- il y a 13 heures
À LA UNE / Grève du 5 novembre : la colère ne retombe pas
Jeudi 5 novembre 2026, à l'appel des organisations syndicales : salariés, fonctionnaires, et étudiants ont investi les rues pour défendre leur pouvoir d'achat, réclamer de meilleurs salaires et dénoncer le manque de moyens dans les services publics. Entre 600.000, selon les autorités, et 1,6 million de personnes, selon la CGT, ont pris part aux manifestations partout en France. Pour encadrer cette journée, 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés sur l'ensemble du territoire. Au-delà des chiffres, cette mobilisation envoie un signal politique clair : les revendications sociales restent fortes et la contestation rassemble désormais plusieurs générations. En réponse, Sébastien Lecornu s'est engagé à réunir une « conférence sociale » entre patronat et syndicats le lundi 9 novembre 2026 à Matignon. Cette démonstration de force dans la rue trouvera-t-elle un écho concret auprès du gouvernement ?
Invités :
- Isabelle Raymond, cheffe du service économie et social de France Info
- Isabelle This Saint-Jean, Économiste et professeure de droit à l'université Sorbonne Paris-Nord
- Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT
Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP
LA QUESTION QUI FÂCHE / DPI-A : le test génétique bientôt autorisé ?
Et si les parents pouvaient choisir quel embryon implanter en fonction de ses chromosomes ? C'est ce que permet le DPI-A : analyser les embryons conçus par fécondation in vitro et sélectionner ceux qui présentent un nombre normal de chromosomes, soit 46. Pour ses défenseurs, il s'agit d'un progrès scientifique qui permettrait de mieux orienter les choix médicaux. Parallèlement, pour ses opposants, cela ouvre la porte à une sélection toujours plus poussée des embryons, assimilable à de l'eugénisme. Cette technique soulève en effet une question éthique majeure : où s'arrête le dépistage médical et où commence la quête du « bébé parfait » ?
Invités :
- Constance de Pélichy, députée « LIOT » du Loiret
- En visioconférence : Julie Graziani, éditorialiste politique
- En visioconférence : Professeur Samir Hamamah, Président de la Fédération française d'étude de la reproduction (FFER) et auteur du premier plan national de la fertilité
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Jeudi 5 novembre 2026, à l'appel des organisations syndicales : salariés, fonctionnaires, et étudiants ont investi les rues pour défendre leur pouvoir d'achat, réclamer de meilleurs salaires et dénoncer le manque de moyens dans les services publics. Entre 600.000, selon les autorités, et 1,6 million de personnes, selon la CGT, ont pris part aux manifestations partout en France. Pour encadrer cette journée, 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés sur l'ensemble du territoire. Au-delà des chiffres, cette mobilisation envoie un signal politique clair : les revendications sociales restent fortes et la contestation rassemble désormais plusieurs générations. En réponse, Sébastien Lecornu s'est engagé à réunir une « conférence sociale » entre patronat et syndicats le lundi 9 novembre 2026 à Matignon. Cette démonstration de force dans la rue trouvera-t-elle un écho concret auprès du gouvernement ?
Invités :
- Isabelle Raymond, cheffe du service économie et social de France Info
- Isabelle This Saint-Jean, Économiste et professeure de droit à l'université Sorbonne Paris-Nord
- Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT
Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP
LA QUESTION QUI FÂCHE / DPI-A : le test génétique bientôt autorisé ?
Et si les parents pouvaient choisir quel embryon implanter en fonction de ses chromosomes ? C'est ce que permet le DPI-A : analyser les embryons conçus par fécondation in vitro et sélectionner ceux qui présentent un nombre normal de chromosomes, soit 46. Pour ses défenseurs, il s'agit d'un progrès scientifique qui permettrait de mieux orienter les choix médicaux. Parallèlement, pour ses opposants, cela ouvre la porte à une sélection toujours plus poussée des embryons, assimilable à de l'eugénisme. Cette technique soulève en effet une question éthique majeure : où s'arrête le dépistage médical et où commence la quête du « bébé parfait » ?
Invités :
- Constance de Pélichy, députée « LIOT » du Loiret
- En visioconférence : Julie Graziani, éditorialiste politique
- En visioconférence : Professeur Samir Hamamah, Président de la Fédération française d'étude de la reproduction (FFER) et auteur du premier plan national de la fertilité
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NewsTranscription
00:06Générique
00:07...
00:24Bonsoir à tous, bienvenue dans chaque voix compte sur LCP.
00:26Je suis ravie de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité en direct de l'Assemblée nationale.
00:31Avec à mes côtés ce soir Elsa Mondingava.
00:33Bonsoir Elsa.
00:34Bonsoir Adéline.
00:35Et Nicolas Domenech.
00:36Bonsoir Nicolas.
00:37C'est parti pour le sommaire avec à la une.
00:39La date a été cochée depuis longtemps dans l'agenda social.
00:425 novembre, journée de mobilisation contre la vie chère et pour les augmentations de salaires.
00:47600 000 manifestants dans toute la France selon le gouvernement ce soir.
00:501,6 million selon la CGT.
00:52Les cortèges se sont déroulés dans un calme relatif.
00:56Vont-ils pousser le gouvernement à envisager les concessions ?
00:59Le Premier ministre annonce ce soir une conférence sociale à Matignon lundi prochain avec les partenaires sociaux.
01:07Le cornu sous la pression de la rue.
01:09Ce sera la première partie de chaque voix compte ce soir.
01:12A suivre ensuite Quoi de Neuf avec Nicolas Domenech.
01:14Voilà qu'à droite on se remet à chercher des candidats, voir des candidats.
01:18On n'en a pas assez ?
01:19Ils sont sur le toboggan ceux qui sont déclarés.
01:21Dans la deuxième partie de chaque voix compte la question qui fâche.
01:24Question ce soir autour du DPIA, diagnostic préimplantatoire.
01:29C'est un test génétique sur les embryons qui est interdit en France mais autorisé en Belgique ou en Espagne.
01:35Il permet de détecter les anomalies chromosomiques des embryons et de réduire ainsi le nombre d'interruptions spontanées de grossesse.
01:43Mais ce test fait débat.
01:45Des députés demandent son autorisation en France, on en parlera tout à l'heure.
01:48Et vous pouvez vous aussi interroger nos invités ce soir ou nous faire part de vos réflexions.
01:53Voici le QR code à flasher avec votre téléphone.
01:55Et c'est Elsa qui réceptionne vos messages et qui nous transmet vos questions en direct Elsa.
02:01Voilà pour le menu de ce soir.
02:03Installez-vous chaque voix compte c'est parti.
02:11Bon, vous conviendrez avec moi que les occasions de sourire sont assez rares ces derniers temps.
02:15Mais je parie que j'y arrive avec vous maintenant.
02:17Ce 5 novembre à 14h, il y avait 270 000 manifestants en France hors Paris selon le ministère de l
02:24'Intérieur.
02:25250 000 selon la CGT.
02:27Vous avez bien entendu, la police a compté à la mi-journée plus de manifestants que les syndicats.
02:32Bon, ce soir tout rentre dans l'ordre.
02:34600 000 manifestants selon la police.
02:371,6 million selon la CGT.
02:39On va d'ailleurs en parler avec Denis Gravouille de la CGT qui est avec nous.
02:42Salariés et fonctionnaires étaient donc appelés à faire grève pour les salaires.
02:46Les lycéens, les étudiants et les retraités se sont joints aussi au cortège.
02:50Voici les images de la journée ce soir avec Maïté Frémont.
02:58Elle est l'image du jour.
03:00Une heure et demie après le coup d'envoi, la place de la République, point de départ de la manifestation
03:06parisienne, était toujours noir de monde.
03:11Des slogans et des pancartes brandies, une addition de revendications, mais un seul et même sentiment commun, un sentiment de
03:19déclassement.
03:20Pour beaucoup, la cocotte minute siffle depuis bien trop longtemps.
03:24Les gilets jaunes, les jeunes, la CGT, les travailleurs, les professeurs, tout le monde.
03:31On se sent très seuls, donc c'est important d'être là tous ensemble, nous aussi pour défendre notre cause.
03:35On ne se sent pas écoutés.
03:36Il y a une grosse colère dans ce pays.
03:40Que ce soit à Paris, Bordeaux, Marseille, dont 73 villes de France, 180 manifestations ont eu lieu.
03:48Au total, 600 000 personnes dans la rue selon Beauvau, 1,6 million selon la CGT.
03:55Chaque jour qui passe, les revendications vont être plus importantes et ça coûtera plus cher au gouvernement et au patronat.
04:01Donc je leur dis, c'est le moment de passer à la caisse et là, il va falloir signer les
04:06chèques et pas des chèques en bois.
04:08Malgré des heures sporadiques en marge des cortèges, comme à Toulouse ou à Lyon, l'ambiance est restée bonne enfant.
04:15Et nous aurons la liberté !
04:19Voilà pour les images des cortèges de cet après-midi.
04:22J'accueille donc sur le plateau de chaque voix compte Denis Gravouille.
04:24Bonsoir.
04:25Bonsoir.
04:25Membre du bureau de la CGT.
04:27Merci d'être là aux côtés d'Isabelle Thys-Saint-Jean.
04:29Bonsoir.
04:30Économiste et professeur à l'université Paris-Sorbonne-Nord.
04:34Université qui est bloquée depuis un moment maintenant, depuis un mois.
04:37Merci d'être là Isabelle Thys-Saint-Jean.
04:39Et bonsoir Isabelle Raymond.
04:41J'ai deux Isabelles avec moi ce soir.
04:42Vous êtes journaliste et chef du service économie et social à France Info.
04:45Merci également de votre présence ce soir.
04:48Je vous ai demandé à tous les trois avant le début de cette émission,
04:50l'image que vous allez retenir de cette journée du 5 novembre.
04:55Denis Gravouille.
04:56Une image c'est que c'est le nombre.
04:58C'est plus un chiffre qu'une image mais 1 600 000, de toute façon le million est dépassé
05:03alors qu'on n'avait pas fini de compter.
05:06Et clairement on est encore plus nombreux que les manifestations du samedi,
05:09encore plus nombreux que même le 18 septembre 2025.
05:12Donc l'appel a fonctionné au-delà de ce qu'on imaginait parce qu'il y a une colère énorme.
05:18C'est ce qu'on a vu dans le reportage.
05:20Et puis il y a aussi le fait que les restrictions ou les tentatives d'interdiction de manifester
05:24ont heurté tous ceux qui manifestent pour la démocratie.
05:28Ça ne les a pas dissuadés de descendre dans la rue ?
05:30C'est même la défense de la République qui a été le moteur pour un certain nombre de gens.
05:34Donc c'est les revendications sociales et ce point-là.
05:38Et d'ailleurs les revendications, les manifestations sont plutôt bien passées
05:41à part quelques heures et une attaque mais d'une violence inouïe
05:44de la part des CRS sur le cortège intersyndical à Toulouse avec des blessés.
05:49Ce sont les images de Toulouse que l'on voit à l'antenne avec les canons à eau qui ont
05:52été utilisés.
05:53On voit les canons à eau mais on ne voit pas d'autres images que vous aurez très bientôt
05:57qui montrent les CRS en train de matraquer des militants qui se tiennent les bras croisés.
06:01Donc ça n'a aucune justification, c'est gravissime.
06:04Le préfet de Haute-Garonne va devoir vraiment s'expliquer.
06:08Vous, vous n'avez pas eu d'explication ?
06:10Vous aviez un service d'ordre, la CGT, sur cette manifestation de Toulouse ?
06:13Directement, il y a toujours des gens pour organiser les manifestations.
06:15D'ailleurs c'est grâce aux syndicats que les manifestations du samedi se sont bien passées
06:20et celles-ci encore plus parce qu'on sait s'organiser et protéger les manifestants.
06:24Mais c'est inadmissible de se prendre...
06:28Enfin, ce n'est pas digne d'une démocratie de se comporter comme ça.
