- il y a 5 mois
Vendredi 12 septembre 2025, retrouvez Arnaud Morel (Gérant de portefeuille et Directeur de la Gestion Sous Mandat, Promepar AM) et Benoit Peloille (CIO, Natixis Wealth Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Et c'est parti pour Planète Marché, une quarantaine de minutes ensemble pour décrypter les actualités et les tendances de la Planète Marché avec deux experts à nos côtés ce soir.
00:19Nous avons le plaisir d'accueillir tout d'abord Arnaud Morel. Bonsoir Arnaud Morel.
00:22Bonsoir Nicolas.
00:23Vous êtes directeur de la gestion sous mandat chez Prompar Asset Management et on a le plaisir d'accueillir également Benoît Pelloual. Bonsoir Benoît Pelloual.
00:29CIO chez Natixis Wealth Management. Je vous propose messieurs de commencer peut-être d'ailleurs avec vous Benoît Pelloual avec le sujet qui est dans la presse depuis une semaine,
00:41depuis que le gouvernement Bérou n'a pas eu la confiance de l'Assemblée Nationale sur une thématique budget et ce sujet c'est l'annotation de la France ce soir par l'agence Fitch.
00:55Va-t-on passer de A à moins à A plus ? Est-ce que c'est une inquiétude ? Comment est-ce que vous regardez ça ? Et comment est-ce qu'on regarde ça d'un point de vue financier marché Benoît Pelloual ?
01:04Du point de vue des marchés, je pense que les dés sont jetés. Personne ne se fait vraiment d'illusion. Sinon, il y aurait des réactions un peu plus stressées, un peu plus tendues dans l'anticipation de la décision.
01:12Maintenant, la décision n'est pas acquise non plus. Encore une fois, on n'a pas de budget. Donc pour une agence de notation, c'est quand même très compliqué de se prononcer sur la notation d'API.
01:20Il n'y a même pas de budget. Bien sûr. Donc on ne peut pas exclure qu'il ne se passe rien en réalité. Ça reste un scénario qu'on reste sur la note actuelle.
01:27C'est tout à fait possible. Est-ce qu'il ne changerait pas grand-chose du point de vue des marchés ? En fait, tout le monde connaît la situation.
01:31Les marchés connaissent bien la situation budgétaire française. Maintenant, dans le raisonnement des agences de notation, depuis assez longtemps,
01:39il y a cette idée de dégradation de la perception des institutions, de la capacité à lever de l'impôt.
01:46On voit qu'il y a une forte résistance à l'impôt qui se manifeste en France depuis quelques temps.
01:49Donc ça, c'est des critères effectivement qui plaident pour ça, qui ont déjà été soulignés par l'agence.
01:52Donc il pourrait être un élément qui justifie la dégradation. Dégradation ou pas, en réalité, je doute que ça génère immédiatement un scénario de stress pour les marchés.
02:02Encore une fois, la situation budgétaire française est plutôt bien connue. Le FMI n'est pas à nos portes non plus.
02:10Encore une fois, quand on regarde la situation budgétaire de la France, mais dans son ensemble, qu'on inclut les ménages, les entreprises,
02:15le solde courant vis-à-vis de l'international, il est quasiment à l'équilibre. C'est une vraie problématique des finances publiques.
02:20Et c'est quelque chose qui va se régler dans le temps, en réalité. C'est quelque chose qui va être assez long.
02:26Et donc le scénario de stress immédiat, on ne le voit pas. La dette française se place sans trop de soucis sur les marchés.
02:31Néanmoins, il y a un effort qui est très important à faire. Juste quelques chiffres.
02:35Mais le déficit structurel, donc hors récession, on est autour de 3. Il faut comparer ça au solde qui permet de stabiliser les ratios de dette sur PIB.
02:45Le problème, c'est qu'on a une croissance qui est tellement faible. Comparer au niveau de taux d'intérêt ne nous autorise pas à avoir un déficit théoriquement relativement plus élevé que 1% en réalité.
02:56Donc l'effort, qu'on fasse un effort de 44 comme c'était prévu avec Bérou ou de certains plans-là, ce n'est pas l'enjeu en fait.
03:04L'effort, il a déjà été à peu près estimé. On est plutôt d'un effort autour de 120-130 milliards à faire sur plusieurs années pour espérer stabiliser nos ratios de dette sur PIB.
03:14Et donc ça, les marchés l'ont déjà bien en tête. Le scénario de stress un peu plus important, à notre sens, il est peut-être un peu plus tard.
03:22L'Allemagne a un programme de dépenses considérable ces prochaines années, 850 milliards. Ça implique des émissions de l'ordre de 175 à 200 milliards par an par rapport à 50 l'année dernière.
03:33C'est là où le papier français peut être victime d'une concurrence sur les marchés.
03:37Une plus grosse concurrence sur les marchés.
03:38Exactement. C'est plus ça qui pourrait générer un peu de stress pour les marchés, à mon avis, cet effet offre de papier sur le marché en même temps, que la situation budgétaire en elle-même,
03:46qui aujourd'hui est bien connue et dont on sait que la vraie problématique, c'est une problématique de croissance insuffisante qui va prendre probablement plusieurs années à être adressée.
03:54Arnaud Morel, deux questions en une.
03:56Si je comprends bien, cette notation Fitch, elle est plus symbolique et politique que financière à l'heure actuelle, puisque la situation française est connue.
04:05Mais si on met en regard la situation française avec la décision de la BCE de ne pas baisser ses taux hier, avec les prévisions de croissance de la BCE sur les pays de la zone euro,
04:15et donc la France qui semble plutôt faire partie des meilleurs élèves à l'heure actuelle, dans sa participation à la croissance européenne, comment est-ce que vous analysez cette situation ?
04:24Comme l'a dit Benoît, aujourd'hui, on a quand même une croissance qui a été revue en hausse sur la partie européenne par la Banque centrale hier.
04:33Donc les points importants, c'est qu'on voit déjà que la consommation reprend.
04:36Déjà la France, ça c'est un point positif.
04:38La révision, on va arriver péniblement à des 0,6% de croissance économique cette année, mais on va y arriver.
04:43L'année prochaine, on sera aux alentours de 0,7%.
04:46Ça, c'est des points positifs.
04:47L'épargne, on voit aussi qu'elle stagne.
04:49Ça ne repart pas, les niveaux d'épargne, c'est-à-dire que psychologiquement, le Français stoppe, on va dire, sa capacité d'épargne.
04:54C'est ce qu'on voit sur les deux ou trois dernières mois.
04:55C'est comme des éléments aujourd'hui qui sont positifs.
04:58Donc aujourd'hui, la notation, c'est bien connu par tous les marchés.
05:01Ça peut mettre un coup de stress, notamment sur certaines valeurs, on va dire, un peu longues en duration sur la marché action.
05:07Ça, c'est un point à surveiller.
05:09On l'a bien vu au moment où il y a eu l'annonce de Bayrou, quelques stocks qui ont été bien attaqués, mais bien identifiés.
05:14Donc c'est bien un problème qui devient spécifique, moins systémique, on va dire, dans la partie française en termes de stock picking.
05:20Ça, c'est les points importants.
05:22L'élément important aussi, c'est que la France, c'est l'expert quand même européen sur les émissions obligataires.
05:27Donc c'est un marché qui est quand même bien liquide, avec des durées de maturité bien diversifiées,
05:33une densité, on va dire, sur la partie duration, ce qui permet aujourd'hui de ne pas avoir trop de risques.
05:39Si demain, on avait des taux qui devaient s'envoler sur la partie française.
05:42Donc on va dire que c'est une dette qui est bien gérée par la France.
