- il y a 2 jours
- #sudradio
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-07-15##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-07-15##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00C'est votre instant, nous avons beaucoup devisé, nous avons parlé de toute cette actualité et notamment de cette loi
00:07sur la fin de vie qui vient d'être votée par l'Assemblée Nationale.
00:12C'est votre moment avec Quentin Barbaza. Quentin, vos auditeurs, nos auditeurs, vous les auditeurs, vous attendez. Alors prenez la
00:22main.
00:22Eh oui, nous attendons, on va se retrouver tout de suite avec Arthur de Gruissant dans l'autre pour nous
00:26évoquer ce vote qui touche à l'intime, ce vote sur la fin de vie qui a été adopté par
00:31le Parlement.
00:32291 voix pour, 241 contre. Donc voilà. Est-ce que cette loi vous rassure, au contraire, vous inquiète-t-elle
00:39?
00:39Déjà on va vous accueillir Arthur au 0826 300 300. Bonsoir.
00:43Oui, bonsoir, bonsoir et merci de m'appeler.
00:47Bonsoir, bonsoir Arthur. Juste un mot pour rappeler donc cette loi.
00:53« Légalise l'euthanasie et le suicide assisté ». Voilà, allez-y, votre réaction.
00:58Oui, je voudrais dire que je ne pense pas qu'on fait une loi de cette importance par principe humaniste
01:10ou par principe électoraliste.
01:13Je pense que c'est une loi très grave qui nécessite, je veux dire, quand même poser la question de
01:22façon juridique en relation avec le corps médical.
01:26D'abord, j'ai regardé un petit peu le résumé de cette loi.
01:29Donc le malade s'adresse à un médecin alors que le malade qui est en phase terminale, il est déjà
01:35pris en charge par un corps médical complet.
01:38Donc il s'agit déjà dans la loi de pouvoir, ce qui n'est pas le cas, de légiférer sur
01:44la responsabilité du corps médical qui décide, de la commission du corps médical.
01:49Et puis aussi, je veux dire, de pouvoir justement accorder un peu plus de temps.
01:54Effectivement, ça peut aller de 48 heures à jusqu'à 3 mois selon l'état du patient, selon ce qu
02:00'il souhaite.
02:02Alors, ce qui n'est pas une mauvaise chose, mais disons que, déjà, la responsabilité du corps médical est un
02:09peu posée.
02:10On peut arriver à des dérives qui sont tout à fait regrettables.
02:13Et c'est ce qui inquiétait d'ailleurs le corps médical qui s'est fait entendre.
02:19Alors allez-y, donnez l'exemple.
02:21Alors, je vais vous donner un exemple concret.
02:24Par exemple, quelqu'un qui est frappé du carcinome bronchique à petite cellule.
02:28Bon, pour plus clair, c'est un cancer des bronches et du poumon.
02:35Donc, au Canada, l'espérance de vie est de 27%.
02:38En France, l'espérance de vie, avec les recherches qui ont été faites, c'est de 7% et au
02:44maximum de 12%.
02:47Les traitements ne sont pas tout à fait les mêmes.
02:49Donc, par contre, je veux dire, il y a un protocole de soins qui est commun.
02:53Cette maladie qui est très grave, puisque l'espérance de vie est très courte, je veux dire, pose ce problème
03:00-là qui est celui de l'euthanasie en phase terminale.
03:05Mais les recherches progressent.
03:08La façon de, je veux dire, de proposer même des traitements qui sont, je veux dire, expérimentaux à des malades.
03:17Après, c'est une question de très complexe, je veux dire, de la psychologie.
03:21Et c'est préconisé dans la loi que le malade va voir un psychologue.
03:24En fait, cet exemple, je vous relance sur le psychologue, mais cet exemple montre bien qu'il y a toujours
03:32cette avancée possible de la science et qu'en plus, il y a une situation qui est variable suivant les
03:39pays.
03:40Alors, donc, le psychologue, qu'est-ce qu'il fait dans cette situation ? On vous écoute.
