J'avais un frère
19:04qui habitait ici.
19:05Donc, pour moi,
19:07c'était...
19:07Donc, il me voyait
19:09comme quelqu'un
19:09qui allait traduire
19:10pas forcément en langage,
19:13mais aussi culturellement
19:14d'une entreprise,
19:15Taiping.
19:17Le siège est à Hong Kong,
19:18mais c'est une entreprise
19:19anglo-saxonne.
19:20Donc, d'avoir quelqu'un
19:21qui pouvait traduire
19:23entre les anglo-saxons
19:24et les européens,
19:26parce que c'est surtout
19:27les européens du Sud.
19:29Oui, c'est sûr
19:29qu'ils ne se comprennent pas
19:30toujours, à priori.
19:31Oui, ils ne se comprennent pas
19:32forcément.
19:33Donc, je pouvais, oui,
19:35faire passer des messages
19:36dans les deux sens.
19:38D'accord, donc la médiation,
19:39en fait, un peu.
19:40C'était ça,
19:41votre rôle au départ.
19:42Oui.
19:42Ça, c'est un truc
19:43qui vous parle aussi de...
19:44Parce que là,
19:45vous valorisez,
19:46vous relevez un défi,
19:47quand même,
19:47en récupérant cette
19:48manufacture cogolaine,
19:49que vous redonnez
19:50vie à un lieu,
19:51à une tradition.
19:52Et puis, comme je disais
19:53tout à l'heure,
19:53vous avez cette espèce
19:54d'espace où vous faites
19:55des passages.
19:56Vous liez les gens,
19:58vous liez les styles.
19:59Qu'est-ce que c'est
20:00votre leitmotiv
20:01au départ, Sarah ?
20:05Je pense que...
20:07Si on veut...
20:09Moi, évidemment,
20:10on est...
20:11Au bout des choses,
20:12on est dans la vente.
20:13On est dans la création
20:14et il faut vendre
20:14ses créations.
20:15mais pas dans un sens
20:17très commercial.
20:19Donc, on est là
20:19pour aider,
20:21pour accompagner
20:21les clients,
20:22pour essayer d'aider
20:23les clients
20:24à trouver
20:24la meilleure solution
20:25pour leurs besoins.
20:28Donc, ça,
20:29j'aime beaucoup
20:29d'essayer
20:31de faire le mariage
20:32entre...
20:33Déjà,
20:34d'écouter,
20:34de comprendre
20:35ce dont quelqu'un a besoin
20:36et trouver
20:37la bonne solution
20:38et en plus,
20:40valoriser
20:40un travail ancestral.
20:42Je trouve que là,
20:44c'est vraiment
20:44une chance
20:45de pouvoir participer
20:46dans cette chaîne-là
20:47qui est valorisant.
20:48L'idée,
20:49c'est vraiment
20:49pour vous
20:49de préserver,
20:51de faire rayonner,
20:52en fait,
20:52ce savoir-faire aussi.
20:54C'est ça ?
20:54Oui, oui.
20:55Avec Ogona,
20:56c'est une très,
20:56très belle histoire.
20:57C'est une belle marque.
20:59C'est une entreprise
21:00qui a eu
21:01des femmes
21:02très fortes
21:03dans l'entreprise
21:04depuis...
21:05Surtout depuis
21:05les années 60.
21:08Donc,
21:09oui,
21:10je trouve
21:10que c'est génial
21:11de faire rayonner ça
21:12et c'est aussi,
21:13c'est un produit
21:14en lui-même
21:14qui est très beau.
21:15Ce n'est pas que l'histoire.
21:16Mais c'est un produit
21:17qui n'existe pas ailleurs.
21:20Donc,
21:20ouais.
21:21Alors,
21:21je vais vous poser des questions
21:22un petit peu personnelles maintenant
21:23parce que tout à l'heure,
21:24vous disiez que c'est difficile
21:25de mener carrière
21:26et de faire des enfants
21:27en même temps.
21:27Est-ce que vous avez
21:28des enfants, ça ?
21:29Non.
21:30C'est un vrai choix
21:31de votre part ?
21:32Oui,
21:32c'est un vrai choix.
21:34Je pense que quand
21:36j'ai peut-être
21:37eu une petite envie...
21:39Petite fenêtre
21:40à un moment donné.
21:41je pense que c'est aussi
21:41un moment dans la vie
21:42d'une femme
21:43où c'est maintenant
21:43ou jamais
21:44où on se pose
21:45vraiment la question.
21:46Mais j'ai plein
21:48de nièces
21:49et j'ai aussi
21:50des neveux
21:51aux Etats-Unis
21:52qui ont une place
21:53énorme
21:54dans notre vie.
21:56Donc,
21:57c'est comme si
21:58j'ai eu des enfants.
21:59J'ai fait
21:59parcours soup.
22:02C'était un choix
22:03délibéré
22:04de liberté
22:04pour vous en fait.
22:06C'était pour pouvoir
22:06faire ce que vous voulez.
22:07Oui,
22:08c'est de pouvoir faire
22:08et je suis aussi
22:11l'aînée
22:12dans une famille
22:13où on était
22:143-4 enfants
22:15et l'aînée
22:17d'un peu loin.
22:18Donc,
22:18j'ai élevé
22:19des enfants déjà.
22:20Donc,
22:20je n'ai jamais eu
22:21ce besoin,
22:23cette envie.
