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  • il y a 2 heures
Mercredi 17 juin 2026, retrouvez Gilles Guibout (Responsable des actions européennes, AXA IM chez BNP Paribas Asset Management) et Alexis Bossard (Gérant actions internationales, Edmond de Rothschild AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:09Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché et de la planète des marchés
00:15actions,
00:16notamment Gilles Guibou est à nos côtés le responsable des actions européennes d'AXAIM chez BNP Paribas Asset Management.
00:21Bonsoir et bienvenue Gilles.
00:22Bonsoir Grégoire.
00:23Et Alexis Bossard nous accompagne également, gérant Action International chez Edmond Rothschild Asset Management.
00:28Bonsoir Alexis.
00:29Bonsoir Grégoire.
00:29Ravi de vous retrouver messieurs, la question qui prévaut en ce moment, Gilles, si on se place dans cette hypothèse
00:35de plus en plus probable quand même,
00:37d'une suspension du conflit dans le Golfe qui permettra cette réouverture d'Hormuz tant attendue et promise de nombreuses
00:44fois par Donald Trump.
00:46Toujours évidemment un petit doute jusqu'à la signature de ce protocole d'accord attendu vendredi en Suisse.
00:53Néanmoins, le marché anticipe depuis plusieurs semaines maintenant et de plus en plus avec les dernières annonces,
01:01le marché n'a cessé d'anticiper quand même que ce conflit trouverait une issue et que le détroit d
01:06'Hormuz allait rouvrir.
01:08Si on se place dans cette hypothèse, quel est le monde qu'on découvre ou qu'on redécouvre du point
01:14de vue des marchés actions une fois que ce détroit est rouvert ?
01:17Alors, en fait, on avait créé une sorte d'asymétrie avec un risque qui était que le détroit ne rouvre
01:25pas.
01:27Parce que quand on regarde d'un point de vue de la macro, en réalité, on avait mis une vraie
01:31hypothèque sur la croissance en Europe,
01:35mais plus généralement sur la croissance mondiale.
01:38Donc, la levée de cette hypothèque, effectivement, fait qu'on aura peut-être moins de révision à la baisse à
01:45venir,
01:46des perspectives de croissance et des perspectives de résultats des entreprises.
01:49Parce que dans le cadre d'un conflit qui était quand même relativement court, qui a duré trois mois,
01:54on avait un certain nombre d'entreprises qui avaient été en mesure, par des stratégies de couverture,
02:00de ne pas subir ou de ne pas prendre plein pot, plein fouet, les effets de la hausse des prix
02:06du pétrole ou d'autres matières premières.
02:09La prolongation dans le temps de la fermeture du Détroit aurait remis à mal ces couvertures.
02:15Ces couvertures seraient arrivées à terme et en fait, elles seraient retrouvées dans une situation où finalement, elles auraient dû
02:20répercuter.
02:21Donc, en réalité, les marchés avaient parié, dans le cas présent, justement, qu'on arriverait à un terme,
02:29parce que tout le monde avait à y gagner, ou plutôt, tout le monde avait à perdre à ce que
02:32ça continue.
02:33Donc, on signait un accord, fût-ce-t-il mauvais ?
02:36Ou fût-ce-t-il, en tout cas, pas suffisamment satisfaisant ?
02:41Mais en tout cas, ce qu'on voit, c'est que ça permettait d'enlever le seuil de douleur qui
02:48commençait vraiment à arriver.
02:51À approcher, oui, avec des stocks, des réserves stratégiques qui ont été consommés grandement
02:56et dont on arrivait au bout d'ici quelques semaines, quelques mois, en fonction des estimations.
03:01Qu'est-ce que ça implique du côté des marchés d'action ?
03:04Et la question étant, est-ce qu'on revient au playbook ou aux tendances sur les marchés d'action qui
03:09prévalaient avant le déclenchement de la guerre ?
03:12À savoir, plutôt, une bonne performance du reste du monde par rapport aux actions américaines.
03:17Et notamment, quand on parle des actions américaines, on parle des grandes actions technologiques avant tout.
03:23Il faut se souvenir, janvier-février, même la fin 2025, a été une période propice à la surperformance des actions
03:30européennes,
03:31des actions asiatiques également. Est-ce qu'on peut imaginer des effets de rattrapage à l'anima de ce point
03:36de vue-là ?
03:36On peut imaginer des effets de rattrapage sur l'Europe parce qu'une raison très concrète,
03:42c'est que les entreprises européennes sont les plus ouvertes sur le monde.
03:45Pour l'indice européen, c'est environ 60% du chiffre d'affaires qui est fait hors d'Europe.
03:49Donc, ça fait de l'Europe le marché le plus cyclique.
03:53Et donc, si on améliore les perspectives macro, potentiellement, le plus grand bénéficiaire, c'est l'Europe.
03:58Maintenant, est-ce que pour autant, on va se détourner des États-Unis ?
04:03Peut-être pas encore, parce que ce qui a soutenu les États-Unis, c'est avant tout la révision,
04:10la poursuite des révisions à la hausse des dépenses d'investissement par les grands hyperscalers
04:15qui ont, à leur tour, soutenu toutes les dépenses, tous les...
04:19Tous l'écosystème.
04:20Tous ceux qui participent à la création de ces infrastructures.
04:23Et force est de constater que quand on regarde la performance des indices américains,
04:28alors, si on enlève ce qu'a monté, forcément, ce qui reste à bon monté,
04:31mais quand on retraite l'indice américain de toute la sphère IA,
04:38intelligence artificielle, et énergie, parce qu'on a eu les prix du pétrole,
04:43en réalité, on se retrouve avec le reste du marché qui a une performance similaire à ce que fait l
04:47'Europe,
04:47une fois qu'on a enlevé l'IAR.
04:49Donc on est à peu près à 2 ou 3% de hausse.
04:52Donc, ça tend à valider cette idée que ce qui fait la performance d'une zone en particulier,
04:58c'est pas nécessairement la zone, c'est plus sa structure de marché.
05:02Et si on va par là, la composition des indices européens,
05:05c'est un problème de composition d'indices et donc de tissu économique,
05:08plus qu'un problème de performance des entreprises européennes.
05:10Comme sur les 3 dernières années, tout le monde saluait la très forte performance de la bourse italienne,
05:16la bourse italienne a fait très bien, en réalité, c'est simplement parce que 48% de l'indice italien
05:21est composé de banques.
05:22Donc en fait, on saluait la performance des banques,
05:24qui avait été le meilleur secteur sur les 5 dernières années.
05:27Et si on pousse le trait, aujourd'hui, le secteur, la zone la plus exposée à cette thématique AI,
05:37c'est la Corée, c'est le meilleur indice.
05:41Donc, la performance de la bourse américaine,
05:44est-ce que c'est le reflet de la santé et de l'économie américaine,
05:47ou simplement du fait que c'est le poids du thème du moment ?
