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00:09Générique
00:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter
00:12les mouvements de la planète. Marché
00:14Claire Disso, responsable de la recherche
00:16macroéconomique au sein du groupe
00:18AXA. Bonsoir Claire.
00:20Bonsoir Pauline. Emmerick Didet, directeur de la
00:22gestion de Pergam. Bonsoir Emmerick.
00:24Bonsoir Pauline. Et François Cholet, président de
00:25Montségur Finance. Bonsoir François.
00:27Bonsoir Pauline. Et bien commençons
00:29avec vous Claire sur peut-être
00:32ce rebond. Alors
00:33le pétrole, je disais en intro
00:35cède du terrain aujourd'hui environ
00:372%. Ce rebond
00:40quand même sur le long terme des cours
00:41du pétrole. Un baril de Brent qui
00:43reste bien ancré au-delà de ce seuil
00:46de 100 dollars depuis maintenant quelques
00:47jours voire quelques semaines.
00:49Qu'est-ce que ça nous dit de la situation
00:52géopolitique mais surtout
00:53des pressions inflationnistes que tout
00:56cela va engendrer sur les marchés Claire ?
00:58Oui. Alors sur la situation géopolitique
01:00il y a un blocage bien évidemment. Donc avant
01:02les élections de mi-mandat de Donald
01:03Trump on a cette réescalade qui n'est pas
01:05une totale surprise et on ne sait pas
01:07combien de temps il faudra pour résoudre
01:09le conflit, en tout cas la phase ouverte
01:11du conflit. Sur le plan économique
01:13ce sont des tensions persistantes sur les
01:15prix du brut comme vous le dites mais ce qui est
01:17encore plus important c'est que les prix de certains
01:19dérivés, produits dérivés du pétrole, atteint des
01:21sommets jamais atteints depuis le début de la guerre.
01:23Les produits raffinés ?
01:24Les produits raffinés, par exemple le diesel qui est une
01:27source aussi de pression. Donc ça veut dire que ces
01:29prix-là vont se transmettre aux coûts de
01:31production en particulier pour le diesel, aux prix à
01:33la consommation aussi sur l'horizon jusqu'à
01:352027. Donc on a une inflation plus persistante dans
01:39l'économie mondiale.
01:40Oui de la France aux Etats-Unis en passant par le
01:42Japon, toute l'économie mondiale vous le disiez
01:44est impactée.
01:45Émeric, vos commentaires sur cette séquence, sur ces
01:49prix du pétrole, sur ces prix du gaz aussi qui sont
01:52relativement élevés même au plus haut et puis
01:56logiquement sur ces taux longs qui se tendent à
01:59nouveau.
01:59Ça se traduit sur finalement toutes les classes
02:01d'actifs. Maintenant il faut toujours remettre en
02:03perspective que la géopolitique c'est la chose la
02:05plus imprévisible au monde. C'est-à-dire qu'investir en
02:08fonction de sujets géopolitiques c'est toujours très
02:10compliqué parce que c'est imprévisible donc demain si
02:14ça s'arrête, tout de suite on peut avoir des
02:15conséquences tout aussi inverses. Donc investir
02:20uniquement sur des sujets de géopolitique, attention
02:23quand même. Par contre aujourd'hui on commence à avoir
02:26un certain recul puisque le début du conflit maintenant
02:29ça fait quand même quelques mois.
02:30Donc évidemment ça se traduit dans l'économie réelle et
02:34c'est là où l'impact est mesurable et peut donner lieu à
02:38des choix d'investissement. Maintenant attention à pas
02:42prendre le train trop tard sur ces choix d'investissement. Par
02:45exemple investir sur le secteur du pétrole aujourd'hui en se
02:48disant bon ça va durer pendant des années. Attention à ces
02:51sujets là aux fausses bonnes idées et plutôt aller chercher
02:54peut-être des sujets de long terme, des répercussions de long terme
02:57que vont avoir ces conflits sur la chaîne d'approvisionnement par
03:01exemple en énergie. Là on peut avoir peut-être certaines
03:04sociétés ou certains secteurs qui peuvent être plus investissables
03:08que par exemple le pétrole pur à un moment donné. Et le rendement à 10 ans
03:13américain à près de 5,30% est-ce que c'est inquiétant aujourd'hui Amérique ?
