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Lundi 29 juin 2026, retrouvez Jonathan Boudault (cofondateur, Coline Care), Julien Bellynck (Directeur Général, Eficia), Rémy Marrone (Journaliste Impacts du numérique et de l'IA co-auteur du livre "Vers une IA frugale), Pierre Fahy (Responsable développement durable retail France, DECATHLON) et Jean-Emmanuel Rodocanachi (fondateur, les Petits Chaperons Rouges) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:12Et voici notre sommaire, c'est Jean-Emmanuel Rodocanacci, le fondateur des Petits Chaperons Rouges,
00:18qui sera l'invité du Grand Entretien aujourd'hui, 26 minutes, pour découvrir comment cette société à mission structure sa
00:25politique RSE.
00:26On est dans l'univers des crèches, évidemment, mais d'abord je reçois Rémi Marron qui vient de publier un
00:30livre sur l'IA frugal,
00:31on va la définir, on va voir comment elle suppose une réflexion, une stratégie globale dans son utilisation.
00:38Dans notre débat, on se demandera comment les entreprises peuvent améliorer le pilotage de leur consommation d'énergie.
00:44On prend l'exemple de Décathlon qui fait baisser de plus de 40% ses émissions de CO2 à Objectif
00:492030.
00:50Et puis dans notre rubrique Startup et Innovation, je vous présenterai Colin Poincare,
00:54C'est un service qui se veut un tiers de confiance entre les entreprises et les salariés qui souffrent de
00:59maladies chroniques.
01:01Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:10L'invité de Smart Impact, c'est Rémi Marron, bonjour.
01:14Bonjour Thomas Léguerre.
01:14Vous publiez avec Alice Draon et Vincent Courboulay vers une IA frugal, c'est aux éditions Erol.
01:22En le parcourant, je me suis dit que c'était un contre-discours.
01:24On est en ce moment dans la course à la puissance. Est-ce que vous l'avez pensé comme ça
01:28?
01:29Non, je ne crois pas qu'on l'ait pensé vraiment comme un contre-discours.
01:32On ne voudrait en tout cas pas s'inscrire dans cette logique-là.
01:36C'est plutôt une idée de se dire qu'on peut voir en tout cas les choses autrement.
01:41C'est-à-dire que cette course à la puissance, pour nous, elle a quelque chose qui n'est pas
01:45forcément de réaliste
01:46par rapport à un certain nombre d'enjeux.
01:48Nous, on a trois enjeux principaux qui nous préoccupent, en tout cas qui nous préoccupent par rapport aux entreprises.
01:53Ce que c'est important, c'est que le livre, il est vraiment à destination des entreprises.
01:57Fondez vers les entreprises.
01:58Réussissez vos projets en équipe, maîtrisez votre imprétariat environnemental, réduisez vos problèmes.
02:02Voilà, exactement. Et donc, effectivement, tout est là.
02:05C'est-à-dire que le premier enjeu, il y a une dimension écologique qui est très forte
02:08et qui, pour nous, aujourd'hui, cette course à la puissance, elle n'est pas réaliste
02:12par rapport aux enjeux écologiques qui nous préoccupent.
02:15Au moment où on se parle, on traverse un épisode qui est assez dramatique en matière de canicule.
02:20Et je crois que ce livre, il fait pleinement écho à ces sujets-là.
02:23La deuxième dimension, elle est sociale, elle est humaine.
02:26Et ça aussi, aujourd'hui, la course, en fait, a effréné à l'accélération.
02:30Elle n'est pas non plus soutenable à nos yeux par rapport à ce qu'une équipe,
02:34une entreprise peut réussir collectivement.
02:36Et la troisième chose, c'est l'enjeu financier.
02:39Là aussi, il y a une course qui se développe avec des coûts
02:41qui, en réalité, ne sont pas ceux qui, demain, seront réellement appliqués.
02:46Il y a un vrai danger pour les entreprises.
02:47Alors, on aurait pu commencer par là, par une définition.
02:49Comment vous définissez une IA frugale ?
02:53Justement, effectivement, c'est bien sur ces trois dimensions qu'on s'appuie.
02:58Alors, l'enjeu, en fait, c'est de se dire, il y a un certain nombre de paramètres,
03:04aujourd'hui, qu'on ne prend pas en compte.
03:05C'est-à-dire qu'on a défini que, finalement, le plus gros modèle, la plus grosse puissance,
03:11le modèle qui savait tout faire, serait sans doute celui qui est nécessaire.
03:15Parce que, évidemment, ça a quelque chose d'un peu sexy de se dire,
03:18c'est incroyable, ces capacités.
03:19D'ailleurs, c'est assez impressionnant.
03:21En réalité, quand on regarde le besoin des entreprises,
03:24on se rend compte qu'il y a un certain nombre de cas d'usage spécifiques,
03:28si on veut être efficace, si on veut réussir à produire des choses qui ont du sens,
03:33qui, en réalité, n'ont pas besoin de s'appuyer sur des si gros modèles.
03:36Et un gros modèle, ça consomme énormément de ressources.
03:38On a des plus petits modèles, aujourd'hui, qui sont capables de faire mieux
03:43sur des cas d'usage spécifiques, avec une consommation de ressources
03:46qui va tenir compte d'une dimension écologique,
03:49d'une dimension environnementale beaucoup plus importante.
03:52C'est une IA presque, comment je peux dire, pointilliste.
03:55C'est-à-dire que c'est une IA presque par entreprise dont on parle.
03:58Oui, complètement. Une IA chirurgicale, peut-être.
04:01En tout cas, l'idée, c'est...
04:02Adapté au modèle de chaque entreprise.
04:04Voilà. Et c'est de se dire que, finalement, il y a peut-être un risque.
04:08En tout cas, nous, c'est comme ça qu'on le perçoit,
04:10ou c'est comme ça que je le perçois,
04:11c'est qu'il y a un risque pour les entreprises de se perdre
04:13à aller, finalement, essayer de travailler avec, encore une fois,
04:17des modèles capables de tout faire.
04:19Et un modèle qui est capable de tout faire.
04:21Alors, ce n'est pas un modèle qui est capable de rien faire,
04:23mais finalement, c'est un modèle qui est sans doute trop permissif
04:26et qui crée un certain nombre de flous dans l'entreprise.
04:30Un chiffre, par exemple, aujourd'hui, il y a 80% des entreprises
04:35qui déclarent qu'elles n'ont pas une vision claire
04:38des usages qui sont faits de l'IA en interne.
04:40C'est ce qu'on appelle le shadow AI.
04:42C'est un ensemble d'usages qui sont faits au sein de l'entreprise
04:45et dont on n'est pas capable de savoir exactement ce dont il en retourne.
04:49C'est quel risque qu'on peut avoir derrière.
04:51C'est de la fuite de données.
04:52C'est de la perte de savoir-faire.
04:54C'est la perte de culture d'entreprise.
04:55Autant de risques qui sont majeurs pour les entreprises.
04:57Et alors, comment une entreprise peut définir, justement,
05:01le modèle d'IA qui lui convient, finalement ?
05:04Alors, c'est du travail, très clairement.
05:08Mais aussi, en fait, je pense qu'il faut avoir cette logique-là
05:10de se dire que le travail qu'on fait en amont,
05:11c'est du travail, finalement, qui va être utile pour la suite.
05:15Le travail qui est à faire, c'est un,
05:16il y a un premier enjeu qui est technique, évidemment.
05:19Et même avant, finalement, d'être dans la technique purement,
05:21c'est de se poser la question du besoin.
05:23Aujourd'hui, en fait, il y a presque un réflexe.
05:26Moi, j'ai interviewé, je rencontre beaucoup de personnes
05:28qui me disent, je ne sais pas, on voit bien que
05:30quand on nous demande de mettre en place une solution IA,
05:34enfin, en tout cas, un service numérique,
05:35il y a un réflexe d'aller vers l'IA.
05:37Et ce qui est assez nouveau, c'est-à-dire qu'en fait,
05:39en réalité, il y a trois ans en arrière,
05:40il n'y avait pas ce réflexe-là.
05:41Donc, il y a quelque chose un peu, quasiment de Pavlovien,
05:43de dire, on va mettre en place quelque chose de numérique,
05:45il nous faut de l'IA.
05:46Donc, bien réfléchir à, est-ce que, pour résoudre ce problème,
05:49j'ai besoin, finalement, d'intelligence artificielle
05:51ou est-ce qu'un service numérique plus simple
05:53n'est pas suffisant ?
05:54Ça, c'est le premier point.
05:55Deuxième point, c'est technique.
05:56J'ai parlé de taille de modèle.
05:58Aujourd'hui, vous avez un certain nombre de modèles
06:00qui peuvent faire différentes choses
06:01et qui consomment moins de ressources.
06:03Il y a des acteurs spécialisés qui aident les entreprises
06:05pour aller faire ce travail-là.
06:07Des acteurs français, notamment ?
06:08Des acteurs français, plein de petites entreprises
06:11qui sont très engagées.
06:11Vous savez, la France, c'est une terre de numérique responsable.
06:16Le numérique responsable, c'est une spécialité française.
06:18Ça fait 7, 8, voire bien plus pour certains acteurs spécialisés
06:22années, qu'ils travaillent dessus.
06:25Et on a une vraie culture de ce qu'est un numérique responsable,
06:28c'est-à-dire plus soutenable,
06:29notamment par rapport aux enjeux environnementaux.
06:31Donc, aller trouver une entreprise
06:34qui va savoir faire ça et définir son lien.
06:36Mais ça veut dire que, dans les entreprises
06:38où, justement, ces IA généralistes,
06:41je vais les appeler comme ça, ou globales,
06:43sont déjà installées,
06:46il faut se déshabituer.
06:47Parce que vous savez comment on fonctionne, nous, humains.
06:49Dès que notre cerveau détecte quelque chose
06:53qui lui permet d'aller vers le moindre effort,
06:54il l'adopte.
06:55Et c'est ce qui est en train de se passer.
06:56Je peux vous dire que je rencontre
06:58un certain nombre d'entreprises
06:59qui sont assez inquiètes, effectivement, de cela.
07:03Il y a eu, en fait, une première vague
07:04qui est de dire qu'on va ouvrir un peu les vannes, finalement,
07:07pour aller explorer, appréhender,
07:09comprendre, finalement, les opportunités
07:11et les limites de cette technologie.
07:13Le problème, je disais, c'est qu'aujourd'hui,
07:15il y a un certain nombre d'usages qui se sont développés
07:16un peu dans le dos des entreprises.
07:19Et aujourd'hui, et justement,
07:20c'est un des aspects qu'on aborde dans le livre
07:21et qui nous semble essentiel,
07:23c'est l'aspect humain,
07:24c'est comment on remet un cadre commun d'usage
07:27qui fait qu'on va être capable
07:29de définir une manière de travailler ensemble demain
07:33qui va être pérenne pour l'entreprise.