05:53Et l'importance de l'EI, effectivement, pour les Etats-Unis.
05:56Qu'est-ce que ça change dans une vision globale, action internationale ?
05:59J'entends, Alexis, la perspective de réouverture d'Ormouz,
06:03par rapport aux dommages qui ont pu être subis par certains secteurs,
06:08certains segments de marché, certaines bourses, certaines zones économiques.
06:12Est-ce qu'il y a des effets de rééquilibrage, de rattrapage,
06:15qu'on peut anticiper quand même avec la levée de cette hypothèque,
06:19qui laissera des traces, j'imagine,
06:21mais qui permet quand même de rouvrir un peu l'horizon ?
06:24Alors, clairement, l'année de 2026, c'est une année où il y a beaucoup d'actualités.
06:28Ça bouge partout, que ce soit en géopolitique,
06:31que ce soit pour les banques centrales, ou pour la thématique de l'IA.
06:33Mais c'est vrai que la thématique de l'IA par rapport aux réouvertures du détroit d'Ormouz,
06:38c'est un rouleau compresseur.
06:40C'est-à-dire qu'on l'a vu par rapport à la performance des indices européens
06:43suite à l'annonce ce week-end des probables accords qu'on aurait sur un cessez-le-feu.
06:48La performance est à peu près flat depuis ce week-end.
06:52Pour autant, ça reflète des contrastes assez saisissants.
06:55On a effectivement les secteurs de l'énergie qui, eux, sont en baisse.
06:57À l'inverse, les secteurs cycliques liés à cette réouverture des droits d'Ormouz
07:02sont repartis en hausse, je pense, aux banques domestiques, d'une part.
07:05Et le luxe, d'autre part, sont des secteurs qui, effectivement, ont tiré leur épingle du jeu.
07:09Après, si on prend ça, effectivement, dans sa globalité,
07:11l'Europe est vraiment une poche de diversification dans l'ensemble du monde.
07:15Aujourd'hui, l'IA est vraiment le rouleau compresseur
07:17qui alimente vraiment tout le narratif, les flux et les performances.
07:21On parlait des performances du COSPI tout à l'heure.
07:23Si on prend juste, effectivement, par exemple, les US,
07:25si vous enlevez les 20 meilleures performances sur la S&P 500,
07:30aujourd'hui, on a une performance qui est 95% tirée par ces 20 sociétés.
07:34À l'inverse, 495, aujourd'hui, sont sur une performance quasi stable.
07:39Donc ça, c'est un élément, et c'est un élément à prendre en compte.
07:42Donc, effectivement, on peut se réchauffer,
07:44on peut être content de cet accord, à la fois sur le plan personnel,
07:47en tant que citoyen, également en tant qu'investisseur,
07:49puisque sur la partie européenne,
07:51on pourrait, effectivement, espérer des légères révisions d'IPS à la hausse,
07:55ou en tout cas, les effets négatifs qu'on n'aura que d'eux
07:57seront, logiquement, on l'espère, effacés sur un centre de l'année.
08:00Mais ça ne va pas reléguer le thème de l'IA au second plan.
08:02Ça ne va pas abattre le thème de l'IA.
08:04Cette situation de réouverture d'Hormuz ne va pas changer
08:07ce point central qui est ce rouleau compresseur thématique
08:11qui est devenu l'IA aujourd'hui,
08:15multisectoriel, multigéographie, etc.
08:16C'est vrai que le narratif de l'IA,
08:19tant qu'on aura des annonces d'investissement
08:22par les hyperscalers et autres qui seront revues à la hausse,
08:26on aura effectivement un appétit qui va être confirmé
08:30sur cette tendance, sur ce marché adressable qui grossit,
08:33ses perspectives de croissance et ses révisions d'IPS
08:35qui, effectivement, tirent ses stocks à la hausse.
08:38Pour autant, par rapport à cette argumentation-là,
08:42il y a un peu comme un effet vase communiquant.
08:44On l'avait vu, c'était fin du mois de mai,
08:47sur quelques séances, quand on a commencé à supposer
08:49qu'on arrivait peut-être sur un plateau,
08:51sur la partie capex-IA,
08:52de facto, on a eu une réversion par rapport à des secteurs
08:55comme, je pense, qu'on appelle généralement les AI losers
08:58qui s'est inversé.
08:59Et ça nous a montré que la diversification
09:01que la poche européenne peut représenter serait intéressante.
09:04Ça veut dire que l'IA est un thème dynamique, mouvant.
09:06C'est un thème qui s'élargit aujourd'hui, c'est ça.
09:10Partant des investissements générés par les hyperscalers,
09:13on voit quand même que la performance boursière
09:16se trouve désormais ailleurs.
09:17C'est ça, Alexis ?
09:19Il y a ça, et surtout l'Europe, contrairement à l'Asie
09:21et contrairement aux US,
09:23le biais IA y est bien moindre.
09:26C'est soit Taïwan, la Corée ou encore les US.
09:29Aujourd'hui, c'est ce qu'on disait sur la performance,
09:30mais même sur la composition des indices.
09:32On a une surreprésentation, une hyperconcentration
09:35dont on a déjà parlé plein de fois depuis maintenant déjà plusieurs mois,
09:38qui finalement rend le biais trop important.
09:40Et quand on cherche un peu de diversification par rapport à cette thématique de l'IA,
09:44l'Europe, effectivement, peut cocher cette pièce.
09:46Et si on veut schématiser, en réalité, dans le thème de l'IA,
09:50c'est la croissance du futur.
09:52L'Europe, c'est la croissance présente.
09:55Puisque, en réalité, on fait des investissements,
09:58les hyperscalers font des investissements aujourd'hui
10:01avec des rentabilités encore inconnues,
10:04mais qu'on espère importantes dans le futur.
10:06Mais la réalité, c'est que ces investissements,
10:08ça se traduit par des dépenses d'équipement.
10:12Et les premiers fournisseurs,
10:14ce qu'on trouve en Europe,
10:16c'est essentiellement des fournisseurs de palais de pioche pour cette IA.
10:19Et donc, on va retrouver toutes les sociétés
10:21qui sont liées à l'électrification
10:22ou des équipementiers semi-conducteurs.
10:24Donc, quelque part, l'autre trade qu'on pourrait...
10:27La façon de représenter...
10:28Donc, c'est un Legrand aujourd'hui,
10:29c'est un SML, bien sûr,
10:30équipementier de semi-conducteurs,
10:32c'est Legrand, c'est Schneider, etc.
10:33C'est nos champions de l'IA aujourd'hui.
10:35Mais c'est la croissance future versus la croissance présente.
10:37Parce qu'en réalité,
10:39cet argent qui est levé sur les marchés
10:40au travers de ces levées de fonds très importantes,
10:44en réalité, il va s'investir.
