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  • il y a 13 heures
Lundi 27 avril 2026, retrouvez Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Christian Parisot (Président, Altaïr Economics), Jean-François Robin (Directeur de la Recherche, Natixis) et Nuno Texeira (Directeur Analyses et Stratégie, Vega Investment Solutions) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay vidéo sur bismarck.fr
00:21soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, une semaine qui s'annonce cruciale
00:29pour valider, confirmer l'appétit pour le risque retrouvé sur les marchés
00:34avec une succession de données qui laissera assez peu de répit aux investisseurs.
00:40Sur le plan macro, beaucoup de chiffres attendus, des estimations d'inflation,
00:44des estimations de croissance pour le premier trimestre,
00:47accompagnées de décisions ou en tout cas de communications de politique monétaire
00:51puisque toutes les banques centrales du G7 seront sur le devant de la scène
00:55tout au long de la semaine.
00:56La décision de la Fed est attendue mercredi soir bien sûr,
00:59celle de la Banque Centrale Européenne ou encore de la Banque d'Angleterre
01:02sont attendues ce jeudi et puis en parallèle de cela,
01:06une saison micro qui va marquer son paroxysme au cours de cette semaine.
01:11Près de 45% du S&P 500 publie, dont 5 des 7 magnifiques
01:16qui représentent à elles seules 16 trillions de dollars de capitalisation boursière.
01:20On parle de Microsoft, Amazon, Meta ou encore Alphabet qui publieront leurs résultats mercredi soir,
01:25suivi d'Apple jeudi et puis on peut rajouter également la publication attendue de Samsung,
01:30là aussi dans le secteur des semi-conducteurs.
01:34Grosse semaine en perspective, donc Pauline Grattel vous apporte les détails sur la séance en cours
01:39avec pas mal d'actualité autour de l'IA puisque Microsoft et OpenAI sont en train de refondre leur partenariat
01:46et Qualcomm est peut-être en train de réfléchir à créer des puces pour un téléphone IA
01:51qui ne fonctionnerait plus sur une couche logicielle mais qui fonctionnerait directement
01:55avec des agents d'intelligence artificielle développés pourquoi pas par OpenAI.
02:01Pauline Grattel vous résume tout ça dans un instant.
02:03Et puis sur le fond géopolitique, les marchés sont pour l'instant dans l'attente
02:07de prochains développements, de négociations directes entre les Etats-Unis et les Iraniens,
02:13des négociations qui n'ont pas encore eu lieu jusqu'à présent et un baril de pétrole
02:18qui se maintient au-delà des 100 dollars pour le Brent de la mer du Nord.
02:23Voilà pour la situation de marché, discussion à suivre avec nos invités dans un instant
02:27et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, notre quart d'heure américain du lundi.
02:31Nous reviendrons notamment sur la décision du département de la justice américaine
02:36d'abandonner les poursuites contre la réserve fédérale et Jérôme Powell
02:40qui ouvre la voie donc à la validation de Kevin Walsh comme futur président de l'institution.
02:47Pierre-Yves Dugas sera avec nous évidemment en vidéo et en direct dans le dernier quart d'heure de Smart
02:51Bourse.
03:03Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous
03:06pour vous apporter les infos clés du jour sur les marchés.
03:08Bonsoir Pauline.
03:09Un peu de retenue aujourd'hui au début d'une semaine intense et des indices actions qui hésitent pour la
03:14plupart d'entre eux.
03:15Oui, la prudence est de mise avant une semaine marathon entre les décisions des banques centrales,
03:20les premières estimations de croissance du premier trimestre et le déluge de résultats de la tech américaine.
03:26Les investisseurs restent sur la réserve.
03:28Résultat à Paris, le CAC 40 fait du surplace autour de 8200 points.
03:32Wall Street souffle un peu après les records historiques du Nasdaq et du S&P 500 vendredi.
03:37Tandis que l'Asie a fini en fanfare ce matin avec le Nikkei et le Kospi qui ont inscrit des
03:42nouveaux records absolus.
03:44Un mot de la situation au Moyen-Orient qui reste quand même un driver de marché aujourd'hui.
03:49Oui, le climat géopolitique apporte un léger soulagement mais reste très fragile.
03:53Selon des informations de presse, l'Iran aurait transmis une nouvelle proposition aux Etats-Unis
03:58et propose de mettre fin au blocage du détroit d'Hormuz et de conclure un cessez-le-feu permanent
04:04à condition que le volet nucléaire soit reporté à plus tard.
04:08Malgré cet espoir, la situation reste précaire après l'échec diplomatique d'Islamabad,
04:12marquée par l'absence de la délégation américaine.
04:15Que nous disent les grands marchés, les grands actifs macro, Pauline ?
04:18Quels sont les équilibres qu'on observe sur les marchés obligataires par exemple ?
04:21Le rendement américain à 10 ans se stabilise autour de 4,30%.
04:25En Europe, le rendement allemand de même échéant s'est stable aussi, toujours sur le seuil de 3%.
04:30Sur le marché d'échange, le dollar se replie légèrement, ramenant l'euro-dollar autour de 1,1750%.
04:36Concernant le pétrole, le baril de Brent gagne environ 2% aujourd'hui
04:39pour évoluer toujours au-delà de 100$, le WTI américain progresse du même ordre
04:44mais reste sous le seuil de 100$.
04:46Sans doute le nouveau signe ou un nouveau signe de l'affrontement Chine-États-Unis
04:51sur le front technologique.
04:52Pauline, Pékin, cherche à bloquer le rachat de la société d'intelligence artificielle Manus par Meta.
04:59Oui, la Chine exige l'annulation du rachat du groupe dit à Manus par Meta
05:03pour 2 milliards de dollars.
05:05Bien que Manus soit basé à Singapour et l'accord déjà finalisé,
05:09Pékin s'oppose à ce transfert technologique vers les États-Unis.
05:12Ce blocage survient alors que Meta est déjà en train d'intégrer les logiciels de Manus.
05:18Cela agit sans doute comme un signal géopolitique fort
05:20avant le sommet entre Xi Jinping et Donald Trump prévu en mai.
05:24Et puis Microsoft de son côté est en train de refondre son partenariat avec OpenAI
05:29en mettant fin notamment à l'accord de licence exclusive qui le liait avec la société d'IA.
05:35Oui, cette décision marque un tournant.
05:37Les technologies d'OpenAI ne seront désormais plus réservées uniquement à Microsoft.
05:41Ouvrant la porte à d'autres partenaires cloud, les investisseurs y voient une opportunité
05:46pour des acteurs comme Amazon par exemple.
05:48Tandis que Microsoft pourrait perdre un avantage stratégique.
05:51Le titre cède 1%.
05:53Et puis à propos d'IA et d'OpenAI, notamment Qualcomm progresse aujourd'hui de plus de 6% à
05:58l'ouverture.
05:59Oui, après la diffusion d'informations selon lesquelles OpenAI pourrait collaborer
06:02avec Qualcomm et Mediatek pour développer de nouveaux processeurs
06:06destinés aux smartphones avec une production de masse envisagée à horizon 2028.
06:12Enfin, Apple recule de 2% car les investisseurs s'inquiètent d'un nouveau risque concurrentiel
06:16lié à OpenAI qui pourrait accélérer le développement de ces produits
06:20en s'appuyant sur des fabricants externes de puces.
06:23Quel sera le programme de demain sur les marchés à l'agenda pour les investisseurs ?
06:27Les investisseurs regarderont demain le taux de chômage en France pour le premier trimestre.
06:31Côté micro, les résultats d'UPS, Coca-Cola et Spotify sont attendus aux Etats-Unis.
06:36En France, Airbus et Air Liquide sont également au programme.
06:40Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
06:42Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:56Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:59Nuno Teixeira est avec nous, le directeur analyse et stratégie de Vega IS.
07:04Bonsoir Nuno.
07:05Bonsoir Grégoire.
07:06Jean-François Robin nous accompagne également, directeur de la recherche de Natixis.
07:10Bonsoir Jean-François.
07:11Bonsoir à tous.
07:12Et Christian Parézot est également à nos côtés, le président d'Altaïr Economics.
07:15Bonsoir Christian.
07:15Bonsoir.
07:16Merci d'être là Christian.
07:17Je crois que c'est la première fois au cours de ce mois d'avril
07:20qu'on voit l'indice sectoriel des semi-conducteurs aux Etats-Unis,
07:24le fameux SOX, enregistrer une baisse.
07:27On a, je crois, plus d'une quinzaine séances consécutives de hausses d'affilée
07:32pour ce segment des semi-conducteurs.
07:35Qu'est-ce qui porte cette tendance ?
07:37Est-ce qu'on est en plein FOMO ?
07:39Et où est-ce que ce FOMO nous emmène, Christian ?
07:42Oui, parce qu'il y a du fond et de l'arbitrage.
07:47C'est-à-dire que sur l'arbitrage, c'est parce qu'on se dit qu'on ne peut pas
07:50perdre.
07:52Comme toujours en bourse, quand on dit qu'on ne peut pas perdre sur un petit nombre de valeurs
07:56très concentrées, forcément, ça crée peut-être des excès.
08:00Ce qui se passe, c'est que c'est des valeurs qui ont une grosse visibilité,
08:03qui ont des carnets de commandes, qui ont une capacité à relever les prix
08:06puisque là, on est dans une inflation.
08:08Moi, je pense qu'on ne parle pas beaucoup de l'inflation,
08:11mais on parle beaucoup de l'inflation liée au prix de l'essence.
08:13Mais là, quand on voit le prix qui sont en train de flamber sur les mémoires et tout ça,
08:19on se dit que non seulement on va avoir des volumes,
08:22mais en plus un effet prix qui va jouer aussi positivement
08:25et des gens qui vont accepter ces hausses de prix.
08:28Parce que c'est ça, surtout, le plus important,
08:29parce qu'ils ont besoin pour faire leur data center.
08:32Alors certes, en investissant un milliard,
08:34vous aurez beaucoup moins de capacité de calcul qu'il y a encore un an,
08:36mais vous avez quand même ces investissements qui sont là.
08:39Donc, c'est un secteur qui paraît un petit peu inattaquable,
08:43qui joue.
08:44C'est un secteur où il y a très peu d'acteurs, très concentrés.
08:46C'est-à-dire qu'en gros, SKNX, Micron,
08:50même Intel, qui est le cadavre moiteux,
08:52c'est celui qui n'y arrivait pas, il sortait résultat bon.
08:55Donc, si le plus mauvais...
08:56On est vrai qu'Ivène de 31 000 sur Intel.
08:59Si le plus mauvais de la famille va bien,
09:01c'est qu'il y a vraiment une lame de fond.
