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Lundi 20 avril 2026, retrouvez Geoffroy Lenoir (Directeur de la gestion collective, Ofi Invest Asset Management) et Mabrouk Chetouane (Head of Global Market Strategy, Solutions, International, Natixis IM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:05Générique
00:09Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Mabrouk Chetouane est à nos côtés, le responsable monde de la stratégie de marché de Natix ICM.
00:18Bonsoir Mabrouk.
00:19Bonsoir Grégoire.
00:19Et Geoffroy Lenoir est à nos côtés également, le directeur de la gestion collective d'Ophi Invest AM.
00:25Bonsoir Geoffroy.
00:25Bonsoir Grégoire.
00:26Messieurs Geoffroy, je commence avec vous.
00:28Alors effectivement, les marchés consolident un peu aujourd'hui.
00:32Je parle des marchés d'action notamment, mais je voulais bien qu'on revienne quand même sur la séquence des
00:3610, 12, 13 dernières séances.
00:38Puisque je crois que le Nasdaq a enchaîné 13 séances de hausse consécutives.
00:42Ce qui est assez rare dans l'histoire quand même des indices actions américains notamment.
00:48On voit la volatilité des marchés actions qui a quand même beaucoup baissé depuis deux semaines maintenant.
00:52Quand on garde quand même pas mal de volatilité sur le pétrole, on le voit encore aujourd'hui.
00:56Avec des cours du brut qui se traitent quand même toujours sur des niveaux largement supérieurs à ce qui prévalait
01:01avant le déclenchement du conflit.
01:04Quelles sont les forces techniques fondamentales qui ont permis aux marchés actions notamment et aux actifs risqués de recouper leurs
01:12pertes pour aller chercher de nouveaux records.
01:15Pour la plupart d'entre eux, je parle des indices américains, mais le Nikkei également a battu de nouveaux records
01:20ces derniers jours.
01:21Je crois qu'il y a quand même un facteur qui est très clair.
01:24C'est l'annonce du cessez-le-feu au Moyen-Orient avec cette annonce qui devait durer deux semaines.
01:31L'échéance c'est demain.
01:33On a l'impression qu'à partir du moment où il y a eu cette annonce de cessez-le-feu
01:36et aujourd'hui, les marchés se sont remis à passer au travers du conflit en Iran.
01:42A se dire que finalement c'est temporaire, qu'on va revenir sur quelque chose d'un peu plus normal.
01:47Donc on regarde les fondamentaux, on regarde la croissance, on regarde l'inflation.
01:51Bon, certes, ça heurte la croissance légèrement aux Etats-Unis, un peu plus en Europe, mais ce n'est pas
01:58dramatique.
01:59Et l'inflation, alors oui, on révise l'inflation Headlines à la hausse.
02:03Par contre, l'inflation sous-jacente, tant qu'on n'a pas de confirmation que ce conflit dure plusieurs mois,
02:08on peut imaginer, les investisseurs se disent, on peut passer au travers.
02:11Et dans ce cas-là, qu'est-ce qu'on fait ? On se repositionne.
02:14Alors c'est un peu simpliste.
02:16On est sur cette dynamique où finalement, on a eu le fameux taco qu'on attendait de Donald Trump.
02:23Il peut y en avoir un, deux, trois, plusieurs.
02:25On est repassé dans un mode de négociation.
02:28On n'est plus forcément sur un scénario militaire, alors ça peut revenir demain,
02:33mais en tout cas, aujourd'hui, le marché s'est replacé sur un scénario de deal.
02:37Il y a des risques extrêmes qui ont disparu, c'est ça ?
02:39Voilà, des risques extrêmes qui ont disparu.
02:40Et le marché se repositionne sur du concret, sur de la macro, des fondamentaux,
02:45les résultats, on va peut-être en parler tout à l'heure, des entreprises.
02:48Mais dans l'ensemble, depuis 15 jours, à peine, il y a des marchés qui se repositionnent,
02:53des investisseurs qui reviennent.
02:55Et on est au plus haut sur l'indice S&P, on est sur l'Eurostox,
02:59on ne doit pas être très loin des plus hauts.
03:01Oui, à 3-4%.
03:01Ce qui est intéressant, c'est qu'on regarde les marchés actions, certes, qui se portent bien,
03:05les marchés du crédit aussi, les spread de crédit se sont énormément resserrés.
03:10Alors on n'est pas au plus bas, mais pas loin.
03:11Il y a un marché, forcément, où il y a de la prime, c'est les marchés de taux.
03:15Les marchés de taux, on n'a pas eu les taux qui ont rebaissé fortement.
03:19On a toujours cette prime, cette prime d'incertitude,
03:21avec des taux qui restent un peu plus élevés qu'avant.
03:24Alors donc on a l'impression qu'on bouge gentiment à chaque fois de range, de fourchette.
03:28Et que là, aujourd'hui, on l'a dit tout à l'heure,
03:30les niveaux actuels, 4,25 sur le T-not et 3 sur le Bound, c'est à peu près normal.
03:35Alors qu'il y a un début d'année encore, ou fin d'année,
03:37on était sur des niveaux peut-être 25 points de base plus bas, en termes d'anticipation.
03:41Donc c'est un marché à surveiller, parce qu'il y aura bien un moment
03:45où le marché de taux devrait rattraper le marché des actions ou du crédit.
03:49Il faut voir dans quel sens.
03:50Oui, effectivement.
03:52Mais effectivement, pour l'instant, cette prime sur les marchés obligataires,
03:58sur les marchés de taux, elle n'a pas empêché le marché actions,
04:00effectivement, de revenir au sommet.
04:03C'est normal, logique.
04:04Il y a une cohérence à voir les indices actions recouper assez vite leurs pertes
04:09quand d'autres marchés.
04:11Idem, les messages envoyés par le marché pétrolier.
04:13Alors oui, dans la courbe du pétrole, on voit une forme de normalisation,
04:16mais qui reste quand même très très lente.
04:19Moi, je vois des contrats futurs décembre 2026
04:22qui sont encore à plus de 80 dollars pour le baril de Brent,
04:25quand on était, allez, peut-être autour de 60 en début d'année.
04:29Donc ça reste quand même pour plusieurs mois des niveaux bien plus élevés
04:33que ce qu'on avait dans les scénarios de début d'année, Mabrouk.
04:35Le monde des actions, lui, profite de la situation différemment.
04:40Alors, c'est ce que vous aviez expliqué en préambule.
04:42C'est-à-dire qu'en gros, le pic de conflictualité est passé.
04:44C'est-à-dire qu'en gros, on sait qu'on ne retournera pas, a priori,
04:46vers une intensité aussi forte que finalement...
04:49La guerre ne peut pas reprendre dans l'ampleur qu'elle a pu atteindre
04:53dans les premières semaines du conflit.
04:55La première semaine du conflit, on avait véritablement des bombardements quotidiens
04:57et des destructions massives, et non seulement en Iran,
05:00mais aussi, surtout, dans le golfe Persique.
05:03Ça, a priori, le marché se convainc qu'on n'ira pas, finalement,
05:07de nouveau explorer cette séquence-là.
05:10En fait, du coup, on a terminé la première séquence, finalement,
05:12on va dire, de bombardements très intensifs et de destructions.
05:14On rentre dans cette séquence de négociations.
05:16Donc, du coup, exactement ce que vous dites,
05:18on écarte les risques extrêmes.
05:20Ça offre un peu plus de visibilité au marché.
05:22Donc, le marché, il est forward-locking par construction.
05:24Il va aller chercher, effectivement, ces bonnes nouvelles.
05:26Et on est passé de cette séquence macroéconomique
05:29où on se disait, finalement, que vont faire les banques centrales,
05:31que va faire l'inflation, et encore, le sujet n'est pas encore résolu,
05:34à, finalement, où on laisse un peu de côté
05:36cet aspect-là des choses
05:38pour revenir sur la séquence micro,
05:40qui, a priori, elle, va être plutôt bonne.
05:41Donc, du coup, le marché se sent un peu poussé, finalement,
05:44par ce contexte-là.
05:45Et, en fait, on a une vraie dichotomie, aujourd'hui,
05:47entre marché et actions,
05:48qui, lui, finalement, achètent les bonnes nouvelles.
