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  • il y a 13 minutes
Avec Agnès Bricard, Experte-comptable, commissaire aux comptes, la première femme présidente du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables

"Parlons femmes" nous raconte les parcours des femmes extraordinaires qui tissent le lien de notre République.
Nous explorons des thèmes universels tels que la lutte pour l’Egalité des genres, la liberté d’expression, la diversité culturelle, le droit à disposer de son corps.
Emission tirée du livre de Valérie Perez-Ennouchi, "Destins de Femmes", sorti chez Ramsay, prix Edgard Faure 2021.
Une émission de Judith Beller.
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##DESTIN_DE_FEMMES-2026-05-09##
Transcription
00:00La Caisse d'Épargne-Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith
00:08Belaire.
00:09Vous êtes sur Sud Radio et vous écoutez Parlons Femmes, l'émission qui met en avant les femmes qui font
00:13la différence.
00:14Bonjour à toutes et à tous. Agnès Bricard est experte comptable et commissaire au compte.
00:19Elle a marqué l'histoire de sa profession en devenant la première femme, attention, présidente du Conseil supérieur de l
00:24'Ordre des Experts Comptables en 2011.
00:26Bienvenue et bravo Agnès.
00:28Merci, bonjour.
00:30Vous êtes à la tête de votre cabinet, Agnès Bricard-Lacroix et associée.
00:33Récemment, vous êtes engagée aussi en tant que tête de liste dans le huitième arrondissement de Paris lors des élections
00:37municipales.
00:38On va en parler aussi, évidemment.
00:41Parlons Femmes sur Sud Radio, c'est maintenant.
00:43Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belaire.
00:46Parlons Femmes vous pose des questions, Agnès. Vous êtes prête ?
00:48Je suis prête.
00:49Quelle femme vous inspire une force radicale ?
00:52Elle peut être envie, pas envie, ce que vous voulez.
00:54Ça peut être un personnage, une femme forte comme ça qui vous inspire la force.
00:58Moi qui m'inspire la force, c'est vraiment Simone Veil.
01:01C'est vrai qu'elle est souvent citée, mais à juste titre.
01:04Mais c'est celle qui nous a tous impressionnés.
01:08Plus que certaines pourraient citer Simone de Beauvoir.
01:11J'ai beaucoup aimé Simone de Beauvoir.
01:14C'est vrai que ça a été une pionnière, mais c'est sûr que Simone Veil nous a impressionnés.
01:18Par la force de sa résilience aussi, j'imagine ?
01:20Absolument. Il y a d'abord ça.
01:23Et puis, ses convictions chemillées au corps.
01:26Et le fait qu'elle a bâti pour nous, les femmes, des positions fortes.
01:31C'est vrai.
01:32Et qui sont aujourd'hui clairement affichées et pour lesquelles on continue à se battre
01:38quand, à un moment ou à un autre, on risque peut-être de perdre les avantages.
01:41C'est vrai.
01:42C'est un phare dans la nuit pour certaines, effectivement.
01:46Est-ce que le leadership, à votre avis, au féminin aujourd'hui, il est accepté ou il est toléré ?
01:52Moi, je pense qu'il est vraiment accepté parce que tout un chacun, on voit depuis plus de dix ans,
01:58on va dire,
01:59que ce leadership féminin est issu quand même de cette loi Zyberman.
02:03Il faut le Zyberman-Copé, il ne faut jamais l'oublier.
02:05Et que ce leadership au féminin, il s'est construit, mais avec une légitimité puisqu'il y avait cette obligation
02:12des 40%.
02:13Et surtout, il y avait aussi dans les sociétés le fait, dans l'index de l'égalité de Muriel Pénicaud,
02:20bien qu'il va être abandonné par rapport à cette directive européenne qui arrive et qui approche.
02:25Pour une implication, c'est sûr, fin 2026.
02:29Mais au moins, on a vu apparaître, par exemple, que parmi les dix personnes les mieux rémunérées dans les sociétés,
02:34au moins 40% des femmes seraient des femmes.
02:41Ah, c'est plutôt une bonne nouvelle.
02:42Quand on a dix personnes les mieux rémunérées dans une société,
02:47eh bien, il est à constater que d'avoir 40% de femmes les mieux rémunérées,
02:51ça donne du sens à un leadership.
02:53Bien sûr.
02:53Donc, on est tout à fait légitime pour dire oui, il y a eu des vraies avancées,
02:57dans le cas non seulement de l'autonomisation des femmes,
03:01dans le cadre du leadership, dans le cadre de cette gouvernance.
03:03Alors, elle n'est pas encore totalement, je dirais, toujours prise en compte, cette gouvernance.
03:10Nous, on souhaite évidemment, et on continue un certain nombre de réseaux féminins,
03:14à poursuivre ce combat sur cette gouvernance mixte.
03:18On voit que les choses changent, y compris d'avoir pour la première fois une femme à la DGFIP.
03:24Donc ça, cette directrice, c'est quand même un grand moment, je dirais, de l'histoire,
03:29de même d'avoir eu cette première femme à l'Assemblée nationale.
