- il y a 8 heures
Avec Arthur VERNON, écrivain et scénariste. Co-fondateur avec Flore Cherry du site Mysweetfantasy.com et du Bar à fantasmes parisien « Sweet Paradise »
Retrouvez Brigitte Lahaie du lundi au vendredi à partir de 14h sur Sud Radio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
-
________________________________________
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
________________________________________
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Brigitte Lahaie : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDTwSwAdULSG7Mr2gvFiyJvq
##BRIGITTE_LAHAIE-2026-05-15##
Retrouvez Brigitte Lahaie du lundi au vendredi à partir de 14h sur Sud Radio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
-
________________________________________
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
________________________________________
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Brigitte Lahaie : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDTwSwAdULSG7Mr2gvFiyJvq
##BRIGITTE_LAHAIE-2026-05-15##
Catégorie
🛠️
Style de vieTranscription
00:00:0114h-16h, Brigitte Laé, Sud Radio.
00:00:04Bonjour à tous, nous allons passer deux heures ensemble sur Sud Radio.
00:00:09Alors MeToo, oui, ça a eu une influence positive sur les relations amoureuses entre les hommes et les femmes.
00:00:15Et aujourd'hui, les tensions entre les jeunes générations sont peut-être un peu inquiétantes
00:00:19à tel point que ça ressemble presque à une guerre du sexe.
00:00:23Et cela a pour influence de séparer les jeunes hommes des jeunes filles
00:00:26et de diminuer le nombre de relations sexuelles.
00:00:30Arthur Vernon a écrit un essai sous forme de roman pour les réconcilier.
00:00:36Et je vous propose qu'avec lui, on tente de redéfinir ce qu'est être un homme aujourd'hui.
00:00:41Faut-il supprimer le terme de virilité du vocabulaire ou au contraire le redéfinir ?
00:00:46Et les femmes sont-elles vraiment devenues libres de leur désir
00:00:50ou subissent-elles toujours des injonctions, certes différentes des années passées, mais quand même ?
00:00:54Que devrait signifier exactement le consentement ?
00:00:58Eh bien, c'est ces questions-là qu'on va se poser ensemble.
00:01:00Mais à mon avis, deux heures ne suffiront pas.
00:01:02En tout cas, je vous invite tout de suite à nous rejoindre et vous nous appelez au 0826 300 300.
00:01:08Merci d'être avec nous, Arthur Vernon.
00:01:10Vous avez sorti un livre il y a un peu plus d'un mois qui s'appelle Réconciliation.
00:01:15Donc déjà, le titre semble être positif.
00:01:20Vous avez envie de nous réconcilier, nous les femmes, avec vous les hommes.
00:01:25Et puis, le sous-titre, c'est Réhabiliter le sexe à l'heure du poste MeToo aux éditions de l
00:01:31'éveil.
00:01:32Alors déjà, il y a le mot sexe dans le sous-titre.
00:01:35J'ai quand même l'impression aujourd'hui que le sexe, on n'a pas tellement envie de le réconcilier.
00:01:40Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
00:01:43Oui, on a une problématique déjà sur le sexe.
00:01:45C'est-à-dire que lorsqu'on en parle dans les médias, c'est toujours pour parler d'agressions sexuelles,
00:01:49de violences.
00:01:50Donc certes, qui ont lieu, c'est bien d'en parler.
00:01:52Mais on ne parle que de ça et on oublie que le sexe est aussi quelque chose de joyeux, de
00:01:56ludique.
00:01:57Et qui nous réunit.
00:01:59Exactement, qui permet de réunir les hommes et les femmes.
00:02:01Et donc, c'est un petit peu dommage.
00:02:03Et donc, la première chose, c'est d'abord réhabiliter le sexe.
00:02:07Ensuite, il y a les débats actuels sur le lien entre le sexe et le genre.
00:02:11Donc, qui créent encore plus de difficultés.
00:02:14Donc, d'abord, réhabilitons le sexe.
00:02:17Et puis ensuite, lorsqu'on s'aperçoit que c'est quelque chose de cool.
00:02:20Donc, ce n'est pas tout le temps une agression.
00:02:22Ça peut être quelque chose de très cool.
00:02:24Eh bien, on peut en profiter et créer du lien entre les hommes et les femmes.
00:02:28Partager des moments de joie, de plaisir, voire davantage.
00:02:32C'est-à-dire de sentiments, d'amour.
00:02:34Mais ça, c'est quelque chose qui est, je dirais, annexe par rapport à la sexualité.
00:02:38Qui, elle-même, peut être libre et joyeuse en elle-même.
00:02:41Arthur Vernon, ça fait longtemps que vous venez dans cette émission.
00:02:45Ça fait longtemps qu'on se connaît.
00:02:46Vous avez même écrit, je me souviens, une pièce de théâtre où vous parliez des fantasmes féminins.
00:02:52Votre bar à fantasmes, le Sweet Paradise, qui se trouve dans Rue Marie-Stuart dans le deuxième.
00:02:58C'est aussi un lieu où vous prenez le plaisir, le fantasme et la liberté sexuelle entre les gens.
00:03:09Dans votre livre, Réconciliation, vous allez un petit peu plus loin encore.
00:03:15Parce que vous prenez, vous affirmez que l'homme a des besoins sexuels.
00:03:21Et là, on est vraiment dans quelque chose qui, aujourd'hui, paraît...
00:03:25Je suis d'accord avec vous, ce n'est pas le problème.
00:03:27Mais ça paraît provocateur parce que, justement, il y a tout un courant qui est même anti-pénétration.
00:03:35Tellement, dans l'esprit des gens, la pulsion sexuelle masculine est forcément agressive et n'est pas bien accueillie.
00:03:46Oui. Alors, la question n'est pas d'avoir un point de vue ou un avis sur le sujet.
00:03:51Le livre se base simplement sur la biologie, c'est-à-dire vraiment sur des recherches scientifiques a priori incontestables
00:03:58qui expliquent que les hommes et les femmes ne fonctionnent pas de la même façon.
00:04:01Donc, aujourd'hui, il y a beaucoup d'études qui sont citées dans le livre qui sont à peu près
00:04:06incontestables.
00:04:07Nous ne fonctionnons pas de la même façon.
00:04:10La règle de base, c'est qu'évidemment, nous avons des besoins de reproduction.
00:04:14Sinon, nos gènes ne peuvent pas survivre.
00:04:16Et comme toutes les espèces vivantes, nous devons nous reproduire.
00:04:19Et les femmes ont la certitude que l'enfant qui va venir vient d'elles.
00:04:23Les hommes, ce n'est pas le cas.
00:04:25Donc, il y a une tendance à la multiplication des partenaires.
00:04:28On a déjà parlé de l'effet Coolidge, qui est quelque chose qui a été prouvé scientifiquement.
00:04:33L'effet Coolidge, en un mot, c'est s'il y a un mâle, en l'espèce, c'était un
00:04:38coq,
00:04:39voit une poule, il va se reproduire dix fois dans la journée.
00:04:43Mais la question, c'est avec dix poules différentes.
00:04:46Et si on met la même... On a fait le test avec des rats de laboratoire.
00:04:50Lorsqu'on met des rats femelles, si on met le même rat femelle,
00:04:55eh bien, le mâle ne se reproduit pas.
00:04:56Et si on change la femelle, eh bien, il continue à se reproduire.
00:04:59Donc, il y a une réalité, il y a des éléments, il y a des études scientifiques qui sont faites,
00:05:03qui expliquent ces différences entre les hommes et les femmes.
00:05:06Mais c'est vrai que vous parlez d'animaux, là, et on entend aussi tout un discours qu'on est
00:05:12très très loin.
00:05:13Moi, je suis d'accord avec vous sur tout ça, mais qu'on serait très loin de l'animal.
00:05:19Et qu'en plus, on doit s'en empêcher.
00:05:23Ce n'est pas bien de se comporter comme ça.
00:05:24Oui. Alors, si, effectivement, certaines personnes considèrent que nous ne sommes pas des animaux,
00:05:30moi, personnellement, en termes de discours, je n'ai pas grand-chose à dire.
00:05:34Là, c'est une croyance.
00:05:35C'est une croyance.
00:05:36Là, je suis en train de parler de faits qui sont des faits scientifiques.
00:05:38Vous parlez de biologie ?
00:05:40On parle de biologie, ça s'applique aux hommes.
00:05:42On a des livres aujourd'hui, on a un livre qui s'appelle Testostérone,
00:05:45qui a été écrit par une grande spécialiste, professeure à Harvard,
00:05:49qui explique exactement pourquoi la testostérone, qui découle de ce que je viens d'expliquer,
00:05:54c'est-à-dire, si les hommes ont plus de testostérone, ça va influencer leur comportement sexuel.
00:05:58Donc, ça va créer ce fameux besoin dont je parle,
00:06:01qui est certes aujourd'hui politiquement incorrect,
00:06:03mais qui correspond à une réalité biologique.
00:06:06La question, c'est, veut-on continuer à mettre la tête dans le trou et se voiler la face ?
00:06:12Ou est-ce qu'on a envie, à un moment, de regarder les choses en face et de se dire,
00:06:15OK, il y a des différences entre les hommes et les femmes.
00:06:19Ce n'est pas juste le méchant patriarcat et la volonté de domination des hommes.
00:06:24qui fait que les hommes vont commettre des agressions sexuelles, par exemple.
00:06:28Ça, c'est un discours qui n'est pas correct.
00:06:31On ne peut pas justifier simplement le comportement de certains hommes
00:06:36par le fait qu'on vit dans un environnement patriarcal.
00:06:39Oui, on vit dans un environnement patriarcal,
00:06:41mais cet environnement patriarcal a une explication.
00:06:45Il faut aller un petit peu au-delà.
00:06:46Ce ne sont pas les hommes qui sont méchants, mauvais, dominateurs par nature.
00:06:50Si on part de ce postulat, on va avoir beaucoup de mal à réconcilier les hommes et les femmes.
00:06:55Il faut essayer de comprendre pourquoi les hommes ont pu agir de cette façon-là,
00:06:59pourquoi les hommes ont pu construire le patriarcat,
00:07:02qu'un système de domination de l'homme sur la femme, qu'on ne nie pas.
00:07:06Mais pourquoi ils l'ont fait ?
00:07:07Ils l'ont fait parce qu'à la base,
00:07:08il y a en réalité une infériorité de l'homme qui est dépendant du désir de la femme.
00:07:15On le voit dans beaucoup d'espèces animales.
00:07:18L'homme propose, mais la femme dispose.
00:07:21Et en réalité, l'homme a essayé, par la culture, par la société,
00:07:25de rééquilibrer un déséquilibre biologique en sa défaveur.
00:07:29Et ça, c'est quelque chose que les hommes doivent aussi entendre.
00:07:32Parce que là, ce que je suis en train de leur dire,
00:07:33c'est qu'ils sont plus faibles que la femme.
00:07:36Et ça, c'est quelque chose qu'aujourd'hui,
00:07:38certains ne vont pas aimer ce type de discours.
00:07:40Il faut l'entendre, il y a une faiblesse,
00:07:43il y a une dépendance vis-à-vis de la femme.
00:07:44Et aujourd'hui, les règles sociales sont en train de changer.
00:07:47Et c'est très bien.
00:07:48Et on peut jouer, et là, on revient vraiment dans le sujet du jour
00:07:51sur qu'est-ce qu'un homme viril ou pas viril,
00:07:53on peut redéfinir des règles qui permettent de vivre de façon harmonieuse ensemble
00:07:58en tenant compte de nos besoins biologiques réciproques,
00:08:02qui ne sont pas les mêmes.
00:08:03Et justement, c'est pour ça que j'ai choisi un peu cet angle
00:08:05par rapport à votre livre, Arthur Vernon.
00:08:08Je me suis dit, après tout, si on veut que ça aille mieux,
00:08:12il faudrait déjà que tous les hommes soient en paix
00:08:14avec leur identité de masculine.
00:08:17Je n'aime pas tellement le terme de masculinité.
00:08:19Moi, je reviens à ce terme de virilité que je trouve assez juste.
00:08:24Et puis, il faut que les femmes soient libres avec leur désir.
00:08:27Parce qu'on en est finalement au point où un homme n'ose plus trop se considérer comme viril.
00:08:33Et puis, les femmes n'osent plus trop affirmer leur désir.
00:08:37Parce qu'il y a le body count.
00:08:40On voit bien qu'on est en train de refaire marche arrière, je trouve,
00:08:44sur la libération sexuelle qui n'avait pas encore eu vraiment lieu,
00:08:47mais qui, du coup, est totalement étouffée.
00:08:50En réalité, on a une archipélisation des comportements,
00:08:54c'est-à-dire une fragmentation importante.
00:08:57Entre, d'un côté, des hommes qui, certains, deviennent masculinistes,
00:09:00en contre-réaction au mouvement MeToo qui leur est inaudible,
00:09:04et en même temps, ils ne sont pas seuls.
00:09:05Vous avez un certain nombre de femmes qui sont des tradwives,
00:09:08qui revendiquent aussi une forme de vie traditionnelle et réactionnelle.
00:09:12Donc, cette population qui était totalement minoritaire il y a 5, 6, 7 ans,
00:09:16aujourd'hui, est tout à fait significative.
00:09:20Ce mouvement réactionnaire, les masculinistes et les tradwives.
00:09:23Et en même temps, vous avez un autre mouvement,
00:09:26certainement encore plus important,
00:09:27qui sont des personnes très ouvertes,
00:09:29à la fois chez les femmes,
00:09:32on a parlé des féministes,
00:09:34mais aussi de beaucoup d'hommes
00:09:35qui sont tout à fait sensibles et réceptifs à ce discours,
00:09:38et qui, eux, sont beaucoup plus ouverts,
00:09:41notamment sur la sexualité.
00:09:42Donc, cette thématique du body count,
00:09:44alors moi, je trouve ça horrible, évidemment,
00:09:46de juger quelqu'un sur le nombre de partenaires qu'on a pu avoir.
00:09:49Ou alors, on le juge, au contraire, de façon très positive.
00:09:51C'est-à-dire que c'est quelqu'un d'ouvert,
00:09:53quelqu'un qui profite de la vie.
00:09:54Donc, moi, je trouve que c'est plutôt quelque chose de très bien
00:09:57d'avoir une vie sexuelle épanouie.
00:09:59Mais généralement, ceux qui parlent de body count,
00:10:01c'est l'inverse.
00:10:01Ils considèrent qu'il y a une forme d'opprobre sociale
00:10:03à quelqu'un qui aurait trop de partenaires.
00:10:05Donc ça, on est du côté des réactionnaires.
00:10:09Bon, on a cette divergence entre ces deux populations.
00:10:12Donc, pour répondre à votre question,
00:10:14ça dépend de quel côté on se place.
00:10:17Aujourd'hui, les extrêmes augmentent.
00:10:19On le voit en politique,
00:10:20mais on le voit également sur ce sujet-là.
00:10:22Il y a plus de réactionnaires
00:10:24et il y a plus de personnes ouvertes.
00:10:26Eh bien, il faut discuter
00:10:27et essayer de réconcilier un petit peu tout le monde
00:10:30et d'avoir, on va dire, un discours commun
00:10:33où tout le monde peut essayer de se retrouver.
00:10:35Parce que là, les gens sont perdus.
00:10:36Et donc, lorsqu'ils entendent quelque chose
00:10:38qui ne leur va pas,
00:10:39par contre-réaction,
00:10:40ils ont envie de basculer dans une forme d'extrémisme.
00:10:43Dernière question,
00:10:44avant de donner la parole aux gens
00:10:46qui vont nous appeler
00:10:47et qui nous ont déjà appelés,
00:10:49d'ailleurs, au 0826 300 300.
00:10:52Vous seriez pour ou contre l'ouverture des maisons closes ?
00:10:55Moi, personnellement, je le mets dans le livre,
00:10:57je suis totalement pour.
00:10:58Je suis totalement pour.
00:10:59Parce que, tout simplement, aujourd'hui,
00:11:02ça fait partie de l'ouverture sur la sexualité.
00:11:05On essaye de dire que la sexualité
00:11:07a encore un caractère sacré
00:11:08d'une certaine façon.
00:11:10Donc, il y a des choses
00:11:10qui relèvent du corps humain,
00:11:12donc le sexe,
00:11:12qu'on ne pourrait pas utiliser librement.
00:11:15Je parle évidemment de choix.
00:11:18Et je considère que des hommes ou des femmes
00:11:20peuvent faire le choix
00:11:21de fournir des prestations de nature sexuelle.
00:11:25Je dis qu'il y a quelque chose de possible
00:11:26sans que ce soit imposé de nouveau
00:11:28par le méchant patriarcat.
00:11:30Et il y a pas mal de personnes
00:11:32que j'ai pu rencontrer également
00:11:34qui, a priori, valident un choix libre,
00:11:38éclairé, évidemment,
00:11:39qui est fait pour des raisons monétaires.
00:11:40Mais c'est un choix qu'elles préfèrent faire,
00:11:42par exemple, par rapport à un autre travail.
00:11:46Donc, le fait d'interdire les maisons closes,
00:11:48le fait d'interdire,
00:11:49comme on le fait en France,
00:11:50de façon pernicieuse,
00:11:51la prostitution,
00:11:52en réalité,
00:11:53contribue à mettre de l'opprobre
00:11:55sur la sexualité.
00:11:56Si la sexualité était libre,
00:11:58on n'aurait pas ce type de débat,
00:12:01puisque ce serait évidemment possible.
00:12:02Et moi, par contre, ce que je prône,
00:12:04c'est surtout une amélioration
00:12:06de l'image sociale liée à la sexualité
00:12:09et donc au travail du sexe.
00:12:11Et au lieu de dire que la prostitution
00:12:13est le plus vieux métier du monde,
00:12:14de dire que c'est le plus beau métier du monde,
00:12:16parce qu'il va justement apporter
00:12:18un épanouissement.
00:12:20Comme les infirmières vont soigner,
00:12:22les prostituées peuvent apporter
00:12:24un vrai soulagement
00:12:26par rapport à des hommes en misère sexuelle.
00:12:29Vous êtes d'accord ou pas
00:12:30avec Arthur Vernon ?
00:12:31Vous pouvez nous rejoindre sur Sud Radio.
00:12:33On se retrouve dans un instant.
00:12:3614h-16h, Brigitte Laé, Sud Radio.
00:12:39Alors, les femmes, les hommes,
00:12:41aujourd'hui, où sont-ils ?
00:12:43Où sont les femmes ?
00:12:44Comme je le chantais Patrick Juvé, je crois.
00:12:47Mais là, on va plutôt revenir sur les hommes
00:12:49et les fameux masculinistes
00:12:52avec Patrick qui nous rejoint.
00:12:54Bonjour Patrick.
