- il y a 2 jours
Mardi 3 février 2026, retrouvez Laïla Mamou (Directrice de l'engagement citoyen, Crédit Agricole Personal Finance & Mobility), Stéphane Devulder (Président et cofondateur, Better Things), Anne-Laure Asboth (Directrice du pôle Économie Circulaire, Groupe SOS), Eric Florin (président, FIMIF) et Stéphane Leyssale (Président, Olimpe Technology) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:09Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici le sommaire, c'est Laila Mamou, la vice-présidente d'entreprise et progrès, qui sera l'invité du grand entretien.
00:22Tout à l'heure, 26 minutes, pour parler d'engagement, de diversité, d'inclusion et du levier de la finance pour réussir la transition.
00:29D'abord, je reçois Anne-Laure Asbott, qui est directrice du pôle économie circulaire du groupe SOS, qui lance Nouvelles Fabriques.
00:36Ce sont des boutiques de seconde main et d'insertion avec des ateliers où l'on trie, répare et redonne vie aux objets.
00:42Dans notre débat, je vous propose un gros plan sur le franco-lavage, le French Washing, avec une nouvelle appli qui permet aux consommateurs de signaler les produits qui font croire aux mains d'une France sans mériter le label.
00:54Et puis, dans notre rubrique consacrée aux startups, je vous découvrirai Olympe Technologique, qui propose une solution naturelle de désinfection de l'eau.
01:03Voilà pour les titres, c'est Smart Impact. Tout de suite.
01:05L'invité de ce Smart Impact, c'est Anne-Laure Asbott. Bonjour.
01:15Bonjour.
01:15Bienvenue. Vous êtes la directrice du pôle économie circulaire du groupe SOS. On a déjà reçu le groupe SOS à de nombreuses reprises ici, mais je veux bien que vous nous le présentiez en quelques mots.
01:24C'est un géant de l'économie sociale et solidaire ?
01:26Oui. Donc, le groupe SOS, c'est une grosse association qui regroupe à peu près 650 établissements, qui est actif historiquement sur les métiers du médico-social et puis qui, petit à petit, a aussi investi, par exemple, l'économie circulaire, dont je vous parlerai après.
01:41C'est à peu près 1,3 milliard de budget et c'est à peu près 60 000 collaborateurs. Le but du groupe SOS, c'était vraiment de se dire qu'ensemble, on est plus fort, donc de mutualiser des fonctions support, de l'appui pour que chaque structure soit finalement plus forte que s'il restait isolé dans son coin.
02:01Et c'est ça. Il y a à la fois des associations et des entreprises de l'économie sociale et solidaire qui font partie du groupe. C'est ça ?
02:07Exactement.
02:08Il y a les deux types d'organisations. Et donc là, vous lancez Nouvelle Fabrique. C'est quoi Nouvelle Fabrique ?
02:14Nouvelle Fabrique, c'est une marque commune pour les structures du groupe qui sont actives dans l'économie circulaire. Donc, en fait, ça regroupe cinq chantiers d'insertion et entreprises d'insertion qui font de l'insertion par activité économique, je pourrais dire un tout petit peu ce que c'est, et qui offrent des activités et des métiers qui sont le tri, le réemploi, la remise en état et la revente d'objets.
02:38Du quotidien, meubles, électroménagers, décorations, textiles, etc.
02:44Donc, ce sont des ateliers qui existaient déjà. C'est ça, pour bien comprendre.
02:48Oui. Alors, les structures existaient déjà.
02:50Les structures existaient déjà, d'accord.
02:51Après, grâce...
02:52C'est des structures régionales ?
02:53C'est des structures départementales ou communales.
02:56Donc, on en trouve en Indre-et-Loire, dans le Gers, dans les Landes et dans les Pyrénées-Orientales aujourd'hui, avec la volonté de continuer à se développer.
03:04Et donc, ces structures étaient déjà actives dans les territoires, sauf qu'elles n'avaient pas forcément fait de travail sur, justement, une marque commune qui raconte ce qu'elles font comme activité.
03:16Et donc, il manquait une démarche un petit peu d'identification grand public, que ce soit lisible pour les personnes quand elles vont dans une boutique Nouvelle Fabrique.
03:26Et du coup, aussi, de pouvoir communiquer collectivement sur, justement, le réemploi, l'intérêt de ces boutiques dans les territoires, les services qu'elles rendent, quel type de public on aborde, etc.
03:39Alors, quelques chiffres, puisque ces structures existent depuis quelques années.
03:4417 500 tonnes d'objets collectés et triés, 2 000 tonnes revalorisées, 142 personnes accompagnées vers l'emploi durable, 7 boutiques solidaires déjà ouvertes au public,
03:54avec donc cette notion d'insertion par l'activité économique.
03:59On comprend bien ce que ça signifie. Dans le détail, ça marche comment ?
04:02Alors, le but de l'insertion de l'activité économique, c'est vraiment d'être un SAS pour un retour vers l'emploi de personnes qui sont très éloignées de l'emploi.
04:12Donc, les personnes qu'on va accueillir, très souvent, c'est des personnes qui sont soit au RSA, soit qui ont eu un burn-out, ou bien qui ont différents freins à l'emploi.
04:22Ça peut être des jeunes, on en voit de plus en plus, qui ont du mal à trouver leur premier boulot.
04:27Ça peut être des problèmes de maîtrise de la langue française, etc.
04:30Nous, on va accueillir ces publics, et en fait, pendant 6 à 24 mois, on va leur offrir un contrat de travail.
04:37Donc, elles sont en CDI chez nous.
04:39Et au-delà du métier sur lequel on va les former, on va en parallèle avoir des conseillères en insertion professionnelle
04:45qui vont travailler justement sur la levée de ses freins, donc cours de langue, travail sur la confiance en soi, etc., refaire son CV, etc.
04:55Et aussi sur le projet professionnel, donc les faire réfléchir sur, à l'issue de cette phase de transition qu'on leur offre,
05:01vers quel type de métier ils veulent aller, est-ce qu'il y a des besoins sur le territoire, il faut aussi que le projet soit réaliste.
05:07Et donc, on va leur permettre de faire des stages ou des immersions professionnelles pour bien finir de cadrer le projet
05:15et ensuite les aider dans leur recherche d'emploi à la fin.
05:17Ça veut dire que ces boutiques solidaires, elles jouent un rôle dans le développement de l'emploi local ?
05:24Complètement.
05:25Est-ce que vous diriez même que ça peut être une sorte de chénon manquant, parfois ?
05:28Complètement.
05:30C'est vraiment, très souvent, c'est le sas qui manque entre l'offre et la demande.
05:33Parce que localement, on a aussi beaucoup d'entreprises qui me disent qu'on a beaucoup de mal à recruter sur des métiers, etc.
05:40Et donc, on va vraiment faire ce travail un petit peu, d'essayer de faire se rencontrer des profils qui recherchent un emploi
05:46et des entreprises qui ont des postes ouverts, et justement en travaillant sur les compétences des personnes.
05:53Je ne l'ai pas mentionné, mais ça peut aussi être, par exemple, parfois c'est juste le permis aussi qui manque aux personnes
05:57parce qu'il y a beaucoup de métiers où ça nécessite une mobilité.
06:00Donc, on travaille beaucoup, par exemple, avec la CPME, donc la Confédération des PME locales,
06:07justement pour diffuser un petit peu ce rôle de l'insertion, pour jouer cet intermédiaire.
06:13Ça veut dire qu'une personne qui va rentrer, alors je vais prendre la nouvelle marque dans un atelier de nouvelles fabriques,
06:20il sait déjà, parfois, quel emploi il a en ligne de mire ?
06:27Oui, ça arrive.
06:29Déjà, il sait que ça va durer, il y a besoin de six mois ou un an, et puis derrière, il y a un poste, ça peut arriver.
06:34Ça peut arriver, tout à fait.
06:35Ou en général, ça se définit pendant le passage à la nouvelle fabrique ?
06:39Il y a les deux. On va bien sûr commencer par poser la question à la personne si elle sait ce qu'elle a envie de faire.
06:47Et pour le coup, on va aussi faire un travail, justement, de « est-ce que c'est un projet qui est raisonnable ? »
06:53Donc, parfois, on fait aussi faire un petit deuil aux personnes de projets qui ne seraient peut-être pas, finalement, activables.
06:59Je veux devenir astronaute, aller sur la Lune.
07:01Oui, ou « je veux ouvrir un RAR ».
07:03Non, non, non, mais on a des projets de…
07:05C'est très bien d'avoir des rêves, mais il y en a qui ne sont pas réalisés.
07:07Exactement. Donc, ça, c'est vraiment le travail aussi qu'on fait de calibrer par rapport aux compétences, à la personnalité, etc., et aux postes existants aussi sur le territoire.
07:18Vous avez commencé à l'expliquer, mais pourquoi il y a besoin d'une marque ?
07:21Est-ce que ça change ?
07:22Eh bien, ce que ça change, c'est de la lisibilité, en fait.
07:25Nous, ce qu'on considère, c'est que les gens viennent dans les boutiques de seconde main, très souvent pour le prix, parce qu'ils savent qu'ils vont trouver des objets qui sont globalement beaucoup moins chers que le neuf.
07:39Mais du coup, nous, ce qu'on a envie de rajouter avec cette dimension nouvelle fabrique, c'est d'avoir un sentiment de fierté en y allant, parce qu'on sait que non seulement on y va, parce qu'on va trouver des objets pas chers,
07:47mais on va aussi trouver du beau, de la qualité.
07:52Et donc, en fait, avoir cette marque, c'est vraiment rendre désirable, essayer de rendre désirable la boutique de seconde main, en se disant, voilà,
08:02je vais trouver un lieu qui est convivial, et ce n'est pas parce que parfois j'y vais par nécessité que ça ne doit pas être un lieu où je m'y sens bien,
08:08où il y a une démarche de conseil qu'on peut m'apporter sur l'aménagement de mon intérieur, etc.
