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  • il y a 7 mois
Jeudi 3 juillet 2025, retrouvez Bastien Drut (Responsable des études et de la stratégie, CPR AM), Enguerrand Artaz (Gérant, La Financière de l'Echiquier) et Pierre-Olivier Beffy (Gérant et chef économiste, Boussard et Gavaudan) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:003 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Pierre-Olivier Beffi est avec nous, gérant et chef économiste chez Boussard et Gavodan.
00:17Bonsoir Pierre-Olivier.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:18Anguéran Arthas nous accompagne également, stratégiste et gérant à la financière de l'échiquier.
00:22Bonsoir Anguéran.
00:23Bonsoir Grégoire.
00:24Et Bastien Drou est également avec nous, le responsable des études et de la stratégie de CPR Asset Management.
00:28Bonsoir Bastien.
00:29Bonsoir.
00:30Un rapport sur l'emploi moins bon qu'il n'y paraît.
00:32Voilà ce que vous avez écrit juste avant de venir Bastien.
00:34Vous lisez bien.
00:37Le titre est écrit en gros, ça va, je peux encore lire.
00:39C'est exactement ça.
00:41On a deux chiffres phares toujours dans le Job Report, c'est les créations d'emploi non agricoles et puis le taux de chômage.
00:47Les deux sortent mieux que les attentes.
00:49Et quand on creuse, il n'y a à peu près rien qui va, enfin rien de catastrophique, mais tout est plutôt négatif.
00:55Si on prend par exemple dans les créations d'emploi, je crois qu'on est à 147 000 créations d'emploi ce mois-ci.
01:01C'est bien ça ?
01:02Oui.
01:03Mais si on enlève l'emploi public, enfin les créations d'emploi dans le secteur public, je crois que c'est 71 000, et les créations d'emploi dans un secteur qui est en plein boom, donc c'est les services à la santé et à l'éducation, on tombe à seulement 23 000 créations d'emploi pour tout le secteur privé, hors secteur donc service à l'éducation et à la santé.
01:22Donc ça c'est quand même très faible et ça corrobore un petit peu la direction de l'ADP, le rapport ADP de cette semaine qui indiquait la destruction d'emploi.
01:32Donc bon, ces deux rapports sont toujours un peu divergents pour la création d'emploi dans le secteur privé.
01:37Enfin, entre moins de 33 000 dans l'ADP et plus 23 000, si je retiens votre chiffre pour les NFP, c'est quand même, j'allais dire, l'épaisseur du trait.
01:46L'épaisseur du trait est mince.
01:46Ah ben, pour une économie de la taille des États-Unis.
01:49Je pense que c'est, on est complètement de toute façon dans l'épaisseur du trait, enfin il y a toujours une marge d'erreur qui est tout à fait énorme dans le Job Report, donc bon, on parle de chiffres, c'est très flou quand même malgré tout.
01:59Mais oui, la direction, c'est quand même des créations d'emploi dans le secteur privé qui sont moins fortes.
02:04Et puis ensuite, donc ça c'est l'enquête auprès des entreprises, quand on regarde l'enquête auprès des ménages, donc le taux de chômage baisse, donc c'est bien.
02:12Mais il y a finalement le nombre de personnes qui se disent employées, il croit assez peu, je crois que ça fait plus 93 000.
02:19Le nombre de chômeurs baisse beaucoup, mais en fait, les chômeurs ont quitté la population active.
02:23Donc finalement, est-ce que c'est vraiment une bonne nouvelle ? Ce n'est pas complètement sûr.
02:26Et in fine, c'est ça qui me fait penser que ce rapport sur l'emploi était finalement largement moins bon que ce qu'il n'y paraît.
02:36Corroboré aussi par l'ISM manufacturier, je crois que la composante emploi de l'ISM manufacturier est relativement faible, autour de 47, je crois, pour le mois de juin.
02:45La composante emploi pour les deux enquêtes ISM est en zone de contraction.
02:50Bon, ça, ce n'est pas des indicateurs qui sont extrêmement précis et qui aident vraiment à faire des prévisions sur l'emploi.
02:57Mais on a quand même une conjonction, finalement, de signaux qui montrent qu'il est en train de se passer une dégradation sur le marché du travail.
03:04Le dernier indicateur, c'est le total des personnes qui sont à l'assurance chômage.
03:08Ça, c'était stable pendant trois ans.
03:10Ça n'a jamais bougé.
03:11Et là, ça fait maintenant deux mois, deux mois et demi que c'est en train de monter lentement, mais sûrement.
03:16Donc, ce n'est pas du tout quelque chose de grave.
03:19Mais on voit bien une dégradation du marché du travail.
03:22Tous les indicateurs montrent...
03:23Dégradation, mais pas de rupture.
03:24Pas de rupture, non, non, non.
03:25En guérant, vous avez regardé, j'imagine, là aussi, le rapport mensuel américain.
03:29Qu'est-ce qu'on peut apporter en complément ?
03:31Est-ce que vous partagez la lecture qu'en fait Bastien, là, aujourd'hui ?
03:33Oui, complètement.
03:34Et en fait, fondamentalement, le problème avec les données qu'on a depuis plusieurs mois,
03:40c'est qu'effectivement, si on regarde les chiffres headlines des NFP qui paraissent sur Bloomberg,
03:44on dit bon, finalement, tout va bien.
03:45Et ça alimente un peu la rhétorique qui consiste à dire,
03:48oui, mais l'économie américaine est résiliente, tout va bien.
03:51Mais la réalité, c'est que si on corrige justement de l'emploi public
03:54et de ce secteur santé-éducation, qui en fait est quand même un mi-chemin entre le privé et le public,
03:59l'emploi réellement productif, il est extrêmement faible.
04:04Et si on regarde vraiment les secteurs, comme on dit, cycliques, donc manufacturiers, constructions,
04:08on est même très proche d'être en destruction d'emplois sur un an,
04:13ce qui ne se voit jamais en dehors des phases de récession.
04:16Donc, on a une vraie fragilité du marché du travail sans, par contre, d'énormes accélérations.
04:23C'est un peu la rhétorique maintenant, c'est low hiring, low firing.
04:27Oui, c'est ça.
04:28Faible gauche, mais faible licenciement.
04:30Et c'est vrai que quand on regarde, autant les demandes continues,
04:33les personnes inscrites à l'assurance chômage augmentent,
04:35c'est-à-dire que les gens qui, aujourd'hui, perdent leur emploi
04:38sont dans l'incapacité de retrouver un travail,
04:39ce qui n'était pas le cas les deux ou trois années avant.
04:41Par contre, il n'y a pas beaucoup de destruction d'emplois actifs, de licenciements.
04:46On ne remplace pas.
04:47On ne remplace pas.
04:47C'est ce que nous fait ADP cette semaine.
04:50On ne vire pas les gens, mais on ne remplace pas les départs.
04:53Et puis, potentiellement, on a quand même peut-être viré un petit peu
04:56de force de travail plus ou moins déclarée avec la baisse de l'immigration.
04:59C'est possible que ça joue un peu dans les chiffres aussi.
05:02Mais donc, en fait, c'est ça le point à retenir.
05:06Est-ce que ces points de faiblesse, on les retrouve en dehors des données d'emploi ?
05:10Est-ce que ça se traduit dans des chiffres de consommation
05:12ou des indicateurs liés à la consommation ?
05:15C'est exactement ce que l'on allait en dire.
05:17On a eu, la fin de semaine dernière, les chiffres de consommation,
05:20donc consommation réelle, consommation revenu, épargne, etc.,
05:25qu'on a tous les mois.
05:26La consommation réelle des ménages, donc ajustée de l'inflation,
05:30elle est en baisse depuis le début de l'année.
05:31Sur les cinq derniers mois, elle est en baisse.
05:33Sur les 20 dernières années, il n'y a que deux années où ça s'est vu.
05:36C'est 2020 et 2009.
05:38Évidemment, il y a peut-être un petit effet de base
05:40parce que la consommation est pas mal accélérée fin 2024
05:43avec un peu d'anticipation des tarifs.
