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Vendredi 19 décembre 2025, retrouvez Romain Daubry (Consultant, Bourse Direct), Jean-Louis Cussac (Trader et formateur, Perceval Finance Conseil) et Philippe Béchade (Rédacteur en chef, La Bourse au Quotidien) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Générique
00:00Chaque troisième vendredi du mois, nous avons rendez-vous dans Smart Bourse avec les Trois Sorciers.
00:15C'est une échéance trimestrielle qui vient clôturer, ou quasiment clôturer, cette année 2025.
00:20Philippe Béchade est avec nous, président des Econoclasts et rédacteur en chef de la Bourse au quotidien.
00:25Bonsoir Philippe.
00:26Bonsoir.
00:26Jean-Louis Cussac nous accompagne, Perceval Finance Conseil.
00:29Bonsoir Jean-Louis.
00:30Bonsoir tout le monde.
00:31Et Romain Dobré avec nous également, consultant pour Bourse Direct et cofondateur de l'atelier des options.
00:36Bonsoir Romain.
00:37Bonsoir Grégoire.
00:38Que dire de cette échéance trimestrielle qui vient conclure, je le disais, cette année 2025 ?
00:43On a vu ces dernières semaines le CAC notamment remonter dans le haut de son range de fluctuation.
00:49Oui, je reprenais le niveau exact de compensation.
00:528154 ?
00:54C'était 8154,10.
00:57Eh bien voilà.
00:59Belle moyenne, bien calculée.
01:02Une hausse de 169 points par rapport à l'échelance précédente, 2,11%.
01:06C'est plutôt pas mal.
01:08On termine sur des points hauts, en tout cas proches, puisque le plafond de verre sur les CAC 40, c'est 8259 points.
01:15Un niveau contre lequel on a buté en 2024, en mars 2025 aussi.
01:19Et contre lequel on s'accroche pour l'instant, donc est-ce qu'on va réussir à aller plus haut ?
01:24Peut-être à court terme, il faudra avoir ça.
01:26Une échéance qui se construit avec pas beaucoup d'intérêt sur l'indice CAC 40.
01:30Ça c'est un élément quand même à regarder.
01:32Même si on voit sur l'Eurostox un soubre saut d'intérêt à très court terme.
01:36Mais ce qui est intéressant de noter, c'est que sur les indices américains, on a toujours un niveau de position ouverte sur les futurs
01:43qui est dans la moyenne des années précédentes.
01:45Sur l'Eurostox, c'est quand même en baisse.
01:48Parfois, vous êtes venu avec le...
01:49Alors c'est le volume des positions ouvertes depuis quoi ? 3 ans, c'est ça ?
01:542022, oui, tout à fait.
01:55Voilà.
01:55Donc on a le graphique.
01:56Le début commence à l'août 2022.
01:58Et donc on avait à l'époque 4 400 000 contrats futurs ouverts avant l'échéance.
02:03Des pics au-delà de 5 millions au moment des échéances.
02:05Puisque par définition, la position ouverte augmente comme les échéances cohabitent.
02:09Mais puis on voit qu'après l'échéance, il y a toujours un trou, ce qui est normal.
02:12Les positions du moins en cours non conduites font ce trou de ce pic.
02:17Mais ce qu'on voit, c'est qu'il y a une divergence.
02:18Puisque 4 400 000 contrats ouverts en décembre 2022.
02:223 200 000 ouverts il y a un an de ça, en décembre 2024.
02:27Et 2 800 000 contrats ouverts à hier soir sur l'indice Eurostox.
02:30On peut faire un million de contrats par en coiffant.
02:32Voilà.
02:32À la louche, quoi.
02:33Et l'Eurostox est passé de 4 300 000 à environ 5 700 points à l'instant.
02:38Donc on a une divergence de ce côté-là.
02:40C'est un peu gênant dans la construction globale du marché.
02:42C'est à surveiller.
02:43À court terme, on le voit, il y a un petit pic de position ouverte.
02:46Qui est peut-être précurseur d'un mouvement un peu plus haussier sur les indices européens.
02:52Puisqu'on voit du mieux une accumulation en partie haute des marchés européens
02:54qui sont plus solides que les indices américains.
02:57Pour l'instant, en tout cas, les indices tech américains.
03:00Reste qu'on a des petits plafons de verre.
03:01Alors ce qui était intéressant, on avait évoqué depuis le mois de mai, ensemble,
03:05une grosse résistance à 5 800 points sur l'indice Eurostox 50.
03:08Eurostox 50, d'accord.
03:09Et contre lequel on a buté systématiquement depuis ce moment-là.
03:14Reste que là, l'intérêt s'est ouvert un petit peu contre des niveaux un peu supérieurs.
03:20On envisage maintenant, en tout cas les opérateurs,
03:22quand on lit la position sur les marchés d'options,
03:24les opérateurs envisagent maintenant qu'on puisse déborder ce niveau-là
03:26puisqu'il y a de l'intérêt qui se crée aux alentours de 6 000.
03:29Donc peut-être un peu de mieux.
03:30Si on arrive à déborder 5 723, la grosse résistance en hebdomadaire,
03:33on peut envisager des extensions en direction de 5 932.
03:36Donc un petit mouvement haussier complémentaire et un marché européen qui est plus solide.
03:40On voit que le DAX accroche ce niveau de 24 470 points aussi.
03:44Donc ça, c'est plutôt pas mal.
03:45Il y a eu quelque chose qui a quand même été cassé dans la dynamique haussière sur la tech américaine.
03:49On l'avait évoqué le mois dernier en se disant que...
03:52À partir de novembre, c'est ça ?
03:53Oui, à partir de novembre.
03:54On a vu que c'était passé quelque chose, un mouvement de baisse qui pouvait être un début de distribution
03:56et on disait qu'il fallait monitorer le rebond.
03:59Il y a du bon et du moins bon dans ce rebond.
04:00Il n'y a pas une position ouverte à un intérêt très fort, même si on reste dans la moyenne habituelle.
04:03Il n'y a pas des volumes extraordinaires non plus dans le rebond, même si on avait quelques belles séances quand même.
04:08Et en revanche, on fait du discernement, de la discrimination parmi les valeurs tech américaines.
04:12On voit que Google se porte bien, qu'on arbitre des oracles.
04:17Donc il y a de la discrimination.
04:19Et au moment où on se posait beaucoup de questions quant à l'éventualité d'une bulle sur la tech américaine,
04:24et notamment autour de l'IA, c'est plutôt pas mal de voir ce mouvement de redistribution à l'intérieur du secteur lui-même.
04:30Donc ça, c'est plutôt pas mal, mais ça nous laisse un peu dans le doute quand on fait qu'on ne soit pas globalement dans une période de distribution.
04:36On a des signaux qui sont un petit peu lourds sur les indices américains.
04:40Si on veut regarder le S&P en mensuel, on a cette bougie du mois de novembre qui est quand même très moche,
04:46qui s'appelle impendue.
04:47Ça dit bien ce que ça veut dire.
04:49Donc la dernière bougie, un graphique mensuel que vous avez sous les yeux, c'est la bougie rouge la plus haute.
