- il y a 12 heures
Jeudi 29 janvier 2026, retrouvez Benjamin de Lacvivier (Gérant actions, Amplegest), Claudia Panseri (CIO, UBS France) et Michel Martinez (Chef économiste Europe, Société Générale CIB) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:39Bien sûr, Claudia, est-ce que cette histoire est intacte ? Est-ce qu'elle reste incontournable ?
00:44Pour l'investisseur en 2026, est-ce que cette histoire de CAPEX offre encore...
00:49un risque-reward intéressant pour l'investisseur ?
00:52Alors, je pense que l'intelligence...
00:54l'intelligence artificielle, là, c'est encore un trend qui est très positif.
00:57On a eu à plus près...
00:59Entre deux ans et deux ans et demi, plus de 610 milliards d'investissements en CAPEX,
01:03il y a encore à plus près...
01:04400 milliards, voire à 450 milliards cette année.
01:07Et quand on regarde à l'horizon 2030...
01:09nous, on a plus de 1000 milliards, effectivement, d'investissements à venir.
01:13Je pense que...
01:14Donc...
01:14L'accélération des CAPEX, elle n'est pas finie.
01:15L'accélération n'est pas terminée.
01:16Alors, la vraie problématique, c'est la monétisation...
01:19des investissements et la croissance des profits.
01:21Vous avez parlé tout à l'heure des Microsoft qui baissent...
01:24où les résultats, ils étaient vraiment très bons.
01:27La réalité, c'est qu'aujourd'hui...
01:29l'investisseur a plutôt tendance à rémunérer les sociétés qui font mieux que les attentes.
01:34plutôt que les sociétés qui sont en ligne ou en baisse par rapport aux attentes.
01:39Donc, il y a une certaine course au fait de se reprendre à la hausse.
01:42Et au-delà de ça, depuis le mois...
01:44les valorisations sont une baisse sur le secteur technologique.
01:47Donc, on pourrait dire même qu'aujourd'hui...
01:49il y a 25 fois les bénéfices,
01:51certaines valeurs du secteur technologique apparaissent à 13...
01:54au-delà du CAPEX lui-même, je pense qu'il y a deux facteurs...
01:59qui sont importants.
02:00On a parlé tout à l'heure de la monétisation des investissements,
02:03et puis maintenant le...
02:04qui sont en ligne des investissements.
02:05Oui.
02:06Parce que déjà en fin d'année dernière, il y avait une correction sur les...
02:09marchés dues aux inquiétudes, à des émissions obligataires,
02:12et donc à des réunités d'esprès des crédits.
02:14pour pouvoir financer ce CAPEX.
02:16Si ce CAPEX, en réalité, est financé avec du...
02:19et ce CAPEX n'est pas utilisé pour faire du share-back.
02:22Pourquoi pas ?
02:23En réalité, les...
02:24l'action, on sait très bien,
02:25elles sont l'instrument pour financer la croissance...
02:29et pour la croissance-couture, il faut investir dans ce cas-ci, la LOCAPEX.
02:34Si nous sommes mis face à un secteur de sociétés
02:37qui ont encore la capacité d'investir du capital...
02:39qui peut-être réduire le share-back, mais ce n'est pas le cas encore.
02:42Mais, investissent le cas.
02:43Et puis...
02:44s'ils sont capables de générer de la croissance, pourquoi pas ?
02:47Je pense qu'il y a une énorme différence...
02:49par contre, entre les trends 2024, 2025 et 2026.
02:54Le marché a rémunéré, en 2024 et 2025, les Hyperscalers.
02:59Donc, à toutes les sociétés qui avaient la capacité d'investir
03:02et pouvoir générer...
03:04cette capacité d'implémentation de l'intelligence artificielle,
03:07et même dans nos portefeuilles...
03:09pendant deux ans, on était très focalisés sur ces sociétés.
03:12Oui.
03:13Depuis fin d'année dernière...
03:14la diversification du secteur technologique a augmenté.
03:17Et on est plus concernés...
03:19d'entrer sur les softwares qui, aujourd'hui, souffrent peu,
03:21mais dont la valorisation est super attrayante.
03:24et dont la monétisation des investissements faits par des autres sociétés va...
03:29être visibles en 2026 et 2027.
03:31C'est enfin le moment du soft.
03:33C'est enfin le moment...
03:34parce que là, quand on a vu toutes les boîtes de hardware,
03:36et j'inclus aussi les boîtes de puces, bien sûr...
03:39ou de mémoire vive, les Samsung, les Sky NX,
03:41on sent quand même que le marché est encore très...
03:44attiré par ce genre de valeur.
03:46Mais vous dites 2026, ça doit à un moment...
03:48Ça pourrait...
03:49C'est le différentiel en performance,
03:51c'est le différentiel en valorisation et...
03:54surtout, vous voyez, si vous avez un hyperscaler qui n'attend pas...
03:59le consensus en termes d'estimation,
04:01bien, en fait, devient fortement pénalisé.
04:03Donc, il faut revenir...
04:04sur les sociétés qui n'ont pas bénéficié pendant 2024-2025,
04:08dont les valeurs...
04:09les valorisations sont attrayantes,
04:11mais qu'ils vont bénéficier de l'implémentation et de l'application.
04:14avec une croissance des profits qui va accélérer avec un taux d'utilisation...
04:19qui augmente.
04:20Et on voit que le taux d'utilisation augmente.
04:22Et donc, on attend effectivement de ces groupes...
04:24de logiciels, de software, qu'elles démontrent à travers les publications de 2026 que oui...
04:29l'IA...
04:30alors, on leur permet peut-être de réduire les coûts,
04:32c'est une première histoire,
04:33mais il leur permet de...
04:34générer du chiffre d'affaires supplémentaire.
04:36Exactement.
04:37Ça doit se voir cette année.
04:38Exactement, entre 2026...
04:39c'est 2027,
04:40donc on n'attend jamais effectivement le moment de voir les résultats parce que...
04:44après ce contrat,
04:45mais entre 2026 et 2027,
04:47avec un taux d'utilisation de l'interligation...
04:49artificielle qui augmente,
04:51on devrait avoir ces sociétés qu'ils utilisent,
04:53donc ce qu'on appelle les...
04:54des applications,
04:55bénéficier de cette tendance.
04:56Oui.
04:57Michel, comment le macroéconomiste regarde...
04:59cette histoire de CAPEX ?
05:01Alors, est-ce que c'est du fuel pour la croissance future ?
05:04encore, la dimension macro,
05:06et puis est-ce que ce rythme d'investissement,
05:08Claudia évoque des...
05:09à l'horizon 2030,
05:10où on pourrait dépasser la barre des mille milliards de dollars d'investissement ?
05:14Est-ce que ce sont des estimations solides ?
05:16Enfin, est-ce qu'on va aller jusque-là effectivement ?
05:19On a publié quelques documents sur ces sujets ces dernières semaines...
05:24les derniers mois à la recherche de la Société Générale...
05:26Alors, le premier...
05:29Mais ce premier message,
05:30je suis d'accord avec Claudia,
05:31ça va rester un thème,
05:32on est d'accord...