05:46Donc là, c'est quand même un point petit dégéné.
05:46Et je l'ai agi là-dessus, une dette bien gérée, mais avec une prime de risque supplémentaire, est-ce que c'est une opportunité pour les investisseurs ?
05:52Aujourd'hui, en tout cas, clairement, sur l'émission de la seconde dernière, sur du 10 ans français, ça a été sursouscrit.
05:58Donc c'est identifié qu'aujourd'hui, quand vous êtes dans des banques centrales, que ce soit aux États-Unis ou en Europe,
06:02qui sont sur des baisses de politique monétaire, on est sur potentiellement une baisse de la croissance économique mondiale.
06:08La conclusion, c'est que vous avez normalement des rendements obligataires qui vont baisser.
06:12Donc il semble aujourd'hui quand même opportuniste, en tout cas, pour les investisseurs.
06:16D'aller chercher la situation finalement sur les obligations françaises ?
06:20C'est peut-être opportun, mais en tout cas, c'est comme ça que c'est dessiné sur les dernières enchères françaises.
06:25Christine Lagarde qui prenait la parole hier à l'issue de sa réunion de politique monétaire.
06:29Bon, pas de grande surprise, mais surtout pas de baisse de taux.
06:31François Villeroy de Gallo qui, ce matin, dit attention, c'est pas parce qu'il n'y en a pas eu qu'il faut se dire qu'il n'y en aura plus du tout.
06:39Comment est-ce que vous l'analysez, vous, Arnaud Morel, sur vos scénarios d'investissement d'ici la fin de l'année ?
06:44Qu'il est urgent d'attendre.
06:46D'accord.
06:47Ce qu'on disait en avant de l'émission, c'est que vous avez aujourd'hui trois baisses de taux qui sont anticipées par la Banque centrale américaine.
06:53Vous avez un euro qui s'appréciait face au dollar de 13%.
06:56Vous voyez que dans certaines valeurs, c'est ce qui est annoncé sur les publications semestrielles,
07:00que l'impact aujourd'hui de la hausse de l'euro et de l'affaiblissement du dollar, il n'est pas neutre.
07:04On voit des sociétés sur Schneider, ils ont révisé pratiquement 3% leurs bénéfices par action, rien que sur la devise.
07:08De facto, aujourd'hui, ce qui était un avantage concurrentiel avec la dévaluation de l'euro sur les deux dernières années,
07:15aujourd'hui peut devenir un obstacle.
07:16De facto, ils doivent attendre et se positionner en fonction de ce que fera M. Powell dans les prochaines semaines
07:22et d'être attentif à l'évolution du marché de l'emploi et de l'économie américaine.
07:26Parce que si on bouge les taux aux Etats-Unis la semaine prochaine, ce ne sera que sur la partie emploi et non inflation.
07:32On l'a bien vu sur les chiffres d'inflation qui sont ressortis.
07:35On ressort à 2-9, mais on ressort toujours avec une inflation qui reprend une pente haussière sur les deux derniers mois.
07:41Donc c'est le point important.
07:42Donc il était très important de ne pas bouger.
07:45De ne pas bouger, pourquoi ? En attendant d'aller voir ce que potentiellement pourrait faire la Fed ?
07:49Exactement, pour voir un petit peu si on ne va pas avoir une augmentation, une dépréciation encore plus importante du dollar versus euro.
07:58Enfin clairement, en tout cas, c'est ma vision en qualité d'allocateur d'actifs et de stock picker.
08:02Aujourd'hui, l'observation que j'en fais.
08:03Benoît Pellois, on entend des analystes ou des économistes dire
08:08« Attention quand même, quand les banques centrales commencent à prendre des stratégies différentes,
08:12ce n'est jamais bon signe sur la santé de l'économie mondiale ».
08:14Ce que nous dit Arnaud Morel, c'est peut-être que là, vu que tout le monde s'attend à ce que la Fed baissait tôt,
08:19c'était pas mal aussi de voir que la BCE attende pour se positionner ensuite.
08:23Quelle est, vous, votre analyse sur justement ces stratégies différentes aujourd'hui,
08:28que ce soit du côté européen ou du côté américain ?
08:30Évidemment, tout le monde, tous les marchés auront les yeux plutôt tournés vers la Fed
08:34et ce qui va se passer avec l'économie américaine,
08:36parce qu'en fait, c'est la Fed et l'économie américaine qui font figure d'anomalies partout dans le monde.
08:40On a ajusté les politiques monétaires.
08:41Si on regarde ce qu'a fait la BCE, enfin, le discours de Christine Lagarde est parfaitement logique.
08:46En fait, le job est réalisé.
08:48C'est-à-dire qu'on a remonté les taux, l'économie a freiné significativement.
08:53Certains pays sont même brièvement passés en récession.
08:56On a retour à la maîtrise de l'inflation autour de l'objectif.
08:59Elle a un mandat sur l'impression, le budget est respecté.
09:01Exactement. Et en plus, on voit bien, le taux de la BCE, c'est ce qui fait la grosse différence avec la Fed
09:06et qui montre qu'effectivement, on a bien resserré la politique monétaire
09:09et qu'on a réalisé un atterrissage de l'économie.
09:11C'est que les taux de la BCE en réel sont passés assez significativement au-dessus du rythme de la croissance.
09:15Donc, l'économie a atterri.
09:17On a un profil, j'ai envie de dire, à peu près normal.
09:20Et donc là, maintenant, il faut attendre de voir s'il y a un début de reprise ou pas de la croissance,
09:25éventuellement de revenir en soutien si c'est nécessaire,
09:28parce qu'effectivement, ce n'est pas forcément acquis.
09:30Ce n'est pas forcément acquis parce qu'il y a pas mal de risques sur l'économie européenne.
09:33Déjà en interne, effectivement, un contexte politique en France, mais aussi ailleurs,
09:37qui génère des comportements d'épargne, on met beaucoup d'épargne de côté.
09:40C'est un sujet qui ne dynamise pas forcément la croissance.
09:45On a un taux d'emploi, enfin un taux de chômage qui est quasiment un plus bas,
09:48ce qui montre que l'atterrissage a été réalisé.
09:50Donc ça, c'est plutôt de nature à stimuler la consommation.
09:51Mais en face, on va avoir l'impact sur le commerce mondial des barrières douanières de l'administration Trump.
09:57Et on a aussi, effectivement, le paramètre de l'euro qui s'est significativement apprécié par rapport au dollar
10:01et qui, de nature, a justement fait baisser, a pesé sur le rythme de l'inflation.
10:05Donc, on n'exclut pas qu'un peu plus tard dans l'année, on ait une nouvelle baisse de taux de la part de la BCE
10:09de façon à essayer d'accompagner un peu ce mouvement de reprise, de début de reprise un peu timide.
10:15On a des ventes contraires par rapport à ça.
10:17Donc, il y a peut-être, probablement, matière à justement soutenir un peu le site.
10:20Mais maintenant, effectivement, tous les yeux vont se tourner justement vers la Réserve fédérale américaine.
10:24Et avec, en Europe aussi, une concurrence chinoise de plus en plus importante aussi,
10:27ou l'arrivée de produits chinois qui viennent concurrencer aussi la production européenne,
10:32ce qui rajoute au scénario que vous décrivez.
10:34Effectivement, ça y rajoute.
10:36Mais le paramètre de l'euro est quand même très, très important.
10:38Vraiment, ça, c'est un élément considérable qui peut amener ce qu'on appelle un undershooting de l'inflation,
10:44faire passer l'inflation sous l'objectif.
10:46D'autant plus qu'on maintient une épargne aussi importante.