04:54Et on voit que ça se traduit par un petit mouvement pour l'instant, le mois n'est pas terminé, mais de baisse derrière.
04:57Il ne faudrait pas que ça forme ce qu'on appelle un sommet en tour, c'est-à-dire qu'on accélère bien à la hausse,
05:01on forme un sommet à plat et ensuite un mouvement de baisse à surveiller.
05:05Maintenant, le risque me paraît vraiment asymétrique sur les indices américains.
05:08On peut encore progresser en regardant des extensions, mais de la même façon,
05:12quand on lit l'état des positions ouvertes sur les options sur le S&P,
05:16on envisage de l'intérêt jusqu'en mars, alors ça peut se construire,
05:19mais pour l'instant en tout cas, sur l'échéance du mois de janvier et jusqu'au mois de mars,
05:24pas d'intérêt au-delà de 7000, 7100 points.
05:26Donc on peut envisager des extensions, mais on n'a pas l'air d'être très enthousiaste
05:30pour aller payer encore des indices américains.
05:33Je regardais des écarts de marché.
05:37Depuis le point bas du Nasdaq 100 au mois de mars 2020,
05:41on valait 6771 points et on a fait un plus haut à 26177 points, je crois, sur le Nasdaq 100.
05:47Donc on a progressé 285% à peu près en 5 ans.
05:52On sait que la moyenne de progression de l'indice S&P, c'est 9% par an en n'excluant pas l'inflation.
06:00Donc on est un peu loin des écarts de la moyenne.
06:03Donc de façon générale, même beaucoup, ça ne veut rien dire en bourse,
06:07mais on a, à mon avis, un risque qui devient asymétrique sur les indices américains,
06:11même si à court terme, on n'a pas d'éléments de retournement.
06:13Encore une fois, on se montre solide.
06:14On a testé des niveaux d'alerte, 6733 sur le S&P, on réintègre 25168 sur le Nasdaq 100.
06:21Donc il y a encore un manifestement de quoi constituer un petit rallye.
06:26Mais prudence et globalement, pour l'instant, pas de signe de retournement,
06:30mais le risque devient asymétrique.
06:32On peut avoir 5 à 10% de hausse contre un risque de baisse de 20 à 30%,
06:35au moins à mon sens, sur les indices américains.
06:37Sur les indices européens, c'est peut-être un peu mieux, c'est peut-être là où il faut regarder pour l'instant.
06:40Dernier élément, les ratios put-compte sont plutôt équilibrés.
06:42On est autour de 1 en moyenne globale, donc on n'a pas d'excès de ce côté-là.
06:47Donc pas de risque majeur instantanément, en tout cas.
06:50Jean-Louis, votre lecture du marché, du CAC notamment, c'est vrai que c'est un peu moins puissant,
06:57c'est un peu moins dynamique, le directionnel est un peu moins fort.
07:00Donc c'est un marché où on peut jouer des petits écarts, j'imagine.
07:03C'est un marché qui est beaucoup plus régulier, on va dire, ces derniers temps.
07:07Là, ce qui fait peur un peu aux Etats-Unis, c'est ce qui est perturbant, on va dire.
07:11Ce sont des écarts de 0,8, 0,9% en quelques dizaines de minutes, dans la journée.
07:17Alors on se dit qu'un…
07:18Il se passe un truc ?
07:18Oui, il se passe un truc, mais il ne se passe rien.
07:21C'est fou, parce que parfois, il n'y a même pas de déclaration.
07:23Il y en a parfois, mais parfois, il n'y a rien.
07:25Alors bon, c'est assez bizarre.
07:29Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais quand on observe la situation, en prenant un peu de recul,
07:36oui, on voit que les marchés ont du mal à maintenant trouver des raisons d'avancer, comme Romain l'a dit.
07:41Ça fait déjà peut-être un, deux, trois mois qu'on dit ça.
07:44Oui, oui.
07:44Qu'est-ce qui nous amènerait beaucoup plus haut que les sommets qu'on a déjà marqués ?
07:48Le fait qu'il y ait quand même des intérêts qui se renforcent sur des valeurs
07:55qui confirment un avenir, somme toute, manifestement meilleur que celui qui vient de passer,
08:03alors qu'il était déjà extraordinaire.
08:05Et donc, Aura, qui est vendu au profit de, peut-être, d'autres valeurs comme Brodcom ou Nvidia,
08:12mais qui ont eu aussi des baffes, quand même, qui ont pris des claques.
08:14Oui, Brodcom, ça a rendu un peu, oui.
08:15Oui, enfin, tellement monté.
08:17Ah ben, bien sûr.
08:18Et en Europe, écoutez, de toute façon, partout, on a l'insentiment que les gérants,
08:24globalement, les investisseurs, les prix pour qu'on termine l'année en roue libre,
08:29ça me paraît évident, et je ne vois pas, si vous voulez, d'éléments,
08:32que ce soit aux Etats-Unis ou en France ou en Europe, on va dire,
08:35sur lesquels on peut baser des convictions.
08:39Qu'est-ce qui pourrait nous faire qu'on ait envie d'acheter, rien,
08:44une nouvelle nouvelle qui viendrait redéclencher de l'enthousiasme ?
08:48Le catalyseur que tout le monde attend, c'est la paix en Ukraine, voilà, c'est évident.
08:51Donc, ça arrivera, voilà, c'est sûr que ça arrivera.
08:55Donc, on pourrait penser que pour l'Europe, il y a un vrai catalyseur qui est vraiment indiscutable.
09:05Mais comme vous dites, c'est un vrai catalyseur.
09:06Le marché européen est encore comprimé par l'intensité du conflit, la persistance, le conflit, etc.
09:13Par le coût du conflit, ce coût qui est importé en grande partie par l'Europe.
09:20Donc, les dettes qui augmentent partout, enfin voilà, ça génère de l'inquiétude.
09:24Alors après, ça ne veut pas dire que tout va aller mieux le lendemain.
09:27Mais en tout cas, je pense que ça sera le catalyseur d'une prochaine envolée.
09:32Qui nous amènera un prochain top ?
09:33Oui, peut-être vers 8500, 8600, j'en sais rien.
09:35Après, on verra comment les marchés vont voir les choses, quelles sont les nouvelles,
09:41qui va décrocher les contrats pour l'Ukraine.
09:44Je pense que les États-Unis sont encore une fois à l'arrivée les premiers.
09:51Bon, voilà.
09:53Et c'est vrai qu'aujourd'hui, il n'y a pas encore une fois d'éléments tangibles
09:57sur lesquels on pourrait se dire, allez, j'y vais.
10:00Donc, je crois qu'il va falloir attendre.
10:01Bon.
10:02Allez, la deuxième ou troisième semaine de janvier.
10:06Ah, pourquoi ?
10:08Non, mais pour qu'on puisse commencer à avoir envie de prendre des initiatives.
10:11D'accord, je comprends.
10:12Là, il va y avoir les fêtes.
10:13Ah bah oui.
10:13Donc, ce n'est pas une période où il va se passer grand-chose,
10:16à toutes choses qui viennent par ailleurs, à moins qu'il y ait.