09:02C'est que les eaux montent pour tout le monde.
09:04Donc, on joue très clairement ça.
09:07Alors, avec quand même quelques bémols, je dirais.
09:09Première chose, on ne tient pas assez compte de cette inflation.
09:12Parce que je pense que ça va jouer quand même sur la demande.
09:14C'est-à-dire qu'il peut y avoir un peu de destruction de demande quand même dans cette industrie
09:17?
09:17Je pense qu'arrivée à un moment donné, il va y avoir quand même des vrais problèmes.
09:20Il y a des vraies contraintes.
09:22Les data centers, ils sont bloqués par l'énergie.
09:25Ils sont bloqués par les permis de construire.
09:26Ils vont être bloqués par la demande.
09:28Il y a un effet Moyen-Orient qui est totalement mis sous la table.
09:31On en a parlé pendant un moment donné.
09:32Ça avait un peu fait peur aux investisseurs, mais ils ont complètement oublié.
09:35Sauf qu'on a de plus en plus de retours.
09:37Pas plus tard qu'au cours de la fin de semaine dernière,
09:39on a eu une dépêche-reuteur qui disait que les fonds souverains du Moyen-Orient
09:43commençaient, alors pas à remettre en cause,
09:45ils vont investir dans l'IA, ils vont acheter.
09:47Mais il y a 500 000 puces, normalement, de NVIDIA qui doivent acheter tous ces fonds.
09:52Mais sauf qu'ils vont décaler dans le temps.
09:54Ils vont répartir parce qu'ils ont aussi des besoins.
09:56Ils vont avoir un besoin de reconstruction.
09:58Ils vont avoir besoin, leur priorité, ce serait peut-être de remettre en route les puits
10:01quand la guerre sera finie, plutôt que d'investir dans des puces de NVIDIA.
10:05Donc ça, c'est complètement mis sous le tapis.
10:07Et puis ça reste aussi des secteurs qui sont très sensibles au taux d'intérêt.
10:10Et ça, il ne faut pas l'oublier parce que ce sont des valeurs de croissance
10:13avec un effet taux qui est très important.
10:15Et pour l'instant, ils sont un peu immunisés face à ça.
10:17Donc il y a vraiment un effet d'arbitrage sectoriel.
10:21On se dit qu'il y a deux secteurs qui sont aujourd'hui immunisés.
10:24C'est le secteur pétrolier, mais avec un risque de porte de saloune.
10:27Si les cours du pétrole se retournent, s'il y a l'annonce du déblocage du G3 d'Ormousse.
10:30Donc c'est dangereux d'aller là-dessus.
10:31Ou alors ce secteur-là, dans lequel on a potentiellement beaucoup de visibilité,
10:35mais qui peuvent se retourner très très vite,
10:37s'il y a la moindre mauvaise nouvelle, la moindre déception.
10:40Donc il va falloir véritablement faire très attention.
10:43Parce que là, on atteint des niveaux de valorisation, des tensions qui sont fortes.
10:46Et peut-être un effet d'engouement qui est peut-être un peu excessif.
10:48On a connu dans le passé ce secteur des semi-conducteurs comme étant un secteur cyclique.
10:55Et quand je dis cyclique, c'est même très cyclique.
10:57Des cycles parfois très courts.
10:59Tout dépend du positionnement des sociétés de 2-3 années auxquelles les investisseurs étaient habitués.
11:06Mais qui impliquaient des amplitudes de variations boursières
11:10qui étaient assez spectaculaires par rapport à d'autres secteurs.
11:13Ce secteur conserve quand même un côté cyclique ?
11:15Moi je ne pense pas.
11:16Alors c'est vrai que...
11:17D'accord.
11:17On a quand même changé de paradigme.
11:19Parce que c'est un secteur aujourd'hui, on est dans une phase d'équipement.
11:23Alors pour vous donner une idée, rien que cette année, 69% de tout ce qui est produit par les
11:28secteurs des semi-conducteurs, c'est pour l'IA.
11:3169%.
11:31Donc ça veut dire que vous n'êtes pas cyclique, que vous n'êtes pas dépendant du renouvellement des PC,
11:34du renouvellement de certains biens électroniques.
11:37Donc vous n'êtes plus dépendant des achats de smartphones, des ménages.
11:40Donc là vous êtes dans une phase d'équipement.
11:42Alors après vous pouvez me dire, oui mais à un moment donné, une fois qu'on aura fait les data
11:45centers, ça va bien s'arrêter.
11:46Mais enfin on est quand même, je pense qu'on a encore de la marge par rapport à tout ce
11:49qui est programmé.
11:50Alors peut-être pas aussi vite qu'attendu, mais il y a quand même un effet qui va jouer.
11:54Mais moi je pense que ce qui peut véritablement modérer, c'est plutôt l'effet prix.
11:58Parce que le gros problème pour tous ces acteurs-là, c'est qu'ils n'arrivent pas...
12:02Je vous prends un exemple, Micron.
12:04Ils nous ont dit que leurs prochaines salles blanches qu'ils vont construire pour augmenter le volume de production,
12:08elles ne seront pas installées avant 2030.
12:12Donc ce qui est court en soi, mais qui est très long pour le marché,
12:16donc ça veut dire qu'ils ne vont pas pouvoir augmenter leur volume.
12:17Pas de nouvelles capacités.
12:19Ils ne vont faire qu'une croissance sur la valeur, ils ne vont pas faire une croissance en volume.
12:23Vous avez des goulots d'étranglement au niveau des galettes qui servent à la production des semi-conducteurs,
12:27et ça c'est au Japon et ça ne va pas disparaître.
12:29C'est-à-dire qu'on est bloqué jusqu'à à peu près 2030, 2031.
12:32Donc il y a des blocages qui sont là, et donc je ne pense pas que ça va se retourner.
12:36Par contre, la seule chose qui pourrait être déçue, c'est que finalement,
12:40on a eu soit des problèmes de production, soit des gens qui étalent dans le temps leurs investissements
12:44parce qu'ils trouvent que ce n'est pas tenable vu l'inflation qu'on va avoir.
12:47Donc il y a quand même des petits éléments.
12:48Alors encore une fois, ce n'est pas mauvais, c'est à la marge.
12:50Mais quand vous êtes à des niveaux de valorisation complètement délirants,
12:53la moindre mauvaise nouvelle, c'est une porte de salue.
12:56Il n'y a plus de droits à l'erreur.
12:57Donc il faut faire très attention par rapport à cet envolé.
12:59Nono, comment vous regardez ?
13:00Alors ce secteur des semi-conducteurs, mais plus largement le thème tech
13:03qui est revenu en force, qui a permis aux indices de regarder à travers la crise d'Hormuz.
13:09On aura l'occasion quand même de parler à nouveau de la situation dans le Golfe
13:12qui n'est absolument pas réglée aujourd'hui.
13:15Mais ce cas de la tech, il est toujours aussi fascinant.
13:18Plusieurs années maintenant, après l'émergence des modèles DI de Tchad GPT
13:22fournis par OpenAI, ce secteur des semi-conducteurs,
13:26c'est incontournable aujourd'hui dans une stratégie, dans un portefeuille.
13:31Il faut en être forcément.
13:33Quel risque ça représente peut-être aussi à ces niveaux de valorisation ?
13:36Il semble incontournable et on le joue d'ailleurs nous tactiquement
13:40par des supports dédiés aux semi-conducteurs.
13:44Donc c'est vrai que quand on réfléchit à des paris, je dirais,
13:49presque, pas tactiques, mais presque structurels,
13:52on a évidemment ce secteur en tête.
13:56Sur la tech, en fait, on pouvait penser que c'était la crise d'Hormuz
14:01qui avait fait un peu tanguer le secteur à partir de la fin mars.
14:06En réalité, il avait commencé avant avec notamment le thème des perdants de l'IA
14:11qui avait quand même fait bouger pas mal de...
14:14Depuis l'été dernier, le marché se structure sur cette conversation
14:18qui gagne, qui perd avec l'IA.
14:19Tout à fait.
14:20Et en fait, si on regarde les Mag7, ils n'ont pas tellement progressé,
14:25enfin en tout cas, ce n'est pas des progressions particulièrement inquiétantes cette année.
14:29Donc on reste effectivement dépendant de ce secteur
14:33qui est quand même un secteur où on va avoir non seulement des croissances à deux chiffres,
14:37ce qui sera probablement peut-être ce qu'on aura sur le marché américain,
14:42mais bien au-delà des 20% de croissance bénéficiaire,
14:46malgré effectivement ces investissements qui sont quand même très lourds,
14:51mais où on n'a pas vu d'acteurs, pour l'instant,
14:55revenir en arrière par rapport à des projets d'investissement.
14:58C'est plutôt, voilà, on confirme, voire on accélère.
15:01Et c'est vrai que cette pénurie peut justement entraîner un effet boule de neige
15:07parce que tout le monde veut se doter des capacités le plus rapidement possible
15:13pour faire face à peut-être des pénuries qui vont arriver dans les trimestres à venir.
15:17Est-ce qu'on est toujours dans la phase qu'on a connue il y a quelques mois maintenant
15:22où chaque hyperscaler qui annonce un montant de CAPEX supplémentaire
15:26voit son cours de bourse progresser ?
15:28Ou est-ce qu'on est quand même dans une autre phase désormais ?
15:31Non, pas forcément, puisqu'on attend quand même de voir...
15:34C'est l'enjeu de cette semaine, parce que là ils publient pour dire les choses.
15:38Autant sur les microprocesseurs, on a vu Micron annoncer des résultats bien supérieurs
15:44à ce qui était attendu, donc très logiquement le cours de bourse l'a reflété.
15:49Pour les hyperscalers, ça va être dépendant effectivement de l'évolution des revenus
15:54et des résultats en particulier, parce que c'est quand même des investissements
15:59qui sont extrêmement lourds et qui demandent à côté des progressions de rentabilité.
16:07Entre un Micron, je ne sais pas qui a pris quoi, 500% en 12 mois, c'est ça ?
16:11Et des hyperscalers bien installés, je les cite, c'est les Microsoft, les Amazon,
16:16Alphabet, Google, chacun ayant des profils, une diversification qui lui est propre.
16:20C'est quoi le statut de ces boîtes-là aujourd'hui, Nono ?
16:24Est-ce qu'elles ne font pas 500 ? Elles font plus, 500% en 12 mois.
16:27Donc qu'est-ce qu'elles ont comme statut boursier ?
16:29Qu'est-ce qu'elles offrent justement dans un portefeuille ?
16:32Elles gardent un statut évidemment de valeur de croissance.
16:36Elles vont être probablement des intégrateurs, elles vont participer à la consolidation du marché.