03:46Alors, déjà, je pense qu'adresser le malade à un psychologue, je veux dire, c'est tout à fait insuffisant,
03:54puisqu'il s'agit d'évaluer dans la souffrance qu'il subit et, je veux dire, l'expression de son
04:01désir de se libérer de cette souffrance.
04:03Je veux dire, cette médiation qu'un psychologue peut faire, je pense qu'elle est insuffisante.
04:08Je pense que le psychologue doit être tout à fait, sinon un psychanalyste aussi, pourquoi pas, pour ajouter, je veux
04:15dire, le jeu personnel de l'esprit, je veux dire, avec celui du corps médical.
04:20Donc, déjà, en partant du principe de ce qui est décrit dans la loi qu'ils ont votée, elle est
04:27assez maigrichonne, si j'ose dire, de ce point de vue, par rapport à la gravité de la décision qui
04:34est prise.
04:34Vous, Arthur, vous travaillez dans le domaine du médical, c'est inévitable, parce que...
04:39Non, pas du tout.
04:40Non, parce que vous connaissez très bien le sujet, quand même, là, c'est impressionnant, vous connaissez.
04:44Parce qu'à une époque de ma jeunesse, je fais de la médecine, mais sinon, je veux dire, bon, je
04:48suis musicien et compositeur et écrivain.
04:51D'accord, d'accord, mais vous vous êtes vraiment intéressé à cette loi, en tout cas, bravo pour ses subtilités,
04:57en fait.
04:58Dans votre propos, il n'est pas question de dire, c'est pas bon, c'est bien, mais vous apportez
05:01des subtilités qui nous permettent de réfléchir.
05:03Quentin ?
05:04Oui, ça continue de réagir au 0826 300 300 sur cette loi sur la fin de vie qui a été
05:08adoptée par le Parlement.
05:10291 voix pour, 241 voix contre.
05:13Et on va accueillir Betty Davignon qui nous appelle au 0826 300 300.
05:17Bonsoir, Betty.
05:18Bonsoir, bonsoir à tous.
05:20Bonsoir, Betty, bienvenue.
05:22Alors, réaction ?
05:23Betty, cette loi, du coup...
05:24Réaction, moi, je suis complètement contre.
05:26Cette loi n'aurait jamais dû passer, parce que déjà, c'est une atteinte à notre liberté individuelle, pour commencer.
05:33Et puis, il y a des clauses et des amendements qui ne sont pas claires.
05:38Et donc, en fait, on ne connaît pas vraiment ce qu'il y a à l'intérieur des textes.
05:44Et ça peut être très, très dangereux pour les personnes qui sont handicapées, qui n'ont pas la possibilité de
05:50s'exprimer,
05:51et qui sont sous tutelle aussi, et qui ne pourront pas choisir.
05:55On choisira pour eux.
05:58Alors, quand vous parlez de la notion de liberté individuelle, on penche d'un côté ou de l'autre.
06:04C'est-à-dire, est-ce que cette loi, finalement, permet à des gens qui veulent avoir cette liberté de
06:12mettre fin à leur jour dans une situation qui n'est plus tenable ?
06:15C'est de la liberté, mais aussi la liberté de conscience et de penser dans une condition qui n'est
06:23pas évidente, c'est-à-dire celle d'être malade.
06:25Donc, en fait, ça marche dans les deux sens aussi, Betty, cette notion de liberté.
06:29Je suis entièrement d'accord. Moi, je suis d'accord à ce que, un exemple pour moi, si demain, je
06:34deviens légume, psychologiquement, physiquement,
06:37que je ne peux plus m'exprimer, que, bon, là, oui, je suis pour la liberté de dire, oui, je
06:45demande la mort.
06:46Mais il faut que ce soit le... Enfin, disons que c'est une loi qui fait la porte ouverte à
06:53toutes les dérives.
06:54Parce que, bon, on ne connaît pas vraiment tous les textes, et puis, c'est des textes qui sont... Bon,
07:02ils ne sont pas clairs, quoi.
07:04Ce n'est pas clair, les textes.
07:05Alors, ils sont quand même assez précis, et ils laissent, et c'est ce que disait tout à l'heure
07:12Arthur, une notion d'interprétation.