05:45Donc, si on regarde sur six mois, sept mois, l'arrêté est moins clair,
05:48mais malgré tout, on a un très fort ralentissement aujourd'hui
05:51de la consommation des ménages.
05:52C'est pour ça, et je reviens sur ce point-là,
05:54la rhétorique consiste à dire l'économie US est résiliente.
05:59Il n'y a pas de crash très brutal, ça c'est évident,
06:03mais dire qu'elle est résiliente, c'est plus vraiment le cas.
06:05Il y a une vraie dégradation qui est très lente.
06:07On peut d'ailleurs se poser la question de la cyclicité aujourd'hui
06:09de l'économie américaine, mais il y a une vraie dégradation malgré tout.
06:12– Pierre-Olivier, votre lecture de ces données américaines
06:15qui se dit de l'état des lieux, de la dynamique de l'économie américaine,
06:19et puis qu'est-ce que ça implique pour la Fed ?
06:22Parce qu'à la suite de ce rapport, le marché pouvait attendre
06:26à 20-25% l'idée d'une baisse de taux dès juillet.
06:29Cette idée-là, elle a complètement disparu sur la base des chiffres globaux.
06:33C'est-à-dire que le marché, visiblement, n'a retenu qu'une partie
06:35de ce que vous êtes en train de décrire, messieurs Bastien Ayongaron.
06:38– Oui, après, sur le diagnostic, je suis plutôt d'accord.
06:41Après, je trouve ça très bullish pour les marchés pour l'instant.
06:43– C'est Goldilocks, alors.
06:45J'ai réentendu le terme Goldilocks, là, ces derniers jours.
06:48– Voilà, c'est un peu le…
06:49– C'est quoi le Goldilocks, alors, là ?
06:51– Qui est pressé aujourd'hui par les marchés en grande majorité.
06:53– C'est-à-dire ?
06:54– C'est-à-dire qu'une économie qui ralentit, mais qui ne va pas en récession,
06:57et une inflation qui monte un peu, mais qui n'est pas trop dangereuse.
07:00Donc ça, c'est le meilleur des scénarios.
07:01Donc aujourd'hui, dire que l'emploi privé, par exemple,
07:04c'est un peu contracté, que finalement, le public était là,
07:07c'est pas mal, parce qu'on se dit, bah, ça veut dire qu'il y a quand même du pouvoir d'achat,
07:09à la fin, je veux dire, après, on peut toujours enlever les composantes qui ont bien marché.
07:12Enfin, on prend les gens qui ont été embauchés, ça marche, il y a du pouvoir d'achat.
07:17Et à la fin, on se dit, bon, le sous-jacent n'est pas top,
07:20donc voilà, ça permet justement d'avoir quelque chose qui n'est ni trop chaud ni trop froid,
07:23d'où le Goldilocks.
07:24– C'est ça.
07:25– Après, bon, moi, je pense que, donc, du coup, ça renforce la ratio aujourd'hui.
07:28– Goldilocks, c'est avec des taux quand même de la Fed à 4,25, 4,50.
07:31– Oui, enfin, je veux dire, c'était…
07:32– Il est trop ancré, ce Goldilocks.
07:34Donc ça, c'est le danger du mois de juillet, il est trop ancré.
07:37Mais après, bon, moi, je fais toujours la comparaison, les marchés,
07:40c'est comme quand vous accumulez les factures sur votre bureau,
07:42et puis à un moment, il faut les payer.
07:43Voilà, c'est pas la première facture qui vous fait réagir.
07:46Donc là, la première facture, elle vous dit, faites gaffe, l'emploi,
07:50bon, il est quand même relativement fort,
07:51même s'il y a des choses qui sont un peu faibles.
07:53– Oui, et puis qu'il faut un taux de chômage.
07:55– Après, on aura l'inflation US en mi-juillet.
07:59Donc là, c'est pareil, le consensus à temps 0,3 sur la variation mensuelle.
08:04Moi, j'en ai aucune idée de quel côté ça va vraiment tomber,
08:06mais bon, je pense que le risque, il est quand même plus que si c'est plus haut que prévu.
08:09Il y a pas mal de gens qui vont se dire, bon, on est tous short dollars,
08:13long equity, long bonze, ça va commencer à faire mal.
08:16Et après, on aura la Fed et le PIB américain.
08:18Mais pareil, le PIB du tel américain peut être encore très bon,
08:21parce qu'on a peut-être encore du front-loading qui s'est poursuivi.
08:24– Pour l'instant, les trackers nous disent qu'on va être à 2,5, peut-être.
08:27– Et l'autre point, Pauline l'a dit, c'est que le déficit américain commercial
08:31se dégrade très fortement.
08:32Mais ça, c'est inévitable quand vous montez les taxes sur les importations.
08:35Immédiatement, vous payez les importations plus cher.
08:37Ça ne veut pas dire forcément que les volumes ont beaucoup changé, en fait.
08:40C'est ça qu'on voit.
08:41Et par contre, on ne le verra pas dans le petit bon volume.
08:44Dans la contribution sur la croissance, paradoxalement,
08:46en fait, ça peut être moins négatif que ce que les gens ont en tête.
08:49Donc, tout ça fait dire qu'il y a quand même les risques sont un peu asymétriques
08:52à ce que l'économie soit un peu trop chaude au mois de juillet dans les statistiques.
08:55– Oui, oui.
08:56– Bon, qui valent ce qui valent, parce que…
08:57Moi, je préfère les données dures que les données d'enquête.
08:59– On va discuter cette semaine.
09:01– Mais oui, les données d'enquête, ça devient un peu folklorique
09:03avec le nombre de gens qui regardent vraiment…
09:06– Je rappelle une excellente chronique de Robin Rivaton ces derniers jours dans les échos
09:10sur la décrépitude de la statistique publique, en l'occurrence.
09:14Et bon nombre de financiers ont remplacé ces données par des données dures à haute fréquence.
09:19– Tout à fait.
09:20Du coup, je pense que c'est l'enjeu du mois de juillet.
09:22Si on accumule trop de signaux, c'est un peu trop chaud.
09:25Le marché, quand on passe de 4 à 4 à 6 ans…
09:27– Et la fête va rester arc-boutée sur ces données arrivant.
09:34On reste comme ça.
09:37Impossible pour Jérôme Poel de regarder un peu au-delà.
09:39– Je ne sais pas, c'est le sentiment que vous avez eu avec tous les gens qui sont passés.
09:44Mais je pense que tout le monde se dit qu'ils vont couper 2, 3 fois, ça va arriver.
09:47– Oui, oui, tout le monde en est convaincu que ça arrivera.
09:49– C'est plutôt qu'ils se montrent un peu au quiche en géant,
09:51en disant « Écoutez, j'ai encore un peu le temps, finalement, elle est bien l'économie US, elle me plaît. »
09:55Donc après, il y a toujours une ou deux personnes d'offres.
09:57Chacun veut le prochain poste, même si c'est Warch qui tient la barre pour l'instant.
10:02Enfin bon, voilà.
10:03Mais le FOMC, quand on regarde dans l'ensemble, pour l'instant, il indique moins que le marché.
10:06Il est un peu plus au quiche que ce qui est prêché dans le marché.
10:09Donc le marché est allé un peu en avance, là-dessus, sur cette thématique.
10:11Je ne dis pas que ce n'est pas quelque chose qu'il faudra rejouer un peu plus tard.
10:14Mais je me dis que le mois de juillet, quand je vois les données,
10:16enfin après, moi, je suis en H1, la semaine, la petite semaine.
10:19Mais ce que je veux dire, c'est que j'ai l'impression que le mois de juillet,
10:22je ne suis pas sûr que ce soit un super point d'entrée pour continuer à être short dollar, long bond.
10:28Et dans une certaine mesure, on l'a écouté à partir de mi-juillet.
10:31On peut avoir les bonnes nouvelles des tarifs qui peuvent être incroyables.
