- il y a 7 mois
Jeudi 18 décembre 2025, retrouvez Gabriel Karaboulad (Directeur adjoint des investissements, Neuflize OBC), Alexandre Baradez (Chef analyste, IG) et Mabrouk Chetouane (Head of Global Market Strategy, Solutions, International, Natixis IM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Générique
00:003 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché, Gabriel Karabulad est avec nous, le directeur adjoint des investissements de Neuflis OBC.
00:17Bonsoir Gabriel, merci d'être là, merci Alexandre Baradez d'être à nos côtés également, bonsoir Alexandre, chef analyste chez l'IG et Mabrouk Chetouane nous accompagne également.
00:25Bonsoir Mabrouk, responsable de la stratégie de marché de Natixis, IM, faisons un peu de stats, Mabrouk, comment est-ce qu'on sort une statistique sur l'inflation comme l'a fait le BLS américain aujourd'hui quand il manque la moitié des données courant octobre qui n'ont pas été collectées bien sûr en raison du shutdown ?
00:47Quelle distance il faut prendre par rapport aux chiffres ?
00:49Justement ça a été mentionné par Pauline dans son introduction, c'est-à-dire qu'en gros globalement on peut accorder assez peu de crédit finalement à ce chiffre.
00:56Et quand on regarde la taille quelque part de la surprise, la distance entre finalement ce qu'attendait le consensus et le point qui a été publié,
01:04on se doute bien qu'il y a quelque part on va dire peu de crédit à accorder à ce chiffre.
01:10Donc on a on va dire un trou d'air d'inflation que le marché a salué mais bon là encore il va se faire attraper par la patrouille on va dire le mois prochain lorsqu'on aura une collecte de données on va dire un peu plus conséquente.
01:21Alors pour répondre à votre question comment est-ce qu'on fait pour finalement publier un point d'inflation sans avoir de données,
01:25alors en statistique, en économétrie on a des outils absolument géniaux qui nous permettent de projeter tout et n'importe quoi.
01:31Donc du coup on peut user et utiliser tout un tas de modèles qui nous permettent effectivement de projeter on va dire des variables quel que soit finalement leur passé.
01:40Au-delà du chiffre, est-ce que le sens du voyage, est-ce que la tendance est la bonne ?
01:48Partant du niveau d'inflation qui était resté à 3% je crois fin septembre, est-ce que l'idée que l'inflation peut être plus basse que ce qu'on avait fin septembre, est-ce que c'est la bonne idée quand même ?
01:57En fait l'idée fondamentale c'est quand on regarde, il y a quand même une idée qui vient de disparaître et je pense que le marché lui a un peu réglé son compte et l'ensemble des commentaires c'est que l'inflation ne provient pas de facteurs externes,
02:07dit autrement ça ne vient pas des tarifs. Donc ça fait longtemps qu'on le défend et ça fait longtemps je pense que ça fait maintenant que c'est quelque chose de complètement acté.
02:14Maintenant quand on regarde la décomposition de cette inflation, ça vient de facteurs internes, typiquement les services, donc qui là encore ont montré des dynamiques on va dire assez curieuses,
02:25ce qui encore une fois renvoie à l'idée que ce chiffre n'est pas vraiment crédible et ça vient également de tout ce qui est hébergement, le fameux shelter qu'on commente effectivement encore une fois régulièrement
02:35et qui là cette fois-ci finalement montre encore une contribution quasiment nulle finalement et ce qui n'est pas normal en fait là encore.
02:41On l'a mis à zéro, on estime qu'il a été de zéro en octobre parce qu'on n'en sait rien en fait.
02:46Et donc du coup fondamentalement le sens de l'histoire c'est que est-ce que l'économie américaine est en train finalement de refluer au point d'exercer une pression négative sur l'inflation,
02:55on pense qu'il va y avoir un léger affaissement de la croissance, un léger affaissement de l'activité qui va exercer une légère pression baissière.
03:04Le problème c'est que là quand on évoque ces deux dimensions de l'inflation, les services et l'hébergement c'est les dimensions qu'on appelle les plus « sticky »,
03:10les plus entre guillemets « persistantes ». Et globalement ça veut dire qu'on va continuer de graviter autour de ce niveau compris entre 2,8 et 3%.
03:18Donc quelque part il ne faut pas se questionner maintenant sur le niveau mais sur les nouveaux équilibres existants aux Etats-Unis.
03:25Est-ce que durablement on va avoir maintenant 3% d'inflation parce qu'on a des déséquilibres sur le marché du travail,
03:30parce qu'on a des salaires qui ne vont pas franchir ce cap finalement de 4%, on est toujours en train de croître à ce niveau-là.
03:36Et en fait maintenant il faut s'interroger sur, quand on regarde un peu plus loin, c'est quoi les nouveaux taux d'intérêt d'équilibre finalement pour l'économie américaine ?
03:43Il y a ce débat autour du Airstar qui est revenu, c'est-à-dire le taux d'intérêt entre guillemets qui n'engendre pas de pression sur l'économie,
03:49qui est en train de revenir tout simplement parce qu'on réalise qu'on est en train, que les niveaux d'équilibre d'économie américaine ont changé,
03:54et que probablement cette inflation à 3% c'est quelque chose qui va durer. On peut observer un trou d'air léger, c'est un débat.
04:00C'est un vrai débat ?
04:01Non mais un Stephen Mayran, aujourd'hui gouverneur de la Fed, il a plutôt tendance à penser lui que ou le potentiel de croissance n'a pas bougé,
04:09ou le taux d'équilibre est peut-être même un peu plus bas aujourd'hui.
04:12Ce qui est absolument antinomique.
04:14Donc on ne peut pas dire effectivement à mon sens que le potentiel de croissance n'a pas bougé.
04:18Non mais c'est moi qui le dis.
04:19Ah oui d'accord.
04:20Pour lui, le taux naturel de l'économie américaine n'a pas remonté.
04:25D'accord, donc ça veut dire qu'il fait l'hypothèse que fondamentalement le potentiel de croissance des Etats-Unis n'a pas bougé par ailleurs.
04:31D'où l'idée qu'il demande 50 points de base à chaque meeting.
04:34Oui mais bon, là il demande 50 points de base parce qu'il est dans son rôle effectivement de jouer un peu les trublions du FOMC.
04:39Mais globalement, moi à mon sens, la question qu'on doit se poser c'est où se situent ces nouveaux équilibres de l'économie américaine.
04:45Et globalement, le sens de l'histoire, à mon sens pour cette inflation, c'est un léger tassement peut-être dans les mois à venir, un peu de volatilité, un peu de perturbation.
04:53On le savait.
04:54Et finalement, on va retrouver cette inflation qui va être sticky, permanent, persistante aux Etats-Unis.
04:59Et donc, toute chose égale par ailleurs, pas besoin que la Fed baisse encore fortement ses taux partant des niveaux qui ont été atteints pour les taux directeurs.
05:06Pas besoin qu'elle le baisse fortement, mais besoin effectivement, à mon sens, qu'elle l'ajuste pour revenir à la neutralité monétaire.
05:10C'est-à-dire que si on pense qu'on est au potentiel aux Etats-Unis l'an prochain, autour de 2,3%, pardon,
05:16eh bien fondamentalement, il n'est pas non plus absolument, on va dire, complètement fou de penser que les taux d'intérêt doivent revenir sur ce niveau de neutralité.
05:25Gabriel, partant du scénario le plus récent qui a été projeté par la Fed la semaine dernière et commenté par Jérôme Poel,
05:34on nous vend plus de croissance en 2026 aux Etats-Unis, moins d'inflation.
05:39Est-ce que vous achetez ce scénario un peu, beaucoup, pas du tout ?
05:44Il faudrait être assez optimiste pour l'acheter complètement.
05:46On a aujourd'hui un alignement qui est en train de se faire entre le Trésor, l'exécutif américain et bientôt la Fed.
05:57Kevin ou Kevin, nous verrons, mais la résultante est la même, c'est-à-dire un alignement pour une politique monétaire qui soit très politique.