05:34l'investissement en 2026,
05:35c'est une industrie de naissance,
05:37on est au début de la vague d'investissements.
05:39l'an dernier,
05:41on voit que ça expliquait une grosse part de la croissance...
05:44domestique aux États-Unis,
05:45ça a expliqué la forte croissance du commerce mondial...
05:49malgré la guerre tarifaire,
05:50et ça, tout porte à croire que ça va continuer cette année,
05:53et en plus...
05:54les politiques macroéconomiques aux États-Unis vont être plutôt accommodantes.
05:58Donc...
05:59ça devrait soutenir.
06:00Alors après, il y a la question de l'horizon...
06:03et alors...
06:04quand on regarde ces chiffres-là,
06:05alors nous, on avait des...
06:06Et des surcapacités ou non,
06:07on est en train de construire.
06:08Voilà...
06:09on a fait des calculs un peu poussés,
06:11et...
06:12alors nous, on était partis du...
06:14d'une estimation d'investissement à l'échelle mondiale
06:17d'environ 800 milliards de dollars par mois...
06:19par an,
06:20alors tout compris,
06:21hein...
06:22c'est pas uniquement les épares scalaires...
06:24ça fait quand même 0,7 points de PIB mondial par an...
06:27alors en cas de cumul...
06:29et bien évidemment,
06:30cet investissement,
06:31il doit générer un retour...
06:33et on a essayé...
06:34de comparer cette révolution industrielle...
06:37aux révolutions technologiques.
06:39passées.
06:40Et donc si...
06:41ça avait le même impact sur l'économie que la...
06:44révolution des technologies de l'information et des communications...
06:46fin des années 90, début des années 2000...
06:49il faudrait que la croissance mondiale,
06:51qui est un peu inférieure à 3% l'an...
06:54passe à plus de 4...
06:564,3% l'an...
06:57C'est quand la dernière fois qu'on a eu...
06:58plus de 4% ?
06:59C'est...
06:595,3% l'an...
07:00Voilà, d'accord.
07:01C'est déjà une réponse, Michel.
07:02C'est déjà une réponse.
07:03Voilà.
07:04à l'échelle mondiale, là.
07:05Parce qu'en fait,
07:06les autres révolutions étaient plus...
07:07avaient commencé plus localisées.
07:08Plus localisées.
07:09Plus localisées.
07:09Et si c'était comparable à la machine à vapeur,
07:13pareil, quel pourcent ?
07:144 et des poussières.
07:15Si c'était comparable à l'électricité,
07:17ce serait plus de 5% l'an.
07:19Non, bien sûr.
07:20Là, on voit bien qu'il y a...
07:24un rythme effréné d'investissement.
07:26Et que...
07:27Alors, ça ne veut pas dire que ça ne se produira pas.
07:29quand on regarde...
07:30Il y a beaucoup de macroéconomistes
07:31qui ont fait des estimations
07:32des gains de productivité.
07:34qui sont associés à l'intelligence artificielle.
07:38Il y a le plus...
07:39des pessimistes.
07:40Daron Assemoglou,
07:41à un prix Nobel d'économie,
07:42ça dit que ça ne va pas faire grand-chose.
07:44Voilà.
07:45Et puis, il y en a plus optimistes,
07:47comme un autre prix Nobel d'économie.
07:49Philippe Pagyon,
07:50qui dit,
07:51j'allais faire 1,3-1,4% par an.
07:53Dans ce cas-là, ce serait...
07:54c'est la croissance mondiale
07:56pour effectivement connaître
07:57des rythmes de croissance
07:58supérieurs à 4% l'an.
07:59mais quand on regarde,
08:01il faut quand même
08:02que toutes les étoiles soient alignées.
08:03Il faudrait qu'il y ait des cas...
08:04l'usage, pour reprendre ce que disait Claudia,
08:07assez rapidement...
08:08Oui.
08:09On voit que ça marche,
08:11que les entreprises...
08:12Il n'y a pas de barrières
08:13à la diffusion de l'IA.
08:14Enfin, je veux dire...
08:15Il y a des entreprises utilisatrices.
08:16C'est ça.
08:17Elles embrassent complètement l'enjeu...
08:19qu'on voit des gains de productivité
08:21dans les entreprises utilisatrices
08:22et puis il faut que les autres...
08:24qu'il n'y ait pas de contraintes
08:26sur la chaîne de valeur, l'énergie...
08:29les régulations, les géopolitiques, la sécurité, tout ça.
08:32Oui.
08:33Il faut que tout soit...
08:34Oui.
08:35Il faut que tout soit réuni
08:36et donc le risque, c'est que...
08:39qu'il y ait certains concurrents,
08:41dans le leader...
08:43C'est sûr.
08:44...
08:44dans l'intelligence artificielle,
08:45soient obligés de réduire leurs investissements.
08:49qui peuvent vite se retrouver limités
08:51par une question d'offres énergétiques,
08:53par exemple, dans ces affaires-là.
08:54Voilà.
08:54Mais il y en a beaucoup d'autres.
08:55Et il y en a d'autres.
08:56Il y a la géopolitique aussi.
08:57Oui.
08:58Et donc, voilà.
08:59Donc, c'est ça.
09:00Il faut avoir en tête que les risques auxquels on assiste,
09:02ils sont historiquement...
09:04gigantesques.
09:05Ils sont...
09:06Ils dépassent toutes les révolutions de technologie.
09:09passées, l'humanité.
09:11C'est ça, quand on le compare.
09:14à l'échelle mondiale.
09:16Donc...
09:17Mais encore une fois,
09:18c'est vraiment pas une histoire.
09:19s'il y a un ralentissement,
09:212026.
09:22Oui.
09:23J'entends.
09:24Non, mais c'est bien de donner cette perspective
09:26et ces ordres de grandeur.
09:27Et l'histoire s'écrit sous nos yeux.
09:29de ce point de vue-là.
09:30Comment est-ce que tout ça rebondit
09:31quand on est gérant actions européennes ?
09:34Notamment dans l'univers des entreprises de taille moyenne.
09:37Ce cycle de capex...
09:39tourner vers l'IA.
09:40Alors, on a compris les hyperscalers,
09:42les fournisseurs de hardware...
09:44n'ont largement profité jusqu'à présent.
09:46Est-ce que vous êtes d'accord avec l'idée que maintenant...
09:49c'est les enablers, les diffuseurs
09:51qui vont s'accaparer de cette technologie
09:53et comment ça...
09:54rebondit sur nos marchés en Europe, Benjamin ?
09:56Oui.
09:57Alors, on n'a pas d'hyperscalers effectivement en Europe.
09:58On n'a pas de femmes non plus.
09:59mais on a les équipementiers
10:01et qui, eux, commencent à en bénéficier très fortement.
10:04Cela a été pas mal joué en bourse.
10:05Là, tous les équipementiers européens
10:07sont entre 25 et 30 % de filles.
10:09depuis le début de l'année.
10:11On a eu une très bonne publication d'ASML
10:13hier avant-hier.