06:30Oui, c'est-à-dire que le cortège toulousain, vous n'aviez pas eu l'autorisation d'être sur ce
06:35parcours.
06:36Mais pour vous, ça ne justifie pas la charge des CRS ?
06:39Ça peut valoir des batailles juridiques, mais d'avoir 12 manifestants CGT, FSU, CFDT
06:46qui soient à l'hôpital avec des fractures, à ce point-là, c'est absolument hallucinant.
06:52Donc ça, c'est extrêmement grave.
06:53Vraiment, on est encore en train de se concerter,
06:56mais le préfet de Haute-Garonne va devoir démissionner.
06:59Isabelle Raymond, quelle image retenez-vous de cette journée ?
07:01Moi, ce que je retiens, c'est la tête de cortège parisienne,
07:05avec Sophie Binet pour la CGT, Marie-Lise Léon pour la CFDT,
07:10Frédéric Souillot pour FO.
07:11En fait, les têtes de cortège avec les leaders syndicaux, on n'a pas vu ça.
07:15La voix, là.
07:16Et puis, voilà.
07:17Et ça, ça me rappelle, moi, personnellement,
07:19les grandes manifs contre la réforme des retraites en 2023.
07:24Et d'ailleurs, effectivement, avec une organisation digne de ces événements-là,
07:28avec un service d'or de la CGT,
07:30avec une tête de cortège qui donne rendez-vous aux journalistes
07:33un petit peu plus loin pour pouvoir justement prendre le temps
07:35d'expliquer les revendications de recevoir les journalistes
07:38pour qu'on puisse recueillir cette parole.
07:40Et on voit qu'effectivement, ça ressemble à ces grandes manifestations
07:44parce qu'il y a eu énormément de monde aujourd'hui
07:47et que les dernières grandes manifestations
07:50où il y a eu énormément de monde,
07:51c'était à l'appel d'une intersyndicale
07:53et c'était sur la réforme des retraites en 2023.
07:56Alors, les chiffres ne sont pas du tout les mêmes.
07:58Là, on est entre 575 et 600 000 personnes.
08:02Ça reste la manifestation la plus importante
08:05depuis le début du mouvement.
08:07C'est quand même la première manifestation
08:09à l'appel de l'intersyndicale
08:11depuis le début du mouvement des lycéens.
08:13Donc, c'est clairement pas anodin.
08:14Mais la dernière fois, c'était quasiment 2 millions de personnes
08:17et c'était en mars 2023.
08:19Et vous, Isabelle Tistin-Jean,
08:20quelle image vous a marquée aujourd'hui ?
08:22Moi, c'est assez complémentaire,
08:25mais c'est l'image des jeunes mobilisés.
08:27Il y a vraiment quelque chose d'absolument sidérant
08:31dans ce mouvement et les différentes manifestations
08:35qu'il y a eues,
08:37d'une génération qui se lève.
08:39On a beaucoup dit que cette génération ne s'engageait pas politiquement
08:46ou alors ne s'engageait que dans les mouvements associatifs
08:49ou pour des causes très particulières, le climat.
08:52Et là, vraiment, c'est comme si toute une partie,
08:55enfin, une grande partie,
08:56alors une grande partie de la jeunesse
08:58s'emparait de la question politique
09:03et affirmait de manière quand même assez forte
09:07le fait que, collectivement,
09:10il faut qu'on s'occupe d'eux
09:13et il faut qu'on les traite beaucoup mieux
09:15qu'on ne les traite.
09:17Il suffit, pour le comprendre,
09:19de regarder les chiffres du chômage des jeunes,
09:22les chiffres de la pauvreté des jeunes,
09:25notre engagement dans l'enseignement supérieur,
09:29dans l'éducation,
09:30pour comprendre,
09:31et je ne parle pas,
09:32des investissements défaillants
09:33en termes de climat et d'environnement.
09:36Denis Gravo, vous leur parlez aux lycéens.
09:38Bien sûr, mais depuis le début du mouvement des lycéens,
09:40la CGT s'est mobilisée
09:42pour déjà venir essayer
09:44de protéger les jeunes.
09:46Ça s'est vu très rapidement
09:48dans toutes les régions
09:49sur les mobilisations des lycées.
09:51Ce qui est frappant, d'ailleurs,
09:52c'est que ça vient des lycéens
09:53encore plus au départ,
09:54les étudiants s'y sont mis ensuite,
09:56mais vraiment, c'est les plus jeunes.
09:58Ce sont des enfants, des mineurs,
10:00qui ont une pensée extrêmement réfléchie
10:05pour des futurs adultes,
10:06en tout cas en formation,
10:07et qui est bien plus formidable
10:09que ceux qui sont au pouvoir en particulier
10:12et qui sont complètement coupés.
10:14Et puis avec une inventivité,
10:16ce jeu des pancartes,
10:17c'est quand même extraordinaire.
10:19C'est la joie et la créativité
10:23qui est aussi très intéressante là-dedans.
10:26Mais bon...
10:26Et c'est vrai que l'orchestre...
10:28Oui, l'orchestre du Nouveau Monde,
10:30notamment, Isabelle Raymond,
10:30vous disiez, on voit les têtes de cortège
10:32de l'intersyndicale,
10:33mais c'est vrai qu'on voit bien sur les images
10:34qu'à côté des figures,
10:36il y a les figures du mouvement lycéen aussi
10:39qui étaient aux côtés.
10:41Ces deux mouvements,
10:42c'est une conjonction,
10:43ils avancent en parallèle.
10:45On sait que le mouvement syndical,
10:46ne veut pas non plus dire
10:46que c'est une reprise en main
10:47par les syndicats des mouvements de jeunesse.
10:50Mais comment ça va s'organiser,
10:52tout ça ?
10:52Tout le monde est complètement
10:53sur la même ligne ?
10:54Tout le monde veut agréger les colères ?
10:56Tout le monde n'est pas tout à fait...
10:57La convergence des colères.
10:58Exactement.
10:59Déjà, ils voulaient montrer, un,
11:01qu'ils allaient faire nombre aujourd'hui.
11:02Et ça, c'est une réussite.
11:04Que ça allait bien se passer,
11:06c'est une réussite.
11:08Et que toutes les voix allaient être entendues.
11:10Et c'est vrai que dans tous les reportages
11:11qu'on a entendus, nous, sur nos antennes,
11:14tout au long de la journée,
11:15on a entendu toutes les voix.
11:16On a entendu les voix des salariés
11:19au niveau du SMIC
11:20qui demandaient une hausse
11:21de leur pouvoir d'achat.
11:22On a entendu les fonctionnaires
11:24qui demandaient aussi
11:25l'augmentation de leur point d'indice.
11:28On a entendu les lycéens.
11:29On a entendu les étudiants.
11:30On entend toutes les voix.
11:32Après, les revendications,
11:33elles se rejoignent quand même
11:34sur un point qui est
11:36on demande à l'exécutif de bouger.
11:38On demande des enveloppes plus conséquentes
11:41pour les lycéens et pour les étudiants.
11:42Et on demande des enveloppes
11:45pour augmenter le SMIC
11:47du point de vue des organisations syndicales.
11:50Pas que le SMIC, les salaires.
11:51Le SMIC et les salaires.
11:52Donc, il n'y a quand même
11:53peut-être pas une conjonction des luttes.
11:55Mais en tout cas,
11:56j'ai trouvé, moi, en tout cas,
11:57dans ce que j'ai entendu,
11:57qu'il y avait un respect
11:58des uns par les autres.
12:00On va entendre les manifestants
12:01dans un instant.
12:01Mais Denis Gravouille,
12:02on a entendu toutes les voix.
12:03pas celle de Sébastien Lecornu.
12:05Mais Matignon communique ce soir
12:07sur l'organisation d'une conférence sociale
12:09qui aura lieu lundi à Matignon
12:11avec les syndicats et avec le patronat.
12:14Alors, d'abord,
12:14est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
12:15Et ensuite, est-ce que la CGT va y aller ?
12:17Alors, déjà,
12:18on va décider ça dans nos instances.
12:20L'intersyndicale est en train de se réunir.
12:22Là, ce soir ?
12:23Oui, oui, en ce moment-même.
12:24Et la question qui se pose,
12:26c'est que M. Lecornu,
12:28il va nous réunir,
12:29mais on l'a rencontré plusieurs fois.
12:30Il a enfin reçu les lycéens
12:32il y a quelques temps.
12:33Il a lâché quelques miettes.
12:34Et pour l'instant,
12:35le récit, c'est
12:36bon, vous verrez bien,
12:37il y aura un budget.
12:39Bon, là, il n'y a pas de budget.
12:40Vous avez vu.
12:41Il n'y a pas de budget, en plus,
12:41on sait.
12:42Il a été rejeté hier soir.
12:44S'il y a un budget,
12:44en plus, ça risque d'être
12:45un budget désastreux
12:46avec des coûts pour les retraités
12:48ou dans les allocations familiales,
12:51pour prendre que des exemples comme ça,
12:52y compris dans les allocations
12:53de rentrée scolaire.
12:54Donc, c'est désastreux.
12:55Donc, effectivement,
12:56il faut que Sébastien Lecornu,
12:57il change complètement de pied.
12:58Et donc, il faut qu'il y ait
12:59les choses à annoncer.
13:00En général, on va dire
13:01les choses quand même clairement.
13:02Quand on va à Matignon,
13:03il y a quand même eu
13:04des contacts auparavant
13:05pour savoir sur quoi ça peut porter.
13:06Il y a du grain à moudre.
13:08Exactement.
13:08S'il n'y a absolument rien,
13:09il risque d'y avoir.
13:11Et puis, c'est certainement,
13:13après, avec 1,6 million
13:14de personnes dans la rue aujourd'hui
13:15et avec des grèves très massives
13:17comme on n'a pas vu depuis 2023
13:18que vous avez raison,
13:20il ne faut pas qu'on sort
13:21d'être avec des miettes.
13:22Elsa, il y a des miettes
13:23ou il y a du grain à moudre
13:24dans les cuillots, là, ce soir ?
13:25Alors, il y a forcément quelque chose.
13:26De toute façon, on sait
13:27que Jean-Pierre Farandou,
13:28le ministre du Travail,
13:30dit depuis plusieurs jours
13:31que le gouvernement cherche,
13:32justement, des sorties
13:33sur le pouvoir d'achat,
13:35que le SMIC, ce n'est pas tabou,
13:36que ça peut faire partie des pistes.
13:38Donc là, ce serait au tour
13:39d'une conférence sociale.
13:40On imagine bien.
13:40En tout cas, c'est ce qu'il dit
13:41dans le communiqué de presse.
13:42C'est apporter des réponses
13:43aux questions de pouvoir d'achat.
13:45Donc vous aurez vos réponses,
13:46certainement, Denis Gravouille.
13:47Sauf qu'autour de la table,
13:49il n'y aura pas que
13:49les syndicats de salariés,
13:50il y aura aussi
13:51les organisations patronales.
13:53Et celle-ci aussi,
13:54par la Sébastien Lecornu.
13:55On va écouter Amir Reza Tofighi,
13:57c'est le président des entrepreneurs,
13:59c'est l'ancienne CPME.
14:00Il n'y a pas tout à fait
14:01le discours de Denis Gravouille.
14:03On l'écoute.
14:04Mais il faut dire la vérité.
14:05Tant qu'on ne résout pas
14:06le problème du coût du travail,
14:07moi, j'aimerais rappeler
14:08juste un point.
14:09Lorsque l'entreprise verse
14:09100 euros de salaire,
14:11il n'en reste que 5 ans
14:12dans la poche du salarié.
14:13Il est là le vrai sujet.
14:14Il faut arrêter de penser
14:15que les entreprises
14:16ne payent pas assez.
14:17Le vrai sujet,
14:17c'est comment on fait
14:18pour qu'à la fin,
14:20l'État prélève moins sur le salaire.
14:22Et si on arrive à résoudre
14:23ce problème,
14:23vous verrez qu'il n'y aurait
14:23plus de sujets de pouvoir d'achat.