06:06Et la problématique de ça derrière, c'est que quand on baisse les taux, et j'inclus la baisse de décembre dans la dynamique actuelle de croissance,
06:17c'est qu'on est prêt à laisser repartir l'inflation.
06:21Et donc, on a une vision globalement qui est, nous baissons les taux, donc les marchés montent, donc l'épargnant est comptant.
06:28Nous baissons les taux, donc le coût de financement pour acheter sa résidence, pour investir l'argent de son entreprise, le coût de financement est plus bas.
06:39C'est une vision qui est très court terme.
06:41Et c'est une vision qui, potentiellement, peut se prendre un retour de bâton assez rapidement et assez violemment.
06:48À travers les marchés obligataires, j'imagine ?
06:49À travers les marchés, à travers les valorisations de ce qu'on a pu voir du côté de certains segments de la tech américaine,
06:53où là, potentiellement, on laisse la bulle potentiellement grossir, et donc la chute, après coup, n'en sera que plus violente.
07:02Donc, prudence de ce côté-là, et pour revenir au scénario qui est acheté par la Fed, nous le trouvons relativement optimiste.
07:09Oui, bon. Et ça veut dire qu'il y a quand même quoi ?
07:11Le risque est plutôt celui d'un ralentissement, malgré tout, de l'économie américaine,
07:16ou est-ce que le risque est celui d'une résurgence de l'inflation au-delà des niveaux qu'on cible ou qu'on signale pour l'an prochain ?
07:25Sur la résurgence de l'inflation, en tout cas, dans un premier temps, le risque ne se traduira pas, selon nous,
07:31et on aura, globalement, une inflation qui restera plutôt maîtrisée à court terme,
07:37et donc un scénario de marché plutôt positif.
07:39Par contre, dans un deuxième temps, horizon 1, 2 semestres, là, pour le coup, le contre-coût peut être assez important.
07:47Oui. Bon. Effectivement, avec une économie américaine, on le rappelle, dont la croissance dépend de plus en plus des CAPEX autour de l'IA.
07:55Ces CAPEX autour de l'IA étant générés aussi, en partie notamment, par la valorisation des entreprises de ce secteur qui ont pu être atteintes aujourd'hui.
08:05Merci, Alexandre, sur la conversation américaine de 2026, là, entre le marché, la Fed, le Trésor.
08:12On a déjà un tableau d'ensemble avec des signaux soft qui posent beaucoup de questions.
08:16C'est-à-dire que toutes les enquêtes entreprises, et surtout beaucoup consommateurs, interpellent sur les mois à venir,
08:23alors que les données hard, pour l'instant en tout cas, mais qui sont relativement passées,
08:27et en plus il n'y en a pas avec le shutdown, montent toujours, apparemment, une économie plutôt résiliente.
08:31Et c'est vrai que dans les derniers PMI qu'on a eu cette semaine, PMI Services notamment,
08:35on est sur des niveaux, des rebonds, on est au plus haut depuis 3-4 ans quasiment,
08:39sur les composantes de prix, les intrants et prix facturés.
08:42Donc ce que dépeignent les composantes de prix dans les indices PMI
08:46ne vont pas tellement dans le sens d'une vraie grosse étante de l'inflation.
08:51De l'autre côté, ces PMI globalement sont en train de se tasser.
08:54Les PMI Services, il y a 54, il passe à 52,9.
08:57Alors ce n'est pas dramatique, mais si on regarde bien le rythme de croisière de ces indices ISM ou PMI avant Covid,
09:02et 5 ans avant Covid, le bon rythme de croisière c'était plutôt du 55-56.
09:06Donc 50-52 c'est quand même pour une économie qui est ultra dépendante des services que l'économie américaine,
09:11et c'est ce qui ressort d'ailleurs, c'est ce que SNP Global explique,
09:14c'est que les PMI pointent quand même vers un ralentissement,
09:17et j'impression qu'on est tous en train de regarder un peu ça,
09:19ce ralentissement pas récessif, mais ralentissement quand même.
09:22Et du coup, le consommateur, c'est ce que je règle le plus quasiment en ce moment,
09:27parce que la croissance américaine dépend de la consommation,
09:29les consommateurs disent alors, il y a les consommateurs du haut du cas et puis ceux du bas du cas,
09:34mais en moyenne, ils disent qu'ils sont assez peu confiants,
09:37et toujours par rapport à ces questions d'inflation.
09:39Donc est-ce que 3% c'est la nouvelle norme de l'inflation américaine ?
09:42C'est pas un truc qui semble être digeste pour l'instant par le consommateur américain,
09:46ou en tout cas, peut-être pas les 10%, 15%, mais tout ce qui vient en dessous.
09:51Donc moi, j'aurais tendance à penser que, comme depuis quelques mois,
09:54que les marchés sont vraiment au-delà de ce qu'il faut pricer,
09:57tirés par les capex et sur ce pilier-là de l'économie qui est massif en ce moment,
10:03mais qui masque la réalité de la consommation et un petit peu aussi la réalité de balance commerciale.
10:09Donc, voilà mon scénario, c'est que, oui, le marché,
10:12ce serait bien effectivement qu'il le fasse maintenant.
10:14C'est-à-dire qu'on est au début de la bulle, en fait.
10:16Donc, effectivement, est-ce qu'on laisse se former des valorisations qui deviennent de cotement excessives,
10:21ou est-ce que la Fed a tenté à 2-3 reprises de dire que les valorisations sont élevées,
10:25mais par exemple, le dernier qui a parlé de ça, il dit « mais c'est justifié par l'IA ».
10:28Donc, certains disent que c'est normal d'avoir du 23 fois les bénéfices sur les marchés américains.
10:34On rappelle, le SP500, il faut donner quelques repères historiques,
10:36si on ne prend pas le Nasdaq, mais le SP500 a 22 fois et demi, 23 fois les bénéfices,
10:39vous n'êtes qu'à 1, 1,5 du pic de la bulle.
10:43Alors, on sait qu'à l'époque, c'était la surchauffe-tech,
10:45mais aujourd'hui, ça veut donc dire que si, malgré les corrections qu'on aient un petit peu,
10:48quand même sur Nvidia, Microsoft, quelques gros thèmes qui ont corrigé,
10:51ça veut dire qu'il y a aussi d'autres segments qui sont chers.
10:52Je pense aux banques, par exemple, américaines, elles ne sont plus données aujourd'hui.
10:55Et si l'économie ralentit un peu, ce segment bancaire qui a cartonné,
10:59en Europe évidemment, mais aussi beaucoup aux États-Unis,
11:01est-ce qu'il vaut aujourd'hui 15, 17 fois les bénéfices selon les banques qu'on regarde ?
11:05D'un point de vue politique, on sait tous ce qui nous attend en 2026,
11:11avec les élections de demi-mandat,
11:14c'est, enfin, je veux dire, ça va devenir...
11:16La bonne tenue du marché, aux États-Unis, plus qu'ailleurs encore dans le monde,
11:20est un enjeu politique dans ces moments-là, j'imagine, Alexandre ?
11:23Oui, mais justement, il y a deux fois où on va voir les choses.
11:27La première façon, qui est plutôt optimiste, c'est de dire,
11:29l'administration américaine a bien compris que le shutdown avait marqué les esprits.
11:32Politiquement, les électeurs ont attribué ça aux républicains plus qu'aux démocrates.
11:37Et il y a en plus eu des signaux montrés par le consommateur américain,
11:41un petit peu d'exaspération par rapport au prix.
11:43Donc la politique qui a suivi la fin du shutdown,
11:46c'est tout de suite on communique vers le consommateur.
11:48Trump qui explique, on va vous redonner une partie de ce qu'on a collecté.
11:50C'est l'immobilier de logement, un gros meeting, des annonces à venir sur le housing.
11:55Voilà, donc l'idée du 1 000 ou 2 000 dollars pour les ménages qui gagnent moins de 100 000 dollars,
11:59ça effectivement, ça fait penser un petit peu aux politiques qui ont été menées post-Covid.
12:02On va reverser un peu d'argent aux ménages les plus modestes,
12:05plus le tax refund qui va arriver là-dessus.
