- il y a 7 mois
Vendredi 9 janvier 2026, retrouvez Raphaël Thuin (Directeur des stratégies de marchés de capitaux, Tikehau Capital), Arnaud Morel (Gérant de portefeuille et Directeur de la Gestion Sous Mandat, Promepar AM) et Benoit Peloille (CIO, Natixis Wealth Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:00Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Raphaël Thuin est avec nous ce soir, le responsable des stratégies de marché de capitaux de Tic et Ocapital.
00:18Bonsoir Raphaël.
00:19Bonsoir Aïgo.
00:20Arnaud Morel à nos côtés, directeur de la gestion sous mandat de Promépar, Asset Management.
00:24Bonsoir Arnaud.
00:25Bonsoir Aïgo.
00:25Et Benoît Pelloual nous accompagne également, le directeur des investissements de Natixis Wealth Management.
00:30Bonsoir Benoît.
00:30Bonsoir Aïgo.
00:31Un mot peut-être de ce qui va être le fil rouge et plus que ça encore un cap pour Donald Trump tout au long de cette année 2026.
00:38La perspective des élections de mi-mandat le 4 novembre prochain, Benoît, et on le voit dès le démarrage de cette année 2026,
00:46Donald Trump continue de faire preuve d'un interventionnisme débridé sur le front extérieur bien sûr, mais sur le front intérieur.
00:54Toutes les actions de Donald Trump, visiblement, sont guidées par l'idée d'essayer de redresser la barre avant des élections de mi-mandat qui s'annoncent compliquées.
01:04On joue sur le pétrole.
01:05Alors à travers le Venezuela, on espère en faire baisser les prix à la pompe.
01:08On joue sur l'immobilier, on cherche à interdire l'accès aux grands fonds institutionnels de certains segments du marché immobilier comme celui des maisons individuelles.
01:16On demande aux agences fédérales, Fannie Mae et Freddie Mac, de lancer une forme de QI en rachetant 200 milliards de mortgages.
01:23Et puis sur les taux, inutile de le préciser, une pression continue sur la réserve fédérale américaine et une grande vague de dérégulation bancaire
01:30qui doit permettre de faire baisser des taux qui ont du mal à baisser, en l'occurrence Benoît.
01:37Est-ce que cet interventionnisme peut générer des résultats perceptibles pour l'électeur de Donald Trump dans la perspective de ces élections de mi-mandat ?
01:47Il faut l'espérer pour lui, étant donné que c'est une année d'élection, parce qu'en tout cas, l'interventionnisme à l'extérieur mobilise assez peu l'électorat intérieur.
01:55Parce que quand on regarde cette opération vénézuélienne, pourtant bien vendue quand même, très spectaculaire, finalement il n'y a qu'un tiers des Américains qui soutiennent cette opération.
02:06Et quand on regarde les sujets de préoccupation de l'électorat américain, les interventions à l'extérieur, ce n'est même pas un sujet.
02:13Ils s'en fichent totalement en réalité. Ce qui est de très très loin le sujet le plus important, c'est le pouvoir d'achat, la sécurité et le contrôle des frontières.
02:24Et de très très loin, ce sont les deux sujets les plus importants, d'où le revirement et toutes ces annonces visant à essayer de traiter, d'adresser cette affordability crisis.
02:36Le problème, c'est que ce que propose systématiquement l'administration Trump, c'est encore plus d'interventions, en réalité dans l'économie, qui aboutissent quasi systématiquement à continuer de stimuler la demande.
02:48Et c'est précisément l'inverse, en réalité, qui serait nécessaire, puisque l'affordability crisis est liée à cette problématique inflationniste.
02:55On a une inflation toujours persistante aux États-Unis.
02:57C'est toujours un problème. Alors certes, on a eu des chiffres qui étaient un peu meilleurs récemment, mais il y a pas mal de débats sur la façon dont ça a été estimé en raison du shutdown, etc.
03:08Et le problème, c'est que l'origine de cette inflation persistante, c'est tout simplement le refus de vouloir faire freiner l'économie.
03:16En réalité, ce dont on s'aperçoit, c'est que cette crise du pouvoir d'achat, elle repose très largement sur ce concept d'économie en cas aux États-Unis.
03:24C'est-à-dire qu'en réalité, le gros de la population américaine subit bien le resserrement monétaire.
03:29On a le moral des ménages qui est affecté, les taux de défauts qui sont remontés, le taux d'accessibilité à la propriété immobilière est sur des plus bas, quasiment.
03:38Et on a une économie, ça se reflète pas dans l'économie, parce qu'on a les 10% les plus aisés qui détiennent des actions, profitent des effets richesses,
03:45qui représentent la moitié de la consommation américaine.
03:47Sauf que si ça se voit pas d'un point de vue économique, l'économie continue de tenir, c'est pas la même histoire d'un point de vue électoral.
03:53Au final, le gros bataillon du consommateur américain, il souffre et il risque bien de le faire savoir finalement dans les scrutins.
04:00Et d'un point de vue macro, c'est-à-dire que l'interventionnisme débridé qui ne va pas lâcher Donald Trump cette année, évidemment,
04:05ça va distordre encore un peu plus le cycle américain ?
04:10Autrement dit, l'économie américaine, elle ralentit ou elle accélère cette année ?
04:14Le risque, c'est justement de rajouter de la stimulation à l'économie américaine,
04:17parce qu'en réalité, ce qui se passe depuis le début, la cause de cette économie en cas,
04:22c'est justement le fait d'avoir refusé systématiquement les effets négatifs du freinage de l'économie
04:27qui permettraient de regagner la maîtrise de l'inflation.
04:29Du côté de la politique monétaire, on a certes remonté les taux, mais un discours qui est toujours relativement accommodant,
04:34on a maintenu des conditions de liquidité très bonnes, ce qui nourrit les effets richesses,
04:38et puis même du côté budgétaire, au moindre ralentissement, on a toujours beaucoup dépensé sur l'administration Biden,
04:43et on continue d'intervenir beaucoup avec l'administration Trump, et donc au final, l'économie ne freine jamais.
04:47Sauf que si l'économie ne freine pas suffisamment, l'inflation ne revient pas au final à l'objectif,
04:52et donc on ne traite pas ce problème de pouvoir d'achat, on a toujours une inflation qui est toujours persistante.
04:56Et le fait de proposer de nouvelles interventions dans l'économie, qui aboutissent justement à essayer de stimuler l'économie,
05:04ne risque d'aboutir finalement qu'à renforcer cette problématique de pouvoir d'achat,
05:08parce que ça va maintenir une inflation relativement élevée, empêcher la Fed justement de modifier sa politique monétaire.
05:14C'est ma question. Est-ce que ramener l'inflation à la cible, est-ce que ça reste un objectif pour la Réserve fédérale américaine aujourd'hui ?
05:21Est-ce que ça reste l'objectif ? Ou est-ce que non, cet objectif est déjà caduque ?
05:26Ou est-ce que la Fed a déjà capitulé sur l'idée ou la nécessité de revenir strictement à l'objectif ?
05:33Le problème c'est que ça fait maintenant 5 ans où on a une inflation supérieure à l'objectif,
05:38donc on peut évidemment douter de la volonté de ramener finalement à cet objectif de 2,
05:43mais là le risque c'est qu'avec toutes ces annonces, on s'en éloigne.