10:49Ce n'est clairement pas un scénario à exclure.
10:52Si je vous suis, Benoît Pelloual, la question d'une baisse de taux la semaine prochaine,
10:58ce n'est pas qu'effectivement un sujet politique entre une pression du gouvernement américain
11:03sur la banque centrale américaine.
11:05C'est aussi une nécessité pour l'économie américaine aujourd'hui ?
11:08Oui, quand on essaie de s'extraire des problématiques politiques d'indépendance de la Fed
11:11qui sont bien réelles, mais qui probablement pèseront sur les décisions dans les prochains mois.
11:18Mais là, en l'occurrence, effectivement, quand on regarde le marché du travail,
11:20il y a matière à baisser les taux. Il faut ajuster la politique monétaire aux Etats-Unis.
11:23C'est peut-être même déjà trop tard quand on regarde l'ampleur des révisions
11:26et la photo qu'on a aujourd'hui au marché du travail aux Etats-Unis.
11:29Si on prend en compte les révisions qui ont été réalisées,
11:31rien que sur cette année, l'économie américaine n'a pas créé plus d'un million d'emplois,
11:35mais moins de 600 000. Ce n'est pas du tout la même photo.
11:38Ce qui est problématique, c'est le rythme de cette création d'emplois.
11:41Quand on regarde le rythme actuel, en moyenne trois mois,
11:43on est sur un rythme qu'on voit typiquement en cas de ralentissement assez important,
11:46voire même d'entrer en récession.
11:48Donc ça, c'est effectivement un sujet très important.
11:50Ça fait partie du mandat de la Fed.
11:52Et donc, ce marché du travail, effectivement, ça ne se voit pas trop dans le taux de chômage,
11:56parce qu'il y a tout un tas de paramètres démographiques qui entrent en ligne de compte.
11:58Mais quand on regarde les relations historiques entre les soft data et ces créations d'emplois,
12:03le taux de chômage, il ne devrait pas être à 4-3, mais plutôt autour de 5 aux Etats-Unis.
12:06Donc il y a matière, vu du marché du travail, à ajuster à la politique monétaire.
12:10Est-ce qu'on peut faire beaucoup plus que 25 points de base
12:12et faire un pré-commitment sur la suite ?
12:15C'est difficile parce qu'il y a la problématique de l'inflation.
12:17Et on a une inflation qui n'autorise pas véritablement à baisser les taux.
12:21Encore une fois, les chiffres de l'inflation sont tombés tout récemment.
12:25On est au-dessus de l'objectif.
12:26Qu'on prenne 3 mois, 6 mois annualisés, 12 mois, on est au-dessus de l'objectif.
12:30Et la tendance, c'est à la réaccélération.
12:32Quand on regarde l'inflation fondamentale, les services cœur aux Etats-Unis,
12:36ils sont encore trop élevés, au-dessus des moyennes historiques.
12:39Quand on regarde ça par rapport au coût du travail, la dynamique des salaires,
12:42elle n'est pas du tout compatible avec une inflation à son objectif,
12:45mais plutôt autour de 3.
12:47On n'a pas encore regagné la maîtrise de l'inflation aux Etats-Unis
12:49parce qu'on n'a pas subi un ralentissement suffisant de l'économie.
12:53Et ça, c'est quelque chose qui peut empêcher la Fed de délivrer plus
12:56et de délivrer, en tout cas, là où les marchés peuvent être déçus,
12:59c'est qu'ils attendent beaucoup grâce à ces chiffres de l'emploi,
13:02mais l'inflation n'autorise pas beaucoup plus.
13:03Attendre beaucoup, ça veut dire attendre plus que 25 points de base
13:06ou attendre plusieurs baisses de taux successives ?
13:08C'est ça. Nous, on pense qu'il y aura plusieurs baisses de taux successives.
13:11Ça serait justifié du point de vue du marché du travail,
13:13mais attention, c'est là où il y a un risque
13:14parce que ce n'est pas forcément acquis qu'on entre dans un cycle
13:17d'assouplissement monétaire aussi simplement
13:19à cause de cette problématique inflationniste toujours persistante
13:23et à cause d'une relative prudence.
13:25Historiquement, la Fed n'a quasiment jamais baissé ses taux
13:28dans une telle configuration.
13:30Les seules fois où il s'est arrivé, c'est en 1980 ou en 2001,
13:32et à chaque fois, ça répondait à une situation d'urgence.
13:34En 1980, l'économie était très largement en récession.
13:37En 2001, les marchés actions avaient significativement chuté.
13:40C'était le début de l'éclatement de la bulle TMT.
13:43En 1980, notamment, ça a été une erreur.
13:45Derrière, l'inflation est revenue très, très rapidement.
13:47Donc, on n'est pas du tout dans cette configuration-là.
13:49Donc, c'est à garder en tête.
13:50Ce n'est pas acquis qu'on ait un assouplissement aussi ample
13:53de la part de la Réserve fédérale du fait de l'inflation.
13:55Donc, Arnaud Morel, assouplissement monétaire de la Fed
13:58dans un contexte où les marchés actions aux États-Unis sont au plus haut.
14:02On va de record en record.
14:04Quel est votre scénario ?
14:05Je pense que le 25 points de base pour la semaine prochaine, il est acquis.
14:07Il est acquis.
14:08Oui.
14:09Il faut compléter un point, comme le disait Benoît.
14:12Les Joltz, qui sont sortis une dizaine de jours,
14:14ont montré qu'il y avait aujourd'hui plus de chômeurs que d'offres d'emploi.
14:18Une première depuis 2000.
14:19Donc, voilà, il y a plein d'éléments aujourd'hui qui poussent et activent
14:23pour qu'on ait une baisse de 25 points de base.
14:2550 points seraient, on va dire, une surprise.
14:28Quand on disait précédemment, ce serait peut-être soumis à une pression politique.
14:32Je doute que M. Powell agisse comme cela,
14:35mais bon, on va avoir des surprises tout de même.
14:37Ou alors, on peut se poser la question dans l'autre sens.
14:38Et s'il n'y avait pas eu de pression politique,
14:39est-ce que du coup, la baisse aurait pu être plus significative ?
14:42Le marché de l'emploi, comme tout ce qui a été dit précédemment,
14:45montre quand même des signes de faiblesse importants.
14:47Donc, ça, c'est les points suivants.
14:49Et maintenant, les marchés financiers,
14:50ils voient les conditions financières s'assouplir.
14:53Dans ce schéma-là, on a une main de liquidité record sur les marchés financiers.
14:57Et on a le boom de l'intelligence artificielle.
14:59Et en plus, vous avez le pouls de fin d'année
15:01qui peut soutenir les marchés avec une baisse des taux directeurs,
15:06mais une trois baisses des taux directeurs anticipées sur les marchés financiers.
15:09Donc, on va dire que le marché se positionne toujours comme cela
15:13dans un excès d'optimisme ou un excès de pessimisme.
15:15Et là, on est peut-être en bel excès d'optimisme sur certaines valeurs de croissance américaines
15:22avec des niveaux de valorisation qui sont quand même très importantes aujourd'hui.
15:26Là, on parle de tech ?
15:28On parle de valeurs technologiques américaines, mais pas que.
15:31On le voit aujourd'hui sur des dynamiques.
15:33On regarde le S&P 500 aujourd'hui, cette année,
15:35c'est 15% de croissance de bénéfices par action.
15:37D'accord ?
15:38Les 75%, c'est donné par les 5, enfin, les 7 magnifiques,
15:425 grandes capitalisations.
15:43Et les 483 valeurs font du 2, 3% de croissance de bénéfices sur le T2, T3, T4, T25.