03:17C'est un énorme sujet parce qu'aujourd'hui à plus de 5% les taux par exemple pour
03:20l'immobilier c'est un drame aux Etats-Unis pour tous ceux qui veulent
03:23acheter de l'immobilier donc ça a des répercussions réelles aujourd'hui sur
03:26les coûts d'emprunt sur les coûts de financement et ça commence à se
03:29traduire dans beaucoup de sujets. Donc quand on a des économies qui sont en super
03:32croissance à la limite pourquoi pas mais quand on a des économies qui sont
03:36impactées tout de suite et qui ont des déficits aussi importants qu'aux Etats-Unis
03:40la charge de la dette elle va devenir quand même assez importante. Alors eux
03:43ils ont quand même un budget qui est orienté croissance croissance croissance
03:47donc finalement on peut supporter un peu plus de dettes. C'est là où l'Europe est
03:52dans une situation totalement un peu opposée où on a des problèmes de dette
03:56on a des coûts qui sont élevés mais on n'est pas du tout orienté à
03:59ni croissance ni réduction de déficit. Donc là on est dans des situations un peu plus
04:02compliquées en Europe. C'est pour ça que les Etats-Unis ça tient quand même pas mal
04:05parce qu'il y a tout un pan de l'économie qui est orienté vraiment croissance
04:09aux Etats-Unis. Et ça ça permet en tout cas au marché financier de tenir pour le
04:12moment.
04:13Justement avant de vous passer la parole François juste un mot de cette
04:16Europe clair peut-être. Alors je rappelais en introduction le spread
04:20franco-allemand à près de 120 points de base. Le rendement français à 10 ans
04:25qui continue de s'envoler. Le rendement allemand lui qui se stabilise
04:30mais qui reste effectivement assez assez élevé également est-ce que c'est
04:33inquiétant pour pour les investisseurs et pour le marché plus globalement.
04:37Quand on regarde l'impact de la hausse des taux longs sur l'économie il faut bien
04:41distinguer ce qui est dû à la macroéconomie pure et ce qui va être un
04:44facteur exogène parce que bien évidemment si la hausse des taux longs reflète de
04:48meilleures perspectives de croissance ça forcément ça va pas avoir un impact
04:52négatif sur l'économie c'est simplement la traduction dans les rendements de la
04:56résilience de l'économie donc il ya une partie de la hausse des taux longs qui
04:59est simplement la réévaluation à la hausse de la croissance de l'inflation et
05:03de la politique monétaire et il ya une autre partie qui est cette prime de
05:07terme cette prime de risque qui peut être attribué à des déficits
05:10structurels en particulier en france donc cette prime de risque elle va bien
05:14entendu casser la croissance des secteurs qui sont les plus sensibles ou à
05:19la hausse des taux d'intérêt d'accord donc ce sont les entreprises
05:22endettées l'immobilier aux états unis et en france bien entendu l'état
05:27puisque on a cet effet boule de neige sur la sur la dette et qui est d'autant
05:30plus dommageable qu'on a déjà un ratio de dette élevé et une croissance qui est
05:35assez à tonne donc en fait ce qu'on calcule et c'est là que ça devient
05:38dangereux c'est donc on calcule l'effort budgétaire qu'il faudrait
05:40faire pour stabiliser la dette et cet effort il va croître avec la hausse des taux
05:44donc il faudrait à peu près quatre points de PIB d'effort budgétaire donc ou
05:49diminution des dépenses ou hausse des recettes ou un mélange et deux pour
05:52stabiliser la dette au taux actuel donc voilà donc plus l'effet boule de neige
05:58c'est ça c'est à dire plus ces taux OAT vont augmenter à croissance constante
06:02étant donné qu'on parle déjà d'un niveau de dette élevé et d'un déficit
06:06primaire plus l'effort qu'on va devoir faire est important donc on a déjà une
06:09situation initiale dégradée donc ça c'est le premier point c'est ça on ajoute la
06:13hausse des taux si on a en plus on n'a pas de décollage de la croissance plus
06:17les taux OAT augmentent plus ça va détériorer notre capacité à nous
06:21ajuster voilà mais bien distinguer ce qui est dû à la réévaluation à la hausse
06:25des perspectives de croissance qui elle cette partie là de la hausse des taux
06:28normalement n'est pas dommageable à l'économie il y a une partie par