00:12:55Bonjour à Brigitte et bonjour à Arthur.
00:12:58Bonjour Patrick.
00:13:00Eh oui, j'aime beaucoup la différence que vous faites,
00:13:04et en tout cas d'utiliser plutôt le terme de virilité
00:13:06que masculinité.
00:13:07Je ne sais pas que c'est opposé,
00:13:08mais c'est vrai qu'il y a une connotation
00:13:10sur la masculinité aujourd'hui,
00:13:11et le masculinisme en particulier,
00:13:14que je ne change pas avec le terme virilité.
00:13:17Et je pense qu'on peut être viril au sens public et de terme,
00:13:23d'ailleurs, qu'on peut avoir dans la sphère publique
00:13:25une attitude virile sans être masculiniste
00:13:28et sans avoir même une image virile
00:13:30telle qu'on pouvait l'imaginer il y a une cinquantaine d'années
00:13:33ou un peu plus,
00:13:35qu'aujourd'hui, on peut être très viril,
00:13:38très homme et dans le cœur, par exemple,
00:13:43c'est-à-dire s'occuper de la personne avec qui on est,
00:13:47d'être à son écoute,
00:13:48et ce n'est pas du tout, je dirais,
00:13:50perdre en virilité que d'avoir ce type d'attitude,
00:13:54voire même, je pense, pour en discuter avec des amis,
00:13:57et eux, au-delà de ma compagne,
00:13:59mais elles sont assez sensibles à ça
00:14:01et elles trouvent ça plutôt sexy.
00:14:03Quelqu'un qui va être dans cette attitude
00:14:05où il va avoir de la bonne gestion de ses émotions
00:14:07et de la réelle empathie et capacité de dialoguer
00:14:09et d'être qui il a envie d'être,
00:14:11et on trouve ça très viril,
00:14:12au sens où ça va même, chez elles,
00:14:14pouvoir déclencher du désir.
00:14:15– Mais je pense que les femmes sont désireuses
00:14:20d'avoir à côté de leur lit,
00:14:22enfin, dans leur lit, un homme viril.
00:14:24– Complètement, mais cette virilité,
00:14:26parfois, on peut l'associer à une sorte d'image d'épinal
00:14:30avec, je dirais, boule de muscle, discours affirmatif,
00:14:35celui qui donne l'ordre et qui aime être obéi aux doigts et à l'œil,
00:14:40alors que l'on peut être très viril, encore une fois,
00:14:43il est perçu comme viril, tout en étant dans cette façon d'être dans le cœur.
00:14:47Et ça, je crois que c'est la nouveauté de l'époque et qui est plutôt bonne.
00:14:51Alors après, je vous rassurais Arthur,
00:14:53je pense que les réseaux sociaux font en sorte,
00:14:55et les médias en général,
00:14:57que ce sont les extrêmes qui sont les plus brillants.
00:15:00Et donc, comme ils sont les plus brillants,
00:15:01c'est eux qu'on entend plus.
00:15:02Et après, il faut juste parfois un petit pas de côté.
00:15:05– Oui, mais il faut quand même faire attention,
00:15:08parce que je suis d'accord avec ce que vous venez de dire, Patrick,
00:15:11mais c'est aussi les réseaux sociaux
00:15:12qui sont des indicateurs pour les jeunes à penser et à se construire.
00:15:20Et c'est en ça qu'il faut un petit peu lutter
00:15:22contre tout ce qui se déverse sur les réseaux sociaux.
00:15:26Parce que sinon, on n'aide pas les jeunes,
00:15:29on va encore une fois les emmener vers des croyances
00:15:33qui ne sont pas les bonnes.
00:15:35– Oui, et puis il y a des sondages.
00:15:36Il y a des sondages aujourd'hui qui montrent un peu
00:15:38le positionnement justement des jeunes.
00:15:40et on voit qu'on est en gros sur ces sondages
00:15:43à 30%, 30%, 30%, c'est-à-dire 30% sur chaque extrême
00:15:48et puis 30%, 40% au centre qui naviguent
00:15:51et qui ne savent pas trop.
00:15:52Mais c'est quand même beaucoup, 30% sur les extrêmes.
00:15:55– Et c'est vrai, pour vous rejoindre,
00:15:58je ne veux pas m'ignorer absolument,
00:16:00il y a même un élément qui est tangible
00:16:02en termes de visibilité qui n'est pas un réseau social.
00:16:04Je vous invite à aller vers le jardin du Luxembourg
00:16:07et d'autres parcs.
00:16:08Moi, je ne suis pas un Paris intramuros,
00:16:10je suis en banlieue,
00:16:11mais j'ai jamais vu le même phénomène
00:16:13et je ne l'avais pas noté,
00:16:15que les jeunes maintenant se retrouvent
00:16:16beaucoup autour de ces parcs-là
00:16:17pour faire de la musculisation en plein air
00:16:20avec, je dirais, une volonté ostensible
00:16:22de montrer leur corps,
00:16:23entre eux d'ailleurs,
00:16:25musclés et donc sur des apparences physiques
00:16:29très ostentatoires, on va dire.
00:16:30Et ça, je ne l'avais pas noté depuis quelques temps.
00:16:33Et là, j'ai bien vu qu'il y avait une sorte de mode
00:16:36qui est apparue sur Internet
00:16:37d'avoir des influenceurs qui montrent un mâle,
00:16:42on va dire, triomphant par un physique impressionnant.
00:16:46Et là, j'ai vu, en effet, récemment,
00:16:48plus, et je pense que peut-être,
00:16:50Arthur, vous l'aurez noté aussi,
00:16:51qu'autour des parcs publics,
00:16:54quand il y a des emplacements,
00:16:56on peut faire un peu d'exercice physique.
00:16:58Il y a, je trouve, un regroupement de jeunes adultes
00:17:01entre 15 et 20 ans
00:17:05et qui sont dans cette attitude-là, c'est vrai.
00:17:07C'est intéressant, en tout cas, de ce que vous signalez.
00:17:09Mais c'est totalement lié.
00:17:11C'est une influence.
00:17:12Vous avez parlé d'influenceurs.
00:17:13On est dans la sphère, généralement, masculiniste.
00:17:17C'est vraiment, ça fait partie des injonctions
00:17:20de tous ces influenceurs masculinistes
00:17:22qui reviennent sur des codes un petit peu très traditionnels
00:17:25avec l'homme musclé.
00:17:26Et on revient sur des thématiques
00:17:29vraiment, entre guillemets, à l'ancienne,
00:17:31sur les codes de séduction.
00:17:34C'est-à-dire, voilà, il faut montrer les muscles.
00:17:37Et le problème, parce que ça, la limite, pourquoi pas ?
00:17:39Alors, moi, je trouve que c'est très bien.
00:17:40Les hommes doivent prendre soin d'eux.
00:17:41Dans l'attitude, c'est-à-dire, éventuellement,
00:17:44prendre soin de leur corps.
00:17:45Parce que, parfois, on a eu des hommes
00:17:47qui ne faisaient pas du tout attention.
00:17:49Dans la partie vestimentaire, également.
00:17:52Enfin, prendre soin, c'est une très bonne chose.
00:17:54Ce qui est parfois ennuyeux, ce sont les discours qui vont avec.
00:17:58C'est-à-dire, il y a parfois, autour de ces discours
00:18:01sur la présentation physique,
00:18:03des discours qui sont davantage de la manipulation
00:18:05autour de la drague,
00:18:07simplement pour essayer de conquérir, entre guillemets,
00:18:11une femme.
00:18:11Pas forcément pour la vie,
00:18:13mais juste, parfois, pour un acte sexuel.
00:18:16Et tout cela est très mal vu,
00:18:17et vraiment avec des techniques de manipulation
00:18:19qui sont assez horribles.
00:18:20Donc, il y a des choses intéressantes à prendre,
00:18:23d'autres à ne pas prendre.
00:18:24Et pour répondre aussi à ce qu'avait pu dire Brigitte,
00:18:27je pense que, justement,
00:18:28le fait qu'on ait deux populations très différentes
00:18:31sur les extrêmes
00:18:31font que les attentes, même des femmes,
00:18:33sont différentes.
00:18:34C'est-à-dire, je pense qu'il y a
00:18:36un certain nombre de féministes
00:18:38qui ne vont pas du tout être sensibles
00:18:40aux hommes qui vont montrer les muscles
00:18:42et qui vont rechercher beaucoup plus de tendresse,
00:18:44y compris dans leur sexualité.
00:18:46Et ça, on le voit avec le mouvement sexe positif,
00:18:49où les femmes sont extrêmement à l'écoute
00:18:51de leurs désirs.
00:18:52C'est elles qui mènent vraiment la cadence
00:18:54et qui vont rechercher vraiment quelque chose
00:18:56qui va davantage vers le slow sex
00:18:58et une forme de douceur.
00:19:00Et paradoxalement, on a l'inverse.
00:19:02On a les femmes qui sont plus traditionnelles,
00:19:05qui vont avoir besoin de cet homme fort
00:19:07qui va un petit peu davantage les secouer
00:19:08et davantage dans cette forme traditionnelle de virilisme.
00:19:12Donc, on est vraiment dans une fragmentation
00:19:14de la population avec des attentes
00:19:16de part et d'autre qui sont aujourd'hui très différentes.
00:19:18Oui, et qui n'est jamais bon signe.
00:19:20On le voit, par exemple, sur un plan sociétal
00:19:23ou en politique, c'est pareil.
00:19:24On a la montée des extrêmes
00:19:27et qui se contredisent même parfois
00:19:30dans leurs propositions.
00:19:33Et ce n'est jamais très bon signe
00:19:36de voir que dans la jeunesse d'aujourd'hui,
00:19:39on a des hommes et des femmes
00:19:41qui sont dans des positions
00:19:43qui ne peuvent pas s'accorder, quoi.
00:19:45Et je pense que le titre de votre livre,
00:19:48Arthur Vernon, est intéressant.
00:19:50Réconciliation, oui, c'est nécessaire.
00:19:53Vous ne pensez pas, Patrick ?
00:19:55Ah oui, c'est obligatoire de se réconcilier.
00:19:57Mais je veux reprendre un exemple concret aussi
00:19:59d'une amie qui est en train d'avoir
00:20:01une petite histoire d'amour actuellement.
00:20:05Et justement, par rapport au physique,
00:20:08une des réflexions qu'elle a dû faire,
00:20:09c'est...
00:20:10Bon, ça va, c'est bien.
00:20:11Ce n'est pas un fondu de sport.
00:20:12Donc, ça, c'est cool.
00:20:14Par contre, ce qui est cool aussi,
00:20:15c'est qu'il a un coach sportif
00:20:16qui vient chaque semaine le voir.
00:20:18Et donc, elle était dans quelque chose
00:20:20un peu au milieu de vos 30%, je pense,
00:20:23où elle dit, bon,
00:20:23je n'ai pas envie d'avoir un fondu de sport
00:20:25qui va me gaver en me disant
00:20:27qu'il va faire son footing
00:20:28tous les matins et tous les soirs
00:20:29et dans la performance
00:20:30et dans...
00:20:32jusqu'au boutisme.
00:20:33Mais par contre, en effet,
00:20:34qu'il fasse gaffe à son corps,
00:20:37bon, c'est une quinca comme moi,
00:20:38c'était vu comme positif.
00:20:40Donc, je pense qu'on...
00:20:42Il faut...
00:20:42Enfin, en tout cas, il faut...
00:20:43Je préconise aux hommes en général
00:20:46de se dire que la jambe féminine
00:20:50n'est pas forcément celle
00:20:52qu'on décrit parfois.
00:20:55C'est-à-dire que les masculinistes,
00:20:56en gros, au-delà d'être manipulateur,
00:20:58Arthur, ces masculinistes,
00:21:00ils désignent quand même la femme
00:21:01comme un ennemi potentiel.
00:21:04Et donc, c'est-à-dire d'entrée de jeu
00:21:05que la personne avec laquelle
00:21:07nous allons passer du temps,
00:21:09c'est quelque part quand même
00:21:10un ennemi potentiel,
00:21:12c'est pas le partir de bonnes pères.
00:21:14Et donc, la bonne logique, pour moi,
00:21:16c'est-à-dire qu'on va avoir un partenaire
00:21:18ou une partenaire
00:21:19et donc on va jouer ensemble.
00:21:20On va jouer le même jeu ensemble
00:21:21avec nos personnalités,
00:21:23mais on joue ensemble.
00:21:25Oui, bien sûr, Patrick,
00:21:26je suis bien évidemment d'accord avec vous.
00:21:28Sauf que quand on est un jeune homme,
00:21:31on a peur de la femme
00:21:33qui peut nous mettre en danger
00:21:35dans le sens où on n'est pas sûr
00:21:36d'avoir l'érection qui convient
00:21:40et de la faire jouir.
00:21:42Moi, je suis d'accord
00:21:43avec ce que disait Arthur Vernon.
00:21:44La puissance, elle est du côté féminin.
00:21:48La plus grande peur, Brigitte,
00:21:51là, vous allez loin en disant l'érection.
00:21:52Il faut déjà être dans le lit
00:21:54avec eux, avoir ce problème-là,
00:21:55d'érection ou pas d'érection.
00:21:57Et c'est plus difficile.
00:21:58Oui, oui.
00:21:59Et le moment, c'est ce qui leur fait plus peur.
00:22:01Mais attendez, Patrick,
00:22:03c'est beaucoup plus difficile
00:22:04de séduire une femme aujourd'hui
00:22:06qui a 50 ans.
00:22:08Parce qu'il y a 50 ans,
00:22:09les femmes, de toute façon,
00:22:10elles cherchaient un mari
00:22:11pour pouvoir subvenir à leurs besoins
00:22:14puisqu'elles ne travaillaient pas.
00:22:15Donc, c'est quand même très compliqué.
00:22:16Il y a énormément de femmes
00:22:18qui sont totalement indépendantes
00:22:20et qui n'ont pas besoin des hommes.
00:22:21Et ça, quand on n'a pas besoin des hommes,
00:22:24c'est quand même une difficulté supplémentaire
00:22:27pour les hommes qui n'ont pas beaucoup de...
00:22:30C'est ce que disait,
00:22:31je crois que c'est Peggy Sastre
00:22:32qui le dit dans un livre,
00:22:34qu'en fait,
00:22:35il y a 30% des hommes,
00:22:39de toute façon,
00:22:40qui sont sur le carreau
00:22:41parce qu'il y a 30% de femmes
00:22:42qui ne veulent pas d'hommes.
00:22:44Et moi, je rejoins totalement
00:22:45ce que vous venez d'indiquer, Brigitte.
00:22:47C'est exactement la situation.
00:22:48On vient de changer les règles du jeu.
00:22:50C'est-à-dire qu'avant,
00:22:51il y avait moins d'opulence,
00:22:53d'abondance dans la société
00:22:55et donc, forcément,
00:22:56il y avait un partage des richesses
00:22:57qui était moindre.
00:22:58Donc, l'homme avait pour mission,
00:23:00en gros,
00:23:01de s'accaparer un peu les richesses
00:23:02et ensuite, la femme pouvait venir se greffer
00:23:04et donc, il y avait une espèce d'échange
00:23:06entre, justement,
00:23:07une forme de sûreté,
00:23:09de sécurité financière
00:23:10et puis, éventuellement,
00:23:11de l'amour,
00:23:11de la sexualité,
00:23:12des sentiments.
00:23:13Et cela, avec le développement
00:23:16du travail de la femme,
00:23:18cela a volé en éclats
00:23:19et vraiment,
00:23:20MeToo a mis en avant,
00:23:22justement,
00:23:23le fait que les femmes aient dit
00:23:24maintenant,
00:23:24on change les règles du jeu.
00:23:26Nous ne sommes pas une monnaie,
00:23:27nous ne voulons plus
00:23:28de ces règles du jeu.
00:23:29Et c'est très bien
00:23:29parce que c'est vrai
00:23:30qu'elles étaient un petit peu déséquilibrées,
00:23:31elles étaient un peu étranges,
00:23:32ces règles du jeu.
00:23:33Maintenant,
00:23:34maintenant qu'on est sur une égalité
00:23:35et que la sexualité,
00:23:37on doit la monnayer
00:23:38contre du plaisir,
00:23:39ce qui est naturel
00:23:40et ce qui est très bien,
00:23:41ça suppose de redéfinir les concepts
00:23:42et ça suppose que les hommes
00:23:44doivent aussi retravailler,
00:23:45mais les femmes également,
00:23:47les femmes doivent retravailler
00:23:48sur l'origine de leur libido,
00:23:50qu'est-ce qui va vraiment
00:23:51les exciter chez un homme
00:23:52et les hommes doivent travailler
00:23:54sur comment satisfaire
00:23:56cette libido de la femme
00:23:57et gagner en compétences,
00:23:58gagner en compétences
00:24:00sur la présentation,
00:24:01sur la technique,
00:24:02sur pas mal de sujets.
00:24:04Donc, il y a vraiment
00:24:04des sujets aujourd'hui,
00:24:06il y a vraiment une évolution
00:24:08sur la séduction.
00:24:09Et le seul problème,
00:24:11Patrick,
00:24:12c'est qu'il y a peu de gens
00:24:12comme Arthur Vernon
00:24:13qui osent affirmer
00:24:15que les hommes ont des besoins sexuels
00:24:17ou des choses comme ça.
00:24:18Donc, c'est forcément
00:24:19un petit peu compliqué,
00:24:20mais on va y arriver.
00:24:22Merci beaucoup, Patrick.
00:24:23On se retrouve avec le Love Conseil.
00:24:24On va parler d'amour, justement.
00:24:25On va parler d'amour
00:24:26et des trois piliers.
00:24:27Nous aurons Estelle également
00:24:28qui va nous rejoindre
00:24:30et qui veut prendre le parti aussi
00:24:33que ce n'est pas si simple non plus
00:24:34de s'affirmer en tant que femme libre.
00:24:36On la retrouve dans un instant.
00:24:41Nous sommes avec Arthur Vernon
00:24:44qui nous a sorti un livre
00:24:45Réconciliation aux éditions de l'Éveil
00:24:48dans lequel il nous parle
00:24:50de ce qui est la réalité
00:24:52de l'amour et de la sexualité
00:24:54des hommes et des femmes.
00:24:56Et dans ce Love Conseil,
00:24:57Arthur Vernon,
00:24:57je vais parler de l'amour
00:24:58et de ces trois piliers.
00:25:01Beaucoup, beaucoup de sexothérapeutes
00:25:03pensent que l'amour repose
00:25:04sur trois piliers, l'intimité,
00:25:07la passion et l'engagement.
00:25:09Alors, l'intimité,
00:25:11ça concerne évidemment les émotions.
00:25:13C'est parce qu'on éprouve des émotions
00:25:14qu'on va aller vers l'autre
00:25:15avec l'envie de le toucher.