12:07Donc c'est vrai qu'on sent que des mesures vont arriver pour le consommateur,
12:09notamment le plus modeste.
12:11La question, c'est le délai pour arriver jusque-là,
12:13que ces mesures se mettent en place, c'est quand ?
12:14T1, c'est T2.
12:15Alors le tax refund, c'est plutôt T1,
12:16mais est-ce que l'histoire des chèques pour les droits de douane,
12:19c'est pas plutôt T2 ?
12:20Et donc ça laisse finalement un gros trimestre,
12:21parce que deux trimestres aux consommateurs qui semblent déjà un peu fatigués par la politique,
12:25et la FED baisse les taux,
12:26mais on voit que les taux lourds américains n'attendent pas trop.
12:28Et puis, juste là, il y a aussi un petit peu de repentification de la courbe de taux US,
12:32ça tire un peu vers le bas sur les taux courts.
12:36Positivement, on peut dire que c'est grâce à la FED qu'ils baissent un peu ces taux.
12:38Moi, ma vision, c'est qu'il y a aussi un peu de pression de l'économie,
12:42les surprises économiques sont un peu moins bonnes,
12:43et cette repentification qui se fait, sachant qu'on est dans un territoire
12:46qui, historiquement, a été le territoire d'entrée en récession
12:49à ce niveau-là de repentification entre le 2-10 ans.
12:5160-70 points de base.
12:53Mabrouk ?
12:54Je vais être encore le dissident de l'affaire,
12:56je suis en option ou pas d'accord.
12:57C'est dans l'air du temps, la dissidence.
13:00Non, mais je pense qu'en fait, on a toujours sous-estimé,
13:03et c'est sans doute un biais européen,
13:05parce qu'on baille dans une forme de pessimisme ambiant,
13:08la capacité, finalement, de l'économie américaine à nous surprendre.
13:11Donc, en gros, effectivement, Alexandre évoquait une politique budgétaire
13:16possiblement accommodante, même très accommodante, effectivement.
13:19Donc, ça a déjà commencé, le Big Blue Full Bill, les fameux chèques,
13:22la bagatelle quand même de 600 milliards qu'il faut trouver pour financer tout ça.
13:26Combiner une politique monétaire qui, je le pense, sera accommodante par ailleurs,
13:29donc deux autres baisses de taux,
13:31même si on a une croissance économique qui ne s'affaisse pas,
13:34mais qui reste autour, finalement, des niveaux que l'on connaît aujourd'hui,
13:39autour de 2%, eh bien, fondamentalement, c'est ce qu'on appelle un policy mix
13:43qui reste puissant et qui reste en soutien à l'activité.
13:46Chose qui, bien évidemment, on n'a pas en Europe,
13:48puisqu'on a une BCE dogmatique, qui est devenue dogmatique récemment,
13:51et absolument aucune, finalement, consolidation budgétaire.
13:54Enfin, ceux et ceux qui pensent encore que l'Allemagne va nous déverser
13:57des milliards de croissances, effectivement, pour l'an prochain,
13:59se trompent, à mon avis.
14:00Et donc, du coup, on a deux...
14:02Encore une fois, la bifurcation, elle est, effectivement,
14:04du côté du consommateur allemand,
14:06mais il y a une bifurcation aussi quand vous regardez les trajectoires de croissance.
14:09Aux Etats-Unis, ça monte, c'était révisé à la hausse.
14:11En zone euro, la BCE, effectivement, révisent à la baisse l'an prochain.
14:14Bon, pour des questions techniques, par ailleurs.
14:15Sur la croissance ?
14:16Non, elle révise à la hausse, mais on est...
14:18Oui, on est à 1,2, mais on reste, effectivement,
14:20quelque part, 1,2% de croissance.
14:23Bon, c'est...
14:24Ah bah...
14:24Tout juste au-dessus du potentiel.
14:25Oui, c'est au dixième près.
14:27Oui, au dixième près.
14:27Donc, il n'y a rien de spectaculaire.
14:29Alors que, finalement, fondamentalement,
14:31on passe notre temps, globalement,
14:33à sous-estimer cette capacité qu'ont les Américains à nous surprendre.
14:36Et donc, et là aussi, le timing va être extrêmement important.
14:39On a dit, effectivement, donc, globalement,
14:41cette histoire de chèques, etc.,
14:43devrait arriver, à mon avis, dans un deuxième temps,
14:46avant les mid-terms, typiquement, on va dire,
14:47à la fin du deuxième trimestre,
14:49après, effectivement, le tax refund.
14:51Non, mais c'est logique.
14:51Et donc, du coup, et puis, on attend, effectivement,
14:53la nouvelle nomination du gouverneur de la Banque Centrale,
14:56pour dire, effectivement,
14:57bon, on ne va pas bouger les taux,
14:59on ne va pas les monter, on ne va pas les ajuster,
15:00dans un sens ou dans un autre,
15:01pour permettre, effectivement, au gouvernement
15:04de pouvoir mener sa politique budgétaire.
15:06Donc, on a, aujourd'hui, un cosme qui reste,
15:08à mon sens, favorable pour la croissance.
15:10Et puis, dernier point sur la notion de bulle.
15:12Alors, premièrement, on ne sait pas si on est en bulle ou pas.
15:14Donc, ça, on ne le saura jamais.
15:15On le saura uniquement, finalement, quand elle aura explosé.
15:17Donc, on espère tous, effectivement, ne pas y assister.
15:20Non, mais on peut se demander si on est en surchauffe ou pas, quoi.
15:22À mon sens, non.
15:23Honnêtement, globalement, il n'y a pas péril dans la demeure.
15:26Enfin, on ne peut pas comparer ce qui s'est passé durant les...
15:28Ce qui est important pour détecter une bulle,
15:30s'il y a une chose à retenir,
15:32et là, je vais remettre ma casquette de statisticien,
15:34c'est surtout la vitesse à laquelle les valorisations
15:36et les prix augmentent.
15:37Ce n'est pas tant le niveau.
15:38Le niveau est important, bien évidemment.
15:40Mais la pente, effectivement, importe énormément
15:42dans ce genre de choses.
15:43Et on est plutôt perdu de la vitesse, justement.
15:45En fait, la croissance est linéaire et volatile,
15:48mais elle n'est pas non plus explosive.
15:49Comment on traite le marché américain
15:51du point de vue de l'investissement, là ?
15:53Alors, pour 2026, ou en tout cas, pour entamer 2026, Gabriel ?
15:58De notre côté, plutôt en rebalançant les portefeuilles
16:00et en prenant des bénéfices sur la partie
16:02la plus valorisée de la tech.
16:04Donc, on pense évidemment à l'intelligence artificielle.
16:07Depuis deux mois, des prises de bénéfices
16:09et des réinvestissements sur des secteurs
16:11moins valorisés, mais qu'on estime attractifs.
16:12Je pense en particulier à la santé.
16:15On peut citer également la partie immobilière.
16:18On peut citer l'industrie.
16:19Et je pense en particulier à l'industrie de pointe.
16:23Donc, une rotation sectorielle.
16:25Mais le tout est pour rejoindre quand même
16:28ce que disait Mabrouk.
16:30C'est dans une allocation géographique
16:33qui laisse un large poids aux Etats-Unis
16:36et en l'occurrence, une surpondération.
16:38Donc, une exposition qui reste importante,
16:41une exposition aux actions qui reste importante.
16:44Mais voilà, quelques ajustements à la marge,
16:46en tout cas sur la répartition sectorielle.
16:48Mais le poids américain,
16:50toutes les actives confondues dans les portefeuilles,
16:54reste le poids, une surpondération par rapport au marché.
16:58Bien sûr, parce qu'on reste dans l'environnement
17:00le plus business-friendly.
17:02Surtout, on peut le comparer à l'Europe.
17:05La situation actuelle qui est caricaturée en France,
17:09mais qui est valable à l'échelle européenne.
17:11Du côté de l'Asie, beaucoup d'incertitudes également.
17:14Une dynamique qui est plutôt positive,
17:15mais qui reste aussi très liée au dollar.