14:25Il est là le vrai sujet.
14:26Alors, on ne va pas le résoudre
14:27là sur un mois ou deux
14:28sur un budget,
14:28mais c'est à ça
14:29qu'il faut s'attaquer.
14:30Moi, ce que je ne comprends pas,
14:31c'est les syndicats de salariés
14:31qui en parallèle demandent
14:32d'augmenter le coût du travail
14:33et demandent d'augmenter
14:3410% les salaires.
14:35Vous savez,
14:35on ne sait pas faire de magie.
14:36Il n'y a pas de magie possible,
14:37en fait.
14:38Donc, le ministre du Travail
14:39et le Premier ministre,
14:40il a des sons de cloche différents.
14:43Les salariés
14:44et les syndicats de salariés
14:45veulent une augmentation du SMIC.
14:46Les entreprises disent
14:47attention,
14:47le coût du travail
14:48est censé que c'est important
14:49pour Sébastien Lecornu,
14:50pour Emmanuel Macron aussi.
14:53Vous exigez combien
14:54et vous êtes prêts
14:54à descendre jusqu'à combien ?
14:56Je vais répondre.
14:57C'est très bien
14:57que vous passez
14:57une augmentation patronale
14:59pour les entendre.
14:59Ah oui, parce que chaque fois compte,
15:00vous savez.
15:01Oui, enfin, bon, voilà,
15:01il y a quand même des gens
15:02qui représentent 1,6 million de personnes
15:03et puis d'autres
15:04qui représentent une petite minorité.
15:05Mais Amir Rezato-Figui
15:06comme Patrick Martin du MEDEF,
15:08ils ont le même discours
15:09depuis des années,
15:09on ne peut pas augmenter les salaires.
15:11211 milliards d'aides publiques,
15:12ce sont les sénateurs
15:14qui ont chiffré ce chiffre,
15:16211 milliards d'aides publiques,
15:17dont 80 milliards d'exonération
15:19de cotisation patronale,
15:20donc qui sont payés
15:21par les impôts à leur place.
15:22Eh bien, ça,
15:23ça fait déjà une sacrée marge
15:25pour les réorienter.
15:27On n'est pas en train de dire
15:28qu'il faut supprimer
15:28toutes les aides d'un coup,
15:29il faut les réorienter.
15:31Parce que, par exemple,
15:32on est bien d'accord
15:32qu'une petite entreprise
15:33ou une grosse entreprise,
15:34ce n'est pas la même chose
15:35que le petit boulanger du coin,
15:36si on lui dit
15:37augmenter le SMIC de 10%,
15:38ça va être compliqué.
15:39Mais les entreprises du CAC 40
15:41qui ont versé 61 milliards
15:43de dividendes,
15:44alors ça ne parle pas
15:44les milliards
15:45à la plupart des gens,
15:46mais on demande
15:4754 milliards d'économies
15:48dans les projets de budget,
15:51et pendant le même temps,
15:52pendant un semestre,
15:53les plus grosses entreprises
15:54ont versé 61 milliards
15:56de dividendes
15:56à leurs actionnaires.
15:58C'est le record d'Europe.
15:59Donc, voilà,
16:00de l'argent,
16:01on sait où il est
16:02dans les caisses du patronat,
16:03c'est un slogan,
16:03mais c'est, pour le coup,
16:04carrément vrai.
16:05Et il faut sortir
16:06le carnet de chèques,
16:08que ce soit Amiré Zatofili
16:09ou Patrick Martin,
16:10pour qu'en fait,
16:11on ait,
16:11y compris pour qu'on puisse
16:13consommer.
16:14On approche de Noël,
16:16consommer intelligemment,
16:17mais consommer,
16:17et ça,
16:18ce n'est pas en lâchant
16:1820 euros d'augmentation
16:19du SMIC
16:20qu'on va y arriver.
16:21Isabelle Thyssen-Jean,
16:22effectivement,
16:23on va arriver vers
16:24les fêtes de fin d'année.
16:25La confiance des ménages
16:26est revenue au niveau
16:27d'il y a 13 ans.
16:28La croissance au troisième trimestre
16:29a été négative.
16:30On est quasi en récession.
16:32Est-ce que le coup de pouce
16:33au SMIC est une solution ?
16:35Alors, je pense
16:35qu'il est aujourd'hui
16:36indispensable.
16:37C'est-à-dire qu'il y a
16:38vraiment un problème
16:39de pouvoir d'achat
16:42qui est fort,
16:43qui est sous-estimé.
16:44Il faudrait rentrer
16:45dans les détails
16:46de la manière
16:46dont on calcule
16:47le pouvoir d'achat,
16:48mais en fait,
16:49il est sous-estimé,
16:50ça se voit
16:50par les taux de pauvreté
16:52qui atteignent
16:53des niveaux absolument historiques.
16:55Je parlais de ceux
16:55des jeunes,
16:56mais voilà,
16:57c'est de manière générale,
16:59il y a eu une augmentation
17:00du taux de pauvreté.
17:02Mais quand vous dites
17:03sur le pouvoir d'achat,
17:04il faut peut-être
17:06changer la mesure,
17:07c'est-à-dire que c'est
17:07un peu comme un thermomètre
17:08avec la température réelle
17:10et la température ressentie ?
17:11Oui, alors il y a eu
17:12effectivement,
17:13il y a d'autres indicateurs,
17:15notamment il y a eu
17:18un sondage qui a été fait,
17:19qui est sorti hier,
17:21fait par notamment
17:22le pacte du pouvoir de vivre
17:23et qui essaye d'appréhender
17:26cette histoire du ressenti
17:28des difficultés
17:29de pouvoir d'achat.
17:30Et là, on se rend compte
17:31que ça touche
17:31un Français sur deux.
17:33Donc c'est vraiment
17:33très, très, très général,
17:35c'est normal.
17:35On a vécu
17:36des chocs exogènes,
17:38c'est-à-dire venus
17:39de l'extérieur
17:40extrêmement fort.
17:41Il y a une bonne nouvelle
17:42qui est ce qui se passe
17:43du côté des Etats-Unis.
17:46Ça, c'est quand même
17:46dans le paysage très sombre.
17:49Ça va avoir un impact.
17:51Mais globalement,
17:52on a vécu des chocs
17:53extrêmement violents
17:54et ça se ressent
17:56sur le niveau de vie
17:58des Français.
17:59Et donc, oui,
18:00il faut une revalorisation
18:01des salaires.
18:02Sophie Binet de la CGT
18:04a tout à fait raison
18:05de rappeler les chiffres
18:06qui sont des chiffres Eurostat
18:08qui sont sortis,
18:09qui montrent
18:09que le SMIC français,
18:12on n'est pas
18:13dans le groupe de tête,
18:15mais on est plutôt
18:16en haut
18:16des pays
18:18du salaire minimum
18:19européen.
18:20Mais en revanche,
18:21en termes
18:22d'évolution,
18:23on est le pays européen
18:25où la progression
18:26a été,
18:27depuis 10 ans,
18:29la plus faible.
18:30Et donc,
18:31il y a un moment,
18:33il faut vraiment
18:33s'occuper de ça
18:35et ça passera,
18:37ça doit passer aussi
18:38par les salaires.
18:39Ça doit passer aussi
18:40par le budget.
18:41On va parler du salaire,
18:42mais d'abord,
18:43je voudrais qu'on reste
18:43sur le salaire minimum
18:44puisque, donc,
18:46mécaniquement,
18:46il doit être revalorisé
18:47de 0,9 à 1%.
18:49Le gouvernement envisage
18:50donc un coup de pouce
18:51supplémentaire
18:53qui porterait
18:54donc la hausse
18:55à peut-être
18:561,5,
18:572%.
18:58Ça représente
19:01une vingtaine d'euros.
19:03Ce sera une avance
19:03en décembre,
19:04d'après ce qu'on entend.
19:05Donc, voilà,
19:06il y aurait 20 euros
19:07en décembre.
19:08Mais je complète
19:09ce qui a été dit
19:09par Madame tout de suite.
19:12Bon,
19:14non seulement
19:14on a
19:15un problème au SMIC,
19:16mais on a un problème
19:17de tassement
19:17de tous les bas salaires
19:19c'est valable
19:19dans la fonction publique
19:20pour les fonctionnaires
19:21catégorisés,
19:22mais c'est valable
19:22pour tout le monde,
19:22en fait.
19:23Les salaires décades,
19:24il y a l'étude de l'APEC
19:25qui vient de sortir aussi,
19:26qui montre aussi
19:26ce qu'on a comme ressenti
19:28avec un tassement.
19:30Mais pourquoi ?
19:30Parce que ce n'est pas
19:31une histoire entre SMIC
19:32et personnes
19:33qui sont à deux fois le SMIC.
19:34C'est une histoire
19:35entre tous les salariés
19:36et une infime minorité
19:38où il y a un assèchement.
19:39Le fameux ruissellement,
19:42ce n'est pas un ruissellement,
19:43c'est un assèchement
19:43des richesses
19:44vers les actionnaires
19:46des très grosses entreprises.
19:47C'est absolument incroyable
19:49qu'on ait volé
19:52une partie du salaire.
19:52Les fonctionnaires
19:53ont perdu 20%.
19:53Les salariés
19:54ont une baisse
19:56qui avoisine
19:57les 10%
19:57sur les dernières années
20:00depuis la reprise
20:00de l'inflation.
20:01C'est absolument scandaleux.
20:02Et puis,
20:03reparlons des jeunes
20:04parce que,
20:04par ailleurs,
20:05c'est aussi la baisse
20:06des moyens
20:07pour les services publics,
20:08notamment l'éducation,
20:09mais pas que,
20:10qui fait que,
20:11du coup,
20:11tout le monde ressent
20:12cette pression.
20:14Et puis,
20:14pendant ce temps-là,
20:14il y a des gens
20:15qui vivent très bien
20:15quand même
20:16parce qu'on a quand même
20:1613 000 millionnaires
20:18ou milliardaires,
20:19je ne sais même plus,
20:19qui ne payent pas d'impôts.
20:21Écoutez,
20:21c'est ce que disent aussi
20:22très bien
20:23les manifestants
20:24qu'on rencontrait
20:24cet après-midi
20:25dans le cortège parisien
20:26entre République et Nation.
20:27Hélène Bonduelle
20:28et Johanna Beckmann
20:29sur le terrain.
20:34Ils sont étudiants,
20:35salariés
20:36ou enseignants
20:37comme Loïc
20:38et ce qu'ils veulent,
20:39c'est vivre mieux.
20:41Que chacun puisse avoir
20:42les moyens de vivre
20:43et pas juste survivre.
20:44revaloriser le SMIC,
20:46mais pas de 22 euros par mois,
20:47beaucoup plus que cela,
20:48évidemment.
20:49Pour Marina,
20:50les entreprises aussi
20:51doivent faire un effort.
20:52Quand on demande
20:53des augmentations
20:54aux employeurs,
20:55ça passe rarement
20:56et au final,
20:57tout augmente,
20:57le pouvoir d'achat diminue.
20:59Donc,
21:00on ne vit pas aussi bien
21:01qu'il y a 30 ans,
21:03je dirais.
21:03l'écrivain de la misère,
21:05l'écrivain de la colère.
21:08Auréliane et ses collègues infirmières
21:09le reconnaissent.
21:11Avec des salaires
21:12à peine supérieurs
21:12à 2000 euros,
21:13les choix de vie
21:14sont souvent contraints.
21:16Moi, je vis une chambre
21:16chez l'habitante,
21:17par exemple.
21:18Et à l'heure actuelle,
21:18je ne pourrais pas habiter seule.
21:19Et donc,
21:20si je faisais le choix
21:20d'habiter seule aujourd'hui,
21:22en vérité,
21:23je ne pourrais plus...
21:25ça ne me boufferait,
21:25je pense,
21:26plus de la moitié
21:26de mes revenus.
21:27Mais d'ailleurs,
21:27c'est la même chose
21:28pour la question des enfants.
