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  • il y a 20 heures
Avec Nathalie Sonnac, spécialiste de l’économie des médias et ancienne membre du CSA, autrice de 'Qui veut la peau de l'audiovisuel public ?'

"Parlons Femmes" nous raconte les parcours des femmes extraordinaires qui tissent le lien de notre République.
Nous explorons des thèmes universels tels que la lutte pour l’Egalité des genres, la liberté d’expression, la diversité culturelle, le droit à disposer de son corps.
Emission tirée du livre de Valérie Perez-Ennouchi, "Destins de Femmes", sorti chez Ramsay, prix Edgard Faure 2021.
Une émission de Judith Beller.
Merci au Groupe Connect Travail Temporaire !

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##DESTIN_DE_FEMMES-2026-05-30##
Transcription
00:00La Caisse d'Épargne-Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons Femmes, Judith
00:08Belair.
00:09Il est 13h30 sur Sud Radio, bienvenue dans Parlons Femmes, l'émission qui célèbre les femmes qui osent tout simplement.
00:14Très heureuse de vous retrouver.
00:15Nathalie Sonac est professeure en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris-Panthéon-Assas,
00:21spécialiste de l'économie des médias et ancienne membre du CSA, quel pédigré !
00:25Bienvenue Nathalie !
00:26Merci beaucoup.
00:27Avec plaisir.
00:27Alors vous nous venez avec votre dernier ouvrage, Qui veut la peau de l'audiovisuel public ?
00:31C'est tout juste publié aux éditions de l'Observatoire et ça va y aller.
00:34Ça y va.
00:35Ça y va.
00:36C'est la balance.
00:37C'est parti, Parlons Femmes.
00:38Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
00:42Alors Parlons Femmes vous pose des questions, Nathalie.
00:43La première, quelle femme vous inspire une force radicale ?
00:47Je crois vraiment en Gisèle Halimi.
00:49Ah oui.
00:49Ah oui.
00:50Son combat, la liberté, la défense des droits des femmes évidemment,
00:54une très grande avancée sur le plan de la justice.
00:57Oui, c'est une grande, grande femme.
00:58Puis dans l'époque où elle était, où c'était vraiment pas simple quoi ?
01:01Non, c'était pas simple.
01:02Elle s'est vraiment battue et les résultats sont assez extraordinaires.
01:05Et on continue en fait de s'appuyer, d'avancer grâce à elle.
01:08Bien sûr.
01:09C'est vrai qu'on a tendance à plutôt citer Simone Veil d'habitude.
01:11Oui, c'est évidemment celle à laquelle je pensais naturellement.
01:14Mais le moteur dans tout ça, ce ne serait-ce pas un peu Madame Halimi ?
01:16En tout cas, toutes comptent et les deux comptent vraiment.
01:21Trop ambitieuse, trop visible, trop directe.
01:23Vous l'avez entendu ça Nathalie ?
01:25Peut-être trop directe, dans mon jeune temps.
01:29Pourquoi ça a changé depuis ?
01:31Peut-être maintenant.
01:32Non, pas vraiment.
01:35Est-ce que ce n'est pas ce trop qu'on dit aux femmes, toujours en général ?
01:38Vous êtes trop, dès qu'on est un peu autrement ?
01:40Oui, moi on m'avait déjà dit, mais qu'est-ce que tu veux de plus ?
01:44Je crois avoir répondu, tout plus.
01:47Si vous pouviez offrir un super pouvoir à toutes les femmes de la planète,
01:53qu'est-ce que vous leur offririez ?
01:54Certainement la confiance.
01:56C'est peut-être ce dont, en tout cas moi, j'ai le plus manqué.
02:01Et qui continue toujours de me manquer,
02:04ou en tout cas sur lequel vraiment j'essaye de m'appuyer.
02:06Je cache bien mon jeu.
02:08Est-ce que finalement, ce n'est pas quand on est un peu timide
02:10et tout ça qu'on doit forcer le trait
02:12et qu'on va peut-être plus loin parfois aussi ?
02:15Oui, mais c'est aussi, je pense, culturel.
02:18Depends aussi de là où on a été élevé,
02:20le milieu dans lequel on a été élevé,
02:22et puis ensuite dans le milieu dans lequel on grandit,
02:24où on essaye d'évoluer.
02:26Et ça prend du temps.
02:27En tout cas, moi ça m'a pris beaucoup de temps.
02:29Bien sûr.
02:30Alors, votre livre, que je rappelle,
02:32qui veut la peau de l'audiovisuel public,
02:34c'est sorti à l'Observatoire.
02:36Vous y décryptez les attaques politiques, économiques, idéologiques
02:39qui visent le service public audiovisuel français.
02:42À partir de cette récente polémique médiatique
02:44avec les journalistes Thomas Legrand, Patrick Cohen,
02:46qui est devenu aussi une affaire d'État.