10:14qui a bien commencé, enfin,
10:16qui a terminé dans le rouge.
10:18Ensuite...
10:19Et on a aussi un autre moyen de jouer ça,
10:22c'est via les acteurs...
10:24liés à l'électrification en Europe
10:26parce qu'il faut bien l'énergie pour aller monter tout ça.
10:29ce data center-là.
10:30Et là, on a des attentes de CAPEX
10:32qui sont assez gigantesques aussi.
10:34comme sur l'IA
10:35et c'est plusieurs centaines de milliards d'euros par an
10:37en croissance de plus de 10 % par an d'ici à 2035.
10:39avec beaucoup de visibilité.
10:40Et là, ici, on a des champions européens,
10:42enfin, des champions mondiaux européens.
10:43Bien sûr !
10:44Donc, on a les équipements électroniques,
10:46les ABB,
10:47les Legrand,
10:48enfin, les Legrand Schneider.
10:49On a les Cablier,
10:50les Nexan,
10:51les Prismian.
10:52On a aussi des plus petites entreprises un peu moins.
10:54connu des Pfisterers en Allemagne
10:55qui font des connecteurs
10:57pour connecter ces câbles-là, justement.
10:59Et là, la part IA dans leur business
11:01commence à devenir significative, visible.
11:03Je crois que Legrand...
11:04L'activité dans les data centers,
11:05ils partaient de zéro il y a à peine une dizaine d'années,
11:07c'est 20 % de leur...
11:09chiffre d'affaires aujourd'hui.
11:10Ça devient stratégique.
11:12Et puis après, il y a la part d'électrification
11:13qui est indirectement...
11:14Oui !
11:14Ils sont liés à l'IA.
11:15Eux, effectivement,
11:16ils fournissent directement dans les data centers.
11:18Oui, complètement.
11:19Sur la partie logicielle, vous dites quoi ?
11:20Parce qu'on a une belle cote d'entreprises,
11:22de software en Europe.
11:24Notamment dans l'univers Smolémy de Benjamin.
11:26Je suis complètement d'accord
11:27avec ce qui a été dit.
11:28Le marché a pensé...
11:29que c'était la fin de ces boîtes.
11:30Oui, alors que pourtant,
11:31on voit bien que les croissances n'ont pas été...
11:33Enfin, les attentes...
11:3410 pièces n'ont pas du tout été modifiées.
11:37On voit SAP qui se...
11:39on publie des résultats qui sont
11:40un petit peu en dessous des attentes
11:41sur 25 et sur 26.
11:42Et les titres hyper...
11:43Enfin, je crois que c'était 15%.
11:44Après une année 2025,
11:46qui n'a pas été une belle année.
11:48On a Nemechek...
11:49ils font des logiciels qui sont utilisés
11:51par les architectes et les ingénieurs
11:52dans le secteur de la construction.
11:54c'était allemande un peu plus petite
11:56qui a upgradé ses résultats l'année dernière
11:58et qui finit en force...
11:59une forte baisse l'année dernière
12:00qui est déjà à moins de 20% cette année.
12:01Ce matin,
12:02ils ont relevé leurs résultats
12:03et elle baisse...
12:04alors certainement en sympathie
12:05avec la publication de SAP,
12:06mais elle baisse un corps.
12:07Nous, on est convaincus que...
12:09Enfin...
12:09on a l'impression que le marché pense
12:10qu'il va y avoir des EIA natifs
12:11qui vont arriver
12:12et qui vont chambouler tout le marché.
12:14mais pour arriver à déloger des SAP,
12:16des Lemechek,
12:17il faut arriver à avoir une solution
12:18qui est beaucoup moins chère,
12:19bien meilleure.
12:19Pourquoi est-ce qu'ils arriveraient à le faire ?
12:21Il y a quand même des grosses barrières d'entrée
12:22en dehors du coding.
12:23Il faut connaître son marché.
12:24Il faut connaître ses clients.
12:25Il y a de la racontation assez spécifique par niche.
12:27Et les SAP,
12:28ils sont chez le client.
12:29Exactement.
12:29dans l'entreprise.
12:30Et parfois,
12:31pour toute la vie de l'entreprise.
12:32Je veux dire,
12:33c'est...
12:34Il faudra passer...
12:34Il faut passer sur le club des SAP
12:35pour pouvoir être un jour...
12:36Enfin, full...
12:37Qu'est-ce qui va changer la perception du marché ?
12:39Le marché s'est polarisé,
12:40a pris le parti que c'était des losers éternels de l'IA.
12:43Il y a sans doute de l'exemple...
12:44Il y a des exagérations là-dedans.
12:45Qu'est-ce qui va modifier la perception ?
12:47Ce n'est pas les questions des SAP...
12:49C'est sûr.
12:50Il va falloir avoir quelques bonnes publications.
12:53Ouais.
12:54Et peut-être avoir l'arrivée d'OpenAI, d'Entropic en bourse,
12:58pour voir un peu ce qui se passe.
12:59Je ne sais pas.
13:00Mais là, en tout cas,
13:01ce n'est que du sentiment,
13:02ça c'est sûr.
13:03Michel ?
13:04Oui, je voulais rebondir.
13:04sur l'impact sur l'Europe,
13:06l'intelligence artificielle.
13:07Donc, il y a deux...
13:09Deux versants demandent
13:10et donc l'investissement,
13:12un peu comme aux États-Unis.
13:13Alors, on...
13:14On voit des frémissements en Europe.
13:16Ce n'est pas 50% de la croissance comme aux États-Unis, mais ça...
13:19ça peut expliquer peut-être 20% de la croissance.
13:23Quand on regarde...
13:24les quelques données dures qu'on a.
13:27Et puis, il y a l'aspect offre.
13:28Et là, j'ai été sûr.
13:29On a repris.
13:30On a regardé un peu en détail,
13:31effectivement,
13:32toute la production.
13:34de biens manufacturiers en Delta
13:36qui sont liés à l'intelligence artificielle.
13:38Et on arrive à peu près...
13:39à 2% du PIB en zone euro.
13:42Mais ce n'est pas ridicule.
13:43Non, c'est pas ridicule.
13:44Parce que si ça fait plus 10% par an,
13:46on rajoute 0,2 points à la croissance.
13:48Alors que quand...
13:49une croissance de 1%,
13:50c'est vraiment pas rien.
13:52Donc on bénéficie aussi...
13:54quand même de ce cycle-là.
13:55Même si on est un portateur net.
13:57Mais en fait, on va...
13:58de ces biens-là.
13:59en valeur ajoutée,
14:01c'est positif et ça croit.
14:03Oui.
14:04Quand même, on voit que les tendances
14:06sont sur l'investissement.
14:07Même l'année dernière,
14:08la contribution...
14:09la croissance du PIB américain
14:11a été exceptionnelle.
14:12Oui.
14:13Tout le monde attendait un ralentissement.
14:14macroéconomique aux États-Unis début 2025.
14:17On l'attendait en Europe à 9...
14:19On voit que sur la partie équipement,
14:20même allemand,
14:21ça s'améliore.
14:22Donc un structurement
14:23qu'il soit désinvestissement...