06:31exemple aux états unis qui est dû à l'amélioration des perspectives de
06:34croissance à long terme bien sûr donc celle là effectivement dans un modèle
06:38économique va pas être très mauvaise pour la croissance par contre le reste est
06:42mauvais oui et puis seul l'avenir nous dira si c'est tôt justement continue de se
06:46tendre aussi comme emmerick le disait si jamais par exemple le détroit d'hormuz
06:50rouvrait demain où tout pourrait aussi rebasculer dans l'autre sens et aussi ne
06:56pas oublier que il ya un moment donné là on vient de voir les cinq où on a
06:59dépassé les 5% il ya toujours une force de rappel qui s'appelle la banque
07:02centrale et aujourd'hui la réserve fédérale américaine nous a quand même
07:05habitué à un moment donné être capable de tirer la sonnette d'alarme et dire bon on va
07:09s'arrêter là et on va intervenir donc il ya un moment donné où si on tape des
07:14niveaux qui sont plus soutenables en tout cas aux yeux de la banque centrale
07:17ils interviennent et ça pour le coup on est assez persuadé c'est pour ça que on a
07:22quand même un sentiment qu'une grosse partie de la hausse des taux notamment
07:26des taux longs a été accepté est fait que on va pas s'envoler à des niveaux
07:30stratosphériques sans qu'il ya un moment donné la banque centrale qui va tirer la
07:35sonnette d'alarme et qui va dire je fais j'agis pour mettre fin à tout ça
07:39oui c'est sûr et puis kévin large kévin large pardon l'a montré lors de la
07:43dernière réunion de la réserve fédérale et à réaffirmer cette
07:46indépendance justement de la fed françois vos commentaires alors il ya
07:50déjà beaucoup de choses qui ont été dites si vous voulez ajouter sur cette
07:54séquence de hausse des taux de prix du pétrole et du détroit d'hormuz
07:58c'est effectivement le nordien de notre équation c'est le détroit d'hormuz et il
08:04faudrait compter les barils pour s'assurer que on arrive à un déblocage de
08:08la situation au delà de la géopolitique je crois qu'aujourd'hui on a des marchés
08:12qui fonctionnent différemment on a des états unis et qui malgré la hausse des
08:17taux sont embarqués dans une accélération de la croissance on attend
08:20pour le deuxième semestre grâce à des indicateurs avancés une réelle
08:23accélération d'une croissance qui est déjà solide et établie avec une
08:27consommation d'ailleurs qui fait preuve d'une grande résilience dans le
08:30contexte actuel on aurait pu craindre effectivement plus de frilosité du
08:34consommateur américain sur lequel le monde se repose souvent et puis côté
08:38européen malheureusement on a le sentiment d'avoir des disparités très
08:42fortes on cite l'espagne avec une inflation élevée mais une croissance qui
08:46aussi est au rendez vous à côté de cela on a l'allemagne qui est en train de
08:52réaccélérer progressivement et puis la france qui reste totalement à l'arrêt dans
08:55une équation qui devient de plus en plus difficile avec une défiance cette
09:00défiance elle est née de la dissolution elle s'est creusée avec
09:04l'incapacité budgétaire et aussi l'imprévision sur les recettes fiscales
09:09souvenez-vous de la difficulté à collecter de la TVA pour notre
09:13gouvernement et ça a engendré beaucoup de difficultés dans la crédibilité que
09:18nous avons sur les marchés sur l'exécution budgétaire et puis on est dans
09:22une phase où à quelques mois de l'élection présidentielle cruciale vous
09:29avez un temps de l'échec qui annonce des mesures absolument on va dire
09:35inquiétante ou stressante pour nos investisseurs internationaux je pense
09:38effectivement d'annuler la dette de la gelée de venir négocier etc enfin c'est
09:42une communication extrêmement difficile si vous regardez le bloc central vous
09:47avez plutôt le sentiment d'une politique de rigueur qui n'en est pas une parce que
09:51on a un gouvernement actuel qui va essayer de passer un budget avec une
09:55cinquantaine de milliards d'économies dans le meilleur des cas peu de chance
09:59déjà d'y parvenir sachant que on commence déjà à essayer de redonner des
10:05marges de manoeuvre notamment à ceux qui subissent l'âge du pétrole et puis vous
10:09avez peut-être un mouvement un peu limité à la droite de gens qui je pense à un