08:13Est-ce que ça vous distingue aussi des autres boutiques ou des boutiques de seconde main traditionnelles ?
08:20Ou qu'est-ce qui vous distingue de ces boutiques traditionnelles ?
08:25En fait, ce qu'on essaye vraiment de mettre de l'avant dans les nouvelles fabriques, c'est une démarche esthétique et une démarche de conseil.
08:34Et donc, justement, quand vous allez chez Nouvelle Fabrique, nous, ça arrive souvent que les gens nous disent,
08:41j'ai un meuble chez moi, c'est l'armoire normande de mes parents, je l'aime beaucoup, mais je ne sais plus quoi en faire,
08:47parce qu'elle n'est plus du tout au goût du jour.
08:49Et en fait, on a la capacité chez Nouvelle Fabrique d'avoir des ateliers pour dire à la personne,
08:54on peut vous l'aérogommer pour la retransformer, on peut la découper pour en faire, par exemple, une console.
09:00Et donc, c'est vraiment ça qu'on essaye d'apporter, c'est de se dire, non seulement on va trouver des objets,
09:06mais on va aussi trouver tout un accompagnement.
09:08Quand on est attaché à un objet et que finalement, on n'a pas envie de s'en séparer,
09:11comment est-ce que je peux le réinventer dans mon quotidien ?
09:16On parlait de 17 500 tonnes d'objets collectés et triés.
09:20Vous réussissez à mesurer l'impact écologique d'une activité comme celle-là ?
09:27Oui. Alors, les 2000 tonnes réemployées, c'est autant de déchets qui aujourd'hui ne sont pas recyclés ou incinérés.
09:36Ce qu'on souhaite faire cette année, c'est justement de pouvoir calculer des équivalents de tonnes carbone de CO2,
09:43exactement, d'émissions carbone évitées.
09:46Donc ça, c'est un projet.
09:47Et pour ça, on est en train de réaliser justement une enquête dans nos boutiques
09:50pour savoir les objets que les personnes nous apportent.
09:54Est-ce que c'était déjà de l'achat de seconde main ou c'était du neuf ?
09:57Combien de temps ils l'ont conservé ?
09:58Et grâce à nous, justement, qu'est-ce qu'ils en auraient fait s'ils ne l'avaient pas déposé chez nous ?
10:03Et grâce à ça, on pourra faire une vraie étude d'impact environnemental des boutiques.
10:07Est-ce que vous... Je vois qu'il y a notamment dans les tonnes revalorisées,
10:11immobiliers, électroménagers, il y a aussi du textile.
10:12Est-ce que vous êtes impacté par le succès des plateformes type Vinted de revente de textiles ?
10:20Est-ce que vous avez vu, en quantité, en qualité, la situation évoluer ?
10:25Alors, on n'est pas impacté du tout par Vinted ou par Leboncoin.
10:30Par contre, on est impacté par la fast fashion.
10:33Donc, on continue à avoir de très beaux dons.
10:37Et ça, je pense que c'est fondamental.
10:39L'ancrage territorial des boutiques fait que les personnes, il y a une générosité qui reste extrêmement prégnante.
10:47Et c'est vrai aussi sur les meubles qu'on reçoit.
10:50C'est vrai aussi sur la vaisselle.
10:52On a des très, très beaux objets parce que les gens sont attachés à la boutique, au rôle qu'elles jouent.
10:57Ils savent que les objets, ils seront bien traités et que ça servira aussi à des personnes du territoire.
11:02Donc, du coup, on arrive à avoir des très, très beaux sourcing.
11:05Et donc, y compris pour les vêtements, on a des très belles pièces vintage.
11:07On nous donne des vestes en cuir, etc.
11:10Mais il y a la fast fashion.
11:11Mais il y a la fast fashion, exactement.
11:13Et donc, pour le coup, on continue à avoir des beaux apports, mais qui peuvent commencer à être noyés dans des vêtements où, pour le coup, on sait que quand ils nous arrivent, ils ne peuvent déjà plus être remis en état.
11:26On termine avec les perspectives.
11:28Vous nous l'avez dit, pour l'instant, il y a un certain nombre de boutiques qui vont rentrer dans cette marque, qui rentrent dans cette nouvelle fabrique.
11:34Vous voulez en ouvrir d'autres ?
11:36Oui.
11:36Tout à fait. Donc là, on lance un grand appel, justement, à d'autres associations en France, parce qu'il y en a énormément, il y en a plus de 580 en France,
11:49qui souhaiteraient pouvoir rejoindre le mouvement et rejoindre la dynamique collective en se disant, voilà, plutôt que de rester tout seul dans mon territoire,
11:59je viens mutualiser des moyens, se donner de la capacité de croissance.
12:04Et après, au sein des territoires où on est déjà, donc au-delà d'accueillir de nouveaux membres, au sein des territoires où on est déjà, on travaille beaucoup avec les collectivités.
12:13Et effectivement, on a des demandes pour ouvrir de nouvelles boutiques, parce qu'ils voient l'intérêt et les services que ça rend à la communauté.
12:20Merci beaucoup, Anne-Laure Asbott et Bonvent à ces nouvelles fabriques.
12:24On passe à notre débat.
12:26Connaissez-vous le franco-lavage ?
12:28C'était le débat de ce Smart Impact avec Stéphane Devulder.
12:37Bonjour.
12:38Bonjour, Thomas.
12:39Bienvenue, vous êtes le président et le cofondateur de Better Things.
12:41C'est Samuel Collin, bonjour.
12:43Bonjour, Thomas.
12:43Secrétaire général de la FIMIF, c'est la fédération indépendante du Made in France.
12:48Allez, on commence par quelques mots de présentation.
12:50Better Things en quelques mots.
12:52Donc, Better Things, c'est une application mobile disponible en France sur tous les bons portables
12:58et qui, en fait, a pour objectif d'améliorer la transparence sur l'origine des produits non alimentaires.
13:03Parce que pour l'instant, c'est un sujet sur lequel on est un peu à l'âge de pierre.
13:08Donc, il y avait besoin de trouver une solution digitale sur le sujet.
13:11Et ça permet aussi d'interagir avec les marques directement et leur demander, pourquoi pas,
13:17de localiser plus leur production dans des pays où le contexte écologique et social est plus favorable.
13:25Alors, la FIMIF, cette fédération indépendante, le mot indépendant, évidemment, est important du Made in France.
13:30Très important.
13:31En fait, on est effectivement une association à but non lucratif, indépendante.
13:35Et on fédère, en fait, à la fois les consommateurs, les marques, les ateliers de confection, de construction, l'industrie,
13:44à travers de la sensibilisation, de la communication, à travers aussi d'études sectorielles.
13:52On porte notre voix aussi au niveau des décideurs pour essayer de faire bouger la législation
13:56sur l'utilisation du drapeau français, de certains termes marketing,
14:01pour essayer de, justement, éviter au maximum le franco-lavage.
14:04Oui. Alors, on va expliquer ce que c'est le french washing, le franco-lavage.
14:08Et vous êtes ici parce que vous venez de lancer, je crois que c'était au mois de septembre,
14:11une application qui permet aux consommateurs, justement, de dire,
14:14« Oh là, attention, ce produit, j'ai un doute. »
14:16Franco-lavage, en quelques mots.
14:18Alors, le franco-lavage, c'est quelque chose qui, aujourd'hui, n'est pas pénalement...
14:23On ne peut pas... C'est tout à fait une pratique, aujourd'hui, qui est tolérée.
14:27Il n'y a pas de risque juridique quand on...
14:30Aujourd'hui, non. Aujourd'hui, le seul risque juridique, c'est de mettre « Made in France »
14:34sur un produit qui n'est pas « Made in France ».
14:35Et là, ça, on rentre dans le cadre de la loi.
14:39Et c'est tout à fait... On peut punir via des amendes fortes, d'ailleurs.
14:43Le franco-lavage, c'est plutôt une technique marketing qui vise à tromper le client
14:48en lui faisant croire que le produit est fabriqué en France.
14:51Donc, on avait fait une grande étude, il y a quelques années, sur le sujet,
14:55qui montre que jusqu'à un client sur quatre pense acheter un produit fabriqué en France
15:00parce qu'il a vu un drapeau français, parce qu'il a vu conçu en France.
15:03Et ça a un impact fort.
15:05C'est un manque à gagner pour l'économie qui a été estimé à 4,5 milliards d'euros
15:09et 50 000 emplois non pourvus.
15:11On y reviendra, évidemment, sur l'impact économique.
15:15Donc, on est bien d'accord.
15:16Ce n'est pas quelqu'un qui met « Made in France »,
15:18alors que ce n'est pas assez quelqu'un qui joue sur l'ambiguïté, en quelque sorte.
15:23Et donc, vous avez décidé de travailler ensemble en lançant cette appli.
15:27Comment elle fonctionne ? C'est quoi le principe ?
15:30C'est sur Better Things ou on a la possibilité de rajouter une appli spécifique ?
15:36Non, c'est sur Better Things.
15:37En fait, l'application, en scannant un code barre,
15:40elle vous permet d'identifier un produit
15:42et puis aussi d'identifier l'origine du produit,
15:45donc le petit « Made in » qui est souvent caché derrière l'étiquette.
15:49L'idée, c'est, un, de construire cette transparence dans une base de données,
15:52de la partager, donc une fois que cette identification, elle est faite,
15:56elle est faite pour tous les utilisateurs.
15:58Et puis aussi, bien sûr, de pouvoir interpeller les marques
16:01s'il y a des choses qui nous posent problème.
16:04Et en fait, dans les premières remontées,
16:06on avait souvent des remontées d'utilisateurs qui nous disaient
16:10« Ah tiens, c'est bizarre, cette pratique me semble un peu frauduleuse,
16:14c'est design français, marque française,
16:18mais quand je regarde, c'est made in Bangladesh. »
16:21Et c'est vrai que c'était un petit dispositif d'alerte
16:23sur cette pratique-là, particulièrement,
16:26qui n'était pas intégrée à la base.