14:24privé ou que ce soit des investissements publics,
14:26parce qu'il y a des investissements publics,
14:27la tendance des fonds est...
14:29assez positive.
14:30Ça rend...
14:31J'aime bien cette histoire de Capex,
14:32mais est-ce que ça rend la croissance plus...
14:34résiliente ?
14:35Parce que là aussi,
14:36la big picture de 2025,
14:37c'est qu'on se dit qu'avec le FRA 4...
14:39Trump,
14:40les frictions partout,
14:42tout le temps,
14:43géopolitiques, etc...
14:44Je veux dire,
14:45à un moment,
14:46tout le monde a vu quand même
14:47que la croissance pouvait lâcher.
14:48C'était le moment Libération Day.
14:49et au final,
14:50non,
14:51la croissance est quand même très résiliente.
14:52Est-ce qu'il y a un changement de nature de la croissance ?
14:54qui explique cette résilience ?
14:56Je pense qu'en fait,
14:57on rentre dans des cycles à des longs termes...
14:59en acquérant le régime macroéconomique,
15:01tu peux le dire peut-être à Michel,
15:03je ne sais pas si tu es d'accord, mais...
15:04c'était moins volatile.
15:05On avait un régime macroéconomique
15:07où l'évolution des taux d'intérêt avait...
15:09un impact sur le consommateur
15:11où le marché de l'emploi pouvait effectivement...
15:14avoir un impact sur le cycle et la croissance générale.
15:17Aujourd'hui, on est dans des cycles d'investissement...
15:19qui sont multi-annuels,
15:21qui ont prolongé ce cycle
15:23de manière assez impressionnante.
15:24Il ne faut pas oublier qu'on allait à travers
15:26des hausses de taux en 2022 assez exceptionnelles...
15:29sans récession.
15:30On a un cycle qui est extrêmement long
15:32et prolongé par ces investissements...
15:34privés et publics.
15:36Michel, changement de nature de la croissance ?
15:39On est moins...
15:41La consommation reste importante,
15:43ce n'est pas ce que je veux dire, mais...
15:44on a quand même plus de soutien
15:47de la part de l'investissement,
15:48de la production.
15:49en tout cas, c'est l'idée.
15:50Oui, mais après,
15:51la volatilité en macroéconomie,
15:53elle vient en général...
15:54de choc externe,
15:56de crise financière...
15:59choc, crise immobilière...
16:03C'est souvent la dette...
16:04qui est le problème dans les crises.
16:05Voilà, il y a des crises comme ça,
16:07et ça, bon...
16:09je pense qu'il y a quand même encore
16:11des zones de fragilité dans le monde.
16:14Donc, bon...
16:15je ne dirais pas que ça a totalement disparu.
16:17Avec...
16:18Non, mais la question...
16:19du financement de ces CAPEX,
16:20qui est peut-être une source de vulnérabilité aussi,
16:22derrière ce thème-là.
16:23Et on le voit...
16:24On le voit,
16:25dès qu'on a eu des mouvements sur la partie spread,
16:27l'investissement grade,
16:28sur la partie tech...
16:29l'année dernière,
16:30on a eu une correction des marchés.
16:31Ouais.
16:32Euh...
16:33Si...
16:34...
16:34si on bascule un peu sur...
16:36l'idée du dollar,
16:37et donc, bon,
16:38de la Fed, de Trump...
16:39du debatement trade,
16:41également.
16:42Benjamin, d'un point de vue européen,
16:43encore une fois...
16:44l'eurodoll à 1,20.
16:46Au début 2025,
16:47on ne devait pas être loin de la Paris...
16:49l'eurod,
16:50je crois.
16:51Donc ça fait quand même déjà un beau...
16:52un beau parcours.
16:53Ça a été un vent contraire pour pas mal...
16:54de boîtes exportatrices évidemment en 2025...
16:57pour l'Europe.
16:59Euh...
16:59j'entends.
17:00Euh...
17:01Comment les entreprises se sont adaptées à cette situation ?
17:04Est-ce que...
17:04un vin, c'est un équilibre qui convient malgré tout à tout le monde, à des entreprises...
17:09européennes aussi ?
17:10Est-ce qu'il y a des stratégies de couverture particulières ?
17:12Bref,
17:13est-ce que ça pèse...
17:14encore un peu sur les perspectives et les résultats ?
17:16Ou est-ce que les boîtes européennes se sont adaptées ?
17:18Alors déjà...
17:19les entreprises elles se couvrent généralement toujours contre...
17:21contre le taux de change.
17:23Euh...
17:24C'est pour ça que normalement...
17:24moi, personnellement, ça met à peu près un an à impacter vraiment l'opérationnel.
17:28Mais c'est sûr que...
17:29la baisse du dollar, elle est négative pour toute l'entreprise européenne comprise.
17:33Elle est...
17:34elle est relativement plus positive pour les petites entreprises
17:36parce qu'elles sont plus domestiques et donc elles vont moins...
17:39être impactées par cette baisse du dollar.
17:43Mais globalement, c'est...
17:44…
17:44très négatif. Et elles s'attendent à quoi pour l'année 2026 ?
17:49Généralement, les CFO, quand vous leur parlez, ils vous disent qu'ils ne font pas de paris sur le dollar.
17:54Je ne sais pas s'ils ont un niveau en tête qui est pivot. Eux, ils se couvrent.
17:59Et puis ça impacte leur croissance tous les ans.
18:02Est-ce qu'on peut imaginer que ce soit un...
18:04On voit au contraire un peu moins puissant en 2026 les mouvements du dollar et 1,20.
18:09Est-ce que c'est déjà un sujet à minima de réflexion pour la Banque Centrale Européenne, par exemple ?
18:14Michel, avec en plus des chiffres d'inflation qui vont quand même un peu s'écarter de la cible, au moins à court terme.
18:19Pas mal !
18:21Je dirais la question du taux de...
18:24On change l'appréciation de l'euro, en fait essentiellement contre le dollar.
18:29un peu aussi contre l'yen, le yuan, mais c'est essentiellement une histoire de l'art.
18:34Comme tu l'avais dit, c'est une histoire des basements de l'art et donc il faut avoir en tête que...
18:39L'euro il s'est apprécié, pas contre toutes les dévices, quand on regarde le taux de change effectif de l'euro.
18:44Surtout quand on en plus prend en compte les évolutions d'inflation qui sont...
18:49pas les mêmes...
18:50Le taux de change effectif réel.
18:52Réel.
18:53C'est ça.
18:54C'est ça.
18:54qui est important parce qu'il faut tenir compte aussi si un pays peut se dévaluer.
18:59d'évaluer sa devise, mais si les prix domestiques augmentent d'autant...
19:02Voilà, ça c'est tout à fait.
19:04Tout est effacé.
19:05Très clair.
19:06Et donc le taux de change réel de l'euro contre tout le débit...
19:09Il a quasiment pas bougé depuis 2024.
19:11Il a augmenté de 3 à 4%.
19:13C'est pas une perte...
19:14En tout cas, la perte de compétitivité ne vient pas de la devise.