05:50Et on a bien vu, même, pendant cette séquence du mois de mars,
05:53on avait une asymétrie entre les phases de baisse
05:55et les phases de hausse. Les phases de baisse étaient, quand même,
05:58nombreuses, mais limitées.
05:59Alors, c'était compliqué, finalement, de se dire,
06:01et c'était un peu le risque d'avoir, justement, cette espèce de crise larvée,
06:04de baisse larvée, finalement, des marchés
06:06qu'on n'aime pas, puisqu'on ne sait pas à quel point, finalement,
06:08du coup, on va aller, ni caler le point d'entrée, etc.
06:10Ça peut baisser, de manière quotidienne,
06:12finalement, pendant longtemps,
06:14un tout petit peu, et ça, c'est très pénible.
06:15Une hémorragie, quoi, enfin, une forme de...
06:17C'est ça, mais une hémorragie, entre guillemets,
06:18lente, une mort lente, entre guillemets.
06:20Ordonnée, quoi.
06:21Exactement.
06:21Oui, mais qui reste pénible, par ailleurs.
06:23Et vous dites, le moindre sentiment d'amélioration à la marge
06:27provoquait tout de suite des rebonds très, très forts.
06:29Un rebond significatif, des baisses de volatilité implicites.
06:32Donc, on sentait bien que le marché n'avait pas envie d'acheter.
06:34L'histoire sombre, le scénario noir, le scénario catastrophe.
06:37Et donc, de ce point de vue-là, même,
06:39ça nous mettait la puce à l'oreille, en se disant,
06:40le marché actions attend finalement le trigger,
06:43donc le cessez-le-feu, effectivement,
06:44et la phase de négociation.
06:46En ce qui concerne les marchés taux, c'est une autre affaire.
06:48Et là, fondamentalement, il y a plusieurs primes qui sont derrière.
06:52Premièrement, la prime inflation.
06:53Donc, en gros, on sait que cette inflation,
06:55et on va voir comment va surtout réagir l'inflation sous-jacente.
06:58Est-ce que, si on a une réaction de la partie, entre guillemets,
07:02donc hors composantes volatiles,
07:03on va avoir, in fine, peut-être des taux d'intérêt
07:06qui resteront durablement à ce niveau-là.
07:09Et c'est intéressant de noter qu'on monte par escalier, en fait.
07:13C'est ça, en fait, la croissance,
07:14la progression des taux d'intérêt,
07:16elle est assez intéressante au cours de ces,
07:18on va dire, derniers trimestres.
07:20On constate, finalement, qu'à chaque fois,
07:21on crante, finalement, un niveau supplémentaire.
07:23Et des marches qu'on ne redescend pas.
07:25Complètement.
07:25Ça, c'est le premier point.
07:26Donc, l'effet inflation, on l'a tous,
07:28effectivement, il est assez facile.
07:29En revanche, quand on décompose,
07:30quand on va un peu dans le détail des taux d'intérêt réels,
07:33l'autre partie, finalement, qui compose des taux nominaux,
07:35on constate, finalement, qu'il y a aussi d'autres facteurs
07:37qui rentrent en ligne de compte.
07:38Déjà, la posture de politique monétaire.
07:40Si jamais on a des banques centrales trop zélées
07:43qui commencent, effectivement, à dire
07:44il y a un risque d'inflation, je monte, d'accord ?
07:47Ce qui constituerait, par ailleurs,
07:49une erreur de politique monétaire, à mon sens,
07:50mais bon, ça, on pourra en débattre.
07:51Eh bien, du coup, ça pourrait, effectivement,
07:53donner, effectivement, encore plus d'appui
07:54à ces taux d'intérêt,
07:55et donc diffuser, finalement,
07:57la remontée des taux d'intérêt directeurs
07:58des banques centrales vers la partie longue de la courbe.
08:00Et enfin, le dernier risque que...
08:02Donc ça, c'est le risque monétaire et le facteur budgétaire, aussi.
08:05C'est-à-dire qu'en gros, le dérapage budgétaire
08:07craint par les marchés,
08:08avec l'histoire de 2022 et 2023,
08:10où on avait les dettes publiques
08:12qui se sont envolées à cause, justement,
08:13de cette crise énergétique,
08:15laisse penser, finalement,
08:16que le marché exige, maintenant, une petite prime,
08:18si jamais on a des États
08:20qui voudraient se montrer protecteurs.
08:22Et donc ça, on le voit dans les taux d'intérêt réels,
08:24en décomposant, effectivement, ces trajectoires.
08:26Ce n'est pas que la perspective ou le risque d'inflation
08:28qui a fait monter ces taux souverains,
08:30c'est aussi les facteurs que vous avez cités,
08:33le risque de politique monétaire
08:35et le risque de politique budgétaire.
08:37Si tous les États se remettaient à faire
08:38un espèce de what-it-what-it-takes généralisé,
08:41le marché, lui, prévient cette situation,
08:44d'une certaine manière.
08:45Exactement.
08:45En fait, ce qu'on dit, c'est que les taux,
08:48effectivement, il y a un risque haussier
08:49qu'on ne peut pas écarter,
08:51mais ce qu'on pressent, ce qu'on anticipe,
08:53c'est qu'il y a des rigidités à la baisse,
08:55pour reprendre l'extension keynésienne.
08:56C'est-à-dire qu'en gros, aujourd'hui,
08:58voir les taux d'intérêt à long terme baisser
09:00et revenir sur leur niveau, effectivement,
09:03pré-crise ou même 2025,
09:05ça nous paraît compliqué,
09:06compte tenu de cet ensemble de facteurs.
09:09Et enfin, je terminerai juste là-dessus,
09:10c'est que si jamais on a des bonnes nouvelles,
09:12donc cette prime d'inflation qui se dissipe,
09:14qu'est-ce qui va prendre le relais ?
09:15C'est la prime croissance.
09:16Si on a plus de croissance économique,
09:18mécaniquement, ça fera aussi remonter
09:19un petit peu les taux d'intérêt.
09:20Donc, dans les deux cas, les taux ne baissent pas.
09:22Il y a des rigidités à la baisse.
09:24Pour ça, il faudrait qu'on retombe
09:25dans le scénario adverse,
09:27le scénario alternatif,
09:27où on est dans un scénario,
09:28ce qu'on priceait il n'y a pas si longtemps que ça,
09:30il y a quelques semaines,
09:31scénario de stagflation.
09:33Scénario de stagflation,
09:34où le marché peut peut-être anticiper
09:35de l'inflation pendant un certain temps,
09:37et donc les taux peuvent monter légèrement,
09:39mais rapidement.
09:40Le coup d'après, c'est l'activité.
09:41Le coup d'après, c'est le côté récessif,
09:43c'est le côté défensif des taux d'intérêt,
09:45et donc les investisseurs
09:46qui se dirigent vers les taux.
09:47Et là, on peut avoir des taux qui baissent.
09:49Mais ce scénario-là,
09:50il existe encore,
09:51il ne faut pas du tout se cacher la face.
09:53Ça peut changer très vite
09:54avec les tweets de Donald Trump.
09:56Maintenant, le marché achète plutôt,
09:58rachète plutôt le service central
09:59où on passe à travers cette crise.
10:01Et d'ailleurs, si je ne dis pas de bêtises,
10:03mais la BCE qui a fait un exercice
10:05de pédagogie assez important
10:06en publiant différents scénarios,
10:09elle a un scénario sévère,
10:10qui est le scénario le plus dur,
10:12avec deux trimestres
10:13d'activités négatives consécutives,
10:15et je crois que dans ce scénario sévère,
10:17la BCE, justement,
10:17ne prévoit pas de monter ses taux.
10:20C'est-à-dire que, justement,
10:21elle prend en compte
10:22l'impact sur l'activité
10:24qu'un scénario sévère,
10:25c'est-à-dire une fermeture prolongée
10:26pour plusieurs mois
10:28du détroit d'Orbouz,
10:30pourrait avoir sur l'activité.
10:32Oui, alors il y a plusieurs scénarios.
10:33C'est-à-dire qu'en début de crise,
10:34on va dire que la Banque Centrale Européenne
10:35a laissé la porte ouverte
10:36à des montées de taux,
10:38des hausses de taux.
10:38C'est pour ça qu'à un moment donné,
10:39on a eu presque trois ou quatre hausses de taux
10:46et le discours, c'est un peu rééquilibré.
10:48Et le marché en a pris acte ?
