- il y a 6 heures
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00:00Antoine, bonjour.
00:02Bonjour Brigitte, bonjour Sarah.
00:04Bonjour Antrel.
00:05Merci de témoigner Antoine.
00:07Vous allez parler d'une relation qui est terminée,
00:10c'était avec votre ex-femme qui vous accusait de violence psychologique, c'est ça ?
00:16Tout à fait.
00:18En fait, ça faisait 7 ans que nous étions ensemble.
00:23Nous avions deux enfants et en fait, une semaine avant,
00:27elle m'a annoncé que ses parents lui avaient une grosse somme d'argent.
00:30Donc je lui ai dit super, on n'a qu'à mettre cet argent pour les enfants pour plus tard.
00:35Et là, elle m'a dit non, ça ne se regarde pas, ça regarde tout mon père et moi.
00:38Et une semaine après, en fait, suite à un déplacement professionnel,
00:42elle n'avait pas rentré à la maison, elle a demandé le divorce.
00:46Donc pour ne pas se mettre en faute, elle m'a accueillie de violence psychologique.
00:51Parce qu'en fait, elle avait quitté le domicile conjugal
00:53et on s'est aperçu qu'elle avait également un amant.
00:56Mais c'était une époque où on pouvait divorcer pour faute ?
01:00Non, c'était récemment, c'était en 2020 en fait, en 2020 et tout.
01:06Donc voilà.
01:07Et là, je suis rentré dans une spirale infernale
01:10où tout ce qu'elle pouvait dire, tout est sans contraire.
01:13Mais son but, c'était quoi ?
01:15Son but, c'était quoi ?
01:16C'était de vous enlever la garde des enfants ?
01:18Alors, il y avait la garde des enfants.
01:20En fait, quand on divorce, il y a plusieurs choses.
01:22Quand on est en faute, il y a la garde des enfants.
01:24Et il y a aussi des nourritures alimentaires, des prestations compensatoires.
01:29Oui, mais ça, les prestations compensatoires n'ont rien à voir avec les violences psychologiques.
01:33C'est en fonction de vos salaires respectifs ?
01:37Non, parce que le juge juge tout en fait.
01:39Il juge tout.
01:40Et en fait, c'est pour dire, regardez, si je suis parti,
01:42ce n'est pas parce que...
01:43Oui, oui, d'accord, je comprends.
01:45C'est parce que j'avais des violences psychologiques.
01:47C'est parce qu'il était violent.
01:48Oui, c'est parce qu'il...
01:49Voilà.
01:49Vous êtes rentré dans une procédure pour violences et plus uniquement pour séparation.
01:53Voilà, exactement.
01:55Et là, ce qui s'est passé, donc, a été les portées plaintes pour violences psychologiques.
02:00Alors, je vous remercie de votre témoignage, Antoine,
02:02parce qu'il illustre parfaitement la différence de violences en général.
02:06Encore une fois, je généralise.
02:09Les femmes, elles sont violentées de manière souvent physique.
02:16Et sexuelle.
02:17Et sexuelle.
02:18Et économique.
02:18Et les hommes sont violentés avec des accusations fausses.
02:23C'est très, très féminin, mais c'est souvent comme ça que ça se passe.
02:27Et des violences psychologiques aussi.
02:29Il y a beaucoup de violences psychologiques que subissent des hommes.
02:33Oui, des accusations.
02:34Les accusations sont des...
02:36Mais, enfin, je veux dire, il y a du mensonge qui est une forme de harcèlement,
02:42mais il y a aussi des vraies violences psychologiques, des jalousies abusives, etc.
02:47Enfin, on accueille aussi beaucoup de paroles d'hommes et c'est un peu ce qui revient régulièrement.
02:53Et donc, il a fallu que vous vous défendiez ?
02:56En fait, je ne suis pas non plus duc.
03:00Je savais qu'on vit dans un contexte sociétal un peu particulier où beaucoup de personnes confondent.
03:04Je t'écoute et je te crois.
03:06Mais en fait, au lieu de la justice, de la police, des services sociaux de la métropole de Lyon,
03:12en fait, elle n'avait rien à prouver.
03:13Je devais à chaque fois prouver mon innocence.
03:16Et en fait, elle pouvait prétendre tout et n'importe quoi, même tout et son contraire.
03:19Et à chaque fois, ça passait crème, comme disaient les jeunes.
03:23Et c'était totalement absurde.
