- il y a 8 heures
À LA UNE / Cessez le feu USA/Iran : Pause ou mirage ?
Les tensions internationales continuent de rythmer l'actualité et l'issue des conflits modernes reste incertaine. Un cessez-le-feu, de deux semaines, conclu entre les États-Unis et l'Iran.
Renvoyer l'Iran « à l'âge de pierre » : c'est ce que Trump a menacé de faire avant qu'un accord de cessez-le-feu ne soit trouvé dans la nuit entre les deux États, à peine une heure avant la fin de l'ultimatum. Deux semaines de trêve au Moyen-Orient, avec l'arrêt des frappes américaines et iraniennes, bien qu'Israël ait annoncé poursuivre son opération au Liban.
Dans le même temps, une mise à jour de la loi de programmation militaire est présentée en Conseil des ministres ce mercredi 8 avril et discutée en commission de la défense nationale et des forces armées. Une révision du texte qui devrait revoir à la hausse les objectifs et les budgets de la défense d'ici 2030, dans un contexte international chaotique.
« Pour être craint, il faut être fort », explique la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin. C'est avec cette volonté en tête que l'actualisation de la loi de programmation militaire est discutée à l'assemblée. La France est-elle prête face aux défis de défense qui se profilent ?
Invités en plateau :
Jean-Michel Jacques, Président de la Commission de la défense nationale et des forces armées, député EPR du Morbihan
Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU
Armin Arefi, grand reporter au « Point »
Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Julie Ruiz Perez
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Ecoles vides, classes supprimées ?
Avec 1,7 million d'élèves en moins sur les bancs de l'école à l'horizon 2035, le système scolaire doit s'adapter. « Collectivement, il va falloir que nous arrivions à sortir d'un déni démographique », lançait Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, lors d'une séance de questions au gouvernement le 1er avril. En deux jours, le ministre a dû répondre à huit sollicitations venues de tous les bancs du Parlement.
Les questions se concentrent principalement sur les fermetures de classes et la suppression de postes d'enseignants. La baisse de la natalité se traduit aujourd'hui par des fermetures de classes partout en France : 172 fermetures rien qu'à Paris, en primaire et en maternelle.
Au niveau national, Aurélie Gagnier, porte-parole du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC, alerte sur « au moins 3 000 fermetures de classes, voire plus ».
Quelles solutions adopter pour faire face à la baisse de la natalité et éviter les crises à venir dans le secteur de l'éducation ?
Invités en plateau :
Pierre Henriet, député "Horizons & Indépendants" de vendée
Rodrigo Arenas, député "La France insoumise" de paris
Invité en Visio
Gurvan Le Guellec, journaliste à la rubrique éducation du Nouvel Obs
« Bourbon express » par Marco Paumier
« C
Les tensions internationales continuent de rythmer l'actualité et l'issue des conflits modernes reste incertaine. Un cessez-le-feu, de deux semaines, conclu entre les États-Unis et l'Iran.
Renvoyer l'Iran « à l'âge de pierre » : c'est ce que Trump a menacé de faire avant qu'un accord de cessez-le-feu ne soit trouvé dans la nuit entre les deux États, à peine une heure avant la fin de l'ultimatum. Deux semaines de trêve au Moyen-Orient, avec l'arrêt des frappes américaines et iraniennes, bien qu'Israël ait annoncé poursuivre son opération au Liban.
Dans le même temps, une mise à jour de la loi de programmation militaire est présentée en Conseil des ministres ce mercredi 8 avril et discutée en commission de la défense nationale et des forces armées. Une révision du texte qui devrait revoir à la hausse les objectifs et les budgets de la défense d'ici 2030, dans un contexte international chaotique.
« Pour être craint, il faut être fort », explique la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin. C'est avec cette volonté en tête que l'actualisation de la loi de programmation militaire est discutée à l'assemblée. La France est-elle prête face aux défis de défense qui se profilent ?
Invités en plateau :
Jean-Michel Jacques, Président de la Commission de la défense nationale et des forces armées, député EPR du Morbihan
Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU
Armin Arefi, grand reporter au « Point »
Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Julie Ruiz Perez
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Ecoles vides, classes supprimées ?
Avec 1,7 million d'élèves en moins sur les bancs de l'école à l'horizon 2035, le système scolaire doit s'adapter. « Collectivement, il va falloir que nous arrivions à sortir d'un déni démographique », lançait Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, lors d'une séance de questions au gouvernement le 1er avril. En deux jours, le ministre a dû répondre à huit sollicitations venues de tous les bancs du Parlement.
Les questions se concentrent principalement sur les fermetures de classes et la suppression de postes d'enseignants. La baisse de la natalité se traduit aujourd'hui par des fermetures de classes partout en France : 172 fermetures rien qu'à Paris, en primaire et en maternelle.
Au niveau national, Aurélie Gagnier, porte-parole du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC, alerte sur « au moins 3 000 fermetures de classes, voire plus ».
Quelles solutions adopter pour faire face à la baisse de la natalité et éviter les crises à venir dans le secteur de l'éducation ?
Invités en plateau :
Pierre Henriet, député "Horizons & Indépendants" de vendée
Rodrigo Arenas, député "La France insoumise" de paris
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Gurvan Le Guellec, journaliste à la rubrique éducation du Nouvel Obs
« Bourbon express » par Marco Paumier
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NewsTranscription
00:00:06Générique
00:00:23Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats.
00:00:30En direct de l'Assemblée Nationale avec, pour m'accompagner ce soir, Julie Ruiz-Pérez, journaliste au Figaro Économie.
00:00:36Bonsoir Julie.
00:00:37Bonsoir.
00:00:38Et merci d'être là aux côtés d'Olivier Ravanello.
00:00:40Bonsoir Olivier, tout va bien ?
00:00:41Tout va très bien.
00:00:42C'est parti pour le sommaire de Chaque Voix Compte avec, à la une ce soir, guerre épais.
00:00:46Un cessez-le-feu bien fragile a débuté ce matin au Moyen-Orient après 39 jours de bombardements.
00:00:52Et cette guerre a en tout cas agi comme un révélateur cruel de nos vulnérabilités.
00:00:56Hasard de l'actualité, la France a présenté ce matin une mise à jour de sa loi de programmation militaire.
00:01:02Bref, deux questions ce soir.
00:01:04Faut-il croire à la paix et comment préparer la guerre ?
00:01:07Eh bien nous en parlons ce soir avec vous Dominique Trinquant.
00:01:10Bonsoir Général.
00:01:11Bonsoir.
00:01:11Ex-chef de la mission militaire française à l'ONU.
00:01:14Merci d'être là aux côtés de Jean-Michel Jacques.
00:01:16Bonsoir.
00:01:16Bonsoir.
00:01:17Président de la commission défense à l'Assemblée nationale, député ensemble pour la République du Morbihan.
00:01:21Merci d'être avec nous ce soir et bonsoir Armin Arefi.
00:01:24Bonsoir.
00:01:25Votre grand reporter au point.
00:01:26Toujours.
00:01:26Merci d'être là également.
00:01:28Julie Ruiz-Pérez, ce sera votre chiffre du jour ?
00:01:31Effectivement, mon chiffre du jour ce sera 36 milliards d'euros.
00:01:34C'est justement l'enveloppe supplémentaire qui sera accordée à la loi de programmation militaire.
00:01:39Je vous en dis plus tout à l'heure.
00:01:41Et vous nous expliquerez notamment à quoi va servir tout cet argent.
00:01:43À suivre également, quelle histoire ? Avec Olivier Ravanello.
00:01:46Cécile Collère et Jacques Paris, otages en Iran depuis trois ans et demi ont été libérés.
00:01:51Je vous parlerai du rituel républicain qu'il y a toujours autour des libérations d'otages.
00:01:56Dans la deuxième partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche.
00:01:59Si les écoles se vident, faut-il fermer des classes ?
00:02:02La France devrait perdre 1 700 000 élèves d'ici 10 ans.
00:02:06Le ministre de l'Éducation parle même d'une vague sismique qui va nous obliger à repenser l'offre scolaire.
00:02:13Nous en débattrons tout à l'heure avec Pierre-Henrié qui est député Horizon de Vendée
00:02:17et qui présente justement demain une proposition de loi pour encadrer le regroupement des écoles en milieu rural.
00:02:22Nous serons aussi avec Rodrigo Arenas qui est député insoumis de Paris
00:02:25et qui est auparavant vice-président de la FCPE, la Fédération de parents d'élèves.
00:02:29Et puis nous serons aussi avec Gurvan Le Guélec, journaliste éducation au Nouvelle Ops
00:02:33qui sera en quelque sorte notre arbitre.
00:02:36Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions.
00:02:39Vous flashez le QR code qui est ici et c'est comme chaque soir Olivier Ravanello
00:02:43qui compile vos questions et qui nous les transmet.
00:02:46Je compte sur vous ?
00:02:47Et puis on n'oublie pas Bourbon Express, bien sûr, le journal de l'Assemblée Nationale.
00:02:50Tout à l'heure avec Marco Pommier, on parlera notamment du clap de fin
00:02:54pour la commission audiovisuelle publique ici à l'Assemblée Nationale
00:02:58avec l'ultime audition de Delphine Ernaut.
00:03:00Voilà pour le menu de ce soir.
00:03:02Installez-vous confortablement, chaque voix compte.
00:03:04C'est parti.
00:03:13Une civilisation entière mourra ce soir pour ne plus jamais renaître.
00:03:17On s'est tous couché hier soir avec cette phrase de Donald Trump en tête
00:03:21et finalement le pire n'est jamais sûr.
00:03:23Au réveil, on a découvert un cessez-le-feu conclu in extremis
00:03:26une heure et demie avant l'expiration de l'ultimatum du président américain.
00:03:30Alors j'ai d'abord envie de vous demander à tous les trois ce soir
00:03:33comment vous avez vécu ces 24 dernières heures ?
00:03:36Général Trinquant.
00:03:38Eh bien écoutez, la stratégie du fou, comme on l'appelle, du président Trump
00:03:42avec ses excès de langage absolument extraordinaire
00:03:45a débouché sur un taco.
00:03:48Trump always chicken out.
00:03:50C'est-à-dire qu'il y a un accord, certes, 15 jours, on est content.
00:03:55Il y a 15 jours, le Détroit est ouvert.
00:03:58Je rappelle qu'il était ouvert avant le 28 février.
00:04:01Et maintenant, avec un dollar par baril, à se partager entre Oman et l'Iran.
00:04:08Je suis surpris qu'il n'y ait pas une cote part pour le président Trump.
00:04:11Donc voilà où on en est aujourd'hui.
00:04:14Les dix points présentés par l'Iran sont absolument, totalement inacceptables
00:04:19par les États-Unis.
00:04:20Donc on verra ce qui se passera dans les 15 jours qui viennent.
00:04:23Une réunion vendredi à Islamabad.
00:04:27J'espère...
00:04:28Alors on parle de M. Vance, qui est ce qu'il est,
00:04:31mais qui sera forcément mieux que M. Kouchner et M. Wilcoff,
00:04:37les agents immobiliers qui n'ont rien réussi à négocier avec l'Iran.
00:04:42Donc on va voir ce qui se passe.
00:04:44Mais je crois qu'on est dans une parenthèse, en fait.
00:04:47Et il va falloir voir si la porte de sortie qu'a ouverte M. Trump
00:04:52est simplement une porte de secours avec assez peu de résultats.
00:04:57Je reviens avec le général Trinquant,
00:04:59c'est qu'au moins on pose clairement les termes du débat de la soirée.
00:05:02Jean-Michel Jacques, vous vous êtes couché hier soir en vous disant
00:05:05peut-être que cette nuit l'Iran va être anéanti ?
00:05:08Non, parce que j'ai bien compris que le président Trump souffle le chaud,
00:05:14le froid, et que ça ne serait pas un cessez-le-feu,
00:05:18mais un cessez-le-faux.
00:05:20Un cessez-le-fou ou un cessez-le-faux ?
00:05:23Un peu les deux.
00:05:24Un peu les deux.
00:05:26Et donc je n'ai pas été vraiment surpris que ça finisse par...
00:05:32Maintenant, ce qui est inquiétant, c'est qu'on voit bien
00:05:34que les choses n'aboutissent pas vraiment
00:05:36et que sa position ne règle en rien les choses,
00:05:41voire même, on voit bien que la nature des opérations américaines
00:05:48change de cible militaire.
00:05:50On est totalement maintenant sur des cibles d'infrastructures civiles
00:05:55et donc la nature du conflit change.
00:05:58Et donc c'est plutôt inquiétant.
00:06:01Et je ne m'attendais pas à quelque chose de magique ce matin.
00:06:04Armin Aréfi, vous, quand vous avez vu le cessez-le-feu ce matin,
00:06:08vous vous êtes dit quoi ?
00:06:10Moi, j'étais forcément soulagé.
00:06:13Parce que là-dessus, quand un président américain,
00:06:16chef de la plus grande armée du monde,
00:06:18part d'anéantir une civilisation,
00:06:19aussi la mienne, car je suis franco-iranien,
00:06:22ça me fait extrêmement peur.
00:06:23Vous avez pensé à quoi hier, quand il a prononcé ces mots ?
00:06:27Ça m'a mis terriblement en colère,
00:06:30parce que là, on ne rigole plus.
00:06:31Il s'agit quand même d'un pays, un pays de 93 millions d'habitants,
00:06:33de 2500 ans d'histoire.
00:06:35Il ne faut pas oublier qu'un certain nombre d'Iraniens
00:06:38misaient beaucoup sur l'aide du président américain
00:06:41que lui-même avait promise au début du mois de janvier,
00:06:44lorsque des manifestants ont été réprimés dans le sang en Iran.
00:06:49Une aide qui est, d'une certaine manière,
00:06:51arrivée à la faveur de cette opération militaire,
00:06:53mais en réalité, jamais le peuple iranien
00:06:56n'a été un objectif de Donald Trump.
00:06:58D'ailleurs, hier, dans le cessez-le-feu,
00:07:00le mot peuple iranien n'apparaît pas.
00:07:01Moi, j'ai eu hier soir des contacts
00:07:05avec les membres de ma famille,
00:07:08avec lesquels j'ai pu communiquer.
00:07:10Ils sont là-bas à Téhéran.
00:07:11Ils sont là-bas à Téhéran,
00:07:12et ils étaient tous rassemblés.
00:07:15Il y avait un mot qui revenait souvent,
00:07:16vatan en persan, ce qui veut dire patrie.
00:07:19Il y avait une sensation de refuge,
00:07:22refuge vers la patrie iranienne.
00:07:24Aujourd'hui, beaucoup d'Iraniens,
00:07:27en tout cas avant la conclusion du cessez-le-feu,
00:07:29se sentaient trahis.
00:07:31Bien naïfs avaient été ceux qui pensaient
00:07:33que Donald Trump avait lancé cette guerre
00:07:34véritablement pour venir en aide
00:07:36au peuple iranien, d'ailleurs,
00:07:37de la même façon que l'a fait Benjamin Netanyahou.
00:07:41Et puis, j'avais extrêmement peur,
00:07:42il ne faut pas l'oublier,
00:07:42car des cibles civiles,
00:07:44des infrastructures civiles,
00:07:45avaient déjà été visés avant même le cessez-le-feu,
00:07:49c'est-à-dire avant même ce fameux tweet incendiaire.