05:47La problématique c'est plus qu'on reste légèrement supérieur à l'objectif,
05:50c'est qu'on va avoir, quoi qu'on en dise, il y a quand même malgré tout un effet des droits de douane,
05:55sur certaines catégories de biens, on voit bien un effet inflationniste pour le consommateur américain,
05:59même si ça reste relativement modeste, c'est pas le choc d'inflation qu'on pouvait redouter,
06:04mais si à cela on ajoute encore et toujours de nouvelles mesures de stimulation de l'économie,
06:08on risque de s'en éloigner de cet objectif d'inflation.
06:12Je ne suis pas sûr que la Fed accepte, alors bien évidemment si on en change complètement la composition,
06:16qu'au final on n'a que des personnes qui font allégeance à l'administration Trump,
06:20on peut laisser entendre que ça puisse durer un certain temps,
06:22mais à un moment ou à un autre, il y aura bien un moment de vérité économique
06:25où soit on subit des pressions inflationnistes beaucoup plus importantes,
06:29ou alors on accepte de faire freiner l'économie pour regagner la maîtrise de l'inflation.
06:32Les deux objectifs peuvent difficilement cohabiter ensemble.
06:37Raphaël, 2026 sera une nouvelle année qui démontrera que l'économie se façonne
06:44sous les interventions des États et des gouvernements en général.
06:47L'exemple de Trump étant évidemment peut-être le plus emblématique,
06:50mais cet interventionnisme il existe partout aussi aujourd'hui dans le monde.
06:54Oui, c'est un changement de régime, un changement de paradigme,
06:56on est maintenant dans une forme de capitalisme d'État,
07:00où aux États-Unis très clairement, mais aussi ailleurs, évidemment en Chine,
07:04et pourquoi pas aussi en Europe, on voit...
07:06Voir au Japon !
07:07Oui, tout le monde est concerné visiblement.
07:09On voit les gouvernants un petit peu dicter la cadence,
07:13orienter l'économie, faire des plans comme on pouvait faire dans les années 60,
07:17pour l'économie.
07:18Alors avec certains succès aussi,
07:20on peut dire que l'interventionnisme hyperactif du président Trump,
07:23il a obtenu quelques résultats jusqu'à présent,
07:25mais c'est vrai qu'on est quand même impressionné par sa détermination,
07:28en particulier autour de cette crise de l'abordabilité.
07:32Regardez, c'est ça la traduction.
07:34Non, mais intéressant, petite parenthèse,
07:36on parle de crise du pouvoir d'achat chez nous en France,
07:39de crise de la vie chère.
07:40Affordability, je comprends le terme anglo-saxon de manière un peu différente.
07:43Ce n'est pas juste une question de prix,
07:46c'est est-ce que je suis en capacité d'accéder à un logement,
07:49d'accéder à une voiture.
07:51Ce n'est pas le prix en tant que tel.
07:53Est-ce que j'ai la capacité de me payer ce que j'ai envie de me payer ?
07:57Oui, vous avez raison.
07:58Pour moi, il y a une petite nuance quand même.
08:01Donc l'abordabilité, très bien.
08:02Donc l'abordabilité en bon français.
08:05Effectivement, cette crise, elle est grave aux États-Unis,
08:07en tout cas pour ce décile de population de consommateurs le moins fortuné.
08:12en ce qui concerne l'énergie, les prix de l'électricité,
08:16les prix à la pompe sur lesquels ils sont très sensibles.
08:19Évidemment, le marché de l'immobilier.
08:21On est sur des crises importantes
08:23et probablement que le président Trump sent le vent du boulet
08:26avec les mid-terms qui arrivent et cette volonté d'agir.
08:29Donc il agit.
08:30On a vu le Venezuela.
08:31On va voir, mais globalement,
08:33on peut imaginer un effet baissé sur le pétrole.
08:35À court, au moyen terme, on verra.
08:37Il agit aussi sur le marché de l'immobilier.
08:40Alors on est un peu plus sceptique sur ces mesures.
08:43Effectivement, il y a des grandes annonces,
08:46mais des grandes annonces qui ne sont pas nécessairement suivies d'effets,
08:49comme souvent.
08:50Donc on va attendre de voir la suite.
08:53Mais globalement, il a ce volontarisme qui impressionne.
08:57Et puis, effectivement, utiliser la capacité budgétaire,
09:00la capacité fiscale,
09:02pour plaire peut-être à son électorat,
09:04peut-être de manière moins cynique aussi,
09:07pour adresser certains problèmes structurels de l'économie américaine.
09:10On peut aussi lui reconnaître ça.
09:11Et comme vous disiez, Benoît,
09:14effectivement, le potentiel pour l'inflation et les taux d'intérêt,
09:17d'avoir un effet retour, un effet de second tour,
09:20peut-être que finalement, il ne se rend pas service
09:22à être si volontariste, si activiste.
09:25Et on parlait, par exemple, de la problématique immobilière.
09:27La problématique immobilière des taux immobiliers,
09:30ce n'est pas la fête qui va le régler.
09:32C'est les taux longs qui sont trop hauts.
09:34Et les taux longs, ils montent et ils sont trop hauts,
09:37parce que les déficits, parce que l'économie qui est hyper stimulée.
09:42Et donc, effectivement, dans quelle mesure il va réussir à gagner
09:44sur l'ensemble de ces grands chantiers, on verra en 2016.
09:48Bon, un interventionnisme débridé, évidemment.
09:52Alors, l'événement du jour, c'est qu'on n'a pas de décision
09:54de la Cour suprême concernant les tarifs,
09:57la base légale d'une grande partie des tarifs
09:59fixés par l'administration Trump.
10:02Mais donc, ça reste un sujet devant nous, Arnaud,
10:05mais c'est un sujet important pour l'administration Trump
10:07qui a beaucoup capitalisé sur cette manne tarifaire.
10:11Tout à fait.
10:12Donc, ça a été vraiment, ils veulent l'utiliser un peu partout.
10:14Cette manne financière réalisée, on va dire, des droits de douane
10:17qui sont à hauteur de 170 milliards pour l'année 2025.
10:20Donc là, on garde un peu de temps.
10:22Monsieur Bessent avait dit qu'il y avait d'autres alternatives
10:24au cas où ce serait, on va dire, retoqué par la Cour suprême.
10:28Donc, ça, c'était quand même les points qu'on avait en tête.
10:29Il y avait d'autres mécanismes, possiblement, qui pouvaient faire ça.
10:32Mais en termes de communication, on peut se dire que la première année
10:34de M. Trump 2025, on va dire, orchestrée autour des droits de douane,
10:38il ne vaudrait mieux pas que ce soit quand même retoqué par la Cour suprême
10:41pour, on va dire, et en amont des élections de mi-mandat,
10:44pour dire quand même qu'il a bien travaillé
10:45sur cette première année 2025.
10:48Pour 2026.
10:49On va se demander à la fin de l'année
10:50si on a préféré le Trump taco de 25
10:52ou on va dire le Trump un peu plus offensif.
10:55Électoraliste de 26.
10:57Après, il fait peut-être un jeu à trois bancs
10:59dans ce début d'année aussi,
11:00puisqu'il va peut-être chercher aussi l'électorat de M. Rubio.
11:03Qu'est-ce que c'est ?
11:04C'est surtout des gens qui sont issus de la vague migratoire
11:07des dernières décennies.
11:08Clairement, Cubains, Vénézuélins,
11:10tout ce qui est Amérique du Sud.
11:11Donc ça, clairement, ils ont voté pour lui précédemment,
11:13même si ça peut surprendre.
11:14Ils étaient clairement en électorat.
11:16Donc ça aussi, en termes de communication,
11:17on l'a vu comment ça a été fêté
11:18dans les grandes villes américaines,
11:20notamment à Miami,
11:21la défaite, on va dire, de Maduro.