03:25Mais à chaque fois, je devais répondre de ces mensonges et elle n'avait aucune preuve à apporter.
03:29C'est-à-dire que vous deviez prouver votre innocence ?
03:31Alors que normalement, on ne va prouver la culpabilité.
03:35Exactement.
03:36Exemple, quand je suis dispositionné par l'officacité de policière,
03:41donc je ne suis pas dupe, il m'appelle, j'y vais.
03:44Et je lui montre toutes ses publications sur les réseaux sociaux,
03:47comme quoi elle va à droite à gauche, avec tes copines, avec ta famille,
03:49enfin voilà, elle n'est pas sous emprise, qu'elle avait déclaré avoir été sous emprise.
03:53Donc en gros, je gère toute ta vie, elle ne sors pas, elle ne peut rien faire.
03:57Donc je lui dis, moi je veux bien, mais elle travaille, vous voyez bien qu'elle travaille.
04:01Oui, vous aviez des preuves qu'elle a raconté quelque chose qui n'était pas la réalité.
04:07Ben, ils n'ont pas tenu compte.
04:11Comme ils se sont rendus compte qu'il n'y avait rien,
04:13ensuite, ils m'ont imposé un psychiatre, excusez-moi, j'ai un peu fatigué,
04:22une expertise psychiatrique.
04:25On m'a imposé une expertise psychiatrique qui n'a rien donné.
04:28Parce que je suis un garçon, bon, avec mes qualités, mes défauts,
04:31mais je n'avais rien de détraqué.
04:33Et comme il n'y avait toujours rien,
04:35ils ont demandé l'audition de ma fille de 6 ans.
04:38Oui.
04:39Et il faut savoir que même mon avocat m'avait dit à l'époque,
04:42mais c'est un truc qui se fait jamais,
04:43parce qu'à 6 ans, on n'a pas la notion du temps.
04:45Donc se dire que tel événement s'est passé hier ou avant-hier,
04:49était il des faits, ça n'a aucune vérité juridique.
04:53Le procureur a quand même demandé ça.
04:55En plus, pourquoi aller faire témoigner une fille
05:00qui déjà subit le divorce de ses parents ?
05:03Exactement.
05:04C'est violent.
05:05Donc moi, je m'y suis opposé.
05:07Et en fait, le procureur a couvert mon ex-épouse
05:10en faisant une être officielle, lui demandant que ça venait de lui.
05:14En gros, pour dire, en gros, s'il vaut de signer votre fils,
05:17c'est parce que je vous le demande, comme ça, ça vous protège.
05:19Et en fait, je me suis aperçu que toute la chaîne judiciaire
05:22allait dans son sens,
05:23et qu'il fallait absolument trouver des coupables.
05:25Et après, il y a eu les services sociaux de la métropole de Lyon
05:28qui sont en train de jouer.
05:29Et là, j'ai eu droit à deux ans d'enquête sociale
05:33qui n'a rien donné,
05:34mais deux ans de visite, deux ans de suspicion,
05:37deux ans de rapport.
05:38Et en fait, tout ça pour faire de shit.
05:41Écoutez, vous en sortez bien, comme on dit.
05:44Mais en attendant, c'est des années de stress permanents
05:50qui sont...
05:52En fait, le problème, c'est qu'on essaye de faire entrer,
05:55pardonnez-moi l'expression,
05:57mais d'écarer dans des ronds ou des ronds dans des carrés.
06:00Ce qui se passe dans l'intimité d'un couple,
06:03la perception qu'on en a,
06:04ce qui génère de la peur,
06:06ça va changer d'une personne à l'autre.
06:08Ça va changer d'une histoire à l'autre.
06:10Et le problème, c'est que les magistrats,
06:13les procureurs,
06:15doivent juger sur des éléments factuels.
06:18Voilà.
06:19Et donc, il y a...
06:20Alors, moins dans votre sens d'erreur,
06:25et en l'occurrence, tout semble coïncider
06:27sur le fait que vous avez subi
06:28un abus juridique
06:32à votre encontre.
06:34En général, ça se passe plutôt de l'autre côté,
06:37si on suit des statistiques.
06:39Mais quoi qu'il en soit,
06:40la réalité dans tout ça,
06:42c'est que
06:43quand n'importe quel couple divorce en France,
06:46la justice met à sa disposition
06:48un médiateur
06:49pour éviter justement
06:50que ça s'embrase
06:52dans des juridictions, etc.