02:48Et puis, vous poussez un peu le trait en disant
02:52que c'est vraiment le symptôme d'une fragilisation plus profonde
02:54du service public audiovisuel.
02:56Et du coup, une polarisation du débat public, en fait.
02:59Donc, en fait, grosso modo, si on vous écoute,
03:01les journalistes peuvent plus difficilement faire leur travail aussi.
03:04En tout cas, nous sommes depuis plusieurs années
03:06dans un espace public au sens général du terme
03:09qui est totalement déstabilisé.
03:12Déstabilisé parce qu'on a de nouveaux usages,
03:13parce qu'aujourd'hui, on s'informe majoritairement
03:16sur les réseaux sociaux, via notre téléphone portable.
03:19On passe d'une information à une autre.
03:21Il y a une très grande déstabilisation de cet espace public.
03:23On est quand même dans une crise internationale.
03:26C'est un peu bateau de le dire comme ça,
03:27mais néanmoins, ça participe d'un contexte
03:30de grande déstabilisation,
03:31de mise en risque aussi de la part des journalistes,
03:34une crise institutionnelle, des médias,
03:36des politiques en général.
03:37Tout ça, tout de même aggloméré,
03:39conduit à ce qu'on constate bien,
03:41une polarisation du débat,
03:44mise en risque du service public.
03:46Et puis aujourd'hui, c'est vrai que c'est ce que je voulais dénoncer
03:49particulièrement dans cet ouvrage.
03:51C'est qu'on constate en France,
03:52on l'a pu le constater lors de cette commission d'enquête,
03:55mais en Europe, de façon générale,
03:57une attaque idéologique de l'extrême droite
03:59à l'encontre des services publics.
04:01Et je souhaitais le dénoncer
04:04parce que c'est un combat qui n'est pas simplement
04:06vis-à-vis du service public
04:08et en défense du service public, ça bien entendu,
04:10mais de cet espace commun
04:12qui est déstabilisé
04:14et qui nous empêche en fait
04:16de vivre ensemble.
04:17Or, d'un point de vue démocratique,
04:19on a besoin de ces médias,
04:20de l'ensemble des médias.
04:21On a besoin de Sud Radio
04:22comme on a besoin du service public
04:25pour pouvoir échanger,
04:27pour pouvoir voter en toute conscience.
04:29C'est la diversité qui fait la différence.
04:30Exactement, le pluralisme, la diversité.
04:32Et ça, c'est terriblement attaqué.
04:33Alors, on peut en parler deux secondes.
04:35Il y a Vincent Bolloré
04:37à travers le groupe Vivendi
04:38qui a profondément transformé des médias
04:39comme Canal+, C, News, Europe 1, etc.
04:41Le JDD aussi.
04:43Il y a ces détracteurs
04:44qui dénoncent une ligne éditoriale idéologique
04:46et une concentration du pouvoir médiatique
04:48entre ses mains.
04:49Et puis, il y a ces soutiens
04:50qui font une diversification de l'offre médiatique
04:52et d'une réponse à une demande du public
04:53pour des médias d'opinion plus affirmés.
04:56A l'inverse, vous avez aussi Mathieu Pigasse.
04:57Mathieu Pigasse qui vient d'une génération
04:59d'investisseurs, d'actionnaires
05:00issus du monde de la finance
05:01et des élites économiques
05:03et qui, lui, est à la tête du groupe
05:06Le Monde des Incorruptibles,
05:07de Libération, de Radio Nova
05:08et qui affirme vouloir influer
05:10sur le paysage politique français
05:11au même titre.
05:13On peut se poser des questions
05:14dans les deux sens, finalement.
05:15C'est la raison pour laquelle,
05:16vous voyez bien,
05:16on est tout de suite polarisé.
05:18Finalement, c'est blanc, c'est noir,
05:19c'est j'aime ou je n'aime pas,
05:21je veux, je veux pas.
05:22C'est exactement ce dont on n'a pas besoin
05:24dans une démocratie,
05:25c'est de cette polarisation.
05:27Donc, je crois que...
05:27Qu'est-ce que c'est la solution, alors ?
05:29La solution, c'est en aucun cas,
05:31en tout cas, alimenter ces polémiques,
05:34mais être capable de reposer
05:36les conditions d'un débat démocratique.
05:37Aujourd'hui, le fait que nous parlions
05:39de la puissance de frappe
05:41de ces deux acteurs,
05:42que ce soit Mathieu Picasse
05:43ou Vincent Bolloré,
05:45nous conduit aussi,
05:46et devrait nous conduire aussi,
05:47à la place qu'a pris aujourd'hui
05:48des réseaux sociaux,
05:49des acteurs comme un Facebook,
05:51un Twitter ou un TikTok,
05:52qui sont en dehors
05:53du champ informationnel
05:54et qui, pourtant,
05:55nous font remonter l'information.
05:57C'est sur ces acteurs-là
05:59et à partir de ces acteurs-là
06:00que j'accède à d'autres informations.