03:32Donc, on voit bien que finalement, peu à peu, les femmes sont convaincues de leur légitimité.
03:37C'était surtout sur ce point-là.
03:38Et les hommes aussi, j'ai envie de dire.
03:40Et aujourd'hui, on reconnaît que les hommes aussi,
03:44parce que finalement, on constate que chez les hommes,
03:47il y a des choses qu'on ne fait plus, qu'on faisait,
03:50qui avaient un côté presque service militaire,
03:52et qui maintenant, s'est estompé au profit, je dirais, de la mixité, de la vraie mixité.
03:58Et surtout, la consécration d'une chose qui était importante pour nous, les femmes,
04:01c'est de dire qu'il n'y a pas un sexe plutôt qu'un autre qui va l'emporter,
04:06mais qu'il y a bien un plus un égale trois.
04:08Alors, vous, votre cause structurelle, c'est vraiment la féminisation du pouvoir économique, en fait,
04:13quelque part. C'est ça, votre cause.
04:15C'est vraiment le pouvoir économique, l'autonomisation économique.
04:19C'est-à-dire, dès lors qu'on a les moyens,
04:21eh bien, on peut, à un moment où les choses sont difficiles dans un foyer,
04:25ce qui arrive, on peut dire, bah, on part, on s'installe, on a un logement.
04:30C'est ça, l'autonomisation.
04:31Et ne pas être dépendante dans ce qui est un foyer où il y a des violences.
04:35Et donc, c'est sur ça qu'on s'est battus depuis des années.
04:39Pour autant, il ne faut pas oublier que les violences existent,
04:41que les féminicides existent,
04:43qu'il faut évidemment continuer à se tourner vers ces cas insupportables
04:48et se dire que ce sont des crimes et continuer à dire haut et fort.
04:53Mais il faut bien commencer par la prévention.
04:55Cette fameuse prévention, donc aujourd'hui, on met en une priorité,
04:58et à juste titre, la prévention, c'est l'autonomisation des femmes.
05:01Bien sûr.
05:02S'il y avait une ligne, maintenant, à faire bouger,
05:05ça serait laquelle, selon vous ?
05:06Qui bouge trop lentement ?
05:08Alors, qui bouge trop lentement, je trouve,
05:10c'est du côté de cette culture mathématique.
05:15Alors, ces femmes ingénieurs,
05:18c'est vrai qu'on ne prépare pas assez au niveau des petites filles,
05:24jusqu'en sixième.
05:26Je trouve qu'il faut que les mathématiques soient reconnues
05:30comme une priorité au niveau de la culture,
05:34qui est une culture presque préhistorique,
05:36les mathématiques, les chiffres,
05:38bien avant le langage, presque.
05:40Et donc, je pense que cette priorité, c'est ça.
05:42C'est vraiment de mettre l'accent.
05:44Féminiser l'ingénierie en général.
05:45D'ailleurs, dans la tech aussi, il y a un vrai souci.
05:48C'est la même chose, c'est être ingénieur.
05:50Et pour ça, c'est vraiment culturel.
05:53C'est pour ça que, dès les petites classes,
05:56c'est donner du sens à ces éléments chiffrés
05:59et pas les pousser de côté,
06:01parce qu'elles-mêmes, peut-être que les astutitrices,
06:03quand même à 85% dans les petites classes,
06:05en dessous de la sixième,
06:06sont elles-mêmes peut-être pas convaincues par les chiffres.
06:09Donc, il y a une pédagogie à mettre en place
06:11et pour donner, enfin, de côté de ce qu'il va être
06:14notre intelligence artificielle demain,
06:16du sens à ce que les femmes soient présentes.
06:18Alors, est-ce que le patriarcat,
06:20dont on entend beaucoup parler en ce moment,
06:22puisque justement, il a été désigné plusieurs fois,
06:25mais que justement, les choses avancent,
06:26est-ce qu'il se confronte, il se contourne,
06:28il s'embrasse,
06:29ou il s'ignore complètement, selon vous,
06:30ce patriarcat, pour le contrer ?
06:33Alors, est-ce qu'il faut, j'allais dire...
06:37Le nommer, même !
06:39Alors, le nommer, sûrement, bien sûr,
06:43il est nécessaire, mais comme le matriarcat,
06:46c'est-à-dire que finalement,
06:47ce n'est pas l'un contre l'autre,
06:49c'est l'un avec l'autre.
06:50Bien sûr.
06:51Et c'est sur quoi on continue à affirmer
06:54qu'il n'y a pas réellement une position
06:56qui est plus forte l'une que l'autre.
06:58Il y a prendre en compte les qualités
07:00et mettre sur ces qualités,
07:02de l'autre côté, d'autres qualités.
07:04Et je crois qu'aujourd'hui,
07:05on le voit apparaître dans cette génération des 40 ans.
07:09On regarde pour autant la génération des 20 ans.
07:11On s'aperçoit que, de nouveau,
07:14c'est une génération de 20 ans,
07:16puisque c'est toujours une génération il y a 20 ans.
