Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois
Lundi 5 janvier 2026, retrouvez Alain Pitous (Senior Advisor, AI for Alpha), Gilles Etcheberrigaray (Cofondateur, président et directeur des investissements, Elkano Asset management) et Olivier Raingeard (Directeur des investissements, Neuflize OBC) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:003 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Olivier Ringer est à nos côtés, le directeur des investissements de Neuflis, OBC.
00:17Bonsoir Olivier.
00:18Bonsoir.
00:18Alain Pitous nous accompagne, Senior Advisor ESG.
00:21Bonsoir Alain.
00:22Bonsoir.
00:22Et Gilles Etché-Berigaraï est également à nos côtés, le président et directeur des investissements d'Elcano Asset Management.
00:27Bonsoir Gilles.
00:27Bonsoir.
00:28Bienvenue messieurs, merci d'être avec nous pour cette émission de rentrée, de reprise et une actualité géopolitique déjà intense.
00:35Gilles, je me tourne vers vous.
00:37Qu'est-ce qu'on peut dire ?
00:38Alors c'est un sujet assez récurrent, marché et géopolitique.
00:42On parle bien sûr là notamment du cas vénézuélien avec cette démonstration de force, cette opération spéciale américaine au cours du week-end.
00:52Qu'est-ce qu'on peut dire de cette relation entre marché et géopolitique ?
00:55Et qu'est-ce qu'il faut retenir ou comprendre de la stratégie américaine concernant le Venezuela spécifiquement aujourd'hui ?
01:02Traditionnellement, la variable géopolitique c'est le prix du pétrole.
01:05Je veux dire, c'est quasiment la seule variable, on l'a vu dans le Golfe.
01:10Et on voit quand même qu'au cours des dernières années, elle est de moins en moins sensible.
01:14Et on le voit encore aujourd'hui.
01:16Parce qu'il ne faut pas se le rire.
01:18Je veux dire, la consommation mondiale de pétrole est en train de s'ajuster.
01:21Et on parlait de pic pétrole il y a dix ans, qui était le pic de production.
01:24Et là, on arrive à un pic de consommation.
01:26C'est le pic de la demande.
01:27Le pic de la demande, la consommation.
01:28Et on est probablement beaucoup plus près qu'on le croit de ce pic.
01:32Et en fait, un des acteurs majeurs était la Chine.
01:35Puisque la transformation des mobilités électriques en Chine a enlevé entre 1 million, 2 millions de berlérés le jour en Asie.
01:41On voit à travers l'électrification massive globale dans un pays comme la Chine,
01:45la baisse de la demande de fossiles et de pétrole apparaît.
01:49Alors, ce n'est pas une baisse, mais c'est une absence de croissance.
01:51D'accord, une absence de croissance.
01:52Mais qui vient peser sur les prix du pétrole.
01:55Et qui, je prends, fait prendre...
01:56Alors, les citoyens n'ont pas fait par bonté d'âme.
01:58C'est uniquement par un contrat stratégique.
02:01Puisqu'ils ne veulent plus être dépendants du pétrole vénézuélien.
02:03C'est un des premiers importateurs de pétrole vénézuélien ou iranien.
02:07Parce que c'est aussi un événement géopolitique qui passe inaperçu.
02:09L'Iran est peut-être en train de changer.
02:13Ils ne veulent plus dépendre de ce pétrole.
02:14Et donc, ils électrifient massivement avec un choix charbon,
02:18qui est moins bon, et une énergie renouvelable
02:21pour être indépendant stratégiquement en cas de problème avec Taïwan.
02:24Qui reste, je dirais, aujourd'hui, les deux événements géostratégiques
02:27susceptibles d'impacter les marchés développés.
02:30Aujourd'hui, c'est l'Ukraine et la Russie, d'un côté, pour l'Europe.
02:34Et Taïwan, pour le monde.
02:35Parce qu'il ne faut pas oublier que Taïwan, c'est SMC.
02:37Et c'est le plus grand fabricant uniquement à Taïwan
02:41de chips et de microprocesseurs.
02:44Au-delà de situations géostratégiques spécifiques,
02:47comme vous dites, l'Ukraine et Taïwan,
02:48le monde des marchés s'est quand même désensibilisé
02:52de ces questions géopolitiques.
02:54Oui, c'est une désensibilisation des années.
02:55On s'est désensibilisés au pétrole.
02:57On est en train de se désensibiliser au pétrole.
02:58Donc, on se désensibilise à la géopolitique
03:01du Venezuela, mais surtout du Moyen-Orient.
03:05Je veux dire, voilà, on a quand même une guerre au Moyen-Orient.
03:07Enfin, en tout cas, des échanges de missiles,
03:09sans que le pétrole bouge.
03:10Elle est même baissée.
03:11Je veux dire, ça montre bien que...
03:14Et je pense que les Saoudiens ont pris conscience
03:16du fait qu'on allait vers le pic de demande.
03:19Et donc, il fallait qu'ils vident leurs réserves
03:20parce qu'avant que la demande disparaisse trop.
03:23Donc, maintenant, il y a une course à la vente de pétrole.
03:27Et donc, voilà, ça, c'est la géopolitique stratégique.
03:29Après, pour le Venezuela, c'est aussi une histoire de pétrole.
03:32Alors, c'est une vision un peu différente des Américains.
03:34La vision américaine de Donald Trump, c'est de dire
03:36que plus le prix du pétrole sera bas,
03:38plus l'essence sera basse.
03:39Et donc, ça veut dire que l'inflation sera perçue
03:40comme moins importante.
03:41Il y a des élections qui arrivent.
03:42Oui, qui arrivent en novembre.
03:43Et l'inflation va être un élément majeur
03:45parce que la grande déception des électeurs de Donald Trump
03:47par rapport à ce qui s'est passé en novembre,
03:49c'est sur le plan économique.
03:50Je veux dire, sur l'inflation et sur le manque d'intérêt,
03:52sur l'économie et sur l'inflation qu'il montre.
03:55La question de l'affordability.
03:57Voilà.
03:57C'est le sujet central, sans doute, politique,
04:00aujourd'hui, aux Etats-Unis.
04:01Je suis un peu l'arroseur arrosé
04:03puisque les Républicains ont montré
04:04le prix des oeufs du temps de Biden.
04:06Maintenant, on montre le prix du reste.
04:08Voilà.
04:08Et donc, c'est le sujet numéro un.
04:10Et pour Donald Trump, qui a une vision un peu simpliste
04:12et un peu daté d'économie,
04:14pour lui, baisser le prix du pétrole
04:15à travers la redirection des flux pétroliers vénézuéens.
04:18C'est rendu du pouvoir d'achat.
04:20Et donc, il essaie de mettre la main sur le Venezuela
04:22pour l'enlever à la Chine et aussi aux Russes
04:25parce qu'il faut voir que le Venezuela
04:27était un des alliés majeurs de la Russie
04:28et a participé au blanchiment.
04:31Bon, ça veut dire, à travers cette opération,
04:33il y a quand même l'idée de poursuivre
04:36différents objectifs avec des horizons de temps
04:39parfois différents.
04:40Mais en tout cas, il y a plusieurs intérêts
04:42pour l'administration américaine à mener cette opération
04:45ou à avoir mené cette opération.
04:46Il y a deux évidents.