11:22Avec l'idée que demain, c'est Cuba.
11:24C'est quoi ça ?
11:25Ça, c'est l'argument...
11:26C'est dessus.
11:27Et surtout...
11:27De fond de Marco Rubio.
11:28La deuxième, on va dire, bande, c'est quoi ?
11:31C'est l'avertissement,
11:32puisque l'avertissement peut-être à M. Poutine aussi,
11:34où en disant, ben voilà,
11:35aujourd'hui, les possibles accords sur un cessez-le-feu,
11:38une fin de guerre en Europe, ça n'avance pas.
11:40Il a fait le maximum pour avancer dessus.
11:43Il est en train un petit peu d'attaquer toute l'hégémonie,
11:45on va dire, historique de la Russie,
11:47notamment en Amérique latine.
11:49Ça s'est fait sur Venezuela,
11:50peut-être demain sur Cuba.
11:51On voit ce qui se passe sur les 48 dernières heures en Iran.
11:53Donc ça, c'est quand même des points aujourd'hui
11:55où on voit quand même que M. Trump,
11:57en termes de politique, montre aujourd'hui...
12:00Excusez-moi, les muscles, clairement.
12:02Et donc ça, c'est un point important.
12:04Et le troisième point, ben bien sûr,
12:05on l'a dit et souligné précédemment,
12:07c'est de baisser, on va dire,
12:08le prix du galon aux États-Unis,
12:09qui est toujours sur des niveaux importants,
12:11pour aller rechercher la population
12:12et l'électorat potentiel des élections de mi-mandat,
12:14le grand enjeu.
12:15Historiquement, les élections de mi-mandat,
12:17c'est l'année la plus volatile.
12:18Vous savez tous, on fait du moins 24 sur la S&P,
12:20sur du plus 28.
12:21Historiquement, ça donne ça sur les 50 dernières années.
12:24Donc on a une année volatile sur 25.
12:25Attendons-nous pour 2026
12:27à avoir beaucoup d'opportunités,
12:29clairement, à saisir sur les marchés financiers.
12:30Alors cet interventionnisme,
12:32on verra ce qu'il donne comme résultat macro,
12:33mais il peut avoir déjà des effets sectoriels,
12:36boursiers importants.
12:38L'exemple de la défense cette semaine aux États-Unis,
12:40j'ai trouvé que c'était intéressant, Raphaël.
12:43D'un côté, alors c'est le bâton et la carotte.
12:47Alors il a commencé par taper en disant que les groupes de défense
12:51allaient devoir arrêter les dividendes,
12:54les rachats d'actions et les salaires trop élevés
12:56au sein des directions.
12:57Pour quelques heures plus tard, amener la carotte en disant
13:00mais vous allez avoir 50% de budget de dépenses militaires
13:04en plus à horizon 2027.
13:09Oui, cet interventionnisme,
13:10il va aussi avec un contrôle grandissant des pouvoirs publics
13:13sur des entreprises privées.
13:15Si ça se passe aux États-Unis,
13:17on risque de le voir arriver chez nous aussi en Europe.
13:20Là aussi, on déploie des plans de souveraineté,
13:24d'autonomie stratégique en l'occurrence, Raphaël.
13:26Oui, c'est tout à fait à noter, vous avez raison.
13:29Pour l'actionnaire, ce n'est pas un petit sujet.
13:31Ce n'est pas un petit sujet.
13:32Alors comme d'habitude avec le président Trump,
13:34on va attendre de voir quelle est la réalité des annonces.
13:36On croit comprendre quand même qu'il n'a pas nécessairement
13:39la surface légale suffisante pour pouvoir agir.
13:42avec le Congrès, peut-être, aura son mot à dire.
13:44Donc c'est un petit bémol.
13:46Mais c'est vrai qu'on note que rien n'est tabou.
13:49Tout est aujourd'hui valable pour faire avancer ces sujets.
13:54Et toujours, avec parfois en tout cas un fond de vérité dans ce qu'il dit,
13:59effectivement, le premier client de la défense aux États-Unis,
14:01c'est le gouvernement.
14:02On parle défense aujourd'hui, peut-être que demain,
14:04on parlera de pharma.
14:05On sait que le plus grand acheteur des médicaments aux États-Unis,
14:08c'est aussi le gouvernement.
14:09Tous ceux qui vivent de la commande publique vont devoir rendre des comptes à un moment.
14:13Absolument.
14:14Et donc, il est en position, il a un levier,
14:17il est en position de négocier,
14:18il est « heart of the deal » et il en profite.
14:20Donc on commence à le connaître.
14:22Et il fait ça très bien.
14:24Donc effectivement, ça peut poser question à long terme
14:26sur l'investissement en défense.
14:29Et c'est d'ailleurs quelque chose qu'on sait.
14:30D'ailleurs, ça n'a pas débuté avec l'administration Trump.
14:33On sait que la défense, c'est un secteur particulier
14:36qui dépend de la commande publique,
14:38que les marges ne pourront pas s'envoler au ciel.
14:41La question pour l'investisseur, c'est dans quelle mesure
14:43pourrions-nous, malgré tout, dans les années à venir,
14:46compte tenu de la demande, compte tenu de l'effort
14:49qui est demandé aussi à ces grands industriels,
14:51de l'urgence, en particulier en Europe,
14:53pourrions-nous imaginer une expansion de marge significative ?
14:57Aujourd'hui, c'est le cas, les matériels.
14:59Et probablement qu'elle a encore de la place
15:01pour s'étendre sur la durée.
15:04Et vous dites qu'il y a quand même un chemin
15:05de rendement normatif intéressant
15:09pour un actionnaire aujourd'hui dans le secteur de la défense,
15:12malgré cette épée de Damoclès
15:14qui peut peser au-dessus de nos têtes.
15:17Oui, de la manière.
15:19Nous, notre vue sur la défense...
15:20On l'a vue sur le groupe d'énergie, je rappelle,
15:21après la crise russo-ukrainienne,
15:23les groupes d'énergie ont vu tomber de l'argent du ciel.
15:26Les États et les gouvernements ne se sont pas privés
15:29d'aller en chercher une partie.
15:31Tout à fait.
15:31Et donc, la dimension publique est un facteur de risque
15:33dans la défense.
15:34Et on parle aujourd'hui, effectivement,
15:36de la limitation de l'expansion des marges.
15:38Mais on peut parler aussi d'actifs stratégiques,
15:40de M&A.
15:41Parfois, c'est compliqué de faire du M&A actif
15:44et de la croissance inorganique dans ces secteurs.
15:46Donc, ça fait partie des facteurs de risque
15:48du facteur défense.
15:49Maintenant, nous, sur la défense,
15:50on reste constructif.
15:52On sait qu'une partie de la performance est derrière nous.
15:54Les valos se sont renchéris.
15:56Mais quand on constate les carnets d'ordre,
15:59la capacité d'explosion des chiffres d'affaires
16:02dont on fait face,
16:03qui peuvent vraiment se projeter sur des années,
16:05voire même des décennies.
16:06On parle de décennies de carnets d'ordre
16:07pour certains de ces équipements.
16:10De la proportion aussi des besoins à venir
16:13et de cette commande publique qui commence à ruisseler.
16:16Et puis, malgré tout, cette expansion de marge
16:18qui aura certainement un plafond,
16:19mais qui aujourd'hui est en train de se dérouler sous nos yeux,
16:22considère qu'il y a encore de la place
16:23pour beaucoup de performance
16:24et on reste investi.