10:45Donc, c'est des profits immédiats ou à venir,
10:48de manière assez proche,
10:50pour toutes ces entreprises européennes,
10:51alors qu'on peut trouver aussi ailleurs.
10:52Mais c'est vrai que l'Europe est plus présente
10:56sur cette thématique des pelles et des pioches de l'IA
10:59plutôt que sur ces sociétés
11:01avec des business models,
11:03on va dire, encore à inventer.
11:05On va parler du segment des logiciels
11:07que vous avez cité, Alexis,
11:09mais un mot sur la capacité à rentabiliser
11:12et à monétiser, comme on dit,
11:14ces investissements
11:15qui vont franchir assez vite
11:17la barre du trillion de dollars annuel.
11:19En tout cas, c'est quand même les projections qu'on a.
11:22et quand on est dans les projections
11:24faites par les analystes,
11:25on voit une convergence des cash flows
11:28des hyperscalers proche de zéro,
11:31peut-être l'année prochaine,
11:32avant un redécollage en 2028
11:34et une génération, justement,
11:36d'un nouveau cash flow
11:37à partir de 2028
11:39et des anticipations assez ambitieuses
11:41de ce point de vue-là.
11:42Avant de voir la rentabilisation
11:44de ces investissements,
11:45on va passer par une phase
11:47de guerre des prix dans l'IA.
11:48C'est ce qui se dessine, Alexis.
11:50Et là, je parle de la bataille
11:52entre des modèles,
11:53des sociétés comme OpenAI et Anthropique
11:56qui sont en pointe aujourd'hui
11:58sur les modèles.
12:00On voit qu'il y a une gestion du prix
12:03qui peut être différente aujourd'hui
12:05d'une société à l'autre.
12:07Effectivement, la thématique des prix
12:08va être importante,
12:10mais c'est vrai que c'est un monde
12:12qui bouge très vite, très fort,
12:14et on le voit pour les stocks.
12:15Par exemple, si on prend un peu de recul
12:16sur l'IA, dans son ensemble,
12:18quand on en parle, effectivement,
12:19que c'est la thématique
12:20qui tire la performance,
12:22ça fait appel à finalement
12:24une multitude de sous-secteurs
12:25ou de valeurs
12:26qui, effectivement, dans le temps,
12:27n'ont pas eu la même performance.
12:28Si on se remet en arrière,
12:30on associait généralement l'IA
12:31à NVIDIA.
12:33Au GPU ?
12:33Au GPU, exactement.
12:35Donc NVIDIA.
12:36Les pénuries de GPU,
12:37les pénuries de puces.
12:38On a parlé aussi, effectivement,
12:40des problèmes aussi associés
12:41à la disponibilité de l'énergie.
12:43Et puis, dans un second temps,
12:44on a commencé à parler
12:44des autres goulots d'étranglement.
12:45Et finalement, les investisseurs,
12:47quand on regarde,
12:48c'est assez fou,
12:49mais on va de goulots d'étranglement
12:50en goulots d'étranglement.
12:51On chasse les goulots d'étranglement.
12:52Un peu comme des modes, exactement.
12:53On les chasse.
12:54On est passé par les mémoires,
12:56les semi-caps,
12:57les mémoires SKINX, Samsung.
13:00Plus récemment,
13:01on a plutôt parlé
13:02des connecteurs photoniques.
13:04Tout ce qui est lié au photonique.
13:05On a eu des,
13:06pour ceux qui ont joué au Snake
13:09sur leur téléphone,
13:10le 3310.
13:10Oui, sur le 3310 de Nokia.
13:12Oui, bien sûr.
13:13On a parlé de Soitec aussi.
13:13Et depuis, c'est vraiment très récemment.
13:15Donc, Nokia spécialise.
13:16Nokia a fait un retour boursier
13:18spectaculaire
13:19sur la base de cette technologie,
13:20enfin, de ces technologies
13:22liées à la photonique.
13:2410% du chiffre d'affaires.
13:25Mais vous supposez,
13:26on en parlait juste avant,
13:27sur ce marché futur
13:28où on va, petit à petit,
13:30basculer d'une architecture
13:31qui sera beaucoup plus basée
13:32sur l'optique et laser
13:33et non plus sur le cuivre.
13:35Et donc, pour Nokia,
13:36c'est 10% aujourd'hui,
13:37mais ça peut être 20, 30, 40%
13:38peut-être demain.
13:38C'est ça l'argument.
13:39Et on va acheter cette croissance
13:40beaucoup plus chère
13:41que la valorisation passée.
13:44Pour autant,
13:45ce qu'on peut se poser,
13:45et c'est là, après,
13:46toujours la question
13:47du retour sur investissement
13:48de ces CAPEX,
13:50c'est effectivement,
13:51ces investissements
13:52vont devoir être dépensés
13:54et vont être utilisés,
13:55mais qui va payer à la fin ?
13:56Et la question se pose aujourd'hui,
13:57surtout,
13:57c'est le dilemme
13:58chez OpenAI.
13:59Donc, on a...
14:00Eux qui sont face
14:01aux clients finales.
14:02Exactement.
14:02On a un narratif
14:03qui est assez fort,
14:05qui s'autant entretient
14:06avec l'IPO de SpaceX.
14:07On a Anthropik
14:08qui va arriver.
14:09On a également OpenAI.
14:10Plus récemment,
14:11ce qui s'est passé,
14:11c'est qu'on a effectivement
14:13un passage de relais
14:14un peu entre
14:15Tchad GPT,
14:16donc OpenAI,
14:17versus Anthropik.
14:18Anthropik, aujourd'hui,
14:19génère plus de chiffres d'affaires
14:20qu'OpenAI.
14:21Et la question se pose
14:22pour OpenAI,
14:23en vue de son introduction en bourse,
14:25de peut-être baisser ses prix
14:26pour regagner
14:27des parts de marché.
14:28Le problème, c'est...
14:29Auprès des entreprises,
14:30notamment,
14:30c'est ça,
14:32aujourd'hui,
14:32le premier marché cible,
14:33c'est celui-là ?
14:34Effectivement,
14:34si on synthétise souvent,
14:36on assume Claude et Anthropik
14:37plutôt au monde de l'entreprise,
14:38en particulier au coding,
14:39qui est le premier secteur
14:40de développement de l'IA.
14:41Et à l'inverse,
14:43Tchad GPT,
14:43OpenAI,
14:44plus pour vous et moi,
14:45typiquement,
14:46dans nos usages quotidiens.
14:48Et la question du prix
14:49par rapport aux pertes qu'ils font
14:51est un vrai dilemme,
14:52puisque si vous baissez les prix,
14:53vous allez creuser vos pertes.
