- il y a 3 heures
Mercredi 24 juin 2026, retrouvez Benjamin de Lacvivier (Gérant actions, Amplegest), Claire Dissaux (Responsable de la recherche macroéconomique, Groupe Axa) et David Kalfon (CEO, Sanso Longchamp AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00...
00:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Nous accueillons ce soir Claire Dissot, responsable de la recherche macro du groupe AXA.
00:17Bonsoir et bienvenue Claire.
00:18Bonsoir Gérard.
00:19Merci d'être avec nous, merci à Benjamin Delacvivier également d'être là ce soir,
00:22gérant actions chez Amplegest.
00:24Bonsoir Benjamin.
00:24Bonsoir Benjamin.
00:25Et David Calfon nous accompagne également, le président de Sandso Longchamp, Asset Management.
00:29Bonsoir David.
00:30Bonsoir Gérard.
00:30Ravi de vous retrouver.
00:32Un mot effectivement de ce thème de l'IA, bien sûr.
00:36Partant de la séance de secousses qu'on a connue hier, le SOX perd 8%, l'indice des semi-conducteurs,
00:42les indices lourdement chargés en IA comme le COSPI en Corée du Sud a perdu 10%.
00:49Donc évidemment c'est des secousses un peu appuyées qui viennent après des parcours spectaculaires.
00:56Je ne le nie pas, mais je trouve que c'est toujours intéressant de s'arrêter
00:59sur ces petits moments de secousses et peut-être d'en tirer quelques enseignements sur la maturité de ce cycle
01:05d'investissement dans l'IA.
01:07David ?
01:08Tout à fait.
01:09Alors effectivement, comme vous le disiez, une baisse de 8 ou 10% sur des segments qui ont énormément monté,
01:14ce n'est pas forcément un signal de rupture de ce thème.
01:18Mais c'est quand même un rappel.
01:20Un rappel que le prix payé compte.
01:23Quand les valorisations intègrent vraiment des trajectoires parfaites, le moindre doute, la moindre secousse peut provoquer des mouvements extrêmement violents.
01:34Alors ça ne veut pas dire qu'on est à la fin du thème de l'IA.
01:38On est probablement dans une zone un petit peu plus mature où il faut se poser les questions de où
01:46se trouve la valeur,
01:48et à quel prix, avec quelle visibilité, etc.
01:51Et on voit que ça bouge.
01:55Le thème se déplace.
01:56Exactement.
01:57À un moment donné, il n'y avait que Nvidia, c'était le GPU qui comptait.
02:01Après, c'était Micron, il n'y a que les mémoires qui comptent, etc.
02:04Et demain ?
02:07Une fois qu'on a utilisé les GPU, la mémoire flash et le reste...
02:12On peut parler des services aux collectivités qui fournissent l'électricité pour les data centers.
02:16On peut remarquer la performance exceptionnelle de Caterpillar, 70% de year-to-day, de hausse.
02:22Pourquoi ?
02:22Tout simplement parce qu'ils fournissent des groupes électrogènes qui sont là au cas où il n'y a plus
02:26d'électricité dans les data centers.
02:28C'est quand même merveilleux.
02:28Ce n'est même pas 15% de leur business, mais le titre est sur ça.
02:34Juste un point sur ça, il faut également faire attention à la concentration des investisseurs sur ce thème.
02:42On parle beaucoup de la Corée, mais la Corée, le marché, c'est trois titres finalement.
02:48C'est Samsung, SKINX, donc c'est vraiment des sujets...
02:51L'Asie, il y a un peu plus que trois titres en Asie, mais on peut ajouter TSMC à Taïwan,
02:56Samsung, SKINX.
02:57On a là, peut-être, je ne sais pas, plus de la moitié de la performance d'un indice asiatique
03:02aujourd'hui, par exemple.
03:03Et ce qu'il faut voir, c'est que non seulement il y a des flux, les flux de la
03:07gestion passive qui se concentrent sur ces gros poids de l'indice,
03:12mais l'innovation étant ce qu'elle est dans nos métiers, il y a maintenant les ETF leveraged.
03:18Donc c'est des ETF qui vont offrir deux fois, trois fois la performance d'un indice ou d'un
03:24groupe de valeur ou d'un secteur.
03:25Et on a remarqué que sur la Corée du Sud, il y a eu un afflux massif de capitaux sur
03:33ce type d'ETF.
03:35Ce qui veut dire que dès qu'il y a le moindre mouvement, le leverage de ces ETF fait qu
03:40'on se retrouve avec des mouvements très significatifs.
03:43Est-ce qu'on est encore dans un marché de fondamentaux ou est-ce qu'on est dans une autre
03:48dimension, celle du comportement,
03:51de la dimension comportementale de l'investissement ?
03:55Et quand on fait le travail de gérant d'actifs professionnel, David, est-ce que les fondamentaux comptent encore
04:02ou est-ce que la partie comportementale de l'analyse devient aujourd'hui prépondérante pour positionner les portefeuilles ?
04:09Alors, il ne faut pas ignorer la partie comportementale parce qu'encore une fois, comme le disait quelqu'un qui
04:16n'est plus là,
04:16mais les marchés peuvent rester irrationnables beaucoup plus longtemps que vous ne pouvez rester solvables.
04:23Mais en revanche, je crois qu'il ne faut pas arrêter de faire notre travail.
04:27De regarder les fondamentaux.
04:28De regarder les fondamentaux.
04:30Et ça, c'est véritablement la grande leçon à tirer.
04:33Il faut se méfier de tout ce qui semble évident.
04:36Et ça, c'est l'expérience qui le prouve.
04:38Mais quand on a fait quelques années sur les marchés financiers, quand on a vu les leçons d'humilité, les
04:44unes après les autres,
04:45qu'on prend chaque jour en regardant les marchés financiers, il ne faut pas oublier ce point.
04:50Il faut faire le travail parce qu'à un moment donné, la réalité vous rattrape.
04:55Et c'est vrai à peu près pour tous ces thèmes qui paraissent évidents.
04:59Est-ce qu'on est encore dans une dimension fondamentale quand vous regardez le thème de l'IA,
05:02les prix, les valorisations de marché autour de l'IA ?
05:05Est-ce que c'est encore raccord avec les fondamentaux ?
05:08Les fondamentaux, ça peut être évidemment le chiffre d'affaires réalisé aujourd'hui, celui qui sera réalisé demain.
05:14Ça peut être les montants de capex investis aujourd'hui et les projections qu'on peut en faire demain.
05:18C'est ça que j'appelle les fondamentaux, Benjamin.
05:20Ou est-ce qu'on a déjà des indicateurs de déconnexion, justement, des prix, des valorisations par rapport à l
05:26'aspect fondamental ?
05:30Sur le secteur des semi-conducteurs, en un an, les multiples, ils ont fait près x2.
05:34Les attentes, elles sont faites x2.
05:36Donc, on voit que...
05:38Donc, ça colle, quoi ?
05:39Oui, ça colle.
05:39Non, parce que les multiples ont fait x2, les attentes ont fait x2.
05:42S'il y a déception au niveau des attentes, il peut y avoir une grosse déception au niveau des...
05:46Enfin, il peut y avoir un gros g-writing.