16:41Il y aura évidemment des défis parce qu'on va avoir des introductions en bourse.
16:46Cette année, clairement, ça va être quand même des grosses introductions.
16:52Anthropique, OpenAI peut-être, ou l'année prochaine.
16:56Voilà, SpaceX aussi, qui va venir, je dirais, peut-être mordre un petit peu pour des volumes quand même très
17:03importants.
17:04Et donc, il va falloir que ces valeurs-là confirment en termes de croissance des revenus.
17:10Même pour ces valeurs-là, il y aura quand même un moment, une question de concurrence en termes de capitaux,
17:15j'entends.
17:15C'est-à-dire que si SpaceX se met à lever, alors je n'ai plus les montants en tête,
17:2075 milliards.
17:2175 milliards, donc une valorisation largement au-delà du trillion.
17:25Bon, ça veut dire que ces 75 milliards, ils n'iront pas forcément ailleurs.
17:31Potentiellement, oui.
17:31Oui, c'est ça.
17:33Il y a une vraie concurrence qui s'installe.
17:34Bon, ce thème de la tech, Jean-François.
17:37Et est-ce que c'est bien la tech, effectivement, qui a permis au marché de traverser cette crise, au
17:41marché actions, en tout cas ?
17:43Et est-ce que les investisseurs ont raison, à ce stade, d'être peut-être plus concentrés sur les résultats
17:49à publier dans ce secteur de la tech
17:50que sur de savoir si le dernier navire qui a pu passer Hormuz était un navire iranien ou autre, etc.
17:59Oui, je crois que le marché, en recherche de certitude et en tout cas de quoi se raccrochait, effectivement, ça
18:04a été dit.
18:05On a des marchés qui avaient quand même pas mal corrigé au début de l'Iran, fin février.
18:09Et en fait, finalement, on se retrouve avec des entreprises qui publient des résultats, des earnings qui sont quand même
18:13excellentes.
18:14Donc, finalement, les valorisations sont presque plutôt favorables aujourd'hui, même si on peut se dire
18:17« Comment ça se fait que les marchés actions sont supérieurs à leur niveau qui prévalait avant la guerre ?
18:21»
18:21Alors que la guerre, évidemment, est stagflationniste.
18:24C'est moins de croissance, c'est plus d'inflation, c'est des taux d'intérêt qui vont moins baisser.
18:28C'est évidemment des résultats bénéficiaires qui devraient être impactés à la fin de tout ça.
18:31Et pourtant, on a des actions qui se tiennent très bien.
18:33Et là, évidemment, le secteur de la technologie en profite.
18:38On oublie un petit peu, on parlait un petit peu des winners et des losers sur l'IA.
18:43Nous, quand on regarde un peu le big data, on voit qu'on a quand même un petit peu moins
18:47d'importance de l'IA.
18:48C'est un peu moins cité.
18:49On commence à passer la symptôme du hype, là.
18:52Alors, qu'est-ce qu'on se fisse maintenant ?
18:54Voilà, on baisse un petit peu là-dedans, je trouve.
18:57On ne parle plus du tout de consanguinité, qui était quand même un petit peu le truc qui posait problème.
19:01On parle d'OpenAI et Microsoft.
19:02On voit bien quand même qu'il y en a quelques-uns qui se retirent un tout petit peu.
19:06Je pense à SoftBank, je pense à Bavrelle d'acteurs qui aussi mettent un petit peu moins de billes que
19:11ce qui était prévu là-dedans.
19:13Donc, on pourrait mettre en avant un certain nombre de, pas de red flags, pas du tout, mais de petits
19:19moments de prudence.
19:20Forme de rationalisation quand même des choses.
19:21En revanche, évidemment, quand on regarde, on se raccroche à ces résultats.
19:25On va en avoir plein cette semaine qui, à mon avis, vont confirmer une chose, c'est que les résultats
19:28sont très bons.
19:29Mais peut-être aussi parce que l'effet de la guerre n'est pas encore là.
19:31C'est-à-dire qu'on n'a pas du tout l'effet de la baisse de la demande encore
19:33dans tout ça.
19:34On n'a pas du tout ce que citait très justement Christian.
19:37C'est-à-dire que vous allez avoir des goulots d'étranglement.
19:39On pourrait ajouter le backlash aux Etats-Unis sur les data centers.
19:42Plein d'États qui commencent à voter des...
19:45La réglementation est moins favorable que ce qui nous paraît.
19:48On n'en veut plus en Irlande.
19:49On voit un certain nombre de choses qui pourraient commencer à se rajouter à ça.
19:52Mais pour l'instant, on n'est pas du tout dans ce moment-là.
19:55Moi, ce que je trouve très intéressant, c'est évidemment, pour répondre à votre question, c'est la tech qui
19:59porte la chose.
20:00En revanche, ça fait partie des thématiques qui vont rester après la guerre.
20:04Celles qui vont accélérer après la guerre, elles sont évidentes.
20:06C'est la défense et c'est la transition vers l'électricité.
20:09Moi, je pense que ça va être des grandes tendances qui vont revenir comme une vague de fonds qui va
20:14réaccélérer après tout ça.
20:15Enfin, la défense, c'est une évidence.
20:17L'indépendance, c'est l'architecture.
20:18Oui, je pense que la défense a baissé quand même.
20:19Et voilà, j'en ai à ce point-là.
20:21Ce qui me semble très intéressant, c'est autant la tech, elle, on a des éléments, des explications.
20:25Ce qui semble un petit peu plus compliqué à imaginer, c'est qu'on n'aura pas de destruction de
20:30demande sur la défense.
20:31Quand vous voyez, il y a un secteur qui est 10% plus cheap qu'il ne l'était avant.
20:35Alors que ce qui va évidemment faire les prochaines mois, années, sans doute peut-être décennies,
20:39c'est que tous les pays vont se réarmer, refaire au moins en tout cas leurs munitions.
20:43On parlait de l'Arabie Saoudite qui va sûrement baisser peut-être un petit peu,
20:46ou les Émirats, je ne sais pas s'ils vont baisser dans l'IA.
20:49Par contre, je suis à peu près certain, et c'est déjà les commandes qu'on entend du côté de
20:52chez Thalès,
20:53ils vont augmenter leurs commandes d'armement pour refaire en munition.
20:56Je prends le point, mais un carnet de commandes bien rempli,
21:01ce n'est pas forcément la garantie d'une belle performance boursière.
21:03Je cite dans un secteur ferroviaire, par exemple, un titre comme Alstom,
21:07qui a 10 ans de carnet de commandes, mais qui connaît des problèmes d'exécution très spécifiques à Alstom.
21:11Mais ce que je veux dire, c'est que ces boîtes-là, il va falloir qu'elles délivrent aussi dans
21:14l'exécution,
21:14avec des chaînes de valeur, des chaînes de sous-traitance aussi nouvelles,
21:18il y a quand même un repositionnement de certains acteurs, du civil vers le secteur, etc.
21:23J'ai dit que ça ne va pas être facile, forcément.
21:24Tous ces éléments-là, vous pouvez tout à fait les plaquer sur la tech,
21:28avec des capacités de production, il va falloir délivrer, avoir des résultats, etc.
21:31Vous avez exactement les mêmes arguments que vous pouvez utiliser.
21:34Parce que le point dans la défense, c'est que souvent le carnet de commandes est rempli grâce à de
21:39la commande publique et à de l'argent public.
21:40Et donc peut-être une vigilance, ou en tout cas une maîtrise de l'allocation du capital,
21:47qui sera un peu plus regardée peut-être par les pouvoirs publics que dans d'autres secteurs.
21:52Est-ce que c'est bon pour les marges ? Est-ce que c'est forcément bon pour l'aspect
21:55boursier ?
21:56Et en même temps, est-ce que finalement, de l'argent, des Qataris qui se met sur la défense plutôt
22:02que sur l'IA typiquement,
22:03alors qu'inversement, aujourd'hui, on parlait de la co-sanguinité sur l'IA,
22:07est-ce que ce n'est pas votre principal client qui bénéficie de vos puces, qui du coup est valorisé
22:11plus cher,
22:12que ça lui permet de vous acheter vos puces, etc.
22:13Il y avait tout ce phénomène-là qu'on pourrait aussi questionner.
22:16Je ne remets pas en cause du tout l'écosystème,
22:18mais simplement quand même, je trouve que ça me semble un petit peu schizophrénie entre
22:23« Ah ben la tech est gagnante dans tout ça, et la défense, par exemple, ne le serait pas. »
22:27Moi, je trouve que c'est un petit peu trop binaire, cette histoire.
22:31Un mot là-dessus, Nouno ?
22:32C'est vrai que le thème de la défense reste très bien valorisé toujours,
22:36mais c'est vrai qu'on ne l'a pas vu progresser à travers la crise du Golfe.
22:40On l'a même vu baisser, c'est ça ?
22:41On l'a même vu baisser, alors même qu'effectivement, on comprend tous qu'un certain nombre d'États, d
22:46'Émirats,
22:47vont avoir sans doute des besoins de défense plus importants,
22:50et que peut-être une partie de ce qu'ils allouaient à 100% aux États-Unis,
22:54une partie peut-être viendra vers des entreprises européennes quand même.
22:59Oui, c'est ça, et puis il faut aussi que tout l'écosystème suive,
23:03parce que c'est vrai qu'on a le sentiment dans la défense qu'il y a beaucoup plus de
23:06valeurs de taille moyenne
23:08qui doivent elles-mêmes pouvoir investir et qui n'ont pas toujours les financements qui arrivent en temps voulu.
23:15Donc c'est vrai que sur la tech, on a l'impression que l'écosystème est beaucoup plus installé
23:19et que finalement, même s'il y a des problématiques de prix, de pénurie,
23:25finalement, quand on veut investir, on peut investir et on trouve les capitaux très facilement.
23:33Là, c'est vrai que la dépendance au financement public peut ralentir un petit peu les choses,
23:40et même si on a envie de produire, on se rend compte que peut-être que les Coréens sont plus
23:46réactifs aujourd'hui
23:48pour produire certains armements que certaines entreprises européennes en particulier.
23:53Je crois qu'il y a un petit souci avec votre micro qu'on va régler dans une seconde, Nuno.
23:57Christian, le thème de la défense, si ça vous inspire un commentaire,
24:00et puis je reviens quand même à l'histoire de la tech, est-ce qu'on est en train de
24:03revivre un phénomène de reconcentration du marché ?
24:06Toute l'histoire de 2025 a été l'histoire de la déconcentration de la performance,
24:11l'idée que le reste du monde pouvait générer des performances équivalentes, voire supérieures à ce que pouvait générer le
24:19marché américain.