14:54Et en perspective
14:55d'une introduction en bourse,
14:56il y a peut-être un moment
14:57ou un autre,
14:58ça va peut-être coincer
14:59sur la question de la rentabilité
15:00et des retours sur investissement
15:02que l'on peut avoir
15:03auprès de ces acteurs
15:03dans les modèles.
15:04Ça ne veut pas dire
15:05que ceux qui sont
15:06dans la chaîne de valeur,
15:07on parlait des semi-cap,
15:08des acteurs électriques,
15:10on parlait des mémoires
15:11ou autres,
15:11vont se retrouver
15:12à avoir, eux,
15:13une situation plus compliquée.
15:14Mais ça pourrait quand même
15:15enclencher un narratif négatif.
15:17Et ce narratif négatif,
15:19compte tenu
15:20d'une surpondération
15:21et des flux
15:22qui sont massivement exposés
15:24à cette thématique-là,
15:26c'était là
15:26où on peut être constructif
15:27sur d'autres secteurs,
15:28sur l'Europe,
15:29mais pas que,
15:29on peut parler des autres
15:30sous-secteurs
15:30comme les EA Loosers,
15:31qui pourraient en bénéficier
15:33puisqu'il y aura un effet
15:33de rebalancement
15:34de vastes communicants.
15:36Comment on reste exposé
15:37à ce thème de l'IA
15:38sans prendre le risque
15:40de se brûler les ailes ?
15:42Parce qu'on voit bien
15:43que c'est un thème inflammable,
15:44le sujet de la bulle
15:45est discuté en permanence,
15:46donc on peut en parler,
15:47bien sûr, Gilles,
15:48mais la question
15:49pour un professionnel
15:50de la gestion d'actifs,
15:51c'est comment on reste
15:53dans le thème
15:54en calibrant
15:55un risk-reward
15:57acceptable
15:57au regard
15:58des contraintes
15:59qui vous sont fixées,
16:00notamment ?
16:01Je pense qu'on reste
16:02toujours marqué
16:02par ces premières années
16:04professionnelles,
16:04que j'ai commencé
16:05en 1997-1998
16:07sur le marché d'action.
16:07Tout allait bien,
16:08l'époque.
16:08Tout allait bien,
16:10et quelque part,
16:11je retrouve
16:11quelques similitudes.
16:12Et la leçon
16:13que je tirais de ça,
16:14c'est qu'à l'époque,
16:15mon responsable disait
16:16tout ça c'est trop cher,
16:16il ne faut pas en avoir.
16:18Et la réalité,
16:19c'est qu'en fait,
16:20dans beaucoup de sociétés
16:21de gestion,
16:21c'était le cas.
16:23Et la réalité,
16:24pardon Gilles,
16:26Greenspan,
16:27décembre 1996,
16:28prononce
16:30l'idée
16:30d'exubérance
16:31irrationnelle
16:32des marchés.
16:34C'est la seule fois
16:34de sa carrière
16:35qu'il en a parlé,
16:35c'était en décembre 1996.
16:37Et la réalité,
16:37c'est que
16:38ceux qui sont sortis
16:40du marché
16:40à ce moment-là,
16:41en réalité,
16:41ont été
16:434 ans,
16:44mais même 2 ans.
16:45Et la réalité,
16:45c'est que
16:47on a quand même
16:48des comptes à rendre
16:48vis-à-vis des indices
16:49qu'on aime ça ou pas
16:50et que 2 ans,
16:52c'est trop long.
16:53Donc,
16:56la leçon
16:56que moi j'ai retenue de ça,
16:57c'est de dire
16:58oui,
16:58on peut être conscient
17:01des exagérations,
17:02des risques à venir
17:03parce qu'effectivement,
17:04on voit bien
17:04qu'à un moment donné,
17:05les investissements
17:06ne monteront pas jusqu'au ciel.
17:07Néanmoins,
17:08on a quand même
17:08des profits
17:09sur ces sociétés
17:10qui vendent les pêlés
17:11des pioches
17:11qui aujourd'hui sont réelles.
17:13Et donc,
17:14pour l'instant,
17:14c'est quelque chose
17:16de solide,
17:17différent de 2000
17:18de ce point de vue-là.
17:18Ça ralentira.
17:19Et derrière,
17:20de toute façon,
17:21le thème de l'électrification
17:22il restera
17:22parce que
17:23ce n'est pas uniquement
17:24de l'EI.
17:25Ce n'est pas que l'IA.
17:26Il y a une question
17:26d'indépendance
17:27pour l'Europe notamment
17:28très importante.
17:30de changement
17:31de mode de production.
17:32Donc,
17:32on pourra avoir
17:33une correction
17:33à un moment donné.
17:34La question,
17:34c'est que vouloir sortir
17:35trop tôt quelque part,
17:36ça peut coûter.
17:37Donc,
17:37c'est de dire
17:38on accompagne la hausse,
17:39on prend régulièrement
17:41des profits
17:43et on va se diversifier
17:46sur des choses
17:47qui nous semblent
17:47offrir des rendements
17:48risques plus raisonnables.
17:50Et on cherche
17:51à se décorréler
17:52le plus possible
17:53du thème de l'IA ?
17:55Qu'est-ce qu'on cherche
17:55en termes de réinvestissement ?
17:58Possiblement.
17:58Alors,
17:58aujourd'hui,
17:59c'est assez simple
17:59puisqu'en fait,
18:00il y a une telle vague
18:01qu'on voit bien
18:02les secteurs
18:02qui sont complètement délaissés.
18:04Alors,
18:04le secteur,
18:05on va dire,
18:05le plus évident,
18:06même s'il est mal aimé
18:06aujourd'hui,
18:07le secteur de l'alimentation.
18:09Alors,
18:09dans l'alimentation,
18:10là encore,
18:10il faut faire
18:12de la sélection de titres,
18:13tout n'est pas bon à prendre.
18:14Il y a d'autres thématiques
18:15au sein du secteur
18:15de l'alimentation
18:16qui peuvent être en place
18:18avec la thématique
18:20du GLP1.
18:20Oui,
18:21oui.
18:21Mais néanmoins...
18:22Nouveaux modes de consommation,
18:23etc.
18:24Néanmoins,
18:24ce qu'on voit,
18:25c'est qu'on a un certain
18:26nombre d'acteurs
18:26dans ce secteur
18:27qui aujourd'hui
18:27se valorisent
18:28sur des niveaux
18:29qui sont proches
18:31de leur moyen et long terme,
18:32voire inférieurs,
18:32et avec des niveaux
18:34de croissance
18:35qui ne sont pas
18:36sensiblement différents
18:38des taux de croissance
18:39du secteur sur longue période.
18:40C'est-à-dire que,
18:40de toute façon,
18:41c'est un secteur
18:41qui croit à...
18:42Allez,
18:42quand ça croit bien,
18:43ça croit à 3 ou 5 %.
18:44Oui,
18:45c'est ça.
18:45Un peu plus
18:46que la croissance mondiale.