10:34Là, le marché est long bond, parce que short dollar, ça, je vois les positions short dollar, effectivement.
10:38Mais le marché recommence à prendre de la duration, là ?
10:41Moi, ce que je vois, en tout cas, je pense qu'il y a déjà un peu repris.
10:44Et je pense que les anticipations étaient plutôt au steepening, au fait que la Fed allait baisser les taux.
10:50Voilà, bon, tout ça, c'est un peu le même trade quand même à la fin.
10:53Mais ce que dit un peu le premier signal, c'est qu'on est peut-être encore dans le trading range.
10:56On n'est pas encore dans la baisse.
10:59Oui, oui.
11:00Et le 4,5, pour moi, est un point important sur le 10 ans.
11:02Il va passer de 4,2 à 4,3, on s'en fout pour les marchés.
11:05En fait, ils ont bien baissé les taux longs.
11:07Voilà, que le CPI fasse monter 10 points de base.
11:09C'est dès qu'on fourche 4,50, qu'on revient dans les zones de turbulences.
11:12Oui, quand on tourne à 4,75, le marché va paraître cher tout de suite.
11:15Et ça peut être une petite période d'alchamie pour la baisse du dollar, alors aussi, si je comprends bien.
11:18Voilà, et peut-être une occasion de rechercher ce trade qui a des vraies raisons structurelles.
11:21Mais ça ne se passe jamais de manière linéaire tout le long.
11:23Bon, qu'est-ce que ça implique pour la Fed ?
11:27Est-ce que Jérôme Powell prend un vrai risque d'être en retard ?
11:31Moi, il y a un scénario que je n'ai pas envie de voir pour Jérôme Powell.
11:36Il attend de voir l'inflation, à quel niveau on atterrit sur les tarifs, ce que ça implique pour l'inflation.
11:42Si jamais on ne voit pas cette inflation de manière significative dans le CPI ou dans le corps PCE,
11:49je pense que Donald Trump va crier victoire plus que deux fois qu'une et que le marché se dira que Jérôme Powell s'est trompé et qu'il est en retard.
11:58Je crois que c'est ce qui va se passer.
12:00Je crois que le job report aujourd'hui, finalement, ça va faire en sorte que déjà en juillet, Waller va voter contre.
12:08Il y aura une dissidence.
12:09Moi, ça me paraît très clair maintenant, parce que spécifiquement, les arguments que lui-même avait avancés, c'était le taux de chômage des jeunes diplômés.
12:17Or, quand on regarde ce qui se passe dans les chiffres d'aujourd'hui, le taux de chômage des 10-24 ans, il revient au plus haut.
12:24Enfin, si on enlève le Covid, il revient au plus haut depuis 2017.
12:27Et ça continue à progresser, le taux de chômage des jeunes diplômés.
12:31Et ça, ça va vraiment dans le sens de Waller et de ce qu'il avait dit qui allait arriver.
12:38Donc, on peut compter que Bouman, qui est à mon avis assez opportuniste, elle va voter contre aussi, parce qu'elle est en compétition avec lui pour avoir le poste.
12:47Donc, il y aura déjà deux dissidences de gouverneurs.
12:50Et j'avais regardé deux dissidences de gouverneurs pour demander une baisse de taux.
12:54Ça ne s'est pas vu.
12:55C'est rare.
12:56Depuis les années 80.
12:58Donc, ça sera un mini-événement.
13:00Au sein du board, si vous êtes à l'étisant.
13:02Les deux sont membres du board.
13:04Les deux du board.
13:05C'est quand même un tiers.
13:06Si on enlève Powell, le board, c'est six personnes.
13:09Il y a quand même un tiers du board qui va voter contre lui.
13:12Donc, il est quand même très fragilisé.
13:13Je crois qu'à voir la façon dont il parlait sur les derniers jours, je crois qu'il a été quand même très fragilisé dans sa communication par ses défections de Waller et de Bouman.
13:25Et je crois que le prochain FOMC, ça va être vraiment très compliqué.
13:29Personnellement, j'ai l'intuition que les droits de douane ne vont pas faire remonter tant que ça l'inflation.
13:36Comment est-ce que ça se dit ?
13:37Bon, alors là, lui, il pourra instrumentaliser le job report en disant, regardez, le taux de chômage, finalement, ça n'a pas monté.
13:43Il va juste rester sur les headlines.
13:45Donc, il peut rester là-dessus.
13:47Mais ça va être très compliqué pour lui de communiquer avec ces deux défections qu'il va y avoir.
13:53Et peut-être même plus, d'ailleurs, si on prend les présidents de FED régionales, peut-être qu'il y en a qui vont sortir du bois aussi.
14:00On peut aussi l'imaginer.
14:01Cette période de succession, alors je crois qu'il y a quelques jours, Scott Bessent nous disait que la succession, le nom, pourrait être dévoilé dans les prochaines semaines.
14:10Ça arrive bien plus vite, évidemment, que la fin du mandat de Jérôme Poel qui est en mai 2026.
14:16Ça va être une période compliquée pour la parole de la FED et de la politique monétaire.
14:21Complètement.
14:22J'avais vu autre émission avec Frédéric Ducrozet là-dessus et j'étais complètement d'accord avec ce qu'il disait.
14:27C'est une mauvaise chose pour tout le monde.
14:30C'est une mauvaise chose pour Trump, pour Poel, pour la FED, pour l'institution, pour la crédibilité de l'institution.
14:36C'est une mauvaise chose pour tout le monde.
14:37Et oui, effectivement, ça va être extrêmement compliqué.
14:40Et ça a déjà joué sur les marchés.
14:42Finalement, si les taux ont autant baissé, peut-être pas aujourd'hui, mais sur les deux ou trois dernières semaines,
14:48c'est vraiment cette histoire de succession de Poel qui a fait baisser les taux.
14:52La baisse commence à partir de la fin de la guerre des 12 jours, mais vous mettez ça plutôt sur le compte du bruit autour de la succession de Poel.
15:01Oui, c'est 24 heures après le FOMC.
15:02Ou alors qu'il dit, moi, je suis pour une baisse.
15:04Pourquoi ça fait baisser les taux longs ?
15:06Ça ne rajoute pas de la prime de terme ?
15:08Je ne sais pas, la succession de Poel.
15:11Non, je pense que globalement, ça envoie le signe à le marché que, quoi qu'il arrive, Trump va gagner son pari par rapport à la FED,
15:19et sa pression va être payante, et les taux finiront par baisser.
15:23On ne sait pas quand, donc ça ne sera sans doute pas en juillet, mais un peu plus tard dans l'année.
15:27S'il baisse pour de mauvaises raisons, pour soutenir le financement de l'État américain, le marché pourrait appliquer aussi une prime de risque supplémentaire.
15:34Oui, alors après, tout court et tout long, ça serait une autre histoire, effectivement.
15:37Bon, en guérant sur la succession de Poel, et puis on peut revenir également à la question du dollar, qui est une accalmie à un certain stade, c'est une chose.
15:47Mais est-ce qu'il y a encore des arguments qui peuvent justifier une poursuite de la baisse du dollar partant des niveaux atteints ?
15:54Des arguments, oui, pour la poursuite de la baisse du dollar, il y en a beaucoup.
15:57Que ce soit, de toute façon, la situation des tarifs, pas que ça peut avoir sur l'économie américaine, tout ce narratif-là, on le connaît.
16:06Également, juste en termes de valorisation historique du dollar, le dollar reste cher, donc il peut largement baisser.
16:13Et puis, alors là, c'est presque plus de traders, mais historiquement, quand on a quand même des vrais cycles baissiers du dollar, on retourne jusqu'au niveau d'équilibre de long terme.
16:27Si on prend ce livre sur l'euro-dollar, c'est un 23 à peu près, là on est à un 17, un 23, on va y aller.
16:34Alors, est-ce qu'on ira d'ici fin août ? Je ne pense pas. Est-ce qu'on ira d'ici six mois ? Très probablement.