21:29Moi, je ne sais pas
21:29comment je ferais aujourd'hui
21:30si j'avais un enfant.
21:31C'est parce que je n'ai pas
21:32d'enfant que je vis bien.
21:33Moi, je suis en fin de carrière
21:35infirmière.
21:35Donc, j'ai un salaire
21:36qui est un peu meilleur.
21:37Mais en fait,
21:38je donne...
21:39Ma fille fait des études
21:40dans une autre ville
21:41que Paris.
21:42Et je suis obligée...
21:43Il y a plus d'un tiers
21:44de mon salaire
21:45qui part pour ma fille.
21:47Et donc,
21:47à la fin...
21:48Là,
21:49on est le 4,
21:50on est le 5.
21:51J'ai déjà plus que 300 euros
21:53pour vivre
21:54jusqu'à la fin du mois.
21:56Seule une revalorisation
21:57des salaires
21:58des fonctionnaires
22:00pourraient,
22:00disent-elles,
22:01leur redonner du souffle.
22:04Isabelle Raymond,
22:05on n'est pas seulement
22:05sur la hausse du SMIC.
22:07On est sur la hausse
22:09des salaires
22:09que réclament globalement.
22:11On entendait
22:12cette infirmière
22:12qui est à 2 000 euros
22:13tout juste.
22:14Bon,
22:14elle est quand même
22:15bien au-dessus du SMIC.
22:17Mais c'est pour ça
22:18qu'en fait,
22:19il y a deux choses.
22:19La première chose,
22:20c'est est-ce que
22:21le gouvernement
22:21va avancer
22:23la réindexation
22:24du SMIC
22:25sur l'inflation ?
22:26Donc, en fait,
22:27ça,
22:27ce n'est même pas un coupé.
22:28C'est juste,
22:28on avance le calendrier
22:29d'un mois.
22:30A priori,
22:31ça a l'air
22:32d'être dans les tuyaux.
22:32Ça a l'air d'être acquis.
22:33Sauf que l'heure tourne
22:34et qu'il va falloir faire vite
22:35si on veut mettre ça
22:36en place le 1er décembre.
22:37Et la deuxième chose,
22:38et c'est là
22:38où il s'est arrêté
22:39vraiment d'un coup de pouce,
22:40c'est est-ce que
22:41le gouvernement
22:42va plus loin ?
22:43Et ça,
22:44ça n'est pas arrivé
22:44depuis 2012,
22:46depuis François Hollande.
22:47Et là,
22:48c'est vraiment là
22:49que tout se joue.
22:50Est-ce que,
22:50selon vos informations,
22:51le coup de pouce,
22:52il est acquis ?
22:52Absolument pas.
22:54Selon mes informations,
22:55le coup de pouce
22:55n'est absolument pas acquis.
22:57Il n'est pas exclu.
22:59Il n'est pas exclu
23:00par le gouvernement.
23:01Mais maintenant,
23:02la question c'est
23:031, est-ce qu'il va le faire ?
23:042, est-ce qu'il va le faire maintenant ?
23:06Et 3, s'il le fait,
23:08de combien il le fait ?
23:09Est-ce que c'est 30 ?
23:11Parce que moi,
23:11j'ai entendu ces chiffres-là,
23:1230,
23:13qui seraient...
23:1530 euros ?
23:1530 euros net par mois,
23:17qui seraient acceptables
23:18selon une partie du patronat.
23:19Donc 30 euros net,
23:21ça nous fait une hausse
23:23de quoi, 5% ?
23:25En tout cas,
23:26c'est mieux que rien.
23:28Mais la CGT demande...
23:30Isabelle Tissin-Jean,
23:31je vous vais ouvrir des grands yeux.
23:33Non mais,
23:33ce que je veux dire,
23:34c'est que les négo,
23:34les négo,
23:35elles sont là-dessus aujourd'hui.
23:37S'il y a coup de pouce,
23:38et coup de pouce,
23:38ça veut dire,
23:38on va au-delà
23:39de la revalorisation du SMIC
23:41et de la réindexation
23:42sur l'inflation,
23:43à combien les patrons disent
23:46OK ?
23:47OK.
23:48Et c'est quand même là-dessus,
23:49parce qu'on a entendu tout à l'heure
23:50le représentant des entrepreneurs,
23:52mais eux,
23:52ils disent,
23:53nous, aujourd'hui,
23:54on a dû fermer nos commerces,
23:56on est en période de Noël,
23:57il y a une partie de notre saison
23:59elle est gâchée pour certains.
24:01Voilà.
24:02On va avoir une...
24:04Les exonérations de cotisations
24:06sont revues à la baisse
24:07dans le prochain budget.
24:08Je dis juste
24:09ce que dit le patronat.
24:10On ne peut pas,
24:11au-delà,
24:12nous imposer,
24:13en plus,
24:14une hausse des salaires,
24:15puisqu'effectivement,
24:16comme vous le dites,
24:17hausse du SMIC
24:18veut dire hausse des salaires.
24:20Derrière.
24:20Vous l'entendez, ça,
24:21Denis Gravoy ?
24:22Ça fait le patronat
24:23dès qu'on touche
24:24à un tout petit bout
24:25des dix ans de cadeaux
24:26qu'ils ont eus
24:27avec le macronisme,
24:29se roule par terre
24:30dès qu'on touche
24:30à un petit bout.
24:31On est arrivé
24:32à un niveau
24:32d'exonération
24:34de cadeaux fiscaux
24:36aux entreprises
24:36sans continuité,
24:38sans discernement,
24:39sans aucune continuité,
24:40par exemple.
24:41On a de la distribution
24:42de crédits impôts recherche
24:43à des boîtes
24:43qui ferment
24:44leurs services de recherche,
24:45genre Sanofi.
24:46C'est ça qui est...
24:46C'est cette politique-là
24:48qui est en échec complet.
24:50Donc, ce n'est pas possible
24:51d'avoir des gens
24:51assis sur leur magot.
24:53Alors, je ne parle pas
24:54de tous les petits patrons,
24:55mais vraiment,
24:55il y a des gens
24:55qui sont assis sur un magot
24:56quand on distribue
24:57le record d'Europe.
24:58On est le record du monde
24:59juste derrière les États-Unis
25:00en versement de dividendes.
25:02On ne va pas nous dire
25:02qu'il n'y a pas d'argent.
25:03On serait dans un pays ruiné
25:04comme à la Libération,
25:05tout le monde ferait des efforts.
25:05Mais là, on ne demande pas
25:06de faire des efforts.
25:07On a les ultra-riches
25:08parce que le pendant
25:08de ce que vous décriviez
25:09sur l'augmentation
25:11de la pauvreté,
25:11c'est l'explosion
25:12de l'ultra-richesse
25:13de ce côté-là.
25:14Et ça, c'est...
25:15Pardon, je suis une question politique.
25:17Donc, on continue.
25:18Comment vous expliquez
25:19que, d'un côté,
25:21vous avez l'ampleur
25:21d'une colère,
25:23d'une manifestation
25:24du monde
25:25et des sondages
25:26qui prophétisent
25:27une victoire
25:28de l'extrême droite
25:29qui n'est pas connue
25:30pour son engagement social ?
25:32Pour moi, c'est un mystère.
25:34Ça, c'est un vrai débat.
25:37Mais ce que l'on voit,
25:38d'ailleurs, dans la jeunesse,
25:39c'est qu'il y a clairement
25:41une mobilisation aussi
25:42contre l'extrême droite,
25:43surtout après le meurtre raciste,
25:45l'attentat raciste
25:46attrapé à la verrière
25:47avec le meurtre de Pingo.
25:48Là, clairement,
25:49ça figurait dans les manifestations.
25:51Donc, ça, ça a aussi
25:52alimenté la colère
25:53parce que la jeunesse,
25:54en particulier,
25:55dans toute sa diversité,
25:56n'a pas du tout
25:57l'intention de se laisser...
25:59de se retrouver...
26:00Puisque Nicolas en parle,
26:03je voulais vous faire écouter
26:04ce que disait justement
26:05ce matin la candidate
26:07du Rassemblement national,
26:08Marine Le Pen,
26:09sur la hausse du SMIC
26:10et les hausses de salaire.
26:12Écoutez.
26:13Nos entreprises
26:13sont dans une situation
26:14trop fragile
26:17pour leur imposer,
26:18en quelque sorte,
26:19de manière autoritaire,
26:20une augmentation du SMIC
26:21de 10%.
26:22Parce que,
26:23s'ils ne peuvent pas
26:24y faire face,
26:25en réalité,
26:25on va assister
26:26à une vague de licenciement.
26:28C'est toute la difficulté.
26:29Parce que pour les entreprises
26:30qui en ont les moyens,
26:31vous prévoyez aussi
26:32un mécanisme d'obligation
26:33ou d'augmenter les salaires.
26:34Non,
26:35je crois qu'on ne peut pas...
26:38Ou alors,
26:39on rentre dans l'URSS.
26:40Je ne suis pas absolument
26:42convaincue
26:43de l'efficacité
26:44de l'URSS.
26:45Vous voyez ?
26:46Voilà, Marine Le Pen
26:47n'est pas convaincue
26:47de l'efficacité de l'URSS.
26:49Isabelle Thyssen-Jean,
26:50il y a vraiment un rapport
26:51entre le fait
26:52d'augmenter le SMIC
26:53et d'entraîner
26:54des vagues de licenciements.
26:55C'est aussi ce que dit
26:56Bruno Retailleau.
26:57Il dit que ce n'est pas la peine
26:58de précipiter les faillites
26:59d'entreprises.
26:59C'est corrélé ?
27:00Non.
27:01Les données statistiques
27:04n'attestent pas de ça.
27:06Ce n'est pas vrai, ça.
27:06Et les exemples internationaux,
27:10notamment en Allemagne,
27:12aux Pays-Bas,
27:13en Espagne,
27:13où il y a des fortes
27:14augmentations du SMIC,
27:15l'effet sur l'emploi
27:17n'est pas celui-là.
27:18Donc, ce n'est pas
27:19ce qui est dit en général.
27:21Donc, attention,
27:23c'est des effets
27:23extrêmement complexes,
27:24comme toujours en économie,
27:26mais non,
27:26il n'y a pas systématiquement
27:29un lien de cause à effet.
27:32Je voudrais quand même
27:33revenir sur le fait
27:34qu'il y a la question du SMIC.
27:35La question du SMIC,
27:36et la question des salaires
27:37n'épuisera pas
27:38la question du pouvoir d'achat.
27:40Et là, on revient
27:41à la question sur le budget.
27:43Parce qu'on a, en France,
27:46une situation où on a
27:47des très fortes inégalités
27:49qu'on appelle primaires,
27:50c'est-à-dire avant tout
27:52processus de redistribution.
27:54Et donc, oui,
27:55on a un état social,
27:58des services publics
27:59qui sont très, très importants,
28:00d'où la petite rengaine,
28:02la France championne du monde,
28:04de la fiscalité,
28:05et de la dépense publique,
28:06mais parce qu'on part
28:07d'une situation
28:09incroyablement inégalitaire.
28:10Donc après,
28:11on redistribue,
28:13on réégalise les choses.
28:14Il ne reste pas moins
28:15que si on regarde
28:16ce qui se passe
28:18depuis 10 ans,
28:20eh bien, on voit
28:20que la trajectoire
28:21de la France,
28:22petit à petit,
28:23est en train
28:24de dépasser
28:27la moyenne européenne
28:28en termes d'inégalité.
28:29c'est à rebours
28:30de toute l'image
28:31qu'on a
28:31de la France
28:33très, très égalitaire,
28:34etc.
28:34Donc,
28:35ça,
28:36c'est la conséquence
28:37d'une espèce
28:38de fragilisation
28:41du modèle social
28:42et des services publics
28:44et qui se joue,
28:46là,
28:46en ce moment,
28:47dans la question budgétaire.
28:48Donc,
28:48la question budgétaire,
28:49elle est absolument centrale.