22:24Plus jeune,
22:24j'étais jamais
22:25de la vie.
22:26Ah ouais,
22:26c'est vrai ?
22:27Ah ouais,
22:27donc c'était clair
22:28très tôt.
22:28Pour moi,
22:29c'était pas...
22:31et je pense
22:31que c'est aussi
22:32un projet
22:32pour moi,
22:34en tout cas,
22:35c'était un projet
22:37à faire à deux.
22:38Donc,
22:39de trouver la bonne personne,
22:40d'avoir vraiment
22:41envie de ça.
22:42Et puis,
22:42on n'est jamais sûr
22:43que c'est la bonne personne.
22:43Oui,
22:44c'est tardivement
22:44dans ma vie,
22:45donc c'était un peu
22:46tard pour nous deux.
22:47On peut se tromper
22:48parfois aussi.
22:49Oui,
22:50ça arrive.
22:52Si vous aviez
22:53un message
22:54comme ça
22:55à passer
22:55aux jeunes filles
22:56qui nous écoutent
22:58sur justement
22:58leur positionnement
22:59en tant que femmes,
23:00les choix qu'elles ont
23:00à faire,
23:01qu'est-ce que ça serait
23:01votre message
23:03aujourd'hui,
23:03Sarah ?
23:04Parce que quand on
23:04vous écoute parler,
23:05on se dit qu'il y a
23:05des choix assez abrupts
23:06à faire.
23:08Ce serait quoi
23:09même votre souhait
23:10pour elles,
23:10d'ailleurs ?
23:11En fait,
23:13je pense que
23:13je dirais que
23:14mon souhait,
23:15c'est qu'elle
23:16peut-être qu'elle
23:17a de moins en moins
23:18besoin de faire
23:19ce genre de choix.
23:21Peut-être c'est juste
23:22aussi,
23:23aujourd'hui,
23:24beaucoup de monde
23:25fait des enfants
23:26beaucoup plus tardivement
23:27aussi,
23:27mais qui n'est pas
23:30forcément facile,
23:31mais soit on fait
23:32C'est plus dur
23:32quand on est mieux.
23:33Oui.
23:35Il faut se lever la nuit,
23:36quoi.
23:36C'est le même choix,
23:37soit on les fait jeunes
23:38et on vit sa vie après
23:39ou on vit sa vie
23:40et après on fait des enfants.
23:42Mais oui,
23:43j'aimerais bien
23:43qu'elles aient
23:44moins de choix.
23:46entre la maternité
23:47et la carrière.
23:48Moi,
23:49je suis assez d'accord
23:49avec vous
23:50qu'on n'ait plus
23:50de choix à faire,
23:51justement,
23:51qu'on puisse tout faire
23:52aujourd'hui.
23:53On est en 2026
23:54quand même.
23:55Oui.
23:55Donc,
23:55si les hommes
23:56participaient un peu plus
23:57aussi pour
23:58rélever les enfants
23:59et de faire
24:00des congés
24:01et des congés
24:01de paternité
24:02comme ça se fait
24:03en Scandinavia,
24:05je pense que ça...
24:05Ça avance un peu,
24:06ça.
24:07Il paraît que ça change,
24:08on prie pour que ça continue.
24:10Oui.
24:10Merci beaucoup,
24:11Sarah-Henri.
24:12Je rappelle que
24:12vous êtes à la tête
24:13de la manufacture
24:14Cogolin,
24:14que c'est une manufacture
24:15d'exception,
24:16qui fait du tapis
24:17d'exception
24:17dans le sud de la France.
24:18Vous avez peut-être
24:19envie de passer un message
24:20parce que
24:21manufacture Cogolin
24:22et...
24:22Et puis ?
24:23Qu'est-ce que vous faites
24:24d'autre ?
24:25Ah oui.
24:26Bon,
24:27depuis janvier,
24:28j'ai pris la direction
24:30de groupe Taiping
24:31en Europe
24:32et Moyen-Orient,
24:34l'Afrique,
24:34mais c'est pas...
24:35On ne fait pas beaucoup
24:36en Afrique,
24:37mais oui.
24:38Donc là,
24:39vous êtes sur un développement
24:40beaucoup plus ouvert
24:40à l'international.
24:41Oui.
24:42Donc là,
24:43on est sur toute
24:44la région
24:45EM&1
24:46et avec une équipe
24:47à Londres,
24:48à Paris,
24:49à Hambourg
24:49et en Italie.
24:51Eh bien,
24:51on va vous suivre de près.
24:52Merci beaucoup
24:53d'être venu partager avec moi
24:54et avec nous,
24:55avec nous,
24:55chères auditrices,
24:56chers auditeurs.
24:57Vous étiez à l'écoute
24:57de Parlons Femmes
24:58sur Sud Radio.
24:59Merci d'être toujours
25:00au rendez-vous.
25:00Merci à Julien
25:01qui réalise pour vous.
25:02On se retrouve samedi prochain
25:03à 13h30
25:03et puis tous les dimanches,
25:05donc dès demain,
25:0619h.
25:06C'est excellent.
25:06je vous embrasse.
25:07Bye.
25:08Sud Radio,
25:09Parlons Femmes,
25:10Judith Belair,
25:11avec la Caisse d'épargne
25:13Île-de-France,
25:14fière de soutenir
25:14toutes les femmes.
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