16:25Et la pharma, vous disiez,
16:26la pharma, attention aussi ?
16:28Parce qu'on pensait que les grands groupes pharma,
16:30en ayant signé des deals avec l'administration Trump,
16:32avaient levé justement une forme d'hypothèque
16:35et que les cours boursiers étaient un peu soulagés
16:37de ce point de vue-là.
16:38Mais vous dites, attention,
16:39il peut se passer encore des choses du côté de la pharma.
16:41C'est-à-dire que si on prend exactement
16:42le même raisonnement
16:43et on regarde une autre industrie
16:45qui est dépendante de la commande publique
16:47et qui a sujet à une certaine forme de régulation,
16:49la pharma vient tout de suite à l'esprit.
16:51Et d'ailleurs, souvenez-vous,
16:52quand il y a eu des discussions bilatérales
16:55ou multilatérales, commerciales,
16:57l'année dernière, je pense en particulier au UK,
16:59les prix des médicaments en particulier
17:01ont été très explicitement évoqués.
17:05Donc là aussi, il y a un risque.
17:06Est-ce qu'il est court, moyen ou long terme ?
17:08Est-ce qu'il est matériel ou immatériel ?
17:10Ça reste à deviser.
17:13Benoît, sur les chiffres du jour
17:15autour de l'emploi américain,
17:18on attendait donc un rapport un peu plus propre
17:20que les précédents, moins bruté.
17:22Est-ce qu'on l'a ?
17:24Et qu'est-ce que ce rapport apporte à l'histoire
17:27et notamment à l'équation de la réserve fédérale américaine ?
17:30On s'aperçoit qu'il ne se passe plus grand-chose
17:33sur le marché ultra-américain en réalité.
17:35C'est-à-dire que ce n'est pas une dégradation
17:37encore plus franche,
17:39puisque finalement, même le taux de chômage
17:40s'est légèrement baissé.
17:43Mais c'est qu'effectivement,
17:44en termes de création d'emplois,
17:46il ne se passe plus rien.
17:46On n'embauche plus.
17:47On ne sort plus beaucoup de monde.
17:49Donc on a un marché qui est un peu bloqué.
17:52Sur l'emploi privé,
17:53quand on regarde en moyenne trois mois,
17:55on est passé en dessous des 30 000 créations d'emplois.
17:58C'est très inférieur à ce qui est normalement nécessaire
18:01pour maintenir le taux de chômage à peu près stable.
18:03Donc si on continue de rester dans cette situation,
18:06et quand on regarde la plupart des indicateurs avancés,
18:09etc., ça laisse entendre que ça devrait encore rester comme ça
18:12pendant quelques temps,
18:14normalement, on devrait voir le taux de chômage remonter.
18:17Ce qui n'est pas le cas quand on regarde ces tout derniers chiffres.
18:20Donc la situation est quand même assez difficile.
18:22Mais dans son ensemble,
18:23quand on regarde le marché du travail américain,
18:25l'ensemble des données montrent qu'on est toujours
18:27dans une situation assez dégradée.
18:28Donc c'est pourquoi nous, on continue de croire
18:30que justement, on aura bien les baisses de taux
18:32qui vont se poursuivre de la part de la Réserve fédérale américaine.
18:36Néanmoins, on voit que dans les attentes du marché,
18:38ça a un peu bougé.
18:39En tout cas, les marchés sur le premier trimestre
18:40attendent plus grand-chose de ce point de vue-là.
18:42Et c'est un peu là où il y a une nouveauté.
18:45En réalité, nous, dans le scénario pour 2026,
18:47la principale problématique sur ce scénario
18:49de baisse de taux de la Fed,
18:50qui est un des piliers de la bonne santé
18:52des actifs risqués tout au long de 2025
18:54et même auparavant,
18:56c'est que c'était essentiellement
18:58le biais, le mandat inflation,
19:00c'est-à-dire une inflation un peu trop persistante.
19:02Alors même si les chiffres sont discutables,
19:04on a vu une petite amélioration,
19:05on va voir ce qui va venir.
19:06Mais là, ce qui est un fait nouveau,
19:07c'est que finalement,
19:07si on n'a pas un taux de chômage
19:08qui remonte un peu plus significativement,
19:10on a une raison supplémentaire pour la Fed
19:12de ne pas baisser ses taux d'intérêt.
19:13Et donc ça, ça change un peu le discours.
19:15Et c'est là où, encore une fois,
19:16ça renforce cette idée,
19:18nous, en termes d'allocations,
19:20d'essayer de faire autre chose que les États-Unis,
19:22qu'on fait déjà depuis le S2 l'année dernière,
19:25d'appuyer sur la diversification
19:26en dehors des États-Unis
19:27et aussi de la tech,
19:29qui est le gros morceau
19:30de la cote américaine.
19:32C'est que tout simplement,
19:34ce pilier, il est problématique.
19:38On ne va peut-être pas avoir
19:39ces baisses de taux aussi facilement.
19:41Ça va être un peu plus compliqué que ça.
19:42On continue d'y croire.
19:43La dégradation est probablement suffisante,
19:45mais ça va peut-être prendre
19:46un peu plus de temps.
19:47L'action de Trump, justement,
19:48ces interventions répétées dans l'économie,
19:50plutôt tendance à renforcer cette dimension,
19:52cette persistance éventuelle de l'inflation.
19:54Donc ça, ça nous pousse justement
19:55à essayer de faire autre chose,
19:56à regarder ce qui se passe ailleurs.
19:58Et c'est pour ça qu'on continue
19:59cet effort de diversification entrepris
20:01l'année dernière.
20:02Et justement, l'Europe en est pour nous
20:03principale bénéficiaire en termes d'investissement.
20:05Je voyais même,
20:06même sur le marché américain,
20:07à une manière un peu contre-intuitive,
20:09c'est vrai que les Max 7
20:11sous-performent le S&P 500.
20:13Je crois qu'il y a deux Max 7
20:14qui doivent faire un peu mieux.
20:16C'est Alphabet et Nvidia, je crois.
20:19Et quand vous prenez le S&P 493,
20:21il fait mieux que les Max 7 l'an dernier.
20:23à la faveur des derniers mouvements de l'année.
20:26Mais ça montre quand même
20:28que cette partie du marché,
20:30cette partie immergée de l'iceberg,
20:32elle est là aussi quand même.
20:34C'est ça, ça nous conforme dans cette idée
20:36d'appuyer sur la diversification.
20:38Encore une fois,
20:40c'est particulièrement important.
20:42En plus, en 2026, il nous semble,
20:43parce qu'en plus, ce secteur
20:45qui est absolument, à notre sens,
20:47déterminant, non pas uniquement
20:49pour l'histoire des marchés,
20:50mais qui est déterminant
20:51pour la trajectoire de l'économie américaine,
20:52très clairement,
20:54à travers les investissements
20:55qui sont réalisés.
20:58Au-delà de ce secteur de la tech
21:00et des doutes, des craintes de bulles,
21:02il y a fondamentalement un questionnement.
21:03Il y a un questionnement sur la rentabilité
21:05qu'il va falloir dégager
21:06par rapport à ces capex
21:07qui apparaissent de plus en plus surdimensionnés.
21:09Il y a cette dimension,
21:10ce questionnement lié au recours à la dette
21:12de façon un peu plus importante.
21:14qu'on combine à la fois des logiques de marché
21:17un peu techniques,
21:18ces craintes de bulles, etc.,
21:20avec en plus un vrai rationnel
21:22à se poser la question
21:23de challenger la thèse d'investissement
21:24du secteur de la tech.