16:28Et on l'a développée spécifiquement,
16:30l'alerte franco-lavage,
16:31qui est possible dans l'application.
16:33Et en fait, ça nous semblait tout naturel de fonctionner
16:36en partenariat avec la FIMIF,
16:37qui a été vraiment précurseur sur le sujet,
16:40qui a déjà des leviers d'action,
16:42parce qu'ils ont déjà finalement un cycle de demandes
16:47des marques qui ont ce type de pratique-là.
16:50Et donc maintenant, techniquement…
16:51Comment ça marche ?
16:52Imaginons, j'utilise BetterSync, j'ai un doute,
16:55c'est juste que je clique sur un…
16:56Oui, en fait, dans l'application,
16:59il y a une petite icône qui a un mégaphone,
17:01vous appuyez dessus, il y a une petite alerte
17:03qui s'appelle « Pratique marketing frauduleux ».
17:06Et en fait, cette alerte, elle remonte.
17:09Nous, derrière, on valide le fait
17:11que ce soit effectivement un cas de franco-lavage,
17:13on le communique à la FIMIF,
17:15et après, la FIMIF régulièrement, en fait,
17:16contacte les marques pour venir les alerter
17:19sur le fait que c'est une pratique
17:21qui est malgré tout trompeuse pour le consommateur.
17:24Oui. Alors, comment…
17:25Bon, là, on a un petit peu de recul,
17:27vous l'avez lancé en septembre, c'est ça ?
17:28Ça y est, il y a eu des remontées,
17:31des marques que vous avez dû contacter ?
17:33Oui.
17:34Bien le retour d'expérience.
17:35Tout à fait. Alors, nous, historiquement,
17:37c'est vrai que les consommateurs
17:39pouvaient nous remonter ces cas-là
17:40via notre site internet et via un formulaire,
17:42mais c'est vrai qu'il nous manquait vraiment
17:43un outil sympa au creux de la main,
17:47parce que c'est vrai qu'on est dans un magasin,
17:48on a son smartphone,
17:50on prend en photo le produit, etc.,
17:52puis on le remonte.
17:54Donc oui, on a des remontées aujourd'hui,
17:56du coup, ça fonctionne bien.
17:59Et nous, après, tout notre boulot,
18:02c'est de contacter les marques en question
18:03et de leur montrer leurs pratiques
18:07et de les faire bouger.
18:08Donc là, après…
18:09Alors, c'est là que ça se complique,
18:10parce que s'il n'y a pas de levier pénal ou juridique…
18:13Non, mais on arrive à faire bouger des choses,
18:16il y a des marques qui changent,
18:18qui comprennent la démarche
18:20et qui modifient.
18:22Oui, il y en a qui, bon, qui ne donnent pas suite,
18:24mais on a quand même des résultats
18:26qui sont intéressants,
18:29avec des marques qui ont bougé,
18:30qui ont fait changer les choses,
18:31qui ont enlevé certaines notions
18:33quand ce n'est pas fabriqué en France.
18:36Il y en a qui fabriquent en France une partie
18:37et d'autres pas.
18:39Et quand ce n'est pas fabriqué en France,
18:40ils ont tendance à garder un petit peu le même logo…
18:43Ah oui, parce qu'il y a une partie
18:45de leur production qui est faite en France,
18:47donc ils se disent « je peux mettre le logo partout ».
18:49C'est ça, donc ils vont juste enlever le fabriqué en France,
18:51ils vont par exemple garder le drapeau français,
18:53ils vont mettre « numéro 1 en France 2 »,
18:56et puis en fait, le consommateur le prend
18:58en disant « bon, de toute façon,
18:59c'est fabriqué en France, alors que pas du tout ».
19:01Donc il y a des marques à qui on arrive
19:02à faire changer des choses,
19:04donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
19:05Ça a bien marché à Noël, par exemple ?
19:07Oui, alors c'était une bonne et une mauvaise nouvelle,
19:11finalement, c'est qu'on a vu des remontées
19:14de nombreux cas, notamment dans le secteur des jouets.
19:16Il y avait vraiment beaucoup de jouets pour enfants,
19:21pour bébés, où en fait, on retrouvait toujours
19:24cette notion de design français,
19:26conçu en France, et avec…
19:31Alors il y a eu une explosion de tours Eiffel,
19:34il y avait des tours Eiffel partout,
19:35donc c'était vraiment le symbole
19:37pour déclencher l'achat des parents.
19:39Donc c'est malheureux,
19:41parce que derrière la majorité des produits,
19:44c'était quand même des produits à bas coût.
19:47Donc c'est du business et de la fabrication
19:50qui se déplacent de nos territoires
19:51vers des environnements à bas coût.
19:54Donc on a remonté ces cas à la FIMBIF,
19:57et puis on espère, bien sûr,
19:58essayer de faire bouger les lignes.
20:00Alors vous publiez,
20:02je ne sais pas si on va bien les voir,
20:02mais je vais les montrer quand même,
20:04des cartes postales qui nous donnent
20:06des chiffres qui sont assez intéressants.
20:10Si on regarde…
20:11Alors tiens, on parle de jouets.
20:12Dans vos magasins de jouets,
20:14seulement 5% de jouets fabriqués en France.
20:18Effectivement, allez dans votre magasin de jouets,
20:19regardez combien de drapeaux ou de tours Eiffel.
20:24Instruments de musique, on est à 2%.
20:26Revendeurs de chaussures, on est seulement à 3%.
20:28Et puis alors, les magasins de jouets,
20:31là vous avez fait la liste de la grande distrib,
20:35on ne va pas les citer, on les voit,
20:37mais en tout cas, ça va du mieux,
20:39c'est 6,6%, au pire 1,4%.
20:40Le jouet, c'est un peu le pire exemple, en quelque sorte ?
20:46Oui, ou alors il y a plein de secteurs ?
20:48Non, non, non, je pense qu'il y a plein de secteurs.
20:50En fait, cette étude, elle a été intéressante,
20:52elle a été appréciée par les professionnels du secteur.
20:56L'idée, c'est d'en faire de plus en plus
20:58dans ce style-là, où on va être un peu plus poil à gratter
21:00auprès de la grande distribution,
21:02pour dire, jouez le jeu.
21:04Aujourd'hui, c'est des milliers d'emplois
21:08qui pourraient être créés,
21:10et c'est forcément bon pour l'économie.
21:12Et la grande distribution a un rôle clé
21:13pour l'économie là-dessus.
21:17Et donc, on va continuer à justement faire ce genre d'études
21:20en confrontant les différentes enseignes
21:23sur leur choix d'achat, finalement.
21:26Et là, on voit, sur les jouets,
21:28on peut aller de 3, 2, 2% à presque 8%.
21:32Donc, on aimerait bien encore plus,
21:34mais déjà, ça permet de voir qu'il y a quand même
21:37de forts écarts entre les enseignes.
21:39Il y a un mot important que vous avez peut-être prononcé,
21:42mais sur lequel je voudrais qu'on se concentre,
21:44c'est le mot confiance.
21:46C'est aussi pour ça que votre appli existe,
21:50mais il y a besoin de restaurer
21:52ou d'alimenter, finalement, le lien de confiance
21:54entre les Français, les consommateurs,
21:57et les produits ?
21:58C'est une demande qui est exprimée de plus en plus ?
22:01Il y a plus de 80% des Français
22:03qui sont demandeurs de plus de transparence sur l'origine.
22:05Donc ça, il y a une envie, une aspiration.
22:08Et puis après, en tant que consommateur,
22:10je pense qu'il n'y a rien de plus déceptif
22:12de penser qu'on a acheté un produit
22:14qui a été fabriqué localement
22:16chez l'artisan du coin,
22:18et puis de se rendre compte chez soi
22:20que finalement, ce n'est pas du tout le cas.
22:22Et ça brise, bien sûr, la confiance,
22:26et ça pénalise les fabricants
22:28qui, eux, fabriquent localement,
22:29parce qu'après, les consommateurs
22:32vont hésiter à investir le prix du Made in France
22:34pour quelque chose qui n'est pas fabriqué en France.
22:36Donc l'idée, vraiment,
22:37c'est d'essayer de casser cette dynamique
22:41en améliorant la transparence,
22:43en donnant de la visibilité aussi,
22:45parce que si on donne de la visibilité
22:48sur les réseaux sociaux,
22:49notamment, ça peut être un facteur de mouvement.
22:51C'était le dernier thème que je voulais qu'on aborde,
22:53parce qu'effectivement, pour l'instant,
22:55il n'y a pas de l'isolation.
22:57Donc je vais revenir vers vous là-dessus,
22:58mais il y a quand même un impact sur la marque.
23:01C'est-à-dire que plus on communique
23:03sur le fait qu'une marque fait du franco-lavage,
23:06plus elle va en souffrir.
23:08C'est une évidence.
23:09Oui, très clairement.
23:09Ça ne fait jamais plaisir au directeur marketing
23:12de se faire épingler comme ça.
23:17Bon, mais c'est notre responsabilité aussi
23:19de créer une forme de pression sur le sujet.
23:21Autrement, il n'y a jamais rien qui va changer.
23:24Donc l'idée, c'est effectivement
23:26de repositionner un petit peu les consommateurs
23:28comme acteurs du changement.
23:30Est-ce que la loi pourrait changer ?
23:31Est-ce que j'imagine que vous bataillez là-dessus,
23:34peut-être avec les parlementaires,
23:35ou le gouvernement, Serge Papin
23:38qui vient de la grande distribution,
23:39qui est ministre aujourd'hui ?
23:40Pour que justement, ce drapeau français,
23:43on ne le mette pas partout et n'importe comment.
23:45Oui, tout à fait.
23:46Alors nous, à la FIMIF, on pousse pour ça.
23:48On a été auditionnés l'année dernière par le Sénat,
23:51j'espère sur 2026,
23:54de nouvelles auditions pour faire bouger les choses.
23:56C'est des choses qui n'ont pas évidentes
23:57parce qu'il y a un cadre législatif français, européen.