06:01On voit bien que le débat
06:02va au-delà de celui
06:04qui est circonscrit
06:06à uniquement une guerre
06:08entre deux pôles
06:10qui, aujourd'hui,
06:10s'est complètement, en fait, dépassée.
06:12Pour moi, c'est un débat de l'ORTF,
06:14le débat qu'il y a eu,
06:15exactement comme cette commission d'enquête,
06:17n'a pas pris en compte
06:19l'algorithmie,
06:21les usages,
06:22les jeunes,
06:23comment ils s'informent,
06:24comment ils vont voter,
06:26à partir de quelle info
06:27on va voter,
06:28la place de la désinformation,
06:30la place de la manipulation
06:31de l'information,
06:31la place de l'ingérence étrangère
06:33et j'ose ajouter
06:34la place, aujourd'hui,
06:35de l'intelligence artificielle
06:36où, finalement,
06:36les élections présidentielles,
06:37c'est dans un an.
06:38Et la première question
06:39que les gens vont poser
06:40à un Tchadjupé,
06:41à un Claude ou à Gemini,
06:43c'est pour qui je vais voter ?
06:44Et là, quand même,
06:45il y a un vrai débat démocratique.
06:46Donc, il faut absolument
06:47que nos politiques,
06:48c'est la raison pour laquelle
06:49j'ai aussi écrit ce livre,
06:51c'est que nos politiques
06:52doivent absolument
06:53être au-dessus
06:54de cette mêlée,
06:55changer, sortir
06:56de ce débat facile.
06:58Et enfin,
06:59prendre la place
07:00d'hommes d'État.
07:00Je crois qu'on en a besoin.
07:01Peut-être des femmes d'État,
07:03il faudrait qu'elles se réveillent
07:03un peu.
07:06Est-ce qu'on peut garantir
07:07une vraie indépendance
07:08éditoriale, selon vous,
07:09quand on a des grands groupes
07:10financiers comme ça
07:11et industriels,
07:12d'ailleurs,
07:12qui contrôlent
07:13les principaux médias
07:14parce que c'est les principaux ?
07:15L'important,
07:16c'est d'avoir un cadre régulatoire
07:18qui nous permet,
07:19nous, citoyens,
07:20d'accéder à un pluralisme
07:21d'informations.
07:22Ce qui est important,
07:22c'est que le pouvoir
07:23ne soit pas concentré
07:24entre les mains
07:27et le groupe Bolloré
07:28occupe une place
07:29non négligeable
07:30dans cet espace informationnel.
07:32Mais finalement,
07:33relativement,
07:33certains vont le critiquer,
07:35mais peut-être un nain,
07:36si vous me permettez l'expression,
07:37par rapport à un Twitter
07:38ou un Facebook.
07:40Donc,
07:41il faut qu'ils puissent
07:42avoir la place,
07:42mais de la même façon
07:43qu'il faut que l'audiovisuel public
07:44puisse avoir sa place,
07:46il faut que l'ensemble
07:46de ces acteurs
07:47puissent être présents.
07:48Et ça,
07:49c'est le cadre réglementaire
07:50qui devrait poser ça,
07:52qui devrait imposer ça.
07:52Or,
07:53ce cadre réglementaire
07:54est complètement
07:55à côté de la plaque,
07:55c'est-à-dire qu'il ne fait...
07:58les transformations,
07:59les votes de la loi
08:00par le Parlement
08:01n'a pas eu lieu
08:02au bon moment.
08:03Et ce qui fait
08:04qu'on se retrouve aujourd'hui
08:05avec un espace informationnel
08:06qui est complètement dérégulé.
08:08Pourquoi ?
08:09Parce que finalement,
08:10nos acteurs français,
08:11eux, le sont,
08:11dans un cadre qui existe,
08:13pour la presse,
08:13la télévision et la radio,
08:14mais en dehors duquel,
08:16finalement,
08:16tous les autres acteurs
08:17étrangers,
08:18américains ou chinois,
08:19eux, n'y sont absolument pas.
08:20Ils sont régulés,
08:21permettez-moi d'y revenir,
08:22sauf quand Thomas Legrand
08:23et Patrick Cohen
08:23sont filmés leur insu
08:24lors d'une discussion
08:25dans un café parisien
08:26avec des responsables
08:27du Parti Socialiste.
08:28Il y a quand même un problème
08:28parce qu'il y a Thomas Legrand
08:30qui a dit
08:30nous on fait ce qu'il faut
08:31pour Dati,
08:31Patrick et moi.
08:32Mais alors ça a été
08:33beaucoup discuté,
08:34en tout cas c'est le point
08:35de départ d'une grande
08:36grande polémique.
08:37Après que des journalistes,
08:40éditorialistes,
08:41spécialistes de l'actualité
08:43aillent au plus près
08:44de l'information,
08:45une information de première main
08:46d'hommes politiques
08:48pour pouvoir savoir
08:49ce qu'ils ont eux
08:49dans leur tête,
08:50quel est leur programme,
08:51un nom d'une élection
08:52présidentielle,
08:52en vrai ça ne me choque pas.