07:18Et on s'aperçoit que là aussi,
07:19il y a encore du travail à faire.
07:22Mais bon, constamment,
07:23il y a un travail à faire pour tous.
07:24C'est comme le droit du travail.
07:26Rien n'est établi.
07:28Rien n'est établi.
07:29Rien n'est établi, inscrit dans la pierre.
07:30C'est la même chose.
07:31C'est un long combat.
07:33Et il faut des convictions.
07:35Et donc, de part et d'autre,
07:36il nous faut des ambassadeurs hommes.
07:38J'insiste, comme on l'a vu un peu partout.
07:40Et ils ont levé la main.
07:42J'ai vu que beaucoup d'hommes ont levé la main.
07:43On est prêts à être des ambassadeurs.
07:45Et donc, voilà, on voit bien que notre société,
07:47elle évolue dans le bon sens.
07:50Vous avez un message pour les femmes qui nous écoutent ?
07:52Alors, leur dire d'abord
07:53qu'elles n'ont pas besoin de modèles.
07:55Elles sont d'abord elles.
07:56Moi, j'aime bien regarder ce qu'on est,
07:59c'est-à-dire voir ses points forts,
08:01voir ses points faibles.
08:03Sur ses points faibles, se dire
08:04si je ne peux pas les corriger,
08:05je vais m'associer.
08:07Alors, on s'associe soit dans un couple,
08:09et puis ça, c'est l'amour,
08:10c'est de la chimie, c'est une fusion.
08:11Soit on s'associe dans les affaires,
08:13dans le fait d'imaginer,
08:15de ne pas rester pour autant tout le temps salarié.
08:18On peut avoir une période de salariat,
08:19on peut avoir après une période
08:21de chef d'entreprise,
08:23de libéral,
08:25de monter une boîte,
08:26et du coup, sur ses points faibles,
08:27trouver quelqu'un qui est justement
08:29les points forts
08:30et qui a ses points forts.
08:31Je pense que c'est ça,
08:32dire aux femmes,
08:33non, prenez pas des modèles,
08:34soyez-vous,
08:35et bien vous êtes comme vous êtes,
08:36mais vous avez envie d'aller plus haut.
08:38Alors, celles qui n'ont peut-être pas envie
08:40d'aller plus haut,
08:41au moins dire un équilibre.
08:43Qu'est-ce que c'est qu'un équilibre ?
08:44C'est identifier l'autre comme soi-même,
08:46et non pas se considérer comme mineure.
08:48C'est vrai.
08:49Vous en avez fait des choses,
08:51Agnès Bricard.
08:52Vous êtes ambassadrice du partage
08:53de la valeur auprès du gouvernement,
08:55on va y revenir.
08:55Vous êtes vice-présidente de Pacte PME,
08:58vous avez été membre d'instances
08:59qui sont liées à l'innovation
09:00et à la gouvernance,
09:00ancienne présidente de l'Ordre
09:01des experts comptables,
09:02fondatrice de la Fédération
09:03Femmes Administrateurs.
09:05Et alors, j'ai envie de dire,
09:07quand est-ce que vous dormez,
09:08Agnès Bricard ?
09:10Si vous dormez !
09:12Parce que vous êtes très engagée
09:14pour les femmes,
09:14et ce que vous dites aussi,
09:15c'est que dans la vie,
09:16il n'y a pas de solution,
09:18et les solutions suivent.
09:20C'est vrai,
09:20c'est vraiment Saint-Exupéry
09:22qui disait ça,
09:23et c'est vrai qu'il y a
09:24des forces en marche chez nous,
09:25c'est-à-dire que cette vie
09:26qui est quand même très courte
09:28quand on se regarde tous,
09:29on se dit,
09:29c'est pas possible,
09:30on n'a plus nos 20 ans,
09:31on n'a plus nos 40 ans,
09:32on n'a plus nos 60 ans,
09:33la vie est très très courte,
09:34donc s'il n'y a pas
09:34des forces en marche
09:35pour donner du sens à sa vie
09:37et qui fait qu'on se retourne
09:39et on se dit,
09:39voilà, on a fait ça,
09:41et bien c'est plus une vie,
09:42c'est-à-dire je la laisse passer.
09:43Moi, la vie,
09:44il faut la fabriquer.
09:45Donc aujourd'hui,
09:46ce que je fais...
09:47La vie, il faut la fabriquer,
09:48c'est joli ce que vous dites,
09:49c'est très juste.
09:50Non mais c'est vrai.
09:52Et ce que je fais,
09:53c'est donner à avoir envie,
09:54c'est-à-dire que
09:55quand je suis dans des associations,
09:57quand je travaille en équipe,
09:59c'est toujours donner envie
10:00à l'autre d'être
10:02dans l'excellence
10:02par rapport à lui,
10:03c'est donc pas d'avoir un modèle,
10:05pas de regarder l'autre,
10:06c'est de dire,
10:07toi, qu'est-ce que t'as envie ?