19:17Déjà, de mettre ça dans le contexte...
19:19et en plus ça dépend des pays, par exemple la France et l'Italie,
19:22comme il y a eu peu d'inflation.
19:24Le taux de change réel de la France est un plus bas historique aujourd'hui.
19:29Et l'euro...
19:30Du point de vue des gens...
19:31Pour la France, l'euro réel est un plus bas.
19:34Est un plus bas historique.
19:35On a moins de 1% de l'inflation.
19:36Oui, mais on n'a pas...
19:38Les salaires n'augmentent pas.
19:39Et donc, avoir ça en tête qu'en termes sur long...
19:44à toute période, il ne se passe pas des choses qui vont...
19:49changer radicalement le profil de croissance, même d'exportation.
19:54des entreprises de la zone européenne.
19:55Alors après, je pourrais même rajouter...
19:59Si on regarde l'aspect croissance, qu'en général dans les modèles macroéconomiques...
20:04Ce qui compte, c'est d'où vient l'appréciation de la devise.
20:09Et alors si c'est parce qu'il y a des tensions domestiques...
20:14Il doit y avoir un durcissement à la politique monétaire.
20:16On voit bien que le but, c'est de...
20:19de rafraîchir tout ça.
20:20Et donc effectivement, on va s'attendre à moins d'activité.
20:23Mais ici, c'est...
20:24C'est une histoire de dollars, des basements.
20:27Ça veut dire quoi ?
20:28C'est-à-dire qu'il y a des flux financiers...
20:29du monde qui vont vers l'Europe et qui vont s'investir.
20:34Qui sortent du dollar vers le reste du monde.
20:36Et ça, c'est très positif.
20:37Et donc les modèles macroéconomiques disent qu'au finalement...
20:39l'impact macro, en général, il n'est pas...
20:44C'est pour ça qu'en Allemagne, en Europe, on a souvent préféré avoir une devise forte.
20:49autre chose.
20:50Donc ça, c'est un...
20:51Donc l'impact macro économique réel sur...
20:54Pour nous, il n'y a pas circulé, il n'y a rien à voir.
20:58Pas vraiment de sujet.
20:59D'accord.
20:59Il y a peut-être un petit sujet vis-à-vis de la Chine.
21:03La Chine.
21:04Ça a été évoqué par la BCE Philippe Laine.
21:07Mais pour la Chine...
21:09Le tout change joue.
21:11Mais c'est pas...
21:12On voit bien avec les véhicules électriques, d'autres technologies.
21:14Ce n'est pas le seul sujet, le prix.
21:16Il y a les technologies elles-mêmes.
21:17Ils ont de la compétitivité hors...
21:19En prix désormais.
21:20En prix, voilà.
21:21Mais après, pour revenir à la politique monétaire, le vrai sujet...
21:24De tout temps, c'est le rapport mécanique entre le change et l'impact.
21:29C'est l'inflation.
21:30Et là, encore une fois, quand on regarde aujourd'hui...
21:34par rapport à 2024, le taux de change d'effectifs réels, il a augmenté de 4%.
21:39Ça veut dire qu'il y a 0,1, 0,2 points d'inflation en moins.
21:42Et effectivement, l'inflation au début d'année...
21:44ça va baisser peut-être à 1,6, 1,7.
21:46Et donc, si ça se prolonge, on peut...
21:49on pourra même peut-être baisser en dessous.
21:51Et donc...
21:52Ça va nous inquiéter, Michel.
21:53Bah oui.
21:54Et donc, la Banque Centrale Européenne devra...
21:57Je trouve qu'il y aura les...
21:59les DOV qui plaideront...
22:00Il y aura une discussion.
22:01Pour des bêtes des taux.
22:02D'accord.
22:03Ce qui n'est pas...
22:04Non, je sais que vous regardez à travers, là.
22:06À travers, voilà.
22:07Mais...
22:08Mais cette discussion, elle va...
22:09Elle risque d'avoir lieu.
22:10Elle risque d'avoir lieu.
22:11Probablement pas la semaine prochaine, je pense.
22:13Mais...
22:14Bon.
22:14Mais c'est quand même très intéressant.
22:15Alors, Claudia, et puis...
22:16C'est quand même très intéressant.
22:17Et puis, je veux qu'on parle des métaux avec vous aussi, bien sûr.
22:19Allez-y.
22:19C'est quand même très intéressant, Michel.
22:21Elle met une avance sur deux points.
22:23C'est le taux d'échange.
22:24C'est le taux d'échange par rapport à un panier des valeurs.
22:27C'est pas seulement par rapport aux dollars.
22:29Oui.
22:29C'est ce qu'on n'exporte pas seulement par rapport aux États-Unis.
22:31Pondérer des échanges commerciaux.
22:32Donc, elle est faite à pondérer des échanges...
22:34Il n'y a pas eu un mouvement aussi important.
22:35Ok.
22:36Et pas aussi important d'impacter, je dirais, la croissance des...
22:39profitent au niveau des grandes entreprises européennes.
22:42Le deuxième point qui est très important...
22:44Il y a aussi, quand on regarde à l'évolution de taux de change à Eurodollar par rapport à l'économie...
22:49C'est un écart de taux entre les États-Unis et l'Europe.
22:51Aujourd'hui, on devrait être sur un taux de change qui est légèrement...
22:54inférieur à 1,20.
22:55Donc, nous, on a l'estimation du taux de change autour de 1,20 pour des autres raisons.
22:59Mais quand on regarde fondamentalement, on est plutôt entre 1,17 et 1,18...
23:04plus de 1,20.
23:05C'est très important, parce que ce qui se passe, ou ce qui se passe, c'est un travaux...
23:09vendredi et lundi, montre qu'il y a un mouvement spéculatif sur le change et pas fondamental.
23:14Et ce mouvement spéculatif sur le change a un impact sur les métaux précieux...
23:19une dépréciation du dollar avec une réappréciation de l'or, de l'argent...
23:24et des autres matières premières qui sont inversement corrélées au taux de change.
23:27Donc, en fait, ça s'est mis quand même...
23:29dans cette discussion, pas mal des mouvements qu'on a eu pendant 2 ou 3 jours sur les marchés.
23:32J'entends.
23:33Et sur les métaux précieux...
23:34parce que là, au moment où on se parle, on avait un début de séance, j'allais dire, un peu comme chaque jour...
23:39sur l'or, l'argent, le cuivre également, c'était des hausses spectaculaires...
23:44et tout s'est retourné en cours de séance.
23:46On a quand même beaucoup de volatilité sur ces métaux précieux aujourd'hui.
23:49Alors, la Chine est peut-être en train de relever les marges requises pour investir...
23:54sur certains de ces métaux, l'argent notamment...
23:59Il y a la semaine fériée en Chine également, on sait que beaucoup de spéculation vient de Chine sur cette...
24:04sur ces marchés de matières premières, donc la semaine fériée peut-être incite aussi à...
24:09à prendre des profits et déboucler les positions, mais il y a quand même beaucoup de volatilité sur ces métaux.
