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  • il y a 8 minutes
Samedi 27 juin 2026, retrouvez Jérôme Lamotte (Directeur des Entreprises et des Ingénieries, Banque Populaire) et Pierre Guerrier (Responsable du Pôle TEO, le pôle transmission / reprise du Groupe, AG2R LA MONDIALE) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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Transcription
00:07Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue sur Smart Patrimoine, je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle édition,
00:12une édition spéciale exceptionnelle depuis le Parc des Princes, terre des exploits du PSG.
00:17Aujourd'hui on est à la CPME, ou plutôt la Grande Assemblée des Entrepreneurs.
00:22Au sommaire de cette édition, on va tout d'abord parler d'un tout nouveau programme,
00:26comme Spinnaker lancé par les banques populaires pour accompagner les petites et moyennes entreprises qui veulent grandir.
00:32C'est vrai qu'en France on a beaucoup d'entrepreneurs, mais il faut les accompagner pour que ces PME
00:37deviennent des ETI.
00:38Et puis également on parlera de transmission d'entreprises, c'est vrai qu'on parle aussi beaucoup de grandes transmissions.
00:43Il y aurait 600 000 entrepreneurs qui vont passer la main dans les prochaines années.
00:47Alors comment éviter le coup de rabot, notamment au niveau de la fiscalité ?
00:52Des stratégies existent, on va les voir dans un instant avec AG2R La Mondiale.
00:56Smart Patrimoine, c'est parti !
01:02Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue sur Smart Patrimoine.
01:05Je suis ravi de vous présenter cette émission depuis la CPME, ou plutôt les entrepreneurs,
01:10depuis le Parc des Princes ici à Paris.
01:13Notre premier invité c'est Jérôme Lamotte.
01:16Bonjour Jérôme.
01:17Bonjour Lamotte.
01:17Vous êtes directeur des entreprises et des ingénieries chez Banque Populaire.
01:21Et avec vous on va découvrir un programme que vous lancez à destination justement de ces entrepreneurs qui veulent grandir,
01:27qui veulent peut-être accélérer, devenir une ETI.
01:30Le programme s'appelle Spinnaker.
01:32Il faut dire Jérôme que la voile chez Banque Populaire c'est dans votre ADN pratiquement.
01:37Oui tout à fait, puisqu'on est partenaire historique de la Fédération Française de la Voile et on est aussi
01:41armateur,
01:42donc on est aussi entrepreneur dans la voile.
01:45C'est vrai que vous construisez vos propres bateaux qui sillonnent les mers et font les plus grandes épreuves.
01:50Tout à fait.
01:51Voilà, alors avec vous, puisqu'on est ici au cœur de la grande famille des entrepreneurs,
01:56on va parler de ce programme Spinnaker.
01:58Alors le bien nommé Spinnaker c'est cette grande voile, c'est ça qui donne de la vitesse au bateau.
02:02Et à quoi il correspond ce programme Spinnaker ?
02:06Alors tout simplement, et puis peut-être dans l'origine, et je pense qu'on est au bon endroit, on
02:09parle des entrepreneurs,
02:10Banque Populaire en fait c'est la première banque des entreprises en France,
02:13près d'une entreprise sur deux est cliente de Banque Populaire et donc on avait des responsabilités sociétales.
02:18Cette responsabilité vis-à-vis notamment de l'économie du tissu économique français, c'était de contribuer à l'essor
02:23des ETI.
02:24Donc on a pris cette responsabilité, on est une banque des territoires et donc notre but c'était de contribuer
02:30à l'essor des ETI.
02:31Donc on lance un programme, effectivement sur trois ans, pour permettre à des PME à potentiel ETI, idéalement de devenir
02:37une ETI horizon 3 à 5 ans.
02:38Oui voilà, donc elles vont accélérer avec vous.
02:40Au niveau de l'accompagnement, qu'est-ce que vous allez proposer ? Parce qu'il y a beaucoup de
02:43programmes comme ça,
02:44c'est assez rare d'ailleurs qu'une banque se lance dans ce type d'accompagnement.
02:49Alors je pense qu'on est la seule banque, hormis BPI qui est partenaire, aussi BPI Université qui est partenaire
02:54avec nous,
02:54on est la seule banque à lancer ça, parce qu'on a cette responsabilité sociétale.
02:58Et en fait c'est assez simple, on a deux axes justement qui rend singulier le programme par rapport à
03:04ce qui existe
03:05et on souhaite la complémentarité, parce que vu l'enjeu contribué, oui c'est un collectif qui doit réussir dessus.