10:49Et le marché en a pris acte en bonne partie
10:51puisque, bon, aujourd'hui,
10:52il y a encore à peu près deux hausses de taux,
10:54je pense, anticipées dans la courbe.
10:56Maintenant, c'est vrai que si vraiment
10:58on dit que ce scénario est temporaire
11:01et qu'on risque de tomber
11:02dans un côté récessif,
11:03la BCE, comme ça a été dit tout à l'heure,
11:05n'a pas vraiment d'intérêt
11:07à monter ses taux.
11:09Ça pourrait être, on va dire,
11:10une mesure de réaction,
11:12mais c'est vrai qu'on se rappelle
11:13de quelques épisodes antérieurs
11:15de la part de la Banque Centrale Européenne
11:16qui avaient monté peut-être un peu trop vite ses taux
11:18pour les rebaisser plus fortement derrière.
11:20Donc voilà, il y a une posture
11:21de la part de la Banque Centrale Européenne
11:22qui est importante parce que son mandat,
11:24je le rappelle, c'est l'inflation.
11:25Donc si l'inflation dérape à la hausse,
11:27il faut qu'elle réagisse.
11:28Maintenant, est-ce qu'elle peut voir
11:30à travers cette crise, on va dire,
11:31qui serait temporaire
11:32pour éviter de monter les taux ?
11:35Peut-être pour rien.
11:37La prochaine réunion,
11:38c'est la semaine prochaine,
11:39le 30 avril.
11:40On va rentrer dans la période
11:42de non-communication
11:43une semaine avant le meeting.
11:46Est-ce que d'ici le 30,
11:49en regardant tout ce qui s'est passé depuis,
11:51est-ce que la BCE aura suffisamment d'éléments
11:53pour retrouver un peu de confort ?
11:56Peut-être que le terme
11:57est un peu trop exagéré,
12:01Mabrouk,
12:02mais pour être dans un discours
12:04et une posture plus équilibrée
12:06qui lui permettrait d'ailleurs
12:06de ne pas bouger
12:08à l'occasion de la réunion du 30 avril,
12:09par exemple.
12:10Je pense que ce qui est certain,
12:11c'est que le 30,
12:12il y a statu quo.
12:13On ne bouge pas
12:13puisqu'il n'y a pas assez
12:14d'éléments effectifs.
12:15Et donc d'ici là,
12:16est-ce qu'on aura accumulé
12:17suffisamment d'informations,
12:18notamment sur la partie
12:19qui est absolument centrale,
12:20c'est-à-dire le sous-jacent,
12:21ce qui fait bouger ou non
12:22les banques centrales,
12:23bouger ou non
12:24finalement la politique monétaire
12:25en matière de hausse
12:26ou de baisse de taux ?
12:27La réponse est encore non.
12:28Et en fait,
12:28le problème que nous avons aujourd'hui,
12:30c'est qu'on a un choc d'offres négatif,
12:33donc une augmentation
12:33des prix d'énergie
12:40demande,
12:40notamment des ménages.
12:41Et quand on regarde finalement
12:42ce qui compose
12:43cette inflation sous-jacente,
12:44on a des services
12:46et des biens manufacturés,
12:47si je fais très simple.
12:48Les biens manufacturés
12:49vont subir l'augmentation
12:50des coûts de l'énergie,
12:51etc.
12:52Et des tarifs ?
12:53Oui, alors ceux-là, bon...
12:54On oublie ça,
12:55les tarifs, c'est fini ?
12:56Oui, non mais
12:57ce n'était pas inflationniste déjà.
12:58Ah bon ?
12:59D'accord.
13:00Il faut lire un peu la littérature.
13:03Je vais réviser,
13:04mais c'était quand même
13:06un point de vigilance.
13:07Un peu se fait en début d'année,
13:08les réunions de janvier et février
13:10il y avait une communication
13:11de la Fed quand même sur
13:12attention,
13:12on n'a peut-être pas encore
13:13tout vu,
13:14les tarifs et les pressions
13:16sous-jacentes sur les biens
13:17notamment sont peut-être
13:18encore là.
13:19Désolé.
13:19Mais Jérôme Powell
13:20a clarifié finalement ce point.
13:22Il a dit effectivement,
13:23globalement,
13:23on sent bien que tout est passé
13:24un peu globalement.
13:25L'essentiel des tarifs est passé.
13:27Et globalement,
13:27le problème qu'on va avoir,
13:28c'est que...
13:29Non mais juste,
13:30le risque du Golfe là,
13:32le risque iranien d'inflation
13:34ne vient pas se cumuler
13:36à un risque inflationniste
13:37lié aux tarifs
13:38qui étaient en train de...
13:39D'accord.
13:40On était sur un régime
13:41désinflationniste en fait.
13:42Globalement,
13:43ça il ne faut pas non plus
13:43l'oublier,
13:44c'est que les parallèles
13:45avec les différents chocs
13:46effectivement énergétiques
13:47qu'on a eus
13:47ne constituent pas,
13:49enfin chaque choc
13:49est assez particulier.
13:51Et celui-là,
13:51on arrive dans un cosme
13:53désinflationniste
13:53avec finalement
13:54des économies
13:55qui n'étaient pas non plus
13:56en train d'accélérer
13:57en matière de croissance,
13:58d'avoir une demande
13:59sous stéroïde pas du tout,
14:00on n'avait pas
14:00d'espace fiscal
14:02qui soutenait l'économie,
14:03on n'avait rien de tout ça.
14:04Et donc mécaniquement,
14:05on arrive avec ce choc
14:06qui pourrait effectivement
14:07réduire davantage
14:08la demande de services,
14:09les prix des services
14:10et donc avoir au final
14:11un sous-jacent
14:12qui ne bouge pas.
14:13Et donc l'erreur,
14:14et ça a été rappelé effectivement,
14:15serait d'augmenter,
14:16de se précipiter
14:17en remontant les taux
14:17d'intérêt directeur.
14:18Je pense que la réunion
14:20du 30 ans le prochain
14:21sera a priori dédiée
14:23à la pédagogie.
14:24On va expliquer,
14:25entre guillemets,
14:25on va peut-être davantage
14:26communiquer sur
14:27aujourd'hui on ne dispose
14:28pas d'informations.
14:28Il n'y aura pas
14:29de nouvelles projections économiques.
14:30Non, il n'y en aura pas
14:31parce qu'effectivement
14:32déjà l'exercice
14:33qui a été fait
14:34au mois de mars dernier
14:35était quand même
14:35assez spectaculaire
14:36de pouvoir produire
14:37des scénarios
14:38aussi rapidement.
14:40Et globalement,
14:40ils ne vont pas aller
14:41sur ce terrain-là,
14:42c'est beaucoup trop tôt
14:43et trop risqué par ailleurs
14:44parce que finalement
14:45ramer dans l'autre sens,
14:46finalement ça donne
14:48beaucoup plus d'énergie
14:48que finalement
14:49de commettre une erreur.
14:50Donc aujourd'hui,
14:51la prudence est de mire
14:51et toutes les banques centrales
14:53attendront.
14:53Mais par contre en juin,
14:54on aura suffisamment
14:55d'éléments pour mettre
14:56une petite hausse
14:57de taux préventif
14:58parce qu'il faut bien ?
15:00Non, il n'y aura pas
15:01de hausse en fin ?
15:02Il n'y en aura pas du tout
15:03en fait dans notre scénario.
15:05Alors le marché
15:06price de hausse.
15:07Donc le marché
15:07est allé très vite,
15:08quatre hausses,
15:09deux hausses.
15:10Vous avez résisté
15:10à la tentation
15:11d'en mettre une ou deux ?
15:12Ah oui, oui.
15:14Pareil pour nous.
15:14Pareil pour vous ?
15:16Je suis ravi de savoir
15:16qu'on n'est pas tout seul.
15:17Très bien.
15:18Non, on n'en a pas mis
15:19pour une raison très simple,
15:20c'est que quel est l'intérêt
15:22de mettre une hausse de taux
15:25finalement pour...
15:25Qu'est-ce que ça produira
15:26comme effet ?
15:27Rien.
15:27C'est pour ça que le marché
15:28pense qu'il y en aura deux.
15:29Oui, mais même deux,
15:30ça ne produira pas
15:30les effets escomptés.