00:07:52On a quand même le plus grand champ gazier du pays
00:07:55qui avait été visé,
00:07:57les ponts qui avaient été visés.
00:07:58Il y avait quand même eu 1600 morts civils en Iran.
00:07:59Donc ce matin, au lever,
00:08:02c'était un soulagement,
00:08:04un soulagement parce que l'impensable est arrivé
00:08:07et que les positions que l'on voyait si éloignées l'une de l'autre
00:08:11ont fini brièvement, en tout cas la faveur de ce cessez-le-feu
00:08:14de deux semaines d'arriver à un pseudo,
00:08:18en tout cas une entente.
00:08:20Maintenant, quand je vois la situation sur le terrain aujourd'hui,
00:08:23je vois une république islamique,
00:08:24certes extrêmement affaiblie,
00:08:26mais beaucoup plus radicale
00:08:29qu'elle ne l'a jamais été,
00:08:30avec des remplaçants qui sont bien moins pragmatiques
00:08:32que ne l'étaient leurs prédécesseurs
00:08:33assassinés par Israël et les Etats-Unis.
00:08:35Et puis un peuple iranien aujourd'hui
00:08:37qui s'attend à pire dans les jours à venir.
00:08:40Certes, beaucoup d'Iraniens,
00:08:42d'après les témoignages que j'ai reçus,
00:08:44sont soulagés que cette guerre terrible
00:08:46qui a duré 40 jours
00:08:47et qui a fait au moins 3500 morts,
00:08:50forces de sécurité et forces civiles compris,
00:08:53s'achève.
00:08:54Mais demain, avec un régime
00:08:56qui depuis maintenant une semaine,
00:08:58et même plus dix jours,
00:08:59exécute à tour de bras
00:09:00le moindre opposant politique.
00:09:01En tout cas, le cessez-le-feu
00:09:03paraît de plus en plus fragile
00:09:04à mesure que les heures passent
00:09:06depuis ce matin.
00:09:07Etats-Unis et Iran revendiquent
00:09:09chacun la victoire.
00:09:10Des pourparlers doivent avoir lieu
00:09:11à partir de vendredi
00:09:12à Islamabad au Pakistan.
00:09:14Les dernières informations
00:09:15rassemblées par Hélène Bonduelle.
00:09:22Le président américain
00:09:24a finalement fait volte-face
00:09:25une heure avant la fin
00:09:26de son ultimatum.
00:09:28Cette nuit, Donald Trump
00:09:30a annoncé accepter
00:09:31un cessez-le-feu réciproque
00:09:32avec l'Iran.
00:09:33J'accepte de suspendre
00:09:35le bombardement
00:09:36et l'attaque contre l'Iran
00:09:37pour une période de deux semaines.
00:09:39A Téhéron, les partisans du régime
00:09:41salutent une victoire,
00:09:43encouragés par la télévision d'État.
00:09:46L'ennemi a subi une défaite
00:09:47indéniable, historique et écrasante.
00:09:50Nous avons le doigt sur la gâchette
00:09:52et la moindre erreur
00:09:53de la part de l'ennemi
00:09:54sera punie avec toute la rigueur nécessaire.
00:09:57Si la plupart des pays
00:09:58saluent ce cessez-le-feu,
00:10:00tous le savent fragile.
00:10:02Et d'ailleurs, ce matin,
00:10:03en conseil de défense,
00:10:04Emmanuel Macron prévient.
00:10:06Nous attendons pour les jours
00:10:07et les semaines qui viennent
00:10:08qu'ils puissent être pleinement respectés
00:10:12dans toute la région
00:10:13et permettre que des négociations se tiennent.
00:10:18Une interruption des hostilités,
00:10:20mais à quelles conditions ?
00:10:22Une liste publiée par Téhéron
00:10:24fait état de dix points,
00:10:25parmi lesquels
00:10:26le contrôle du détroit d'Hormuz,
00:10:28la levée de toutes les sanctions
00:10:30à son encontre,
00:10:31l'enrichissement de son uranium.
00:10:33Une liste démentie ce soir
00:10:35par Donald Trump.
00:10:36Il s'agit d'escrocs,
00:10:37de charlatans, voire pires.
00:10:39Seuls quelques points essentiels
00:10:41sont acceptables pour les Etats-Unis
00:10:42et nous les examinerons à huis clos.
00:10:45L'Amérique avertit,
00:10:47il ne cédera pas sur l'uranium.
00:10:49L'uranium, nous le surveillons.
00:10:51Nous savons ce qu'ils ont,
00:10:52ils y renonceront
00:10:53et nous l'obtiendrons.
00:10:55S'il le faut,
00:10:56nous le prendrons
00:10:56par tous les moyens.
00:10:58La trêve est fragile
00:11:00et elle a déjà été brisée
00:11:02par Israël.
00:11:03Elle affirme avoir mené aujourd'hui
00:11:06sa plus grande frappe
00:11:07contre le Hezbollah au Liban.
00:11:08Des dizaines de morts,
00:11:10notamment au cœur de Beyrouth,
00:11:12la capitale,
00:11:13une attaque sans précédent
00:11:14depuis le début de la guerre.
00:11:16Des négociations doivent avoir lieu
00:11:18vendredi au Pakistan,
00:11:20avec l'espoir de transformer
00:11:21ce cessez-le-feu fragile
00:11:23en accord durable.
00:11:26Général Trinquant,
00:11:27on a l'impression
00:11:27que le cessez-le-feu
00:11:29est en train de faire long feu
00:11:30et qu'on est dans une espèce
00:11:32de poker menteur désormais
00:11:34avec Donald Trump
00:11:35qui dit ce plan en dix points,
00:11:38c'est des escrocs et des charlatans.
00:11:40Les bases du dialogue
00:11:41à Islamabad
00:11:42ne sont pas très bien posées.
00:11:43Non, elles ne sont pas bien posées du tout.
00:11:45Tout simplement parce que,
00:11:46je le disais,
00:11:47le président Trump
00:11:48cherchait une porte de sortie
00:11:49donc là il saisit
00:11:50ce qui lui est proposé
00:11:53en commençant par dire
00:11:54que l'accord lui convient bien
00:11:55et que c'est une bonne base de travail
00:11:57puis après ça en disant
00:11:58qu'ils sont des charlatans
00:11:58et que ça n'a rien à voir.
00:12:00Donc ce qui crée victoire
00:12:02à juste titre pour l'instant
00:12:03c'est le gouvernement de Téhéran
00:12:05parce que les points
00:12:06qu'ils ont présentés
00:12:07sont les points
00:12:08qui sont parfaitement acceptables
00:12:10par le gouvernement de Téhéran.
00:12:13En revanche,
00:12:13du côté américain,
00:12:14pas du tout.
00:12:15Il y a en plus un accro
00:12:17qui commence tout de suite
00:12:18et vous l'avez signalé
00:12:19par les frappes
00:12:20qu'il y a eu au Liban.
00:12:22La partie pakistanaise
00:12:23qui se transmettait
00:12:24disait que le Liban
00:12:25faisait partie de l'accord.
00:12:26Les Israéliens bien sûr
00:12:28disent que ça ne rentre pas
00:12:29du tout dans l'accord
00:12:30et donc c'est le premier accro.
00:12:32On va voir ce qui va se passer
00:12:34mais très honnêtement
00:12:35je n'ai pas beaucoup d'espoir.
00:12:37La seule question
00:12:38qu'on peut se poser
00:12:39c'est si ça dure 8 jours,
00:12:4115 jours,
00:12:41peu importe,
00:12:42au bout de ces 8 ou 15 jours
00:12:44comment le président Trump
00:12:45va se sortir
00:12:46de ce guépier
00:12:48parce qu'il faut rappeler
00:12:49que dans 3 semaines
00:12:50il doit se présenter
00:12:51devant le Congrès
00:12:52et qu'il doit avoir
00:12:54quelque chose à présenter.
00:12:55Donc s'il présente
00:12:56des négociations en cours
00:12:57ça peut durer
00:12:58des négociations en cours
00:13:00à huis clos
00:13:00comme il dit
00:13:01donc personne ne saura
00:13:02ce qui se passe.
00:13:03Ça peut être quelque chose
00:13:05d'acceptable pour le Congrès
00:13:06et rassurer ses électeurs
00:13:08et rassurer les marchés
00:13:09parce que le soulagement
00:13:11de ce matin
00:13:12et je comprends parfaitement
00:13:13le soulagement
00:13:14de quelqu'un
00:13:14qui a une famille en Iran
00:13:16mais aussi les marchés.
00:13:17D'un seul coup
00:13:18les marchés
00:13:18en Asie
00:13:20ont grimpé
00:13:21le pétrole
00:13:23s'est effondré
00:13:23et ça
00:13:25ce sont des facteurs
00:13:26extrêmement importants
00:13:27pour le président Trump
00:13:28mais sur le fond du dossier
00:13:29je ne vois pas très bien
00:13:31le gouvernement
00:13:32des passes d'Aran
00:13:33actuellement
00:13:34ça va être pire
00:13:35pour les Iraniens
00:13:37parce que là
00:13:38ils vont
00:13:39vraiment
00:13:39régler des comptes
00:13:40à l'intérieur de l'Iran
00:13:42et comme vous le disiez
00:13:43très justement
00:13:44je ne pense pas
00:13:45que ça ait été
00:13:45à aucun moment
00:13:46le souci de M. Trump.
00:13:48Armin
00:13:48il fait sur ce plan
00:13:49en dix points
00:13:50que Donald Trump
00:13:52qualifie d'escroquerie
00:13:53venue des charlatans
00:13:54c'est quand même
00:13:55un plan qui a été présenté
00:13:56par l'Iran
00:13:57aux Etats-Unis
00:13:58dont on a dit ce matin
00:13:59que les Américains
00:14:00l'avaient accepté
00:14:01comme une base de travail
00:14:02il y avait quand même
00:14:04des gros enjeux
00:14:05de discussion
00:14:06qui posaient problème
00:14:07globalement
00:14:07à toute la communauté internationale
00:14:09on parlait tout à l'heure
00:14:10du contrôle du détroit d'Hormuz
00:14:11on rappelle qu'avant la guerre
00:14:13ce détroit
00:14:14il n'était pas contrôlé
00:14:15c'est une voie naturelle
00:14:16c'est une voie de passage
00:14:17qui était ouverte
00:14:19l'Iran
00:14:20voudrait donc
00:14:21dans les négociations
00:14:22de paix
00:14:22qui se tiennent
00:14:23à partir de vendredi
00:14:24à Islamabad
00:14:25obtenir le contrôle
00:14:26de ce détroit
00:14:27c'est encore pire
00:14:28l'Iran a déjà le contrôle
00:14:30sur le détroit
00:14:31depuis le 2 mars
00:14:33date à laquelle
00:14:33ils ont bloqué le détroit
00:14:34et aujourd'hui
00:14:36et durant la guerre
00:14:37les Américains
00:14:38ont compris
00:14:39Donald Trump
00:14:39n'ont pas compris
00:14:41ces généraux
00:14:42lui ont dit
00:14:42qu'il serait extrêmement
00:14:43difficile de reprendre
00:14:44par la force
00:14:45le contrôle de ce détroit
00:14:46étant donné que
00:14:46s'il le faisait
00:14:47il s'exposerait
00:14:48il l'exposerait
00:14:49cette troupe
00:14:49et il y aurait
00:14:49des dizaines
00:14:50voire des centaines
00:14:50de morts
00:14:52c'est je pense
00:14:53et c'est ça qui est terrible
00:14:54aujourd'hui
00:14:54dans la situation actuelle
00:14:55alors l'Iran
00:14:57n'a pas été détruit
00:14:58comme le premier
00:14:58mais il a subi
00:15:00beaucoup de dégâts
00:15:01beaucoup de destructions
00:15:01il a également
00:15:02frappé beaucoup
00:15:03de pays du Golfe
00:15:04y compris
00:15:04et Israël
00:15:06ainsi que les bases américaines
00:15:07mais aujourd'hui
00:15:09l'Iran est en passe
00:15:11d'obtenir quelque chose
00:15:15qu'il n'avait pas
00:15:16à savoir
00:15:17instaurer une sorte
00:15:18de péage
00:15:20naval
00:15:20sur le détroit d'Hormuz
00:15:22alors que ce soit
00:15:23l'Iran seul
00:15:24avec Oman
00:15:25l'autre pays
00:15:27dont les eaux territoriales
00:15:28se trouvent
00:15:29dans le détroit
00:15:30avec ou non
00:15:32la coopération
00:15:33des Etats-Unis
00:15:34ou la collaboration
00:15:36force est de constater
00:15:37que j'ai le sentiment
00:15:38que
00:15:39aujourd'hui
00:15:40c'est déjà
00:15:40un acquis pour l'Iran
00:15:41et que l'Iran
00:15:42ne le rendra
00:15:44qu'en contrepartie
00:15:45de quelque chose
00:15:46d'extrêmement gros
00:15:47comme peut-être
00:15:47une levée
00:15:48des sanctions primaires
00:15:49et secondaires américaines
00:15:50voilà
00:15:50et l'acceptation
00:15:53de l'enrichissement
00:15:53de l'Orient
00:15:54alors ça c'est encore
00:15:54autre chose
00:15:55et là
00:15:55là-dessus
00:15:56alors effectivement
00:15:56moi je pense qu'aujourd'hui
00:15:57c'est déjà
00:15:58une réalité
00:15:58c'est-à-dire que le détroit
00:15:59pour l'instant
00:15:59aujourd'hui
00:16:00est entre les mains
00:16:00de l'Iran
00:16:01et qu'aucun navire
00:16:02ou alors uniquement
00:16:03trois aujourd'hui
00:16:04n'est prêt
00:16:04à prendre ce risque
00:16:06parce que grâce
00:16:06à une stratégie
00:16:08asymétrique
00:16:08avec des moyens
00:16:10minimaux
00:16:11c'est-à-dire
00:16:11un avertissement
00:16:12sur le contrôle
00:16:13du détroit
00:16:14par l'Iran
00:16:14et des frappes
00:16:15contre n'importe quel navire
00:16:16ils ont réussi