05:48Donc, on est allé un petit peu loin sur une certaine valeur.
05:51Tout à l'heure, on parlait de...
05:52Il y avait les GPU, maintenant la mémoire, et maintenant il y a la photonique.
05:55Exemple de la photonique comme Soitech.
05:57Comme bac du silicium sur l'isolant.
05:58Voilà.
05:59Une entreprise qui, absolument, ne marche pas très bien.
06:01On parle de 15% du chiffre d'affaires, avec quelque chose qui va peut-être arriver en 2029, 2030.
06:05On sait que ça va arriver, mais on ne sait pas quand.
06:07Donc, c'est quand même un petit peu l'auto.
06:08Mais on paye tout de suite, quoi.
06:09Et on paye tout de suite, c'est x8.
06:11C'est x8 en bourse depuis le début de l'année.
06:12Il y a aussi pas mal de retail qui arrivent, comme sur les marchés émergents.
06:16On le voit aussi sur les small caps en France et en Europe.
06:19Et maintenant, il y a des questions sur la monétisation des capex qui vont être faites par les hyperscalers.
06:25Je rappelle, on attend entre 5 000 milliards et 6 000 milliards de capex d'ici 2030 par les hyperscalers.
06:31Donc, si on fait un calcul un peu rapide, ces capex-là, si on dit qu'on maintient les niveaux
06:36de roadshed hyperscalers à peu près de 20%,
06:37il faut qu'on ait un chiffre d'affaires neuf de 3 à 4 milliards.
06:411 000 milliards ?
06:423 à 4 000 milliards, pardon.
06:42Oui, c'est ça. J'avais 3 000 milliards en tête.
06:45Donc, le retour sur les capitaux employés.
06:47Si on maintient le niveau des retours sur les capitaux employés actuels, il faut plus de 3 000 milliards de
06:51chiffre d'affaires pour rentabiliser ces investisseurs.
06:53Exactement.
06:54Et donc, on est 8 milliards d'habitants sur la planète, 4 milliards qui travaillent à peu près et 1
06:59milliard de cols blancs.
07:00Donc, s'il y a 1 milliard de cols blancs qui doivent utiliser l'IA, c'est 3 à 4
07:03000 euros par cols blancs pour devenir rentable.
07:08Sachant qu'on est peut-être en train de commencer l'affaire par une guerre des prix.
07:11C'est-à-dire qu'avant d'avoir peut-être le vrai prix de ce que coûtera l'IA pour
07:15le consommateur final,
07:16les acteurs vont sans doute se battre pour les parts de marché et peut-être qu'on passe d'abord
07:20par une phase de guerre des prix.
07:21On a OpenAI et Anthropik qui disent que le prix du token ne serait pas encore le vrai prix du
07:25token pour essayer de gagner des clients.
07:27Et pourtant, avec ce prix du token qui n'est pas encore le bon, on a des clients qui commencent
07:30déjà à se vendre en disant à limiter.
07:33Parce qu'à l'époque du génératif, c'était OK.
07:36À l'époque de l'âge antique, ça devient hors de prix.
07:39En fait, on dit que pour faire une tâche qui est deux fois plus compliquée, ce n'est pas deux
07:42fois plus de tokens, c'est peut-être quatre fois plus, dix fois plus.
07:45Et donc, il y a toute une remise en question qui est faite.
07:47Plein de boîtes, Uber je crois.
07:49On adore l'IA, mais là, ce n'est plus possible les gars.
07:52Ce n'est pas rentable, ça ne remplace pas un employé, est-ce que c'est trop cher ?
07:58Donc, ça nous dit quoi du thème et surtout de la manière dont on gère le risque du thème dans
08:03les portefeuilles aujourd'hui ?
08:04On se pose la question tous les jours de ce qui pourrait faire dérailler le narratif.
08:08On en est là déjà, Benjamin ?
08:10Oui, parce qu'il y a pas mal de risques possibles.
08:12Il y a déjà le risque qu'il y ait un nouveau modèle qui soit plus performant, qui utilise moins
08:16de GPU, comme c'est le cas de certains modèles en Asie.
08:23Et après, c'est compliqué dans un portefeuille de se désensibiliser à l'IA, parce qu'en fait, on se
08:29rend compte que l'IA, ce n'est plus un secteur, c'est une transversale, surtout sur quasiment tous les
08:32secteurs.
08:32Même vu certains qui commencent à imaginer que l'IA soit une classe d'actifs, alors là, on va encore
08:37à un stade au-dessus, mais comme vous dites, l'IA touche tout, ça va être Caterpillar, Valeo l'autre
08:42jour, qui nous dit qu'ils vont faire un refroidisseur pour des data centers.
08:47Pareil, je ne sais même pas si c'est une fraction de pourcentage de leur chiffre d'affaires, le marché
08:51met 20% de hausse tout de suite dessus.
08:53Et généralement, c'était le cas avec le management de Soitex, c'est le cas avec le management de Valeo,
08:57ils calment derrière un peu les ardeurs en disant attention, mais le marché n'écoute pas et ça continue de
09:02monter.
09:04C'est une phase d'enthousiasme. La question, est-ce qu'on est encore dans le rationnel ou est-ce
09:08qu'on a déjà débordé de l'aspect rationnel ?
09:10L'avantage de l'IA, Claire, c'est que c'est aussi un sujet macro. On peut le traiter sous
09:14toutes les coutures désormais, l'aspect boursier bien sûr, mais évidemment c'est un sujet macro,
09:19puisqu'on sait d'ores et déjà qu'une bonne partie, pour ne pas dire la moitié ou plus de
09:23la croissance américaine, est générée peut-être par cet investissement et ces investissements massifs dans l'IA.
09:28Que derrière ça, on a la création d'effets de richesse gigantesques pour les actionnaires des sociétés d'IA, les
09:36salariés des sociétés d'IA.
09:39Et l'autre point macro qu'on peut aborder avec vous, Claire, c'est aussi la dimension prix.
09:44C'est-à-dire que depuis 20 ou 30 ans, on est habitué à la baisse des prix des composants
09:48informatiques.
09:49Je crois qu'il y a des lois pour expliquer effectivement ce phénomène, sauf que depuis quelques temps, c'est
09:54l'inverse qui se produit.
09:55Les prix des composants informatiques se repartent violemment à la hausse et se retrouvent dans les indices de prix, Claire.
10:01Exactement. Alors c'est un impact essentiel sur la croissance américaine.
10:04Il est un peu moins spectaculaire sur la macro que sur la micro.
10:08Donc c'est à peu près un tiers de la croissance en 2025 et sans doute l'essentiel de la
10:12croissance au premier trimestre.
10:14Parce que c'est plus compliqué en comptabilité nationale.
10:16C'est-à-dire que ce qu'on décrit comme dynamique de croissance, ça tient grâce aux importations.
10:20C'est d'ailleurs pour ça qu'il n'y a pas eu de tarif sur les semi-conducteurs.
10:23C'est parce que c'est un maillon essentiel de la chaîne pour l'intelligence artificielle.
10:28Donc si on enlève les importations de l'investissement, parce que ça c'est une contraction négative,
10:33à l'investissement, le chiffre est un peu moins spectaculaire.
