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Jeudi 22 janvier 2026, retrouvez Zakaria Darouich (Responsable des Solutions Multi-Actifs, CPR AM), Laurent Martin (Trésorier Direction administrative et financière, CIBTP France) et Joachim Jan (Directeur de la gestion Actions, Mansartis) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:00Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Zakaria Darwish est à nos côtés le responsable des solutions multi-actifs de CPR Asset Management.
00:18Bonsoir Zakaria.
00:18Bonsoir Garegoire.
00:19Joachim Jean nous accompagne, le directeur de la gestion action de Mansartis.
00:23Bonsoir Joachim.
00:24Bonsoir Régoire.
00:24Et Laurent Martin est également avec nous ce soir, trésorier au sein de la direction administrative et financière de CIBTP France.
00:31Bonsoir Laurent.
00:31Bonsoir Grégoire.
00:32Bon je ne résiste pas, messieurs, Laurent, à commencer par vous, si, à vous laisser commenter quand même cette nouvelle séquence trumpienne de marché.
00:41Donc le chaud et le froid, ou le froid et le chaud, je ne sais pas dans quel sens il faut regarder les choses.
00:46D'un point de vue de marché, encore quand même une journée de secousse majeure à commencer par les marchés obligataires.
00:52Alors Trump n'était peut-être pas le seul acteur qui a fait bouger les marchés obligataires mardi, on pourra parler du Japon.
00:57Mais en tout cas il y a une concomitance de phénomènes qui bouscule encore beaucoup les marchés.
01:04Quand on pensait que Trump 2026 allait être peut-être plus recentré sur ses sujets intérieurs, domestiques,
01:11dans la perspective des élections de mi-mandat, avec la radicalité tarifaire ou à l'extérieur des Etats-Unis,
01:18est peut-être un peu passé ou derrière nous.
01:20Oui. Alors, dans sa rhétorique, le Groenland devrait être un problème de sécurité intérieure.
01:29Il est vrai.
01:31Je crois que c'est un record, puisque jusqu'à présent il y avait à peu près 15 jours entre une annonce
01:36et le moment où l'annonce était annulée.
01:41Donc là on est sur trois jours.
01:43C'est assez étonnant. Ce qui est étonnant, c'est qu'il fait marche arrière après une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN
01:50qui a absolument, à ma connaissance, aucun mandat pour négocier avec Trump sur l'intégrité territoriale du Groenland.
02:00Il y a plein de choses qu'on ne sait pas.
02:03Ce qu'on a lu aujourd'hui un peu sur Bloomberg, c'est que certains de ses proches conseillers lui ont dit qu'il fallait écarter l'option militaire à tout prix.
02:13On ne va pas se mettre en guerre avec ses alliés dans l'OTAN.
02:17Et qu'à partir de là, il a ouvert la porte pour une négociation et la négociation va s'ouvrir à suivre jusqu'au prochain épisode.
02:26Il finira par obtenir quand même ce qu'il veut ?
02:29Il finira par dire qu'il a obtenu ce qu'il veut.
02:35Soit une présence... Il y a une base américaine au Groenland.
02:39Il y a eu beaucoup, beaucoup plus de soldats au Groenland américain qu'aujourd'hui.
02:45Il peut renforcer tout à fait ses effectifs.
02:47D'ailleurs, il n'y a pas besoin de modifier le traité de 51 pour renforcer ses effectifs militaires, etc.
02:52Après, la question que j'aurais envie de lui poser, j'ai en face de moi, c'est
02:56« Comment, en construisant un dôme au Groenland, vous empêchez une attaque nucléaire à partir de sous-marins nucléaires russes ou chinois ? »
03:03C'est autre chose.
03:04Mais quand on écoute son discours d'hier, il a eu une rhétorique.
03:11On n'a pas l'impression qu'il ait tout analysé, tout mis en place.
03:19Ça part un peu dans tous les sens.
03:20Ça reste brouillon.
03:21Ça reste brouillon, ça reste un peu sans queue ni tête.
03:25Il est capable, dans la même phrase, de parler du Groenland, du Venezuela et après de Powell.
03:31Il relie beaucoup de points qui n'ont pas grand-chose à voir.
03:37Les marchés, je trouve, sont extrêmement et de plus en plus calmes par rapport aux annonces de Trump.
03:46C'est une bonne chose ou c'est une complaisance dont il faut se méfier ?
03:51Alors là, l'avenir nous le dira.
03:54Mais oui, c'est une complaisance qui, à mon avis, dont il faut se méfier.
03:57Moi, je trouve qu'il y a beaucoup d'éléments, mais on en parlera certainement après, aujourd'hui, dans les marchés, un peu d'incertitude.
04:03Que le marché est très complaisant dans son ensemble, que le niveau de risque, le niveau de levier est relativement important dans tous les marchés, les marchés obligataires.
04:13On a vu au DNCA, la semaine dernière, les leviers actions dans les hedge funds sont extrêmement élevés.
04:21Et d'avoir cette résilience par rapport à tout ce qui peut se passer, le jour où ça ne se passe pas comme les marchés pensent que ça devrait se passer,
04:31à ce moment-là, oui, ça peut déclencher des choses un petit peu plus complexes sur les marchés obligataires, sur les marchés actions.
04:39Je pense qu'il y a une petite zone de danger là.
04:42Alors j'aime bien, parce qu'on a tous le taco en tête, évidemment, le taco trade.
04:46Alors hommage à ce journaliste du Financial Times, je crois qu'il a revendiqué encore sur Twitter son acronyme hier,
04:53qui caractérise cette mécanique un peu tactique de Trump.
04:56Je mets la barre très haute et puis effectivement, je retire une partie de la menace dans la foulée.
05:03Il y a un autre acronyme qui est mis en avant par un économiste américain qui s'appelle Ethan Harris,
05:07que j'aime beaucoup, qui est ou actuel ou ancien chef économiste US de Bank of America, Merrill Lynch.
05:13Il parle de Tata, Trump always tries again.
05:17C'est-à-dire que lui, il dit le taco, attention.
05:20En fait, Trump revient toujours à la charge sur les sujets qu'il obsède.
05:24Le Groenland, il en parle depuis son premier mandat.
05:27La Fed, on voit bien que l'histoire n'est pas finie.
05:30Et même si la pression peut retomber à certains moments,
05:32on sent bien qu'il est toujours prêt à revenir à la charge,
05:34à la moindre faiblesse ou à la moindre faille, j'allais dire, dans le système ou au sein de l'institution.
05:40Donc il y a quand même toujours ce côté, Trump revient en remettre une couche.