10:16mouvement comme celui de monsieur Lysnard essaie de promouvoir moins d'état et moins
10:20de dépenses mais on pourrait citer d'autres qui ne sont pas encore totalement
10:24candidats ouvertement aujourd'hui à la droite de l'échiquier et donc c'est une
10:28population assez réduite en France de politiques dans cette élection qui sont
10:32engagés dans une voie de la raison du point de vue de l'exécution budgétaire et des
10:38grands équilibres de notre pays et donc c'est peut-être ce qui inquiète comme nous
10:42français ça peut nous inquiéter mais c'est ce qui inquiète également nos investisseurs
10:46et à mon avis c'est la raison pour laquelle la prime de risque France est une prime
10:50de risque qui s'est grandement creusée depuis quelques semaines depuis même l'été
10:53on peut le dire mais elle est née de la dissolution et elle n'a cessé de s'aggraver
10:58depuis au fur et à mesure qu'on rentre dans cette campagne qui s'annonce un peu
11:04violente et pleine de rebondissements en tout cas d'un point de vue politique et à
11:09près incompréhensible du point de vue d'un investisseur international qui nous regarde à
11:14l'intérieur de l'europe ou comme un des parents malades de cette zone on est le
11:19mauvais élève aujourd'hui on s'est beaucoup moqué des pigs à l'époque on
11:22s'est beaucoup moqué des pays du club med et pourtant aujourd'hui eux ont fait les
11:26efforts et nous n'avons pas entamé cette démarche ni dans la préparation auprès de
11:31la population ni non même dans les projets qui sont présentés aux français
11:36aujourd'hui à quelques mois d'une élection présidentielle qui s'avère absolument
11:40capital donc je pense que les marchés à raison ont une défiance derrière la France
11:45privilégie la dette sûre pour l'euro qui est représentée aujourd'hui par l'Allemagne
11:51et on voit bien que les déterminants que vous citiez très justement la croissance
11:56économique l'inflation à long terme sont clés pour mesurer des taux longs et dans le
12:01même temps quand vous avez la stabilité budgétaire la confiance une solidité de la
12:05monnaie et bien vous avez la banque centrale suisse qui aujourd'hui a des taux
12:09extrêmement bas qui ne subit pas plus que cela une inflation terrible et des taux à
12:1310 ans autour de 0,5%
12:17économiquement parlant comment voulez-vous rester compétitif quand vous devez
12:20investir d'un côté vous allez vous financer avec des taux en France qui vont
12:24être à des niveaux exigeant une prime par rapport à des niveaux déjà très élevés
12:29et dans d'autres zones vous allez avoir des avantages assez conséquents dans la même
12:33devise ça crée quelque chose d'extrêmement pervers pour notre système
12:37Oui c'est sûr c'est une situation politique française en tout cas qui pèse sur ces marchés
12:43obligataires et puis même sur les marchés actions globalement si on parle un petit peu
12:49des secteurs alors j'aimerais bien qu'on parle de l'intelligence artificielle
12:52Emric j'ai cité en introduction le fait que OpenAI ait retardé la sortie de GPT-6 Astra pour
13:02des problèmes de sécurité il y a aussi Oura le fabricant de bagues connectées qui a
13:08déplacé son IPO et surtout les PDG de Nvidia et Anthropik qui vont rencontrer Donald Trump
13:17qui rencontre d'ailleurs aujourd'hui je crois Donald Trump sur une réunion qui est avec ordre
13:23du jour sur les risques pardon liés à l'intelligence artificielle est-ce que est-ce que il y a
13:29vraiment
13:29des risques sur les marchés avec cette IA ou est-ce que justement c'est quand même
13:34voué à rester comme thème principal d'investissement ? Alors en tout cas ça a été un des grands
13:40thèmes de l'année l'intelligence artificielle avec les semi-conducteurs et toute la chaîne
13:43énergétique qui a été derrière donc ça c'est ce qui a pu permettre aux marchés notamment
13:47américains d'offrir des performances largement supérieures au reste des marchés on va dire
13:53développer et on voit dans les pays émergents on a eu la Corée qui en a bénéficié énormément
13:59et qui explique la bonne performance des marchés émergents donc clairement l'intelligence artificielle
14:03est au cœur de toutes les stratégies d'investissement et de savoir est-ce qu'il faut y aller encore