17:17Donc, voilà, l'un dans l'autre,
17:20les Etats-Unis restent le cœur de portefeuille.
17:21Mais avec une rotation interne, effectivement,
17:23sur ces actifs américains et la question du dollar.
17:27Comment on traite désormais la question du dollar ?
17:29Alors, sur des horizons humains,
17:31je ne vous demande pas à 5 ou 10 ans, bien sûr,
17:33mais sur 2026.
17:35Restons sur un horizon 12 mois.
17:38Pour nous, l'exécutif américain,
17:41l'état-major républicain, souhaite un dollar plus faible
17:44pour des raisons d'endettement du pays,
17:47pour des raisons de capacité à l'export,
17:49pour les entreprises américaines.
17:51Et on pense qu'ils ont les moyens d'y arriver.
17:54On pense à la dérégulation bancaire,
17:56on pense globalement à la politique de taux d'intérêt,
17:59la politique monétaire et la pression
18:00qui est mise aujourd'hui sur Jérôme Poel
18:02et sa succession,
18:04qui ira très probablement,
18:06pour ne pas dire certainement,
18:07vers un Trumpiste,
18:08que ce soit Kevin Assett ou Warsh.
18:12Dans les deux cas,
18:13on aura donc une politique monétaire
18:15qui sera assez favorable
18:16à une poursuite de la baisse du dollar.
18:18Le tout nous donne une cible
18:19autour de 1,25, 1,30 à fin 2026.
18:22D'accord.
18:23Et donc, oui, il est encore de bon ton
18:26de se couvrir contre la baisse du dollar.
18:29C'est ça, Gabriel ?
18:30Quand on regarde les niveaux actuels,
18:31si on dit 1,25, 1,30,
18:34ça nous donne une baisse des actifs américains
18:36de l'ordre de 10 à 15 %.
18:37Et donc, cette baisse de 10 à 15 %
18:40induit forcément une couverture
18:42d'une part de l'exposition américaine
18:44dès lors qu'on a une devise de dépense en euros.
18:48Quand on regarde le portefeuille moyen
18:50du client français,
18:52du client européen,
18:54l'exposition au dollar est très faible.
18:56Donc, ne pas se presser pour aller couvrir
19:00cette exposition USD.
19:02Ça doit être fait quand elle devient conséquente.
19:05Bon, et ça nous amènera peut-être aussi
19:06à discuter de la Banque Centrale Européenne.
19:08Mais si on voit un euro dollar
19:10au-delà de 1,20 et proche de 1,25,
19:13est-ce que ça change la nature des débats
19:15au sein de la Banque Centrale Européenne ?
19:17Qui était unanime aujourd'hui
19:18sur sa décision de maintenir
19:20les taux à leur niveau ?
19:21Espérons-le.
19:22D'accord, bon.
19:24C'est bien, ça le mérite d'être clair.
19:25L'espoir ne fait pas une stratégie, Gabriel,
19:27je le rappelle, mais oui, effectivement.
19:29Ça reviendrait à un sujet.
19:30Alors, Alexandre ?
19:31Et Sénagard n'a parlé de ça aujourd'hui,
19:32il a dit que si l'euro s'apprécie encore,
19:33c'est un paramètre qu'on regarde par rapport...
19:36Contre toute devise.
19:37Oui, contre toute devise.
19:38Après, il y a eu l'hypothèse aussi
19:39que ça se passe aussi par rapport
19:41à des bonnes nouvelles européennes.
19:42C'est vrai que la croissance a quand même
19:42était un peu révisée.
19:43Alors, l'inflation, c'est plutôt pas mal
19:45pour l'année prochaine, ça reste stable.
19:46Croissance européenne, un peu révisée quand même.
19:48Moi, je crois quand même
19:49qu'il y aura un petit effet sur la partie.
19:50On le voit, ça frissonne sur les PMI
19:52manufacturier allemand, toujours contracté,
19:54mais c'est de moins en moins contracté.
19:55Donc, on sent que ça peut repartir
19:56un peu en expansion.
19:57Les matières premières, les prix
19:58sont tout à fait abordables aujourd'hui.
20:00Le gaz, etc.
20:01En tout cas, on est vrai que ce soit
20:02encore moins cher,
20:03mais ce n'est plus tous les niveaux mortifères
20:04de 2022.
20:05Donc, ça, les stimuli allemands
20:07qui vont progressivement commencer à arriver.
20:09il pourrait y avoir aussi une forme
20:10de dose de l'euro par adhésion,
20:12finalement, à la partie européenne.
20:13Et s'il y avait un petit coup de pouce
20:14géopolitique, encore plus.
20:15Donc, ça pourrait effectivement
20:16ces combinaisons dollars, etc.
20:18faire du 1,25.
20:19Et on croit toujours
20:19qu'on va dépenser notre épargne.
20:21Enfin, c'est encore la...
20:22Oui.
20:22Ben, oui, non, mais bon.
20:24Mais juste pour contaminer,
20:25par contre, juste sur la société allocation.
20:26Non, on épargne de plus en plus.
20:28Plus on croit qu'on va dépenser
20:29notre épargne, plus le français épargne,
20:31en l'occurrence.
20:32Après, pour reprendre un peu
20:33sur l'allocation, c'est vrai
20:33qu'il y a quand même des chiffres.
20:35Quand on parle à la fois
20:36d'un côté des valorisations,
20:37alors je reviens un peu
20:37sur la partie américaine
20:38et l'exposition des gens.
20:40Alors, des gens, qui sont-ils ?
20:41Des particuliers ?
20:42On peut le mesurer quand même
20:43vis-à-vis des outils.
20:44Tout ce qui est produit
20:45effet de levier,
20:46ETH, Feverage,
20:47tout ce qui est options,
20:47options, joueurs, etc.
20:48On voit que les particuliers américains,
20:49même le pourcentage d'actifs,
20:51actions,
20:51de patrimoine financier des Américains,
20:53on a explosé les niveaux précédents.
20:55Donc, on a des 40, 45%
20:56que c'est des niveaux
20:57qu'on n'a jamais vus.
20:58Et on s'endette
20:58pour acheter des actions.
20:59On ne s'est jamais autant
20:59endetté pour acheter des actions.
21:01Et l'idée qui courait
21:02pour en quelques mois,
21:03c'est que c'était
21:03beaucoup les particuliers,
21:04mais que la smart monnaie
21:05restait un petit peu en retrait
21:07avec les poches pleines
21:08pour aller chercher.
21:08Et on se rend compte
21:09que ce n'est pas le cas,
21:09sans qu'on voit
21:10que la part de liquidité
21:11en tout cas côté des Etats-Unis
21:13dans les gestions
21:14est au plus bas
21:15depuis 25 ans.
21:15Mais c'est très récent.
21:16Ça a chuté en fait
21:19l'an décembre, visiblement.
21:20Il y a une forme de capitulation.
21:213-4 mois quand même
21:22de décélération assez vive.
21:23Mais c'est vrai que ça s'est fait
21:24d'un coup.
21:24C'est vraiment,
21:25c'était à 4,
21:26enfin pas de 4,
21:26puis d'un seul coup
21:27on tombe rapidement
21:28sous les 4.
21:29Donc, il y a quand même
21:30des mouvements.
21:31Et c'est bon de voir
21:32la capitulation
21:32des investisseurs institutionnels
21:34qui ont couru
21:34après la hausse
21:35depuis le point bas
21:37de l'Iberation Day ?
21:38C'est-à-dire que tout le monde
21:38est quand même bien
21:39dans le marché.
21:39Ah bah oui, c'est ça.
21:41Sur des niveaux,
21:42alors effectivement,
21:42on peut débattre,
21:43je pense,
21:43toute la nuit
21:44des valos
21:45justifiés, pas justifiés.
21:47Encore une fois,
21:47j'ai ce sentiment
21:48qu'on a beaucoup
21:49focalisé sur la tech
21:49et c'est vrai qu'on peut
21:50arrêter la chose positivement
21:51de dire,
21:51regardez le Nasdaq
21:52il a 4% de ses sommets
21:53et puis ça a bien dégonflé
21:54sur les Nvidia,
21:55les Microsoft,
21:57les Broadcom,
21:57les moins 20,
21:58moins 30.