05:44La question étant, comment on gère ça ?
05:46Quand on gère des stratégies multiactifs,
05:48tous les marchés sont concernés par ces épisodes trumpiens.
05:51Comment on gère ça un an après le retour de Trump à la Maison-Blanche, Zakaria ?
05:57Alors, vous pouvez très bien de souligner le fait que,
06:00finalement, depuis l'élection de Trump,
06:02c'est devenu une variable exogène qu'on ne peut plus ignorer, en fait, dans une allocation d'actifs.
06:08Je m'explique.
06:09C'est qu'en gros, en fait, avec son Liberation Day,
06:12il y a eu des impacts, on va dire, spot, tout de suite, sur les marchés,
06:15comme d'ailleurs pendant le Groenland.
06:18Et il y a des impacts, on va dire, structurels à plus long terme.
06:21Les impacts spot, on se rend compte qu'aujourd'hui,
06:24comme il revient toujours, comme il y a une posture de négociation
06:26et qu'on espère toujours qu'au final, il va atterrir du moment qu'il a une porte de sortie,
06:33en récupérant quelque chose.
06:35Parce que finalement, en fait, peut-être que c'est ce qu'il cherchait aujourd'hui au Groenland.
06:40Du moment qu'il a ce point de chute,
06:43finalement, l'impact sur la croissance, il est minime.
06:48Ce qu'on voit aujourd'hui, au fait, dans les marchés,
06:50c'est que globalement, en fait, on s'attend à ce que la croissance soit et se reprend à la hausse.
06:55Là, on attend les chiffres pour le quatrième trimestre aux États-Unis.
06:58Certes, boostés par la balance commerciale, mais autour de 5,3-5,4%.
07:04Ou un ralentissement, mais qui converge vers la croissance long terme.
07:10Donc finalement, en fait, plus un sujet de croissance.
07:13On a un sujet exogène, on a une variable exogène,
07:15on peut appeler la variable Trump.
07:17qui va avoir un impact, à un moment donné, sur le sentiment des investisseurs.
07:22Probablement, comme le soulignait Laurent,
07:25exacerbé par des positions très lèveragées.
07:28Ce qui fait que, finalement, il y a des positions de liquidation,
07:30il y a des accélérations, en fait, de mouvements de marché à un moment donné.
07:34Donc finalement, on voit cette volatilité qui...
07:36Qui explose comme ça ?
07:37Oui, qui monte très rapidement, et après qui redescend très rapidement.
07:40Donc, il y a ce facteur-là.
07:43Mais finalement, il y a des...
07:45D'un point de vue de l'allocation d'actifs,
07:46c'est plutôt les impacts à long terme, le sujet.
07:48Et là, le trend qu'on voit, c'est que le sujet, c'est valeur refuge.
07:52Jusqu'à présent, jusqu'à Trump, la valeur refuge, c'est le dollar,
07:57et c'est les obligations d'État US.
07:59Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
08:01Pensez au yen, ce n'est plus le cas, peut-être qu'on n'en parle.
08:04Donc, en fait, on se déporte vers l'or,
08:07on se déporte vers une diversification par rapport aux actifs américains.
08:10Et là, c'est plutôt une tendance structurelle qui est en train de s'installer.
08:14Les banques centrales, notamment les banques centrales des pays émergents,
08:16sont en train de diversifier leurs réserves de change en allant acheter plus d'or et moins de dollars.
08:22On voit qu'il y a eu certaines annonces anecdotiques.
08:26Il y a eu le fonds de pension danois.
08:29Il y a le fonds de l'Ontario des profs.
08:35Donc, on voit quelques petites annonces anecdotiques.
08:36Mais en fait, le plus important, c'est que dans l'allocation long terme des allocataires,
08:41on commence à se dire que le poids des États-Unis est peut-être allé un poil trop loin.
08:45Et donc, on devrait se diversifier par rapport à cette variable exogène.
08:48Parce qu'en final, on ne comprend pas ce qui se passe dans la tête de la personne la plus puissante de l'administration actuelle.
08:56Donc, on ne peut pas se permettre d'avoir ce risque-là.
08:59Et là, c'est là où la diversification prend tout son sens.
09:02Et là où ça a un impact à long terme sur l'allocation d'accès.
09:05Mais désolé, je me retourne vers vous, Laurent, puis je vous passe la parole, Joachim,
09:08puisque vous êtes notre investisseur institutionnel.
09:11De voir des assets honneurs, des fonds de pension danois ou de l'Ontario ou autres,
09:15je crois que le Danois, la position du fonds de pension des enseignants au Danemark en Treasury est insignifiante.
09:22100 millions.
09:23Voilà, je crois que c'était le chiffre que j'ai vu aussi.
09:25Donc, c'est même microscopique.
09:27Mais de voir des acteurs institutionnels, de long terme, conservateurs,
09:34commencer à se désensibiliser à ces marchés, c'est quand même, j'imagine, un signal fort.
09:39C'est insignifiant sur le plan financier, mais c'est des signaux forts.
09:43Oui, c'est un signal fort.
09:45Ce qui était très intéressant, c'est le commentaire.
09:46Ce n'est pas pour des raisons géopolitiques.
09:50C'est parce qu'ils ont dit, de toute façon, les Etats-Unis ne sont plus un très bon crédit.
09:55C'est ça.
09:56Oui, oui.
09:57Et ça, oui, c'est...
09:59L'argument repose sur la qualité de la signature américaine.
10:01De la signature.
10:02Ça explique, et je pense que c'est un mouvement, donc les banques centrales, mais aussi les grands investisseurs internationaux.
10:09Demain, peut-être, les grands investisseurs japonais, ils recommencent à trouver des rendements domestiques intéressants.
10:18Après, ce sont des mouvements qui prennent énormément de temps.
10:21Quand vous avez, si vous êtes un gros investisseur, vous avez 1000 milliards de treasuries, vous dites, on veut descendre à 500 milliards.
10:27Si vous commencez à les vendre, vous allez vendre les 10 premiers milliards, mais les 490 autres, vous allez les vendre beaucoup, beaucoup moins cher.
10:32Donc, c'est au fur et à mesure des tombés qui ne sont pas renouvelés, ou pas renouvelés complètement.
10:39C'est un changement structurel de la demande pour les obligations américaines, et notamment les obligations de long terme.
10:45Oui, ça, j'y crois.
10:46Il y a une partie d'acheteurs qui étaient un peu forcées, qui ne sont plus acheteurs aujourd'hui de cette partie.