00:16:16à paralyser
00:16:17cet axe stratégique
00:16:18et donc
00:16:19pour revenir
00:16:19justement
00:16:20aux autres points
00:16:22il faut quand même
00:16:22rappeler une chose
00:16:23alors ils sont assez
00:16:24enfin pas fantaisistes
00:16:25mais maximaux
00:16:26et ils correspondent à la volonté iranienne
00:16:28il est hors de question
00:16:29pour les Etats-Unis
00:16:30et la communauté internationale
00:16:31de l'accepter
00:16:31mais quand on regarde
00:16:33les objectifs de guerre
00:16:34fixés par Donald Trump
00:16:34au début du conflit
00:16:35le nucléaire
00:16:36il était déjà réduit
00:16:38à l'issue de la guerre
00:16:39des 12 jours
00:16:39menée par Israël
00:16:40en jan 2025
00:16:41avec l'aide
00:16:42à la fin des Etats-Unis
00:16:42aujourd'hui
00:16:43les 400 kg d'uranium
00:16:44hautement enrichi
00:16:45se trouvent toujours
00:16:46dans les débris
00:16:47de la centrale de Fordo
00:16:48en Iran
00:16:48pour ce qui est
00:16:49des missiles balistiques
00:16:50le stock de missiles balistiques
00:16:51a été réduit
00:16:52parce que l'Iran
00:16:52a tiré énormément de missiles
00:16:55plusieurs milliers
00:16:56mais l'Iran
00:16:57en avait encore
00:16:58enfin
00:16:59pour ce qui est
00:17:00du soutien
00:17:01de l'Iran
00:17:02à ces groupes paramilitaires
00:17:03qu'on appelle les proxys
00:17:04Hezbollah, Hamas
00:17:05il n'y a rien
00:17:06qui a été signé
00:17:07dernière chose
00:17:08l'écroulement du régime
00:17:10n'a pas eu lieu
00:17:11on a un régime
00:17:12qui est strictement
00:17:12le même
00:17:14en tant que république islamique
00:17:15qui paraît même
00:17:15presque légitimé aujourd'hui
00:17:17puisqu'on va discuter
00:17:18avec eux à Islamabad
00:17:19étant donné que c'est un régime
00:17:20qui a basé
00:17:21sa légitimité
00:17:23sur la résistance
00:17:24ou l'opposition
00:17:25aux Etats-Unis
00:17:25à Israël
00:17:26aujourd'hui
00:17:27il affirme
00:17:28et force est de constater
00:17:29qu'on ne peut pas
00:17:30lui donner tort là-dessus
00:17:31qu'il a
00:17:32entre guillemets
00:17:33mais résister
00:17:33aux deux plus grandes armées
00:17:35en tout cas
00:17:36deux des plus grandes armées
00:17:36la plus grande armée du monde
00:17:38et la plus grande armée
00:17:40de la région
00:17:41donc c'est une catastrophe
00:17:42si on suit votre raisonnement
00:17:43ça voudrait dire que
00:17:44le fiasco politique
00:17:46de cette opération
00:17:47du point de vue américain
00:17:48va engendrer
00:17:50un pays
00:17:50qui
00:17:52en temps de paix
00:17:53ou de cesser le feu
00:17:54sera
00:17:55encore plus radical
00:17:56encore plus nuisible
00:17:58avec une carte
00:17:59et un levier supplémentaire
00:18:01qui est le contrôle
00:18:01du détroit d'Hormuz
00:18:02en fait c'est pire
00:18:04qu'il y a un mois et demi
00:18:04c'est effectivement
00:18:06c'est pire qu'au début
00:18:06maintenant il faut aussi rappeler
00:18:08pour être totalement objectif
00:18:09qu'on a un pays
00:18:10qui est en partie détruit
00:18:11on a un guide suprême
00:18:12qui a été assassiné
00:18:13qui est remplacé par son fils
00:18:15dont on ignore aujourd'hui
00:18:16dans quel état de santé
00:18:17il se trouve
00:18:18on a aujourd'hui
00:18:19et c'est ça le vrai changement
00:18:20au sein du même régime
00:18:21contrairement à ce que dit
00:18:22Donald Trump
00:18:22qui parle de second régime
00:18:24troisième régime
00:18:24c'est strictement n'importe quoi
00:18:26on a aujourd'hui
00:18:28l'avènement
00:18:28d'une république islamique
00:18:30militariste
00:18:31celle des gardiens
00:18:32de la révolution
00:18:32avec une façade religieuse
00:18:34mais en fait
00:18:34qui cache la forêt
00:18:35des pastarans
00:18:37qui aujourd'hui
00:18:37tiennent tous
00:18:38les leviers du pouvoir
00:18:40y compris les leviers politiques
00:18:42de l'économie
00:18:43et du militaire
00:18:43et qui vont se venger
00:18:45sur une partie de la population
00:18:46la maison blanche
00:18:46annonce à l'instant
00:18:47qu'une délégation américaine
00:18:49et sera bien
00:18:50à Islamabad
00:18:51à partir de samedi
00:18:52emmenée par
00:18:52Jade Evans
00:18:53ce qui est une bonne nouvelle
00:18:54pour les Iraniens
00:18:55parce que Jade Evans
00:18:56lui n'est pas un vatanguerre
00:18:58et serait plus à même
00:18:59de négocier quelque chose
00:19:00d'acceptable pour les Iraniens
00:19:01que Whitcoff et Kushner
00:19:03qui s'y étaient refusés
00:19:04Jean-Michel Jacques
00:19:04je voudrais vous soumettre
00:19:05le point de vue
00:19:06de l'ancien ministre de la Défense
00:19:07Jean-Yves Le Drian
00:19:08ce matin dans Libération
00:19:10tout est permis
00:19:11plus de règles
00:19:12sauf le rapport de force désinhibée
00:19:13l'absurdité
00:19:14l'outrance
00:19:15avec en toile de fond
00:19:16toujours
00:19:16les intérêts financiers
00:19:18et nous voilà réduits
00:19:20à constater
00:19:21la folie d'un homme
00:19:23voilà ce que dit
00:19:24l'ancien ministre des armées
00:19:25ancien ministre
00:19:26de la Défense
00:19:27des affaires étrangères
00:19:28Jean-Yves Le Drian
00:19:29vous partagez ce point de vue ?
00:19:31Oui il a raison
00:19:32et il faut absolument
00:19:34qu'on fasse le nécessaire
00:19:35pour ne pas être
00:19:36uniquement spectateur
00:19:38de tout ça
00:19:38pour l'instant on l'est
00:19:39et pouvoir affirmer
00:19:40oui pour l'instant
00:19:41on l'est de façon
00:19:43assez volontaire
00:19:44parce qu'on a choisi
00:19:45de ne pas engendrer
00:19:47plus de dégâts
00:19:48que ce qu'il n'y a
00:19:49mais si on dépasse
00:19:51même ce conflit
00:19:52il est important
00:19:53que la France
00:19:54ait une diplomatie
00:19:55et qu'il soit
00:19:56une puissance
00:19:57de stabilité
00:19:58forte
00:19:59et pour ça
00:20:00il faut qu'elle ait
00:20:01une économie forte
00:20:02à travers l'Europe
00:20:03aussi
00:20:04et aussi
00:20:05un outil militaire
00:20:06puissant
00:20:06ce qui explique
00:20:08que nous devons
00:20:08investir
00:20:09massivement
00:20:10dans notre défense
00:20:12afin de pouvoir
00:20:13aussi
00:20:15établir
00:20:15les règles
00:20:16et remettre
00:20:17le droit international
00:20:18à sa juste place
00:20:19là on parle
00:20:20de l'Iran
00:20:20qui veut imposer
00:20:23ses règles
00:20:24sur le détroit
00:20:24d'Hormuz
00:20:25je suis désolé
00:20:26mais il y a
00:20:26le droit international
00:20:27qui fait qu'il y a
00:20:28un droit de navigation
00:20:29ce qu'il en reste
00:20:30aujourd'hui
00:20:30oui quoi qu'il en reste
00:20:31mais il faut retrouver
00:20:32tout de même
00:20:33ce chemin
00:20:34parce que c'est
00:20:35le seul chemin
00:20:36qui permettra
00:20:37la paix
00:20:37sinon c'est
00:20:38les plus puissants
00:20:40qui vont
00:20:41mener leur jeu
00:20:42et imposer
00:20:42leurs règles
00:20:43il ne faut pas ça
00:20:44et c'est pour ça
00:20:45que les démocraties
00:20:46telles que la France
00:20:47ou l'Europe
00:20:47qui est quand même
00:20:48un continent
00:20:49qui porte un certain
00:20:50nombre de valeurs
00:20:51doit s'armer
00:20:52et être disciplinée
00:20:54pour pouvoir
00:20:56faire levier
00:20:56et être une force
00:20:57de stabilité
00:20:58sur tout ça
00:20:59et remettre
00:20:59le droit international
00:21:00un petit peu
00:21:01au milieu des discussions
00:21:02alors justement
00:21:03merci pour la transition
00:21:05on va passer
00:21:06au chiffre du jour
00:21:07avec vous Julie
00:21:07parce que c'est donc
00:21:08aujourd'hui
00:21:09qu'a été présentée
00:21:09en Conseil des ministres
00:21:10une actualisation
00:21:12de la loi
00:21:13de programmation militaire
00:21:14c'est donc
00:21:14une mise à jour
00:21:15qui porte sur
00:21:17quelle somme ?
00:21:18Eh bien 36 milliards d'euros
00:21:19je vous le disais
00:21:20en introduction
00:21:20donc c'est une augmentation
00:21:22de l'augmentation
00:21:23qui a été présentée
00:21:25donc ce matin
00:21:26par Catherine Vautrin
00:21:27en Conseil des ministres
00:21:29et donc le gouvernement
00:21:30espère voter
00:21:31cette rallonge
00:21:32en fait
00:21:32pour les moyens
00:21:33de la défense
00:21:34avant une date
00:21:35qui est un petit peu symbolique
00:21:36vous allez le voir
00:21:37puisque c'est
00:21:37le 14 juillet
00:21:38donc 36 milliards
00:21:40je vous le disais
00:21:40c'est beaucoup
00:21:41c'est en gros
00:21:43plus de 1%
00:21:45du PIB
00:21:46actuellement
00:21:47donc 1%
00:21:48de toute la richesse
00:21:49produite par le pays
00:21:50sur un an
00:21:51A quoi vont servir
00:21:52ces 36 milliards
00:21:53exactement ?
00:21:54Eh bien ça va permettre
00:21:55notamment
00:21:57d'investir
00:21:57tout simplement
00:21:58d'investir
00:21:58beaucoup dans les munitions
00:21:59il y a 8,5 milliards
00:22:02de plus
00:22:02pour l'achat de munitions
00:22:04d'investir
00:22:05dans les drones
00:22:062 milliards supplémentaires
00:22:08et de donner
00:22:08des moyens supplémentaires
00:22:09aussi aux outils
00:22:10de défense anti-drone
00:22:12et de défense aérienne
00:22:14mais 36 milliards
00:22:16c'est une goutte d'eau
00:22:17quand on le compare
00:22:18à l'océan
00:22:19de la loi de programmation
00:22:20militaire
00:22:21je vous redonne les chiffres
00:22:22quand elle a été votée
00:22:23donc pour la période
00:22:242024-2030
00:22:26elle prévoyait déjà
00:22:28413 milliards d'euros
00:22:31413 milliards d'euros
00:22:32donc 400 milliards
00:22:34de crédits budgétaires
00:22:35et 13 milliards
00:22:36en gros
00:22:37de fonds propres
00:22:38financés directement
00:22:39par le ministère
00:22:40des armées
00:22:40et donc
00:22:42si la nouvelle trajectoire
00:22:43est adoptée
00:22:44et respectée
00:22:45le budget des armées
00:22:47atteindrait
00:22:4876 milliards
00:22:49en 2030
00:22:50est-ce que ça va répondre
00:22:51à nos besoins ?
00:22:53ça
00:22:53les experts
00:22:54s'écharpent déjà
00:22:55sur la question
00:22:56certains en doutent
00:22:57en tout cas moi
00:22:57ce que je peux vous dire
00:22:58c'est que
00:22:58si vous donnez une comparaison
00:23:00donc l'Allemagne
00:23:01déjà cette année
00:23:02va consacrer
00:23:03100 milliards
00:23:04à la défense
00:23:05surtout
00:23:07même si
00:23:08la loi de programmation
00:23:09militaire
00:23:10va faire quelques sacrifices
00:23:11pour financer
00:23:12en fait
00:23:12ces nouveaux besoins
00:23:13ces nouvelles promesses
00:23:14on va abandonner
00:23:15des programmes
00:23:15qui ne marchent pas
00:23:16on abandonne
00:23:17l'idée d'augmenter
00:23:18le nombre
00:23:18des soldats
00:23:20mais le coeur du problème
00:23:21reste entier
00:23:22c'est le nerf de la guerre
00:23:23on ne sait pas
00:23:24encore
00:23:25clairement
00:23:26comment va être financé
00:23:27le gros
00:23:28de cet effort
00:23:28et donc la nouvelle trajectoire
00:23:31prévoit par exemple
00:23:33plus
00:23:346,5 milliards d'euros
00:23:36dès l'année prochaine
00:23:37alors ça
00:23:37ce sera au gouvernement
00:23:39d'aller couper dans le budget
00:23:40trouver ça
00:23:40et on sait que
00:23:42le contexte budgétaire
00:23:43est un petit peu
00:23:44cauchemardesque
00:23:44en ce moment
00:23:45et puis après
00:23:46en 2028
00:23:47ce sera 8 milliards
00:23:47de plus à trouver
00:23:48puis 9 milliards
00:23:50en 2029
00:23:50et 2030
00:23:51et alors là
00:23:52ce sera au successeur
00:23:53ce sera le problème
00:23:54du prochain président
00:23:55exactement
00:23:55de trouver la solution
00:23:58Général Trinquant
00:23:59est-ce que cette actualisation
00:24:00de la loi de programmation militaire
00:24:01est à la hauteur des enjeux ?