07:35Vous savez, un des risques principaux
07:37pour l'entreprise aujourd'hui,
07:39c'est ce qu'on appelle l'individualisation des pratiques.
07:41C'est-à-dire qu'en fait,
07:42plutôt que de dialoguer ensemble,
07:44de chercher un peu la friction sociale,
07:45qui n'est pas toujours agréable,
07:46mais qui est nécessaire pour faire évoluer les sujets,
07:49on voit que le risque,
07:51et ce qui se passe de plus en plus,
07:52c'est que chacun monologue un petit peu
07:54avec l'intelligence artificielle.
07:56Et ça, finalement,
07:58c'est de la perte d'intelligence collective.
08:01Donc oui, se déshabituer,
08:02c'est un des enjeux
08:04et ce n'est pas forcément simple.
08:05Et donc clairement,
08:06travailler ensemble,
08:07créer des espaces d'échange collectif,
08:09c'est ce qui va permettre
08:10de bien recréer ce collectif
08:13et cette forme de culture d'entreprise.
08:15Justement, puisqu'on parle d'humains,
08:17d'emplois,
08:19est-ce que l'adoption généralisée,
08:21même d'une IA frugale,
08:23ne provoque pas systématiquement,
08:24forcément,
08:25la disparition d'un certain nombre d'emplois ?
08:27Alors, la question de la disparition d'emplois,
08:30elle est toujours très délicate.
08:32Quand on regarde les chiffres quantitatifs,
08:35c'est très, très vague,
08:37très dispersé, en fait.
08:40Vous avez des chiffres
08:41qui sont parfois très alarmistes,
08:42très conservateurs.
08:44En tout cas, c'est sûr
08:45qu'il y a un nombre de changements importants
08:48qui se passent.
08:49Il y a des signaux quand même.
08:49Des cabinets de conseil,
08:51des banques ou des assurances,
08:53Renault cette semaine.
08:54Complètement.
08:55Il y a énormément de signaux
08:57et de choses qui effrayent
08:59et qui font peur.
09:01Nous, en fait,
09:02dans l'idée de l'IA frugale,
09:04c'est justement remettre
09:05la question du besoin au centre
09:06et de se dire
09:07comment, en fait,
09:09un modèle pérenne d'entreprise,
09:11c'est un modèle qui se construit
09:12avec l'humain.
09:14Nous, on est convaincus
09:15que l'entreprise de demain,
09:16c'est une entreprise
09:16qui sera faite avec des humains
09:18et pas sans personne.
09:20Donc, aujourd'hui,
09:22en fait, on a tendance
09:23à presque extraire un petit peu
09:25l'intelligence artificielle
09:26du numérique.
09:27Nous, justement,
09:28en essayant de prôner
09:29une IA frugale,
09:30on essaye de la remettre plus
09:31dans une certaine forme
09:32de continuité,
09:32remettre ça sous une forme
09:33d'outil qui fait qu'on continue
09:35à innover et à changer
09:38en essayant de ne pas disrupter
09:40les choses,
09:41mais d'évoluer ensemble.
09:43Je reviens sur les enjeux
09:45environnementaux,
09:46parce que c'est vrai
09:47qu'il y a des coûts cachés,
09:49on peut employer
09:49cette expression-là,
09:50de la montée en puissance
09:52de l'IA,
09:53on peut peut-être
09:53les rappeler
09:53en quelques mots.
09:55Alors, sur les...
09:56Consommation d'électricité,
09:58d'eau, etc.
09:58C'est un enjeu
10:01qui est aujourd'hui
10:02majeur
10:03avec le développement
10:04de l'intelligence artificielle.
10:05On a rarement vu,
10:08c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
10:09on a déjà un numérique
10:10qui, avant l'intelligence artificielle,
10:11est sur une trajectoire
10:13environnementale
10:13qui n'est pas soutenable.
10:15On devait baisser
10:16entre 2020 et 2030
10:17de 40%
10:17les émissions de CO2
10:18du numérique
10:20si on voulait rester
10:21dans une trajectoire soutenable.
10:22En réalité,
10:22on est à plus 6% chaque année.
10:25Donc déjà, en fait,
10:25et ça, c'est avant
10:26l'intelligence artificielle.
10:28Aujourd'hui,
10:28avec l'intelligence artificielle,
10:30on a encore
10:30beaucoup, beaucoup,
10:31beaucoup de difficultés
10:32à estimer
10:33l'empreinte environnementale
10:34parce que les fournisseurs
10:35de grands modèles
10:36sont extrêmement peu transparents
10:38sur ce qu'ils font.
10:39Mais ce qu'on sait
10:40et ce qu'on voit,
10:41c'est une augmentation drastique
10:43de la consommation d'énergie
10:44au sein des data centers.
10:45On sait que pour construire
10:47l'ensemble
10:48des infrastructures,
10:49des puces
10:50pour faire tourner l'IA,
10:51on a des consommations
10:53d'énergie et de ressources
10:54qui sont absolument gigantesques.
10:56Et donc,
10:57on a quelque chose
10:58d'assez difficile à estimer
11:00mais de clairement
11:01très problématique.
11:05pour la disponibilité
11:06des métaux rares ?
11:08De toute façon,
11:09ces choses-là
11:10sont annoncées.
11:11On sait qu'on a des métaux
11:12aujourd'hui
11:12qui sont critiques.
11:16La problématique,
11:16c'est que pour l'instant,
11:17ça se voit sans se voir.
11:19C'est-à-dire que
11:19les alertes,
11:20elles sont là.
11:21Les signaux faibles,
11:22ils sont là,
11:22comme pour les emplois.
11:23Les signaux faibles,
11:24ils sont là.
11:26Et encore une fois,
11:27quand on voit
11:27l'évolution du climat
11:30et globalement
11:32les évolutions
11:33qui nous poussent
11:33à nous adapter,
11:34on voit qu'on fait
11:35encore trop peu
11:36et que justement,
11:38dans une situation
11:39où on doit s'adapter,
11:40on voit qu'on est
11:40encore peu réactifs
11:41et que les entreprises
11:42ont fort à faire
11:43pour se dire
11:44oui, effectivement,
11:45le jour où il y aura
11:45une pénurie de métaux,
11:46le jour où il y aura
11:48une difficulté d'accès
11:49à l'électricité,
11:50il y a eu des coupures
11:51d'électricité
11:52qui se sont passées
11:52pendant la canicule
11:53qui vient de se dérouler.
11:54Eh bien, vous voyez
11:55que l'IA sans électricité,
11:57elle ne va pas faire grand-chose.
11:58Merci beaucoup,
11:59Rémi Marron,
11:59votre livre
12:00« Verunia frugal »
12:01co-écrit avec Alice Draon
12:02et Vincent Courboulay
12:04et publié aux éditions Erol.
12:07On passe tout de suite
12:07à notre débat.
12:09Justement,
12:09on va voir
12:09comment les entreprises
12:10peuvent mieux piloter
12:11leur consommation d'énergie.
12:19Comment les entreprises
12:21peuvent-elles mieux piloter
12:22leur consommation d'énergie ?
12:23On en parle tout de suite
12:24avec Pierre Fahy,
12:25bonjour.
12:26Bonjour.
12:26Bienvenue,
12:27vous êtes le responsable
12:27de développement
12:28du Rabritail France
12:29de Decathlon
12:29et Julien Béling,
12:30bonjour.
12:31Bonjour.
12:31Bienvenue,
12:32vous êtes le directeur général
12:33d'Efficia.
12:34Vous êtes déjà venu dans l'émission
12:35mais il y a quelques années,
12:36vous avez dû vous présenter
12:36Efficia en quelques mots
12:37pour démarrer.
12:38Ok, Efficia en quelques mots,
12:40c'est une entreprise
12:41de pilotage énergétique
12:42des bâtiments.
12:43On est spécialisé
12:44dans le pilotage énergétique
12:45des bâtiments tertiaires.
12:46On pilote les consommations
12:48d'énergie pour consommer
12:50le moins possible
12:51et le mieux possible
12:52au bon moment
12:53en fonction des prix
12:54et l'impact carbone
12:56de l'électricité en particulier.
12:58Ça commence par des capteurs
12:59qu'il faut installer ?
12:59Comment ça marche ?
13:00Oui, c'est ça,
13:01c'est des capteurs,
13:01des actionneurs,
13:02donc comme un système
13:03de domotique
13:04mais appliqué
13:04au bâtiment professionnel,
13:05donc un peu plus robuste
13:06et complexe.
13:08Et puis ce système,
13:09une fois installé,
13:10on le pilote à distance,
13:1124-7,
13:12avec des algorithmes
13:13et des humains
13:14pour optimiser
13:15la consommation en permanence.
13:16Bon, et puis on va voir
13:17comment ça fonctionne
13:17ce décathlon,
13:18parce que ça fait quoi ?
13:19Vous disiez juste avant
13:19qu'on démarre,
13:20une douzaine d'années
13:20que vous appliquez
13:23la stratégie avec Efficia,
13:25c'est ça ?
13:25Oui, absolument.
13:26Je crois qu'on était
13:26un peu précurseur
13:27dans la mise en place
13:28de ces systèmes de gestion
13:29de nos bâtiments,
13:31évidemment pour une meilleure
13:32maîtrise de nos consommations
13:34et du confort de nos équipes
13:35dans nos magasins.
13:36Alors on va voir
13:37dans quelle stratégie déjà
13:38globale de décarbonation
13:39on s'inscrit ?
13:40Quels sont les objectifs
13:42affichés par Decathlon
13:44et où vous en êtes ?
13:45Les objectifs,
13:46ils sont évidemment
13:46en lien avec les accords
13:48de Paris.
13:49Ça veut dire quand même
13:50changer fondamentalement
13:51notre business model.
13:51Donc chez Decathlon,
13:52les enjeux sur l'énergie,
13:54ils sont en amont
13:55beaucoup de la chaîne
13:56de valeur.
13:57Plus de 80%
13:58de notre empreinte CO2
13:59est liée à la fabrication
14:00de nos produits
14:01et donc on a
14:02de très fortes actions
14:03de décarbonation
14:04de notre chaîne de valeur
14:05sur nos produits,
14:06sur l'utilisation
14:07de l'énergie renouvelable
14:09par nos fournisseurs
14:10industriels
14:10et l'utilisation
14:11notamment de matières recyclées.
14:13Ça c'est sur la partie
14:14amont, process.
14:15Après,
14:16moi la responsabilité
14:17elle touche plus
14:18à l'énergie management,
14:21à l'immobilier durable
14:22et évidemment
14:23on accompagne opérationnellement
14:25dans nos activités,
14:26l'exploitation de nos sites,
14:28ces démarches
14:28de décarbonation
14:29en baissant
14:30nos consommations.