10:18Et puis, voilà, début janvier, ça va être calme.
10:21On va commencer à réfléchir, attendre les prochaines publications.
10:27On redémarre, j'ai vu, début janvier, avec l'emploi américain.
10:30Voilà, tout de suite, on va se remettre un peu dans le bain.
10:32Peut-être que les statistiques sont plus précises qu'elles sont aujourd'hui.
10:36Donc, on aura des...
10:37C'est toujours pareil.
10:38De toute façon, ce qui est passé est oublié.
10:40Regardez, à chaque fois qu'on a revu, dans un sens défavorable, des chiffres, c'était oublié.
10:46C'était oublié.
10:47Donc, bon, on parlera plus après.
10:49C'est valable, parce qu'on a revu à la hausse aussi des chiffres de croissance sur l'Europe, par exemple.
10:52Oui, on oublie.
10:53Ça prouve bien qu'on a quand même des intérêts très spéculatifs sur les marchés, souvent, sur en tout cas des mouvements sur les dérivés.
11:05Aujourd'hui, il n'y a plus rien.
11:06Pourquoi ? Parce qu'en fait, on a tellement piétiné la zone que, bon, ceux qui voulaient acheter ont acheté.
11:10Ceux qui voulaient vendre ont vendu.
11:12Ceux qui étaient pris à contre-pied, ils se sont fait avoir, ils sont sortis.
11:14Et puis, ils n'ont plus matière à prendre position, même eux.
11:18Il n'y a pas de nouvelles convictions dans le marché.
11:21On est toujours sur le même niveau.
11:22Donc, celui qui a envie de se dire, ah, j'ai envie de shorter, il va attendre un...
11:25Il dit, bon, ça ne sert à rien de shorter, de toute façon.
11:27Ou alors, il attend le haut de la zone.
11:28Mais comme c'est plutôt haussier sur le fond, il n'ose pas trop vendre.
11:33Donc, il n'y a même pas un marché qui pourrait être pris à contre-pied.
11:37D'ailleurs, on en discutait, je trouve, sur l'Eurostox.
11:39Quelqu'un me disait, mais comment tu crois que les débouclements vont se faire ?
11:42J'ai dit, mais il n'y a même pas de débouclements significatifs.
11:45On a vu, les débouclements étaient très faibles.
11:48De toute façon, maintenant, ils tournent avant.
11:49Toutes les positions sont tournées, en effet.
11:51Enfin, novembre, début décembre, ça tourne déjà.
11:55Ce n'est plus du tout sur l'impact des...
11:58Chacun est là où il a envie d'être et tout va bien.
12:00Et vraiment, c'est pénible à un moment donné.
12:04Parce qu'il faut répéter à chaque fois les mêmes opérations.
12:08Mais c'est vrai qu'à chaque fois qu'on achète sur des points bas,
12:10des petits retrassements, on finit par gagner.
12:12Alors, pas dans la minute qui suit, mais on a quand même des beaux écarts
12:15de 1, 2, 3, 2 %, ça va assez vite.
12:18Bon, c'est vrai qu'on a eu, sincèrement, au niveau trading,
12:21un mois de décembre plutôt facile, simple, pénible.
12:25Mais le résultat est positif et il est facile.
12:28Il était facile.
12:29Il faut qu'il fallait appuyer sur le bouton.
12:30Il y a des algos qui peuvent faire les tâches à votre place.
12:33Ah ouais, moi je suis à la main.
12:35Il ne faut pas l'ancienne.
12:36Il ne faut pas l'ancienne.
12:37Qu'est-ce que vous retenez de cette année Goldilocks, Philippe ?
12:41Elle se termine en tout cas de façon absolument...
12:44Ni les tarifs, ni Trump, ni l'inflation, rien.
12:48Non, non, les taux qui reviennent au plus haut des 5 dernières années...
12:54Il y a un graphique qui est saisissant.
12:57En fait, c'est le même.
12:59Vous prenez le 10 ans, l'OAT, sur 2 ans, vous prenez le Boon,
13:03vous prenez le 10 ans américain, vous prenez le 30 ans américain.
13:08C'est le même triangle.
13:10Et on est...
13:11Ah bah zut alors, depuis ce matin, on est sortis au-delà des résistances.
13:21Au Japon, c'est un crac-rampant.
13:23Voilà, ce matin, ça continue.
13:25Mais le problème, là, c'est que ça devient problématique pour l'OAT et pour le Boon.
13:29Donc, le message, c'est que les banques centrales ont perdu le contrôle de la partie longue,
13:34la courbe de taux,
13:36et que la Fed se refinance de plus en plus sur une duration courte.
13:41Autrement dit, les roulements reviennent de plus en plus rapidement,
13:45sont de plus en plus massifs.
13:47L'année dernière, je regardais, il y avait 9 000 milliards à refinancer sur 2025.
13:55Et on avait 7 000 à refinancer sur 2026.
14:00Ce qui est à refinancer sur 2026, ça vient d'augmenter fortement,
14:03parce qu'avec le raccourcissement de la duration, il va falloir que la Fed enlève.
14:09Et là, peut-être qu'ils peuvent encore, je ne sais pas, nous faire une baisse de taux en janvier.
14:14Là, j'ai vu que l'outil FedWatch annonce peut-être 60%.
14:18On était à 35% avant les faux chiffres de l'inflation de la veille.
14:22Et là, maintenant, on est à 60%.
14:23Il y en a qui y croient encore.
14:25Mais tout le monde pense que 2026, c'est une année de baisse des taux.
14:28La BCE n'a rien dit hier.
14:30Rien.
14:31Magnifique.
14:32Bon, elle n'a pas non plus fermé.
14:34Tout le monde, je n'en sais rien.
14:34Le pricing de marché est quand même moins délirant,
14:37alors qu'il est fluctué après les chiffres d'inflation hier,
14:43dont les statisticiens américains eux-mêmes disent
14:45qu'ils ne sont pas une base très fiable pour guider la politique monétaire.
14:49Tout le monde est au courant.
14:51Je n'ai pas l'impression que la BCE, le marché ne price plus rien du côté de la baissière.
14:55Le marché n'anticipe pas une poursuite.
14:58Elle l'a dit hier, la BCE.
15:00Mais personne n'anticipe des baisses de taux délirantes
15:02comme on pouvait l'anticiper en début d'année.
15:04Christine Lagarde a dit, d'abord, la stabilité des taux votée à l'unanimité,
15:09même pas une voix dissidente.
15:11Et on n'a même pas discuté entre nous, autour de la machine à café,
15:14de si on monterait ou on baisserait les taux ultérieurement.
15:17La seule chose, c'est que ça ne ferme pas complètement la porte à une future baisse de taux.
15:22Mais ce sera peut-être la dernière, ou peut-être qu'elle n'interviendra pas.
15:26Mais quand on regarde dans le subconscient des gérants,
15:302026 est une année placée quand même sous le signe de la baisse des taux
15:33parce que Trump le veut.
15:35C'est ça quand même le message.
15:37Que des gérants le pensent, je ne le nie pas.