24:20Est-ce que cette guerre, est-ce que cette crise du Golfe a rebalancé les choses pour nous ramener à
24:27la situation antérieure ?
24:28Ou les Etats-Unis l'emportent, emportent la part belle ?
24:32Moi je pense qu'on est surtout sur des marchés qui jouent des thématiques,
24:36c'est tout le paradoxe, c'est-à-dire que le marché ne veut pas prendre de risques.
24:38En gros quand on regarde, les investisseurs, quand je dis pas prendre de risques,
24:44ils veulent acheter des histoires dans lesquelles ils sont sûrs de gagner de l'argent, entre guillemets.
24:49Et c'est pour ça qu'il faut faire très attention avec les semi-conducteurs,
24:52parce qu'on a une sorte de marché qui s'est engouffré en disant,
24:55les semi-conducteurs on ne peut pas perdre.
24:58Or, moi il y a quand même quelque chose qui m'interpelle,
25:00c'est que j'ai l'impression qu'il y a une petite erreur que sont en train de faire
25:03les marchés,
25:04c'est qu'ils sont toujours dans le scénario en V.
25:06C'est-à-dire qu'il y a eu le Covid, ça a beaucoup chuté,
25:09mais ça rebondit parce que l'économie est repartie aussi vite dès qu'on a soulevé.
25:13On a eu la phase Trump avec ses droits de douane,
25:16on chute parce que Trump fait ses droits de douane,
25:18il revient en arrière, on rebondit parce que finalement il n'y a pas eu de mal.
25:21Il a mis ses droits de douane et puis après on a négocié,
25:23puis finalement on a lissé l'effet de droits de douane.
25:26Là, le problème c'est que le marché je pense sous-estime l'effet du Moyen-Orient.
25:30L'effet du Moyen-Orient aura des conséquences à long terme, moyen et long terme.
25:33Donc tous les tacos ne se valent pas ?
25:35Voilà, c'est-à-dire que même si demain on débloque le détroit d'Ormousse,
25:39déjà bon, le temps de ressortir les pétroliers et tout ça,
25:41on sait que la production ne va pas redémarrer.
25:43On a eu des destructions,
25:45et là le dernier rapport de la semaine dernière de l'EIA sur le gaz
25:48était quand même assez alarmant quand même,
25:51parce qu'eux ils ne parlent pas de quelque chose qui va disparaître dans deux mois.
25:54Eux ils sont sur plusieurs années,
25:55et un vrai problème au niveau du Qatar, et un vrai problème.
25:58Et puis on est, alors je vous prends juste la publication
26:00des équipementiers pétroliers qu'on a eus la semaine dernière,
26:04SLB, Harley Burton, Bakaryouge,
26:08nous disent tous la même chose,
26:09c'est qu'on va avoir un réinvestissement monstrueux
26:12dans toutes les zones hors Moyen-Orient.
26:14Parce que maintenant, les pays asiatiques qui ont peur de se fournir au Moyen-Orient,
26:18ils vont vouloir investir autre part.
26:20On va créer de la résilience, on veut créer de la résilience.
26:21Voilà, un petit élément qu'il faut comprendre,
26:23c'est qu'on va investir dans des champs,
26:25on va améliorer la productivité de champs anciens,
26:27on va réinvestir dans d'autres,
26:28dont les coûts de revient et les coûts de production
26:30sont supérieurs à ce qu'on a au Moyen-Orient.
26:33C'est-à-dire que les coûts du pétrole vont vraiment augmenter durablement,
26:36parce que pour rentabiliter ces investissements,
26:38il faut que les coûts restent plus élevés.
26:40Donc, d'autre part, ils ont dit,
26:42au niveau du Moyen-Orient, il va falloir sécuriser les champs.
26:45Donc, c'est-à-dire que les coûts de production vont augmenter au Moyen-Orient,
26:47parce qu'il va falloir aussi mettre un ensemble de choses
26:49pour rassurer tout le monde et sécuriser.
26:51Ça passe par l'armement, ça revient à ce qu'on disait.
26:53C'est-à-dire que le Moyen-Orient, aujourd'hui, ils n'ont pas le choix,
26:55il faut qu'ils aillent des armements pour protéger leurs champs,
26:57qu'ils soient crédibles comme vendeurs de pétrole.
26:59Donc, tout ça fait, ça c'est un exemple.
27:01Et puis, je vous prendrai plein d'autres exemples
27:02de tout ce qui est matière première aujourd'hui,
27:10on prend toutes les matières premières aujourd'hui.
27:12Alors, on parle d'engrais, on parle de plein de choses.
27:14Mais aussi, on parle de matières premières
27:16qui sont essentielles dans les semi-conducteurs.
27:18Hélium.
27:19Hélium, et tout, soufre, etc., qui rentrent indirectement.
27:23Et là, on commence à avoir des usines
27:24qui commencent à être à l'arrêt.
27:25En Inde, on a vu moins 30% sur les engrais.
27:28On a eu des usines qui se sont arrêtées
27:30sur l'aluminium dans d'autres pays du monde
27:33parce qu'il y a des problèmes de composants.
27:36Et donc, ça veut dire qu'il va y avoir
27:37des grosses distorsions dans l'activité industrielle.
27:39Ce n'est pas pour rien que les industriels,
27:41sur les dernières semaines,
27:42ont constitué des stocks de précautions.
27:43On a eu une activité industrielle qui a rebondi.
27:46Mais c'est juste...
27:47D'où l'avent-ils des indices manufacturiers ?
27:48Pour l'instant, mais c'est tout ce que nous disent les enquêtes.
27:52C'est juste des stocks de précautions
27:53qui sont en train d'être faits.
27:54Donc, ça veut dire qu'on va vers,
27:55dans les prochains mois, un vrai problème.
27:57Et je pense qu'il y aura des surprises,
27:58notamment dans les secteurs refuges,
28:00que sont notamment les secteurs des semi-conducteurs,
28:01mais pas que.
28:02Et on va avoir beaucoup de désillusions
28:04sur les résultats des entreprises au deuxième.
28:05Donc, tout est à venir.
28:06Et on n'est pas sur un V, comme d'habitude.
28:09On n'est pas sur quelque chose qui va disparaître.
28:11Est-ce que c'est une idée qu'on garde en tête,
28:13que vous gardez en tête, Nouno ?
28:16L'idée qu'on n'a peut-être pas encore tout vu
28:18des perturbations et des perturbations physiques
28:21générées par cette crise du Golfe.
28:23Et au-delà de la tech qui vit un moment stellaire,
28:26est-ce qu'il y a une partie du marché
28:27qui prend quand même en considération cette situation ?
28:31Un risque de ralentissement,
28:33un risque sur l'activité, etc. ?
28:35Oui, bien sûr.
28:36Et d'ailleurs, les résultats du premier trimestre,
28:38même pour le pétrole,
28:40ne reflètent pas en fait la hausse des prix du pétrole.
28:42Donc, c'est assez intéressant de voir
28:44que le secteur de l'énergie, par exemple, aux États-Unis,
28:48finalement, il aura des résultats sur le premier trimestre
28:53qui seront assez moyens,
28:53parce qu'un prix du pétrole relativement moyen.
28:56En revanche, évidemment, on table sur l'augmentation future.
29:00Donc, les effets négatifs,
29:01on ne les a pas encore forcément vus.
29:04On va avoir des effets sur toute la chaîne de production,
29:09non seulement au niveau de la chimie,
29:11mais au niveau de beaucoup de biens industriels.
29:14Et puis, l'autre phénomène aussi qu'on évoque moins,
29:17c'est la Chine.
29:19C'est-à-dire que la Chine,
29:20qui était plutôt une force désinflationniste,
29:23risque de devenir moins contributeur à la désinflation,
29:27voire même aller dans l'autre sens,
29:29puisqu'il y avait déjà, disons, une politique visant à réduire la concurrence.
29:36En plus, maintenant, ils sont obligés de répercuter les prix de l'énergie
29:42sur le coût des entrants et puis les prix à l'exportation.
29:45Et donc, on risque de voir ce type de pays,
29:48à un moment donné, contribuer à l'inflation mondiale
29:52et donc provoquer des baisses de marge dans pas mal de secteurs.
29:57Bon, sur ce choc global et brutal aussi de la crise du Golfe,
30:03quelles conséquences à ce stade ?
30:04Est-ce qu'on attend, Jean-François ?
30:06Non, mais je suis d'accord avec tout ce qui a été dit.
30:07Simplement, il y a aussi un scénario où ça s'arrête.
30:11Et moi, je suis un petit peu plus optimiste sur le fait que,
30:13si jamais ça s'arrête,
30:15et on voit bien que les Iraniens sont en train quand même
30:17de pousser des pions pour aller dans ce sens.
30:19Et quand on entend Trump tous les jours qui déclare victoire
30:22et qu'il a manifestement envie d'arrêter,
30:24c'est quand même pas très tellement art of the deal
30:27de prolonger un cessez-le-feu sans aucune contrepartie.
30:29C'est vraiment, on sent quand même qu'il y a une volonté
30:32très très forte des États-Unis d'en terminer avec cette histoire.
30:33Donc moi, je crois quand même qu'il y a aussi un scénario
30:36où ça s'arrête.
30:37Et si jamais ça s'arrête,
30:38moi, je prends quand même un peu le pari
30:39que le pétrole revient très très vite à 80,
30:41et que le TTF repasse sous les 40.
30:43On rebascule dans le monde d'avant quand même.
30:45Donc par une anticipation de marché.
30:46Bien sûr.
30:46Même s'il faut deux, trois mois
30:48pour ramener de la fluidité dans le mousse,
30:51le marché aura déjà regardé au-delà.
30:53Ce qui prend du temps,
30:53ce n'est pas forcément de la fluidité dans le mousse,
30:55parce que c'est ce que disait l'OMI,
30:56l'Organisation Mondiale Maritime.
30:58Ce qu'elle dit, c'est qu'il faut deux semaines
30:59pour vider les 600 bateaux.
31:01Un amiral français disait,
31:03il faut deux semaines pour cliner si il y a des mines.
31:07Bon, tout ça, c'est pas quand même des affaires
31:08de plein, plein, plein, plein de mois.
31:10Il ne faut pas oublier que le monde d'avant,
31:12tout ça, c'était un monde où il y avait
31:13beaucoup trop de pétrole,
31:14beaucoup trop de gaz.
31:15On disait, 2026, c'est de l'over supply
31:17de tous les côtés.
31:19Donc, je suis d'accord qu'on a détruit
31:21pas très peu de pétrole,
31:22de capacité de pétrolière.
31:23D'ailleurs, c'est là où il pourrait y avoir
31:24un escalade dans l'autre sens.