14:31Oui, je voyais
14:31un objectif de baisse
14:33de plus de 40%
14:33des émissions de CO2
14:34d'ici 2030.
14:35C'était avec quelle
14:36année de départ ?
14:37Avec 2021 je crois
14:38l'année de démarrage.
14:39Vous en êtes
14:40à 30 et quelques ?
14:41Oui, tout à fait.
14:42Aujourd'hui on tient
14:42cette trajectoire
14:43qui est très exigeante,
14:44qui est très forte
14:44mais aujourd'hui
14:45on tient cet objectif.
14:47Alors on va rentrer
14:48dans, on va ouvrir
14:48le capot.
14:49Qu'est-ce que vous avez
14:49mis en place
14:50pour aider Decathlon
14:51à remplir ces objectifs ?
14:54Premièrement,
14:54en 2014,
14:56début de notre collaboration,
14:57on a équipé
14:57les magasins
14:59de systèmes de GTB,
15:01système de domotique
15:02dont je parlais tout à l'heure
15:03et puis ensuite
15:03on s'est mis
15:04à les piloter
15:0424-7
15:05et donc au début
15:06on a commencé
15:07à chasser les gaspillages,
15:08les consommations inutiles,
15:09les consommations
15:10quand le bâtiment est fermé,
15:11la nuit, etc.
15:12Et puis en journée
15:13on a amélioré
15:15petit à petit
15:15la façon dont on pilote,
15:16en particulier le chauffage
15:18ou la climatisation
15:18pour comprendre
15:20le comportement thermique
15:21du bâtiment,
15:22intégrer les données météo,
15:24la prévision
15:24pour aller chercher
15:27chaque kilowattheure inutile.
15:30Et puis aujourd'hui
15:31on arrive à un moment
15:32où il y a
15:34un certain nombre d'évolutions
15:35sur le mix électrique
15:36et puis l'impact carbone
15:39de notre consommation
15:40d'électricité.
15:41Il y a
15:41le projet d'électrification
15:43qui amène
15:44des nouveaux consommateurs.
15:46Il y a
15:47des projets
15:47d'installation
15:48massive
15:49de ENR
15:50et de panneaux solaires
15:51qui structurellement
15:52modifient
15:52l'équilibre électrique
15:54en France
15:55et donc
15:56on est de plus en plus
15:57en train
15:57d'anticiper
15:59et déjà
16:00de déplacer
16:01les consommations
16:01vers plus d'électricité,
16:03c'est ça ?
16:03On déplace
16:03les consommations.
16:04Alors ça c'est plutôt
16:05l'ambition
16:07de Décathlon
16:08de remplacer
16:09les consommations
16:10de fossiles
16:11vers l'électricité,
16:12donc le changement
16:12de système de chauffage
16:13en particulier
16:14dans les bâtiments
16:15et nous
16:15notre rôle
16:16c'est de déplacer
16:17les consommations
16:18à l'intérieur de la journée.
16:19consommer au moment
16:20où l'électricité
16:20est la plus disponible
16:21et la moins carbonée.
16:22Donc la nuit
16:24et en plein milieu
16:25de la journée
16:25aujourd'hui,
16:27le midi 15h,
16:28c'est le moment
16:29où l'électricité
16:30la plus disponible
16:31est moins carbonée.
16:32Tiens d'ailleurs,
16:32les tarifaires creux,
16:33ça y est,
16:33ça a changé ou pas ?
16:34Parce que...
16:35C'est exactement
16:36dans la même veine.
16:37Toujours pas ?
16:38Si, si.
16:38Le décret est passé,
16:39ça y est ?
16:39C'est en cours
16:40pour les particuliers.
16:41C'est en cours.
16:42Ok, parce que j'attends ça
16:43avec un qu'intérêt
16:44depuis le temps
16:45qu'on nous l'a annoncé.
16:46Bon, bref,
16:46le décret n'est toujours pas là.
16:49Est-ce que les premiers gains
16:51sont les plus faciles ?
16:51Je veux bien que vous,
16:52puisqu'on a une douzaine
16:53d'années d'expérience
16:55commune,
16:56comment ça s'est passé
16:57dans le temps ?
16:57Vous voyez ce que je veux dire ?
16:59Oui, alors,
17:00dans le temps,
17:00ça s'est passé.
17:01Je dirais que nous,
17:02on a engagé ces démarches,
17:03je pense qu'on était
17:03assez précurseurs
17:04quand même
17:04dans l'engagement
17:05de ces démarches,
17:05notamment par des certifications
17:07environnementales
17:07de nos projets.
17:09Et toutes ces démarches,
17:10elles coûtent quand même
17:11beaucoup d'argent.
17:11Et donc,
17:12quelque part,
17:13pour arriver à retrouver
17:14des équilibres économiques,
17:15il faut qu'on fasse
17:15des économies.
17:16Et donc,
17:16l'énergie a été quand même
17:17un levier pour permettre
17:19de mener des politiques
17:21environnementales
17:21dans nos projets immobiliers.
17:23Donc,
17:24effectivement,
17:24les premiers gains
17:25sont les plus faciles.
17:26On a travaillé,
17:27donc on a parlé
17:27de la GTB.
17:29Un gros levier
17:30pour des économies,
17:32c'est tout ce qui touche
17:33à l'éclairage.
17:34Évidemment,
17:34nos magasins
17:35sont éclairés en permanence.
17:37Voilà,
17:37donc on a été précurseurs
17:38sur les technologies de LED.
17:40Aujourd'hui,
17:40on a des nouvelles
17:42technologies aussi
17:42qui arrivent,
17:43qui permettent
17:43de grader l'éclairage,
17:45qui permettent
17:46de réagir
17:46à la présence du public,
17:48à la présence de la lumière.
17:49Donc,
17:49ça nous permet
17:49d'aller chercher
17:50des gains significatifs.
17:52On a travaillé
17:53sur l'apport
17:53de lumière naturelle
17:54sur nos nouveaux sites.
17:55Voilà,
17:56avant de consommer
17:56de l'énergie,
17:57essayons déjà
17:58d'éviter d'en consommer.
18:00On a bien entendu
18:01travaillé sur l'isolation
18:02de nos bâtiments
18:03et on le fait aussi
18:03sur nos sites existants.
18:04Quand on fait
18:05des réflexions
18:06d'étanchéité,
18:07on essaye non seulement
18:08d'améliorer l'isolation,
18:09mais aussi
18:09de les rendre compatibles
18:10pour recevoir
18:11du photovoltaïque.
18:12On a travaillé,
18:13on a je crois
18:14une quarantaine
18:14de centrales photovoltaïques
18:16en production aujourd'hui
18:17sur le parc
18:18de nos magasins.
18:19Voilà,
18:19je pense avoir décrit
18:20les principaux leviers.
18:24Les gains sont importants.
18:25Après,
18:25on est aussi lié,
18:26on travaille de plus en plus
18:27sur le parc existant.
18:28On a moins de développements
18:30qu'on a pu en avoir.
18:30Donc,
18:31on est lié aussi
18:31aux périodes
18:32de renouvellement,
18:33d'amortissement,
18:34etc.,
18:34pour mettre en place
18:35ces différentes stratégies.
18:36Donc,
18:37elles se plaignent.
18:39passent dans le temps
18:41avec une certaine durée.
18:42Avec une question
18:43liée à cette période
18:44caniculaire,
18:45on y est encore
18:45au moment où on enregistre
18:47cette émission.
18:48C'est vrai qu'on a,
18:49ça vaut pour nos appartements,
18:51nos maisons,
18:52mais peut-être aussi
18:53pour des magasins
18:55ou des entrepôts.
18:56on a pensé d'abord
18:58passoire thermique,
19:00c'est-à-dire
19:01réussir à consommer
19:02moins d'énergie,
19:03etc.,
19:03peut-être pas
19:04bouilloire thermique.
19:05Vous voyez ce que je veux dire ?
19:06Quand on isole
19:07très très bien
19:07un bâtiment,
19:08peut-être qu'il va garder
19:09la chaleur
19:10et que ça va être
19:10plus compliqué
19:11de le rafraîchir
19:12quand on est
19:13en phase caniculaire.
19:14Est-ce que vous vivez ça
19:14ou pas, d'ailleurs ?
19:15Non,
19:16alors nous,
19:16on ne vit pas
19:17la bouilloire thermique,
19:18malheureusement,
19:19parce que,
19:20quand même,
19:20beaucoup de nos magasins
19:21sont de conception
19:23assez ancienne.
19:24on vit plus
19:25la problématique
19:26aujourd'hui
19:26de la passoire thermique,
19:27c'est-à-dire des magasins.
19:28Le matin,
19:29on va arriver
19:29à tenir des consignes,
19:30à faire en sorte
19:31de pouvoir garantir
19:34le confort
19:34de nos magasins.
19:36Par contre,
19:36quand on arrive
19:37vraiment sur les heures
19:38les plus chaudes,
19:39à partir de 14h
19:40et sur l'après-midi,
19:42c'est là où on atteint
19:43vraiment les limites
19:44à la fois de nos équipements
19:45qui, à force d'être
19:48sursollicités,
19:48finissent par se mettre
19:48en défaut.
19:49Donc, voilà,
19:50pas de matériel.
19:50Les climatisations
19:51sont au taquet,
19:52sont vraiment au taquet.
19:54Et puis,
19:54des isolations
19:55qui s'avèrent aujourd'hui
19:57insuffisantes
19:57où on a...
19:58Je parlais d'anticiper,
19:59je pense qu'on l'a fait,
20:00mais aussi,
20:01c'est une réalité,
20:02on a une part
20:02de notre parc
20:04qui n'a pas
20:04des niveaux d'isolation
20:05suffisants
20:06au regard des conditions.
20:07Donc, ça doit aussi
20:08nous faire réfléchir
20:10à la façon
20:10de faire évoluer
20:11nos bâtiments
20:13pour être beaucoup
20:13plus résilients
20:14aux épisodes
20:15que l'on connaît actuellement.
20:16Julien Bélin,
20:17est-ce qu'on peut
20:18associer les deux,
20:20c'est-à-dire rendre
20:20un bâtiment
20:21mieux isolé,
20:23plus efficace
20:24en matière
20:24de consommation
20:25d'énergie,
20:26mais aussi
20:26plus résilient
20:28au choc
20:30thermique
20:31caniculaire ?
20:33Moi,
20:33j'ai entendu
20:33depuis quelques jours
20:34dans plusieurs
20:35de mes émissions
20:36des architectes
20:37ou des représentants
20:39de propriétaires
20:39me dire
20:39qu'il y a des appartements
20:41qui sont classés
20:42au DPE,
20:43au diagnostic
20:43de performance énergétique
20:44et qui aujourd'hui
20:45sont des bouillards thermiques.
20:46On les a tellement
20:46bien isolés
20:47qu'ils gardent la chaleur
20:50et ils sont invivables.
20:52Vous avez raison.