15:39Mais je n'ai pas l'impression que ce soit le...
15:42S'ils ne le pensaient pas, avec ce triangle qu'on voit sur les taux longs,
15:48aujourd'hui, voilà, là on vient de distribuer le mois de décembre.
15:54Là, voilà, ça y est, le jeu est fermé, tout le monde reprend ses jetons.
16:01Je ne sais pas ce qu'il va se passer sur le début de l'échange janvier.
16:05La seule chose qu'on voit pour l'instant, et aujourd'hui,
16:07on a un nouveau record historique sur l'argent,
16:10c'est qu'on a des vendeurs à découvert qui continuent de se racheter.
16:13Voilà, ça c'est le seul truc qu'on a, mais ce n'est pas du tout fondamental.
16:16Sur l'argent ?
16:17Sur l'argent métal, oui.
16:1967, 10.
16:20Il y en a qui sont pris à la gorge avec des positions.
16:24qu'on a depuis, je ne sais pas quand, je pense, qu'on parle de Romance.
16:27Il y en a qui ne sont pas sortis, oui.
16:29D'accord.
16:29Ça va laisser 7 l'argent en 2009.
16:31Oui, oui, oui, parce qu'on en parle depuis tellement.
16:33Mais à ce niveau-là, il y a des gens qui sont short sur l'argent.
16:36Il y a encore des gens qui sont short sur l'argent,
16:39et on voit qu'il y a donc un marché spécial d'emprunts
16:43pour tenir et faire face aux appels de marge.
16:46Ce marché-là tourne à plein régime.
16:50Alors, je ne sais pas qui est vendeur à découvert.
16:52J'entends des rumeurs.
16:53Alors, je ne l'ai pas dit, mais enfin, ce que j'ai entendu,
16:56c'est par exemple Bank of America,
16:57ils auraient encore les doigts coincés dans la porte.
17:01Il y en a d'autres qui n'ont pas fait comme JP Morgan.
17:04JP Morgan a acheté 23 000 tonnes d'or.
17:07Il y en a qui, en face, les ont vendues,
17:10alors qu'ils ne les ont pas.
17:11Voilà.
17:12Et il y a 23 000 tonnes d'or.
17:12Après, je ne sais pas, je ne suis pas trader,
17:14mais c'est vrai qu'on parle de l'argent,
17:16on a parlé de l'or,
17:17on a parlé des pressions générales tout au long de cette année
17:19pour expliquer qu'il y avait un bullrun exceptionnel,
17:23enfin, un momentum implacable.
17:26Implacable.
17:26On est d'accord, Romain ?
17:27Oui, on avait fixé des cibles autour de 48 sur l'argent.
17:31Oui.
17:31On est largement au-dessus,
17:32avec des extensions possibles qu'on avait indiquées,
17:34mais je m'attendais au moins à une pause.
17:35Effectivement, ce n'est pas le cas, ça continue.
17:38Mais là, on a envie de prendre des paris à la baisse désormais
17:40sur ces actifs-là.
17:42Alors, il y a un élément qui m'inquiète un peu sur l'argent,
17:44c'est qu'on en parle sur des grands médias.
17:47Je l'ai déjà vu sur une grande chaîne de télévision française.
17:48Switcher de l'or à l'argent.
17:50Oui, l'argent, le nouvel or, etc.
17:51Ça, c'est quand même le signe peut-être de la fin de quelque chose sur l'argent.
17:54Mais on parle moins du platinum, du palladium,
17:57qu'on avait évoqué ensemble les fois précédentes.
17:59Le palladium, c'est quand même 20% de hausse depuis le mois de décembre,
18:02avec encore un potentiel aussi aux alentours de 1934.
18:05Donc, ça se joue un peu en décalé.
18:06Il y a eu l'or qui a déclenché le premier,
18:08l'argent a suivi, et maintenant, on pourrait passer à d'autres précieux.
18:11D'autres précieux.
18:12Alors, il y a pas mal de choses à dire.
18:13La première, pour la période de marché, effectivement, creuse.
18:16On avait parlé au mois de novembre du fait que les boucs étaient fermés,
18:17qu'il y avait moins d'opérateurs, et donc ce marché de contre-pied.
18:20Et de moins de prise de décision, effectivement.
18:23Il y a le fait qu'il se passe quand même des choses assez intéressantes
18:25sur certains secteurs, et effectivement liées aux matières premières.
18:27On voit des titres comme Freeport-McMoran,
18:29donc sur le cuivre, qui repartent assez nettement à la hausse,
18:32et de façon harmonieuse.
18:32Il y a plusieurs titres.
18:33Le SCCO aussi, Thousand Copper, qui repart aussi à la hausse.
18:39Donc, il y a un secteur qui repaille.
18:40C'est-à-dire qu'au moment où on vend la tech, ça continue de ce côté.
18:42La Rio Tinto aussi est en train de déborder des plus hauts historiques.
18:44Si on prend un ETF sur les ressources de base d'une façon générale,
18:47il est en train de déborder des niveaux de résistance.
18:49Ça est assez cohérent.
18:50Les métaux montent, les milliards montent.
18:53Ça donne une vision d'ensemble assez cohérente.
18:55Exactement.
18:55Donc, il y a quelque chose qui se produit de ce côté-là.
18:57C'est pour ça que, pour l'instant, même si on est un peu prudent sur l'année à venir,
19:01il y a quand même des histoires qui se mettent en place sur quelques titres
19:04et sur des secteurs assez bien identifiés.
19:07La hausse des précieux, elle est harmonieuse et puis elle est large.
19:11C'est-à-dire qu'il n'y a, encore une fois, pas un seul métal qui paye.
19:13Il y en a un qui pourrait rattraper peut-être, c'est le cuivre,
19:15qui est un petit peu en retard en termes de performance
19:17et qui a encore un potentiel intéressant.
19:18Il vaut aux alentours de 5,50.
19:20Et j'ai des cibles qui sont situés autour de 7.
19:22Donc, il y a encore peut-être un rattrapage de ce côté-là.
19:24Et on anticipe déjà du côté des milliards.
19:26Donc, il y a des choses qui se mettent en place sur d'autres secteurs.
19:28Ça, c'est plutôt la bonne nouvelle.
19:32On voit aussi parmi les nouvelles positives
19:34des prémissements sur les titres en retard à Paris.
19:37Et c'est pour ça que je disais que peut-être en Europe,
19:39il y aurait quelque chose à faire.
19:40On voit des titres comme Téléperformance,
19:41qui stabilisent ou qui tentent de rebondir.
19:42On voit des titres comme Worldline aussi.
19:44On voit des titres comme Eurofins scientifiques,
19:48qui réagissent sur le niveau de support.
19:49Et puis toujours le parcours haussier fort des bancaires,
19:52notamment de la Société Générale.
19:53Donc, ça peut alimenter des mouvements de hausse,
19:55peut-être aussi sur une valeur comme LVMH.
19:57Donc, il y a des choses qui sont positives
19:58et qui se mettent en place de ce côté-là.
20:00Maintenant, sur le pari des métaux,
20:03il y a un petit risque.