03:11Et donc un, on a un axe très fort sur le conseil financier, une stratégie de croissance doit s'accompagner
03:18d'une trajectoire financière,
03:20donc évidemment on est légitime.
03:21Et puis c'est aussi, on veut réaliser ce dernier kilomètre, donc c'est un accompagnement sur mesure,
03:27justement parce que même une entreprise au sein d'un même secteur d'activité, elle a sa propre stratégie.
03:31Et donc c'est là où nous on a cette capacité, on met un staff d'experts à disposition du
03:36dirigeant d'entreprise,
03:37donc un staff du design d'experts qui peut aller solliciter quand il veut.
03:40Voilà, donc après on a un programme en deux parties.
03:41Une première partie diagnostique, et on peut y revenir.
03:46Et après, sur trois ans, voilà, donc sur les deux ans et demi qui suivent,
03:50on va accompagner sur les thématiques des leviers de croissance et en faisant ce dernier kilomètre se surmesure.
03:56Oui, je voudrais juste revenir à la jeunesse du projet, parce que c'est vrai que ces entrepreneurs,
03:59souvent on dit qu'on est un peu isselé au bout d'un moment.
04:02C'est vrai que c'est pas évident, pour filer la métaphore, de maintenir le cap,
04:06ou surtout dans un environnement, on va dire, turbulent.
04:09Quelle a été justement la jeunesse ?
04:10C'était une demande des entrepreneurs, vous sentiez qu'il y avait besoin de cet accompagnement ?
04:15La jeunesse, oui, c'était ça.
04:16C'était à la fois ce déficit de TI en France,
04:20cette responsabilité de Banque Populaire par rapport à son poids sur les entreprises,
04:24et puis, oui, un entrepreneur aujourd'hui de PME,
04:27parce qu'on parle de dirigeant de PME, il est souvent seul,
04:30et quand il y a ces passages d'échelle, s'il n'est pas accompagné,
04:33s'il n'est pas bien entouré, ça le met en difficulté.
04:36Donc nous, ce qu'on propose, c'est cet accompagnement.
04:38On ne fait pas à la place du dirigeant.
04:39Le spinnaker, c'est juste une voile qui est là pour un skipper aguerri,
04:44et pour un bateau qui est déjà fait pour ça.
04:46Donc c'est vraiment ce qu'on veut porter et illustrer avec ce programme.
04:48D'accord, on met une équipe à disposition.
04:50Vous parliez justement du diagnostic, on y revient.
04:52Il va y avoir un audit de l'entreprise, où est-ce qu'elle en est ?
04:55On a tout un dispositif, donc un, un diagnostic stratégique.
04:58On détermine quels sont les meilleurs leviers de croissance à activer.
05:01Les leviers de croissance, on les connaît, il y a l'international,
05:03il y a les croissances externes, il y en a plusieurs.
05:05Derrière, on fait, je crois qu'on est à Smart Patrimoine,
05:08on fait un bilan patrimonial autour de la valorisation d'entreprise.
05:11Pour nous, le premier patrimoine d'un dirigeant d'entreprise, c'est son entreprise.
05:14Et quand elle grandit, sa valorisation bouge.
05:16Et puis ça fait appel à des...
05:17Il peut y avoir des changements de gouvernance, justement, dans ces changements d'échelle.
05:20Il peut y avoir des changements d'ouverture de capital.
05:23Il y a des sujets de transmission.
05:23Donc c'est important de mettre l'entreprise au cœur de ce dispositif.
05:28Derrière, on fait aussi un bilan ESG pour savoir quelle est la maturité.
05:32Pas de croissance au détriment de l'environnement et du social.
05:36Et on finit par ce diagnostic financier.
05:38C'est la construction de cette trajectoire financière
05:41qui va venir accompagner la stratégie de croissance réalisée par le dirigeant.
05:46Alors tout cela est bel et bon.
05:47Qui peut candidater ? Parce que ça va forcément intéresser beaucoup de gens.
05:52Alors, candidature libre, par contre, tout le monde peut candidater.
05:55Tout dirigeant d'entreprise.
05:56L'idée pour nous, effectivement, c'est quand même des...
05:58Parce qu'il y a un profil type, voilà.
06:00Oui, il y a un profil type.
06:01Déjà, c'est des dirigeants qui ont envie.
06:02Ça, c'est quand même important.
06:04Nous, on va aller...
