- il y a 5 semaines
Du 15 juin au 17 juillet, Sud Radio vit au rythme de la Coupe du Monde avec Les Tontons du Mondial, une quotidienne inédite, du lundi au vendredi de 20h à 21h.
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SportTranscription
00:00...Mondial, Joseph Ruiz.
00:30Avec un intérêt, notamment cette demi-finale entre l'Argentine et l'Angleterre.
00:36Incroyable retournement de situation.
00:37On va en parler tous ensemble jusqu'à 21h avec vous, chers auditeurs.
00:41Merci d'être fidèles à ce rendez-vous.
00:43Autour de la table, je retrouve Rodolphe Michaud-Tapy.
00:47Comment vas-tu, Rodolphe ?
00:48Très bien, on s'est remis de cette débâcle il y a deux jours.
00:52On s'en remet déjà ?
00:53On s'en remet.
00:54On s'en remet.
00:54Pardon, mais en tant que Marseillais, on s'en remet encore plus vite.
00:57Tu comprends, tu le connais.
01:00Après, selon les temps, il y a des Parisiens qui disent
01:01j'ai l'habitude de gagner, donc je m'en remets aussi.
01:05Peut-être peut-être trouver un entre-deux comme Braque.
01:07Comment vas-tu, Braque ?
01:08Je pense que toi, c'est un peu plus difficile.
01:10Déjà que c'était compliqué de trouver le sommeil avec la chaleur,
01:13je te laisse imaginer.
01:14C'est très difficile.
01:16Il n'y a personne qui dort en France en ce moment.
01:17Ça n'existe pas.
01:18Qui dort bien ici ?
01:19Personne ?
01:21Marie, la réalisatrice, dort bien apparemment.
01:23Marie, tu vas devoir accueillir du monde aujourd'hui chez toi
01:27parce qu'apparemment, tu as la climatisation.
01:29Donc, on va arriver chez toi.
01:30Elvin Defadio, comment vas-tu, Elvin ?
01:32Comment ça va, les amis ?
01:33Moi, cette Coupe du Monde, j'embrasse Nicolas Villas.
01:35Je l'ai vécu un peu comme lui, détaché.
01:37Tu sais, on a l'habitude.
01:38On ne vit pas une bonne période.
01:40Mais t'inquiète, on arrive.
01:41Lui, au moins, il a joué la Coupe du Monde.
01:43Mais moi, 2018, 2022...
01:46Ah, merde, trois fois de suite.
01:47Oui, trois fois de suite, c'est compliqué.
01:48Mais t'inquiète pas, tu vas croiser la route de l'équipe de France bientôt, mon cher Elvin.
01:52Oui, oui, bien sûr.
01:53Oui, dis-nous tout.
01:54Oui, le 2 octobre, je vous invite à venir au Stade de France.
01:56L'Italie risque de mettre une rouste à Zidane.
02:00Et son dernier match, c'était contre l'Italie.
02:02Voilà, c'est fou.
02:03La première de Zidane, contre l'Italie, après avoir été excusé contre l'Italie.
02:08Moi, je serais toi, mon cher Elvin, j'aurais peur.
02:11On ne connaît même pas encore le sélectionneur.
02:13Mais potentiellement, ça peut être un pire lot contre Zidane.
02:16Mais juste pour être sûr, c'est du foot ou du rugby ?
02:19En ce moment, ils ont plus de chances au rugby.
02:21Imagine des chances pour l'Italie.
02:23Voilà, imagine.
02:24Oula, oula.
02:25Rod, doucement quand même.
02:27Aïe, aïe, aïe, ce serait fou, tu l'as dit.
02:29Le match devient plus important que le match pour la troisième place.
02:33Ce serait assez dingue.
02:35Allez, aujourd'hui, on va parler d'Argentine-Espagne, la finale.
02:38Est-ce que c'est une affiche de Ray ?
02:40Finalement, oui ou non.
02:41Deux identités de football qui ont été finalement jusqu'au bout.
02:45On savait ce qu'étaient ces équipes.
02:46Et est-ce que c'est la raison pour laquelle ils sont allés en finale ?
02:50En tout cas, il y en a un qui aujourd'hui a la mâchoire serrée.
02:54C'est Thomas Tourelle et qui est la cible des critiques.
02:56Pour autant, le sélectionneur de l'Angleterre est-il le responsable de la déroute de son équipe ?
03:01Après avoir mené 1-0, ils ont été battus 2-1 par les Argentins.
03:05Les Bleus, évidemment, on va revenir dessus.
03:07Faut-il mettre les titulaires contre l'Angleterre ?
03:10Je vais quand même vous poser un peu la question à tous les trois.
03:13Je ne vous ai pas eu depuis l'élimination.
03:15Comment est-ce que vous avez vécu cette élimination ?
03:17Et les raisons pour lesquelles on est sortis aujourd'hui en place pour la troisième place.
03:21Ce qui n'est pas évidemment ridicule.
03:23Mais on avait tous espoir d'aller au bout du chemin.
03:26Et le bout du chemin, c'était de soulever une troisième fois la Coupe du Monde.
03:29Et le pédal-tif d'Elvin ?
03:30Justement, on va se tourner vers la suite, mon cher Elvin.
03:32Tu as envie un peu de répondre à Emmanuel Galasso, l'émission d'hier ?
03:36Je l'embrasse, je l'adore, Emmanuel.
03:38Mais là, hier, il a dit quelque chose.
03:40Il faut répondre.
03:42Zidane, c'est un chantier colossal qui l'attend.
03:45C'est pas le seul à le penser.
03:47Je sais, mais je vais leur répondre.
03:49Tu vas leur répondre, d'accord.
03:49Et on entendra évidemment Braque et Rodolphe Michotapi là-dessus.
03:54Allez, j'espère que vous êtes bien à l'écoute de Sud Radio, des tontons du Mondial.
03:58C'est parti, on va parler de cette finale Angleterre-Espagne.
04:07Désolé Thomas Tourelle, c'est pas Angleterre.
04:09Ah, il est avec nous ?
04:11Il aurait bien aimé être en finale, mais malheureusement pour lui, ce ne sera pas le cas.
04:16Ce sera Argentine-Espagne.
04:18Deux matchs encore à suivre, donc France-Angleterre, samedi à 23h et Espagne-Argentine, dimanche à 21h.
04:25Argentine-Espagne, est-ce que c'est une finale de rêve pour toi, Rodolphe ?
04:29De rêve, non.
04:30La finale de rêve, ça aurait été avec la France, évidemment.
04:32Mais j'ai envie de dire que la logique a été respectée.
04:35Tu regardes le classement FIFA, la grande finale, c'est le premier contre le deuxième.
04:38Et la petite finale, c'est le troisième contre le quatrième.
04:40Donc j'ai envie de te dire que c'est les deux meilleures équipes qui sont en finale, qui arrivent
04:43au bout.
04:44Et il n'y a rien à redire.
04:45Quand tu vois les matchs des deux équipes, au final, c'est totalement mérité.
04:49Mais elle te fait rêver, cette finale ?
04:51Tu vas la regarder avec un intérêt ?
04:54Non, parce que oui, j'ai forcément la regarder.
04:57Certains disent qu'il n'y a pas l'équipe de France, donc je m'en fous.
04:59Oui, mais c'est ce qu'on dit.
05:00Mais sur le moment, tu vas quand même mettre la télé, tu vas regarder en fond.
05:02Et puis en fait, tu vas être pris par le truc.
05:03Ça reste une coupe du monde.
05:04On est des fans de foot.
05:06On va quand même regarder.
05:07Mais avec quand même un gros sentiment d'amertume.
05:09Et on ne sera pas à fond, quoi.
05:12Pour le foot, au moins, c'est une belle affiche.
05:14Oui, c'est une belle affiche.
05:16Parce que tu as déjà Messi.
05:17Le back-to-back, tout le monde y pense.
05:19Puis tu as Yamal de l'autre côté.
05:21Donc, imaginez le plus jeune affronté, le plus âgé, la légende qui affronte le joueur
05:27qui est censé potentiellement le remplacer.
05:29Pour l'histoire du foot, c'est magnifique.
05:31Donc, on rêvait tous d'un potentiel Messi-Ronaldo.
05:34Là, on aura l'occasion d'avoir un Messi-Yamal.
05:35Ce n'est pas plus mal pour l'histoire du foot.
05:37Le bras qu'affiche de rêve ou pas ?
05:38En fait, le problème, c'est que ça dépend de quel côté on se place.
05:41Côté français, c'est sûr que c'est une finale horrible.
05:43Parce qu'on a l'adversaire de 2022 qui nous a fait vivre des cauchemars.
05:47On a l'équipe qu'on n'arrive pas à battre.
05:49Donc, oui, c'est une finale compliquée.
05:51Maintenant, si on est d'un point de vue neutre, d'un point de vue amateur de foot, passionné de
05:55foot,
05:56la finale, elle est extraordinaire parce qu'il y a des histoires, en fait, dans cette finale.
05:59Il y a Messi qui est à deux doigts, peut-être, d'écrire l'une des plus grandes pages de
06:05l'histoire du foot.
06:06Et là, vraiment, on est là pour le vivre.
06:07Donc, on se rend compte de ce que ça représente vraiment par rapport à d'autres.
06:10On a de l'autre côté, comme le disait Elvin, l'avènement d'un joueur comme l'Aminy Amal qui
06:14va peut-être demain, voilà, entrer et écrire son nom,
06:18commencer à écrire son nom dans les registres grandioses du foot.
06:22Pour moi, cette finale, elle est extraordinaire.
06:24Si on se place d'un point de vue neutre, après, ce qui va me manquer, moi, dans cette finale,
06:28c'est le côté rivalité.
06:29Moi, j'aime bien quand il y a un petit truc.
06:31Ils ne se sont jamais rencontrés en Coupe du Monde.
06:33C'est ça.
06:33Ça va être une première.
06:34C'est qu'en fait, ces deux équipes-là, j'ai presque l'impression que ça va être un peu
06:38trop propre,
06:39qu'il y aura peut-être même un peu trop de respect.
06:41Elles vont chacune jouer avec leur histoire, leur culture, leur style.
06:45Mais moi, il va me manquer ce truc-là.
06:47En France-Argentine, ça t'évoque tout de suite un peu le sens.
06:50Attends que la mini-hermelle met une petite story.
06:54Oui, oui, il va animer le truc.
06:55On passe dans l'Argentine-Angleterre, la rivalité de fou-malade.
06:59On l'a vu, notamment dans la première mi-temps, c'était du catch.
07:01La WWE était jalouse.
07:03Elle a pensé à envoyer un message à la FIFA.
07:06Et là, on passe d'un match où il n'y a, entre guillemets, aucune rivalité.
07:09Mais ça existe un match avec l'Argentine propre ?
07:12Non, on va peut-être le voir là.
07:14De ce match, il va naître une rivalité après.
07:16Il y a marqué Fédération Argentine de catch.
07:19De catch, exactement.
07:21Parce qu'ils ont quand même fait encore pas mal de fautes.
07:24Ils ont imprimé un certain rythme physique, on va dire, sur la demi-finale hier.
07:29Après, les Anglais étaient là pour répondre aussi.
07:32Donc, on verra ce qu'elle va être, cette finale.
07:35Là où je pense que ça peut être différent pour l'Argentine,
07:37l'Argentine, on l'a vu sur toutes les rencontres qu'elle a jouées.
07:40Ça a été dans l'adversité.
07:41Ça a été dans le dur.
07:42Ça a été en étant mené à chaque fois, quasiment,
07:45en ayant cette obligation de toujours refaire le score.
07:48Là, l'Argentine sait qu'elle va affronter l'équipe qui garde le mieux le ballon au monde.