28:51On va probablement
28:52aller vers des ordonnances
28:53sur un budget
28:54qui,
28:56un,
28:57risque de casser
28:57la croissance.
28:58Donc,
28:59ça,
28:59c'est quand même,
29:00voilà,
29:00donc ça va aggraver
29:01la difficulté
29:01et deux...
29:02Elle est déjà cassée,
29:03semble-t-il.
29:04Elle est déjà cassée.
29:05Quand on est à moins 0,1
29:06Non, mais c'est là,
29:06on est quand même,
29:07il y a un moment,
29:08il faudrait mettre
29:09les choses à plat.
29:10Vous avez plus de croissance,
29:11une inflation
29:12qui rejoint
29:13le niveau européen,
29:15un taux de chômage
29:16qui,
29:17et c'est tout à fait
29:18atypique en Europe,
29:19un taux de chômage
29:20qui remonte
29:21depuis plus de trois ans,
29:22une pauvreté
29:23qui explose
29:23et des inégalités
29:24qui explosent.
29:25Donc,
29:26à quel moment
29:26on fait le bilan
29:28de la politique économique
29:29qui a été menée
29:30et à quel moment
29:31on décide
29:32d'essayer
29:32de faire autrement ?
29:33Elsa,
29:34question téléspectateur.
29:35Oui,
29:35question de Martin.
29:36Je vous la pose,
29:37Isabelle Raymond.
29:38Vous imaginez,
29:39vous faites aussi
29:39beaucoup de reportages
29:40dans les entreprises.
29:41Est-ce que les entreprises,
29:42est-ce qu'elles peuvent
29:43réellement augmenter
29:44les salaires
29:45alors que la France
29:46est en pleine crise ?
29:47Et j'imagine que Martin,
29:48voilà,
29:48il ne parle pas
29:49des grandes entreprises
29:50forcément du 440.
29:51L'entreprise
29:52un peu classique
29:53est-ce qu'elle a
29:53les moyens
29:54aujourd'hui
29:54d'augmenter ses salariés ?
29:56En fait,
29:57en entendant
29:57Marine Le Pen,
29:59j'ai entendu
30:00aussi des salariés
30:02qu'on est allés
30:03interroger
30:04dans des petites entreprises.
30:06Ce ne sont pas
30:07des gens
30:07qui sont allés manifester
30:08mais qui s'inquiètent
30:09aussi pour leur pouvoir
30:10d'achat
30:11et effectivement,
30:11ils ne demandent
30:12même pas
30:12de hausse de salaire
30:14parce qu'ils ont,
30:15alors,
30:15est-ce qu'ils ont été intégrés ?
30:17Est-ce qu'ils ont intégré
30:18le discours de leur patron ?
30:19Est-ce qu'ils sont résignés ?
30:20Mais effectivement,
30:21ils disent
30:22si on augmente
30:24mon salaire,
30:24peut-être qu'on va supprimer
30:26l'emploi de mon voisin
30:27et donc je préfère,
30:29un,
30:29que mon voisin garde
30:30aussi son emploi
30:31et ce qu'il préfère
30:32du coup aujourd'hui,
30:32c'est des petits coups de pouce,
30:33c'est une prime carburant
30:34par exemple
30:35pour pouvoir aller
30:37justement...
30:37Un meilleur remboursement
30:38des frais de transport,
30:39tout ce qui passe...
30:40Mais c'est marrant
30:40parce que dans les cortèges
30:41cet après-midi,
30:42on entend des gens
30:43qui disent
30:43non,
30:43les petits chèques,
30:44il faut une politique durable
30:46d'augmentation des salaires.
30:48Mais ce sont des gens
30:48qui manifestent.
30:49Voilà,
30:49la France n'est pas uniforme.
30:51Et il y a des gens
30:52qui disent,
30:52un,
30:53effectivement,
30:53aujourd'hui,
30:54hausse de salaire,
30:55en fait,
30:56ils n'y croient presque plus.
30:58Mais on entre
30:59dans la période
31:00des NAO,
31:01les négociations annuelles
31:02obligatoires,
31:04il y a cette conférence
31:05sociale lundi,
31:06est-ce que le gouvernement
31:07peut faire pression
31:08d'une façon ou d'une autre
31:09sur les patrons ?
31:10Est-ce que Sébastien Lecornu,
31:11il a encore l'oreille
31:13des patrons,
31:13d'ailleurs ?
31:14En tout cas,
31:16le patronat
31:17à l'oreille de l'extra-droite.
31:18Juste pour finir là-dessus,
31:19c'est quand même très clair
31:20que ce qu'on entend
31:20de la part de Marine Le Pen
31:22qui est soi-disant sociale
31:23ou qu'il serait plus
31:24que Bardella,
31:25elle est du côté du patronat
31:26parce qu'elle refuse
31:27l'augmentation des salaires.
31:28Il faut que tout le monde
31:28le sache.
31:29Je ne vais pas faire la défense
31:30du MEDEF ou des patrons,
31:31mais c'est pas parce que
31:36on le voit avec Trump,
31:37c'est des gens
31:38qui sont au service
31:39des plus riches,
31:40des très grosses entreprises,
31:41des dividendes.
31:42Mais vous ne répondez pas
31:42à ma question.
31:43Est-ce que le gouvernement
31:44a les moyens lundi
31:45de faire pression
31:46sur les patrons ?
31:47Depuis 10 ans,
31:48on nous fait croire
31:49qu'il n'y a pas moyen
31:50de partager les richesses.
31:52Il y a des leviers,
31:53il y a des leviers
31:54réglementaires,
31:55économiques,
31:55pour faire en sorte
31:56de distribuer
31:58autrement la richesse.
31:59En fait,
32:00le gel du point d'indice
32:01c'est pareil.
32:02Ça dépend
32:02de quelle recette
32:03on met derrière
32:04avec des impôts.
32:05Depuis 10 ans,
32:06on a baissé les impôts
32:07notamment des plus riches
32:08et du coup,
32:09on est en manque
32:11de recettes fiscales
32:12donc on ne peut plus
32:12assurer les services publics
32:13et on nous dit
32:13qu'est-ce que vous choisissez ?
32:15Fermer des classes,
32:16fermer des maternités,
32:17fermer des lits d'hôpitaux
32:18ou bien est-ce qu'on répond
32:20aux besoins
32:21de la majorité
32:21de la population ?
32:22Est-ce qu'on redistribue
32:23comme vous le disiez ?
32:24Je sais que ma question
32:25va vous énerver.
32:26Sur les salaires,
32:27il faut absolument
32:28que l'on change
32:29de braquet
32:30puisqu'on est en train
32:30de mettre des...
32:30Je sais que ma question
32:31va vous énerver
32:32mais le calendrier
32:33ne nous échappe pas.
32:34On est à six mois
32:35de la présidentielle
32:36et on vient hier
32:37de rejeter à l'Assemblée nationale
32:39le projet de loi de finances
32:402027.
32:41Il n'y a plus d'argent
32:42dans les caisses,
32:43il n'y a pas de marge
32:45de manœuvre budgétaire,
32:47les marchés nous observent,
32:49la France est surendettée.
32:51Est-ce que vous avez
32:53aussi conscience de ça
32:54et que dans six mois,
32:55toutes les cartes
32:56seront rebattues ?
32:57Les cartes seront rebattues
32:58dans six mois
32:59mais le lycéen
33:00ou la lycéenne
33:01qui veut avoir un prof
33:02pour pouvoir passer
33:03son bac de français
33:04là, maintenant,
33:05c'est tout de suite
33:05qu'il lui faut
33:06quelqu'un dans la classe.
33:07Ce n'est pas en attendant
33:08une décision
33:09qui sera prise
33:09au budget de fin d'année
33:102027.
33:11C'est ça qui est demandé.
33:12Mais vous reconnaissez
33:13que les lignes ont bougé
33:13de ce côté-là,
33:14ne serait-ce que parce qu'il va y avoir
33:15des efforts sur Parcoursup,
33:17il y a cette promesse
33:18de 28 élèves par classe
33:19à partir de la seconde.
33:20Promesse, voilà, exactement.
33:21Et puis 3 000 enseignants
33:23alors qu'il en faudrait 50 000,
33:24c'est totalement insuffisant.
33:26Et quant à la question,
33:27encore une fois,
33:28du fait que le pays
33:29est endetté,
33:30il est endetté
33:31parce qu'on a supprimé
33:31des recettes.
33:32On a supprimé des recettes.
33:33Donc, David Amiel,
33:34le ministre des Comptes publics,
33:35a commencé à évoquer
33:36le fait que, oui,
33:37il va peut-être falloir
33:38repenser une réforme fiscale.
33:39C'est le tabou absolu
33:40du monsieur
33:41qui est encore quelques mots
33:42à l'Elysée
33:42parce que sa politique brillante
33:44était censée nous amener à ça.
33:45David Amiel,
33:45il n'est pas à l'Elysée.
33:46Eh bien...
33:48Oui, enfin, en tout cas,
33:48qui y habite pour l'instant.
33:50Et cette question-là,
33:51c'est la question centrale.
33:53Il faut qu'on retrouve
33:53des recettes,
33:54il faut qu'on retrouve
33:55des cotisations
33:56pour la sécurité sociale
33:57et des recettes
33:58pour les services publics.
33:59Isabelle Thyssen-Jean,
34:00ces réformes-là
34:01peuvent se mener
34:02à six mois
34:03d'une élection présidentielle ?
34:04C'est évidemment
34:05le calendrier politique
34:08qui complexifie les choses.
34:09C'est tout à fait,
34:10d'ailleurs,
34:10il faut souligner
34:11à quel point
34:11c'est étonnant
34:12de voir un mouvement social
34:13aussi important
34:15à la veille
34:16d'une élection présidentielle.
34:18C'est bien la preuve
34:19que la situation,
34:20que le malaise
34:21est très, très, très profond.
34:24Je pense que ça atteste de ça.
34:26Alors, est-ce que le gouvernement
34:27a dans la main
34:29la possibilité d'agir ?
34:31Je pense quand même
34:32que, via le budget,
34:34il l'avait
34:36et que, malheureusement,
34:37la piste budgétaire,
34:39le budget tel qu'il l'a dessiné...
34:40Quand on n'a pas de majorité,
34:40c'est impossible.
34:42Oui, oui,
34:43enfin, c'est impossible.
34:44Après,
34:45on peut aller chercher
34:46les majorités.
34:47Enfin, ça, j'en sais rien.
34:48Moi, c'est une histoire
34:50complètement politique.
34:51En trois jours.
34:52Oui, il faut arrêter
34:54avec l'idée de
34:55qu'il n'y a pas
34:56de marge de manœuvre,
34:56le gouvernement est contraint
34:58par la situation
34:59des comptes publics,
35:00etc.
35:01On prend un certain nombre
35:03de dispositifs fiscaux
35:04qui sont quand même
35:05tout à fait inefficaces,
35:08soit entre ménages,
35:09les plus riches,
35:10les moins riches,
35:11soit entre entreprises,
35:13parce qu'on dit toujours
35:13les entreprises
35:14ou on dit toujours
35:15la fiscalité.
35:16Mais il faut,
35:17par exemple,
35:17sur les entreprises,
35:19les grandes entreprises
35:20payent moins d'impôts
35:22que les PME.
35:23Enfin, je veux dire,
35:23c'est, voilà,
35:24donc il y a quand même
35:25vraiment des marges
35:26de manœuvre budgétaires
35:28qui sont à disposition
35:29de manière à ce qu'on traite
35:30la situation
35:31d'un certain nombre
35:32de gens qui sont
35:34en très grande vulnérabilité.
35:36Une dernière question
35:36de l'espectateur,
35:37Oui, question de Fabrice.
35:39Lui, il se demande
35:39s'il ne faudrait pas
35:40plutôt, par exemple,
35:41une baisse des loyers
35:42pour récupérer
35:43du pouvoir d'achat.