21:25Donc, tout ça appelle à appuyer
21:26encore cet effort de diversification
21:27en dehors des US.
21:28Face à 500 milliards de dépenses
21:30d'investissement par an,
21:31est-ce qu'on va générer
21:32500 milliards de revenus
21:33sur les prochaines années
21:35de ce point de vue-là ?
21:36Vous partagez cette prudence aujourd'hui
21:38vis-à-vis de la...
21:40Quand je dis la tech américaine,
21:41c'est très vaste,
21:42mais la tech concentrée
21:43autour de l'intelligence artificielle,
21:45notamment, Arnaud,
21:47et c'est quoi une stratégie
21:49de diversification pour vous
21:51et vos clients chez Premier Part ?
21:52Sur le premier point,
21:54oui, on partage,
21:55mais c'est juste une question
21:55de pondération des boîtes,
21:58des big tech américaines.
22:00Quand on regarde...
22:00Ça se gère techniquement
22:01avec un jeu de pondération
22:02dans les propres secteurs.
22:03Le narratif de marché
22:03a totalement changé.
22:04C'est qu'au jour...
22:05En tout cas, quand on regarde,
22:06et c'est ça depuis trois mois,
22:07et le début d'année
22:08commence comme ça.
22:09C'est Alphabet contre Microsoft.
22:11Quand vous avez NVIDIA,
22:12bon, AMD, c'est moins le cas,
22:13perd 10 depuis un mois,
22:15mais voilà, les gagnants,
22:17c'est le mouvement
22:18avec un modèle intégré
22:19et des TPU autour d'Alphabet,
22:21avec une base client
22:22qui est installée.
22:23Moi, j'aime bien ce...
22:24Oui, ils savent monétiser
22:26des nouveaux logiciels
22:27et des nouveaux outils.
22:28Les gains de part de marché
22:29pour Gemini 3,
22:30vous prenez pratiquement
22:3120% de part de marché
22:32et ChatGPD, elle en perd 20.
22:34T'as Microsoft
22:35qui a un niveau de valorisation
22:36qui est quand même
22:36hyper important.
22:38La croissance,
22:38elle se fait sur le cloud.
22:40Forcément,
22:40si tu perds une base,
22:41pardon,
22:42une part de marché
22:42sur la partie
22:43Chatbot,
22:44ChatGPT,
22:46ça va être problématique
22:47pour le cloud.
22:48Donc, Alphabet,
22:49aujourd'hui,
22:49c'est logique.
22:50Le TPU.
22:51On dit aussi qu'NVIDIA,
22:53qu'on aime beaucoup
22:54en termes de valeur,
22:55mais il y a l'arrivée
22:55quand même d'AID,
22:56de TPU
22:57à travers cela,
22:59une technologie
23:00moins importante.
23:01Ce que disait Benoît,
23:02aujourd'hui,
23:02on est quand même
23:03des unes astrées technologiques
23:04en intensité capitalistique
23:06très, très importante.
23:07Il faut quand même
23:07les faire tourner,
23:08tous ces serveurs,
23:08les remplacer.
23:09Donc, avoir du TPU,
23:11ce n'est pas des mieux de sens.
23:11Quand vous voyez
23:12le partenariat
23:13qui est fait
23:13entre Alphabet
23:14et Apple,
23:16c'est quand même
23:17assez génial.
23:18En tout cas,
23:19pour Alphabet,
23:19pour Apple,
23:21c'est peut-être
23:22une forme de tes aveux.
23:24On peut avoir
23:24loupé Alphabet
23:25dans le mouvement de marché
23:25parce que ce n'est pas
23:26forcément évident
23:27avant le mois d'août
23:27d'aller sur Alphabet.
23:29Mais là,
23:29la construction,
23:30elle est assez plaisante.
23:31Donc,
23:32bien sûr qu'il y a un risque.
23:33On va voir
23:33quand il y a la première
23:34et la deuxième capitalisation mondiale
23:35qui sont en train
23:36de perdre un narratif
23:37de marché.
23:38Mais voilà,
23:39ça va jouer,
23:39il va y avoir une fragmentation,
23:41je pense,
23:41un peu plus importante.
23:41C'est intéressant,
23:42vous dites au sein
23:42des Maxime,
23:43quand quelques usines
23:44s'affaiblissent,
23:45d'autres sont encore capables
23:46de prendre la relève
23:46et pas des moindres.
23:48Ça va être Google,
23:49c'est peut-être une des plus
23:50belles boîtes de la planète.
23:51C'est un changement
23:51de business model
23:52qui est en train
23:52de se mettre en place
23:53et un niveau de risque
23:54qui est en train d'augmenter.
23:56Donc,
23:56en termes de lecture,
23:57pour nous,
23:58en tout cas,
23:58gérants et sélectionneurs
23:59et stock pickers,
24:01c'est assez sympa
24:02à regarder,
24:03à étudier,
24:04à essayer de comprendre.
24:05Donc,
24:05ce que je dis,
24:05c'est que les valorisations,
24:06je l'avais dit précédemment
24:07sur Broadcom
24:08et des Palandir,
24:09ça nous embête.
24:10Voilà,
24:11ce n'est pas forcément
24:11justifié à ce stade,
24:12mais quand on regarde
24:13les 7 magnifiques,
24:14on se paye à 24 fois
24:16les bénéfices,
24:16Nasdaq à 28,
24:17on a 20% de BPA.
24:19Voilà,
24:19la grande question,
24:20il faut que ça se réalise,
24:21c'est comme sur toutes les tendances,
24:22c'est comme en Europe,
24:23là,
24:23on attend 12% de BPA,
24:24on est content de les avoir,
24:25il faut que ça se réalise,
24:26il faut que la conso discrétionnaire tienne.
24:27Oui,
24:28alors là,
24:28ça m'intéresse
24:28parce qu'on attend 12%,
24:30je sais qu'on attend toujours
24:36à 0% sur la croissance bénéficiaire.
24:39C'est exactement ça.
24:40Quelles sont les raisons
24:41de croire que cette fois,
24:42on aura une croissance positive
24:43des bénéfices en 2026 ?
24:45Déjà,
24:45on va déjà
24:46beaucoup d'investisseurs
24:47échaudent autour de la table
24:48sur la devise,
24:49donc déjà,
24:49même les clients,
24:50ils ont moins envie
24:51d'aller sur la partie américaine,
24:52même qu'ils faisaient apporter.
24:53Donc du coup,
24:54on se concentre,
24:54donc les flux
24:55peuvent déjà soutenir
24:56la partie européenne.
24:58La baisse des taux directeurs
24:59qui devrait potentiellement
25:00quand même,
25:01ils sont en avance,
25:01ils ont bien fait le boulot,
25:02c'est appréciable
25:03en fonction des discours,
25:04mais la Banque centrale
25:05a fait le job.
25:06Donc aujourd'hui,
25:07vous avez une économie
25:07qui tient bien,
25:08vous avez de la relance budgétaire,
25:09youpla ou,
25:10comme on n'a pas eu
25:10depuis pratiquement 50 ans
25:11en zone euro.
25:13On n'a qu'un secteur
25:15qui a marché l'an dernier
25:15en Europe,
25:16c'est les banques
25:17qui participent
25:17à hauteur de 60%
25:18en termes de pondère.
25:19L'industrie,
25:20la défense un peu quand même.