16:40Donc, je suis assez d'accord, là quand même, le mouvement a été très brutal, qu'à un moment, parce que les données vont dans ce sens-là, on reparte un tout petit peu en arrière sur ce trade-là, ça paraît très plausible.
16:53Il y a une part aussi un peu conjoncturelle dans cette baisse du dollar, qui peut se corriger sur la base de données, effectivement, un peu plus de surprises, un peu plus positives.
17:00Sur un mois ou deux, si on a un peu plus d'inflation, si on a des données de croissance qui tiennent un peu, si en plus, imaginons que ce qui se passe autour du 9 juillet ne se passe pas trop mal,
17:09c'est-à-dire qu'on ne remette pas une pression supplémentaire sur ce terrain-là, on peut très bien avoir un dollar qui remonte un petit peu.
17:16Mais sur une question de long terme, il est très probable que le dollar, à horizon 12 mois, continue à s'affaire bien.
17:24D'autant que la BCE, via Louis de Guindos, nous a donné un peu l'objectif, puisqu'il nous dit jusqu'à 1,20, tout va bien.
17:30C'est au-delà que ça pose problème. Donc, j'imagine que le marché est tenté d'aller dans cette direction.
17:36Est-ce que ça pose vraiment tant de problème pour ça ? Pour la BCE, moi, j'ai envie de dire que c'est presque un bon problème.
17:42Ça peut pousser la BCE à baisser un peu plus les taux, un peu plus vite, c'est-à-dire à, pour une fois, être un petit peu proactive et en avance
17:49au moment où l'Europe a des besoins quand même de financement et de relance.
17:53Si la BCE, pour une fois, est en avance, on ne va peut-être pas s'en plaindre non plus.
17:58Ce serait un bon prétexte pour la BCE. Alors, Pierre-Olivier ?
18:01Non, mais moi, je suis d'accord avec ce qu'a dit Bastien.
18:04Moi, je pense que le...
18:05Bastien est en guérant, oui.
18:06Enfin, en guérant, excusez-moi.
18:08Avec tout le monde.
18:09Non, mais je pense qu'il y a deux choses.
18:14D'abord, c'est un peu...
18:15Souvent, je vois ces commentaires sur l'or.
18:17Ils font de la spéculation sur la risée géopolitique, c'est rare.
18:20Mais enfin, l'or, ils montrent parce que les banques centrales émergentes achètent énormément.
18:23Il n'y a que ça.
18:24Pareil, le dollar, je pense qu'il y a beaucoup de choses qu'on peut dire.
18:26Mais à la fin, il y a un problème de hedging avec beaucoup de fonds, de très, très gros fonds.
18:30On a eu un Taïwan, mais aussi des fonds l'Orlégiens.
18:32Ils ont besoin d'être deux.
18:33Et eux, c'est des très, très gros achats.
18:34Ceux qui sont devenus...
18:35Le chapeau n'est pas couvert sur la baisse du dollar.
18:37Donc, ce processus, il va être fait.
18:39Donc, c'est là que je suis d'accord qu'il y a plus que du conjoncturel.
18:43Il y a vraiment du structurel.
18:44Après, il y a de la tactique de marché, des choses, etc.
18:48Après, moi, sur la Fed, je pense qu'il va y avoir un gros combat au second semestre, pour moi,
18:53entre la vision de la Fed.
18:55Moi, paradoxalement, je comprends que les données, aujourd'hui, nous indiquent que, finalement,
19:01on ne voit pas trop l'impact sur les tarifs.
19:0390% des feux d'artifice, le 4 juillet, qui vont être tirés, on vient de Chine.
19:06Il y a zéro tarif dessus, je peux dire.
19:07Ils n'ont payé zéro tarif.
19:08L'année prochaine, ils payent 10%, toi.
19:10Ça va finir par arriver, quand même.
19:13Voilà.
19:14Alors, bon, on a fait du front-loading.
19:15Il y a beaucoup de choses qui se sont étalées dans le temps.
19:17Pour moi, c'est un peu comme le Brexit.
19:18Vous voyez, le Brésil, on dit, c'est la fin du monde, etc.
19:20En fait, l'économie britannique l'a payée dans le temps.
19:22Elle ne l'a pas payée tout de suite.
19:23Et je pense que l'inflation...
19:24C'est un poison lent.
19:25Voilà.
19:25C'est un poison lent qu'on va voir un peu dans les chiffres,
19:27qui vont empêcher peut-être l'inflation d'aller suffisamment bas.
19:31Si, par hasard, on a quelques statistiques qui commencent à, peut-être,
19:37à accumuler ces effets qui ont été un peu reportés,
19:39on peut peut-être un peu se poser des questions.
19:42Le deuxième point, c'est quand même qu'il y a le simus budgétaire carré aux Etats-Unis.
19:46Avec la grande et belle loi.
19:49Donc, si vraiment elle passe, 2026, je ne vois pas pourquoi...
19:54Enfin, il y a des questions de savoir...
19:55Ça génère de la croissance, cette loi.
19:57Ce qu'on met dans cette loi, les baisses d'impôts.
19:59Bien sûr, les baisses d'impôts, le front-loading de l'investissement sur deux ans,
20:02ça va être massif.
20:03Je veux dire, c'est une opportunité énorme.
20:05Un dollar déficit supplémentaire, ça reste de la croissance quand même, oui, à l'arrivée.
20:10Ça fait un déficit, je veux dire.
20:12Alors après, le grand enjeu, c'est de se dire,
20:15quand vous creusez le déficit, il faut toujours forcer quelqu'un à acheter une pelle.
20:17Donc, c'est pour ça qu'ils sont sur la dérégulation à tout va.
20:22Sur les banques pour qu'elles n'en achètent plus,
20:24sur les stable coins pour qu'ils se bourrent de t-bills.
20:27Voilà, donc la thématique...
20:28Et ça passe ? Ça marche ?
20:29C'est justement la grande question pour moi, je suis en semestre.
20:32Est-ce que c'est la Fed et sa crédibilité qui seront importantes ?
20:36Et donc, l'économie, les marchés, etc.
20:38Enfin, l'économie, où est-ce qu'on va ?
20:39Quel est le bon, taux neutre, etc.
20:41Ou est-ce que finalement, le contrôle de courbe des taux arrive par la porte arrière ?
20:45La politique budgétaire devient la politique monétaire parce que c'est régulé, etc.
20:49Donc pour moi, les taux longs, ça va être l'enjeu du second semestre.
20:52Pour savoir vraiment où est-ce qu'on va.
20:54Parce qu'en 2026, je pense que l'économie risque...
20:57De flancher, là, pour le coup ?
20:58Non, je pense qu'elle peut être très forte.
20:59Ah ouais, elle peut être très forte.
21:01L'économie US peut être très très forte.
21:02Donc là, c'est le trou d'air.
21:04Et c'est aussi pour ça que le marché, je pense, est très Goldilocks.
21:06Parce qu'il se dit même, il faut vraiment pousser le bouchon maintenant.
21:09C'est-à-dire que soit on voit vraiment des données récessives.
21:11Et si on ne va pas des données récessives, le marché, sur les trois prochains mois,
21:15il va se dire, ouais, moi ça ralentit, t'es gentil.
21:17Mais moi, je sais ce qui arrive derrière.
21:18Et le mec, il arrive avec le chèque.
21:21D'ailleurs, je ne sais pas, à 6250 points sur le S&P,
21:24le marché actions ne price pas de ralentissement en guérant.
21:28On est d'accord ?
21:28Enfin, je ne sais pas, en termes de dynamique bénéficiaire,
21:32on price peut-être même la réaccélération de 2026.
21:34C'est ça que le marché est déjà en train d'acheter là ?
21:36Le marché actions, un longtemps.
21:38Oui, oui, oui.
21:38Alors, c'est possible.
21:40Je pense aussi que toute une partie du marché ne price, entre guillemets, rien.
21:45C'est-à-dire que les flux, une bonne partie des flux de marché aujourd'hui,
21:50notamment aux US, ils ne sont pas en train d'anticiper
21:53est-ce qu'on va avoir un ralentissement, une réaccélération,
21:56deux ou trois baisses de taux de la Fed.