04:47Un qui est évident à contrario.
04:49Ils n'ont aucun intérêt pour la démocratie en tant que telle
04:51puisqu'ils continuent de travailler avec les chavistes.
04:53Par contre, ils veulent deux choses.
04:54C'est la sécurité avec une doctrine d'Honro,
04:57donc remise à jour.
04:58Donc, Monroe version Donald Trump.
05:01Voilà, remise à jour en disant
05:02que tout ce qui appartient aux Américains
05:05et les autres ne doivent pas venir.
05:07Et dans ce cadre-là, Cuba devient la cible suivante.
05:11Déjà, c'est déjà été annoncé.
05:12Aussi, la Colombie, apparemment,
05:14c'est un des plus à Donald Trump et le Mexique,
05:16mais pour des raisons un peu différentes.
05:19Donc, c'est la doctrine géostratégique.
05:21Et donc, vision de le pétrole vénézuéenien aux Américains
05:24pour avoir un pétrole moins cher
05:25et donc une inflation plus basse.
05:27Alain, quelques réflexions là,
05:29encore un peu à chaud.
05:31Oui.
05:31Il y a du court terme dans tout ce qui a été évoqué.
05:37Je pense que c'est en route.
05:38Le prix du pétrole, c'est vraiment un focus énorme pour Trump.
05:42Après, si on regarde un peu plus long,
05:44je ne sais pas dans quelle mesure
05:45c'est accepté par les uns et par les autres
05:48ou si on cherche un peu sa place,
05:50mais il semble que Trump va mettre la main sur l'Amérique
05:54au sens global du terme.
05:55Oui, oui.
05:55Donc ça, c'est le premier rôle.
05:56L'Amérique du Nord au Sud.
05:58Avec un combat quand même d'artillerie plus ou moins lourde
06:02avec les Chinois sur certains endroits.
06:04Ils ont des ports au Pérou, etc.
06:07Il y a la Chine qui veut être le point central de l'Asie
06:11sur le plan économique.
06:12Donc il va y avoir un combat avec l'Inde et le Japon.
06:16Peut-être même sur Taïwan, il y aura ce combat du Japon
06:17qui ne voudra pas laisser la Chine s'installer là.
06:21On a au Moyen-Orient un combat qui, je pense,
06:25s'est fait sur une forme d'accord entre la Turquie
06:27et l'Arabie Saoudite.
06:28Pour calmer la zone, on va dire.
06:30Et puis, c'est au détriment de l'Iran
06:32et de tous ses satellites qui sont tombés les uns après les autres
06:35avec le soutien, je pense, de la Turquie.
06:38Et après, il y a une zone relative des intérêts de Trump,
06:44c'est l'Europe.
06:47Tu veux recréer l'Empire russe avec Pétrograd,
06:50je ne sais pas quoi, Kiev ou je ne sais pas quel pays.
06:53De toute façon, ils confondent tout.
06:54Je pense qu'ils se désintéressent à peu près complètement.
06:57Donc, il va y avoir un peu un combat européen-occidentaux
07:02contre Poutine pour essayer de se mettre là.
07:05Et puis, il y aura une zone de non-droit total avec l'Afrique
07:09où ça va être terrible sur le plan des matières premières
07:11parce que c'est le combat des années qui viennent.
07:14mené par la Russie, la Chine.
07:16Mené par tout le monde.
07:17Et les États-Unis qui reviennent aussi en Afrique.
07:19Ils commencent à revenir en Afrique de manière assez agressive.
07:22Donc, on va avoir ce combat géopolitique
07:25qui va nous emmener, je pense, pendant 20 ans.
07:27Ce n'est pas du Trump, ce n'est pas de stratégie.
07:30Je pense que les autres présidents le faisaient de la même façon
07:32avec le sourire, mais ils le faisaient de la même façon,
07:34au fond, globalement, avec essentiellement leurs intérêts.
07:38Ça s'accélère beaucoup aujourd'hui
07:39parce qu'il y a une très forte demande d'énergie.
07:41Donc là, ça nous ramène un peu sur le court terme.
07:43Et on voit aujourd'hui toutes les valeurs liées à l'énergie aux États-Unis
07:46qui font entre 5 et 15% de hausse.
07:50Et je ne parle pas seulement du pétrole.
07:52L'énergie au sens large.
07:53L'énergie au sens large.
07:55Et c'est toute la chaîne de valeurs.
07:57C'est ça ma question.
07:58On va peut-être essayer de lancer d'ailleurs une émission géopolitique sur Bismarck
08:01parce que ça devient quand même un sujet central.
08:03Et les marchés sont attentifs.
08:06Mais la question, quand on a ces visions un peu longues,
08:08ou qu'on développe ces visions un peu longues,
08:10Alain, qu'est-ce que ça veut dire quand on ramène ça
08:12au marché ?
08:14Je ne parle pas forcément des marchés dans leur immédiateté,
08:16mais sur des cycles longs.
08:17Qu'est-ce que c'est ?
08:17Des marchés plus fragmentés ?
08:19Chaque zone aura sa zone d'influence de marché ?
08:22Qu'est-ce que ça...
08:22Oui, on va essayer ça.
08:23Alors après, je pense que si on ramène ça au marché,
08:26donc il y a la première chose, c'est l'énergie.
08:27Donc ça, c'est vraiment le sujet clé.
08:29Et la deuxième chose, c'est la manière dont on va se servir des banques centrales
08:32comme bras armés de ce truc-là.
08:35L'arme sur les marchés, c'est les banques centrales.
08:36Et si on regarde, encore une fois, les Américains,
08:39Trump est en train de mettre la main sur un système financier,
08:44monétaire, bancaire,
08:46les stable coins pour ajouter un peu de modernité dans tout ça,
08:49pour avoir une zone dollar toujours forte.
08:51Donc ça, c'est vraiment son point clé.
08:53Les Chinois sont en train de faire la même chose de leur côté
08:55avec une banque centrale qui est aux ordres.
08:57On a la banque centrale japonaise qui est aux ordres.
08:59Et puis on a l'Europe, encore une fois,
09:01qui joue l'indépendance avec des gens qui croient
09:03qu'il faut être indépendant, que c'est super,
09:06que c'est l'alpha et l'oméga.
09:07Et on s'aperçoit que par rapport...
09:09On se plante aujourd'hui, ça nous plantera demain ?
09:11Ou est-ce qu'on essaye de tenir ou de maintenir aujourd'hui,
09:15c'est-à-dire l'idée que ça reste un peu respirable quand même ?
09:18Est-ce que c'est un choix qui peut payer aussi à moyen terme ?
09:22Et moi, je pense qu'aujourd'hui, si on raisonne en se disant
09:25quels sont les deux enjeux, c'est l'énergie et la souveraineté de la défense,
09:30il faut que ça soit financé.
09:31Et ça ne peut pas être autrement qu'avec une incitation forte
09:33et un accord politique qui soit à la fois de la banque centrale
09:38qui remet de l'argent dans la machine et les politiques.
09:42Alors après, ils sont ce qu'ils sont, les politiques.
09:43Je ne juge pas ça.
09:44Simplement, on n'a pas cette dynamique-là.
09:46Et je pense qu'on regarde les réactions sur l'invasion,
09:51enfin, je ne sais pas sur l'invasion,
09:52c'est comme s'il y avait une invasion.