20:53Vous avez raison
20:54et notre travail,
20:56c'est de maîtriser
20:58la température
20:59mais également
20:59le renouvellement d'air.
21:00Et donc,
21:01ce qu'on fait
21:02généralement
21:03dans les bâtiments
21:03tertiaires
21:04et en particulier
21:04des magasins,
21:05c'est le rafraîchissement
21:07la nuit.
21:07C'est-à-dire qu'on fait
21:08tourner les systèmes
21:09de ventilation
21:09pour renouveler l'air,
21:10pour profiter
21:11de la fraîcheur
21:11nocturne
21:12pour rafraîchir
21:13le magasin
21:14ou le bâtiment
21:15et quand bien même
21:16il soit extrêmement
21:17bien isolé
21:17et on est obligé
21:18de faire du free cooling,
21:20c'est l'opération,
21:21pour rafraîchir.
21:23Et donc,
21:23j'imagine que dans
21:24les appartements
21:25ou les résidences,
21:26cette opération
21:27n'est pas tout à fait
21:28bien maîtrisée.
21:28Le renouvellement d'air
21:29forcé la nuit
21:30n'est pas bien maîtrisé
21:31et ça donne
21:33l'effet que vous décrivez.
21:34Oui,
21:34alors je reviens
21:35sur la progressivité
21:37et peut-être
21:39la difficulté
21:40dans laquelle
21:40vous êtes maintenant.
21:41C'est-à-dire que
21:41quand ça fait
21:42une douzaine d'années
21:43qu'on a engagé
21:43en étant pionnier
21:46à une démarche
21:47de performance énergétique,
21:48est-ce que les gains
21:48sont de plus en plus
21:49difficiles à obtenir ?
21:51Alors,
21:51ils sont de plus en plus
21:52difficiles à obtenir,
21:53c'est vrai,
21:53donc c'est pour ça
21:54qu'on améliore
21:54nos algorithmes
21:56et notre maîtrise
21:57des données,
21:58mais ils sont aussi
21:59différents.
22:00Autant,
22:00il y a 12 ans,
22:01on se focalisait absolument
22:03sur les économies
22:04d'énergie stricte,
22:05autant aujourd'hui
22:06ce n'est plus le cas
22:06ou c'est moins le cas.
22:07Donc il faut continuer
22:08de faire des économies
22:10ou en tout cas chercher
22:10à consommer moins
22:11parce que c'est le premier
22:12gain évidemment,
22:13moins on consomme,
22:14moins on a d'impact
22:15CO2,
22:16mais il faut aussi
22:17et surtout consommer
22:18mieux au bon moment
22:19et ça c'est le défi
22:20d'aujourd'hui.
22:21On a toujours
22:22l'effet météo,
22:24la prévision météo
22:24qui impacte significativement
22:26nos façons de piloter
22:27énergétiquement
22:28dans les bâtiments
22:28mais on a aussi
22:29l'effet prix de marché
22:31de l'électricité,
22:33l'effet poids carbone
22:34de l'électricité
22:37heure par heure
22:37qui évolue
22:38de plus en plus
22:39avec des amplitudes
22:40de plus en plus élevées
22:41au fil des journées
22:42et au fil des saisons.
22:43Donc on a une complexité
22:45et des gains complémentaires.
22:47Qu'est-ce que vous prévoyez
22:48de faire encore
22:49pour continuer
22:50d'améliorer
22:52le pilotage
22:53de votre consommation
22:54d'énergie ?
22:54Alors on a encore
22:55je pense certains leviers
22:56sur les équipements,
22:57je pense qu'il ne faut pas
22:58les oublier,
22:59on commence à réfléchir
23:00au système adiabatique
23:01par exemple.
23:02C'est quoi ça ?
23:03Adiabatique c'est de rafraîchir
23:04non plus en rafraîchissant l'air
23:06mais en humidifiant l'air
23:08ce qui donne une notion
23:09de confort
23:09qui est beaucoup plus importante.
23:11La géothermie
23:12est un sujet nouveau,
23:13il y a des aides aujourd'hui
23:14des incitations
23:15notamment à travers les C2E
23:16qui rendent ces sujets
23:17qui historiquement
23:19étaient économiquement
23:20pas du tout viables
23:21potentiellement intéressants.
23:23Donc il y a encore
23:23cette notion
23:24de continuer à progresser
23:25sur des équipements
23:26et après effectivement
23:27je rejoins ce que disait Julien
23:29c'est vraiment
23:29passer plutôt
23:31je dirais globalement
23:32au sujet de la flexibilité
23:33mieux consommé
23:34moins consommé
23:35mais aussi mieux consommé
23:36donc voilà
23:37on parle de stockage
23:38alors on a des usages
23:39donc comment on pilote
23:40nos usages ?
23:41L'éclairage
23:41je parlais de l'aide
23:42qu'on peut réguler
23:44la CVC
23:45qu'on régule
23:45mais aussi
23:47des fonctionnalités additionnelles
23:49qu'on va pouvoir réguler
23:51stockage
23:53photovoltaïque
23:53etc.
23:54Et la clé
23:55de ces systèmes là
23:56c'est un peu
23:57ce qu'on travaille
23:57justement
23:58la GTB
23:59qui nous permet
24:00d'intégrer
24:01tous ces enjeux.
24:02Est-ce que ça a supposé
24:03aussi de former
24:04une partie de vos salariés ?
24:06Non.
24:07Changer les comportements ?
24:08Changer les comportements
24:09oui il y a quand même
24:10une nécessité
24:11de sensibiliser
24:12et d'accompagner
24:13quand même
24:14nos équipes
24:15là-dessus.
24:16En termes de compétences
24:17non
24:17parce que notre parti pris
24:20c'est de libérer
24:22nos utilisateurs
24:23de cette contrainte
24:24et donc en fait
24:25nous on n'a aucune interface
24:26dans le pilotage
24:27de nos magasins
24:27en local
24:28tout est géré
24:29justement par
24:30notre partenaire
24:31Efficia
24:31qui
24:33a la main
24:34sur nos équipements
24:35mais sans avoir
24:36cette interface
24:37localement
24:38auprès de nos équipes.
24:39C'est ce qu'il y a
24:39de plus efficace
24:40d'avoir une gestion
24:42une gestion globale
24:43de ne pas être trop
24:45pointilliste
24:46en tout cas
24:46oui
24:47forcément je prêche
24:48pour ma paroisse
24:49oui c'est ce qu'il y a
24:49de plus efficace
24:50à l'échelle
24:51d'un parc immobilier
24:51à l'échelle
24:52d'un site unique
24:53pris isolément
24:54peut-être pas
24:54mais à l'échelle
24:55d'un parc immobilier
24:56comme Decathlon
24:57où il y a 300 magasins
24:58à peu près en France
25:00pour piloter 300 sites
25:02répartis un peu partout
25:03sur le territoire
25:04oui c'est le plus efficace
25:05de centraliser
25:06et d'avoir une harmonie
25:06sur le pilotage.
25:08Merci beaucoup
25:08à tous les deux
25:09et à bientôt
25:11sur Bsmart4Channel
25:11c'est l'heure
25:12du grand entretien
25:13de ce Smart Impact
25:14avec le fondateur
25:15des crèches
25:15les petits chaperons rouges.
25:20Bsmart
25:21Prêt pour l'impact
25:22c'est la question
25:23que je pose chaque jour
25:23à une personnalité
25:24qui compte
25:25dans notre économie
25:26et je reçois aujourd'hui
25:27Jean-Emmanuel Rodokanaki
25:28bonjour
25:29Bonjour Thomas
25:30Bienvenue
25:30vous êtes le fondateur
25:31des petits chaperons rouges
25:34l'un des principaux acteurs
25:35privés des crèches
25:37en France
25:37date de création 2000
25:39qu'est-ce qui vous guide
25:40on va remonter
25:41à la jeunesse
25:42de l'entreprise
25:42qu'est-ce qui vous guide
25:43quand vous créez
25:44les petits chaperons rouges ?
25:45Oula
25:45à l'époque
25:46je suis aux Etats-Unis
25:47et je rencontre un groupe américain
25:49qui a été le pionnier
25:49des crèches d'entreprise
25:51aux Etats-Unis
25:51en 99
25:52je me dis que le concept
25:54est incroyable
25:55parce qu'en France
25:56on a 800 000 familles
25:57en liste d'attente
25:57on a un fort besoin
25:59de concilier
25:59vie familiale
26:00et vie professionnelle
26:0280% des femmes
26:03en âge d'avoir des enfants
26:05doivent travailler
26:06donc il faut quelqu'un
26:07pour pas seulement
26:08s'occuper des enfants
26:09et les garder
26:10mais surtout les éveiller
26:11et c'est ça qui me motive
26:12à revenir en France
26:14et a passé 2-3 ans
26:16à convaincre le gouvernement
26:17d'autoriser le secteur privé
26:18à ouvrir
26:20à gérer
26:21et à animer des crèches
26:22on a fait passer la loi
26:24en avril 2003
26:25et en 2004
26:26on ouvrait
26:26la première crèche
26:27inter-entreprise
26:28en France
26:28à Rungis
26:29donc le premier
26:30et le plus gros travail
26:31ça a été du lobbying
26:32c'est pas forcément
26:33un gros mot
26:34il a fallu convaincre
26:34les autorités
26:35exactement
26:36et qu'est-ce qu'il est
26:38pourquoi ça prend
26:39tant de temps ?
26:40question de base
26:413 ans c'est court
26:443 ans c'est très court
26:45mais il y avait un vrai besoin
26:46et on l'a bien vu
26:48depuis maintenant 20-25 ans
26:51le fait d'avoir pu ouvrir
26:53des crèches d'entreprise
26:54avec des employeurs
26:55donc qui ont conscience
26:56qu'il faut accompagner
26:57et soutenir
26:57leurs équipes
26:58leurs salariés parents
26:59c'est essentiel
27:00en réalité
27:01pour que les salariés
27:02soient engagés
27:03soient motivés
27:04et puis surtout
27:05puissent se concentrer
27:06sur leur travail
27:07sans avoir
27:08ce stress permanent
27:10de qui s'occupe
27:11de mes enfants
27:11vous l'avez adapté
27:12le modèle initial
27:13ou il pouvait
27:14tout simplement
27:15se transposer ?
27:16non le modèle américain
27:17on l'a adapté
27:17puisque aux Etats-Unis
27:21la plupart d'ailleurs
27:22des pays anglo-saxons
27:24déjà
27:25la crèche
27:26et l'école maternelle
27:26sont sous le même toit
27:27donc c'est du 0-6 ans
27:29première grande différence
27:30par rapport à la France
27:31et puis ensuite
27:33les parents payent
27:34quasiment tout
27:35alors qu'en France
27:36les parents payent
27:36à peu près un quart
27:37du budget de fonctionnement
27:38de la place en crèche
27:39effectivement
27:40alors votre entreprise
27:41en 25 ans
27:41elle s'est développée
27:43c'est combien de crèches
27:44aujourd'hui ?