18:47Voilà.
18:47Et donc,
18:48si on est sur ces acteurs-là,
18:50quelque part,
18:50on sait qu'on est
18:51sur un secteur
18:53qui est plutôt délaissé
18:54avec,
18:54on va dire,
18:55une pomme
18:56qui ne trompera
18:56pas très loin du pays.
18:58On sait à peu près
18:59ce qu'on a
19:00et donc,
19:01les déceptions,
19:02s'il y en a,
19:02elles ne seront pas énormes.
19:03Donc,
19:03on sait ce qu'on a.
19:04Le secteur des utilities,
19:05on a un certain nombre
19:06d'acteurs de services régulés
19:08avec des croissances
19:09qui sont,
19:09pour le coup,
19:10supérieures
19:11à la moyenne historique
19:12parce qu'aujourd'hui,
19:13on a ces besoins
19:13d'investissement
19:14qui sont importants
19:16et on a des valorisations
19:17qui sont proches
19:18des moyennes historiques,
19:20à peine supérieures,
19:20alors qu'on a des taux
19:21de croissance supérieurs.
19:23On a une régulation
19:23qui leur...
19:26Donc là,
19:26il y a peut-être
19:27de croissance
19:28et pourtant,
19:29ils continuent à payer
19:29des dividendes.
19:30Il faut être clair,
19:32il faut être très attentif
19:33à la régulation
19:34à laquelle elles sont soumises
19:36puisque les régulateurs
19:37ne vous protègent pas tous
19:38de l'inflation,
19:39ne vous protègent pas tous
19:40de la hausse des taux.
19:42Mais là encore,
19:43c'est le travail du gérant
19:44d'identifier les meilleurs régulateurs.
19:46C'est vrai qu'aujourd'hui,
19:46en Europe,
19:47les deux meilleurs régulateurs,
19:48c'est très clairement
19:49le régulateur anglais
19:50et le régulateur italien
19:52qu'à l'inverse,
19:52le régulateur...
19:53Pourquoi ?
19:53Qu'est-ce que ça veut dire
19:54les meilleurs régulateurs ?
19:54Parce que les formules
19:56de rémunération
19:58d'investissement,
19:59elles intègrent l'inflation
20:00et la hausse des taux.
20:01D'accord.
20:02C'est parfaitement indexé
20:03à ce qui se passe.
20:03Donc c'est indexé
20:04à ce qui se passe.
20:06Alors que quand vous êtes
20:08sur les autres pays européens,
20:09ce n'est pas toujours...
20:10Soit vous n'avez pas l'inflation,
20:11soit vous n'avez pas les taux.
20:13Donc voilà.
20:14Alors après,
20:14il ne faut pas être sûr
20:15qu'on puisse avoir
20:15des augmentations de capital
20:16parce qu'il y a des investissements.
20:17Mais tant qu'on a une régulation
20:18qui est favorable,
20:19c'est très bien.
20:19Et ensuite,
20:20il y a tout le travail à faire
20:21sur les AI losers.
20:24On a eu des compressions
20:27de valorisation
20:28qui sont vraiment extrêmes.
20:29Donc les médias,
20:30les logiciels...
20:31Les logiciels,
20:32les services informatiques
20:33avec des valorisations
20:34qui sont parfois à un chiffre.
20:36Et oui,
20:37on va utiliser les AI,
20:38mais on aura quand même
20:39besoin de personnel
20:41pour implémenter cette AI.
20:42Tout ne va pas disparaître.
20:43Quand vous avez
20:44un logiciel d'entreprise
20:45qui est transversal,
20:47avant de changer
20:48votre logiciel d'entreprise,
20:50vous allez y penser à deux fois.
20:52Et les taux de croissance,
20:53quand on voit
20:54ces sociétés-là,
20:56elles ont un niveau
20:57de récurrence
20:57de leur chiffre d'affaires
20:58qui est monstrueux.
20:59On est à l'ordre de 80%.
21:02Et les entreprises
21:03ne vont pas abandonner
21:04ces acteurs-là.
21:05On peut se poser des questions
21:06sur leur modèle de pricing,
21:08mais néanmoins,
21:09on a aujourd'hui
21:10des valorisations
21:11qui sont...
21:12J'ai certains noms en tête
21:14où on est à la moitié
21:15de leur valorisation
21:16de long terme.
21:17Oui, c'est value, quoi.
21:18Donc on est...
21:19Ce qui fait que
21:19dans un environnement
21:20où en plus les taux
21:21sont un peu remontés,
21:22avoir de la value,
21:23c'est pas vrai.
21:23Alors on payait plusieurs fois
21:24le chiffre d'affaires
21:24sur ces boîtes-là.
21:26Au sommet de l'enthousiasme
21:27pour le logiciel,
21:28on payait plusieurs fois
21:29le chiffre d'affaires.
21:30Aujourd'hui,
21:30on se retrouve à payer...
21:31Donc on partait peut-être
21:31de niveau de valo aussi
21:32un peu strict.
21:32Mais aujourd'hui,
21:33on se retrouve à payer
21:33des 12 fois,
21:35là où on payait
21:36plutôt des 25 fois.
21:37Bon, sur les AI losers,
21:38c'est un thème...
21:39Alors,
21:40de stock picking aujourd'hui,
21:42Alexis,
21:43comment on fait la distinction
21:44entre
21:46une victime de l'IA
21:47qui va s'en remettre
21:48et même
21:49qui va peut-être
21:49retourner la situation
21:52avec une victime de l'IA
21:53qui restera peut-être
21:54victime de l'IA
21:55parce qu'il y en aura,
21:56j'imagine.
21:57Je suis complètement d'accord
21:58avec Gilles.
21:59On a un biais quand même
22:00en Europe
22:01d'être un peu plus discipliné
22:02ou peut-être
22:03notre prudence
22:03par rapport à l'IA.
22:04Mais c'est assez marrant
22:05d'avoir ce contraste
22:06entre l'appétit
22:07assez effréné
22:08sur le momentum IA
22:09aux Etats-Unis
22:10versus peut-être en Europe
22:11où on est plus
22:12à regarder les chiffres
22:13et où les 100 fois
22:14le chiffre d'affaires
22:14d'un SpaceX
22:15effectivement pose question.
22:17Pour ce qui est
22:18des losers IA,
22:20il y a eu plusieurs éléments
22:21comme ça
22:21qui étaient assez...
22:22Il y en a deux
22:23qui sont positifs.
22:24Le premier,
22:25c'était par le sous-segment
22:26de la cybersécurité.
22:28Si on prend
22:29les Palo Alto
22:29ou même un acteur français
22:31comme Wallix,
22:32quand on a eu
22:33les premières annonces
22:34du modèle Mythos,
22:36on a eu le secteur
22:37qui effectivement
22:37a tout de suite
22:38pris un pain,
22:39il a dit arrêté,
22:39comme l'ensemble
22:41du secteur software,
22:42avec l'idée
22:43qu'on allait avoir
22:44des alternatives
22:44qui seraient codées,
22:46modelées
22:46par ces modèles.