15:51Donc, aujourd'hui, la valorisation, elle est même beaucoup plus exagérée
15:55en prime de risque et en relatif par rapport à l'historique sur les 480 autres valeurs.
15:59Donc, le marché aujourd'hui emmène beaucoup de valeurs
16:02sur des niveaux de valorisation très élevés.
16:04Après toute la thématique intelligence artificielle,
16:07clairement, vous êtes aujourd'hui, on surfe dessus.
16:10Voilà, je fais peut-être une introduction.
16:11Oui, bien sûr, la question sur la bulle va arriver, mais je vous en prie.
16:15Voilà, après, on le voit, c'est sur les publications et ce qui est énoncé.
16:18Vous avez aujourd'hui Supermicro qui, à l'Open, prenait 5%, d'accord ?
16:22C'était aujourd'hui sur la livraison des racks de Nvidia, d'accord ?
16:27Ça ne mérite pas forcément aujourd'hui de prendre 5%.
16:29Vous avez la publication de Prodcom qui est très bonne,
16:32mais aujourd'hui, c'est le partenariat avec OpenAI,
16:36les commandes des milliards qui font que la valeur prend 10%
16:39aura sur publication, dans l'État même, elle n'est pas bonne.
16:42Vous êtes en dessous en termes de chiffre d'affaires,
16:43vous êtes en dessous en termes de bénéfices.
16:45C'est la partie cloud qui est en croissance phénoménale,
16:49qui aujourd'hui représente 57% du business.
16:52Et on ne voit que ça aujourd'hui.
16:54C'est ça, c'est une des questions qu'on peut se poser,
16:56c'est que finalement, on voit des valeurs bondir et s'envoler en bourse.
17:00Je prends le cas d'Oracle plus précisément,
17:02mais sur la base de carnets de commandes,
17:04donc de promesses de réalisation de chiffres d'affaires futurs,
17:08est-ce qu'on ne s'emballe pas un peu,
17:10dès qu'on voit marqué OpenAI ou AI dans les publications de résultats ?
17:13Adobe qui publie ses résultats,
17:15je vois que les analyses qui en sont faites,
17:17on récupère la phrase du PDG qui effectivement dit
17:20qu'ils sont les premiers sur les agents créatifs d'intelligence artificielle.
17:24C'est comme ça qu'il y a arbitre quelque part les valeurs tech aujourd'hui ?
17:28Le thème de l'intelligence artificielle est indéniable aujourd'hui,
17:31puisque vous regardez, c'est des hyperscalers,
17:33en grande majorité aujourd'hui, qui font tous les CAPEX.
17:35Bien sûr.
17:36Logiquement, et on le voit boursièrement comment ça se traite,
17:38vous avez toute la partie software aux Etats-Unis
17:40avec des Salesforce d'Accenture qui poulent en bourse.
17:44Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, ils n'ont pas pris le palier.
17:46Donc, on peut imaginer dans les perspectives futures de CAPEX
17:50sur l'intelligence artificielle,
17:52on est toute la partie software qui prenne le relais.
17:54Ça, c'est quelque chose d'indéniable.
17:55Aujourd'hui, c'est de se dire,
17:56est-ce que les CAPEX qui sont mis,
17:57vont-ils permettre de réaliser les gains de productivité
18:00pour les hyperscalers ?
18:01C'est la grande question aujourd'hui.
18:02Donc, OpenAI, aujourd'hui, ça fait l'appui et le beau temps en bourse.
18:05Ça amène les niveaux de valorisation sur des niveaux très importants.
18:08Vous avez des projets qui sont mis en place,
18:13qui sont très importants, de 500 milliards,
18:16notamment sur la partie Oracle,
18:18partenariat avec OpenAI.
18:20Ben voilà, il n'est lu que ça dans le message.
18:22D'accord ?
18:22Et ça suffit ?
18:23Et ça suffit.
18:24D'accord.
18:24Mais qu'en pense, du coup, le gérant qui doit faire des analyses ?
18:29Voilà.
18:29Aujourd'hui, on fait abstraction de cela.
18:31On maintient, bien sûr, une allocation sur ces titres-là,
18:33ou en tout cas sur ces zones-là.
18:35Par contre, on est plus d'avis aujourd'hui à prendre des bénéfices.
18:38Ça fait un petit moment, d'ailleurs, qu'on prend des bénéfices sur cette thématique-là.
18:42Mais on va dire qu'on a une fin d'été qui est vraiment on the fire sur les marchés financiers.
18:47Ou une seule petite nouvelle.
18:48Enfin, c'est tous les jours.
18:49Ça a commencé il y a dix jours avec Alphabet et, on va dire,
18:53l'annonce du tribunal qui a permis de garder son moteur de recherche.
18:57Apple qui a suivi.
18:58Alors qu'Apple, on doute quand même un petit peu aujourd'hui sur ses capacités de croissance.
19:01Mais Apple suit parce qu'ils vont permettre de garder, on va dire,
19:06Chrome en termes de moteur de recherche pour inverser les 20 milliards.
19:09Donc voilà, c'est aujourd'hui un blue sky scénario
19:12qui est en train de se matérialiser sur les valeurs technologiques américaines.
19:14en disant que le schéma IA est toujours présent.
19:17Il va y avoir des relais.
19:19Aujourd'hui, il faut faire attention aux valorisations.
19:20Une dernière question avant d'entendre Benoît Pelloyle sur le sujet.
19:22On entend souvent les multiples sont trop élevés, les valeurs sont trop chères.
19:26Et puis, il y a souvent des défenseurs de la tech qui nous disent
19:28oui, mais regardez les chiffres d'affaires,
19:31anticipez le potentiel des valeurs en question.
19:34Vous, ce que vous nous dites aujourd'hui, c'est attention quand même,
19:37un petit peu de prudence et de mesure sur le sujet.
19:39Exactement.
19:40Tout à fait.
19:41Je pense que j'ai argumenté dans ce sens bien sûr.
19:43Benoît Pelloyle, comment est-ce que vous voyez cette thématique
19:46intelligence artificielle en bourse à l'heure actuelle ?
19:49Enfin, même pas cette thématique, c'est cet argument
19:51dans les publications de résultats de certaines entreprises tech.
19:55Je rejoins largement ce qui m'a été évoqué sur la valorisation.
19:58Pour ce qu'on est revenu à une forme d'exubérance
20:00qu'on avait vu en début d'année justement.
20:02C'est-à-dire que c'est vrai que quand on regarde depuis deux ans,
20:06l'évolution des multiples a suivi dans l'ensemble du marché,
20:09a suivi justement la génération de profits.
20:11Sauf que maintenant, on en est dans une situation
20:13où effectivement les valorisations semblent tendues
20:15en cocomitance avec un environnement macro
20:19dans lequel l'économie est appelée à ralentir
20:21et des taux d'intérêt qui sont encore relativement élevés.
20:24Donc, ce n'est pas forcément ces valorisations absolues
20:26qui posent problème.
20:26C'est d'avoir de telles valorisations
20:28avec des niveaux de taux qui sont encore relativement élevés,
20:30qui ne se sont pas encore ajustés.
20:32Et c'est ça qui fait que d'un point de vue d'allocation active,
20:34c'est compliqué.
20:35On parle d'exubérance parce que, ben voilà,
20:37quand on compare, on fait une valorisation relative
20:40au niveau de taux d'intérêt, on a une prime de risque
20:41qui est même quasiment négative aux Etats-Unis.
20:43D'accord.
20:43Donc ça, c'est effectivement un gros signal
20:45qui vous dit qu'attention, sur ces niveaux de valorisation,
20:48il faut être relativement prudent.