00:24:03Alors on peut faire toujours plus
00:24:04le problème c'est que
00:24:05les finances de la France
00:24:06ne le permettent pas
00:24:07mais je voudrais aussi rappeler
00:24:08puisque vous citiez
00:24:09l'Allemagne
00:24:10qui augmente plus
00:24:11c'est que la France a commencé
00:24:13en 2017
00:24:14à augmenter
00:24:14tous les pays d'Europe
00:24:16se sont réveillés en 2022
00:24:17donc quasiment
00:24:185 ans plus tard
00:24:19donc la France avait pris
00:24:21beaucoup d'avance
00:24:22donc sur cette
00:24:23avance-là
00:24:24on continue à augmenter
00:24:26pour adapter
00:24:27d'abord
00:24:27aux besoins
00:24:29nécessaires
00:24:30d'une augmentation
00:24:31des capacités de défense
00:24:32mais aussi une adaptation
00:24:33une adaptation
00:24:35dans les drones
00:24:36par exemple
00:24:36dans les armes
00:24:38anti-aériennes
00:24:40les frappes
00:24:41dans la profondeur
00:24:42on adapte tout ça
00:24:43et donc
00:24:44si vous voulez
00:24:44la comparaison
00:24:45avec les autres pays
00:24:46je pense
00:24:47n'est pas pertinente
00:24:48d'abord
00:24:49parce qu'on avait
00:24:50commencé avant
00:24:51et l'armée française
00:24:52est connue
00:24:53en Europe
00:24:54comme étant
00:24:56une armée
00:24:56efficace
00:24:57et qui est capable
00:24:58de faire la guerre
00:24:59tout de suite
00:24:59qui n'est pas vraiment
00:25:00le cas
00:25:00des autres armées
00:25:01ça vous a étonné
00:25:03que dans cette
00:25:04actualisation
00:25:04de la loi
00:25:04de programmation
00:25:05militaire
00:25:06il n'y ait pas
00:25:06d'augmentation
00:25:08du nombre
00:25:09d'hommes
00:25:09d'actifs
00:25:09non
00:25:10alors là
00:25:10je vais vous dire
00:25:11une chose
00:25:11il faut qu'on réalise
00:25:12que nous sommes
00:25:13un continent
00:25:13en train de mourir
00:25:14notre démographie
00:25:15se casse la figure
00:25:16vraiment général
00:25:17trinquant
00:25:17ce soir
00:25:18vous nous remontez
00:25:18le moral
00:25:19mais attendez
00:25:21j'ai fait mon doigt
00:25:22moi avec le nombre
00:25:23d'enfants
00:25:23et de petits-enfants
00:25:24que j'ai
00:25:24mais la France
00:25:25l'Europe
00:25:27globalement
00:25:27se casse la figure
00:25:29alors
00:25:30un territoire
00:25:31dont on ne parle
00:25:31plus du tout
00:25:32la guerre en Ukraine
00:25:33et en Russie
00:25:33en Russie
00:25:34aujourd'hui
00:25:35on vous dit
00:25:36que la Russie
00:25:37d'ici 20 ans
00:25:38aura perdu
00:25:3825% de sa population
00:25:40vous vous imaginez
00:25:41donc la France
00:25:42ne va pas augmenter
00:25:43les effectifs
00:25:44de ses armées
00:25:45de l'armée professionnelle
00:25:46en revanche
00:25:47elle va augmenter
00:25:48beaucoup les réservistes
00:25:49et elle a mis en place
00:25:51un service militaire
00:25:52volontaire
00:25:53pour permettre
00:25:53progressivement
00:25:54de combler
00:25:55ces chiffres
00:25:56mais l'Allemagne
00:25:57veut augmenter
00:25:58elle est à 180 000
00:25:59elle veut monter
00:26:00à 250 000
00:26:01et bien
00:26:02je demanderai
00:26:03à vérifier les chiffres
00:26:04dans 4 ou 5 ans
00:26:05vous avez vu d'ailleurs
00:26:05ce qu'a décidé l'Allemagne
00:26:06dans sa dernière loi
00:26:08de programmation militaire
00:26:09elle va surveiller
00:26:10les déplacements
00:26:10des hommes
00:26:11entre 18 et 45 ans
00:26:13qui partent
00:26:13plus de 3 mois
00:26:14à l'étranger
00:26:14ce qui crée un tollé
00:26:15en Allemagne
00:26:16les Allemands savent
00:26:18qu'il faudrait
00:26:18qu'ils rétablissent
00:26:19le service militaire
00:26:21obligatoire
00:26:21et ne le font pas
00:26:23parce qu'ils sont
00:26:23en coalition
00:26:24et que ça ne passera
00:26:25jamais au Bundestag
00:26:26donc si vous voulez
00:26:28il faut un peu
00:26:29regarder ailleurs
00:26:30pour se dire
00:26:30que finalement
00:26:31on n'est pas si mal
00:26:31lotis que ça
00:26:32on se console
00:26:34Jean-Michel Jacques
00:26:34qui se trouve
00:26:35que vous avez
00:26:35entendu aujourd'hui
00:26:36avec la commission
00:26:37défense
00:26:37la ministre des armées
00:26:39Catherine Vautrin
00:26:41l'enjeu
00:26:41c'est bien sûr
00:26:42de savoir
00:26:42où est-ce qu'on va
00:26:43trouver cet argent
00:26:43ça reste toujours
00:26:44le nerf de la guerre
00:26:45quelle qu'elle soit
00:26:46cette guerre
00:26:47est-ce que
00:26:49on va trouver
00:26:51l'argent nécessaire
00:26:52y compris
00:26:53ce qui avait été
00:26:53budgété
00:26:54dans le projet
00:26:54de loi de finances
00:26:55pour 2026
00:26:56avant le 14 juillet
00:26:58oui je pense
00:26:59qu'on va réussir
00:26:59pourquoi
00:27:00parce qu'il y a
00:27:00un consensus
00:27:01assez large
00:27:02au niveau politique
00:27:03pour le faire
00:27:05ici même
00:27:05à l'Assemblée nationale
00:27:06ici à l'Assemblée nationale
00:27:07au sein de ma commission
00:27:08de la défense
00:27:10à part
00:27:12disons
00:27:12les insoumis
00:27:13qui
00:27:15en tout cas
00:27:15la dernière fois
00:27:16n'ont pas voté
00:27:17la loi de programmation
00:27:18militaire
00:27:19les communistes
00:27:20par rapport
00:27:21à la dissuasion
00:27:22et le fait
00:27:23qu'ils pensent
00:27:23que s'armer
00:27:24c'est forcément
00:27:25pour aller faire la guerre
00:27:26alors que s'armer
00:27:27ce n'est pas pour faire la guerre
00:27:28mais c'est justement
00:27:29pour dissuader
00:27:30l'autre
00:27:31de faire la guerre
00:27:32ou pour pouvoir
00:27:32préparer la paix
00:27:34ou faire respecter
00:27:35comme on le disait
00:27:35tout à l'heure
00:27:36le droit international
00:27:37et un certain nombre
00:27:38de valeurs
00:27:39mais si on enlève
00:27:40ces deux cas là
00:27:42les verts sont à cheval
00:27:43la moitié vote pour
00:27:44la moitié intérieure
00:27:45mais tout le reste
00:27:46de l'hémicycle
00:27:46est plutôt pour
00:27:47donc ça veut dire
00:27:48qu'on peut trouver
00:27:49et qu'on trouvera
00:27:50les moyens financiers
00:27:52pour le faire
00:27:53sachant que
00:27:53les députés
00:27:55dont leur grande majorité
00:27:56sont conscients
00:27:57des menaces
00:27:58qui pèsent
00:27:59sur la France
00:27:59il ne faut jamais l'oublier
00:28:00nous ne sommes pas en guerre
00:28:02mais nous ne sommes plus
00:28:03vraiment en paix
00:28:04parce que
00:28:05ne serait-ce que
00:28:06dans le monde immatériel
00:28:07nous sommes déjà en guerre
00:28:09guerre informationnelle
00:28:11déstabilisation
00:28:11sur le plan numérique
00:28:13et à ça d'ailleurs
00:28:14vous pouvez ajouter aussi
00:28:15un certain nombre
00:28:16parfois de sabotages
00:28:17qui se font aussi
00:28:18qui sont documentés
00:28:20ou vous savez
00:28:21ces fameuses
00:28:21survols de drones
00:28:22sur des installations
00:28:23sensibles
00:28:24donc on voit bien
00:28:26que les députés
00:28:27sont conscients
00:28:28et si vous me permettez
00:28:30je pense que
00:28:31les français
00:28:31comprennent
00:28:32non seulement aussi
00:28:33la nécessité
00:28:34mais en plus
00:28:35on sait bien
00:28:35que tout cet argent
00:28:36que vous avez décrit
00:28:37madame tout à l'heure
00:28:40réjaillit aussi
00:28:41énormément
00:28:41sur nos territoires
00:28:42parce que
00:28:43les dépenses
00:28:44en matière de défense
00:28:46et se font
00:28:47depuis les années 50
00:28:48après le général de Gaulle
00:28:50et créer la DGA
00:28:52direction générale
00:28:53de l'armement
00:28:54et à décider
00:28:55qu'on ait la dissuasion
00:28:56nucléaire
00:28:56ça nous a obligé
00:28:58d'être souverains
00:28:59sur les équipements
00:29:00militaires
00:29:00et donc
00:29:01de créer
00:29:02une industrie de défense
00:29:03une BITD
00:29:04une base industrielle
00:29:05de défense
00:29:06partout en France
00:29:07et à chaque fois
00:29:07qu'on dépense de l'argent
00:29:08dans l'outil de défense
00:29:09et bien
00:29:10on nourrit nos territoires
00:29:11et on crée de l'emploi
00:29:12alors merci encore
00:29:13pour la transition
00:29:13Jean-Michel Jacques
00:29:14puisqu'on dit que
00:29:15le nerf de la guerre
00:29:15c'est l'argent
00:29:16ce sont aussi les munitions
00:29:17et la guerre en Ukraine
00:29:18comme la guerre au Moyen-Orient
00:29:20ont été la preuve
00:29:22qu'il faut se renforcer
00:29:23sur ce plan
00:29:24donc d'ici 2030
00:29:258 milliards et demi
00:29:26d'euros supplémentaires
00:29:27consacrés à l'acquisition
00:29:28de munitions
00:29:29il faudra que l'industrie
00:29:30suive cette cadence
00:29:32regardez
00:29:32certains sont déjà prêts
00:29:34reportage de Clément Perrou
00:29:35au Eva Billion
00:29:35avec Pierre-Yves de Héninque
00:29:41terrain d'entraînement
00:29:42militaire d'Auvour
00:29:43dans la Sarthe
00:29:44ce jour-là
00:29:45les militaires
00:29:46du 2e régiment
00:29:47d'infanterie de marine
00:29:48testent avec des industriels
00:29:50de nouveaux outils antidrone
00:29:52exemple avec cet équipement
00:29:54pour fantassins
00:29:55composé d'abord
00:29:56d'une montre
00:29:57qui détecte la menace
00:29:59le plus important
00:30:00c'est la vibration
00:30:01de la montre
00:30:01qui permet
00:30:02même dans une phase
00:30:03de combat
00:30:03d'alerter le chef de groupe
00:30:05ou le porteur de la montre
00:30:06pour lui dire
00:30:06attention
00:30:07on détecte une fréquence magnétique
00:30:08quelqu'un serait en train
00:30:10d'exploiter un drone
00:30:10ensuite
00:30:11le soldat allume
00:30:12cet appareil
00:30:13pour brouiller le drone ennemi
00:30:14dans un rayon
00:30:15d'un kilomètre
00:30:17si l'armée
00:30:17s'intéresse de près
00:30:18à ces équipements
00:30:19c'est parce que
00:30:20les drones ont pris
00:30:21une place considérable
00:30:22dans les conflits modernes
00:30:23les militaires
00:30:24doivent s'adapter
00:30:25et s'équiper
00:30:26on est très demandeurs
00:30:28parce qu'on se rend compte
00:30:29avec le conflit
00:30:30russo-ukrainien
00:30:31qu'on a une explosion
00:30:34de l'emploi
00:30:35de ces systèmes-là
00:30:36qui commence à prendre
00:30:37une part considérable
00:30:38dans le nombre de pertes
00:30:39occasionnées sur le conflit
00:30:40donc il faut qu'on soit
00:30:41capable nous
00:30:43de faire la même chose
00:30:44et de lutter nous aussi
00:30:46contre la menace drone
00:30:46cette lutte est justement
00:30:48une priorité
00:30:49de la loi de programmation
00:30:50militaire
00:30:51avec une urgence
00:30:52les munitions anti-drone
00:30:53du terrain
00:30:55au bureau de conception
00:30:56à Paris
00:30:57la start-up EGID
00:30:58développe un missile
00:31:00anti-drone
00:31:00dernière génération
00:31:01ça va ressembler
00:31:02à des petites fusées
00:31:04comme ça
00:31:04donc avec une forme
00:31:05allongée
00:31:06des moteurs électriques
00:31:08qui vont en assurer
00:31:09la propulsion
00:31:09ça fera un mètre de haut
00:31:10et ça évolue
00:31:11entre 400 et 600 km heure
00:31:13ces missiles électriques
00:31:14sont très adaptés
00:31:15contre les drones
00:31:16de type Shahed
00:31:16massivement utilisés
00:31:18par l'Iran
00:31:18et la Russie
00:31:19leur point fort
00:31:20le prix
00:31:2150 000 euros
00:31:22l'unité
00:31:23c'est 10% du prix
00:31:24d'un missile traditionnel
00:31:25à poudre
00:31:26typiquement le matériel
00:31:27susceptible d'intéresser
00:31:28l'armée française
00:31:29dans cette entreprise
00:31:30on espère que la loi
00:31:31de programmation militaire
00:31:33débouchera sur des commandes publiques
00:31:35aujourd'hui
00:31:36c'est une condition
00:31:36sine qua non
00:31:37qui sera le signal
00:31:38qui nous permettra
00:31:39nous de démarrer
00:31:40notre industrialisation
00:31:41si les commandes publiques
00:31:42se réalisent
00:31:43l'industrialisation
00:31:44pourra intervenir
00:31:45rapidement dans l'Essonne
00:31:46près de l'ancien aérodrome
00:31:48de Bretigny-sur-Orge
00:31:49bon l'urgence
00:31:50c'est d'industrialiser
00:31:53une volonté politique
00:31:54Dominique Trincan
00:31:54oui tout à fait
00:31:55et l'exemple des drones
00:31:57est très intéressant
00:31:58parce que
00:31:58en fait
00:31:59il y a 6 ou 7 ans
00:32:00on n'y pensait pas du tout
00:32:01les premières guerres
00:32:02c'est l'Azerbaïdjan
00:32:03qui a battu
00:32:05l'Arménie
00:32:06grâce aux drones
00:32:06et depuis 4 ans
00:32:08la guerre en Ukraine
00:32:09ça a avancé
00:32:10à une vitesse incroyable
00:32:12ça a changé le visage
00:32:13de la guerre
00:32:13l'Ukraine malheureusement
00:32:14c'est difficile à dire