09:52Vous avez les yeux là ?
09:53Non, l'opération spéciale.
09:55L'opération spéciale venezuelienne.
09:59On y va totalement en ordre dispersé
10:01entre les Espagnols, les Italiens, les Français, les uns et les autres.
10:05Oui, mais c'est...
10:06J'entends.
10:06Comment on peut avoir une dynamique économique ?
10:10Parce qu'il faut raisonner,
10:11ce n'est pas en faisant des exemptions fiscales
10:14et des bouchons qui ne se perdent pas qu'on va y arriver.
10:19Vous voyez, je plaisante avec ça, mais c'est terrible.
10:22Il faut être vraiment aligné.
10:23On n'est pas aligné aujourd'hui.
10:24Ça, c'est un vrai sujet.
10:25Il y a quand même des plans sur la table.
10:27Enfin, je veux dire, Next Generation EU, Rearm EU, le Chips Act.
10:31Il y a quand même des plans, ça en sait faire,
10:33avec de l'argent et des enveloppes budgétaires qui vont avec.
10:37Et je ne compte même pas le plan allemand
10:40et l'Allemagne qui a connu un virage budgétaire historique,
10:44peut-être en 2025.
10:46Alors, je veux bien l'histoire des bouchons sur les bouteilles d'eau,
10:48effectivement.
10:49Non, mais je sais, mais on en est tous là.
10:51Mais derrière ça, il y a aussi d'autres histoires.
10:53Il y a d'autres histoires, mais pour le moment,
10:55elles mettent beaucoup de temps à venir.
10:57Ça commence, mais ce n'est pas encore ça.
10:59Olivier, vos réflexions sur ces sujets un peu géopolitiques,
11:02géostratégiques, et puis oui, ça nous amène à la place de l'Europe,
11:06au thème de l'autonomie stratégique pour l'Europe,
11:08de la souveraineté européenne.
11:10Et je vois quand même que c'est un thème qui se développe.
11:13Une des manières de le mesurer, c'est de voir le nombre de fonds
11:16qui sont lancés par des sociétés de gestion
11:18ces dernières semaines et ces derniers mois
11:20sur ce thème-là.
11:22Alors, quelques réflexions.
11:24Premier élément, ça confirme qu'on vit dans un monde de prédateurs.
11:27Tout le monde était plus ou moins au courant,
11:29mais c'est une nouvelle illustration de ce monde de prédateurs.
11:31Ça confirme également que c'est la première matérialisation
11:34de la nouvelle stratégie américaine,
11:36sur sa stratégie de sécurité qui a été publiée l'année dernière.
11:42Et puis, c'est une nouvelle illustration d'un monde
11:44qui est en train de se fragmenter, comme vous le disiez,
11:47avec quatre dimensions, politiques, économiques, financières,
11:52et la dernière qui est en train de m'échapper, technologiques.
11:56Donc, ces quatre fragmentations sont là et sont en train de redessiner
12:00notre monde et notre système économique et financier mondial
12:03pour les probablement 20 prochaines années.
12:08L'Union européenne, là-dedans, elle est un peu coincée entre la Chine
12:12et les États-Unis.
12:13Elle est écrasée par la Chine d'un point de vue économique
12:16et elle est abandonnée par les États-Unis d'un point de vue de la défense.
12:20La bonne nouvelle, c'est qu'on a fait le constat,
12:22mais comme je le disais dans un papier,
12:24on est les champions du constat.
12:26On avait, par exemple, en 2015, le plan des cinq présidents
12:29pour achever l'Union européenne.
12:32On a, en 2024, le plan Draghi, qui fait de nouveau un constat
12:37et qui propose près de 400 recommandations
12:40pour renforcer cette Union européenne.
12:44Nous avons la Commission européenne qui s'empare de ce plan
12:46début 2025 et qui indique vouloir le mettre en œuvre
12:51avec ce que vous indiquez, en termes de matérialité,
12:55une sécurité, une énergie, une union des marchés de capitaux,
13:01etc., etc.
13:03Mais, pour l'instant, quand on regarde ce qui a été réellement fait,
13:07peu a été fait.
13:09Vous avez des organismes qui s'intéressent à, justement,
13:13mesurer le taux d'exécution des recommandations du rapport Draghi.
13:20Et aujourd'hui, ces instituts estiment qu'on est à moins de 15%
13:24d'exécution de ces recommandations.
13:27Donc, il y a encore un chemin extrêmement long à parcourir
13:30pour renforcer cette Union européenne.
13:33Et le renforcement de cette Union européenne,
13:35il repose sur plusieurs piliers.
13:37combler l'écart en matière d'innovation.
13:41Rappelons-nous qu'aujourd'hui, 80% de la technologie qu'on utilise en Europe
13:45ne vient pas de l'Union européenne, mais vient du reste du monde.
13:49Poursuivre la feuille de route de la décarbonation,
13:51tout simplement parce qu'on n'a pas de pétrole et on n'a pas de gaz.
13:55Et puis, enfin, renforcer notre sécurité
13:58et réduire les dépendances excessives.
14:01Donc, le chemin est long.
14:02Tout le monde est conscient du défi auquel l'Union européenne est confrontée.
14:08A voir maintenant si on réalisera et si on exécutera ce plan.
14:12Je reviens à tous ces fonds et toutes ces stratégies
14:14qui se lancent sur ce thème, Olivier,
14:17avec l'idée de lever de l'argent, justement.
14:21À ce stade, c'est difficile de dire si c'est juste un effet de mode
14:25ou si c'est vraiment un thème profond
14:27qui pourra accompagner l'investissement en Europe pendant plusieurs années.
14:31Ce ne sont pas que des levées de fonds
14:36qui vont permettre de réaliser et de finaliser cette union européenne.
14:41Certains gestionnaires d'exprime semblent y croire suffisamment,
14:43encore une fois, pour mettre ces stratégies sur la table,
14:46communiquer, etc.
14:47Mais typiquement, il faudrait une union des marchés de capitaux
14:51ou ce qu'ils appellent aujourd'hui l'union de l'épargne et des investissements.
14:55Il faudrait faire en sorte d'avoir des réglementations européennes unifiées
14:59et éviter qu'on ait des différences de réglementation entre les pays.
15:06Il faudrait un marché de capitaux également,
15:08qu'il ne soit plus le CAC 40 ou l'Eurostoxx ou le DAX,
15:14mais un vrai marché des capitaux.
15:16Il faudrait une désintermédiation beaucoup plus profonde
15:19de notre système financier.
15:21Rappelons aujourd'hui que le bilan des banques représente à peu près 400% du PIB européen.
15:27Aux Etats-Unis, le bilan des banques représente 100% du PIB américain.
15:31Donc on a beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail à faire.
15:34Et c'est juste une question de temps, et ça peut prendre du temps,
15:36et sans doute trop de temps, parce que l'Europe exécute lentement,
15:41agit lentement, ou c'est encore ainsi ?
15:42Est-ce qu'on se demande encore s'il y a la volonté politique
15:46d'aller au bout de l'histoire, de ce point de vue-là ?
15:50Je pense, là c'est un point de vue très personnel,
15:53je pense qu'il manque encore une vision commune
15:57au sein des instances européennes et des pays européens
16:00pour aller dans cette direction.