07:15C'est pour ça qu'Arthur parlait des psychologues, c'est pour ça aussi qu'il évoquait les pourcentages de
07:21guérisons, etc., etc.
07:23Mais, alors, moi, je vous pose la question. Est-ce qu'il faut une loi sur cette question, justement ?
07:32Et quelle serait une bonne loi, Betty ?
07:35En fait, bon, il faudrait introduire dans la loi, par exemple, pour que les soins palliatifs soient accessibles à tous,
07:42déjà,
07:42parce que ça va se confronter à des personnes qui auront la possibilité, et des personnes qui n'ont pas
07:48d'argent,
07:50qui ne peuvent pas avoir accès aux soins palliatifs, voilà, mais sans introduire l'euthanasie.
07:58Oui, alors, les soins palliatifs sont accessibles aussi dans des établissements publics, également.
08:05Donc, ça fait partie d'un process de suivi médical.
08:11Oui, mais enfin, là, c'est quand même un problème politique et économique, surtout économique,
08:15parce que combien il va falloir de millions, de milliards, pour que tout le monde accède aux soins palliatifs ?
08:21Ça va coûter des centaines de millions, donc ça n'intéresse pas trop les gouvernements.
08:25Vous savez bien qu'ils préfèrent, bon, si ça concerne les personnes âgées, il est plus facile de les soumettre
08:33à l'euthanasie.
08:35Ça ferait économiser les retraites, déjà, d'une part, et puis moi, je pense que tout a un intérêt.
08:40C'est un intérêt pour le gouvernement, mais pas forcément pour le citoyen français,
08:46parce que, bon, là, il faut quand même être logique, parce qu'il y a quand même eu des sondages
08:51qui ont été faits,
08:51donc la majorité des Français, comment, ils sont favorables ?
08:56Ils sont favorables à cette loi, hein ?
08:58Oui, 57%, oui, mais ça, c'est les sondages.
09:01On sait bien que les sondages, ils sont aussi dirigés par les gouvernements.
09:07Non, non, non, non, non, justement, les sondages, ils sont dirigés par des instituts de sondage qui sont indépendants.
09:13Donc là, en fait, mais reconnaissez, Betty, que c'est une vraie réflexion sur la vision de la mort,
09:20et que ce n'est vraiment pas simple.
09:22Et à vous écouter, et vous, Arthur, et vous, Betty, vous nous rappelez que la question est complexe, hein, Quentin
09:28?
09:28Et justement, moi, je voulais faire réagir à Arthur, qui connaît bien le sujet des soignants.
09:33Et qu'est-ce que vous comprenez, justement, que certains soignants refusent de participer à cette démarche,
09:38qu'ils sont contre, tout simplement, cette loi de « mal donner la mort », entre guillemets, de façon assistée
09:42?
09:45Absolument. Je suis tout à fait aussi d'accord avec ce qu'elle a dit, Betty,
09:48par rapport, je veux dire, à cette façon, je veux dire, de manque de juridiction, je veux dire, précise dans
09:54la loi.
09:56Alors, je comprends très bien des soignants qui ne souhaitent pas,
09:59et je vais vous donner un exemple, encore un exemple, en palliatif.
10:02En palliatif, en fait, on ne fait plus de traitement.
10:04On arrête tous les traitements, on essaye juste d'accompagner le malade pour mourir.
10:09Oui, c'est du soin, en fait. C'est du soin.
10:12Il n'y a pas de soin. Il n'y a pas de soin.
10:14C'est-à-dire que c'est uniquement une façon, je veux dire, de limiter la douleur.
10:20C'est-à-dire qu'on donne des antidouleurs, on donne la morphine et autres, je veux dire,
10:24pour pouvoir justement pallier à ce qu'il y ait de la souffrance le plus possible.
10:28Mais, je veux dire, n'ayant pas de traitement, donc, automatiquement, on n'a même pas le droit,
10:34en cas où le malade, donc, on voit qu'il va mourir, on n'a pas le droit de réanimer.
10:41C'est-à-dire que c'est interdit par rapport au moins.