07:51L'Espagne, il n'y a pas mieux, footballistiquement parlant.
07:53S'ils arrivent en retard, ils peuvent prendre des jaunes très rapidement.
07:57Et ça, ça va être un des vrais sujets de l'arbitrage de l'Argentine.
08:00Et l'Espagne va être prête justement à ça,
08:03parce que c'est la meilleure équipe pour te casser ce style,
08:06justement ce style où tu es très dans la grinta,
08:08très dans l'agressivité,
08:09très dans « je vais essayer de te marcher, de te mordre les chevilles ».
08:12Je pense que les Argentins vont arriver dans ce match-là
08:14avec quand même une certaine appréhension
08:16de comment le scénario peut se dérouler
08:17si jamais, par exemple, l'Espagne marque tôt.
08:19Si l'Espagne marque tôt, l'Argentine, je pense que ça peut être très compliqué.
08:22Après, ils ont du monde sur le banc.
08:24Ils ont pas mal de joueurs de foot.
08:26Est-ce que ce n'est pas la qualité aussi, finalement, de l'Argentine
08:28d'avoir su muter, par exemple,
08:31en étant mené contre l'Angleterre ?
08:34Ils ont encore du parcours sur le banc.
08:35Nico González qui est rentré.
08:37Simone qui a été titulaire à Otaro.
08:39La Otaro contre l'Egypte.
08:40Là, encore hier, il met le but.
08:42Et puis l'Argentine, en phase d'alimination directe,
08:43c'est que de la réaction.
08:45L'Egypte, c'est de la réaction.
08:46Cap Vert, c'est de la réaction.
08:47Hier, ils sont menés, c'est de la réaction.
08:49Donc, ils ont cette...
08:50Ouais, ça les caractérise.
08:51Cette grinta, on en reparlera après,
08:53mais cette grinta, c'est logique.
08:55Et puis, ils ont leur style de jeu
08:56qui pousse un peu à faire sortir un peu l'adversaire de son match
09:00avec des petits coups dans le dos, des petits machins.
09:02Je te disais tout à l'heure, c'est un peu le Paraguay,
09:04mais avec des vrais joueurs de ballons.
09:06C'est hyper dur à prédire.
09:08Au final, moi, j'ai été vacciné par les prodostics
09:13sur cette Coupe du Monde, globalement.
09:15Là, j'imaginais un France-Angleterre,
09:17de manière assez claire,
09:19mais deux identités de jeu totalement différentes.
09:22Est-ce que l'un de vous a la petite flamme,
09:25la petite vision sur...
09:27Comme il pouvait l'avoir sur les demi-finales,
09:29ou un peu moins de certitude ?
09:32Tu parles du match en lui-même.
09:33Oui, le match, non.
09:35Même sur qui sera champion du monde, finalement ?
09:38Pour moi, ça reste compliqué à dire.
09:40Même si je vois quand même un petit léger avantage pour l'Espagne,
09:43parce que je considère qu'ils ont la formule,
09:46ils ont les ingrédients,
09:47ils ont ce qu'il faut pour réussir à s'en sortir.
09:49Et ils ont aussi, plus ou moins, l'expérience récente.
09:53Je me dis que l'Argentine,
09:55avec ce parcours qu'on a vu,
09:56avec ce style qui s'est aussi développé dans l'adversité.
10:01Mais ils ont ce truc.
10:03Ils ont quand même un truc.
10:03Je le disais, j'ai dit plein de fois en émission,
10:06mais même en difficulté,
10:08ils arrivent à avoir ce petit truc,
10:09ils ont ce petit côté.
10:10Je ne sais pas si c'est de la chance, je ne sais pas.
10:12Si tout roule avec eux,
10:14mais à n'importe quel moment,
10:16Messi va te faire la bonne passe au bon moment.
10:18Il y a la bonne insertion au bon moment.
10:19C'est vraiment impossible de parier contre Messi, quoi.
10:21Non, mais il y a ce côté un petit peu mystique avec l'Argentine.
10:24Enfin, moi, je le vois un petit peu comme ça.
10:25C'est la Grinta, ils sont aussi portés par leur public.
10:27Ils se déplacent en masse à chaque fois,
10:29ils sont à domicile.
10:30Il suffit d'une petite action pour animer tout le stade.
10:32Et tu sens que les mecs sont portés par tout ce stade,
10:36par toute cette ambiance et ce peuple.
10:38Il y a vraiment un truc...
10:39Argentine-Espagne,
10:40est-ce que ce n'est pas finalement la victoire des identités de jeu ?
10:44Parce qu'on a deux équipes qui savent où elles vont depuis toujours.
10:48On n'a pas l'impression que l'Argentine a changé depuis 4 ans,
10:52même depuis 20, 30, 40 ans.
10:54C'est à peu près les mêmes facteurs d'équipe,
10:58les mêmes ambitions, la même identité.
11:01Et l'Espagne, c'est pareil.
11:02Il y a un style de jeu, de fédération de joueurs.
11:05Ils font tout le temps la même chose.
11:06Est-ce que cette Coupe du Monde,
11:08c'est la victoire de ça et de ces politiques fédérales,
11:11on a envie de dire ?
11:13Déjà, sur cette Coupe du Monde-là,
11:15je pense que les styles ont gagné
11:18et ont réussi à casser un petit peu les certitudes.
11:21Je pense que les équipes qui ont été les plus froides dans cette compétition
11:24sans forcément s'enflammer, sans forcément monter dans les tours,
11:27en se disant, on est les meilleurs au monde,
11:29en restant très concentrés sur ce qu'elles savaient faire,
11:31sont allées le plus loin.
11:33Nous, on a payé un petit peu,
11:34alors je ne parle pas d'une forme d'arrogance ou d'une forme de prétention,
11:37mais on a peut-être payé une forme de surconfiance
11:40qui a fait qu'à un moment donné, ça a bloqué,
11:41parce qu'on en attendait peut-être trop,
11:43alors qu'il fallait peut-être être un petit peu plus calme,
11:46un petit peu plus serein.
11:47Et aujourd'hui, oui, quand tu vois ce que l'Espagne fait
11:49sans être resplendissante dans l'absolu face à la France,
11:54en étant juste très intelligente dans ce qu'elle a fait,
11:56tu te rends compte que, oui, en effet,
11:58parfois, il suffit d'être simple,
12:00il suffit d'être très concentré sur ce que tu as à faire,
12:01et puis tu peux aller très très loin.
12:03Il ne suffit pas d'être forcément ultra spectaculaire
12:06ou ultra fort pour pouvoir aller gagner un coup fait comme ça.
12:08On s'est trop enflammé ?
12:09Peut-être.
12:10Mais c'est dur, c'est dur de ne pas s'enflammer.
12:13On s'est trop enflammé.
12:14On partait pour des aigris,
12:15si par hasard on ne s'enflammait pas.
12:17Vous vous souvenez de l'émission qu'on avait il y a deux jours,
12:19la veille de match avec Nicolas et Rodolphe.
12:21On la réécoute.
12:22Tu t'en veux, tu t'en veux, tu t'en veux la tête contre les murs.
12:25Non, mais pas du tout.
12:26Pas du tout, parce que c'était légitime.
12:28Il y en a qui font carrément des mea culpa.
12:29Mais non, mais ce n'est pas le moment.
12:31Oui, il y en a beaucoup.
12:32Non, je pense que c'est légitime.
12:33On avait une France qui était si impressionnante,
12:35jamais on n'aurait pu penser que l'attitude...
12:38Parce que l'Espagne a fait le match parfait,
12:39mais l'attitude de la France n'a pas été bonne.
12:41Moi, je voudrais juste te dire une chose,
12:43à rajouter un truc,
12:44par rapport à tout ce qu'on a vu et entendu ces derniers jours.
12:47Et vraiment, je parle aux gens peut-être qui nous écoutent.
12:52Ne culpabilisez surtout pas
12:53d'avoir été enthousiasmé par cette équipe de France.
12:55Mais vraiment surtout pas.
12:56C'est-à-dire que ce que cette équipe de France a montré pendant ce mondial,
12:59c'est quelque chose d'exceptionnel.
13:00Et bravo à Didier Deschamps aussi
13:02d'avoir réussi à créer ce truc-là,
13:04d'avoir réussi à montrer un tel état d'esprit avec ses joueurs.
13:09Le plan a été plus ou moins respecté.
13:11L'état d'esprit était là.
13:12Les joueurs étaient sérieux.
13:13Les joueurs étaient déterminés.
13:14On a juste perdu contre plus fort que nous.
13:16On n'a pas été forcément imprudent.
13:19On n'a pas forcément été, je dirais pas naïf,
13:21parce que oui, on s'est un petit peu fait avoir dans les matchs.
13:23Mais on ne peut pas aujourd'hui remettre en question
13:26ce kiff qu'on a eu de suivre cette équipe de France
13:28juste parce qu'on s'est fait éliminer face à l'Espagne.
13:30Il ne faut pas culpabiliser pour ça, selon moi.
13:31On va revenir, Rodolphe, sur l'équipe de France
13:34juste après une petite pause dans les Tontons du Mondial
13:37sur Sud Radio.
13:38A tout de suite.
13:3920h-21h, les Tontons du Mondial, Joseph Ruiz.
13:43On est ensemble dans les Tontons du Mondial
13:45avec Rodolphe Michaud, Tapie, Elvin Desfazio et Braque.
13:49On continue à parler de l'équipe de France.
13:50Et Braque nous disait juste avant la pub
13:53ne culpabilisait pas d'avoir été enthousiaste
13:56pour cette équipe de France,
13:57d'avoir été presque un peu trop hypé,
14:00quitte des fois à avoir des déceptions.
14:02Rodolphe, est-ce que tu partages ça ?
14:03Totalement.
14:04Non, mais tu as entièrement raison.
14:06On a compris, on a vu
14:07qu'on a un potentiel incroyable avec cette équipe.
14:09Il faut laisser un peu de temps.
14:10Il y a beaucoup de jeunes.
14:12La mayonnaise va prendre.
14:13On a encore deux ans pour préparer l'Euro et tout.
14:15Là, ce que je voulais rajouter
14:17par rapport à cette Coupe du Monde,
14:18c'est qu'il n'y a pas un match
14:19où tu as été dos au mur à un moment donné,
14:21hormis ce match contre l'Espagne.
14:23Donc, il n'y a pas un moment donné
14:23où tu peux te remettre en question.
14:26Parce que tous les matchs
14:27se sont déroulés sans encombre.
14:29Tu roules sur chaque adversaire.
14:30Ça se passe nickel.
14:32Il n'y a pas un moment donné
14:32où tu dis,
14:33attention, on les a pris un peu de haut.
14:36Attention au prochain match.
14:37Il y a eu un moment,
14:37c'est le but qu'on prend face à la Norvège.
14:39C'est le seul moment où tu peux avoir.
14:40Tu mets déjà 2-0.
14:42En fait, il n'y a pas de moment
14:43comme l'Espagne a eu,
14:44comme l'Argentine a eu,
14:45comme tout le monde a eu.
14:46Nous, tous ces autres déroulés nickel.
14:49Et là, on est tombé sur
14:49le meilleur adversaire de la Coupe du Monde.
14:52Et on n'a pas su anticiper.
14:54On n'a pas su réagir.
14:54Et on a été battu par quoi ?
14:56Par le format, en fait ?
14:57Et c'est ce qui nous a amené
14:58à être aussi enthousiaste ?
15:01Par le format.
15:01Peut-être que le match,
15:02ils l'ont joué peut-être
15:02trois fois dans la tête avant le match.
15:04Peut-être que l'approche
15:05n'a pas été bonne.
15:05Ça, on ne peut pas savoir.
15:06Je fais confiance à descendre là-dessus.