20:04C'est l'inflation.
20:06Oui, alors justement,
20:07parce qu'avant qu'on parle de Paris,
20:08je voulais revenir quand même au taux.
20:10Je vous ai coupé, Philippe.
20:12Le sujet des taux,
20:13ça reste un sujet devant nous encore.
20:15On est encore dedans dans cette question de savoir
20:18est-ce que les parties longues de courbe sont bien ajustées ?
20:21La vol s'est quand même calmée.
20:23Je mets le Japon de côté.
20:24Mais la vol s'est quand même calmée en cette fin d'année
20:28par rapport à ce qu'on a connu du move
20:29sur la première partie de l'année 2025.
20:34La première partie de l'année,
20:36elle est secouée par Donald Trump.
20:38Bon, là, effectivement, ça.
20:41Mais là, on est redevenu presque serein.
20:44Je vous assure.
20:45C'est ce que je dis, la vol sur les parties longues de courbe
20:47est bâchement retombée.
20:49Il n'y a vraiment pas de quoi.
20:51Derrière cette sérénité, je vois une chose.
20:53C'est que les marchés sont absolument convaincus
20:56que, évidemment, les banquiers centraux
20:58n'ont pas pu ne pas voir ce que tout le monde peut voir
21:01avec un graphique.
21:02Et qu'ils vont faire une déclaration à un moment
21:04qui va permettre de gagner 15 jours, 3 semaines.
21:06Qui va peut-être permettre à certains opérateurs
21:08d'en sortir encore
21:09et de ne pas se faire prendre
21:11lorsque les choses vont vraiment mal tourner.
21:13C'est un peu ça, mon interprétation.
21:15Parce que c'est tellement évident
21:16que je me dis comment
21:17ceux qui voient ça
21:19ne peuvent pas commencer à prendre des mesures
21:23ou chercher des issues de secours.
21:25C'est qu'on a dû leur dire
21:26ne vous inquiétez pas,
21:27on a encore 2-3 trucs dans le chapeau.
21:29Ça ne va pas sortir du triangle tout de suite.
21:31Mais je pense qu'il y a des gens aujourd'hui
21:32qui cherchent vraiment à sortir.
21:34Et effectivement, une des portes de sortie,
21:36c'est d'aller vers des actifs concrets.
21:38Le cuivre, j'aime bien le ratio cuivre-or
21:40puisque là, il est de 1000.
21:41Il est de 1000, tout simplement.
21:44On a le lingot à 118 500
21:47et vous avez la tonne de cuivre à 11 800.
21:53Donc le kilo à 11 80.
21:56Donc voilà, il y a un ratio 1000
21:58entre le cuivre et l'or.
22:00Si l'or ressort au-delà de 44...
22:01Et gold silver, ça doit être assez tendu aussi, j'imagine.
22:03Alors le gold silver, il s'est drôlement comprimé.
22:06On était à 95 en février.
22:0895 en février 2022.
22:10Donc 95, 11 d'argent pour une 11 d'or.
22:13Février 2022, on est à 65, voire même 64,5 aujourd'hui.
22:18Donc la compression, on se rapproche quand même
22:21de la moyenne historique des 60.
22:23Mais là, c'est qu'une moyenne.
22:24Donc ça veut dire que 60, c'est un pivot.
22:27Qu'est-ce qui dit qu'on ne va pas aller à 50 ?
22:28Je ne connais pas l'ampleur des positions encore
22:32de vente à découvert à racheter
22:35et d'opérateurs qui sont aujourd'hui,
22:38je pense, à l'agonie sur ce genre de spéculation
22:43qui a fonctionné 30 ans.
22:44Et donc ça peut amener l'once d'argent
22:45beaucoup plus haut encore ?
22:47Alors moi, j'ai un objectif qui est 68,5.
22:50Je l'ai depuis très très longtemps.
22:51Mais je l'avais pour fin 2026.
22:52Je ne l'avais pas pour fin 2000.
22:54Mais tout va plus vite maintenant.
22:55Bien sûr.
22:56Déjà, à 45, j'étais très content.
22:58Vous avez gagné un an ?
22:59À 45, j'étais quand même assez content
23:02de mon pari sur l'argent cette année.
23:04Quand j'ai vu derrière 54, c'était un nouvel objectif.
23:09Je me dis, alors là, c'est vraiment très très beau cette année.
23:13Et là, maintenant, à 67, il reste encore, je pense,
23:15environ 1,5.
23:17Mais c'est qu'un des objectifs.
23:19Qu'est-ce qui me dit qu'on ne va pas derrière à 95 ?
23:21Il y a un problème d'offres en plus.
23:23De disponibilité, oui.
23:24Mais pourquoi ça monte à ce point-là ?
23:25C'est ça qu'il faut peut-être apporter comme réponse.
23:29Qu'est-ce qui fait que ça monte à ce point-là ?
23:31C'est des marchés de momentum aussi.
23:33Il y a des mouvements qui se mettent en place.
23:34Est-ce qu'il y a des contre-pieds ?
23:35Des vendeurs à découvert.
23:36Voilà.
23:37Donc, toi, tu penses que c'est ça ?
23:38Il n'y a pas de physique.
23:38Il n'y a pas de physique.
23:41Il y a des pésos vendeuses importants.
23:42Ils ont réussi à survivre après une telle grosse.
23:44Non, mais ça tourne.
23:47Mais à un moment donné, il y a toujours quelqu'un qui va se dire
23:49c'est trop haut, je shorte.
23:50Bon, oui, ça peut arriver, mais moi, je suis surpris
23:54qu'il y ait quand même autant de vendeurs que ça.
23:56Ben oui.
23:57À ce point-là, je ne connais pas les pésos.
23:58Je ne regarde pas, mais ça ne donne pas envie.
24:01Parfois, si vous voulez, les marchés, en ce moment,
24:04il n'y a pas l'idée de se dire, par exemple,
24:09oui, c'est trop cher, je vais vendre.
24:10Non, on ne l'a pas, ça.
24:11On l'a sur le marché américain.
24:13Et je pense que cette idée de je vends les marchés américains
24:16parce que c'est trop cher, ça va bien finir par rebaisser.
24:18Alors, on a eu des replis extérieurs.
24:22On est tombé à 4 000 quand même.
24:23En particulier, 4 000 desquels ?
24:244 000 6, quand il y a eu, en avril, les déclarations de Trump.
24:30Après, c'est reparti comme une balle.
24:31Enfin bon.
24:31Mais on pourrait se dire, à tort, peut-être,
24:38oui, il faut shorter.
24:39Mais sur des métaux, même sur l'or...
24:45Shorter contre la tendance ?
24:46Non, mais surtout, ça vaut combien ?
24:47En une société, on peut dire, elle doit valoir, allez,
24:5115 fois les bénéfices, 20 fois, je ne sais combien.
24:53Et voilà, l'or, c'est comme le bitcoin ou autre chose.
24:57On donne la valeur à la limite.
24:58C'est intéressant, c'est que l'or a monté concomitamment
25:00avec les actifs risqués.