10:43Alors, je peux vous donner un autre exemple, c'est que, toujours au Canada,
10:48dans les cas extrêmes, je veux dire, du cancer, donc, ou la cisplatine ou d'autres,
10:52enfin, les traitements habituels n'ont pas fonctionné,
10:54il y a un dernier traitement qui peut être donné, qui est l'urbinectidine,
11:00qui, elle, n'est pas donnée en France spécialement, et qui sert aussi bon.
11:05Mais, par là, ce que je veux dire, c'est que les cas de...
11:09On a oublié complètement, d'ailleurs, de citer Leonetti, hein,
11:12c'est comme si j'avais travaillé dans de notre siècle.
11:14Jean-Léonetti, ouais.
11:16Voilà, donc, je veux dire, c'est très important de voir,
11:19et ça, c'est l'avis d'un professionnel médecin qu'il faut prendre,
11:23je veux dire, moi, je dirais humblement que, justement, c'est un cas par cas,
11:28et que c'est pour ça qu'il faut des commissions,
11:30et non pas des décisions médicales du médecin généraliste traitant avec, etc.
11:35Il faut des commissions qui sont, elles-mêmes, automatiquement, je veux dire,
11:40validées par la juridiction.
11:45Oui, pour enlever, voilà, pour enlever, finalement,
11:49de la pression au corps médical, évidemment, qu'il y en a beaucoup.
11:52Bon, juste, on rappelle, sur les soins palliatifs,
11:55alors, la notion de soins, on avait une petite précision à rappeler,
11:59ça dit bien son nom, c'est-à-dire, soins palliatifs,
12:01on ne fait que du soin, puisque ce sont des soins palliatifs,
12:04mais ce n'est pas soins soignés,
12:06mais, par exemple, vous pouvez faire des massages détendants,
12:11une séance de sophrologie,
12:13voilà, ou des choses comme ça.
12:16Alors, on doit marquer une petite respiration, Quentin,
12:20on reste sur le sujet, ou après, ou ?
12:21On peut continuer de rester sur ce sujet,
12:23mais on abordera quand même, en fin d'émission,
12:25ce sujet aussi qui fait débat,
12:28est-ce qu'on doit punir plus sévèrement ceux qui mettent le feu volontairement ?
12:31On sait que à Fontainebleau, la forêt brûle,
12:33plus de 2000 hectares sont partis en fumée ces derniers jours,
12:35plus de 800 pompiers mobilisés.
12:37Venez nous le dire, vous, si les sanctions ne sont pas à la hauteur,
12:40au contraire, elles le sont,
12:41on attend vos appels au 0826 300 300.
12:43Oui, les actes d'incivilité, réagissez, à tout de suite.
12:47Il y a une petite, malheureusement,
12:49et c'est terrible de le dire comme ça,
12:51une petite subtilité,
12:52c'est que si ça a causé le décès de personnes,
12:55en fait, vous êtes...
12:56Ça s'élève jusqu'à 10 ans.
12:57Voilà.
12:57Mais c'est complètement stupide,
12:59c'est-à-dire que s'il faut des morts pour être punis,
13:02ça, bon, bref.
13:03Vous avez un auditeur ?
13:04Oui, on va recevoir Guillaume au 0826 300 300.
13:07Il nous appelle d'ici les Molinaux, dans les Hauts-de-Seine.
13:09Bonsoir, Guillaume.
13:11Oui, bonsoir à toute l'équipe de Sud Radio.
13:13Bonsoir, Guillaume.
13:14Guillaume, vous, vous comprenez que ces personnes
13:16soient punies plus sévèrement
13:18et ne risquent pas assez actuellement.
13:203 ans de prison, 45 000 euros d'amende,
13:22c'est pas assez ?
13:24Bon, je pense que c'est pas assez.
13:25Alors, 3 ans de prison, ça peut être dissuasif
13:28si la peine est réellement appliquée.
13:29Le problème en l'État, c'est que, bien souvent,
13:32il y a de la prison avec sursis,
13:34rarement de la prison ferme,
13:36et qui plus est, on a des systèmes de remise de peine
13:39qui font que les gens ne font jamais 3 ans, en fait,
13:42en définitive.