00:32:16mais c'est un laboratoire
00:32:16et on apprend la guerre
00:32:18qu'à la guerre
00:32:18et donc à la guerre
00:32:20en Ukraine
00:32:20on apprend
00:32:21et ça évolue très vite
00:32:22et le sujet des drones
00:32:24c'est qu'il ne s'agit pas
00:32:25d'avoir des centaines
00:32:27de milliers de drones près
00:32:28il faut avoir une capacité
00:32:29d'industrialisation
00:32:30parce que
00:32:31tous les 4 mois
00:32:32tous les 6 mois
00:32:33les drones évoluent
00:32:34donc c'est pas la peine
00:32:35d'en avoir des milliers
00:32:35en stock
00:32:36c'est pour ça aussi
00:32:37qu'on abandonne
00:32:38dans l'actualisation
00:32:39de la loi de programmation
00:32:40alors c'est l'euro-drone
00:32:41qui est une vieille
00:32:43moderne
00:32:44qui traînait
00:32:45non mais ça correspond
00:32:46aux premières recherches
00:32:48sur les drones
00:32:49et où en fait
00:32:50on s'est un petit peu
00:32:51planté sur le sujet
00:32:52en dehors du fait
00:32:52que comme c'est un sujet
00:32:54européen
00:32:55c'est toujours
00:32:55beaucoup plus compliqué
00:32:56mais là on a des start-up
00:32:58absolument extraordinaires
00:32:59qui vous développent
00:33:00des choses
00:33:01et très en relation
00:33:02avec ce qui se passe
00:33:03en Ukraine
00:33:04ils ont tout de suite
00:33:05les informations
00:33:06et sont capables
00:33:06d'adapter
00:33:08leur système
00:33:09il y a une réactivité
00:33:10Jean-Michel Jacques
00:33:11qui fait qu'on va réussir
00:33:12à rattraper le retard
00:33:13accumulé
00:33:13sur ce sujet
00:33:14des munitions
00:33:15des drones
00:33:15en tout cas
00:33:16il faut qu'on stimule
00:33:17cette réactivité
00:33:18en tout cas
00:33:18on a le savoir-faire
00:33:19on a les compétences
00:33:21en France
00:33:21pour le faire
00:33:22et on voit bien
00:33:23que ce qui se passe
00:33:24c'est que
00:33:25le modèle
00:33:26de base
00:33:28industrielle
00:33:29de défense
00:33:29commence à changer
00:33:30aussi
00:33:31on avait avant
00:33:32de gros navires
00:33:35industriels
00:33:35qui emportaient
00:33:36beaucoup de marchés
00:33:38mais là
00:33:38on voit bien
00:33:39qu'il y a
00:33:39l'émergence
00:33:40de nouvelles technologies
00:33:41et celui
00:33:42qui réussit
00:33:43c'est aussi
00:33:44celui qui va vite
00:33:45et qui va fort
00:33:46et bien souvent
00:33:48mais qui devra
00:33:48quand même
00:33:49avoir l'air insolide
00:33:49c'est ça
00:33:50et c'est là
00:33:51qu'on doit aussi
00:33:52et à travers
00:33:52la loi de programmation
00:33:53militaire
00:33:54en tout cas
00:33:54la politique
00:33:55déployée
00:33:55par le ministère
00:33:56des armées
00:33:57c'est pouvoir
00:33:58accompagner
00:33:59les gens
00:34:00qui investissent
00:34:01dans ce domaine
00:34:02alors que ce soit
00:34:02dans l'innovation
00:34:04mais aussi
00:34:04dans l'industrialisation
00:34:06comme on peut le faire
00:34:07pour les munitions
00:34:07pour pouvoir
00:34:09justement
00:34:10dépenser
00:34:11ces 8 milliards
00:34:125 d'euros
00:34:13supplémentaires
00:34:14que notre outil
00:34:15industriel
00:34:16puisse se mettre
00:34:17en route
00:34:18et pour ça
00:34:18et bien
00:34:19il y a un accompagnement
00:34:20fait
00:34:20mais on a tout
00:34:21pour réussir en France
00:34:23et nous devons
00:34:23tout simplement
00:34:25pousser
00:34:25pour que ça se fasse
00:34:27Juste un sujet
00:34:28sur les munitions
00:34:30alors ma longue carrière
00:34:32militaire
00:34:32m'amène à vous dire
00:34:33qu'il y a déjà 40 ans
00:34:34on n'avait pas
00:34:34assez de munitions
00:34:35on cachait
00:34:37le nombre
00:34:38d'obus
00:34:39parce que
00:34:39en fait
00:34:40on en avait
00:34:40pour s'entraîner
00:34:41et pas beaucoup
00:34:42en stock
00:34:42aujourd'hui
00:34:43c'est plus possible
00:34:44on s'est bien aperçu
00:34:45avec les obus
00:34:46d'artillerie
00:34:46simplement
00:34:47en Ukraine
00:34:47qu'il fallait
00:34:50en avoir
00:34:513 millions par an
00:34:52et on n'était pas capable
00:34:53bon
00:34:54on est en train
00:34:54de remettre
00:34:55tout ça en route
00:34:56pour avoir
00:34:57une capacité
00:34:58d'industrialisation
00:34:58y compris
00:34:59en faisant rentrer
00:35:00des sociétés civiles
00:35:01comme Renault
00:35:02par exemple
00:35:02qui va
00:35:03mettre en place
00:35:04une capacité
00:35:05de production
00:35:06de drones
00:35:07pardon
00:35:08j'allais juste ajouter
00:35:10qu'après aujourd'hui
00:35:10il y a encore
00:35:11des données
00:35:12sur les munitions
00:35:13qui sont
00:35:14faciles
00:35:15secrét défense
00:35:16effectivement
00:35:16mais c'est plus stratégique
00:35:17oui non mais c'est normal
00:35:18que ce soit
00:35:19dans ma circonscription
00:35:21j'ai une fonderie
00:35:23qui faisait des pièces
00:35:23automobiles
00:35:24pour Renault
00:35:25Renault a délocalisé
00:35:27et cette fenderie
00:35:29a fait des prototypes
00:35:31d'obus
00:35:32et prête à faire
00:35:34des corps d'obus
00:35:35c'est pour vous dire
00:35:35aussi qu'il y a
00:35:36une transformation
00:35:37de notre industrie
00:35:40autour
00:35:40de l'industrie
00:35:42de défense
00:35:42un dernier mot
00:35:43Amin Aréfi
00:35:44oui j'aurais aimé
00:35:44dire une chose
00:35:45c'est qu'effectivement
00:35:46la France doit s'adapter
00:35:47aux nouvelles guerres
00:35:48et au fait que la guerre
00:35:49aujourd'hui est une réalité
00:35:50on a vu également
00:35:50par exemple
00:35:51les drones
00:35:52utilisés par l'Iran
00:35:53durant ce conflit
00:35:54notamment pour frapper
00:35:55les pays du Golfe
00:35:57maintenant la France
00:35:58pour que sa voix porte
00:35:59sa voix porte aussi
00:36:00diplomatiquement
00:36:01doit être forte
00:36:01au niveau de sa puissance
00:36:03mais vous parliez tout à l'heure
00:36:05justement du droit international
00:36:06et des valeurs
00:36:06que défend la France
00:36:07il ne faut pas quand même
00:36:07oublier que dans cette guerre
00:36:09dans ce conflit
00:36:09la France a une position
00:36:10assez illisible
00:36:11c'est à dire que
00:36:13elle a souligné
00:36:14dès le départ
00:36:15que la guerre
00:36:17menée
00:36:18par les Etats-Unis
00:36:19et Israël
00:36:19violaient le droit international
00:36:20d'un État souverain
00:36:22quand il y a
00:36:23quelques régimes
00:36:23islamiques
00:36:24que soit la République islamique
00:36:26ça reste un État souverain
00:36:27et donc qui a vu
00:36:28son territoire être violé
00:36:29pour des motifs
00:36:30il faut aussi le dire
00:36:30fallacieux
00:36:31parce qu'il n'y avait pas
00:36:32de menaces directes
00:36:33liées ni au nucléaire
00:36:34ni au balistique
00:36:35et par la suite
00:36:37la France a
00:36:38quelque peu
00:36:39s'est détachée
00:36:40de la position américaine
00:36:42a refusé
00:36:43de s'engager
00:36:43pour ouvrir
00:36:44par la force
00:36:45le détroit d'Hormuz
00:36:45et a refusé également
00:36:46de s'engager
00:36:47dans un conflit
00:36:48alors que
00:36:48l'un de nos soldats
00:36:49avait été tué
00:36:50par un drone
00:36:52justement
00:36:52envoyé par des milices
00:36:53progrès
00:36:54ce que je veux dire
00:36:54par là
00:36:54c'est que
00:36:55il ne faudrait pas
00:36:56qu'il y ait
00:36:56de deux poids
00:36:57deux mesures
00:36:58ce que beaucoup
00:36:58de pays
00:36:59aujourd'hui
00:37:00nous reprochent
00:37:00de faire
00:37:01par exemple
00:37:03en soulignant
00:37:04cette contradiction
00:37:05entre l'aide
00:37:06qu'on apporte
00:37:07à l'Ukraine
00:37:07et parfois
00:37:08un droit international
00:37:09à la carte
00:37:09pour d'autres pays
00:37:10qui ne sont pas
00:37:11nos alliés
00:37:11d'ailleurs
00:37:11Beyrouth
00:37:12demande ce soir
00:37:13aux amis du Liban
00:37:14d'intervenir
00:37:14la France fait partie
00:37:16des amis du Liban
00:37:16d'un mot
00:37:17Dominique Trinquant
00:37:18complètement
00:37:18j'ai commandé
00:37:18un pate-rayant là-bas
00:37:19je connais bien le Liban
00:37:20et la stratégie
00:37:23israélienne
00:37:23qui consiste
00:37:24à ré-occuper
00:37:25le sud du Liban
00:37:26ça fait trois fois
00:37:27au moins
00:37:27qu'il y a des
00:37:28allers-retours
00:37:28entre Israël
00:37:29et le sud-Liban
00:37:30est une erreur
00:37:31le gouvernement libanais
00:37:32a décidé
00:37:33de combattre
00:37:34le Hezbollah
00:37:34militaire
00:37:35il eut mieux valu
00:37:36se coordonner
00:37:38entre Libanais
00:37:39et Israéliens
00:37:40pour réduire
00:37:41la menace
00:37:41du Hezbollah
00:37:42Merci à tous les trois
00:37:43d'être venus
00:37:43ce soir
00:37:44dans chaque voie compte
00:37:45pour parler de ce sujet
00:37:46on reparlera bien sûr
00:37:47de la loi de programmation
00:37:48militaire
00:37:48qui va arriver
00:37:49en examen
00:37:50à l'Assemblée Nationale
00:37:51si le gouvernement
00:37:52espère un vote
00:37:52avant le 14 juillet
00:37:53merci vraiment
00:37:55à tous les trois
00:37:55dans un instant
00:37:56on va passer à la question
00:37:57qui fâche
00:37:57on va parler de l'école
00:37:58mais d'abord
00:37:59c'est Olivier Ravanello
00:38:01et c'est quelle histoire
00:38:09Oui Olivier
00:38:10vous vouliez ce soir
00:38:11nous parler de l'histoire
00:38:11de l'image du jour
00:38:12et du retour
00:38:13en France
00:38:14de Cécile Collère
00:38:15et Jacques Paris
00:38:16qui ont été reçus
00:38:17à la mi-journée
00:38:17à l'Elysée
00:38:18par le président
00:38:18de la République
00:38:19Oui et une libération
00:38:20d'otages
00:38:21ça relève toujours
00:38:22d'une forme
00:38:23de rituel républicain
00:38:24pour quelle raison
00:38:25au fond pour une raison
00:38:26assez simple
00:38:26ces personnes
00:38:28civiles
00:38:28qui se retrouvent
00:38:31capturées
00:38:32emprisonnées
00:38:32maltraitées
00:38:33parfois torturées
00:38:34le sont pour
00:38:35une seule et unique raison
00:38:37c'est ce qu'il y a écrit
00:38:38sur leur passeport
00:38:39c'est leur nationalité
00:38:40ça n'est pas parce
00:38:41qu'ils ont fait
00:38:42qu'ils sont otages
00:38:43c'est parce qu'ils sont
00:38:45français
00:38:46aussi simplement que ça
00:38:47et là-dessus
00:38:48la lucidité
00:38:49cet après-midi
00:38:51de Jacques Paris
00:38:52était assez frappante
00:38:54le fait que
00:38:56nous étions des otages
00:38:57des otages d'Etat
00:38:59nous avons été
00:39:01traités dans des conditions
00:39:03extrêmement difficiles
00:39:04on peut même dire
00:39:05que nos conditions
00:39:06de détention
00:39:07étaient inhumaines
00:39:09alors chacun gère
00:39:10sa captivité
00:39:11et sa libération
00:39:12de manière différente
00:39:13la captivité
00:39:14c'est un peu
00:39:15l'épreuve du feu
00:39:15certains en ressortent
00:39:17brisés
00:39:17d'autres galvanisés
00:39:19justement parce qu'ils
00:39:20s'en sont sortis
00:39:20et qu'ils sont à nouveau
00:39:21libres
00:39:22regardez les images
00:39:23de nos deux confrères
00:39:24Hervé Guéquière
00:39:24et Stéphane Taponi
00:39:26au moment de leur
00:39:26libération
00:39:27sur le tarmac
00:39:28de Villacoublet
00:39:29de retour d'Afghanistan
00:39:30le point levé
00:39:31pour dire
00:39:32on est toujours là
00:39:33et on va continuer
00:39:34notre métier
00:39:35d'informer
00:39:36il faut savoir
00:39:37qu'au moment
00:39:37de cette libération
00:39:38l'histoire ne s'arrête
00:39:39pas pour eux
00:39:40il va y avoir
00:39:41un long moment
00:39:41de débrief
00:39:42notamment par
00:39:43les services secrets
00:39:44français
00:39:44parce que
00:39:45la plupart du temps
00:39:46ces otages
00:39:47sont capturés
00:39:47par des groupes
00:39:48qui sont les ennemis
00:39:49de la France
00:39:49dans des terrains de guerre
00:39:51qui sont des terrains
00:39:51difficiles d'accès
00:39:52et donc ce qu'ils ont vu
00:39:53ce qu'ils ont entendu
00:39:55sont des informations
00:39:56cruciales
00:39:57pour la défense française
00:39:58et donc
00:39:58il faut leur refaire
00:40:00raconter cette histoire
00:40:01même si parfois
00:40:02c'est douloureux
00:40:02pour pouvoir recueillir
00:40:04l'ensemble de ces informations
00:40:05dans ce rituel
00:40:06il y a assez souvent
00:40:07le Falcon de la République
00:40:08qui est allé chercher
00:40:09ses otages
00:40:10ou alors
00:40:11un hélicoptère
00:40:12de l'armée
00:40:13les plus hautes autorités
00:40:14sont là pour les accueillir
00:40:15président de la République
00:40:17ministre des affaires étrangères
00:40:19là c'est lors de la libération
00:40:20de nos quatre confrères