25:01Il y a vraiment un momentum d'actifs risqués
25:04et des actifs de confiance simultanés.
25:06Une toute petite parenthèse.
25:08Si, aujourd'hui, on devait valoriser l'argent
25:10au même ratio que face à l'or en 2011,
25:15l'once d'argent aujourd'hui sera à 95 dollars.
25:17Voilà.
25:18C'est tout.
25:18Donc, on a déjà vu des ratios hors argent
25:21qui font que l'argent était plus élevé qu'aujourd'hui.
25:24Ce n'est pas possible.
25:25Mais je pense que si les taux se mettent à grimper,
25:27là, ça sera une excellente excuse
25:30pour sortir les métaux.
25:31Moi, j'ai l'impression que les gens sont encore
25:32assez short taux et short durations.
25:35Enfin, je pense que les gens,
25:37le marché n'est pas à longue durations aujourd'hui
25:39à acheter des taux longs.
25:41L'idée, ce serait que les investisseurs
25:43sont trop optimistes sur les baisses de taux à venir.
25:48Puisqu'on parlait de la BCE tout à l'heure.
25:50Mais ça, c'est vachement corrigé depuis novembre.
25:52L'idée, c'est de se dire que la prochaine baisse,
25:53elle aura lieu en 2027.
25:54Toutes les anticipations se sont vachement corrigées
25:56depuis novembre.
25:57Donc, de ce côté-là, on peut en effet...
25:59Comment vous voyez, Jean-Loup, le profil 2026, là ?
26:02Justement, on ne voit pas grand-chose.
26:03Moi, je pense qu'en Europe,
26:06les marchés ont plus de chances de progresser
26:08qu'aux États-Unis.
26:10Mais c'est dans une...
26:12Et toujours avec les mêmes moteurs,
26:15dans les large caps,
26:16c'est toujours les banques,
26:17c'est toujours la défense.
26:18La défense, ce genre de valeurs-là qui continuent.
26:21Non, mais il y a...
26:21Oui, la défense.
26:22Je ne sais pas.
26:23Est-ce qu'on peut voir le luxe revenir ?
26:25Est-ce qu'on peut voir la santé revenir ?
26:26Est-ce qu'on peut voir les pétrolières revenir ?
26:28Oui, oui, oui.
26:28Mais vous me dites où il y a tout.
26:29Non, mais...
26:30Non, mais aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils achètent ?
26:32Ils achètent, de toute façon, des indices.
26:35Ah.
26:35Voilà, donc après, à l'intérieur de cela,
26:38il y a en effet des intérêts extrêmement divergents,
26:41parfois vifoulants.
26:42Ils achètent des indices, moi, ça m'intage.
26:43Alors comment la hausse se fait ?
26:44Après, ils vont peut-être acheter des valeurs de rendement,
26:46comme il y a eu une époque.
26:48Il y a des bouiques, comme elle a bien progressé
26:50à ces derniers temps.
26:51Mais sur le plan indiciel, vous dites qu'il y a plus de chances
26:53de voir l'Europe continuer de monter ?
26:55Et puis, il y a peut-être aussi ce qui fait une grosse différence
26:58entre 1, où on est allé sur la parité euro-dollar
27:03il y a quelque temps, et 1,18 aujourd'hui, 1,17, 1,18,
27:07c'est que quand même, l'euro, celui qui a investi en dollars,
27:11il a quand même perdu, dans le change, énormément d'argent,
27:14sauf l'Américain.
27:1513%.
27:15Mais en Europe, on aurait perdu.
27:17Donc, il faut y penser à cela, dans la performance de l'année
27:22qui vient de s'écouler.
27:23Bien sûr.
27:24Voilà, donc, non, je pense que, c'est-à-dire que le risque
27:28d'investir de l'argent sur les marchés financiers et actions,
27:32par exemple, me paraît plus intéressant dans son rapport
27:36risque-bénéfice, etc., sur l'Europe qu'aux Etats-Unis.
27:40Très clair.
27:41Aux Etats-Unis, c'est l'IA qui domine tout.
27:46Tout le monde est complètement perturbé par les valorisations.
27:50C'est la première fois dans l'histoire du monde que l'homme
27:53pourrait voir apparaître une intelligence supérieure à la sienne.
27:56Il est complètement paumé.
27:58Il se dit, mais où est-ce qu'on va ?
28:00Et tout d'un coup, il délire peut-être sur le fait que tout va exploser dans le côté.
28:09Il va y avoir des gains fabuleux.
28:12Mais regardez ce qui se passe.
28:14La Chine, elle avance à une vitesse extraordinaire.
28:19Ils sortent des produits en open source, alors qu'aux Etats-Unis, ils vendent des logiciels.
28:28À un moment donné, il va y avoir, je pense, un problème.
28:32Et la Chine avance très, très, très vite.
28:34D'abord, ils sont nombreux.
28:36Ils bossent énormément, beaucoup plus qu'en Europe et aux Etats-Unis même.
28:40Et donc, est-ce que les gagnants d'aujourd'hui seront les gagnants de demain ?
28:45Sincèrement, il y a de quoi se poser des questions.
28:47En tout cas, c'est un des enseignements de 2025.
28:49La Chine n'est plus un simple challenger technologique.
28:51C'est un leader technologique.
28:53Bien sûr.
28:54Et certains font le pari que c'est eux, à la fin, qui vont gagner la guerre de l'IA.
28:59Il y aura peut-être deux mondes.
29:02Peut-être que tous les modèles ne seront pas transfrontaliers, si vous voyez ce que je veux dire.
29:05Étant donné les anticipations qui sont faites sur la rentabilité potentielle future des boîtes américaines,
29:12parce que ça, c'est vraiment la grande question,
29:14c'est est-ce qu'ils vont arriver à rentabiliser ces investissements qui sont démentiels ?
29:20Ce n'est pas évident.
29:23Donc, il y a de quoi avoir peur.
29:25Romain, profil de l'année 2026, est-ce qu'il peut se passer ?
29:28J'ai déjà commencé un petit peu, je me suis emporté.
29:31Mais oui, les minières, manifestement encore,
29:34des réactivations haussières qui se mettent en place,
29:36et de façon harmonieuse sur pas mal de titres.
29:39Il y a un secteur aussi qui m'intéresse, c'est l'uranium.
29:41Il y a beaucoup de volatilité.
29:43Il y a des titres comme Energy Fuels, comme Cameco,
29:46qui sont moins connus chez nous,
29:47mais qui sont des titres qui ont extrêmement bien performé depuis le début de l'année.
29:50Et l'uranium, c'est un des moteurs pour alimenter de l'énergie bas carbone,
29:54de l'énergie disponible 24 heures sur 24.
29:56Et donc, évidemment, vous m'avez vu arriver sur l'intelligence artificielle.
30:00Donc, ça, ça peut être un des gros secteurs.
30:02Et il y a beaucoup de volatilité dessus depuis une quinzaine de jours à nouveau.
30:04Mais c'est un secteur qui avait pris,
30:06enfin, sur des valeurs qui avaient pris plus de 100%,
30:08qui sont redescendues à 80% de hausse depuis le début de l'année,
30:10donc 30% de correction et qui reviennent sur des niveaux d'entrée.