15:31Donc à un moment donné,
15:32soit on y va franchement
15:33parce qu'on a un vrai risque,
15:34soit on n'a pas de risque
15:35et on n'y va pas en fait.
15:36Rajouter un layer,
15:37une couche entre guillemets
15:38de restrictions sur de la demande
15:39qui est déjà à taux et étale,
15:41ça ne sert à rien.
15:42Si ce n'est effectivement
15:43bousiller la croissance.
15:44Mais ça effectivement,
15:45la banque centrale
15:46et toutes les banques centrales
15:47n'ont pas pour vocation
15:48à réduire le signe.
15:50On verra ce que dit
15:51du point de vue
15:52du pricing de marché,
15:53ce que dit Christine Lagarde
15:54le 30 avril.
15:54Pour l'instant,
15:55il n'y a pas eu
15:56un push-back.
15:57J'ai quand même l'impression
15:59que la BCE était assez contente
16:00de voir le marché
16:01peut-être aller assez vite
16:03dans son pricing
16:04de hausse de taux.
16:05Peut-être que ça lui laisse
16:06aussi à la BCE
16:08un peu de marge de manœuvre,
16:09un peu de confort.
16:10Mais il n'y a pas eu,
16:11je n'ai pas entendu de voix,
16:12pas celle de Christine Lagarde
16:14en tout cas,
16:15dire que le pricing de marché
16:16était délirant
16:16et que ce n'était pas quelque chose
16:18que la BCE endossait
16:19dans le jargon
16:20des banquiers centraux.
16:21Ce qui a permis au marché
16:22de monter en termes d'anticipation
16:24sur la partie courte
16:25des taux en particulier,
16:26il n'y a pas eu
16:27justement de contre-indication.
16:29C'est vrai que la BCE
16:30comme je le disais tout à l'heure
16:31reste dans son mandat
16:32d'indiquer
16:33qu'elle devra lutter
16:35contre les pressions inflationnistes.
16:37Et là, aujourd'hui,
16:39il y en a,
16:40mais pas de l'inflation sous-jacente.
16:41Et pour qu'on voit
16:42vraiment des effets
16:42sur l'inflation sous-jacente,
16:44a priori,
16:45on estime qu'il faudra
16:45au moins trois ou quatre mois.
16:47Donc même juin,
16:48ça peut être même
16:49un peu plus que ça,
16:50même juin,
16:51ça peut être encore
16:53un petit peu tôt.
16:53Et d'ici le mois de juin,
16:55j'ose espérer
16:55qu'on ait des informations
16:56beaucoup plus avancées
16:58sur le conflit
16:59au Moyen-Orient
16:59qui donneront
17:00un peu plus de visibilité
17:01au marché.
17:02Ces anticipations,
17:03elles peuvent être aussi
17:03effectivement très volatiles.
17:05Elles ont été prêtes
17:07à revers
17:07avec le déclenchement
17:09du conflit
17:10le 28 février dernier.
17:12Et effectivement,
17:13au fur et à mesure
17:13des développements,
17:14elles pourraient aussi
17:15s'effacer peut-être
17:16du marché.
17:17Puisqu'on parle
17:17des banques centrales,
17:19alors ça fait quelque temps
17:20qu'on n'en parle plus,
17:20mais c'était quand même
17:21un des grands sujets
17:21de discussion de début d'année.
17:23La succession de Jérôme Powell
17:25dont le mandat
17:25en tant que président
17:27de la Réserve fédérale américaine
17:28se termine le 15 mai prochain.
17:31Les auditions de Kevin Walsh,
17:33donc le prétendant
17:33nommé par Trump,
17:35vont pouvoir commencer
17:36demain devant
17:37la commission bancaire
17:38du Sénat.
17:40on peut rappeler
17:41ce qu'on attend
17:42de Kevin Walsh
17:43qui est resté très silencieux
17:45et c'est tout à son honneur
17:46je trouve
17:46de ne pas avoir brouillé
17:48le message de la Fed
17:49en tant que simple nominé
17:52ou prétendant
17:53à ces stades.
17:54Oui, alors
17:54c'est vrai qu'il y a
17:55cette audition.
17:56Alors cette audition,
17:57ça ne veut pas dire
17:57que c'est pour valider
17:59son nouveau poste
18:01pressenti
18:01à la poste
18:02en tant que président
18:04de la Réserve fédérale américaine
18:05pour remplacer Jérôme Powell.
18:07C'est juste une audition
18:07donc ça permettra
18:08de juger,
18:09de jauger
18:10pour les marchés
18:10notamment
18:11des intentions
18:12de Kevin Walsh.
18:14Maintenant,
18:14c'est vrai qu'il y a toujours
18:15un blocage
18:15dans la personne
18:17de M. Tillis
18:18qui n'a pas forcément
18:19d'intérêt personnel
18:20de ce que j'ai cru comprendre
18:21en termes d'ambition
18:23en ce qui le concerne.
18:25Donc il a une posture
18:27qui bloque.
18:28Il a pu agacer
18:28et satisfaire Trump.
18:29C'est un républicain
18:30comme Tillis.
18:31Maintenant,
18:32il y a quand même
18:32ce blocage
18:33et il peut continuer
18:35encore plusieurs semaines
18:36et dans ce cas-là,
18:37Jérôme Powell
18:38l'a dit clairement
18:38qu'il pourrait continuer
18:40à exercer ses fonctions
18:41jusqu'à ce qu'il y ait
18:42un déblocage.
18:43Maintenant,
18:43l'audition de Kevin Walsh
18:44va être intéressante
18:45à suivre.
18:46C'est vrai qu'il y a
18:46quand même plusieurs lectures
18:47qu'on peut avoir
18:48de cette nomination.
18:50C'est quelqu'un
18:51qui est très apprécié
18:52par les marchés,
18:53qui est à priori
18:53quelqu'un de...
18:55Qui est market compatible.
18:56Voilà,
18:57qui a déjà été
18:58à la réserve fédérale américaine.
18:59Plus jeune gouverneur.
19:00Plus jeune gouverneur.
19:01Il connaît très bien
19:02le métier.
19:03Maintenant,
19:03il y a quelques perceptions
19:04en fonction des gens
19:05qui le connaissent
19:06plus ou moins
19:06qui laissent penser
19:08qu'il pourrait être
19:09plutôt peut-être
19:09un peu plus doviche,
19:11un peu plus à la baisse de taux
19:13que l'était Jérôme Powell.
19:15Mais ça reste encore
19:16des choses à voir
19:17une fois qu'il aura pris
19:18la place de Jérôme Powell.
19:20On l'a plutôt
19:21beaucoup entendu
19:23l'an dernier,
19:24en deuxième partie d'année.
19:25C'est un poste
19:26de président de la Fed
19:27pour lequel il se prépare
19:29depuis longtemps.
19:30On l'a beaucoup entendu
19:31être critique,
19:32très critique,
19:32évidemment vis-à-vis
19:33de la conduite
19:34de la politique monétaire,
19:35vis-à-vis de la communication
19:36aussi de la réserve fédérale américaine.
19:38Pas juste dans le moment
19:40de 2025,
19:40mais de manière
19:41un peu structurelle.
19:42Il questionne
19:43la forward guidance,
19:44il questionne
19:45la communication
19:46un peu permanente
19:47de tous les membres
19:47du board,
19:49etc.
19:49Donc,
19:50il a quand même
19:51une réflexion
19:52sur l'institution,
19:53comment elle doit fonctionner,
19:54comment elle doit
19:56communiquer également.
19:58Là,
19:58effectivement,
19:58ces derniers temps,
19:59on l'a entendu
20:00beaucoup moins
20:00avec une situation
20:02qui mérite quand même
20:03que la parole
20:04d'une banque centrale
20:05soit la plus claire possible.
20:07Sur Warch,
20:07qu'est-ce que vous dites,
20:08qu'est-ce que vous attendez,
20:10Mabrouk ?
20:11Et puis,
20:11j'ai cru comprendre
20:12que Jérôme Poel
20:13et Donald Trump
20:13n'avaient pas forcément
20:14la même lecture
20:15de la légalité
20:19qui permettrait
20:20à Jérôme Poel
20:21de poursuivre
20:21après le 15 mai.
20:22Donald Trump,
20:23lui,
20:23il interprète
20:24certains textes
20:24en imaginant
20:25qu'il puisse
20:26virer Donald Trump
20:28et choisir
20:29parmi le board
20:30un président intérimaire
20:32en attendant
20:33la validation
20:33d'un Kevin Warch.