00:40:22qui étaient retenus
00:40:22par Daesh
00:40:24en Syrie
00:40:25il y a leur famille aussi
00:40:27que fait la République
00:40:28dans ce moment là
00:40:28en fait ce que fait la République
00:40:30c'est qu'elle accueille
00:40:31elle recueille
00:40:32ceux qui ont été capturés
00:40:33et au fond
00:40:34elle demande pardon
00:40:35elle leur dit
00:40:36qu'ils n'ont pas été oubliés
00:40:38que tout a été fait
00:40:39pour obtenir
00:40:40leur libération
00:40:42écoutez à ce sujet
00:40:43ce que disait
00:40:43ce même François Hollande
00:40:45lorsqu'il a accueilli
00:40:46d'autres otages
00:40:47qui cette fois-ci
00:40:48revenaient du Niger
00:40:49c'était en 2013
00:40:50et il résumait très bien
00:40:51les choses
00:40:51je veux également
00:40:53m'adresser aux familles
00:40:54des otages
00:40:56qui sont encore retenus
00:40:57et aussi à vous
00:40:59vous dire que
00:41:01nous devons tout faire
00:41:02pour obtenir
00:41:03leur libération
00:41:04et ce qui suppose
00:41:07discrétion
00:41:08et solidarité
00:41:11solidarité
00:41:11oui évidemment
00:41:12et discrétion
00:41:13c'est ça qui est souvent
00:41:14le plus dur à vivre
00:41:15pour les familles
00:41:16c'est le manque d'informations
00:41:18sur leurs proches
00:41:19le manque d'informations
00:41:19de où en est-on
00:41:21dans les négociations
00:41:21et là-dessus
00:41:22le Quai d'Orsay
00:41:23mais aussi
00:41:24le ministère des affaires étrangères
00:41:26et les services secrets
00:41:27et la présidence
00:41:28reste le plus discret
00:41:29évidemment
00:41:29parce que c'est nécessaire
00:41:31pour mener à bien
00:41:32ces négociations
00:41:33mais pour ces familles
00:41:34c'est extrêmement difficile
00:41:35alors il y a évidemment
00:41:36cette volonté
00:41:36de mobiliser les opinions
00:41:38pour que l'on n'oublie pas
00:41:39c'est là où on voit
00:41:41comme ça a été le cas
00:41:42pour Cécile Collère
00:41:43et Jacques Paris
00:41:43des portraits d'otages
00:41:45affichés sur les lieux publics
00:41:46sur des mairies
00:41:47ou là sur les grilles
00:41:48de l'Assemblée nationale
00:41:51et puis souvenez-vous aussi
00:41:52ce rituel
00:41:53qui au moment des années 80
00:41:54lors de la captivité
00:41:56des otages français au Liban
00:41:58s'était invité
00:42:00dans le journal télévisé
00:42:01chaque jour
00:42:03on redisait
00:42:04le nombre de jours
00:42:05de captivité
00:42:06de ces otages
00:42:08décrire une libération
00:42:10c'est extrêmement difficile
00:42:11en préparant cette chronique
00:42:14je suis retombé
00:42:15sur la libération
00:42:17justement
00:42:17de ces otages
00:42:18du Liban
00:42:19Jean-Paul Kofnan
00:42:20Marcel Carton
00:42:22Marcel Fontaine
00:42:23les deux diplomates
00:42:24c'était le 4 mai 1988
00:42:27peut-être parce qu'il parlait
00:42:29de ses amis
00:42:30Philippe Gasso
00:42:31a trouvé les mots
00:42:32au juste
00:42:32je n'ai rien entendu de mieux
00:42:33je n'aurais sans doute
00:42:34rien écrit de mieux
00:42:36c'est pour ça que je vous propose
00:42:37de l'écouter
00:42:38à son arrivée
00:42:39Jean-Paul Kofman
00:42:40a une hésitation
00:42:41une fraction de seconde
00:42:42il ne reconnaît pas
00:42:43son fils Grégoire
00:42:44et 3 ans
00:42:45c'est une éternité
00:42:47pour un enfant
00:42:47quand son père
00:42:48est parti en reportage
00:42:49au Liban
00:42:49il avait 11 ans
00:42:50aujourd'hui
00:42:51il en a 14
00:42:52les retrouvailles
00:42:53ont été très dignes
00:42:54presque trop
00:42:55comme si des amis
00:42:56se retrouvaient
00:42:57après une longue absence
00:42:58la gêne peut-être
00:43:00d'avoir changé
00:43:00vieilli
00:43:01et de n'avoir plus
00:43:02qu'un passé lointain
00:43:03en commun
00:43:04seuls les enfants
00:43:05qui ont pendant 3 ans
00:43:06rêvé les retrouvailles
00:43:07laissent passer
00:43:08leur trop plein de chagrin
00:43:09ce sont 3 années
00:43:10de larmes et d'angoisse
00:43:11qui passent la bonde
00:43:13il va falloir du temps
00:43:14pour se reconnaître
00:43:15mais c'est fait
00:43:16les familles sont à nouveau réunies
00:43:18les journalistes retrouvent
00:43:19un des leurs
00:43:20enlevé sur la route
00:43:21de l'aéroport
00:43:22à Beyrouth
00:43:23Liborne
00:43:24et ça ne pas reconnaître
00:43:25un fils
00:43:25à sa libération
00:43:27c'est évidemment
00:43:27quelque chose
00:43:28qu'aucun rituel républicain
00:43:30ne pourra jamais réparer
00:43:31merci Olivier
00:43:32on passe à la question
00:43:33qui fâche
00:43:42une vague sismique
00:43:43ce sont les mots
00:43:44employés ce matin
00:43:45par le ministre
00:43:46de l'éducation
00:43:47Edouard Geffray
00:43:47pour évoquer le fait
00:43:49que d'ici 10 ans
00:43:50il y aura
00:43:501 700 000 élèves
00:43:53en moins à l'école
00:43:54ça tombe sous le sens
00:43:55en fait
00:43:55les bébés
00:43:56que nous ne faisons pas
00:43:57aujourd'hui
00:43:58n'iront pas
00:43:59à l'école demain
00:43:59alors comment l'école
00:44:01doit-elle s'adapter
00:44:02à ces petites chaises vides
00:44:03et bien on va essayer
00:44:04d'y répondre avec vous
00:44:05Pierre-Henrié
00:44:05bonsoir
00:44:06député Horizon de Vendée
00:44:08merci d'être là
00:44:09aux côtés de Rodrigo Arenas
00:44:10bonsoir
00:44:11député La France Insoumise
00:44:12de Paris
00:44:13ex-vice-président
00:44:14de la FCPE
00:44:15la fédération de parents d'élèves
00:44:16et nous sommes aussi
00:44:18avec Gurvane Le Gallet
00:44:18qui est journaliste
00:44:19au Nouvel Obs
00:44:20en charge de la rubrique
00:44:21éducation
00:44:21il va être un peu
00:44:23l'arbitre de vos débats
00:44:24je compte sur vous
00:44:25Gurvane
00:44:26c'est Johan Delera
00:44:27qui vous pose la question
00:44:27qui fâche
00:44:28regardez
00:44:32dans cette école parisienne
00:44:33une classe de maternelle
00:44:35et une autre de primaire
00:44:36devraient fermer
00:44:36à la rentrée prochaine
00:44:38incompréhensible
00:44:39pour les parents d'élèves
00:44:40il y a parfois
00:44:40des classes qui sont
00:44:41suroccupées
00:44:42où on a beaucoup plus
00:44:43d'élèves
00:44:43que d'enseignants
00:44:44ou d'encadrants
00:44:45et c'est des mesures
00:44:46qu'on ne comprend pas
00:44:47et je pense que
00:44:48ça dessert en fait
00:44:49la qualité de l'enseignement
00:44:50pour nos enfants
00:44:51au total
00:44:52172 classes
00:44:53pourraient disparaître
00:44:54rien que dans
00:44:55l'académie de Paris
00:44:55en cause
00:44:56la baisse
00:44:57de la natalité
00:44:58le nombre d'élèves
00:44:59dans la capitale
00:45:00pourrait chuter
00:45:00de 30%
00:45:01d'ici 2035
00:45:02si le nombre
00:45:04d'élèves par classe
00:45:04devient trop faible
00:45:06il y a un moment
00:45:07où les considérations
00:45:08économiques
00:45:09doivent être prises en compte
00:45:10ben non
00:45:11au contraire
00:45:11il y a moins d'enfants
00:45:12tant mieux
00:45:13ça fait moins d'enfants
00:45:14par classe
00:45:15et ça fait plus de facilité
00:45:16d'apprentissage
00:45:17c'est plus facile
00:45:18si elles entendent
00:45:20l'argument démographique
00:45:21les associations
00:45:22de parents d'élèves
00:45:23se mobilisent
00:45:24pour éviter
00:45:24la fermeture
00:45:25des deux classes
00:45:26une décision
00:45:27qui ne prend pas en compte
00:45:28la spécificité
00:45:29de l'école
00:45:29elle accueille
00:45:3029 élèves
00:45:31en situation
00:45:32de handicap
00:45:32qui nécessite
00:45:33un suivi renforcé
00:45:34pourquoi notre école
00:45:36qui a des vraies
00:45:37spécificités
00:45:37est impactée
00:45:38plus que d'autres
00:45:39qui sont peut-être
00:45:40moins en besoin
00:45:42que nous
00:45:42on a l'impression
00:45:42qu'ils prennent des chiffres
00:45:43sur un tableur Excel
00:45:44et ils se disent
00:45:45bon ben là
00:45:46hop on coupe
00:45:47et puis ça va plus loin
00:45:48que ça
00:45:48un manque de transparence
00:45:49derrière la réalité
00:45:50implacable des chiffres
00:45:52avec le recul
00:45:53de la natalité
00:45:54la France devrait perdre
00:45:55auprès d'un million
00:45:56sept cent mille élèves
00:45:57en 2035
00:45:59quasiment 14%
00:46:00de moins sur dix ans
00:46:01je pense qu'il va falloir
00:46:02que collectivement
00:46:03on arrive
00:46:04à sortir
00:46:05d'un déni démographique
00:46:06entre un élève
00:46:07qui est aujourd'hui
00:46:08en petite section maternelle
00:46:09et un élève
00:46:09qui passe le baccalauréat
00:46:11il y a juste
00:46:1225% de naissance
00:46:13en moins
00:46:14ça veut dire
00:46:15qu'on perd une génération
00:46:16tous les quatre ans
00:46:17pour coller
00:46:18à la trajectoire démographique
00:46:19le gouvernement
00:46:20veut diminuer
00:46:20graduellement
00:46:21le nombre de classes
00:46:22en France
00:46:22à commencer
00:46:23par la rentrée prochaine
00:46:25selon un syndicat
00:46:26d'enseignants
00:46:26rien que dans le primaire
00:46:28trois à quatre mille classes
00:46:29vont bientôt disparaître
00:46:30ce qui nous amène
00:46:31à la question qui fâche
00:46:33la chute de la démographie
00:46:34justifie-t-elle à elle seule
00:46:36de fermer des classes
00:46:37par milliers
00:46:38Pierre-Henrié
00:46:39est-ce que ça justifie
00:46:41de fermer des classes
00:46:42de ne pas être
00:46:43dans le dédine démographique
00:46:45comme le dit
00:46:46le ministre de l'éducation
00:46:47et en même temps
00:46:48de s'adapter aussi
00:46:50à cette baisse
00:46:51de la natalité
00:46:52qui va faire
00:46:53que 1,7 millions
00:46:54mille élèves
00:46:54ne seront pas à l'école
00:46:55dans dix ans ?
00:46:56Effectivement
00:46:56je crois qu'aujourd'hui
00:46:58on fait le constat
00:46:59que cette démographie
00:47:00est structurelle
00:47:02et pénalise fortement
00:47:04le maillage territorial
00:47:05de nos écoles
00:47:06pour autant
00:47:08quand on voit
00:47:09le nombre de fermetures
00:47:10de postes
00:47:11et de classes
00:47:12elle est bien moindre
00:47:13par rapport
00:47:14à la baisse
00:47:15beaucoup plus importante
00:47:16du nombre d'élèves
00:47:17et moi ce que je constate
00:47:19c'est qu'entre 2014
00:47:22et aujourd'hui
00:47:23on a eu
00:47:24un taux d'encadrement
00:47:26qui s'est amélioré
00:47:27on est passé
00:47:28de 21 élèves
00:47:29par enseignant
00:47:30à seulement
00:47:3119 élèves
00:47:32par enseignant
00:47:33et donc en vérité
00:47:34le problème des moyennes
00:47:35c'est qu'elles ne concernent personne
00:47:37et que
00:47:37et tout le monde en même temps
00:47:38on a tous des enfants
00:47:39autour de nous
00:47:40il n'y en a pas un
00:47:40qui est dans une classe
00:47:41à 19 élèves je crois
00:47:43c'est-à-dire
00:47:43cette réalité
00:47:44des classes à 20 élèves
00:47:45quand il y a une moyenne
00:47:46ça veut dire
00:47:46qu'il y en a au moins 50%
00:47:48en tout cas une médiane
00:47:48il y a au moins 50%
00:47:49qui sont en dessous
00:47:50et 50% au-dessus
00:47:51la moyenne c'est pas la médiane
00:47:52attention
00:47:52mais ce que je veux dire
00:47:54c'est qu'il y a beaucoup
00:47:54beaucoup beaucoup de parents
00:47:55qui ne constatent pas
00:47:56une baisse du nombre d'élèves
00:47:57dans les classes aujourd'hui
00:47:58et c'est normal
00:47:59on se focalise seulement
00:48:00sur les fermetures
00:48:02là où évidemment
00:48:03quand
00:48:04il y a des maintiens de poste
00:48:05malgré
00:48:06une baisse
00:48:07du nombre d'élèves
00:48:08là forcément
00:48:09personne ne dit rien
00:48:10et pourtant
00:48:11la qualité d'encadrement
00:48:12s'améliore
00:48:13donc
00:48:13ce qu'il faut regarder
00:48:14c'est quand même
00:48:15au niveau global
00:48:16puisque là il s'agit
00:48:17d'une politique globale
00:48:18après c'est sûr que
00:48:19par école
00:48:20et au vu notamment
00:48:22en territoire
00:48:22dans les territoires ruraux
00:48:24du nombre d'écoles
00:48:25avec seulement
00:48:26deux classes
00:48:27parfois une classe unique
00:48:28là effectivement
00:48:29le sujet devient
00:48:30de plus en plus compliqué
00:48:31et je comprends
00:48:32l'ensemble des parents d'élèves
00:48:33qui s'offusquent
00:48:35à juste
00:48:36sans doute
00:48:37des fermetures de classes
00:48:39Rodrigo Arenas
00:48:40on a tous vu venir
00:48:42cette vague sismique
00:48:43elle est aujourd'hui chiffrée
00:48:44mais on se doutait bien
00:48:45qu'avec la baisse
00:48:46de la natalité
00:48:47il y aurait un moment
00:48:47une baisse des élèves
00:48:49à l'école
00:48:49qu'est-ce que vous préconisez ?