24:13Il y a beaucoup de volatilité...
24:14mais vous voyez, nous avons énormément écrit sur le sujet des métaux précieux...
24:19même des métaux industriels.
24:20Pour moi, il faut faire parmi les métaux précieux la distinction entre l'or et l'or...
24:24et l'argent. L'argent, le mouvement qu'on a eu, est purement spéculatif. Pourquoi ?
24:29Parce que l'argent, c'est une matière première qu'on utilise pour produire.
24:33Donc, dès qu'il y en a...
24:34on a une hausse de prix, il y a moins de production et donc, cycliquement, on a une pression...
24:39vers la baisse de la demande et donc, on devrait avoir une baisse des prix.
24:43Et l'argent...
24:44n'est pas utilisé par les banques centrales dans leur réserve d'échange.
24:47Donc, en fait, le mouvement sur l'argent...
24:49qui a été assez spectaculaire pourrait arriver à une fin et on a eu une période à l'histoire...
24:54où l'or continue à monter et l'argent baissait.
24:56D'accord.
24:57Quand on regarde l'or...
24:59pour moi, la situation est plus structurelle.
25:01Vous avez une classe d'actifs qui est très...
25:04très défensive lorsque vous avez des inquiétudes géopolitiques, lorsque vous avez des inquiétudes...
25:09sur la dette américaine, parce qu'effectivement, on voit qu'avec la relance budgétaire et si on est en déficit...
25:14à cette personne, la dette peut s'empirer sur les 10 ans à venir.
25:17Et surtout, vous avez une classe d'actifs...
25:19qui peut être très résiliente en cas d'inflation.
25:23Imaginez...
25:24que demain, à la banca centrale, nous avons un changement de chairman et que la banca centrale...
25:29devienne la 6, ce n'est pas notre scénario de base, mais vous avez des attentes d'inflation qui...
25:34vont déraper vers la hausse et donc vos classes d'actifs obligataires...
25:37Ce qu'on ne voit pas aujourd'hui, dans le débat...
25:39Voilà.
25:39Exactement.
25:40Il n'y a pas ce désancrage des anticipations d'inflation.
25:42C'est juste une perception, c'est bien ça...
25:44Et moi, je ne crois pas aux basements parce que je vois effectivement que les attentes d'inflation sont bien...
25:49mais c'est dommage.
25:50Vous avez une banca centrale qui est avec une croissance nominale à 100%.
25:5450% baissent les taux.
25:55Vous pouvez avoir l'inflation qui dérape à la hausse.
25:58Une partie des...
25:59des rendements obligataires sur les durations longues qui augmentent...
26:02et donc à votre classe d'actifs obligataires...
26:04ne défend pas le portefeuille en cas de l'investissement.
26:07Et là, vous avez l'or.
26:08Et en plus, vous avez l'or...
26:09qui est utilisé par les banques centrales dans leur réserve d'échange.
26:12Et donc, ce qu'il y a des limites, on ne sait pas...
26:14Il ne faut pas valoriser l'or, donc il ne faut pas s'arrêter à un niveau de prix...
26:18Non, il ne faut pas...
26:19ce qu'il y a des limites.
26:22Entre temps, on a un classe d'actifs.
26:24qui, dans la durée, va se comporter comme une classe d'actifs défensives.
26:29et alternatif.
26:30Et de l'autre côté, vous avez une classe d'actifs qui est spéculative.
26:33Non, non, j'ai bien compris la distinction.
26:34entre le thème or et le thème argent.
26:36Les matières premières, en général, c'est une classe d'actifs...
26:39hyper attrayante.
26:40Aujourd'hui, on a eu l'envolée des prix.
26:42Mais même quand on pense au cuivre...
26:44Le cuivre est utilisé partout dans l'électrification, dans l'intelligence artificielle.
26:48Donc, on est...
26:49normalement dans des classes d'actifs où il y a un déficit d'offres.
26:52Et plus le gap entre déficit...
26:54et demande s'élargit,
26:57en fait, il y a un impact sur les prix.
26:59pour ceux qu'on voit aujourd'hui d'aller marcher.
27:01C'est intéressant.
27:02Là, je rebondis sur les deux sociétés que vous citiez toutes.
27:04Tout à l'heure, Benjamin Nexan, c'est Prismian.
27:06C'est intéressant parce que le cuivre, c'est un peu leur matière première.
27:09J'imagine que ce sont des boîtes qui sont obligées de s'adapter face à l'envolée,
27:12la perspective d'avoir peut-être...
27:14des prix de matières premières, de métaux industriels structurellement plus élevés.
27:18Ils apprennent...
27:19ils apprennent à recycler le cuivre pour maintenir des coûts raisonnables, j'imagine.
27:24Ils apprennent tous à de plus en plus recycler.
27:26Au niveau européen, c'est aussi ce qu'on...
27:29essaye de faire.
27:30C'est ce qui a été dit, mais on sait que dans quelques années, on va être en...
27:34sous-capacité pour faire une transition énergétique et numérique et donc...
27:39on a besoin soit d'agrandir les mines actuelles, soit d'en faire d'autres.
27:42Et donc cette hausse du cuivre, elle est pas mal...
27:44elle est assez positive parce que ça permet...
27:45Ouais, ouais, de rouvrir des projets.
27:46Oui, et puis les miniers vont pouvoir faire les capex qu'ils ont besoin de faire.
27:49pour agrandir et aussi parce qu'il y a la teneur en minerai qui s'affaiblit.
27:52Donc il faut plus procéder.
27:54donc encore plus de capex.
27:58Et après...
27:59vous avez des acteurs qui sont dans la transition énergétique
28:02et qui dépendent pas du prix du cuivre.
28:04pour eux, c'est tout positif.
28:05Mais bon, Nexant et Prismion, ils passent à leurs clients de toute façon...
28:08Ils passent la hausse du cuivre.
28:09Ils passent la hausse du cuivre.
28:09Ouais, ouais.
28:10Ils ont ce pricing power.
28:11Tout à fait.
28:12Bon, stratégie action européenne...
28:14Qu'est-ce qui guide votre réflexion là chez Amplégès
28:17pour l'univers notamment des mid-cap ?
28:19En zone euro.
28:20Il y a eu un bon début d'année.
28:22La fin d'année était plutôt bonne aussi.
28:24Est-ce qu'il y a l'idée quand même qu'on repart dans un cycle de surperformance pour cette...
28:29univers d'investissement ?
28:30Est-ce que les planètes sont alignées pour qu'on ait enfin...
28:34un vrai rebond de la croissance bénéficiaire pour les entreprises européennes ?
28:38Bah, on espère...
28:39Il y a eu quelques années compliquées qui n'ont pas forcément été expliquées par...
28:44l'opération...
28:45Enfin, l'opérationnel.
28:46On a d'abord eu la hausse des taux.
28:47Enfin, en fait, on a eu le Covid qui a été compliqué.
28:49Beaucoup...
28:49plus compliqué pour les small que pour les larges.
28:50On a eu un gros rebond en 2021.
28:52On a des valorisations qui sont devenues excessives sur la classe...
28:54des actifs.