10:52Ça, j'y crois assez, et aujourd'hui, on retrouve, parce qu'on retrouve des alternatives qu'on n'avait peut-être pas depuis 10 ans,
10:59c'est-à-dire le Japon, avec le change, l'Europe, et l'Allemagne.
11:07Oui, l'Allemagne.
11:08Fournisseur officiel d'obligations, désormais.
11:10L'Allemagne, l'Union Européenne, empreinte pour financer le plan Next Gen, et peut-être demain...
11:20Et la somme de ces marchés permet de compenser, quand même, l'abandon en partie de ces...
11:25Les marchés émergent en dette locale, en devise locale, qui commencent aussi à être relativement intéressants.
11:32Et ça permet de compenser, vous avez 30 000 milliards de dollars de dette fédérale américaine, si les investisseurs...
11:40Je fais un gros smile, si les investisseurs veulent diminuer leur exposition de 10 points, ça fait 3 000 milliards, oui, il y a de quoi...
11:48Il y a d'autres marchés pour investir ces 3 000 milliards.
11:50Il y a d'autres marchés pour investir ces 3 000 milliards, sur les obligations d'entreprise également.
11:54Bien sûr.
11:55Américaine, mais pas forcément que américaine, mais américaine aussi.
11:59Vous pouvez très bien rester investi en dollars en achetant des entreprises américaines.
12:05Vous pouvez acheter du Apple.
12:06Et on trouve là les caractéristiques d'un actif refuge ou sans risque, en termes de volatilité, en termes de...
12:14Dans la construction d'un portefeuille institutionnel, on retrouve les mêmes caractéristiques du côté d'entreprise plutôt que du côté des États.
12:20Tout à fait.
12:21Donc, oui, oui, il peut y avoir des changements un peu structurels dans les années qui viennent, et corollaires à faiblesse du dollar.
12:29C'est ça.
12:30Oui, oui, oui.
12:30Ce n'est plus le mouvement du couteau qui tombe de 10%, comme on l'a vu sur les six premiers mois de 2025,
12:36mais c'est quelque chose, c'est une mécanique beaucoup plus lente, mais profonde et longue.
12:41Je crois à ça, oui.
12:43Bon, Joachim.
12:44Je ne vais pas passer la parole.
12:45Ouais, parlons du Japon.
12:46Allons sur le Japon.
12:47C'est très intéressant ce qui vient d'être dit, parce que je pense qu'il y a un vrai sujet auprès des grands instituts japonais.
12:53Vous revenez du Japon, je le dis, j'ai toujours ces retours de terrain.
12:56Là, vous êtes au Japon, pendant deux semaines, il y a quelques semaines.
12:59Tout à fait.
13:00Mais c'est intéressant de penser à ces acteurs-là, qui sont des grands détenteurs, en fait, de dettes américaines,
13:07qui ont aujourd'hui, sur leur marché domestique, des taux à 40 ans proches de 4%,
13:12dans une stratégie de buy and hold qui peut faire du sens.
13:15Alors, je suis totalement d'accord, ça ne se fera pas du jour au lendemain,
13:18mais c'est un premier signal qui peut être assez évocateur de ce sentiment et de ce shift
13:23qui pourrait se faire avec des rapatriements de flux des États-Unis vers le marché domestique japonais.
13:29En intégrant la couverture du change, je crois que les investisseurs japonais
13:33sont bien moins incités à aller acheter de l'OAT ou du T-Bonds américain
13:39que leurs propres obligations aujourd'hui.
13:42Tout à fait.
13:42Et je pense que c'est un élément qui a ressurgi mardi,
13:47parce que c'est vrai qu'on a pointé du doigt la politique de Takahashi
13:50et également un peu sa politique qui n'est pas forcément financée.
13:56Mais il y a cet élément-là aussi, je pense, qui est venu apporter un signal au marché,
14:02attention à la dette américaine, à ces détenteurs-là,
14:05qui peuvent éventuellement, alors c'est vrai, sur le long terme,
14:07commencer à réduire leur exposition dans des allocations
14:10et plus revenir sur des actifs domestiques.
14:13On a quand même l'impression que sur du 20, 30, 40 ans japonais,
14:16puisque ça existe, il n'y a pas d'acheteurs très agressifs encore aujourd'hui.
14:23Non, mais là aussi, c'est fou parce que je trouve qu'il n'y a pas eu le contexte
14:30qui a été mis en place sur ce qui s'est passé mardi.
14:33Il faut voir que ces échéances-là, 30 ans, 40 ans,
14:37c'est un marché qui a été fermé pendant des années,
14:39qui était totalement contrôlé par la BOJ,
14:41qui commence à se réouvrir, ça commence à redevenir un vrai marché avec de la volatilité.
14:46Il y a très peu de liquidité encore.
14:48À titre d'exemple, sur la séance de mardi, écoutez bien,
14:50sur le 10 ans, on a eu 41 milliards de dollars échangés,
14:54le 10 ans japonais.
14:55Sur le 30 ans et le 40 ans, on a eu 280 millions de dollars.
14:59Donc, automatiquement, si on a un peu plus de vendeurs que d'acheteurs,
15:03on a vu ces 30 points de base sur du 30 ans...
15:08Oui, c'est vrai que pour le Japon, c'est exceptionnel.
15:12Et puis, c'est vrai qu'il n'y avait pas d'échange.
15:14Voilà, il n'y avait pas d'échange.
15:15Il faut savoir que les échanges, historiquement, étaient très peu faits par des étrangers.
15:21Aujourd'hui, c'est 60% à peu près des étrangers qui sont sur ces échanges-là.
15:25Donc, il y a un peu plus parfois d'agressivité, de court-termisme.
15:28Donc, automatiquement, on a des tensions plus fortes à court terme.
15:32Mais je n'écarte pas ce scénario éventuellement qui est évoqué,
15:35même si ce n'est pas le scénario principal,
15:37de scénario un peu à la liste russe au Japon.
15:39Même si moi, je reste tout à fait confiant sur les actions japonaises.
15:44On voit que Mme Takashi nous a dit il y a un mois,
15:47assez fièrement, qu'elle arriverait à atteindre un excédent sur l'année.
15:53Ouais, excédent primaire.
15:54Voilà, excédent primaire.
15:55Je crois qu'elle le rate de peu.
15:57De peu, mais un mois après,
16:00le déficit primaire n'a jamais été aussi faible.
16:02On a une sortie avec des mesures qui sont annoncées
16:04sans forcément à côté du financement.