31:25Si on détruisait des champs pétroliés saoudiens,
31:29pour l'instant, on a détruit 2,3 millions de barils.
31:31C'est beaucoup moins que la destruction
31:33de demande qu'on a faite.
31:34Et quand vous regardez le gaz, attention,
31:36évidemment, le Qatar nous dit,
31:37c'est 3 ou 5 ans pour réparer
31:38mes deux trains sur 14.
31:39Mais le Qatar, c'est 20% du LNG mondial.
31:42Là, ce qu'on a détruit, c'est 18% de ces 20%.
31:45Et le LNG, c'est que 15% du gaz mondial.
31:48Donc, à la fin, ça fait un petit pourcentage
31:50de la demande de gaz mondial.
31:51Si vous êtes à Golden Pass en Californie
31:53ou si vous êtes en ce moment au Sénégal
31:56ou en Norvège, vous vous fautez les mains.
31:59Donc, attention, les capacités gazières
32:01ne manquent pas pour l'instant.
32:02Là où c'est un énorme problème,
32:03ça a été dit par mes camarades,
32:05c'est évidemment si ça dure,
32:07là, on a un problème de rassurisation.
32:09Au-delà du jet fuel, de l'uré, du futur.
32:12C'est-à-dire que ça dure déjà, Jean-François ?
32:14Pouyanné dit que dans 2-3 mois,
32:16on est vraiment dans un problème.
32:18Donc, ce n'est pas dans 15 jours ?
32:19Moi, je pense que ça va.
32:20On n'a pas encore touché
32:21les réserves stratégiques françaises, par exemple.
32:23Les stocks de gaz français,
32:24qu'est-ce qu'ils font en ce moment ?
32:25Ils montent.
32:26Bon, on n'est pas dans une pénurie de gaz,
32:28on n'est pas dans une pénurie d'essence,
32:29on est dans une pénurie de diesel
32:30qu'on ne raffine pas,
32:31on a une pénurie peut-être de kérosène.
32:33C'est 25% de nos apports en Europe.
32:37Oui, ça sera visible quand même.
32:38Oui, ça va s'en percevoir.
32:40Moi, ce que je trouve,
32:40ce qu'on manque un peu là-dedans,
32:42je suis d'accord avec ce qui a été dit précédemment,
32:44mais à mon avis,
32:45on va reconstruire des champs pétroliers,
32:47on va les sécuriser,
32:48on va très vite s'apercevoir
32:49que tout ça est nettement plus cher
32:50que de passer au chauffage thermique,
32:52à la voiture électrique, etc.
32:54Moi, ce que je trouve,
32:54le grand gagnant qu'on a un peu paumé de vue de tout ça,
32:57c'est l'électrification.
32:58Clean energy.
32:59Et les acteurs de l'électricité,
33:01regardez ce qui se passe sur le mois de mars,
33:02c'est plus 70% les exportations
33:05de véhicules électriques,
33:06de panneaux solaires,
33:07de polysilicone, etc.
33:09Donc, c'est à mon avis...
33:10Ça fait partie,
33:10les pays asiatiques ont renouvelé
33:13leur volonté d'accélérer dans l'électrique
33:15et ça va aller vite.
33:16Le gros problème,
33:17c'est qu'aujourd'hui,
33:18même la production de batteries
33:19va être ralentie par les problèmes d'Hormuz.
33:22Donc, il y a une demande,
33:25mais attention,
33:25goulots d'étranglement
33:26qui vont être un peu partout
33:27dans toutes les industries.
33:28Moi, c'est surtout ça que j'ai peur.
33:29Alors, encore une fois,
33:30je suis d'accord,
33:31c'est pas...
33:31On ne parle pas de...
33:32Alors, ça dépend de quoi,
33:33mais on parle de perturbations,
33:35mais qui peuvent durer quand même,
33:36d'après ce que j'ai pu voir,
33:38on parle de 6 mois à 1 an
33:40pour renormaliser les choses.
33:43Et attention,
33:44quand on parle de 6 mois,
33:45c'est juste pour renormaliser la production
33:47et après,
33:47il faudra reconstituer
33:48les stocks de précaution.
33:50Donc, on est quand même
33:51sur des tensions de prix
33:52et des tensions d'approvisionnement
33:53qui vont persister.
33:54Et je pense que le marché
33:57sous-estime le fait
33:57que l'année 2026
33:58va être très négative.
34:00Alors, après, on peut dire
34:01on joue 2027, 2028,
34:02la normalisation,
34:03mais on est quand même
34:04sur un choc
34:04beaucoup plus durable,
34:05à mon avis,
34:06et beaucoup moins lisse
34:07que ce qu'on avait eu
34:08avec les droits de douane.
34:09Parce qu'avec les droits de douane,
34:09du part,
34:10on avait eu Donald Trump
34:11qui avait fait un retour en arrière
34:12et on avait vu
34:13que les entreprises
34:13s'étaient préparées,
34:14avaient constitué des stocks
34:15et ont finalement fait l'impact
34:18des droits de douane
34:19très progressivement
34:20dans l'économie américaine.
34:22Du coup, on n'a pas eu,
34:23on a une inflation qui est collante,
34:25mais on n'a pas eu
34:25une inflation qui va se causer.
34:26Mais là, l'impact,
34:26il faut être beaucoup plus rapide.
34:27On est sur quelque chose
34:28de beaucoup plus rapide,
34:29beaucoup plus déstabilisant
34:30et qui risque de durer
34:30un peu plus longtemps.
34:31Je suis d'accord,
34:31notamment, moi je trouve
34:32que ce qui va prendre du temps
34:33typiquement,
34:34c'est les capacités de raffinage
34:34en Asie
34:35qui vont devoir mettre,
34:36là on parle de quelque chose
34:37qui va durer il y a des mois,
34:38ça c'est sûr,
34:38pour se remettre,
34:39parce qu'on ne redémarre pas
34:40un champ de capacités de raffinage,
34:43ça, ça prend un petit peu de temps.
34:44Là, je suis assez d'accord avec ça.
34:44Le pétrole n'est pas forcément
34:46fongible,
34:46il y a différentes qualités de pétrole,
34:48c'est pour ça que ce qu'on dit
34:49ce qui va prendre de l'exemple.
34:50Mais ce que je voulais te dire,
34:52c'est qu'à la fin,
34:52je suis d'accord
34:53qu'on va terminer
34:53avec une prime sur le pétrole
34:54supérieure à ce qu'elle était
34:55avant le début du conflit.
34:57Je prends juste le pari
34:58que si jamais on a ce scénario
35:00qui n'est pas du tout impossible,
35:02et je pense que c'est même
35:03le plus probable
35:03qu'à la fin,
35:04on arrive à une situation
35:06qui se calme,
35:07ça n'a pas duré terminellement
35:08cette histoire.
35:09Je tiens le pari
35:09que le pétrole,
35:10il repasse sous les 80,
35:11et que tout d'un coup,
35:12on se dira que tout ça,
35:13bon, oui,
35:13on a un peu de prime sur le pétrole,
35:14on fera un peu plus d'électricité,
35:16ça prendra un peu plus de temps,
35:17ce sera vivable.
35:18Je vous parie
35:19que les stocks de gaz cet hiver,
35:20on sera à 70%, 80%,
35:22sans trop de problèmes.
35:23Du point de vue
35:23de la gestion des investissements,
35:26de la stratégie d'investissement,
35:28Nuno,
35:29est-ce qu'on repart
35:30d'une page blanche ?
35:31Est-ce que,
35:31alors,
35:31la tech,
35:32on en a beaucoup parlé,
35:33mais est-ce que l'idée
35:35de la diversification
35:36en dehors des actifs américains,
35:38est-ce que ça reste
35:38une idée valable,
35:39ou est-ce que,
35:40au moins tactiquement,
35:41il faut accepter
35:43que le momentum,
35:44la grâce,
35:45soit un peu revenue
35:46côté américain,
35:47si je puis dire ?
35:48Oui,
35:49il faut l'accepter.
35:50Il me semble que
35:51le marché américain
35:52reste quand même
35:53celui qui est
35:54le plus visible,
35:56d'abord parce qu'il y a
35:58quand même
35:58une croissance
35:59qui reste relativement
36:01solide.
36:04Alors,
36:04c'est vrai qu'il y a
36:05un marché du travail
36:06qui commence à...
36:07On ne crée plus
36:08beaucoup d'emplois
36:09aux Etats-Unis,
36:09mais c'est lié aussi
36:11au fait que,
36:12finalement,
36:13il y a un certain nombre
36:15de...
36:16Il y a moins d'offres
36:18et, paradoxalement,
36:18on a moins besoin
36:19de créer des emplois.
36:22Et puis,
36:23on a quand même
36:24une dimension
36:26de croissance
36:28qui n'existe pas
36:30en Europe
36:30parce qu'on a
36:31des faiblesses,
36:33en particulier,
36:33l'Allemagne
36:34vient de réviser
36:35quand même
36:36ses prévisions
36:37de croissance.
36:38La France
36:39est dans une incertitude
36:41politique.
36:41Alors,
36:41on a l'Espagne,
36:42on a quelques pays
36:43qui tirent,
36:43mais on aura
36:45quand même
36:45des difficultés
36:46un petit peu
36:47à sortir la tête
36:48de l'eau,
36:48peut-être avant
36:49la fin
36:50de 2026
36:52puisque le plan allemand,
36:54finalement,
36:54il produira plutôt
36:55ses effets
36:55l'année prochaine
36:56pour cette année.
36:58Alors,
36:58après,
36:59il y a les émergents
36:59quand même.
37:00Nous,
37:00on garde quand même
37:01un pied
37:03dans les émergents.
37:04L'histoire émergente
37:04qui a été une histoire
37:05assez dynamique,
37:07on va dire,
37:08elle n'est pas
37:08complètement abîmée,
37:10altérée
37:10par ce conflit,
37:12par cette crise.
37:12Il n'y a pas de risque
37:13de remonter des taux
37:14aux Etats-Unis.
37:14Si le cycle
37:15de l'étoile s'inverser,
37:16ce serait un peu différent.
37:17Mais pour l'instant,
37:17on a un Kevin Walsh
37:18qui est plutôt
37:20allé modérément aux quiches
37:21mais sans
37:23jeter le bébé
37:24avec l'eau du bain.
37:26On pense qu'on...
37:26Vous ne le lisez pas
37:27comme étant une rupture
37:28avec l'existant,
37:30en tout cas l'existant
37:31de 2026.