20:35Alors là,
20:36vous m'apprenez quelque chose.
20:37Je ne suis pas spécialiste.
20:38ça discutait.
20:39Je ne suis pas spécialiste
20:40du droit américain,
20:42encore moins,
20:43finalement,
20:43des textes.
20:43Chacun sa littérature.
20:44Chacun sa littérature.
20:45Je savais que vous alliez
20:46me dire ça.
20:48Non,
20:49mais du coup,
20:49ce qui est très intéressant
20:50dans cette séquence,
20:51vous le mentionniez,
20:52c'est le silence
20:53de Kevin Warch,
20:53finalement,
20:54qui globalement
20:55ne rajoute pas,
20:56finalement,
20:57une dose de pollution sonore
20:58dans un monde
20:59qui est déjà,
21:00on va dire,
21:00assez polluée,
21:01notamment aux Etats-Unis.
21:03Ça,
21:03c'est le premier point.
21:03Il n'a pas joué
21:04le shadow président,
21:04quoi.
21:05Non,
21:05non,
21:05et puis clairement,
21:06ça aurait desservi,
21:07finalement,
21:08à la fois l'institution,
21:09ça aurait décrédibilisé
21:10un peu le personnage.
21:11Donc,
21:12globalement,
21:13on joue,
21:14finalement,
21:14une partition commune.
21:15Et ça,
21:16d'une part,
21:16c'est apprécié,
21:17d'autre part,
21:17ça la soie peut-être
21:18un peu plus,
21:19finalement,
21:19dans ce rôle.
21:20Et puis,
21:20le dernier point,
21:21c'est qu'effectivement,
21:22il y a une vision différente aussi
21:29par rapport à même
21:30Mme Yellen,
21:32M. Berdinky,
21:32etc.
21:33Dans la mesure où,
21:34finalement,
21:34on avait une fête
21:35qui était pro-demande.
21:36C'est-à-dire qu'en gros,
21:36il fallait soutenir la demande,
21:38quoi qu'il en coûte,
21:38en quelque sorte,
21:39à travers,
21:40effectivement,
21:40différentes mesures
21:40conventionnelles ou non conventionnelles.
21:42Kevin Walsh,
21:43il est un peu plus équilibré,
21:44finalement,
21:44dans son approche.
21:45Lui,
21:45c'est demande,
21:46mais aussi le côté offre.
21:47Et avec,
21:48finalement,
21:48cette thématique
21:49dont on va forcément reparler
21:51tôt ou tard,
21:52celle de la productivité.
21:53Comment faire en sorte,
21:54finalement,
21:54de soutenir la productivité
21:58pour soutenir
21:59la croissance potentielle
22:00pour permettre
22:01à la croissance américaine
22:02d'être encore plus élevée.
22:03Et donc,
22:03en fait,
22:04l'approche est différente.
22:05L'outil et l'analyse macroéconomique
22:07qui va en dériver
22:07sera différente
22:08et la manière de piloter
22:09la politique monétaire
22:10sera aussi un petit peu différente.
22:11Mais là encore,
22:12globalement,
22:13il y a,
22:13comment dire,
22:14une nomination
22:15qui arrivera probablement
22:17au deuxième trimestre,
22:19milieu fin
22:20ou début du troisième,
22:21on verra.
22:23Mais là,
22:23il y a aussi
22:25la Fed
22:26est très intelligent,
22:27très smart,
22:28finalement,
22:28dans sa manière
22:28de conduire la communication.
22:30Le FOMC
22:31s'est encore laissé
22:31une baisse de taux,
22:32finalement,
22:33me semble-t-il,
22:34dans ses dots.
22:35Et donc,
22:35du coup,
22:36ça ne ferme pas la porte,
22:37ça ne lit pas,
22:37finalement,
22:38qu'une marche peut arriver
22:39et faire ce que Donald Trump
22:41lui demande,
22:41c'est-à-dire baisser
22:42les taux d'intérêt du directeur
22:43dans un contexte
22:44où la croissance américaine,
22:45sans être effectivement
22:46en danger
22:46ou quoi que ce soit,
22:48n'est pas non plus,
22:48entre guillemets,
22:49au sommet de sa forme.
22:50Donc,
22:50à un moment donné,
22:52un petit coup de pouce,
22:53effectivement,
22:54satisfera finalement
22:55le marché,
22:55Donald Trump,
22:56et puis finalement...
22:57Ce ne sera pas
22:57les jumbo cuts,
22:58non plus.
22:59Non, non, non.
23:00Donald Trump
23:00veut 1% de taux directeur,
23:03ce n'est pas 25 points de base.
23:05Mais même M. Miran,
23:06entre guillemets,
23:06a indiqué...
23:07Il a arrêté
23:07de se demander 50 points de base.
23:08Voilà.
23:09Donc,
23:09on a même lui
23:10rentré dans les clous.
23:11Donc,
23:11c'est pour vous dire,
23:12la puissance de l'institution...
23:14C'était pendant 3 comités
23:15au moins pour 30 points de base.
23:16On le voyait dans les d'autres plots,
23:17c'était l'ailleur de service.
23:19Et donc,
23:20là,
23:20il s'est arrêté.
23:20Puisqu'on parle du dollar,
23:22un mot m'avait gardé la parole,
23:23Mabroukia.
23:23Je trouve que la crise
23:24a été intéressante
23:25à analyser du point de vue
23:26du mouvement du dollar
23:27et ce que nous dit
23:29cette crise du Golfe
23:30qui implique évidemment
23:31les marchés pétroliers,
23:33du statut du dollar
23:35aujourd'hui.
23:36Encore une fois,
23:36si je me reporte
23:37aux discussions
23:38qu'on avait avant la crise
23:39et depuis le retour
23:40de Donald Trump aux affaires,
23:42la grande question
23:43de savoir quel était
23:44le statut et la valeur du dollar
23:45avec une telle administration,
23:48avec un monde
23:49qui débordait de dollars
23:51dans les allocations
23:52peut-être au-delà
23:53du nécessaire
23:54et du raisonnable.
23:56Bref,
23:57cette histoire de débasement,
23:58cette histoire
23:59de dédollarisation également.
24:01Quand je vois que le dollar
24:02a pris entre 2 et 3% peut-être,
24:06du plus bas au plus haut
24:08pendant cette crise
24:10et que cette hausse
24:11de 2-3% s'est effacée
24:12en quelques séances
24:14dès que le cessez-le-feu
24:16a été annoncé,
24:18qu'est-ce que ça nous dit
24:19du statut du dollar
24:20aujourd'hui ?
24:20Est-ce que c'est encore
24:21vraiment un refuge ou pas ?
24:22Alors,
24:23il a encore ce statut de refuge
24:26mais il n'est plus aussi fort
24:27qu'avant.
24:28Ça, c'est le premier point.
24:29Vous l'avez mentionné,
24:30on a touché 1,14,
24:32on n'est pas allé en dessous
24:33compte tenu par ailleurs
24:34de l'intensité de la crise.
24:35On aurait pu s'attendre
24:36à un dollar
24:36qui retourne à 1,10
24:37voire même au-delà
24:38face à l'euro.
24:40Et ça a été très poussif.
24:41On est allé vraiment
24:42par petits pas
24:42et dès l'instant,
24:43on a eu cessez-le-feu,
24:44réouverture d'Hormuz
24:45annoncé vendredi,
24:46hop, 1,18.
24:47Donc, c'est reparti
24:48très vite dans l'autre sens.
24:49Ça montre fondamentalement
24:50que ça prouve,
24:52encore une fois,
24:53que la faiblesse
24:55de l'économie américaine
24:56va finalement
24:56et quelque part
24:57dans les cours du dollar.
24:58Alors,
24:59la dédollarisation,
24:59le débasement
25:00et tout ça,
25:01effectivement,
25:02personnellement,
25:02c'est des histoires
25:03qui ont cours
25:04sur du très très long terme.
25:06Et donc,
25:06on ne peut pas fonder
25:07une allocation
25:07même tactique,
25:09enfin,
25:09stratégique
25:10comme en tactique,
25:11finalement,
25:11sur ces histoires-là.
25:12Ça ne peut pas marcher.