08:53Oui mais qu'ils l'influencent
08:54c'est un peu moins bien quand même.
08:55Évidemment,
08:56mais est-ce qu'on pourrait
08:57dire la même chose ?
08:57On va suivre tous les journalistes.
08:59Vous voyez,
08:59le fait de participer à ça
09:01fait que ça remet en cause
09:01finalement.
09:02Donc le problème
09:03c'est les réseaux sociaux
09:03là, ce n'est pas les journalistes ?
09:04Non, je crois que le problème
09:06c'est d'avoir actionné ça
09:07uniquement sur le plan
09:08de la suspicion.
09:09D'accord.
09:10Moi ce qui serait très intéressant
09:11de savoir c'est
09:11quel est le rôle des médias,
09:12quel est le rôle du journaliste,
09:13quel est le rôle
09:14de l'éditorialiste.
09:15Est-ce que la question
09:16c'est de savoir
09:16si Thomas Legrand
09:17est plus à gauche ou à droite
09:18ou est-ce que Thomas Legrand
09:19lorsqu'il traite un sujet
09:20il le traite
09:22en ayant à cœur
09:23toujours en tête
09:24et dans son cœur
09:25exactement l'impartialité.
09:27Vous avez entièrement raison.
09:28D'ailleurs,
09:28tous les journalistes
09:29sont éduqués normalement
09:31pour apprendre à l'impartialité
09:32l'impartialité
09:33qui n'est jamais
09:34à 100% possible.
09:35Non, parce que l'impartialité
09:36vous avez raison
09:37l'impartialité en fait
09:38c'est vraiment un aboutissement
09:39c'est un idéal.
09:40L'important finalement
09:41c'est qu'on revienne aux faits
09:43et qu'on ne parle pas
09:44aujourd'hui face à deux micros
09:45dont on disait
09:46qu'ils étaient bleus
09:47alors qu'ils sont rouges
09:48c'est ça en fait
09:49c'est-à-dire qu'on ait
09:50la certitude que les faits
09:51soient relatés
09:53explicités, analysés
09:54et puis ensuite
09:54quand on est un éditorialiste
09:55ben oui, on a un point de vue
09:56et c'est pas un problème.
09:57C'est pas une question
09:58de point de vue du coup.
09:59Et du coup, non
10:00ça peut être...
10:01Alors si c'est un éditorialiste
10:03ça peut être quand même
10:03une question de point de vue
10:04mais c'est pas une question
10:05de ligne éditoriale en tout cas.
10:06Bien sûr.
10:07Est-ce que vous pensez
10:08parce qu'on en a parlé
10:08deux secondes tout à l'heure
10:09que la place des femmes
10:11évolue dans le milieu
10:12des médias assez
10:17tout simplement ?
10:18En tout cas, la représentation
10:20des femmes à l'écran
10:21ça fait quand même
10:22une bonne dizaine d'années
10:24qu'avec des indicateurs
10:25on tente finalement
10:26que ça soit poussé
10:27c'est-à-dire qu'on ne retrouve pas
10:29les rôles des femmes
10:30toujours à la même place
10:31au même endroit
10:32mais qu'au contraire
10:33on retrouve autant
10:34des femmes flics
10:35dans des fictions
10:36qu'on dit des femmes
10:37qui soient clochards
10:39ou balayant la rue
10:40donc on voit bien
10:41que ça a quand même
10:42des représentations
10:43des femmes dans l'imaginaire
10:44ça c'est dans l'acting
10:46ensuite effectivement
10:47je pense que la problématique
10:48se retrouve exactement
10:49comme l'ensemble
10:50des grandes entreprises
10:50la grande difficulté
10:51à ce que les femmes
10:53accèdent au pouvoir
10:54et aujourd'hui
10:54on a quand même des règles
10:56on a la loi Rixin
10:57qui tente que
10:58dans la société du CAC 40
10:59on ait une juste représentation
11:00des femmes
11:01et ça y va
11:03mais tellement doucement
11:04mais tellement doucement
11:05C'est vrai que c'est très long
11:06Qu'est-ce qu'il faudrait
11:08pour que ça aille plus vite
11:08à votre avis ?