25:22Les gros poids d'indice
25:23ont bien marché,
25:24donc si on descend un petit peu
25:25et qu'on va regarder,
25:26je reviens sur ma consommation
25:27discrétionnaire
25:28qui peut être intéressante
25:29cette année.
25:29Autrement dit,
25:30le luxe.
25:34mais c'est quand même
25:35un secteur qui perd
25:36pratiquement 30%
25:36sur les 1 ans existants,
25:38qui a des volumes négatifs,
25:39des prix négatifs,
25:40une tendance qui est en train
25:41de s'inverser sur LVMH,
25:43qui s'inverse également
25:44sur Richemont,
25:45en tout cas sur la partie prix,
25:46sur la partie volume
25:47et on va voir
25:48comment ça se passe.
25:49Donc là,
25:49il y a une vraie fenêtre
25:49d'opportunité sur le luxe.
25:50Vous dites,
25:51je ne vous en prends pas du rêve,
25:52moi je suis quand même
25:52de la génération
25:53qui a connu le luxe
25:55au firmament
25:55et le luxe
25:56comme contributeur
25:58et darling
25:59de tous les gérants
26:00d'actifs de la place.
26:01On ne reconnaîtra pas ça
26:02et aujourd'hui,
26:03on a des points d'air
26:03qui sont beaucoup moins...
26:04D'accord,
26:04ce monde-là est quand même terminé.
26:05Dans l'Eurostock 50,
26:07le LVMH,
26:07ça doit faire 4,5 ou 5,
26:09je dis peut-être une bêtise
26:10mais je ne suis pas très loin,
26:11quand vous avez un ASML
26:12qui est à 11%.
26:12Donc aujourd'hui,
26:14de revenir à des constructifs,
26:15il n'y a rien de challenge
26:16aujourd'hui
26:16et le risque à prendre
26:17d'aller sur l'industrie
26:18du luxe à ce stade,
26:20même si aujourd'hui,
26:20on dit que les statistiques
26:21en Chine ne sont pas forcément
26:23bonnes,
26:23que le consommateur
26:24n'a plus envie
26:24d'aller acheter un sac
26:25à 10 000 euros d'Hermès.
26:26Aujourd'hui,
26:27vous achetez des boîtes
26:27à 20 fois,
26:28vous avez des BPA attendus
26:29entre 30 et 40% cette année.
26:32Donc sur ces valeurs de qualité,
26:33le marché est allé trop loin,
26:34ce que vous dites.
26:35Le marché a été excessif.
26:36En tout cas,
26:36il y a des valeurs,
26:37des valorisations
26:38qui nous semblent aujourd'hui
26:39importantes
26:40et qu'on n'avait pas connues
26:41depuis une décennie
26:41à intégrer depuis 2015
26:42dans les portefeuilles
26:43aujourd'hui pour nos clients.
26:44Donc des titres comme LVMH,
26:46on aime beaucoup.
26:46On attend combien de croissance
26:48sur le luxe alors
26:48des BPA en 20 ?
26:49On est à 60%
26:54jeu d'effets de base
26:55et reprise d'activité.
26:59Donc ça,
26:59c'est quand même
26:59des éléments qui sont bien.
27:01Ça montre quand même
27:02où est placée la barre.
27:03Le petit risque
27:03que je vais mettre sur le luxe,
27:04il ne faut pas qu'on ait
27:05une poursuite
27:05de réévaluation de l'euro.
27:08Ça, c'est vraiment
27:08la patte un peu négative.
27:10Mais c'est pareil
27:11pour l'armement,
27:12c'est pareil pour l'industrie
27:13de la technologie.
27:14Ça a été un vent contraire.
27:16Et pour l'industrie,
27:17donc ça,
27:17c'est plein d'importants.
27:18Oui, on aime beaucoup le luxe,
27:19je te promets par cette année.
27:20Mais très bien,
27:21pour 2026,
27:22le retour du luxe,
27:24qu'est-ce qui permet
27:25de croire qu'on aura
27:26des croissances bénéficiaires
27:27en Europe
27:27qui permettront
27:28de soutenir la tendance,
27:30peut-être aussi
27:30d'élargir le rallye
27:31des actions européennes ?
27:33Raphaël,
27:34est-ce que vous êtes
27:34dans le camp
27:34de ceux qui ont envie
27:36d'y croire ?
27:36Oui, on a envie
27:38d'y croire
27:39et Arnaud a bien résumé
27:40effectivement
27:41une politique monétaire
27:43qui est devenue neutre,
27:44qui ne devrait plus peser
27:45sur la croissance,
27:46l'activité.
27:47On voit un stimulus
27:48historique
27:49qui n'a pas encore
27:50vraiment commencé
27:51à faire effet
27:52sur la zone euro.
27:53C'est probablement
27:54une histoire pour 2026
27:55et ça doit pouvoir ruisseler.
27:57Une croissance
27:58qui va être certes
27:59trop molle
28:00comme d'habitude,
28:00mais résolument positive,
28:02peut-être même
28:02en réaccélération.
28:04Il y a quand même
28:04toute une liste
28:05de facteurs
28:07qui rendent globalement optimistes.
28:09Tout ça donc
28:09face à des valos
28:10qui sont très décotés.
28:11Alors elles le sont moins
28:12qu'elles ne l'ont été
28:13quand même,
28:14ces valos décotés,
28:15mais c'est sûr
28:15qu'on ne surpaye pas
28:16comme on peut surpayer
28:17par ailleurs.
28:18Donc ça fait sens
28:20toujours dans cette thématique
28:22de rotation
28:23et d'ailleurs c'est intéressant
28:24quand on regarde le marché
28:24depuis le début de l'année,
28:25il est en train
28:26de renifler quelque chose
28:27le marché.
28:28On a vu une rotation
28:29s'opérer,
28:30c'est vrai aux Etats-Unis,
28:31c'est vrai en Europe,
28:32c'est très vrai aux Etats-Unis.
28:33On sent que cette thématique
28:35du cycle
28:35plaît énormément.
28:37Alors aux Etats-Unis,
28:37on le voit bien,
28:39on parle,
28:39on attend d'un moment
28:40à l'autre
28:41à ce que les droits de douane
28:42peut-être puissent,
28:43peut-être pas annuler,
28:44mais au moins réduit
28:45dans une seconde mouture.
28:47Ça, ça intéresse beaucoup.
28:49On voit l'hyperactivité
28:51du président Trump
28:52pour stimuler l'économie,
28:54stimuler le consommateur.
28:55Tout ça, ça intéresse.
28:56Les prix des matières premières
28:58qui ont une tendance baissière
29:00et sur lesquels on appuie.
29:02Sur l'énergie, ouais, ouais.
29:04Sur lesquels on appuie,
29:05tout ça, ça intéresse.
29:06En Europe,
29:07cette idée que ça y est,
29:08le stimulus va être dépensé,
29:10qu'il y a des capacités fiscales
29:11à mettre en face.
29:12Bref, le cycle est à la mode.
29:13Le marché le renifle
29:15et ça se voit dans les performances
29:17sur le début d'année.
29:18Donc, est-ce qu'il peut y avoir
29:19une continuité de cette rotation
29:21vers plus de cycles ?
29:22En tout cas, ça mérite
29:23d'être adressé.
29:24Ça peut ne pas être juste
29:25un effet de début d'année.
29:28Potentiellement,
29:28il pourrait y avoir
29:29effectivement un suivi là-dessus
29:31et ça serait surtout très sain.
29:32On ne peut pas refaire une année
29:33avec un leadership
29:34si concentré
29:35autour de l'IA aux Etats-Unis
29:37et des banques en Europe.