24:01Mais on prend souvent, nous, l'exemple de la Suisse,
24:03alors qu'il n'est pas dans l'Union européenne,
24:05mais qui a, elle, réussi à imposer ça.
24:07C'est-à-dire que vous ne pouvez pas en Suisse, par exemple,
24:09utiliser le drapeau suisse, mais aussi les symboles.
24:12C'est-à-dire qu'en Toblerone, on a fait les frais.
24:14C'est-à-dire qu'ils ont délocalisé une partie
24:15de leur production hors Suisse.
24:18Ils ont été obligés d'enlever le drapeau suisse,
24:20d'enlever la montagne qui symbolisait la Suisse, etc.
24:24Donc nous, on pousse pour que ça soit plus restrictif.
24:28Maintenant, après, c'est aux politiques de changer la loi.
24:32Et donc, on pousse et on n'est pas les seuls là-dessus
24:35pour que ça puisse se faire.
24:38Tiens, un dernier mot.
24:39Il y a un petit côté délation, quand même.
24:42Vous voyez ce que je veux dire ?
24:43Avec les dérives qui peuvent être liées à la dérives.
24:47Je ne sais pas, un concurrent qui veut nuire à une marque
24:50et qui fait un faux signal.
24:52Enfin, j'imagine ça.
24:54Peut-être que je suis à côté de la réalité, mais...
24:56Alors, il y a quand même des filtres qui permettent
24:58que ce soit chez nous ou à l'Affimif.
25:01Avant qu'on prenne l'initiative de communiquer sur le sujet,
25:04il y a une confirmation qui est faite.
25:06Donc, on peut avoir des remontées d'informations
25:09qui pourraient être orchestrées par des concurrents,
25:11mais de toute façon, elles seraient filtrées chez nous.
25:13D'accord.
25:14Dernier mot, très vite, 30 secondes.
25:15Oui, effectivement, ça arrive.
25:17Mais on filtre.
25:18Et après, il y a des fois, même si c'est un professionnel qui le fait,
25:20nous, ça nous est arrivé d'avoir un professionnel
25:22qui joue le jeu, qui produit quelque chose intégralement en France
25:26et qui nous dit, attendez,
25:28Intel met fabriqué en France, je sais ce qu'il fait,
25:31il reçoit les trucs, il assemble, il met dans un carton
25:33et il met fabriqué en France.
25:35Donc, bon, après, c'est à nous de contrôler.
25:37Donc, on fait évidemment attention à ce genre de choses.
25:41Merci beaucoup à tous les deux.
25:42Merci à toi.
25:43A bientôt sur Bsmart4Change.
25:44On passe au grand entretien de ce Smart Impact avec Laila Mamou.
25:50Bsmart.
25:53Prêt pour l'impact ?
25:54C'est la question que je pose chaque jour.
25:56Une personnalité qui compte dans notre économie.
25:59Et je reçois Laila Mamou.
26:01Bonjour.
26:01Bonjour.
26:02Ravi de vous accueillir.
26:03Vous êtes vice-présidente d'Entreprise et Progrès
26:05et directrice de l'engagement citoyen
26:07de Crédit Agricole, Personal Finance and Mobility.
26:10Je vais commencer, je démarre souvent cette rubrique
26:14par le sens du mot impact.
26:15Et puis, comment vous l'utilisez ?
26:17Comment vous transformez l'impact
26:20en réalité dans vos activités aujourd'hui
26:22et même depuis quelques années ?
26:24Pour moi, l'impact, c'est une preuve d'abord.
26:26Une preuve, c'est un alignement
26:27entre ce qu'on dit et ce qu'on fait.
26:30Lorsqu'on va mener une action,
26:32ce n'est pas tant l'action qui est importante.
26:33C'est vraiment, c'est quoi le résultat ?
26:35Qu'est-ce que ça a fait bouger ?
26:37Faire bouger les lignes, c'est de l'impact.
26:39Mais comment on le mesure ?
26:40Quand on va travailler sur le genre,
26:42on sait comment on va mesurer
26:43quand on va travailler sur la réduction
26:47de l'empreinte carbone.
26:48Ce n'est pas juste la réduction qui est importante,
26:50mais c'est quoi l'impact de tout ça ?
26:52Pour moi, je l'associe beaucoup
26:54à la preuve, à l'exemplarité,
26:56à la responsabilité.
26:57C'est une notion de responsabilité
26:58collective d'une certaine façon.
27:01Absolument.
27:02C'est une responsabilité collective
27:03qui est portée par,
27:05si on est dans une entreprise,
27:06c'est par tous les collaborateurs.
27:08Si on est dans un tick-tank,
27:09c'est tous les participants.
27:11Mais c'est vraiment une responsabilité collective
27:13pour amener des preuves.
27:14On va s'appuyer sur vos deux activités
27:17d'aujourd'hui.
27:18Vice-présidente d'Entreprise et Progrès,
27:20directrice de l'engagement citoyen,
27:21Crédit Agricole, Personnel Finance.
27:23D'abord, on présente en quelques mots,
27:25puis après on détaillera.
27:26Entreprise et Progrès, c'est quoi ?
27:28Entreprise et Progrès a été créée
27:30par Antoine Riboud et François Dalle
27:33il y a déjà 50 ans.
27:36En fait, c'était précurseur
27:37parce qu'il voulait allier l'économie,
27:41le social et l'environnemental.
27:45C'est-à-dire que l'entreprise,
27:46elle sort de son rôle
27:47uniquement à business plan,
27:50résultats, distribution de dividendes,
27:52c'est bien, mais pas que.
27:53Donc vraiment d'endosser ce rôle
27:56de responsable de sa transition.
27:59Et aujourd'hui, vous le voyez...
28:01Il y a une cinquantaine d'entreprises
28:02qui sont membres de l'association.
28:04Absolument, il y a une cinquantaine.
28:05Alors on a BIC, on a la Française des Jeux,
28:08on a Belle et on a aussi beaucoup de jeunes
28:11parce qu'en fait, ce qu'on veut,
28:12ce n'est pas rester juste entre nous.
28:14Il y a aussi beaucoup de jeunes entrepreneurs.
28:15Il y a quelques DRH,
28:17il y a aussi quelques consultants.
28:19Et en fait, l'ADN, c'est vraiment
28:21de mettre l'humain au centre de l'organisation.
28:25Et ce qui va nous différencier
28:27dans Entreprise et Progrès,
28:28c'est qu'en fait, on va travailler,
28:30on va ramener nos problématiques du terrain,
28:32on va les poser, on va co-construire des solutions,
28:37on va co-construire des guides
28:38et en fait, on est dans de l'action.
28:40Alors, on y reviendra et on va détailler
28:42ce qu'est une entreprise engagée d'une certaine façon.
28:46Votre action au sein de Crédit Agricole,
28:48Personnel Finance & Mobilité, c'est quoi ?
28:50Alors déjà, c'est quoi ?
28:51Quel service ? Quel financement ?
28:53Parce qu'on va parler beaucoup du levier de la finance
28:55dans cette entreprise.
28:57Alors d'abord, je suis un background financier
28:58puisque moi, pendant plus de 30 ans,
28:59j'ai dirigé des entreprises de crédit à la consommation
29:01dont Sofinco, il y a deux ans.
29:03Donc je viens du monde business.
29:05Et en fait, pour être une entreprise responsable,
29:07une entreprise engagée,
29:09il faut travailler avec les collaborateurs,
29:11il faut faire bouger l'organisation et la gouvernance.
29:14Et donc, c'est pour ça qu'avec ma hiérarchie,
29:17nous avons créé la direction de l'engagement citoyen
29:19pour que le discours que nous portons
29:22ne soit pas à côté de la vie de l'entreprise,
29:25mais qu'il soit complètement intégré.
29:27Il est intégré dans l'entreprise,
29:28il est intégré dans le plan stratégique.
29:31Et en fait, on a deux jambes dans cette entité.
29:33C'est que, qu'est-ce qu'on va faire ?
29:35On veut être une entreprise d'engagement,
29:37il faut le prouver.
29:38On le prouve comment ?
29:39En étant labellisé, en faisant du Bicorp,
29:42du Lucis, en fonction des pays.
29:44En mesurant l'indice d'engagement sociétal.
29:46C'est important de savoir comment nous sommes vus
29:48par nos clients.
29:49Et en montant un comité de parties prenantes.
29:52Et là, il n'y a pas de hiérarchie
29:53entre les parties prenantes,
29:54elles sont toutes égales.
29:55Et comment est-ce qu'on répond à leurs questionnements
29:59et nous challenge sur nos stratégies ?
30:00Et la deuxième jambe, c'est l'élément de preuve.
30:02C'est créer une fondation.
30:04Donc on a créé une fondation.
30:06On travaille sur et avec les jeunes
30:08dans l'objectif de plus d'intégration,
30:12de plus d'inclusion.
30:13Mais ça, je pense qu'on reviendra dessus.
30:14On va évidemment en reparler.
30:16Entreprises et progrès, créés en 69 par François Dalle et Antoine Riboud.
30:20On l'a dit, 50 entreprises membres.
30:22Est-ce que c'est un moment charnière pour les entreprises qui s'engagent ?
30:28Parce qu'on est à la fois face à des crises qui se surajoutent,
30:33des polycrises, comme on dit,
30:35des transitions qui, elles aussi, s'accumulent.
30:41On peut parler de la transition environnementale,
30:43on peut parler de l'IA.
30:44Enfin bon, bref, c'est...
30:46Avec, malgré tout, des entreprises disent,
30:49il faut qu'on reste engagé.
30:50Sauf que c'est plus compliqué quand on est dans un contexte...
30:52Vous avez raison, il y a toutes ces couches
30:55dans un environnement très tendu, économique,
30:58dans un environnement géopolitique
30:59qui est aussi très compliqué.
31:01Et en fait, ce qu'on fait et ce qu'on essaye de faire
31:06dans Entreprises et Progrès,
31:07c'est de faire de toute cette complexité
31:10un vrai levier de progrès.