21:58Finalement,
21:59les points chauds se détendent
22:00et finalement,
22:00ça ne touche pas trop
22:01l'indice ou d'autres valeurs
22:02peut-être un peu plus aussi
22:03parfois cycliques
22:04et moins croissance
22:04restent stables.
22:07Moi, ma vision,
22:07vous me dire
22:08peut-être pessimiste,
22:09mais c'est qu'on dégonfle
22:10d'abord
22:10dans toute la pyramide de risque.
22:12Les cryptos,
22:17on a vu aussi la partie crypto
22:18et dans l'histoire récente,
22:20on a vu qu'en 2021-2022,
22:22ça avait d'abord commencé
22:22par la crypto.
22:23C'est un autre contexte,
22:24c'est un hausse des taux
22:24des banques centrales,
22:25c'est très différent,
22:25je suis d'accord,
22:26mais la pyramide de risque,
22:27on avait allégé les cryptos
22:28et ce qui vient en dessous,
22:30c'est plutôt la partie croissance.
22:31C'est peut-être
22:32ce qu'on commence à voir
22:32avec les très grosses valos
22:33qui dégonflent
22:34et moi,
22:35j'ai l'impression
22:35que ça va aller
22:35sur les étages inférieurs
22:36mais pas de la récession
22:38ou du krach
22:38mais d'une phase
22:40qui sera un peu consolidant
22:41du 15-20,
22:42de range comme ça,
22:43comme on avait connu
22:43exactement entre 2014 et 2016.
22:46Deux ans
22:46où on latéralise,
22:48les multiples
22:49se dégonflent naturellement,
22:50il n'y a pas de krach,
22:50il n'y a pas de bulles
22:51et derrière,
22:51on repart sur des basses saines.
22:52Et je trouve que c'est ça
22:53qu'il faudrait faire,
22:54alors le marché fiscal évidemment
22:55mais ça éviterait
22:56d'aller à des 25 fois
22:57les bénéfes tout de suite
22:58sur des hypothèses de croissance
22:59peut-être encore
23:00un peu à certaines points.
23:00Bon, mais c'est ce que nous dit
23:01le modèle de Beaufort,
23:02alors 3-3,
23:03c'est la première fois
23:03que ça arrive,
23:04l'allocation en cash
23:05aussi basse
23:06mais c'est arrivé
23:07neuf mois
23:08dans l'histoire de la série
23:09depuis plus de 25 ans
23:10que le taux de détention
23:12de cash passe en dessous
23:13de 3,6%
23:14et considère que
23:15sous 3,6%
23:16on est déjà
23:17bien investi
23:18pour le coup
23:19et donc le modèle
23:20dit qu'à un mois
23:21sous ces niveaux-là
23:22on a une baisse
23:24des actions mondiales
23:24de l'ordre de 2%
23:25et sur deux mois
23:26on a un équilibre
23:28à peu près
23:28des indices actions
23:29MSCI.
23:30Juste un point
23:31pour compléter
23:31tout ce qui vient d'être dit
23:32c'est que globalement
23:33la respiration de marché
23:34qu'on avait vu
23:35au cours du mois de novembre
23:36notamment
23:36c'était juste
23:37entre guillemets
23:38du sentiment
23:38et ça corrobore le fait
23:39qu'on a aujourd'hui
23:40des particuliers
23:42et tout un tas d'acteurs
23:42qui sont
23:43comme vous le dites
23:44effectivement
23:44dans le marché
23:45très bien investis
23:46et donc globalement
23:47on va avoir
23:48peut-être un peu plus
23:49de célérité
23:49un peu plus de vélocité
23:50finalement
23:50dans ces mouvements
23:52de up and down
23:53qu'on voit
23:54donc à mon sens
23:55on a fait un travail
23:56assez simple
23:56on a regardé effectivement
23:57qui contribuait
23:58à la hausse
23:58finalement
23:58des cours boursiers
24:01soit la valo
24:02soit finalement
24:03du fondamental
24:04à savoir
24:05les revenus
24:06des entreprises
24:07mais on voit bien
24:08que pour la partie
24:09Nasdaq
24:09c'est relativement simple
24:10et même pour la partie
24:11S&P 500
24:11la partie fondamentale
24:14ne diminue pas
24:15elle continue de progresser
24:16et la petite chute
24:17qu'on a eue
24:18qu'on observe effectivement
24:19c'est la respiration
24:20c'est du sentiment
24:21uniquement
24:21donc globalement
24:23c'est un peu trop cher
24:24on va prendre nos bénéfices
24:25et ça on l'entend parfaitement
24:27mais fondamentalement
24:28la dynamique
24:29finalement du marché américain
24:30elle reste extrêmement solide
24:32et je rejoins ce que disait Gabriel
24:34se désexposer finalement
24:36de ce marché
24:37ou être sous-pondéré
24:38engendre un coût d'opportunité
24:39qui est bien trop fort
24:40et donc aujourd'hui
24:41qu'est-ce qu'on fait
24:42c'est assez compliqué
24:43finalement de se dire
24:44où est-ce qu'on va trouver
24:45les poches de diversification
24:46alors il y en a en Europe
24:47il y en a en Asie
24:48il y en a un peu partout
24:48mais il faut jouer effectivement
24:50la carte de la sélectivité
24:51et du thématique
24:51me semble-t-il
24:52du sentiment
24:53un peu plus que ça
24:54parce que novembre
24:55c'est le mois où Oracle
24:56annonce je crois
24:5718 milliards
24:58d'émissions de dettes
25:00et où le marché
25:00commence à se dire
25:01oulala
25:01si en plus tout ça
25:03est financé à crédit
25:04pour des boîtes
25:06qui vont brûler du cash
25:07pendant des années
25:08c'est le cas d'Oracle
25:09en l'occurrence
25:10peut-être que
25:11l'idée de payer
25:14tous les capex
25:14à n'importe quel prix
25:17peut-être que cette idée-là
25:18devient pas forcément
25:19la meilleure
25:19alors cette idée
25:20effectivement
25:20commence à émerger
25:21il y a une réalité
25:23il y a plein d'événements
25:26en novembre
25:26qui ont justifié
25:27cette respiration
25:28on a eu effectivement
25:29les anticipations de la fête
25:30qui bougeaient
25:30il y a plein de choses
25:31mais l'apparition
25:32de cette dette
25:33il y a quand même
25:33oui mais ça
25:34c'est quelque chose de nouveau
25:35c'est-à-dire qu'en gros
25:35on finançait via du cash
25:37énormément
25:38donc personne ne prêtait
25:39attention à ce qui se passait
25:40globalement
25:40ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient
25:41c'est leur argent
25:41et là maintenant
25:42on finance via effectivement
25:43de l'argent d'un tiers
25:44en levant effectivement
25:45son marché du crédit
25:48bien évidemment
25:48ce qui va se passer
25:49c'est que 2026
25:50on ne va pas passer
25:51cette année 2026
25:52sans aucun entre guillemets
25:53à coût
25:54on risque d'avoir
25:55un peu plus finalement
25:56des investisseurs
25:57qui seront beaucoup plus regardants
25:59beaucoup plus attentifs
26:00finalement
26:00à cette trajectoire
26:01comment ces CAPEX sont utilisés
26:03est-ce que finalement
26:04ça va générer du revenu
26:05donc on aura un questionnement
26:06beaucoup plus profond
26:07et mécaniquement
26:08et là je rejoins
26:09les propos d'Alexandre
26:09c'est qu'on risque d'avoir
26:10à un moment donné
26:11ce questionnement
26:12qui va être posé
26:13par les marchés obligataires
26:13sur finalement
26:14qu'est-ce que vous faites
26:15de tout cet argent investi
26:16et on pourrait passer
26:17effectivement 2-3 ans
26:18de consolidation
26:19avec une sorte de range
26:20c'est pas négatif