16:08Donc, je pense que c'est logique de se poser la question
16:11de sa durée de vie à la tête du gouvernement japonais,
16:15même si je pense que ça risque de bien se passer pour elle,
16:18puisqu'on sait qu'aujourd'hui,
16:20l'élément central négatif au Japon, c'est l'inflation importée,
16:23le pouvoir d'achat et que sa mesure principale qui a été annoncée mardi,
16:28c'est la baisse de la TVA sur les produits alimentaires pendant deux ans.
16:31Donc, elle ne nous fait pas, alors c'était en l'occurrence,
16:33oui, il y a le risque trust, mais c'était Theresa May.
16:36Elle ne nous fait pas une Theresa May avec les élections du 8 février.
16:38Theresa May, forte d'une popularité incroyable,
16:42à un moment de son histoire dans les sondages britanniques,
16:44déclenche des élections qu'elle perd glorieusement, si je puis dire.
16:49Malheureusement, sur ce que vous dites, on est proche de cette histoire-là.
16:53D'accord, ok.
16:53Mais je pense qu'on a une stabilité différente politique au Japon
16:58qui devrait voir, on verra, les élections seront le 8 février.
17:02Le but, c'est d'obtenir la majorité pour le parti au pouvoir
17:05pour ensuite avoir plus de mains libres dans ces mesures.
17:09Jusqu'où, alors, faisons tourner la parole,
17:11mais Zakaria, jusqu'où ce trait japonais peut-il se développer ?
17:16Donc, pontification de la courbe, je rappelle,
17:18c'est la courbe la plus pentue des économies avancées aujourd'hui.
17:21Le Japon, un one-way trade sur le Yen
17:24qui n'arrête pas de baisser quasiment à 160 dollars Yen.
17:29Et, dans le même temps, effectivement,
17:31le Nikkei qui se porte bien, les banques, etc.
17:33Mais jusqu'où on peut développer ce Takahashi Trade ?
17:37Alors, est-ce que c'est soutenable ?
17:38Alors, il y a le court terme et le plus moyen terme.
17:41Le très court terme, l'histoire des élections,
17:43donc c'est pour le 9 février.
17:44Et ce qu'il faut voir, c'est que la Première Ministre,
17:47elle est très populaire, son parti, beaucoup moins.
17:50Elle, c'est 70% de popularité, le PLD, c'est 35%.
17:54Voilà.
17:54Donc, cette histoire n'est pas gagnée.
17:57Et donc, en même temps, c'est pour ça qu'on peut comprendre
18:00qu'elle n'a rien annoncé en termes de financement.
18:02Financer une dépense, ça veut dire
18:05annoncer une mauvaise nouvelle quelque part.
18:07Et donc, potentiellement, perdre des électeurs.
18:10Donc, si on a une information sur le financement,
18:13ça viendra probablement après le 9,
18:16comme ce qu'on a vu dans plein d'autres pays.
18:19On ne va pas faire le tour.
18:20On va se compter, quoi.
18:21Ils vont se compter le 9, et puis, qu'est-ce qu'on peut faire ?
18:25Mais, structurellement, à plus long terme,
18:27ce qu'on est en train de vivre, vraiment,
18:29c'est une transformation structurelle du Japon.
18:32Pendant très longtemps, on a vécu avec un déficit énorme,
18:36enfin, une dette sur PIB qui est très, très élevée.
18:40Pourquoi ? Parce qu'en fait, la courbe des taux
18:42est complètement anesthésiée, complètement administrée
18:45par la Banque du Japon, qui a écrit le plus gros chèque de l'histoire
18:48en fixant le taux 10 ans.
18:50Donc, on pouvait très bien avoir cette vision-là.
18:55Maintenant, en fait, on est en train de changer de monde
18:57où on passe sur une politique fiscale qui se veut plus agressive,
19:02et donc, en fait, se pose la question de son financement.
19:05Mais, en fait, ce qu'on a en même temps,
19:07c'est qu'on a un potentiel de croissance qui est plus élevé,
19:11donc, ça veut dire des rentrées fiscales plus élevées.
19:14On a une inflation, on a une politique qui est plutôt inflationniste,
19:17et on le voit, en fait, sur le train de récent,
19:19l'inflation au Japon est finalement, en fait, plus élevée.
19:22Peut-être qu'on sort de ça.
19:22Mais, du coup, ça vient aussi alléger un peu structurellement
19:26la charge de la dette.
19:27Bien sûr.
19:28Et en contrepartie, ce qui se passe sur le côté monétaire,
19:31c'est cette Banque de Japon qui sort de ce système-là
19:33en normalisant sa politique.
19:35Et donc, ce qu'on va attendre de la Banque du Japon,
19:37c'est plutôt avoir des contre-mesures,
19:39donc plutôt restrictives,
19:42qui viendraient plutôt monter les taux courts,
19:45et pour contrebalancer l'effet inflationniste.
19:47Donc, en fait, on revient quelque part sur un fonctionnement
19:50d'une économie plus orthodoxe ou plus normale.
19:52J'entends.
19:53On est sur...
19:54C'est compliqué, et c'est pour ça qu'on voit ces mouvements-là,
19:57l'amplitude, la volatilité,
19:59parce que, en fait, moi, je suis un investisseur obligataire,
20:02non, je ne vais pas acheter du 40 ans japonais.
20:04Oui, il y a une belle prime de terme,
20:06mais je ne sais pas ce que j'achète,
20:07je ne sais pas quelle situation fiscale j'achète demain.
20:11Ça, c'est le premier sujet.
20:12Et il se pose aussi la question
20:14que la Banque du Japon, malheureusement,
20:17elle a beaucoup perdu en crédibilité à plusieurs reprises.
20:19Oui, on va normaliser, on va normaliser.
20:21Il n'y a rien qui est normalisé.
20:22Et ça peut, quelque part, expliquer ce côté...
20:25Aussi expliquer ce mouvement sur l'advice.
20:28Takashi va plus vite sur l'agressivité budgétaire
20:31que la Boj...
20:33Qui est plus conservatrice.
20:35Elle est consciente, en fait, de l'enjeu.
20:40Et du coup, il y a une certaine latence
20:44dans la fonction de réaction.
20:46Joachim, vos commentaires.
20:47Et puis, vous restez constructif sur l'action japonaise.
20:49Donc, couvert d'échange, ça reste encore un bon marché.
20:52Exactement.
20:53Le dernier élément que je peux apporter à la thèse
20:54un peu action japonaise,
20:56suite au retour un peu d'expérience sur le terrain,
21:00la rencontre avec les entreprises,
21:02il y a un vrai changement
21:04dans le management japonais,
21:06dans l'allocation du capital.