31:12Parce que c'est vrai que nous avons des injonctions paradoxales
31:15tous les jours.
31:16Tous les jours.
31:17Et c'est là où il y a les décisions
31:20qu'il faut prendre en temps court, tactiques,
31:23parce qu'il faut continuer à faire tourner la machine,
31:27parce que c'est d'abord ça l'essentiel.
31:28Et aussi prendre des décisions en temps long.
31:32Et c'est ça, aujourd'hui, la complexité.
31:34C'est en même temps d'être capable
31:35de prendre des décisions en temps court
31:37et de réfléchir à long terme
31:39pour justement être une entreprise plus durable.
31:43Oui, alors justement,
31:44est-ce que les entreprises engagées
31:48sont plus résistantes que les autres ?
31:49Vous voyez ce que je veux dire
31:50quand on parle de Polycrise ?
31:51Est-ce qu'elles ont plus de capacité
31:52à résister à un choc,
31:56à s'adapter à un bouleversement climatique
31:59ou géopolitique ?
32:00Je dirais, de ma propre expérience, oui.
32:03Pourquoi ?
32:04Parce que quand on est engagé,
32:05on a des fondamentaux qui sont très solides.
32:08On sait où on va
32:09et on sait pourquoi on veut y aller.
32:11Et donc, quand on sait où on va
32:13et qu'on est perturbé,
32:16on revient.
32:17Ça permet de canaliser.
32:19On revient à notre sens.
32:20Mais elles ne sont pas moins rentables
32:22que les autres ?
32:22Parce qu'elles dépensent de l'argent
32:23et de l'énergie ?
32:24Aujourd'hui, je prends un autre exemple
32:28au niveau de CAPFM.
32:30Nous sommes très engagés
32:31dans la mobilité verte.
32:34Nous sommes très engagés
32:35dans la transition énergétique.
32:38Pour tous, qu'elle soit simple,
32:39qu'elle soit accessible,
32:40on n'a pas perdu d'argent.
32:42Au contraire.
32:43C'est des nouveaux marchés.
32:45C'est des nouveaux clients.
32:46C'est des nouveaux marchés.
32:47C'est des nouveaux produits.
32:49Donc, au contraire.
32:50En tout cas...
32:51D'ailleurs, on ne l'a pas dit.
32:52Vous avez dit que l'engagement citoyen,
32:53mais c'est quoi CAPFM ?
32:57C'est le Crédit Agricole Personnel
32:58de la Facilité.
32:58Alors, je vais vous dire,
32:59pour faciliter,
33:00c'est la branche Crédit à la consommation
33:03du Crédit Agricole.
33:05Nous sommes à peu près 10 000.
33:06On est présents dans 21 pays.
33:08D'accord.
33:08Donc, c'est un peu le métier
33:09que vous faisiez déjà à Sopinco.
33:11C'est le métier qu'on...
33:11Voilà.
33:12Qui est, maintenant, on est...
33:13D'accord.
33:14C'est bon.
33:14C'est compris pour moi.
33:15Voilà.
33:15Dans cet objectif d'engagement,
33:20le rôle des dirigeants,
33:22ça, ça m'intéresse de vous entendre là-dessus,
33:24parce que ça fait des années
33:24que vous dirigez des entreprises,
33:26des structures.
33:29Qu'est-ce qu'il fait ?
33:29Il doit suivre ses collaborateurs ?
33:31Il doit les guider ?
33:32Il doit leur apprendre ?
33:33C'est un éducateur ?
33:35C'est quoi un dirigeant ?
33:36J'aime beaucoup votre question.
33:38Parce que, en fait,
33:39pour moi, d'abord,
33:40il doit être exemplaire.
33:41Il doit être exemplaire.
33:43Et dans notre comité exécutif,
33:45en juin dernier,
33:47chaque membre du comité s'est engagé.
33:50Il se dit,
33:50déjà, moi, en tant que personne,
33:51je prends deux engagements.
33:53Un engagement personnel,
33:54je vais faire une action,
33:57et un engagement collectif
33:58que je vais mener avec nos équipes.
33:59Pourquoi ?
34:00Parce qu'on ne peut pas demander
34:04aux collaborateurs
34:05d'être engagés
34:06si on ne l'est pas
34:07en tant que patron.
34:09Et vous avez parlé
34:09de dirigeants éducateurs.
34:14Ma conviction, aujourd'hui,
34:15c'est que,
34:16face à tout ce qu'on a dit,
34:18cette complexité
34:19dans laquelle nous évoluons,
34:20un décideur,
34:21un dirigeant,
34:22ne peut plus juste décider.
34:24Il doit vraiment s'assurer
34:26que,
34:27toujours avec cette notion
34:28de l'humain
34:30au corps de l'organisation,
34:31s'assurer que
34:32le vivre ensemble
34:34est bien basé
34:37sur la confiance,
34:38sur la cohésion,
34:39sur le respect,
34:40de grandir ensemble.
34:42C'est-à-dire que l'entreprise,
34:43il faut qu'elle soit,
34:44en tout cas l'organisation,
34:46apprenante.
34:46Tout le monde doit évoluer
34:47et, à la fin,
34:50forcément,
34:51réussir ensemble.
34:52D'ailleurs,
34:52je vais vous citer,
34:53vous dites,
34:53tout est interconnecté.
34:55Les salariés
34:55qui participent
34:56à un programme
34:57de mécénat de compétence
34:58ou qui consacrent bénévolement
34:59un ou deux jours
35:00à notre fonds de dotation,
35:01ils en ressortent.
35:02Transformer,
35:03c'est une façon pour eux
35:04de vivre la citoyenneté
35:05en acte
35:06et puis de la transférer
35:06au monde de l'entreprise
35:07où l'engagement
35:07se met à refuser ensuite
35:08en levier de compréhension
35:09et de formation.
35:10Ça rejoint ce que vous venez
35:10de nous dire
35:11et ça me donne l'idée
35:15d'une question
35:15autour du mécénat
35:17de compétence.
35:18Quelle place ça prend
35:19dans une entreprise
35:21comme la vôtre
35:22ou plus généralement
35:23dans les entreprises
35:24qui sont membres
35:25d'entreprises
35:26et progrès
35:27et à quel point
35:28c'est devenu
35:30un levier un peu stratégique
35:32pour recruter,
35:35garder des collaborateurs ?
35:37Le mécénat de compétence,
35:39moi j'en fais depuis
35:39au moins 20 ans
35:41et au Crédit Agricole,
35:42on a la chance
35:43de pouvoir donner
35:435 jours de son temps
35:45par an.
35:46En heure,
35:46c'est énorme.
35:47C'est beaucoup.
35:47En heure,
35:48c'est énorme.
35:49Et toutes les personnes
35:51qui vont aller contribuer,
35:54ça peut être mentorer
35:56une start-up
35:56qui va être dans de l'IA.
35:58Ça peut être
35:59aider des jeunes
36:00de 14 ans
36:01à mieux choisir
36:02leur voie.
36:03Voilà,
36:03il y a
36:03faire des maraudes
36:04le soir,
36:06travailler avec une ONG
36:07qui travaille justement
36:09dans la réduction
36:09de l'empreinte carbone.
36:11Il y a plusieurs façons
36:12de contribuer.
36:14Eh bien,
36:15à chaque fois,
36:16les gens me disent
36:16mais finalement,
36:17je suis partie
36:18en pensant
36:19que j'allais apprendre
36:20quelque chose
36:20à ces gens-là.
36:21Mais en fait,
36:22c'est eux
36:22qui m'ont appris.
36:23Et moi,
36:24avec le temps,
36:25comme je vous ai dit,
36:25ça fait très longtemps
36:26que je travaille
36:27et que j'utilise
36:28le mécénat de compétences
36:29comme levier managérial,
36:31j'ai vu des personnes
36:32revenir
36:33à des missions
36:33transformées,
36:35plus lucides,
36:37qui écoutent plus.
36:39Et en fait,
36:40il y a un effet
36:41qui...
36:42ça change vraiment
36:43la culture
36:44de l'entreprise.
36:44Mais si vous l'avez vécu
36:45vous-même,
36:45parce que vous avez du mentorat aussi.
36:47Bien sûr,
36:47mais moi,
36:47je fais ça depuis 20 ans.
36:49Moi,
36:49depuis 20 ans,
36:50je donne toutes les semaines
36:52deux heures de mon temps
36:53dans une cause.
36:54c'est quelque chose
36:55que j'ai toujours fait
36:55parce que d'abord,
36:56ça me nourrit
36:57et parce que je me dis
36:58quand on a la chance
36:59d'arriver à des postes
37:00de haute responsabilité,
37:02alors c'est super,
37:02c'est sympa,
37:03on est important,
37:05mais ce qui n'y arrive pas,
37:06qu'est-ce qu'on peut faire
37:07pour eux ?
37:09Il faut donner des coups de pouce.
37:10Je ne suis pas là
37:11toute seule.
37:13On m'a donné aussi
37:14un petit coup de pouce
37:15par-ci,
37:15par-là.
37:16Et en fait,
37:16c'était de dire
37:17comment je peux redonner
37:18ce qu'on m'a donné.
37:19Et c'est comme ça
37:20qu'est venue pour moi
37:21la notion
37:21de mécénat de compétences.
37:23Et franchement,
37:23une heure dans la semaine,
37:25ça se trouve.
37:26Je dis toujours,
37:27une heure,
37:27c'est le temps de déjeuner.
37:28On peut donner
37:30un déjeuner par semaine
37:31à une cause
37:32pour laquelle
37:34on est très sensible.
37:35Chacun a une sensibilité
37:36qui est différente.
37:37Mais c'est un vrai
37:37levier managérial
37:38parce que ça change
37:40la culture de l'entreprise.
37:41On a plus de solidarité
37:42dans les entreprises.
37:43On comprend mieux les sujets.
37:45On reste vraiment ancré.
37:47Alors,
37:47on va parler
37:47de crédit à la consommation.