26:21c'est pas positif
26:22c'est rangey
26:23bon c'est chiant
26:24effectivement
26:24mais on va passer
26:27surtout par cette étape
26:28de respiration
26:29parce que les obligataires
26:29rentrent dans le jeu
26:30ça devient chiant
26:30non mais parce qu'ils disent
26:31la vérité
26:31les marchés actions
26:33les valorisations actions
26:34nous baladent
26:34et les taux nous disent la vérité
26:36non mais ça change
26:38la donne
26:38enfin ça change la donne
26:39en tout cas
26:40c'est un changement
26:41structurel
26:42de voir effectivement
26:43les investisseurs crédits
26:44les investisseurs obligataires
26:45entrer dans ce jeu de l'IA
26:46j'imagine Gabriel
26:47tout à fait
26:48et on va avoir besoin d'eux
26:50c'est assez clairement
26:51quand on voit les montants
26:52qui sont engagés
26:53les deals qui sont annoncés
26:54tous les jours
26:55du côté d'OpenAI
26:56du côté de Gemini
26:57du côté de Perplexity
26:59bon c'est
27:00on parle de milliards
27:03et de millions de plus
27:05en l'occurrence
27:05donc des dizaines
27:08voire centaines
27:08de milliards d'investissements
27:09ça nécessite un accès au crédit
27:11qui soit particulièrement fluide
27:13de là à faire le lien
27:14avec ce qui se passe
27:15du côté de la Fed
27:16il n'y a qu'un pas
27:17que je franchis
27:18allègrement
27:19mais
27:19tout ça est stratégique
27:21bien sûr
27:22tout ça rejoint la stratégie
27:23à côté de ça
27:25beaucoup d'effets d'annonce
27:26voyons déjà
27:26comment sont exécutés
27:27les plans
27:28on parle de ceux d'Oracle
27:29mais c'est vrai pour tout le secteur
27:30comment ils sont exécutés
27:31dans les faits
27:32et ce point au rendez-vous
27:33il est là en 2026
27:34quelque part
27:35il n'est pas dans 5 ans
27:36non
27:36il est l'année prochaine
27:37on saura
27:38donc quelle est la réalité
27:39des commandes
27:40qui sont passées
27:41quelle est la réalité
27:42des livraisons
27:43qui sont effectuées
27:45on a des bottlenecks
27:47et donc des effets
27:48d'entonnoir
27:49de freins
27:50sur ces livraisons
27:51sur cette fabrication
27:52des puces
27:52qui sont à à peu près
27:53tous les niveaux
27:54on parle de la mémoire
27:56on parle du stockage
27:57on parle de la mémoire
27:59embarquée directement
28:00dans les puces
28:01donc soyons un petit peu prudents
28:03on va renverser la charge
28:04de la preuve là
28:05j'ai l'impression
28:05oui oui
28:06le doute n'est plus permis
28:07c'était nécessaire
28:08le doute n'est plus permis
28:10c'est nécessaire
28:11et donc c'est plutôt
28:13juste un mot
28:14voyons maintenant
28:16comment ça se transcrit
28:17parce que pour moi
28:172026
28:18au-delà de la réalité
28:19des chiffres
28:20sur ces commandes
28:20dans l'IA
28:21voyons comment ça se transcrit
28:22derrière au niveau
28:23des gains de productivité
28:25ce sera
28:27l'année 2025
28:28qui a été l'année
28:28des annonces
28:29dans l'IA
28:292026 sera l'année
28:31de la réalité
28:32du côté des gains de productivité
28:33et comment vous voyez
28:33la conversation de marché
28:35justement
28:35sur qui sera gagnant
28:37qui sera perdant
28:38de l'IA
28:38et je mets de côté
28:39les fabricants de puces
28:40si on passe justement
28:41à la dimension suivante
28:44est-ce que le marché
28:45et on l'a vu
28:46à partir de l'été
28:48le marché s'est polarisé
28:49justement
28:50sur des gagnants
28:50des perdants
28:51IT services
28:52c'est perdant
28:53les médias
28:54c'est perdant
28:55et puis tiens
28:56peut-être que depuis
28:56quelque temps
28:57c'est en train de revenir
28:57on voit un rebond
28:59des capgems
28:59des publicistes
29:00en se disant
29:01peut-être qu'on a exagéré
29:02ça ça va être le jeu
29:03de 2026
29:04et notre conviction
29:05sera que ce jeu
29:06sera payant
29:06en l'occurrence
29:07du côté des utilisateurs
29:08de l'IA
29:09je pense en particulier
29:10à tout le secteur
29:11qu'on appelait anciennement
29:12les SS2i
29:12mais toute la partie
29:13conseil
29:15du côté de la frontée
29:16il y aura des gagnants
29:16dans ces segments-là
29:17du côté des biotech
29:18c'est moins du côté des puces
29:20des fabricants de pelle
29:22comme on appelait
29:22Nvidia
29:23que du côté justement
29:25des utilisateurs
29:26maintenant qu'on attend
29:26les gains les plus importants
29:27bon match gagnant
29:29perdant de l'IA
29:30ça va être
29:30oui on n'a pas fini
29:32avec cette thématique
29:33non mais c'est vrai
29:33qu'il y a des choses
29:34parfois un peu
29:35alors moi j'appelle ça
29:36des signaux faibles
29:36alors est-ce que je me focalise
29:38là-dessus
29:38mais il y a eu ce petit épisode
29:39moi je ne sais pas
29:41qui dit la vérité
29:42mais où The Information
29:43aux Etats-Unis
29:43donc un média
29:44quand même plutôt solide
29:45sur la partie tech
29:45a interrogé des insiders
29:48chez Microsoft
29:48et semble-t-il
29:49les objectifs ont été
29:50censiquement révisés à la baisse
29:51et il y a des arguments
29:52c'est qu'en gros
29:53les clients
29:54apparemment Microsoft
29:55disent on aime bien
29:56la technologie actuelle
29:57le genre de petit doute
29:58voilà
29:59donc Microsoft
30:00c'est le jeu
30:02j'ai envie de dire
30:02sachant qu'on mélange
30:03dans une vision azur
30:04donc on peut
30:05je vais dire
30:06faire ça de manière
30:06un peu globale
30:07mais il n'y a pas que ça
30:08le patron anthropique
30:08récemment
30:09c'est pour ça
30:10qu'il y a eu
30:10c'est anthropique
30:11qui parle de certains acteurs
30:13qui font YOLO
30:13je prends son terme
30:14YOLO c'est le truc
30:15qu'on a vu post-Covid
30:16avec des mêmes stocks
30:16genre de trucs
30:17donc entendre des patrons
30:18sérieux comme le patron anthropique
30:20dire ça
30:20et puis Broadcom aussi
30:22c'est très très bon
30:23en termes de résultats
30:24mais la guidance
30:25de 2026
30:25a été perçue par certains
30:27et c'est pour ça
30:27que l'action a fait en deux temps
30:28résultat ça monte
30:29et puis la conf call
30:30pour les earnings
30:31ça descend très vite
30:32parce que
30:33comme on disait
30:34il faut
30:34c'est le moment
30:35où les gens veulent voir
30:36maintenant
30:36à quelle vitesse
30:36vous allez délivrer
30:37quand on n'a pas de guidance
30:38pour l'année suivante
30:38ou très faible
30:39on n'a pas de visibilité
30:40sur cette façon
30:41de délivrer
30:42donc pour moi
30:42c'est des petits signaux faibles
30:43qui à eux seuls
30:44alors on voit que le marché
30:45est très discriminant
30:46il a vendu Broadcom
30:47donc il a pricé le truc
30:49ça c'est ça
30:50mais ça veut dire
30:52quand même que nos indices
30:53du coup
30:53si vous baissez sur Broadcom
30:55vous baissez sur Nvidia
30:55mais que vous avez Alphabet
30:56et Apple
30:57bah finalement
30:58votre valo globale indicielle