21:58En fait, ce n'est pas le sujet, c'est des flux acheteurs structurels
22:01qui se contrefichent des fondamentaux, en tout cas, tant qu'il n'y a pas,
22:07ça rejoint le propos, de grosses catastrophes.
22:09Évidemment, si on a un énorme coup de stress comme on l'a eu le 2 avril,
22:12là, ça réagit.
22:13Tant qu'on est à, entre nous, ça nous intéresse en tant qu'économistes,
22:17mais ces flux-là, savoir si on est à 100 000, 50 000, 20 000 créations d'emplois,
22:21ça ne les intéresse absolument pas.
22:22Donc, on parle quoi ? Des entreprises qui rachètent leurs actions ?
22:24On parle du buy-back, évidemment.
22:26On parle de certains fonds systématiques,
22:29parce qu'on met un peu tout derrière fonds systématiques,
22:31mais en tout cas, un certain nombre de trend followers
22:33qui sont passés rachetés par le momentum.
22:36Et puis, on parle, évidemment, du retail qui devient un acheteur structurel important.
22:41Et d'ailleurs, c'est symbolique, quand vous regardez les paniers thématiques
22:44que produisent les grandes banques d'investissement américaines,
22:47les trois meilleurs paniers thématiques aux États-Unis cette année,
22:50c'est les mêmes stocks, donc les stocks inspirés de ce qu'on voit sur Reddit,
22:55donc les forums où le retail se parle,
22:58Bitcoin Related et Intelligence Artificielle.
23:02J'ai eu les fonds ARC de Cathie Wood,
23:03qui ont connu un rebond, je crois, sur un mois, spectaculaire.
23:07Les SPAC aussi, ça revient, j'ai vu, les Blank Check Company,
23:10il n'y en a jamais autant depuis deux ans.
23:14Mais quand vous vous intéressez à ça, quand vous dites,
23:15et quelque part, on en parlait tout à l'heure,
23:17quand on achète Palantir à 100 fois les ventes,
23:22c'est évident qu'on ne regarde pas les fondamentaux.
23:24Donc, tout ces...
23:25Et Palantir, ça drêpe, ça...
23:27Ah ben non, mais c'est massive, bien sûr.
23:29Évidemment, c'est un peu caricatural de se limiter à ça,
23:31mais la réalité, c'est que le momentum actuel aux États-Unis,
23:36je ne suis pas sûr, en tout cas...
23:37Et pour retourner ça, vous dites, c'est pas évident.
23:40Enfin, retourner cette puissance-là...
23:44Je pense qu'à moins d'un chiffre, vraiment...
23:46Catastrophique, c'est ça, c'est ça.
23:48Il faut une rupture, quoi.
23:49Autrement, ces flux-là ne s'inverseront pas.
23:51Et au contraire, il y a la possibilité
23:54que les flux institutionnels un peu plus prudents,
23:57parce qu'on se dit, bon, quand même, les tarifs, etc.,
23:59ce que ça peut donner.
24:00Mais si on est dans le scénario que décrivait Pierre-Eubé,
24:03ceux-là, ils vont finir par revenir aussi,
24:06et donc alimenter la poursuite de ce momentum de marché.
24:11Oui, bon.
24:12Du coup, ça reste valable, quand même, l'idée de se diversifier,
24:15de sortir des actifs américains,
24:17parce que c'est vrai que sur la deuxième partie du semestre,
24:19autant au premier trimestre, oui, l'Europe,
24:22avec en plus l'effet dollar,
24:23on a bien profité.
24:26Là, sur le deuxième trimestre,
24:28les États-Unis, enfin, les actions américaines,
24:30le Nasdaq, la tech, ont regagné en leadership,
24:34terminent au sommet.
24:35Et du coup, on retrouve une reconcentration de la performance
24:38autour de quelques grands noms du Nasdaq, quoi.
24:41Oui, enfin, comme le disait Anguéran,
24:43le marché est assez peu, discriminé assez peu,
24:45quelque part, le marché j'ai de tout,
24:48et notamment ce qui n'est pas très rentable.
24:52Mais ça, je pense que cette phase-là,
24:54elle va durer quelque temps,
24:56et ça ne va pas être durable, quoi.
24:58Parce que je pense que les droits de douane
25:03vont finir par affecter plus l'économie américaine
25:07que, évidemment, la macro et les marchés,
25:10alors, sur ce sujet-là,
25:11les macros et les marchés, ça n'a rien à voir.
25:13Complètement, deux sujets différents.
25:15Ce qui s'est passé lors du Liberation Day
25:17avec le S&P qui baisse énormément,
25:20donc ça, c'était vraiment,
25:21est-ce que le monde va s'écrouler ?
25:23Non, l'économie mondiale est un peu plus résiliente que ça,
25:26et donc le monde ne s'est pas écroulé.
25:28Il y a eu la pause, la désescalade, etc.
25:29Le marché est reparti à peu près là où il était
25:31en début d'année.
25:33Mais en se disant,
25:35« Oui, finalement, les droits de douane,
25:36ça ne fait quasiment rien à l'économie. »
25:38Sauf que c'est en train de se mettre en place.
25:40Et quand on regarde les droits de douane collectés,
25:43c'est en train de monter chaque mois.
25:46Ça va encore monter.
25:48Et à un moment donné,
25:49ça va faire vraiment beaucoup
25:50pour le consommateur américain.
25:52On va pouvoir collecter quoi ?
25:52250 milliards cette année, à peu près ?
25:54C'est sur cette base-là ?
25:56En fait, ce chiffre-là,
25:56on le revoit à la hausse tous les mois.
25:59Vraiment.
26:00Vous avez un tracker.
26:01Oui, oui, oui.
26:02On voyait ça.
26:03Le mois de mai, on se disait,
26:04« Non, le mois d'avril,
26:06on se disait,
26:06« Ah bon, finalement,
26:07ça n'a pas monté tant que ça. »
26:08Le mois de mai,
26:08ça monte encore un petit peu plus.
26:10« Ah ben, ça n'a pas monté tant que ça,
26:11mais quand même, là... »
26:12Puis là, au mois de juin,
26:12alors là, voilà...
26:13Et alors, le mois de juillet-août,
26:15ça sera nettement encore au-dessus.
26:18Parce que quand on voit
26:19l'accord d'hier avec le Vietnam,
26:21avec un pays avec lequel il a un deal,
26:23avec lequel il met 20% de droits de douane,
26:26c'est-à-dire que pour l'instant,
26:27pendant trois mois,
26:27il était à 10.
26:28Là, on va passer à 20.
26:30Le marché a été soulagé par cette nouvelle.
26:31Le marché a été soulagé,
26:32mais ça veut dire que les droits de douane
26:34vont encore monter en juillet,
26:36août, septembre, etc.
26:37Et puis, il y aura les droits de douane sectorielles.
26:39Et là, ça, ça va vraiment beaucoup monter.
26:42Alors, ça, c'est peut-être une bonne nouvelle
26:44pour le déficit américain.
26:47Parce qu'on commence à...
26:49Il y a une vraie chance de revenus.
26:50...aller sur des montants
26:51qui sont assez significatifs.
26:54Et qu'on peut d'ailleurs mettre en balance
26:56avec certaines des baisses d'impôts,
26:58les nouvelles baisses d'impôts
26:59de la Big Beautiful Bill
27:00qu'on peut mettre en face.
27:02Bon, finalement,
27:03ça sera peut-être à peu près pareil.
27:05Mais je pense que ça,
27:07le marché le met complètement de côté.
27:10Et comme vous le disiez tout à l'heure,
27:12c'est un poison lent
27:13et ça va jouer sur la consommation,
27:15vraiment sur la durée.
27:17Et je suis beaucoup moins optimiste
27:19que Pierre-Olivier sur ce point-là.
27:21Sur la consommation,
27:22on le verra dans les marges
27:23des entreprises américaines, etc.