00:25:17On parle évidemment aussi de tendresse,
00:25:19d'envie d'être avec l'autre.
00:25:22La passion,
00:25:23on est déjà beaucoup plus dans le sexe,
00:25:25dans le corps qui nous entraîne
00:25:29irrésistiblement vers le corps de l'autre.
00:25:31Le désir, évidemment,
00:25:32est très fort dans la passion
00:25:34et c'est une nécessité de faire l'amour.
00:25:38C'est généralement au moment
00:25:39du coup de foudre
00:25:41que la passion est envahissante.
00:25:44Il est même pratiquement impossible
00:25:46lorsqu'on est dans la passion
00:25:47d'avoir envie de faire l'amour
00:25:48avec une autre personne
00:25:49que celle avec qui on est.
00:25:51Et puis l'engagement,
00:25:52c'est évidemment une décision
00:25:55qui est pensée.
00:25:56On décide de s'engager avec l'autre
00:25:58et qui repose sur une affection
00:26:00qui s'est installée,
00:26:02d'ailleurs souvent grâce à l'intimité
00:26:04et à la passion,
00:26:06mais parfois aussi par une relation
00:26:08qui a pu débuter par beaucoup d'amitié,
00:26:10par des partages réciproques.
00:26:12C'est presque un mariage de raison,
00:26:14mais avec des valeurs communes.
00:26:18Et ça peut en effet déboucher aussi
00:26:20sur de l'intimité.
00:26:21Donc je crois que c'est vraiment
00:26:22toujours important d'analyser
00:26:24le curseur de ces trois piliers.
00:26:26Alors l'idéal,
00:26:27ce serait d'avoir
00:26:29les trois piliers
00:26:31qui soient très solides,
00:26:32mais c'est assez rare,
00:26:34surtout sur la durée.
00:26:35En général, il y a des moments
00:26:36où on est plus dans la passion,
00:26:37ensuite peut-être plus
00:26:38dans l'engagement, etc.
00:26:39En tout cas,
00:26:40c'est vraiment aussi important
00:26:41de voir s'il y a un pilier
00:26:42qui est vraiment très fragile
00:26:45dans votre couple.
00:26:46En tout cas,
00:26:46c'est en analysant
00:26:48ces trois piliers
00:26:49qu'on voit clair
00:26:50dans l'histoire
00:26:50qu'on est en train de vivre
00:26:51avec l'autre.
00:26:53Et puis,
00:26:54faites attention
00:26:55de peut-être pas faire ce bilan
00:26:56dans un premier temps à deux,
00:26:58parce que ça peut blesser,
00:26:59ça peut être difficile à entendre.
00:27:01Si on dit tout un coup à l'autre,
00:27:03non, moi,
00:27:04j'ai plus de passion pour toi,
00:27:05ça peut être très violent,
00:27:07alors qu'on peut avoir
00:27:08beaucoup d'affection.
00:27:09Oui,
00:27:10alors moi,
00:27:11je suis tout à fait d'accord,
00:27:12évidemment,
00:27:12sur les trois piliers.
00:27:13je dirais peut-être
00:27:15que la passion
00:27:16peut avoir tendance
00:27:18naturellement
00:27:19à s'étioler
00:27:20avec le temps
00:27:21et peut-être
00:27:22à devenir
00:27:22de la complicité.
00:27:24C'est-à-dire qu'à un moment
00:27:25peut-être
00:27:25que ce pilier passion,
00:27:27s'il évolue
00:27:28en complicité,
00:27:29on est toujours
00:27:30sur quelque chose
00:27:30d'assez solide
00:27:31du moment
00:27:32qu'au derrière,
00:27:33on continue à avoir
00:27:33une intimité
00:27:35et un engagement.
00:27:36Le jeu peut être
00:27:37une manière
00:27:38de passer
00:27:40de la passion
00:27:42à du jeu
00:27:43et à une sexualité ludique.
00:27:46Alors,
00:27:47toute la semaine,
00:27:48je vous ai offert
00:27:48ce stimulateur
00:27:49avocat d'eau.
00:27:51Pourquoi avocat d'eau ?
00:27:52Parce que ça ressemble
00:27:53à un avocat.
00:27:54En fait,
00:27:55c'est un womanizer,
00:27:57vous savez,
00:27:57ce fameux stimulateur
00:27:59clitoridien
00:27:59qu'adorent les femmes.
00:28:00Et c'est la marque
00:28:02Passage du Désir
00:28:03qui a le plaisir
00:28:04de vous l'offrir
00:28:04aujourd'hui encore.
00:28:05Donc,
00:28:06si vous voulez gagner
00:28:07ce stimulateur
00:28:08à air pulsé
00:28:09avocat d'eau,
00:28:09il faut envoyer
00:28:11Brigitte par SMS
00:28:12au 7-20-18.
00:28:14Nous retrouvons Estelle.
00:28:15Bonjour Estelle,
00:28:16merci d'être avec nous.
00:28:17Merci,
00:28:18bonjour Brigitte,
00:28:18bonjour Arthur.
00:28:19Bonjour Estelle.
00:28:21Donc,
00:28:21vous êtes une femme libre.
00:28:23C'est du beau.
00:28:25J'aime penser ça,
00:28:26oui.
00:28:28Ben,
00:28:29dites-nous,
00:28:30moi je vous crois,
00:28:31je n'ai pas de problème.
00:28:33Oui,
00:28:33en fait,
00:28:34ce qu'il y a,
00:28:34c'est que quand on a
00:28:35tendance à dire
00:28:35qu'on est une femme libre,
00:28:37je trouve qu'en fait,
00:28:38la réaction,
00:28:39on voit que ça dérange
00:28:40certaines personnes.
00:28:43On a envie de croire
00:28:44que la société,
00:28:44elle a complètement évolué.
00:28:47Mais je trouve que
00:28:47dès qu'une femme,
00:28:48elle assume pleinement
00:28:49ses choix,
00:28:50que ce soit sa vie amoureuse,
00:28:51sa carrière,
00:28:53ou la manière
00:28:54dont elle s'habille,
00:28:57ou principalement
00:28:58de ne pas avoir d'enfant,
00:28:58je trouve qu'elle est
00:28:59beaucoup plus jugée
00:29:00qu'un homme.
00:29:02C'est certainement vrai.
00:29:04C'est certainement vrai.
00:29:05Elle est d'abord et avant tout
00:29:07jugée par les autres femmes.
00:29:09C'est ça.
00:29:10Alors que
00:29:11quand tout ça
00:29:12est dit par un homme,
00:29:13il est vu comme
00:29:14qu'un homme ambitieux.
00:29:16Mais voyez,
00:29:17Estelle,
00:29:18pourquoi elle est surtout
00:29:19jugée par les autres femmes ?
00:29:21Parce que
00:29:21elle dérange.
00:29:23si vous,
00:29:24Estelle,
00:29:24vous réussissez
00:29:25à vous affirmer
00:29:26dans votre liberté,
00:29:27dans vos désirs,
00:29:29et que moi,
00:29:30je n'ai pas réussi,
00:29:31je vais vous envier
00:29:33et comme je ne vais pas
00:29:35être consciente
00:29:35que je vous envie,
00:29:37je vais vous critiquer.
00:29:39Oui,
00:29:39et puis ce sont des femmes
00:29:40qui se sont imposées
00:29:42de suivre un certain nombre
00:29:43de règles
00:29:44qui doivent être
00:29:45en réalité assez désagréables,
00:29:46alors que vous,
00:29:47vous ne les suivez pas.
00:29:48Donc forcément,
00:29:49ça crée aussi
00:29:49une forme de jalousie.
00:29:51Alors je veux bien croire
00:29:52que dans la société
00:29:53aujourd'hui,
00:29:55encore,
00:29:55ce que vous ressentez
00:29:56est peut-être
00:29:58une impression,
00:29:59je ne sais pas
00:29:59si elle est majoritaire,
00:30:00mais en tout cas,
00:30:01elle existe encore.
00:30:01Bon,
00:30:02après,
00:30:02dites-vous qu'il y a
00:30:02d'autres personnes
00:30:03qui peuvent avoir
00:30:04une réaction différente.
00:30:05Vous admirez,
00:30:06par exemple,
00:30:07vos choix ?
00:30:08Moi,
00:30:08exactement.
00:30:08Moi,
00:30:09personnellement,
00:30:10je suis beaucoup plus
00:30:10en admiration
00:30:11devant des femmes libres
00:30:12qu'autre chose.
00:30:13Donc,
00:30:13vous avez toute mon admiration
00:30:15pour ce comportement
00:30:16et cette liberté.
00:30:16C'est formidable.
00:30:18Oui,
00:30:18après,
00:30:19ce qu'il y a,
00:30:19c'est que,
00:30:20en effet,
00:30:21il y a beaucoup de jalousie
00:30:21de la part des autres femmes
00:30:23parce que,
00:30:23surtout quand on dit,
00:30:24voilà,
00:30:24moi,
00:30:24je ne veux pas me marier,
00:30:25je ne veux pas d'enfant,
00:30:27etc.
00:30:27Mais le jugement,
00:30:29on le voit aussi
00:30:30chez les hommes,
00:30:31principalement plus
00:30:31dans le nombre
00:30:32de partenaires
00:30:33qu'on peut avoir
00:30:34ou le fait
00:30:34qu'on dise
00:30:35qu'on est quelqu'un
00:30:35qu'on n'a pas envie
00:30:37de se poser,
00:30:37etc.
00:30:38Là,
00:30:38on voit que les hommes,
00:30:39ils ont aussi
00:30:43une opinion
00:30:43qui est assez tranchée
00:30:45quand on leur dit pas.
00:30:46Vous leur faites peur ?
00:30:47Oui.
00:30:49Vous dérangez,
00:30:50de toute façon,
00:30:50Estelle ?
00:30:51Vous dérangez ?
00:30:52Alors,
00:30:52la question qu'on peut se poser,
00:30:53est-ce qu'un jour,
00:30:55des femmes comme vous
00:30:56ne dérangeront plus ?
00:30:57Moi,
00:30:58je ne sais pas,
00:30:58je n'ai pas la réponse.
00:30:59Moi,
00:31:00je l'espère.
00:31:01Moi aussi.
00:31:02Mais vous voyez,
00:31:03je crois que c'est ça
00:31:04qui est difficile
00:31:05et en plus,
00:31:06on est dans une société
00:31:07actuellement
00:31:08où c'est compliqué
00:31:09de dire quelque chose
00:31:10qui n'est pas
00:31:10dans la bien-pensante.
00:31:13Et moi,
00:31:13je pense que ces hommes
00:31:14qui vous jugent comme ça,
00:31:15je pense qu'il faut
00:31:16en plus de ça
00:31:16des calculs
00:31:18que j'ai du mal
00:31:18à comprendre
00:31:20en réalité.
00:31:20Alors,
00:31:20je vais totalement caricaturer,
00:31:22je ne parle pas forcément
00:31:22de vous,
00:31:23mais imaginons
00:31:24qu'au lieu d'avoir
00:31:25un seul partenaire
00:31:26pour toute la vie,
00:31:27vous allez avoir
00:31:27dix partenaires
00:31:29sur un mois.
00:31:31Je ne comprends pas
00:31:31que ces hommes
00:31:32se disent
00:31:32tiens,
00:31:33si elle en a dix,
00:31:33peut-être que je serai
00:31:34l'un des dix.
00:31:35Donc,
00:31:35il y a une possibilité
00:31:36davantage
00:31:37de passer des moments
00:31:38agréables,
00:31:38de plaisir avec vous
00:31:40plutôt que de se dire
00:31:41qu'il n'y en aura
00:31:42qu'un seul
00:31:42qui sera choisi.
00:31:43Arthur est en train
00:31:44de se positionner,
00:31:44Estelle,
00:31:45je vous préviens.
00:31:48Non,
00:31:48mais je ne comprends pas
00:31:50le raisonnement
00:31:50de ces hommes.
00:31:51Je trouve qu'ils ont
00:31:52un raisonnement
00:31:52tout à fait contre-productif
00:31:53ou alors,
00:31:54effectivement,
00:31:54on en revient
00:31:55à cette situation
00:31:56de grande misère sexuelle
00:31:58où ils se disent
00:31:59qu'ils sont tellement
00:31:59en galère
00:32:00pour avoir
00:32:01ne serait-ce qu'une femme
00:32:02qu'une fois qu'ils l'ont,
00:32:03ils font tout
00:32:04pour la garder
00:32:04et ils sont en angoisse totale
00:32:06que cette femme puisse
00:32:07ensuite aller voir
00:32:07d'autres hommes.
00:32:08Mais là,
00:32:09il y a vraiment
00:32:09une redéfinition
00:32:10de ce que doit être
00:32:11la sexualité
00:32:12et tenir compte,
00:32:13encore une fois,
00:32:14du besoin sexuel masculin
00:32:15de façon à ce qu'il ne soit pas,
00:32:17il ne se traduise pas
00:32:19par une volonté
00:32:20d'appropriation
00:32:21de la femme
00:32:21qui est aujourd'hui
00:32:22la tendance
00:32:24justement
00:32:24du masculinisme.
00:32:27Je suis bien d'accord.
00:32:29Mais vous n'avez pas
00:32:31de problème,
00:32:32j'imagine,
00:32:32quand même
00:32:33avec vos proches.
00:32:34C'est juste
00:32:34des personnes
00:32:37que vous ne connaissez pas
00:32:38qui vous jugent ?
00:32:39Non,
00:32:39ça dépend.
00:32:40Par exemple,
00:32:41quand je dis,
00:32:43quand je parle
00:32:43des hommes
00:32:44qui peuvent juger,
00:32:45typiquement,
00:32:45je sais que j'ai des copines,
00:32:47je ne peux pas
00:32:47aller voir.
00:32:49Ils n'aiment pas trop
00:32:50quand je suis
00:32:52avec leur femme
00:32:54parce qu'ils disent
00:32:55oui,
00:32:55non mais ta copine,
00:32:56là,
00:32:57c'est un peu...
00:32:58Ah oui,
00:32:58vous allez pervertir.
00:33:00Oui,
00:33:00c'est une fille fatine,
00:33:01nanana.
00:33:02Ils parlent de moi
00:33:03vraiment
00:33:04avec un vrai manque
00:33:05de respect
00:33:07parce que
00:33:10je ne suis pas
00:33:12une bonne fréquentation.
00:33:13Non,
00:33:14parce que vous suscitez
00:33:14la réalité,
00:33:15c'est parce qu'effectivement
00:33:16vous suscitez
00:33:16des craintes
00:33:18de leur part.
00:33:19Ils ont peur,
00:33:20c'est de la peur
00:33:20qu'il y a derrière.
00:33:21Donc malheureusement,
00:33:22cette peur est habillée
00:33:23en quelque chose
00:33:25de négatif,
00:33:26c'est une histoire
00:33:26de mauvaise fréquentation,
00:33:28ce qui est absolument horrible.
00:33:30Mais en réalité,
00:33:31en sous-jacent,
00:33:32on a une question
00:33:33de peur
00:33:33et une question
00:33:34d'absence de réflexion
00:33:36sur pourquoi
00:33:37il y a une peur
00:33:38et essayer d'aller
00:33:39redéfinir le concept
00:33:41et essayer de creuser
00:33:43en réalité
00:33:43et de trouver
00:33:44les alternatives
00:33:44à cette situation.
00:33:48Si tout le monde
00:33:49était beaucoup plus à l'aise
00:33:50avec la sexualité,
00:33:52dans ces conditions,
00:33:53on aurait moins
00:33:54de difficultés.
00:33:54Mais là,
00:33:55derrière,
00:33:55ça renvoie vraiment
00:33:57à ce que vous influenciez
00:33:59leur femme
00:33:59à avoir une vie
00:34:00plus libre,
00:34:01donc potentiellement
00:34:02plus heureuse
00:34:03et que derrière,
00:34:04ça entraîne
00:34:04une forme de tromperie
00:34:05ou quelque chose
00:34:06et derrière,
00:34:07peut-être,
00:34:07elles vont le tromper,
00:34:08elles vont le quitter.
00:34:09Enfin,
00:34:09tout ça est très angoissant
00:34:10pour ces hommes.
00:34:12Mais parce que derrière,
00:34:13eux-mêmes se disent
00:34:14ma sexualité
00:34:15ne doit dépendre
00:34:16que de ma femme.
00:34:17Donc,
00:34:17on est de nouveau
00:34:18dans un système
00:34:19qui lie intimement
00:34:21la sexualité de la femme
00:34:22parce que l'homme,
00:34:23visiblement,
00:34:23en dépend
00:34:24et qui n'arrive pas
00:34:25à s'affranchir
00:34:26de ce critère.
00:34:27Il y a une redéfinition
00:34:28assez importante
00:34:29des relations hommes-femmes
00:34:30et de la place
00:34:31de la sexualité
00:34:32dans ces relations.
00:34:33Ce que vous expliquez bien,
00:34:35Arthur Vernon,
00:34:35pour que tout le monde
00:34:36comprenne bien,
00:34:37je pense qu'Estelle
00:34:38a très bien compris,
00:34:39ce n'est pas pour vous
00:34:39que je dis ça,
00:34:40c'est qu'au fond,
00:34:43les femmes libres,
00:34:44sexuellement,
00:34:45ont toujours dérangé
00:34:47parce qu'elles ne garantissent pas
00:34:52que l'enfant
00:34:54qui pourrait symboliquement
00:34:56sortir de leur ventre
00:34:57soit celui de l'homme
00:34:59et c'est toujours
00:35:00la même histoire.
00:35:02Alors vous,
00:35:02vous ne voulez pas d'enfant
00:35:03mais vous avez l'image
00:35:05d'une femme libre
00:35:07donc ça ne va pas.
00:35:08Et de façon plus prosaïque,
00:35:09dans un couple,
00:35:10lorsqu'un couple
00:35:11parfois va s'ouvrir,
00:35:13en réalité,
00:35:13la femme,
00:35:14on l'a dit au début,
00:35:15elle va souvent choisir,
00:35:16elle aura beaucoup plus
00:35:17de facilité
00:35:17à avoir des partenaires
00:35:19alors que l'homme
00:35:20sera peut-être plus
00:35:20en difficulté
00:35:21pour en avoir.
00:35:22Donc là aussi,
00:35:23il y a un déséquilibre
00:35:24et donc l'homme
00:35:25a l'impression
00:35:26qu'il a un intérêt
00:35:27plus important
00:35:27à verrouiller davantage
00:35:29sa partenaire.
00:35:29Mais bien sûr,
00:35:30une femme,
00:35:31n'importe aussi laide soit-elle,
00:35:33elle trouvera toujours
00:35:34quelqu'un pour la baiser.
00:35:35Bien sûr.