30:59reste la même
31:00n'a pas beaucoup changé
31:01bon
31:01c'est quoi le problème
31:02avec l'Europe
31:03Mabrouk
31:04je vous sens
31:05Gabriel et vous
31:06d'ailleurs un peu défiant
31:07vis-à-vis de l'Europe
31:08on a l'habitude
31:09d'être une zone
31:12moins
31:12comment dire
31:13flamboyante
31:14que ce qui se passe
31:15aux Etats-Unis
31:16ou ce qui se passe en Chine
31:17rien de nouveau sous le soleil
31:18mais quand même
31:19ce plan allemand
31:20que j'ai l'impression
31:20que vous l'enterrez
31:21alors que le premier euro
31:23ou le premier Dutchmark
31:24a même pas encore été
31:25dépensé
31:26d'une certaine manière
31:27non mais en fait
31:27le problème c'est que
31:28ça fait longtemps
31:28qu'on est dans cette situation
31:29entre guillemets
31:31de
31:31il faut bien qu'on commence un jour
31:33non mais d'accord
31:34on va essayer d'en sortir
31:35non mais très bien
31:35je ne dis pas que le plan allemand
31:37n'aura pas d'effet
31:37je dis qu'on a surestimé
31:39effectivement encore une fois
31:40le
31:40et encore une fois
31:41ça rebouille exactement
31:42sur la conversation
31:43qu'on a eu
31:43enfin qui vient d'être tenue
31:44à l'instant
31:45c'est le timing
31:46le marché veut voir immédiatement
31:47les résultats sur l'IA
31:49veut voir immédiatement
31:49les résultats sur le plan allemand
31:51non ça prend du temps
31:52le plan allemand
31:53il commence à être déployé
31:55notamment sur des secteurs stratégiques
31:56et qui sont indispensables
31:57pour l'Allemagne
31:58l'énergie
31:59les infras etc
32:00tout ceci
32:01on ne peut pas décréter
32:02que ça va générer
32:03plus 1% de croissance
32:04immédiatement en Allemagne
32:04non
32:05donc le consensus
32:06attend encore une fois
32:06un niveau de croissance en Allemagne
32:08qui est totalement délirant
32:09à mon sens
32:09on est à plus de 1%
32:11l'acquis de croissance
32:12aujourd'hui calculé
32:13maintenant
32:14c'était moins 0,1
32:15d'accord
32:15donc il va falloir chercher
32:16plus 1%
32:17sachant qu'on est marre de moins 0,1
32:18les instituts allemands disent
32:19que le 4ème trimestre
32:20peut être bon quand même
32:20strong start
32:22oui strong start
32:23et strong mistake aussi
32:24donc c'est à dire qu'en gros
32:25ils ont l'habitude de se planter
32:26et on est à l'habitude
32:27effectivement de voir
32:28les instituts allemands
32:28ce n'est pas les meilleurs en stats
32:29ils sont meilleurs
32:30non la qualité de la statistique allemande
32:31c'est encore à démontrer
32:33il reste même
32:34complètement à démontrer
32:35et donc du coup
32:35fondamentalement
32:37on a
32:38on a beaucoup
32:38beaucoup d'attentes
32:39finalement sur ce plan allemand
32:41qui à mon avis
32:41va se dérouler
32:42de toutes les manières
32:43mais c'est plus une histoire
32:44peut-être fin 2026
32:45début 2027
32:46pour en voir
32:46les résultats
32:47et donc c'est pour ça
32:48et clairement
32:49ça reboucle un peu
32:51avec la projection de la BCE
32:52qui voit une accélération
32:54de la croissance
32:55non pas en 2026
32:55mais plutôt en 2027
32:56donc fondamentalement
32:58il y a
32:58plein de choses à faire
32:59sur l'Europe
33:00donc il y a l'Espagne
33:01qui continue
33:01et la particularité de l'Espagne
33:03et ça ça fait partie
33:04l'Espagne est un ovni
33:05au sein de la zone euro
33:06il y a une demande interne
33:07qui est solide
33:08et c'est quand même curieux
33:10que de voir
33:11dans les économies
33:12sur lesquelles on aime bien investir
33:13notamment l'Espagne
33:14pour tout un tas de bonnes raisons
33:16notamment cette demande interne
33:17solide
33:18c'est le même cas de figure
33:19aux Etats-Unis
33:19demande interne solide
33:20en fait tous les pays
33:21toutes les économies
33:22avec une demande interne
33:23qui tire la route
33:24c'est-à-dire croissance
33:25de la consommation
33:26croissance de l'investissement
33:27et bien fondamentalement
33:28ça marche plutôt bien
33:29et bien finalement
33:31dans les autres pays européens
33:32l'Italie est encore une exception
33:33il n'y a pas de croissance
33:35de la demande interne
33:36donc c'est pour ça
33:36que finalement
33:37je dis que l'Europe
33:38se montre un peu trop dogmatique
33:39effectivement on a des chiffres
33:40de croissance et d'inflation
33:41qui sont peu ou prou
33:43au niveau de la cible
33:44bon très bien
33:44alors il faudrait voir
33:45effectivement comment est-ce qu'on fait
33:46en France pour aller chercher
33:472% d'inflation
33:48ça va être très compliqué
33:48mais globalement
33:50on se dit
33:52on est juste à la cible
33:53pourquoi pas finalement
33:55avoir ce soutien monétaire
33:56et on le voit
33:57dans les statistiques
33:58les seuls moments
33:58où les entreprises
33:59ont investi de manière
34:00entre guillemets
34:01assez conséquente
34:02c'était quand on avait
34:04effectivement
34:04des politiques monétaires
34:05expansionnistes
34:06négatives
34:07oui
34:07taux négatif
34:08expansionnistes
34:08elles investissent les boîtes là
34:10l'investissement tient
34:11quand même aujourd'hui
34:12pas en France
34:13notamment
34:13dans l'IT
34:15dans les logiciels
34:16il y a de l'investissement
34:17il y a des dépenses d'investissement
34:19l'échelle macroéconomique
34:20encore une fois
34:20mais l'IT
34:21et tout ça
34:22d'accord
34:22c'est un pan de l'économie
34:23mais c'est pas aussi gros
34:24finalement qu'aux états-Unis
34:25alors
34:25il en faut le reproche
34:27de ne pas investir
34:27dans l'innovation etc
34:28et on a des dépenses d'investissement
34:29dans l'IT
34:30qui progressent
34:31ce n'est pas à mon sens
34:32c'est pas là où il faut
34:33pousser
34:34l'investissement
34:36bref
34:36en tout cas
34:37toujours est-il que
34:38il nous faut une politique monétaire
34:40plus accommodante
34:41pour pouvoir
34:41pour vous il y a un point de blocage
34:43qui est dans les mains
34:45de Francfort
34:45et de la Banque Centrale Européenne
34:47et surtout c'est de la guidance
34:47qui était désastreuse
34:49à mon sens
34:50il n'y en a pas
34:51non
34:51il s'est l'air de Madame Schnabel
34:52il y a quelques semaines
34:53ah oui
34:53mais enfin
34:54on la connaît
34:56et le marché
34:57prend ce que
34:58Isabelle Schnabel dit
34:59pour ce que
35:00Isabelle Schnabel dit
35:01venant de
35:02Isabelle Schnabel
35:02voilà
35:03oui mais bizarrement
35:03les tensions sur les taux
35:04finalement sur la partie longue
35:05de la courbe
35:06elles sont quand même plus prononcées
35:07en Europe
35:07qu'elles ne le sont aux Etats-Unis
35:08donc à un moment donné
35:09il n'y a pas de fumée sans feu
35:10et le Japon
35:11c'est encore pire
35:12non mais ça c'est un autre débat
35:13sur l'Europe
35:14comment on investit en Europe
35:15en 2026 ?