37:49Vous l'avez dit,
37:49vous avez dirigé
37:50Sofinko en France,
37:52Wafasalaf au Maroc.
37:54C'est quoi le fil rouge,
37:55en fait ?
37:56Puisqu'on parle d'engagement.
37:59Quand on bosse
38:00dans le crédit
38:00à la consommation,
38:01c'est quoi son rôle
38:02économique et sociétal ?
38:05C'est d'être utile.
38:06D'accord.
38:07Quand vous avez un enfant
38:08qui va aller faire
38:08des études à l'étranger,
38:09vous avez besoin
38:10d'un crédit.
38:12Vous allez acheter
38:13votre première voiture
38:14pour aller travailler,
38:15vous avez besoin d'un crédit.
38:16un parent qui est malade,
38:17vous avez besoin.
38:18Et donc,
38:18on se sent vraiment utile.
38:21On le fait
38:21avec beaucoup d'éthique.
38:24On n'est pas dans le...
38:25D'ailleurs,
38:25la réglementation
38:26nous a bien...
38:28a vraiment joué son rôle
38:32pour éviter
38:33ce qui peut arriver.
38:34Le surdettement.
38:35L'argent,
38:35c'est marécageux.
38:36On le sait.
38:37Et donc,
38:37quand on fait notre...
38:38Et c'est pour ça
38:39qu'on est aussi
38:39entreprise d'engagement.
38:40Quand on fait ce métier-là
38:42avec engagement,
38:43avec éthique,
38:43avec transparence
38:44et en tenant compte
38:46des fragilités
38:46des personnes
38:47en gérant les accidents
38:48de la vie
38:49parce qu'il y en a.
38:50Au début,
38:51vous avez besoin
38:52d'un financement
38:53et les accidents
38:53de la vie,
38:54qu'est-ce qu'on fait ?
38:55Eh bien,
38:55il y a des structures
38:56dédiées
38:56pour accompagner.
38:58Et donc,
38:58c'est ça,
38:59le fil rouge,
38:59c'est qu'on est utile
39:01et on est
39:02le dernier 100 mètres
39:06qui reste
39:06pour réaliser une action.
39:07Une action utile
39:08pour un ménage
39:10pour un...
39:10Et effectivement,
39:11grâce à la loi notamment
39:12et puis grâce
39:13à des notions
39:14d'engagement,
39:14vous détectez
39:16un peu mieux
39:17des clients
39:18qui sont en risque
39:20de surendettement ?
39:20Absolument.
39:21D'abord,
39:22on a toutes les lectures
39:24de fichiers
39:25où ça apparaît,
39:26techniquement,
39:27ça apparaît.
39:28Et il faut surtout
39:30ne pas oublier
39:31qu'au moment
39:31de la vente,
39:33on le dit
39:33aux clients,
39:34quand il y a,
39:35quand vous sentez
39:36qu'il y a un problème,
39:37il faut nous appeler
39:38au moment
39:39où le problème est là.
39:40N'attendez pas
39:41que ça s'accumule,
39:42ça devient très compliqué.
39:44Oui,
39:45il y a la tentation
39:45de reprendre un crédit
39:46pour s'en sortir.
39:46Voilà,
39:47de reprendre
39:47et de reprendre
39:48et de reconsolider
39:49et de reprendre
39:50et de reconsolider.
39:51Il y a un moment
39:52où il faut arrêter tout ça.
39:53Il faut trouver
39:54une solution
39:54beaucoup plus pérenne.
39:56Alors,
39:57bien sûr,
39:58il faut absolument
39:59éviter le surendettement
40:00mais comme je vous dis,
40:02il y a des accidents
40:02de la vie
40:02donc les gens
40:03vont tomber là-dedans
40:05mais il y a
40:06une structure
40:07en tout cas chez nous
40:08qui est dédiée
40:09à écouter
40:10et à anticiper.
40:11Et vous savez,
40:12aujourd'hui,
40:12avec l'intelligence artificielle,
40:14on peut détecter
40:15des débuts de problèmes
40:17pour que nous réagissions
40:19le plus vite possible.
40:20Le secret,
40:21c'est de réagir très vite.
40:22Alors,
40:22le financement,
40:23le crédit,
40:24le financement général,
40:25c'est vraiment
40:25un levier de transformation
40:26aussi qui peut être
40:27majeur dans nos sociétés
40:28et c'est justement
40:29le sens de la question
40:29de Nicolas Perdri,
40:31le directeur associé
40:32d'EPSA Sustainability
40:33qui était à votre place
40:34la semaine dernière.
40:35On l'écoute tout de suite.
40:35Bonjour Léila,
40:38ma question pour vous
40:39est de vous demander
40:40comment vous aidez
40:42vos clients
40:42à vous orienter
40:43vers des choix
40:44de consommation
40:45plus responsables,
40:46plus solidaires
40:47et moins carbonés.
40:49Est-ce que les crédits
40:50à la consommation
40:51peuvent permettre
40:51de faire ça ?
40:53Oui, oui, oui.
40:54Alors,
40:55je vais répondre
40:56sur trois familles
40:59de produits.
41:00Donc,
41:00il y a la mobilité,
41:01ça représente
41:01plus de 60%
41:02de notre business,
41:03il y a l'équipement
41:04de la maison
41:04avec la transition énergétique
41:05et il y a aussi
41:06le recyclable.
41:07Sur la mobilité,
41:08dans notre plan stratégique,
41:09à horizon 2028,
41:11on se positionne clairement
41:13comme le financeur
41:14de la voiture électrique
41:16avec comme ambition
41:17d'être 10 points
41:18au-dessus de la moyenne
41:20des ventes
41:20du marché européen,
41:21ce qui est énorme,
41:23et de baisser
41:24l'empreinte carbone
41:27des flottes
41:28de véhicules
41:29que nous avons,
41:30puisqu'on est aussi
41:31loueurs de longue durée
41:33et courte durée,
41:34de plus de 50%
41:36à horizon 2030.
41:37Mais comment on le fait ?
41:38Eh bien,
41:39on a par exemple
41:40un produit
41:41qui s'appelle
41:41Agile Autopartage
41:42qu'on a mis
41:43dans le monde rural
41:44pour permettre
41:45justement aux personnes
41:47de pouvoir circuler,
41:48de pouvoir dépasser
41:49leurs villes
41:52pour aller entrer
41:54dans des villes
41:54qui aujourd'hui
41:55sont de plus en plus
41:56régulées.
41:58Aussi,
41:59on a fait la même chose
42:01pour des professionnels,
42:02pour la transition énergétique.
42:03Là aussi,
42:04on se positionne vraiment
42:05comme celui
42:06qui facilite l'accès.
42:08Ça doit être simple.
42:10Avec des offres,
42:11par exemple,
42:12on est partenaire
42:13de l'Agence nationale
42:14de l'Habitat.
42:15Ce qui fait que
42:16nous avançons
42:17l'avance
42:20à l'artisan.
42:22Donc,
42:23les devis
42:23sont déduits
42:24de cette avance.
42:25Ça permet
42:27de soulager
42:28les artisans.
42:31Il y a des subventions
42:31qui sont,
42:32par exemple,
42:32sur la rénovation énergétique.
42:34Est-ce que vous jouez aussi
42:35le rôle de conseil
42:36auprès des clients ?
42:37Est-ce que ce n'est pas
42:38forcément votre rôle ?
42:39Si, si, si.
42:40C'est tout à fait
42:41notre rôle.
42:42Et d'ailleurs,
42:42avant de commencer
42:43toute cette stratégie,
42:44on a d'abord commencé
42:45par les collaborateurs,
42:47par les formations.
42:48On les a formés.
42:48On leur a expliqué
42:49c'est quoi les enjeux.
42:50Sinon,
42:50ils ne sont pas crédibles
42:51eux-mêmes.
42:52Et donc,
42:52bien sûr,
42:53nous avons carrément
42:54une plateforme,
42:55une app
42:56où les clients
42:57peuvent rentrer,
42:58mesurer leur empreinte carbone,
43:00par exemple,
43:00essayer d'avoir
43:01les astuces
43:02pour comprendre
43:04ce que c'est
43:05que cette transition énergétique.
43:06Donc,
43:06on finance
43:07énormément
43:07de panneaux solaires,
43:09de pompes à chaleur.
43:10Et par exemple,
43:11avec Astorama
43:11et pour faire le lien
43:12avec MaPrimeRénov',
43:13tous les produits
43:14qui sont
43:15justement
43:17dans la rubrique,
43:20dans la liste
43:22des produits
43:22qui sont agrégés
43:23par MaPrimeRénov',
43:25ils sont financés
43:25à 0%.
43:26Donc,
43:27il y a des offres
43:28financières
43:29qui vont inciter
43:31à consommer
43:31des produits verts.
43:33La même chose
43:33pour le recyclable.
43:34Avec Darty,
43:35nous allons,
43:36par exemple,
43:37financer
43:38des crédits
43:41à 0%
43:41pour tous
43:42les produits
43:43qui ont un impact,
43:45qui sont recyclés
43:46et qui ont un impact
43:47justement
43:47mesuré.
43:50Et là,
43:50c'est Darty
43:51qui prend en charge.
43:51Donc,
43:52en fait,
43:53la façon
43:53de donner,
43:54de permettre
43:55aux clients
43:56de consommer
43:57vert,
43:58green,
43:58on va dire,
43:59dans notre jargon,
44:00eh bien,
44:01ce sont des offres dédiées.
44:02Ce ne sont pas
44:02les mêmes tarifs.
44:03Ce sont des offres
44:04subventionnées,
44:05soit par le partenaire,
44:06soit par le fonds.
44:06On l'a dit,
44:07ça fait plusieurs années
44:09que vous travaillez
44:10dans ce secteur
44:11des crédits à la consommation.
44:12Ces enjeux-là,
44:14ils sont apparus
44:14il y a combien de temps ?
44:16Et à quel point
44:17ils deviennent stratégiques
44:18d'une certaine façon ?