21:07C'est clair, c'est évident.
21:09Les sociétés japonaises ont accumulé énormément de cash,
21:12on le répète, pendant des années.
21:14Et aujourd'hui, elles sont prêtes à faire
21:15ce qui est nécessaire pour investir dans la croissance,
21:18pour faire du retour aux actionnaires.
21:19Et ça, aujourd'hui, à mon sens.
21:21Lorsqu'on investit sur les actions japonaises,
21:24c'est l'élément principal de la thèse sur les actions japonaises.
21:27Au-delà des deux thématiques aussi qui émergent,
21:29qui sont l'IA, on en reparlera peut-être après,
21:31et également le secteur financier qui profite
21:34de la normalisation monétaire japonaise.
21:36Mais l'efficience dans l'allocation du capital
21:40est encore pour longtemps une thèse importante.
21:44C'est-à-dire que quand on regarde le ROE au Japon
21:46par rapport aux autres grandes économies développées,
21:48on est largement en retard
21:49et il y a tout qui est mis en place pour attraper ça.
21:51On en a discuté avec vous,
21:53mais il y a maintenant une paire d'années.
21:54Joachim, c'était quoi ?
21:56L'opérateur boursier japonais,
21:58qui faisait le tour des entreprises en leur disant
22:01il faut des ROE à ce niveau-là,
22:03il faut une meilleure allocation du capital, etc.
22:05Il y a eu un push institutionnel
22:08pour faire bouger les entreprises.
22:09Exactement, 3-4 ans,
22:11et puis ça s'accélère d'année en année.
22:13Et en plus de ça,
22:14ce qui nous aide,
22:15c'est l'activisme qui vient un peu forcer les choses.
22:19Donc il y a tout pour moi, à mon sens,
22:20qui est aligné au niveau microéconomique
22:22pour que ça fonctionne bien au Japon.
22:23Bon, sur l'histoire japonaise,
22:25cette idée de la reflation japonaise,
22:26vous y croyez un peu, beaucoup, Laurent ?
22:29Et encore une fois,
22:30sur les différentes facettes du Takahashi Trade,
22:34est-ce qu'il y a un potentiel de déstabilisation
22:36aussi à un moment pour les marchés globaux ?
22:38Un Yen qui ne fait que baisser,
22:40une volatilité toujours très forte
22:43sur ces marchés obligataires japonais,
22:44avec, on le sait, quand même des positions,
22:46là aussi, qui se sont empilées pendant des années.
22:48Il y a, oui,
22:49un potentiel de déstabilisation très fort.
22:52Il y a quelque chose que, à mon avis,
22:56le marché se trompe dans son analyse.
22:58Alors, peut-être pas jusqu'aux élections,
23:00mais après les élections,
23:01je pense que tout ça est positif pour le Yen.
23:05C'est ça.
23:06Pas négatif pour le Yen.
23:07Vous ne seriez pas short Yen aujourd'hui ?
23:08Ah, non.
23:10Non.
23:10Si je devais prendre un pari,
23:12ce serait plutôt un long Yen.
23:14On voit les taux japonais monter
23:15et la devise baisser.
23:17C'est un schéma, en tout cas,
23:18dans les économies développées
23:19qu'on n'a pas l'habitude de voir.
23:20Surtout si on a une reflation
23:22et une Banque du Japon
23:23qui commence à normaliser
23:25sa politique monétaire.
23:25L'ingrédient qui manque,
23:26c'est la Banque du Japon ?
23:27Probablement.
23:29Avec un écart de taux
23:31entre les États-Unis
23:32et le Japon qui se réduit.
23:36Je n'ai pas regardé très récemment,
23:38je crois que j'ai regardé l'année dernière,
23:41le GPIF,
23:42donc le grand fonds de pension
23:43retraite japonais,
23:45à 55% de ses actifs
23:49qui sont placés à l'étranger.
23:51Et dans ces 55%,
23:52ce qui est assez intéressant,
23:54parce qu'ils publient
23:55l'intégralité de leur portefeuille obligataire,
23:58par exemple.
23:58Ils publient l'intégralité
23:59de leur position.
24:00Vous pouvez le télécharger sur Excel,
24:03c'est très intéressant.
24:05Mais 55%,
24:06c'est un fonds qui fait
24:071200, 1300 milliards de dollars.
24:09Et il suffit de pas grand-chose,
24:12finalement.
24:13C'est pas...
24:15Un bouillème de ces 55%
24:16qui reviendrait
24:17sur des actifs en Japon,
24:18en yens, donc...
24:1910%, ça vous fait tout de suite
24:2150, 60 milliards
24:22et avec un impact direct
24:23sur la devise.
24:24Et donc,
24:25un renforcement du yens.
24:28Donc, c'est la partie du trade
24:29qu'aujourd'hui,
24:29je ne comprends pas,
24:31à part l'incertitude
24:32par rapport aux élections.
24:33Oui.
24:33Mais vraiment,
24:35de la politique fiscale,
24:36mais c'est...
24:37Le risque de renversement
24:39de la tendance sur le yens,
24:40Joachim,
24:41comment vous l'évaluez ?
24:42Sachant que le yens
24:43se retourne...
24:44J'ai toujours eu ce scénario-là
24:48d'il y a un an,
24:49un an et demi,
24:50et la vérité
24:52fait dire l'inverse.
24:53Quand ça se retourne,
24:54le yens,
24:54c'est pas un ou deux pips,
24:55c'est vite
24:56plusieurs figures...
24:58Oui, l'o-maker.
24:59Oui, c'est ça.
24:59C'est ça,
25:00le faiseur de veuves.
25:02C'est vrai qu'on a eu
25:03cet écart
25:05en août 2024
25:06où avec les débouclements
25:07de carry trade,
25:08ça a été violent.
25:09Mais c'est vrai
25:09qu'on continue
25:10de voir beaucoup
25:11d'investisseurs
25:11et stratégistes
25:12mettre en avant
25:13ce côté parfois structurel,
25:15plutôt faible du yens
25:17par rapport
25:18à l'économie japonaise.
25:19Mais bon,
25:19on voit que ça évolue,
25:21donc sans doute
25:22ça pourra inverser la tendance
25:23puisqu'aujourd'hui
25:24tout est aligné
25:25quasiment,
25:26mis à part
25:27certains éléments monétaires
25:28pour que le yens
25:29s'apprécie un peu plus.
25:30Bon,
25:31tourne le table
25:32un peu sur la stratégie
25:33de marché
25:33pour démarrer
25:35cette année 2026
25:36avec les éléments
25:37qu'on a pu décrire.