20:49Maintenant, encore une fois...
20:50Donc, Oracle est trop cher, c'est ça qu'il faut comprendre ?
20:52Je ne veux pas vous exprimer sur une valeur en particulier,
20:54mais en tout cas, un bond de 30% sur la base d'un partenariat
20:57avec OpenAI.
20:57Si on essaie de prendre un peu de recul,
20:59qu'on regarde ce qui génère notamment ces profits,
21:02il y a deux choses.
21:03Il y a notamment une vraie dynamique de productivité.
21:06Et c'est ça qui rend les gens relativement confiants,
21:09notamment pour l'avenir, fondamentalement.
21:10C'est que l'intelligence artificielle, la tech,
21:13génère des gains de productivité.
21:14On le voit bien, si on compare la productivité
21:16et les salaires, notamment aux Etats-Unis,
21:19on explique bien les profits.
21:20C'est-à-dire que les boîtes ont très largement déformé
21:22la valeur ajoutée en faveur des profits
21:23grâce à une super productivité qu'on n'avait pas habituellement.
21:26Donc ça, ça reste relativement justifié.
21:28Maintenant, il ne faut pas oublier que depuis la fin du Covid,
21:32les ménages avaient un stock d'épargne relativement important,
21:35on consommait beaucoup plus facilement,
21:37les hausses de prix ont facilement été acceptées
21:38par les ménages, etc.
21:40Et donc, il y a eu toute une espèce de facilité
21:43à piloter ces marges pour l'ensemble des entreprises américaines.
21:47Quand on regarde le poids des profits dans le PIB
21:48et qu'on met ça en lien avec les valorisations,
21:51on s'aperçoit qu'on est dans une situation
21:52qui fait figure d'anomalie.
21:53C'est-à-dire que les marchés valorisent cette espèce d'anomalie des profits
21:57où on a des profits très importants
21:59comme quelque chose qui va être vraiment durable dans le temps.
22:02Nous, on pense que c'est tout à fait possible pour la tech dans le temps
22:05vu le rôle que ça joue dans la productivité
22:07et qui fait la différence de l'économie américaine par rapport aux autres,
22:10ces gains de productivité.
22:11Néanmoins, aujourd'hui, on peut se poser la question
22:15dans cette configuration de ralentissement de l'économie
22:17s'il ne va pas y avoir une phase de retour à la réalité
22:20où, justement, on va peut-être un peu égulcorer ces perspectives.
22:24On voit que dans les flux, notamment, qui concernent la tech,
22:26dans le venture capital, etc.,
22:27les flux commencent à être beaucoup moins importants.
22:30Donc, ces investissements mirobolants extrêmement importants
22:33sur lesquels tout le monde se félicite,
22:36c'est probablement vrai,
22:38mais il y a peut-être un petit peu d'excès d'enthousiasme autour de tout ça.
22:40C'est plus un risque de déception
22:42qui amènerait une forme de correction à notre sens
22:45qui est à redouter sur ce type de valeur.
22:48Une question peut-être en lien avec l'économie aux États-Unis
22:52et ses valeurs tech.
22:54Ces valeurs tech qui performent beaucoup,
22:56ça ne les empêche pas de licencier.
22:58On parle de gains de productivité,
23:00ce qui peut éviter de créer des emplois supplémentaires
23:02si ce n'est supprimer des emplois existants.
23:04Est-ce qu'il n'y a pas un cercle vicieux aussi
23:06par rapport à la situation de l'emploi aux États-Unis
23:08et ces gains de productivité promis par quelques valeurs en bourse
23:12qui vont de record en record ?
23:14Si, justement, c'est une des raisons
23:16pour lesquelles ces valeurs de tech,
23:18fondamentalement, à long terme, etc.,
23:20restent relativement attractives,
23:22même si on a ce risque de déception.
23:24Ce sont des sociétés qui ont grossi extrêmement vite,
23:26où on a recruté énormément sans faire trop attention.
23:29En réalité, il y a une marge en termes de restructuration
23:31qui est très importante.
23:32C'est probablement l'histoire à venir,
23:35la seconde histoire dans ce volet tech.
23:37c'est effectivement cette capacité
23:39à piloter les coûts de façon beaucoup plus rigoureuse
23:42que ça n'était le cas auparavant.
23:44C'est pour ça que c'est plus un risque, j'ai envie de dire,
23:46de correction qui concerne ces valeurs,
23:48plus qu'une remise en cause fondamentale
23:50de la thèse d'investissement.
23:51Maintenant, effectivement,
23:52si ça rejaillit sur la macroéconomie...
23:54Ça peut avoir une incidence, oui, effectivement,
23:56sur ce qu'on disait tout à l'heure
23:57par rapport à la nécessité de la Fed
23:58de venir soutenir cette économie
23:59et ce marché du travail.
24:00Exactement, c'est une des raisons
24:02qui fait que d'un point de vue macroéconomique,
24:04nous, on est depuis très longtemps convaincus
24:06que même l'économie américaine,
24:07il n'y a pas de magie,
24:08elle n'échappera pas à son ralentissement.
24:09C'est même nécessaire pour retrouver
24:10la maîtrise de l'inflation fondamentalement.
24:13Et effectivement, ça passera
24:14par une remontée du taux de chômage
24:16et c'est la configuration
24:17qui est vraisemblablement en train de se profiler.
24:19Arnaud Morel, un mot sur ce sujet
24:21où on va en Chine ?
24:23On va en Chine plutôt.
24:26On parle de valeur tech,
24:28il y a des valeurs tech
24:28qui fonctionnent très bien
24:29également en Chine.
24:31Alibaba, que vous regardez,
24:32je regardais sur un mois,
24:34sur un mois,
24:34on a gagné près de 20-25%
24:36sur la valeur.
24:38Est-ce que c'est le retour
24:39des investissements
24:40sur le sol chinois aujourd'hui,
24:42Arnaud Morel ?
24:43Alors, avec parcimonie,
24:45pour les raisons qui ont été exprimées précédemment,
24:47c'est le niveau de valorisation
24:48du marché américain
24:50relatif par rapport
24:51à nos conditions macro, microéconomiques.
24:53Et tout ce qui a été cité précédemment.
24:55Aujourd'hui, vous avez
24:55la technologie chinoise
24:57qui a un soutien politique important.
25:00Vous voyez l'étangiversation
25:02entre M. Xi Jinping et M. Trump.
25:04Vous voyez M. Trump
25:05qui taxe aujourd'hui
25:06l'exportation des puces de Nvidia
25:07de 15%,
25:08enfin, il doit les repatrièrent
25:09l'État américain.
25:10M. Xi Jinping en se tente tout ça.
25:12Jack Ma, aujourd'hui,
25:13prend le relais,
25:13patron d'Alibaba.
25:15Aussi, aujourd'hui,
25:17vous avez l'annonce d'hier,
25:18on prend l'exemple de celui-ci,
25:20et après, je vais rétropédaler
25:21sur ce qui s'est passé
25:21au cours de l'été.
25:22C'est Baidu et Alibaba
25:24qui annoncent qu'ils sont
25:25en capacité, demain,
25:26de produire des puces
25:28pour leur système d'information,
25:30pour leur AI industriel.
25:32Donc ça, c'est des points importants.
25:34Et ce qui fait que vous avez
25:35une dizaine de pourcents
25:35qui sont pris sur la titre d'hier.
25:37Et vous avez,
25:39suite aux annonces, justement,
25:40de taxes de M. Trump,
25:41vous avez le gouvernement chinois
25:43qui a mis en place
25:44beaucoup d'incentives
25:45et surtout a dit
25:45qu'il fallait privilégier,
25:47aujourd'hui,
25:48les constructeurs locaux de puces.