06:05C'est un programme sur lequel il y a une sélection.
06:08Il y a un comité de sélection.
06:09Et en fait, c'est le dirigeant qui dit
06:12« Je suis à un moment donné dans mon entreprise.
06:14J'ai déjà une croissance, mais je veux aller plus vite.
06:17Donc on va être sur des entreprises d'entre 5, 10, 20 millions d'euros de chiffre d'affaires.
06:20Et j'ai un potentiel.
06:21Je sens qu'en moi, j'ai un potentiel pour devenir ETI.
06:23Donc plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires.
06:25Plus de 250 salariés.
06:27Mais j'ai besoin d'accompagnement.
06:29Il y avait quand même cette notion de financement.
06:32Il va y avoir un accompagnement financier plus important, je dirais.
06:37Une structuration différente de ces entreprises qui vont être accompagnées ?
06:39En tout cas, c'est sûr que c'est des entreprises qu'on suit.
06:42Nous, ce qu'on dit sur cette trajectoire financière, peut-être l'illustration.
06:46Aujourd'hui, je fais 10 millions d'euros d'affaires.
06:47Et potentiellement, je peux en faire 50 à horizon 5 ans.
06:50Pour aller de 10 à 50, je vais peut-être avoir, et je dis des chiffres un peu comme ça,
06:54je vais avoir besoin, nous on va dire, je vais avoir besoin de 10 millions
06:56qui peuvent se construire sur son BFR, sur sa croissance organique, sur des croissances extérieures.
07:01On va construire comment ces 10 millions peuvent se faire.
07:03Et à la fois, il y a peut-être un moment donné, ce n'est pas que de la dette
07:06justement.
07:06Parce que si c'était que de la dette, je risque de me mettre en difficulté.
07:09Donc c'est aussi de voir, ça peut être le capital.
07:11Donc oui, nous, on va regarder ça.
07:13Mais après, il n'y a pas, sur des entreprises, il y a des poules bancaires.
07:16Donc l'idée, c'est vraiment, nous par contre, de structurer ce financement,
07:19de l'accompagner et de bien choisir le bon outil qui va être au service de la croissance
07:24et pas un frein.
07:25Oui.
07:26Donc la prochaine promotion, ça démarre à la rentrée, 1er octobre, je crois exactement.
07:30Tout à fait.
07:30Elle a donc sélection de candidatures, combien d'élus, Gérard ?
07:34Alors notre première promotion, 50, qui ont envie d'accélérer.
07:38Et puis après, l'objectif, c'est de lancer une promotion régulièrement.
07:41Très bien.
07:41Il y aura un cru comme ça chaque année, Spinnaker 1, Spinnaker 2.
07:45C'est l'objectif.
07:46Si on veut contribuer à l'essor des ETI, oui, ça doit être un peu plus que 50 entreprises.
07:49Mais en tout cas, on fait déjà ces 50.
07:51Oui.
07:52Justement, on est au cœur du Parc des Princes, on l'a dit.
07:54C'est la grande assemblée des entrepreneurs.
07:57C'est le nouveau nom de la CPME.
08:00On est un petit peu, pas en retard, mais on a un tissu très dense, mais peut-être pas comparable
08:06au Mittelstand allemand.
08:07C'est ce qu'il faudrait essayer de concurrencer.
08:12Comment on fait, comment on arrive aujourd'hui à se développer ?
08:15Donc il y a votre programme, évidemment, Spinnaker qui est lancé.
08:18Qu'est-ce qui manque aujourd'hui, selon vous, aux entrepreneurs pour passer à l'échelle ?
08:23Ce qui manque, c'est d'être bien entouré et d'être bien conseillé.
08:26Oui, effectivement, aujourd'hui, on a quand même en France un écosystème sur l'entrepreneuriat qui est assez riche.
08:30Par contre, il faut savoir à quelle porte frapper, à qui s'adresser.
08:35D'ailleurs, sur ce programme-là, comme on a dit, on ne va pas réussir tout seul.
08:38Donc c'est aussi un collectif.
08:39On a en partenariat BDO France, on a FIDAL et on a BPI Université, qui sont partenaires du programme avec
08:45nous.
08:45Et l'idée, c'est de leur ouvrir cet écosystème, nous, d'avoir un engagement de moyens forts.
08:50On ne fait pas à la place du dirigeant tout ce qu'il aura besoin.
08:53On va aller lui chercher et lui donner, lui ouvrir la bonne porte.