25:38On a beaucoup parlé
25:38de géopolitique,
25:39le sujet japonais,
25:41bien sûr.
25:42Il y a le thème de l'IA
25:43qui reste bien sûr
25:43l'éléphant dans la pièce
25:45avec la question
25:46de savoir comment
25:46se positionner
25:47par rapport à ce thème
25:48qui s'élargit
25:49au-delà des seuls
25:50hyperscalers
25:51et fournisseurs
25:51de pêles et de pioches
25:52mais la question
25:54plus globale
25:54comment on se positionne
25:55et comment on gère
25:56des stratégies
25:57multiactifs
25:58dans des marchés
25:59où tout est relativement
26:01cher aujourd'hui
26:02sur le crédit
26:03sur les actions ?
26:04Alors,
26:04tout est relativement cher
26:05oui
26:06mais en fait
26:07pour beaucoup
26:08de segments de marché
26:09on trouve que c'est justifié
26:11c'est justifié
26:12soit par des potentiels
26:13de croissance
26:14qui sont
26:14plus élevés
26:16soit par des
26:17ornées
26:18qui augmentent
26:19Mais on imagine
26:19que ça pourrait être mieux
26:20encore ?
26:21Non,
26:21je pense que
26:22le potentiel
26:23de hausse
26:24est peut-être
26:26plus faible
26:27je pense par exemple
26:28au marché du crédit
26:29on a une qualité
26:30du crédit
26:30qui est meilleure
26:31on a peu de crainte
26:33sur la croissance
26:34et on a de la marge
26:35d'assouplissement monétaire
26:37si besoin
26:37donc
26:38ces éléments-là
26:39font dire
26:40bon alors
26:40pour des logiques
26:42de rendement
26:43bah si
26:44c'est intéressant
26:44d'y aller
26:45on va pas avoir
26:45une compression
26:46de spread
26:47même si on a vu
26:48des choses
26:48qui parfois
26:49le marché
26:50déchire l'entendement
26:51parfois
26:51voilà
26:52où le marché
26:53est très très généreux
26:54mais là
26:55on voit aussi
26:55il y a ce déséquilibre
26:57entre l'offre
26:57et la demande
26:58en fait
26:59il y a beaucoup
27:01d'investisseurs
27:01qui sont
27:02cacheriches
27:03il y a beaucoup
27:04de liquidités
27:04dans le système
27:05et en fait
27:06il y a beaucoup
27:08de liquidités
27:08en face
27:09de peu d'émissions
27:10ce qui fait que
27:11sur le marché
27:12primaire
27:12du crédit
27:13ça se passe
27:13très très bien
27:15sur l'allocation
27:17action
27:18ce qui est intéressant
27:19ce que je soulignais
27:19tout à l'heure
27:20c'est plutôt
27:20cette tendance
27:23en termes
27:24de dédollarisation
27:25et donc
27:26en fait
27:26un intérêt
27:27d'aller diverser
27:28sur les marchés
27:28émergents
27:28vous parlez
27:31de la tech
27:32la tech
27:32aujourd'hui
27:33on voit
27:33que ce n'est plus
27:34le monopole
27:34des Etats-Unis
27:35il y a la Chine
27:36dans la course
27:37à l'excellence
27:40si je peux appeler ça
27:41ou à gagner
27:42la pole position
27:43et à l'adoption
27:44aussi
27:44peut-être que c'est
27:45la prochaine étape
27:46aussi du thème
27:47IA
27:47quelles sont les entreprises
27:48qui adoptent l'IA
27:49avec succès
27:50j'entends
27:51j'ai l'impression
27:52que l'adoption
27:53la profondeur
27:54la vitesse d'adoption
27:55est beaucoup plus rapide
27:56en Chine
27:57que dans d'autres pays
27:58oui
27:58mais en fait
28:00la Chine
28:00c'est particulier
28:01parce qu'il y a
28:02une dynamique
28:03de croissance intérieure
28:04qui n'est pas bonne
28:06aujourd'hui
28:07on ne parle pas
28:08du sujet de l'immobilier
28:10qui dure depuis
28:11des années
28:11peut-être qu'ils se décideront
28:12un jour à le régler
28:13mais en gros
28:14on voit que
28:15les moteurs
28:16de la croissance
28:16interne
28:17que ce soit
28:17la consommation
28:19ou l'investissement
28:19c'est plutôt faiblard
28:21le gros sujet
28:23c'est le sujet
28:25de la tech
28:25il y a le commerce extérieur
28:27qui dope la croissance
28:28mais
28:28je ne sais pas si on peut dire
28:30artificiellement
28:30que la croissance
28:31mais en tout cas
28:32il n'y a que la partie
28:32commerce extérieur
28:33qui fonctionne
28:34donc on n'a pas envie
28:35d'être exposé partout
28:36en Chine
28:37mais plutôt sur ce segment-là
28:38après il y a des économies
28:39émergentes
28:40Amérique latine
28:41qui vont très bien
28:43sur lesquelles
28:43les taux d'intérêt
28:44sont très élevés
28:44ils ont fait très bien
28:46leurs devoirs
28:46donc il y a
28:47une situation
28:49qui est plutôt saine
28:49il y a toujours
28:50l'élément politique
28:51des élections au Brésil
28:52qui arrivent
28:53donc il y a toujours
28:54des facteurs de risque
28:56donc il faut doser
28:57par rapport à cela
28:58mais quelque part
28:59en fait
28:59ce n'est pas
29:02la même image
29:03partout
29:03et du coup
29:03c'est plus une question
29:04d'allocation
29:05géographique
29:06ou sectorielle
29:07que vraiment
29:08de jauge de risque
29:09au global
29:09aujourd'hui
29:10effectivement
29:11il n'y a pas de sujet
29:12sur la croissance
29:12donc on a envie
29:13d'être plutôt
29:14j'espère
29:15on est plutôt long
29:16sur les actifs risqués
29:17mais la jauge
29:18n'est pas à 10 sur 10
29:19compte tenu des valorisations
29:20sur plusieurs segments
29:22de marché
29:22je comprends
29:23parlons aussi
29:23des actions émergentes
29:24en l'occurrence
29:25ça me désole
29:27qu'on n'évoque pas
29:28les actions européennes
29:29mais bon
29:29on va pas se faire
29:31c'est pour entrer
29:32dans le temps
29:33j'ai une heure d'émission
29:35tous les jours
29:36et je vous assure
29:37qu'on en parle
29:37on en parle aussi
29:38mais quand on peut
29:39parler d'autres choses