35:44Isabelle Raymond,
35:45c'est un peu,
35:46les gens se disent
35:47pas forcément,
35:47je ne gagne pas
35:48forcément suffisamment,
35:49c'est que tout est
35:50trop cher maintenant,
35:51le loyer,
35:51comme dit Fabrice,
35:52mais aussi tous
35:53les autres produits.
35:53Oui, et c'est pour ça
35:54qu'une des demandes
35:57aussi, parfois,
35:58qu'on entend,
35:58c'est, il faut que
35:59mon salaire net,
36:01alors je sais que ça va
36:02encore énerver
36:02Denis Gravouille,
36:03mais que la différence
36:05entre le brut et le net
36:07soit différente,
36:08qu'il y ait,
36:09voilà, qu'il soit plus proche,
36:10parce qu'il le voit
36:11sur la fiche de paye,
36:12quand même,
36:12ça aussi.
36:13C'est une très mauvaise
36:14piste.
36:14Oui, mais n'empêche
36:15que ça peut faire partie
36:17des gros piste,
36:17parce qu'à force
36:18des pistes,
36:19en tout cas,
36:20qui sont sur la table
36:21aujourd'hui,
36:21et les charges sociales
36:22sans dire que derrière,
36:23il y a votre retraite,
36:25il y a votre hôpital public,
36:26il y a votre sécu,
36:27et bien forcément,
36:28c'est pour la fin du mois.
36:31Elle peut être financée
36:31autrement que par mon travail.
36:32Bien sûr que non,
36:33elle est déjà financée
36:33pour partie par les impôts
36:35et les entreprises
36:35ne payent plus leur part,
36:37et notamment les grosses,
36:38et donc le salaire net,
36:39c'est pour tout de suite,
36:39le salaire différé,
36:41le salaire socialisé,
36:42c'est ce qui permet
36:43de faire repérer la retraite.
36:43C'est lundi lors de cette
36:44conférence sociale,
36:45je sais que vous êtes
36:46en contact avec
36:47l'intersyndicale
36:47qui se réunit en ce moment,
36:48Denis Gravouille.
36:50Il y a une nouvelle
36:50journée d'action
36:51qui est prévue ?
36:51C'est en cours de discussion,
36:53mais en tout cas,
36:54du côté CGT,
36:54on est bien déterminés
36:55à poursuivre la grève,
36:56on verra bien,
36:57on verra ce qui se décidera,
36:58mais assez rapidement.
36:59On se murmurait
37:00cet après-midi,
37:00le 6-7,
37:026 novembre,
37:037 novembre,
37:03c'est-à-dire demain
37:04et après-demain.
37:05A priori,
37:05ce n'est pas pour demain.
37:06Dans certains endroits,
37:07en tout cas,
37:07ce qui est le plus important,
37:09c'est que les salariés,
37:10les fonctionnaires,
37:10les lycéens par ailleurs,
37:12mais ça,
37:12nous ne sommes pas
37:13à la représentation des lycéens,
37:13mais se réunissent
37:14face des assemblées générales,
37:15il y en a ce soir,
37:16il y en a demain,
37:17et organisent la suite
37:18parce que c'est sûr
37:19que là,
37:19le gouvernement
37:21va céder des choses.
37:22Le niveau
37:23de ce qu'il cédera,
37:25ça dépendra
37:25de la poursuite
37:25des mobilisations
37:26et de toute façon,
37:28si le gouvernement
37:28attend trop,
37:29ça lui coûtera
37:29encore plus cher
37:30et pour le patronat,
37:31pareil.
37:31Alors,
37:31rendez-vous lundi
37:32avec cette conférence sociale.
37:33Merci à tous les trois
37:34d'être venus en parler ce soir
37:35sur le plateau
37:36de chaque voix compte
37:37à l'issue de cette journée
37:39de mobilisation
37:40du 5 novembre.
37:41Dans un instant,
37:42nous allons parler
37:43de toute autre chose,
37:44le diagnostic pré-implantatoire,
37:46mais avant cela,
37:47c'est Nicolas Domenac,
37:49Quoi de neuf ?
37:57Quoi de neuf, Nicolas ?
37:59La présidentielle
38:01dans six mois.
38:02Alors, c'est vrai
38:03que quasiment
38:05dans chaque campagne présidentielle,
38:07on nous fait le coup
38:08de l'inconnu
38:10de la campagne,
38:11du monsieur X
38:12ou de la madame Y.
38:13Et cette campagne
38:14n'y échappera pas.
38:15Vous n'y échapperez pas,
38:16mais je vois que vous avez
38:17des lettres politiques,
38:18Aline, effectivement.
38:19Le X,
38:20c'est important
38:21dans l'histoire
38:22de la politique.
38:22Monsieur X
38:23qui avait été lancé
38:24par le journal
38:25hebdomadaire L'Express
38:26en 1963,
38:28il s'agissait
38:29de lancer un candidat
38:30pour faire face
38:31à De Gaulle,
38:33le général De Gaulle
38:34pour la première élection
38:35présidentielle.
38:35Donc, ce monsieur X
38:36avait fait la couverture
38:37de L'Express
38:38et chacun de s'interroger
38:40sur qui était cet homme
38:41qui était décrit
38:42comme connaissant
38:43la complexité
38:43de la vie économique
38:44et sociale
38:45et entretenant
38:45de bonnes relations
38:46avec les notables.
38:48Et ça avait marché ?
38:49Ça avait couru,
38:50Adeline,
38:50ça avait couru.
38:51Chacun se demandait
38:52qui pouvait bien être
38:53ce monsieur X
38:54qui était aussi mystérieux.
38:56Le canard enchaîné
38:57avait fini par dévoiler
38:58son identité
38:59grâce à un jeu de mots
39:00resté célèbre.
39:01C'était l'homme
39:02au masque de fer.
39:03Oui, ce monsieur X
39:04c'était Gaston Defer,
39:06le maire à l'époque
39:07de la ville de Marseille,
39:08un maire social-démocrate
39:10qui, sans-pendant,
39:12a été ensuite torpillé
39:14par d'un côté Guy Mollet,
39:15le patron de la SFIO,
39:16de l'autre parti communiste
39:17qui fait que c'est
39:18François Mitterrand
39:18qui s'était présenté finalement.
39:20Mais la traque
39:20d'un monsieur X
39:21est revenue
39:22à chaque élection présidentielle.
39:25Même Emmanuel Macron,
39:27vous vous en souvenez peut-être,
39:28avait été présenté
39:29un temps comme un monsieur X
39:30avant qu'il se déclare vraiment.
39:32Et on a eu droit,
39:33par exemple,
39:34aussi à madame Ségolène Royal
39:36comme madame Y
39:37avec ce titre de l'observateur.
39:39Et si c'était elle
39:40et vous-même, Adeline,
39:41vous vous êtes interrogée
39:42sur qui ?
39:43Sur Christine Lagarde
39:44qui va quitter la BCE
39:45et dont certains se demandent
39:47si elle ne quittait pas ce poste
39:48pour se présenter
39:49à la présidentielle.
39:51La piste Lagarde,
39:51vous y croyez, Nicolas ?
39:52Pas du tout,
39:53pas du tout,
39:54mais ça montre simplement
39:55qu'il y a l'aspiration
39:56à un changement
39:57à d'autres candidats
39:58puisque beaucoup
39:59sont sur le toboggan.
40:01Et donc,
40:02je ne pense pas qu'elle ira
40:03parce que d'abord,
40:04les banquières,
40:04on a déjà donné,
40:05j'ai eu un banquier là.
40:07Et puis,
40:07tous les monsieur X
40:09qui s'échauffent,
40:10ils vont sortir les flingues,
40:12comme on dit.
40:13Et c'est d'ailleurs amusant,
40:15ce n'est pas des X et des B,
40:17c'est les plans B.
40:18Bertrand, Barnier,
40:19Borloo, Barouin
40:20et même Becht
40:21qu'on avait reçu
40:22sur ce plateau
40:23et qui a eu droit
40:24à un titre expéditif,
40:25si j'ose dire,
40:26du Parisien.
40:27Et si ce n'était pas lui,
40:29ce n'était pas vraiment très gentil.
40:31Bon,
40:31en fait,
40:31on est passé d'ailleurs
40:32du B à L aussi
40:34ces derniers jours
40:35avec David Lysnard
40:36qui réussit une percée
40:37et dépasse désormais
40:38Bruno Retailleau
40:39qui tourne,
40:40lui,
40:41donc David Lysnard,
40:42autour de 5-6%
40:44et même au-delà
40:44des intentions de vote
40:45puisqu'on l'a donné
40:46parfois à 7-8%.
40:48Bon,
40:48on verra.
40:49Vous n'avez pas l'air
40:50d'y croire non plus
40:50à la piste Lysnard.
40:51parce qu'il est très libéral
40:53et vous vous souvenez sans doute
40:54qu'on a déjà eu
40:55un candidat libéral
40:56qui s'était présenté
40:57à l'élection présidentielle,
40:59c'était en 2002,
41:00c'était Alain Baddin,
41:01l'ancien ministre de l'économie,
41:02savez-vous combien de voix
41:03il avait recueilli ?
41:04Je me souviens
41:04que ça n'avait pas trop marché.
41:05Non,
41:05pas terrible,
41:06c'était 3,91%.
41:09Les Français ne sont pas
41:10vraiment très libéraux
41:11du moins en économie,
41:12ils sont plutôt
41:12socio-étatistes.
41:14Merci beaucoup Nicolas.
41:15On passe à la question
41:17qui fâche.
41:25D-P-I-A,
41:27Diagnostics Préimplantatoires
41:29des aneuploidies.
41:30Derrière cet acronyme
41:32se cache un test génétique
41:34interdit en France,
41:36mais autorisé par exemple
41:37en Belgique ou en Espagne.
41:38Il permet d'identifier
41:40les anomalies chromosomiques
41:41des embryons
41:42lors d'une fécondation in vitro.
41:44Ces anomalies,
41:45sont à l'origine
41:46de nombreuses interruptions
41:47spontanées de grossesse.
41:49Faut-il autoriser
41:51ce test en France ?
41:52Eh bien,
41:52on va en parler avec vous
41:53Constance de Pellichy.
41:54Bonsoir.
41:55Bonsoir.
41:55Vous êtes députée Liot
41:56et vous avez présenté
41:57il y a quelques jours
41:58une proposition de loi
42:00pour autoriser
42:00les DPIA.
42:02Merci d'être là.
42:04On va dire la vérité
42:05à nos téléspectateurs.
42:06Les députés de droite
42:08que nous avons invités
42:08n'ont pas su se rendre
42:10disponibles ce soir
42:11pour en parler avec vous.
42:13Nous sommes donc
42:14avec l'éditorialiste politique
42:15Julie Gradiani.
42:17Merci d'être avec nous
42:18Julie ce soir.
42:19Et bonsoir
42:20professeur Samir Hamama.
42:22Merci également
42:23d'être là
42:24avec nous en direct.
42:25Vous êtes le président
42:26de la Fédération française
42:27d'études
42:27de la reproduction.
42:29Et vous coprésidez
42:31le comité de pilotage
42:32du plan fertilité.
42:33Vous venez
42:34de remettre
42:34votre rapport
42:35à la ministre de la Santé.
42:37Vous allez nous en parler
42:37dans un instant,
42:38juste après ce sujet
42:40de Marion Becker.
42:44Je suis allée en Belgique.
42:46Les gens comprennent bien.
42:47Vous allez en Belgique
42:48pour faire du DPIA.
42:49Oui, on va faire
42:49le DPIA en Belgique
42:50comme ça j'en aurai le cœur net.
42:51En révélant son parcours,
42:53après plusieurs fausses couches
42:54et trois ans de PMA,
42:56Marine Tondelier
42:57a relancé le débat.
42:58La candidate écologiste
43:00à la présidentielle
43:01appelle à légaliser
43:02le diagnostic préimplantatoire
43:04des aplenoïdes
43:06lors des parcours
43:07de procréation
43:07médicalement assistés.