14:08aujourd'hui est-ce qu'il faut rester investi où à un moment donné les valorisations vont
14:12pas forcément être tenables parce que oui on parle de 6000 milliards de revenus à échéance
14:162031 sur l'intelligence artificielle ok je veux bien par contre on arrive au sommet de la croissance
14:24des investissements dans l'IA donc à partir du moment où vous commencez à avoir les sommets des taux
14:29de croissance il y a un moment donné vous pouvez que croître mais avec des vitesses plus lentes et ça
14:35les marchés sont-ils prêts à ça je suis pas sûr donc c'est là où aujourd'hui commencer à
14:41repasser
14:41neutre sur ce secteur à baisser son pondération sur la pure intelligence artificielle c'est peut-être
14:49pas une si mauvaise idée j'entends toutes les valeurs qui entourent les sknx en Corée les micron
14:56les nvidia tsmc oui on aura toujours besoin de ces grands leaders et notamment des grands leaders pour
15:03pour être présent dans la chaîne de valeur mais en tout cas en diminuer le poids ça s'écoute
15:08aujourd'hui compte tenu du fait encore une fois que les taux de croissance risquent de ralentir dans
15:13le futur donc ça c'est vraiment important on a toutes ces histoires de calendrier qui se repousse
15:19n'a toujours pas le calendrier de l'introduction dans tropique open air qui a dit qu'il repoussait
15:23également l'année d'après donc donc au final on sent qu'il y a quand même un peu de
15:29un peu de stress donc
15:30nous ça nous fait penser que actuellement il ya un petit match qui se joue depuis depuis six mois
15:35un an dans les marchés qui est software contre il ya donc est ce qu'à un moment donné il
15:40faut pas
15:40refaire un peu de software notamment la cybersécurité parce que aujourd'hui une un des secteurs qui va
15:47bénéficier de de l'ia et d'une croissance forte c'est la cybersécurité on va tous avoir besoin de
15:55protéger nos environnements d'attaques ou autres qui vont être de plus en plus violentes parce que l'ia
16:02l'ia générative va avoir cet effet d'être capable d'aller beaucoup plus vite et bête beaucoup plus efficient
16:08donc c'est pour ça qu'open air reporte la sortie de gpt 6 astra pour des problèmes de sécurité
16:13donc
16:14les sujets de cybersécurité sont plus que jamais à regarder dans les portefeuilles et on est loin des
16:20plus hauts on est loin de quand on regarde le le secteur du software par rapport au secteur des
16:24semis on n'est pas du tout remonté en termes de valorisation sur les plus hauts historiques donc il y
16:28a
16:28encore un potentiel de rattrapage assez fort par rapport à la valorisation qu'on a vu dans le
16:32secteur des semis donc c'est pour ça que il peut y avoir d'autres secteurs on peut baisser ce
16:36qu'on
16:36a en intelligence artificielle en semi conducteur pour aller un peu plus sur quelques valeurs de
16:41software ou cybersécurité qui peuvent prendre le relais à un moment donné ça va être peut-être un
16:47des secteurs qui va prendre le relais oui puis on l'avait vu quand quand les grands patrons de la
16:52tech avaient alerté il ya dix jours quinze jours sur justement ces risques liés à l'intelligence artificielle
16:57on avait vu justement les valeurs des logiciels qui elles avaient bondi en tout cas au cac 40 de
17:0310% pour capgemini ou encore d'assos système claire alors emmerick mentionné justement ces
17:10pays émergents on a eu le sommet si jinping donald trump la semaine dernière où il y a d'ailleurs
17:16été au centre des discussions peut-être un commentaire sur ces émergents que vous regardez beaucoup claire
17:21oui donc ce que l'on observe c'est une vraie une véritable résistance des pays émergents à la crise
17:25énergétique y compris pour l'asie qui est une région très importatrice d'énergie très dépendante du
17:31gaz aussi naturel et ça c'est véritablement lié à l'ira et au développement du commerce extérieur
17:38dans dans ce domaine donc que ce soit la chine la corée ou taïwan et même les pays d'asie
17:43du sud-est
17:44ils bénéficient en fait de cette manne de recettes qui compense la hausse de la facture pétrolière
17:49donc ça c'est très important à voir et en termes d'investissement comme il était rappelé c'est une
17:53grosse performance des actions émergentes qui elle même est très concentrée sur deux valeurs