00:35:36Non mais,
00:35:37c'est une réalité.
00:35:38Ce n'est pas compliqué
00:35:39mais un homme,
00:35:40ce n'est pas toujours
00:35:41si simple.
00:35:42Mais oui,
00:35:44vivez bien votre liberté,
00:35:45profitez-en bien
00:35:46installée.
00:35:46Et merci de ce témoignage
00:35:48parce que oui,
00:35:49on oublie de le dire
00:35:50mais aujourd'hui encore,
00:35:52vous êtes stigmatisés.
00:35:55On fait une petite pause
00:35:56et on se retrouve
00:35:58dans un instant
00:35:59et on va continuer
00:36:01évidemment
00:36:01à évoquer
00:36:03cette difficulté
00:36:04à se réconcilier
00:36:05entre les hommes
00:36:06et les femmes.
00:36:0714h-16h,
00:36:09Brigitte Laé,
00:36:10Sud Radio.
00:36:11Nous sommes toujours
00:36:12avec Arthur Vernon.
00:36:13Je rappelle que vous êtes
00:36:14le créateur
00:36:15de ce bar à fantasmes
00:36:16parisien,
00:36:17le Suite Paradise
00:36:18qui se trouve
00:36:18rue Marie-Stuart
00:36:19dans le deuxième
00:36:20où vous pouvez
00:36:21en couple
00:36:22aller vous divertir
00:36:25un peu plus
00:36:27que simplement
00:36:27devant un spectacle
00:36:29traditionnel
00:36:30puisque ce sont
00:36:30des spectacles
00:36:31un peu érotiques.
00:36:32Et puis,
00:36:33vous êtes également
00:36:33l'auteur de
00:36:34Réconciliation,
00:36:35Réhabiliter le sexe
00:36:36à l'heure de Post-MeToo.
00:36:38C'est aux éditions
00:36:38de l'Éveil
00:36:39qui est un peu
00:36:39notre sujet aujourd'hui.
00:36:41Les femmes libres,
00:36:43c'est quoi exactement
00:36:44une femme libre
00:36:45et un homme viril,
00:36:47c'est quoi exactement ?
00:36:48Et on va voir
00:36:48ce qu'est une femme libre
00:36:49grâce à vous,
00:36:50Flora.
00:36:51Bonjour.
00:36:52Oui,
00:36:52bonjour Brigitte.
00:36:53Bonjour Arthur Vernon.
00:36:55Bonjour Flora.
00:36:56Alors moi,
00:36:57une femme libre,
00:36:58je dirais qu'elle s'écoute,
00:36:59elle se respecte,
00:37:00elle ne s'oublie pas
00:37:01dans la relation à l'autre.
00:37:04C'est pas ce qu'aurait pu dire
00:37:06une femme
00:37:07au début du 20ème siècle.
00:37:10En tout cas,
00:37:11il y en avait très peu
00:37:11qui auraient pu dire ça.
00:37:13C'est ça.
00:37:14Et en fait,
00:37:15tout ça pour dire
00:37:16que si elle se respecte,
00:37:18elle respectera l'autre aussi.
00:37:20Et voilà.
00:37:21Et par rapport à ça aussi,
00:37:23les femmes aujourd'hui
00:37:24ont quand même
00:37:24plus de liberté
00:37:25qu'avant.
00:37:26Parce que vous disiez,
00:37:27elles ont plus de place,
00:37:28elles prennent cette place aussi,
00:37:30qu'elles ne prenaient pas avant.
00:37:32leur place dans la société,
00:37:34dans le travail,
00:37:34dans la famille.
00:37:35Ce qui est très bien,
00:37:36mais c'est précisément ça
00:37:37qui redéfinit
00:37:39les relations traditionnelles
00:37:40entre les hommes et les femmes
00:37:41parce que leur place évolue
00:37:43et donc forcément,
00:37:44ça a des impacts
00:37:45sur la nature
00:37:46de la relation
00:37:47entre l'homme et la femme.
00:37:47On ne l'entend plus aujourd'hui,
00:37:49mais on l'a entendu
00:37:50il y a une vingtaine d'années
00:37:52où il y avait quelquefois
00:37:53des hommes politiques
00:37:54qui osaient dire
00:37:55il faut remettre la femme
00:37:56au foyer.
00:37:57Alors aujourd'hui,
00:37:57personne n'oserait dire ça,
00:38:00enfin je pense.
00:38:01Mais oui,
00:38:03vous avez acquis
00:38:05cette liberté financière.
00:38:07Et en fait,
00:38:09ce qu'on oublie,
00:38:10c'est que les femmes
00:38:10ont une liberté
00:38:13maintenant d'avoir
00:38:14ou pas des enfants
00:38:14puisque la contraception
00:38:17est largement développée.
00:38:18Elles ont même
00:38:20le droit à l'IVG
00:38:21et en plus,
00:38:23elles ont
00:38:23une autonomie financière.
00:38:25Et tout ça,
00:38:27ça apporte
00:38:27une liberté
00:38:28d'être,
00:38:31éventuellement
00:38:31de vivre seule,
00:38:32d'avoir ou pas
00:38:33des enfants.
00:38:34Il n'y a pas grand-chose
00:38:36qui entrave
00:38:37maintenant
00:38:37les choix féminins.
00:38:40Oui,
00:38:40c'est vrai.
00:38:42C'est vrai.
00:38:44Et alors vous,
00:38:45votre liberté,
00:38:47comment elle se manifeste ?
00:38:50Alors moi,
00:38:53par rapport à des projections,
00:38:55en fait,
00:38:55j'ai une idée en tête,
00:38:57des projections professionnelles,
00:39:00je me forme tout le temps,
00:39:02j'évolue,
00:39:03je rencontre du monde,
00:39:05alors que j'ai mon mari
00:39:07qui est beaucoup plus casanier,
00:39:09renfermé,
00:39:09donc moi je vais au-delà de ça
00:39:10et du coup je fais seule.
00:39:14Voilà.
00:39:15Mais peut-être que c'est pour ça
00:39:16que votre couple fonctionne,
00:39:17enfin j'ai l'impression
00:39:18qu'il fonctionne,
00:39:19c'est-à-dire que vous avez besoin
00:39:21quand même
00:39:21d'un havre de paix
00:39:23et vous avez choisi
00:39:24un mari
00:39:24beaucoup plus calme
00:39:26qui quelque part
00:39:28rééquilibre
00:39:29votre envie
00:39:31de voler partout.
00:39:33Oui,
00:39:34oui,
00:39:34oui,
00:39:35après c'était compliqué
00:39:36parce que
00:39:37j'aimerais bien parfois
00:39:38qu'il m'accompagne,
00:39:42difficile de faire bouger
00:39:43les choses aussi.
00:39:45Oui.
00:39:45Mais il ne vous le reproche pas ?
00:39:47Non,
00:39:48non,
00:39:48du tout,
00:39:49du tout.
00:39:50Je le déstabilise même parfois.
00:39:52C'est bien.
00:39:54Oui.
00:39:54Ça crée de la dynamique.
00:39:56Oui,
00:39:56oui,
00:39:56oui,
00:39:57la surprise aujourd'hui
00:39:58c'est que ma fille
00:40:00m'a parlé l'autre jour,
00:40:01elle m'a dit
00:40:01ah mais
00:40:04vous êtes libre,
00:40:05en parlant de tous les deux
00:40:07qu'on faisait des choses,
00:40:08en commun
00:40:09et chacun d'un autre côté.
00:40:11Je me suis questionnée,
00:40:13je me rendais même pas compte
00:40:15de cette liberté
00:40:17qui est ancrée dans le couple.
00:40:19Oui,
00:40:19que vous vous autorisez
00:40:20tous les deux
00:40:20parce que vos différences
00:40:22sont respectées.
00:40:23C'est ça.
00:40:24Donc,
00:40:25ils respectent
00:40:26votre besoin
00:40:27de liberté
00:40:27de voler partout,
00:40:31respecter son besoin
00:40:31d'être casanier.
00:40:33C'est ça.
00:40:34C'est ça.
00:40:35Et aujourd'hui
00:40:36c'est un peu compliqué
00:40:37parce que les enfants
00:40:38sont grands
00:40:38et du coup
00:40:39j'ai envie de profiter.
00:40:43Donc,
00:40:44c'est difficile
00:40:45de se rejoindre.
00:40:46Oui,
00:40:47mais peut-être
00:40:48que vous pouvez
00:40:49peut-être un petit peu
00:40:50le bousculer
00:40:51dans un domaine
00:40:52qui lui conviendrait
00:40:53parce que
00:40:54et puis le reste
00:40:55vous pouvez aller le faire
00:40:56avec des amis,
00:40:57vous n'êtes pas obligé
00:40:58d'y aller avec lui.
00:40:59C'est clair,
00:40:59c'est ce que je fais.
00:41:00Oui.
00:41:01Et puis s'il y a
00:41:02une crainte,
00:41:03je devine que la base,
00:41:04mais c'est certainement
00:41:04ce que vous mettez
00:41:05en place depuis le début
00:41:06dans votre couple,
00:41:07c'est la communication.
00:41:08Donc,
00:41:09si vous expliquez bien
00:41:10que vous avez de nouveau
00:41:11et je comprends très bien,
00:41:12c'est quelque chose
00:41:12d'assez fréquent.
00:41:13Lorsque les enfants
00:41:14commencent à s'émanciper,
00:41:17on regagne davantage
00:41:18en autonomie,
00:41:19en temps,
00:41:20en liberté
00:41:20et qu'on a envie
00:41:21de l'exploiter.
00:41:22Dans ces conditions,
00:41:23il faut le formuler,
00:41:25essayer d'en discuter,
00:41:26trouver,
00:41:26si jamais il y a des craintes,
00:41:28trouver des solutions
00:41:29pour les apaiser
00:41:30vis-à-vis de l'autre
00:41:32et tout cela se fait
00:41:33dans une forme
00:41:34de négociation,
00:41:35de communication
00:41:35de façon à ce que
00:41:36vous puissiez continuer
00:41:37à vivre l'un et l'autre
00:41:38en étant épanoui à deux.
00:41:40C'est ça.
00:41:41C'est à dire
00:41:42un juste équilibre,
00:41:42tout à fait.
00:41:44Oui,
00:41:45ce qui est important,
00:41:46en fait,
00:41:46c'est que vous soyez
00:41:47toujours l'un et l'autre
00:41:50dans le respect
00:41:51à la fois de vous-même
00:41:53et de l'autre.
00:41:55Exactement.
00:41:56Et que vous ayez confiance
00:41:59après l'heure,
00:41:59le reste,
00:42:00comme dit très justement
00:42:01Arthur,
00:42:01ça se négocie,
00:42:03ça se discute.
00:42:05C'est ça.
00:42:07Les choses bougent.
00:42:08En fait,
00:42:08dans le couple,
00:42:09la liberté aussi,
00:42:10les enfants sont partis,
00:42:14tout est...
00:42:15Au revoir aussi,
00:42:16un petit peu,
00:42:16la paix de chacun.
00:42:17Voilà.
00:42:18Oui,
00:42:19mais ça,
00:42:19c'est quand même
00:42:20quelque chose
00:42:21que vous soulevez,
00:42:22Flora,
00:42:23qui est important.
00:42:23C'est-à-dire que
00:42:24vous avez passé
00:42:25au moins 20 ans
00:42:27à quand même
00:42:28beaucoup vous occuper
00:42:29de vos enfants,
00:42:30j'imagine.
00:42:31C'est ça.
00:42:31Ça a forcément
00:42:32entravé votre liberté.
00:42:34Et là,
00:42:35vous avez tout d'un coup
00:42:36une sorte
00:42:36d'oxygène
00:42:38qui vous enivre
00:42:40et vous avez l'impression
00:42:41qu'il faut tout faire.
00:42:42C'est là aussi
00:42:43où il faut voir
00:42:45comment vous allez
00:42:46négocier
00:42:47ce changement
00:42:48quand même assez brutal
00:42:49dans votre vie.
00:42:51Oui.
00:42:52Oui,
00:42:52c'est vrai.
00:42:53Parce que c'est quelque chose...
00:42:55Parce que parfois,
00:42:56on peut avoir envie
00:42:57de tout envoyer balader
00:42:58et c'est là
00:42:59où il peut y avoir
00:43:00danger.
00:43:02Non,
00:43:03c'est juste profiter
00:43:04de voir les choses
00:43:05autrement
00:43:06et profiter
00:43:06des moindres moments,
00:43:07profiter de la famille
00:43:08autrement,
00:43:09profiter de la nature,
00:43:11profiter...
00:43:11Voilà.
00:43:12S'épanouir
00:43:13sur autre chose.
00:43:14Bien sûr.
00:43:15Non,
00:43:15mais ça,
00:43:15je le comprends
00:43:16tout à fait
00:43:16et c'est bien.
00:43:19C'est bien
00:43:20que vous ayez
00:43:20cet état d'esprit
00:43:21parce que ça montre
00:43:22que vous êtes en vie
00:43:23et que votre élan vital
00:43:24est toujours là.
00:43:26Mais il faut juste
00:43:27faire attention
00:43:27de ne pas croire
00:43:29qu'il faut absolument
00:43:31profiter,
00:43:32profiter,
00:43:32vous l'avez dit
00:43:32au moins trois fois,
00:43:34je crois,
00:43:35de tout,
00:43:36tout de suite.
00:43:36Ça va être
00:43:37une autre manière
00:43:39d'être dans les désirs
00:43:42de vivre
00:43:43mais profiter,
00:43:45profiter,
00:43:46c'est peut-être
00:43:47le signe
00:43:48qu'au fond,
00:43:49il y a eu quand même
00:43:50un peu de frustration
00:43:51et ce qui est normal
00:43:52parce que le plaisir
00:43:53d'être mère
00:43:55entraîne des frustrations
00:43:56parce que tout ce qu'on donne
00:43:58aux enfants,
00:43:59on ne peut pas se le donner
00:44:00à soi-même.
00:44:01c'est clair
00:44:02et puis on avance
00:44:03à l'âge aussi,
00:44:04on voit autour
00:44:05des problèmes de santé,
00:44:07on voit,
00:44:07donc il y a,
00:44:09comment dire,
00:44:10il y a la pendule aussi
00:44:11qui avance
00:44:11et on se dit,
00:44:12voilà,
00:44:12il faut prendre
00:44:13tout ce qu'on nous donne
00:44:14et je suis dans ça
00:44:17aujourd'hui.
00:44:17Oui,
00:44:18mais je crois que c'est
00:44:18l'erreur qu'on fait
00:44:19parfois,
00:44:20c'est que plus on prend
00:44:22de l'âge,
00:44:23plus il faut prendre
00:44:25le temps
00:44:26de se faire plaisir
00:44:27et ne pas être
00:44:28dans le désir
00:44:29de surtout profiter,
00:44:30profiter parce qu'il ne nous reste
00:44:31plus beaucoup de temps.
00:44:32Vous voyez,
00:44:33c'est juste
00:44:33ce petit réajustement
00:44:36qu'il faut faire
00:44:38et c'est vraiment important.
00:44:40Et je pense aussi
00:44:40par rapport à votre couple,
00:44:42surtout si vous avez
00:44:44un mari plutôt casanier,
00:44:46et c'est d'y aller petit à petit
00:44:47parce que si vous créez
00:44:48une deuxième grande rupture
00:44:50après le changement
00:44:51et le départ des enfants,
00:44:52ça va devenir particulièrement
00:44:53violent peut-être
00:44:54pour lui.
00:44:56Donc y aller petit à petit
00:44:57a aussi cet effet
00:44:58de le préserver
00:44:59d'une certaine façon.
00:45:00parce que s'il a peur
00:45:01de vous perdre,
00:45:01il va encore plus
00:45:02être casanier.
00:45:05Il va s'enfermer
00:45:06dans sa grotte.
00:45:09Nous ?
00:45:10Oui,
00:45:11bon,
00:45:11alors je vais y aller
00:45:12doucement.
00:45:12Je crois,
00:45:14on entend votre...
00:45:16Votre énergie,
00:45:17elle est formidable,
00:45:18mais allez-y doucement
00:45:19quand même.
00:45:21C'est clair.
00:45:22Je vous écoute.
00:45:23Je vais...
00:45:24J'y pense.
00:45:26Merci beaucoup Flora,
00:45:28en tout cas,
00:45:28merci de votre bonne humeur.
00:45:29Une petite devinette
00:45:30avant les infos,
00:45:31puis on continue
00:45:32à parler de réconciliation
00:45:34entre les hommes
00:45:34et les femmes
00:45:35après les infos
00:45:36avec Sophia
00:45:37qui va aussi
00:45:38parler des hommes
00:45:40qui bougent.
00:45:41Alors,
00:45:42comment on appelle
00:45:42une prostituée
00:45:43qui essaye
00:45:44de faire un régime ?
00:45:45Arthur Vernon,
00:45:46je vous attends
00:45:47pour la réponse
00:45:48après les infos.
00:45:5014h-16h,
00:45:52Brigitte Laé,
00:45:53Sud Radio.
00:45:54Arthur Vernon
00:45:55est avec nous.
00:45:56Arthur Vernon
00:45:57qui nous encourage
00:45:59toujours
00:46:00à vivre
00:46:01notre sexualité,
00:46:03notre liberté
00:46:04et vous avez
00:46:05notamment
00:46:06créé
00:46:07ce superbe
00:46:08bar à fantasmes
00:46:09parisien,
00:46:10le Suite Paradise
00:46:10et je vous invite,
00:46:12si vous n'y avez
00:46:12encore jamais été,
00:46:14à aller le découvrir
00:46:1512 rues
00:46:16Marie-Stuart
00:46:16dans le deuxième.
00:46:18Il y a des spectacles
00:46:19toujours,
00:46:20vos suities
00:46:21comme vous les appelez
00:46:22qui font des spectacles
00:46:23érotiques
00:46:24et on peut donc
00:46:25y assister
00:46:26voire même
00:46:27participer
00:46:28si on le désire.
00:46:29Et puis,
00:46:30vous êtes également
00:46:30l'auteur de ce livre
00:46:31qui fait un peu
00:46:32notre fil rouge
00:46:33aujourd'hui,
00:46:33Réconciliation,
00:46:35Réhabiliter le sexe
00:46:36à l'heure du poste
00:46:37MeToo,
00:46:37c'est aux éditions
00:46:38de l'éveil
00:46:39dans ce livre.