15:08Ça, il n'y a rien à dire.
15:09Tu as juste joué une équipe,
15:10et tu disais tout à l'heure,
15:11qui a un QI foot incroyable.
15:14Ils sont excellents.
15:15C'est plus que nous ?
15:15Ça veut dire que nous,
15:16on n'en a pas ?
15:17Non, non.
15:17On en a moins ?
15:18Pour moi, moins qu'eux.
15:19Je pense qu'individuellement,
15:20tu prends chaque joueur.
15:21On le faisait la dernière fois.
15:23Pour moi, on est quand même au-dessus,
15:25individuellement.
15:25Mais le foot, c'est collectif.
15:27Et niveau collectif,
15:29et QI foot,
15:30je les trouve largement au-dessus.
15:31C'est les meilleurs.
15:32Et tu l'as vu sur ce match.
15:33Et puis, la fameuse bataille du milieu.
15:35On n'apprend rien si on dit
15:36que si tu n'as pas un milieu
15:37qui a la hauteur,
15:38tu ne gagnes pas dans le foot.
15:39Après, oui, il y a des détails.
15:41La France, elle a été offensive.
15:43Mais pour le coup,
15:44offensivement,
15:44c'était le néant total.
15:45Donc, si derrière, au milieu de terrain,
15:47tu souffres quasiment tout le match,
15:48tu n'as pas d'équilibre.
15:49Alors là, c'est quasiment impossible.
15:50Encore plus,
15:51quand tu affrontes cet Espagne.
15:52Mais moi, je suis d'accord avec vous.
15:53Et je l'ai dit dans l'émission
15:54il y a deux jours,
15:55c'était normal d'être content,
15:59d'avoir confiance,
16:01d'être confiant avant ce match.
16:03Tu étais terrifiant, offensivement.
16:04Tu roulais sur tout le monde.
16:05L'Espagne, ce n'était pas enthousiasmant
16:07depuis le début de cette Coupe du Monde.
16:08Là, pour le coup,
16:09l'approche a été largement meilleure de leur part.
16:11Ils ont su tout simplement être meilleurs.
16:13Voilà, il faut le reconnaître.
16:14Mais il n'y a aucune honte à avoir
16:16sur le fait qu'il y a eu de la confiance avant ce match.
16:18On est 48 heures après l'élimination des Bleus.
16:21Est-ce qu'aujourd'hui,
16:23vous avez une idée assez précise
16:25sur les raisons qui ont fait
16:27qu'on est éliminé de la Coupe du Monde ?
16:29Est-ce que vous notez des enseignements particuliers ?
16:34Des champs, les joueurs,
16:36la préparation, Rodolphe ?
16:38Non, mais tu l'as dit,
16:39je pense que là,
16:40tu joues une équipe
16:41qui sait contrôler le ballon,
16:42qui sait avoir l'emprise du jeu.
16:44Et c'est vrai que la bataille du milieu de terrain,
16:46tu ne l'as pas gérée.
16:47Tu as un Tua Mini
16:48qui a joué en défense quasiment tout le long.
16:49Tu as un Rabiot qui était tout seul
16:50au milieu de terrain.
16:51Donc, tu ne peux pas poser ton jeu.
16:54Tu ne peux pas sortir le ballon.
16:55Tu es obligé de faire des longs ballons.
16:56Ça ne peut pas marcher contre cette équipe.
16:58Maintenant, est-ce que c'est une approche tactique ou pas ?
17:00Moi, je n'ai aucune leçon à donner.
17:01Des champs, il est tellement meilleur que moi.
17:02Enfin, il n'y a rien à dire.
17:04C'est juste ce que j'ai remarqué de ce match.
17:06Après, il peut être un entraîneur légendaire,
17:09le plus grand entraîneur
17:10que l'équipe de France ait connu.
17:11Mais s'être trompé sur ce match-là, Rodolphe ?
17:14Ce n'est pas impossible.
17:16Ce n'est pas pour autant qu'on va l'emmener au bûcher.
17:18Non, je suis d'accord.
17:19Mais après, on ne peut pas lui en vouloir
17:20d'avoir gardé le même schéma tactique
17:21depuis le début de la Coupe du Monde.
17:22On ne pensait pas que l'Espagne
17:24allait avoir ce niveau de jeu contre nous,
17:26sachant que, comme on disait tout à l'heure,
17:27ils n'étaient pas transcendants depuis le début.
17:30Pour moi, je ne peux pas charger un joueur
17:34ou Deschamps ou qui que ce soit.
17:36On a fait notre Coupe du Monde,
17:37on a fait ce qu'on devait faire
17:38et on est sortis.
17:39Et puis voilà, c'est tout.
17:40Ce match, pour moi, c'était le feu contre la glace.
17:43C'est-à-dire qu'on arrivait, nous,
17:45avec notre armada offensive
17:46et on a construit notre Coupe du Monde sur ça.
17:49On a construit notre Coupe du Monde sur cette idée
17:51qu'avec cette attaque-là,
17:52on pouvait démonter n'importe qui.
17:55Le mur qu'on s'est pris, c'est un mur très froid.
17:57C'est-à-dire que l'Espagne,
17:58moi, je me suis amusé un peu à revoir le match.
18:01Tu regardes les séquences espagnoles,
18:03elles sont très simples.
18:04C'est un football qui n'est vraiment pas compliqué,
18:06limite, à comprendre.
18:07C'est des redoublements de passes,
18:09c'est des j'avance, je recule
18:10parce que je sais que le décalage,
18:11je vais le créer par deux passes.
18:12Je t'élimine un joueur,
18:13ce qui crée un autre décalage de l'autre côté.
18:15Je peux permettre à un joueur de prendre l'espace.
18:17En vérité, tu regardes ce match,
18:19c'est un football très simple.
18:21Je pense qu'on n'est arrivé,
18:22pas dans l'idée de faire quelque chose
18:24de très compliqué,
18:25mais on est arrivé avec peut-être
18:26un manque de préparation tactique
18:28sur quand ça se complique,
18:30qu'est-ce qu'on fait.
18:30Moi, je pense qu'il est vraiment là le problème.
18:32C'est qu'on a eu vraiment un plan A
18:35qui a très bien marché,
18:36comme tu l'as dit, Rod, tout à l'heure.
18:37C'est-à-dire que les équipes qu'on a affrontées,
18:38bon, ce n'était pas de notre niveau,
18:39ce n'est pas de notre faute.
18:40On les a toutes gérées.
18:42Le problème, c'est que quand tu arrives
18:43contre une équipe un peu plus forte,
18:44ce n'est pas juste d'affronter une équipe plus forte,
18:46c'est d'anticiper les scénarios.
18:48Et moi, je pense que Didier Deschamps
18:49a eu peut-être un tort là-dessus.
18:51C'est de ne pas assez préparer ses joueurs
18:53au fait qu'un match peut tourner
18:56en la faveur de l'autre
18:57et en taille des faveurs à toi.
18:59Et là, quand il est placé au mur,
19:00qu'est-ce que tu fais ?
19:01Il n'y avait pas de plan B.
19:02La claque, je pense qu'on l'a tous partagé.
19:04Je ne sais pas si c'est pareil pour vous,
19:05mais c'est l'impuissance.
19:06En fait, pendant trois semaines, quatre semaines,
19:09tu as été dans une bulle
19:09où tu avais l'impression d'être intouchable.
19:12Là, l'Espagne, sans être encore une fois flamboyante,
19:14c'était, je suis d'accord,
19:14c'est du foot hyper simple.
19:19Des joueurs, pas de réaction.
19:20Des champs, impuissance totale.
19:21Tu avais l'impression que tu as subi en une heure
19:24ce que tu n'avais plus subi
19:25depuis des années et des années.
19:27Donc, il y a eu ce manque de réaction
19:29et c'est un manque de préparation
19:31de certaines situations.
19:32On n'était pas préparé
19:33à prendre une Espagne aussi prête
19:35et probablement du fait
19:36que l'Espagne n'était pas impressionnante
19:38dans cette comité.
19:38Mais peut-être par un excès de confiance,
19:40un excès de confiance
19:40qui découle justement de cette idée
19:42que tu n'as pas eu d'adversité
19:45et que tu n'as pas préparé l'idée
19:48que tu puisses être en difficulté
19:49dans cette Coupe du Monde.
19:50Et je pense que c'est à ça
19:51que s'est confronté l'équipe de France
19:52dans ce match-là en particulier.
19:55On peut regretter le fait
19:56que la Norvège n'ait pas mis
19:57l'équipe type contre nous.
19:59Ça aurait été un match,
20:00un vrai match test
20:01qui aurait pu nous mettre
20:03face à une adversité
20:04un peu plus forte
20:07et on aurait peut-être
20:09mieux anticipé le match
20:10contre l'Espagne
20:11ou la suite de la compétition.
20:12Et l'Allemagne aussi
20:12qui sort très tôt, pareil.
20:14Si tu affrontes l'Allemagne,
20:15c'est peut-être pas la même chose.
20:16Après, il y a eu quand même une petite...
20:17La seule réaction
20:18qu'a eu l'équipe de France
20:19par rapport à ce type de scénario,
20:20c'est contre le Sénégal
20:21où c'est ce qui s'en ressemble le plus
20:24parce que c'est la seule équipe
20:25qui a réussi à faire un peu chier
20:27la France la première mi-temps.
20:28Et pour le coup,
20:29il y a eu une réaction.
20:29Alors oui, le Sénégal
20:30est beaucoup plus faible.
20:31Oui, le Sénégal joue
20:32un football plus compliqué,
20:34enfin, un football
20:34moins flamboyant que l'Espagne.
20:36Mais pour le coup,
20:36là, il y avait eu une réaction.
20:37Moi, ce qui m'a vraiment choqué,
20:39c'est qu'en deuxième période,
20:40malgré les deux buts,
20:41c'est tête baissée.
20:43Aucune possibilité de réaction.
20:45Agacement, ensuite, ça...
20:45Parce que t'es neutralisé.
20:47Parce que t'es neutralisé mentalement.
20:48C'est-à-dire quoi ?
20:48Il aurait dû tenter quelque chose,
20:50passer un 3 au milieu.
20:51Mais bien sûr.
20:52Il y avait des chances.
20:52C'était ça de plan B ?
20:53Ou alors des joueurs différents ?
20:54La sensation,
20:55c'est qu'il n'y avait pas de plan B, Joseph.
20:57La sensation,
20:57c'est qu'il n'y avait pas de plan B.
20:58Et de toute façon,
20:59t'es en demi-finale de Coupe du Monde.
21:01Encore une fois,
21:01grand respect pour Deschamps,
21:02mais au bout d'un haut,
21:03il faut critiquer aussi
21:03ce qui est critiquable.
21:04Tu perds 2-0,
21:06tu changes quelque chose.
21:07T'as plus rien à perdre.
21:08Tu perds 2-1 ou 2-0,
21:09c'est la même chose.
21:10T'as tout un peuple
21:11qui est derrière toi.
21:12T'as une sorte de hype
21:13hyper puissante
21:14qui s'est créée.
21:15T'as l'occasion d'avoir
21:15une attaque hyper puissante
21:17et qui terrorise tout le monde.
21:18Tente quelque chose.
21:19Change.
21:19Mais tu le vois sortir
21:20un attaquant
21:21pour mettre un milieu de terrain,
21:22alors que tu perds un 0 ?
21:23Je ne suis pas sûr.
21:24C'est dur.
21:25C'est très compliqué.
21:26C'est compliqué.
21:27Là où moi,
21:27j'ai envie de rejoindre Elvin,
21:29c'est que sur ce match-là,
21:30tu le vois très vite
21:31que ça ne va pas.
21:32Tu le vois très vite
21:33sur les ressorties de balles.