37:32Voilà,
37:32il est obligé
37:33de maintenir
37:34la crédibilité
37:35de la Fed,
37:36probablement de maintenir
37:37un statu quo
37:38sur les taux
37:38pendant quelques mois
37:40et peut-être
37:41qu'on aura
37:41des ouvertures
37:42si la crise
37:43est réglée
37:43effectivement
37:44au Moyen-Orient
37:45pour la deuxième moitié
37:46de l'année.
37:47Mais toujours avec l'idée
37:48que la Fed,
37:48le prochain mouvement
37:49de la Fed
37:51pourra être
37:52une baisse de taux
37:53qui irait encore
37:54un peu plus loin
37:55vers la neutralisation
37:56de la politique monétaire
37:57de la Fed.
37:58Contrairement au reste du monde
37:59où là,
37:59on a l'impression
38:00que chaque prochain mouvement
38:01serait plutôt
38:02à la hausse.
38:03Alors,
38:03on n'achète pas
38:04le scénario
38:04de remontée
38:05des taux de la BCE
38:06que le marché
38:07semble défendre
38:08pour le moment.
38:09Il nous semble
38:11que pour l'instant,
38:12il n'y a pas de data
38:13qui permette
38:14à la BCE
38:14de justifier
38:15un tel mouvement.
38:16il faudrait
38:17que l'inflation
38:17sous-jacente
38:18commence à vraiment
38:20bouger.
38:21En général,
38:21il y a un décalage
38:23de deux,
38:25voire trois trimestres
38:26entre des mouvements
38:27importants
38:28sur les prix
38:29de l'énergie
38:30et une inflation
38:31sous-jacente
38:31qui commence vraiment
38:32à décoller.
38:33Alors,
38:33peut-être qu'il y aura
38:34d'autres phénomènes
38:36qui joueront
38:36effectivement
38:37si les prix
38:38à l'importation
38:40venaient
38:40à subir des hausses
38:42beaucoup plus rapides
38:42que prévu.
38:43Mais pour l'instant,
38:45ça serait assez
38:46contre-péditif.
38:47Il y a encore matière
38:47à pouvoir se rassurer.
38:48Le risque,
38:48c'est que si effectivement
38:49la crise dure,
38:51là, pour le coup,
38:51ça deviendra récessionniste
38:53et donc,
38:53ça serait une erreur
38:54de politique monétaire
38:55que de bouger
38:56les taux trop tôt.
38:58Bon,
38:59sur l'aspect politique monétaire
39:00et Walsh,
39:01puisque c'est aussi
39:02le sujet,
39:03déjà sur les réunions
39:04d'avril,
39:04Jean-François,
39:06tout le monde
39:06va quand même essayer
39:07de chercher
39:08à gagner du temps.
39:09On en parlait avant,
39:10personne ne sait
39:11s'il n'y a pas
39:11un cessez-le-feu
39:11qui vient demain
39:12où on oublie
39:13toute cette histoire
39:13d'inflation
39:14qui sera de vue
39:14comme température,
39:15un choc d'offres,
39:16blablabla,
39:17et on connaît l'histoire.
39:18Donc,
39:18je pense qu'il est urgent
39:19d'attendre.
39:19Je ne vois aucune banque centrale
39:21ni la BCE ni la BOGE.
39:22Je pense que tout le monde
39:23va être dans,
39:24ni la Banque d'Angleterre.
39:25On va être dans un attentisme.
39:26Pour ce qui est de la Fed,
39:27qui est quand même
39:28la chose la plus importante,
39:29parce que la BCE,
39:30si il montait les taux,
39:31c'est une fois,
39:31peut-être deux max,
39:32on ne serait pas très loin
39:33du taux neutre.
39:34En revanche,
39:35finalement,
39:35pour une banque centrale
39:36comme la Banque centrale américaine
39:37de baisser les taux
39:38cette année,
39:39alors que vous avez
39:39de l'inflation au plus haut
39:40depuis deux ans,
39:41alors même que l'impact
39:42de l'Iran
39:43est peut-être temporaire,
39:45mais il n'y a même pas
39:45encore là-dedans.
39:46Voilà,
39:47on a toujours cet impact tarif
39:48sur le CPI américain
39:50qui finit...
39:50Vous seriez plus risqué
39:52pour l'économie américaine
39:53si la Fed baissait ses taux
39:54que pour l'économie européenne
39:55si la BCE montait ses taux-là ?
39:57Disons que c'est comme ça
39:58qu'on peut...
39:58Moi, je pense que l'erreur
39:59politique monétaire
40:00est de monter les taux
40:00de la BCE,
40:02que la Fed,
40:04de monter ses taux,
40:04par contre,
40:05la Fed,
40:06qu'elle baisse ses taux
40:07avec cette inflation-là,
40:08elle mettrait un peu en risque
40:10sa crédibilité quand même
40:11puisque tout le monde
40:11attend une moindre indépendance,
40:13en tout cas,
40:14moi, c'est ce que ma lecture,
40:15c'est qu'avec Kevin Walsh,
40:16même si on peut dire
40:17tout ce qu'on veut sur lui,
40:17qu'il est très crédible,
40:18que c'est un mec fantastique,
40:19qui a bossé à la Fed,
40:20qui est très intelligent,
40:22plein de diplômes,
40:23super,
40:24mais c'est quand même
40:24le mec de Trump.
40:25Powell l'était, certes,
40:27mais là,
40:27on est quand même
40:27sur une dynamique.
40:29S'il a choisi Kevin Walsh
40:30par rapport à Kevin Assett,
40:31c'est peut-être pour
40:33rassurer les marchés,
40:34mais aussi parce que
40:35quelqu'un qui veut
40:36fondamentalement
40:37changer la Fed,
40:37de tous les candidats,
40:40c'est celui qui voulait
40:41le plus changer la Fed.
40:42Et lui, il dit,
40:42moi, je vous assure,
40:43M. le Président,
40:44que je vais baisser les taux.
40:45En revanche, lui,
40:45ce qu'il dit à personne
40:46en ce moment,
40:47et notamment pas à Trump,
40:48en tout cas,
40:49et il l'a encore répété
40:50dans les auditions,
40:51et les auditions,
40:51je suis complètement d'accord.
40:53Son jeu des auditions,
40:54c'était de se faire confirmer.
40:55Donc tout ce qu'il a dit
40:56ne sert à rien pour l'instant.
40:57Ah bah si,
40:57à se faire confirmer, quoi.
40:58Voilà, à se faire confirmer,
40:59mais par contre,
41:00pour lire de ce qu'il va faire
41:00par la suite,
41:01moi, je crois que
41:02ce qu'il va faire par la suite,
41:03c'est quand même baisser les taux
41:04parce que c'est ce que lui demande Trump.
41:05Mais le plus vite possible.
41:05Et quand même,
41:06il a été lu assez vite.
41:07Et de l'autre côté,
41:08c'est quelqu'un du cutie,
41:09c'est quelqu'un de la réduction
41:10de la table du bilan,
41:11c'est quelqu'un qui veut
41:12rendre le pouvoir de la Fed
41:13au Trésor américain,
41:14le rendre à Donald Trump.
41:15Donc il y a un trade-off là-dedans
41:16qui va se jouer,
41:17qui me semble être quand même
41:18très facteur de volatilité.
41:21Il veut arrêter la forward guidance,
41:22il veut arrêter la communication.
41:24On retourne quand même
41:2520 ans en arrière.
41:26Mais il irait jusqu'à baisser les taux
41:29contre...
41:30quitte à être...
41:31Enfin,
41:32il a 11 personnes à convaincre.
41:33Oui, mais c'est pour ça
41:34que je pense qu'il n'y a pas de débat
41:34sur le mois d'avril,
41:36sans doute pas de débat
41:37sur le mois de juin, etc.
41:38Je pense que pour l'instant,
41:39il faut qu'il gagne sa crédibilité.
41:40C'est quand même de rassembler
41:41le consensus le plus vite possible
41:42pour amener une baisse de taux
41:43le plus vite possible sur la table.
41:45Nous, on pense qu'il y a deux baisses de taux
41:46cette année de la part de la Fed,
41:47alors qu'objectivement,
41:48il n'y a pas de raison de le faire
41:49si ce n'était pas Kevin Marche.
41:50Jamais Jérôme Powell l'a fait.
41:53Après, avec un point important
41:54que peut-être le marché sous-estime,
41:55c'est qu'il est pour réduire
41:56la taille du bilan de la Fed.
41:57Et ça, ça peut être un deal.
41:58C'est-à-dire qu'on baisse les taux,
42:01mais en échange,
42:02on baisse la taille du bilan,
42:04on reprend de la liquidité.
42:05Et ça, le marché n'a peut-être pas
42:06du tout intégré ce scénario-là.
42:07Mais il arrive à qu'on voit 11 personnes de ça ?
42:08Alors, sur la partie réduction
42:10de la taille du bilan de la Banque Centrale,
42:12je pense qu'il peut arriver à avoir
42:14peut-être un consensus difficile.
42:16D'accord.
42:16Mais il y a plusieurs membres quand même.
42:17Parce qu'on est en train de refaire du cul
42:19sur les parties courts quand même
42:20du marché aujourd'hui.
42:21Il y a un autre élément
42:22qu'il ne faut pas sous-estimer,
42:23c'est qu'il veut aussi un désengagement.
42:25Il veut que la Fed soit concentrée
42:26sur la politique monétaire
42:28et qu'elle simplifie énormément de choses.
42:30C'est ce qui a déjà été dit.
42:31C'est-à-dire qu'il y a une partie
42:32du pouvoir de la Fed qui irait au Trésor.
42:35C'est-à-dire que la Fed n'est pas là
42:36pour sauver les banques.
42:37Donc, ça veut dire que la Fed
42:38regarde un peu moins
42:38ce qui se passe dans les banques.
42:39Mais voilà, c'est peut-être des éléments
42:42qui seront, à mon avis, de volatilité.
42:44Puis après, le changement de communication,
42:45moi, ce sera beaucoup plus volatile.
42:47Ça, je suis entièrement d'accord.
42:48C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
42:50on a tout fait depuis des années
42:52pour tout nous dire à l'avance,
42:54progressivement,
42:54et pour guider le marché.
42:57Là, il va nous dire,
42:58je ferai une conférence de presse
42:59que quand j'ai quelque chose à dire,
43:00donc déjà, je peux vous dire,
43:01le jour où il les annonce
43:02dans le communiqué final,
43:03il n'y a rien de conférence de presse.
43:04Là, je peux vous dire
43:05que les marchés vont commencer à réagir.
43:07Et puis, en plus, ça veut dire
43:08qu'il va changer,
43:09il va prendre le marché
43:09contrairement à contre-pied
43:11par rapport à ce qui a attendu.
43:12Donc, ça peut créer
43:14énormément de volatilité.