10:36Néanmoins, c'est l'investissement dans l'IA qui sauve la croissance américaine,
10:39alors que le consommateur vacille à cause de la baisse du pouvoir d'achat.
10:42Et vous avez raison de souligner que si on prend les effets indirects de l'IA,
10:46ça sous-tend évidemment la consommation grâce à cet effet de richesse.
10:50Et les ménages, à l'heure actuelle, ont à peu près, en termes de richesse,
10:548 fois leurs revenus disponibles.
10:56Donc quand nous on regarde la consommation et quand on cherche à prévoir la consommation,
10:59il ne faut pas seulement regarder les perspectives de revenus qui se sont dégradées en termes réels.
11:04Donc si je regarde par exemple le marché de l'emploi,
11:07les salaires réels diminuent maintenant, étant donné la hausse de l'inflation.
11:10Si je regarde le revenu disponible, les perspectives pour le deuxième semestre
11:14sont bien moins bonnes parce qu'on n'a plus l'effet des baisses de taxes
11:18et que les salaires sont en ralentissement.
11:20Le salaire réel devient négatif.
11:22Mais le salaire nominal, étant donné que le salaire réel devient négatif
11:26ou en tout cas proche de zéro.
11:27Et les taux d'épargne ont été quand même bien abaissés.
11:29Du coup, c'est l'effet richesse qui soutient la consommation.
11:32Donc c'est une consommation tirée par les ménages les plus riches
11:34qui sont ceux qui détiennent le plus d'actions.
11:37Et effectivement, le taux d'épargne a baissé.
11:40C'est-à-dire que les ménages ont voté avec leur confiance pour l'économie américaine.
11:44Et finalement, ils ont tiré sur leur épargne tout ce qu'ils ont reçu en termes de baisse de taxes.
11:49Ils l'ont plutôt dépensé qu'épargner.
11:51Donc le risque pour le second semestre, c'est qu'il commence à reconstituer un peu d'épargne,
11:54pas seulement à consommer, parce que cette épargne a un niveau assez bas en pourcentage du revenu.
11:59Et quand vous dites risque, ça veut dire quand même que cette partie des ménages
12:03qui va vouloir reconstituer de l'épargne, ça va se traduire,
12:07ça peut se traduire par une baisse de la consommation,
12:10un ralentissement de la croissance de la consommation aux Etats-Unis,
12:13qui est toujours beaucoup plus élevé que la trajectoire qu'on aurait dû avoir depuis le Covid, pour dire les
12:19choses.
12:19Oui, cette consommation s'est affaissée, elle est en dessous de la tendance de long terme.
12:23On est revenu en dessous de la tendance de long terme ?
12:26D'accord, ok.
12:28Et donc nous on s'attend à ce qu'elle soit aussi aux alentours de 1,5 à 8.
12:31Il faut dire que pour l'instant, je suis surprise par les résultats préliminaires qu'on a sur la consommation.
12:36Si on regarde les ventes de détail, donc c'est une petite partie, seulement les biens,
12:39et même ajustés en termes réels, c'est encore assez fort.
12:42Sur le dernier mois, c'est 0,5 en 3 mois glissant en termes réels.
12:46Or bien sûr, dépenses d'essence.
12:48Donc le consommateur tient, mais il est très différencié entre ménages qui bénéficient de cet effet richesse
12:54et les autres qui ont une perte de pouvoir d'achat.
12:56Est-ce que ce ralentissement qu'on peut anticiper de la consommation,
13:00est-ce que ça suffit à refroidir un peu le système américain ?
13:04Est-ce que ça peut permettre à la Fed de rester suffisamment confortable dans une position de statu quo ?
13:11Ou est-ce qu'il y a ce phénomène d'inflation tirée par l'IA qui va devenir un phénomène
13:16majeur,
13:17quel que soit le degré de consommation qu'on observe aux Etats-Unis ?
13:20C'est la deuxième partie de notre question.
13:22Effectivement, je voudrais lutter contre cette idée que l'économie est en surchauffe,
13:25parce qu'on a des secteurs qui performent très bien.
13:29Malgré tout, la croissance est en fait juste en dessous du potentiel de l'économie américaine,
13:33qui est sans doute aux alentours de 1,8 à 2%.
13:35Donc on n'a pas une situation de surchauffe actuellement.
13:37On a un boom de l'IA et de l'investissement dans ces nouvelles technologies.
13:42Et en termes d'inflation, ce qui est intéressant de voir,
13:45c'est que la hausse des puces est fantastique.
13:48Elle est exponentielle, multipliée par 4 pour les drames.
13:51Des puces à plus haute valeur ajoutée, c'est aussi très très fort.
13:55Par contre, lorsqu'on regarde dans le panier de consommation,
13:57évidemment l'impact ne va pas être le même, en particulier pour les prix à la consommation.
14:01Donc même si on imagine que tous les téléphones et tous les ordinateurs
14:06vont voir leur prix monter de 15 à 30%,
14:09l'impact sera mesuré, peut-être 0,2 point plus d'inflation.
14:13Et de même, les softwares, on a bien vu une hausse très forte,
14:16mais on l'a vu plus dans des indices de prix à la production
14:20que dans l'indice de CPI, qui a un impact,
14:23mais ce n'est pas le plus gros impact.
14:25Donc ça veut dire que par rapport à ce phénomène,
14:28la réserve fédérale américaine peut garder la tête froide quand même ?
14:32Pour moi, il y a un clair biais à la hausse,
14:35pour défendre la cible d'inflation,
14:38mais il n'y a pas forcément urgence,
14:40et surtout il faut attendre de voir si la situation dans le détroit d'Hormuz
14:44est bien résolue, c'est-à-dire s'il y a un passage des navires,
14:48pour éviter les tensions non seulement sur le pétrole,
14:51mais aussi sur tout ce qui est produit, qui serve au processus de production.
14:54Oui, bien sûr, les produits dérivés, du pétrole ou autre.
14:56Mais tant qu'on n'a pas un marché du travail qui se tend,
14:58pour moi, il n'y a pas forcément d'urgence,
15:00parce que les effets de second tour peuvent être gérés.
15:03Et on le voit dans les salaires, les salaires ralentissent.
15:05Et les anticipations d'inflation sont bien ancrées.
15:08Il y a une forme d'équilibre quand même.
15:10Le mandat actuel reste en place,
15:12il reste dans le communiqué de la Fed,
15:15même si le focus est plus sur l'inflation.
15:17Je pense qu'ils peuvent se donner au moins quelques semaines,
15:19et voir fin juillet, comment réévaluer la situation,
15:23au vu des évolutions.
15:24Oui, au prochain meeting.
15:26Le marché n'attend rien sur le meeting de juillet.
15:28C'est septembre et décembre,
15:30ou peut-être une patience,
15:31parce que la Fed peut finalement considérer
15:34que ce sont tous ces chocs que vous avez décrits,
15:35des chocs d'offres négatifs.
15:38Normalement, la Fed ne réagit pas,
15:40parce qu'ils sont temporaires par nature.
15:41Et pour l'instant, la contamination est assez mesurée.
15:44Donc l'inflation est persistante,
15:46mais elle n'est pas forcément complètement large.
15:48Elle est moins large qu'en 2022, par exemple.
15:50Ce sera à suivre, évidemment.