21:34Je ne sais pas si vous vous souvenez.
21:35Si, bien sûr.
21:36Franchement,
21:36dans les 5 premières minutes,
21:37tu captes.
21:38Mike Ménian,
21:39qui a le ballon dans les pieds,
21:39il met 15-20 secondes
21:41avant de relancer.
21:42Tu le vois même
21:44repousser un petit peu Rabiot
21:44pour lui dire
21:45vas-y, on va allonger un petit peu.
21:46Mais il prend trop de temps.
21:47Et c'est là,
21:48ce message que tu envoies
21:49à l'Espagne,
21:50un message de
21:51attends,
21:51là on sait un petit peu moins
21:52de ce qu'on a à faire
21:53par rapport aux autres matchs
21:54qu'on a déjà joués.
21:55On hésite.
21:55Et ça,
21:56Didier Deschamps aurait dû le sentir.
21:57Il aurait dû le sentir
21:58que son équipe,
21:59elle n'était pas dans ses chaussons
22:00et qu'elle n'était pas préparée
22:02comme il le fallait
22:02pour ce match-là.
22:03Et dès ce moment-là,
22:04il aurait déjà pu anticiper
22:05commencer à préparer.
22:06Et oui,
22:07il aurait pu commencer
22:08à préparer quelque chose
22:09pour infléchir
22:10ce que c'est.
22:11Un manque de personnalité.
22:11Et des joueurs aussi,
22:12on peut le dire,
22:13parce qu'on parle beaucoup
22:14de Deschamps,
22:14mais la qualité technique
22:15des joueurs,
22:17l'incapacité
22:17à produire
22:18un pressing aussi
22:19un peu cohérent.
22:21On avait l'impression,
22:22ça a été noté hier
22:23avec Nabil Djely,
22:25Théric Blanc,
22:25Manu Galasso,
22:26mais un manque de leaders.
22:27J'aimerais un peu
22:28avoir votre avis là-dessus.
22:29Est-ce que vous avez eu
22:30cette sensation-là ?
22:31Est-ce que vous avez été
22:31déçu des joueurs aussi ?
22:32C'est le rôle d'un capitaine
22:34de relancer son équipe.
22:36Donc on voit
22:36que ça ne marche pas.
22:38Et là,
22:38je n'ai pas vu un Mbappé
22:40aller prendre les joueurs
22:41et tout,
22:42leur parler,
22:43les remotiver et tout.
22:44Ça a été un capitaine
22:45exemplaire sur toute la Coupe du Monde.
22:47On n'y a rien à dire.
22:47Il a été excellent.
22:49Là, sur ce match,
22:50en fait,
22:50mais après,
22:51tu ne peux pas charger un joueur.
22:52Non, non,
22:52pas forcément un joueur.
22:53C'est une collective.
22:54Quand tu vois ton vice-capitaine,
22:56encore une fois,
22:56Chouameni,
22:57qui est déjà choix fort,
22:58choix critiquable pour le coup,
22:59t'es vice-capitaine,
23:01t'as une attitude
23:01qui n'est pas bonne sur le terrain.
23:02Je parle d'attitude
23:04purement sportive.
23:05Non, tu perds 2-0,
23:06tu remplaces Maldini,
23:07t'es libéraux.
23:08C'est pas possible.
23:10Tu as salibas
23:10qui sort sur blessure aussi.
23:12Cette image d'un Chouameni
23:13qui descend en défense centrale
23:14et qui laisse
23:16Conner seul
23:17en plein milieu
23:18comme si c'était
23:18un espèce de taureau
23:19où il y avait un Français
23:20au milieu,
23:21le No Man's Land central.
23:22C'était dingue à voir.
23:23Mais Rod a dit
23:24quelque chose
23:24de très important
23:25à Kylian Mbappé.
23:25Je suis désolé,
23:26mais il faudra quand même
23:27établir certaines responsabilités.
23:29Son leadership
23:29sur ce match-là,
23:30je l'adore,
23:31mais il a vraiment manqué
23:32d'énormément de choses.
23:33Et si Braque parle
23:34de...
23:34Et vous savez,
23:36mais ouvre le dossier,
23:38l'intercalaire,
23:38on va dire,
23:39il a payé.
23:40C'est qu'effectivement,
23:41il s'est passé quelque chose
23:42qui est peut-être
23:44en tout cas
23:45un domaine
23:46dans lequel,
23:47par exemple,
23:47on peut s'améliorer
23:49et c'est un des dossiers
23:51intercalaires pour Pauzizou.
23:52Et si je peux rajouter
23:52un dernier truc,
23:53la blessure de saliva.
23:56Elle ne passe pas.
23:57Ce n'est pas qu'elle ne passe pas,
23:58mais je pense
23:58qu'elle est aussi psychologique.
24:00Et ça me rappelle
24:01une blessure quand même.
24:02Psychologique,
24:034-5 mois.
24:04Non, non,
24:04là, il est 4-5 mois ?
24:054-5 mois,
24:06on ne peut pas passer
24:07au sujet suivant.
24:08On parle effectivement
24:09d'une opération
24:09et de 4-5 mois d'absence
24:11pour Pauzizou Saliba.
24:12Donc, la question,
24:12c'est surtout
24:12est-ce qu'il aurait dû jouer
24:13avec de telles douleurs ?
24:15On espère qu'il reviendra
24:18mieux après les 5 mois.
24:20Mais bon,
24:22on se sentait bien
24:22qu'en tout cas,
24:23il était trop sous pression
24:24et trop en difficulté
24:25pour rester dans ce match-là.
24:27C'est une grande différence.
24:28On l'a vu, c'était mort.
24:29Peut-être que mentalement,
24:29il s'est dit
24:29là, pour le coup,
24:30je pouvais rester
24:31sur les autres matchs
24:32et cette fois-ci,
24:32ce n'était pas possible.
24:33On continue à parler des Bleus
24:34et de votre intérêt,
24:35notamment pour cette petite finale.
24:37Parce que samedi soir
24:38à 23h.
24:39Est-ce que vous ou non,
24:40vous allez être carrément
24:41devant la télé ?
24:41On va gagner ce droit,
24:41ne t'inquiète pas.
24:43Et surtout,
24:44quel joueur est-ce qu'il faut
24:45aller mettre ?
24:45Il faut mettre,
24:46on va vous parler
24:46de la compo probable.
24:47A tout de suite
24:48dans les Tontons du Mondial
24:49sur Sud Radio.
24:52Les Tontons du Mondial
24:53avec Braque,
24:54Elvin Defadio
24:55et Rodolphe Michaud,
24:56Tapie.
24:57On parle de cette équipe
24:58de France,
24:58cette équipe de France
24:59qui va affronter
25:01l'Angleterre.
25:02Et qu'allez-vous faire,
25:03messieurs,
25:04samedi à 23h ?
25:05Vous allez me répondre.
25:07Les Tontons du Mondial,
25:09le coup d'envoi.
25:10Samedi,
25:11il est 23h.
25:12T'es dehors,
25:14t'es dans ton canapé,
25:14mon cher Elvin Defadio.
25:16Qu'est-ce que tu auras
25:18en face de toi ?
25:19Je vais te dire,
25:20ce match-là,
25:20je ne vais pas le regarder.
25:21Ce match-là,
25:22il ne m'intéresse pas.
25:23Il y avait une idée claire
25:24en tête,
25:24gagner la Coupe du Monde.
25:25Je repense aux propos
25:26de Manu,
25:27que j'embrasse aussi.
25:27Je suis désolé Manu,
25:28il avait dit
25:29la Coupe du Monde
25:29sera réussie.
25:30On ne va pas tout révéler,
25:33Braque.
25:34Je repense à ses propos,
25:35il avait dit
25:38la Coupe du Monde
25:38de la France
25:39sera réussie
25:41en cas de demi-finale.
25:43Moi,
25:43j'ai les exigences
25:44un peu plus élevées.
25:45Je pense que la France,
25:46avec l'équipe qu'elle a,
25:47avec le potentiel qu'elle a
25:48et l'histoire qu'elle avait créée
25:49autour de cette Coupe du Monde,
25:51il fallait au moins
25:51aller en finale
25:52pour pouvoir faire rêver
25:53les Français.
25:55France-Angleterre
25:56ne m'intéresse pas
25:56parce que
25:57c'est un match amical.
25:59Troisième ou quatrième place,
26:00oui,
26:00il y a le respect pour le pays,
26:01je suis d'accord,
26:02mais ce n'est pas la troisième
26:03ou la quatrième place
26:04qui m'intéresse.
26:05Le seul truc
26:05qui peut potentiellement
26:06m'intéresser,
26:07c'est de voir des joueurs
26:08qu'on a très peu vus
26:09et qui auraient mérité
26:09plus de temps de jeu,
26:11mais je ne regarderai pas
26:12ce France-Angleterre.
26:13Alors,
26:13c'est très simple.
26:14Moi,
26:14je vais vous dire,
26:15tous les gens
26:15qui ne voudront pas regarder
26:17cette finale troisième place,
26:19je suis désolé Elvin
26:19par rapport à ce que je vais dire,
26:20mais pour moi,
26:21c'est des foot-X,
26:21ce n'est pas compliqué.
26:22C'est-à-dire qu'en fait,
26:23à partir du moment
26:24où on est là...
26:24Bonne soirée,
26:25aux Italiens,
26:25aux Italiens.
26:26Non mais,
26:27aux Italiens,
26:27mais à partir du moment
26:28où on est là
26:29pendant tout un mois...
26:30pas français en vrai !
26:31mais là,
26:31on est quand même...
26:32Pour l'Italie,
26:32les Français...
26:33Oui,
26:33je sais bien,
26:34je sais bien.
26:35Je veux dire,
26:35on est concerné quand même
26:36par ce match-là,
26:37c'est la France qui joue.
26:38Une équipe,
26:39tu la supportes
26:39quand c'est chaud,
26:40quand c'est compliqué,
26:41quand c'est bien,
26:42quand ça se passe bien,
26:42quand ça se passe mal,
26:43tu es toujours là
26:44derrière ton équipe.
26:45Donc en fait,
26:45moi,
26:45je sais,
26:46il y a un refrain
26:46avec l'équipe de France,
26:47c'est on est là
26:48que quand il y a
26:49des matchs intéressants,
26:50que quand c'est France-Espagne,
26:51France-Portugane,
26:52France-Brésil,
26:52là,
26:53il y a tout le monde.
26:53Mais les gars,
26:54là,
26:54c'est une finale 3ème place,
26:55les mecs,
26:56il ne faut pas les lâcher,
26:58il va falloir les encourager.
26:59C'est une question d'honneur.
26:59C'est une question d'honneur,
27:00il va falloir essayer
27:01de leur envoyer
27:02le plus de force possible
27:03pour qu'ils puissent
27:04relever la tête,
27:04ces mecs-là,
27:05parce qu'on ne les lâchera pas.
27:06Alors oui,
27:06on peut leur tomber dessus,
27:07on peut les critiquer,
27:08on peut les terminer,
27:09les terrasser,
27:10parce qu'ils nous ont déçus,
27:12certains se disent trahis,
27:13mais aujourd'hui,
27:14ça reste du foot,
27:16on a tous une appartenance
27:18avec cette équipe,
27:18on a une affiliation
27:19qu'on veuille ou non,
27:20on se doit de regarder
27:22ce match-là.
27:23Je comprends qu'il y en ait
27:23qui ne le regardent pas,
27:25il n'y a pas de soucis,
27:26mais quelque part,
27:27une équipe,
27:28tu l'aimes,
27:28tu l'aimes jusqu'au bout,
27:29tu l'aimes même
27:29quand c'est compliqué,
27:30et cette 3ème place,
27:31moi je serai le premier
27:31devant ma télé,
27:32même si tu me l'avais mis
27:33à 3h du matin,
27:34je serai là 3h devant ma télé.