44:20Parce qu'il y a 15 ans,
44:21on n'aurait pas eu
44:22la discussion,
44:23clairement.
44:23Non.
44:24Il y a 15 ans,
44:25on aurait eu la discussion
44:25de l'entreprise
44:27et les responsables
44:28au niveau sociétal.
44:29L'entreprise,
44:30avant,
44:30on est passé
44:31de la philanthropie
44:32à quelque chose
44:32de beaucoup plus organisé.
44:34C'est-à-dire,
44:34oui,
44:35je vais donner
44:35des fonds
44:36mais ça va apporter quoi ?
44:38Quel est l'impact ?
44:39Ça,
44:39ça se faisait déjà.
44:40Ce qu'il n'y avait pas,
44:40c'est toute cette dimension
44:41transition énergétique.
44:44D'abord,
44:44il y a la réglementation
44:45qui ne vous laisse plus le choix.
44:49Et il y a aussi,
44:50il y a les jeunes
44:50et les jeunes
44:51qui nous attendent
44:52au tournant
44:52et qui exigent
44:53qu'on soit réellement...
44:56Vous voyez la différence
44:57en fonction de l'âge
44:58de vos clients ?
44:59Oui.
45:00On la voit
45:01chez les clients,
45:03on la voit
45:03chez nos collaborateurs.
45:05On la voit
45:05chez nos fournisseurs.
45:06En fait,
45:07on la voit partout.
45:08Et on voit
45:08qu'aujourd'hui,
45:09les jeunes,
45:10ils ont vraiment
45:11une tolérance zéro
45:12pour tout ce qui est...
45:16Tous les discours
45:18qui ne sont pas
45:20suivis d'action...
45:21Qui ne sont pas alignés.
45:22Qui ne sont pas alignés.
45:23Tolérance zéro.
45:24Donc,
45:25on est vraiment
45:25très,
45:26très attendus
45:26en tant qu'entreprise.
45:29Et pour répondre
45:30à votre question,
45:30moi,
45:30je pense que
45:31c'est des sujets
45:32qui sont là
45:32depuis quand même
45:334-5 ans.
45:33Oui.
45:34Ça veut dire
45:34que quand vous
45:35définissez un engagement
45:37ou une trajectoire,
45:39vous êtes sûr
45:40de pouvoir y arriver ?
45:41Vous voyez ce que je veux dire ?
45:42En fait,
45:42je vais le dire différemment.
45:44On se fixe une ambition
45:45et on se donne
45:46les moyens de cette ambition.
45:47On se donne
45:47les moyens pour y arriver.
45:48Parce que si vous n'y arrivez pas,
45:49effectivement,
45:50les clients,
45:51les collaborateurs,
45:52tout le monde va...
45:52Et il faut savoir
45:53que tous ces objectifs
45:57sont dans les grilles
46:00d'intéressement
46:01des dirigeants
46:02et de toute l'entreprise.
46:03Tous les collaborateurs
46:04dans leur grille
46:05d'intéressement,
46:06ils ont justement...
46:08Voilà.
46:09Pour montrer
46:10que c'est un enjeu collectif.
46:12Alors,
46:12vous parliez de la jeunesse.
46:13Il y a ce fonds
46:14de dotation
46:14pour la jeunesse
46:15qui s'appelle
46:15Forios.
46:17De quoi il s'agit ?
46:18Et si on doit le présenter
46:19en quelques mots ?
46:20En quelques mots,
46:21c'est un fonds de dotation
46:23qui va aller financer
46:26des programmes
46:26pour favoriser
46:28l'inclusion
46:29et l'égalité des chances.
46:32Et donc,
46:32avec deux principales actions.
46:35Une,
46:35où on va accompagner
46:37des associations.
46:38Et une autre,
46:39c'est ce qu'on a lancé
46:40la semaine dernière,
46:42c'est au lieu de parler
46:43à la place des jeunes,
46:44au lieu d'écouter des études,
46:45il y en a beaucoup
46:46qui sont même contradictoires,
46:47nous,
46:48on a décidé,
46:49au lieu de commenter
46:49les jeunes,
46:50d'aller les écouter.
46:51Et donc,
46:52c'est un programme
46:52qui s'appelle
46:52La Voix des Jeunes
46:53et d'ailleurs,
46:53au niveau d'entreprise
46:55et progrès,
46:56nous menons aussi
46:56un programme
46:57qui s'appelle
46:58Les Jeunesses.
46:59Et qu'est-ce qu'on veut ?
47:00On veut savoir,
47:02ces jeunes-là,
47:03qu'est-ce qu'ils attendent
47:04de la société,
47:05comment ils voient
47:06la société de demain
47:07et aussi comment ils veulent
47:08contribuer.
47:09Donc,
47:10on veut les écouter.
47:11Mais sous quelle forme ?
47:12C'est des messages
47:12sur les réseaux sociaux ?
47:14Non, non, non, non.
47:14On a fait des rencontres.
47:16On a rencontré
47:17une centaine de jeunes
47:18avec lesquels
47:19nous avons passé
47:20plus de deux heures
47:21à questionner.
47:22Après cela,
47:23nous allons inviter
47:25des RH et des décideurs
47:27pour venir écouter
47:28ces retours
47:29et voir
47:29ce qui intrigue,
47:31c'est quoi les biais
47:31qu'on a,
47:32qu'on veut aller questionner.
47:33et à partir
47:34de cette phase-là,
47:36nous allons enclencher
47:37une phase quanti
47:38et là,
47:38nous allons questionner
47:39mille jeunes
47:41pour aller confirmer,
47:42infirmer
47:43ce qui est apparu.
47:45Mais l'objectif,
47:46c'est pas de faire.
47:46Et avec quel objectif ?
47:46Parce que vous disiez
47:47tout à l'heure
47:47à quoi ça sert.
47:49Non, non, non.
47:49C'est pas une énieme étude.
47:50C'est une base de travail
47:52à partir de laquelle
47:53nous allons faire
47:53un plaidoyer.
47:55Pourquoi ?
47:56L'idée,
47:56c'est d'aller voir
47:57les décideurs,
47:58les RH,
47:59leur dire
47:59voilà ce que les jeunes disent.
48:02Comment,
48:02si vous deviez demain
48:04changer une action
48:05dans votre stratégie
48:06de recrutement,
48:07ça serait laquelle ?
48:08Mais ça veut dire quoi ?
48:09Ça veut dire
48:10qu'il y a encore
48:10des biais de recrutement ?
48:12Parce que moi,
48:12j'entends,
48:13c'est un thème
48:14qu'on traite régulièrement
48:15dans cette émission
48:16et j'ai souvent
48:17des invités
48:17qui me disent
48:17on lutte contre ça,
48:19on a fait évoluer
48:20nos méthodes de recrutement,
48:22on sort de la facilité
48:23des grandes écoles,
48:24etc.
48:25Je reviens
48:27à la question de l'impact.
48:28Est-ce que c'est mesuré ?
48:30Il faut le mesurer.
48:31Il faut le mesurer.
48:32Et l'objectif,
48:34ce n'est pas
48:34est-ce que je recrute ?
48:35L'objectif,
48:36c'est est-ce que les jeunes
48:37sont prêts demain
48:39à être recrutés ?
48:40Donc,
48:40est-ce qu'ils ont
48:40la bonne formation ?
48:41Est-ce qu'ils ont fait
48:41le bon choix ?
48:43Est-ce qu'ils ont
48:43les bons codes ?
48:45Donc,
48:45c'est accompagner
48:46jusqu'à...
48:47Et on revient
48:47à l'entreprise éducative.
48:49Et une fois
48:49qu'on les a recrutés,
48:50ce n'est pas fini.
48:51Il y a les codes
48:52pour les faire évoluer.
48:53Et comment on les accompagne ?
48:56Vous dites
48:56que quand nous soutenons
48:57un jeune,
48:58nous ne faisons pas
48:59de la solidarité
49:00aux forces étroites
49:01du terme.
49:02On investit
49:03dans un futur collègue,
49:04un futur entrepreneur,
49:05un futur citoyen engagé.
49:07Si j'étais un peu trivial,
49:10je dirais
49:10que c'est de l'argent
49:11bien dépensé ?
49:13Si vous le dire
49:14comme ça,
49:15je le dirais.
49:16Il ne faut pas
49:16avoir honte de ça.
49:18Quand on accompagne
49:19un jeune,
49:19je sais que
49:20quand j'accompagne
49:21des jeunes,
49:21à la fin,
49:22je leur dis
49:22je suis venue,
49:24j'ai passé du temps
49:24pour vous.
49:25Tout ce que je vous demande
49:26en contrepartie,
49:28lorsque demain
49:28vous serez à des postes,
49:29lorsque demain
49:30toute la galère
49:32sera derrière vous,
49:33n'oubliez pas,
49:34vous rendez.
49:35Allez rencontrer
49:36d'autres jeunes
49:36et gardez
49:37cette chaîne solidaire.
49:39Donc voilà,
49:40c'est vraiment
49:41de pouvoir
49:41continuer
49:43à donner.
49:44Cette fondation,
49:45elle répare un peu
49:46l'ascenseur social
49:48qui est en partie cassé ?
49:51C'est le but.
49:51C'est le but.
49:52Et moi,
49:53personnellement,
49:54je crois à l'ascenseur social
49:55via l'éducation.
49:57Moi,
49:57c'est ce qui m'a permis
49:58d'être là aujourd'hui.
49:59C'est grâce à l'éducation,
50:01c'est grâce au système scolaire,
50:02on peut dire ce qu'on veut,
50:03mais on a encore
50:04des gens brillants
50:05qui sortent
50:06de n'importe quel type
50:08de lycée.
50:09Il n'y a pas que
50:10les meilleurs lycées
50:11où on a les meilleurs élèves.
50:12Il suffit d'accompagner,
50:14il suffit de...
50:14Voilà,
50:14et je travaille
50:14avec beaucoup d'associations.
50:16Je ne peux pas les nommer
50:17parce que sinon,
50:17je vais vexer ceux
50:18à qui je n'ai pas pensé.