11:09Loi une fois encore
11:10le cadre indispensable
11:11Mais les lois existent déjà
11:11il faut les appliquer
11:13peut-être tout simplement
11:14Appliquez-les
11:14et puis augmentez le montant
11:15des amendes
11:16je pense que ça peut calmer
11:17C'est ça
11:18Allez Parlons Femmes
11:19c'est l'émission
11:19qui donne la parole
11:20à celles qui n'attendent plus
11:21qu'on leur donne
11:22la permission d'exister
11:23vous l'aurez compris
11:23on est sur Sud Radio
11:24avec Nathalie Sonac
11:25professeure en sciences
11:26de l'information
11:27de la communication
11:27à l'université Paris Panthéon
11:29Assas spécialiste de l'économie
11:30de l'économie des médias
11:31ancienne membre du CSA
11:32et son livre
11:33Qui veut la peau
11:33de l'audiovisuel public
11:36j'en perds mes mots
11:37et Wiki
11:37c'est aux éditions
11:38de l'Observatoire
11:39restez avec nous
11:40La Caisse d'épargne
11:42Île-de-France
11:43fière de soutenir
11:44toutes les femmes
11:44vous présente
11:45Sud Radio
11:47Parlons Femmes
11:48Judith Belair
11:49Quand les femmes parlent vrai
11:50les lignes bougent
11:51sur Sud Radio
11:52aujourd'hui
11:52c'est avec Nathalie Sonac
11:53que j'échange
11:54professeure en sciences
11:55de l'information
11:55de la communication
11:56à l'université Paris Panthéon
11:57Assas
11:57spécialiste de l'économie
11:59des médias
11:59ancienne membre du CSA
12:01et son dernier ouvrage
12:02Qui veut la peau
12:02de l'audiovisuel public
12:03sorti aux éditions
12:04de l'Observatoire
12:04mais qui veut la peau
12:05de l'audiovisuel public
12:06Nathalie Sonac
12:07Je crois que la réponse
12:08est assez claire
12:09aujourd'hui
12:10ce sont les parties
12:12d'extrême droite
12:12et pas simplement
12:14en France
12:15on constate
12:15que dans toute l'Europe
12:17il y a une attaque
12:18délibérée
12:18en Angleterre
12:19en Suisse
12:20ça avait été le cas
12:21en Grèce
12:22d'une attaque délibérée
12:22à l'encontre
12:23de l'audiovisuel public
12:24à la fois
12:25parce qu'on voit bien
12:26que nos démocraties
12:27sont fragilisées
12:28et c'est le symptôme
12:30en fait
12:30et le symbole
12:31d'une fragilisation
12:32de nos démocraties
12:33et c'est la raison
12:34pour laquelle
12:34moi je vais mener
12:35à la fois
12:35je mène ce combat
12:37pour un audiovisuel
12:39public présent
12:41indispensable
12:42mais pour un écosystème
12:43informationnel
12:44qui soit à la hauteur
12:45de nos ambitions
12:46c'est-à-dire avoir
12:47vraiment des médias
12:48qui soient des vecteurs
12:48de démocratie
12:49et aujourd'hui
12:49il y a une crise
12:50économique profonde
12:52qui touche
12:53les médias en général
12:54et le service en particulier
12:55lorsque l'État
12:56ne finance pas
12:58à la hauteur
12:58de ce qu'il devrait faire
12:59ou en tout cas
13:00annonce des baisses
13:01drastiques
13:02de financement
13:03j'entends ce que vous dites
13:04mais nous on est un média privé
13:05par exemple
13:06sur Sud Radio
13:08notre investisseur
13:09il ne peut pas constamment
13:10non plus
13:10venir boucher les trous
13:11il faut aussi qu'on fasse
13:13monter les auditeurs
13:15il faut aussi qu'on fasse
13:15notre boulot en fait
13:16pour que ça soit
13:17finançable
13:18bien sûr
13:19mais on voit bien
13:19la difficulté
13:20parce que là
13:20on ne sait pas trop
13:21où il va l'argent
13:22d'aucun vous dirait
13:23oui mais bon
13:23on donne beaucoup d'argent
13:24déjà
13:25oui alors
13:25beaucoup d'argent
13:26tout est relatif
13:27là c'est effectivement
13:28un montant de 4 milliards
13:29mais c'est pour le groupe
13:30France Télévisions
13:31Radio France
13:32France Média Monde
13:33Arte
13:33TV5 Monde
13:34donc on voit bien
13:35que ce n'est pas simplement
13:36un acteur
13:37une chaîne de télévision
13:38et c'est tant mieux
13:39et c'est important
13:40de le préciser
13:41c'est important aussi
13:41de dire que
13:42eux aussi
13:43doivent participer
13:44à cet effort de guerre
13:45si vous me permettez
13:45cette expression
13:46à l'instar
13:47finalement de l'ensemble