06:54À l'exception
06:55des couples où il y a eu
06:56des violences conjugales
06:57ou suspicions de violences conjugales.
07:00Ce qui fait qu'on rentre tout de suite
07:01dans des procédures
07:03extrêmement lourdes,
07:04extrêmement éprouvantes.
07:06Et qu'aujourd'hui,
07:08l'ASE,
07:10donc la protection de l'enfance,
07:12en gros,
07:12est totalement débordée.
07:15Qu'il y a eu tellement
07:16d'erreurs judiciaires
07:20lourdes de conséquences,
07:22tellement de volonté,
07:23et ça c'est bien,
07:24de l'État de faire en sorte
07:26qu'on élimine
07:28les violences conjugales,
07:29les violences faites aux enfants,
07:30qu'on a parfois
07:32des magistrats,
07:34des travailleurs sociaux,
07:37des policiers
07:37qui en font
07:39un peu plus
07:40que ce qu'ils devraient
07:40parfois pour se dire
07:42« bon ben voilà,
07:42je ne suis pas passé à côté ».
07:43Mais vous Antoine,
07:44aujourd'hui,
07:45vous êtes totalement innocenté
07:46ou pas ?
07:48Oui, de toute façon,
07:49c'était prouvé
07:50de ma occupabilité,
07:51mais en fait,
07:52moi pendant 5 ans,
07:53je devais prouver
07:53mon innocence.
07:54Oui, j'ai bien compris.
07:55Et après ce temps
07:55qu'il n'y avait rien,
07:56il trouvait quelque chose d'autre,
07:58une autre procédure.
07:59et en fait,
08:00psychologiquement,
08:01moi, il y avait mes deux enfants
08:02au milieu qui eux-mêmes
08:03disaient à chaque fois
08:04« mais c'est bon,
08:04les parents sont divorcés
08:05comme tant de copains,
08:06c'est bon,
08:07en gros, lâchez-nous ».
08:08Mais en fait,
08:09même ça,
08:09le mot des enfants,
08:10ils ne les écoutaient pas.
08:11Et comment ils vont maintenant ?
08:13Ben eux,
08:14ils ont plein de copains divorcés.
08:16Pour eux,
08:16en fait,
08:16c'est un truc banal.
08:17vous êtes à l'école,
08:19il y a plein de copains.
08:20C'est votre ex-femme
08:21qui remettait toujours
08:22quelque chose sur le tapis ?
08:24Oui, exactement.
08:26Et en fait,
08:26pour vous dire,
08:27mon avocat,
08:28suite à sa plainte
08:29pour emprise,
08:30m'a dit
08:31arrêtez de lui parler,
08:32communiquez pour les enfants
08:33que par SMS
08:34et par mail.
08:35Comme ça,
08:35au moins,
08:35il n'y a pas des traces écrites
08:36et on ne vous accusera pas de tout.
08:38C'est ce que j'ai fait.
08:39Donc,
08:39pour le quotidien de l'enfant,
08:40quand il manque quelque chose,
08:42voilà.
08:42Moi,
08:42j'ai toujours respecté la garde
08:43pour ne pas mettre
08:45une pièce à son moulin.
08:46Et donc,
08:47elle m'a reproché
08:47de ne pas lui parler.
08:49Après ça.
08:50Moi,
08:50ce qui m'interpelle aussi...
08:52Excusez-moi,
08:53je termine.
08:53Et le pire,
08:54c'est que les services sociaux
08:55de la métropole de Lyon
08:56et les associations
08:56qui bossent
08:57pour la métropole de Lyon,
08:59en fait,
09:00sont allés dans son sens.
09:00Ils m'ont reproché
09:01de ne pas communiquer
09:02avec elle à l'oral.
09:04Et quand je leur dis,
09:05mais madame,
09:05elle m'a accusé
09:06de harcèlement moral,
09:07donc moi,
09:07je fais ma vie,
09:08je parle avec elle.
09:10Vous savez ce qu'elle m'a dit,
09:11l'Assemblée Sociale ?
09:12Elle m'a dit
09:12si vous ne lui parlez pas,
09:13je vous fais un rapport favorable.
09:14Alors,
09:14je vais quand même dire une chose,
09:16pas pour vous,
09:16parce que je pense que vous l'avez compris,
09:17Antoine,
09:18mais c'est important
09:18pour ceux qui nous écoutent.