10:08Et bien si t'as pas envie
10:09nécessairement d'avoir
10:10le leadership féminin
10:11ou d'avoir un leadership masculin,
10:13pareil,
10:14bien, fais ce que toi t'as envie,
10:15ce que tu considères
10:17comme essentiel,
10:17parce que c'est une vie
10:19qu'il faut bien la remplir.
10:21Donc vivre,
10:22c'est essentiel,
10:23fabriquer sa vie,
10:23c'est essentiel,
10:24et toujours avec le sens de l'autre,
10:26le respect de l'autre.
10:28Et je trouve que là,
10:29quand on a un respect des autres,
10:31ça veut dire
10:31qu'on s'aime soi-même.
10:33Et vous avez beaucoup œuvré
10:34pour l'évolution,
10:37justement,
10:38suite à cette loi
10:38Copé-Zimmermann.
10:39Vous aviez trois objectifs
10:41qui étaient déjà
10:42de corriger une inégalité structurelle,
10:45améliorer la gouvernance
10:46avec plus de diversité,
10:47parce que c'est aussi
10:48plus de points de vue,
10:48et puis accélérer le changement.
10:50Vous faites partie
10:51de ceux qui ont fait
10:52que les choses bougent.
10:53Parce que quand même,
10:54première patronne
10:55de l'Ordre des experts comptables
10:57en 2011,
10:58c'est un manifestat.
10:59Vous le savez
10:59au moment où vous prenez
11:00ce poste-là,
11:01Agnès Brécard.
11:02Oui, je le sais
11:03puisque je me dis
11:05pourquoi ne pas faire
11:07ce qui a priori
11:08n'avait pas été envisagé
11:11réellement.
11:12Quand il y a 75%
11:14d'hommes
11:14dans une profession,
11:16c'est la même chose
11:16chez les chirurgiens.
11:1775% chez les experts comptables ?
11:19Oui,
11:19alors un petit peu moins.
11:20Aujourd'hui,
11:21on approche,
11:22voilà,
11:22les femmes,
11:23au lieu d'être à 25%,
11:24elles approchent à 28%,
11:2630%.
11:26Mais c'est la même chose
11:27chez les chirurgiens.
11:29Je vois, moi,
11:29le monde médical
11:30comme le monde
11:31de l'expertise comptable.
11:32On a,
11:33au niveau des institutions,
11:34une position forte
11:35sur des hommes
11:36et il est très difficile
11:37en tant que femme
11:38d'arriver
11:41la présidente
11:42de l'ordre
11:42des chirurgiens,
11:44par exemple.
11:45Je prends cet exemple.
11:45Donc,
11:46le faire et l'avoir fait
11:47dit que c'est possible
11:48et surtout
11:50de ne pas rester seule,
11:51c'est-à-dire imaginer
11:52que quand on prend
11:53une présidence,
11:53on prend une direction générale,
11:55c'est aussi penser
11:56à mettre d'autres femmes
11:58parce qu'être seule
12:00correspond réellement
12:01à deux blocs.
12:02Un bloc des hommes
12:03et le seul comme femme.
12:05Alors qu'en fait,
12:06il suffit simplement
12:07de recruter des femmes
12:08qui soient avec soi
12:09et avoir du sens
12:11à ce que faire
12:11que les hommes
12:12nous discutent avec nous,
12:13nous discutons avec eux.
12:15C'est pour ça,
12:15je dis toujours,
12:16pensez, mesdames,
12:17quand vous devenez
12:18présidente d'une entreprise,
12:20de faire monter les femmes.
12:22Et je vois, moi,
12:23des femmes,
12:23par exemple,
12:25prenons l'autorité
12:27des marchés financiers,
12:28Mme Barba-Layani,
12:29elle fait monter des femmes,
12:30faire en sorte que,
12:31justement,
12:32dans ce monde financier,
12:33il y ait des femmes,
12:34beaucoup plus de femmes
12:35qui soient dans une position
12:37de l'îleur.
13:04Femmes sur Sud Radio
13:04avec Agnès Bricard aujourd'hui,
13:06présidente du cabinet
13:07d'expertise comptable
13:08Bricard-Lacroix et associée,
13:09puis notamment,
13:09attention,
13:10c'est important,
13:10première femme,
13:11ancienne présidente
13:12de l'Ordre National
13:13des Experts Comptables
13:14de France.
13:15C'est pas rien.
13:16Alors, Agnès Bricard,
13:17vous êtes aussi engagée
13:18en tant que tête de liste
13:19dans le huitième.
13:21Bon,
13:21vous êtes passée
13:22juste en dessous
13:23de la barre des 10%,
13:24donc du coup,
13:24on n'aura pas l'honneur de...
13:26Enfin,
13:26vous n'avez pas eu envie
13:27d'aller au Conseil de Paris,
13:28si j'ai bien compris.
13:30Mais, en fait,
13:30sur les réseaux sociaux,
13:31vous avez fait un post
13:32qui m'a touchée, moi,
13:34où vous dites
13:35on ne s'engage pas simplement
13:36pour un résultat électoral,
13:37on s'engage aussi
13:38pour des convictions,
13:39pour des rencontres
13:40et pour servir
13:40l'intérêt général.