00:46:40Vous parlez notamment
00:46:41des besoins sexuels
00:46:42des hommes
00:46:43qui sont biologiques,
00:46:46il n'y a rien à dire,
00:46:47c'est comme ça,
00:46:48c'est ni bien ni mal,
00:46:49c'est comme ça
00:46:50et vous expliquez
00:46:51comment,
00:46:52vous donnez d'ailleurs,
00:46:53c'est une forme d'essai
00:46:54mais avec une petite
00:46:57trame romanesque
00:46:59et vous expliquez
00:47:01notamment dans la deuxième
00:47:02partie de votre livre
00:47:03ce que pourrait être
00:47:04une société
00:47:05où la sexualité
00:47:06serait libre,
00:47:07une société idéale
00:47:08en quelque sorte,
00:47:09enfin en tout cas
00:47:10pour vous.
00:47:11Oui,
00:47:12ça peut être un petit peu
00:47:13utopiste mais en tout cas,
00:47:14on rappelle des exemples.
00:47:17Non mais parfois,
00:47:17les gens qui ont dit
00:47:19que le sexe
00:47:19est déjà libre aujourd'hui,
00:47:21on lise
00:47:22toutes les exemples
00:47:23qui montrent
00:47:24qu'en réalité,
00:47:24pas du tout,
00:47:25en réalité,
00:47:27le sexe est attaché
00:47:27à beaucoup d'images
00:47:29sur la société.
00:47:30Beaucoup de valeurs.
00:47:31Beaucoup de valeurs,
00:47:32exactement.
00:47:32De morale.
00:47:33Oui,
00:47:33ne serait-ce que l'amour
00:47:34en numéro un,
00:47:35on dit,
00:47:35il y a quand même
00:47:36une règle aujourd'hui
00:47:37qui reste dominante,
00:47:38c'est d'abord
00:47:38on est amoureux
00:47:39et ensuite
00:47:39on a de la sexualité.
00:47:42Donc il y a plein
00:47:42de règles
00:47:43qui peuvent sauter
00:47:45lorsque l'on imagine
00:47:46une sexualité
00:47:47vraiment libre
00:47:47et donc la deuxième
00:47:48partie du livre
00:47:49donne des exemples
00:47:50de tout ce qu'on peut faire
00:47:51pour promouvoir
00:47:53une sexualité
00:47:53beaucoup plus libre
00:47:54et comment on pourrait
00:47:55vivre de façon
00:47:55plus heureuse,
00:47:57certainement.
00:47:57Voilà,
00:47:58ça s'appelle
00:47:59Réconciliation,
00:47:59c'est aux éditions
00:48:00de l'éveil.
00:48:00Avant de donner
00:48:01la parole à Sophia
00:48:03qui nous a rejoint,
00:48:04j'aimerais bien
00:48:05la réponse
00:48:06à ma devinette
00:48:07comment on appelle
00:48:07une prostituée
00:48:08qui essaye de faire
00:48:09un régime.
00:48:11Je ne sais pas.
00:48:12Elle me fait rire
00:48:13la réponse,
00:48:14vous allez voir.
00:48:14En fait,
00:48:15c'est une grosse pute,
00:48:17forcément,
00:48:17puisqu'elle veut faire
00:48:18un régime,
00:48:19c'est pas gentil.
00:48:21Bonjour Sophia.
00:48:23Bonjour.
00:48:24Bonjour Brigitte,
00:48:25bonjour Arthur.
00:48:26Bonjour Sophia.
00:48:26Merci d'être avec nous
00:48:28Sophia.
00:48:29Vous voulez parler
00:48:30des hommes
00:48:30qui bougent aussi
00:48:32quand même.
00:48:33Oui,
00:48:34dans mes histoires
00:48:34d'amoureuses,
00:48:36je vois quand même
00:48:37une vraie évolution
00:48:38par rapport
00:48:39à ce que vivait
00:48:39nos parents.
00:48:41Alors,
00:48:41je trouve qu'aujourd'hui,
00:48:42les hommes parlent
00:48:43davantage de leurs émotions,
00:48:45ils seuls dire
00:48:45quand ça ne va pas
00:48:46et quand ils doutent
00:48:47ou quand ils ont peur
00:48:49de perdre quelqu'un.
00:48:50Avant,
00:48:50on valorisait beaucoup
00:48:51l'homme fort,
00:48:52le silencieux,
00:48:53presque l'inaccessible.
00:48:55je pense.
00:48:56Oui,
00:48:57vous avez totalement raison.
00:48:59Maintenant,
00:48:59je trouve qu'il y a
00:49:00plus de dialogue
00:49:01dans les couples,
00:49:02plus de volonté
00:49:03de construire
00:49:03quelque chose
00:49:04à deux.
00:49:05Mais,
00:49:06malgré cette évolution,
00:49:08je sens encore
00:49:08que chez certains hommes,
00:49:10vous voyez,
00:49:10c'est un peu,
00:49:12comment je pourrais dire,
00:49:13un peu
00:49:15schizophrène,
00:49:16parce que je vais vous dire
00:49:16l'inverse.
00:49:18Malgré tout ça,
00:49:19je trouve que chez certains hommes,
00:49:20il y a une forme
00:49:21d'inconfort
00:49:21face aux hommes affirmés,
00:49:23face aux femmes affirmées,
00:49:25dans le sens où
00:49:26une femme qui sait
00:49:27ce qu'elle veut,
00:49:28qui réussit professionnellement,
00:49:29qui pose des limites
00:49:30et qui n'a pas besoin
00:49:32d'être sauvée,
00:49:34ça peut faire peur encore.
00:49:36Vous voyez ce que je veux dire ?
00:49:37bien sûr,
00:49:37mais...
00:49:38on sent qu'ils les admirent
00:49:39mais qu'en même temps,
00:49:41ça les déstabilise.
00:49:42Alors,
00:49:42je pense que
00:49:43dans une période de transition,
00:49:45on est dans une période
00:49:46de transition.
00:49:48Vous l'avez très bien dit,
00:49:49c'est une période de transition
00:49:50parce que
00:49:51ces hommes,
00:49:52comme vous d'ailleurs,
00:49:52tout le monde aujourd'hui
00:49:53a vécu dans un environnement
00:49:54culturel
00:49:55qui favorisait cette image-là.
00:49:57Donc,
00:49:57on est en train
00:49:58de rebattre les cartes,
00:50:00c'est quelque chose
00:50:00de totalement différent
00:50:02et c'est pas du tout évident
00:50:04de switcher
00:50:05dans sa tête
00:50:06et de basculer
00:50:07vers quelque chose
00:50:08où il n'y a plus
00:50:09la crainte,
00:50:10parce que Brigitte
00:50:11l'a expliqué
00:50:11en début d'émission,
00:50:12à la base,
00:50:13le fait d'avoir
00:50:14une très bonne situation
00:50:15pour un homme
00:50:17favorisait le fait
00:50:17d'avoir justement
00:50:18une femme à sauver.
00:50:20L'expression que vous avez
00:50:21vous-même utilisée.
00:50:22Mais une fois qu'il y a
00:50:23une forme d'autonomie
00:50:24de la femme
00:50:24dans ces conditions,
00:50:26l'homme ne sait plus
00:50:27comment faire
00:50:28pour séduire.
00:50:29Donc,
00:50:29il faut rechanger
00:50:30les paradigmes,
00:50:31trouver de nouveaux concepts,
00:50:33de nouveaux codes
00:50:33de séduction,
00:50:35respectueux,
00:50:36bienveillants,
00:50:36mais également
00:50:37pour se mettre en avant
00:50:39et donc,
00:50:40tout cela est déstabilisant
00:50:41et donc,
00:50:42je comprends
00:50:42que vous ayez encore
00:50:43autour de vous
00:50:43des hommes qui sont peut-être
00:50:44plein de bonnes volontés
00:50:45mais qui ont encore
00:50:46des difficultés
00:50:47parce qu'il y a de nouveau
00:50:48de la peur
00:50:49qui est sous-jacente
00:50:50par rapport
00:50:50à cette évolution.
00:50:53On est quand même
00:50:54actuellement
00:50:55dans un manque
00:50:56d'images
00:50:57positives masculines.
00:51:00Alors,
00:51:00il y a aussi autre chose
00:51:01qu'il ne faut pas oublier,
00:51:02c'est qu'il y a quand même
00:51:03eu toute une époque
00:51:05de plusieurs siècles,
00:51:06d'ailleurs,
00:51:07où les émotions masculines,
00:51:09il fallait bien
00:51:10qu'elles soient inhibées.
00:51:11Comment vouliez-vous
00:51:12que les hommes
00:51:12aillent à la guerre
00:51:13en ressentant
00:51:14leur peur
00:51:16et leur tristesse
00:51:18de voir
00:51:18leurs camarades
00:51:19tomber
00:51:21sous le feu
00:51:23des armes ?
00:51:24Donc,
00:51:24aujourd'hui,
00:51:25on laisse en effet
00:51:26aux hommes
00:51:26la possibilité
00:51:27de manifester
00:51:28leurs émotions.
00:51:29Ce n'est pas quelque chose
00:51:31qu'ils ont vu
00:51:31chez leur père,
00:51:33ce n'est pas quelque chose
00:51:33qu'ils ont vu
00:51:34chez peut-être
00:51:36leur oncle,
00:51:37leur grand-père,
00:51:38enfin,
00:51:38vous voyez,
00:51:39tout ça est compliqué.
00:51:40Je dirais même
00:51:42que j'ai beaucoup
00:51:43de tendresse
00:51:43pour les hommes
00:51:44qui, tout doucement,
00:51:46évoluent comme ils peuvent
00:51:47et on voit que les hommes
00:51:49qui ont eu la chance
00:51:50d'avoir une mère féministe,
00:51:52mais quand je dis féministe,
00:51:53pas néo-féministe,
00:51:55ces hommes-là,
00:51:56généralement,
00:51:56sont beaucoup plus à l'aise
00:51:58avec leurs émotions
00:51:59et sont assez en confiance
00:52:01d'eux-mêmes
00:52:01parce qu'ils ont eu
00:52:03une mère
00:52:03qui les a aimées
00:52:05et qui les a respectées
00:52:06en tant qu'hommes.
00:52:07Donc,
00:52:08vous voyez,
00:52:08tout ça est compliqué
00:52:10parce qu'on a
00:52:10beaucoup d'hommes
00:52:11qui ont été élevés
00:52:12par des mères seules
00:52:13à moitié déprimées
00:52:16ou alors trop
00:52:18dans l'emprise
00:52:19de leur fils
00:52:20qui était une sorte
00:52:21de trésor
00:52:22qui a remplacé
00:52:24très vite le géniteur.
00:52:25Enfin,
00:52:25vous voyez,
00:52:26il ne faut pas oublier
00:52:27qu'on est aussi
00:52:29énormément construits
00:52:30par nos parents,
00:52:32certes,
00:52:32et par la culture
00:52:33dans laquelle on grandit.
00:52:34Donc,
00:52:34tout ça montre bien
00:52:36que ce n'est pas simple
00:52:37aujourd'hui
00:52:38d'être l'homme
00:52:39qu'il faudrait être.
00:52:41Je ne sais pas
00:52:41ce que vous en pensez
00:52:42à Arthur Bernand.
00:52:42Totalement d'accord.
00:52:44Donc,
00:52:44on a ces deux paramètres,
00:52:45l'expérience personnelle,
00:52:47l'environnement culturel.
00:52:48Ce sont des choses
00:52:49qui ont beaucoup évolué
00:52:50sur les dernières
00:52:51dizaines d'années
00:52:52et donc forcément,
00:52:53il y a une réadaptation.
00:52:54Donc,
00:52:55je pense que c'est quand même
00:52:56positif
00:52:56ce que vous écrivez,
00:52:58c'est-à-dire,
00:52:58vous sentez que vous avez
00:52:59des hommes qui sont
00:53:00en train d'évoluer
00:53:00et évidemment,
00:53:03cette évolution,
00:53:03elle est en phase
00:53:04de transition,
00:53:05vous l'avez dit vous-même,
00:53:05parce que ces éléments,
00:53:08leur parcours personnel,
00:53:09l'évolution culturelle
00:53:10qui font que ce travail,
00:53:11il n'est pas évident.
00:53:12Et c'est déjà bien
00:53:13qu'il l'ait entrepris,
00:53:15mais il faut le poursuivre,
00:53:16le mener à son terme
00:53:17et ça ira certainement mieux
00:53:18dans les années à venir.
00:53:21Oui,
00:53:22mais je pense que
00:53:22dans la bienveillance
00:53:23de chacun.
00:53:24Oui,
00:53:25mais parce que je pense,
00:53:26enfin,
00:53:26il me semble,
00:53:27à vous écouter,
00:53:28Sophia,
00:53:29que vous,
00:53:29vous les aimez les hommes.
00:53:31Oui.
00:53:32Donc,
00:53:32forcément,
00:53:34vous les accueillez
00:53:35à la fois dans leur virilité
00:53:38et dans leur vulnérabilité.
00:53:39Donc,
00:53:40vous n'êtes pas un ennemi
00:53:41pour eux.
00:53:43Tout à fait.
00:53:44Mais je pense que
00:53:45c'est dans les deux sens.
00:53:46Oui,
00:53:47alors qu'en parallèle,
00:53:48aujourd'hui,
00:53:49on a rarement eu,
00:53:50je pense,
00:53:50autant de discours anti-hommes
00:53:52de la part de femmes
00:53:53avec un écho médiatique
00:53:55très important.
00:53:56Donc,
00:53:57c'est vrai que
00:53:57c'est une situation
00:53:58aussi pour les hommes
00:53:59qui n'est pas forcément
00:54:00évidente.
00:54:00Encore une fois,
00:54:01ça ne remet pas du tout
00:54:02en cause de ce que je dis,
00:54:03le fait qu'il y ait eu
00:54:04des abus,
00:54:04des violences
00:54:05et que les auteurs
00:54:07de ces violences
00:54:08doivent être sanctionnés
00:54:09et que c'est évidemment
00:54:09totalement condamnable.
00:54:11Mais il est certain...
00:54:12Mais tous les hommes
00:54:12ne sont pas violents.
00:54:13Voilà.
00:54:14Et par contre,
00:54:15lorsque l'on a
00:54:16certains discours de femmes
00:54:17qui sont anti-hommes,
00:54:18c'est une espèce
00:54:19de globalité
00:54:20et donc qu'ils se sentent
00:54:21également concernés
00:54:22alors même
00:54:23qu'ils ne sont pas
00:54:24justement dans cette violence.
00:54:28Je vous en prie,
00:54:29Sophia.
00:54:29Je crois qu'on a...
00:54:30C'est les aléas,
00:54:32comme on dit,
00:54:32du direct.
00:54:33J'ai l'impression
00:54:34qu'on a perdu Sophia.
00:54:36Merci en tout cas,
00:54:37Sophia,
00:54:37de ce témoignage.
00:54:38Mais moi,
00:54:39je crois réellement,
00:54:41fondamentalement,
00:54:41quand on aime l'autre,
00:54:43c'est-à-dire
00:54:44quand on est une femme
00:54:45et qu'on aime les hommes
00:54:46ou quand on est un homme
00:54:46et qu'on aime les femmes,
00:54:48je pense que
00:54:49la réconciliation
00:54:50est possible.
00:54:51Le problème,
00:54:52c'est qu'il y a
00:54:53notre propre histoire
00:54:54qui fait que parfois,
00:54:55je pense notamment
00:54:56à des femmes
00:54:57qui ont été abusées
00:54:59durant l'enfance,
00:55:00on peut comprendre
00:55:01qu'elles aient
00:55:01la haine de l'homme
00:55:02ou quand un homme
00:55:04a été sous l'emprise
00:55:07d'une mère terrible,
00:55:09on peut comprendre
00:55:10qu'il veuille dominer
00:55:12une femme.
00:55:13Bon,
00:55:14derrière tout homme violent,
00:55:15il y a toujours
00:55:16soit un père violent,
00:55:17soit une mère
00:55:19qui était dans l'emprise
00:55:20et qui a inhibé
00:55:22toute la virilité
00:55:23de son garçon.
00:55:24Donc,
00:55:25il faut aussi
00:55:26essayer de creuser
00:55:27d'où on vient
00:55:28pour se comprendre.
00:55:30Et s'améliorer.
00:55:32Et s'améliorer,
00:55:33absolument.
00:55:33C'est ce qu'on essaye
00:55:34de faire aussi,
00:55:35en tout cas,
00:55:35dans cette émission,
00:55:36grâce à vous aujourd'hui,
00:55:37Arthur Vernon.
00:55:38Allez,
00:55:38on fait une petite pause
00:55:39et nous allons
00:55:42retrouver dans un instant
00:55:44Émilie,
00:55:45je crois,
00:55:45qui sera avec nous.
00:55:51Avec Arthur Vernon,
00:55:53nous évoquons son livre
00:55:54Réconciliation,
00:55:56réhabiliter le sexe
00:55:57à l'heure du poste MeToo
00:55:58aux éditions de l'éveil.
00:56:00Sacré boulot quand même.
00:56:03Vous êtes parti sur un sujet
00:56:05un peu touchy quand même,
00:56:07Arthur Vernon.
00:56:08Qu'est-ce qui vous a donné envie
00:56:10d'écrire ce livre ?
00:56:13Je pense que pour moi,
00:56:15il y avait une vraie révolution
00:56:17au moment de MeToo
00:56:18qui a débuté en 2017.
00:56:20Donc forcément,
00:56:20il y avait la parole des femmes
00:56:21qui devait se libérer.
00:56:22Donc on devait tout à fait
00:56:24légitimement laisser
00:56:25un certain nombre de temps
00:56:26de façon à ce que cette parole
00:56:27puisse se diffuser.
00:56:28Et puis là,
00:56:30en 2025,
00:56:312026,
00:56:32je me suis dit
00:56:32que c'était bien également
00:56:33qu'on puisse avoir
00:56:34une espèce de pendant
00:56:35et qu'on puisse aussi
00:56:36donner une parole masculine
00:56:37puisque le livre,
00:56:39c'est un essai,
00:56:40mais c'est un,
00:56:41comme vous l'avez dit,
00:56:41déguisé sous forme de roman.
00:56:43Donc ce sont des protagonistes
00:56:44masculins qui vont s'exprimer.
00:56:46Donc ça donne une parole
00:56:47davantage à des hommes.
00:56:49Vous pensez que MeToo
00:56:50va trop loin aujourd'hui ?
00:56:54L'après MeToo,
00:56:55il y a des excès
00:56:56qui sont nocifs
00:56:58pour justement
00:57:00la réconciliation
00:57:01entre les hommes et les femmes ?
00:57:02Oui.
00:57:03Je pense que le message
00:57:04dominant de MeToo,
00:57:05il est très bien.
00:57:06C'est-à-dire de dire
00:57:06que les femmes ne veulent plus,
00:57:08et je dirais heureusement,
00:57:09et d'ailleurs la plupart des hommes
00:57:10ne veulent pas non plus
00:57:11de violences sexistes
00:57:12et sexuelles.