30:12Donc, ça, ça peut être, à mon avis, quelque chose à regarder,
30:15puisqu'on a déjà pas mal payé, pas mal anticipé
30:17ce qui pouvait se faire autour des valeurs tech...
30:20Puria, quoi !
30:21Puria, je comprends.
30:21Donc, il y a ça.
30:23À mon avis, regardez, un secteur qui surperforme un peu
30:25en termes de force relative aux États-Unis,
30:27où en Europe, c'est moins flagrant, c'est la santé.
30:30Mais ce que je pense et ce qui se met en place depuis quelques temps,
30:32c'est qu'il y a beaucoup de stock picking à faire, à mon avis,
30:34et qu'on est en train d'avoir moins de logique sectorielle
30:38qu'on en avait auparavant.
30:38Et s'il peut y avoir des mouvements haussiers,
30:41ils seront peut-être moins importants.
30:42C'est pour ça que les cibles que je vous donnais, par exemple,
30:43sur l'Eurostock ne sont pas énormes,
30:45mais qu'à l'intérieur, il peut y avoir des paris qui soient assez forts.
30:48Vous avez vu, dans la santé, nouveau, c'est un crash.
30:49Astra, ça a été une très bonne année pour AstraZeneca, par exemple, cette année.
30:53Exactement.
30:53Et comme on le voit, avec de la discrimination au sein de la tech,
30:56il y a des valeurs IA, etc.
30:59Donc, c'est là où je pense qu'il va falloir faire vraiment
31:01de plus en plus du stock picking.
31:02C'est un peu ce qui s'est mis en place dans le courant de cette année,
31:04parce qu'on en parle le plus longtemps du stock picking
31:05et de sortir de cette logique indicielle.
31:09Quand on a un marché qui, à mon sens, est susceptible de caler,
31:12c'est sur de la discrimination,
31:14et c'est ce qui se met en place, qui va être plus intéressant.
31:16Donc, on voit effectivement quelques valeurs qui se comportent pas mal.
31:20L'indice Caxmall a franchi un niveau de résistance,
31:24après une longue pause, à nouveau.
31:25Donc, il y a peut-être des choses aussi à faire de ce côté-là.
31:27Je vois des titres comme Alten,
31:28qui repartent sur des niveaux de support qui sont intéressants.
31:30Il y a Eméis, qui aussi donne des configurations
31:33qui sont à surveiller.
31:35Sur des excès, peut-être, on pourrait regarder du côté de Rémi Cointreau,
31:39qui commence à être un peu intéressant graphiquement,
31:42même si ce n'est pas encore à avérer.
31:44Alten, c'est plus franc, par exemple.
31:46Donc, il y a des choses à regarder.
31:47Il peut y avoir des paris intéressants de ce côté-là.
31:50C'est comme un sacré, SS2IT Services,
31:52vu comme des perdants de l'IA,
31:53Food & Beverage, tout ce qui est Quality Growth,
31:56Pernod Ricciardo est trop plus bas aussi, je crois.
31:58Trop plus bas.
31:59Et à la fin...
32:00Des valeurs, on s'en souvient tous,
32:01et vous, plus que moi encore,
32:02mais qui ont été les darlings du marché pendant 10 ans.
32:06Exactement.
32:06Tant que les Chinois achetaient.
32:07Tant que les Chinois achetaient.
32:08Et effectivement, des bougies qui ressemblent
32:10à celles du point bas du S&P du mois d'avril dernier,
32:13c'est-à-dire un grand marteau en bas de marché,
32:15un petit corps et une grande mèche basse.
32:17Il y en a eu le mois dernier sur Pernod Ricard.
32:19Donc, ce n'est pas fait.
32:21Une bougie ne fait pas la tendance,
32:22mais une bougie mensuelle, c'est un signal un peu plus important.
32:24Donc, il peut y avoir des choses qui se mettent en place,
32:25encore une fois, de ce côté-là, stock picking.
32:27Vous dites, tant que les Chinois achetaient, ça m'intéresse,
32:29qu'il y ait des rebonds dans le luxe, c'est une chose.
32:34Revenir aux valorisations que le marché a pu conférer
32:38à ce secteur-là, avec à la fois la période de taux bas,
32:41voire négatif, et la puissance du marché chinois
32:45et d'entraînement du marché chinois,
32:46vous dites, à cette époque-là, elle est définitivement révolue.
32:49Oui, on a tracé des courbes, on les a extrapolées jusqu'en 2030.
32:53Et puis, on voit que déjà, en 2022-2023,
32:57les prévisions et la réalité commençaient déjà à diverger.
33:00Est-ce qu'on va voir quand même si on va revenir ?
33:01Est-ce qu'il peut y avoir ce mouvement d'un peu de luxe,
33:04food and beverage, santé ?
33:06L'Europe a été portée, encore une fois, par banque et défense.
33:09Je veux dire que c'est des valeurs,
33:10enfin, vraiment, le food and beverage,
33:13c'est vraiment les valeurs typiques,
33:14lorsque le marché, d'un seul coup, prend peur.
33:17C'est quand même des valeurs qui sont...
33:21Enfin, qu'on achète un petit peu par défaut,
33:25pas pour leur rendement,
33:27mais c'est simplement parce que la thématique,
33:29ça paraît pas si mal.
33:31Maintenant, il manque, là, pour soutenir des pernaux,
33:35etc., des diageos,
33:37il manque la clientèle russe, il manque la clientèle chinoise,
33:40il manque maintenant aussi en partie la clientèle américaine.
33:43Ça fait quand même beaucoup, tout ça en même temps.
33:45Oui, ils ont fait des campagnes, là, récemment, justement,
33:48à Rémy Martin, etc., pour relancer le cognac.
33:52Maintenant, ils voient quelles qualités...
33:53Et des penses marketing repartent.
33:53Oui, ça repart.
33:54Je peux vous dire,
33:55ceux qui relancent un cognac qui est absolument excellent,
33:59c'est les géorgiens.
34:01Et ils sont très, très bien placés, bien sûr, auprès de la Russie.
34:04Et ils sont très bien placés auprès de la Chine.
34:06Les Chinois peuvent rentrer également en Géorgie,
34:08sans aucun visa.
34:09Donc, il y a beaucoup de pays qui misent sur le touriste chinois,
34:14mais pas nous.
34:14Le cognac georgien, OK.
34:16Il est très, très bon, je vous assure.
34:19Il s'appelle cognac ?
34:20Non.
34:21Ils n'ont pas le droit,
34:22mais le produit est exactement le même chimiquement,
34:24c'est à peu près équivalent.
34:26Je voulais dire un mot, c'est un autre cognac,
34:28le pétrole, parce que ça fait partie des rares actifs
34:30qui n'ont pas performé cette année.
34:32Il y a eu le bitcoin, la cryptosphère,
34:33et puis dans les matières premières au sens très large,
34:36les précieux ont cartonné, bien sûr,
34:38mais l'énergie et le pétrole, notamment,
34:41subissent une perte de l'ordre de 20%.