25:13En revanche,
25:13se dire fondamentalement
25:14que voir le dollar
25:16aller à 1,30,
25:17pour moi,
25:17c'est de l'hérésie.
25:18Ça veut dire qu'effectivement,
25:18là,
25:19on a un vrai problème
25:19sur l'économie américaine.
25:21On est véritablement
25:21en récession,
25:22à mon sens.
25:23Donc,
25:23la dépréciation,
25:24finalement,
25:25cette faiblesse,
25:26entre guillemets,
25:27du dollar,
25:28ne traduit pas,
25:29finalement,
25:29une absence de valeur refus.
25:30Ça traduit tout simplement
25:31une faiblesse
25:32conjoncturelle
25:33de l'économie américaine.
25:34Et donc,
25:34on n'est plus sur une économie
25:35aussi forte qu'elle l'était avant.
25:37Elle n'inspire plus,
25:37effectivement,
25:38autant de confiance,
25:40un peu plus de défiance.
25:41C'est une question
25:42du différentiel de croissance,
25:43là,
25:43plutôt,
25:44qui joue pour vous en ce moment.
25:45Et on a quand même
25:46un effet psychologique.
25:47C'est-à-dire qu'en gros,
25:47aujourd'hui,
25:48s'exposer à l'économie américaine,
25:50avoir du dollar,
25:51ce n'est plus aussi safe qu'avant.
25:52Clairement,
25:52les règles du jeu
25:53peuvent changer du jour au lendemain.
25:54Et c'est ça aussi,
25:55finalement,
25:55qu'intègre la valeur du dollar.
25:58Mais de là à dire fondamentalement
25:59qu'on abandonnerait le dollar
26:01et que, finalement,
26:02on a un débasement monétaire,
26:03ça,
26:04je n'y crois pas
26:04une seule seconde.
26:05Et penser par ailleurs
26:06qu'il y a d'autres valeurs refuge
26:07comme l'or,
26:08une valeur refuge
26:09ne se comporte pas,
26:09finalement,
26:10avec celui,
26:11comme le comportement de l'or.
26:13Donc,
26:13on ne peut pas avoir
26:13des variations de 5 à,
26:15de moins 5 à plus 5,
26:16etc.
26:16Trop de volatilité
26:17pour que ce soit
26:18une vraie réserve, là,
26:19de valeur et de sécurité.
26:20Exactement.
26:21Donc,
26:21en fait,
26:21la vérité,
26:22finalement,
26:22c'est peut-être
26:22qu'on a un nouveau panier,
26:24en fait,
26:24de valeur refuge
26:26en combinant,
26:27finalement,
26:27un peu d'or,
26:28un peu de dollars,
26:28un peu de francs suisses.
26:29Pourquoi pas un peu de diane
26:30et encore,
26:31ça reste à démontrer.
26:32Mais,
26:32globalement,
26:33la seule valeur refuge
26:34qui reste aujourd'hui,
26:34pour moi,
26:35c'est le francs suisses.
26:36Oui,
26:36et qui est un marché
26:38extrêmement...
26:38Et c'est ça,
26:39voilà.
26:39Et trop petit,
26:40trop étroit
26:41pour,
26:41j'allais dire...
26:42Pour s'attirer tout le monde.
26:43Pour supporter
26:44tous les valeurs du monde.
26:45C'est ça.
26:45En tout cas,
26:46tous les risques du monde.
26:48D'accord avec cette analyse,
26:49il n'y a plus
26:50un seul grand refuge mondial,
26:53l'or et le dollar,
26:54il y a peut-être
26:54une myriade
26:55de refuges,
26:57de demi-refuges
26:58ou de semi-refuges,
27:00je crois.
27:00C'est la dernière semaine,
27:01c'est vrai que,
27:02lorsque on était dans une situation...
27:04Et je ne parle même pas
27:04des souverains,
27:04des taux souverains,
27:05qui ont pas joué leur rôle non plus.
27:07La seule valeur refuge,
27:08entre guillemets,
27:09c'était le monétaire.
27:09C'était le cash,
27:11c'était le seul actif
27:12qui gardait le taux
27:15proche,
27:15le dessus de la Banque Centrale Européenne.
27:17Donc,
27:18pour la Fed,
27:18le taux de la Fed.
27:19Mais on n'a pas forcément
27:21d'autres valeurs refuge.
27:22Et pour revenir au dollar,
27:23c'est vrai que le dollar,
27:24à mon avis,
27:24il y a quelques investisseurs
27:25qui ont été quand même
27:26plutôt refroidis
27:27par les performances
27:28de l'an dernier.
27:29Si on n'était pas edgé
27:30contre les variations de change,
27:32un investisseur européen
27:33pouvait perdre 10%,
27:34à peu près 10%,
27:36a perdu 10%
27:37sur l'exercice 2025.
27:38Donc,
27:38c'est sûr que
27:39ça ne met pas forcément
27:40en confiance,
27:40comme ça a été dit,
27:41pour aller se réexposer
27:42sur cette zone.
27:43Et en ce qui concerne
27:44les autres valeurs refuge,
27:47c'est vrai que l'or,
27:47c'est quelque chose
27:48quand même d'assez important.
27:50Aujourd'hui,
27:50on l'a vu depuis le début
27:51du conflit.
27:52C'est riscone l'or maintenant.
27:54Ça a baissé au début du conflit
27:56et ça a rebondi
27:57à partir du moment
27:58où il y a eu Cécile.
27:59Ça a rebondi
28:00et c'est vrai qu'on est plutôt
28:00sur des achats
28:01assez structurels d'or
28:03de la part des banques centrales.
28:05Certaines banques centrales
28:07communiquent,
28:07mais il faut prendre ça
28:08avec des pincettes
28:08comme la banque centrale
28:11chinoise.
28:12Mais c'est vrai qu'on a
28:13a priori encore
28:14des achats qui continuent
28:15et ça ne se fait pas forcément
28:17au gré des variations
28:18de marché
28:18de façon tactique.
28:19Ce sont des achats
28:20assez structurels.
28:21Alors, est-ce que ça vient
28:22peser sur le dollar en face ?
28:23Peut-être,
28:23dans une certaine mesure,
28:24mais c'est quand même
28:25dur à estimer.
28:25À ce niveau-là,
28:26maintenant, l'or,
28:27ça reste quand même
28:28un actif qui est réputé
28:29pour son côté
28:30valeur refuge,
28:31mais peut-être pas forcément
28:32dans des phases de marché
28:33comme celles
28:34qu'on vient de connaître.
28:34Oui, c'est devenu
28:35un thème d'investissement
28:37même, voilà.
28:38C'est ce qu'on me dit, Laure.
28:39Si je reviens aux actions
28:41Mabrouk,
28:41on a expliqué effectivement
28:43pourquoi, comment,
28:43en tout cas,
28:44les indices actions
28:44étaient revenus
28:45sur leur sommet
28:46en une douzaine
28:47de séances.
28:49Là aussi,
28:50je me replace
28:51fin février,
28:52on était sur ces niveaux
28:53de marché,
28:54même un peu en dessous.
28:55Les indices actions américains
28:56sont au-delà
28:57de ces niveaux.
28:59Les questions qu'on se posait
29:00en plateau,
29:01est-ce que ce n'est pas
29:01un peu topiche ?
29:03Est-ce que sur janvier-février,
29:04la hausse a déjà été
29:06à double digit ?
29:07Est-ce qu'on n'est pas
29:08allé un peu trop vite,
29:09trop fort ?
29:09Est-ce que le marché
29:10a déjà anticipé
29:11ou mangé ou capitalisé
29:12sur toutes les progressions
29:14de bénéfices
29:14qu'on pouvait attendre
29:15cette année ?
29:16Alors, il faut noter
29:16que dans l'intervalle,
29:17les progressions de bénéfices,
29:18elles n'ont cessé
29:19d'être révisées
29:20à la hausse,
29:21y compris pendant
29:22la période de guerre.
29:23Donc, c'est vrai
29:24que ça donne l'idée
29:25d'un marché
29:26qui est toujours moins cher.
29:28Est-ce que c'est
29:29une idée solide
29:31ou est-ce qu'il y a
29:31une forme de mirage
29:32de ce point de vue-là ?
29:33Est-ce qu'à ces niveaux
29:33de prix,
29:34il y a un peu
29:35d'asymétrie
29:35ou un peu de complaisance
29:36qui s'est installée
29:38dans ces marchés d'action ?