00:48:51écoutez moi j'y vois
00:48:52au contraire
00:48:52un tsunami d'opportunité
00:48:55il y a aujourd'hui
00:48:57un réel besoin
00:48:58de prendre soin des enfants
00:48:59notamment à leur sortie
00:49:00du Covid
00:49:00et avec l'arrivée
00:49:01du technologique
00:49:02qui s'appelle
00:49:03les outils numériques
00:49:03qui met un mal
00:49:05psychiquement les enfants
00:49:06et qui a besoin
00:49:06d'une attention supplémentaire
00:49:07on a
00:49:08et ça va peut-être
00:49:09vous étonner
00:49:10que je vous dise ça
00:49:10mais quand j'étais
00:49:11ancien dirigeant associatif
00:49:13de parents d'élèves
00:49:14nous avons salué
00:49:15par exemple
00:49:15le dédoublement
00:49:16des CP, CE1
00:49:17notamment dans les repérés plus
00:49:19nous avons considéré
00:49:20à l'époque
00:49:20il fallait l'étendre
00:49:21au-delà
00:49:22de ces considérations
00:49:24des catégories
00:49:24socio-professionnelles
00:49:25des parents
00:49:25parce que tous les enfants
00:49:26avaient besoin
00:49:27de cette attention
00:49:28des adultes
00:49:28et nous nous pensons
00:49:29en tout cas moi je pense
00:49:30qu'au contraire
00:49:31nous avons une opportunité
00:49:32non seulement de dédoubler
00:49:34les classes
00:49:35avec davantage d'enseignants
00:49:37pour les élèves
00:49:37donc de diminuer les effectifs
00:49:39pourquoi pas de renouveler
00:49:41ces expériences
00:49:41qui sont fructueuses
00:49:42souvent évidemment
00:49:43sous l'autorité
00:49:44d'un chef d'établissement
00:49:45et d'un rectorat
00:49:46de mettre deux adultes
00:49:47dans une classe
00:49:47parce que sortir
00:49:48de l'isolement d'un enseignant
00:49:50quand c'est difficile
00:49:50de gérer une classe
00:49:51notamment quand vous avez
00:49:52des enfants à besoin particulier
00:49:53et que les AESH viennent à manquer
00:49:55et bien avoir deux adultes
00:49:56ça permet justement
00:49:57de souffler
00:49:57pendant la journée
00:49:58c'est une opportunité
00:49:59que nous avons là-dessus
00:50:00et vous savez en réalité
00:50:01les chiffres sont têtus
00:50:02et au-delà des moyennes
00:50:03mais il y a des moyennes
00:50:04qui existent
00:50:04la France n'est pas une bonne élève
00:50:07la moyenne des pays
00:50:08de l'OCDE
00:50:08c'est on va dire
00:50:106% élèves
00:50:11et en France
00:50:12nous sommes à 8
00:50:13donc la marge augmente
00:50:15et ce que Edouard Jeffrey
00:50:16ne dit pas
00:50:16c'est qu'il ne tient pas compte
00:50:17notamment des enseignants
00:50:18qui vont partir à la retraite
00:50:19et qui nécessitent
00:50:20d'être remplacés
00:50:20et donc dans les chiffres
00:50:21qu'il annonce
00:50:22ils sont en trompe-l'œil
00:50:24concrètement
00:50:24dans les faits
00:50:25que lui-même établit
00:50:26dans l'interview
00:50:26qu'il accorde ce matin
00:50:27à nos confrères du Parisien
00:50:28aujourd'hui en France
00:50:29la question lui est posée
00:50:30sur les suppressions
00:50:31sur le départ à la retraite
00:50:32de 300 000
00:50:33c'est ce qui est chiffré
00:50:34300 000 enseignants
00:50:35à la retraite
00:50:36d'ici 5 ans
00:50:37c'est ça
00:50:38ça aussi ça fait partie
00:50:39de l'équation
00:50:39ça veut dire que
00:50:41quand il annonce
00:50:42avec ses mots
00:50:43une vague sismique
00:50:44qui permet de justifier
00:50:45des fermetures de classes
00:50:45donc finalement
00:50:46d'utiliser cette opportunité
00:50:48de baisse démographique
00:50:49pour finalement
00:50:50garder un statut quo
00:50:51d'encadrement
00:50:52et bien il ne tient pas compte
00:50:53de cette évolution
00:50:54sur le temps long
00:50:54donc il compare
00:50:55des chiffres sur le temps long
00:50:56sans tenir compte
00:50:57de ce qui va arriver
00:50:58sur le temps long
00:50:58qui sont notamment
00:50:59les départs à la retraite
00:51:00pour le coup
00:51:01il n'est pas là
00:51:02pour s'en défendre
00:51:03mais il dit clairement
00:51:04il faut se poser
00:51:04autour d'une table
00:51:06réfléchir à ce que doit être
00:51:06l'offre scolaire
00:51:07sur le territoire
00:51:08à long terme
00:51:08c'est une question
00:51:09qu'on ne s'est jamais
00:51:10complètement posée
00:51:11ce n'est pas exact
00:51:13cette question a déjà été posée
00:51:14depuis de nombreuses années
00:51:15cet effet ciseau
00:51:16qui aujourd'hui est mis en oeuvre
00:51:17date de plus de 10 ans
00:51:18d'ailleurs vous allez avoir
00:51:19Govain Le Guélec
00:51:20qui a eu à l'époque
00:51:21le monopole
00:51:22on va dire
00:51:23l'exclusivité
00:51:24d'un sondage
00:51:25que nous avions fait
00:51:25avec la FCPE
00:51:26avec le journal
00:51:27dans lequel il est journaliste
00:51:28qui déjà posait cette question là
00:51:29et déjà mettait en place
00:51:30les stratégies des parents
00:51:31pour faire en sorte
00:51:32de mettre leurs enfants
00:51:33dans les meilleures conditions
00:51:34pour s'offrir un avenir
00:51:36donc moi je pense
00:51:36au contraire
00:51:37que l'annonce qui est faite
00:51:38n'est pas de nature
00:51:39à rassurer les parents
00:51:40elle n'est pas de nature
00:51:41à rassurer
00:51:42notamment la difficulté
00:51:43des enseignants
00:51:43à faire leur métier aujourd'hui
00:51:44qui est extrêmement précarisé
00:51:45et d'ailleurs ça marque
00:51:47aussi le fait
00:51:47qu'il ne croit pas
00:51:48en tout cas le ministre
00:51:49le président de la République
00:51:50quand il parle
00:51:51de réarmement démographique
00:51:52lui il anticipe au fait
00:51:53que ce réarmement
00:51:54n'aura pas lieu
00:51:54et donc il anticipe le fait
00:51:55qu'il n'y aura pas
00:51:56davantage d'enfants en France
00:51:58et je pense que c'est une erreur
00:51:59notamment au regard
00:52:00des citoyens géopolitiques
00:52:01parce que la France
00:52:02va accueillir
00:52:02notamment ce qu'on appelle
00:52:03des réfugiés climatiques
00:52:04c'est une évidence
00:52:05et nous serons très heureux
00:52:06de les accueillir en France
00:52:07notamment nous avons accueilli
00:52:09les enfants d'Ukraine
00:52:09peut-être pas à hauteur
00:52:10d'un million et demi
00:52:10pardon ?
00:52:11peut-être pas à hauteur
00:52:12d'un million et demi
00:52:12non pas certainement
00:52:14je l'espère
00:52:14j'espère que la situation
00:52:15ne fera pas cela
00:52:16mais en tout cas
00:52:17les conflits qui s'annoncent
00:52:18sont le cas
00:52:18et j'ai pu témoigner
00:52:20à l'époque
00:52:20de beaucoup d'écoles
00:52:21qui ont accueilli
00:52:21nos enfants des enfants
00:52:22ukrainiens
00:52:23c'est notre honneur
00:52:23c'est notre gloire
00:52:24et en l'occurrence
00:52:25ces situations
00:52:25vont s'agontier
00:52:27donc abîmer l'école
00:52:28de ce point de vue là
00:52:29n'est pas une bonne
00:52:31façon de faire
00:52:32et je pense que
00:52:32les opportunités sont là
00:52:34il convient de les tenir
00:52:35avoir plus d'enseignants
00:52:36c'est quand même
00:52:37plutôt bien pour la France
00:52:38Gervan Le Galec
00:52:38ce qu'on a du mal
00:52:39à comprendre
00:52:39dans les propos
00:52:40d'Edouard Geffray
00:52:41c'est qu'il pose un problème
00:52:43sans apporter de solution
00:52:44pour le moment
00:52:45en disant
00:52:45il faut qu'on en discute
00:52:50Oui
00:52:50mais en fait
00:52:51il y a un débat
00:52:52qui est assez caricatural
00:52:53on a donc
00:52:54cette déprise démographique
00:52:55avec
00:52:56deux solutions
00:52:57soit la solution
00:52:59rêvée de Bercy
00:52:59qui est en fait
00:53:01de répercuter tout
00:53:01sur le nombre
00:53:02de professeurs
00:53:03réduire drastiquement
00:53:04le nombre de professeurs
00:53:05et faire d'énormes économies
00:53:06dans un contexte budgétaire
00:53:07qui est compliqué
00:53:08et puis la solution
00:53:10idéale
00:53:10de Rodrigo Arenas
00:53:11ou des syndicats enseignants
00:53:13qui serait dire
00:53:13on garde le même nombre
00:53:14d'enseignants
00:53:15mais on réduit
00:53:16drastiquement
00:53:16le nombre d'élèves
00:53:18par classe
00:53:18on fait aussi
00:53:19plus d'accompagnement
00:53:20plus de remplacement
00:53:22et évidemment
00:53:23la solution
00:53:25c'est un problème
00:53:26en fait
00:53:26ça sera ni
00:53:27la première option
00:53:28ni la deuxième
00:53:29on sera plutôt
00:53:30sur un curseur
00:53:31on va essayer
00:53:31de trouver
00:53:32un équilibre
00:53:33entre les deux
00:53:33mais moi
00:53:34ce qui m'intéresse
00:53:35et forcément
00:53:36il faut essayer
00:53:37de trouver
00:53:39une position médiane
00:53:41je pense quand même
00:53:42et ce qui m'intéresse
00:53:43et qui n'a pas été évoqué
00:53:45c'est qu'il y a
00:53:46une deuxième question
00:53:47derrière
00:53:47c'est un peu
00:53:47un sujet tiroir
00:53:49et ce qui est intéressant
00:53:50dont ce dit
00:53:51Édouard Jeffrey
00:53:51c'est qu'on va peut-être
00:53:52inverser la logique
00:53:53et regarder d'abord
00:53:53les besoins
00:53:54des territoires
00:53:55avant de décider
00:53:59des effectifs
00:54:00qui seront envoyés
00:54:01sur chaque pays
00:54:03parce que la France
00:54:04le système scolaire français
00:54:06se singularise
00:54:07par ces énormes
00:54:08inégalités
00:54:08sociales et territoriales
00:54:10et les effectifs
00:54:11on parle de moyenne globale
00:54:13France
00:54:13mais on a vu
00:54:15un reportage à Paris
00:54:16alors c'est vrai
00:54:16qu'à Paris
00:54:17il y a une énorme
00:54:18chute de la démographie
00:54:19qui a déjà commencé
00:54:20depuis 10 ans
00:54:21Paris va perdre
00:54:2230% de ses élèves
00:54:23d'ici
00:54:23voilà
00:54:25mais en même temps
00:54:26on a fait
00:54:26mais en même temps
00:54:27à Paris
00:54:27il n'y a eu que 13%
00:54:28de diminution des classes
00:54:30alors vous aviez déjà
00:54:3122% de diminution
00:54:33des effectifs
00:54:34c'est-à-dire qu'on a fait
00:54:35un effort
00:54:35pour atténuer
00:54:36et en même temps
00:54:37en Seine-Saint-Denis
00:54:38que je connais très bien
00:54:39Rodrigo Arenas
00:54:40en Seine-Saint-Denis
00:54:41la population est restée
00:54:42stable depuis 10 ans
00:54:43et par contre là
00:54:44on a diminué
00:54:45les classes de 5%
00:54:46c'est-à-dire qu'on est allé
00:54:46prendre des moyens
00:54:47en Seine-Saint-Denis
00:54:48pour essayer d'amortir
00:54:50un peu la baisse démographique
00:54:52à Paris
00:54:53et ça
00:54:53ça s'est fait
00:54:54ça s'est fait un peu en douce
00:54:56et je pense que
00:54:57se mettre autour d'une table
00:54:58mettre les chiffres
00:54:59territoire par territoire
00:55:01secteur aussi
00:55:02secondaire
00:55:03primaire
00:55:04privé
00:55:04public
00:55:05et regarder comment tout ça évolue
00:55:06c'est plutôt sain
00:55:08au lieu de baisser
00:55:09les effectifs
00:55:10de manière un peu homogène
00:55:12et de reproduire
00:55:13voire d'accentuer
00:55:14les inégalités
00:55:15qui on le sait tous
00:55:16sont extrêmement fortes
00:55:18Pierre-Henrié
00:55:19Gurvan Le Guélec le disait
00:55:21Paris va perdre 30%
00:55:22de ses élèves d'ici 10 ans
00:55:23mais nis seulement 12%
00:55:24donc ce qu'on comprend
00:55:25c'est que qu'on soit
00:55:25en ville ou à la campagne
00:55:26aucune solution
00:55:27ne pourra être nationale
00:55:28et il se trouve
00:55:29que vous êtes l'auteur
00:55:30d'une proposition de loi
00:55:31qui sera présentée demain
00:55:33et qui vise à encadrer
00:55:35les regroupements
00:55:36pédagogiques intercommunaux
00:55:37pour garantir
00:55:38l'égalité d'accès
00:55:39à l'école
00:55:40en milieu rural
00:55:42RPI
00:55:42rappelez-nous d'abord
00:55:43comment fonctionnent
00:55:44les RPI
00:55:44pour ceux qui ne vivent pas
00:55:45à la campagne
00:55:46alors il y a deux types
00:55:47de RPI
00:55:49ceux qui sont
00:55:52mutualisés
00:55:52de manière
00:55:53où les communes
00:55:54transfèrent la compétence
00:55:56au niveau
00:55:56de l'intercommunalité
00:55:57à ce moment-là
00:55:58on appelle ça
00:55:59des RPI institutionnels
00:56:00et puis il y a
00:56:01les RPI
00:56:02qui là sont
00:56:03la volonté des communes
00:56:05de deux
00:56:05trois communes
00:56:06parfois plus
00:56:06qui ne sont pas forcément
00:56:07dans une intercommunalité
00:56:08mais qui décident
00:56:09d'avoir une école en commun
00:56:10c'est ça exactement
00:56:11et donc
00:56:12l'objectif
00:56:13puisqu'en fait
00:56:14aujourd'hui
00:56:15le code de l'éducation
00:56:16ne reconnaît pas
00:56:17les regroupements
00:56:17pédagogiques intercommunaux
00:56:18il n'y a rien
00:56:19dans la loi
00:56:20qui encadre
00:56:20donc l'objectif
00:56:22c'est de pouvoir
00:56:23définir les RPI
00:56:24à la fois les conventions
00:56:25entre les collectivités
00:56:27parce qu'en fait
00:56:27de plus en plus
00:56:28au vu des tensions
00:56:29de la démographie scolaire
00:56:30et bien vous avez
00:56:31une compétition
00:56:32entre maires ruraux
00:56:34pour essayer d'inscrire
00:56:35son élève
00:56:36dans son école
00:56:37plutôt que dans
00:56:38l'école voisine
00:56:38cette compétition
00:56:39elle n'est pas saine
00:56:40et puis de plus en plus
00:56:42de contentieux
00:56:43sur le financement
00:56:44aussi
00:56:46des communes
00:56:47de la dotation
00:56:48forfaitaire
00:56:48et donc l'objectif
00:56:49c'est de pouvoir
00:56:50donner un cadre clair
00:56:51éviter aussi
00:56:52cette compétition
00:56:53et plutôt être
00:56:54dans la coopération
00:56:54que l'ensemble
00:56:56des élus
00:56:56puissent travailler
00:56:57en commun
00:56:58sur une définition
00:56:59du maillage
00:57:00territorial
00:57:01Rodrigo Arenas
00:57:02vous votez
00:57:02pour cette proposition
00:57:03de loi ?
00:57:04En fait
00:57:05vous voyez
00:57:06dans l'argumentation
00:57:06que vient faire
00:57:07mon collègue
00:57:07il y a les deux pendants
00:57:08il y a celui
00:57:09des regroupements
00:57:10qui sont pour des raisons
00:57:11économiques
00:57:11parce que les collectivités
00:57:12territoriales
00:57:13les mairies
00:57:13en l'occurrence
00:57:13n'ont pas les moyens
00:57:15de maintenir une école
00:57:16et celles qui le font
00:57:17parce que c'est une orientation
00:57:18éducative et pédagogique
00:57:19parce que ça correspond
00:57:20à un projet territorial
00:57:20c'est le cas des cités
00:57:22éducatives par exemple
00:57:22qui sont au milieu urbain
00:57:23dans lequel vous coopérez
00:57:24avec un pilotage du collège
00:57:26jusqu'en maternelle
00:57:26sur un projet éducatif
00:57:27sur un bassin
00:57:28donc ça
00:57:29ça me paraît
00:57:29tout à fait
00:57:31entendable
00:57:31à condition que ce soit
00:57:32l'éducation nationale
00:57:33qui donne son dernier mot
00:57:35sauf que la réalité
00:57:35n'est pas celle-là
00:57:36en réalité
00:57:37l'éducation nationale
00:57:37les rectorats
00:57:38ou les DSDEN
00:57:39ne s'opposent jamais
00:57:40à ce qu'un maire
00:57:41construise cela
00:57:42et en général
00:57:43ça se traduit comment ?