43:15Et il y avait quand même
43:16un consensus
43:17au sein des banquiers centraux
43:18qui était de dire, justement,
43:19évitons les réactions trop brutales.
43:21On n'est pas là
43:21pour vendre de la volatilité.
43:22Donc, moi, je pense
43:23qu'on change le monde.
43:24On change un peu de monde.
43:25Et en tout cas,
43:26rien que le fait
43:26qu'ils communiquent beaucoup moins,
43:27ça laissera beaucoup de place
43:28à des réactions de marché
43:30un peu plus importantes.
43:31Alors, c'est bien
43:31pour les intermédiaires financiers.
43:32Je ne vais pas m'en plaindre.
43:33Mais c'est beaucoup moins bien
43:34pour les investisseurs à terme.
43:35Non, non.
43:36On a connu des périodes
43:37où les banques centrales
43:38communiquaient moins
43:40sans remonter jusqu'à Greenspan.
43:42Mais il y avait quand même
43:44des périodes
43:44où les banques centrales
43:45communiquaient moins,
43:46où la communication
43:47était plus concentrée aussi
43:48autour de quelques personnages clés.
43:50Oui, tout à fait.
43:51Mais c'est vrai
43:51que ça a tendance
43:52à provoquer de la volatilité.
43:54Je partage tout à fait
43:55l'avis de mon collègue.
43:57Et sur la partie longue,
43:59on peut imaginer
44:00que ça induise
44:02une forme de prime
44:03de risque supplémentaire
44:06dont on n'a pas forcément
44:07besoin aujourd'hui.
44:09Donc, oui,
44:10les taux courts pourraient baisser
44:12dans la deuxième partie de l'année.
44:13Mais est-ce que la pente
44:15ne va pas à nouveau se creuser ?
44:17C'est une possibilité, en tout cas.
44:19Surtout s'il y avait
44:21une inflation un petit peu
44:22moins favorable
44:24dans le courant de l'année.
44:25Ce qui reste une possibilité
44:27tout à fait crédible.
44:29Ça peut remettre
44:30un peu de pression
44:30à la baisse sur le dollar, ça ?
44:32Jean-François ?
44:32Moi, je suis très impressionné
44:33par la résistance du dollar.
44:36Non, justement.
44:37Il ne faut pas oublier
44:37que là, dans un moment comme ça,
44:39on devrait avoir
44:39un fly to quality.
44:40Ah oui, c'est ça.
44:41On pouvait s'attendre
44:42à ce qu'il y ait
44:42un fly to quality sur le dollar.
44:44Finalement,
44:44on a un euro
44:46qui est déjà à 18.
44:47Donc, la prévision
44:48qui a un moment
44:49nous regardait bizarrement.
44:51Je continue à penser
44:52qu'il faut que j'agrandisse
44:53mon frigo pour le champagne.
44:54On aura un vin
44:55avant la fin de l'année.
44:56Je pense que,
44:57surtout s'il y a
44:57une baisse des taux
44:58et que la garde
44:59fait l'erreur
44:59de monter ses taux
45:01au côté BCE,
45:02je pense que l'eurodol
45:03n'a pas fini
45:03de monter.
45:05On verra.
45:05Erreur contre erreur
45:06de politique monétaire.
45:08On verra
45:08les communications
45:11d'avril
45:12en attendant
45:12peut-être
45:13les décisions
45:13du mois de juin.
45:14Merci beaucoup,
45:15messieurs,
45:15d'avoir été invités
45:16de Planète Marché.
45:16Ce soir,
45:16Jean-François Robin,
45:17Natixis,
45:18Christian Parizeau,
45:19Altaïre Economics
45:20et Nuno Texera,
45:21Vega IS.
45:26Le dernier quart d'heure
45:27de Smartbourg
45:28chaque soir,
45:29c'est le quart d'heure
45:29thématique
45:30et le thème chaque lundi,
45:32c'est bien sûr
45:33le thème américain
45:34avec notre quart d'heure
45:35américain
45:35et Pierre-Yves Dugas,
45:36notre correspondant américain
45:37qui est avec nous
45:38à distance
45:39et en direct.
45:40Bonsoir et bienvenue
45:41Pierre-Yves.
45:42Merci beaucoup
45:42de nous rejoindre
45:43et d'être avec nous
45:44chaque début de semaine
45:45pour analyser
45:47quelques infos clés
45:48de l'actualité
45:51économique américaine.
45:52On a terminé
45:52le débat précédent
45:55sur la future nomination
45:57de Kevin Walsh
45:57à la tête
45:58de la réserve fédérale
45:59américaine.
45:59C'est pour mieux reprendre
46:00la discussion avec vous.
46:02Qu'est-ce qui s'est joué
46:03ces derniers jours
46:04effectivement
46:05avec l'abandon
46:06des poursuites
46:07du département
46:08de la justice américain
46:09contre la Fed
46:10et Jérôme Powell.
46:11Et puis une question
46:12qu'on n'a pas soulevée
46:12dans le débat précédent
46:13et à laquelle on n'a
46:14évidemment pas répondu,
46:15c'est de savoir
46:15si Walsh est nommé
46:17à la tête de la Fed,
46:18que va faire Jérôme Powell
46:19le 15 mai prochain ?
46:20Et voilà,
46:22c'est la question
46:23que tout le monde
46:24se pose
46:24à Washington
46:25ce matin.
46:28Rappelons
46:28la particularité
46:30étrange
46:30des statuts
46:32de la réserve fédérale.
46:34Il y a deux mandats
46:35concomitants.
46:37On peut être gouverneur
46:38de la Banque centrale
46:39et puis on doit aussi
46:41avoir un mandat
46:42quand on veut être
46:43le président
46:43du Conseil des gouverneurs.
46:45Le mandat du président
46:47du Conseil des gouverneurs,
46:48celui de M. Jérôme Powell,
46:50expire le 15 mai.
46:51Si son successeur
46:53n'a pas été confirmé
46:54par le Sénat
46:55d'ici là,
46:56il restera
46:58président du Conseil des gouverneurs
47:00à titre temporaire,
47:01pro-temporé.
47:03Si Kevin Walsh,
47:04ce qui est probable,
47:06mais n'est pas encore fait,
47:08est confirmé
47:08par le Sénat,
47:10eh bien,
47:12Jérôme Powell
47:12ne sera plus
47:13président du Conseil des gouverneurs,
47:15mais il dispose
47:17toujours de son mandat
47:18de gouverneur,
47:19de simple gouverneur
47:20qui lui n'expire
47:21qu'en janvier
47:232028.
47:24Donc, il peut rester
47:24autour de la table
47:26du Comité monétaire.
47:27Pourquoi ferait-il
47:28une chose pareille ?
47:30Eh bien,
47:31d'abord,
47:32il a 73 ans,
47:33on peut supposer,
47:34et moi,
47:34si on me demandait
47:34de parier,
47:35je dirais qu'il s'en irait.
47:38Mais il peut décider
47:39de rester.
47:40Ça serait une mauvaise manière
47:42tout de même
47:43faite à Kevin Walsh,
47:44parce que
47:46ça réduirait
47:47tout de même
47:47de facto
47:48la marge de manœuvre
47:50du nouveau patron
47:51de la Fed
47:52et quelque part,
47:54à trop vouloir
47:55servir
47:56ce thème
47:57glorieux
47:58et honorable
47:58de l'indépendance
47:59de la Banque centrale.
48:01On risque quand même
48:02de lui faire du mal
48:03en s'incrustant,
48:06soutenu
48:07par des gens
48:08qui ont un autre souci,
48:09c'est de garder
48:10un contrôle
48:11partisan,
48:12c'est-à-dire
48:13anti-républicain,
48:14dans cette Banque centrale,
48:17parce que s'il s'en va,
48:19Jérôme Powell,
48:20il va y avoir
48:20un poste vacant
48:21de gouverneur
48:22et à ce moment-là,
48:24Donald Trump
48:24aura la possibilité
48:25de proposer
48:27à nouveau au Sénat
48:28un nouveau gouverneur,
48:30ce qui lui donnerait
48:31dans la nouvelle configuration
48:32une majorité
48:33de gouverneurs
48:34qu'il aura nommé
48:35autour de la table
48:36du comité monétaire
48:37de la Fed.
48:37Alors on peut se dire
48:38que Jérôme Powell,
48:40très attaché
48:41à cette institution
48:42qu'il sert
48:43depuis plus d'une décennie,
48:46décidera,
48:47pour préserver
48:48son indépendance,
48:49de rester encore
48:50quelques mois
48:51pour voir si Kevin Walsh
48:53ne se lance pas
48:54dans un numéro
48:55de sabotage
48:56de l'indépendance
48:57et tout d'un coup
48:57se met à claquer
48:58des talons
48:59pour obéir
49:00aux ordres
49:00de Donald Trump.
49:01Je pense que
49:02les deux hommes
49:03se connaissent,
49:04je pense que
49:05les deux hommes
49:06se sont parlés,
49:08loin des journalistes,
49:09et que Kevin Walsh
49:11a déjà eu une idée
49:12de ce que Jérôme Powell
49:13va faire.
49:14Nous, les journalistes,
49:16nous ne nous manquerons pas
49:17de lui poser la question
49:18mercredi,
49:19puisque c'est mercredi
49:20que se tient
49:22la réunion
49:23du comité monétaire
49:25de la réserve fédérale
49:26et que probablement
49:27la dernière conférence
49:29de presse
49:29présidée par Jérôme Powell
49:32se déroulera.
49:33C'est probablement
49:34une des premières questions
49:35que l'on va lui poser.
49:36Est-ce que
49:37le calendrier
49:38de Jérôme Powell
49:39en tant que gouverneur
49:42au-delà du 15 mai
49:43pourrait coïncider
49:44avec le calendrier judiciaire
49:47qui concerne
49:47Lisa Cook,
49:48par exemple,
49:49Pierre-Yves ?
49:50L'affaire de l'immeuble
49:51du building
49:52est abandonnée
49:53par le département
49:53de la justice,
49:54mais reste quand même
49:55à trancher
49:55le cas de Lisa Cook ?
49:57Alors,
49:58c'est très important,
49:59vous avez raison
50:00de le souligner.
50:01Il y a,
50:02dans mon esprit,
50:03deux étapes importantes
50:05qui vont potentiellement
50:08influencer la décision
50:09de Jérôme Powell
50:10de rester ou de ne pas rester
50:12suivant l'idée
50:12qu'il se fait
50:13du degré
50:14d'indépendance
50:15de la réserve fédérale
50:16qu'il aura pu préserver.