15:52Est-ce que les grandes valeurs tech, d'ailleurs,
15:53peuvent être rattrapées aussi par ces questions d'inflation,
15:56et donc ces questions de taux, parce que les taux courts,
15:59les taux longs restent à des niveaux élevés,
16:01les taux courts ont quand même passablement remonté
16:03depuis les derniers discours de Banque Centrale,
16:06les hausses de taux de certaines,
16:07on pense bien sûr à la BCE, David.
16:10Sachant que ces entreprises,
16:11ce sont quand même aussi les vraisiers.
16:13Elles ont pris de la dette.
16:15Elles émettent de plus en plus de dettes,
16:17et ce n'est pas des petits montants, évidemment.
16:19C'est au-delà du jumbo,
16:21puisque c'est des montants en dizaines de milliards
16:23qui se lèvent sur les marchés de la dette.
16:26Donc, il y a quand même un lien qui est en train de se créer entre les deux.
16:28Tout à fait.
16:29Alors, juste un point là-dessus qui est aussi assez révélateur,
16:32puisqu'on a eu deux émissions il n'y a pas si longtemps que ça.
16:35On a eu l'émission de NVIDIA
16:38et l'émission de SpaceX.
16:40Donc, vous avez NVIDIA,
16:42qui quand même gagne de l'argent,
16:44on va dire ça poliment,
16:46qui a des cash flow,
16:48qui est très bénéficiaire, etc.
16:50Rating, triple B+.
16:51Vous avez SpaceX,
16:53qui a un narratif qui est celui qu'on connaît,
16:56qui ne gagne pas un centime,
16:58qui perd énormément d'argent,
17:00qui va en dépenser encore plus dans les médias.
17:03Rating, triple B+.
17:05Bon.
17:07NVIDIA s'est coté depuis une vingtaine d'années.
17:10Pour dire, il y a quand même un peu de track record,
17:12d'historique, de chiffres, etc.
17:15Et donc, typiquement,
17:17est-ce que c'est le marqueur d'une bulle ou pas ?
17:20Je ne sais pas.
17:20En tous les cas, ça doit décider à la méfiance.
17:22Et véritablement,
17:24l'investisseur doit faire la différence
17:27entre ces deux obligations,
17:29deux sociétés américaines.
17:31On peut dire,
17:32ce ne sont pas tout à fait les mêmes secteurs,
17:33mais on va appeler ça tech.
17:36Et on se retrouve avec des choses.
17:39Il faut absolument faire la différence de ça.
17:42Et là encore, je suis désolé,
17:43mais si on vient,
17:45je voudrais quand même dire un mot,
17:46de la gestion passive,
17:47et surtout de la gestion passive sur les obligataires,
17:50donc je rappelle qu'ils construisent les indices
17:53en finalement vous demandant de prêter de l'argent
17:55aux sociétés qui sont le plus endettées.
17:57Oui, c'est ça.
17:58Plus vous êtes endetté,
17:58plus vous avez un gros poids dans l'indice.
18:00C'est très différent de la construction des indices actions,
18:02où là, c'est la valorisation,
18:03la market cap qui compte, etc.
18:06Là, c'est plus vous êtes le vrai jet,
18:08plus vous avez de dettes,
18:08plus vous avez du poids dans l'indice.
18:10Exactement.
18:10Et l'ETF, typiquement,
18:12entre ces deux obligations,
18:14qui ont à peu près la même taille, je pense,
18:16ne vont pas faire de différence.
18:18Alors qu'il y a une différence patente à faire.
18:22C'est juste du bon sens.
18:24Même question,
18:25mais comment on gère ce risque IA aujourd'hui,
18:27qui est à la fois dans le marché actions,
18:29aussi du côté du crédit ?
18:32Difficile, j'imagine,
18:33d'être complètement décorrélé de ce thème de l'IA.
18:37Vous évoquiez Caterpillar,
18:38on a parlé de Valeo.
18:39Tout ce que touche l'IA,
18:40l'IA le transforme en or aujourd'hui.
18:42Donc, est-ce qu'on trouve quand même,
18:44c'est quoi de la bonne diversification à ce stade ?
18:47Et est-ce qu'on trouve même des hedges
18:49ou des secteurs boursiers
18:51qui permettent de se décorréler au maximum du thème de l'IA ?
18:55Est-ce que ça existe encore ?
18:55Alors déjà, c'est une vraie question.
18:58Parce qu'aux Etats-Unis,
19:01c'est à peu près 40% du marché,
19:02la tech en général.
19:04Vous avez maintenant une grande nouveauté,
19:07c'est que quand vous regardez les indices émergents,
19:10là encore, on retombe sur le chiffre de 37% de techno.
19:14Je rappelle qu'à une époque,
19:15les marchés émergents,
19:16on les a achetés pour jouer les matières premières.
19:17Les deux plus gros marchés émergents,
19:19c'est Corée du Sud et Taïwan,
19:20si je ne dis pas de bêtises.
19:21C'est exactement ça.
19:22Qui ont d'émergents que le nom,
19:23pour dire les choses aussi de manière un peu directe.
19:26Tout à fait, même si MSIA a décidé de les garder.
19:28Oui, oui, oui.
19:29Il y a un moment,
19:31ils seront peut-être considérés comme différents d'émergents,
19:33mais ce n'est pas le cas aujourd'hui.
19:34En fait, il y a une zone,
19:35alors si on parlait en géographie,
19:37donc on voit la prépondérance de la tech aux US,
19:39prépondérance de la tech aux émergents.
19:42Finalement, en Europe,
19:43il n'y en a que 10%.
19:46Donc c'est ça,
19:47la thèse d'investissement de l'Europe,
19:49c'est ça aujourd'hui.
19:49Dire, il n'y a pas dire.
19:51Pas que,
19:52mais je dis par là que c'est un facteur de diversification
19:56qui est important et qu'il ne faut pas oublier.
20:00Et encore une fois,
20:01c'est la diversification qui est clé.
20:03Parce que le risque,
20:05j'en plaisantais avec un de mes collègues,
20:07le risque, ce n'est pas d'avoir DIA en portefeuille,
20:09c'est d'en avoir partout sans s'en rendre compte.
20:12Donc c'est vraiment...
20:14C'est ce qu'on appelle le risk management,
20:15la gestion du risque.
20:17Exactement.
20:18Et ça,
20:19ce n'est certainement pas en achetant des indices
20:21les yeux fermés qu'on va y arriver.
20:24Le thème d'investissement européen,
20:26qu'est-ce qui peut vous intéresser effectivement
20:28dans le cas d'investissement des actions européennes
20:29aujourd'hui, Benjamin ?
20:31Et plus spécifiquement,
20:33est-ce qu'on pourra dire un mot du secteur de la défense ?
20:35C'est Ryan Metal aujourd'hui,
20:36alors qu'il est victime de la volatilité
20:38de la commande publique allemande,
20:40mais c'est vrai que c'est un titre
20:42comme l'ensemble du secteur,
20:44qui est un des secteurs les plus en retard peut-être
20:46sur cette première partie de 2026,
20:48après deux, trois ans de performances spectaculaires.
20:50Mais il y a quand même un coup d'arrêt
20:52du thème boursier de la défense,
20:54et je cherche les explications.