00:57:44Au fait que c'est la ville
00:57:44la plus grosse
00:57:45qui absorbe les plus petites
00:57:47et je pense que ce n'est pas
00:57:48souhaitable de ce point de vue-là
00:57:49il y a des écoles aujourd'hui
00:57:50qui sont à petits effectifs
00:57:51dans des petites communes
00:57:52et nous savons que
00:57:53dans ces communes-là
00:57:54il y a un enjeu aussi
00:57:54de survie du village
00:57:56ou de la petite commune
00:57:57qui se lie justement
00:57:58à l'extense de l'école
00:57:59donc cette dimension pédagogique
00:58:00Une école qui ferme
00:58:00c'est un village qui meurt ?
00:58:02Pardon ?
00:58:02Une école qui ferme
00:58:03c'est un village qui meurt ?
00:58:04En tout cas
00:58:05c'est ce qui est entendu
00:58:06culturellement dans notre pays
00:58:07c'est-à-dire que
00:58:08quand il n'y a pas d'école
00:58:08il n'y a pas d'enfants
00:58:09et donc il n'y a pas d'enfants
00:58:10il n'y a pas d'investissement
00:58:11sur l'avenir
00:58:12et donc on n'a pas cette perspective
00:58:13sur le temps long
00:58:14donc oui c'est une réalité
00:58:15j'ai envie de dire
00:58:15d'investissement dans une commune
00:58:17et aussi d'investissement des élus
00:58:18parce que quand vous êtes
00:58:19maire d'une commune
00:58:20vous savez qu'elle va
00:58:21plus ou moins disparaître
00:58:22parce qu'il n'y a plus d'enfants
00:58:22bon le cœur à l'ouvrage
00:58:24est un peu moindre
00:58:24et un maire ne se résume pas
00:58:25à organiser les lagages
00:58:26des propriétés
00:58:28c'est quelque chose
00:58:28de sérieux la politique
00:58:29en tout cas je le pense
00:58:30notamment dans les petites communes
00:58:31qui doivent aujourd'hui
00:58:32être générées
00:58:32mais en tout cas
00:58:33qu'elle se soit
00:58:34dans le cadre des RPI
00:58:35qui à mon sens
00:58:36doit être une motivation
00:58:37éducative et pédagogique
00:58:38et pas pour gérer
00:58:39le manque de ressources
00:58:40il y a une question centrale
00:58:41qui n'est pas réglée
00:58:42dans cette situation
00:58:43que le problème numéro 1
00:58:44de l'éducation nationale
00:58:45et qui ne sera pas réglé
00:58:46qui sera accentué
00:58:47par l'orientation actuelle
00:58:48qui sont les absences
00:58:49non remplacées
00:58:49et cette situation
00:58:50elle va de la banlieue urbain
00:58:51comme au milieu rural
00:58:52c'est-à-dire que
00:58:53quand vous avez des abseignants
00:58:54qui ne sont pas absents
00:58:55y compris pour des raisons
00:58:56tout à fait entendables
00:58:57et prévisibles
00:58:57comme une grossesse
00:58:58par exemple ou une maladie
00:58:59et bien il n'y a pas
00:59:01de groupe d'enseignants
00:59:02pour les remplacer
00:59:02donc ça ne réglera pas
00:59:03cette situation
00:59:04c'est pour ça que je vous dis
00:59:05que c'est une opportunité
00:59:06que d'avoir plus d'enseignants
00:59:07on met tout sur la table
00:59:09on met tout sur la table
00:59:11première réunion
00:59:11avec les syndicats
00:59:12le 21 avril
00:59:13c'est déjà à l'agenda
00:59:15donc on aura
00:59:16évidemment l'occasion
00:59:17d'en reparler
00:59:18parler de l'école
00:59:19évidemment
00:59:20merci à vous deux
00:59:21vous restez là
00:59:21parce que tout de suite
00:59:22c'est Bourbon Express
00:59:22c'est le journal
00:59:23de l'Assemblée Nationale
00:59:24avec Marco Pommier
00:59:25et je salue Gurvan Le Guélec
00:59:26je le remercie
00:59:27d'avoir été avec nous
00:59:28ce soir
00:59:28merci beaucoup Gurvan
00:59:30tout de suite
00:59:30c'est Marco Pommier
00:59:36bonsoir Marco
00:59:37bonsoir Adeline
00:59:38ABCDE
00:59:38on ne retourne pas à l'école
00:59:40on va parler
00:59:42du Nutri-Score
00:59:42ABCDE
00:59:43c'est les lettres
00:59:44du Nutri-Score
00:59:44et il se trouve
00:59:45qu'il y a une proposition
00:59:45de loi transpartisane
00:59:47qui veut rendre
00:59:48l'affichage du Nutri-Score
00:59:49obligatoire
00:59:50sur tous les produits alimentaires
00:59:51oui vous l'avez déjà
00:59:52forcément vu
00:59:53en faisant vos courses
00:59:54ce code couleur
00:59:56qui classe les produits alimentaires
00:59:58de A à E
00:59:59selon leur composition
01:00:00et leur apport nutritionnel
01:00:02le Nutri-Score
01:00:03a été mis en place
01:00:04en France en 2017
01:00:05sur la base du volontariat
01:00:07aujourd'hui
01:00:08la socialiste
01:00:09Sandrine Runel
01:00:10veut le rendre
01:00:10obligatoire
01:00:11sur tous les produits alimentaires
01:00:13et sur les publicités
01:00:14c'est un outil
01:00:15assez simple
01:00:16en fait
01:00:17pour comprendre
01:00:17ce qu'on met
01:00:18dans nos assiettes
01:00:19son efficacité
01:00:21elle est également prouvée
01:00:2257% des consommateurs
01:00:24ont déjà modifié
01:00:25leurs achats
01:00:25grâce à ce Nutri-Score
01:00:28et selon Sandrine Runel
01:00:30le Nutri-Score
01:00:31ne change pas seulement
01:00:32le comportement
01:00:33des consommateurs
01:00:34mais aussi celui
01:00:34des industriels
01:00:35qui adaptent parfois
01:00:36leurs recettes
01:00:37moins de sucre
01:00:38moins de sel
01:00:38moins de gras
01:00:39pour Agnès Panier-Unacher
01:00:40cette proposition de loi
01:00:42c'est un projet
01:00:43de liberté
01:00:45chacun est libre
01:00:45de sa consommation alimentaire
01:00:47et il ne s'agit pas
01:00:48d'être moralisateur
01:00:49d'aucune façon
01:00:50par contre
01:00:51on met les cartes sur table
01:00:53et on donne une clé de lecture
01:00:54des recettes
01:00:56des ingrédients
01:00:57de notre alimentation
01:00:59ça ne devrait faire peur
01:01:00à personne
01:01:01la transparence
01:01:03et si jamais
01:01:04les entreprises
01:01:04ne jouent pas le jeu
01:01:05elles devront payer
01:01:06pénaliser
01:01:07par une taxe
01:01:08de 2%
01:01:09sur leur chiffre
01:01:10d'affaires français
01:01:10reste à savoir
01:01:11quand le texte
01:01:12pourra être examiné
01:01:13dans un calendrier
01:01:14parlementaire surchargé
01:01:15reste à savoir
01:01:16si le Roquefort
01:01:17se laissera faire
01:01:18par ailleurs
01:01:18parce qu'on se souvient
01:01:19que les fromages
01:01:20les charcuteries
01:01:21protestaient justement
01:01:22parce que forcément
01:01:23les AOP et IGP
01:01:24seront exclus
01:01:25de cette proposition
01:01:27de loi normalement
01:01:27Pierre-Henrié ?
01:01:29Écoutez
01:01:29il se trouve que
01:01:30dans ma circonscription
01:01:31j'ai Fleury Michon
01:01:31qui est très connu
01:01:32du grand public
01:01:33qui a été
01:01:34un des pionniers
01:01:36en matière
01:01:36de Nutri-Score
01:01:38et d'affichage
01:01:39auprès du consommateur
01:01:40donc je pense
01:01:41que c'est effectivement
01:01:42un travail qu'il peut faire
01:01:43mais il faut faire attention
01:01:44effectivement
01:01:44parce que des aliments
01:01:45ça se consomme
01:01:46avec d'autres produits
01:01:48et donc il faut aussi
01:01:49faire attention
01:01:50à la facilité
01:01:51de la marque
01:01:53Nouvelle séance
01:01:54de questions
01:01:54au gouvernement
01:01:54cet après-midi
01:01:55mon cher Marco
01:01:56avec la France Insoumise
01:01:56qui a dénoncé
01:01:57un acharnement judiciaire
01:01:59et médiatique
01:01:59contre Rima Hassan
01:02:00L'eurodéputé
01:02:01entendu la semaine dernière
01:02:03par la police judiciaire
01:02:04de Paris
01:02:05pour apologie du terrorisme
01:02:07après l'un de ses tweets
01:02:08de nombreuses informations
01:02:09sur sa garde à vue
01:02:10avaient fuité
01:02:11dans la presse
01:02:12Rima Hassan
01:02:13a donc porté plainte
01:02:14pour violation
01:02:15du secret de l'enquête
01:02:16en visant notamment
01:02:18le porte-parole
01:02:19du ministère
01:02:20de la justice
01:02:20qui selon
01:02:21le canard enchaîné
01:02:22aurait échangé
01:02:23avec plusieurs journalistes
01:02:25sur le contenu
01:02:26de cette garde à vue
01:02:26cet après-midi
01:02:27l'insoumis Thomas Porte
01:02:29a dénoncé
01:02:30un scandale d'état
01:02:31En 2026
01:02:32c'est au plus haut niveau
01:02:34de l'état
01:02:34par la voix
01:02:35du porte-parole
01:02:36de votre ministère
01:02:37monsieur Darmanin
01:02:37qu'une campagne
01:02:38de calomnie politique
01:02:39contre la première force
01:02:40d'opposition du pays
01:02:41a été planifiée
01:02:42organisée
01:02:43et orchestrée
01:02:43de manière convenue
01:02:44Aujourd'hui
01:02:45vous avez une responsabilité politique
01:02:47nous demandons
01:02:48la démission
01:02:48du porte-parole
01:02:49de votre ministère
01:02:50et des explications claires
01:02:51sur les violations
01:02:51du secret de l'instruction
01:02:54Réponse immédiate
01:02:55de Gérald Darmanin
01:02:56l'inspection générale
01:02:57de la justice
01:02:58a été saisie
01:02:59le ministre
01:03:00qui a aussi dénoncé
01:03:01les commentaires
01:03:02antisémites
01:03:03contre le porte-parole
01:03:04du ministère
01:03:04de la justice
01:03:05commentaire publié
01:03:06sous les tweets
01:03:07du député insoumis
01:03:09Encore un putain de juif
01:03:11encore un suppôt
01:03:12d'Israël
01:03:12ce n'est plus possible
01:03:14il faut les dégager
01:03:15de nos institutions
01:03:16j'imagine
01:03:16qu'ils vouent
01:03:17une allégeance
01:03:18inconditionnelle
01:03:19à un état
01:03:20génocidaire
01:03:21il y en a plus
01:03:21de 300 comme ça
01:03:22oui monsieur le député
01:03:24j'ai fait mon travail
01:03:25faites le vote
01:03:26et condamnez
01:03:27l'antisionisme
01:03:28et l'antisémitisme
01:03:29qui est devant
01:03:31Et de son côté
01:03:32le porte-parole
01:03:32du ministère
01:03:33de la justice
01:03:33a porté plainte
01:03:34pour injure
01:03:35antisémite
01:03:36inacceptable
01:03:36je cite
01:03:37et pour diffamation
01:03:38après la plainte
01:03:39de Rima Hassan
01:03:40Et on termine Marco
01:03:41avec la commission
01:03:42d'enquête
01:03:42sur l'audiovisuel public
01:03:44ça y est
01:03:44clap de fin aujourd'hui
01:03:45c'était la dernière audition
01:03:46Oui celle de Delphine Ernot
01:03:47la présidente
01:03:48de France Télévisions
01:03:49audition marquée
01:03:50notamment par cette bataille
01:03:51de chiffres
01:03:52entre elle
01:03:53et le rapporteur
01:03:54Charles Aloncle
01:03:55à propos du coût
01:03:56de France Télévisions
01:03:57pour les français
01:03:58N'essayez pas
01:03:59de détourner les chiffres
01:04:01entre l'année
01:04:01où vous êtes arrivé
01:04:02en 2015
01:04:02et la dernière année
01:04:04validée par la cour des comptes
01:04:05il y a eu une augmentation
01:04:05de 136 millions
01:04:06de dotations publiques
01:04:08est-ce que vous vous attestez
01:04:09de ces chiffres
01:04:09validés par la cour des comptes ?
01:04:11Je vais vous dire un truc
01:04:12moi ça fait 30 ans
01:04:13que je manage
01:04:14les entreprises
01:04:14d'accord ?
01:04:15Donc je commence
01:04:16à mal le prendre
01:04:17parce que je prends ça
01:04:18pour de la diffamation
01:04:19quand je suis arrivée
01:04:20en 2015
01:04:21l'entreprise
01:04:22elle était depuis
01:04:233 ans en déficit
01:04:25de 2015 à 2025
01:04:26j'ai ramené
01:04:28l'équilibre
01:04:28dans cette entreprise
01:04:29France Télévisions
01:04:31coûte aujourd'hui
01:04:32600 millions d'euros
01:04:33de moins aux français
01:04:34qu'il y a 10 ans
01:04:35Prochaine étape
01:04:37donc la remise
01:04:38du rapport
01:04:39Charles Aloncle
01:04:40qui doit rendre
01:04:40ses conclusions
01:04:41d'ici la fin du mois
01:04:43N'éteignez pas les lumières
01:04:44a dit Delphine Ernot
01:04:45devant la commission
01:04:47pour convaincre une dernière fois
01:04:47les députés
01:04:48de ne pas toucher
01:04:48à les obligés
01:04:49le public
01:04:49C'était son dernier mot
01:04:50C'était son dernier mot
01:04:51Merci Marco
01:04:52Merci d'avoir été ce soir
01:04:53sur le plateau
01:04:54de Chaque Voix Compte
01:04:54Merci Julien Olivier
01:04:56Cette émission est rediffusée
01:04:57tout à l'heure
01:04:57à 23h30
01:04:58vous la retrouvez également
01:04:59sur lcp.fr
01:05:00Nous revenons demain
01:05:01en direct à 19h30
01:05:02tout de suite
01:05:03c'est Debats Doc
01:05:03avec Jean-Pierre Gracien
01:05:04passez une excellente soirée
01:05:05à demain
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