17:58en corée donc oui la volatilité des actions émergentes a baissé et proche de celle des marchés
18:03développés mais ça reste encore une histoire très concentrée sur des valeurs de la technologie
18:08et d'un point de vue plus macroéconomique on voit bien que il y a une conséquence aussi importante en
18:13termes de résistance de ces économies parce que le commerce régional s'intensifie donc il y a des effets
18:18en fait de propagation de des pays les plus développés comme taïwan et la corée vers des pays qui reçoivent
18:25maintenant des data centers comme la thaïlande la malaisie donc des dynamiques de croissance qui sont très
18:29résistantes et qui sont bien supérieures aux pays développés donc une dynamique concentrée mais qui évolue de
18:36manière très positive par rapport aux pays développés et justement vu qu'on parle de l'asie du japon aussi
18:41peut-être
18:42les rendements se sont tendus comme dans le reste du monde le rendement japonais à 10 ans autour de 3
18:48,10%
18:49un petit peu inférieur peut-être un mot du yen la banque du japon avait relevé ses taux lors de
18:56sa
18:56dernière réunion qu'est ce qu'on attend justement du côté du japon sur sur les prochains mois ou même
19:01sur
19:012027 alors le japon est complètement à part par rapport aux pays développés il est en phase de
19:07normalisation de sa politique monétaire ayant enfin réussi à avoir une inflation à 2% et il fait face à
19:13une crise budgétaire parce que l'effet boule de neige dont on a parlé et bien il commence à s
19:17'appliquer au
19:17japon c'est à dire que avec la hausse des rendements sur les jgb ce ratio de dette qui qu
19:22'on avait réussi à
19:23stabiliser à des niveaux élevés grâce à la croissance japonaise il menace de s'emballer de nouveau parce
19:28qu'on a un gouvernement qui dépense qui dépense pour l'investissement dans l'ia qui dépense pour
19:32les dépenses militaires pour des transferts sociaux donc un gouvernement qui reste riflationniste alors
19:39que le temps est plutôt à la normalisation à la fois de la politique monétaire et budgétaire
19:43c'est ça qui explique aussi cette crise sur les jgb qui est bien antérieure au mouvement récent qu'on
19:48a
19:49vu sur les tolons aux états unis et en europe et là la banque centrale a un rôle stabilisateur donc
19:54en
19:55général la banque centrale n'intervient pas pour freiner une hausse des taux longs si elle n'est
20:00pas liée à un problème systémique et dans le cas particulier du japon le fait que enfin la banque
20:06centrale commence à monter ses taux tous les trimestres ça permet de stabiliser les anticipations
20:10d'inflation et de réduire cette prime de risque par contre elle est toujours en retard sur le
20:15marché le problème de la banque du japon c'est que maintenant les marchés price des taux terminaux
20:20à plus de 2% pour la banque du japon et on arrive péniblement à avoir une hausse de taux
20:26seulement
20:26par trimestre donc on est loin du compte à chaque fois qu'elle monte comme ça a été le cas
20:30en septembre
20:31et comme ça sera sans doute le cas en décembre il y a une sorte de déception des marchés qui
20:35mettent
20:35la barre beaucoup plus haut donc là on est vraiment dans le cas inverse où on a effectivement un soutien
20:41d'IA à la croissance donc malgré l'impact négatif de la hausse du pétrole le japon croit par rapport
20:46à sa norme
20:46de manière très satisfaisante et on veut que la banque centrale stabilise le marché
20:51obligataire en gérant ce risque inflationniste et ils sont encore en retard
20:54bon bah d'autres banques centrales vont rendre d'autres décisions monétaires
20:59d'ici la fin d'année on pense à la réserve fédérale le 28 octobre
21:03pour laquelle une hausse est désormais pricée à 70% par le marché et une seconde peut-être le 9
21:09décembre aussi
21:09pricée à 60% aujourd'hui par le marché pareil on attendait la décision évidemment de la banque centrale européenne
21:16et d'autres dans le monde François il nous reste deux minutes et 45 secondes pour conclure sur tout ça
21:23peut-être des secteurs que vous regardez
21:25alors je vais reprendre ce que disait Aymeric avec beaucoup d'intérêt en disant que je suis plutôt fromage et
21:30dessert