00:57:13Donc qu'il y ait un coup d'arrêt,
00:57:14qu'il y ait un coup de projecteur
00:57:15sur ces violences sexistes
00:57:16et sexuelles
00:57:17qui ont souvent été cachées.
00:57:19Et qu'il y ait un coup de projecteur
00:57:20et un coup d'arrêt dessus,
00:57:22je pense qu'en réalité,
00:57:23à peu près tous les hommes,
00:57:24sauf ceux qui en ont commis,
00:57:25sont totalement d'accord
00:57:26sur ce sujet.
00:57:27Donc c'est très bien.
00:57:29Ça redéfinit les relations
00:57:30hommes-femmes
00:57:30de façon plus saine.
00:57:31Donc c'est super.
00:57:33Le problème qu'on peut avoir
00:57:34aujourd'hui,
00:57:35c'est qu'il y a
00:57:36un certain nombre
00:57:37de féministes
00:57:38que je vais qualifier
00:57:39de radicales,
00:57:39donc même pas
00:57:41l'ensemble des néo-féministes,
00:57:42mais vraiment de radicales,
00:57:44qui ont développé
00:57:45un discours anti-hommes
00:57:46sur le sujet
00:57:47qui est vraiment agressif.
00:57:49Et en fait,
00:57:50qui feint d'ignorer
00:57:51qu'il y a un problème
00:57:53également du côté des hommes
00:57:54qui est celui souvent
00:57:57dans le livre,
00:57:58j'utilise l'expression
00:57:59d'insuffisance sexuelle,
00:58:01médiatiquement on dit
00:58:02misère sexuelle,
00:58:03mais il y a une douleur,
00:58:05il y a un problème
00:58:08avec lequel les hommes
00:58:09doivent vivre
00:58:09tout au long de leur vie
00:58:10et on n'en parle
00:58:12absolument jamais.
00:58:13Oui, mais est-ce que
00:58:14c'est entendable
00:58:14pour ces femmes-là
00:58:15la douleur
00:58:17du manque
00:58:18de rapport sexuel ?
00:58:18Moi je l'entends
00:58:19et j'entends les hommes
00:58:20l'exprimer,
00:58:21donc je suis totalement
00:58:22d'accord avec vous
00:58:23et je suis une femme,
00:58:24donc c'est important
00:58:24que de temps en temps
00:58:25les femmes puissent
00:58:27entendre que oui,
00:58:28c'est douloureux
00:58:29pour un homme
00:58:29de ne pas avoir
00:58:30les satisfactions sexuelles
00:58:32dont ils ont besoin
00:58:34tellement
00:58:35la testostérone
00:58:37les envahit
00:58:39etc.
00:58:41Mais est-ce que
00:58:41vous pensez
00:58:42que c'est entendable
00:58:43pour certaines femmes ?
00:58:45En tout cas,
00:58:46si on veut
00:58:48une réconciliation globale,
00:58:50on est obligé
00:58:51d'entendre
00:58:51les réalités.
00:58:53Les deux parties.
00:58:54On a entendu
00:58:55la réalité
00:58:55des femmes
00:58:58et effectivement
00:58:59leurs revendications
00:59:00sont totalement légitimes
00:59:01et au bout d'un moment,
00:59:02si on veut
00:59:03que ça se passe bien,
00:59:04il faut entendre
00:59:04la réalité des hommes.
00:59:05Sinon,
00:59:06ce qui ne justifie pas,
00:59:07ce n'est pas ce que vous dites,
00:59:09c'est ce qui ne justifie pas
00:59:11évidemment
00:59:12les abus sexuels
00:59:13et le viol.
00:59:13Bien sûr,
00:59:14mais au contraire.
00:59:14Non mais moi,
00:59:15je suis très heureux.
00:59:16Non mais je précise
00:59:16parce qu'on pourrait
00:59:17se méprendre
00:59:18sur vos propos.
00:59:19Non et puis moi,
00:59:19je suis très heureux
00:59:20de MeToo,
00:59:20je trouve que c'est très bien.
00:59:21On redéfinit
00:59:22de façon saine
00:59:23les relations hommes-femmes,
00:59:24donc c'est super.
00:59:26Mais je dirais,
00:59:26si on veut trouver
00:59:27une solution globale
00:59:28au problème,
00:59:29on ne peut pas simplement
00:59:30nier les difficultés
00:59:32et le diagnostic
00:59:33qui est fait
00:59:33par certaines féministes
00:59:34qui consiste à dire
00:59:35c'est un problème
00:59:37purement culturel.
00:59:39Les hommes
00:59:39veulent dominer les femmes
00:59:41sans expliquer
00:59:42pourquoi il y aurait
00:59:42une volonté de domination.
00:59:44C'est problématique
00:59:45parce que ça ne permettra pas
00:59:47de trouver une solution
00:59:48de vie commune.
00:59:48Et le meilleur exemple,
00:59:49c'est vraiment que MeToo,
00:59:51c'est une théorie personnelle
00:59:53mais que j'ai vue,
00:59:53qui est documentée également,
00:59:55a provoqué
00:59:56une explosion du masculinisme.
00:59:58Le masculinisme
00:59:59n'est pas une solution
01:00:01aux problématiques MeToo.
01:00:03Mais alors absolument pas.
01:00:05Il y a une détestation
01:00:06de la femme
01:00:07ou il y a une mauvaise
01:00:09image de la femme.
01:00:10Il y a des mauvaises solutions
01:00:12qui sont proposées.
01:00:14Et pourtant,
01:00:15c'est la solution
01:00:16qu'un certain nombre
01:00:17d'hommes ont choisie
01:00:18pour l'instant.
01:00:18Donc ça ne doit pas
01:00:19être la bonne solution.
01:00:20Il doit y avoir
01:00:21quelque chose
01:00:21de bien meilleur
01:00:22en termes de réconciliation
01:00:23que de s'enfermer
01:00:24dans ce masculinisme délétère.
01:00:26Émilie,
01:00:27qu'est-ce que vous pensez
01:00:28des propos d'Arthur Vernon
01:00:29? Bonjour.
01:00:31Bonjour Brigitte
01:00:32et bonjour Arthur.
01:00:33Bonjour Émilie.
01:00:34C'est vrai que le masculinisme,
01:00:36ça me fait de la peine
01:00:36parce que je trouve
01:00:37que c'est la propagation
01:00:38d'un discours de haine.
01:00:40Et voilà,
01:00:41faisons la paix,
01:00:42faisons l'amour.
01:00:44Oui, mais vous avez totalement
01:00:46raison Émilie.
01:00:47Les masculinistes,
01:00:49c'est un discours de haine.
01:00:50Mais c'est un discours de haine
01:00:52qui est provoqué
01:00:53par justement
01:00:54un discours de haine.
01:00:55C'est-à-dire que
01:00:57on a mis un peu
01:00:58tous les hommes
01:00:58dans le même panier.
01:00:59Tous les hommes
01:01:00sont des abuseurs,
01:01:02sont des violeurs.
01:01:03Alors à un moment donné,
01:01:05les hommes intelligents
01:01:06ont bien compris
01:01:07qu'ils n'étaient pas accusés.
01:01:09mais tous les hommes
01:01:10un peu fragiles
01:01:11ont pris ça
01:01:12pour un discours de haine
01:01:15et donc par réaction
01:01:19deviennent aussi
01:01:19dans ce discours-là.
01:01:22Oui, c'est dommage
01:01:23que ce soit interprété comme ça
01:01:24et que ça ait cette conséquence.
01:01:27C'est exactement ça.
01:01:30Quelqu'un qui est agresseur,
01:01:32qui entend un discours
01:01:34contre les agresseurs,
01:01:35bon ben voilà,
01:01:35il comprend ce que lui a fait.
01:01:37Mais quelqu'un qui est
01:01:37dans une situation...
01:01:38Et ça n'empêchera pas
01:01:38de continuer, malheureusement.
01:01:39Alors, on espère que non,
01:01:41mais peut-être que non,
01:01:42malheureusement.
01:01:42Mais quelqu'un qui est
01:01:43dans un état de souffrance
01:01:44et qui entend qu'en plus de ça,
01:01:45il est potentiellement
01:01:46un agresseur,
01:01:47honnêtement,
01:01:47c'est difficile à entendre.
01:01:48C'est vraiment difficile
01:01:49à entendre
01:01:50et ça crée justement
01:01:51des espèces de contre-réactions
01:01:53qui sont elles-mêmes,
01:01:54qui ont des effets négatifs.
01:01:57Donc il faut essayer
01:01:58à harmoniser tout ça.
01:02:00Et là, j'ai un discours,
01:02:01on a l'impression
01:02:01que c'est terrible,
01:02:02mais en réalité,
01:02:03on peut avoir un discours
01:02:03beaucoup plus ouvert
01:02:04et quelque chose
01:02:05qui fait que ça va fonctionner.
01:02:07Je suis très optimiste.
01:02:08Quand je propose réconciliation,
01:02:10je pense qu'il y a vraiment
01:02:11une possibilité
01:02:12que ça se passe bien.
01:02:12Bien sûr,
01:02:13mais un peu utopiste quand même.
01:02:14Quand on vous lit
01:02:15Arthur Vernot,
01:02:16moi, ça m'a fait sourire,
01:02:17bien sûr,
01:02:18mais c'est assez...
01:02:21Par exemple,
01:02:22Émilie,
01:02:23vous avez déjà rencontré
01:02:24un homme
01:02:25que vous avez trouvé
01:02:26trop macho,
01:02:28j'imagine ça ?
01:02:32Il se trouve que les hommes
01:02:33trop machos,
01:02:35voire masculinistes,
01:02:36je les vois surtout
01:02:36sur les écrans
01:02:37et dans la réalité,
01:02:39on peut dire que,
01:02:40heureusement,
01:02:41je n'en ai pas croisé.
01:02:44Voilà,
01:02:45donc tant mieux.
01:02:46Heureusement,
01:02:47si c'est juste un discours
01:02:47qui circule virtuellement.
01:02:50On en est quand même
01:02:51maintenant,
01:02:53je crois que c'est 30%,
01:02:54vous disiez,
01:02:5430% des hommes
01:02:56en France,
01:02:57en tout cas,
01:02:58seraient en train
01:02:59de se rallier
01:03:00à ce courant masculiniste
01:03:01qui est quand même...
01:03:03Enfin,
01:03:03ce n'est pas anodin.
01:03:06Oui,
01:03:07c'est dommage.
01:03:07C'est surtout
01:03:08chez les jeunes.
01:03:09Surtout chez les jeunes.
01:03:11Voilà,
01:03:12justement,
01:03:13j'allais dire,
01:03:13dans les cercles
01:03:13que je fréquente,
01:03:15ça va,
01:03:15ce sont plutôt
01:03:16des personnes
01:03:16qui ont les respectueuses
01:03:19et oui,
01:03:20je ne suis pas tellement
01:03:20en contact
01:03:21avec des jeunes.
01:03:23Voilà,
01:03:24mais bon,
01:03:24les jeunes d'aujourd'hui
01:03:25sont les adultes
01:03:26de demain.
01:03:27Oui,
01:03:28là,
01:03:28on parle surtout
01:03:29de la génération Z,
01:03:30bien sûr.
01:03:31Vous rencontrez peut-être
01:03:33des hommes
01:03:33qui ont plutôt
01:03:33une quarantaine d'années ?
01:03:35Oui,
01:03:36ou plus,
01:03:36oui.
01:03:37Oui.
01:03:38Oui,
01:03:38donc là,
01:03:39ce discours-là
01:03:39a moins infusé
01:03:40chez eux
01:03:41parce qu'ils avaient
01:03:41déjà une construction.
01:03:44Le discours,
01:03:45la difficulté,
01:03:46d'ailleurs,
01:03:46la construction
01:03:47chez les hommes jeunes,
01:03:48elle est beaucoup
01:03:48plus difficile.
01:03:49C'est d'ailleurs
01:03:49pour ça que
01:03:50c'est chez les jeunes
01:03:52qu'on a davantage
01:03:53de masculinistes.
01:03:54Oui,
01:03:55et puis il y a
01:03:55ces réseaux sociaux
01:03:58qui sont un peu
01:04:00le endroit
01:04:00où se construisent
01:04:01le plus
01:04:02la jeune génération.
01:04:04C'est la caisse
01:04:05de résonance.
01:04:06Et puis on peut
01:04:07déverser sa haine
01:04:09autant qu'on veut,
01:04:10ce qui la renforce
01:04:11évidemment,
01:04:11parce que c'est...
01:04:12Et puis on se sent
01:04:14solidaires,
01:04:15on est plusieurs,
01:04:16donc on se donne
01:04:17bonne conscience
01:04:17et ça continue.
01:04:18Et c'est une sorte
01:04:19d'effet boule de neige
01:04:20qui est un peu inquiétante
01:04:22en effet, bien sûr.
01:04:24Et c'est pareil
01:04:24de l'autre côté
01:04:26des féministes.
01:04:27Oui, parce que
01:04:27les personnes
01:04:28qui se sentent
01:04:29un peu dubitatives
01:04:31ou en état de mal-être
01:04:32vont lire des témoignages
01:04:33auxquels elles n'auraient
01:04:34pas forcément adhéré
01:04:35et grâce aux réseaux sociaux
01:04:36on se dit
01:04:36ah bah tiens,
01:04:37en fait ça me correspond
01:04:38et subitement
01:04:39c'est comme cela
01:04:39qu'on adhère à des thèses
01:04:41à laquelle on n'était
01:04:42pas forcément sensible
01:04:43au départ.
01:04:44Donc oui,
01:04:44les réseaux sociaux
01:04:45ont un rôle très important
01:04:47à jouer
01:04:47dans le développement
01:04:49des extrêmes.
01:04:50Qu'est-ce que vous avez
01:04:51envie d'ajouter,
01:04:52Émilie ?
01:04:55Je dirais
01:04:55pas besoin d'être macho
01:04:58voire masculiniste.
01:04:59Pour moi,
01:05:00un homme viril
01:05:01c'est plutôt
01:05:02un homme musclé
01:05:03avec des poils
01:05:04idéalement
01:05:05avec une moto
01:05:06et une voix grave.
01:05:08Et c'est drôle
01:05:10donc j'ai fait récenter
01:05:10quelques personnes
01:05:11comme ça
01:05:12quelques hommes
01:05:13que je trouvais virils
01:05:14et c'était intéressant
01:05:15de constater
01:05:16qu'à l'extérieur
01:05:16donc ils étaient virils
01:05:17comme ça
01:05:18et très hommes
01:05:19et à l'intérieur
01:05:20ils avaient un cœur tendre
01:05:22et s'intéressent.
01:05:24D'accord.
01:05:25Donc,
01:05:26mais en fait
01:05:29c'est pas parce qu'on
01:05:30fait de la moto
01:05:31qu'on est...
01:05:33On peut être
01:05:34très très...
01:05:35Une grande brute.
01:05:36On n'est pas forcément
01:05:37une grande brute.
01:05:38Non, c'est vrai
01:05:39mais la moto
01:05:40ça donne une image
01:05:41de virilité
01:05:42je trouve
01:05:42de liberté
01:05:44de mec
01:05:45de...
01:05:46ça me plaît.
01:05:47Mais après ça
01:05:48c'est de la fantasmatique
01:05:49d'une certaine façon.
01:05:51Et c'est le fantasme
01:05:52qui nourrit le désir
01:05:54donc...
01:05:57Vous rêveriez
01:05:57de faire l'amour
01:05:58sur une moto ?
01:06:01Non,
01:06:01ça ne m'a jamais
01:06:02traversé l'esprit
01:06:03parce que ça
01:06:04n'a pas l'air
01:06:04confortable
01:06:05mais avec un motard
01:06:06oui.
01:06:07D'accord,
01:06:08d'accord.
01:06:09Oui,
01:06:09mais pas sur la moto.
01:06:10Non mais c'est un fantasme
01:06:12et un fantasme
01:06:12c'est pas fait
01:06:13pour forcément
01:06:14se réaliser.
01:06:16Ouais,
01:06:17non,
01:06:17je ne sais pas.
01:06:17Je n'ai jamais pensé
01:06:18et maintenant que vous le dites
01:06:19non,
01:06:20ça ne m'attire pas spécialement.
01:06:21C'est plus le motard
01:06:22qui m'attire.
01:06:24En plus,
01:06:24souvent,
01:06:25ils sont un peu vieux
01:06:26donc ça me va bien.
01:06:28Ah,
01:06:28les moteurs seraient
01:06:29un peu vieux.
01:06:30Où est-ce que vous avez vu ça ?
01:06:31c'est plutôt
01:06:33des quinquagénaires
01:06:33et sexagénaires,
01:06:34oui.
01:06:35Je n'aurais pas imaginé
01:06:37qu'on ne voit pas
01:06:38sous leur casque
01:06:38donc de toute façon
01:06:39il faut peut-être
01:06:40qu'ils gardent leur casque
01:06:40à ce moment-là.
01:06:43En plus,
01:06:44à moi ça me plaît
01:06:44ils peuvent l'enlever.
01:06:46Bon,
01:06:47écoutez,
01:06:48merci Émilie
01:06:49de cette petite parenthèse
01:06:52et on va se retrouver
01:06:53dans un instant
01:06:54avec le sexo-conseil
01:06:56où on va aborder
01:06:56une pratique
01:06:57qui de temps en temps
01:06:59il est bien
01:06:59de faire un petit récapitulatif
01:07:01on va parler de sodomie
01:07:03et puis on nous accueilleront
01:07:04aussi Elisabeth Horovitch
01:07:06dans un instant
01:07:06et on va parler
01:07:07de généalogie
01:07:08ça aussi ça explique
01:07:10beaucoup de choses
01:07:10dans nos comportements
01:07:11amoureux et sexuels.