25:50On a eu une explosion
25:52de 50% sur deux jours
25:53de tous les producteurs
25:54de puces chinois
25:55avec des cambricones
25:56dans lesquels on n'est pas du tout investis,
25:57mais c'est important de citer
25:58parce que c'est les nouveaux noms
25:59qu'on entend et qu'on va entendre
26:01un peu comme ce qu'il y a sur l'automobile.
26:03Donc, c'est important à savoir.
26:04Donc, du coup,
26:05on a fait le choix
26:06de diversifier notre allocation technologique
26:09US versus Chine.
26:11D'accord.
26:11Ça, c'est un point important
26:12dans les portefeuilles.
26:14Parce que la Chine peut devenir
26:15un concurrent sérieux
26:16sur le sujet tech
26:17et un concurrent autonome.
26:18Autonome
26:19et surtout un gros demandeur
26:20qui a énormément,
26:21aujourd'hui,
26:21de parts de marché
26:22chez des sociétés
26:23comme Nvidia,
26:24comme Broadcom
26:24ou chez Intel.
26:25Donc, aujourd'hui,
26:26c'est où est-ce qu'on en est
26:27dans la maturité des produits.
26:29Est-ce qu'on a besoin
26:29de puces,
26:31de puissances
26:32très, très importantes
26:33pour construire
26:33un système d'intelligence artificielle ?
26:35Ça a été démontré,
26:36je mets toujours des guillemets,
26:37par Dipsy qu'en début d'année.
26:39Voilà, il a réussi à monter,
26:40il faut faire très attention
26:41à ce qu'il y a dit,
26:42mais voilà,
26:42en un an,
26:43il a réussi à monter
26:44un système d'information
26:45très performant.
26:46Donc, c'est un peu ça,
26:47aujourd'hui.
26:47Donc, on regarde
26:48tous ces titres-là.
26:49On aime bien,
26:50aujourd'hui,
26:52Alibaba.
26:53Alibaba est un congloméra.
26:55En général,
26:56on n'aime pas trop ça en bourse.
26:57Ça nous va très bien
26:57dans les pays émergents
26:58ou, on va dire,
26:59ou dans les pays
26:59avec une petite instabilité politique
27:01parce que vous avez
27:02divers métiers
27:02qui sont en capacité
27:03de rattraper.
27:04Vous avez l'e-commerce,
27:05la partie technologique,
27:06la partie finance,
27:08la partie cloud.
27:08Et sur Alibaba,
27:09publication fin juillet,
27:11c'est les perspectives
27:12de croissance
27:13sur la partie cloud
27:14de la société.
27:16On attend sur le T1 2026
27:1836% de croissance.
27:19On a fait 24
27:19et on a fait 16
27:21le trimestre précédent.
27:22Donc, ça,
27:22c'est aujourd'hui.
27:23On voit aujourd'hui
27:24les acteurs chinois
27:26démontrer leur fausse
27:27sur cette activité-là.
27:29Elle est là,
27:29la guerre aussi technologique,
27:31en tout cas,
27:31hors que commerciale
27:32sur la partie-là.
27:33Donc, ça nous intéresse.
27:34Les valorisations,
27:35je sais que les valorisations
27:36ne font pas tout,
27:36mais quand vous êtes
27:37sur des acteurs américains
27:38qui se traitent à 40 fois
27:39les bénéfices,
27:40sur un Alibaba,
27:43vous êtes sur 10 fois
27:44les bénéfices.
27:45En haut de cycle,
27:46avant le Covid 2020,
27:47ça se traitait
27:47à 30 fois les bénéfices.
27:49Dans l'exagération
27:50des deux années,
27:512018-19,
27:52on était à 40 fois.
27:53Là, vous traitez à 10 fois
27:54et vous avez des métriques
27:55de croissance
27:56qui sont importantes.
27:57On n'oublie pas quand même
27:58la prime de risque politique.
28:00C'est pour ça que...
28:01C'était ma question.
28:01Bon, alors, effectivement,
28:02elle a augmenté partout,
28:05mais le risque politique
28:07en Chine,
28:08ça reste un sujet quand même.
28:09C'est un sujet.
28:09Après, c'est la poche
28:10de diversification.
28:11Vous le savez,
28:11vous le pilotez
28:12en régime de volatilité
28:13et dans la pondération
28:14que vous mettez
28:15sur cette zone-là.
28:16Voilà.
28:16Après, c'est le risque
28:17reward et le risque de hausse
28:19qui est, semble-t-il,
28:20quand même très important
28:21sur cette thématique-là
28:22aujourd'hui.
28:22Benoît Pélois,
28:23la Chine,
28:24ça redevient une terre
28:25investissable,
28:27effectivement,
28:27à la lumière
28:28de ce que nous dit
28:28Arnaud Morel
28:29sur la concurrence
28:30en matière de tech
28:32qui existe en Chine
28:33aujourd'hui ?
28:34Investissable,
28:35ça reste difficile
28:37d'investir en Chine.
28:39Néanmoins,
28:39nous, on regarde ça
28:40avec beaucoup d'attention
28:40parce qu'il se passe
28:41quelque chose
28:41de très intéressant.
28:42On avait une situation
28:42microéconomique
28:43qui était très compliquée
28:44avec un pays
28:44qui commençait à avoir
28:45une espèce de cercle vicieux
28:47déflationniste
28:47alors que le reste du monde
28:48avait problème
28:49de persistance d'inflation
28:50et on voit qu'il y a du mieux
28:52depuis quelques temps
28:53d'où justement
28:54le parcours
28:55des marchés actions chinois
28:56avec des ventes au détail
28:58qui repartent,
28:59avec de l'investissement
29:00qui repartent,
29:00la distribution de crédit
29:01qui repartent,
29:02on voit qu'il y a
29:02de la liquidité,
29:04etc.
29:04Donc ça repose quand même
29:04sur quelque chose.
29:05Il y a bien une inflexion
29:07qui est en train
29:07de se dérouler.
29:09Nous, ce qui nous intéresse
29:09là-dedans,
29:10c'est la façon
29:10dont ça va rejaillir
29:11sur le cœur d'investissement
29:12qui est l'Europe
29:14tout simplement
29:14parce qu'il y a quand même
29:15si vous regardez
29:16le parcours
29:17des valeurs de croissance
29:17entre les Etats-Unis
29:19et l'Europe
29:19où aux Etats-Unis
29:20c'est que de la tech
29:21ça a super bien marché.
29:22Les valeurs de croissance
29:22européennes ça n'a pas du tout
29:24marché du fait
29:24de l'exposition à la Chine
29:25et du cycle chinois
29:27qui posait beaucoup de questions.
29:29C'est probablement là
29:30où on a un argument
29:31à mon sens
29:32qui est supplémentaire
29:33en faveur de la zone euro
29:34en relatif.
29:35C'est-à-dire que certes
29:35on s'inquiète de l'impact
29:36des droits de douane,
29:37etc.
29:38Mais on a visiblement
29:39des développements
29:40plutôt positifs en Chine
29:41qui pourraient rejaillir
29:41sur les sociétés européennes
29:42qui sont très exposés
29:44je pense au secteur du luxe
29:45qui a très largement
29:46souffert justement
29:47de cette thématique.
29:49On a probablement
29:50quelque chose à jouer
29:51et qui apporte
29:52un argument supplémentaire
29:53à la thèse d'investissement
29:54de l'Europe
29:54en relatif notamment
29:55aux Etats-Unis.