16:05J'ai l'impression, moi le côté positif quand même,
16:08c'est qu'en 5 ans, depuis le Covid, on va dire,
16:12et depuis l'épisode de Brexit,
16:15la question c'est plus, je vais me débrouiller tout seul,
16:17c'est-à-dire qu'il y en a encore quelques-uns qui traînent comme ça,
16:19mais c'est comment on fait pour s'intégrer dans une Europe
16:21qui se développerait, qui ferait des avancées.
16:25Parce qu'on voit même Mélanie, qui n'était quand même pas très chaude sur l'Europe,
16:28qui est devenue une fervente partidiste de l'Europe
16:30et qui permet d'avancer sur ce thème-là.
16:32Après, je pense que...
16:33Elle est en train de valider le Mercosur.
16:35Oui.
16:35Oui, oui, oui.
16:36Parce qu'elle joue sur son terrain, je trouve ça assez normal, mais bon.
16:42Et l'autre point, je pense que...
16:44Et c'est là qu'on voit qu'il manque cette dynamique de la Banque Centrale.
16:47C'est-à-dire que le jour où la Banque Centrale injecte massivement Mélanie Tau à zéro,
16:52il y a plein de sujets qui peuvent avancer assez facilement.
16:55Alors ça aura des effets de bord, mais qu'est-ce qui vaut mieux ?
16:58L'action de la Banque Centrale ne peut être que la conséquence d'une volonté politique
17:01qui ait été clarifiée, unifiée.
17:04Moi, je me mets à la place d'une bancaire centrale ou d'un banquier central comme Christine Lagarde.
17:08On n'a pas envie de mettre la charrue avant les voeux, quand même.
17:10D'accord, mais ça éviterait de mettre en place des trucs récessifs à droite, à gauche.
17:14La France va s'arrêter avec toutes les conneries qu'on entend.
17:17Je suis également assez convaincu qu'on a besoin en Europe de taux d'intérêt réels court terme négatifs.
17:27Au moins pour le monde.
17:28Et ça forgera une volonté politique ?
17:30Non, compte tenu des besoins de financement que nous avons sur tous les enjeux dont on vient de parler.
17:38Donc, premier enjeu de 2026, que la Banque Centrale Européenne sorte du statu quo confortable dans lequel elle s'est enfermée.
17:43Probablement, probablement.
17:45Probablement, sur cette volonté politique, elle va avoir du mal à émerger avec une France qui n'est pas en bon état politiquement.
17:53D'accord.
17:53Premier enjeu, remettre de l'ordre dans les finances publiques françaises pour permettre à la Banque Centrale Européenne de reprendre une action.
18:01Pour permettre à la France de restaurer sa crédibilité vis-à-vis de ses partenaires et en particulier vis-à-vis de son partenaire allemand.
18:08Et que les deux pays décident d'une feuille de route bien établie, appuient sur une stratégie monétaire régressive.
18:15Gilles ?
18:16Oui.
18:16Non, je veux dire, oui.
18:18Discutent de l'ordre.
18:19Disons que, un, il y a des choses qui sont faites, parce qu'on est un truc aussi prosaïque que la production d'obus de 155 mm,
18:26qui sont le cœur de ce qui se passe en Ukraine.
18:27On est passé de 80 000 à 500 ou 600 000 produits par annuel.
18:32Je veux dire, l'Ukraine, maintenant, s'appuie uniquement sur la production d'obus européenne quasiment,
18:36ce qui était inexistante il y a trois ans.
18:38Il n'y a pas partout où...
18:40C'est quoi ça ? C'est l'embryon, enfin, c'est ce qu'on...
18:43L'Europe de la Défense, qu'on n'a jamais voulu nommer comme étant l'Europe de la Défense, qui est en train de se construire.
18:49Alors, si je ramène ça au marché, effectivement, avec les banques, c'est l'autre secteur qui a le plus progressé en 2025 en Europe.
18:55C'est l'autre secteur de la Défense.
18:56C'est l'autre secteur de la Défense, tout à fait, à juste titre.
18:58Il y a eu des investissements massifs.
18:59Dans certains endroits, ça a mieux marché.
19:01Les munitions, parce que c'était un endroit qui était déjà...
19:03Il n'y a plus que deux ou trois producteurs en Europe.
19:05Donc, ça a été fait assez facilement.
19:07Là où il y a plusieurs producteurs en Europe, on a déjà plus de problèmes.
19:10On voit sur les tangles, on voit sur le SCAF, on voit sur des choses comme ça,
19:13où les enjeux de politique industrielle, où chacun, quand même, a envie de maintenir ce qui est chez soi,
19:18et d'arriver sur...
19:20Donc là, il n'y a pas de vision commune, mais c'est aussi, quelque part, des jalousous, des parimètres nationaux,
19:26qui est sur des choses comme l'artillerie, les explosifs, par exemple.
19:30Il y a eu un effort énorme de faits.
19:31Après, sur la Défense, hormis l'aérien, je veux dire, aujourd'hui,
19:35les principaux producteurs de tanks en Occident sont en Corée du Sud et en Europe.
19:40Véhicules blindés, c'est pareil.
19:41C'est même British, qui est British, pas Aerospace, mais qui fabrique l'étoile et les blindés américains.
19:50Les principaux constructeurs navaux, navals, restent...
19:53L'Europe a encore des constructeurs navals, ce qui n'a pas exactement les Etats-Unis.
19:57Il y a reste sur l'aérien et le renseignement, où on est dépendant sur les Etats-Unis,
20:00et ce qui forge aussi la position européenne par rapport à l'enjeu de l'Ukraine,
20:03qui est l'enjeu numéro un pour la sécurité européenne aujourd'hui.
20:05Je veux dire, le fait que l'Ukraine tienne, avec tous les enjeux au niveau des drones
20:09et la nouvelle configuration, la guerre moderne, est l'enjeu sécuritaire numéro un pour l'Europe.
20:15Et ça vous dit que ça doit attirer des investissements ?
20:17Ça doit, normalement, encore une fois, je reviens aux performances de marché,
20:20enfin, je reviens à la logique de marché, c'est quelque chose qui doit pouvoir encore fonctionner pour un investisseur ?
20:25Ça dépend de ce qui se passe, l'enjeu numéro un pour l'Europe,
20:30c'est ce qui va se passer, je pense, en 2026, entre l'Ukraine et la Russie.
20:33Et donc, ça se calme, voir si ça s'arrête, qu'est-ce que ça implique pour les marchés ?
20:37Est-ce que le marché est allé trop loin en mettant un prix trop élevé sur certaines valeurs de la défense ?
20:40Ça dépend comment ça s'arrête.
20:43D'accord.
20:43Si on s'arrête sur une version coréenne,
20:47je veux dire, l'industrie de la défense coréenne ne s'est pas arrêtée avec l'armistice de 53.
20:52Au contraire.
20:53Au contraire.
20:54Voilà.
20:54Et donc, je pense qu'il y aura un peu moins de fièvre dans l'immédiat,
20:58je veux dire, donc, effectivement, une urgence.
20:59Mais derrière, le but, c'est d'avoir une Ukraine qui se défende avec une armée,
21:04on parle de 600 000, 800 000 hommes, ce qui est déjà énorme et qu'il va falloir financer.