50:19Mais il y a vraiment
50:20des jeunes qu'on va chercher
50:21presque en bas de la cité.
50:23Et aujourd'hui,
50:24ils sont fiers
50:25en disant,
50:25mais voilà,
50:26j'ai fait Sciences Po,
50:27je suis là, voilà.
50:28Et donc,
50:29il y a cette dynamique
50:31qu'il faut vraiment garder
50:33à travers notre fond,
50:35à travers d'autres.
50:35Il y a beaucoup,
50:35beaucoup de gens
50:36qui font la même chose
50:38parce que les besoins
50:39sont énormes.
50:40C'est très difficile
50:40de mesurer l'impact
50:42de tout ça,
50:43mais continuer
50:44à tendre la main
50:45à ces jeunes,
50:46je pense que c'est notre rôle
50:47au niveau de l'entreprise
50:49et c'est ce qu'on fait
50:49au niveau d'entreprise
50:50et progrès
50:51puisque les trois programmes
50:52que nous allons gérer
50:53sur lesquels
50:54nous travaillerons
50:55cette année,
50:56c'est la démographie
50:57qui est un impensé
50:59au niveau de l'entreprise
50:59parce qu'il y a
51:00une chute démographique
51:01aujourd'hui.
51:02Comment on fait
51:03pour accompagner
51:03les seniors ?
51:04Comment on fait
51:05pour recruter des talents ?
51:07Et les jeunesses ?
51:09Comment on va faire
51:10pour les recruter ?
51:11Je vous ai dit pas de...
51:11Ben voilà,
51:12c'est la fin de l'interview.
51:14Ils sont passés vite
51:15les 26 millions d'états.
51:15Oui, oui, c'est pas si vite.
51:16C'est très très bon suivi.
51:17Merci beaucoup,
51:18Laïla Mou,
51:19à bientôt sur Be Smart for Change.
51:21On passe tout de suite
51:21à notre rubrique Startup.
51:30Smart Ideas,
51:31c'est notre rubrique
51:32consacrée aux startups
51:33et co-responsables.
51:34La bonne idée du jour
51:35est signée Stéphane Lessall.
51:36Bonjour.
51:37Bonjour.
51:37Bienvenue.
51:38Vous êtes le président
51:38d'Olympe Technologies,
51:40entreprise créée en 2015,
51:41basée à La Rochelle.
51:42C'était quoi l'idée de départ ?
51:43Comment est née l'idée d'Olympe ?
51:45L'idée d'Olympe,
51:46c'est un peu l'histoire de la vie.
51:48C'est-à-dire que c'est fait
51:50de rencontres,
51:51d'opportunités
51:52et puis surtout d'envie.
51:55J'ai toujours eu
51:56une envie d'entreprendre.
51:58J'ai créé ma première société
51:59à 24 ans.
52:01Pendant 20 ans,
52:02j'ai dirigé des sociétés
52:03de production électronique.
52:04et sur la fin
52:06de mon parcours professionnel,
52:07j'avais envie vraiment
52:08d'avoir développé quelque chose
52:11qui avait vraiment
52:11un impact fort
52:12au niveau sociétal
52:13et environnemental.
52:15Et dans ce cadre-là,
52:15j'ai eu l'opportunité
52:17de rencontrer Bruno Fershaw,
52:19qui est mon associé historique
52:21et qui est à la base
52:23de cette technologie-là,
52:24d'électrolyse de l'eau
52:26dont on va parler.
52:28C'est quoi ?
52:29Un désinfectant
52:30qui n'est pas comme les autres ?
52:32On peut dire ça ?
52:34Oui, si vous voulez,
52:34on est une alternative
52:35à la chimie.
52:36C'est-à-dire que le monde
52:37de la désinfection
52:38est détenu quasiment
52:39à 100% pour le monde
52:40de la chimie.
52:41Et nous,
52:41on est vraiment
52:42une alternative.
52:43Donc, on a développé
52:44une technologie de rupture
52:45qui est à une base
52:47d'électrolyse de l'eau.
52:48Donc, on va servir
52:49des propriétés naturelles
52:50de l'eau et dont les sels minéraux
52:51que l'on a présents
52:52dans l'eau pour générer
52:54temporairement une molécule chlorée
52:56qui va assurer
52:57la désinfection déjà
52:58de l'eau en elle-même,
52:59la sécuriser au niveau
53:00bactériologique.
53:01Et cette eau va avoir
53:01une rémanence,
53:02c'est-à-dire que cette eau,
53:03quand elle va rentrer
53:03en contact avec des surfaces
53:05ou avec des mains,
53:06va assurer la désinfection
53:07en remplacement de la chimie.
53:08Donc, c'est vraiment
53:09proposer à nos clients
53:10une alternative RSE
53:12dans le monde sanitaire
53:14et de la désinfection.
53:15Alors, avec des avantages
53:18environnementaux
53:19qu'on peut imaginer,
53:21c'est-à-dire si on compare
53:22votre solution
53:22avec des solutions
53:23de désinfection classiques ?
53:26Oui, les avantages
53:27sont importants
53:28au niveau environnemental.
53:29Il faut savoir
53:31que la chimie actuellement,
53:32comme je le disais,
53:32détient quasiment
53:33tout le marché
53:34de la désinfection.
53:35Par exemple,
53:35le marché professionnel
53:36au niveau mondial,
53:37c'est 60 milliards d'euros
53:39des chiffres d'affaires
53:40avec une croissance
53:40de 5%
53:41qui existera toujours
53:42parce que l'être humain
53:42aura toujours besoin
53:43de désinfection
53:44pour sa survie.
53:45Et ces produits
53:46qui sont chimiques
53:47ont forcément
53:48une influence négative
53:49sur l'environnement.
53:51Donc, nous,
53:51on est une alternative à ça.
53:53C'est-à-dire que la molécule
53:53qu'on va produire,
53:55en plus d'être
53:56complètement inoffensive
53:57pour nous,
53:57l'être humain,
53:58elle est complètement
53:59inoffensive
54:00pour l'environnement.
54:01Et ça peut vraiment
54:02remplacer les produits classiques ?
54:04Ça peut vraiment
54:05remplacer les produits classiques.
54:06On est vraiment
54:08une alternative de rupture
54:09par rapport à ce qui se fait.
54:10Donc, c'est vraiment
54:11un modèle économique
54:12que l'on souhaite
54:14vraiment changer.
54:15Oui.
54:15Il y a l'enjeu environnemental
54:16et puis il y a l'enjeu
54:17de santé publique aussi.
54:19Exactement.
54:19Ce n'est pas des produits
54:20qui sont très bons
54:22pour la santé.
54:23Moi, ça m'arrive souvent
54:23de rentrer dans une pièce
54:24et de me dire
54:25d'avoir l'enjeu qui pique,
54:26de ressentir vraiment
54:27les produits chimiques
54:28qui ont été utilisés.
54:28Oui, oui, tout à fait.
54:29Les gens qui utilisent
54:30ces produits,
54:31il y a certaines personnes
54:32qui ont des problèmes
54:32d'allergie,
54:33qui sont obligées
54:34de mettre des protections
54:35que vous n'avez plus
54:37du tout besoin de mettre
54:38avec notre solution.
54:40Donc, que ce soit
54:40des usines agroalimentaires
54:42ou des grandes surfaces alimentaires
54:44ou des collectivités
54:45que nous avons équipées,
54:46des personnes
54:47qui avaient cette problématique
54:48d'allergie non plus du tout
54:49depuis qu'ils utilisent
54:50notre solution.
54:51Alors, justement,
54:51qui sont aux clients aujourd'hui ?
54:53Vous êtes plutôt
54:53dans le B2B
54:54ou alors c'est des solutions
54:55qui sont aussi accessibles
54:57pour les consommateurs ?
54:58Alors, pour l'instant,
54:59on n'adresse que
54:59le marché professionnel.
55:02Alors, tout le monde
55:02est concerné par la désinfection.
55:05Nous, les quatre secteurs
55:06sur lesquels on s'est vraiment,
55:08enfin, on fait vraiment focus,
55:10c'est l'industrie agroalimentaire
55:11qui est un très gros consommateur
55:13de désinfection et d'eau,
55:15c'est la santé,
55:17c'est les grandes surfaces alimentaires
55:20et les collectivités locales.
55:22Donc, on s'oriente surtout
55:23sur ces quatre domaines
55:24mais on a des demandes
55:25quasiment tous les jours
55:26sur d'autres domaines.
55:27Là, par exemple,
55:27on a l'armée qui est venue nous voir,
55:29on a équipé deux forts militaires
55:31justement pour leur sécuriser
55:33la qualité bactériaux
55:34et sans chimie.
55:36Levé de fonds annoncés
55:37d'un million d'euros
55:38l'an dernier,
55:39avec quelle stratégie ?
55:41Si vous voulez,
55:42nous, après avoir vraiment
55:43industrialisé,
55:45résolu tous les problèmes réglementaires,
55:47parce qu'on a toutes les autorisations
55:49au niveau Europe
55:50et on est les seuls
55:51sur notre technologie,
55:52maintenant,
55:53on a une forte croissance
55:55qui est en train de se faire.
55:57Donc, cette levée de fonds
55:58va nous permettre
55:59de gérer cette forte croissance
56:01sur notre marché intérieur,
56:02la France,
56:02mais aussi sur l'export.
56:04Parce qu'on veut proposer
56:05notre solution à l'international.
56:07Parce que l'enjeu environnemental,
56:10il est planétaire.
56:10Évidemment.
56:11Et c'est ce qu'on souhaite
56:12à Olympe Technologies.
56:13Merci beaucoup, Stéphane,
56:14les sales et à bientôt
56:15sur Bsmart for Change.
56:17Voilà, c'est la fin
56:17de ce Smart Impact.
56:19Merci à toutes et à tous
56:20de votre fidélité
56:21à la chaîne des affaires,
56:23la chaîne des audacieuses
56:24et les audacieux.
56:24Salut.
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