13:41C'est ça votre leitmotiv,
13:43Agnès,
13:43c'est de servir
13:44l'intérêt général
13:45les autres, en fait.
13:46Et ça, c'est très touchant
13:47parce qu'il y a très peu de gens
13:48qui s'engagent en politique
13:48pour ça.
13:49Alors,
13:50il ne faut tout de même
13:51pas exagérer,
13:52il y a beaucoup de personnes
13:53qui s'y engagent.
13:54Peut-être au début
13:54et après,
13:55il y a des déviations.
13:59Mais, au départ,
14:00je suis convaincue
14:01que tout un chacun,
14:02quand on rentre en politique,
14:03on est sûr
14:04de changer le monde,
14:06on est sûr
14:06de vouloir changer le monde.
14:08Et donc,
14:08quand j'y suis rentrée
14:09au niveau de ces municipales,
14:12avec autour de moi
14:13une véritable équipe
14:15et avec, bien sûr,
14:16comme il se doit
14:16une parité sur mes listes,
14:18j'étais très fière
14:20d'être tête de liste
14:21parce que j'embarquais
14:23une équipe autour
14:24d'un certain nombre,
14:25évidemment,
14:25de thèmes forts
14:27et notamment,
14:29on avait comme thème
14:30sur la partie
14:31des logements sociaux
14:32qui existent aussi
14:34dans le huitième arrondissement,
14:36de mettre une priorité
14:37à ces femmes institutrices,
14:38à ces femmes infirmières,
14:40à ces femmes même soignantes,
14:41à ces policiers,
14:43faire en sorte
14:43qu'ils ne passent pas
14:4460 kilomètres,
14:44enfin qu'ils ne fassent pas
14:4560 kilomètres
14:46pour rentrer chez eux.
14:47Et donc,
14:48c'était une priorité
14:49pour nous,
14:50en plus, évidemment,
14:50de ce qu'on appelle
14:51la sécurité,
14:53avoir des rues
14:54réellement éclairées
14:55quand le soir,
14:55on rentre,
14:56on va chercher ses enfants
14:57à la crèche,
14:58qu'on ne passe pas
14:58par des endroits
14:59où il fait noir,
15:01on doit avoir
15:01une vraie sécurité.
15:03Il y a une propre trait
15:04et donc,
15:05nous,
15:05on avait dans notre commune
15:07en tant que telle,
15:08enfin dans notre arrondissement
15:09puisque c'est Paris,
15:10on avait justement
15:12imaginé de privatiser
15:13comme il y a dans Paris
15:14déjà trois arrondissements
15:15qu'on peut privatiser.
15:16Dans le 27ème aussi,
15:18ils ont fait, je crois.
15:20et nous,
15:21on imaginait tout à fait
15:22parce que le 8ème,
15:23il faut savoir
15:24qu'on n'est pas nombreux,
15:25on n'est que 35 000 habitants,
15:28on est le plus petit
15:29des arrondissements
15:29depuis que le 1er,
15:302ème, 3ème et 4ème
15:31ont fusionné.
15:32Ils sont à 94 000,
15:34nous,
15:34on est 35 000,
15:35mais il y a plus
15:36de 180 000 personnes
15:37qui viennent travailler.
15:38Donc,
15:38180 000 personnes,
15:39on ne peut pas nettoyer
15:40une seule fois
15:40dans la journée.
15:41Donc,
15:42c'est vrai que c'était
15:43une conviction chevillée
15:44au corps
15:44avec aussi
15:46des beaux exemples
15:48de femmes.
15:50J'avais une Caroline Bachelet
15:52qui était,
15:52voilà,
15:53complètement impliquée.
15:55Sophie Sogon
15:56que je vais citer aussi.
15:57Enfin,
15:57j'avais des femmes remarquables,
15:58des hommes remarquables aussi,
15:59évidemment.
16:00Et puis,
16:02on n'a pas gagné.
16:03On avait pourtant
16:05quelqu'un de tout à fait
16:06étonnant,
16:08tout à fait même remarquable,
16:09Pierre-Yves Bournazel,
16:11qui avait du sens,
16:12qui savait de quoi il parlait.
16:13Il n'a pas eu malheureusement
16:15la possibilité
16:16d'avoir un débat
16:17au premier tour.
16:18Ça a été refusé
16:19par Achida Dati.
16:20Donc,
16:20il n'a pas pu s'exprimer.
16:21Et on a vu
16:22qu'au deuxième tour,
16:23il aurait eu,
16:25évidemment,
16:26des réponses
16:26là où il n'y avait pas
16:27réellement
16:28ni questionnement
16:29ni réponse.
16:30Et donc,
16:31je ne peux que le regretter
16:32pour lui
16:32parce qu'on avait là
16:34un homme
16:34qui pouvait nous changer
16:35notre ville,
16:36la belle mairie de Paris.
16:38C'est sûr que ça ne va pas
16:39trop bouger là,
16:40a priori.