21:08C'est la deuxième armée de l'OTAN, si on est à 800 000 hommes, même devant les Turcs.
21:11Donc, ça devient une armée énorme.
21:15Donc, je me dirais que l'appétit pour la défense durera tant que la Russie existera dans sa version agressive actuelle.
21:21Si la Russie, un, il y a un cessez-le-feu, et deux, évolue politiquement,
21:28et dans son impérialisme, je dirais, historique, qui redendise,
21:32ça changera la donne stratégique pour l'Europe.
21:34Une fois que la Russie disparaît militairement, si elle disparaît militairement,
21:38il n'y a plus de menaces directes sur l'Europe, à part le Groenland, éventuellement, avec l'Amérique,
21:43ce qui change complètement la donne dans l'autre sens.
21:45Mais voilà, donc, pour moi, oui, il y a eu un réveil brutal et inattendu,
21:49à la fois sur la guerre et après la rupture stratégique américaine.
21:56Les choses sont en route.
21:58Les choses ne sont pas aussi noires, en termes de savoir-faire et de capacité de production.
22:03Parce qu'il faut, maintenant, il faut savoir, effectivement,
22:05si un pays accepte de sacrifier ses blindés contre ses avions, ou inversement.
22:09Et c'est là où on rentre dans le dur des négociations européennes.
22:12C'est là où il n'y a pas de perspective jointe.
22:14Un point qu'on peut noter, Alain, là je me tourne vers vous,
22:17c'est quand même qu'au fur et à mesure de ce réveil brutal,
22:19la souveraineté s'est alignée avec les enjeux de soutenabilité.
22:26D'une certaine manière, un secteur comme la défense,
22:29qui a toujours été historiquement exclu,
22:32un certain nombre de stratégies, alors je n'ose plus dire ESG,
22:34mais si, c'est dans votre titre, l'acronyme survie, grâce à vous, Alain.
22:41On parle de soutenabilité, d'autonomie stratégique, c'est ce qu'on disait en début d'émission.
22:47Je veux dire, ce n'est pas pour les beaux yeux de la planète qu'on le fait,
22:50mais c'est parce qu'il y a une question d'indépendance.
22:52Et de ce point de vue-là, l'Europe est capable quand même de bouger.
22:55Oui, enfin, pour moi, c'est un sujet totalement régalien.
23:03On ne va pas parler de ça ici aujourd'hui.
23:05Ça ne devrait pas être coté.
23:06Ce n'est pas ça, mais c'est un sujet qui dépasse largement
23:10nos petits problèmes de boursiers, de notre PEA.
23:14Là, pour le coup, on s'est rendu compte qu'on n'était plus en train de parler des mêmes choses.
23:18C'est-à-dire que nous, on était avec nos histoires à plat.
23:22Et puis, en fait, on a des volumes à je ne sais pas combien de dimensions
23:24avec la tech, la cybersécurité, des problèmes d'investissement massif.
23:28L'ESG, là-dedans, c'est vraiment un sous-sujet.
23:31Par contre, là où l'ESG est...
23:33Pour moi, l'enjeu de l'ESG, c'est tout ce qui est autour de l'énergie.
23:39Et là, on retrouve la problématique de souveraineté.
23:42Et d'ailleurs, encore une fois, avec des manques en grid.
23:46C'est sans doute un meilleur exemple.
23:48Mais cette idée d'alignement, quand même.
23:49Là, pour le coup, si on n'avait pas eu ce problème de dépendance avec la Russie,
23:57on n'en serait pas là.
23:58C'est-à-dire que les histoires de Nord Stream et compagnie,
24:01ça nous a quand même bien plantés.
24:03Et je pense que...
24:04Et ça, c'est des sujets...
24:05Là aussi, on est encore parti pour des trucs à 10 ou 15 ans.
24:08On le voit parce qu'on produit de l'énergie renouvelable,
24:11mais on ne sait pas la mettre dans le réseau de manière intelligente.
24:17On a vu les chiffres que vous avez publiés, là.
24:18C'est dingue, quoi.
24:19On se dit, mais c'est vraiment les gens qui réfléchissent.
24:22Mais moi, je n'en reviens pas, quoi.
24:25Parce que c'est des trucs qu'on entend depuis 10 ans.
24:26C'est-à-dire qu'on sait qu'il y a ce problème...
24:27L'investissement dans les réseaux n'a pas été fait pour absorber
24:29toute l'énergie renouvelable qu'on est capable d'injecter aujourd'hui.
24:32Oui, parce qu'en plus, on a fait ça avec des subventions.
24:35C'est-à-dire qu'on a subventionné un truc...
24:37L'électrification, c'est déroulé du câble et du câble et du câble.
24:39Bien sûr, c'est totalement de l'infrastructure.
24:42Il y a des enjeux stratégiques.
24:43Parce que si on voit le plan de connexion qu'a fait l'Union européenne,
24:46qu'est-ce que c'est aujourd'hui ?
24:47Il y a une excellente production de renouvelables en Espagne
24:50et un déficit en Allemagne à cause de virus.
24:52Aujourd'hui, l'Union européenne dit,
24:54OK, il faut aller redégrer l'Espagne.
24:55Mais au milieu, il y a la France et ses endroits nucléaires
24:57qui a battu ses records d'exportation en 2026,
24:59qui n'a aucune envie
25:00que les renouvelables espagnols alimentent l'industrie.
25:06On est trop contents de leur vendre notre énergie.
25:07Voilà.
25:08C'est ça, la climatique.
25:10C'est terrible, quoi.
25:11Donc, il y a des pays qui ont mené des stratégies...
25:13On a réglé son sort à l'Europe.
25:15Non, non, mais c'est pas logique.
25:18Il y a des pays qui ont mené des stratégies
25:20qui ont été complètement déconnectées.
25:22Les Espagnols, les revenables,
25:23les Allemands dans la sortie du nucléaire,
25:25les Français dans le maintien nucléaire.
25:27Et derrière, on a des choix qui sont envers positifs, négatifs,
25:29et c'est tout ça qu'on essaie de réparer derrière.
25:31Avec des gens qui ont des positions gagnantes
25:33et d'autres des positions perdantes,
25:34qui ne sont pas forcément les mêmes selon les sujets,
25:36et qui essaient de gérer leurs positions.
25:38Oui, mais là aussi,
25:39il n'y a qu'à faire des subventions,
25:40autant que ce soit la Banque centrale
25:41qui permette de faire ses investissements à zéro.
25:44Vous faites ça,
25:44et vous faites une Europe
25:46où on aligne au plus bas
25:47les taux d'impôt des sociétés,
25:50quitte à faire des subventions,
25:51là aussi, de l'Europe.
25:52C'est bien ce qu'on a fait.
25:53Parce que tout le monde est là
25:54en train de dire,
25:54« Oui, l'Espagne, le miracle espagnol,
25:56le miracle italien,
25:56vous enlevez les subventions européennes,
25:59le miracle, il n'y est plus. »
26:00Donc, on sait bien que pour relancer,
26:02et c'est-à-dire que souvent,
26:03vous savez, il y a souvent ce truc,
26:04la France, comme ça va mal,
26:05un jour, il y aura le FMI.
26:06Moi, je ne crois pas.
26:07Simplement, il y aura l'Europe.