20:59Le secteur de la défense fait partie
21:00du trade un peu Europe,
21:02c'est la souveraineté européenne,
21:03qui est le trade depuis que Trump a commencé
21:06à mettre des tarifs en place en 2025.
21:08Et ce qui s'est passé sur la défense,
21:10c'est qu'on a eu un énorme rating
21:12l'année dernière en 2025,
21:14avec les budgets de la défense
21:15qui sont passés de 2% du budget
21:17à 2,5, 3, puis 3,5 du budget par pays.
21:22En plus de ça, il y avait la volonté
21:23d'augmenter la part de marché des acteurs européens,
21:26et en plus de ça, d'augmenter la part du budget
21:28qui est allouée à la dépense d'équipement
21:29plutôt qu'à d'autres dépenses militaires.
21:31Donc il y avait un marché à la sable
21:32qui faisait au gros 2x4 sur la défense européenne.
21:35Il y a quand même eu un gros rating,
21:36parce qu'il y a eu des flux un peu forcés,
21:40notamment avec les ETF.
21:41Il y a aussi tous les fonds qui étaient ESG
21:42qui ne pouvaient pas faire de la défense,
21:43qui ont fait sauter un peu l'anti-défense
21:46et qui se sont mis à faire de la défense.
21:48Et maintenant, depuis en gros mi-2025,
21:51quand on a commencé à avoir des rumeurs de paix
21:53entre Poutine, en Russie et en Ukraine,
21:57ça a stagné, beaucoup de volatilité,
21:59et là, depuis le début des 26, ça baisse fortement.
22:02Pourquoi ? Il y a plusieurs raisons potentielles.
22:04Il y a la hausse des taux.
22:06C'est quand même les États qui...
22:07Oui, oui, qui financent la commande publique.
22:10Fortement endettés, hausse des taux,
22:11instabilité politique dans pas mal de familles de pays en Europe,
22:14en Angleterre, Chambre aux Premier-ministres,
22:16en Allemagne, à la montée de l'AFD,
22:18en France, c'est compliqué aussi.
22:19Il y a Ursula von der Leyen qui a rappelé
22:21qu'elle serait très stricte sur les règles de déficit budgétaire.
22:25Donc, on sait qu'on veut dépenser dans la défense,
22:27mais on sait qu'on n'a pas non plus l'argent pour le faire.
22:30Il y a eu ça.
22:31Il y a eu le retrait des hedge funds
22:32quand les taux étaient trop hauts,
22:34quand les multiples étaient trop hauts.
22:36Et après, il y a eu aussi...
22:37Parce qu'au début, c'était que les acteurs de la défense européenne.
22:40Cette année, il y a Trump qui a dit
22:41qu'il allait augmenter le budget de la défense américaine.
22:43Donc, c'est les boîtes américaines qui ont en profité.
22:45D'accord.
22:45Peut-être avec VAS Communicant en Europe.
22:47Et pareil aussi sur les acteurs asiatiques
22:48qui ont pas mal monté ensuite.
22:50Et après, plus spécifiquement sur RealMetal,
22:53ça envoie un très mauvais signal à tout le secteur.
22:55Parce qu'en fait, on se dit,
22:57un gouvernement peut changer d'avis, entre guillemets,
22:59sur un contrat qui a été signé avec RealMetal,
23:01même si c'est pour le donner à un concurrent.
23:03Donc, c'est une modification de la dépense.
23:05Il n'y a pas une baisse de la dépense.
23:05Un stock picker, il vaut mieux avoir TKMS
23:08que RealMetal aujourd'hui.
23:09Tout à fait.
23:10Et la réaction du cours de bourse,
23:12elle dit ça.
23:13Parce que le contrat, il est à partir de 2031.
23:15Donc, l'impact, il n'est pas aussi important.
23:17Je crois que c'était moins 20%.
23:18Oui, oui, oui.
23:19Le cours.
23:20Parce qu'en fait, c'est perte de confiance.
23:21Et tout le secteur empathie,
23:22tous les autres équipementiers de la défense empathie,
23:25même Rennes, qui est un équipementier allemand
23:27qui travaille avec RealMetal,
23:29mais qui travaille aussi avec TKMS,
23:30qui récupère le contrat,
23:31qui dit que lui, en fait,
23:32soit c'est pareil,
23:33soit c'est même un petit peu mieux pour lui
23:34parce qu'il va faire un peu plus de business
23:35avec TKMS sur cette modification.
23:37C'est moins 5 aujourd'hui
23:37ou moins 7, je ne sais pas, à l'heure actuelle.
23:40Non, non, mais effectivement,
23:41oui, ce n'est pas une petite affaire quand même.
23:43Ce revirement, ce changement de cap de Berlin
23:46pour une commande publique
23:47qui est essentiel à travailler.
23:48En plus, le plus gros contrat naval
23:49de l'histoire allemande,
23:51qui n'a peut-être pas une grosse histoire,
23:53enfin récente en tout cas,
23:54en matière de financement de la dépense militaire,
23:56mais quand même,
23:57c'était 10 milliards de contrats.
23:59C'est le plus gros contrat naval
24:00depuis la Seconde Guerre mondiale.
24:01Oui, voilà, c'est ça, oui, oui, j'entends bien.
24:04Sur l'Europe,
24:05qu'est-ce qu'on peut dire
24:06du phénomène de réouverture anticipée d'Hormuz ?
24:10J'entendais tout à l'heure,
24:10tout ça reste à valider,
24:12évidemment, Claire,
24:13mais c'est vrai que l'hypothèse
24:15est quand même peut-être un peu plus solide.
24:16Aujourd'hui, on voit quand même
24:17que le trafic arrive à prendre le chemin
24:20de la normalisation
24:21et que surtout, les prix n'attendent pas
24:22que le trafic soit normalisé.
24:23Les cours du pétrole, à quelques dollars près,
24:25sont revenus quasiment assez proches
24:27des niveaux qui prévalaient
24:28avant le déclenchement du conflit.
24:30On a beaucoup entendu et expliqué
24:32que, du fait de sa dépendance énergétique,
24:35l'Europe avait été
24:36une des zones économiques
24:37les plus affectées
24:38par cette crise énergétique,
24:40ce choc d'offres.
24:42Est-ce qu'à l'inverse,
24:44c'est une zone qui peut profiter
24:46quand même de cette réouverture ?
24:48Et quelle est l'évaluation
24:50des dommages économiques
24:51entre ce qui a été perdu
24:52et ce qui pourra être peut-être
24:53rattrapé un peu devant nous ?
24:55Oui, sans ambiguïté.
24:57C'est une très bonne nouvelle
24:57pour l'économie européenne.
24:59Ce qui s'est passé,
25:00c'est que le choc d'inflation
25:01réduit le pouvoir d'achat,
25:02donc la croissance,
25:03pèse aussi sur les marges
25:04des entreprises.
25:05Donc là, on va baisser
25:06un peu nos prévisions d'inflation.
25:07On sera aux alentours
25:08de 3 pour cette année.
25:10Et ce qu'on regarde aussi,
25:11c'est l'impact
25:12par rapport au chemin de la BCE.
25:15Et là, on n'a pas vraiment
25:16de changement.