08:56Voilà. Et puis, un dernier mot sur cet écran.
08:59C'est vrai, ce parc des princes.
09:01Pour vous, c'est important de participer à cette grande manifestation aujourd'hui ?
09:04Très important. On parle de la grande assemblée des entrepreneurs.
09:07Nous, on est la première banque des entreprises.
09:09On est des banques ancrées dans nos territoires.
09:11Qu'est-ce qui crée l'économie dans les territoires ?
09:13Qu'est-ce qui crée des emplois ? Qu'est-ce qui fait le savoir-faire ?
09:15Ce sont les entrepreneurs.
09:17Et donc, forcément, c'est une évidence pour nous d'être ici, dans ce très beau lieu.
09:21C'est vrai. Merci Jérôme, Jérôme Lamotte.
09:23Je répète que vous êtes directeur des entreprises et des ingénieries chez Banque Populaire,
09:27qui lance donc ce programme Spinnaker.
09:28A très bientôt sur Smart Patrimoine.
09:30Merci.
09:35Et dans Smart Patrimoine, on s'intéresse à la transmission d'entreprises
09:40avec notre invité, il est spécialiste, Pierre Garrier.
09:43Bonjour.
09:44Bonjour.
09:44Pierre, vous êtes responsable du pôle transmission d'entreprises chez AG2R La Mondiale.
09:49Avec vous, on va découvrir effectivement quelles sont les stratégies de transmission d'entreprises,
09:54notamment au niveau de la fiscalité, parce qu'il ne faut pas se tromper, pour les TPE, pour les PME.
09:58Tout d'abord, une petite présentation d'AG2R La Mondiale,
10:02puisque vous êtes très impliqué aux côtés des entreprises.
10:04Oui, effectivement, et c'est historiquement le cas, notamment auprès des dirigeants de petites structures,
10:09donc je vais dire plutôt TPE, PME, que l'on accompagne dans l'ensemble de leurs enjeux patrimoniaux,
10:14à la fois dès la création, pendant le développement de leurs activités,
10:18et aussi, évidemment, la transmission d'entreprises,
10:21puisque nous disposons, nous avons la chance de disposer d'un département de transmission d'entreprises.
10:26Alors, effectivement, on parle beaucoup en ce moment de grandes transmissions,
10:30puisqu'on sait qu'on est sur le papy-boom, il y a beaucoup de gens qui partent à la
10:34retraite, évidemment,
10:35mais qu'il faut aussi transférer, transmettre leur entreprise.
10:38Il faut bien sûr la préparer. Est-ce que vous avez quelques chiffres, justement,
10:42quelques métriques sur cette transmission ?
10:44Oui, alors on a des chiffres, ils ne sont pas forcément évidents à atteindre,
10:48mais on a quand même des tendances qui se dégagent et qui sont assez lourdes.
10:50Et en fait, ce qui est intéressant, c'est que ces tendances, elles sont assez précises,
10:54puisque finalement, ce qui est intéressant avec la démographie, c'est que la démographie ne mange jamais,
10:57on arrive à voir venir les choses.
10:59Donc, si vous voulez quelques chiffres, l'ensemble des actifs patrimoniaux des Français,
11:05c'est à peu près 15 000 milliards d'euros, d'accord ?
11:07La grande transmission, c'est-à-dire la transmission du patrimoine de la génération des baby-boomers,
11:12c'est à peu près 9 000 milliards.
11:14Et dans ces 9 000 milliards, on a à peu près les deux tiers qui sont de l'immobilier,
11:18c'est très français, on a des valorisations immobilières très fortes en France.
11:219 000 milliards d'euros.
11:22Et évidemment, sur le tiers qui reste, on a du financier et on a des entreprises, bien sûr.
11:27Donc, les entreprises vont être dans cette grande transmission également.
11:31Au niveau des chefs d'entreprise, combien d'entreprises vont changer de main dans les prochaines années ?
11:36On peut l'évaluer ?
11:37Oui, ce sont des évaluations qui sont faites à la fois par BPI France ou par le ministère des PME.
11:42Et là aussi, on a des tendances.
11:44Ce qu'on sait aujourd'hui, c'est qu'on a, ça c'est factuel,
11:47on a plus d'un dirigeant sur quatre aujourd'hui qui a 60 ans, qui a plus de 60 ans
11:51et qui reste en exercice.
11:52Donc, il, forcément, rentre déjà dans le dur de sa réflexion sur la transmission de l'entreprise.