26:10Et il faut trouver...
26:11Les partenaires,
26:11c'est eux qui vont venir déjà.
26:14Vous vous mettez avec un vrai gouvernement,
26:16un vrai président,
26:17et puis on va vous offrir un vrai financement.
26:19Et comme ils ont fait en Italie, en fait.
26:21Donc, il faut qu'il y ait ça.
26:22Mais ça, c'est un truc...
26:24Il faut un truc politique fort
26:26de la Banque Centrale.
26:27Ça viendra de là.
26:28Bon, malgré cet exercice de reality check,
26:31grâce à vous,
26:33la réalité des marchés,
26:35c'est qu'on a vécu encore une année 2025
26:37superbe,
26:39avec des performances positives
26:41sur la quasi-totalité des classes d'actifs.
26:45Alors, modulo le dollar, bien sûr.
26:46Je crois que le bitcoin n'a pas dû terminer en hausse 2025.
26:49Le pétrole...
26:50La sécurité, c'est que l'or physique est la première classe d'actifs,
26:53et l'or virtuel est la dernière classe d'actifs en 2020.
26:55Oui, d'accord.
26:58Bon, enfin, en tout cas,
27:00des performances,
27:01toutes classes d'actifs confondues,
27:03et parfois encore des performances à deux chiffres.
27:06Qu'est-ce que ça implique pour l'investissement
27:08et la conduite des investissements en 2026, Olivier ?
27:11Alors, c'est vrai que 2025 est une très belle année,
27:13mais c'était une année quand même très compliquée,
27:15à plusieurs titres.
27:15On a déjà eu une correction de très grande ampleur
27:18au mois de février, mars, avril,
27:21avec un choc qui posait la question de savoir
27:23si on ne rentrait pas dans un grand marché baissier.
27:26Deuxième élément,
27:27quand on regarde à l'intérieur des marchés,
27:29en particulier du marché américain
27:31et du marché européen,
27:32on constate qu'il n'y a que quelques secteurs
27:35qui surperforment le marché dans son ensemble.
27:38Donc, aux États-Unis,
27:39on a les services aux communications,
27:41la tech, en Europe,
27:42on a les financières
27:43et l'industrie au sein duquel
27:46le secteur de la défense est un fort contributeur.
27:49Et puis, troisième élément,
27:51lorsque vous regardez au niveau des valeurs,
27:53vous constatez qu'aux États-Unis,
27:55vous avez à peu près 70%
27:56des valeurs de l'indice américain
27:58qui sous-performent l'indice.
28:00Et en Europe, on est autour de 60%.
28:03Donc, une très belle année,
28:05mais une année, somme toute, très compliquée.
28:082026, pour nous, les sujets sont les suivants.
28:12D'abord, le régime macro aux États-Unis
28:16et la politique monétaire de la Banque centrale américaine.
28:20Parce que le régime macro aux États-Unis,
28:22aujourd'hui, nous semble assez bien assis
28:24sur quelques facteurs forts et connus
28:28pour les prochains mois.
28:29On a la Big Beautiful Bill,
28:31qui va soutenir l'économie américaine.
28:34On a les investissements en intelligence artificielle annoncés
28:38qui vont continuer de se déployer
28:40au moins sur l'année 2026.
28:45On a un prix du barrel de pétrole
28:47qui est en train de baisser.
28:48C'est quand même un facteur de soutien
28:49aux consommateurs américains.
28:51Et on a une Banque centrale américaine
28:53qui est en train de baisser un peu les taux.
28:56Donc, on a un melting pot assez favorable
28:58pour notre économie américaine.
28:59Se pose la question de savoir
29:02jusqu'où la Banque centrale américaine va aller
29:04et si celle-ci va perdre ou pas son indépendance.
29:07Trump va-t-il mettre la main sur cette Banque centrale américaine ?
29:10Le jeu est très ouvert de ce point de vue-là ?
29:13Le jeu me semble assez ouvert.
29:15Et il ne faut pas nécessairement douter
29:17de la volonté de l'administration Trump
29:20d'avoir une économie américaine très booming
29:22d'ici à la fin de l'année 2026.
29:26S'il faut remettre du carburant, on en remettra ?
29:29On en remettra du carburant.
29:30Très, très, très probablement.
29:33Et nous pensons que l'administration Trump
29:35veut absolument une économie très booming
29:38quitte à créer des déséquilibres macro-financiers
29:42à un horizon 5 ans.
29:44Qui seront autant de dangers demain pour les marchés ?
29:46Qui seront autant de dangers après-demain pour les marchés.
29:49Qui poseront des questions.
29:54Sur l'Europe, on voit deux éléments
29:57qui peuvent avoir un impact puissant sur les marchés.
30:02C'est d'abord ses avancées ou non
30:04dans cette Union européenne plus compétitive.
30:08Et ensuite, le conflit russo-écrénien.
30:10Puisque si on constatait un cessez-le-feu,
30:13ça serait probablement un puissant levier
30:17à une surperformance des marchés européens
30:20et un regain d'intérêt des grands investisseurs internationaux
30:24pour les marchés européens.
30:28Et puis enfin, dans le reste du monde,
30:29ce qui va retenir notre attention,
30:33c'est ce qui se passe au Japon.
30:34Pas nécessairement en Chine,
30:35puisque la Chine nous semble être toujours
30:37dans cette dynamique de ralentissement structurel,
30:41de sa croissance, mais ralentissement maîtrisé.
30:44Mais ce qui se passe au Japon, en particulier,
30:47du côté de la politique monétaire
30:48et des taux longs japonais.
30:51Avec là aussi une volonté de relance budgétaire
30:53en parallèle, menée par la nouvelle
30:56Première Ministre japonaise.
30:58Dans une vision globale macro
30:59que vous portez chez Elkan OEM,
31:00avec une stratégie globale macro,
31:02quels sont les grands marchés macro ?
31:04Qu'est-ce que vous attendez des grands marchés macro
31:06en 2026 ?
31:07Sur l'Europe, on est d'accord.
31:08Sur nous, je pense qu'il peut y avoir
31:10la Russie en train de s'épuiser économiquement.
31:12L'Ukraine est déjà épuisée.
31:14Il peut y avoir un accord russo-ukrainien.
31:17Selon la qualité de cet accord,
31:18les marchés européens peuvent en bénéficier.
31:21Il y a un vrai potentiel de soulagement
31:23pour les prix des actifs européens ?
31:26Non, et puis de dynamique.
31:27Il va falloir construire l'Ukraine,
31:28l'armée, créer l'Ukraine.
31:30Enfin, je veux dire, ça crée...
31:31Le marché n'a pas totalement anticipé
31:33encore toute cette situation.
31:35Non, on en parle quand même.
31:36On est des protéines de l'Ukraine, etc.
31:38Mais aujourd'hui, on ne peut pas.
31:39D'accord, mais certaines valeurs
31:42ont déjà profité de ça.
31:43Oui, mais ça peut s'accélérer
31:44avec la perspective de la décision.
31:46Donc, ce potentiel, il n'est pas épuisé.
31:47Au détriment, éventuellement,
31:48un peu des facteurs de défense
31:49dans un premier temps.
31:50Mais voilà, ça c'est...