27:36Mais Elvin,
27:36il sera avec Manu.
27:37Mais tu le regardes où le match ?
27:39Finalement,
27:39tu m'as convaincu,
27:40j'ai bien.
27:42Je te prie une petite place
27:43chez moi,
27:43t'as bien.
27:45Rodolphe,
27:45tu vas le regarder ce match
27:46avec qu'un intérêt
27:47si tu le regardes.
27:47Je vais le regarder
27:48parce que c'est quand même
27:49la derre de Dédé,
27:51de l'Adèche,
27:51donc il y a quand même
27:52un petit intérêt par rapport à ça,
27:53j'aimerais bien
27:53qu'on fasse honneur
27:55à Didier Deschamps,
27:56que les joueurs fassent honneur
27:57à tout ce qu'il a fait
27:58et tout ce qu'il a accompli
27:59avec l'équipe de France.
28:00Je serai à Marseille
28:01chez les amis,
28:02dans le bar d'un ami
28:03qui fait une soirée.
28:04Donc voilà.
28:04On a envie de venir là ?
28:05Ben venez,
28:06écoutez les gars.
28:07Moi je suis chez Braque.
28:10Braque veut venir du coup à Marseille.
28:11Ah bon,
28:12ben vas-y,
28:12on y va.
28:14Apparemment,
28:15je ne suis pas dedans.
28:16Merci.
28:18Tu fais quoi Joseph ?
28:19Non,
28:20je ne fais pas avec toi.
28:21Je ne viens pas.
28:22Tu ne m'arrêtes pas les bleus.
28:24Non,
28:24mais la question qui se pose,
28:26d'ailleurs,
28:26tout Roll qui dit
28:27qu'on n'a pas du tout
28:28envie de le jouer
28:28ce match-là,
28:30ce qui n'est pas le cas
28:31d'ailleurs de Mbappé.
28:33On imagine qu'il a envie
28:34de le jouer.
28:34Et je dis ça,
28:35pourquoi ?
28:35Parce qu'il y a quelques
28:36fuites autour de la compo
28:38probable des bleus.
28:39Et pour le moment,
28:40ce serait une espèce
28:41d'équipe mixte
28:41qui serait mise en place
28:42par Didier Deschamps
28:43avec Méniand dans les buts.
28:45Donc,
28:45ce ne serait pas Samba,
28:46par exemple,
28:48ou Risser,
28:49d'ailleurs.
28:49Donc,
28:49ça montre à quel point
28:51quand tu mets ton gardien
28:52numéro un,
28:52c'est quand même
28:53un symbole assez fort.
28:55Malogusto
28:56et Lucas Hernandez
28:58à gauche.
29:01Charnière,
29:01Lacroix,
29:02Konaté.
29:03Donc là,
29:03par exemple,
29:04on enlève ou pas
29:05Mécano,
29:06on met Konaté.
29:07C'est vrai que ça a été
29:08une Coupe du Monde
29:09assez difficile pour lui.
29:10Koné et Kanté.
29:11Donc,
29:11Koné,
29:12un homme très fort,
29:13titulaire indiscutable,
29:14si on estime
29:16que Chouamini
29:16a vraiment été en difficulté.
29:18En tout cas,
29:18non,
29:18d'ailleurs,
29:19on ne peut pas vraiment dire
29:19titulaire indiscutable,
29:20mais homme fort,
29:21en tout cas,
29:22de cette Coupe du Monde.
29:22Kanté qui n'a pas joué une minute.
29:24Et devant,
29:25le Quatture,
29:25sur le Quatture,
29:26il y a Mbappé
29:27et Dembele qui sont présents.
29:29Et en revanche,
29:30c'est Barcola et Padoué.
29:32On aurait pu imaginer
29:33que Doué commence
29:33vu qu'il n'a pas commencé
29:34la demi-finale.
29:35En revanche,
29:35c'est Cherki
29:36qui est là
29:36et pas au lisé.
29:37Alors,
29:39quel enseignement
29:40vous tirez,
29:41Braque,
29:41de cette compo probable
29:43et qu'est-ce que toi,
29:44tu aurais fait ?
29:44Est-ce que tu aurais mis
29:45que ceux qu'on appelle
29:46les coiffeurs,
29:47même si on n'a pas beaucoup
29:48dans cette équipe de France ?
29:49En vérité,
29:50à chaque fois,
29:50c'est ce qu'on n'arrête pas
29:51de dire sur cette équipe de France,
29:52c'est qu'elle a un vivier incroyable,
29:53c'est qu'elle a une profondeur
29:54qui est assez folle.
29:54Donc,
29:55même si tu mets une équipe bis
29:56avec l'équipe de France,
29:58sans exagérer,
29:59oui,
29:59c'est une équipe qui pourrait presque
30:02être compétitive
30:03dans cette Coupe du Monde.
30:04Moi,
30:04ce que je fais,
30:05c'est que j'essaye
30:05de faire tourner
30:06encore une fois un maximum,
30:07j'essaye de donner du temps de jeu
30:08à ceux qu'on n'a pas vu du tout.
30:09Déjà,
30:10Kanté et Lucas Hernandez,
30:11c'est obligatoire
30:12de les envoyer
30:13parce que les mecs
30:13n'ont pas fait une minute,
30:14je crois,
30:14si je ne me trompe pas.
30:16Voilà,
30:16essayer de concerner
30:18d'autres joueurs,
30:19quelque part,
30:19les récompenser aussi
30:20parce qu'une Coupe du Monde,
30:21ça se joue,
30:23voilà,
30:23tu as envie aussi
30:24d'avoir ce petit feeling,
30:26cette petite musique.
30:27Donc,
30:27je pense que c'est bien aussi
30:28de récompenser le groupe,
30:30d'avoir cet esprit,
30:31cette pensée
30:31pour les autres
30:32qui ont porté aussi
30:34les titulaires,
30:35qui les ont accompagnés
30:36jusque-là.
30:37Et voilà,
30:39moi,
30:39c'est vraiment dans cette optique-là
30:40que je préparerai ce match
30:42sans me dire
30:43que je le prépare
30:44pour aller écraser
30:46les Anglais,
30:46tu vois.
30:47C'est comme ça
30:47que je le verrai.
30:48J'ose espérer que Deschamps
30:49ait une autre mentalité que moi
30:50et que ce match,
30:51il l'abordera
30:51avec un peu plus d'importance.
30:53Mais ce qui veut dire
30:55que si tu l'abordes
30:57avec un peu plus d'importance
30:58que la mienne,
30:59il te faut au minimum
31:007-8 titulaires.
31:01Tu ne peux pas révolutionner
31:02toute l'équipe
31:04et mettre tous les joueurs
31:05qui n'ont pas joué.
31:06Mais c'est logique
31:06de mettre des joueurs
31:07qui n'ont pas joué.
31:08Moi,
31:08j'attends Cherki,
31:09par exemple.
31:10Il a déjà joué,
31:11mais trop peu joué à mon goût.
31:12C'est normal de donner
31:13une chance à Kanté
31:14parce que c'est quand même
31:15Kanté qui mériterait,
31:16il aurait mérité
31:17aussi une petite place.
31:18Derrière,
31:19je pense qu'il y a aussi
31:20l'intérêt d'aller changer
31:21quelque chose.
31:21Donc,
31:22au moins,
31:24garder 7-8 titulaires
31:25plus 3-4 changements
31:26me semble
31:27la chose la plus légitime.
31:29Non,
31:29c'est bien d'avoir
31:29un côté un peu hybride,
31:30garder quand même
31:32une certaine ossature
31:33des joueurs
31:34qui ont prouvé
31:35qu'ils étaient titulaires
31:37indiscutables
31:38dans cette équipe.
31:39Il faut,
31:39je répète,
31:40il faut quand même
31:41faire honneur
31:41à Didier-Champs
31:42et que ce sera sa dernière.
31:43Ce serait quand même
31:43dommage de partir
31:44sur deux défaites
31:45consécutives
31:46en demi,
31:47en petite finale.
31:48Donc,
31:49non,
31:49choix plutôt logique
31:50de la compo
31:51que tu nous as donnée.
31:52Après,
31:52on va réussir deux jours.
31:54Un truc hybride,
31:54évidemment.
31:55J'aurais aimé voir
31:56quand même
31:56trois devant,
31:56Olizé,
31:57Dembélé,
31:57Mbappé
31:58avec Cherki en 10.
32:00À voir.
32:01Mais nous n'oublions jamais
32:02que dans un match
32:03comme ça,
32:04déjà,
32:04tu peux avoir
32:05potentiellement
32:05six changements
32:06en tout.
32:07Une équipe,
32:07ça peut pas mal tourner.
32:09Donc,
32:09le 11 qui démarre,
32:10en vérité,
32:11je veux dire,
32:12à la fin,
32:12ça peut être 17 joueurs.
32:13On peut voir,
32:14aujourd'hui,
32:15c'est plus comme avant.
32:16Là,
32:16il y en a un,
32:16par exemple,
32:17qu'on n'a pas du tout cité,
32:18c'est avec Liouche.
32:18Oui,
32:19avec Liouche,
32:19par exemple.
32:20Même Warren,
32:23qui pourrait mériter
32:24quand même
32:25une grosse saison avec Paris.
32:26Pour moi,
32:26il a sa place au milieu
32:27ou en arrière-droite.
32:28Et la question m'a été posée
32:29dans l'oreillette.
32:30Les coiffeurs,
32:31ce sont dans le football
32:33et en grande compétition,
32:34ceux qui ne jouent pas
32:35pendant une compète
32:36et donc...
32:37Adil Rami.
32:37Adil Rami.
32:39Sachant que je ne vais pas
32:40me tenter
32:41à l'explication
32:42de cette expression
32:42parce qu'il y a
32:43autant d'explications
32:45que de personnes
32:46qui expliquent.
32:47Il y a une explication,
32:48c'est en 1932.
32:50C'était un match
32:51entre le Racing
32:52et Arsenal
32:54en 1930.
32:56Apparemment,
32:56il y a quelqu'un
32:57qui aurait dit
32:57mais de toute façon,
32:57il n'y a personne
32:58qui va voir ce match-là.
32:59Il n'y aura que les bouchers
32:59et les coiffeurs.
33:01Ça peut venir
33:01à des coiffeurs
33:02qui viennent coiffer
33:03les titulaires
33:04et puis ça peut venir
33:05aussi d'une Coupe du Monde
33:06dans les années 50,
33:07je ne sais plus laquelle,
33:08mais de soi-disant
33:10les titulaires
33:11qui se faisaient coiffer
33:11par les remplaçants
33:12puisque les remplaçants
33:13n'avaient rien à faire.
33:14Ça va,
33:14ça me l'étient ?
33:16Ça va,
33:17ça me l'étient ?
33:17Ça m'est marqué
33:18parce qu'une fois,
33:19je m'étais dit
33:19mais c'est quoi
33:19cette expression des coiffeurs ?
33:20Et en fait,
33:21je n'ai jamais su
33:22parce qu'il n'y a pas
33:23vraiment d'explication.
33:24Et les coupeurs d'orange,
33:25tu l'as aussi ?
33:26Non,
33:26je n'étais pas là.
33:27Les remplisseurs de bouteilles.
33:28Les remplisseurs de bouteilles.
33:31Allez,
33:31on reste ensemble
33:32dans les Tentants du Mondial
33:33sur Sud Radio.
33:34On va tourner
33:35la page de l'équipe de France
33:36mais ne vous inquiétez pas,
33:37en fin d'émission,
33:38on va revenir dessus
33:39et notamment sur Didier Deschamps
33:40et le chantier colossal.