11:56Et on estime que dans les 6-7 ans qui viennent, il y a entre 450 et 600 000 entreprises
12:02qui vont changer de main dans ce pays.
12:05Alors, ça pose évidemment des questions sous-jacentes.
12:07Est-ce qu'on aura des repreneurs en face ?
12:09Est-ce que ça ne va pas amener, puisque c'est un marché, si vous avez une offre d'entreprise
12:13qui est extrêmement abondante,
12:15est-ce que vous aurez une demande de reprise en face ?
12:18Pour l'instant, a priori, la France, c'est peut-être contre-intuitif, mais est un pays d'entrepreneurs.
12:23Et probablement, on a des repreneurs en face.
12:25Donc, il y a des repreneurs qui peuvent être repreneurs familiaux, évidemment,
12:28à condition là aussi de bien préparer cette succession, entre guillemets, cette transmission.
12:33Et puis, il y a aussi d'autres entrepreneurs qui arrivent.
12:37Il y a peut-être des fusions, des acquisitions.
12:39Comment vous allez, vous, chez AG2R La Mondiale, accompagner ce mouvement ?
12:43Alors, AG2R La Mondiale est une mutuelle d'assurance patrimoniale.
12:47Donc, nous sommes assureurs patrimoniales.
12:49Et donc, on va faire rien d'autre que ce que l'on sait déjà faire.
12:52L'expertise que nous portons, elle va se diriger sur les enjeux patrimoniaux de la transmission d'entreprise.
12:57Donc, concrètement, un chef d'entreprise qui est dans son schéma de transmission
13:01va porter l'immense majorité de ses efforts, de son temps, de son attention aussi,
13:07sur la transmission de son entreprise.
13:09Ça paraît évident quand je vous le dis.
13:10Mais alors, du coup, ce qu'on constate, effectivement,
13:13notamment chez les dirigeants de petites structures,
13:15c'est qu'il va presque s'oublier dans l'histoire.
13:18Donc, il ne va pas traiter les enjeux qui vont être personnels, les siens,
13:22qui sont des enjeux patrimoniaux, puisque finalement, la transmission de l'entreprise,
13:25c'est un des actifs.
13:27L'entreprise est un des actifs du dirigeant d'entreprise.
13:30Mais ce n'est pas un actif parmi d'autres.
13:32Et effectivement, il y a beaucoup d'autres sujets qui arrivent en domino derrière
13:35et qui probablement ne sont pas forcément visibles pour lui ou pour elle.
13:38Et Pierre, on dit souvent que pour se transmettre bien son entreprise, il faut anticiper.
13:43Or, le chef d'entreprise dit, mais moi, il peut vous le dire,
13:45ça peut être une objection, je n'ai pas le temps, j'ai la tête dans le guidon.
13:48La clé, c'est l'anticipation.
13:50Oui, d'ailleurs, l'ensemble des acteurs du conseil,
13:52de la transmission d'entreprise qui accompagne les dirigeants et dirigeantes sur ces sujets-là,
13:56le disent, ça revient à chaque fois, l'anticipation.
13:58Et pourquoi ça revient à chaque fois ?
14:00Parce qu'il faut le crier, il faut le dire sans cesse,
14:03parce que malgré tout, et notamment, encore une fois,
14:06chez les dirigeants de petites structures
14:07qui n'ont pas un pool de conseils forcément autour d'eux depuis des années,
14:12l'anticipation, on ne la voit pas forcément, pas systématiquement.
14:15Et pourtant, une entreprise qui est correctement transmise,
14:19en tout cas, on va maximiser ses chances de bien faire les choses
14:21si on s'y prend au moins quelques années à l'avance.
14:24Combien de temps à l'avance ?
14:24Je vais être un peu précis, parce que quelques années, ça ne veut pas dire grand-chose.
14:28Si on est sur une session directe, il faut s'y prendre à minima deux ans avant,
14:33et pour des raisons fiscales, même plutôt trois ans avant, c'est pas mal.
14:36Et si on est en transmission intrafamiliale,
14:38là, les délais peuvent être beaucoup plus longs,
14:40et ça peut dépasser même les huit ans.
14:42Oui, alors face à justement ce frein de
14:44« j'ai pas le temps, j'ai pas envie de m'en occuper, on verra ça plus tard »,
14:48il y a quelque chose qui peut intéresser, c'est attaquer par le prisme de la fiscalité,
14:53parce que si on s'en occupe pas, la transmission, elle va coûter très cher.