27:45alors nous avons
27:461250 crèches
27:47et écoles maternelles
27:48puisque au-delà de la France
27:50nous sommes avec le groupe
27:51qui s'appelle
27:52le groupe Grandir
27:53présent en Allemagne
27:55en Angleterre
27:56en Inde
27:56au Canada
27:57et aux Etats-Unis
27:58donc on reçoit
27:59à peu près
28:0060 000 enfants
28:01chaque jour
28:02et avec une équipe
28:04de passionnés
28:06engagés
28:06de puéricultrices
28:07d'éducatrices
28:08de professeurs
28:09d'à peu près 15 000 personnes
28:10ce mot grandir
28:11il est là
28:12puisque c'est aussi
28:13le titre de votre livre
28:14mieux grandir
28:15la petite enfance
28:16comme projet de société
28:18qui est publié
28:18aux éditions de l'Aube
28:20on y reviendra en détail
28:21un peu plus tard
28:22dans cette interview
28:23le fait d'avoir intégré
28:25ce groupe
28:26grandir
28:27d'opérer dans plusieurs pays
28:28qu'est-ce que ça a changé ?
28:29ça s'est passé quand
28:30et qu'est-ce que ça a changé ?
28:31les 10-15 premières années
28:33on est resté en France
28:34on a eu une croissance
28:35en France en partenariat
28:36avec les caisses
28:37d'allocations familiales
28:38pour faire en sorte
28:39de bien mailler le territoire
28:41et de faire en sorte
28:41que tout le monde
28:42ait une solution
28:44d'accueil et d'éveil
28:45de son jeune enfant
28:46à proximité de son domicile
28:47ça ça a été
28:47le premier grand objectif
28:49à partir de 2016-2017
28:51on avait noué
28:51des partenariats
28:53pédagogiques
28:54éducatifs
28:54avec d'autres groupes
28:56de ce qu'on appelle
28:57le Early Education
28:58le 0-6 ans
28:59et là on a décidé
29:01d'aller plus loin
29:01et donc
29:02on s'est associé
29:03avec des équipes
29:04en Allemagne
29:05en Angleterre
29:05et puis après
29:06en 2018
29:07au Canada
29:07puis aux Etats-Unis
29:09ce qui est passionnant
29:10c'est qu'en réalité
29:11c'est pas
29:11une succession
29:14de pays
29:14qui ne se parlent pas
29:16c'est au contraire
29:16tout l'inverse
29:17c'est que vous avez
29:18des équipes de management
29:19et vous avez
29:20des remontées terrain
29:22sur les bonnes pratiques
29:23sur les initiatives
29:24pédagogiques
29:25sur telle ou telle
29:26activité en classe
29:27ou en crèche
29:29sur le type de formation
29:30qu'on offre aux équipes
29:31etc.
29:32qu'on fait remonter
29:33mais de manière régulière
29:35permanente toute l'année
29:37et ça c'est très inspirant
29:39parce que ça permet
29:40aux équipes
29:40de voir ce qui se passe ailleurs
29:42on a une newsletter
29:43pédagogique
29:44typiquement
29:45de les adopter plus vite
29:46ces bonnes pratiques
29:47parce qu'on se dit
29:47tiens si j'ai un collègue
29:49qui fait ça marche
29:50exactement
29:50de les adopter
29:51de les améliorer
29:52etc.
29:53mais donc vous avez
29:53aujourd'hui
29:54par exemple
29:55la dernière newsletter
29:56est sortie il y a quelques semaines
29:57vous avez des activités
29:58de potager en France
30:01et qui sont tout d'un coup
30:02accessibles et disponibles
30:04pour une structure
30:05à Vancouver
30:05ou à Boston
30:06et vice versa
30:07et là
30:08on rentre dans quelque chose
30:10qui intellectuellement
30:11je trouve
30:11est beaucoup plus intéressant
30:13parce qu'on permet
30:15aux enfants
30:16et aux professionnels
30:17surtout
30:18d'agrandir
30:19leur champ
30:20de compétence
30:21de curiosité
30:22de créativité
30:23vous êtes devenu
30:24entreprise à mission
30:25l'an dernier
30:26et voilà
30:28pourquoi vous avez fait ce choix
30:30je pense qu'on l'a
30:31dans notre ADN
30:31depuis le départ
30:32lorsqu'on a ouvert
30:33notre toute première crèche
30:34donc en 2004
30:38on a monté un partenariat
30:40avec la fondation de France
30:41on leur a dit
30:42voilà c'est très simple
30:42vous allez nous cibler
30:43une ou deux causes
30:44sur la petite enfance
30:45et à chaque place de crèche
30:47qu'on va ouvrir
30:47on va vous donner une somme
30:49pour financer cette cause
30:50et ça on l'a fait
30:51pendant une dizaine d'années
30:53et puis
30:55en 2010
30:58on a décidé
30:59de voler
31:00de nos propres ailes
31:01et on a créé
31:02notre propre fondation
31:03d'entreprise
31:05et là on a commencé
31:06à soutenir
31:07et à créer nous-mêmes
31:08des causes
31:09qui nous tenaient à coeur
31:09toujours autour
31:10du champ de la petite enfance
31:11bien évidemment
31:12du langage
31:13le développement du langage
31:14pour le jeune enfant
31:15famille fragile
31:16etc
31:16en 2018
31:18on a été probablement
31:19la toute première ETI
31:21en France
31:21à inscrire notre raison d'être
31:22dans les statuts
31:23donc ça parle d'éveil
31:24des générations
31:25exactement
31:26et donc ça c'est essentiel
31:28la mission est très simple
31:29c'est d'offrir un environnement
31:30qui soit pédagogique
31:32sûr
31:32sain
31:33et de grande qualité
31:34où les familles
31:35et les professionnels
31:36peuvent grandir
31:37et s'épanouir
31:39et donc là
31:39le cheminement logique
31:41de tout ça
31:41après avoir inscrit
31:42notre raison d'être
31:42dans les statuts
31:43en 2018
31:44c'était de devenir
31:45une entreprise à mission
31:46en 2025
31:47effectivement
31:47avec aussi
31:49une logique
31:50de crèche labellisée
31:51crèche engagée
31:53je crois que vous avez passé
31:55le cap des 100 crèches
31:57labellisées
31:57il y a quelques semaines
31:59alors
32:00il y a deux
32:01il y a deux labels
32:02qui sont décernés
32:03par SGS
32:04qui est ce groupe suisse
32:06qui est le leader mondial
32:07de la certification
32:07parce qu'on croit
32:09fermement au fait
32:10qu'il faut qu'il y ait
32:10quelqu'un d'externe
32:12et d'indépendant
32:13pour pouvoir donner
32:14le coup de tampon
32:15c'est mieux
32:17depuis une douzaine d'années
32:19on est certifié
32:21crèche expert
32:22et là c'est l'ensemble
32:23de nos structures
32:25et il y a à peu près
32:26200 points de contrôle
32:27et c'est fait
32:28de manière annuelle
32:29par SGS
32:30donc ça c'est quelque chose
32:31d'extrêmement solide
32:31et avec cette philosophie
32:35qui était dorénavant
32:36on va aller un cran
32:37plus loin
32:37sur l'ESG
32:38l'ARSE
32:39etc.
32:39avec l'entreprise à mission
32:40on a décidé de créer
32:41notre propre label
32:42qui s'appelle
32:43crèche engagée
32:44qu'est-ce qu'elles ont
32:45de plus que les autres
32:46alors celles qui
32:46elles vont un cran
32:48plus loin
32:49sur le green
32:50sur le respect
32:51de la planète
32:51sur le fait
32:53que le triptyque
32:54vous savez
32:54vous avez la performance
32:57économique
32:57elle est là
32:58pour permettre
32:59d'avoir une pérennité
33:00de l'entreprise
33:01mais cette pérennité
33:02n'a de sens
33:03et de valeur
33:04que si vous la redistribuez
33:05et le label
33:06crèche engagée
33:07c'est exactement ça
33:07c'est comment est-ce
33:08qu'on redistribue
33:09cette création de valeur
33:10en innovation sociale
33:11en excellence pédagogique
33:13et en impact sociétal
33:14on y reviendra
33:16sur ces engagements
33:17environnementaux
33:18vous avez donc publié
33:19récemment ce livre
33:21mieux grandir
33:21la petite enfance
33:22comme projet de société
33:23aux éditions de l'aube
33:26pourquoi ?
33:26qu'est-ce que vous voulez
33:27défendre dans ce livre ?
33:29plusieurs choses
33:30bien sûr
33:31plusieurs choses
33:32en arrivant
33:33j'écoutais pardon
33:34un article
33:36radio
33:36enfin j'entendais
33:37notre confrère
33:39Fanny Guelochet
33:39sur France Info
33:40parler de la dette
33:41et du fait
33:42du choix presque politique
33:43qu'on fait depuis
33:44des décennies
33:45de consacrer plus d'argent
33:47aux plus vieux
33:48et pas suffisamment
33:49à l'environnement
33:50mais peut-être aussi
33:51aux plus jeunes
33:51bon bref
33:51pourquoi la petite enfance
33:52ça doit être un projet
33:53de société ?
33:53on est face à
33:54je pense à
33:56quatre grandes mutations
33:58démographiques
33:58bien évidemment
33:59numériques
34:00écologiques
34:01et géopolitiques
34:02nous notre champ
34:03de compétence
34:03c'est la mutation
34:04démographique bien évidemment
34:06un pays qui fait
34:07moins d'enfants
34:08c'est un pays
34:09qui décroît
34:10qu'on le veuille ou non
34:13et si on continue
34:16après avoir quand même
34:17pas forcément réussi
34:18en termes de pays
34:19le premier quart de siècle
34:212000-2025
34:22en termes de croissance économique
34:23etc
34:24ça n'a pas franchement
34:25été un succès
34:25si on veut réussir
34:26le deuxième quart de siècle
34:272025-2050
34:29et ça prend une génération
34:30ou deux
34:31de changer une pyramide
34:32des âges
34:32il faut s'y prendre
34:33tout de suite
34:33je vais vous citer
34:34je vous laissez continuer après
34:36mais dans la lettre de l'expansion
34:37c'était il y a quelques semaines
34:38vous disiez
34:39j'aimerais qu'on ait touché
34:39un plancher
34:40en termes de baisse
34:40de la natalité
34:41parce qu'une nation
34:42qui a une natalité
34:43positive, dynamique
34:44ça change tout
34:45on est au coeur
34:46de votre argument
34:46et donc
34:47comment est-ce qu'on fait
34:48pour avoir ce choc
34:50cette prise de conscience
34:51que la petite enfance
34:52c'est la véritable R&D
34:53de la nation
34:55il faut le mettre en place
34:56d'ores et déjà
34:57sur les 10 prochaines années
34:58pour réussir 2050
35:00et réussir 2050
35:02ça veut dire quoi ?