29:39On est toujours surpris
29:40finalement par cette capacité
29:41du marché d'action
29:42à battre des records.
29:43Donc, c'est souvent
29:44commenté, etc.
29:46Vous l'avez souligné
29:47à juste titre,
29:48la croissance des bénéfices
29:49a été révisée
29:50à la hausse
29:51en période de guerre.
29:52Alors, est-ce qu'une guerre,
29:53ça empêche
29:53les marchés d'action
29:54de monter ?
29:55Historiquement, pas trop.
29:56Donc, quand on voit
29:57finalement juste
29:58la séquence ukrainienne,
30:00bon, bah oui,
30:01effectivement,
30:01ça a pesé
30:02et c'est reparti.
30:03Alors, quand je dis
30:03les résultats en été révisée
30:04à la hausse,
30:05c'est les résultats
30:05de quelques secteurs
30:07et dans ces secteurs,
30:07les résultats
30:08de quelques entreprises,
30:09oui, c'est le pétrole
30:10et la tech.
30:12Et dans le pétrole
30:12et la tech,
30:13il y a quelques groupes,
30:15Exxon, Micron,
30:15qui justifient en majorité
30:18la révision bénéficiaire
30:19de leur propre secteur.
30:20Pour le moment,
30:21effectivement,
30:21mais quand on regarde,
30:22mais même dans le secteur
30:23de la tech,
30:23quand on prenait
30:24la croissance des bénéfices
30:25de manière globale,
30:26S&P, tech,
30:28et même quand vous regardez
30:29par ailleurs
30:29ce qui se passe
30:30en Asie émergente,
30:31donc prenons le COSPI encore
30:33et donc j'ai dû
30:34m'y reprendre
30:34à deux ou trois fois
30:35parce que je ne...
30:36La Corée, par exemple,
30:37donc je ne croyais pas
30:38en fait le chiffre
30:39que je voyais,
30:39plus 195%.
30:41On était déjà
30:41à plus 100% finalement
30:42en fin d'année dernière.
30:43Je me dis, bon,
30:44100%, c'est quand même
30:44un peu fort.
30:46Là, on a fait 200% quasiment
30:48de croissance des bénéfices.
30:49La thématique finalement
30:50de la tech a été,
30:51à mon sens,
30:52peut-être un peu bousculée,
30:54un peu, pas enterrée
30:55bien évidemment,
30:55mais un peu mise de côté
30:57et on est en train
30:58de revivre
30:58une espèce de remake
30:59de 2025 en quelque sorte.
31:002025, on a eu
31:01exactement les mêmes facteurs.
31:03DeepSig qui arrive,
31:04c'est la fin effectivement
31:05du monopole, etc.
31:05Mais pas du tout en fait.
31:06Donc ces deux technologies
31:07sont complémentaires.
31:08On va avoir
31:09des semi-conducteurs
31:10qui vont continuer finalement
31:11à bénéficier d'une demande
31:12qui est absolument titanesque
31:14et globalement,
31:15tout ce monde
31:15continue de se nourrir.
31:16Alors on va encore
31:17nous servir, effectivement,
31:18l'histoire de la vampire.
31:19Enfin, tout le monde
31:19effectivement se nourrit, etc.
31:20Mais c'est une logique industrielle.
31:22Qu'est-ce qu'il y a de nouveau
31:22en fait là-dedans ?
31:23Absolument rien.
31:24Donc à mon sens...
31:25Donc la circularité
31:26de l'écosystème maintenant,
31:27c'est une logique...
31:27Enfin, ça n'inquiète plus.
31:29C'est une logique industrielle.
31:30Mais c'est une logique industrielle
31:31pour moi.
31:31Donc du coup, fondamentalement,
31:33si on a à la fois
31:35une situation qui se détend,
31:36plus de visibilité,
31:37une croissance finalement
31:38qui n'est pas si horrible,
31:40une politique monétaire
31:41qui là encore finalement
31:42fait le job,
31:42c'est-à-dire qu'en gros
31:43n'est pas restrictive
31:43mais qui fait exactement
31:44ce qu'elle doit faire
31:45pour piloter le cycle,
31:47il n'y a pas de raison
31:47effectivement pour que
31:48la croissance des bénéfices
31:49ne se poursuive pas
31:50à des niveaux de valorisation
31:51par ailleurs
31:52qui finalement aujourd'hui
31:54sont quand même
31:55beaucoup plus intéressants
31:56que ce qu'il y a été
31:56il y a un an.
31:57Comment vous regardez
31:58effectivement ces dynamiques
31:59des bénéficiaires
32:00sur les marchés actions ?
32:02Alors qu'on révise à la hausse
32:02le secteur oil and gas,
32:04qu'on révise à la hausse
32:05la tech,
32:06pourquoi pas ?
32:07Le oil and gas,
32:08ça paraît une évidence.
32:09La tech,
32:10je crois que tous les messages
32:11qu'on a eus
32:12de la part des fabricants
32:13de composants
32:14ou d'équipements,
32:15TSMC et ASML
32:16nous disent que pour l'instant
32:17la demande non seulement
32:18est intacte
32:19mais continue sans doute
32:19de progresser
32:20quand l'offre reste contrainte
32:23donc je n'ai pas de problème
32:24avec ça.
32:25Ce qui m'intéresse
32:26c'est les autres secteurs.
32:27Est-ce que c'est deux secteurs
32:28qui vont porter
32:29la croissance des bénéfices ?
32:30Est-ce que ça donne
32:32un schéma de marché
32:33une participation très étroite
32:35ou est-ce que non ?
32:35Il y a la place
32:36pour que d'autres secteurs
32:37tiennent au moins
32:38leur perspective bénéficiaire
32:40ou est-ce qu'on a un vrai risque
32:41d'avoir des révisions
32:42à la baisse importante
32:43pour d'autres secteurs ?
32:44C'est difficile à dire
32:45c'est une question
32:47forcément je pense
32:48que tout le monde
32:48voudrait pouvoir y répondre.
32:49Ce qui est intéressant
32:50c'est que depuis le début
32:51de la période de publication
32:52des résultats
32:52on voit qu'il n'y a pas
32:53d'accident déjà.
32:54Il n'y a pas de société
32:55qui annonce
32:56des révisions
32:57fortement à la baisse.
32:58On a le secteur bancaire
32:59aux Etats-Unis
32:59qui a commencé à publier.
33:01Déjà c'est plutôt rassurant.
33:03C'est vrai qu'on n'en parle
33:04pas trop aujourd'hui
33:05mais c'est vrai
33:06qu'il y avait toute
33:06cette dynamique
33:07sur le crédit privé
33:09qui pouvait inquiéter.
33:11Là aujourd'hui
33:12ça n'a pas l'air
33:13d'être forcément
33:13quelque chose
33:14qui se traduise
33:15par des révisions
33:16de perspectives
33:17de bénéfices
33:18sur ce secteur-là.
33:19Côté
33:19pour revenir
33:20sur le secteur
33:21de la tech
33:22on va avoir
33:22les grosses publications
33:23qui vont arriver
33:24d'ici quelques jours.
33:26Aujourd'hui
33:27on voit que le marché
33:28a déjà repricé
33:29pas mal
33:29depuis le cessez-le-feu.
33:32Les 7 magnifiques
33:33ont bien récupéré
33:34on voit des valeurs
33:34comme Amazon
33:35qui ont repris 20%.
33:36Donc c'est vrai
33:37qu'il y a quand même
33:37une dynamique
33:38qui est là.