14:57Oui, oui, effectivement, alors ça, pour le coup, la fiscalité,
14:59c'est un sujet qui nous arrive spontanément sur la table
15:01quand on rencontre des dirigeants et dirigeantes,
15:03parce que ça fait très peur, et pour cause, effectivement,
15:06on est dans un pays qui a un quasi-record mondial des taux de prélèvement sur PIB,
15:09donc forcément, la fiscalité est un sujet.
15:11Elle est d'autant plus un sujet quand elle s'applique
15:13à un actif patrimonial sur lequel il y a presque de l'affect, en fait.
15:18Donc, c'est assez mal vécu, et oui, la fiscalité est un sujet.
15:22Après, l'autre sujet qu'on a sur la fiscalité, au-delà des montants,
15:25c'est le manque de visibilité.
15:27C'est-à-dire que c'est des sujets qui sont très vite complexes,
15:29et il y a un manque de visibilité sur le taux de pression fiscale
15:33qui sera appliqué à la transmission de l'entreprise.
15:35Et j'ajoute, pour être complet, que si, en plus,
15:39on regarde les typologies de transmission,
15:40on n'a pas du tout la même fiscalité si souvent,
15:43que si on passe par sa famille,
15:46donc, effectivement, ils ont besoin d'accompagnement sur ces sujets.
15:48On peut dire quand même que si on ne fait rien,
15:49là, c'est la peine maxima, mais on sera un peu à combien ?
15:53Oui et non, parce qu'en fait, depuis...
15:55Avant 2018, on était sur un taux de prélèvement,
15:57les gros modaux dans le droit commun,
15:59qui était à peu près à 44%.
16:00Mais c'est vrai que c'était beaucoup moins,
16:02historiquement, chez nous, en France,
16:03que par le passé.
16:05En revanche, effectivement,
16:06il y a des besoins de finances publiques
16:07que tout le monde connaît ici,
16:09qui sont une pression de plus en plus forte, en fait.
16:11Et cette fiscalité, elle commence maintenant
16:13à être au-delà des taux de flat tax.
16:15Donc, pour être très précis avec vous,
16:17si vous ne faites rien pour anticiper ces sujets fiscaux,
16:20vous allez vous retrouver dans un niveau de taxation,
16:22y compris entre 31,4% et 38,6%.
16:25Alors, pour éviter, justement, ces taux
16:28à 31 à 38% et plus,
16:31il y a des stratégies pour faire baisser cette note.
16:35Il y a deux stratégies que vous allez nous présenter,
16:37Pierre Gardier.
16:37La première, c'est la stratégie de minoration.
16:40Expliquez-nous.
16:41Oui, alors, plus que des stratégies,
16:42c'est plus des familles de stratégies.
16:44Et donc, moi, je vais vous parler
16:47de deux grandes familles de stratégies.
16:48La première famille, c'est la stratégie de minoration.
16:50Là, l'idée consiste à accepter
16:52de devoir payer un impôt sur la plus-value
16:54qu'on a généré,
16:55mais de chercher à faire baisser la note.
16:57D'accord ?
16:58Donc, on va minorer la note.
16:59Et pour ça, on a évidemment des textes
17:01qui sont à disposition.
17:04Le législateur prévoit, en fait, des cas,
17:06dans les cas de figure dans lesquels, effectivement,
17:08la fiscalité sera plus faible.
17:09Alors, il y en a un qui est très connu,
17:10parce qu'il est presque spontanément évoqué
17:13par les dirigeants d'entreprise.
17:15C'est le régime des pas-retraite.
17:16Si vous partez à la retraite
17:17parce que vous êtes un dirigeant en fin de carrière,
17:20l'État vous donne un espèce de bonus
17:22pour pouvoir passer la main.
17:23D'accord ?
17:23Parce qu'on sait très bien
17:24que c'est l'intérêt même de l'État
17:25et des finances publiques,
17:26une entreprise qui passe la main
17:27avec un dirigeant qui est d'une génération plus faible,
17:29qui redynamise tout ça.
17:31Et là, on a un bonus fiscal
17:33avec un abattement de 500 000 euros,
17:36en fait, sur la plus-value taxable.
17:38Il y a d'autres régimes de minorations.
17:40Je peux vous en citer un deuxième
17:40qui est intéressant aussi
17:41parce que celui-là,
17:42il est complètement contre-intuitif.