29:39et globalement,
29:41il va nous falloir
29:41de nouveaux relais
29:43de performance
29:43et peut-être qu'effectivement,
29:45on en prend le chemin.
29:46Est-ce que dans le cadre
29:48de ce qu'on décrit pour l'Europe,
29:49est-ce que la BCE
29:50est réellement
29:51in a good place,
29:52Benoît ?
29:53Et pour combien de temps ?
29:54Pour le moment,
29:55elle l'est.
29:56Je sais qu'on a tendance
29:57à être souvent très critique
29:58avec ce que fait...
29:59On l'était hier sur le plateau.
30:01Les intervenants d'hier
30:03l'étaient particulièrement.
30:04Oui, on a souvent tendance
30:05à faire de la BCE.
30:07Pour le coup,
30:08je trouve que le travail
30:08qui a été fait par la BCE...
30:10On parlait d'une forme
30:11d'erreur collective
30:12au sein de la Banque Centrale Européenne
30:13quand même.
30:14Face...
30:14Alors, peut-être pas en absolu,
30:16mais face à ce qui se passe
30:17ailleurs dans le monde.
30:21Le déversement
30:22d'exportations chinoises
30:24sur le territoire européen.
30:27Le gap de croissance
30:28qui s'est créé
30:29et de la croissance,
30:30vraiment,
30:30la demande finale privée
30:32qui s'est créée
30:32entre l'Europe
30:33et les Etats-Unis.
30:34Pas depuis 20 ans encore.
30:35Depuis les 5 dernières années
30:36à nouveau.
30:37Enfin, tout ça, quoi.
30:39Il ne faut pas oublier
30:39que le mandat de la BCE,
30:40c'est uniquement l'inflation.
30:41On lui demande beaucoup de choses,
30:42mais son travail,
30:43ce n'est pas la croissance.
30:44C'est le job.
30:46La Chine,
30:46c'est très déflationniste.
30:48La BCE,
30:49en mon sens,
30:49a plutôt fait un bon travail
30:50dans la mesure
30:51où elle a fait
30:52un vrai exercice
30:52de resserrement monétaire.
30:53C'est-à-dire que déjà,
30:54on a réussi
30:54à regagner la maîtrise
30:56de l'inflation,
30:57ce qui n'est pas évident
30:57aux Etats-Unis,
30:58par exemple,
30:59en mettant des taux
31:00supérieurs en réel
31:01au niveau de la croissance,
31:02qui est en fait
31:03la vraie recette
31:03qu'on n'a pas eue
31:04aux Etats-Unis
31:04pour regagner la maîtrise
31:05de l'inflation.
31:06Elle a réussi à le faire,
31:07bien évidemment,
31:08au prix d'un freinage économique
31:09qu'on ne voit pas aux Etats-Unis,
31:10mais qui justement
31:10pose problème
31:11pour cette éventuelle
31:12persistance de l'inflation,
31:14mais sans pour autant
31:15faire exploser le chômage.
31:16Donc, on a eu,
31:17j'ai envie de dire,
31:18un atterrissage en douceur
31:19quasiment parfaitement exécuté
31:20du côté de la zone euro.
31:22Et au final,
31:23aujourd'hui,
31:23c'est vrai qu'on aimerait tous,
31:26et là,
31:26je partage probablement
31:27certaines critiques,
31:27qu'elles se montrent
31:28un peu plus proactives.
31:30Effectivement,
31:31quand on voit
31:31la dynamique
31:32des exportations chinoises
31:33vers les Etats-Unis
31:35qui baissent très significativement
31:37et qui augmentent
31:37de l'autre côté en Europe,
31:39on peut s'attendre
31:40à importer justement
31:41des pressions
31:41un peu déflationnistes.
31:43Quoi qu'il en soit,
31:43pour l'instant,
31:43on est pile à l'objectif
31:44d'inflation,
31:45le job est rempli.
31:47Donc, effectivement,
31:47là, on va entrer
31:48dans une phase
31:48où jusqu'à présent,
31:51c'est vrai que c'était problématique
31:52d'avoir ces commentaires
31:53venus d'Allemagne,
31:54notamment,
31:55où on pouvait se dire
31:55attention,
31:56les salaires vont peut-être
31:56augmenter un peu plus,
31:58il faut se montrer légèrement.
31:59Le discours de Christine Lagarde
32:00a bien rappelé
32:01que, pour l'instant,
32:02il n'y avait pas besoin
32:02de bouger,
32:03ni dans un sens,
32:04ni dans l'autre.
32:05Je pense que le mouvement
32:06à venir,
32:07éventuellement,
32:08ça serait plutôt
32:08d'essayer de soutenir
32:09justement le cycle
32:10parce qu'on a
32:12cette problématique
32:12d'importation de déflation
32:14en provenance de Chine
32:15et puis en plus,
32:15parce que tout simplement
32:16en termes d'activité,
32:17alors c'est bien en zone euro,
32:19c'est super au potentiel,
32:20c'est pour ça que
32:20c'est jamais ébouriffant.
32:21Non, oui,
32:22c'est à la hauteur
32:23de ce qu'on peut
32:23produire et délivrer.
32:25C'est ce que j'allais dire,
32:26au final,
32:27on va avoir encore cette année,
32:28enfin en 2026
32:29et en 2025,
32:30ces deux années supérieures
32:31au niveau de la croissance
32:32potentielle en zone euro,
32:33alors qu'aux Etats-Unis,
32:33on va basculer en dessous
32:34du niveau de la croissance
32:35potentielle
32:35dans le scénario consensuel
32:37et dans le scénario
32:38de nos économistes,
32:39donc c'est pas si mal.
32:41Sauf que là,
32:41on a vu dans les indicateurs
32:42d'activité,
32:43il y a un coup de mou
32:44justement dans cette reprise,
32:45ça a un peu opéré
32:46comme une douche froide
32:47dans les derniers indicateurs
32:52proactifs,
32:53dans l'espèce d'accompagnement
32:54justement de cette dynamique
32:55cyclique.
32:56Mais aujourd'hui,
32:58on est pile à l'objectif
32:59d'inflation,
32:59on a maîtrisé l'inflation,
33:00on a fait un atterrissage
33:01en douceur.
33:02Je trouve qu'il n'y a pas
33:03tant que ça de raison
33:04de critiquer la BCE
33:06compte tenu de son mandat,
33:07bien évidemment,
33:08qui est différent
33:08de celui de la Fed
33:09où l'emploi
33:10et l'autre composante
33:11a égale importance
33:13de l'inflation.
33:15Cette idée
33:16d'une reprise cyclique,
33:18d'une réaccélération
33:19peut-être de l'Europe,
33:20est-ce que ça permet aussi
33:21de descendre en taille
33:22de capitalisation
33:23dans la construction
33:24des portefeuilles, Arnaud ?
33:26Les petites et moyennes
33:27de capitalisation,
33:28bien sûr,
33:28on repart toujours
33:29de valorisation,
33:30elles sont un peu plus
33:31protégées, on va dire,
33:32de tout le contexte
33:32de droit de douane,
33:33ça on l'a bien à tête.
33:35On va leur prendre ?