16:42Ce qui est intéressant,
16:43en fait,
16:43c'est que vous passez
16:44du monde professionnel
16:45à la sphère publique.
16:46Vous êtes déjà très engagée
16:47d'un point de vue professionnel,
16:49on vient de le dire,
16:49sur les femmes,
16:50sur énormément de sujets.
16:51Et votre volonté,
16:52c'était d'agir directement,
16:53d'avoir les outils
16:54pour mettre en concret
16:57vos idées
16:58et vos volontés.
16:59C'est ça,
16:59de meilleure vie,
17:01en fait.
17:02Absolument,
17:02absolument.
17:02J'ai un exemple
17:04en tête
17:05pour changer la vie.
17:06Je trouve que
17:07quand on a des gardiens
17:09d'immeubles
17:09et on a une chance
17:10incroyable
17:10parce que je vois bien
17:11que quand on part
17:12dans des banlieues,
17:13il n'y a plus de gardiens,
17:14mais il y a des points d'île.
17:15Voilà,
17:15on remplace
17:15ce qu'on a voulu économiser.
17:17Finalement,
17:17on dépense dix fois plus
17:19et aujourd'hui,
17:20il y a des gardiens
17:21dans l'arrondissement
17:23où je suis,
17:24dans l'huitième.
17:25Eh bien,
17:26moi,
17:26je voulais qu'une fois par mois,
17:27ces gardiens
17:28puissent les rencontrer
17:28à la mairie.
17:29Parce que
17:30qui mieux qu'un gardien
17:31voit ce qui se passe,
17:31qui mieux qu'un gardien
17:32voit et assure la sécurité,
17:34puisse parler,
17:35puisse s'exprimer
17:36dans, justement,
17:37une mairie
17:38parce que souvent,
17:39ils ne sont pas invités,
17:40parce qu'il y a une diversité
17:41dans ces gardiens,
17:43et que du coup,
17:43il faut les écouter
17:44et je suis sûre
17:45qu'on aura une ville
17:46beaucoup plus rayonnante
17:48parce que,
17:49justement,
17:49ils prennent...
17:50Sans l'écoute
17:50de ceux qui nous gardent,
17:52quoi.
17:52C'est ça.
17:52Ils nous gardent,
17:53ils voient,
17:53ils voient ce qui se passe
17:55et puis,
17:55les enfants,
17:56ils disent bonjour,
17:57au revoir monsieur
17:58ou bonjour madame,
17:58au revoir madame,
17:59ce qu'on ne fait plus
18:00quand il n'y a plus de gardière.
18:01C'est vrai ça.
18:02Ce sont des belles vigies,
18:03ce sont peut-être
18:04des lanceurs d'alerte,
18:05pourquoi pas.
18:05C'est vrai,
18:06il y a une déshumanisation
18:07des immeubles parisiens
18:09qui peut-être pousse
18:10effectivement
18:10à ce qui est plus
18:11de difficultés.
18:16Vous cherchez à peser
18:17sur les règles du jeu
18:18et c'est assez impressionnant
18:20en vue de l'extérieur
18:21parce qu'il faut avoir
18:23du courage.
18:25Est-ce que ce n'est pas
18:26un mot qui vous va bien ça ?
18:28Surtout,
18:28il ne faut pas avoir de peur.
18:30Moi,
18:30je crois que le courage
18:31a tout le monde là
18:32mais pas avoir de peur
18:33et pas avoir de peur,
18:34ça veut dire que soi-même,
18:36eh bien,
18:36on s'est vu,
18:36on s'est regardé,
18:37on sait ce qu'on vaut.
18:38C'est ce que je disais,
18:39ce n'est pas besoin
18:39de regarder d'un modèle,
18:41c'est soi.
18:41Qu'est-ce qu'on vaut
18:42et surtout plus avoir peur ?
18:44C'est-à-dire plus avoir peur
18:46de l'autre non plus
18:46parce que voilà,
18:48on est tous
18:48pour un temps très court
18:49sur cette terre
18:50et que du coup,
18:51le respect de l'autre,
18:52le respect des vêtres
18:54est essentiel.
18:55Voilà,
18:55on discute.
18:56Aujourd'hui,
18:57on constate qu'il y a des murs
18:58qui se font
18:59parce qu'on ne veut plus discuter
19:01à part de s'injurier
19:02et donc s'injurier encore
19:03et on est nombreux
19:04à penser qu'on peut encore
19:06imaginer.
19:06C'est une espèce
19:07de majorité silencieuse
19:08qui souffre en fait
19:09et qui effectivement
19:10aurait envie de moins
19:11de polarisation
19:11mais que ce n'est pas
19:12toujours le dire
19:13parce que sinon,
19:13elle se fait taper
19:13sur les doigts aussi.
19:14Oui,
19:15c'est exact.