35:16juste pour rejoindre
35:18ce que disait
35:18ce que disait
35:19Mabrouk effectivement
35:20c'est qu'on a une différence
35:21fondamentale entre l'Europe
35:22et les Etats-Unis
35:23c'est à dire que
35:23effectivement
35:24on a de l'investissement privé
35:25en Europe
35:26mais contrairement aux Etats-Unis
35:27l'investissement privé
35:28se fait malgré le politique
35:30l'alignement semble total
35:33de l'autre côté de l'Atlantique
35:35en Europe
35:36c'est encore extrêmement compliqué
35:37on parle du plan d'investissement allemand
35:39bien sûr
35:40on est sur des centaines de milliards
35:42on a un effet sur l'industrie
35:44l'entrée des phages au CAC 40
35:46on est un symptôme
35:48qui est une entreprise
35:50très exposée à l'Allemagne
35:51qui va bénéficier
35:52entre autres de ce plan
35:53et qui vient remplacer Eden Red
35:55une entreprise
35:55qui était très poussée
35:56par les subventions
35:57et les réglementaires
35:58mais à côté de ça
36:00où est l'innovation
36:01où est l'innovation
36:02où est l'accompagnement
36:03justement sur la technologie
36:05sur le spatial
36:05sur la santé
36:07il y a quand même
36:07de l'argent pour ça
36:08l'Allemagne là
36:09ils sont en train de lever
36:09un fonds de private equity
36:11ils vont faire venir
36:12les investisseurs privés
36:12il y a des initiatives privées
36:14en Allemagne
36:14regardez le fonds défense
36:15Rearm
36:16Cheapsack
36:16il y a quand même
36:17quelques centaines de milliards
36:19aussi d'argent public
36:20qui sont là pour
36:21guider aussi
36:24l'investissement privé
36:24ils se lancent un fonds par jour
36:27sur le thème de la souveraineté
36:28en Europe aujourd'hui
36:29peut-être que tous ces fonds
36:30se planteront
36:30j'en sais rien
36:31mais ça veut bien dire
36:32quand même
36:33qu'il y a de l'argent privé
36:34qui est prêt à suivre
36:35ce playbook
36:36l'argent est là
36:37le secteur privé
36:39est prêt
36:40on attend le politique
36:42et la partie politique
36:43quand on regarde
36:44le fonds de défense
36:45regardez
36:46un an et demi
36:47de négociations
36:47qu'est-ce que je dis
36:48pardon
36:48deux ans et demi
36:49de négociations
36:49pour accepter
36:51que dans l'Oedipe
36:52donc le fonds de défense
36:53européen
36:54on puisse financer
36:56sur les fonds européens
36:57du matériel
36:58qui est une partie
37:00de fabrication
37:01aux Etats-Unis
37:02une partie de fabrication
37:03en Israël
37:04en hors d'Europe
37:05donc c'est-à-dire
37:05qu'on a des politiques
37:06aujourd'hui
37:07qui poussent
37:08l'utilisation
37:08de l'argent public
37:09européen
37:09pour aller financer
37:10l'industrie
37:12hors européenne
37:13donc beaucoup de chemin
37:14à parcourir encore
37:15malheureusement
37:15on va y arriver
37:16parce que nécessité fait loi
37:17et que de toute façon
37:19on
37:20there is no alternative
37:22Tina
37:22donc on y arrivera
37:24mais ça prend
37:25beaucoup trop de temps
37:26et le délai d'exécution
37:29typiquement sur le rapport Draghi
37:30où on a à peine
37:3120% des mesures
37:32après un an et demi
37:33qui sont mises en place
37:35Draghi est le premier
37:36à s'en plaindre
37:37et à le déplorer
37:3920% de mesures supplémentaires
37:41qui sont en cours
37:41d'implémentation
37:42c'est trop lent
37:43et chaque discours
37:44de Mario Draghi
37:44encore récemment
37:45devant les parlementaires
37:46européens
37:47est plus virulent
37:47encore que le président
37:49est-ce que ça veut dire
37:50qu'au moins tactiquement
37:51il faut se méfier
37:51par exemple
37:52je ne sais pas
37:52d'un secteur comme la défense
37:53qui a été
37:54un petit secteur en bourse
37:55mais qui a été quand même
37:56un thème très porteur
37:58tout le long de cette année
37:59malheureusement
38:00et encore plus
38:01après le petit dégonflement
38:02qu'on a connu
38:03ces dernières semaines
38:04c'est un secteur
38:05qui a de beaux jours
38:06devant lui
38:06on parle maintenant
38:08d'intégration
38:09on se demandait
38:10est-ce qu'on a mis
38:10un prix trop élevé
38:11trop vite
38:12sur ces sujets-là
38:13ce n'est pas notre avis
38:15et les discussions
38:16qui sont en cours
38:17au niveau de
38:18de KDNS Allemagne
38:20et de l'intégration
38:22et de justement
38:22de créer un concurrent
38:24à Rheinmetall
38:25qui est majoritairement
38:26détenu par les américains
38:27reste un des symptômes
38:29justement sur les secteurs
38:30qui montrent
38:31qu'on est sur une tendance
38:32de fond
38:32c'était la fusion
38:33entre Nexter
38:33c'est ça la boîte française
38:34et une boîte allemande
38:35pour donner effectivement
38:36cette société franco-allemande
38:38qui va rentrer sur le marché
38:40un mot rapide sur l'Europe
38:41il nous reste une minute
38:42Alexandre
38:42l'Europe peut peut-être
38:43regarder aussi un peu
38:44du côté de l'Asie
38:45finalement il y a des effets
38:45que ça peut avoir sur l'Europe
38:46c'est vrai qu'on voit
38:46les datas chinoises
38:47clairement qui ralentissent
38:48à nouveau
38:48et assez sévèrement
38:49sur la partie consommation
38:51notamment
38:51donc là tout à l'intérieur
38:52et puis ce qui m'a paru intéressant
38:54c'est un petit avertissement
38:55des autorités chinoises
38:56elles-mêmes
38:57qui mettent en garde
38:57le secteur auto
38:58en disant
38:58arrêtez votre course
39:00vers le bas
39:00ils appellent ça
39:01un rat race
39:02donc la course des rats
39:03en gros
39:04non seulement on sait
39:05qu'ils sont très agressifs
39:06à l'export
39:06mais même domestiquement
39:07ils sont entre eux
39:09et c'est un combat à mort
39:10et les autorités disent
39:11ça suffit
39:11et je pense qu'évidemment
39:12il y a une réalité derrière
39:13ça veut dire
39:13on ne vend pas à perdre
39:14peut-être aussi augmenter
39:15un peu les salaires
39:16pour diminuer un plat
39:16dans l'intérieur
39:17donc je dirais que
39:18le coup de pouce
39:19qu'on pourrait avoir
39:19à mon avis sur l'Europe
39:20pourrait aussi
39:20on l'a déjà vu finalement
39:21quand c'était le cas
39:22les mesures d'il y a
39:22à peu près un an
39:23un an et demi
39:23ça avait lifté un peu l'Europe
39:24donc je pense qu'il y aura
39:25une V2 de ça
39:26dans pas forcément trop longtemps
39:28et c'est peut-être ça
39:29qui donnera à un moment donné
39:30mais l'impulse
39:31on voit que ce sont les valeurs chinoises
39:32pour ça ça flotte
39:33depuis que Trump a tapé
39:34le mois d'octobre
39:35le Hang 5
39:35il ne bouge plus trop
39:36comme s'il attendait
39:37mais pour l'instant
39:38il a un peu tiré à la baisse
39:38la macro chinoise
39:39elle est quand même à surveiller
39:40il y a aussi des questions immobilières
39:41toujours un peu dans
39:42avec Vankeu etc
39:43donc il y a peut-être
39:44un petit orage encore essoré
39:45donc je vais attendre ça
39:46mais j'aimerais bien
39:46que ça arrive
39:47et je pense que ça va arriver
39:48l'année prochaine
39:48il y aura des signaux de la Chine
39:49certes ciblés
39:50mais je pense qu'il va arriver
39:51Un micro mot
39:52en fait le jour où en Europe
39:53nous saurons défendre
39:54nos intérêts
39:55de manière claire
39:56et vis-à-vis de nos concurrents
39:58là je pense que ce sera
39:59vraiment le réveil de l'Europe
40:00Merci beaucoup messieurs
40:01nous resterons sur ces paroles
40:03ce soir
40:03Mabrouk Chétoine
40:04Natix ICM
40:05Gabriel Caraboulade
40:06Neuflis OBC
40:07Alexandre Baradez
40:08IG
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