22:48Dans un second temps,
22:50on s'est rendu compte
22:51qu'avec le projet Glasswing
22:52qu'on allait collaborer
22:53Mythos
22:54avec les éditeurs
22:55de logiciels
22:55pour détecter
22:57leurs failles,
22:58mettre les patches
22:59adéquats
22:59et après continuer
23:01à proposer les solutions
23:02et la maintenance
23:02associées pour leurs clients.
23:04Et de facto,
23:05on a vu tout ce segment
23:06de la cybersécurité
23:07qui est revenu
23:08sur ses plus hauts,
23:08même sur des plus hauts
23:09d'avant même
23:10publication
23:11du modèle Mythos.
23:13Donc on a déjà
23:14sur la partie cyber
23:15des éléments
23:15que je trouve encourageants.
23:17Le marché a changé
23:18de perception
23:18et de vue
23:19sur les perspectives.
23:20Le statut a changé.
23:21Et quand le statut change,
23:22on parle de un statut
23:23qui change sur un mois,
23:24deux mois
23:24et le swing,
23:26il est vraiment violent.
23:27Le deuxième,
23:28c'est aussi dans les usages.
23:29On parlait tout à l'heure
23:30de ChatGPT,
23:31on était plutôt
23:32sur un usage de requêtes
23:33un peu comme un Google Search
23:35mais amélioré.
23:36Aujourd'hui,
23:36on parle beaucoup
23:37de l'agent Ikea
23:37et donc un agent
23:38qui de lui-même
23:39travaille,
23:40génère des requêtes
23:42et génère des volumes
23:43de data.
23:43Et pour ça,
23:44c'était les propos
23:45de Satya Nadella
23:46d'une part
23:46mais aussi de M. Wang
23:48sur le fait
23:49que ces agents-là,
23:50ils vont questionner
23:52vos logiciels,
23:53votre Bloomberg,
23:54votre Faxet,
23:55votre SimCorp
23:55pour pouvoir
23:57avoir du contexte,
23:58avoir finalement
23:59une data
24:00qui soit beaucoup
24:00plus pertinente
24:01pour pouvoir offrir
24:02des réponses
24:03à la requête
24:04qu'il veut lui donner.
24:05Et pour ça,
24:06il est obligé
24:06d'utiliser le logiciel
24:07dont je viens de vous parler.
24:08Il y a des protocoles
24:09qui vont cerner ça
24:10le contexte
24:11et gérer la data
24:12pour qu'elle soit utilisée
24:13à bon escient.
24:13Mais pour autant,
24:14et on l'a vu aussi
24:15pour les bourses
24:16par exemple LSEG,
24:18London Stock Exchange,
24:19également son statut,
24:20on commence à se questionner
24:21sur le changement
24:22de perception qu'on a
24:23puisque l'agent Ikea
24:25serait finalement
24:26non pas quelque chose
24:28qui pourrait disrupter
24:29les logiciels
24:29mais serait même créateur
24:30de plus d'activités,
24:32de plus de volumes,
24:33de plus de croissances.
24:33Donc là,
24:34on parle de ceux
24:34qui maîtrisent la donnée,
24:36qui ont la donnée...
24:38Exactement.
24:38...à disposition.
24:39Ou même les logiciels
24:40dont on parlait juste avant,
24:41un logiciel verticalisé,
24:43je pense à un Américain
24:43comme Viva
24:44ou qui est transverse
24:45à toute une entreprise,
24:47il y a vraiment
24:47généralement des données critiques,
24:49un usage qui est critique
24:50et vous ne pouvez pas
24:51du jour au lendemain,
24:52même en termes de maintenance
24:53et de coûts associés
24:54à la maintenance
24:54de ce logiciel
24:55qui serait fait sur mesure,
24:57quelque chose
24:58qui paraît finalement
24:59non pertinent
25:00pour la plupart
25:00des grands groupes.
25:01Et ça,
25:02c'est une bonne source
25:03d'équilibre
25:03dans un portefeuille,
25:04pour le thème IA,
25:06avec la partie infrastructure,
25:09pelle et pioche,
25:09etc.,
25:10qu'on ne peut pas
25:10totalement délaisser,
25:11mais d'aller se replonger
25:13effectivement
25:13dans cette partie technologique
25:16aussi des logiciels,
25:18ça apporte un équilibre
25:19et une diversification
25:20aussi dans une stratégie.
25:21Si on est discipliné
25:22vraiment par rapport
25:23aux valorisations,
25:23typiquement,
25:24nous,
25:24c'est ce qu'on a fait.
25:25Peut-être qu'on le fait
25:25trop tôt,
25:26mais quand on voit parfois,
25:27on parlait peut-être
25:28de Nokia
25:28ou d'autres acteurs
25:29qui sont vraiment revenus
25:30sur des niveaux de valorisation
25:30qui sont bien trop élevés
25:32pour nous,
25:32on parle de 45 fois,
25:3450 fois,
25:35etc.,
25:35avec des hypothèses
25:36de croissance
25:36qui sont déjà
25:37elles-mêmes
25:38tirées vers l'eau.
25:38Ambitieuses, ouais.
25:40Toute inflexion
25:41sur les CAPEX
25:42pourrait nous amener
25:43à se réintéresser,
25:43c'est ce qu'on disait,
25:44les valorisations
25:45dans le software
25:46qui sont tombées
25:46à 12 ou 13 fois le PE,
25:48alors que la croissance,
25:49si on parle juste
25:49de croissance d'IPS,
25:51les hypothèses,
25:51pour l'instant,
25:52n'ont pas été revues en baisse.
25:53Autant les IPS
25:54qui ont été revues
25:55fortement en baisse
25:55pour les semi-conducteurs
25:56et une grande partie
25:57de la performance
25:58de ce secteur,
25:58elle est méritée.
26:00Et pour autant,
26:00pour les softwares,
26:01il n'y a pour l'instant
26:02pas eu de dégradation
26:03des IPS.
26:04Les résultats du terrain
26:05ont montré des croissances
26:06encore à la hauteur
26:08des années précédentes,
26:09pour dire les choses.
26:10Et si je prolonge même,
26:11il y a un acteur
26:12comme dans les IT Services,
26:13c'est assez rigolo,
26:14Capgemini,
26:14pour ne pas le citer,
26:15français,
26:16c'est une large cap,
26:17c'est marrant,
26:18on a l'impression
26:18que c'est une source
26:18de financement
26:19pour les hedge funds
26:20sur la patch.
26:21Pourquoi ?