25:16On attend toujours
25:17une hausse des taux.
25:19parce que même si nous sommes
25:20plus proches du scénario
25:22Bénin,
25:23c'est-à-dire le plus optimiste
25:24présenté par Christine Lagarde,
25:26on est exactement
25:26entre ce scénario Bénin,
25:28le meilleur,
25:29et le scénario central.
25:30Et malgré tout,
25:31quand elle présente
25:32les perspectives...
25:33Tous les scénarios
25:34méritent des hausses de taux.
25:34Ils méritent une hausse de taux.
25:36Il est basé sur, en fait,
25:37le pricing du marché
25:38à ce moment-là
25:39qui voyait trois hausses de taux.
25:41Et ce qu'on peut noter,
25:41c'est que la BCE
25:42a été très au quiche.
25:44Donc elle a montré
25:45que les anticipations,
25:47ces prévisions d'inflation
25:48allaient être très soutenues,
25:49au-delà de 2
25:50sur l'inflation sous-jacente.
25:52Donc ça va justifier
25:53une hausse de taux.
25:54Ça me semble un peu optimiste
25:55en termes de croissance
25:56et surtout de progression
25:57des salaires
25:58parce que le marché du travail
25:59a commencé à souffrir.
26:00Donc quand on parle de dommages,
26:01on a déjà des dommages collatéraux
26:03sur ce marché du travail
26:04ou sur le crédit
26:06accordé aux entreprises.
26:07Et donc...
26:08Pourtant, la BCE
26:09ne dit pas que ce sont
26:09des hausses de taux assurantielles.
26:11Elle s'est battue
26:11contre ce wording,
26:12Christine Lagarde.
26:13Elle dit,
26:13comme vous l'avez rappelé,
26:15non, ce sont des hausses de taux
26:17rendues nécessaires
26:18par la situation
26:19et par un choc de prix
26:20qui se diffuse.
26:20Oui.
26:21Alors, la dénomination,
26:23en fait,
26:24importe peu.
26:25C'est simplement pour essayer
26:27de dire qu'elles ne sont
26:27pas forcément réversibles.
26:29Nous, on pense
26:30qu'elles seront renversées
26:30en 2007.
26:31Quand même.
26:31D'accord.
26:32Le point important,
26:33c'est que ces hausses de taux
26:34sont effectivement justifiées
26:36par les effets indirects
26:37du pétrole
26:37qui se sont transmis
26:39au prix des transports,
26:41par exemple, etc.
26:42Par contre,
26:42on ne voit pas beaucoup
26:43d'effets de second tour,
26:44donc c'est un peu
26:45trop tôt pour juger
26:46mais notre vision
26:47sur le marché du travail
26:48nous laisse penser
26:49qu'il n'y aura pas
26:49beaucoup d'effets
26:50de second tour
26:50et ce qu'on a vu
26:51sur les prix des services,
26:52on l'explique
26:53plutôt que par
26:54une contamination
26:55d'indices
26:55par l'effet indirect
26:58sur les prix
26:59des vacances
27:00et donc c'est vraiment
27:01très limité.
27:02Ponctuel.
27:02Oui, oui, j'entends.
27:04Mais c'est une inflation
27:05qui est au-delà de la cible
27:06donc la BCE
27:07qui n'a qu'une cible unique
27:08et nous ne sommes pas
27:11encore en territoire
27:11restrictif non plus
27:12donc ça n'est pas
27:14non plus
27:15une erreur
27:15de politique économique.
27:17Le taux neutre
27:18s'appelle jusqu'à 2,50
27:19en zone euro
27:20quand on écoute
27:21certains banques.
27:22Mais voilà,
27:22on est assez vigilant
27:23sur...
27:24Mais ça veut dire
27:25qu'on ne reprend pas
27:25les anticipations macro
27:27qu'on avait en début d'année
27:27pour la zone euro.
27:28Non, on a baissé,
27:29voilà, on a baissé
27:30donc on n'est pas encore...
27:32Même si on revenait
27:33au prix du pétrole
27:34de février,
27:35il y a ce dégât
27:36qui a été fait,
27:36on est à peu près
27:37à 0,3%
27:39pour nous
27:40cette année
27:40en zone euro.
27:41Donc il y a l'effet
27:42de l'Irlande
27:42qui perturbe...
27:44Oui, il faut apprendre
27:44à lire la croissance
27:45économique européenne
27:46sans l'Irlande quand même.
27:47Exactement,
27:47on est sans doute
27:48aux alentours de zéro
27:49au deuxième trimestre
27:50étant donné les données
27:51déjà publiées
27:52et on peut avoir
27:53un petit rattrapage
27:54au second semestre
27:56mais ça sera assez modeste.
27:58Puisque vous commentiez
27:59effectivement
28:00les guidances apportées
28:01par la Banque Centrale Européenne
28:02aujourd'hui
28:03et je me réfère
28:04évidemment
28:05au premier discours,
28:06à la première communication
28:07de Kevin Walsh
28:07la semaine dernière,
28:09est-ce qu'il faut en finir
28:10avec la Forward Guidance ?
28:11Est-ce que c'est le bon moment
28:12de se dire
28:13on arrête
28:14de un peu trop
28:15guider les marchés
28:16quitte d'ailleurs
28:17à ce que nos décisions
28:19soient soumises
28:19aux anticipations de marché ?
28:21Ce qui renverse
28:22quand même complètement
28:23la chaîne logique
28:24entre le travail
28:25d'une Banque Centrale
28:26et le travail du marché.
28:28Ce qui a un peu dit
28:28Kevin Walsh
28:29la semaine dernière.
28:31Jusqu'où
28:32est-ce qu'il peut mettre fin
28:33à la Forward Guidance ?
28:34Puisqu'il encourage
28:35quand même
28:35ses confrères et consoeurs
28:36au sein du FOMC
28:37à continuer
28:38de donner
28:38leurs orientations
28:39et est-ce que
28:40par mimétisme
28:41ou par suivisme
28:42est-ce que ça peut
28:43irriguer
28:44d'autres banques centrales
28:45dans le monde
28:45et les amener
28:47à modifier aussi
28:48leurs éléments
28:48de communication ?