29:56Je réagis sur ce que vous dites
29:57alors pas spécifiquement
29:58sur la Chine
29:59mais sur l'impact
29:59des droits de douane
30:00on s'inquiète
30:01de l'impact des droits de douane.
30:03Moi je lis plutôt
30:04que l'impact
30:05en matière d'inflation
30:06il sera plutôt
30:07aux Etats-Unis
30:07qu'en zone euro
30:08mais ça reste un sujet
30:08d'inquiétude aujourd'hui
30:09les 15% de droits de douane
30:10en zone euro
30:13vis-à-vis des Etats-Unis ?
30:14Non effectivement
30:15on souscrit tout à fait
30:16et d'ailleurs
30:17c'est le consensus
30:18des économistes
30:19c'est qu'au final
30:20ce sont bien
30:21les consommateurs américains
30:22qui vont payer
30:22les barrières douanières
30:24on est dans un monde
30:25dans lequel
30:26les barrières douanières
30:26sont significativement
30:28plus élevées
30:28ce fameux taux effectif
30:31dont on parle beaucoup
30:32aux Etats-Unis
30:32de droits de douane
30:33il est à 17%
30:35aujourd'hui
30:35c'est le plus élevé
30:36depuis 1936
30:37donc il y aura bien
30:39un impact
30:39l'impact inflationniste
30:40ne sera pas forcément
30:41démentiel
30:41parce que l'économie américaine
30:42est surtout des services
30:43et pas des biens
30:44mais il y aura
30:44vraisemblablement
30:45quand même un impact
30:45et c'est d'ailleurs
30:46ce qui s'était matérialisé
30:47lors du premier mandat de Trump
30:48encore une fois
30:48le premier mandat de Trump
30:49on avait eu
30:50un peu plus d'inflation
30:52ça avait coûté
30:52entre 0,3 et 0,7 points de PIB
30:54à l'économie américaine
30:55du fait du surcoût
30:56pour le consommateur américain
30:58il n'y a pas de raison
30:58que ce soit différent
30:59alors qu'on augmente
31:00on fait x3
31:00en termes de barrières douanières
31:02pour l'Europe
31:03c'est l'environnement général
31:04qui fait que
31:05on a une tendance
31:07à avoir les échanges internationaux
31:08qui vont être problématiques
31:10plus compliqués
31:10et donc ça va rejaillir
31:11sur le cycle européen
31:12et c'est ça le risque
31:13justement pour l'économie européenne
31:14mais si d'un autre côté
31:16on a un gros
31:16et c'est à la fois la faiblesse
31:19mais surtout la force
31:19à mon sens
31:20de l'économie européenne
31:21c'est d'être très ouverte
31:21à l'international
31:22donc ces droits de douane
31:23ce n'est pas une super thématique
31:24pour l'Europe
31:24en revanche
31:25ce début de mieux
31:26qu'on peut voir en Chine
31:27c'est quelque chose
31:28de très important
31:29notamment pour les entreprises
31:30européennes
31:31Alors je vais vous poser
31:34une question difficile
31:35Benoît Peleuil
31:36enfin difficile
31:36parce que l'idée
31:37ça va être
31:37de ne pas parler d'IA
31:38vu qu'on en a déjà parlé
31:39il va falloir parler du reste
31:40qu'est-ce qu'on regarde
31:42aujourd'hui sur les marchés
31:43en matière d'opportunités
31:45ou d'investissements
31:46Les small mid caps
31:48on a eu un début d'inflexion
31:50du côté européen
31:51et en fait
31:54l'histoire des small mid
31:55en Europe
31:56et c'est à notre sens
31:58probablement la même chose
31:58aux Etats-Unis
31:59est plus liée
32:01au contexte
32:02d'accès à la liquidité
32:03d'accès au crédit
32:04que la réalité
32:05macroéconomique
32:06en réalité
32:07puisque si on regardait
32:07les niveaux de valorisation
32:08et les parcours
32:09on avait beaucoup de mal
32:11à les justifier
32:11par le simple fait
32:12de regarder le cycle
32:13macroéconomique
32:14et donc là
32:15on est dans une phase
32:16où on a vu qu'en Europe
32:17on a ajusté la politique monétaire
32:18on revient à des conditions
32:20de financement
32:20qui sont un peu plus normales
32:21et ça a coïncidé
32:22justement avec un début
32:23de redémarrage
32:23des small mid caps
32:24par rapport aux large caps
32:25du côté européen
32:26ça n'a pas encore été le cas
32:27aux Etats-Unis
32:27à notre sens
32:29la bonne et simple raison
32:30que la politique monétaire
32:31reste encore relativement resserrée
32:33si
32:33et là
32:34c'est effectivement
32:35un éventuel pareil à jouer
32:36mais
32:37de la même manière
32:39où les small mid caps
32:39ont été excessivement victimes
32:41sur leur valorisation
32:42d'un cycle économique
32:43qui ne le justifiait pas
32:44on peut légitimement penser
32:45qu'en termes de performance relative
32:47elles peuvent mieux se comporter
32:48même si l'économie
32:48est en train de ralentir
32:49tout simplement
32:50parce que le paramètre important
32:52sera le desservant
32:52des conditions de crédit
32:53donc ça c'est effectivement
32:54un paramètre à regarder
32:55on a eu cette inflexion
32:56en Europe depuis quelques temps
32:57nous on le surveille
32:58côté Etats-Unis
32:59est-ce qu'on n'a pas
33:00un redémarrage
33:00des small mid caps
33:01aux Etats-Unis
33:02qui est en train de se préparer
33:03en tout cas
33:03c'est quelque chose
33:04qu'on va regarder
33:04dans cette stratégie
33:06de rechercher des primes de risque
33:07en relatif
33:08mais qu'on voit pas du tout
33:09à l'heure actuelle
33:09pour l'instant non
33:10on le voit surtout
33:10on le voit en Europe
33:11aux Etats-Unis
33:12ça n'a pas encore été le cas
33:13l'entrée dans un desserrement
33:15de la politique monétaire
33:16une fois qu'on aura
33:17véritablement
33:18la possibilité
33:19de pouvoir baisser les taux
33:20aux Etats-Unis
33:21pourrait justement
33:22donner cette corde de rappel
33:23aux valorisations
33:23pour les small mid caps américaines
33:25Small mid caps américaines
33:26est-ce qu'en Europe
33:27on regarde les valeurs du luxe
33:28par exemple
33:28vous disiez
33:29avec le retour
33:29peut-être qu'Arnaud Morel
33:32en parlera
33:32mais quelque chose
33:33pour garder d'autres
33:34je pense qu'Arnaud
33:35en parlera mieux que moi
33:36mais effectivement
33:37oui c'est un des thèmes
33:38ces sociétés
33:39ont considérablement souffert
33:41de l'environnement international
33:43et c'est pas
33:43la géopolitique
33:44enfin en tout cas
33:45c'est cette thématique
33:46des barrières douanières
33:47on a passé le pic
33:48d'incertitude
33:48même si c'est clairement pas
33:50on a clairement pas
33:51le vent dans le dos
33:52grâce à cette thématique
33:53on a passé le pic
33:53d'incertitude
33:54et on a du mieux
33:55du côté de la Chine
33:56auxquelles sont très exposées
33:57ces valeurs
33:57donc oui effectivement
33:58le secteur du luxe
33:59de façon plus générale
34:01les valeurs de croissance
34:01européennes etc
34:02plutôt internationales
34:04c'est quelque chose
34:05qui me semble
34:05assez pertinent
34:06de nouveau à regarder
34:07de notre côté
34:08Arnaud Morel
34:09la même question