29:40c'est génial
29:41quand vous posez
29:41la question
29:42de l'IA pas cher
29:43vous voulez de l'IA pas cher
29:44il fallait être en Corée
29:45ou à Taïwan
29:46qui sont des marchés
29:47qui ont extrêmement
29:48bien progressé
29:49puisqu'en fait
29:50on a des vrais rôles
29:51majeurs dans l'IA
29:52et on se paye
29:54toujours on se paye pas cher
29:55même après 75%
29:57de croissance en Corée
29:58sur le marché coréen
29:59et même quand on voit
30:01aujourd'hui
30:01TSMC
30:02après le parcours
30:04incroyable qu'a connu
30:04TSMC
30:05on est sur des valorisations
30:06qui sont tout à fait raisonnables
30:07après sur la Chine
30:09je rejoins tout à fait
30:10ce qui a été dit
30:11par Zakaria
30:11aujourd'hui
30:12la Chine a une volonté
30:13exceptionnelle
30:15de développer
30:15son industrie technologique
30:18et de rattraper
30:20les Etats-Unis
30:21voire de les dépasser
30:22sur certaines sous-industries
30:23comme la robotique
30:24sur l'IA
30:25les semi-conducteurs
30:26on voit qu'il y a
30:27des percées technologiques
30:28incroyables en Chine
30:29et le but de la Chine
30:30c'est à la fois
30:31de développer ça
30:32en interne
30:33mais de l'exporter
30:34aussi dans les pays du Sud
30:36pour avoir
30:37une souveraineté chinoise
30:39qui s'étend aussi
30:40en Asie du Sud-Est
30:41au LATAM
30:41en Afrique
30:42donc à mon sens
30:43c'est la bonne stratégie
30:44aujourd'hui
30:44et après
30:45on a le reste
30:46de l'Asie
30:47donc l'ASEAN
30:48l'Inde
30:49qui sont des marchés
30:50très intéressants
30:51en source de diversification
30:53qui sont très loin
30:54du tumulte international
30:55au niveau géopolitique
30:57qui ont des économies
30:58très tournées
30:59sur la demande domestique
31:00et qui sont plutôt
31:01dans une phase
31:03porteuse
31:04avec un dollar faible
31:05et une Fed
31:06plutôt
31:07qui est
31:08aujourd'hui
31:09avec des taux
31:09plutôt vers le bas
31:11donc
31:11pour moi
31:13à mon sens
31:13la zone asiatique
31:14est aujourd'hui
31:15et encore pour 2026
31:16une zone très intéressante
31:17et c'est une zone
31:18qui est encore
31:18alors c'est toujours
31:19difficile à estimer
31:20mais qui est encore
31:21selon vous
31:21sous-pondérée
31:22stratégiquement
31:23par les grands investisseurs
31:24allocataires
31:25ceux qui font les flux
31:26ce qu'on voit
31:29sur la Chine
31:30on parlait
31:30de marchés
31:31ininvestissables
31:32il n'y a encore
31:32même pas
31:33un an et demi
31:33deux ans
31:34donc autant dire
31:35que le niveau
31:35de pessimisme
31:36a atteint
31:36un niveau
31:37on est loin
31:38quasiment
31:39de revenir au neutre
31:40et puis là
31:40on commence
31:41à revoir
31:41des flux
31:42vers les émergents
31:43asiatiques
31:43depuis deux mois
31:45à peu près
31:45revenir sur la zone
31:46je suis complètement
31:48aligné sur le discours
31:49il y a une petite
31:50différence
31:52sur l'Inde
31:53on est plutôt
31:54très sous-pondérée
31:55compte tenu
31:57en fait
31:57il y a eu un chemin
31:58les actions indiens
31:59ont été très chers
32:00mi-2024
32:01moins on investisse en Chine
32:02plus on investisse en Inde
32:03ça a été ça
32:04il y a le sujet
32:06de la devise
32:06qui baisse
32:08qui baisse
32:09très fortement
32:09il y a le sujet
32:10l'Inde
32:11je vous rappelle
32:12c'est le pays
32:12avec le taux de barrière
32:14de monsieur Trump
32:15qui est le plus élevé
32:16il y a la dépendance
32:17par rapport au pétrole russe
32:19il y a beaucoup
32:19de facteurs structurels
32:20et il y a finalement
32:21cette déception
32:22en fait on a toujours pensé
32:23que l'Inde
32:25c'est le substitut
32:26de la Chine
32:26et en fait
32:28il y a quand même
32:29une déception
32:29par rapport à ça
32:30avec plusieurs secteurs
32:33économiques
32:33qui vont être
32:34fortement disruptés
32:35par l'IA
32:35voilà
32:36donc c'est l'ensemble
32:38de ces facteurs-là
32:40qui nous font aujourd'hui
32:41être beaucoup plus prudents
32:42spécifiquement sur l'Inde
32:44bon
32:44Laurent
32:45stratégie
32:46vue d'allocation
32:48là pour 2026
32:49comment on essaye
32:50de construire un portefeuille
32:51équilibré
32:53résilient
32:53pour traverser
32:54et tirer
32:55les opportunités
32:56du marché
32:562026
32:57c'est au-delà
32:57parce qu'on investit
33:01enfin
33:01bien sûr
33:02pour 10 ans
33:02construire un portefeuille
33:04euh
33:04non
33:04la date d'opération
33:08sera passée
33:09non aujourd'hui
33:13je suis d'accord
33:15avec Zacharia
33:15le crédit
33:17reste intéressant
33:18dans une optique
33:18de rendement
33:19parce qu'on a aussi
33:20des taux souverains
33:21alors moi
33:22j'ai investi plus
33:23en zone euro
33:24massivement en zone euro
33:25parce qu'on a des taux souverains
33:27qui restent intéressants
33:28on a
33:29un 2 ans allemand
33:32qui est à
33:32qui est à 2,20
33:33la pente
33:342 ans
33:355 ans
33:36ne me semble pas
33:36extrêmement intéressante
33:38on a aujourd'hui
33:3930 points de base
33:40pourquoi elle ne me semble pas
33:40très intéressante
33:41c'est parce que
33:42je pense que
33:43cette année
33:43quittons notre prisme
33:46négatif français
33:47ouais
33:47et tournons-nous vers l'Europe
33:49ouais
33:49on risque
33:50on devrait avoir
33:51plutôt des bonnes surprises
33:52sur la croissance européenne
33:53d'accord
33:54on a un chômage
33:56en Europe
33:56qui est tombé
33:57à 6,3