17:43Vous pouvez très bien dire
17:44à l'administration fiscale
17:46pour la taxation de ma plus-value,
17:48je ne veux pas de la flat tax.
17:49La flat tax est à 12,8%.
17:51Donc, c'est un taux qui est faible.
17:52Vous pouvez très bien dire,
17:53je ne vois pas.
17:53Et si vous faites ça,
17:54on va réintégrer la totalité
17:55de votre plus-value
17:56au barème de l'impôt sur le revenu.
17:57Donc, forcément,
17:58immédiatement,
17:59on se dit que c'est une hérésie
17:59parce qu'on va atteindre tout de suite
18:00les tranches marginales
18:01à 41, 45%.
18:02Sauf que si vous faites ça,
18:04vous avez le droit
18:04de pratiquer des abattements
18:05pour durée de détention.
18:06Et pour faire simple,
18:07si vous avez une entreprise
18:09qui est détenue depuis plus de 8 ans,
18:10ce qui est l'immense majorité du cas,
18:12vous avez des abattements
18:13qui vont être de 65%,
18:15voire même de 85%
18:16si vous avez créé l'entreprise.
18:18Donc, en clair,
18:18vous avez le choix
18:19entre une flat tax
18:19qui est un petit taux de taxation
18:21mais qui s'applique
18:21sur une assiette immense,
18:23d'accord ?
18:24Petit taux, grosse assiette
18:25et l'inverse
18:25qui est un taux extrêmement important
18:27mais qui s'applique
18:27sur une petite assiette.
18:29Et là, évidemment,
18:29il faut calculer.
18:30Il faut calculer.
18:32Deuxième stratégie,
18:33grande stratégie
18:33ou famille de stratégie
18:34comme vous dites,
18:35les stratégies d'évitement.
18:36De quoi s'agit-il ?
18:37Oui, alors là,
18:38ce sont des stratégies
18:39qui sont beaucoup plus ambitieuses
18:41parce que là, en fait,
18:43l'idée principale
18:44de ces stratégies,
18:44c'est de dire
18:46non seulement je ne vais pas
18:47minorer le montant de l'impôt
18:48mais je vais faire en sorte
18:49de ne pas avoir
18:50à payer du tout d'impôt.
18:52Alors, par quel miracle
18:53est-ce possible ?
18:54Eh bien, il faut vous débrouiller
18:55comme vous voulez
18:55mais au moment où
18:56la transmission de l'entreprise
18:57va se faire,
18:58il faut que ce ne soit plus vous
18:59qui soyez propriétaire
19:00de l'entreprise.
19:01Alors, comment est-ce qu'on peut faire
19:02pour ne plus être propriétaire
19:03de sa propre entreprise ?
19:04Il y a deux façons de le faire.
19:05Ou c'est une personne physique
19:06qui devient propriétaire
19:07à votre place
19:08ou c'est une personne morale.
19:09Je vais envisager
19:10les deux situations.
19:11Si c'est une personne physique,
19:13il n'y a pas de miracle.
19:14Il faut passer par de la donation.
19:16Donc, généralement,
19:17c'est plutôt ses enfants.
19:18Ça peut être un partenaire de vie.
19:19Ça peut être d'autres membres
19:21de sa famille.
19:21C'est généralement de la famille.
19:22Ça peut être aussi
19:23des donations partielles à salariés.
19:25Je l'ai vu,
19:25sur les petites structures,
19:26c'est tout à fait possible
19:27pour les aider à boucler
19:28le financement notamment.
19:29Mais ça passe par la donation.
19:30Si vous faites de la donation
19:31de titres avant de transmettre,
19:34la donation va purger
19:35la plus élu latente
19:36qui grève ces titres-là.
19:38Et celui ou celle qui reçoit,
19:40au moment où le repreneur
19:42signe effectivement
19:42pour la reprise de l'entreprise,
19:43ça ne change rien pour le repreneur.
19:45Mais effectivement,
19:45ceux qui ont reçu
19:46vont pouvoir encaisser les fonds.
19:48Ça, c'est la donation
19:50à une personne physique.
19:51Donc, ce n'est plus vous
19:51qui vendez le jour où il y a vente.
19:53Et l'autre stratégie
19:54qui est assez largement pratiquée
19:56et qui va être intéressante aussi
19:57quand on a des valeurs importantes,
19:59ça va être de faire en sorte
20:00que ce soit une personne morale
20:01qui vende à votre place.
20:02Par exemple, une holding,
20:03on en entend beaucoup parler.