43:09Ce test,
43:10réalisé lors
43:11d'une fécondation in vitro,
43:12permet de prélever
43:13des cellules
43:14de l'embryon en développement
43:15pour détecter
43:16les anomalies
43:17chromosomiques
43:18avant de le transférer
43:19dans l'utérus.
43:21En France,
43:22la technique
43:22est seulement autorisée
43:23en cas d'anomalies génétiques
43:25ou chromosomiques
43:26identifiées
43:27dans la famille.
43:28Le DPI
43:29est ouvert aux patients
43:30en PMA
43:31au Royaume-Uni,
43:32en Belgique
43:32ou encore en Espagne
43:33et au Portugal.
43:35La détection
43:36des embryons non viables
43:37de fécondation in vitro
43:38permettrait de réduire
43:40les fausses couches
43:40de 39 à 2,7%.
43:43Des députés
43:45de sept groupes politiques
43:46ont déposé
43:47une proposition de loi
43:48pour autoriser
43:49le DPI
43:49de façon encadrée.
43:51Une légalisation
43:53réclamée
43:53par les associations
43:54de patients.
43:56On transfère
43:57aujourd'hui même
43:58des embryons
44:00dans le corps
44:00des femmes
44:00qui seront vouées
44:01à l'échec.
44:03Et donc,
44:04depuis des années,
44:06ce sont des souffrances
44:07physiques,
44:08mentales.
44:09En trois mois,
44:10je suis tombée
44:11enceinte en Espagne
44:12et en trois ans,
44:13j'ai vécu
44:14des terribles souffrances
44:15en France
44:16sans jamais
44:16aucune réussite.
44:18Alors,
44:19la question qui fâche
44:20ce soir,
44:20la voici.
44:22Faut-il autoriser
44:23le diagnostic
44:24préimplantatoire ?
44:25Alors,
44:26on va en parler
44:27dans un instant
44:27avec vous,
44:28Constance de Pellichy,
44:29puisque c'est la proposition
44:29de loi que vous portez.
44:30Mais je voulais d'abord
44:31interroger le professeur
44:32Hamama,
44:33qui nous fait la gentillesse
44:34d'être avec nous
44:34juste à la fin
44:35de sa garde.
44:36Professeur,
44:37je le disais,
44:37vous présidez
44:38le comité de pilotage
44:39du plan fertilité.
44:40Vous avez remis
44:40votre rapport
44:41cette semaine,
44:42mardi,
44:43au gouvernement.
44:44Que dites-vous
44:44dans ce rapport
44:45sur ce diagnostic
44:47préimplantatoire ?
44:49Eh bien,
44:50les membres de Copil,
44:51dans sa globalité,
44:53ont décidé
44:54de remettre ça
44:56et de recommander
44:57l'autorisation
44:58de diagnostic
44:59génétique
45:00préimplantatoire,
45:01ne serait-ce
45:02que pour replacer
45:03un embryon
45:03à 46 chromosomes,
45:05ou non pas à 45,
45:06ni à 47,
45:07mais surtout
45:08raccourcir
45:09le temps nécessaire
45:10pour obtenir
45:11une grossesse.
45:12Votre reportage
45:13vient de le montrer,
45:14entre 3 ans
45:15et 3 mois,
45:16il y a quand même
45:17de la marche.
45:18Est-ce que c'est un diagnostic
45:21absolument fiable
45:22et efficace,
45:23ce DPIA ?
45:25Si vous voulez,
45:27il ne s'agit pas
45:28de manipulation génétique.
45:29Il s'agit tout simplement
45:31de replacer
45:33un embryon
45:34qui a 46 chromosomes,
45:36qui a hérité
45:3723 chromosomes
45:38du futur papa
45:40et 23 chromosomes
45:41de la future maman.
45:43Tout simplement.
45:43donc s'il y en a plus
45:45ou s'il y en a un mois,
45:47ça peut solder
45:48par une anomalie
45:49chromosomique.
45:50Par exemple,
45:51si on prend comme exemple
45:52la trisomie 21,
45:55certes,
45:55il est viable,
45:56mais l'enfant,
45:56il est handicapé.
45:57Au fait,
45:58est-ce qu'on veut
46:00transférer
46:01des embryons
46:02dans la subjectivité
46:04totale
46:05et faire créer
46:06de faux espoirs
46:07chez le couple
46:09en congelant
46:10des embryons
46:11aussi noviables,
46:13alors qu'un embryon
46:14sur deux,
46:15on écarte
46:16sur l'aspect
46:17purement morphologique.
46:19C'est la raison
46:20pour laquelle
46:20on se trompe
46:21dans,
46:21on replace
46:22des embryons
46:23ce qu'on appelle
46:23anobloïdi,
46:24c'est-à-dire
46:24soit ils n'ont
46:25trop,
46:25pas assez,
46:26on replace,
46:28on congèle
46:28des embryons
46:29anobloïdi
46:29et on transfère
46:31des embryons
46:32dans l'utérus
46:33anobloïdi.
46:34Donc l'avantage,
46:35au moins qu'on sache
46:36que l'embryon
46:37qu'on replace
46:38dans l'utérus
46:38il a 46 chromosomes.
46:40Moi j'ai de la chance
46:41quand j'étais
46:42à l'AP de Paris
46:43avec René Friedman
46:44pour des maladies
46:45génétiques graves
46:46j'ai donné à la France
46:47la première naissance
46:49Valentin,
46:50bientôt le 13 novembre
46:51va avoir 26 ans.
46:53Eh bien nous
46:53on choisit
46:54en DPI
46:54pour maladies génétiques graves
46:56sur le statut génétique
46:58ou non pas
46:58sur l'aspect morphologique
47:00et si à l'époque
47:01j'avais le choix
47:02j'aurais pas replacé
47:03l'embryon
47:03qui a donné lieu
47:05à la naissance
47:06de Valentin.
47:07Constance de Pellichy
47:08je le disais
47:08il y a quelques jours
47:09vous avez présenté
47:10une proposition de loi
47:11pour autoriser
47:12en France
47:13ce diagnostic préimplantatoire
47:15autorisé déjà
47:16en Belgique
47:16en Espagne
47:17en Hongrie
47:17et en Grèce
47:18vous vous dites
47:19qu'aujourd'hui
47:19il est temps que ça change ?
47:20bien sûr
47:21il est temps que ça change
47:23le reportage
47:24l'a bien montré
47:25l'idée
47:26à travers ce diagnostic
47:28c'est de faire en sorte
47:29qu'une FIV
47:31qu'une procédure
47:32de PMA
47:33aille à son terme
47:34et permette
47:35à une femme
47:36d'avoir une grossesse
47:38qui va jusqu'au bout
47:39c'est à dire
47:40qu'on implante
47:41un embryon
47:42qui va se développer
47:44dans l'utérus
47:44de sa mère
47:45on sait aujourd'hui
47:47qu'à partir de 35 ans
47:48ou quand on a des cas
47:49de fausses couches répétées
47:50on a plus d'une chance
47:52sur deux
47:52d'avoir un embryon
47:53qui a des anomalies
47:55chromosomiques
47:56c'est à dire
47:56trop de chromosomes
47:57ou pas assez
47:58et ces grossesses là
47:59elles sont non viables
48:00dans 98% des cas
48:03c'est énorme
48:0498% des cas
48:05et ça veut dire
48:06qu'aujourd'hui
48:07on fait le choix
48:08en France
48:09chez des hommes
48:10enfin chez des femmes
48:11et dans des couples
48:12d'aller transférer
48:14des embryons
48:14qui n'iront pas au bout
48:15et c'est même pire que ça
48:16c'est que
48:17sur plusieurs trisomies
48:18je pense à la trisomie 18
48:20ou à la trisomie 13
48:21qui sont non viables
48:23c'est des arrêts
48:24de grossesse
48:25qui se font parfois
48:25au deuxième
48:26voire au troisième
48:27trimestre de grossesse
48:28c'est extrêmement tard
48:30c'est d'une violence
48:31psychologique
48:32sans nom
48:33mais c'est aussi
48:34pas sans séquelles
48:34pour le corps des femmes
48:35donc on est vraiment
48:36sur une mesure
48:37de santé publique
48:38et une mesure médicale
48:40Elsa il y a des questions
48:41de téléspectateurs
48:42tout à fait
48:42je vous pose
48:43cette question de Mazen
48:44tous les couples
48:45pourraient être tentés
48:46de choisir cette option
48:48pour réduire le risque
48:49de maladies
48:50d'origine génétique
48:51la tentation
48:52de l'eugénisme
48:53n'est-elle pas
48:54le véritable risque ?
48:55voilà l'interpellation
48:56de Mazen
48:57alors je ne le pense pas
48:58du tout
48:59d'une part parce que
49:00l'eugénisme
49:01c'est des méthodes
49:03qui consistent
49:03à faire évoluer
49:05l'espèce humaine
49:06dans une direction choisie
49:08là c'est pas le cas
49:08du tout
49:09ensuite il ne choisit pas
49:12on ne fait pas
49:12des bébés
49:13à la carte
49:14on compte
49:14des chromosomes
49:16pour s'assurer
49:16que l'embryon
49:18est viable
49:18on ne regarde pas
49:19la couleur des yeux
49:20ça c'est les gènes
49:21c'est pas le nombre
49:21de chromosomes
49:22on ne regarde pas
49:22la couleur des cheveux
49:23non plus
49:24on compte les chromosomes
49:25Julie Graziani
49:26sur ce point
49:27quand dites-vous ?
49:29je pense qu'il y a
49:31deux manières caricaturales
49:33de poser le débat
49:34la première
49:34c'est de crier tout de suite
49:36au risque d'eugénisme
49:37vous l'avez tous les deux
49:39bien expliqué
49:39sur le plateau
49:40le sujet n'est pas
49:41d'aller rechercher
49:41une performance
49:43ou une apparence
49:44du bébé
49:45quand il sera né
49:46mais de s'assurer
49:48ou de tenter
49:48de s'assurer
49:49de la viabilité
49:50de l'embryon
49:51qui sera implanté
49:52et quand on entend
49:54les statistiques
49:55il faut aussi avoir
49:56en tête la lourdeur
49:57du parcours
49:59des FIV
49:59qui sont des parcours
50:02très très exigeants
50:03très très durs
50:03à supporter
50:04ne serait-ce que physiquement
50:05c'est vrai que
50:06de prime abord
50:07on a du mal à comprendre
50:09pourquoi naturellement
50:10finalement la loi
50:11n'autoriserait pas déjà
50:12l'assurance
50:13que l'embryon
50:14qui est réimplanté
50:15soit un embryon viable
50:16donc à l'inverse
50:17la question qu'on peut se poser
50:18c'est pourquoi
50:19c'est encore interdit
50:20ou pourquoi ça a été interdit
50:22et là il y a une autre
50:23manière caricaturale
50:24de poser le débat
50:25qui est de considérer
50:27un peu dans cette logique
50:29progressiste
50:30qu'il faut toujours
50:32en bioéthique
50:33passer des étapes
50:34comme si les limites
50:35qui étaient mises
50:36étaient mises
50:37pour entraver
50:37le désir des parents
50:39pour gêner
50:41les souhaits légitimes
50:42de devenir parents
50:43et qu'il n'y avait pas
50:44une vraie raison derrière
50:45si le législateur
50:47dans sa sagesse
50:48et peut-être évoluera-t-il demain
50:49mais en tout cas
50:50pour l'instant
50:50il a posé des limites
50:52c'est qu'il y a derrière ça
50:54une raison tout de même
50:55donc c'est cette raison
50:55qu'il faut investiguer
50:57ce qui n'est pas dit
50:59et ce qu'il faut dire
51:01c'est que c'est pas aussi
51:02binaire
51:03le test se fait
51:05et je parle sous le contrôle
51:06du professeur
51:07qui me corrigera
51:07le cas échéant
51:08le test se fait
51:09sur des embryons
51:10qui ont 5 jours
51:10qu'on appelle à ce moment-là
51:11des blastocytes
51:12qui sont constitués
51:13d'une centaine de cellules
51:14parce qu'ils sont tout petits
51:15et sur ces 100 cellules
51:17on va en tester 4 ou 5
51:19si bien que le résultat
51:20donne parfois
51:22des embryons
51:22qui sont considérés
51:23comme parfaitement sains
51:24parfois au contraire
51:25des embryons
51:26qui sont considérés
51:27comme pas viables du tout
51:28mais il y a une zone grise
51:30au milieu
51:30qui est celle qu'on appelle
51:31les embryons
51:32dits mosaïques
51:33alors pourquoi mosaïques
51:34parce que pensez à une mosaïque
51:35c'est une mosaïque de cellules
51:37certaines cellules
51:38vont avoir des marqueurs
51:40d'anormalité
51:41tandis que d'autres cellules
51:42au contraire
51:42seront saines
51:43et ce qui peut se passer
51:44après sur un embryon
51:45de mosaïque
51:46c'est que des cellules
51:47qui ont été jugées
51:49dangereuses
51:49vont peut-être
51:50se régénérer naturellement
51:52et que finalement
51:53cet embryon mosaïque
51:54donnera lieu
51:54à un enfant sain
51:55donc la question
51:56derrière la question
51:58c'est que les parents
51:59soient bien informés
52:01de ce que le test
52:01n'est pas binaire
52:02mais qu'il y a
52:03une marge d'incertitude
52:04liée à cette catégorie
52:05d'embryons
52:06et que quand ils donnent
52:07leur consentement
52:08au test
52:09ils soient en même temps
52:10informés
52:10qu'il y a peut-être
52:12des embryons
52:12qui auraient été sains
52:14mais qui seront écartés
52:16par le test
52:17et c'est ça
52:18qui n'est pas dit
52:18et c'est la raison
52:20de l'interdiction
52:20encore aujourd'hui
52:21Professeur Amama
52:22c'est ce qui justifie
52:24ce dont parle
52:25Julie Gradiani
52:26les embryons mosaïques
52:27c'est ce qui justifie
52:28que ce soit encore
52:30interdit en France ?