33:35Oui, bien sûr,
33:36il faut aller regarder,
33:37c'est une souche
33:38de diversification à l'intérieur,
33:39mais il y a beaucoup
33:40à faire,
33:41on va dire,
33:41dans toute la partie
33:42mid européenne,
33:44que ce soit en France,
33:44que ce soit en Allemagne,
33:45clairement,
33:46aller chercher,
33:47déjà là,
33:47avant d'aller chercher
33:47les small caps,
33:48parce qu'il y a un beau rattrapage
33:49à aller rattraper
33:50en relatif,
33:51en intrasectoriel,
33:52on le voit,
33:53je te donne un exemple
33:54qui n'est pas forcément
33:54sur la question,
33:56mais BNP qui était,
33:57on va dire, délaissée,
33:58c'est celle qui performe
33:59le mieux,
33:59on voit les banques
33:59italiennes, espagnoles
34:00qui marquent le pas,
34:02les banques françaises
34:03qui peuvent peut-être
34:03potentiellement rattraper,
34:05mais sur une histoire
34:05un peu plus de valorisation,
34:07notamment le relatif
34:08par rapport à l'Amérique,
34:09mais aussi en zone euro,
34:10et c'est ça qu'on aime bien,
34:11notamment sur un titre
34:12comme BNP,
34:13voilà,
34:14où on est également
34:14très positif chez Président.
34:15Tu as vu la banque
34:16la moins chère d'Europe ?
34:17C'est la banque.
34:17Même Stockgen est plus chère
34:18que BNP aujourd'hui ?
34:19On est à 0,5,
34:20et on est à 0,5.
34:21Quel parcours
34:22pour Société Gélin !
34:23Un mot aussi,
34:26il nous reste une ou deux minutes,
34:28Arnaud,
34:28si quand même,
34:29Rio Tinto Glencore,
34:31alors je ne sais pas
34:31si vous aimez
34:32particulièrement
34:32le secteur minier,
34:33les métaux ont plutôt
34:34tendance à flamber,
34:36et ce n'est pas nouveau,
34:37ça fait déjà un moment
34:38que ça dure,
34:38on a l'impression
34:39que c'est quand même
34:39un cycle ou un super cycle
34:41assez favorable
34:42pour les métaux en général,
34:44qu'ils soient précieux
34:44ou industriels.
34:46C'est logique
34:46de voir un nouvel essai
34:48de rapprochement
34:49entre deux géants
34:49du secteur là aujourd'hui ?
34:50Clairement.
34:51Aujourd'hui,
34:51vous allez avoir,
34:52comme vous l'avez dit,
34:53un géant à 200 milliards,
34:54augmentation des marches,
34:55un retour pour les actionnaires
34:56qui va être bien.
34:57Vous avez le prix du cuivre
34:58qui est au pio,
34:59un protectionnisme européen
35:00assez important.
35:01Nous, on aime beaucoup le UK
35:02avec le mélange mix
35:03banque et les matières premières.
35:05Donc ça aussi,
35:05c'est un élément.
35:06Donc oui,
35:06aujourd'hui,
35:07on a un animal,
35:09on va dire,
35:09à la dimension
35:10de la thématique
35:11et de la problématique
35:12qu'on a aujourd'hui
35:13sur l'ensemble des métaux.
35:15Donc ça,
35:15c'est quand même aujourd'hui
35:16d'avoir une boîte
35:17à 200 milliards
35:18dans cette industrie-là
35:19en Europe,
35:20on va dire en Europe.
35:21C'est jamais des small caps
35:22dans l'univers des milles.
35:24On aime bien
35:25tout ce qui est matériaux
35:26de base
35:27et notamment aussi
35:28sur l'acier.
35:29Un titre comme ArcelorMittal,
35:30ça mérite aussi encore
35:31à être regardé
35:31sur ses niveaux de valorisation,
35:33clairement.
35:34Et c'est toujours comme ça
35:35que ça se passe
35:35sur les parties de fin de cycle aussi.
35:37Boursières,
35:37où on a un emballement
35:39sur tous les métaux précieux,
35:40tous les métaux industriels,
35:42il faut en profiter
35:42et c'est toujours
35:43le petit spike
35:44à prendre sur les marchés.
35:45Oui,
35:46effectivement,
35:47cet univers des ressources de base,
35:49ça vous intéresse aussi,
35:50Raphaël ?
35:51Et puis,
35:52alors,
35:53sur Rio Tinto Glencore,
35:54je ne sais pas spécifiquement,
35:55ou le thème M&A,
35:57l'année M&A,
35:58c'est finalement
35:59plutôt bien déroulé,
36:01malgré le choc
36:03de Liberation Deck
36:03qui a pu geler
36:04quand même
36:04un grand nombre de décisions.
36:05On a vu ensuite,
36:06au niveau mondial,
36:07j'entends,
36:08un certain nombre d'opérations
36:09à reprendre
36:09et pas des moindres,
36:10des grosses opérations également.
36:12Est-ce que là aussi,
36:13c'est une thématique
36:13qui va accompagner encore
36:14les marchés en 2026 ?
36:17Alors,
36:17ça va être une vraie inconnue,
36:19en tout cas,
36:19une thématique importante,
36:20le M&A,
36:21les IPOs,
36:23les marchés de capitaux,
36:24leur fonctionnement,
36:25leur dynamisme.
36:26C'est vrai que ça a été globalement
36:28une bonne année en 2025,
36:29surtout aux États-Unis.
36:32Les IPOs,
36:32c'était plutôt en Asie.
36:34Les IPOs,
36:35et l'Europe,
36:36au milieu de tout ça,
36:37moins d'activité M&A,
36:38moins d'introduction en bourse.
36:39C'est vrai que c'est un facteur
36:40de marché à prendre en compte
36:41pour l'investisseur.
36:42Du M&A,
36:43des IPOs,
36:43ça permet de fluidifier le marché.
36:45C'est un relais de performance.
36:48Et c'est vrai que les grands optimistes
36:50dont nous faisons partie,
36:52peut-être,
36:52constatent que,
36:54oui,
36:54les conditions sont plutôt réunies
36:56pour de la consolidation,
36:57avec des considérations
36:59de réglementation
37:00des deux côtés de l'Atlantique
37:02qui semblent un petit peu s'ouvrir.
37:03Évidemment,
37:04l'administration Trump
37:05a l'air beaucoup plus ouverte
37:06aux méga-deals
37:07que ne l'était
37:08l'administration précédente.
37:10En Europe,
37:10on semble quand même
37:11être dans une phase
37:13où on souhaite construire
37:14des champions européens.
37:15Même dans les banques
37:16où on avait
37:18beaucoup de réticences
37:20à permettre
37:21de ne serait-ce que discuter
37:23sur des fusions
37:24et des acquisitions
37:26transfrontalières,
37:27le sujet n'est plus
37:28complètement tabou.
37:29En tout cas,
37:30il commence à faire
37:30de plus en plus consensus.
37:32Le chemin reste long.
37:34Donc, effectivement,
37:34ça pourrait être
37:35un relais de performance
37:36pour ce marché
37:36avec des taux
37:38qui sont maintenant
37:38revenus à des niveaux
37:39plus raisonnables.
37:40Bref,
37:40quantité de raisons
37:41qui permettent de penser
37:42que oui,
37:43il y a un chemin
37:44pour plus de consolidation.
37:45Merci beaucoup,
37:46messieurs.
37:46On s'arrêtera là
37:46pour ce soir.
37:47Merci pour vos éclairages
37:48sur cette situation de marché
37:49et les enjeux de 2026.
37:52Raphaël Thuin,
37:52Tiqueo Capital,
37:54Benoît Pelloual,
37:54Natixis Wealth Management
37:56et Arnaud Morel.
37:57Promets par Asset Management
37:58étaient les invités
37:59de Planète Marché.
38:01ce soir dans SmartVance
38:02sur Bsmart.
38:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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