13:48des autres catégories
13:49et autres secteurs
13:50d'activité du pays
13:51et qu'ils doivent rendre
13:52des comptes
13:52évidemment
13:53et c'est du rôle
13:55des parlementaires
13:57que de bien vérifier
13:59que les entreprises publiques
14:00remplissent leur mission
14:01mais de façon plus générale
14:03on voit bien
14:03que radio privée
14:04comme publique
14:05télévision privée
14:06comme publique
14:07se trouve face
14:08aujourd'hui
14:08à des nouveaux usages
14:09avec une baisse
14:10de l'audience
14:11il faut repenser
14:11les manières de faire
14:12exactement
14:12il faut complètement repenser
14:13on voit une baisse
14:14des ressources publicitaires
14:15terribles
14:16égales et énormes
14:17pour le secteur privé
14:18une baisse des audiences
14:20et surtout
14:21des annonceurs
14:22qui courent
14:23vers les investissements
14:25de plateformes
14:26et préfèrent investir
14:27de plus en plus
14:28sur des médias digitaux
14:29plutôt que sur les médias
14:30dits traditionnels
14:30parce qu'ils sont plus libres
14:31aussi finalement
14:32ils n'ont pas les mêmes lois
14:33non plus
14:33par exemple la loi Evin
14:35c'est un bon exemple
14:35la loi Evin sur l'alcool
14:36nous on n'a pas le droit
14:37de parler d'alcool
14:38à la radio en directe
14:39comme ça
14:39c'est interdit
14:40parce que ça peut pousser
14:41à la consommation
14:41ce qui n'est absolument
14:42pas le cas
14:43sur les plateformes
14:44en général
14:44oui je crois que
14:45vous faites bien
14:48de pointer du doigt
14:49cette asymétrie
14:51réglementaire
14:51qui peut y avoir
14:52entre finalement
14:53ces deux espaces
14:54informationnels
14:54qui n'en forment qu'un
14:55mais qui est d'un côté
14:57régulé par l'ARCOM
14:59pour les médias audiovisuels
15:00et puis d'un autre
15:01effectivement
15:02où on a l'impression
15:02que finalement
15:03c'est le Far West
15:05et on peut comprendre
15:06en tout cas
15:07que les annonceurs
15:08se dirigent
15:09et préfèrent investir
15:11de plus en plus
15:12vers ces nouveaux acteurs
15:13et alors pourquoi
15:15tout ce que vous nous racontez
15:17cet affaiblissement
15:18des médias
15:18finalement provoque
15:19un affaiblissement
15:20durable
15:20d'institutions républicaines
15:23en tout cas
15:23ça y participe
15:24c'est à dire que
15:25de la même façon
15:25qu'on constate
15:27une véritable défiance
15:28à l'égard des institutions
15:29à l'égard des politiques
15:30beaucoup les phrases
15:31en sont prononcées
15:32de tous pourris
15:32et bien les médias
15:34les journalistes
15:35de façon générale
15:36sont embarqués
15:37moi j'ai rencontré
15:37beaucoup de journalistes
15:38qui m'ont dit
15:39que c'est de plus en plus
15:40difficile d'exercer
15:41leur job
15:42de plus en plus difficile
15:43parce qu'on voit bien
15:43cette polarisation
15:44touche aussi les affects
15:46et finalement
15:47parce qu'on fait
15:47de l'info d'opinion
15:48oui pas simplement
15:50l'info d'opinion
15:50c'est parce que
15:51les gens semblent
15:52être en attente
15:53d'un oui non
15:54d'une réponse facile
15:55on est dans un contexte
15:56très compliqué
15:57extrêmement difficile
15:58à saisir
15:59et c'est pas en 280 caractères
16:00qu'on arrive toujours
16:01à expliquer les choses
16:02on prend du temps
16:03pour expliquer
16:03il faut du temps
16:04et ce temps là
16:05comme on se dit
16:05qu'on en a de moins en moins
16:06qu'il faut parler
16:07de plus en plus vite
16:08finalement une petite visio
16:09en 30 secondes
16:10c'est bien mieux
16:11que 4 minutes
16:12cette réduction de temps
16:13oblige finalement
16:14à terriblement simplifier
16:15et on se retrouve
16:16face à une polarisation
16:17j'aime j'aime pas
16:18je suis pour
16:19ou je suis contre
16:19et finalement
16:21je lève le pouce
16:21ou je le descends
16:22et ça c'est complètement
16:23le contraire
16:24de ce dont a besoin
16:25une démocratie
16:26alors on est bien d'accord
16:27avec vous
16:27mais c'est très difficile
16:28d'aller à contre courant
16:29comment il faut faire ?