28:55Et en 2022, on a eu la hausse des taux à cause de l'inflation.
28:57Et là, ça a été très, très compliqué.
28:59pour toutes les entreprises, mais surtout les small.
29:01Les larges sont reparties depuis en valorisation, mais les small, elles sont restées.
29:04quasiment à ce niveau-là.
29:05C'est la seule classe d'actifs quasiment où on est encore au plus bas en termes de valorisation.
29:09historique par rapport à...
29:10Il n'y a pas eu de re-writing là ?
29:11Non, il n'y a pas eu de re-writing parce qu'en fait...
29:13Enfin, il y a eu un petit peu de re-writing...
29:14Pardon, l'année dernière, mais par rapport aux larges, il y a eu le même re-writing sur les larges.
29:17Donc le gap, en tout cas, est toujours...
29:18Relatif.
29:19Il est toujours le même.
29:20Ce qui est plutôt positif, c'est...
29:23En fait, Trump, c'est un peu le...
29:24C'est le meilleur allié des small cap européennes parce qu'il y a cette volonté de se protéger avec du...
29:29domestique.
29:30Et donc voilà.
29:31Et on voit qu'il y a de plus en plus d'investisseurs américains.
29:34Qui commencent un peu à re-regarder les small cap européennes pour se couvrir.
29:38Pour l'instant, ils sont encore...
29:39En mode FOMO IA, ils savent qu'à un moment donné, il va peut-être falloir shifter.
29:42Et c'est un des seuls secteurs qui est...
29:44Pas cher, comme je l'ai dit, et qui est domestique.
29:46Donc voilà.
29:48Et qu'est-ce qu'on a...
29:49D'autres, on a les taux qui ont commencé à baisser en 2024.
29:52Donc le temps que ça impacte l'opération.
29:54Ça devrait commencer à impacter.
29:56Mais les taux longs, eux, ne baissent pas.
29:58Donc sur le niveau...
29:59Le niveau de valorisation des entreprises, ça ne nous aide pas trop.
30:01Et puis on a la croissance en Europe qui...
30:04Il devrait un petit peu s'accélérer.
30:05Ça c'est très positif parce que les small cap, elles sont beaucoup plus...
30:07Sensibles.
30:08Oui.
30:09Beaucoup plus sensibles que les large cap.
30:10Donc le thème, c'est cyclique pour vous là.
30:12Oui, c'est la reprise en Europe.
30:13C'est...
30:14C'est cette...
30:15Donc c'est quoi ?
30:16La construction de...
30:17C'est la souveraineté européenne, c'est un thème dont on parle de plus en plus.
30:19Alors...
30:19Mais c'est cette volonté de...
30:21C'était le rapport de Mario Draghi fin 2024 qui expliquait qu'il fallait...
30:24investir 800 milliards d'euros par an pour retrouver notre souveraineté.
30:27C'est 5% du PIB européen.
30:28Donc c'est quelque chose de...
30:29de très significatif.
30:30Alors...
30:31Le plan, pour l'instant, on n'arrête pas quand on voit les entreprises...
30:34les impacts qui se font attendre.
30:36Au début, c'était H2 25 puis H1 26.
30:38Là, ça semble être plutôt...
30:39H2 26, ça sera peut-être 27.
30:41Mais bon, c'est en train de se mettre en place.
30:43Et en dehors...
30:44Il y a aussi...
30:45On voit qu'il y a de plus en plus de politiques pro-business et protectionnistes
30:47qui sont mises en place.
30:48Et il y a...
30:49c'est tout à fait nouveau en Europe.
30:51On a les...
30:52les taxes d'ajustement carbone qui sont mises en place.
30:54depuis le début de l'année.
30:55On devrait avoir les quotas sur l'acier qui vont arriver en juillet
30:57et qui auront un impact très fort.
30:59de Richebourg, société française de recyclage,
31:01qui dit que si cette taxe arrive, les taux d'utilisation...
31:04de l'acier resté européen passerait de 60 à 80%.
31:06Parce que l'acier européen deviendrait beaucoup...
31:08Bien sûr.
31:09de mes remarchés.
31:10Ah ouais.
31:11Bon.
31:12Donc le thème du cycle porte pour vous là une stratégie action.
31:14Ouais.
31:14européenne en 2026.
31:15Comment s'écrit l'histoire macro à 2026 pour la zone euro ?
31:19Nous, on est relativement optimiste d'un point de vue cycliste.
31:24On est plutôt optimiste d'un point de vue cyclique.
31:26On croit à une reprise.
31:29longue, plusieurs années en zone euro.
31:32En tout cas, et plus rapide.
31:34que ce qu'on a connu depuis 2022.
31:37Alors, légèrement autre chose.
31:39c'est une reprise cyclique parce que c'est...
31:42on pense que le poison...
31:44potentiel de croissance en zone euro, il est relativement faible...
31:46à cause de la démographie.
31:47Il est en dessous de 1%.
31:48Mais...
31:49peut-être même plus proche de 0,5 que de 1.
31:51Donc, si on a des taux de croissance à...
31:54et des poussières pendant 3 à 4 ans, c'est nettement mieux que ce qu'on a connu ces dernières années.
31:59C'est une hot economy, quoi.
32:00Voilà.
32:01Et c'est aussi pour ça qu'on...
32:03Oui !
32:04C'est le prochain mouvement de la BCE et ce sera plutôt une hausse qu'une baisse.
32:06C'est vraiment.
32:07Bien sûr.
32:08Voilà.
32:09Alors, pourquoi...
32:09on croit en cette reprise cyclique.
32:12Alors, le premier...
32:13Durab, c'est le premier...
32:14point évident, c'est le plan de relance en Allemagne qui commence à apporter ses fruits pour l'Allemagne.
32:19Grosso modo, c'est une croissance zéro depuis 2022, 2023, 2024, 2025.
32:24Et là, au moins 1%.
32:28Oui.
32:29Donc...
32:29Ils viennent de réviser un peu à la baisse, mais c'est 1%, quoi.
32:31Voilà.
32:32C'est l'ordre de grandeur.
32:33Donc, il y a ça.
32:34Il y a la poursuite des investissements européens, les fonds NGU.
32:39Oui.
32:39même si le deadline pour recevoir l'argent, c'est cette année, mais...
32:44L'argent, il va être dépensé...
32:45Ça va être dépensé en 20...
32:46Oui, oui.
32:47C'est ça.
32:4826, 25, 28...
32:49Oui, oui.
32:49Ça va continuer.
32:50Et puis après, il y a l'immobilier.
32:54Aussi, qu'on voit l'immobilier qui était négatif en termes de...
32:59d'investissements depuis 2021, qui est en train de se stabiliser.
33:02Alors, ce n'est pas glorieux, mais rien que ça.
33:04C'est le début, en fait.
33:06Ce n'est plus un contributeur négatif à la croissance.
33:08Voilà.
33:09On croit toujours à la consommation.
33:10Et puis après, il y a toutes les histoires d'investissements qu'on a tous évoquées.
33:14ici, et à la fois qui concerne le prix du public.