09:19Il faut toujours se dire
09:21que la justice,
09:22que ce soit un juge
09:24ou une juge,
09:25qu'importe,
09:26elle a une vérité
09:27et une autre vérité.
09:29Et elle doit trancher.
09:31Et le terme trancher,
09:32quand c'est deux vérités
09:33qui sont parfois
09:34totalement différentes,
09:35c'est très compliqué.
09:36Ça,
09:36c'est une première chose.
09:37Et ensuite,
09:38la deuxième chose
09:39que je tiens vraiment à dire,
09:41c'est que dès qu'on a affaire
09:42à quelqu'un
09:43qui est plus manipulateur
09:44et plus toxique que nous,
09:47il a toujours un discours
09:48qui semble plus crédible
09:50que le nôtre.
09:51Comme si la manipulation,
09:54quand quelqu'un est manipulateur,
09:56comme s'il arrive
09:57à enjoliver les choses
09:58et à donner sa vérité
10:00plus crédible.
10:01Donc,
10:01c'est pour ça
10:02qu'il faut vraiment,
10:02dans ces cas-là,
10:03essayer d'avoir
10:04le maximum de preuves
10:05qui prouvent notre innocence,
10:07parce que sinon,
10:08on se fait,
10:08en effet,
10:10traîner.
10:12Et dans votre cas,
10:13je dirais,
10:14et c'est une situation
10:16que je connais
10:16à titre personnel,
10:19il y a une différence
10:20entre l'ex-époux
10:22et le père.
10:25la coparentalité
10:27après séparation,
10:28alors,
10:29ce n'est pas votre cas
10:30quand il y a eu
10:31des violences en plus,
10:33pour les enfants,
10:34c'est extrêmement compliqué.
10:35Et donc,
10:35il y a souvent des juges
10:36qui,
10:37dans l'intérêt de l'enfant,
10:38vont mettre l'accent
10:39sur la nécessité
10:40de communiquer
10:41entre parents.
10:42Et ce n'est pas du tout
10:42un reproche
10:43que je vous fais,
10:44mais je dis juste
10:45que parfois,
10:46on le vit comme une injustice
10:47parce qu'on se dit
10:48mais c'est elle
10:48qui a commencé
10:49ou c'est lui
10:49qui a commencé
10:50et pourquoi est-ce
10:50qu'on m'accuse
10:51de ça ou ça ?
10:52Alors qu'en fait,
10:53le juge va avoir
10:54l'intérêt supérieur
10:54de l'enfant
10:55et que des parents
10:56qui ne se parlent pas,
10:57ça peut déclencher
10:58des conflits de loyauté
10:59ou un malaise
11:00très important
11:01chez des enfants.
11:02Et donc,
11:02c'est ça qu'ils vont regarder
11:03et c'est peut-être
11:03pour ça qu'on vous a fait
11:04ce reproche.
11:07Qui pourtant
11:07était tout à fait...
11:10Enfin,
11:10je crois que le conseil
11:11que vous donniez,
11:11l'avocat,
11:12était tout à fait judicieux
11:13dans ces cas-là.
11:14Moi,
11:14on se parle,
11:15mieux c'est
11:15parce que tout se retourne
11:17contre nous.
11:18Mais écoutez,
11:18merci Antoine.
11:19Vous voulez peut-être
11:20ajouter quelque chose ?
11:21Non,
11:22je voulais juste
11:22remercier à vous
11:23à titre personnel
11:24parce que vous êtes
11:25une des rares personnes
11:26à porter un peu
11:27de nuance
11:27dans ce débat
11:28à dire qu'il n'y a pas
11:29des gentils d'un côté
11:30et de gros prédateurs
11:31de l'autre,
11:32que la vie,
11:33c'est plein de nuances
11:34et que oui,
11:35malheureusement,
11:36il y a des femmes
11:36qui sont maltraitées
11:38mais que tous les hommes
11:39ne sont pas des prédateurs
11:40loin de là.
11:41Et merci juste pour ça
11:42en fait.
11:43Ça paraît évident
11:43à le dire
11:44mais vous êtes une des rares
11:44à assumer clairement
11:46votre position
11:47nuancée.
11:48Voilà,
11:48merci.
11:49Je vous en prie Antoine
11:50et je continue
11:50et je tiendrai.
11:51Ne vous inquiétez pas.
11:52Moi,
11:53je n'ai rien à perdre.
11:53Ma vie est derrière moi.
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