31:52Les Etats-Unis, je veux dire,
31:53aujourd'hui, clairement,
31:54le consensus mondial,
31:55c'est sur l'accélération inflationniste.
31:56Avec l'équipe Trump, effectivement,
31:58prête à faire tout ce qu'il faut pour...
32:01Après, là, il y a deux problèmes,
32:03je dirais, face à ça.
32:04Et donc, avec la hausse des matières premières,
32:07des métaux précieux,
32:08et on a une rotation aujourd'hui
32:09vers l'industrie,
32:10on le voit depuis quelques jours,
32:13au détriment de l'AI.
32:14Pour moi, l'AI...
32:15Enfin, c'est une vieille rengaine,
32:16mais l'AI va être l'enjeu,
32:17parce que c'est l'année 2026
32:19où l'AI doit montrer sa rentabilité.
32:20On parle de 500 milliards de dollars
32:21d'investissement.
32:23La rentabilité des CAPEX,
32:24c'est un sujet de 2026.
32:25De toute façon, elle est déjà.
32:26On l'a vu sur les résultats de Meta,
32:28on l'a vu...
32:29Et on voit d'ailleurs un décrochage
32:30depuis novembre
32:31entre les hyperscaleurs,
32:34Microsoft, Meta,
32:35qui font plus rien.
32:36Alors, on va parler de Tesla,
32:37mais ça sera un autre très amusant,
32:38parce que Tesla,
32:39avec deux années de suite à faire
32:41en baisse sur l'automobile,
32:42reste à 300 PE.
32:43Donc, on va voir
32:43si Trump va faire des miracles
32:46encore une fois
32:46au prochain résultat.
32:48Mais là, il va falloir
32:49qu'il gère son corps business
32:51en rétraction
32:51et un PE de 300,
32:52mais ça, ça a une autre affaire.
32:56Aujourd'hui...
32:56Donc, les hyperscaleurs font plus rien ?
32:58Ils font plus rien.
32:58Il n'y a plus qu'aujourd'hui
32:59ce qui maintient le Nasdaq
33:01au haut niveau,
33:02c'est les sémiconducteurs.
33:05Sémiconducteurs,
33:06premier secteur du marché américain,
33:0711%,
33:07qui est un secteur
33:08parmi les plus cycliques
33:09normalement de l'histoire
33:10et qu'ils essaient
33:12de transformer
33:13en croissance structurelle.
33:15Si jamais ça s'arrête,
33:17le réveil risque d'être difficile.
33:19Et aujourd'hui,
33:20on voit sur le marché américain
33:21une consolidation à plat
33:22avec une stabilisation
33:24du Nasdaq
33:25au profit de nouveaux secteurs,
33:27industries,
33:27oui,
33:28mais il n'y a pas la taille.
33:29Quand il va falloir sortir
33:30un milliard 6 trillions
33:31de Tesla,
33:32ce n'est pas Chevron,
33:34Conoco,
33:34les gens ne vont pas
33:35voler à Chevron,
33:36Conoco ou Boeing,
33:38parce que peut-être
33:38Boeing avec le dollar
33:39va en bénéficier.
33:40Je veux dire,
33:40donc,
33:40il y a un risque majeur
33:42que la rotation
33:43commence dans l'ordre
33:44et finisse
33:45dans le désordre
33:46ou comme Paraxe TX
33:48et commence avec la tortue
33:50et finisse
33:50avec la tactique de vièvre.
33:52Voilà.
33:53C'est ça le problème.
33:56C'est qu'aujourd'hui,
33:56il y a quand même
33:5738% du marché
33:58qui est lié à la tech.
33:59Si jamais l'AI
34:00s'évapore,
34:02on n'a pas un marché
34:03assez large
34:04en dehors
34:05des e-Pescalers
34:06ou des Max 7
34:06pour absorber
34:07tout ce qu'on pourrait
34:08retirer éventuellement
34:09de ce segment-là.
34:09Et d'ailleurs,
34:10voilà,
34:10c'est ça le risque.
34:12Pour moi,
34:12le risque est que là
34:13et que quelque part
34:14l'effet de richesse
34:15qu'il...
34:16Aujourd'hui,
34:1610% de la population américaine
34:18et 10% les plus riches
34:19font 50% de la construction.
34:20Et donc,
34:21c'est uniquement
34:21parce qu'ils ont eu
34:22un effet de richesse
34:22essentiellement en action,
34:24pas sur l'immobilier
34:24parce que l'immobilier est quand même...
34:25Et si jamais on se retourne
34:27sur cet effet de richesse,
34:28l'impact sur la consommation américaine
34:29risque quand même
34:30d'être assez important.
34:31Et il ne faut pas oublier
34:32que l'Amérique,
34:33c'est le consommateur
34:33de derniers ressorts
34:34de la planète
34:35chinoise,
34:36européenne,
34:37tout ce qu'il y a.
34:38Donc,
34:38c'est avant tout un risque...
34:39Là, j'entends,
34:40mais l'enchaînement,
34:41c'est risque de marché
34:42qui pourrait devenir
34:43un risque macro
34:43pour les États-Unis.
34:45Tout à fait.
34:45Et donc,
34:45impliquer une action
34:46peut-être plus forte
34:47de la Banque Centrale Amérique
34:48qu'est-ce qu'on imagine.
34:48Oui,
34:48mais elle ne sera pas capable
34:49de...
34:50Enfin,
34:50en un sens,
34:51même si elle est très agressive,
34:52elle ne sera pas capable
34:53de redresser...
34:55Donc,
34:55il y a un rendez-vous
34:55quand même douloureux
34:56devant nous
34:56sur le marché américain,
34:57selon vous ?
34:58Dans un premier temps,
34:59on est dans l'accélération
34:59inflationniste.
35:01C'est le processus.
35:02Donc,
35:02l'effet nominal va...
35:03Voilà,
35:04l'or et l'or.
35:04Et après,
35:05le risque,
35:05c'est que l'AI
35:06soit par rendez-vous
35:06en 2026.
35:08Alain ?
35:08Oui,
35:09j'entends tout ça,
35:10je suis d'accord
35:11avec ces différents points.
35:13Après,
35:14moi,
35:14ce que je...
35:15Il y a ce qu'on pense
35:16et ce qui peut arriver
35:17avec tous les...
35:18tels risques
35:19qu'on imagine...
35:21Enfin,
35:21ça fait...
35:22Depuis 2009,
35:22on fait des émissions
35:23comme ça.
35:24Donc,
35:24on va bientôt fêter
35:25nos 20 ans.
35:2820 ans à imaginer
35:28les risques
35:29qu'il peut y avoir.
35:29Mais c'est ça.
35:30Payer pour imaginer
35:31des risques.
35:32Oui,
35:32mais...
35:33Ah ben,
35:33c'est bien.
35:34Et de temps en temps,
35:34quand ça arrive,
35:36il faut être...
35:36On est bien content
35:36d'y avoir pensé.
35:38Complètement.
35:38Il faut avoir
35:39les issues de secours.
35:40Alors,
35:41on fait quoi les risques ?
35:41En fait,
35:42alors avant de faire les risques,
35:43moi,
35:43je pense qu'il faut regarder
35:44comment sont les investisseurs
35:48tout à l'heure,
35:48quand on parlait de la géostratégie,
35:51les plaques tectoniques,
35:52machin,
35:52et puis de temps en temps,
35:53il y a une coulée de lave
35:54quelque part,
35:55et puis c'est assez inarrêtable.