27:25Il y a un potentiel de déception
27:27qui est en train de se créer sur le côté-là.
27:28Oui, oui, oui, complètement, oui.
27:29Et ça, cette histoire de, finalement,
27:32l'effet, il est progressif
27:33et de plus en plus...
27:34Enfin, vraiment,
27:34c'est de plus en plus fort.
27:36Ça, je crois que ça a complètement disparu
27:38des écrans radars, quoi.
27:39La guerre commerciale,
27:40il s'amuse à jouer avec ses chiffres.
27:42Mais non, dans l'économie réelle,
27:43dans l'ifre dur, vraiment,
27:44c'est en train d'être
27:46de plus en plus fort, quoi.
27:47Bon, je reviens.
27:48Oui, effectivement,
27:49le S&P à 6 250,
27:50c'est comme si on n'intégrait plus
27:53les droits d'hommes
27:53avec un péage moyen américain
27:55qui va quand même,
27:57qui a déjà augmenté substantiellement.
28:00Non, mais c'est vrai
28:00qu'on a une petite divergence de vue
28:01avec les patients.
28:02Il en faut, sinon...
28:03Bien sûr, c'est un marché.
28:04J'arrête, c'est un marché libre.
28:06Je pense que ce qu'essaye
28:09de faire l'administration Trump,
28:11c'est exactement
28:12si on faisait une TVA sociale en France.
28:14Quand vous montez la TVA,
28:15vous taxez de manière disproportionnellement
28:18les imports
28:19par rapport à la baisse de taxes
28:20qui va donner soit du pouvoir d'achat
28:22aux ménages,
28:23soit des baisses de coût du travail,
28:25pour les entreprises.
28:26Ça dépend comment on le fait.
28:27Nous, pour l'instant,
28:27c'est plutôt les baisses de travail
28:28sur l'entreprise,
28:29mais on pourrait faire des choses
28:30en redonnant du pouvoir d'achat
28:31aux actifs.
28:32Et le plan Trump,
28:34c'est un mix des deux.
28:34Donc, il va redonner
28:35du pouvoir d'achat
28:36à ceux qui travaillent
28:38et il va aussi un peu baisser
28:39la fiscalité
28:40pour les entreprises.
28:42Donc, moi, je pense
28:43qu'il y aura des effets sectoriels
28:44très forts.
28:45Évidemment,
28:46pour par exemple
28:48l'aluminium,
28:49l'acier,
28:50c'est un secteur classique.
28:52Il va y avoir quand même
28:53certains secteurs
28:54qui vont souffrir plus que d'autres,
28:55mais aussi des secteurs
28:56qui vont très bien s'en tirer,
28:58qui ne seront pas trop affectés.
29:00Moi, je pense aussi
29:01que l'autre point,
29:03c'est quand même
29:03que Trump,
29:05c'est quand même
29:06un marchand de tapis
29:09sous enflétamine.
29:10Le type,
29:11il tourne le bras
29:11à tout le monde,
29:12il y a compris.
29:13Donc, maintenant,
29:14on en revient presque
29:15à se dire
29:1520% pour les vietnamiens.
29:17Merci, merci.
29:18Vous êtes en forme.
29:19Vous auriez pu prendre
29:2045% pour les vietnamiens.
29:20Oui, mais là où il est smart,
29:21c'est 20% pour les vietnamiens,
29:2340% pour les produits
29:24qui transitent.
29:24Bien sûr, bien sûr.
29:25Non, mais après,
29:26il essaie de réaxer.
29:27Pour le coup,
29:27je trouve que c'est le truc
29:28un peu rassurant
29:29à court terme.
29:30C'est qu'il est en train de...
29:30Moi, je pense que la séquence
29:31est comme s'il est
29:32un grand négociateur.
29:33On va avoir avant le 9 juillet
29:34un bon coup de pression.
29:36L'Europe ?
29:37De tout le monde.
29:38Même les japonais,
29:39ils ne veulent plus aller
29:39à la table des négociations.
29:40La Corée du Sud
29:42dit que ça va être compliqué
29:43aussi de trouver
29:44un compromis d'ici 9.
29:45Voilà.
29:46Mais je pense qu'il y a
29:46deux orientations
29:47qui sont quand même
29:47assez favorables.
29:49C'est que la première,
29:50c'est que je pense que
29:50le marché est en train
29:51de se dire,
29:51bon, 20, c'est un peu un max.
29:53Donc, voilà,
29:53c'est plus une hypothèse
29:54comme une autre.
29:55Bon, je ne sais pas
29:55ce que ça vaut.
29:56Le deuxième point,
29:57c'est quand même
29:57qu'ils ont un peu
29:58changé de braquière
29:59en disant, voilà,
30:00nous, c'est plus trop intéressant
30:01avant qu'on a mis
30:02les 10% de tarifs
30:02à tout le monde.
30:03Quelques trucs sectoriels.
30:04On n'est pas là
30:05pour en mettre plus.
30:06En fait, l'idée,
30:07c'est plutôt qu'on veut
30:07surtout contrer la Chine.
30:11C'est ça,
30:11le message de la Vietnam.
30:13Et donc, c'est là-dessus
30:14qu'ils vont beaucoup appuyer.
30:15Et les autres pays,
30:16ils seront plus ou moins
30:17contents de le faire.
30:18Donc, on va s'en sortir
30:18bien, pas trop mal
30:19s'en sortir, nous, en Europe ?
30:21Je ne sais pas.
30:22Après, vous savez,
30:22on ne sait jamais.
30:23Mais moi, si j'avais une pièce
30:24à mettre sur la table,
30:25je dirais que ça ira
30:25plutôt dans le bon sens,
30:26qu'on sera, voilà,
30:27qu'il veut arrêter
30:28d'être trop disruptif.
30:29Il a été tellement
30:29le 8 avril.
30:30Je crois qu'ils ont compris
30:31quand même les réactions
30:32des marchés.
30:33Il a peut-être envie
30:34de passer à autre chose aussi.
30:35Oui, et puis il a quand même
30:35devant lui l'émiteur,
30:37mais il a envie que ça se passe bien
30:38dans les 6 à 9 prochains mois.
30:39Enfin, je pense que c'est
30:40un peu son mantra.
30:42Mais voilà.
30:43Donc, c'est pour ça
30:44que j'ai une petite différence
30:44de vue avec Bastien
30:45parce que pour moi,
30:46c'est plutôt un rééquilibrage
30:50de la fiscalité
30:50pour baisser la fiscalité
30:52sur les sociétés
30:53des entreprises américaines
30:54et baisser relativement,
30:57enfin, augmenter
30:57le pouvoir d'achat
30:59des travailleurs.
31:00Après, tout ça est compensé
31:01par les hausses de tarifs.
31:02Donc, évidemment,
31:02tout ça, c'est plutôt
31:03assez neutre.
31:04Mais je ne le vois pas
31:05aussi négatif,
31:05même si, encore une fois,
31:06il y aura des effets sectoriels.
31:07C'est un peu comme ça
31:07que je le vois.
31:09Et aussi, peut-être
31:09un dernier point,
31:10c'est une question de séquence.
31:11C'est-à-dire que là,
31:11on est dans la séquence
31:12où on a les taxes.
31:13Comme l'a bien dit Bastien,
31:14c'est qu'on est au moment
31:15où ça tape.
31:16Mais ce qui est devant nous,
31:17c'est le moment
31:17où on va avoir
31:18les bonnes nouvelles.
31:18C'est les sweeteners
31:19ce qui arrive.
31:20Donc, en fait,
31:20il peut y avoir
31:21une espèce de dynamique
31:22de l'espèce de mini-sig
31:24qui peut se faire
31:25où là, on a la phase
31:25de rentissement
31:26qu'on réaccélère derrière
31:27et après, on verra,
31:28peut-être qu'on retombera
31:29comme une mouche
31:30parce que...
31:30Et du coup,
31:30on repasse tout le trou
31:31sur les US alors ?