19:17Ce qui est intéressant
19:18dans votre parcours,
19:18c'est que vous êtes
19:19en progression constante
19:20même encore aujourd'hui
19:21ou comme vous dites,
19:22a priori,
19:23vous avez dépassé
19:23les 60 ans
19:24puisque vous l'avez dit
19:25tout à l'heure,
19:25vous êtes dans une progression
19:26constante encore,
19:27finalement ça ne s'arrête
19:28jamais chez vous,
19:29cette espèce
19:29d'engagement sociétal,
19:31d'évolution professionnelle
19:32permanente.
19:33Qu'est-ce qui vous motive
19:33au fond,
19:34Agnès Bricard ?
19:36Alors prenons la dernière
19:38mission qui m'a été
19:40confiée par le gouvernement,
19:41donc ambassadrice
19:42au partage de la valeur,
19:43on est sur cette partie
19:46employeur-employé.
19:48Et on a la même chose,
19:49en fait,
19:49le même constat
19:50que j'ai fait,
19:50femme-homme,
19:51dans la partie rééquilibrage,
19:54puisque c'était bien ça,
19:55la partie parité,
19:56c'est un rééquilibrage,
19:57on a la même chose
19:58employeur-employé.
19:59C'est-à-dire qu'on a
20:00des ressources humaines,
20:01il y en a une
20:01qui a un leadership,
20:02c'est le dirigeant
20:03ou la dirigeante,
20:04et puis il y a les autres
20:05qui sont là.
20:06Alors,
20:06est-ce qu'il n'y a pas
20:07un moment
20:08à se poser la question
20:09en se disant
20:10ce partage de la valeur,
20:11c'est d'abord
20:11de la créer ?
20:12C'est évident
20:13que si on n'arrive pas
20:14à la créer,
20:14on ne peut pas la partager.
20:15Mais une fois qu'on l'a créée,
20:17qu'est-ce qu'on distribue ?
20:18Qu'est-ce qui fait
20:19qu'aujourd'hui,
20:20on va reconnaître,
20:21notamment dans des aspects
20:22souvent immatériels,
20:24une valeur à une ressource humaine ?
20:26Ce n'est pas nécessairement
20:27celle qui va
20:28le mieux performer.
20:30Ça peut être aussi
20:30celle qui va le mieux collaborer.
20:32Ça va être celle
20:33qui va le mieux écouter.
20:34Celle qui va passer
20:36des messages.
20:36Celle qui va assurer
20:37une adhésion.
20:39Donc, du coup,
20:40il y a des aspects
20:40comme ça très immatériels
20:42qu'il faut prendre en compte
20:43dans ce partage de la valeur
20:44et rééquilibrer réellement
20:46la relation
20:47employeur-employé
20:48parce que le droit du travail
20:49donne toujours
20:50ce lien
20:50de subordination.
20:52Et en fait,
20:53associer les salariés
20:54à la performance
20:55de l'entreprise,
20:56c'est dynamiser l'entreprise.
20:57C'est-à-dire que le chiffre d'affaires
20:58va monter tout bêtement.
20:59À chaque fois qu'on a vu
21:00cette association,
21:02alors déjà,
21:02il y a un partage
21:03de la valeur
21:03et puis on est passé
21:04à une deuxième étape importante,
21:05c'est de dire
21:06et pourquoi pas
21:07l'actionnariat salarié.
21:08Il y a encore
21:09beaucoup de choses à faire,
21:11notamment le ministre
21:12Serge Papin
21:13est en train de réfléchir
21:14sur la transmission
21:14d'entreprises
21:15et comment on met
21:16le pied à l'étrier
21:17des salariés
21:18pour devenir demain dirigeant.
21:19On ne s'improvise pas
21:20de dirigeant.
21:21C'est la fonction
21:22qui fait l'homme
21:22et qui fait la femme.
21:23Donc, il faut travailler
21:25sur cet actionnariat salarié
21:26dans les cas de mes PME,
21:28dans le cas des grandes sociétés,
21:29des ETI,
21:30des start-up,
21:30l'actionnariat salarié existe.
21:32Mais dans le cas des PME,
21:33les PME,
21:34il faut savoir
21:34que c'est au-delà
21:35de 50 salariés
21:36jusqu'à peu près 250.
21:38Après, c'est des ETI.
21:41Et donc,
21:42sur cette partie-là
21:43où il y a beaucoup
21:43de transmissions
21:44qui sont attendues
21:44parce qu'on a
21:45une facturation électronique,
21:46il ne faut pas oublier
21:47septembre 2026,
21:48septembre 2027,
21:49la facturation électronique,
21:50ça paralyse tout le monde.
21:52Donc, personne n'en parle
21:53et en même temps,
21:53tout le monde en parle
21:54mais on ne les écoute pas beaucoup.
21:55Donc, il y a des vraies
21:57transmissions d'entreprises
21:58qui vont se faire.
21:59Des dirigeants
21:59qui normalement
22:00attendent 75 ans.
22:01Là, à 65 ans,
22:02ils disent c'est bon,
22:03on va passer la main.
22:04Comment préparer
22:05les salariés ?
22:06Eh bien,
22:07il y a cet actionnariat
22:08salarié auquel il faut
22:10repenser un certain
22:10nombre de points
22:11sur lesquels on réfléchit
22:12parce que
22:14faire justement
22:15des FCPE
22:16pour des grandes sociétés,
22:17ça coûte cher.