16:30alors je ne suis pas certaine
16:31que ce soit si difficile
16:32d'aller à contre courant
16:32parce qu'on constate
16:33lors des
16:34et c'est assez contradictoire
16:35ou en tout cas
16:35c'est paradoxal
16:36aux Etats-Unis
16:37lors de la campagne
16:38des élections présidentielles
16:40lors de Donald Trump 2
16:42on constate
16:43qu'il y a un podcast
16:44un podcasteur
16:46qui a cartonné
16:47et qui ne raflait pas
16:49simplement 17 millions
16:50d'auditeurs
16:52mais plus de 50 millions
16:53ont écouté
16:54ce podcast
16:55c'est Joe Rogan
16:56pour ne pas le citer
16:57avec une interview
16:58du président de la République
16:59du futur président
17:00de la République
17:00à l'époque
17:01de plus de 3 heures
17:02donc en fait
17:03c'est vrai
17:04qu'on va vers des formats courts
17:05et que ce sont ceux
17:06qui sont privilégiés
17:06verticaux, courts, rapides
17:08il y a des podcasts
17:09qui sont très longs
17:10mais il y a des podcasts
17:11exactement
17:12et ça le podcast
17:12que vous demandez
17:13en tout cas
17:14lorsque moi je demande
17:14à mes étudiants
17:15est-ce que vous écoutez la radio
17:16la radio peut-être pas
17:17mais les podcasts oui
17:18donc ça ne veut pas dire
17:19que la radio n'est pas morte
17:20elle se repense
17:21elle se réinvente
17:22et bien la télévision
17:23doit faire exactement
17:24la même chose
17:24les médias traditionnels
17:26et bien doivent se réinventer
17:27parce que eux
17:28ont quand même des missions
17:29ceux de produire
17:30une information de qualité
17:31ce qui n'est absolument pas
17:32le rôle d'un Twitter
17:33ou d'un TikTok
17:34Vos travaux en général
17:36ils portent Nathalie Sonnac
17:38sur la concentration
17:39des groupes de presse
17:40l'impact des plateformes numériques
17:41les GAFAM
17:41mais aussi l'éducation aux médias
17:43et la défense du pluralisme
17:44et démocratique
17:45sur l'éducation aux médias
17:47vous avez des étudiants
17:48qui ont 20 ans
17:49encore à peu près
17:50c'est vrai que
17:51par exemple
17:51pour les jeunes collégiens
17:54ça manque
17:54on aurait envie
17:55qu'ils aient un cours
17:56où on leur apprenne
17:57à aller chercher l'information
17:59travailler
18:00ils commencent à avoir
18:02des petites infos
18:02sur ce que c'est une fake news
18:03etc
18:04ils en parlent en classe
18:05mais c'est pas encore vraiment
18:07valorisé au même titre
18:08que les autres matières
18:09alors que ça le devrait
18:10vous avez raison
18:10moi c'est ce que vraiment
18:11je travaille là-dessus
18:12depuis 3 ans
18:13je pilote le COP
18:15conseil d'orientation
18:16et programmation du Clémy
18:17qui est un conseil
18:18qui dépend de l'éducation nationale
18:20qui travaille depuis
18:20une quarantaine d'années
18:21à l'éducation aux médias
18:23mais on voit bien
18:23que cette éducation aux médias
18:24aujourd'hui
18:25n'a rien à voir
18:26avec l'éducation aux médias
18:27il y a 40 ans
18:27donc il faut former nos jeunes
18:29mais il faut également
18:30former les professeurs
18:31les professeurs des écoles
18:32mais finalement
18:32si on regarde également
18:33les chiffres
18:35ceux qui reforwardent
18:37le plus les fake news
18:39ce sont pas les plus jeunes
18:40pour le dire de façon polie
18:41ok
18:41c'est pas les profs quand même
18:43non mais disons
18:44qu'il faut monter un peu en âge
18:45en tout cas les seniors
18:46ne manquent pas
18:46de reforwarder des fake news
18:48mais parce qu'ils ne sont pas éduqués
18:49c'est ça ?
18:49oui bien sûr
18:50parce qu'aujourd'hui
18:50l'éducation aux médias
18:52et à l'information
18:53et de façon générale
18:54la citoyenneté numérique
18:55on en a besoin
18:56en fait de la crèche à l'EHPAD
18:58intelligence artificielle
18:59on peut en parler deux secondes
19:00ah oui
19:01on aurait besoin de plus de temps
19:02mais vous avez bien raison
19:03voilà encore ce qui participe
19:04d'une fragmentation
19:05de cet espace informationnel
19:06qui expose vraiment
19:07façon puzzle
19:08l'intelligence artificielle
19:10vient ici
19:12saper de nouveau
19:13comme un second tsunami
19:15après l'arrivée du numérique
19:16l'écosystème était à peine
19:18stabilisé
19:19qu'on a cette nouvelle vague
19:21bien plus profonde
19:22bien plus large
19:23qui change complètement
19:24les usages
19:25de tout le monde
19:26et qui transforme
19:26les usages
19:27de tout le monde
19:27bien sûr
19:28on se demande
19:29comment on faisait avant
19:30parfois
19:31parfois
19:31alors que
19:32Tchad J.P.T.
19:32n'a pas trois ans
19:33donc oui
19:34il faut absolument
19:36ralentir le système
19:37je suis pour le slow
19:38il y a le pape
19:39qui a fait un appel
19:40au ralentissement
19:41de l'intelligence artificielle
19:42ou en tout cas
19:43à son contrôle
19:44quand la religion
19:45vient se mêler
19:46d'intelligence artificielle
19:48qu'est-ce que vous avez
19:49envie de dire
19:49vous Nathalie ?