35:03ça veut dire
35:03commencer à réinverser
35:04cette courbe
35:05on est passé
35:06de deux enfants par femme
35:07c'était l'exception française
35:08à 1,5
35:091,6
35:10aujourd'hui à peu près
35:11et encore Paris-Intramuro
35:13c'est 1,2
35:14comment est-ce qu'on fait
35:15pour remettre
35:16les deux premiers enfants
35:18au coeur du projet de société ?
35:20comment est-ce qu'on fait
35:20finalement
35:21pour avoir
35:22de nombreuses familles
35:23plutôt que des familles nombreuses ?
35:24et donc
35:25on a des budgets colossaux
35:2745 milliards d'euros
35:28en France
35:29chaque année
35:30sur la politique familiale
35:31des dizaines de milliards d'euros
35:33bien évidemment
35:34sur le logement
35:35comment est-ce qu'on réflèche ça
35:36en en mettant une majorité
35:39sur les jeunes couples
35:40pour le logement
35:41la simplification
35:42des allocations familiales
35:43les allocations familiales
35:45dès le premier enfant
35:46pour que les familles
35:47se rendent compte
35:48qu'avoir deux enfants
35:49en France
35:50un ou deux enfants
35:51c'est possible
35:52et en termes de pouvoir d'achat
35:54c'est soutenable
35:55mais quand Emmanuel Macron
35:56parle de réarmement démographique
35:58il fait le même constat
36:00que vous
36:00est-ce que c'était
36:01les bons mots ?
36:02non la sémantique
36:03mais peu importe
36:04la sémantique
36:05on aurait pu
36:06on aurait pu
36:07parler de
36:08on aurait pu trouver
36:09un autre mot
36:10créer un moment
36:10je suis d'accord avec vous
36:12mais l'idée est la même
36:14la prise de conscience
36:14elle est là
36:15est-ce que les actes
36:16ont suivi ?
36:17aujourd'hui non
36:18d'où mieux grandir
36:19pour essayer de
36:21sensibiliser tout le monde
36:22avant 2027
36:23et de faire en sorte
36:25que dans
36:26les projets présidentiels
36:28on ne nous parle pas
36:30que
36:31de
36:31de sécurité
36:32d'immigration
36:33etc
36:34mais qu'on parle aussi
36:35des sujets
36:36qui touchent au coeur
36:37qui sont notamment
36:38la petite enfance
36:39et l'éducation
36:40et la santé
36:41parce que c'est ça
36:42qui va modeler notre société
36:43c'est un enveloppe budgétaire égale
36:46c'est un fléchage différent
36:47de l'argent public
36:48c'est un fléchage différent
36:49à enveloppe budgétaire égale
36:50ok
36:51alors où est-ce qu'on met
36:51trop d'argent aujourd'hui
36:52et pourquoi il faudrait
36:53le flécher différemment ?
36:55quand vous faites ça
36:55vous faites forcément
36:57choisir c'est renoncer
36:58exactement
36:59donc sur le logement
37:00par exemple
37:01une des propositions du livre
37:02c'est qu'après 25 ans
37:04dans un logement social
37:05vous êtes obligé
37:06de laisser la main
37:07de passer
37:08et votre logement
37:10est accessible
37:13à un jeune couple
37:14qui a besoin
37:15d'avoir sa deuxième
37:16et sa troisième chambre
37:16parce que évidemment
37:17le lien démographie-logement
37:19il est majeur
37:21bien évidemment
37:22les allocations familiales
37:23dès le premier enfant
37:24forcément
37:25vous en aurez un peu moins
37:26pour le troisième
37:27et le quatrième enfant
37:28mais aujourd'hui
37:28ce qu'il faut
37:29c'est une société
37:31je faisais un trait d'humour
37:33c'est make two kids great again
37:35c'est comment on fait
37:36pour repasser de 1,5
37:37à 2
37:38et de s'en rapprocher
37:39le plus vite possible
37:39et ça rejoint la question
37:41que celle qui était
37:42à votre place
37:42la semaine dernière
37:43Maudès
37:44qui est co-dirigeante
37:45de Matelas
37:45Nostres a choisi
37:46de vous poser
37:47on l'écoute
37:47bonjour Jean-Emmanuel
37:49vous êtes un acteur
37:50engagé de la petite enfance
37:51être parent et salarié
37:52c'est un défi
37:53en quoi les entreprises
37:55peuvent-elles les accompagner
37:56et évoluer sur ce sujet
37:57c'est vrai qu'être parent
37:59et salarié
38:00c'est un défi
38:00c'est le défi
38:01que vous relevez
38:01avec vos crèches
38:02depuis 25 ans
38:04comment vous intégrez
38:05les attentes
38:05des familles
38:06dans le projet
38:08dans le projet pédagogique
38:09de vos crèches
38:10alors la question
38:12est très bonne
38:12il faut savoir
38:13que depuis 25 ans
38:16on a fait de grands progrès
38:19les petits chaperons rouges
38:22sortent un baromètre
38:23avec l'IFOP
38:24deux fois par an
38:25sur la natalité
38:26le dernier est sorti
38:27il y a quelques semaines
38:2969% des français
38:31considèrent que
38:32depuis le début du siècle
38:33la France a fait des progrès
38:35en termes d'égalité
38:36en termes d'égalité
38:36hommes-femmes
38:36et de conciliation
38:37vie familiale
38:38vie professionnelle
38:38ça c'est plutôt
38:39une bonne nouvelle
38:40il faut s'en réjouir
38:41et ça vient en partie
38:42grâce au fait
38:43que le nombre
38:44de places en crèche
38:45a été multiplié
38:46par un et demi
38:47sur la période
38:49la place en crèche
38:50c'est une chose
38:50pour un salarié parent
38:51mais ce n'est pas tout
38:53il faut aussi travailler
38:54sur ce qu'on appelle
38:55chez nous
38:55l'offre augmentée
38:56c'est-à-dire
38:56une offre parentalité
38:58à 360 degrés
38:59c'est-à-dire
38:59une fois que vos enfants
39:00sortent de la crèche
39:02comment est-ce qu'on les accompagne
39:03comment est-ce qu'on accompagne
39:04les salariés parents
39:05dans leur vie
39:06de tous les jours
39:07avec des enfants
39:08qui sont au primaire
39:09ou au collège
39:10qui préparent leurs études
39:11ensuite au lycée
39:13avec des salariés parents
39:14qui s'occupent
39:15de leurs parents âgés
39:16etc
39:17donc qu'est-ce qu'on offre
39:19aujourd'hui
39:19de plus
39:20que la place de crèche
39:21et ça
39:22ça fait partie
39:23c'est même
39:24très concret
39:26puisque nous proposons
39:27maintenant
39:28depuis quelques mois
39:29une offre complète
39:30aux directeurs
39:31de ressources humaines
39:32dans les entreprises
39:33aux directeurs généraux
39:34etc
39:35pour accompagner
39:36de manière globale
39:37et complète
39:38l'ensemble de leurs salariés
39:40en feuilletant votre livre
39:42je me suis dit
39:42tiens mais c'est peut-être
39:43aussi une réponse
39:44à ce livre enquête
39:46Les Ogres
39:47que le journaliste
39:47Christophe Castanet
39:48avait publié
39:49il dénonçait
39:50les déviances
39:51d'un système
39:52irrigué par l'agent public
39:53je le cite
39:54est-ce que c'est aussi
39:55pour ça
39:56que vous avez écrit ce livre
39:57non pas du tout
39:58parce que
40:00vous n'êtes pas
40:01scientifisé
40:01par cette enquête
40:04sur les
40:04alors aucunement
40:05Victor Castanet
40:06a eu parfaitement
40:07raison
40:07de dénoncer
40:08ce qui se passait
40:09sur les EHPAD
40:10soyons très clairs
40:11ça c'est son premier livre
40:12son premier livre
40:12ensuite c'est sur les
40:13sur les crèches
40:14franchement
40:15il y avait quand même
40:15beaucoup beaucoup moins
40:16de révélations
40:17ça ne veut pas dire
40:18que vous n'avez pas
40:19dans tout secteur d'activité
40:20un ou deux acteurs
40:21sur des milliers
40:22qui ne sont pas
40:24au rendez-vous
40:25de la qualité
40:27mais quand vous avez
40:28un acteur comme ça
40:29c'est pas que dans le privé
40:30c'est dans le secteur associatif
40:31c'est dans le secteur municipal
40:32c'est malheureusement
40:35des comportements déviants
40:37vous en avez partout
40:38donc effectivement
40:39ce livre a mis l'accent là-dessus
40:42maintenant pour le reste
40:43la qualité des acteurs
40:45de crèche en France
40:46est totalement reconnue
40:47pour plusieurs raisons
40:48un
40:49on a les meilleures réglementations
40:51européennes
40:52en termes de taux d'encadrement
40:53en termes de mètre carré par enfant
40:55en termes de diplôme
40:56des professionnels
40:57et en termes de contrôle
40:59des tutelles
40:59les services de la protection
41:01maternelle infantile
41:02et les caisses
41:02d'allocation familiale
41:03donc on a
41:05un système
41:05mais malgré tout
41:05il y en a certains
41:06qui sont passés
41:06entre les mains du filet
41:08quand vous avez
41:1115 000 gestionnaires
41:12différents
41:13dans un pays
41:14vous avez forcément
41:15des trous dans la raquette