33:41On reste ensemble,
33:42un petit jingle
33:43et tout de suite,
33:44on parle de l'Angleterre
33:45qui a fait,
33:46selon une expression
33:47bien connue,
33:49des besoins
33:50dans les sous-vêtements.
33:51Les Tentants du Mondial,
33:54la pause fraîcheur.
33:55Les Anglais
33:56qui menaient un zéro
33:57contre l'Argentine
33:58et qui ont été battus
34:002-1
34:01et finalement
34:01qui n'iront pas
34:02en finale de Coupe du Monde.
34:04Est-ce que Thomas Tourelle,
34:06en mettant
34:06autant de défenseurs
34:08sur le terrain,
34:10Braque a été
34:10le fossoyeur
34:11fossoyeur
34:12de sa propre équipe ?
34:13En vérité,
34:14c'est compliqué
34:15de défendre
34:17Thomas Tourelle,
34:17tout simplement.
34:19C'est compliqué.
34:19Tout à l'heure,
34:19on parlait de Deschamps
34:20et de son peut-être
34:21manque de lecture,
34:23d'anticipation,
34:25d'analyse
34:25sur les événements.
34:27Là,
34:27Thomas Tourelle,
34:28je suis désolé,
34:28il y a vraiment
34:30une déroute totale,
34:31il y a un naufrage mental.
34:33En fait,
34:34c'est comme si
34:34la lumière,
34:35elle s'était éteinte.
34:36C'est-à-dire que
34:36l'Angleterre,
34:36c'est pareil.
34:37On l'a vu
34:38aller à la guerre,
34:39à l'Asteka,
34:40se taper un match
34:41de combien ?
34:42120 minutes,
34:42ils font contre le Mexique.
34:45On les a vus
34:45revenir de l'enfer
34:47face au Congo.
34:48On les a vus
34:49galérer plusieurs fois
34:50dans cette compétition,
34:51même au début,
34:52ce match face à la Croatie.
34:53Et là,
34:54le Ghana aussi,
34:55un match bourbier,
34:56mais comme tu n'en vois pas deux.
34:58Là,
34:59face à l'Argentine,
35:00le jour où justement
35:01tu as l'occasion
35:02de casser un petit peu
35:03tous les mythes,
35:04tous les codes,
35:05toutes les étiquettes
35:06qu'on a collées
35:06sur cette équipe anglaise,
35:07toi tu fais ça,
35:09toi tu décides
35:09de jouer comme ça,
35:11de refuser d'arrêter de jouer.
35:13Et il le paye très vite,
35:14Thomas Torel,
35:15parce que si tu regardes bien,
35:16les Argentins,
35:17après avoir mis
35:17ce but égalisateur,
35:20tu vois l'attitude des Anglais,
35:21ils ne savent plus quoi faire.
35:22Ils ne savent plus quoi faire.
35:22Il faut dire qu'ils sont perdus.
35:24C'est un bordel absolument total.
35:26Si vous n'avez pas vu le match,
35:27sachez qu'à la 55e minute,
35:29il y a Gordon
35:30qui marque
35:31et qui ouvre le score
35:32pour l'Angleterre.
35:33Et ensuite,
35:34on a Scaloni,
35:3510 minutes plus tard,
35:36qui fait un premier changement,
35:37qui met Nico González
35:38à la place de Paredes,
35:39qui ajoute déjà
35:41un joueur offensif.
35:42Lui, il est mené,
35:43il décide d'ajouter
35:44un joueur offensif.
35:45Donc là,
35:45le match commence
35:45complètement à tourner.
35:46À partir de ce moment-là,
35:47d'ailleurs,
35:48l'Argentine aura
35:49plus de 80% de possession.
35:51Et en revanche,
35:52Torel,
35:52qu'est-ce qu'il fait ?
35:53Changement à la 72e,
35:54compte ça à la place de Gordon.
35:56Il fait rentrer un défenseur
35:57pour faire sortir
35:59Anthony Gordon,
35:59qui était le buteur,
36:01exactement.
36:0282e,
36:02Burn,
36:03qui est une espèce
36:04de grande tige
36:05de Newcastle,
36:06qui est
36:07barack,
36:08frigidaire.
36:09Peut-être,
36:10effectivement,
36:12que le nom
36:13qui était derrière
36:13le maillot
36:14aurait pu lui donner
36:14un indice
36:15sur ce qu'il était
36:16en train de faire.
36:17Bref,
36:18O'Reilly,
36:18défenseur aussi
36:19à la place de Rice,
36:20un milieu de terrain.
36:21Et après,
36:2296e,
36:23finalement,
36:23il se décide
36:23à faire entrer
36:24deux attaquants.
36:25Toney,
36:25qui joue en Arabie Saoudite
36:26et qui n'avait pas joué
36:28une seule minute
36:29de la compète.
36:30Et Rashford,
36:30qui lui aussi
36:31n'avait pas tant joué que ça
36:32et qui l'avait un peu plus joué.
36:34Mais c'est complètement dingue
36:36ce qui s'est passé.
36:37Et il ne te met pas Saka.
36:39Saka,
36:39Ezey,
36:40Madouike,
36:42Watkins.
36:42Il a un truc
36:43contre les joueurs d'Arsenal.
36:45Je ne sais pas,
36:45je n'ai pas compris.
36:48C'était une idée du football.
36:49Il l'a fait à un dessin.
36:50On savait que la moindre erreur,
36:52il allait la payer très cher.
36:53Avant la Coupe du Monde,
36:54il décide de faire
36:55des choix ultra forts.
36:56Pas de Palmer,
36:57pas de Foden.
36:58Ça les fait énormément parler.
37:01Mais là,
37:01je vais vous donner
37:02une exclusivité.
37:03Tourelle,
37:04il n'est pas allemand.
37:04Il est anglais.
37:05Parce qu'il faut être direct.
37:07Il a le sang anglais
37:08caca culotte.
37:09Voilà,
37:09c'est comme ça.
37:09Il faut le dire.
37:10Les anglais,
37:11les derniers sélectionneurs anglais,
37:13c'était
37:13finale perdue
37:14contre l'Italie
37:15au pénalty,
37:16finale perdue
37:16contre l'Espagne.
37:17Là,
37:17tu perds en demi-finale
37:18contre l'Espagne.
37:20Tu perds en demi-finale
37:21de la Coupe du Monde
37:21en 2018.
37:22C'est dans leur ADN.
37:24C'est comme ça.
37:25Tu peux ramener
37:25un étranger,
37:26tu peux ramener
37:26un anglais.
37:27Ils ont ça collé
37:28à la peau.
37:29Hier,
37:29Tourelle,
37:29il a perdu
37:30complètement ses moyens.
37:31Moi,
37:31je n'ai pas reconnu
37:32le Tourelle,
37:33un petit peu
37:33l'identité,
37:34le caractère
37:35qui peut lui coller
37:36à la peau.
37:37Même si,
37:37évidemment,
37:38les sombres époques
37:39du PSG,
37:40sombres humiliations,
37:41et ce n'est pas
37:41totalement de sa faute,
37:42sont collées aussi
37:43à Tourelle.
37:44Mais hier,
37:44c'est juste inexplicable.
37:46Et qui plus est,
37:46juste avant,
37:47il y avait eu
37:47la fameuse embrouille
37:48avec Bellingham
37:49par intermittent
37:50sur le fameux
37:51comment jouer.
37:52Certains disent
37:53qu'ils étaient
37:53hyper fatigués,
37:54mais à partir
37:56des...
37:56Mais ce n'est pas possible.
37:57À ce point-là,
37:58ça ne peut pas être
37:59une excuse.
37:59Vas-y, Rod.
38:00Non, non,
38:00en face aussi,
38:01ils étaient fatigués.
38:02Ils ont quand même
38:02fait deux prolongations.
38:04Tu sentais,
38:05les matchs des quarts de finale,
38:08les deux équipes
38:08étaient épuisées.
38:09À la fin,
38:09tu sentais que...
38:10Mais là,
38:11ça ne peut pas être
38:12que basé sur ça.
38:14Non,
38:14c'est impossible
38:14que ce soit basé sur ça.
38:16Comme tu le dis,
38:17on a en face
38:17deux équipes
38:18qui sont plus ou moins
38:19au même niveau
38:19de fatigue
38:20parce qu'elles ont joué
38:21des matchs à rallonge
38:23toutes les deux.
38:23Mais je suis désolé.
38:25C'est l'attitude,
38:25en vérité.
38:26C'est juste une histoire
38:27d'attitude.
38:27Elvin a tout dit.
38:28Tu regardes les Argentins,
38:30ils sont survoltés,
38:32ils sont déchaînés,
38:32ils ont envie.
38:33Tu regardes les Anglais,
38:34c'est le caca culotte.
38:36Et je n'ai pas peur
38:36de le dire,
38:37c'est un énorme caca
38:38qu'ils ont posé
38:39dans leur surface
38:39de réparation.
38:40Les Argentins,
38:41en plus,
38:41tu ne peux pas leur donner
38:42plus que ça.
38:43S'ils avaient fait ça,
38:44au moins,
38:44ils auraient glissé dessus,
38:45les Argentins.
38:46Pour le coup,
38:46c'est les Anglais
38:47qui ont mis ça.
38:47Et ça n'a même pas marché,
38:48c'est eux-mêmes
38:48qui se sont pris
38:49les pieds dedans.
38:50Le problème avec les Argentins,
38:52c'est simple,
38:52c'est que ces mecs-là
38:53sont capables
38:54de sentir la peur.
38:55Tu leur donnes
38:56le millième,
38:57un minimum,
38:58ils vont le sentir.
38:59C'est un petit peu animal,
39:00en vérité.
39:01Et ils ont été nourris par ça.
39:02Et ils ont senti
39:03que les Anglais,
39:03en fait,
39:03ils étaient en train d'ouvrir.
39:05Je ne dis pas quoi,
39:06mais ils ont ouvert.
39:07Et du coup,
39:07ce but d'Elzo Fernandez.
39:08Je suis désolé,
39:09j'ai pleuré.
39:1212% de possession
39:13lors des 30 dernières minutes.
39:14La dernière fois
39:15que j'ai vu ça,
39:15c'était Barça Celtic
39:16en Ligue des Champions
39:17où le Barça a eu
39:1891% de possession.
39:19Non, c'était
39:20Barça Paris,
39:21la Romontada.
39:21Non, non, non.
39:23Je ne suis pas sûr
39:23de t'accepter
39:24ce que tu veux faire demain.
39:25Ah merde.
39:26C'est humiliant,
39:28c'est aberrant.
39:29Tu n'es pas capable
39:30de ressortir
39:30le moindre ballon.
39:31Je crois qu'il y a eu
39:31une seule faute
39:33récupérée par les Anglais
39:34lors des 30 dernières minutes.
39:35Ça arrive à la 80ème
39:36où Kane arrive
39:37à récupérer un ballon.
39:38Après,
39:38c'est un cafouillage
39:39dans la surface.
39:40Mais 12% de possession,
39:41tu mènes un 0.
39:42Tu en demi-finale
39:42de Ligue des Champions
39:43de Coupe du Monde,
39:45tu n'as rien à faire
39:45en finale.
39:46Il est passé
39:48Tourelle d'un 4-3-3
39:50à un 5-3-2
39:53et à un 5-4-1.
39:55Et à la fin,
39:56non,
39:56à la fin,
39:57il est passé en 4-4-2
39:58parce que Burn
39:59est passé en attaque
40:01en 3.
40:01À la fin,
40:02il est en 1-8
40:02même si tu veux.
40:03J'avais l'impression
40:04que véritablement,
40:05il était en train
40:05de pourrir sa propre équipe.