01:07:14Brigitte Laé
01:07:15Sud Radio
01:07:15le sexo-conseil
01:07:17Alors la sodomie
01:07:19c'est une pratique
01:07:20qui a été très démocratisée
01:07:21grâce à la pornographie
01:07:23cela dit
01:07:24ça reste encore
01:07:25une pratique
01:07:25assez taboue
01:07:27et pas si pratiquée
01:07:29que ça
01:07:30contrairement
01:07:30à ce que vous pourriez croire
01:07:31puisque dans tous
01:07:32les films porno
01:07:32pratiquement
01:07:33on voit une sodomie
01:07:34et ce qui est ennuyeux
01:07:35c'est qu'on a l'impression
01:07:37que ça passe tout seul
01:07:38et je trouve
01:07:39que de temps en temps
01:07:40c'est bien
01:07:40de faire un petit rappel
01:07:42un petit récapitulatif
01:07:45c'est toujours
01:07:46de toute façon
01:07:46une pénétration
01:07:47plus complexe
01:07:48et plus compliquée
01:07:49qu'une pénétration vaginale
01:07:50tout simplement
01:07:51parce qu'elle n'est pas
01:07:54fondamentalement naturelle
01:07:55ce qui ne veut pas dire
01:07:56qu'elle est contre nature
01:07:57et je vous vois sourire
01:07:59Arthur Vernon
01:08:00c'est une nuance importante
01:08:02Bien sûr
01:08:02puisque c'est ce qui a été reproché
01:08:04notamment à la communauté gay
01:08:05d'avoir une pratique
01:08:07contre nature
01:08:07et donc cette expression
01:08:08contre nature
01:08:09légitimait une forme
01:08:10de condamnation
01:08:11parfois même
01:08:12une condamnation légale
01:08:13et dans certains pays
01:08:14il y a encore des condamnations
01:08:15pour cette pratique
01:08:16contre nature
01:08:17Exactement
01:08:18Voilà
01:08:19si on prend du plaisir
01:08:20ce n'est pas contre nature
01:08:21puisque le plaisir est naturel
01:08:23Voilà
01:08:24cela dit
01:08:25il faut que le
01:08:26ou la partenaire
01:08:27qui va être pénétré
01:08:28soit relaxé
01:08:30pour laisser le sphincter anal
01:08:32se détendre
01:08:32et c'est pour ça
01:08:33que lorsqu'on n'a pas envie
01:08:34il ne faut pas pratiquer
01:08:36ce genre de pratique
01:08:38parce que
01:08:38il faut se détendre
01:08:41à l'intérieur
01:08:42de son corps
01:08:43parce que
01:08:46le rectum
01:08:47possède un sphincter
01:08:48particulièrement puissant
01:08:50qui lui
01:08:50va se relâcher
01:08:51au moment des selles
01:08:52mais enfin
01:08:52il faut bien toujours
01:08:53se rappeler
01:08:53que les selles
01:08:54elles sortent
01:08:55et c'est pour ça
01:08:56que le sphincter
01:08:56se relâche
01:08:57tandis que là
01:08:57on veut rentrer
01:08:59on veut rentrer
01:09:00quelque chose
01:09:01et donc forcément
01:09:02si on n'est pas relâché
01:09:03le sphincter
01:09:05va au contraire
01:09:06même se refermer
01:09:08c'est pour ça que parfois
01:09:10de bien comprendre
01:09:12comment fonctionne
01:09:13notre corps
01:09:13on peut l'expérimenter
01:09:15avec un doigt
01:09:16ou un plug
01:09:17je rappelle
01:09:17qu'on n'utilise pas
01:09:18n'importe quel objet
01:09:19parce qu'il peut être
01:09:21aspiré
01:09:22par le rectum
01:09:23justement
01:09:24et après
01:09:24on se retrouve
01:09:25aux urgences
01:09:25et il y a
01:09:26tout le temps
01:09:27des gens
01:09:27qui viennent aux urgences
01:09:29ils ne sont pas faits exprès
01:09:30mais ils se sont assis
01:09:32sur je ne sais quoi
01:09:33n'est-ce pas
01:09:35ça donne un très bon livre
01:09:36de Stéphane Rose
01:09:37sur justement
01:09:38toutes les mésaventures
01:09:39que les urgentistes
01:09:40ont pu découvrir
01:09:42en termes de sexualité
01:09:43c'est incroyable
01:09:45d'ailleurs je me souviens
01:09:46je lui avais posé la question
01:09:47mais est-ce que vous en avez inventé
01:09:49et il m'avait répondu
01:09:50non
01:09:50c'était pas la peine
01:09:51à tel point
01:09:52voilà
01:09:52bon bref
01:09:53en tout cas
01:09:54voilà pourquoi
01:09:55il ne faut pas forcer le passage
01:09:56sinon on peut endommager
01:09:58la partie concernée
01:09:59et donc l'utilisation
01:10:00très souvent
01:10:01d'un lubrifiant
01:10:02est nécessaire
01:10:03et puis
01:10:04la personne
01:10:05qui va être pénétrée
01:10:07doit plutôt pousser
01:10:08au lieu
01:10:09de se retenir
01:10:11bien sûr
01:10:12et les premiers
01:10:13va-et-vient
01:10:14doivent être doux
01:10:15ensuite
01:10:16une fois que tout ça
01:10:18est détendu
01:10:18on peut avoir
01:10:19un coït
01:10:21plus fort
01:10:22et avec
01:10:23un tempo
01:10:25plus agité
01:10:27etc
01:10:27etc
01:10:28etc
01:10:28oui et bien
01:10:29peut-être
01:10:29pour favoriser
01:10:30le relâchement
01:10:31dont vous parliez
01:10:32au début
01:10:32ne pas commencer
01:10:33peut-être la relation
01:10:34sexuelle
01:10:34justement
01:10:35par la sodomie
01:10:36qu'il y ait peut-être
01:10:37d'autres
01:10:37on appelle ça
01:10:38préliminaire
01:10:39ou autre
01:10:39ou même déjà
01:10:40une pénétration
01:10:42vaginale
01:10:42enfin
01:10:42que l'état
01:10:44d'excitation sexuelle
01:10:45soit déjà là
01:10:46pour favoriser
01:10:47ce relâchement
01:10:48et donc passer
01:10:48dans un deuxième temps
01:10:49justement
01:10:50à la sodomie
01:10:51voilà
01:10:52c'était important
01:10:53de temps en temps
01:10:53de rappeler des choses
01:10:55qui ne sont pas tellement
01:10:57souvent expliquées
01:10:58et c'est aussi
01:10:59le but de cette émission
01:11:00on se dit tout
01:11:01il vous reste encore
01:11:03quelques petites minutes
01:11:04pour peut-être
01:11:05gagner ce
01:11:08cet avocat d'eau
01:11:10ce stimulateur
01:11:11à air pulsé
01:11:11de la marque
01:11:12Passage du Désir
01:11:14vous le savez
01:11:14vous envoyez un sms
01:11:16à Brigitte
01:11:16au 728
01:11:17et l'un d'entre vous
01:11:18sera tiré au sort
01:11:19Arthur Vernon
01:11:20on a parlé tout à l'heure
01:11:22avant l'émission
01:11:23de ce livre
01:11:23mon coeur
01:11:25généalogique
01:11:26et j'ai compris
01:11:27que ça vous intéressait
01:11:28aussi
01:11:28cette manière
01:11:31de mieux comprendre
01:11:32notre histoire familiale
01:11:33et qui influence
01:11:34notre vie
01:11:36sentimentale
01:11:37et sexuelle
01:11:37ça c'est le sous-titre
01:11:38du titre
01:11:39de Elisabeth Orovich
01:11:41qui nous a rejoint
01:11:41bonjour
01:11:42merci d'être avec nous
01:11:43mon coeur
01:11:45généalogique
01:11:46et dans ce livre
01:11:47vous abordez
01:11:48beaucoup de questions
01:11:49et en fait
01:11:50le fil rouge
01:11:51de ce livre
01:11:52c'est que
01:11:53on va tomber
01:11:54amoureux
01:11:55de quelqu'un
01:11:55qui nous rappelle
01:11:56quelqu'un
01:11:56de notre famille
01:11:57oui c'est ça
01:11:59on va tomber
01:12:00amoureux
01:12:00de quelqu'un
01:12:01qui ressemble
01:12:02à certains membres
01:12:03de notre parenté
01:12:04alors ça peut être
01:12:06le prénom
01:12:07ça peut être
01:12:08le nom de famille
01:12:10ça peut être aussi
01:12:11le physique
01:12:13tout simplement
01:12:14c'est à dire
01:12:14quelqu'un
01:12:15qui va nous rappeler
01:12:15notre père
01:12:16notre mère
01:12:17nos grands-parents
01:12:18nos oncles et tantes
01:12:19notre cousinage
01:12:20mais ça peut être
01:12:22aussi son métier
01:12:23ça peut être
01:12:24le lieu de résidence
01:12:26donc il y a
01:12:27sa date de naissance
01:12:29aussi
01:12:29qui va faire écho
01:12:30enfin tous ces éléments
01:12:31pris un par un
01:12:33donc vont faire écho
01:12:35à notre
01:12:35notre famille
01:12:36d'origine
01:12:37vous prenez
01:12:38d'ailleurs
01:12:38des exemples
01:12:40de personnalités
01:12:40connues
01:12:41dans ce livre
01:12:42vous abordez
01:12:43un peu
01:12:43tous les sujets
01:12:45et c'est vraiment
01:12:47c'est vraiment important
01:12:48parce qu'on a
01:12:49un peu trop tendance
01:12:50à croire
01:12:50qu'on va tomber
01:12:51amoureux de quelqu'un
01:12:52si on est une femme
01:12:53qui ressemble à notre père
01:12:54ou l'inverse
01:12:56en fait c'est beaucoup
01:12:57plus complexe que ça
01:12:58et c'est vrai
01:12:59que c'est ça
01:13:00qu'il faut comprendre
01:13:02oui oui tout à fait
01:13:03il n'y a pas que nos parents
01:13:04il peut y avoir aussi
01:13:05nos beaux-parents
01:13:06si c'est pas notre père
01:13:07qui nous a éduqués
01:13:08il peut y avoir donc
01:13:09les cousins
01:13:10et cousines germaines
01:13:12des personnes
01:13:13qui ressemblent
01:13:13à nos frères et soeurs
01:13:14aussi
01:13:15et puis le lieu
01:13:16de résidence
01:13:17voilà
01:13:18le métier
01:13:20et aussi
01:13:21les arbres
01:13:22sont en miroir
01:13:23aussi
01:13:23c'est-à-dire que
01:13:24quand on rencontre
01:13:25quelqu'un
01:13:25il y a un échange
01:13:26d'informations
01:13:27bien sûr
01:13:27qui est plus ou moins
01:13:28inconscient
01:13:29mais la généalogie
01:13:31de la personne
01:13:31qu'on a en face
01:13:32va aussi faire écho
01:13:33à la nôtre
01:13:33et peut la compenser
01:13:35au travers
01:13:35donc des mêmes prénoms
01:13:37des dates aussi
01:13:38date de naissance
01:13:39date de mariage
01:13:41parfois date de décès
01:13:42les configurations
01:13:44fraternelles
01:13:44donc il y a énormément
01:13:45d'éléments en fait
01:13:46c'est pas une simple
01:13:47attirance
01:13:48envers quelqu'un
01:13:49qui ressemblerait
01:13:50un petit peu
01:13:50à notre famille
01:13:50non il y a beaucoup
01:13:51de points
01:13:52justement à analyser
01:13:54alors c'est toujours
01:13:55pareil
01:13:56si tout va bien
01:13:57pourquoi se poser
01:13:58ces questions
01:13:58vous êtes d'accord
01:13:59avec ça
01:14:00j'imagine
01:14:01Elisabeth Orovitch
01:14:02si tout va bien
01:14:04pourquoi se poser
01:14:04ces questions
01:14:04c'est quand il y a
01:14:07souffrance
01:14:07ou quand il y a
01:14:08l'impression
01:14:08qu'on est dans une relation
01:14:09qu'il y a quelque chose
01:14:10qui ne nous convient pas
01:14:11qu'il faut peut-être
01:14:11aller chercher
01:14:12qu'est-ce qu'on y a été
01:14:13chercher justement
01:14:14oui et c'est souvent
01:14:16les conflits peuvent survenir
01:14:18quand on va se marier
01:14:19avec une personne
01:14:20qui présente trop
01:14:21de caractère commun
01:14:22avec notre famille d'origine
01:14:23parce que
01:14:24tant qu'on réalise
01:14:26le fantasme en fait
01:14:27par exemple
01:14:27de faire l'amour
01:14:28avec quelqu'un
01:14:28qui ressemble
01:14:29avec nos frères et sœurs
01:14:31oncle et tante
01:14:32parents etc
01:14:33parce qu'on va rechercher
01:14:34si on a choisi
01:14:35par exemple
01:14:36comme compagnon
01:14:37quelqu'un qui ressemble
01:14:38beaucoup à notre grand frère
01:14:39parce qu'on était
01:14:40en admiration
01:14:40de notre grand frère
01:14:41tout va bien
01:14:43sauf que si on veut
01:14:43se marier
01:14:44et avoir des enfants
01:14:44peut-être que ça ne viendra pas
01:14:45parce que c'est notre frère
01:14:46enfin consciemment
01:14:47oui parce que c'est une extension
01:14:49effectivement
01:14:49des personnalités
01:14:51qui étaient déjà présentes
01:14:52dans notre milieu d'origine
01:14:53donc en fait
01:14:54le fait de vivre
01:14:56une relation librement
01:14:57ça n'a pas trop d'impact
01:14:59à condition même
01:15:00qu'on ait conscience
01:15:01de tous ces points communs
01:15:02mais les difficultés
01:15:04parfois surviennent
01:15:06lorsqu'il y a fixation
01:15:07par mariage
01:15:08c'est-à-dire que là
01:15:09il y a vraiment
01:15:10un retour vers les origines
01:15:12qui va être acté
01:15:13et c'est là
01:15:14où les conflits
01:15:14justement
01:15:15peuvent survenir
01:15:16alors que jusqu'à présent
01:15:17on s'entendait
01:15:17relativement bien
01:15:19et pourquoi
01:15:20les conflits surviennent ?
01:15:22et bien parce qu'on va
01:15:22justement
01:15:23être à nouveau
01:15:25face aux figures parentales
01:15:26et on sait
01:15:27que les figures parentales
01:15:28ne sont pas
01:15:29de manière
01:15:31inconditionnellement
01:15:31favorables
01:15:32à l'existence
01:15:32c'est-à-dire qu'il y a
01:15:33bien sûr
01:15:34des sentiments
01:15:34oui les blessures
01:15:35d'enfance
01:15:35vont ressurgir
01:15:36il y a des manques
01:15:37parfois les parents
01:15:39n'ont pas été aimants
01:15:41parfois le père
01:15:42n'est pas là
01:15:43est absent
01:15:44le divorce des parents
01:15:45donc il y a des carences
01:15:46émotionnelles
01:15:47affectives
01:15:48et en fait
01:15:49on va se retrouver
01:15:51tôt ou tard
01:15:51en fixant par mariage
01:15:53face
01:15:54à des
01:15:55des pans cachés
01:15:56de l'histoire
01:15:57familiale
01:15:58d'origine
01:15:59ça peut être aussi
01:16:00des secrets de famille
01:16:01mais ça peut être
01:16:01des séparations
01:16:02ça peut être des manques
01:16:04ça peut être des aspects
01:16:05de notre famille
01:16:06d'origine
01:16:06dont on n'avait pas
01:16:07conscience à l'époque
01:16:08et qui vont se rejouer
01:16:10donc une fois qu'on a fixé
01:16:11justement ces relations
01:16:13il y a une chose
01:16:14que je trouve aussi
01:16:14très intéressante
01:16:15vous parlez de l'orientation
01:16:16sexuelle
01:16:17et notamment
01:16:18vous citez l'exemple
01:16:19d'un homme
01:16:19qui est attiré
01:16:20par un autre homme
01:16:21parce qu'il avait
01:16:21un père très mou
01:16:23je remarque aussi
01:16:25que par exemple
01:16:25dans les hommes
01:16:25qui ont subi
01:16:26des abus sexuels
01:16:27il peut y avoir
01:16:28des orientations
01:16:29homosexuelles
01:16:30donc on voit bien aussi
01:16:30comment dans l'orientation
01:16:32sexuelle
01:16:33et ça ça peut vous intéresser
01:16:34Arthur Vernon
01:16:34c'est
01:16:36c'est
01:16:37enfin il y a quelque chose
01:16:38à comprendre
01:16:39d'avant quoi
01:16:41alors l'attirance
01:16:42pour le même sexe
01:16:44que soi
01:16:44effectivement
01:16:45c'est tout à fait
01:16:46en lien avec
01:16:46l'histoire familiale
01:16:47j'en donne d'ailleurs
01:16:48des exemples
01:16:49dans l'ouvrage
01:16:50j'ai cité les cas
01:16:52de Jodie Foster
01:16:53par exemple
01:16:54qui se déclare
01:16:55homosexuelle
01:16:55mais elle
01:16:56sa grand-mère
01:16:57en fait avait accouché
01:16:58de sa maman
01:16:59mais on l'a tout de suite
01:17:00séparée de l'enfant
01:17:01on l'a privée
01:17:02de sa fille
01:17:03donc la recherche
01:17:04c'est la recherche
01:17:05de la grand-mère
01:17:06de la figure féminine
01:17:08pareil pour
01:17:10Marguerite Yursenner
01:17:11sa maman est décédée
01:17:13à la naissance
01:17:14donc par la suite
01:17:15elle s'est déclarée
01:17:16homosexuelle
01:17:16et on voit bien
01:17:17que c'est la recherche
01:17:19de la personne
01:17:21qui nous a manqué
01:17:22donc ça peut être
01:17:22la mère
01:17:23ça peut être
01:17:23la grand-mère
01:17:24ça peut être
01:17:25le père
01:17:26bien sûr
01:17:27voilà
01:17:28en fait
01:17:30on recherche
01:17:31c'est pas forcément
01:17:32pour rechercher
01:17:33quelqu'un de même sexe
01:17:34mais c'est parce que
01:17:35cette personne
01:17:35de même sexe
01:17:36n'a pas été présente
01:17:37on en a été séparée
01:17:39prématurément
01:17:39et c'est ça
01:17:40qui est recherché
01:17:41on s'est réparé
01:17:41un manque
01:17:42qui a été
01:17:43douloureux
01:17:43évidemment
01:17:44on continue avec vous
01:17:46et avec Arthur Vernon
01:17:47Elisabeth Ourovitch
01:17:49et on parle de généalogie
01:17:50n'hésitez pas
01:17:52Arthur Vernon
01:17:52si vous avez des questions
01:17:53à poser à Elisabeth
01:17:54profitez de sa présence
01:17:55on se retrouve dans un instant
01:17:5814h-16h
01:17:59on est toujours avec
01:18:02Arthur Vernon
01:18:03qui nous propose
01:18:04de nous réconcilier
01:18:06tiens justement
01:18:07réconcilier les hommes
01:18:08et les femmes
01:18:09Elisabeth Ourovitch
01:18:10ça passe aussi
01:18:11par une compréhension
01:18:12de sa généalogie
01:18:14non ?