33:19Le privé, la défense, l'électrification, la transition climatique...
33:24c'est l'intelligence artificielle.
33:25Donc, voilà.
33:26Oui, on est...
33:28On est...
33:29plutôt positif, en termes relatifs, par rapport aux standards de l'Europe,
33:33aux taux de croissance qu'on a.
33:34connus ces dernières années.
33:35Mais c'est une histoire cyclique, conjoncturelle.
33:37C'est-à-dire, vous conservez...
33:39C'est une belle idée que la croissance potentielle...
33:41Alors, c'est un range, une estimation, une fourchette.
33:43Voilà.
33:44Vous êtes plutôt...
33:44peut-être dans la fourchette basse, mais vous modifiez pas les perspectives de croissance
33:48potentielle de la zone.
33:49Non, on a...
33:49Pour l'instant, oui, pour l'instant, on les voit entre 0,5 et 0,8%.
33:54L'ancien...
33:54sachant que si on croit aux projections démographiques d'un institut statistique national...
33:59la force de travail, elle est en train de baisser en...
34:04zone euro et qu'il y a un changement radical par rapport aux croissances qu'on a connues depuis...
34:09les 15 précédentes années.
34:11Rien que ça, parce que la croissance potentielle s'est déposée...
34:14la productivité et l'emploi.
34:15Donc, si l'emploi, il peut pas progresser...
34:19Il reste la productivité.
34:21Voilà, il reste que la productivité.
34:23L'histoire...
34:24européenne sur le plan de l'investissement.
34:26Comment vous regardez ça, Claudia H, et que vous aimez bien les Etats-Unis...
34:29peut-être l'Asie aussi, et l'Europe dans tout ça ?
34:32Nous, une fin d'année, on arrive...
34:34nous avons utilisé pas mal nos allocations dans les portefeuilles...
34:36on a été...
34:37je l'ai mentionné tout à l'heure...
34:38on a été...
34:39pratiquement aux Etats-Unis au secteur technologique...
34:41et puis, entre septembre et décembre...
34:44on n'est pas si positif sur le Japon...
34:46on est pas si positif sur l'émergent...
34:48on était positionnés...
34:49sur le secteur technologique chinois...
34:51donc, effectivement, on voit qu'il y a...
34:54relativement une amélioration de la croissance en Europe...
34:57et une partie de la...
34:59de l'Asie aussi, par rapport aux Etats-Unis...
35:00qui ont vu une croissance rester...
35:02très bien orientée pendant des années...
35:04donc, on le joue dans les portefeuilles...
35:06parce que...
35:07on fait du stock picking...
35:08qui sont encore sur la...
35:09défense...
35:10qu'il soit sur la partie manufacturière...
35:11et il y a les équipements...
35:12on voit une reprise...
35:13dans la...
35:14dans les équipements aussi...
35:16donc, effectivement...
35:17on a un positionnement qui est beaucoup plus large...
35:19par rapport à la concentration qu'on a eue pendant deux ans...
35:21Oui, oui, je comprends...
35:22et...
35:23pour conclure...
35:24à nouveau sur le thème de la souveraineté...
35:26vous lancez une stratégie chez Amplégeste...
35:28enfin, il y a beaucoup de fonds...
35:29de la souveraineté qui...
35:30qui naissent...
35:31chaque jour ou chaque semaine...
35:32et c'est très bien...
35:33en Europe...
35:34en France...
35:35notamment...
35:36oui, c'est...
35:37c'est un thème plus large que le seul secteur de la...
35:39c'est la défense Benjamin...
35:40c'est vrai qu'on parle beaucoup...
35:41un coup de la défense...
35:42parce que c'est ce qui a très fort...
35:43c'est ce qui a très bien marché en 2000...
35:44en 2025...
35:45mais il y a d'autres thématiques...
35:47il y a les technologies stratégiques...
35:49il y a l'indépendance énergétique...
35:50aujourd'hui, on importe encore 60% de notre énergie...
35:52la transition énergétique...
35:53ça va nous permettre de reprendre...
35:54le contrôle là-dessus...
35:55on a les ressources critiques...
35:56on a à avoir une industrie complète...
35:59on a notre industrie qu'on a délocalisée aux Chinois...
36:01et qui commence un peu à...
36:03à étouffer nos marchés...
36:04européens avec des produits subventionnés...
36:06mais surtout des produits qui sont de plus en plus de bonne qualité...
36:08de qualité...
36:09c'est ça oui...
36:10c'est un état stratégique vraiment...
36:11et...
36:13et donc...
36:14il y a des choses à jouer...
36:15et en fait, ce qui s'est passé au secteur de la défense...
36:16l'explosion des carnets de commandes...
36:17c'est le secteur de la défense...
36:18et il a...
36:19la réaction des États et de l'Union Européenne...
36:21c'est la preuve que...
36:22quand l'Union Européenne est au pied du mur...
36:24elle sait faire les choses...
36:25sur la partie ressources critiques...
36:27ils ont aussi déjà commencé à sélectionner 47%...
36:29des projets...
36:30miniers un peu partout en Europe...
36:31pour aller...
36:32on va se remettre à...
36:33relancer les mines...
36:34voilà...
36:34oui...
36:35on est un petit peu obligé...
36:36et d'ailleurs c'est bénéfique pour les capex des minières...
36:38parce que du coup...
36:39avec cette déglobalisation qu'on a...
36:40on va avoir une multitude de projets...
36:41et donc c'est très bénéfique...
36:43et...
36:44et sur l'industrie...
36:45c'est ce qu'on disait sur l'Allemagne...
36:47qui était l'industriel par excellence...
36:49très compliqué depuis...
36:50depuis 2019...
36:51et donc ce plan MERS là...
36:52qui...
36:53qui veut investir 500 millions...
36:54600 millions...
36:54500 milliards pardon...
36:55pendant...
36:56sur dix ans...
36:57ça devrait...
36:58on espère...
36:59relancer l'industrie...
36:59même si pour l'instant...
37:00c'est encore un peu compliqué...
37:01notamment sur l'automobile...
37:02la chimie...
37:03et tout ça...
37:04demain ce sera la journée de l'Europe...
37:06sur le plan macro en tout cas...
37:07puisqu'on aura les premières estimations...
37:08de croissance pour...
37:09l'Allemagne...
37:10la France...
37:11l'Espagne...
37:12l'Italie...
37:13la zone euro dans son ensemble...
37:14et puis les deux premières...
37:14estimations d'inflation...
37:15également en Allemagne...
37:16ou encore en Espagne...
37:17pour le mois de janvier...
37:18merci à vous trois...
37:19merci à vous trois...
37:19merci d'avoir été les invités...
37:20de Planète Marché ce soir...
37:21Benjamin de Lac-Vivier...
37:22gérant actions chez Amplégès...
37:24Claudia Panseri...
37:25CIO d'UBS France...
37:26et Michel Martinez...
37:27chef économiste d'Europe...
37:28de Société Générale CIB...
37:29et Michel Aoun Salt...
37:30Né...
37:31non plus...
37:32c'est bon.
37:54bon ?
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