40:07Ils ont choqué,
40:08comme on dit
40:09mon cher Braille
40:10dans le milieu gaming.
40:11Ils ont totalement choqué.
40:12Ils ont choqué.
40:12Ils ont touché
40:137 ballons
40:14dans la surface
40:15argentine
40:15pendant tout le match.
40:16Ils ont tiré 5 fois.
40:18C'est le plus faible
40:18nombre de tirs
40:19qu'a encaissé l'Argentine
40:20sur toute la compétition.
40:22Ils ont rencontré
40:23la Jordanie.
40:25Et il y a aussi
40:26un autre truc,
40:26c'est que quand tu regardes
40:27un petit peu
40:27la physionomie
40:28de la seconde période,
40:28justement,
40:29ces 30 minutes,
40:30tu vois bien
40:30que sur les transitions,
40:31les Anglais n'avaient plus rien.
40:32Ils n'avaient plus les armes
40:33pour pouvoir aller loin.
40:35Donc, à ce moment-là,
40:36qu'est-ce que tu fais ?
40:36Tu fais rentrer un Rashford,
40:37tu fais rentrer un Saka,
40:38tu fais rentrer un Tonnet.
40:39Là, ces mecs-là,
40:40t'aurais pu t'apporter
40:42parce que Hurricane
40:43ne faisait plus
40:44ces efforts-là
40:45pour remonter.
40:46Il n'y avait plus personne.
40:47Ce n'était pas
40:47qu'un problème physique.
40:48Il y avait un énorme
40:49problème mental aussi.
40:50Tu vois qu'il y a
40:51une décoration totale.
40:52Mais hier,
40:53l'Angleterre,
40:53ils voulaient un partenariat
40:54avec Flixbus.
40:55Ils ont mis le bus.
40:57Moi, je ne peux pas comprendre.
40:58Tu as la chance
40:59de jouer une demi-finale.
41:01Tu es sur une certaine continuité
41:02parce que l'Angleterre,
41:03il y a quand même
41:04des bons résultats
41:04d'une certaine continuité
41:06dans les grandes compétitions.
41:07Sauf que le problème,
41:08c'est que tu as
41:08une bonne continuité
41:09avec des résultats de merde
41:10quand ça compte.
41:11Voilà.
41:12C'est vrai.
41:13Restez avec nous
41:13dans les Tantons du Mondial
41:14sur Sud Radio.
41:15On va revenir
41:16sur l'équipe de France
41:17et on va se tourner
41:18vers l'avenir
41:18parce qu'Elvin Defazio
41:20va nous évoquer
41:21le chantier
41:22pour Zinedine Zidane.
41:24A tout de suite
41:24dans les Tantons du Mondial
41:25sur Sud Radio.
41:29L'équipe de France,
41:31on ouvre le dossier.
41:32Est-ce qu'il faut
41:33raser la maison
41:34et tout reconstruire ?
41:35Est-ce que
41:36c'est des petits travaux ?
41:39Tout simplement.
41:39Est-ce que c'est
41:40un petit meuble
41:41d'une grande marque
41:43suédoise
41:43qu'il faut monter ?
41:44Même si ça,
41:45c'est compliqué.
41:46On se pose la question
41:48quel est le chantier
41:49qui s'offre
41:50à Zinedine Zidane ?
41:52Les Tantons du Mondial
41:55Le pénalty
41:56Elvin Defazio,
41:57tu as le ballon
41:58entre les mains
41:58pour ce pénalty
41:59et c'est une réponse
42:00à Emmanuel Galassou.
42:02Ah oui,
42:02alors on va penser
42:03que...
42:04Qui t'écoute pas,
42:04bien sûr.
42:05Je l'embrasse.
42:07Il va le retrouver
42:08tout à l'heure.
42:09Je l'embrasse.
42:10Pour la quatrième fois,
42:11il l'embrasse.
42:12Je l'ai énormément
42:13embrassé dans cette émission.
42:16Il a parlé d'un chantier
42:17colossal
42:18qui attend Zidane
42:19et je me suis posé
42:20la question
42:20est-ce que c'est réellement
42:21un chantier colossal
42:22qui attend Zidane ?
42:23Alors oui,
42:23c'est l'inconnu total
42:24pour Zizou.
42:25Il n'a jamais été sélectionneur.
42:26Là, il va prendre la tête
42:27de l'équipe de France.
42:28Il y a une grosse pression.
42:29Mais un chantier colossal,
42:30ce n'est pas ça.
42:31Un chantier colossal,
42:32c'est reprendre
42:32la France de Naïsna.
42:34Ça, c'est un chantier colossal.
42:36Un chantier colossal,
42:37c'est reprendre l'Italie
42:38qui est en construction,
42:39reconstruction
42:40depuis l'époque
42:41de Mathieu Zidane.
42:42C'est un suicide.
42:44L'équipe de France actuelle,
42:46elle mange Gucci.
42:47Je ne sais pas si on s'en rend compte.
42:48Pourquoi ?
42:49Parce que tu ne peux pas
42:50parler de chantier colossal
42:51quand tu as une attaque
42:52avec autant de talent.
42:53Tu ne peux pas parler
42:54de chantier colossal
42:55quand tu as autant
42:57de bons joueurs
42:58qui sortent
42:59des centres de formation
42:59et qui arrivent
43:00à produire
43:01de bonnes choses
43:02en équipe de France.
43:04Les Cherki, etc.
43:06Beaucoup de sélectionneurs
43:07et je pense vraiment
43:07la quasi-totalité
43:08aimeraient avoir
43:10la sélection
43:11que représente
43:12l'équipe de France.
43:12Notamment les Italiens, oui.
43:17Si le futur des Bleus
43:19représente un chantier colossal,
43:21celui de l'Italie,
43:22l'Italie doit rebâtir
43:24toute la maison.
43:25Donc non,
43:25ce n'est pas un chantier colossal
43:29qui attend Zidane.
43:30Là, la France,
43:30elle a des bases
43:31ultra solides.
43:32Ultra solides.
43:34Oui, mais...
43:34J'ai l'impression
43:36que vous êtes d'accord,
43:37Rodolphe.
43:38Totalement.
43:38Si ça,
43:39c'est un chantier colossal,
43:40là, on est plutôt
43:41sur le chantier naval
43:42de la Ciota
43:42avec des yachts
43:43de 120 mètres de long
43:43et l'hélicoptère
43:44sur le pont.
43:45Ça te connaît, toi.
43:46Ah bah oui.
43:47Ça te parle.
43:48C'est là où on va demain.
43:50Ah oui, c'est vrai.
43:51Mais nous voulons suivre ce match.
43:52Je ne suis pas invité,
43:52mince.
43:53Si, si, si.
43:54Ah, je suis invité.
43:54Je suis invité.
43:54Je ne sais pas si vous voulez pas.
43:55Non, non, mais tout entraîneur,
43:58tout sélectionneur rêverait
43:59d'hériter de ce chantier-là.
44:01Tu as quand même une équipe
44:03monstrueuse,
44:03des joueurs incroyables,
44:04un potentiel de fou.
44:06Tu as deux ans
44:07pour préparer l'Euro.
44:10Il y a quand même
44:11des motifs d'espoir.
44:11Enfin, je ne suis pas du tout inquiet
44:13de l'équipe qui va hériter
44:15et l'état physique et moral,
44:17surtout moral de cette équipe.
44:19Après, hier, Manu,
44:21il n'était pas en train de dire
44:21que Zidane,
44:22ce n'est pas numéro bis non plus.
44:24Ce n'est pas un grand palais
44:27qui doit construire,
44:28effectivement,
44:29le chantier colossal.
44:31Je n'ai pas l'impression
44:32qu'il disait ça.
44:33Mais tu as pas mal de postes,
44:37comme le poste de milieu récupérateur,
44:40par exemple, Braque.
44:41Nous, on n'a pas nécessairement
44:42des rôderies,
44:44un Ruiz,
44:45des joueurs comme ça,
44:47potentiellement un des carences.
44:48Une énorme pression aussi
44:50pour Zinedine Zidane.
44:52Est-ce que la situation mentale
44:56de cette équipe
44:57ne pose pas aussi une question
44:59pour repartir de l'avant ?
45:00Et est-ce que, pour lui,
45:03savoir la formation
45:04dans laquelle il va jouer,
45:05parce qu'on sait
45:06qu'il est en 4-3-3 au Real,
45:08là, il a un 4-2-3-1
45:09qui semble plaire
45:10quand même à pas mal de Français,
45:11et choisir entre
45:13ces deux formations-là,
45:15ces deux systèmes tactiques,
45:16c'est aussi un énorme chantier.
45:18Est-ce qu'il y a quand même
45:18pas mal d'aspects
45:20qui font qu'on peut parler
45:21d'un chantier,
45:22je ne sais pas si on va parler
45:23de chantier colossal,
45:24mais quand même
45:24d'un énorme chantier
45:25et où il ne faut pas se tromper
45:27sur l'état de l'équipe de France ?
45:28La longueur de la question,
45:30c'est le tunnel de la 14,
45:31je crois.
45:32C'est la ligne là.
45:34Le tunnel de la 14,
45:35ne prenez jamais,
45:36il est très...
45:37Non, Joseph,
45:38je rigole, bien sûr.
45:39Non, non,
45:39c'est très intéressant
45:40toutes les questions que tu poses.
45:42En revanche,
45:42moi, je me dis déjà premièrement
45:44que c'est une bénédiction
45:45de reprendre cette équipe de France.
45:46Honnêtement,
45:47je pense que tu as un matériel
45:48qui est assez incroyable.
45:49Quand tu me dis
45:49qu'on n'a pas Rodri,
45:51qu'on n'a pas ce type de joueur,
45:52ce n'est pas notre problème.
45:53En vérité,
45:53ce n'est pas comme ça
45:54que notre football est construit.
45:55L'équipe de France,
45:56c'est un football de transition,
45:57c'est un football avec des joueurs
45:58qui se veulent être
45:59très efficaces devant le but.
46:01On essaye d'amener le ballon
46:02très rapidement.
46:03On a quelques créateurs,
46:04mais on n'est pas là
46:05pour monopoliser la balle.
46:06Zinedine Zidane
46:07est quelqu'un de très intelligent.
46:08Il le sait très bien.
46:09Il ne va pas tout chambarder
46:10en arrivant.
46:11Il va justement essayer
46:12de se servir
46:13de ce qui a été bien fait
46:14par Deschamps.
46:14Et notamment,
46:15tout à l'heure,
46:15je parlais d'état d'esprit.
46:16Ça, ça va être super important.
46:17Je pense qu'il va être
46:17sur cette continuité-là,
46:19tout en essayant d'amener
46:20sa vision à lui,
46:22ses idées à lui.
46:23Et il y a autre chose aussi
46:24quand tu me dis
46:25que mentalement,
46:26il va falloir aussi les travailler.
46:28Allô,
46:28on est en train de parler
46:29de Zinedine Zidane.
46:30Moi, Zinedine Zidane,
46:31il est dans le studio.
46:32Je te dis,
46:32c'est terminé en fait.
46:34Si je vais mal,
46:35je vais bien en deux secondes.
46:35Tu vois ce que je veux dire ?
46:36Ce mec-là,
46:37il va rentrer dans le vestiaire,
46:38il va venir dire bonjour
46:39à ses joueurs.
46:40Déjà,
46:40les mecs vont se lever,
46:41ce qui n'est peut-être pas le cas.
46:42Déjà,
46:42il va mettre un coup de boule
46:43à Zinedine.
46:44Pourquoi pas ?
46:45C'est important,
46:46un coup de boule à Nidane.
46:47J'appelle Materadi,
46:48j'ai son numéro.
46:50Mais voilà,
46:50tu vois,
46:50Zidane va arriver,
46:52les joueurs vont être motivés.