28:49Alors c'est une évolution
28:51Walsh souhaite
28:52communiquer moins
28:53il ne veut pas
28:54contrôler le narratif
28:55sur l'économie américaine
28:56pour autant
28:57ça n'est pas forcément
28:58un progrès
28:59c'est-à-dire que ça veut dire
28:59moins de transparence
29:00plus de volatilité
29:01sur les taux
29:02ou sur les marchés
29:03et je vois deux raisons
29:04pour lesquelles
29:05on pourrait être dubitatif
29:06sur l'utilité
29:07du guidage
29:07des anticipations
29:08donc la première
29:09c'est qu'il vaut mieux
29:09que les marchés
29:10réagissent aux données
29:11parce que ça donne
29:12un signal à la banque
29:13plus pur
29:13et c'est sûr
29:14est-ce que le mécanisme
29:16précédent l'empêchait
29:17c'est pas dit
29:19et deuxièmement
29:19le deuxième avantage
29:21ce serait de supprimer
29:21cet effet circulaire
29:22qui obligerait la banque centrale
29:24à délivrer
29:24ce qui est dans les anticipations
29:25et on note que les marchés
29:27priceaient déjà
29:28des taux beaucoup plus élevés
29:30que le dot médian
29:31le point médian
29:32des anticipations
29:33du comité
29:34donc il n'y avait pas
29:35de pression
29:35pour que la Fed
29:36ne puisse pas délivrer
29:38ce qu'elle juge nécessaire
29:39j'entends
29:39donc voilà
29:40moins de transparence
29:41pour moi
29:41et de toute façon
29:42nous avons un guidage
29:43des anticipations
29:44parce que les discours
29:45des membres du comité
29:46vont continuer
29:47et c'est ce qu'on va regarder
29:47oui mais alors
29:48on va se focaliser
29:49de plus en plus
29:50sur des discours
29:51ce qui est normal
29:51il ne représente qu'une voix
29:53peut-être que c'est ça
29:55aussi la conclusion
29:56intéressant à suivre
29:58encore une fois
29:59au moment où Alain Greenspan
30:00nous guide
30:00bon il avait plein de formules
30:01c'était l'homme des punchlines
30:03Alain Greenspan bien sûr
30:04mais l'une d'entre elles
30:05était de dire
30:05je ne crois pas
30:07au ciblage de l'inflation
30:08en tant que banquier central
30:10ça supposerait
30:11que nous soyons capables
30:13de prévoir l'inflation
30:14et aucun de vous
30:15aucune de vous ici
30:16n'a sans doute cette capacité
30:17et ne l'aura sans doute jamais
30:18voilà c'était pour résumer
30:20Alain Greenspan
30:21à l'époque
30:22et l'ambiance des années 90
30:23en matière de politique monétaire
30:24mais c'est un peu
30:26un changement de monde
30:27parce que
30:28on sort quand même
30:29d'un monde
30:29où les banques centrales
30:31ont réduit
30:31la volatilité des marchés
30:33ah mais bien sûr
30:34supprimer la vol des marchés
30:36jusqu'à un certain moment
30:37et donc là effectivement
30:39en termes d'allocation du capital
30:40d'avoir des marchés
30:41qui réagissent
30:42non pas au discours
30:42qu'on le tient
30:43mais aux données
30:44très bien
30:45mais que les banques centrales
30:47soient plus
30:47data dependent
30:48très bien
30:49mais ça veut dire
30:50que les primes de risque
30:51doivent remonter
30:52plus de volatilité
30:53etc
30:54une pression supplémentaire
30:55sur les primes de terme
30:56des marchés obligataires
30:59bon c'est important
31:00ou pas
31:00le changement de tête
31:01à la Fed
31:02Benjamin
31:03vous regardez ça
31:03d'un peu loin
31:04mais vous avez le droit
31:05vous avez le droit
31:06non pour la small cap européenne
31:08on regarde ça de loin
31:09peut-être un impact
31:10sur le dollar
31:11de l'euro dollar
31:12mais à part ça
31:13bon qu'est-ce qu'on peut dire
31:14des small cap européennes
31:15parce que le Russell 2000
31:16se tient bien
31:17je suis désolé
31:17je pars du marché américain
31:19mais est-ce qu'on retrouve
31:20aussi un peu
31:21d'intérêt
31:22de flux
31:23sur cet univers
31:24de small cap
31:24en Europe
31:25ouais
31:25il se tient pas trop mal
31:26aussi
31:26la catégorie small cap
31:28européenne
31:29depuis le début de l'année
31:30c'est quasi en ligne
31:30avec le stock 600
31:31qui fait plus 7
31:31et le MSCI
31:33small cap Europe
31:33fait plus 6
31:34on est pas très loin
31:35l'année dernière
31:36c'était pas pareil
31:36un petit peu de performance
31:38quand même
31:38sur les small cap
31:39mais on a l'impression
31:41qu'il y a un regard d'intérêt
31:42il y a eu pas mal
31:43d'initiative
31:43pour essayer de redynamiser
31:44la classe d'actifs
31:45il y a eu l'initiative
31:46CDC croissance
31:47sélection PME
31:48qui a investi 500 millions
31:49d'euros
31:50dans différents fonds
31:51ouais ouais
31:52de la place
31:52bien sûr
31:54et on va avoir
31:55une nouvelle initiative
31:57Tibi
31:57Tibi 3
31:58et puis il y aura
31:59un volet pour
32:00les small cap
32:00aussi
32:01française et européenne
32:02donc ça apporte
32:03un petit peu de liquidité
32:04ça apporte de la collecte
32:05mais il va falloir
32:07en faire un petit peu plus
32:07il faut que les épargnants
32:09européens
32:10investissent
32:10c'est pas que via des ETF
32:13et enfin après
32:14on connait les chiffres
32:14mais il y a 10 000 milliards
32:15d'épargne
32:16qui sont des concourants
32:17en Europe
32:18il y a juste 1%
32:19de chiffre
32:20qui irait sur
32:21la classe d'actifs
32:21sur la classe d'actifs
32:22small et mid cap
32:22ça serait très fort
32:24mais la catégorie
32:26profite du thème
32:27de la souveraineté
32:28ça ça fait un an
32:29un an que ça dure
32:29c'est un thème
32:30qui s'adapte bien
32:31à l'univers
32:32small et mid cap
32:33oui parce que
32:34c'est un univers
32:34qui est très industriel
32:35enfin plus industriel
32:36que les large cap
32:38et donc ils profitent de ça
32:39et c'est un peu croisé
32:41aussi avec les investissements
32:41dans l'IA
32:42avec toute la révolution
32:43industrielle autour de l'IA
32:44avec l'énergie
32:45la construction
32:46d'infrastructures
32:47donc on a
32:48des belles histoires
32:49et on remarque aussi
32:50surtout qu'il y a
32:50moins de différence
32:52de performance
32:54en fonction de la taille
32:54c'est plutôt en fonction
32:55de la thématique
32:56donc en fait
32:56tout ce qui est
32:57semi-conducteur
32:57que ce soit du ASML
32:58du ASMI
32:59ou du petit Bézy
33:00ou du petit X-RON
33:01ça performe très très bien
33:02dans l'électrification
33:03que ce soit du Schneider
33:04ou du Pfisterer
33:05qui ne se mêle
33:05qu'à pas le monde
33:05ça marche très bien aussi
33:08voilà
33:08il y a moins cette différence
33:10entre small et large
33:11Claire
33:12j'ai promis qu'on dirait
33:13un mot du Japon
33:13il nous reste quelques minutes
33:14mais je voulais qu'on dise
33:15un mot du dollar
33:16avant vous êtes une spécialiste
33:17d'échange Claire
33:19qu'est-ce qui explique
33:20ce sourire continu
33:21du dollar
33:21que le dollar
33:22ait retrouvé
33:23un peu de stature refuge
33:25pendant la crise
33:26du Golfe
33:27c'est ok
33:28le dollar a monté
33:30de manière concomitante
33:31avec les cours du pétrole
33:32pendant cette crise du Golfe
33:35maintenant que le pétrole
33:35a rebaissé 30-40%
33:37pourquoi est-ce qu'on voit
33:38le dollar continuer de monter ?