26:21Parce que vous avez
26:22des small cap IT Services
26:24qui vont parfois
26:24se payer 20,
26:2630, 40% plus cher,
26:27alors même qu'elles sont
26:28moins liquides
26:29et parfois même
26:29que la performance
26:31de la croissance
26:32serait moins de futur
26:33et qu'on a un acteur
26:34comme Capgemini
26:35qui paraît incontournable
26:36et qui lui-même,
26:37par rapport à beaucoup
26:38de grandes groupes complexes,
26:39va vraiment être plutôt
26:40un apporteur de solutions
26:41à la mise en place
26:42de tous ces agents
26:43IA au sein des structures
26:45dont on fait partie
26:46et qui pour nous,
26:47en tout cas,
26:47on pense qu'à 8 fois le PE,
26:49clairement,
26:51présente une opportunité,
26:52je finis votre phrase,
26:53Alexis,
26:53Capgemini,
26:54qu'est-ce qui fait
26:55que le marché
26:56traite encore
26:57Capgemini ainsi
26:58et qu'est-ce qui peut faire
26:59demain
27:00que le marché
27:01justement switch
27:02et re-rate
27:03ou ramène un peu
27:04une valorisation supérieure
27:05sur un titre
27:05comme Capgemini ?
27:06Nous, on pense
27:07qu'il y a le temps,
27:08d'une part,
27:08il y aura après les flux.
27:10Effectivement,
27:10les marchés sont
27:11vraiment tirés par les flux
27:12et aujourd'hui,
27:13jouent négativement
27:14sur cette patte,
27:15on va dire,
27:15facile, short,
27:16sur ce qui est
27:17AI Loser,
27:17donc software,
27:18IT Services.
27:19Mais un acteur
27:20comme Capgemini,
27:21ce qui était intéressant,
27:21c'est que même
27:22par rapport à la macro
27:23et la réouverture
27:25des trois dormous
27:25sera un élément favorable
27:27pour un acteur
27:27qui reste malgré tout
27:28simple.
27:29C'est justement
27:29de voir cette accélération
27:31de cette croissance
27:31de revenus
27:32que l'on voit déjà
27:33dans ces chiffres
27:33depuis maintenant
27:34trois trimestres de suite
27:34et on pense que
27:35à travers le temps,
27:37et ce sera...
27:38Donc un quatrième trimestre,
27:39un cinquième,
27:39un sixième,
27:40etc.
27:40où cette accélération
27:41à la fois de la partie
27:43revenus
27:43et également
27:43la meilleure
27:44de son démarche
27:44va prouver
27:45que,
27:45alors même qu'on pense
27:46à l'acteur
27:46et de la pression
27:47sur les prix,
27:48un acteur qui est aujourd'hui
27:49en train de nous dire
27:49qu'il va augmenter ses prix
27:50de 3 à 4%
27:52et qui est normalement
27:52disrupté par l'IA,
27:53j'ai du mal à comprendre
27:54comment il est en mesure
27:55de passer ses hausses de prix.
27:56C'est dingue.
27:57Le montant,
27:58la quantité de preuves
28:00et d'évidence
28:00qu'il va falloir fournir
28:03de la part d'un...
28:04Non mais quand même,
28:05de la part d'un acteur
28:06comme Capgemini
28:07pour démontrer au marché
28:09sa capacité
28:09à profiter de l'IA,
28:11comme vous dites,
28:11c'est plusieurs trimestres
28:13consécutifs
28:13d'amélioration,
28:14d'accélération
28:15qu'il va falloir générer.
28:16À côté de ça,
28:17c'était quoi l'autre jour ?
28:19Je ne vais pas dire de bêtises,
28:20je crois que c'était Valeo
28:21dans les équipements automobiles.
28:22On a construit
28:23un refroidisseur
28:23pour Data Center.
28:25Je ne sais même pas
28:25si c'est 0,1%
28:27de leur chiffre d'affaires.
28:28Le stock prend 20%
28:29sur l'annonce.
28:30C'est-à-dire que le marché
28:31a à la fois la capacité
28:32à mettre un 20%
28:34sur quelque chose
28:35qui ne pèse rien aujourd'hui
28:36dans l'activité de Valeo
28:37et capable de punir
28:39longtemps
28:40une boîte comme Capgemini
28:41qui arrive à démontrer
28:42trimestre après trimestre
28:43quand même que pour l'instant
28:44les chiffres sont encore
28:45au rendez-vous.
28:45Après,
28:47un catalyseur
28:48qui fait que le marché
28:49pourrait tourner,
28:50c'est...
28:51Et ce n'est pas le scénario
28:52aujourd'hui,
28:52mais si on devait avoir
28:54une poursuite
28:56ou une continuation
28:57de la hausse des taux
28:58parce qu'en réalité
29:00ça viendrait favoriser
29:01les values
29:02au détriment de la croissance
29:03soit des titres dits grosses
29:05et à ce moment-là
29:06on privilégie
29:07les cash flows
29:08présents
29:08au détriment
29:09des cash flows futurs
29:10et on pourrait avoir
29:10ce rebalancement.
29:12Les taux n'ont pas
29:13beaucoup baissé
29:14depuis le compressant
29:16la réouverture d'Anmouze.
29:17C'est quelque chose
29:18qu'on a bien senti
29:19en Europe
29:20où l'an dernier
29:21on a eu des taux
29:21qui ont continué
29:22à plutôt remonter.
29:24Ça ne s'est pas vu
29:25aux Etats-Unis.
29:26Mais si effectivement
29:27on devait avoir
29:28à un moment donné
29:29des taux qui se tendent
29:30pour une raison
29:31ou pour une autre
29:31ça pourrait être
29:33un déclencheur
29:34pour opérer cette bascule
29:35pour revenir vers
29:36les titres d'e-value.
29:38Un mot aussi peut-être
29:40le débranchage
29:43des modèles d'Enthropic.
29:44Qu'est-ce que ça vous inspire
29:47comme réflexion
29:48en tant qu'investisseur
29:49gérant d'actifs
29:50par rapport à l'évolution
29:52et à la capacité
29:57à un moment peut-être
29:59de voir des Etats
30:01prendre un peu le lead
30:02aussi sur la gestion
30:04de ces modèles ?
30:05Je pense qu'on revient
30:06sur un thème
30:07qui pour le coup
30:08est important en Europe
30:09mais qui est celui
30:10pour lequel on a eu
30:11un certain nombre de fonds
30:12qui se sont lancés.
30:12On en avait lancé un dernier
30:13qui a été un beau succès
30:14qui est celui de la souveraineté.
30:17Si effectivement
30:18on s'aperçoit
30:19que demain
30:20vous emplantez
30:22une solution
30:22basée sur Anthropique
30:23et que vous pouvez être débranché
30:24du jour au lendemain
30:24ça pose des questions.
30:26Et donc ça rappelle
30:27l'importance
30:27d'avoir un certain niveau
30:28d'autonomie.