46:53C'est ce qu'on n'arrête pas
46:53de dire sur Zinedine.
46:54Justement,
46:55c'est cette aura,
46:55Rodolf.
46:56Et il y a un autre truc
46:57dont on ne parle pas,
46:57c'est que les joueurs
46:59qui constituent cette équipe de France
47:00jouent dans les meilleurs clubs d'Europe
47:02qui connaissent très peu de crise.
47:04Et donc,
47:04du coup,
47:05à chaque fois,
47:06tu vas hériter de joueurs
47:06qui sont en pleine confiance,
47:08en pleine bourre.
47:09Là,
47:09j'ai fait une petite pique
47:10sur Paris tout à l'heure,
47:11mais on peut remercier aussi
47:12Henrique qui arrive à créer
47:13une équipe de malades
47:15et quand ils arrivent
47:16en équipe de France,
47:16tu le ressens.
47:17Ils ont ce truc.
47:19Ils sont accompagnés.
47:20Ils ont ce truc.
47:21Il y a quand même des joueurs
47:23qui sont en confiance
47:25déjà tout au long de la saison
47:27avec leur club.
47:27Là où on peut avoir des doutes
47:29s'il y en a quand même quelques-uns,
47:31oui, tactique.
47:32Et puis Zidane n'a jamais été sélectionneur.
47:34Donc,
47:34c'est un autre métier.
47:35Moi,
47:35par exemple,
47:36aujourd'hui,
47:36j'imagine difficilement
47:37des champs reprendre un club
47:38parce que quand tu es sélectionneur
47:39pendant tant d'années,
47:40ce n'est pas la même chose.
47:41Là,
47:41ça va être un nouveau départ pour lui.
47:43Donc,
47:43on peut avoir les meilleurs avis possibles
47:45sur Zidane.
47:45C'est légitime d'avoir
47:47certains doutes.
47:47Mais des sélections
47:49où il y a des chantiers colossaux,
47:50ce n'est pas la France.
47:51C'est l'Allemagne,
47:51par exemple.
47:52L'Allemagne qui a duré
47:53au top pendant des années,
47:54ça fait aussi quelques années
47:56où il y a énormément à reconstruire
47:57parce que,
47:58contrairement à la France,
47:59derrière,
47:59tu n'as pas une assurance
48:01des secteurs jeunes.
48:02Tu n'as pas des joueurs
48:03qui sont capables
48:04de t'apporter quelque chose.
48:06C'est l'Italie.
48:07Donc,
48:07moi,
48:08je n'ai aucune inquiétude là-dessus.
48:10Ce n'est pas un chantier colossal,
48:11Zidane.
48:11Alors,
48:12il y a un truc
48:12qui va effectivement dans ce sens-là.
48:14C'est le nombre de joueurs
48:15qui vont arrêter la sélection
48:17après la Coupe du Monde.
48:18Et en fait,
48:19quand on regarde,
48:20à part N'Golo Kanté
48:21et encore,
48:22N'Golo Kanté,
48:22il n'a rien annoncé.
48:24Souvent,
48:24dans les sélections,
48:25on tourne une page
48:26après une Coupe du Monde
48:27parce que c'est un nouveau cycle.
48:28C'est,
48:28en général,
48:29choisi par les joueurs
48:30la Coupe du Monde.
48:31Mais là,
48:32quand on regarde,
48:33quels joueurs,
48:34selon vous,
48:35c'est un peu la pièce en l'air
48:36ce que je vous demande
48:37parce qu'on n'a pas encore
48:38entendu des chants.
48:39C'est quand même dans...
48:40C'est quand même...
48:41C'est en...
48:42Le France-Italie,
48:43c'est quand même dans un moment...
48:44C'est en octobre.
48:46Quel joueur,
48:46selon vous,
48:47pourrait ne pas faire partie
48:49du mandat de Zinedine Zidane ?
48:52Par exemple,
48:53est-ce qu'Aurélien Chouameni
48:56peut être amené
48:57à ne plus être présent ?
48:59Parce que c'est peut-être
49:00un joueur qui correspond
49:01un peu moins,
49:02peut-être,
49:02peut-être à Zinedine Zidane ?
49:04Il avait des joueurs totem,
49:05Didier Deschamps,
49:06tu vois.
49:06Par exemple,
49:06le joueur pour lequel
49:07j'ai le plus de doutes,
49:08c'est Jules Koundé.
49:09Ah, exactement.
49:09Latéral droit,
49:11latéral droit
49:11qui correspond parfaitement
49:12à un certain profil
49:13et qui correspond parfaitement
49:15à une certaine idée
49:16de Didier Deschamps.
49:17Je ne suis pas sûr
49:17que Zidane parte
49:18sur la même chose.
49:20Voilà,
49:20on pourrait peut-être voir,
49:21je ne dis pas une alternance,
49:23mais un mal au gusto,
49:24être vraiment testé
49:26dans les conditions réelles.
49:28Je pense à Chouameni aussi.
49:29Chouameni,
49:29c'est vrai que c'est un joueur
49:30qui est stabilisant,
49:31mais est-ce qu'il apporte ce plus ?
49:33Est-ce qu'on a déjà vu
49:34un Chouameni
49:34qui, en équipe de France,
49:36casse une ligne ?
49:37Il y a eu ce but
49:37contre l'Angleterre en 2022,
49:38on s'en souvient,
49:39mais globalement,
49:41est-ce qu'il apporte ce plus
49:42au milieu de terrain ?
49:43Il y a des petits joueurs
49:44comme ça,
49:44totem de Didier Deschamps,
49:45qui pour moi
49:46vont peut-être perdre
49:47ce statut-là
49:48au profit d'autres,
49:49mais je pense que c'est
49:50un énorme tri
49:51que va faire Zinedine Zidane.
49:53Il va regarder ce qu'il a,
49:54il va regarder ce qu'il peut faire,
49:55il va regarder ce qui a été fait,
49:57et de là,
49:57je pense qu'il va imposer
49:58aussi sa patte à lui.
49:59Déjà, il va regarder ce groupe
50:00et il va se dire
50:01j'ai beaucoup de chance
50:01d'avoir ce groupe-là.
50:02Ça c'est sûr.
50:03Encore une fois,
50:08oui, avec un futur incertain,
50:11Koundé est le principal visé,
50:13je pense,
50:14Malogusto.
50:15Le côté gauche aussi,
50:17avec Lucas Hernandez,
50:20les potentielles insertions
50:21notamment de Pierre Caloulou aussi.
50:23Au milieu de terrain,
50:24tu as m'a dit,
50:24moi j'ai beaucoup de doutes aussi,
50:25alors qu'il est vice-capitaine
50:26sous Deschamps.
50:27Et même un Rabiot,
50:28tu sais,
50:28parce que l'idée avec Rabiot,
50:30c'est de faire un petit peu
50:31ce qu'il avait fait
50:32avec Mathuidi en 2018,
50:33c'est-à-dire être
50:34ce troisième milieu
50:35qui a la capacité
50:36d'aller sur le côté
50:36pour apporter un certain surnombre.
50:38Donc même Rabiot,
50:39je ne suis pas sûr
50:39qu'il l'utilise dans ce même rôle.
50:40En revanche,
50:40je pense positif très certainement
50:41pour Cherki.
50:42Oui,
50:43ça c'est une possibilité.
50:44Après,
50:44il va falloir faire cohabiter
50:45Cherki et Olizé
50:46qui sont deux pépites absolues.
50:48Mais peut-être que Cherki,
50:50dans l'esprit d'Inédine Zidane,
50:51sera un petit peu plus haut
50:53que Michael Olizé.
50:54Après,
50:54tu n'es pas à l'abri
50:55d'un milieu de terrain
50:56qui explose
50:57dans les deux prochaines saisons
50:58et que tu passes à 4-3-3.
51:00Un Olizé,
51:01ça ne va pas arriver
51:01tous les quatre matins.
51:03Non,
51:03qui nous tombe du ciel,
51:04je sais.
51:05Je sais,
51:05mais peut-être qu'il sera
51:06quels joueurs
51:09qui ne sont pas dans la liste
51:10pourraient faire leur apparition.
51:12Kalulu,
51:13Truffert,
51:14des joueurs qui peuvent arriver.
51:15Truffert à gauche,
51:16ça peut être une vraie solution.
51:18Et puis,
51:19comme tu le dis,
51:19Rodolphe,
51:20des joueurs qui arrivent.
51:22Potentiel retour aussi
51:23de Colomani,
51:24comment ça se passe lui
51:25d'ici cet été,
51:26les prochaines saisons pour lui.
51:27C'est parce que tu espères
51:28qu'il va mettre des buts
51:29avec la Juventus.
51:29Non,
51:30d'ailleurs,
51:30c'est très compliqué,
51:31il ne reviendra pas à la juge.
51:33Potentiel Colomani
51:34qui a été vraiment
51:35la vraie surprise
51:36de la liste de Deschamps
51:37parce que quand on connaissait
51:39l'importance qu'avait
51:40Colomani sous Deschamps,
51:41ça a été un choix fort
51:42alors que Thuram
51:42n'a servi quasiment à rien
51:44sur le terrain
51:44parce qu'il n'a jamais joué.
51:45Bon,
51:46j'ai une bonne nouvelle
51:46quand même pour toi Elvin,
51:47ce n'est pas tout à fait
51:48son premier match
51:49avec l'équipe de France
51:49à Zinedine Zidane
51:50parce qu'avant ça,
51:52il y aura Turquie-France
51:54en septembre,
51:54fin septembre,
51:55il y aura Belgique-France
51:56aussi dans la foulée
51:57et par contre,
51:58ce sera le premier match
51:59en France
52:03Jura contre l'Italie.
52:04Mais le premier match
52:05contre la Turquie ?
52:06Oui, contre la Turquie.
52:07J'embrasse tous mes amis turcs.
52:08Sachez que
52:10ce malade
52:11parle turc
52:12parce qu'il voulait supporter
52:14une équipe
52:15pendant la Coupe du Monde.
52:16Et j'ai déjà eu.
52:17Il a même...
52:18Tu vas déchirer
52:18qu'il y a des Chiennes
52:19ils le disent
52:20à la juventus sociale.
52:21Tu me le sont turcs ?
52:22Oui, dis-moi
52:22au revoir en turc.
52:25Un prochain épisode.
52:27Il a perdu son tender.
52:30Il a la plus balancée.
52:34Merci beaucoup Braque
52:35d'avoir été avec nous
52:36dans les Tentons du Mondial.
52:37C'était ta dernière
52:37pour cette fois.
52:38On espère te retrouver
52:40très vite.
52:40En attendant,
52:41si vous avez kiffé Braque,
52:42n'hésitez pas
52:43à aller voir hors-jeu
52:44notamment
52:44qui est une émission
52:45que j'aime beaucoup.
52:46Et si vous aimez
52:47les analyses football,
52:48allez-y, foncez.
52:49C'est sur Twitch.
52:50Merci beaucoup Rodolphe
52:52d'avoir été avec nous.
52:53On se retrouve demain.
52:54Ce n'est pas ta dernière.
52:55On sera avec François,
52:56Emmanuel et Elvin.
52:58A très vite.
52:58On peut te retrouver
52:59toi aussi
53:01sur Dazone.
53:02pour commenter
53:03le football italien.
53:04Et le prochain titre
53:05de l'interméon.
53:06Merci à tous
53:07de vous avoir suivis
53:08dans les Tentons du Mondial
53:09sur Sud Radio.
53:10A demain.
53:11On se retrouve à 20h
53:12et tout de suite,
53:13c'est le Festival
53:14Hop d'Avignon
53:14avec Christophe Meillant
53:15sur Sud Radio.
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