31:33On n'avait plus confiance
31:34dans les actifs américains
31:35et puis là,
31:36on va se retrouver devant nous
31:37avec le choix
31:37de se demander
31:38ce qu'on a mis sur l'Europe
31:39et il va falloir
31:40le remettre sur les US.
31:40Il faut rester
31:41sur la thématique structurelle
31:42de sortir des US
31:44mais à court terme,
31:45regardez par exemple
31:46la tech,
31:46c'est fantastique.
31:47La tech,
31:48le dip,
31:49il n'y aura plus de taxes
31:50partout sur la tech américaine.
31:52Je veux dire,
31:52les profits vont exploser
31:53encore une fois.
31:54C'est ça,
31:54le gros point.
31:55La tech,
31:55ça s'arrêterait
31:56quand il y aura de la régulation,
31:57quand il y aura
31:57que ces mastodontes
31:58vont se faire réguler.
31:59Mais là,
32:00le tapis rouge est ouvert.
32:01Donc voilà,
32:02il y a quand même
32:03des thématiques
32:03qui sont sectoriellement
32:04qui peuvent revenir
32:05alors que la tech,
32:06on disait tout,
32:06c'est fini,
32:07c'est trop cher,
32:07il y a dip-sic.
32:08On voit quand même
32:09que ça marche bien,
32:09je veux que tu l'as souligné,
32:10puis en plus,
32:10c'est associé au retail,
32:12ce sont peut-être
32:12ceux qui achètent le plus.
32:13Ah bah oui,
32:13dans leur plan programmé,
32:16la tech,
32:16il n'y a que ça,
32:17évidemment,
32:19et c'est ce qui aspire
32:19les flux,
32:21c'est ce qui soutient aussi
32:22la force du dollar
32:23ces dernières années
32:23aux Etats-Unis.
32:24Beaucoup de flux
32:25sont allés vers la tech américaine.
32:27Oui,
32:27mais là,
32:28en plus,
32:28ce coup-ci,
32:28on n'a même pas besoin
32:29que les autres achètent
32:30ces secteurs.
32:32C'est juste le retail
32:32qui va se concentrer là-dedans
32:33et il y aura moins de gens
32:35qui vont vendre.
32:35En fait,
32:36les gens ne vendent pas forcément,
32:37c'est juste qu'ils arrêtent d'acheter.
32:38C'est ça,
32:39le début du hedging.
32:40Ils ne s'amusent pas
32:41à solder quelque chose,
32:43etc.
32:43Comme ça,
32:43il y a des beaux actifs quand même encore.
32:45Bon,
32:45qu'est-ce que ça,
32:46en politique d'investissement,
32:47du coup,
32:48à la financière de l'échiquier,
32:49là,
32:49comme on réfléchit
32:49à des grands axes stratégiques
32:51pour cette deuxième partie d'année,
32:53partant de niveau record
32:54sur les indices actions ?
32:56Oui,
32:57je pense que,
32:57on posait la question juste avant,
32:59est-ce qu'il faut refaire
33:00le mouvement du premier semestre
33:02à l'envers,
33:03revenir sur les US
33:04au détriment de l'Europe
33:05parce qu'on a vu que,
33:06en tout cas,
33:07hors effet de l'art,
33:08les performances
33:09avaient pas mal reconvergé
33:10entre les deux zones
33:11pour les dernières semaines ?
33:13Moi,
33:13je pense qu'au contraire,
33:14c'est une bonne nouvelle
33:14pour l'Europe.
33:15C'est-à-dire que là,
33:15on a reconvergé,
33:16on a un petit peu,
33:18voilà,
33:18mangé une partie
33:19de la surperformance.
33:21C'est plus,
33:22c'est peut-être le moment
33:23de retrouver les points d'entrée
33:24parce qu'il faut être objectif.
33:25Qui a pris ce mouvement européen
33:29sur le premier semestre
33:29à grand monde.
33:31Les Européens,
33:32les premiers,
33:32non.
33:33Et les arguments
33:33qui sous-tendent
33:34cette idée-là
33:35restent valables.
33:36Les arguments en faveur
33:37de l'Europe
33:37restent valables
33:39pour des investisseurs globaux.
33:40Et puis,
33:41on a vu,
33:42là,
33:42en Allemagne,
33:44les plans de dépense
33:46ont été validés.
33:47On a potentiellement
33:48même une petite bonne surprise
33:50puisque l'Allemagne
33:52a prévu de faire
33:53du déficit
33:53dès 2025,
33:55ce qui n'était pas acquis
33:55au départ.
33:56Ça va être du raccord
33:57parce qu'on votait
33:59le budget en septembre,
34:00octobre.
34:02Pour faire quand même
34:02du déficit
34:03de là à décembre,
34:04il va falloir aller vite.
34:05Mais ils sont allés très vite
34:06sur les prises de décision.
34:08Donc,
34:08ce n'est pas du tout impossible.
34:10On a une BCE
34:11qui est au mieux neutre,
34:13enfin au pire neutre plutôt,
34:15et qui sera au mieux
34:15accommodante.
34:17On a une tendance
34:19quand même
34:19à la dérégulation,
34:20à la simplification,
34:21qui est encore loin
34:22d'être mise en place,
34:23mais qui est plutôt
34:25en train,
34:25en tout cas,
34:25de se diffuser
34:28dans les esprits.
34:30Alors,
34:30il y a quelques faiblesses.
34:31La France,
34:31d'ailleurs,
34:31je pense,
34:32en a une en particulier
34:33au sein de la zone euro.
34:34Mais il y a quand même
34:35beaucoup d'arguments positifs
34:36et surtout,
34:37il y a au moins
34:38une sorte de visibilité
34:39en Europe
34:39qu'on a complètement
34:40perdue aux États-Unis.
34:42De ce point de vue-là,
34:44sur les marchés,
34:45malgré tout,
34:46à long terme,
34:46la visibilité,
34:47c'est quand même
34:48plutôt ce qu'on prévient.
34:49Il y a du risque
34:50à la hausse macro
34:51sur l'économie européenne,
34:54sur les économies européennes.
34:56On peut être surpris
34:57par la croissance allemande
34:58en 2026 ?
34:59Ah bah oui,
35:00je pense qu'on peut
35:01être surpris.
35:02Bon, là,
35:02c'est vrai que les plans
35:03d'investissement,
35:04ils sont massifs
35:05et on les connaît,
35:06mais je pense qu'il y a
35:08une énorme différence,
35:11une rupture,
35:12finalement,
35:12une révolution budgétaire
35:13en Allemagne.
35:14Enfin,
35:14je pense qu'on peut
35:14vraiment dire ça.
35:16Scholtz,
35:17c'était vraiment
35:17une transition,
35:19mais on était encore
35:21un peu,
35:21je pense,
35:21dans les années Merkel,
35:22dans l'austérité budgétaire
35:24et là,
35:24c'est vraiment
35:25une...
35:27Voilà.
35:28Alors,
35:28c'est pas une révolution totale.
35:30Merz défend,
35:30par exemple,
35:31la position allemande
35:32sur comment est-ce
35:33qu'on garantit
35:34les dépôts
35:34de manière globale
35:36en Europe.
35:36Le non allemand,
35:37de ce point de vue-là,
35:38non,
35:38il n'y aura pas
35:39de mutualisation
35:39de la garantie
35:40des dépôts bancaires
35:41en Europe
35:42sous Friedrich Merz,
35:44de ce que je crois.
35:45Oui,
35:45non,
35:45mais il ne va pas
35:47devenir français
35:49du jour au lendemain.
35:50On est d'accord,
35:52mais je veux dire,
35:53le nombre de sujets
35:54sur lesquels,
35:54déjà,
35:55il a fait un virage
35:56à 180 degrés
35:57par rapport aux 15
35:58ou aux 20 dernières années,
35:59c'est très impressionnant
36:00et je pense que oui,
36:02on va avoir des bonnes nouvelles.
36:03Ça va bien
36:03les esprits animaux un peu ?
36:04Oui,
36:05il y a quand même
36:05quelques enquêtes
36:06qui commencent
36:06à progresser en Allemagne.