20:04En fait, c'est ça le principe.
20:05C'est-à-dire que vous détenez
20:06votre entreprise en direct.
20:07On crée une holding tout simplement
20:09parce qu'on crée une société
20:10à laquelle on apporte ces titres.
20:11Du coup, la propriété de votre entreprise,
20:14société d'exploitation,
20:15ce n'est plus vous qui la portez en direct.
20:16Vous la portez par société interposée.
20:18Et vous avez déjà compris, Fabrice,
20:20quand vient le jour de la session,
20:22ce n'est plus vous
20:23qui êtes directement propriétaire,
20:24c'est la personne morale.
20:26Donc, c'est la personne morale qui vend.
20:27Or, la personne morale a reçu
20:28les titres à une valeur 100
20:30et quand elle revend quelques mois plus tard,
20:32la valeur a généralement quasiment pas bougé.
20:34Il n'y a donc pas de plus-value
20:35qui est constatée
20:36et donc pas de fiscalité.
20:37Très bien.
20:38Et ça, c'est couramment pratiqué,
20:40on va dire ?
20:41C'est très couramment pratiqué.
20:43Les deux sont assez couramment pratiqués
20:45parce que ce sont des schémas
20:46qui sont quand même bien maîtrisés
20:47par le monde du conseil.
20:48En revanche, il y a un impact patrimonial
20:50qui est évident et très fort
20:53et dont il faut absolument parler
20:54et qu'il faut anticiper.
20:55C'est notre modèle d'approche, d'ailleurs.
20:57Cet impact patrimonial est très simple.
20:58C'est que dans les deux cas,
20:59vous voyez,
21:00que je passe par une donation avant session,
21:02que je passe par un apport session
21:03à holding au préalable,
21:04la conséquence va être la même.
21:06c'est que moi, dirigeant d'entreprise,
21:08je récupère zéro euro de ma transmission.
21:12Et donc, quand je vous parle
21:13d'impact patrimonial,
21:14il faut absolument anticiper ces sujets-là
21:16parce que là, on arrive
21:17à une défiscalisation qui est quasi totale.
21:19C'est vrai, c'est tout à fait exact
21:21et c'est possible et c'est légal
21:22et c'est même prévu
21:23pendant le Code général des impôts.
21:24Mais la contrepartie,
21:25c'est qu'on ne perçoit aucun actif patrimonial
21:28qui nous permet d'aller développer
21:29des projets de vie
21:30et des projets patrimoniaux post-activité.
21:31Voilà, donc il faut aussi prévoir
21:33et peut-être répartir les deux
21:35ou optimiser ses solutions,
21:36souvent, évidemment,
21:37sa situation personnelle.
21:38Oui, il faut répartir les deux
21:40et d'ailleurs, cette répartition,
21:41c'est une méthodologie d'approche
21:43que nous avons mis en place
21:44chez H2R La Mondiale
21:45parce que c'est la clé de tout,
21:46vous avez compris en fait.
21:48L'anticipation des impacts patrimoniaux
21:49de sa transmission d'entreprise
21:51permet justement d'aller définir
21:52les stratégies fiscales.
21:53Et donc, on fait des études patrimoniales
21:55par projection,
21:56c'est-à-dire qu'en fait,
21:57on simule des situations.
21:58Je simule, par exemple,
21:59l'hypothèse d'une donation avant session,
22:01d'un apport session,
22:02d'une session directe.
22:03Je regarde ce que ça donne
22:04dans le patrimoine
22:05du dirigeant d'entreprise.
22:06Est-ce que du coup,
22:07la volumétrie patrimoniale
22:08qui reste après fiscalité
22:09est suffisante
22:10pour financer les projets de vie,
22:11les projets patrimoniaux ?
22:12Si c'est le cas,
22:12c'est très bien, on peut y aller.
22:14Si ce n'est pas le cas,
22:14on va réduire un petit peu
22:15la voie dure
22:16et ça nous permet
22:16de segmenter en fait les stratégies.
22:18Voilà, en tout cas,
22:19on retient l'anticipation,
22:20bien évidemment,
22:21aux 600 000 chefs d'entreprise
22:22qui nous regardent,
22:23qui nous écoutent
22:29Merci Pierre Garrier.
22:30Merci.
22:31Je rappelle que vous êtes responsable
22:32du pôle transmission d'entreprise
22:33chez AG2R de la Mondiale.
22:34A très bientôt
22:35dans Smart Patrimoine.
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