13:43Et si la personne est insolvable,
13:45je vois pas très bien comment elle pourra payer
13:4745 000 euros d'amende.
13:49Donc, la loi ne peut être respectée
13:50que s'il y a une dissuasion.
13:52Et si la dissuasion n'existe pas,
13:54la loi n'est pas appliquée.
13:55C'est vrai que c'est un fait, ça on ne le dit pas assez souvent,
14:00il y a une amende à payer.
14:02Mais pour les gens qui ne sont pas solvables,
14:05effectivement, la question se pose.
14:06Mais quand même, là, on a tous pris conscience
14:10que ces pyromanes ont déclenché quelque chose de terrible,
14:15c'est-à-dire un coût immense pour l'État,
14:20des risques inconsidérés pour la population,
14:23pour les forces d'intervention,
14:26également pour notre patrimoine,
14:29notre patrimoine qu'est cette forêt de Fontainebleau.
14:34Est-ce que vous...
14:34On oublie, si je peux intervenir rapidement,
14:38on oublie aussi d'autres êtres vivants,
14:41la faune animale qui est là,
14:43les insectes,
14:45ces petites bêtes m'ont demandé à mourir,
14:47a priori.
14:47Exactement, exactement.
14:50Elles ont le droit autant que nous d'exister ?
14:52Tout à fait, Guillaume, tout à fait.
14:54Et donc, ma question,
14:56il faut alourdir les peines,
14:58parce que, bon, d'accord,
15:00remise de peine, etc., etc.,
15:02mais il faut alourdir les peines
15:03et peut-être aussi dissuader.
15:06Est-ce que ça vous semble possible
15:08d'empêcher un fou de mettre le feu
15:11à une forêt qui couvre des milliers d'hectares ?
15:14On n'empêchera jamais un fou de mettre le feu.
15:18Ça peut être, justement,
15:19pour ces personnes qui sont pyromanes,
15:22très excitant de voir arriver des pompiers,
15:25de voir brûler le forêt.
15:26Et là, on n'est plus dans la même dimension.
15:28Et on est dans une autre dimension
15:30qui est celle de la psychiatrie.
15:32Le problème, c'est qu'en France,
15:33la psychiatrie, c'est un petit peu
15:35le parent pauvre de la médecine,
15:36on le sait bien.
15:38Donc, là-dessus, effectivement,
15:39il y aura sans doute,
15:40pour ce pompier volontaire,
15:41une expertise psychiatrique
15:43qui sera menée.
15:45Maintenant,
15:46s'il est reconnu,
15:48je dirais,
15:51il y a la notion de responsabilité,
15:54voilà.
15:54Voilà, bon,
15:55il sera soigné.
15:57Bon, voilà,
15:58on ne va pas le...
15:59Voilà, bon.
16:00Mais par contre,
16:01pour les gens qui sont
16:02non reconnus,
16:03fous,
16:04voilà,
16:05instables,
16:06oui,
16:06je pense que les peines
16:07ne sont pas suffisamment
16:08initiatives.
16:08Parce que si on a trois ans
16:09et qu'en définitive,
16:10on fait ne serait-ce
16:11qu'un an et demi
16:12ou 18 mois de prison
16:13avec sursis
16:13ou un an de prison ferme,
16:15éventuellement,
16:15ou deux ans,
16:16bah non,
16:17alors à ce moment-là,
16:17il vaut mieux mettre
16:1815 ans de prison
16:18et on sera sûr
16:19que la personne
16:20fera au moins 7 ans.
16:21Et oui,
16:22vous continuez de réagir
16:23sur ce sujet
16:23des feux de départ,
16:25de feux volontaires
16:25au 0826-300-300
16:27sur ces questions.
16:28Est-ce qu'il faut
16:29réglementer encore plus
16:30sévèrement ces peines ?
16:31On va accueillir
16:32Anne de Haute-Garonne
16:33qui est là avec nous
16:34au standard 0826-300-300.
16:36Bonsoir, Anne.
16:38Bonsoir.
16:38Bonsoir, Anne.
16:39Bonsoir, tout le monde.