52:32pas du tout
52:33je pense que l'interdiction
52:34vient de trois raisons
52:37la première chose
52:39c'est l'idéologie
52:41deuxième chose
52:42l'ignorance
52:43la troisième chose
52:44l'hypocrisie
52:45je crois là
52:46on a un débat
52:47où les gens
52:47ils savent
52:48de quoi ils parlent
52:48mais hélas
52:49parfois on mélange tout
52:50j'ai vu
52:52comme tout le monde
52:53j'ai lu
52:53j'entends
52:54qu'il s'agit
52:55de manipulation
52:55le choix
52:57comme madame
52:57la débutée
52:58l'a bien dit
52:58non il s'agit
52:59tout simplement
53:00madame
53:02Gerardi
53:02elle parlait
53:04d'un
53:05problème de mosaïque
53:06là aussi
53:06les experts
53:07il faut écouter
53:08les gens de l'art
53:09les experts internationaux
53:10ils ont mis
53:11une conduite à tenir
53:13qui permet de dire
53:14moins de 30%
53:15des mosaïques
53:16il y a zéro risque
53:17pour que l'embryon
53:18parce que pourquoi
53:19on est allé au stade
53:20blastocyste
53:21parce que quand on a
53:22commencé le DPI
53:23c'était à J3
53:24on prenait une
53:25voire deux cellules
53:26de l'embryon
53:26parce que le but
53:27derrière tout ça
53:28c'est d'avoir
53:29un enfant
53:29à la maison
53:30en bonne santé
53:31et bien on est passé
53:33de J3
53:34à J5
53:35ou J6
53:36voire même J7
53:37dans le but
53:38il y aura moins
53:38d'embryon
53:39parce que
53:40jusqu'à J3
53:41l'embryon vit
53:42sur le nutriment
53:43que l'ovocyte
53:44de la mère
53:44lui donne
53:45au-delà
53:46il active son génome
53:47pour continuer
53:49son parcours
53:49sinon
53:50il s'écarte
53:51de lui-même
53:51c'est la raison
53:52pour laquelle
53:53la biopsie
53:54à J5
53:556
53:55ou 7
53:56nous permet
53:57de donner 5
53:58voire jusqu'à
53:5910 cellules
54:00de celles
54:02qui sont programmées
54:03pour donner
54:03le futur placenta
54:04en cas de grossesse
54:06et là ça nous permet
54:07d'avoir une certitude
54:09dans les diagnostics rendus
54:11en plus
54:11le couple part
54:13avec une lettre de formation
54:14en leur disant
54:15en cas de grossesse
54:17vous pouvez procéder
54:18à des tests prénatales
54:20non-invasifs
54:21c'est-à-dire
54:21on fait
54:22une prise de sang
54:23on cherche
54:25l'ADN fœtal
54:26dans le sang
54:27de la femme enceinte
54:28donc c'est vraiment
54:29aujourd'hui
54:29la technique
54:30qui est extrêmement améliorée
54:31je vous rappelle
54:32quand même
54:33comme ça a été dit
54:34dans tous les pays développés
54:36et en voie de développement
54:37elle l'utilise
54:38il y a quand même
54:40un indicateur
54:41qu'il ne faut pas oublier
54:42le temps nécessaire
54:43pour obtenir une grossesse
54:44grâce à cela
54:45à cette approche
54:47ça nous permet
54:48de raccourcir
54:49le temps nécessaire
54:50car le temps
54:52ce n'est pas un allié
54:53mais c'est un ennemi
54:54pour la patient
54:56nous aussi
54:56on manque de temps
54:57d'un mot
54:58Constance de Pellichy
54:59la ministre de la Santé
55:00dit être personnellement
55:01ouverte
55:02dans certaines conditions
55:03et pour certains
55:03pauvres
55:04à cette autorisation
55:05et elle renvoie
55:06aux futures préconisations
55:07du comité national
55:08d'éthique
55:08quand doivent intervenir
55:10ces recommandations
55:11en fait le problème
55:12c'est qu'on ne sait pas
55:12on nous dit
55:13qu'on aura une loi bioéthique
55:15en 2028
55:15mais on n'est déjà pas capable
55:16de prévoir
55:17ce qui va se passer
55:17la semaine prochaine
55:18et encore moins
55:19dans 6 mois
55:19et c'est la raison
55:20pour laquelle moi
55:21aujourd'hui
55:21je souhaite mettre
55:23ce sujet sur la table
55:24qui m'a été exposé
55:25lors de mes travaux
55:25sur la baisse
55:26de la natalité en France
55:28c'est que derrière
55:29on a des couples
55:29on a des femmes
55:30qui n'ont pas le temps
55:32d'attendre 3 ans
55:33avant qu'on se saisisse
55:35de ce sujet
55:35ce sont des réalités
55:37très concrètes
55:3788 000 transferts
55:39en France
55:3965 000 échecs
55:42par an
55:4265 000 échecs
55:44donc c'est considérable
55:46après
55:46c'est en fonction
55:48de critères précis
55:49l'âge
55:50les arrêts naturels
55:51de grossesse répétés
55:52les difficultés
55:53à tomber enceinte
55:54l'objectif n'est pas du tout
55:55d'aller tester tout le monde
55:57mais bien de rentrer
55:58dans un processus
55:58médical
55:59pour répondre
56:00à une question
56:00merci infiniment
56:01d'être venu parler
56:02de ce sujet délicat
56:03ce soir
56:04dans chaque voix compte
56:05merci à nos invités
56:06tout de suite
56:06c'est Marco Pommier
56:07et c'est Bourbon Express
56:14Bourbon Express
56:16bonsoir Marco
56:17avec un titre
56:18bien sûr
56:18ce soir à la une
56:19de ce Bourbon Express
56:20c'est le rejet du budget
56:21hier soir
56:22oui un rejet à l'unanimité
56:24pas une seule voix
56:25pour voter la première partie
56:26de ce budget
56:27celle consacrée
56:28aux recettes de l'Etat
56:29pour zéro
56:31contre 458
56:33l'Assemblée n'a pas adopté
56:35l'Assemblée n'ayant pas
56:37adopté la première partie
56:38du projet de loi de finances
56:40pour 2027
56:41l'ensemble du projet
56:43de loi
56:43est considéré
56:44comme rejeté
56:46zéro voix pour
56:47la partie recettes
56:48est rejetée
56:48donc l'examen du budget
56:50à l'Assemblée
56:51s'arrête
56:51sans débattre
56:52de la partie dépense
56:53un vote qui n'a pas
56:54du tout étonné
56:55à Matignon
56:56qui parle d'une non-surprise
56:57il faut dire que ce budget
56:59il ne convenait plus
56:59à personne
57:00depuis le début des débats
57:01le texte a été
57:02totalement détricoté
57:04au point
57:04selon le ministre
57:05des comptes publics
57:06de creuser très largement
57:07le déficit
57:08le solde budgétaire
57:10s'établirait
57:11à 177,1 milliards
57:13d'euros
57:14de déficit
57:15c'est-à-dire
57:16une dégradation
57:17de 20,7 milliards
57:18d'euros
57:19par rapport au texte
57:20déposé par le
57:21gouvernement
57:22un déficit
57:23qui dérape
57:24et du coup
57:24pour le bloc central
57:25ce budget
57:26il était devenu
57:27impossible à voter
57:28tous les efforts
57:30qui avaient dans cette copie
57:31initiale
57:31ont été supprimés
57:33par cette assemblée
57:34mais aussi
57:36cette copie
57:37elle n'est pas acceptable
57:38parce que
57:40le rassemblement
57:41internationale
57:42la France insoumise
57:43vous avez mis en commun
57:45vos votes
57:46pour donner le meilleur
57:47de vous-même
57:47et créer des impôts
57:49supplémentaires
57:50par dizaines
57:51de milliards d'euros
57:52à gauche
57:53à gauche
57:53pour LFI
57:54et les socialistes
57:55malgré quelques victoires
57:56dans l'hémicycle
57:57le compte n'y était pas
57:59ce budget était mauvais à l'origine
58:01il le reste
58:02à l'issue
58:03de ces débats
58:04il n'était pas crédible
58:05à l'origine
58:07il n'a aucune cohérence
58:08il n'a aucun soutien
58:10il sera donc rejeté
58:12à l'arrivée
58:12comme à chaque fois
58:13depuis trois ans
58:14ce budget est un testament
58:15le testament
58:17d'un pouvoir
58:17qui aura réussi
58:18l'exploit
58:19d'enrichir les plus riches
58:20tout en appauvrissant
58:21l'état
58:22un pouvoir
58:22qui laisse en héritage
58:24moins de services publics
58:25plus de dettes
58:26et de l'injustice fiscale
58:27du côté du RN
58:29c'est Jean-Philippe Tanguy
58:30qui a pris la parole
58:31il a accusé le gouvernement
58:32d'avoir menti
58:33sur ce budget
58:34écoutez
58:34vous avez décribilisé
58:36ce parlement
58:36en faisant croire
58:37aux françaises et aux français
58:38que c'était au parlement
58:39de faire le budget
58:40mais non
58:40comme le dit le terme français
58:43peut-être
58:43parlez-vous encore
58:44notre belle langue
58:45amendé
58:45veut dire nuancer
58:47changer
58:47nous ne tenons pas la plume
58:49c'est le gouvernement
58:50qui tient la plume
58:51de ce budget
58:52et seul ce gouvernement
58:54tient la plume
58:55de ce budget
58:57donc c'est fini
58:58pour l'Assemblée nationale
58:59ce projet de loi de finances
59:002027
59:00il va partir au Sénat
59:01au Sénat
59:02et puis on verra après
59:03on verra après
59:04on sera là pour tout vous dire
59:05on sera là bien sûr
59:07merci Constance de Pédichy
59:08merci à Elsa
59:09et à Nicolas
59:09merci à vous
59:10de nous avoir suivis
59:11je vous souhaite
59:11une excellente soirée
59:12sur la 8
59:13et je vous dis à demain
59:1419h30
59:15et je vous dis à demain