35:56Et c'est un peu ça,
35:56les marchés.
35:57C'est-à-dire qu'en fait,
35:58si on regarde statistiquement,
36:00vous savez,
36:01moi,
36:01je travaille avec Aifor Alpha
36:02et assez régulièrement,
36:04l'ami Jean-Jacques
36:05qui vient vous voir.
36:07Le réa des trophées
36:08de l'innovation LBPAM
36:09de novembre 2025.
36:11Exactement.
36:11Et donc,
36:12très belle entreprise,
36:13d'ailleurs.
36:14Et donc,
36:15en fait,
36:16c'est riscone,
36:18c'est-à-dire qu'en fait,
36:19depuis un moment...
36:20C'est riscone du retail
36:21aux institutionnels.
36:23On l'a vu,
36:24le dernier sondage Boffin
36:25montre quand même
36:25que le niveau de cash
36:26est au plus bas historique
36:27dans les portefeuilles institutionnels
36:29en fin d'année.
36:29Parce qu'en fait,
36:31si vous regardez,
36:31la mécanique de dégradation,
36:33elle n'est pas en place.
36:34C'est-à-dire qu'en fait,
36:35vous regardez,
36:37les commodities,
36:38c'est légèrement riscone,
36:39malgré,
36:40bon,
36:40grâce aux métaux précieux.
36:41Oui, c'est ça.
36:42Bon, voilà,
36:42mais quand même...
36:43Le cuivre est au plus haut aujourd'hui.
36:44Oui, oui, c'est ça.
36:45Ce n'est pas les métaux industriels.
36:46C'est riscone.
36:46Les métaux industriels
36:47et précieux.
36:47Voilà, c'est ça,
36:48c'est riscone.
36:50Matières premières agricoles
36:51sont aux fraises,
36:51l'énergie pas terrible.
36:53Donc, voilà,
36:54c'est le seul endroit
36:54où ce n'est pas vraiment génial.
36:56Mais tous les autres,
36:57on est...
36:57Alors, on est loin...
36:58Enfin, par rapport aux statistiques,
37:00on est assez loin
37:01de l'exubérance.
37:02On est...
37:03Dans nos statistiques,
37:04on est à moins 1.
37:06Pour être vraiment exubérant,
37:07il faut être à moins 1,50
37:07dans les statistiques
37:08qu'on suit chez Rizkelia.
37:11T'as eu...
37:11Et là, il ne faudra le pas.
37:12Il faudra le pas.
37:12Ah oui, c'était il y a 20 ans.
37:13Ah oui, c'est encore là,
37:14n'importe quoi.
37:15Parce qu'on a parlé de Jean-Jacques,
37:16etc.
37:16Oui, oui.
37:17Et donc,
37:18et tous les...
37:20Voilà, c'est organisé
37:21vraiment riscone.
37:22Il faudrait que ça se dégrade
37:23d'abord sur le crédit,
37:24puis après que ça entame...
37:26Vous dites qu'il y a une séquence.
37:27Et la séquence,
37:28c'est pas en place.
37:28Pour retourner des positions,
37:29il y a une séquence.
37:30Elle n'est pas en place aujourd'hui.
37:31De temps en temps,
37:32il y a du bruit sur les actions.
37:34Alors, de temps en temps,
37:35on passe riscone, riscof
37:36sur les actions.
37:37Mais le reste reste imperturbable
37:39parce que les institutionnels
37:42ont bien vu
37:42ce que ça coûtait de vendre.
37:43C'est-à-dire qu'après,
37:44on cavale,
37:45on est content,
37:46on a vendu des taulons US
37:47à 4,30
37:48et puis on est là
37:49comme un couillon
37:50pour essayer de se rattraper
37:51pendant des semaines et des semaines.
37:52Et de temps en temps,
37:53il y a un petit blip
37:53on arrive à refaire.
37:54Puis pendant ce temps-là,
37:55on a loupé tout le portage.
37:56Vous voyez,
37:56c'est ce genre de choses.
37:58Moi, le high yield,
37:58ça fait une éternité
37:59que c'est un peu cher.
38:02Mais malgré tout,
38:03ça continue d'être positif
38:04parce qu'il y a des flux qui arrivent.
38:05Donc, il y a cette situation-là
38:07et aujourd'hui,
38:08on ne voit pas arriver
38:09de problème.
38:11Et le dernier problème
38:11qui est eu,
38:12c'est en avril l'année dernière
38:13ou mars ou avril,
38:13je ne sais plus quand,
38:14l'affaire quand Trump
38:14a fait sa libération.
38:15C'est avril, pardon.
38:17Et ça, c'est totalement...
38:19Ça sort de nulle part.
38:21Et puis ça a duré un mois
38:23et puis c'était balayé
38:24par la coulée de lave
38:25qui remporte tout
38:26sur son passage.
38:27Donc, aller s'amuser
38:29à faire le malin,
38:29c'est très risqué.
38:32Par contre,
38:32et là, moi,
38:33je pense que 2026,
38:34ça va être ça.
38:34Est-ce qu'il va y avoir
38:35un truc un peu genre
38:36Libération Day,
38:37un truc comme ça ?
38:39Et attention
38:40à ce que ça n'enclenche pas
38:41ce que vous décrivez tout à l'heure,
38:42c'était...
38:43C'est ce que disait Olivier.
38:44Libération Day,
38:44on s'est quand même demandé
38:45si ce n'était pas le début
38:45d'un grand marché baissier.
38:46Oui, mais j'évoquais aussi
38:47l'idée de dire
38:48le marché qui influence la macro.
38:50Et on pourrait avoir ça.
38:51Et donc, ça veut dire quoi
38:52en termes de gestion ?
38:53Moi, je pense que
38:53rester investi sur son objectif,
38:55je pense que c'est
38:56la moindre des choses.
38:57Par contre,
38:58ne pas s'amuser
38:58à aller coller
38:59dans des trucs illiquides
39:00parce que si jamais
39:01ça se referme
39:02pour une raison
39:03ou pour une autre
39:03et que ça dure plus
39:04qu'un mois ou deux,
39:06là, on va péter
39:07nos risques-offes
39:08qui avaient quand même
39:09bien cramé.
39:10À l'époque,
39:11avril,
39:11on était quand même montés à 3,
39:12ce qui est rarement arrivé
39:14dans nos indicateurs.
39:16Oui, c'est allé très vite.
39:17C'est très vite
39:17et très beau.
39:19C'est le caractéristique
39:19du moment actuel.
39:21C'est-à-dire que
39:21le risque décroche.
39:24C'est-à-dire qu'on n'a pas
39:25le risque
39:26qui n'est pas le continu.
39:27Oui, je comprends.
39:28C'est non linéaire.
39:29C'est non linéaire.
39:29C'est non linéaire.
39:30Tout est non linéaire.
39:30On restera sur cette idée
39:31de non-linéarité
39:32comme perspective
39:33pour les marcheurs 2026.
39:35Merci beaucoup, messieurs,
39:35d'avoir été les invités
39:36de Planète Marché
39:37ce soir dans Smart Bourse
39:38sur Bsmart.
Commentaires

Recommandations