16:40Où dans la Haute-Garonne ?
16:42Alors moi,
16:43j'habite un tout petit village
16:44au nord dans la campagne
16:45de Toulouse
16:46qui s'appelle l'Érak.
16:48Ah, d'accord, d'accord.
16:51Et donc, Anne,
16:51vous, vous êtes passionnée
16:52de randonner,
16:52vous avez l'habitude
16:53d'arpenter ces forêts.
16:54Vous nous dites
16:55qu'il y a un peu
16:56trop de monde
16:56et que justement,
16:57il faudrait peut-être
16:58un peu plus de contrôle
16:59devant les forêts
17:00pour éviter qu'il y ait
17:00des personnes un peu
17:01mal intentionnées
17:02qui viennent y faire
17:03des faits pas très joyeux.
17:06Oui, complètement.
17:07En plus du fait
17:08qu'il n'y a pas que les...
17:09il n'y a pas que les...
17:12les fous qu'on lâche
17:13et qui s'amusent
17:14à allumer les feuilles.
17:15Il y a également
17:15des intrudents
17:17et puis,
17:18plus on est nombreux,
17:19plus on met à risque
17:21notre environnement
17:22de toute façon.
17:23Quand on voit des suivants
17:24comme aujourd'hui,
17:25il faudrait limiter
17:26l'espace
17:28des montagnes,
17:29des forêts.
17:29Il faudrait...
17:30Je ne sais pas,
17:31il faut interdire.
17:32Il faut arriver
17:32à interdire maintenant
17:33pour amener
17:34plus de prudence
17:35et éviter ces dégâts-là.
17:36sur la surveillance,
17:39il y a de plus en plus
17:40des systèmes de drones
17:41et c'est d'ailleurs
17:42ce système
17:43qui a en partie
17:44permis
17:44d'arrêter
17:46les criminels
17:47qui ont mis le feu
17:49à la forêt
17:49de Fontainebleau.
17:51Mais au-delà de ça,
17:52j'ai entendu
17:53dans votre témoignage,
17:55Anne,
17:55que vous parlez aussi
17:57finalement des actes
17:58d'incivilité
17:59plus généralement.
18:00Ces fameuses
18:01cigarettes qu'on jette.
18:02Là, il y a quand même
18:03une question
18:04de prise de conscience.
18:06Vous le sentez bien,
18:07Anne, ou pas ?
18:08Ah oui, complètement.
18:09Complètement, moi.
18:10Ce qui m'horripile,
18:11c'est quand je roule
18:12sur la route
18:12que je suis prise
18:13dans un bouchon
18:14et que je vois les gens
18:14encore jeter leur mégot
18:16par la fenêtre.
18:19Je pense que ces gens-là
18:20ne voudraient pas
18:21qu'on fait la même chose
18:21chez eux.
18:23Et puis, ça a du sens
18:24aujourd'hui
18:25avec toute cette sensibilisation
18:28sur les risques
18:30de feu un peu partout.
18:31Et moi, je suis dans la campagne
18:33alors, j'ai autant vous dire
18:33que j'ai un énorme jardin
18:35autour de chez moi.
18:36C'est super sec
18:37mais je ne fais ni barbecue,
18:39même pas une planche
18:40ou je ne m'amuse même pas
18:42à allumer une allumette
18:44pour quoi que ce soit.
18:45Parce que je suis dans une campagne
18:46et on est tous entourés
18:48de dangers en permanence.
18:50Et on a des fois
18:51des départs de feu
18:52dans les champs.
18:53Ça m'arrive quand je vais courir
18:54d'avoir un champ
18:55et un départ de feu.
18:56Et ça, ça m'arrive
18:57chaque été.
18:57Je le vois.
18:59Les incivilités.
19:00Bon, c'est vrai.
19:01Je ne veux pas stigmatiser
19:03parce que ça,
19:03c'est un mot à la mode.
19:04Vous stigmatisez les fumeurs.
19:06Bon, les fumeurs...
19:07Non, il n'y a pas que les fumeurs.
19:08Il n'y a pas que les fumeurs.
19:09Il n'y a pas que les fumeurs.