01:18:15de son histoire familiale
01:18:17oui tout à fait
01:18:17il va être difficile
01:18:18de s'entendre
01:18:19avec le sexe opposé
01:18:20si déjà
01:18:21les trois couples
01:18:21qui nous ont précédés
01:18:23celui de nos parents
01:18:24et grands-parents
01:18:25maternels
01:18:25paternels s'entendaient peu
01:18:27ou pas
01:18:27donc on a déjà
01:18:29une empreinte
01:18:29et ça
01:18:30ça va jouer énormément
01:18:31dans notre capacité
01:18:32à former un couple
01:18:33vous voyez le boulot
01:18:34que vous avez
01:18:34Arthur Vernon
01:18:35parce que des couples
01:18:36qui n'allaient pas bien
01:18:37il y en a
01:18:37quand on remonte
01:18:38dans les trois
01:18:39des générations
01:18:40qui précèdent
01:18:41ça fait beaucoup
01:18:43il suffit d'en avoir un
01:18:44tout au moins
01:18:46qui n'allait pas
01:18:47ou qui allait
01:18:48pour s'appuyer
01:18:49sur ce modèle de couple
01:18:51c'est à dire
01:18:52des conjoints
01:18:52qui s'aimaient
01:18:53déjà
01:18:54qui se sont choisis
01:18:54qui s'aimaient
01:18:56sur le long terme
01:18:56qui se le montraient
01:18:57qui aimaient leurs enfants
01:18:59et si on a
01:19:00au moins
01:19:00un des couples
01:19:01de ces couples
01:19:02sur les trois
01:19:03soit nos parents
01:19:04ou un des couples
01:19:05des grands-parents
01:19:05c'est déjà
01:19:07très bien
01:19:08faut-il encore
01:19:08que notre inconscient
01:19:09ait choisi le bon
01:19:10oui mais
01:19:11c'est très inconscient
01:19:12tout ça
01:19:13en fait
01:19:15oui mais en même temps
01:19:16on a quand même
01:19:16des modèles sous les yeux
01:19:17on a les modèles
01:19:18de nos grands-parents
01:19:19si quand on était enfant
01:19:20on les a fréquentés
01:19:21bon bien sûr
01:19:22le modèle de nos parents
01:19:23on peut aussi
01:19:24leur poser des questions
01:19:25bien sûr
01:19:26comment ils se sont rencontrés
01:19:27voilà
01:19:28quelle était la nature
01:19:29de leur relation
01:19:30pourquoi ils se sont quittés
01:19:31si ensuite
01:19:31ils se sont remariés
01:19:32il y a plein de questions
01:19:34il faut donc
01:19:34qu'il y en ait
01:19:35un des couples
01:19:36modèle
01:19:36qui ait bien fonctionné
01:19:38pour que ça puisse
01:19:38bien se passer
01:19:39oui qu'on ait au moins
01:19:40une empreinte
01:19:41une empreinte positive
01:19:43imaginons que
01:19:44les trois couples
01:19:45qui nous ont précédés
01:19:46dans le couple
01:19:46de nos parents
01:19:47et puis celui
01:19:48des grands-parents
01:19:48maternels et paternels
01:19:49c'est un coup conflictuel
01:19:51où bon
01:19:53on était pensant par amour
01:19:54mais par contrainte
01:19:55on s'est marié un peu
01:19:57par dépit
01:19:57ou sur le tard
01:19:58enfin il y a plein de situations
01:19:59et effectivement
01:20:01ça va être difficile
01:20:01après de se dire
01:20:03qu'on peut être
01:20:03en couple
01:20:04se rajoute à ça
01:20:05des coïncidences négatives
01:20:07entre le mariage
01:20:08et des événements contraires
01:20:10imaginons que
01:20:12mes parents se sont mariés
01:20:13et puis le jour
01:20:15de leur mariage
01:20:16ou pendant leur nuit
01:20:18de noces en fait
01:20:20et bien il y a eu
01:20:21un décès familial
01:20:22donc il y a une coïncidence
01:20:24entre le mariage
01:20:25et des événements contraires
01:20:27et ça aussi
01:20:28la psyché va l'associer
01:20:30et ça peut nous faire rejeter
01:20:33l'envie de nous marier
01:20:35et oui
01:20:36donc tout ça
01:20:36est complexe
01:20:37alors ça va vous plaire aussi ça
01:20:39Arthur Vernon
01:20:40on prend un amant
01:20:42ou une maîtresse
01:20:43souvent
01:20:43parce que
01:20:44dans notre propre
01:20:45histoire familiale
01:20:47c'était pas la fidélité
01:20:49qui était là
01:20:50tellement
01:20:52oui bien sûr
01:20:53il faut savoir que
01:20:54dans les générations précédentes
01:20:56c'est vrai qu'on restait mariés
01:20:57relativement longtemps
01:20:59mais le mariage
01:21:01ne garantit pas la fidélité
01:21:02bien évidemment
01:21:03c'est à dire qu'il y avait
01:21:04de l'ennui
01:21:05parfois
01:21:07du rejet
01:21:08et l'amour n'était pas
01:21:10forcément présent
01:21:11au sein du couple
01:21:11donc il y a des aventures
01:21:13extra conjugales
01:21:14de part et d'autre
01:21:14beaucoup plus chez les hommes
01:21:16parce que c'était beaucoup plus libre
01:21:17auparavant
01:21:18mais c'est vrai que
01:21:19dans l'enquête familiale
01:21:20il faudrait savoir
01:21:21si nos parents
01:21:22et nos grands-parents
01:21:23ont eu
01:21:24des amants
01:21:25et des maîtresses
01:21:26tout simplement
01:21:26parce que
01:21:28et bien ça peut se rejouer
01:21:30pour soi
01:21:30on peut soit prendre
01:21:32nous-mêmes
01:21:33la place de la maîtresse
01:21:34ou de l'amant
01:21:35parce que c'était la place
01:21:36de la personne aimée
01:21:37en fait
01:21:38tout simplement
01:21:38bien sûr
01:21:39et est-ce qu'il faut le savoir
01:21:41ou est-ce que justement
01:21:42ça peut avoir un impact
01:21:44sur notre propre comportement
01:21:46si nos parents
01:21:47ont eu une vie
01:21:48avec justement
01:21:49des maîtresses
01:21:51ou des amants
01:21:52bien sûr
01:21:52moi j'ai posé la question
01:21:53à mes parents
01:21:55je ne savais rien à l'époque
01:21:56quand j'étais adolescente
01:21:57j'étais dans ma famille
01:21:58et je pensais que tout allait bien
01:22:00mes parents étaient ensemble
01:22:01donc je supposais que voilà
01:22:03donc j'ai posé des questions
01:22:04un petit peu indiscrètes
01:22:05et bon
01:22:05j'ai dû faire face
01:22:06à certaines vérités
01:22:07comme pas mal de monde
01:22:08je suppose
01:22:10et donc
01:22:10pourquoi c'est important
01:22:12et bien parce que
01:22:14imaginons que
01:22:16mon père avait une maîtresse
01:22:17qui s'appelait Françoise
01:22:18voilà
01:22:19moi son fils
01:22:20je peux à la génération suivante
01:22:22j'en ignore tout
01:22:23mais je peux
01:22:25être amoureux
01:22:26tout à coup
01:22:27de quelqu'un qui s'appelle
01:22:28de la même manière
01:22:28Françoise, Francine
01:22:30enfin bon
01:22:30France
01:22:31voilà
01:22:31parce que j'ignore en fait
01:22:33que c'est l'amour déçu
01:22:34de mon père
01:22:35peut-être qu'il y pense encore
01:22:36peut-être que c'est un secret
01:22:37et finalement
01:22:39est-ce que ça va se représenter
01:22:41moi je crois que c'est de la nouveauté
01:22:42mais en fait
01:22:43c'est pas forcément de la nouveauté
01:22:45c'est peut-être quelque chose
01:22:46qui revient de la génération
01:22:48précédente
01:22:49ou de deux générations
01:22:50en arrière
01:22:50quand nos grands-parents
01:22:52ont pu être fiancés
01:22:54avec donc
01:22:55des conjoints
01:22:56et puis ça ne s'est pas fait
01:22:57et on peut penser
01:22:59longtemps à quelqu'un
01:23:00qu'on a désiré
01:23:01et avec qui
01:23:02ça ne s'est pas fait
01:23:03donc l'amour déçu
01:23:04ou l'amour contrarié
01:23:06c'est très très fort
01:23:07et d'ailleurs
01:23:08ça peut aussi
01:23:09parfois mener à la maladie
01:23:11voire à la folie
01:23:11parce que
01:23:12on n'a pas pu
01:23:13être avec la personne
01:23:15dont on était
01:23:16amoureux
01:23:17à l'époque
01:23:18et alors comment ça se retranscrit
01:23:20justement
01:23:20donc sur l'enfant
01:23:21entre guillemets
01:23:22dans sa vie adulte
01:23:23pourquoi il va y avoir
01:23:25ce mimétisme
01:23:26en réalité
01:23:26alors tout simplement
01:23:28pour
01:23:30pour combler
01:23:31en fait
01:23:31ce désamour
01:23:33en fait
01:23:34pour restaurer
01:23:35l'amour déçu
01:23:36de nos parents
01:23:36et on pense que
01:23:37si on va restaurer
01:23:38l'amour déçu
01:23:39de nos parents
01:23:39on va être aimé
01:23:40beaucoup plus
01:23:40parce qu'en fait
01:23:41chez l'enfant
01:23:42il y a toujours
01:23:42l'idéal
01:23:43de parents
01:23:44qui s'aiment
01:23:45d'amour fou
01:23:46et si le père
01:23:47par exemple
01:23:48a eu une maîtresse
01:23:49qu'il a énormément
01:23:51aimée
01:23:51peut-être que vous
01:23:52Arthur
01:23:53en tant que fils
01:23:54vous allez tomber
01:23:55amoureux d'une femme
01:23:56qui porte le prénom
01:23:57de cette maîtresse
01:23:58qui s'appelait
01:23:59on va dire
01:23:59par exemple
01:24:00Elisabeth
01:24:00pourquoi pas
01:24:01et vous allez tomber
01:24:02amoureux d'une femme
01:24:03qui s'appelle
01:24:03Elisabeth
01:24:04mais vous tombez
01:24:04amoureux d'elle
01:24:05parce qu'elle s'appelle
01:24:06Elisabeth
01:24:06mais en fait
01:24:06elle ne vous convient
01:24:07pas du tout
01:24:08et c'est là
01:24:08où la généalogie
01:24:11tout à fait
01:24:11la généalogie
01:24:13va vous aider
01:24:13à sortir
01:24:14d'une histoire
01:24:14toxique pour vous
01:24:16parce que vous allez
01:24:17comprendre
01:24:17que vous n'étiez
01:24:20voilà
01:24:20moi je vais vous donner
01:24:22un exemple personnel
01:24:23j'aime pas beaucoup
01:24:23parler de moi
01:24:24mais je pense
01:24:24qu'il va beaucoup
01:24:25parler
01:24:25moi je suis
01:24:26j'ai perdu mon frère
01:24:28lorsque j'avais
01:24:29même pas 40 ans
01:24:29ça a été très difficile
01:24:31c'était mon grand frère
01:24:32il m'avait beaucoup
01:24:33et il s'appelait
01:24:34Bernard
01:24:34et comme par hasard
01:24:35quelques mois plus tard
01:24:37je suis tombée amoureuse
01:24:38folle d'un mec
01:24:40qui s'appelait Bernard
01:24:40mais qui ne correspondait
01:24:42absolument pas
01:24:43à mon type d'homme
01:24:44et qui n'était pas libre
01:24:46en plus
01:24:46et je me disais
01:24:47mais c'est pas possible
01:24:48pourquoi je suis amoureuse
01:24:49de cet homme
01:24:49et tout d'un coup
01:24:50j'ai réalisé
01:24:51d'abord qu'il ressemblait
01:24:52un peu à mon frère
01:24:53qui s'appelait Bernard
01:24:54je me souviens très bien
01:24:55j'étais sur le bord
01:24:56d'une plage
01:24:57tout d'un coup
01:24:58il y a un flash
01:24:59qui m'est apparu
01:25:01du jour au lendemain
01:25:01je n'étais plus amoureuse de lui
01:25:02j'étais libérée
01:25:03voyez
01:25:04c'est en ça
01:25:05que la généalogie
01:25:06peut nous aider
01:25:07à un moment donné
01:25:07à sortir d'une situation
01:25:09où on est complètement englué
01:25:10tout à fait
01:25:11et puis même
01:25:12demander une photo
01:25:13éventuellement
01:25:13si nos parents
01:25:14nous disent
01:25:16qu'ils ont fréquenté
01:25:17d'autres personnes
01:25:17éventuellement
01:25:18demander une photo
01:25:18parce qu'on pourrait
01:25:20tomber amoureux
01:25:21de quelqu'un
01:25:22qui ressemble
01:25:23sans le savoir
01:25:24en fait
01:25:25alors vous abordez aussi
01:25:26un sujet intéressant
01:25:27qui peut aider
01:25:28ceux qui nous écoutent
01:25:29la question de l'infertilité
01:25:30oui
01:25:31parfois
01:25:32il y a des causes
01:25:33qui sont d'ordre généalogique
01:25:35il y a des causes
01:25:36quand des grands-mères
01:25:37ou des mamans
01:25:38ont perdu leur enfant
01:25:39à l'accouchement
01:25:40ou inversement
01:25:41lorsque
01:25:42effectivement
01:25:43c'est la maman
01:25:44qui est décédée
01:25:44l'enfant est resté en vie
01:25:46donc là
01:25:47ça va
01:25:47effectivement
01:25:48il y a des peurs
01:25:49qui sont très inhibantes
01:25:51et on va tout faire
01:25:52jusqu'à l'homosexualité
01:25:53pour éviter
01:25:54de former un couple
01:25:55et de tomber enceinte
01:25:56dans certains cas
01:25:57mais dans d'autres cas
01:25:59l'infertilité
01:26:00est due aussi
01:26:01à des écarts d'âge
01:26:02très importants
01:26:03entre frères et sœurs
01:26:06je prends l'exemple
01:26:07une dame
01:26:08qui a une sœur
01:26:10avec 12, 13 ou 14 ans
01:26:12d'écart
01:26:13elle a joué un peu
01:26:14le rôle de mère
01:26:14il y a un brouillage
01:26:16des liens
01:26:18générationnels
01:26:19et ce décalage
01:26:21donc
01:26:21va créer
01:26:22très très souvent
01:26:23des problèmes
01:26:24de fertilité
01:26:25ou des problèmes
01:26:25à l'accouchement
01:26:26donc c'est
01:26:27des écartages
01:26:28très très importants aussi
01:26:30et puis vous parlez aussi
01:26:31de l'hyperactivité sexuelle
01:26:35dès la puberté
01:26:36justement
01:26:37qui peut aussi être
01:26:37un symptôme
01:26:39de quelque chose
01:26:40qui dans la parenté
01:26:43n'allait pas
01:26:43oui ça peut être aussi
01:26:45une manière
01:26:45de s'opposer
01:26:46parce que la seule chose
01:26:48qu'on ne peut pas faire
01:26:48en principe
01:26:49avec notre famille
01:26:49c'est coucher avec
01:26:51en principe
01:26:52en principe
01:26:53ce serait bien
01:26:54de le rappeler
01:26:54plus souvent
01:26:55ce serait bien
01:26:55de le rappeler
01:26:56mais bon
01:26:56en principe
01:26:57nous ne pouvons pas
01:26:58il y a l'interdit
01:26:59de l'inceste
01:27:00nous ne pouvons pas
01:27:01coucher avec nos parents
01:27:02nos grands-parents
01:27:03nos oncles et tantes
01:27:04etc
01:27:05donc
01:27:07ce qui fait que
01:27:08pour une manière
01:27:08de se différencier
01:27:10de s'éloigner
01:27:11de la famille d'origine
01:27:12ça va
01:27:12l'hypersexualité
01:27:14justement
01:27:15en réaction
01:27:15parce que c'est
01:27:16ce qu'on ne peut pas faire
01:27:17avec la famille d'origine
01:27:19mais on peut le faire
01:27:19avec d'autres personnes
01:27:21et plus on le fait
01:27:22plus on va avoir
01:27:23le sentiment
01:27:24de s'éloigner
01:27:25justement
01:27:26de figures parentales
01:27:27qui parfois
01:27:28sont problématiques
01:27:30en tout cas moi
01:27:31qui travaille beaucoup
01:27:32sur la question
01:27:32de la sexualité
01:27:33je crois qu'on a
01:27:34beaucoup à comprendre
01:27:35dans ses propres sexualités
01:27:37de ce qui vient
01:27:38de notre histoire familiale
01:27:40évidemment
01:27:41vous êtes d'accord ?
01:27:42tout à fait
01:27:42et d'ailleurs
01:27:43il y a
01:27:44un chapitre
01:27:45sur les réactions
01:27:46de notre famille
01:27:48à la puberté
01:27:49c'est-à-dire
01:27:49comment notre famille
01:27:50va réagir
01:27:51au moment
01:27:52de nos premières amours
01:27:53au moment où on va coucher
01:27:54avec quelqu'un
01:27:55pour la première fois
01:27:56et là
01:27:57comme je l'explique
01:27:58il peut y avoir
01:27:58des réactions
01:27:58très très violentes
01:28:00évidemment
01:28:01donc tout ça
01:28:02dans ce livre
01:28:03vous aurez beaucoup
01:28:03de réponses
01:28:04ça s'appelle
01:28:05mon coeur généalogique
01:28:06comment l'histoire familiale
01:28:08influence notre vie
01:28:09sentimentale et sexuelle
01:28:10c'est aux éditions
01:28:11Guy Très-Daniel
01:28:12merci beaucoup
01:28:13Elisabeth Horovitch
01:28:15de cet éclairage
01:28:16un peu particulier
01:28:17mais qui peut aider
01:28:20certaines personnes
01:28:20évidemment
01:28:22Arthur Vernon
01:28:23votre mot de la fin
01:28:24comment on fait
01:28:24pour se réconcilier
01:28:25entre les hommes
01:28:26et les femmes
01:28:26on lit votre livre
01:28:27oui par exemple
01:28:30on s'écoute
01:28:31on communique
01:28:31on trouve que la sexualité
01:28:33c'est cool
01:28:33on se libère sur le sujet
01:28:34on profite
01:28:36et puis
01:28:37on expérimente
01:28:38on explore
01:28:39une sexualité
01:28:39ludique et joyeuse
01:28:42réconciliation
01:28:42c'est aux éditions
01:28:43de l'éveil
01:28:44tout de suite
01:28:44vous retrouvez
01:28:46Alexandre Deleuven
01:28:47pour C'est votre avenir
01:28:48lundi
01:28:49on sera avec
01:28:49Sandy Boulanger
01:28:50on va revenir sur
01:28:51la sexualité
01:28:52malgré la maladie
01:28:54c'est un sujet
01:28:56important
01:28:56et on en parlera
01:28:58avec Sandy Boulanger
01:28:59qui est en train de se débrouiller
01:28:59et on se débrouiller
01:28:59– Sous-titrage FR 2021
Commentaires