33:40Alors certes
33:41il faut se projeter
33:43il faut pouvoir
33:43estimer
33:45les perspectives
33:45de bénéfices
33:47pour cette année
33:48mais si on regarde
33:48le PE forward
33:49du S&P
33:49par exemple
33:50on est à 20
33:50donc finalement
33:51ça paraît moins cher
33:52que l'an dernier
33:53et on se dit
33:55qu'il y a peut-être
33:55encore de la place
33:56dans ce type de marché
33:57pour un rebond
33:58on estime que
33:59les valeurs de la tech
34:00et les valeurs bancaires
34:01peuvent en profiter
34:02encore une fois
34:03c'est en voyant
34:04à travers la crise
34:05je ne parle pas
34:06de l'effet volatilité
34:07du pétrole
34:09qui peut jouer également
34:10et c'est vrai
34:10que ce chiffre
34:11de révision
34:11des IPS
34:13je crois qu'on est passé
34:13de 15 à 18
34:14pratiquement
34:15pour 2026
34:16aux Etats-Unis
34:17c'est quand même
34:18une forte révision
34:18mais il faut le prendre
34:19avec des pincettes
34:20puisque c'est vrai
34:21qu'il y a l'effet pétrole
34:22qui joue à plein
34:24donc c'est vrai
34:24que le secteur de la tech
34:26va être important
34:26à suivre
34:27il y avait toute cette dynamique
34:28de disruption technologique
34:30qui était très suivie
34:31en début d'année
34:31janvier-février
34:32on ne parlait quasiment
34:33que de ça
34:33la disruption
34:34quel secteur
34:35elle est le prochain
34:36à être disrupté
34:37peut-être que
34:38si on voit au travers
34:39de la crise en Iran
34:39on reparlera de ça
34:40également
34:41donc il faut être sélectif
34:42et bien choisir ses valeurs
34:43tech et bancaire
34:45sont des secteurs
34:46quand même poids lourd
34:47on va le dire comme ça
34:47du marché américain
34:51pétrole et gaz
34:52un peu moins qu'auparavant
34:53mais ça reste quand même
34:54des grandes valeurs
34:56le cas européen
34:58comment est-ce qu'il faut
34:59le rejuger
35:00le réviser
35:01est-ce que l'idée
35:03de la reprise
35:03cyclique européenne
35:05et de la manière
35:06dont elle se traduisait
35:07sur nos marchés actions
35:08est-ce que ça reste
35:09un thème intact
35:10ou est-ce qu'il faut
35:12revoir un peu
35:13son jugement
35:14encore une fois
35:14c'est vraiment binaire
35:16on a le scénario central
35:18où on a la macro
35:19qui tient
35:20on l'a dit
35:20la croissance
35:21la baisse qui bouge pas
35:22etc
35:22là dans ce cas là
35:23on revient
35:24sur cette thématique là
35:25et il n'est pas trop tard
35:26encore pour se dire
35:27qu'on est dans ce scénario
35:28non il n'est pas trop tard
35:29après
35:30encore une fois c'est binaire
35:31si on change de scénario
35:32je comprends
35:33on va réavoir
35:34cette thématique là
35:35où les prix du pétrole
35:36remontent
35:37où c'est les valeurs pétrolières
35:38qui vont repartir à la hausse
35:39etc
35:40voilà
35:40maintenant
35:42encore une fois
35:43si on passe au travers
35:43on revient
35:44sur des valeurs scientifiques
35:46alors c'est vrai que
35:46bon en Europe
35:47on a moins de tech
35:47mais on a des bancaires
35:49non mais on avait des vents
35:51qui nous portaient quand même
35:52même sans tech
35:53depuis le début de l'année
35:54les actions européennes
35:55faisaient mieux
35:55que les actions américaines
35:56jusqu'à 100 février
35:57etc
35:57ça tenait quand même
35:59le marché européen
36:00et cette thématique là
36:00peut se remettre en place
36:02donc avec des marchés européens
36:03qui se tiennent
36:04mieux
36:05voire aussi bien
36:06ou mieux
36:06notamment européens
36:07que le secteur américain
36:08bien sûr
36:09je rappelle que même
36:10si l'intensité du conflit baisse
36:11je crois que dimanche
36:13hier
36:14aucun bateau
36:15n'a traversé
36:16Ormuz
36:17non mais ça reste quand même
36:18le point névragique
36:19et
36:20le juge de paix
36:21des conséquences
36:23de ce conflit
36:24c'est le nouveau juge de paix
36:26c'est-à-dire qu'en gros
36:26globalement
36:27Ormuz
36:28personne ne connaissait
36:29l'existence
36:29même sans frappe
36:31et même sans nouvelles escalades
36:33qui nous disent
36:33que le Détroit
36:34peut rouvrir là
36:34dans les 8 semaines
36:36qui avaient été balisées
36:37un peu par l'administration Trump
36:38les 8 semaines de conflit
36:39balisées par l'administration Trump
36:41et que ce ne sera pas
36:41dans le double
36:42si c'est dans le double
36:43c'est déjà une autre
36:44mais ça c'est la séquence
36:45numéro 2
36:46on rentre dans la séquence
36:47de la négociation
36:48et donc le temps joue
36:49à la défaveur de Donald Trump
36:51les Iraniens ont le temps
36:52donc à la limite
36:53ils se disent
36:53bon très bien
36:54on va souffrir
36:54mais on a le temps
36:56effectivement de
36:56enfin on peut jouer de la montre
36:58Trump ne veut pas jouer de la montre
36:59en gros il y a encore
37:00cette histoire
37:00d'élection de mi-mandat
37:02et il y a le prix du galon
37:03effectivement
37:03je regardais la semaine dernière
37:04à 4,25
37:05donc ça c'est problématique
37:07et il y a donc
37:08tout ce mécontentement
37:10donc Trump doit gérer avec ça
37:12il ne peut pas se permettre
37:13effectivement
37:14de perdre du temps là-dessus
37:16et c'est pour ça
37:16qu'on va
37:17au fil de déclarations
37:18encore à chaque fois
37:19Tony Truant
37:20donc la dernière en date
37:21que j'écoutais avant de venir
37:22c'est j'ai prévu le 11 septembre
37:23tout va bien
37:24et donc du coup
37:25on va aller dans ce contexte-là
37:27à chaque fois
37:27dans cette thématique-là
37:28jusqu'à finalement
37:30trouver une issue
37:30le fait est qu'on ait eu
37:32déjà vendredi soir
37:33une déclaration indiquant
37:34finalement ça rouvre
37:36ça montre que c'est possible
37:37c'est possible
37:37oui
37:37ça montre que c'est possible
37:38et donc du coup
37:39mécaniquement le marché
37:40va s'accrocher à tout ça
37:41bon
37:42ce qui est intéressant
37:43mais là je me renvoie moi-même
37:45à la littérature
37:46que je vais aller potasser
37:47que je vous transmettre
37:49non mais
37:50je lisais chez un de faux confrères
37:53que la période de printemps
37:54est toujours un moment
37:55de cristallisation des opinions
37:57quand on est dans une année électorale
37:58et que le sentiment
38:01du consommateur au printemps
38:03est un bon proxy
38:05de la manière dont il va voter
38:07partant de l'idée
38:08que le consommateur au printemps
38:10les élections aux Etats-Unis
38:11ont lieu en novembre
38:11bien sûr
38:12au printemps
38:14le consommateur citoyen
38:18contribuable électeur
38:19a plutôt bien en tête
38:21tous les développements économiques
38:23notamment des mois à venir
38:25et donc
38:26son vote se cristallise
38:28souvent
38:28à la faveur
38:29de ce genre d'informations
38:30et donc
38:31à ceci près
38:31qu'il y a un autre facteur
38:32aussi
38:33donc il y a le facteur
38:33pétrolier énergétique
38:36je serais ravi
38:37qu'on ne le transmettez
38:38il y a un autre facteur
38:40qui est l'obili
38:40on a tendance à l'oublier
38:41celui-là
38:42la loi budgétaire
38:44la loi fiscale
38:45qui va permettre
38:46des baisses d'impôts
38:46qui ne vont pas toucher
38:47ceux qui sont
38:48le plus durement touchés
38:49par la crise énergétique
38:50mais qui vont toucher
38:51par ailleurs
38:51une autre frange
38:52de l'électorat de Trump
38:53qui n'est pas tout à fait satisfait
38:55le nom de l'élector Maga
38:56qui finalement
38:57ne comprend pas
38:58qu'est-ce qui se passe
38:59et qui va par ailleurs
39:00aussi voir
39:01sur sa feuille d'impôt
39:02un peu moins
39:03voire même
39:03de l'argent qui revient
39:04donc la cristallisation
39:06va peut-être jouer
39:07finalement dans les deux sens
39:08on va voir ce que ça va donner
39:09en novembre prochain
39:10Merci beaucoup messieurs
39:11merci d'avoir été avec nous ce soir
39:12Mabrouk Chetouane
39:13Natixi Siem
39:14et Geoffroy Lenoir
39:15Offi Invest Asset Management
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