33:58on a des salaires
34:00qui devraient
34:02recommencer
34:03à ne plus baisser
34:05voire réaccélérer
34:06aussi en rattrapage
34:08des pertes de pouvoir d'achat
34:09qu'on a eues
34:10ça a l'air réel positif
34:11et je n'exclus pas
34:12que
34:13d'ici
34:13la fin de l'année
34:14on commence à évoquer
34:15de possibles hausses de taux
34:16de la BCE
34:17fin 2026
34:19début 2026
34:20d'accord
34:20donc méfiance sur cette partie
34:212 ans 5
34:22donc 2 ans
34:23donc
34:24portefeuille
34:25cœur
34:26crédit
34:272 ans
34:27je garde
34:29de la liquidité
34:30pour pouvoir
34:31rallonger
34:31si
34:32effectivement
34:33on commence à
34:34entendre
34:35des possibles hausses de taux
34:36ce qui va pontifier la courbe
34:38tout simplement
34:38assez vite
34:40sur les actions
34:42j'ai une poche action
34:43aujourd'hui
34:43c'est à peu près 5%
34:44de mon portefeuille
34:45c'est pas énorme
34:46c'est même plutôt
34:48mime
34:48plutôt des stratégies
34:51stock picking
34:53qu'indice
34:54small cap
34:55je pense
34:56small mid cap
34:57dans ces marchés là
34:58qui sont un peu en transition
34:59un début d'année très fort
35:00pour les small cap
35:01bah oui
35:02malheureusement
35:02j'ai pas eu le temps
35:03j'ai pas eu le temps
35:04de me retourner
35:05c'était
35:05alors heureusement
35:06c'est pour ça
35:07on est content
35:09que ce segment
35:09se réveille
35:10tout à fait
35:11et donc oui
35:14parce que
35:14pour terminer
35:15sur le crédit
35:15effectivement
35:16je vais maintenir
35:17aujourd'hui
35:18une sensibilité
35:19crédit et taux
35:19sur mon portefeuille
35:20obligataire
35:21à peu près
35:21à 2,5
35:23ce qui
35:24moitié
35:26ou on va dire
35:272 tiers high yield
35:271 tiers
35:28investment grade
35:30va nous donner
35:30du cadre de portage
35:32à peu près
35:32donc en termes
35:34de rendement
35:34couple rendement risque
35:35c'est intéressant
35:37une poche diversifiée
35:38performance absolue
35:39que j'ai
35:40quelques petites pépites
35:42dans le portefeuille
35:43et la semaine dernière
35:44j'ai renforcé
35:45en assurance
35:47sur
35:48une petite assurance
35:49un très bon fonds
35:51inflation
35:52qui joue sur les points
35:54morts d'inflation
35:542 tiers aux Etats-Unis
35:561 tiers en Europe
35:57parce que
35:57dans ce cadre là
35:58où on pourrait avoir
35:59des bonnes nouvelles
36:00sur la croissance
36:01en Europe
36:01aussi aux Etats-Unis
36:03parce que Trump
36:03va faire des chèques
36:04pour gagner
36:04les élections
36:06une réaccélération
36:07pour les perdre
36:07un peu moins
36:08que les autres
36:08peut-être
36:09on verra
36:09avec un taux de chômage
36:12qui est à 4-3
36:13plus de création
36:14d'emplois
36:15mais le chômage
36:15c'est un risque
36:15qu'il faut couvrir
36:16le risque d'une inflation
36:17qui redéborderait
36:19un peu
36:19ce qu'on imagine
36:20je pense
36:20c'est une assurance
36:21pas très chère
36:23parce que
36:24effectivement
36:25comme c'est couvert
36:26du taux fixe
36:27si ça marche pas
36:28ça fera 0
36:28ou moins 1
36:29ou moins 2%
36:29si ça marche bien
36:30ça peut effectivement
36:31couvrir une partie
36:32alors ça ne couvre pas
36:33tout le portefeuille
36:34on ne peut pas
36:35on ne peut pas
36:36mettre des montants
36:37très importants
36:39là-dessus
36:39mais ça me semble
36:42être un petit risque
36:43pour 2026
36:44qu'on ait un rebond
36:46alors
36:47la bonne nouvelle
36:48le rebond de la croissance
36:49mais corollaire
36:51le rebond de l'inflation
36:53et les marchés
36:55qui recommencent
36:55à anticiper
36:56non pas des baisses de taux
36:57mais plutôt
36:58des hausses de taux
36:59et des courbes
36:59qui se quantifient
37:00on a déjà commencé
37:01cette conversation
37:02est déjà ouverte
37:03dans les marchés
37:04et notamment
37:05du point de vue
37:06de la banque centrale
37:07européenne
37:08mais d'autres
37:08l'Australie
37:09je crois
37:09l'Australie
37:12sera peut-être
37:12la bonne candidate
37:13pour un prochain mouvement
37:15là
37:15deux petites hausses
37:17déjà pressées
37:18anticipées
37:19voilà tout à fait
37:19avec des taux de chômage
37:20vous trouviez
37:22qu'on n'a pas assez parlé
37:23de l'Europe
37:23il nous reste 30 secondes
37:24ah non non
37:24je veux bien un mot
37:27le cas d'investissement
37:28des actions européennes
37:29il est assez consensuel
37:30aujourd'hui
37:31quand on t'en voit
37:32c'est tout ce qui est lié
37:33voilà
37:33aux valeurs de défense
37:35à l'énergie
37:36il y a un petit peu
37:38d'attente
37:38on sent
37:39qui revient sur le luxe
37:40même si on est très dépendant
37:41de la consommation chinoise
37:43qui peine à voir le jour
37:45voilà
37:46je pense qu'en ce début d'année
37:48on est sur quelque chose
37:50qui continue
37:50par rapport à ce qu'on a vu
37:51en 2005
37:52en termes de thème
37:53bon
37:53et on verra
37:54le luxe LVMH
37:55publie la semaine prochaine
37:56si ce n'est pas de bêtises
37:57donc donnera le coup d'envoi
37:59on a eu Burberry
37:59qui était pas mal
38:01et on suivra donc LVMH
38:03et le retour des banques centrales
38:05la semaine prochaine
38:05aussi avec la Fed
38:06merci à vous trois messieurs
38:07merci d'avoir été les invités
38:08de Planète Marché ce soir
38:09Joachim Jean
38:10Mansartis
38:11Zakaria Darwish
38:12CPR Asset Management
38:13et Laurent Martin
38:14CI BTP France
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