36:08Il y a l'IFO
36:08qui a commencé à monter.
36:10Je crois qu'on n'était pas loin
36:10d'un plus haut d'un an.
36:12Il se passe quand même
36:13des choses
36:13de ce point de vue-là
36:14et puis ça pourra
36:16entraîner un petit peu
36:17le reste de l'Europe.
36:18Après,
36:19il restera toujours
36:22la France verra
36:23ce qu'il se passe
36:23d'un point de vue politique.
36:26Mais oui,
36:27je pense qu'il y a quand même
36:28une dynamique
36:29qui est enclenchée
36:30par l'Allemagne
36:32et qui va bénéficier
36:32à tout le monde.
36:35Après,
36:36il y a évidemment
36:36le risque,
36:37le grand risque,
36:38c'est le risque commercial
36:39avec Trump.
36:42On verra bien
36:43ce qui se passe aussi.
36:44Je pense que
36:44les négociations
36:45ne se passent pas
36:45forcément très bien
36:46d'après ce qu'on peut lire.
36:48Il n'y en a peut-être pas beaucoup.
36:49Mais il pourrait y avoir
36:50un effet amortisseur
36:51de la BCE
36:52parce que la BCE
36:53a expliqué que finalement
36:54aujourd'hui,
36:54sa fonction de réaction,
36:55ce n'était quasiment
36:55que la politique commerciale.
36:58Donc là,
36:58c'était assez malin
36:59de dire
36:59nous,
37:00on pense qu'on a fait
37:00notre travail.
37:01Maintenant,
37:01si Trump nous attaque,
37:03on va baisser les taux.
37:05Mais vraiment,
37:06on sera obligé.
37:07Presque,
37:08ils s'excuseront
37:08de le faire.
37:09Ce sera à cause de Trump.
37:11Donc ça,
37:12c'était assez malin.
37:13Et non,
37:14je pense qu'il n'y a pas
37:15vraiment de risque négatif
37:16en ce moment
37:17ou en tout cas
37:17qui sera en train
37:18de monter sur l'Europe.
37:19Je ne pense pas.
37:19Oui,
37:22puisqu'on parlait
37:22des questions budgétaires
37:23et de la France,
37:25il me reste deux minutes.
37:26Oui,
37:26ce qui s'est passé
37:27au Royaume-Uni hier,
37:28alors ça intervient
37:29à nouveau au Royaume-Uni
37:30après le choc
37:30du mini-budget
37:31L'Estrus octobre 2022.
37:33Là,
37:33c'est Rachel Reeves,
37:34la chancellaire
37:34de l'Échiquier,
37:36qui est la garante,
37:37en tout cas la figure
37:38tutélaire de la garante
37:39de l'orthodoxie budgétaire
37:41menée par le gouvernement
37:42de Keir Starmer,
37:43l'idée d'équilibrer
37:44quand même les budgets
37:44à horizon 2029-2030.
37:46Le marché reste très sensible
37:49dans ces mauvais feuilletons
37:51politico-budgétaires.
37:53Oui,
37:53je pense qu'il est très sensible.
37:56Quand on dit
37:56les bandes vigilantes,
37:57comme on les appelle,
37:58ils sont là.
37:59Après,
37:59moi,
37:59je ne suis pas trop inquiet
38:00à court terme
38:01parce que les gouvernements
38:02le savent.
38:03D'abord,
38:05la scène est un peu surréaliste.
38:06Je ne sais pas
38:06si vous avez visionné
38:07ce qui s'est passé.
38:07Oui,
38:08je l'ai vu après coup,
38:08bien sûr.
38:09Mais bon,
38:09en fait,
38:10il ne répond pas
38:11qu'il va la garder
38:12parce qu'il y en a
38:12à répondre à la question.
38:13Il est presque en train de dire
38:14où il faut se casser.
38:14Il explique ce matin
38:15qu'il ne voyait pas
38:16ce qui se passait
38:17sur le visage
38:18de Rachel Reeves
38:19hier pendant la séance
38:20au commun.
38:20C'est une politique.
38:21Mais finalement,
38:22là-dessus...
38:24Et ce matin,
38:24il a dit qu'il resterait
38:25pour très très longtemps
38:26au-delà même
38:27des prochaines élections
38:28qu'il remportera forcément.
38:29La réaction naturelle,
38:30c'est quand on voit
38:31les taux de 10 ans
38:32monter de 10 BP.
38:3320 hier !
38:35Qu'est-ce que je fais
38:35le lendemain ?
38:36Je peux me prendre
38:3640 BP sur la tête
38:37ou je la garde ?
38:39Et puis de toute façon,
38:40ceux qui se sont rebellés,
38:41ils avaient eu
38:41ce qu'ils voulaient.
38:42Oui !
38:42L'abandon des coupes
38:44dans les dépenses sociales.
38:45Voilà,
38:45enfin dans certaines dépenses sociales.
38:47Et ce qu'ils veulent,
38:48c'est augmenter les impôts.
38:49C'est sûr que ce n'est pas
38:50la meilleure politique.
38:52Enfin,
38:52ils vont le faire.
38:54Tout ça,
38:55c'est pas un sujet
38:56que britannique.
38:57Oui,
38:57après pour la France,
38:59moi je pense que
38:59ce gouvernement,
39:01pour un gouvernement
39:01qui n'a pas de mandat,
39:02je trouve qu'ils débrouillent bien.
39:03Bon,
39:03après on sait comment ça
39:04se finit.
39:05Ah bon ?
39:06Bah oui,
39:07l'histoire de l'année blanche,
39:08ça va être une grande partie
39:09de la solution de toute façon.
39:11C'est un espèce
39:11de gouvernement technocratique
39:12à la Belge
39:12quand ils n'ont pas de gouvernement.
39:13Avec une inflation à 1%,
39:15c'est dommage.
39:15On ne va pas gagner beaucoup quand même.
39:17Ah mais quand même,
39:18si vous jouez la règle d'impôts
39:19sur le monde,
39:19il y a pas mal de choses,
39:21vous allez peut-être le sentir,
39:22vous verrez quand même.
39:23Mais bon,
39:24ça fait des sous quand même.
39:26J'entends,
39:27le mal,
39:27oui.
39:28Voilà.
39:28Et encore une fois,
39:29le marché n'a pas besoin
39:31qu'on fasse un ajustement
39:33de 5 points de pique
39:34en un an.
39:36Il ne veut pas,
39:36l'Eastruss qui explique,
39:37mais écoutez,
39:38moi le marché,
39:38je m'en fous complètement.
39:39Oui, oui, oui.
39:40Attends,
39:40je t'en fous complètement.
39:41Oui, oui.
39:41Et baisse d'impôts non financés
39:42pour tout le monde.
39:43Oui,
39:43non,
39:43mais on n'en est pas là.
39:44C'est pas possible.
39:46Si au moins,
39:46ça va dans la bonne direction.
39:48On a cette chance
39:49d'appartenir à une zone économique.
39:51C'est la baisser les taux.
39:52Les taux sont plus bas.
39:53Même si le spread français
39:54a monté,
39:55les taux,
39:56ils ont plutôt baissé.
39:57Donc la situation
39:57est quand même confortable
39:58comme ça a été bien dit.
40:01La visibilité,
40:03elle est plutôt en Europe.
40:03C'est bien que tu ne m'aies pas
40:04lancé sur Paul
40:05parce que je vais dire
40:05qu'il est nul
40:05et puis je vais encore
40:07expliquer ce qu'il se passe.
40:09On va parler du crédit.
40:11Dans un instant,
40:11on était en train
40:12de parler des spreads.
40:13On va parler de la dette
40:13d'entreprise
40:14dans le dernier quart d'heure.
40:15Merci beaucoup messieurs.
40:16Pierre-Olivier Béfi,
40:17Boussard et Gavodan,
40:17Anguère-Arthaz,
40:18La Financière des Chiquiers,
40:19Bastien Drus,
40:20Cepier Asset Management.
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