41:16à un moment donné
41:17donc l'avantage
41:18de ce livre
41:19c'est de faire bouger
41:19les lignes
41:20mais attention
41:22c'est un travail collectif
41:24moi je crois
41:25à la complémentarité
41:26public-privé
41:26je crois au fait
41:27que cette ligne de crête
41:28on l'atteint tous ensemble
41:30parce que
41:30le public
41:31va s'occuper
41:32notamment
41:33de ce qu'on appelle
41:34la continuité du service public
41:36la mutabilité du service public
41:37le secteur associatif
41:39va être
41:39dans des petites structures
41:40sur le territoire
41:41en local
41:42le secteur privé
41:43lui au contraire
41:44va apporter sa pierre
41:45à l'édifice
41:45avec de l'innovation
41:47avec de la réactivité
41:49etc
41:49donc chacun est complémentaire
41:51et on a besoin des trois
41:52parce qu'à la suite
41:53de la publication
41:54de ces deux livres
41:54c'est vrai qu'il y a eu
41:55un certain nombre de voix
41:56elles ne sont pas forcément
41:57majoritaires
41:58mais on peut les entendre
41:59quand même
41:59qui disent
42:00les EHPAD
42:01les crèches
42:01devraient sortir
42:02d'un système
42:03purement lucratif
42:04elle est laissée
42:05à l'économie sociale
42:05et solidaire
42:06alors
42:08je reviens
42:08sur la première partie
42:09de votre question
42:09qui est
42:10l'argent public
42:11parce que là aussi
42:12il y a beaucoup de fantasmes
42:14et je vais parler
42:15pour le secteur des crèches
42:16les autres
42:16je les connais moins bien
42:19une crèche privée
42:20en France
42:21c'est 25%
42:22d'argent public
42:23une crèche associative
42:25et municipale
42:26c'est 75%
42:27d'argent public
42:28et les 25%
42:29d'argent public
42:30sont inférieurs
42:31d'à peu près
42:3320%
42:33par enfant
42:34ou par perso
42:35ou par place
42:36aux 75%
42:37donc
42:38il n'y a pas de sujet
42:39en réalité
42:40en réalité
42:41c'est une gestion
42:42bien plus efficace
42:44mais vous avez la même chose
42:45dans l'hôpital
42:46vous avez la même chose
42:47dans plein d'autres secteurs
42:48allez on prend
42:498 minutes
42:508,30
42:51le temps de creuser
42:52un peu
42:53les actions
42:54en matière environnementale
42:56notamment
42:56que vous menez
42:57dans vos crèches
42:58avec une démarche
42:59qui est structurée
43:00autour des ODD
43:01les objectifs
43:02de développement durable
43:03de l'ONU
43:03déjà pourquoi
43:04vous avez choisi
43:04ce cadre de référence
43:05qui est quand même
43:07assez ambitieux
43:08c'est pour ça
43:08parce qu'il est ambitieux
43:09oui mais c'est un bon cadre
43:11c'est autant
43:12à partir du moment
43:12où on est un groupe
43:13global d'éveiller d'éducation
43:14on est présent
43:15dans 6 pays
43:16il faut aussi
43:17avoir des points d'accroche
43:19pour réunir les pays
43:20entre eux
43:20on ne peut pas juste
43:21être dans sa verticale
43:22donc là pour le coup
43:23les Nations Unies
43:24c'est fédérateur
43:25donc ça parle à tout le monde
43:27qu'est-ce que vous avez
43:28mis en place
43:29alors après
43:29il y a plein de leviers
43:30qu'on peut activer
43:31les achats responsables
43:33l'empreinte carbone
43:35le sourcing
43:36des matières premières
43:38de l'électricité
43:39comment vous avez
43:40alors vous avez deux choses
43:41vous avez à la fois
43:43des éléments
43:44qui viennent
43:45du groupe
43:46pour donner un cadre
43:48donc ça il en faut
43:49par exemple
43:50on a un objectif
43:51de réduction
43:51d'empreintes carbone
43:52de temps
43:52à tel horizon temps
43:53mais ensuite
43:54moi je crois
43:55fermement
43:55une fois que le cadre
43:56est fait
43:57et donné
43:58je crois
43:59à la créativité
44:01des équipes locales
44:02sur le terrain
44:03dans les territoires
44:04pour véritablement
44:06faire preuve
44:07de créativité
44:08trouver des solutions
44:09donc on peut donner
44:10autant de cadres
44:11qu'on veut
44:12au sommet
44:12c'est très bien
44:13mais à un moment donné
44:14il faut que les équipes
44:16dans les écoles
44:16s'emparent du sujet
44:18et y croient
44:18et là vous avez
44:20à la fois
44:20sur le projet pédagogique
44:23on travaille avec
44:24ce qu'on appelle
44:25les 5 C
44:25les 5 compétences clés
44:27du 21ème siècle
44:28qu'on a développé
44:28avec la Harvard School of Education
44:31communication
44:32créativité
44:33collaboration
44:33esprit critique
44:34et on en a rajouté
44:36un cinquième
44:36qui est l'esprit citoyen
44:37justement pour englober
44:39cette notion de SG
44:40et de RSE
44:40et donc là dedans
44:42vous allez retrouver
44:43toutes les activités
44:43que vous pouvez avoir
44:44par exemple
44:45dans le jardin
44:46de la crèche
44:48vous avez
44:49bien évidemment
44:50sur la nutrition
44:53vous avez
44:54vous venez d'en parler
44:55sur le tri sélectif
44:56etc
44:57il y a des choses
44:58assez basiques
44:58mais quand un enfant
45:00a 2 ans
45:004 ans
45:016 ans
45:01commençons déjà
45:02par les basiques
45:03le bilan carbone
45:05qu'est-ce qui pèse le plus
45:06dans une crèche
45:08on n'est pas dans un métier
45:09où
45:10alors
45:11déjà
45:11on n'est pas dans un secteur
45:13où l'industrie
45:13je vais avoir une réaction
45:16de Béossien
45:16bon j'ai eu des enfants
45:17mais ils sont très grands
45:18maintenant
45:18c'est les couches
45:19les couches culottes
45:19les couches
45:20les couches
45:21ça va être à la fois
45:21un gros budget
45:22et puis en termes d'impact carbone
45:23un gros impact
45:24exactement
45:24ça c'est un premier point
45:26ensuite
45:27on est en train
45:28de déployer
45:29des
45:31des
45:32je cherche le mot
45:33des parkings à vélo
45:34devant toutes les crèches
45:35pour qu'à la fois
45:36les parents puissent venir
45:37plus facilement
45:38et les professionnels
45:39puissent venir plus facilement
45:40en vélo
45:41toute la flotte automobile
45:43de l'entreprise
45:44est dorénavant
45:44passée en électrique
45:45ça c'est important aussi
45:47ça a été facile ?
45:48ça a pris deux ans
45:49à peu près
45:49parce qu'il faut une transition
45:51etc
45:51mais oui
45:52ça se met
45:52avec des modèles
45:55abordables
45:55avec des modèles abordables
45:56parce que c'est ça la question
45:58c'est que ça peut coûter
45:59beaucoup plus cher
46:00est-ce qu'on peut trouver
46:00des modèles français
46:01est-ce qu'on a l'autonomie
46:03pour mener les mêmes missions
46:05etc
46:06on y arrive maintenant
46:07vous y avez réussi
46:08super
46:09on n'aurait peut-être pas pu le faire
46:10il y a 5 ou 6 ans
46:11vous avez raison
46:12par rapport aux capacités
46:14kilométriques
46:15des autos mobiles
46:17donc voilà typiquement
46:18des exemples concrets
46:19qu'on met en place
46:20mais encore une fois
46:21il faut faire confiance
46:22à chacun des pays
46:23à chacune des équipes
46:24sur le terrain
46:25et c'est pour ça
46:26que le fait de partager
46:27les bonnes practices
46:27c'est très important
46:29oui alors justement
46:30c'était la question
46:31que j'allais vous poser
46:31est-ce qu'il y a
46:32en la matière
46:34des exemples assez récents
46:36de crèches
46:38de directeurs
46:38de crèches
46:39qui disent
46:39dans votre newsletter
46:41tiens voilà
46:42on a mis
46:43n'importe quoi
46:44allez j'ai testé
46:45le panneau photovoltaïque
46:47voilà les économies
46:48que j'ai pu faire
46:49sur ma facture
46:50ma facture d'électricité
46:51sur les 3 derniers mois
46:53bon voilà
46:53je vais vous donner
46:54des exemples
46:54de petites innovations
46:56pédagogiques
46:57qui ne sont pas forcément
46:58avec un impact
46:58terrestre à chaque fois
46:59mais quand dans nos structures
47:01allemandes
47:01vous avez une fois
47:02tous les 15 jours
47:033 semaines
47:03un coiffeur qui vient
47:04pour permettre aux familles
47:06de gagner du temps
47:07le week-end
47:08et ne pas avoir
47:08à accompagner leurs enfants
47:10chez le coiffeur
47:11quand vous avez
47:12par exemple
47:13ça peut faire un déplacement
47:15donc ça peut aussi avoir
47:16un impact carbone
47:17vous avez raison
47:17tiens je n'ai pas pensé
47:19quand vous avez par exemple
47:20en s'inspirant
47:21du concept
47:22des forest schools
47:22anglaises
47:23c'est quoi ce concept ?