22:19Le faire pour des PME,
22:20il faut trouver justement
22:21un système,
22:21un palier
22:22qui permette de faire rentrer
22:24les salariés,
22:25donner du sens.
22:26Alors, certains me disent
22:26on peut faire une scope
22:27mais ce n'est pas toujours
22:28ce que veulent.
22:29Un scope,
22:29je pense que les auditeurs
22:30ne vont pas comprendre
22:30ce que c'est.
22:31Ah oui,
22:31une société coopérative ouvrie.
22:33Voilà, moi non plus d'ailleurs
22:34je ne comprenais pas très bien.
22:35Ce n'est pas très joli
22:36où en fait,
22:37chaque salarié a une voix
22:38comme tout le monde.
22:39Mais en fait,
22:40il y a toujours un leadership.
22:41Parfois,
22:42c'est que 3 ou 4
22:42qui arrivent à faire bouger
22:44cette société.
22:46C'est ces 3, 4 ou 5.
22:48Donc, on fait souvent
22:49ce qu'on appelle
22:49une holding de manager.
22:51D'accord.
22:51Mais il faut les mettre
22:52le pied à l'étrier.
22:54Un peu comme
22:54ce qui s'est passé
22:55chez Duralex.
22:56Oui, exactement.
22:57C'est tout à fait ça.
22:59racheté par ses salariés.
23:01Voilà.
23:02Avec une désignation
23:04de gestionnaire,
23:06j'imagine.
23:06Je ne sais pas
23:06comment il l'appelle.
23:07Tout à fait.
23:07Mais du coup,
23:08il faut les former.
23:09Donc, il faut aider
23:10du sens à ouvrir
23:11son capital.
23:12Et puis, même si on ne voulait
23:13pas transmettre
23:13son entreprise
23:15pour avoir des capitaux
23:16plus rapidement,
23:18c'est-à-dire
23:18qui permettent
23:18d'avoir une autonomie
23:19financière,
23:20on peut imaginer aussi
23:22d'avoir la possibilité
23:23avec ses salariés
23:24d'y réfléchir
23:25quand on est
23:25dans une boîte
23:26de communication,
23:27quand on est artisan,
23:28quand on est une petite
23:29boîte de travaux publics,
23:30de pouvoir inscrire
23:31ses salariés aussi
23:32dans le capital.
23:33Mais il faut simplifier
23:34et surtout,
23:35il faut réduire la voilure
23:36au niveau, évidemment,
23:37du coût d'entrée
23:38qui est très cher.
23:39Et donc, on est en train
23:40d'examiner,
23:41d'étudier ces points-là.
23:42Agnès Bricard,
23:43on va être obligé
23:43de se quitter bientôt,
23:44mais pour opinion,
23:47pour mon opinion,
23:47votre parcours,
23:48c'est celui d'une femme
23:49qui n'a jamais attendu
23:49qu'on lui fasse de la place.
23:51Vous avez créé
23:52votre propre place.
23:53Est-ce que ce n'est pas ça
23:53le meilleur message
23:54qu'on puisse passer
23:55à celles et ceux, d'ailleurs,
23:56qui nous écoutent aujourd'hui ?
23:57Il faut se la créer, sa place.
23:59Il faut la créer, sa place.
24:00C'est vrai qu'il faut
24:01souvent forcer,
24:02tant soit peu,
24:03et faire des demandes
24:04là où nous, les femmes,
24:05on n'a pas l'habitude
24:05de demander,
24:06alors que chez les hommes,
24:07c'est tout naturel de demander.
24:09Eh bien, sachons
24:10qu'on doit demander.
24:11Alors, si vous cherchez
24:12une excellente experte comptable,
24:14Agnès Bricard,
24:14eh bien, vous avez un blog.
24:16On peut vous trouver.
24:16C'est Agnès-6-Bricard
24:18avec un D, attention.com.
24:20Et puis, votre cabinet,
24:21c'est Bricard, Lacroix et Associés.
24:24Je le recommande.
24:26Je dis ça comme ça.
24:27Je vous remercie
24:27d'être venu partager avec nous.
24:29Merci infiniment.
24:30À Sud Radio.
24:31Merci, Judith Bélaire.
24:32Merci.
24:32C'était Parlons Femmes
24:33sur Sud Radio.
24:34Merci à Julien
24:35qui réalise pour vous aujourd'hui.
24:36Et merci à vous
24:37qui nous accompagnez
24:37chaque samedi à 13h30.
24:39On se retrouve demain à 19h,
24:40vous le savez,
24:40pour cet excellent.
24:41Et puis, surtout,
24:42prenez soin de vous.
24:43Je vous embrasse.
24:43Bye.
24:44Sud Radio.
24:45Parlons Femmes.
24:46Judith Bélaire.
24:48Avec la Caisse d'épargne
24:49Île-de-France,
24:50fière de soutenir
24:51toutes les femmes.
24:52Merci.
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