21:31je trouve que l'IA n'a pas fini ce cycle on a notamment des communications avec beaucoup de visibilité
21:36sur les carnets de commandes qui me rassurent moins en tout cas sur le fait qu'on a de quoi
21:41voir venir encore
21:42parce que les budgets annoncés ne sont pas encore totalement dépensés il faut du temps pour construire les data centers
21:47c'est vrai qu'entre la commande le foncier élever les bâtiments et ensuite les remplir et les faire fonctionner
21:55et les rentabiliser
21:56ça prend du temps et ce cycle là pour moi n'est pas total terminé donc on reste investi
22:01un peu plus prudent et je suis d'accord avec lui sur la partie mémoire
22:06c'est-à-dire sur les fournisseurs des composants parmi les plus cycliques
22:10ce sont des métiers qui sont plus cycliques historiquement
22:14mais encore je pense que le cycle n'est pas arrivé totalement au bout
22:17et je partage totalement son avis sur les softwares
22:19on a eu une stabilisation à compter de l'été
22:22dans cette consolidation très forte des thèmes de l'IA
22:25et bien les softwares en juillet-août s'en sont plutôt bien sortis
22:28et je crois que c'est simplement la remise à une valeur raisonnable
22:33de données de grande qualité
22:35qui sont largement utiles bien sûr au développement des IA
22:38et je ne suis pas certain d'ailleurs que les fabricants de ces softwares
22:42ouvrent leurs données à des intelligences artificielles tierces
22:47évidemment que c'est la valeur de leurs fonds de commerce
22:50et qu'ils vont essayer de les conserver
22:52je pense à des titres comme SAP en Europe
22:54mais je pense aux Etats-Unis à des titres comme Salesforce par exemple
22:57je ne vois pas du tout Salesforce ouvrir ces modèles de données clients
23:01à des IA extérieurs tout simplement
23:04donc les valorisations avaient atteint je pense des planchers
23:07donc c'est une très bonne idée que nous avons mis en oeuvre
23:10et si je devais revenir après sur la partie obligataire
23:14côté européen on peut constater deux choses
23:17moi j'étais énormément investi sur du crédit plutôt avec des durations courtes
23:23ça a extrêmement bien protégé
23:25quel que soit d'ailleurs le niveau de risque que nous avions dans les portefeuilles
23:28globalement le portage a été assez fort
23:32pour largement minimiser les impacts de hausse de taux
23:36et puis sur les taux longs
23:38je dois le dire je crois que c'est la première fois en 22 ans
23:41on a acquis un début de position sur du souverain européen
23:46alors c'est pas français c'est européen
23:48c'est un bout de France à 30%
23:51mais le reste est sur l'ensemble des pays de la zone euro
23:55parce que sur des durations un peu longues
23:58on s'aperçoit d'ailleurs que ça ne bouge pas trop
24:00c'est plutôt sur le 10 ans qu'on a du stress
24:02que sur le 15 ou 30
24:05je pense qu'on peut commencer à constituer des positions
24:08tout simplement parce que quand on n'a pas de durations
24:09et bien on trouve des points d'entrée qui me paraissent intéressants
24:13alors sans aller prendre les obligations de l'état français
24:15à 50 ans qui ont été émises à 3 ans
24:17et qui valent 21% du nominal
24:19je répète émise il y a 3 ans
24:22à 0,5 de coupons
24:23on est sur un court côté actuel à 21% du nominal
24:30ça montre bien qu'on a vécu quelque chose d'extrêmement sanglant
24:34sur les taux souverains et sur les taux longs
24:36et notamment en France
24:37clairement là, c'est le début pour moi
24:39d'une chasse aux opportunités
24:41avec l'idée de constituer des fonds de portefeuille
24:45notamment sur des portefeuilles très prudents
24:46et on en a beaucoup pour nos clients
24:48et donc constituer des rendements stables
24:51à terme, contractuels
24:53sur les emprunts d'état
24:54c'est enfin peut-être le début d'une bonne idée
24:56Merci beaucoup François Cholet
24:58président de Montségur Finance
25:00Amérique Didet, directeur de la gestion de Pergam et Claire Disso
25:03responsable de la recherche macroéconomique de Groupe AXA
25:06merci à tous les trois d'avoir été avec nous
25:08merci à vous de nous avoir suivis
25:11un mot rapide aussi juste de la Banque d'Australie
25:14qui a relevé ses taux directeurs aujourd'hui
25:17et on se retrouve demain à midi et demi
25:19sur Bsmart