34:09qu'est-ce qu'on regarde
34:10sur les marchés financiers
34:11quand on ne parle pas d'IA
34:12et qu'on ne regarde pas l'IA
34:13puisque je le mets de côté
34:14on en a déjà parlé
34:15est-ce qu'il y a d'autres
34:15thématiques en bourse
34:16qui se regardent
34:18à l'heure actuelle
34:19je valide les small caps
34:21en tout cas européennes
34:22clairement aujourd'hui
34:22c'était coupé un petit peu
34:24l'herbe sous le pied
34:24des small caps
34:25c'était l'inflation
34:26et surtout la remontée
34:27des taux directeurs
34:28donc là on voit
34:29que les premiers ressentis
34:31de la baisse des taux
34:32et une croissance
34:33qui se tient pas trop mal
34:34en zone euro
34:35permet aux small caps
34:36aujourd'hui
34:37de reprendre des couleurs
34:38en bourse clairement
34:39des niveaux de valorisation
34:40qui sont toujours
34:41décotés en relatif
34:42par rapport aux grandes caps
34:43toujours décotés en relatif
34:44également par la moyenne
34:45historique des dix dernières années
34:46et en plus
34:47on pourrait dire
34:48alors c'est un argument
34:49qui se prend au pan
34:50difficilement vérifiable encore
34:51mais en tout cas
34:52c'est un argument supplémentaire
34:53elle semble quand même
34:54un peu immune
34:54des taxes douanières
34:56enfin clairement
34:57c'est des sociétés
34:58qui font leur chiffre
35:00d'affaires en zone euro
35:01clairement
35:01donc c'est quand même
35:03un point positif
35:04sur la partie luxe
35:05clairement c'est très intéressant
35:06sur la publication
35:07de LVMH
35:08fin juillet
35:09croissance organique
35:11ressort à moins 3
35:11à peu près
35:12on attendait moins 1
35:13et c'est la réaction
35:13de marché
35:14et justement
35:14ça a été
35:15voilà
35:16en tout cas on l'espère
35:17un bottom sur les BPA
35:18et un bottom marché
35:19sur les cours
35:20à 470
35:21vraiment intéressant
35:23et on voit toujours
35:24cette corrélation
35:26entre les BPA
35:27et le cours
35:27et aujourd'hui
35:28c'est la réaction
35:29du marché
35:30qui a été faite
35:30et par tout ce qui a été
35:31très bien dit par Benoît
35:32sur toutes les forces
35:33de soutien en Chine
35:34c'est comment ça se passe
35:36en bourse
35:36le CSI 300
35:37c'est pratiquement
35:3810% de hausse
35:39sur le mois d'août
35:39donc c'est vraiment
35:40cette participation
35:41des valeurs
35:42locales
35:43qui ont des chiffres
35:44d'affaires
35:45on va dire
35:45locaux
35:46qui montrent
35:46la bonne santé
35:48ou potentiellement
35:48la bonne santé
35:49du consommateur
35:50ou la reprise
35:51de la consommation
35:51inter-machine
35:52qui pourrait se reporter
35:53sur les valeurs
35:55du luxe
35:55et troisième point
35:56c'est que ces valeurs
35:57on les connait
35:57elles ont quand même
35:58un pricing power
35:58très important
35:59pour être on va dire
36:00protégé en partie
36:02des taxes douanières
36:05sur l'entrée
36:05du territoire américain
36:06le point aussi
36:08qu'il y a à surveiller
36:09c'est qu'on dit souvent
36:10que le marché américain
36:12est très concentré
36:12c'est vrai la perche
36:13des cinq premières valeurs
36:14c'est 70% de la performance
36:16en Europe
36:16ce taxisant
36:17prend le même analyse
36:19il vous en avait 10
36:20c'est un marché
36:20plus éclaté
36:21en termes de pondération
36:22les dix premières positions
36:23font également
36:2470% de la performance
36:25et disons
36:25vous avez 80%
36:26de valeur
36:27ce sont des bancaires
36:28et une valeur française
36:29société générale
36:30ce qu'on pense aujourd'hui
36:31et ce qu'on espère
36:32par rapport à tout ce qui est dit
36:33avec une macro
36:34qui se tient à soutien
36:35de la politique monétaire
36:36c'est d'aller chercher aussi
36:37sur les grandes capitalisations
36:39à Schneider
36:39qui a souffert
36:40on va dire
36:40de la dévaluation
36:41du dollar
36:42puisque 40%
36:43c'est fait là-bas
36:44donc on regarde
36:45les BPA
36:46a fait le travail
36:47le cours de bourse
36:47a fait le boulot
36:48donc Schneider
36:49c'est une valeur
36:49qu'on aime aussi
36:50ASML
36:51le carnet de commandes
36:52certes a déçu
36:53mais aujourd'hui
36:53si vous voulez être présent
36:55en tout cas en Europe
36:56sur la partie thématique
36:58intelligence artificielle
36:59ASML est un acteur
37:00indépoulonnable
37:01avec une valorisation
37:02pour le coup
37:02qui s'est quand même
37:03beaucoup décontractée
37:04et avec quand même
37:05des caractéristiques
37:06de potentiel d'amélioration
37:07des bénéfices par action
37:08qui semble assez important
37:09et avec une visibilité
37:10et un thème majeur
37:11d'investissement
37:11dans les prochaines années
37:12voilà un petit peu
37:13ce qu'on a
37:14Il nous reste
37:14un tout petit peu de temps
37:15Benoît Pellois
37:16je pose une dernière question
37:17je rebondis sur ASML
37:18mentionné par Arnaud Morel
37:20on a vu cette semaine
37:21donc Mistral et Haï
37:22première décacorne française
37:24plus de 10 milliards
37:25de dollars de valorisation
37:26en lien avec
37:28un investissement
37:29réalisé par ASML
37:29ce qui est intéressant là-dedans
37:30c'est qu'on parle
37:31d'une start-up française
37:31qui a été courtisée
37:34par des géants américains
37:36et qui finalement
37:37a réussi à trouver
37:37des financements en Europe
37:38est-ce que ça ouvre la porte
37:40tu as cette idée
37:41ce rêve un peu
37:42d'aller chercher
37:42des financements européens
37:43pour faire émerger
37:44des géants du numérique
37:46on aimerait que ce soit le cas
37:48malheureusement
37:50Mistral c'est un peu
37:51l'arbre qui cache la forêt
37:52je ne pense pas
37:54que ce soit généralisable
37:56au reste de l'Europe
37:57mais effectivement
37:57on aimerait
37:58avoir plus d'histoires
37:59de ce type
37:59mais le fait est
38:01que quand on regarde
38:01les statistiques
38:02la plupart des sociétés
38:03européennes
38:04à un certain stade
38:05de leur développement
38:05n'ont pas d'autre choix
38:06finalement
38:06que d'aller aux Etats-Unis
38:07pour accéder
38:08beaucoup plus facilement
38:09au financement
38:09donc c'est une très bonne nouvelle
38:12mais je ne pense pas
38:13que ce soit représentatif
38:14plus généralement
38:15de ce qui se passe en Europe
38:15bon en tout cas
38:17on peut se féliciter
38:17de cette nouvelle
38:18effectivement
38:18merci à tous les deux
38:20merci Benoît Pellois
38:20le CIO
38:21chez Natixis
38:22Wealth Management
38:23merci également
38:23Arnaud Morel
38:24directeur de la gestion
38:25sous mandage
38:26chez Prompar Asset Management
38:28merci à vous également
38:28de nous avoir suivis
38:29et on se retrouve tout de suite
38:30dans Marché à Thème
38:31merci à tous
Commentaires