50:17Le premier,
50:18c'est le 3 ou le 4 mai,
50:20je ne sais plus exactement,
50:21mais c'est un des tout
50:22premiers jours
50:22du mois de mai
50:23que expire le délai
50:26pour faire appel
50:27de la décision
50:28qui avait été prise
50:29en urgence
50:2930 jours plus tôt
50:30par le juge Bosberg
50:32qui déclarait
50:34que le bombardement
50:36d'enquête
50:37et d'investigation
50:37sur Jérôme Powell
50:38ne reposait sur rien,
50:40que c'était une manœuvre
50:41transparente
50:42d'accuser Jérôme Powell
50:43de malversation
50:44sans aucune preuve
50:45et qu'il s'agissait
50:47en fait
50:47de l'affaiblir,
50:48de l'accueillir
50:49à la démission
50:50ou de le forcer
50:50à baisser les taux.
50:52Lorsque cette date
50:54de l'appel éventuel
50:55que pourrait faire
50:56le département de la justice
50:57de cette décision
50:58sera passée,
50:59Jérôme Powell
51:00aura une preuve concrète
51:01de la sincérité
51:03de l'administration Trump
51:04dans l'abandon
51:05des poursuites
51:06qui le visaient.
51:07La deuxième question
51:08est celle
51:09du jugement
51:10que nous attendons
51:11de la Cour suprême
51:12sur le statut
51:15de la tentative
51:16de limogé
51:17par Donald Trump
51:19de Lisa Cook.
51:21Là,
51:21on ne sait pas
51:22quand cette décision
51:23de la Cour suprême
51:24peut tomber.
51:25Les voix de Dieu
51:26sont impénétrables.
51:28Lisa Cook,
51:28gouverneur,
51:30qui est accusée
51:32probablement
51:33de manière
51:33un petit peu
51:34spécieuse
51:35d'avoir menti
51:36sur des déclarations
51:38en vue
51:39de faire
51:40un emprunt
51:40hypothécaire
51:41sur sa résidence
51:43pour bénéficier
51:44d'un taux
51:44un petit peu plus bas,
51:46ce qui brusquement
51:49se révèle être
51:50aux yeux
51:50de Donald Trump
51:51un crime
51:52suffisamment grave
51:54de la part
51:54d'un régulateur bancaire
51:55pour justifier
51:56le limogé.
51:57Il est peu probable
51:58que la Cour suprême
51:59là je m'avance
52:00mais je suis
52:01un petit peu là
52:01pour ça
52:02donne raison
52:03à Donald Trump
52:04et qu'elle autorise
52:05le président
52:05des Etats-Unis
52:06à limogé
52:07quelqu'un
52:09gouverneur
52:09de la Banque centrale
52:10sans qu'il y ait
52:11eu un procès
52:12sans qu'il y ait
52:13eu une instruction
52:14sans qu'il y ait
52:15eu une décision
52:16de justice
52:17qui marque
52:17la véracité
52:19d'éventuels délits.
52:21Mais
52:22il y a un point
52:23important
52:23je voudrais insister
52:24là-dessus.
52:24Tout le monde
52:24parle de vouloir
52:26préserver
52:27l'indépendance
52:27de la réserve fédérale.
52:29C'est bien joli
52:29mais il faut rappeler
52:30que Lisa Cook
52:31n'a été confirmée
52:32à son poste
52:33de gouverneur
52:34que grâce
52:36à la voie décisive
52:37de Kamala Harris
52:38qui était alors
52:39en tant que vice-présidente
52:41de Joe Biden
52:41aussi de droit
52:43présidente du Sénat
52:44et qu'elle disposait
52:45à ce titre
52:46du droit
52:47de voter
52:48pour séparer
52:50un vote
52:51à 50-50.
52:52ça n'est pas
52:53une bonne chose
52:54pour l'indépendance
52:55de la Fed
52:56d'avoir des gouverneurs
52:58qui sont
52:58choisis
52:59et confirmés
53:00par le Sénat
53:01de manière
53:01partisane.
53:02Si l'on veut
53:03que la banque centrale
53:04américaine
53:05soit indépendante
53:06il ne faut pas
53:06qu'elle soit
53:07partisane.
53:08Ce qui nous amène
53:09au vote
53:09que va devoir
53:11faire
53:11en séance plénière
53:14d'ici le 15 mai
53:15le Sénat
53:16il faudrait
53:17qu'il y ait
53:18quelques démocrates
53:19votent
53:20avec leurs collègues
53:21républicains
53:21pour asseoir
53:22la crédibilité
53:23de Kevin Walsh.
53:25Si les démocrates
53:26qui sont 47
53:28ne peuvent pas
53:29au moins
53:29pour une dizaine
53:30d'entre eux
53:30admettre
53:31que Kevin Walsh
53:32est quelqu'un
53:32de crédible
53:33d'expérimenté
53:34qui ne sera pas
53:35aux ordres
53:36de Donald Trump
53:37qu'il est pédagogue
53:38qu'il a des idées
53:39qui sont peut-être
53:40contestables
53:40mais qui tiennent debout
53:41je pense que l'on
53:43portera tort
53:43à l'indépendance
53:44de la réserve fédérale.
53:45Bon
53:46c'est effectivement
53:47le reflet
53:48malgré tout
53:49de la fracture
53:50de la polarisation
53:51de la vie politique
53:52aujourd'hui
53:52aux Etats-Unis.
53:53Il nous reste
53:533 minutes 30
53:55pour évoquer le sort
53:56le futur sort
53:57des super milliardaires
53:58californiens
53:59Tax the Rich
54:00c'est en train
54:01de prendre forme
54:02en Californie
54:03et peut-être ailleurs
54:04Pierre-Yves.
54:05Ah les problèmes
54:06de riches
54:07les problèmes de riches
54:08vous savez
54:09vous savez
54:09quand vous vous appelez
54:10Jensen
54:11Wong
54:12vous êtes le patron
54:14de Nvidia
54:15société dont la capitalisation
54:17boursière est de nouveau
54:19supérieure à
54:195000 milliards
54:22de dollars
54:23que vous disposez
54:24à ce titre
54:25entre 3,5 et 4%
54:27du capital
54:29si tout d'un coup
54:30la Californie
54:32dont vous êtes
54:33résident
54:33décide de vous imposer
54:35soi-disant
54:36une fois
54:37de manière exceptionnelle
54:39une surtaxe
54:41calculée
54:42sur la base
54:42de 5%
54:43de votre patrimoine
54:44ça va vous coûter
54:45quelque chose
54:45comme 8 milliards
54:46de dollars
54:47et bien
54:48Jensen
54:49Wong
54:50a dit
54:51je paye
54:52ça ne me dérange pas
54:54je ne suis pas
54:55à 8 milliards
54:56près
54:56il faut quand même
54:57avoir une certaine fortune
54:59plus de 160 milliards
55:00de dollars
55:01pour accepter
55:03de rester
55:04en Californie
55:05et de faire
55:06un cadeau
55:06de 8 milliards
55:08de dollars
55:08à Sacramento
55:09il y a
55:10beaucoup de gens
55:13des légendes
55:14de la
55:15Silicon Valley
55:16qui ont pris
55:17la position
55:17radicalement inverse
55:19et qui ont quitté
55:20la Californie
55:21parce qu'ils ne veulent pas
55:23payer
55:23éventuellement
55:24cette surtaxe
55:26que l'on nous promet
55:29pour une année seulement
55:30mais on sait
55:31ce que valent
55:32ces promesses
55:33de taxation
55:33exceptionnelles
55:34quel est l'élément
55:35nouveau dans cette affaire
55:36et bien
55:37le syndicat
55:38qui cherche
55:39par le biais
55:40d'une pétition
55:41à faire accepter
55:43comme référendum
55:44sur la liste
55:45des référendums
55:46auquel
55:47début novembre
55:48les Californiens
55:49vont devoir répondre
55:50ce syndicat
55:51qui est le syndicat
55:52des employés
55:53de service
55:53a réuni
55:54un million et demi
55:56de signatures
55:57donc les choses
55:58sont bien parties
55:59pour que cette proposition
56:00soit introduite
56:01dans le scrutin
56:04de début novembre
56:06il leur fallait
56:06875 000
56:08il y a probablement
56:09des erreurs
56:10d'où l'urgence
56:12pour
56:12quelques 200
56:14nous dit-on
56:17milliardaires
56:17californiens
56:19de faire quelque chose
56:20pour retourner l'opinion
56:21parce que l'opinion publique
56:22californienne
56:23est favorable
56:23à la taxation
56:25des milliardaires
56:27à hauteur de 5%
56:28des gens comme
56:29John Doerr
56:30de Kleiner Perkins
56:31qui sont des figures
56:33dans l'investissement
56:34de la technologie
56:37Sergey Brin
56:38Larry Page
56:39ancien patron
56:40de Google
56:40je ne parle même pas
56:42de Larry Ellison
56:43je ne parle même pas
56:44de Jeff Bezos
56:45ils ont
56:46pris position
56:48fermement
56:48contre ce type
56:49de taxation
56:50y compris
56:51et là c'est intéressant
56:53le gouverneur
56:55démocrate
56:56très progressiste
56:57par ailleurs
56:58de la Californie
56:59qui nous dit
57:00mais attention
57:00on est en train
57:01de tuer la poule
57:02aux oeufs d'or
57:02il faut savoir
57:03que
57:05la Californie
57:08recueille
57:08de la taxation
57:10des plus-values
57:11boursières
57:11entre 20 et 30%
57:12de ses recettes fiscales
57:14pour un état
57:15américain normal
57:16c'est de l'ordre
57:16de 5%
57:17donc quand on commence
57:19à surtaxer
57:20les millionnaires
57:21qui sont devenus
57:22milliardaires
57:23j'ai dit millionnaires
57:25c'est milliardaires
57:25bien entendu
57:26qui sont devenus
57:27milliardaires
57:28parce qu'ils ont réalisé
57:30des plus-values
57:30ou parce qu'ils ont
57:31investi très tôt
57:32dans des sociétés
57:33dont la valorisation
57:34explose
57:34il ne faut pas
57:35tuer la poule
57:36aux oeufs d'or
57:36bon
57:37de la dépendance
57:38de la Californie
57:39à ces super
57:39milliardaires
57:40merci beaucoup
57:41Pierre-Yves
57:41Pierre-Yves Dugas
57:42avec nous chaque lundi
57:43vous le savez
57:43dans ce quart d'heure
57:44américain
57:45que vous retrouvez
57:45bien sûr
57:46en replay
57:46sur bismart.fr
57:47ou en podcast
57:48audio
57:49sur l'ensemble
57:50de vos plateformes
57:50des coups de pression
57:51치를
57:52et
57:52plus
57:56tout
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