30:30De ce point de vue-là
30:32l'Europe est très en retard
30:34en étant gérant action
30:35on est forcément optimiste
30:37et on se dit
30:38qu'il y a quand même
30:39une prise de conscience
30:41qui est en train de se faire
30:42et que de ce point de vue-là
30:43l'Europe
30:44aujourd'hui
30:44traite avec une décote
30:45à juste titre
30:46parce qu'il y a un risque
30:47mais cette prise de conscience
30:49d'un besoin de souveraineté
30:50en réalité
30:51Ah ça la prise de conscience
30:52oui on en parle
30:54il manque les sacs
30:59il y a quand même des choses
31:00qui se font
31:00c'est lent
31:01c'est au rythme
31:02Et c'est quoi la bonne stratégie
31:03parce que
31:03est-ce qu'on est autonome
31:06stratégiquement
31:06en mettant tout
31:07sur un modèle
31:08et en faisant le pari
31:09que Mistral AI
31:10servira ou répondra
31:13aux besoins
31:14des entreprises européennes
31:16essentiellement
31:17suffisamment en tout cas
31:18pour être compétitif
31:20concurrentiel
31:20etc
31:20ou est-ce que c'est
31:21une stratégie risquée aussi
31:23de se retrouver
31:24d'une dépendance à l'autre
31:25d'une certaine manière
31:26Ça veut dire
31:26qu'on ne doit pas être
31:27lié à un modèle
31:28et que l'intelligence
31:29elle ne se trouve pas
31:30dans le modèle
31:30elle se trouve
31:31dans la façon
31:32dont on exploite le modèle
31:33et que du coup
31:35encore une fois
31:37l'intelligence
31:37le modèle n'est intelligent
31:39que des données
31:39qu'on lui fournit
31:41et
31:41garbage in
31:42garbage out
31:42et c'est là où aujourd'hui
31:43quand on fait cette analyse
31:44sur les softwares
31:45en réalité
31:47et on a un certain nombre
31:48de sociétés
31:48notamment
31:48je pense à une société
31:49dans la communication
31:50ce qui fait la différence
31:51c'est la capacité
31:52à maîtriser la donnée
31:54si vous avez la donnée
31:56vous avez l'intelligence
31:57et ensuite vous avez
31:58un modèle
31:59qui est peut-être
31:59un peu moins bon
31:59un peu moins optimisé
32:00mais néanmoins
32:01c'est ce qui fait l'intelligence
32:02la question de la souveraineté
32:03elle se décline
32:05à travers toutes les dimensions
32:08possibles et imaginales
32:09mais à travers
32:10la dimension numérique
32:11notamment
32:11Alexis
32:12la souveraineté numérique
32:14c'est le forum
32:17Vivatech
32:17en ce moment
32:18à Paris
32:19on ne peut pas se réjouir
32:21de tout ce qui est mis en place
32:22en termes de volonté
32:24sur le fait
32:25justement
32:25de créer des solutions
32:27de souveraineté numérique
32:28européenne
32:29clairement
32:30ce week-end
32:31ce qui s'est passé
32:32nous renforce
32:33dans cette conviction-là
32:34moi
32:35effectivement
32:35en tant que gérant d'actifs
32:36on est souvent
32:37plutôt à avoir le verre
32:38à moitié plein
32:39qu'à moitié vide
32:40et on commence à entendre
32:42une musique
32:43quand même de plus en plus forte
32:44sur le passage aux actes
32:46le passage aux actes
32:46donc c'est un thème investissable
32:48c'est plus juste
32:50une fable politique
32:51il y a suffisamment
32:52d'évidence
32:52de preuves
32:53de choses solides
32:56pour qu'un gérant d'actifs
32:57qui lui gère un risque
32:58aussi
32:58puisse investir
33:00réellement
33:01et s'engager
33:01dans ce genre d'investissement
33:02sur les applications données
33:03et les plus critiques
33:04c'est la défense
33:05la santé
33:06tout ce qui est l'ordre
33:07du domaine public
33:08c'est là où effectivement
33:09on a à développer
33:10des solutions alternatives
33:12des solutions souveraines
33:13pour les usages
33:14grand public
33:15ou parfois industriel
33:16tout dépend
33:16le côté critique
33:18de la donnée
33:18ou des éléments
33:19que vous allez partager
33:20sur le cloud
33:21ou sur des infrastructures
33:24numériques
33:24néanmoins
33:25l'exemple du Danemark
33:27au moment du
33:29souci avec le Groenland
33:30et les Etats-Unis
33:31a décidé quand même
33:32de basculer
33:32toute son infrastructure cloud
33:33en Linux
33:34donc en open source
33:35plutôt que de rester sur Azure
33:37donc c'est les points critiques
33:38qui doivent être souverains
33:39c'est ça
33:39exactement
33:40et ça c'est une initiative
33:41qui a été prise par le Danemark
33:42mais elle est suivie
33:43je pense aussi
33:44on parlait tout à l'heure
33:44dans les télécoms
33:46le fait de retirer
33:47les Huawei ou ZTE
33:48du marché européen
33:49des antennes relais
33:51il y a quand même des éléments
33:52et ça date
33:53ça fait déjà quelques années
33:54et en termes de régulation
33:55le DMA et le DSA
33:56c'est un élément de souveraineté
33:58c'est-à-dire
33:59qu'est-ce qu'on fait
33:59de nos données
34:00et dans l'idée
34:01que les évidences
34:03qu'il y a aussi
34:03derrière le narratif
34:05des actes
34:06donc je crois
34:06que c'est Berlin
34:07les services à Berlin
34:09ont sorti palentir
34:10des fournisseurs
34:11de solutions
34:12donc la boîte américaine
34:13et la DGSI
34:14hier
34:15en faisant le choix
34:15de Chapvision
34:16qui est une entreprise
34:18européenne
34:19de ce point de vue-là
34:20pas facile
34:21j'imagine
34:21de se priver des services
34:22d'une entreprise
34:23comme palentir
34:24au regard des années
34:25de succès
34:26qu'elle a déjà
34:27derrière elle
34:27en travaillant
34:28sur des sujets
34:29avec des services
34:30de renseignement
34:30un peu partout
34:31dans le monde
34:32mais il y a quand même
34:32cette étape
34:33se fait au fur et à mesure
34:35merci beaucoup messieurs
34:36on va continuer
34:37de nous parler
34:37d'innovation
34:38de souveraineté
34:38dans un instant
34:39avec les invités
34:40des trophées
34:41de l'innovation
34:42de LBPM
34:43Alexis Bossard
34:44est à nos côtés
34:45gérant action internationale
34:46chez Edmond Rothsch
34:47l'asset management
34:48et Gilles Guibou
34:49le responsable
34:49des actions européennes
34:50d'Axayem
34:51chez BNP Paribas AM
34:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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