47:24alors c'est de passer
47:26beaucoup plus de temps
47:27que prévu
47:28à l'extérieur
47:28et d'avoir un concept
47:30de free flow
47:31c'est-à-dire que les portes
47:32sont ouvertes
47:32entre l'intérieur
47:34de la crèche
47:35et le jardin
47:35les professionnels
47:36sont à l'intérieur
47:37et à l'extérieur
47:38et les enfants vont
47:40et viennent eux-mêmes
47:41pour aller faire
47:41leur activité
47:42etc
47:42et souvent
47:43qui pleuvent
47:44qui ventent
47:45etc
47:45ça donne aussi
47:46une autonomie
47:47aux enfants
47:48quand vous avez
47:49par exemple au Canada
47:50une école maternelle
47:53ou une école primaire
47:54où les enfants
47:55ça y est
47:55ont appris à lire
47:57et vont aller en crèche
47:59et vous avez des enfants
48:00de 6-7 ans
48:02qui viennent en crèche
48:03pour lire une histoire
48:04à des enfants
48:04de 2-3 ans
48:06ça en termes
48:07d'apprentissage
48:08de rôle modèle
48:09etc
48:09c'est une fierté
48:10donc l'enfant
48:11de 6-7 ans
48:13il gagne en confiance
48:13en lui
48:14en estime de lui
48:15le jeune enfant
48:16a tout d'un coup
48:17un modèle
48:17en se disant
48:18waouh
48:18etc
48:18donc voilà
48:19il y a plein d'idées
48:20au quotidien
48:22en termes de créativité
48:23on a une marque
48:24de peinture
48:25qui est extraordinaire
48:26qui vient du Japon
48:27quand vous faites
48:28dans les salles
48:29de jeux d'eau
48:29et de peinture
48:30au lieu d'avoir
48:31des tubes
48:32avec la couleur verte
48:33ou la couleur rouge
48:33etc
48:34sur les tubes
48:35vous avez
48:36juste deux ronds
48:38un rond vert
48:39et un rond rouge
48:40et peut-être
48:41que le rond rouge
48:41va être plus petit
48:42que le rond vert
48:43et donc l'enfant réfléchit
48:44et se dit
48:45à l'intérieur
48:46j'ai le mélange des deux
48:47c'est du violet
48:47et ainsi de suite
48:49vous voyez
48:50il y a plein de moyens
48:51dans l'éducation
48:52dans le early education
48:53de trouver
48:55de l'innovation permanente
48:57continue
48:58et ça
48:58ça améliore
48:59la qualité éducative
49:00un mot
49:01des enjeux
49:04RH
49:04dans un secteur
49:05comme le vôtre
49:06est-ce que c'est un secteur
49:06où vous avez du mal
49:07à recruter
49:07oui non
49:09et si oui pourquoi
49:10c'est un secteur
49:12qui est
49:12comme tous les secteurs
49:14notamment depuis le Covid
49:15la plupart des secteurs
49:16de services à la personne
49:18santé
49:19éducation
49:20etc
49:21sanitaire et sociale
49:21c'est un secteur
49:22où oui
49:24ce n'est pas le recrutement
49:25qui est compliqué
49:26c'est le fait
49:27de retenir les équipes
49:28il y a beaucoup de temps
49:29d'accord
49:29il y en a
49:30vous savez
49:3120-25%
49:32en moyenne
49:33quels que soient les pays
49:34quels que soient les gestionnaires
49:36c'est trop
49:36il faudrait être à 15%
49:38pour que les équipes
49:39soient plus stables
49:41comment est-ce qu'on fait
49:42c'est l'ADN de l'entreprise
49:44de l'employeur
49:45c'est un travail
49:46de fourmi
49:47sur le care
49:48sur le fait
49:49que quand vous avez
49:50un nouveau salarié
49:50qui vous rejoint
49:51et bien le premier jour
49:52la première semaine
49:53le premier mois
49:54il y ait des points de contact
49:55mais pas simplement
49:56avec la direction
49:57de la crèche
49:58ou de l'école
49:58mais avec les équipes
50:00de ressources humaines
50:01où est-ce que vous en êtes
50:02comment ça se passe
50:03comment vous intégrer
50:04dans le groupe
50:04et dans l'équipe
50:06c'est de lui proposer
50:07d'entrée de jeu
50:07une vision
50:08à la fois sur les formations
50:10auxquelles il va avoir droit
50:11via notre académie
50:12grandir
50:13formation présentielle
50:14ou e-learning
50:14et lui donner aussi
50:15une vision
50:16sur sa carrière
50:17vous êtes CAP petite enfance
50:19dans deux ans
50:20si vous faites le job
50:21vous allez pouvoir passer
50:22une validation des acquis
50:23de l'expérience
50:24une VAE
50:25pour devenir auxiliaire
50:26de puriculture
50:27vous êtes auxiliaire
50:28de puriculture
50:28dans trois ans
50:29on va pouvoir vous mettre
50:31dans un fast track
50:32pour pouvoir devenir
50:33éducatrice de jeunes enfants
50:34il faut donner de la perspective
50:35à ces jeunes
50:36je pense
50:36merci beaucoup
50:38Jean-Emmanuel
50:38Renaud Kanaki
50:39votre livre
50:40pour mieux grandir
50:41la petite enfance
50:42comme projet de société
50:44et donc publier
50:45aux éditions
50:46de l'aube
50:48je vous dis
50:48à bientôt
50:49sur notre antenne
50:50à bientôt
50:50sur Be Smart for Change
50:52c'est l'heure
50:52de notre rubrique
50:53start-up
50:54tout de suite
51:01Smart Ideas
51:02avec Jonathan Boudot
51:03bonjour
51:04bienvenue
51:04bonjour Thomas
51:05vous êtes le co-fondateur
51:06de Colline Poincaire
51:07créé en 2021
51:08avec Mathilde Murzot
51:09et avec quelle idée
51:10c'est quoi le point de départ ?
51:11le point de départ
51:12c'est déjà une amitié
51:13de 15 ans
51:14et donc nous
51:16on a tous les deux
51:16fait nos études
51:17dans le marketing
51:18et il y a une dizaine
51:19d'années
51:19Mathilde est tombée malade
51:21une maladie assez stigmatisée
51:23en France
51:24et surtout en entreprise
51:25et donc elle est passée
51:26par des maladies
51:28par des retours au travail
51:29plus ou moins réussie
51:31l'entreprise était assez bienveillante
51:33était très humaine
51:33mais il lui a manqué
51:35quelque chose
51:36qu'elle ne trouvait pas
51:38forcément ailleurs
51:39c'était de pouvoir échanger
51:40avec une personne
51:41qui pouvait vraiment la comprendre
51:43par rapport à sa maladie
51:44par rapport à son ancrage
51:46dans la société
51:47par rapport au retour au travail
51:49et cette personne
51:50c'est un père
51:51P-A-I-R
51:52donc une personne
51:54qui est concernée
51:55par la même situation
51:55de santé
51:56qui vit la même maladie
51:58ou la même situation
51:59de maladie chronique ?
52:00la même maladie
52:01la même maladie
52:02et donc c'est ce que vous appelez
52:03la père-aidance
52:04exactement
52:05c'est ça ?
52:05je ne connaissais pas le mot
52:07alors comment ça devient
52:08une entreprise ?
52:09c'est quoi le service
52:10que vous proposez aujourd'hui ?
52:11donc nous
52:11on est colline.ca
52:13donc c'est une ESS
52:14et donc on a une solution
52:16pour les entreprises
52:17qui se peut accompagner
52:17leurs salariés
52:18donc dans chaque entreprise
52:20on a environ entre 15 et 20%
52:21de salariés
52:22qui sont concernés
52:23par une situation de santé
52:25et ça ne se voit pas forcément
52:26sur le fond de la personne
52:28la plupart des handicaps
52:29sont invisibles
52:30et donc on vient
52:31amener une plateforme
52:34confidentielle
52:35personnalisée
52:36à chaque entreprise
52:37qui va être mise à disposition
52:38de chaque salarié
52:40et donc je suis un salarié
52:41je travaille chez Engie
52:42j'apprends que j'ai un cancer
52:43une sclérose en plaques
52:44ou un trouble bipolaire
52:45je vais pouvoir être mis en relation
52:47de manière totalement
52:48confidentielle
52:49et gratuite
52:50car pris en charge
52:51par mon entreprise
52:51avec un patient expert
52:53et donc je vais pouvoir
52:54échanger
52:55avec ce patient expert
52:57en visio
52:57sur tous les sujets
52:59que j'ai en tête
53:00ça peut être le diagnostic
53:01comment accueillir
53:02ce diagnostic
53:03comment l'accepter
53:04comment préparer
53:05un retour au travail
53:06comment parler
53:07de ma situation de santé
53:09à mon employeur
53:09ou bien à mes proches
53:10et donc c'est vraiment
53:11une personne de confiance
53:12qui est légitime
53:13qui va pouvoir me accompagner
53:14sur tous les sujets
53:15vous avez 4-5 ans
53:16de retour
53:18d'expérience
53:19en quelque sorte
53:20qu'est-ce que ça change
53:22à quel point
53:23ça peut
53:25faciliter la vie
53:26et notamment
53:27le retour au travail
53:27la vie en entreprise
53:28ça change
53:30nous ce qu'on
53:30ce qu'on entend souvent
53:32chez les utilisateurs
53:34donc chez les salariés
53:34qui utilisent la plateforme
53:36c'est cette notion
53:37de légitimité
53:38moi par exemple
53:39si je donne un conseil
53:41à une personne
53:41qui a un cancer
53:42même si mon conseil
53:43est super
53:44mon conseil
53:45ne va avoir aucun poids
53:46si une personne
53:47qui a eu un cancer
53:50en particulier
53:51le même cancer
53:52que l'autre personne
53:53donne le même conseil
53:54que moi
53:54le poids
53:55va être totalement différent
53:57l'impact
53:57va être beaucoup plus important
53:58il y a cette notion
53:59de légitimité
54:00qui revient
54:01dans chaque témoignage
54:03et l'idée
54:04c'est vraiment
54:04de faire un partage
54:06d'expérience
54:06de montrer que
54:09on est passé
54:09par les mêmes étapes
54:10on se comprend
54:11et généralement
54:11quand il y a
54:12un premier échange
54:13entre un salarié
54:14et un patient expert
54:15le contact se fait
54:16dès les premières secondes
54:17parce que c'est quasiment
54:18la première fois
54:19qu'on parle à quelqu'un
54:19qui nous comprend vraiment
54:20et on va peut-être même
54:22oser dire des choses
54:23qu'on ne dirait pas
54:24à d'autres
54:25même à un médecin
54:26parfois
54:26alors le médecin
54:27il est souvent
54:28on a le premier réflexe
54:29d'en parler à son médecin
54:30le médecin il est souvent là
54:31pour traiter le problème
54:32médicalement
54:33il n'est pas forcément là
54:33pour nous accompagner
54:34d'un point de vue émotionnel
54:35et donc on va se tourner
54:36vers nos proches
54:37les proches vont nous écouter
54:38mais pas forcément
54:39nous comprendre
54:39parce qu'on comprend
54:40ce qu'on vit
54:41et les proches souvent
54:42s'attendent à ce qu'on leur dise
54:43que tout va bien
54:44ne t'inquiète pas
54:45ça va aller
54:45je vais m'en sortir
54:47je vais gérer
54:47et parfois on ne pense pas
54:48forcément la même chose
54:49mais on n'a pas envie
54:50d'inquiéter nos proches
54:51et donc là
54:51avec une personne
54:53qui est comme nous
54:54qui nous ressemble
54:55qui a traversé
54:56la même expérience
54:56et qui en plus
54:58ne nous connaît pas
54:59donc il y a une distance
55:00par rapport à nous
55:01on peut tout dire
55:02le modèle économique
55:03de Colline Poincaire
55:04c'est quoi ?
55:05alors c'est toujours gratuit
55:06pour les salariés
55:07bien sûr
55:07et ça ça restera
55:09c'est important pour nous
55:10c'est l'entreprise
55:11qui prend en charge
55:12le dispositif
55:13donc c'est généralement
55:14soit les messieurs handicaps
55:15soit l'équipe
55:16enfin le service RH
55:17de chaque entreprise
55:18et le tarif
55:20est fonction
55:20du nombre de salariés
55:22dans l'entreprise
55:22et après c'est un abonnement
55:24annuel
55:24où les salariés
55:26vont avoir
55:26entre 3, 5
55:27et 10 séances
55:28par an
55:28et puis un dernier mot rapide
55:30pourquoi vous avez fait
55:31le choix
55:31de l'économie sociale
55:32et solidaire ?
55:33pour créer de l'impact
55:34pour créer de l'impact
55:35et on en crée
55:37chaque jour
55:37on le ressent
55:39grâce aux témoignages
55:40de nos utilisateurs
55:41on le ressent aussi
55:42de la part des équipes
55:44en interne
55:45donc les équipes RH
55:46les équipes RH
55:47souvent
55:48essayent de proposer
55:51ce type
55:52d'aide
55:53elles veulent aider
55:54les salariés
55:55mais elles n'ont pas forcément
55:56cette légitimité
55:58et donc là
55:59on essaye de leur proposer
56:00grâce à Colline
56:01merci beaucoup
56:02Jonathan Boudot
56:03et bon vent à Colline
56:04à Colline.caire
56:05voilà c'est la fin
56:06de ce Smart Impact
56:06je vous dis à demain
56:07pour de nouvelles aventures
56:08salut
56:08salut
56:09merci
56:11merci
56:13– Sous-titrage FR 2021
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