34:43Mais ça intéresse pourtant du monde, le pétrole,
34:44je vous l'assure.
34:46Trump a déclaré hier,
34:48« We rent our petroleum ».
34:50Donc, il a dit aux Vénézuéliens,
34:53« Rendez-nous notre pétrole ».
34:54Ils l'ont nationalisé, je ne sais plus,
34:56il y a peut-être 40 ans.
34:57Donc, voilà, les États-Unis, ils en veulent.
35:02Je trouve que le niveau, aujourd'hui, du baril,
35:05on est là aussi, par contre, sur un momentum
35:07qui est négatif.
35:09C'est vraiment très à la mode de dire,
35:11« Je balance ça, en plus de ça,
35:13la transition énergétique,
35:14ce n'est vraiment pas du tout dans la thématique. »
35:17Attention, en dessous de 56 dollars,
35:20il n'y a plus beaucoup de producteurs
35:22de chaleuil américains qui soient rentables.
35:24L'Arabie Saoudite a un coût du maintien
35:28de la paix sociale qui est colossal.
35:31Et en dessous de 80 dollars le baril,
35:33il commence à devenir inconfortable
35:35en termes de grands équilibres budgétaires.
35:38Puis, bien sûr, Poutine,
35:40ça lui fait moins d'argent, c'est bien fait.
35:41Mais le pétrole,
35:44il va probablement encore baisser un peu
35:47parce que le momentum, il est ce qu'il est.
35:50Mais à 3-4% près,
35:53je pense qu'on ne fait pas une grosse erreur
35:54en commençant à s'intéresser à la thématique.
35:57Et je noterai quand même que des ENI,
35:59Total Energy, Devon, Occidental, Pétroleum,
36:02regardez la résilience de ces entreprises
36:04et donc la déconnexion
36:07par rapport au prix du sous-jacent.
36:10Vous parliez de l'euro-dollar tout à l'heure,
36:12Jean-Louis, effectivement.
36:13Donc après le parcours de l'année,
36:14où est-ce qu'on en est ?
36:16Est-ce qu'on arrive au moins à un équilibre
36:18qui peut tenir quelque temps ?
36:20On est même sorti par le veau, c'est aussi.
36:22Bon, là, on s'éloigne.
36:25Mais est-ce qu'on va à 1,25 en 2026 ?
36:28Ah ben là,
36:30quelles sont les perspectives sur les taux américains,
36:34les perspectives sur les taux européens ?
36:36Donc, il faut...
36:38On verra au fur et à mesure.
36:39A priori, les taux américains devraient baisser plus vite
36:43que les taux américains devraient baisser plus vite.
36:46Trump fait tout ce qu'il faut pour essayer de les faire baisser.
36:49Donc, on pourrait continuer à avoir l'euro qui surperforme.
36:53Après, il y a des économistes qui nous parlent de 1,20, 1,25.
36:57Sur le plan technique, c'est aussi tout ce qu'on peut dire.
37:00Fixer des objectifs, on peut reprendre les précédents points hauts.
37:03Oui, en effet, on va arriver sur des 1,20, 1,25.
37:05Quand les économistes commencent à prendre en considération
37:09des points techniques, ça me fait toujours un peu peur.
37:11C'est-à-dire qu'ils n'ont plus les arguments
37:12pour expliquer pourquoi ça monte, par exemple.
37:14Donc, ça, il faut s'en souvenir.
37:17Pour moi, la rupture, la première, ça va être un 13,90.
37:21Donc, c'est un peu loin maintenant, peut-être, pour certains,
37:24mais encore pas tant que ça.
37:25Peut-être qu'on pourra remonter ce niveau de neutralisation
37:28vers, encore une fois, il y avait précédemment, c'était un 15,50.
37:31Ou d'ailleurs, on est resté dans une phase de neutralisation, comme ça,
37:34sans aucune tendance, un peu comme sur le CAC 40
37:38ou les marchés européens.
37:39En ce moment, il n'y a pas de direction.
37:42On peut dire que le mouvement est aussi non-infirmé,
37:45mais sans plus, puisqu'on fait des surplaces.
37:47Donc, l'euro-dollar reste aussi avec...
37:51Alors, sur le pétrole, quand même, on est en double appui.
37:54Sur le plan technique, là, on est en double appui.
37:56Alors, en effet, je suis d'accord avec Philippe.
37:58Donc, probablement que c'est une zone plus d'achat que de vente.
38:02Et il faut penser qu'il y a des forces de rappel qui peuvent survenir,
38:06qui sont plutôt dans le sens d'un rebond du pétrole.
38:09Bon.
38:09Un mot pour finir des émergents, peut-être, et de la Chine, spécifiquement.
38:13On parlait de la révélation, en début d'année avec DeepSig,
38:16que la Chine était aussi un leader technologique,
38:19peut-être rival ou à l'égal des États-Unis aujourd'hui.
38:23Et puis, ça a été le retour des actions chinoises
38:25comme étant à nouveau investissable.
38:27Oui, effectivement.
38:28Et pourtant, le signal est un peu mitigé pour l'instant.
38:30Je m'attendais à du mieux de ce côté-là.
38:32Mais ça fait partie aussi des paris qu'on peut faire pour l'année.
38:35Des réservoirs.
38:36Oui, à mon avis, plus de ce côté-là, si on veut travailler sur la tech.
38:40Baidu, tient plutôt bien.
38:42Alibaba, ça repart un peu aujourd'hui, mais c'est mitigé.
38:44Elle est quand même autour du niveau de pivot.
38:46Et puis, si on regarde ce graphique d'un ETF à Moundi sur le PEA,
38:52la Chine éligible au PEA,
38:55eh bien, on teste un niveau d'alerte.
38:56C'est 10,43.
38:57Autour d'une ligne de coût importante.
38:58Alors, on peut graphiquement tester des niveaux comme ça pendant quelques temps.
39:01Ce n'est pas jamais parfait.
39:02Mais je m'attendais à ce que le rebond soit plus rapide.
39:04Donc, si on se réinstalle au-dessus de ce...
39:06Donc, on arrive à préserver ces niveaux-là et à accélérer.
39:08Ça pourrait repartir un peu.
39:09Il y a un peu de mieux à court terme.
39:10Donc, ça pourrait être la bonne surprise de fin, début d'année.
39:14Retour d'intérêt sur les techs chinoises.
39:16Et puis, sur la Chine qui devient effectivement à nouveau investissable,
39:19même si c'était moins le cas.
39:19Moi, je le vois toujours comme un élément de diversification
39:22parmi d'autres investissements.
39:25Merci beaucoup, messieurs.
39:26Ça restera là pour ce soir et pour cette année 2025.
39:30Avec vous, les trois sorciers de Smart Bourse,
39:32chaque troisième vendredi du mois pour l'échéance.
39:34Nous sommes avec Romain Dobry,
39:36cofondateur de l'atelier des options,
39:38Jean-Louis Cussac, Perceval Finance Conseil
39:39et Philippe Béchade,
39:42rédacteur en chef de la Bourse au quotidien
39:44et président des Éconoclastes.
39:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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