33:39on est dans la partie
33:40du sourire du dollar
33:41où peut-être
33:42on a un exceptionnalisme américain
33:45qui revient
33:46le dollar performe très bien
33:47s'il y a un risque
33:48de récession globale
33:49ou si au contraire
33:51les Etats-Unis
33:52surperforment
33:53donc tout ce qu'on a dit
33:54sur la fin
33:54de l'exceptionnalisme américain
33:55parce qu'on en a parlé
33:56pendant des mois
33:57ici en plateau
33:58en fait c'est le va-et-vient
34:01il s'en va
34:02mais pas complètement
34:03en tout cas
34:04dans les chiffres
34:05il n'est pas forcément
34:06soutenable
34:07si la bulle
34:08y a éclate
34:09mais dans les chiffres
34:09actuels
34:10la croissance américaine
34:11est évidemment très résistante
34:12depuis la crise du Golfe
34:14alors évidemment
34:15parce que les exportateurs
34:16et c'est un pays exportateur
34:17de pétrole
34:18mais lorsqu'on regarde
34:19les surprises économiques
34:20auxquelles donc réagit
34:21le marché et pas simplement
34:22le chiffre
34:23les surprises par rapport
34:24au consensus
34:25ont toujours été en faveur
34:26des Etats-Unis
34:27par rapport à la zone euro
34:28par rapport au Royaume-Uni
34:29par rapport au Japon
34:30Scott Bessette nous dit
34:31qu'on va revenir à 3%
34:323% de croissance
34:34aux Etats-Unis
34:34en fin d'année
34:35c'est possible
34:35Scott Bessette nous
34:37ça c'est complètement
34:37d'accord
34:38ça c'est le narratif politique
34:40ok très bien
34:41simplement
34:41ce qui est important
34:42c'est que c'est à la fois
34:43la performance cyclique
34:44et les différentiels de taux
34:46et le dollar
34:47est encore bon marché
34:48face à ces deux facteurs
34:49c'est à dire qu'on a toujours
34:50une partie prime de risque
34:52sur le dollar
34:52qui vient bien sûr
34:53de la politique chaotique
34:55de Trump sur les tarifs
34:56des menaces sur l'indépendance
34:57de la banque centrale
34:58qui sont maintenant
34:59un peu oubliées
35:00même s'il reste encore
35:01le procès de Lisa Cook
35:03par exemple
35:03à résoudre
35:04et donc en fait
35:05on a bien ce gap
35:06entre cet écart
35:07entre le dollar
35:08et ces facteurs
35:10de court terme
35:10qui sont les différentiels
35:11de taux de croissance
35:13et cet écart
35:14peut se réduire encore
35:15dans l'environnement actuel
35:16où la Fed
35:17a un biais haussier
35:18Est-ce que ça va à nouveau
35:19cristalliser des tensions
35:20entre les Etats-Unis
35:21et le reste du monde ?
35:22Ça nous amène peut-être
35:23à parler du Japon
35:25Côte-Bessen va
35:26tous les six mois au Japon
35:27c'est un pays
35:29majeur
35:30stratégique
35:30pour les Etats-Unis
35:31avec une dimension change
35:33qui est à chaque fois
35:34traitée
35:35sur la table
35:36Oui
35:36Alors là ce qu'on peut dire
35:37c'est que le Japon
35:38ne peut pas blâmer
35:38les Etats-Unis
35:39pour la faiblesse du Yen
35:40parce que
35:41ils font tout pour l'entretenir
35:43donc la faiblesse du Yen
35:44c'est parce que
35:45la banque centrale
35:45est en retard
35:46parce qu'on sait qu'il y a
35:47une boucle prix-salaire
35:48qui s'est enclenchée
35:49c'est ce qui a été recherché
35:50depuis les années
35:52d'Abenomics
35:53et malgré tout
35:54la banque centrale
35:55doit demander l'autorisation
35:56en quelque sorte
35:56au gouvernement
35:57et donc elle reste en retard
35:58et le deuxième facteur
36:00c'est que
36:00en ne baissant pas les taux
36:01en ne montant pas les taux
36:03pardon
36:03en ne luttant pas
36:04contre les anticipations
36:05d'inflation
36:05on a laissé cette dérive
36:07des taux longs
36:08qui fait que
36:09la soutenabilité de la dette
36:11n'est pas forcément acquise
36:12donc on a maintenant
36:13des taux nominaux
36:14sur le 10 ans
36:15qui sont bien au-delà
36:16de la croissance
36:16du PIB nominal
36:17qu'on peut projeter
36:18donc non seulement
36:19on a un ratio élevé
36:20mais ce qui pouvait être
36:21plus ou moins géré
36:23sur le moyen terme
36:24est beaucoup moins soutenable
36:25et en plus
36:26on a un gouvernement
36:27très interventionniste
36:28qui veut subventionner
36:29dépenser en termes
36:31d'investissement
36:31donc on a
36:32cette crise budgétaire
36:33larvée
36:34qui est encouragée
36:35en fait
36:36par l'attentisme
36:36de la banque centrale
36:37qui n'a pas géré
36:38les anticipations
36:39mais vous dites
36:39c'est un chemin de crête
36:40qui sera de plus en plus
36:41difficile à suivre
36:41pour le gouvernement
36:42de Sonalité Crécy
36:43oui parce que l'intervention
36:44ne peut être crédible
36:45l'intervention sur le marché
36:46des champs ne peut être
36:46crédible que si les fondamentaux
36:47vont dans le même sens
36:48pour l'instant
36:49maintenant on a ce facteur
36:50qu'on rajoute
36:51qui est la hausse des taux
36:52aux Etats-Unis
36:52donc qui va rendre
36:54la politique encore plus
36:55soit l'opage en fait plus
36:57voilà
36:57ou soit le gouvernement
36:58revient là
36:59ou soit le
36:59c'est ça
36:59mais il faut que quelque chose
37:01bouge dans l'équilibre
37:01il faut que quelque chose
37:02bouge dans les
37:02ah ouais j'entends
37:04il y a un petit mot à dire
37:05sur le Japon
37:05je sais que c'est un marché
37:06que vous connaissez
37:07historiquement bien
37:08oui oui
37:08c'est un marché tech aussi
37:10on aime beaucoup
37:11c'est un marché
37:12qu'on aime beaucoup
37:12parce qu'il est très liquide
37:14il est très profond également
37:15il y a une richesse
37:16de valeur
37:17dans chaque secteur
37:18il y a un nombre
37:19de sociétés cotées
37:19qui est quand même incroyable
37:21et puis il y a un tissu
37:24de sociétés
37:25d'entrepreneurs
37:26qui est extrêmement riche
37:29et qui montre
37:30et qui bénéficie vraiment
37:31de toutes les restructurations
37:32qu'il y a eu
37:33dans ce pays
37:34une vraie renaissance
37:35du marché japonais
37:36depuis quelques années
37:37il n'y a aucun doute là-dessus
37:40suffisait d'être pas sûr
37:41d'y croire
37:42merci beaucoup à vous trois
37:43d'avoir été des invités
37:44de Planète Marché ce soir
37:45David Calfon
37:45Sansolonchamp
37:46AM
37:47Claire Disso
37:48AXA
37:48et Benjamin Delacvivier
37:49en plégès
Commentaires