19:09Voilà.
19:10Mais en tout cas,
19:11les mégots de cigarettes,
19:13de ce que je sais,
19:14c'est bien issu des fumeurs.
19:16Et ça, les mégots de cigarettes,
19:18vous développez, Anne,
19:19l'aspect écologique.
19:21C'est très très important.
19:23Sécuritaire, écologique.
19:24Il y a un moment
19:25où il va falloir vraiment
19:26que les fumeurs
19:26fassent quelque chose
19:27avec les mégots de cigarettes.
19:28Moi, je balade mon chien
19:31à côté de chez moi.
19:32Il y a des mégots de cigarettes
19:33partout.
19:34Vous le sentez, ça, Guillaume,
19:36aussi, ce besoin
19:37d'une grande réflexion
19:39sur la gestion
19:41de ces mégots de cigarettes.
19:42On parle des déchets.
19:43C'est un déchet,
19:44le mégot de cigarettes, Guillaume.
19:46Il y a les mégots de cigarettes.
19:47Je vais y revenir dans un instant.
19:49Mais il y a aussi, effectivement,
19:50les barbecues sauvages,
19:51les réparations de motos
19:53ou de véhicules
19:54en pleine forêt
19:56qui peuvent provoquer
19:57des incendies.
19:58La sensibilisation,
19:59elle, a démarré,
20:00je dirais, très jeune.
20:02Et je ne sais pas,
20:03au jour d'aujourd'hui,
20:04si, au ministère
20:06de l'éducation nationale,
20:07on a mis en place
20:08un programme
20:09dès les plus jeunes classes
20:10et dans les classes
20:12de collèges et de lycées,
20:14de sensibilisation
20:15des jeunes
20:16sur les risques
20:17qu'on a
20:19à fumer dans une forêt
20:21ou à se livrer
20:22à différentes activités
20:23qui sont dangereuses
20:25pour la faune,
20:26la flore
20:26et les êtres humains également.
20:28au-delà de l'histoire
20:29du patrimoine,
20:30bien évidemment
20:31que la forêt
20:32de Fontainebleau,
20:32c'est une perte énorme
20:33pour le patrimoine
20:35régional
20:36et national.
20:38La dissuasion,
20:39oui,
20:39par des lois plus fortes,
20:41ça c'est certain,
20:42et qui soit appliquée,
20:43et également
20:43de la pédagogie
20:44dès le plus jeune âge.
20:46Oui,
20:48allez-y Anne,
20:49vous vouliez réagir,
20:49oui.
20:50Je suis complètement d'accord
20:52que tout démarre
20:52à l'éducation,
20:54ça démarre tout jeune,
20:55ça peut être pris en charge
20:56au niveau de l'école,
20:59on fait bien les cours
21:00d'éducation civique,
21:01il est temps aussi
21:01de l'inclure dedans,
21:04que ce ne soit pas uniquement,
21:06aujourd'hui,
21:07il y a tellement
21:07de sujets tabous,
21:09de fléaux,
21:10que ce soit les agressions,
21:11les viols,
21:13il y a tellement
21:14de sujets aujourd'hui
21:15qu'on devrait aborder
21:16à l'école
21:16et qui sont bien
21:16plus importants
21:17que faire d'autres,
21:20je ne sais pas,
21:21d'apprendre d'autres matières.
21:22Oui, oui, sensibiliser,
21:22oui, oui, sensibiliser,
21:24alors c'est peut-être aussi
21:25prendre conscience
21:26que certains jeux vidéo,
21:30certains films,
21:31certaines bandes annonces
21:32qu'on voit,
21:33banalisent aussi
21:33des actes violents
21:35et ça peut générer
21:37ces comportements violents,
21:38puisque vous évoquiez
21:39notamment le viol,
21:41les agressions,
21:42Anne.