19:50écoutez en moi
19:50qui prône
19:51la laïcité
19:51la république
19:54et notre défense
19:54de démocratie
19:55tout ça m'inquiète
19:56terriblement
19:57mais néanmoins
19:57une partie du message
20:00et c'est important aussi
20:01que les plus sages
20:02d'entre nous
20:03puissent quand même
20:04tenter de ramener
20:05à la raison
20:05et de reposer
20:06les termes de l'éthique
20:08de la déontologie
20:09on a quand même
20:09on peut le dire
20:10en souriant
20:11et c'est nécessaire aussi
20:12mais de se dire
20:13qu'on est quand même
20:14à un an
20:14d'une élection
20:16présidentielle en France
20:17et que si notre pays
20:20basculait
20:20à l'extrême droite
20:21ce sont toutes nos libertés
20:23qui tomberaient
20:25c'est tout un pays
20:26qui tomberait
20:27donc je pense
20:27qu'il faut absolument
20:29que tout le monde
20:30de là où il est
20:32réfléchisse bien
20:32à son action
20:33à ce qu'il fait
20:34à sa façon de projeter
20:35et se rend compte
20:36que c'est notre commun
20:37aujourd'hui
20:38qui est fragilisé
20:39c'est notre commun
20:40qui est en danger
20:40et c'est notre démocratie
20:42et nos propres libertés
20:43individuelles
20:44comme collectives
20:45qui sont en train
20:46de basculer
20:46alors forcément
20:47je vais vous dire
20:48quelle liberté ?
20:49la liberté d'expression
20:50la liberté de communication
20:51la liberté d'entreprendre
20:52je pense que quand on a
20:53la chance de voyager
20:54et qu'on en va
20:55dans des pays
20:55qui n'ont pas
20:56cette chance
20:57d'avoir une organisation
20:59démocratique
20:59comme la nôtre
21:00ou républicaine
21:01et bien très vite
21:02on se rend compte
21:02des avantages
21:04et de la chance
21:05que nous avons
21:05il fait bon chez nous
21:07il fait bon
21:08de pouvoir s'exprimer
21:08il fait bon
21:09de pouvoir inviter
21:10qui nous souhaitons
21:11il fait bon
21:11de pouvoir exercer
21:12notre libre arbitre
21:13pour pouvoir exercer
21:15notre liberté
21:15notre libre arbitre
21:16pour pouvoir exercer
21:17finalement
21:18et nous forger une opinion
21:19il faut que nous puissions
21:20accéder à un pluralisme
21:22d'opinion
21:22il faut que le secteur
21:24ne soit pas concentré
21:25entre les mains
21:26de quelques-uns
21:26il faut que nos acteurs
21:28des extrêmes aux autres
21:29il faut que nos acteurs
21:30politiques
21:32prennent la mesure
21:33de ce qui est en train
21:34de se passer
21:35aujourd'hui
21:35c'est à dire que
21:37cette polarisation
21:38elle est dangereuse
21:39on est à un an
21:40des élections
21:41c'est ça que vous voulez dire
21:41Nathalie
21:42je pense que c'est vraiment
21:45important que nous
21:46toutes et tous
21:47prenions la mesure
21:49de ce moment
21:50nous avons 12 mois
21:51devant nous
21:52pour nous forger
21:53une opinion
21:53pour écouter l'autre
21:55pour nous rassembler
21:56pour poser les débats
21:57pour être capables
21:58pas simplement
21:59de se renvoyer
21:59la pierre en permanence
22:01et les extrêmes
22:02surtout
22:02parce que le temps
22:03va passer vite
22:03il faut que
22:05il faut que nous prenions
22:07conscience
22:07de ce que voudrait dire
22:09de mettre
22:10l'extrême droite
22:11ou l'extrême gauche
22:12mais en l'occurrence
22:12l'extrême droite
22:13semble être
22:14les plus fortes
22:15dans les sondages
22:16au pouvoir
22:17merci beaucoup
22:18Nathalie
22:19c'est moi qui vous remercie
22:19je vous recommande
22:21à toutes et à tous
22:22évidemment
22:22qui veut la peau
22:23de l'audiovisuel public
22:24c'est un livre au choc
22:25c'est un livre important
22:25c'est sorti aux éditions
22:26de l'Observatoire
22:27et c'est un livre
22:28de Nathalie Sonac
22:29merci d'avoir partagé
22:30ce moment avec nous
22:31rendez-vous samedi prochain
22:32à 13h31
22:33pour une nouvelle rencontre
22:34inspirante dans Parlons de Femmes
22:36retrouvez-moi également
22:36demain à 19h
22:38pour cet excellent
22:38merci à l'équipe Enrégie Julien
22:40ici présent
22:41surtout
22:41continuez d'oser
22:42à toutes
22:43Sud Radio
22:45Parlons Femmes
22:46Judith Belair
22:47avec la Caisse d'Épargne
22:48Île-de-France
22:49fière de soutenir
22:50toutes les femmes
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