21:43Quand on parle des jeunes,
21:44alors les jeunes
21:45donnent des leçons de morale
21:47aux anciennes générations
21:48que nous représentons,
21:49peut-être un peu,
21:50nous ici,
21:51mais moi,
21:51je m'entraîne
21:53beaucoup en cyclisme,
21:54je fais 4000 km
21:55de vélo par an
21:57d'entraînement,
21:57le nombre
21:58de bombes,
22:01de monoxyde,
22:02d'azote,
22:04ce qu'utilisent
22:05les jeunes
22:06dans les soirées,
22:07qui sont balancées aussi.
22:08Donc,
22:09prise de conscience,
22:10éducation,
22:10c'est ça,
22:12Guillaume ?
22:13Oui,
22:14je voudrais revenir
22:14sur un point
22:15qu'a évoqué Anne.
22:17Bien sûr qu'il faut
22:17contrôler,
22:18mais vous savez,
22:19depuis un certain nombre
22:21d'années,
22:22il y a un slogan
22:23qui ressort
22:24à chaque fois,
22:24c'est pour votre bien
22:25qu'on le fait.
22:26Moi,
22:27je ne me verrais pas
22:27quand même
22:28avoir un QR code
22:29pour rentrer
22:30dans une forêt
22:30et avoir un système
22:32de péage
22:32avec un contrôle
22:33d'explay.
22:33C'est vrai que ça fait bizarre.
22:35Oui,
22:36on ne va peut-être pas
22:37en arriver là
22:38et je pense
22:39que c'est un sujet
22:40justement,
22:41les feux de forêt
22:41et les moyens
22:42de s'en prémunir
22:43qui ne doit pas
22:44être politisé.
22:45Le problème,
22:46c'est que si effectivement
22:47on arrive
22:48à un système
22:50de contrôle
22:50de ce type
22:51avec QR code,
22:51pourquoi pas ?
22:52Vous savez,
22:53tout est possible.
22:54Oui,
22:54mais après,
22:55il y a un moyen.
22:57Et Anne,
22:57allez-y pour conclure.
22:58Il y a des moyens
23:00parce que dans l'entreprise
23:01dans laquelle je bosse,
23:02on a fait ce qu'on appelle
23:03une charte,
23:04une charte fresque écologique
23:06pour apprendre
23:07sous forme de jeu
23:08et ludique
23:09pour être sensibilisé
23:11sur aujourd'hui
23:12l'écologie
23:13au niveau mondial
23:14et le réchauffement
23:16de la planète.
23:18C'est très intéressant
23:19et sensible
23:20et juste
23:21et parle,
23:22on peut le mettre
23:23en place
23:24au niveau de l'école.
23:25Oui,
23:26bien sûr.
23:26Parlez d'un sujet
23:27sous forme ludique
23:28et rien n'est impossible.
23:30Tout ça,
23:31c'est une réflexion globale
23:32que vous nous apportez,
23:33Anne et Guillaume,
23:34ce soir.
23:35Alors,
23:35on y reviendra d'ailleurs
23:36parce que,
23:37Quentin,
23:37votre sujet était
23:38vraiment passionnant.
23:39On doit passer
23:40la main maintenant.
23:42Merci Anne,
23:42merci Guillaume.
23:44Rendez-vous
23:45même heure demain,
23:46Quentin ?
23:46Bien sûr,
23:46demain,
23:4719h30,
23:48les vraies voix
23:48vont parler de la France
23:49et on parlera dès 17h
23:50même dans les vraies voix.
23:50Donc,
23:51le principe,
23:51c'est quoi ?
23:52On écoute les vraies voix
23:53et après,
23:54on réagit chez nous.
23:54Voilà.
23:55Eh bien voilà,
23:56c'est le principe au 0800 26 300 300.
23:58Les tontons du mondial arrivent.
24:01Oh là là,
24:01dans quel état sont-ils ?
24:02Bon,
24:03lendemain de déception
24:04contre l'Espagne
24:05mais ce soir,
24:06autre demi-finale,
24:08Angleterre-Argentine.
24:09Oh,
24:10ça va débattre
24:10autour de Joseph Ruizat.
24:12Demain,
24:12pour les vraies voix,
24:1317h
24:13et merci à notre réalisateur,
24:15Maxime Senna
24:16et merci aussi à Aude,
24:18au Standard
24:18et merci à toute l'équipe.
24:20Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires