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  • il y a 2 jours
À LA UNE / Cadmium : un poison invisible dans nos assiettes
Ce mercredi 25 mars l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme, « une surexposition de la population française au cadmium par l'alimentation ». Ce métal toxique s'accumule dans l'organisme et favorise le développement des cellules cancéreuses, altère la fertilité, augmente le risque cardiovasculaire et altère le fonctionnement des reins. Selon l'expertise, il faudrait 10 à 30 ans pour éliminer la moitié de la teneur en cadmium absorbé par les corps. « L'agriculture intensive utilise des engrais phosphatés qui en contiennent, entrent dans le sol puis remontent dans la plante. Le cadmium est un métal d'une agressivité incroyable et nous en mangeons matin, midi et soir » détaille Pierre Souvet, médecin. De toutes les sources de contamination, l'alimentation explique « jusqu'à 98% de l'imprégnation au cadmium », à travers des produits du quotidien aussi courants que le pain, les viennoiseries, les pâtes, le riz ou les pommes de terre. « Les niveaux français sont jusqu'à trois ou quatre fois supérieurs à ceux d'autres pays comme la Belgique, l'Angleterre ou l'Italie », relève la toxicologue Géraldine Carne, coordinatrice de l'étude de l'Anses. En réponse à cette expertise, le ministère de l'Agriculture a annoncé un abaissement des limites maximales de cadmium dans les engrais phosphatés de 90 milligrammes par kilogramme actuellement autorisés en France, à 60 mg/kg en 2027. Or, dès 2019, l'Anses préconisait d'appliquer « dès que possible » une limite de 20 mg/kg. Comment expliquer la présence de ce métal dans nos assiettes et comment y remédier ?

Invités :
- Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime,
- Antoine Beau, journaliste santé à L'Express,
- Géraldine Carne, coordinatrice de l'expertise sur le Cadmium.

Chroniques :
« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » par Clément Méric

LA QUESTION QUI FÂCHE / Enseignement à la Défense : l'école doit-elle être préparée à la guerre ?
Ce jeudi 26 mars a été examiné, lors de la journée d'initiative parlementaire réservée au groupe Les Démocrates, une proposition de loi portée par Christophe Blanchet visant à inscrire un enseignement obligatoire à la défense nationale dans le Code de l'éducation. Estimant que « la défense nationale est l'affaire de tous », Christophe Blanchet souhaite ancrer cet apprentissage dans le temps scolaire. Afin de permettre à chaque jeune de comprendre la mission des armées, les conditions de la souveraineté et la place du citoyen dans la stratégie de défense, le député souhaite que, de la classe de 6e à la terminale, chaque matière puisse se saisir pleinement de ces enjeux. « Ce texte est une catastrophe ! Il est inacceptable car il participe à une militarisation de notre jeunesse et à une banalisation de la guerre dans notre société », proteste Soumya Bourouaha, députée communiste de Seine-Saint-Denis. De meurs côtés, les syndicats enseignants ont signé un communiqué

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Transcription
00:00:06Générique
00:00:07...
00:00:23Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP, canal 8.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats en direct de l'Assemblée Nationale
00:00:32avec encore un duo inédit pour m'accompagner ce soir.
00:00:35La sémiologue Mariette Darigrand est là. Bonsoir Mariette.
00:00:38Sarah Deligne.
00:00:38Et c'est Clément Méry qui est aussi avec nous ce soir.
00:00:41Bonsoir Adélie, ravi d'être là.
00:00:42Merci à vous d'être là Clément.
00:00:44C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans Chaque Voix Compte un poison invisible dans
00:00:49nos assiettes, le cadmium.
00:00:51L'ANSES, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, publie une expertise approfondie
00:00:56sur l'exposition des Français à ce métal lourd, naturellement présent dans nos sols.
00:01:02Et c'est l'alimentation qui est clairement la principale cause d'exposition.
00:01:06Le pain, les pâtes, les céréales.
00:01:08Faut-il bannir certains aliments ?
00:01:10Quels sont les dangers réels pour notre santé ?
00:01:12Eh bien nous en parlons ce soir avec Géraldine Carme.
00:01:14Bonsoir.
00:01:15Vous êtes chef de projet scientifique et coordinatrice de cette enquête de l'ANSES.
00:01:19Merci d'être là ce soir pour nous expliquer tout ça.
00:01:22Benoît Biteau, bonsoir.
00:01:24Bonsoir à vous.
00:01:24Député écologiste de Charente-Maritime et rapporteur d'une proposition de loi
00:01:28qui vise justement à protéger notre alimentation des contaminations au cadmium.
00:01:33Et bonsoir Antoine Beau.
00:01:34Merci d'être là, vous êtes journaliste santé à L'Express.
00:01:38Mariette Darigrand, quel est votre mot du jour ce soir ?
00:01:41Alors Adeline, on entend beaucoup parler de Nouvelle-France depuis dimanche soir.
00:01:45Je pense que c'est un bon concept de com'.
00:01:47Est-ce que c'est un bon concept politique ? Je ne sais pas.
00:01:49Vous nous direz ça tout à l'heure.
00:01:50Dans la deuxième partie de chaque voix, on me place à la question qui fâche question
00:01:53ce soir sur l'enseignement à la Défense nationale dès la classe de 6e
00:01:57que veut instaurer une proposition de loi portée par le Modem
00:02:01et qui est défendue ce soir à l'Assemblée nationale.
00:02:03Est-ce bien là le rôle de l'école ?
00:02:05Eh bien nous en débattrons tout à l'heure avec Christophe Blanchet qui est député Modem
00:02:08et qui est rapporteur de cette proposition de loi.
00:02:10Et avec Louis Boyard, député de la France Insoumise du Val-de-Marne,
00:02:13farouche opposant à ce texte.
00:02:15Et Clément Méric, vous aussi, vous allez nous éclairer sur ce sujet ce soir.
00:02:20Oui, ça va faire réagir vos débatteurs de la question qui fâche je pense
00:02:23puisque je vais vous emmener au début de la 3e République
00:02:25pour vous faire découvrir les bataillons scolaires.
00:02:28Ça alors, on a hâte d'entendre ça.
00:02:29Vous pouvez vous aussi interroger nos invités et nos experts
00:02:32ou nous faire part de vos réflexions.
00:02:33Vous flashez le petit QR code qui est là.
00:02:35Et c'est Clément Méric qui a la tablette magique ce soir.
00:02:37C'est lui qui est chargé de nous transmettre tous vos messages.
00:02:40Bourbon Express aussi, tout à l'heure, avec Marco Pommier,
00:02:43le journal de l'Assemblée nationale.
00:02:45Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:47Installez-vous confortablement.
00:02:48Chaque voix compte, c'est parti.
00:02:55Générique
00:02:57Je vais vous proposer un petit retour dans le passé si vous voulez bien.
00:03:00Souvenez-vous de vos cours de physique chimie.
00:03:03Le tableau périodique des éléments.
00:03:05Vous vous rappelez ?
00:03:06C'est ce tableau qui organise tous les éléments chimiques
00:03:09en 18 colonnes et 7 lignes.
00:03:11Et à la case 48, souvenez-vous,
00:03:13CD, le cadmium, un métal lourd
00:03:16dont on n'avait plus entendu parler
00:03:18depuis la classe de seconde de M. Filiolle,
00:03:20mais qui fait la une de l'actualité
00:03:22en raison de ce rapport de l'ANSES
00:03:24sur notre exposition réelle au cadmium.
00:03:27Alors pour ceux qui ont séché les cours à l'époque,
00:03:30petit rappel très utile, signé Hélène Bonduelle.
00:03:37Le cadmium, à l'image du plomb, du cuivre ou encore du mercure,
00:03:42ce métal lourd est naturellement présent dans les sols.
00:03:45Mais sa concentration peut être accentuée
00:03:47par les activités humaines et notamment l'agriculture.
00:03:51On en trouve surtout dans les fertilisants
00:03:54et les engrais phosphatés.
00:03:56Des sols agricoles contaminés
00:03:58qui vont à leur tour contaminer les aliments
00:04:00via les racines des plants.
00:04:03Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire,
00:04:05notre contamination au cadmium
00:04:07provient ainsi à 98% de notre alimentation.
00:04:11On en trouve principalement
00:04:13dans les céréales, le pain,
00:04:15les viennoiseries et les pâtisseries,
00:04:17mais aussi les pâtes,
00:04:19le riz, le blé,
00:04:21les pommes de terre et certains légumes.
00:04:22Les Français sont en réalité
00:04:25surexposés à ce métal toxique
00:04:27qui peut avoir des conséquences
00:04:29très graves sur la santé.
00:04:30Ça va de l'insuffisance cardiaque,
00:04:32ça c'est donc un lien avéré,
00:04:34jusqu'à l'insuffisance rénale des cancers
00:04:37et en particulier le cancer du pancréas.
00:04:40Si l'ANSES alerte une nouvelle fois,
00:04:43c'est qu'une grande partie des sols français
00:04:45est contaminée au cadmium,
00:04:47avec plus ou moins de concentration
00:04:49selon les régions.
00:04:50L'agence recommande donc
00:04:53d'abaisser urgentement
00:04:54les teneurs en cadmium
00:04:55dans les engrais pendus sur les champs.
00:04:59Géraldine Carnes,
00:05:00vous qui êtes donc la coordinatrice
00:05:02de cette expertise de l'ANSES sur le cadmium,
00:05:04d'abord, qu'est-ce qui a conduit l'ANSES
00:05:06à mener cette expertise ?
00:05:09Alors, depuis 2011,
00:05:10l'ANSES étudie le cadmium
00:05:12et constate déjà une surexposition
00:05:15de la population française au cadmium
00:05:17par son alimentation.
00:05:19Parallèlement, il y a aussi
00:05:20deux études de biosurveillance
00:05:22qui ont été conduites en France
00:05:23et ces études montrent
00:05:25une évolution de l'imprégnation humaine
00:05:28de la population française au cadmium.
00:05:30Ce qui a conduit l'ANSES
00:05:31à mener cette expertise,
00:05:33c'est de pouvoir identifier
00:05:34des leviers d'action
00:05:36qui permettraient de réduire
00:05:37dans la durabilité
00:05:38l'exposition au cadmium,
00:05:40notamment dans une optique
00:05:41de freiner cette dynamique
00:05:43d'évolution constatée
00:05:45pour l'exposition
00:05:46de la population française au cadmium.
00:05:48On va revenir sur tous ces leviers
00:05:49d'action dont vous parliez,
00:05:51mais il y a eu ces derniers mois
00:05:52de nombreuses études
00:05:54qui ont fait état effectivement
00:05:55d'une exposition préoccupante
00:05:56des Français.
00:05:57L'idée, donc, c'était vraiment
00:05:58de rassembler des données scientifiques,
00:06:00de remettre l'Église
00:06:00au milieu du village
00:06:01et d'évaluer l'exposition globale
00:06:04au cadmium
00:06:05tout au long de la vie, c'est ça ?
00:06:07Tout à fait.
00:06:08En fait, l'objectif,
00:06:08c'était vraiment de pouvoir
00:06:09faire une étude inédite
00:06:12en tenant compte
00:06:13de toutes les données réactualisées
00:06:15et pour la première fois
00:06:16de pouvoir évaluer
00:06:17toutes les sources d'exposition
00:06:19au cadmium pour la population,
00:06:21c'est-à-dire de considérer
00:06:22l'exposition par l'alimentation,
00:06:25par l'air, par la poussière,
00:06:27mais aussi par des produits
00:06:28de consommation
00:06:28ou encore le tabachisme.
00:06:31Donc, c'est la première fois
00:06:32qu'on a étudié
00:06:34l'exposition totale au cadmium.
00:06:36Et donc, ce que dit votre rapport,
00:06:38c'est qu'en dehors du tabagisme
00:06:39qui reste la première cause
00:06:41de contamination au cadmium
00:06:42pour un fumeur,
00:06:43la principale source
00:06:44pour toute la population,
00:06:46celle qui ne fume pas,
00:06:47c'est l'alimentation.
00:06:48Bien sûr.
00:06:49Ce qu'il est constaté,
00:06:50c'est vraiment l'alimentation
00:06:51qui explique notre exposition au cadmium.
00:06:54On voit très clairement
00:06:55que pour la population générale,
00:06:57donc non fumeuse,
00:06:58que l'alimentation contribue
00:06:59à hauteur de 98%.
00:07:01Mais alors, pourquoi le cadmium
00:07:03se retrouve dans nos aliments ?
00:07:05Par quel processus ?
00:07:06Alors, tout d'abord,
00:07:07il faut savoir en fait
00:07:08que le cadmium,
00:07:09il est présent naturellement
00:07:10dans les sols.
00:07:11Donc, cela est lié
00:07:12à la nature de la roche-mer du sol.
00:07:15Donc, certains types de sols
00:07:16peuvent être plus contaminés
00:07:17en cadmium que d'autres.
00:07:19Et d'autre part,
00:07:20les activités humaines
00:07:22peuvent apporter du cadmium
00:07:23dans les sols.
00:07:24Et notamment,
00:07:24certaines activités agricoles
00:07:26par l'utilisation
00:07:27de certains engrais
00:07:29ou matières fertilisantes.
00:07:30Et de ce fait,
00:07:31le cadmium qui est apporté
00:07:33dans le sol
00:07:34et du fait de sa présence
00:07:35dans le sol,
00:07:37le cadmium va être facilement
00:07:38absorbé par les racines
00:07:40des végétaux.
00:07:40Et donc,
00:07:41ces végétaux vont se retrouver
00:07:42dans notre assiette.
00:07:43C'est pour ça qu'on parle
00:07:44des pâtes,
00:07:46du riz,
00:07:47des céréales,
00:07:48parce que ça passe
00:07:50de la terre à la plante.
00:07:51Oui.
00:07:51Et notamment le blé,
00:07:53par exemple ?
00:07:54Par exemple,
00:07:54le blé,
00:07:55les cultures céréalières
00:07:56ou tout ce qui est
00:07:57légumes tubercules
00:07:58peuvent également
00:08:00être contaminés
00:08:00par le cadmium.
00:08:01Ce qui a touché la terre
00:08:02à un moment, en fait ?
00:08:02En fait,
00:08:03comme le cadmium
00:08:04est présent naturellement
00:08:06et aussi lié
00:08:06aux activités humaines
00:08:07dans le sol,
00:08:08toutes les productions
00:08:10agricoles
00:08:11qui sont produites
00:08:12à l'intérieur du sol
00:08:13vont être en fait
00:08:14contaminées par le cadmium.
00:08:16Ce qui fait que ça peut
00:08:16toucher une large gamme
00:08:17de denrées alimentaires.
00:08:18Pourquoi est-ce que
00:08:19la population française
00:08:20est la plus contaminée
00:08:21d'Europe ?
00:08:22Effectivement,
00:08:22il est constaté
00:08:23dans l'étude
00:08:24que la population française
00:08:25a des niveaux
00:08:26trois à quatre fois
00:08:27supérieurs
00:08:27par rapport
00:08:28à ceux observés
00:08:29dans les autres
00:08:30pays européens.
00:08:31Alors,
00:08:31il y a plusieurs hypothèses
00:08:32qui sont émises.
00:08:33Déjà,
00:08:33une des premières hypothèses,
00:08:35ce sont des habitudes
00:08:37de consommation
00:08:38qui peuvent être différentes
00:08:39avec une évolution
00:08:40des habitudes
00:08:41de consommation observées
00:08:42avec une augmentation,
00:08:44par exemple,
00:08:44de la consommation
00:08:45de certains biscuits
00:08:46sucrés et salés.
00:08:47Mais la seconde hypothèse
00:08:48est plutôt liée
00:08:49à la contamination
00:08:50des denrées alimentaires
00:08:51sur lesquelles
00:08:52elles sont produites
00:08:53à partir de terres
00:08:54qui peuvent être
00:08:55plus contaminées
00:08:56par le canium,
00:08:57liées à une utilisation
00:08:59historique et actuelle
00:09:01plus importante
00:09:02des engrais minéraux
00:09:03phosphatés
00:09:04en France,
00:09:05engrais qui peuvent
00:09:06provenir de sources
00:09:06d'approvisionnement
00:09:08à teneur en canium
00:09:09plus élevées.
00:09:09Par ailleurs,
00:09:10en plus des engrais,
00:09:11on a aussi l'utilisation
00:09:12de certaines matières
00:09:13fertilisantes
00:09:14comme par exemple
00:09:15l'épandage
00:09:16de bouts de stations
00:09:16d'épuration
00:09:17ou des flancs
00:09:18des vages
00:09:18qui sont épendus
00:09:19dans une logique
00:09:20de gestion de déchets
00:09:21peuvent aussi expliquer
00:09:23l'apport en canium
00:09:24sur les sols
00:09:26et donc tout ça
00:09:26peut expliquer
00:09:27la contamination
00:09:28des denrées alimentaires
00:09:29et une exposition
00:09:30à terme plus élevé
00:09:31de la population française.
00:09:33Et ce que révèle
00:09:33votre expertise,
00:09:35c'est que les enfants
00:09:36sont plus imprégnés
00:09:37que les adultes.
00:09:38Effectivement,
00:09:39on observe en fait
00:09:40une proportion significative
00:09:42des enfants
00:09:42plus importante
00:09:43que des adultes
00:09:44qui peuvent être
00:09:45à risque d'effets indésirables
00:09:47dans le futur
00:09:48pour leur santé.
00:09:49Cela s'explique
00:09:50par le fait
00:09:51que les expositions
00:09:52journalières calculées
00:09:53pour les enfants
00:09:54sont similaires
00:09:54à ceux des adultes
00:09:55rapportées avec
00:09:56un poids corporel
00:09:57plus faible
00:09:58et puis on a tenu compte
00:10:00aussi de paramètres
00:10:01physiologiques
00:10:02donc on est face
00:10:03à des organismes
00:10:04qui sont en développement
00:10:05donc les enfants
00:10:06sont une population
00:10:07plus sensible
00:10:08ce qui explique
00:10:09la proportion
00:10:10plus importante
00:10:11observée
00:10:12pour les enfants.
00:10:13Autre question,
00:10:14est-ce qu'il y a
00:10:14des aliments coupables ?
00:10:16Parce que l'UFC
00:10:16Que Choisir avait lancé
00:10:17une alerte
00:10:18il y a plusieurs mois
00:10:18sur le chocolat.
00:10:19Est-ce qu'il y a
00:10:20vraiment des aliments
00:10:21où on sait
00:10:22que ça va être
00:10:23des bombes de cadmium ?
00:10:24Alors,
00:10:25il y a des aliments
00:10:26qui sont plus contaminés
00:10:28que d'autres
00:10:28par le cadmium.
00:10:29On évoque
00:10:30le cas du chocolat,
00:10:32il y a aussi
00:10:32les abats,
00:10:33les produits de la mer
00:10:34mais ils sont globalement
00:10:35moins consommés
00:10:37par la population française.
00:10:39Donc,
00:10:39en revanche,
00:10:40il y a des amateurs,
00:10:41c'est vrai,
00:10:42de chocolat
00:10:42mais il y a des aliments
00:10:44qui sont contaminés
00:10:46par le cadmium
00:10:47mais qui sont globalement
00:10:48plus consommés.
00:10:49C'est ce qu'on a qualifié
00:10:50d'aliments contributeurs
00:10:52majeurs
00:10:53à notre exposition
00:10:54au cadmium
00:10:55et c'est le cas
00:10:55en l'occurrence
00:10:56des produits céréaliers
00:10:58ou la consommation
00:10:59de pommes de terre
00:11:00qui ressortent
00:11:01dans notre étude
00:11:02comme contributeurs
00:11:03majeurs
00:11:03de la population
00:11:04et cela
00:11:05quel que soit
00:11:05l'âge de la population.
00:11:07Comment je peux connaître
00:11:08moi ?
00:11:08Sur le chocolat,
00:11:09il y a quand même
00:11:09une nuance,
00:11:10c'est-à-dire que
00:11:10le chocolat africain
00:11:11est plutôt pauvre,
00:11:12enfin le cacao
00:11:13est plutôt pauvre
00:11:13en cadmium
00:11:14et le chocolat
00:11:15qui vient d'Amérique du Sud
00:11:15est plus chargé
00:11:16en cadmium.
00:11:17Alors,
00:11:17le cacao d'Amérique du Sud
00:11:18a effectivement
00:11:19lié à un sol
00:11:20qui peut contaminer
00:11:21en cadmium
00:11:22et donc va davantage
00:11:23concentrer le cadmium
00:11:25effectivement
00:11:25pour l'Amérique latine.
00:11:27Une autre question
00:11:28à la scientifique
00:11:28que vous êtes,
00:11:29si moi je veux connaître
00:11:30mon niveau de contamination
00:11:32en cadmium,
00:11:32je peux le faire comment ?
00:11:34Alors,
00:11:34il n'existe des moyens
00:11:35par les dépistages,
00:11:37donc le dépistage urinaire
00:11:39qui permet de détecter
00:11:41le cadmium
00:11:42et donc de connaître
00:11:43notre exposition.
00:11:45En revanche,
00:11:46en termes d'interprétation,
00:11:48donc on utilise
00:11:49des valeurs toxicologiques
00:11:50de référence
00:11:51qui sont pour le moment
00:11:52dérivées plutôt
00:11:53au niveau populationnel
00:11:54et pour lequel
00:11:54il est encore difficile
00:11:56d'interpréter les résultats
00:11:57au niveau individuel.
00:11:58Donc vous me dites
00:11:58que ça n'a pas d'intérêt
00:11:59que je sache
00:12:00mon taux de contamination
00:12:01au cadmium aujourd'hui ?
00:12:02C'est difficile
00:12:02de l'interpréter,
00:12:03par contre c'est un intérêt
00:12:04de connaître
00:12:05et de surveiller
00:12:06l'imprégnation
00:12:07de la population française
00:12:08et de le continuer
00:12:09dans le futur
00:12:10pour connaître
00:12:11les tendances d'évolution.
00:12:13C'est la dynamique
00:12:14qui est intéressante.
00:12:14Mais est-ce que cette étude
00:12:15elle existe ?
00:12:16Est-ce qu'aujourd'hui
00:12:16il y a un suivi au long cours ?
00:12:18Oui ?
00:12:18Il y a un suivi au long cours
00:12:19ce qu'on appelle
00:12:20des études de biosurveillance
00:12:21qui sont en l'occurrence
00:12:22conduites par Santé publique France
00:12:23qui permettent
00:12:24de faire ce suivi
00:12:25de la population
00:12:27donc par son imprégnation
00:12:28par des mesures biologiques.
00:12:29Benoît Bito, là on est vraiment
00:12:30sur le constat.
00:12:33On a beaucoup parlé
00:12:34depuis tout à l'heure
00:12:35des engrais.
00:12:36Est-ce qu'on sait dire
00:12:38la part des engrais phosphatés
00:12:40dans la contamination
00:12:40des sources ?
00:12:41On le disait,
00:12:42le cadmium
00:12:42il est présent naturellement
00:12:44et on dit
00:12:45mais son taux
00:12:47est renforcé
00:12:47par l'activité humaine
00:12:48et en particulier
00:12:50par les engrais phosphatés.
00:12:51Mais dans quelle proportion ?
00:12:53Oui, on a des données.
00:12:54Alors d'abord,
00:12:55moi avant de me lancer,
00:12:56je voulais vraiment
00:12:56remercier l'ANSES
00:12:57et Magali Carnes
00:12:58parce que le travail
00:12:59qu'ils font depuis
00:13:00plusieurs années maintenant
00:13:01et ce rapport-là précisément
00:13:02est particulièrement bien documenté
00:13:07et moi ce que j'aime bien
00:13:08dans ce rapport
00:13:08c'est qu'on a un état des lieux,
00:13:10un diagnostic
00:13:11et des propositions
00:13:12pour essayer d'avancer
00:13:13sur la sortie du cadmium
00:13:15dans notre alimentation.
00:13:16Donc vraiment,
00:13:17c'est très sincère,
00:13:18je voulais vraiment remercier
00:13:19l'ANSES
00:13:20pour ce travail-là
00:13:21parce qu'on en avait besoin.
00:13:22Le cadmium est réputé
00:13:23cancérogène depuis 1993.
00:13:25Cancérogène certain.
00:13:26Certain, depuis 1993.
00:13:27C'était la quantification.
00:13:28Et donc,
00:13:29en 33 ans après,
00:13:31on a encore une contamination
00:13:32au cadmium extrêmement importante.
00:13:34On a une dérogation
00:13:36pour l'utilisation
00:13:38des engrais phosphatés
00:13:39en France
00:13:40qui permet de sursoir
00:13:42à la réglementation européenne
00:13:43qui est à 60 mg par kilo.
00:13:45Nous, on a demandé 90 mg
00:13:47comme si ce n'était pas
00:13:48suffisamment dangereux
00:13:49pour des raisons géopolitiques
00:13:51mais peu importe.
00:13:52Et donc,
00:13:52pour répondre à votre question,
00:13:54aujourd'hui,
00:13:54effectivement,
00:13:55les sols
00:13:55parce qu'en fonction
00:13:56de la géologie
00:13:57de la roche-mer,
00:13:57on a des roches-mer
00:13:59plus ou moins riches
00:13:59en cadmium
00:14:00et donc,
00:14:00ça se retrouve dans les sols.
00:14:01Aujourd'hui,
00:14:02quand même,
00:14:02quand on travaille
00:14:03avec l'INRA,
00:14:04ils nous disent
00:14:04que 75% du cadmium
00:14:06qu'on retrouve
00:14:06sur les sols agricoles
00:14:08est issu
00:14:08des fertilisations
00:14:09liées au phosphate
00:14:10utilisées
00:14:11pour enrichir les sols.
00:14:12Donc là,
00:14:13on a quand même
00:14:14une explication...
00:14:15dans les terres cultivées.
00:14:16Et donc,
00:14:16on a une explication
00:14:18de la surincidence
00:14:19de ce cadmium
00:14:20sur les sols français
00:14:21par rapport aux nouveaux
00:14:21voisins belges,
00:14:22par rapport aux nouveaux
00:14:22voisins allemands
00:14:23parce qu'en France,
00:14:24on a utilisé
00:14:25des engrais phosphatés
00:14:26riches en cadmium
00:14:28dont l'origine
00:14:28est essentiellement marocaine.
00:14:30C'est un des gisements
00:14:30les plus importants au monde
00:14:31et pour des raisons géopolitiques,
00:14:33on a toujours privilégié
00:14:34l'approvisionnement marocain
00:14:35et donc,
00:14:36on a aujourd'hui
00:14:37des sols qui sont nettement
00:14:38plus chargés en cadmium.
00:14:40Et ça explique aussi,
00:14:41c'est le parallélisme des formes,
00:14:42ça explique aussi
00:14:43la raison pour laquelle
00:14:44la population française
00:14:45par rapport au reste
00:14:46de la population européenne
00:14:47est beaucoup plus impactée
00:14:49par le cadmium.
00:14:50Et il y a une difficulté
00:14:51et c'est la raison
00:14:51pour laquelle
00:14:52la proposition de l'ANSES
00:14:53est particulièrement pertinente,
00:14:54c'est que c'est le cadmium
00:14:56qu'on apporte
00:14:57de façon récurrente
00:14:58via les fertilisations
00:14:59chaque année
00:15:00qui alimente
00:15:01la contamination
00:15:03des productions agricoles,
00:15:04donc de la nourriture
00:15:05et donc du corps humain.
00:15:06C'est une question
00:15:07de biodisponibilité.
00:15:08Le cadmium qu'on apporte
00:15:09avec le phosphate
00:15:11au moment de la fertilisation
00:15:13est plus facilement biodisponible
00:15:15et donc migre
00:15:15plus facilement
00:15:16dans les plantes
00:15:17que celui qui est stocké
00:15:18dans les sols
00:15:18depuis très longtemps.
00:15:19Et donc,
00:15:19le vrai levier,
00:15:21le vrai levier,
00:15:22c'est celui de réduire
00:15:23la contamination
00:15:23en cadmium.
00:15:24On va y venir.
00:15:25Antoine Beau,
00:15:26si les gens ont entendu
00:15:27parler du cadmium
00:15:27ces derniers mois,
00:15:29c'est aussi parce que
00:15:29les représentants
00:15:30des médecins libéraux
00:15:31ont alerté l'an dernier
00:15:32sur la hausse
00:15:32des taux de cadmium
00:15:33dans l'organisme des Français
00:15:34qui serait à l'origine
00:15:36de l'augmentation
00:15:37des cancers du pancréas.
00:15:38Vous avez mené
00:15:38une longue étude,
00:15:39une longue enquête
00:15:40sur ce sujet.
00:15:41Qu'en est-il exactement ?
00:15:42Oui, ce que j'écris,
00:15:43c'est qu'en fait,
00:15:44on a focalisé
00:15:45l'attention sur ce sujet.
00:15:47Déjà, ce qu'il faut rappeler,
00:15:48c'est que ce n'est pas
00:15:48le problème de santé publique
00:15:50le plus démontré.
00:15:51Vous avez des conséquences
00:15:52pour la santé
00:15:53bien mieux établies
00:15:54dans les données scientifiques.
00:15:55Vous avez par exemple
00:15:56une forte toxicité
00:15:57sur les reins
00:15:58ou sur les os.
00:15:59Le cadmium, en fait,
00:16:00n'est pas évacué
00:16:00par l'organisme
00:16:01et va fragiliser ses organes
00:16:03et les contaminer
00:16:03et entraîner un sur-risque
00:16:05à plusieurs pathologies associées.
00:16:07Vous avez la question du cancer,
00:16:08mais dans ce cas-là,
00:16:08il faut dissocier deux cas.
00:16:10Vous avez des cancers
00:16:11qui sont liés, en fait,
00:16:13à une utilisation massive
00:16:14de ces produits phytosanitaires.
00:16:16Vous avez des agriculteurs.
00:16:17Des agriculteurs, donc,
00:16:18qui seront touchés ?
00:16:18Ils ont des litres
00:16:20de ces produits
00:16:22à leur contact.
00:16:23Contact direct.
00:16:24Bien sûr.
00:16:25Et à ce moment-là,
00:16:26c'est très démontré, en fait.
00:16:27Vous avez un risque de cancer
00:16:28qui est plus fort
00:16:29que dans le reste de la population.
00:16:29Il est reconnu
00:16:30en maladie professionnelle.
00:16:31Oui, tout à fait.
00:16:32Mais on a une seconde question
00:16:33qui est la question
00:16:34que tout le monde se pose,
00:16:35c'est est-ce que
00:16:35quand je mange, moi, mes pâtes,
00:16:37je vais avoir un cancer du pancréas ?
00:16:39Et là, la question,
00:16:40elle est plus délicate
00:16:41parce que vous avez des résidus
00:16:43qui sont en petite quantité
00:16:44et, en fait,
00:16:45vous parliez des cours
00:16:46de chimie et de physique.
00:16:48Je vous ai senti,
00:16:49vous aussi, traumatisé.
00:16:50Je ne sais pas pourquoi.
00:16:51Non, ça va.
00:16:52J'ai plutôt aimé, en vérité.
00:16:53Mais tout est une question
00:16:54de dose, en fait,
00:16:55de proportion.
00:16:56Et sur ça,
00:16:57les scientifiques peinent
00:16:57parce qu'on ne peut pas tester,
00:17:00on ne peut pas prendre,
00:17:01en fait, vous et moi,
00:17:02puis les mettre dans une étude
00:17:03et puis leur donner
00:17:04des aliments contaminés
00:17:04et puis voir ce qui se passe,
00:17:05évidemment.
00:17:06On va éviter.
00:17:06Oui, je ne vous le souhaite pas.
00:17:09Mais donc,
00:17:09on a un problème
00:17:10de méthode
00:17:12pour démontrer cet effet
00:17:13et, à l'heure actuelle,
00:17:15en fait,
00:17:15les études sont plutôt frileuses.
00:17:17Vous avez quelques associations
00:17:18statistiques
00:17:18qui laissent entendre,
00:17:20c'est des signaux faibles,
00:17:21qui laissent entendre
00:17:21qu'il peut y avoir
00:17:22un risque supplémentaire,
00:17:23mais ce n'est pas
00:17:24la première peur
00:17:26des scientifiques.
00:17:27Parce que Géraldine Garn,
00:17:28et il l'a bien dit,
00:17:29Antoine,
00:17:29le cadmium,
00:17:30il va s'accumuler
00:17:31dans notre corps
00:17:31tout au long de notre vie
00:17:33et on ne peut pas l'évacuer.
00:17:35Alors, effectivement,
00:17:35le cadmium,
00:17:37c'est un élément
00:17:38qui a la particularité
00:17:40de ce bio-accumulé
00:17:42dans l'organisme.
00:17:43Donc,
00:17:44on considère,
00:17:44en fait,
00:17:45qu'il faut 10 à 30 ans
00:17:46pour éliminer
00:17:47la moitié
00:17:48de la teneur
00:17:49en cadmium absorbée.
00:17:51Et donc,
00:17:51pour compléter...
00:17:52Il se stocke quelque part
00:17:53dans le corps ?
00:17:54Alors,
00:17:54il tend à se stocker
00:17:55essentiellement
00:17:56au niveau du rein.
00:17:57D'où les maladies rénales.
00:17:59D'où les maladies rénales
00:18:00où, à terme,
00:18:01à force d'être exposées
00:18:02de façon répétée,
00:18:04cela peut évoluer
00:18:05vers une insuffisance rénale.
00:18:07Et à l'an de 16,
00:18:08nous avons dérivé,
00:18:09à partir de données scientifiques,
00:18:12toxicologiques et épidémiologiques,
00:18:14des valeurs toxicologiques
00:18:15de référence.
00:18:16C'est-à-dire qu'ils permettent
00:18:17de faire la relation
00:18:19dose-réponse
00:18:20entre un effet observé,
00:18:23notamment au niveau
00:18:24de la population.
00:18:25Donc,
00:18:25c'est le cas
00:18:25pour des effets
00:18:26qui sont quand même
00:18:27bien identifiés
00:18:28pour les effets osseux
00:18:29et les effets rénaux.
00:18:30Identifiés comme les effets
00:18:32survenant à la plus faible dose
00:18:33d'exposition dans la population.
00:18:35Je vais poser une question bête,
00:18:36mais est-ce qu'il ne peut pas
00:18:37exister un médicament
00:18:38que pourraient créer
00:18:39les groupes pharmaceutiques
00:18:39pour nous permettre
00:18:40de l'éliminer de notre corps ?
00:18:42Je ne sais pas,
00:18:42une pilule aimantée,
00:18:44c'est un métal,
00:18:44je me dis,
00:18:45et on doit pouvoir
00:18:45l'évacuer d'une certaine façon,
00:18:47non ?
00:18:47Est-ce qu'il y a
00:18:48une piste de recherche là-dessus ?
00:18:50Il faudrait effectivement
00:18:52développer des pistes
00:18:53de recherche à ce sujet.
00:18:55Il peut y avoir
00:18:55ce qu'on appelle
00:18:56des chélateurs de métaux
00:18:57qui pourraient aider,
00:18:58mais vraiment,
00:19:00la solution,
00:19:01c'est de pouvoir agir
00:19:02à la source de contamination.
00:19:03C'est les fameux
00:19:04leviers d'action.
00:19:05On va en parler
00:19:06dans un instant.
00:19:06C'est un très bon chélateur.
00:19:07D'ailleurs,
00:19:08c'est la première homologation.
00:19:09Sa première homologation,
00:19:10c'est glyphosate,
00:19:11qui est chélateur
00:19:11de métaux lourds,
00:19:13qui a été utilisé
00:19:15et je pense que c'est
00:19:15une mauvaise idée
00:19:16que de proposer...
00:19:17On ne va pas garder
00:19:17cette proposition,
00:19:18M. Tau.
00:19:19C'était pour attirer
00:19:20votre attention
00:19:20sur toute la difficulté
00:19:22que j'ai avec les réponses
00:19:24technosolutionnistes.
00:19:24On doit s'attaquer aux causes.
00:19:26C'est ce que vient...
00:19:26C'est la source.
00:19:28Et c'est ça la vraie réponse.
00:19:29La source de contamination.
00:19:30On a une première remarque,
00:19:31plus qu'une question,
00:19:32de la part de Stéphane,
00:19:33qui dit qu'il serait judicieux
00:19:35de souligner
00:19:36que le bio consomme du cadmium.
00:19:39Il précise le sens
00:19:40de sa remarque.
00:19:40Il dit qu'en bio,
00:19:42on utilise du phosphate naturel
00:19:43qui est aussi source
00:19:44de contamination.
00:19:45Vous pouvez confirmer ?
00:19:46Tout à fait.
00:19:47Je vais répondre là-dessus.
00:19:49Je vous laisse peut-être...
00:19:50Non, d'accord.
00:19:51Ça faisait partie
00:19:52des questions
00:19:52de la deuxième partie.
00:19:53Ah, d'accord.
00:19:55Tout à fait.
00:19:55En tout cas,
00:19:56je confirme ces propos
00:19:57sur le fait
00:19:58que le phosphate naturel
00:20:00est utilisé également...
00:20:02Autorisé.
00:20:02Autorisé.
00:20:03En agriculture biologique.
00:20:06Donc, en fait,
00:20:06les denrées agricoles
00:20:08qui sont produites
00:20:08autant en agriculture conventionnelle
00:20:10qu'en agriculture biologique
00:20:12sont tout autant concernées
00:20:13par la contamination en cadmium,
00:20:15donc par l'apport
00:20:15de certains engrais,
00:20:16mais aussi d'autres matières fertilisantes.
00:20:19C'est-à-dire que consommer bio,
00:20:20en gros,
00:20:20ça ne protège pas
00:20:21de la contamination.
00:20:22C'est là où je vais intervenir.
00:20:23C'est là que vous voulez dire
00:20:25que ça a un intérêt confirmé ?
00:20:26Évidemment.
00:20:27C'est-à-dire que,
00:20:28en vérité,
00:20:29effectivement,
00:20:30les minéraux
00:20:31phosphatés
00:20:32naturels
00:20:33sont autorisés
00:20:33en agriculture biologique.
00:20:35C'est le même sujet
00:20:36que les pesticides.
00:20:36Ce n'est pas parce qu'ils sont autorisés
00:20:37qu'ils sont massivement utilisés.
00:20:39C'est-à-dire qu'il y a,
00:20:41au-delà des autorisations,
00:20:42des réflexes,
00:20:44des méthodes de travail
00:20:45qui ne sont pas les mêmes.
00:20:46C'est-à-dire qu'en agriculture conventionnelle,
00:20:47on a des pesticides
00:20:48et on les utilise.
00:20:49En agriculture conventionnelle,
00:20:50on a des engrais disponibles
00:20:53et on les utilise.
00:20:53En agriculture biologique,
00:20:55on est un peu dans la séquence
00:20:57éviter, réduire et compenser.
00:20:58C'est-à-dire qu'on cherche d'abord
00:21:00à éviter d'utiliser des molécules.
00:21:02Ensuite,
00:21:02quand on les utilise,
00:21:03on cherche à réduire au maximum
00:21:04l'utilisation.
00:21:05et effectivement,
00:21:07de temps en temps,
00:21:08on compense avec des molécules.
00:21:09Et donc,
00:21:10dans les faits,
00:21:11dans les faits,
00:21:13c'est possible de les utiliser
00:21:14mais on ne les utilise pas.
00:21:15Et donc,
00:21:16moi,
00:21:16le message que j'entends de l'ancès,
00:21:17c'est vigilance.
00:21:18C'est-à-dire que
00:21:20l'agriculture biologique,
00:21:21dans son cahier des charges,
00:21:22ne préserve pas du canium.
00:21:23En revanche,
00:21:24par les pratiques
00:21:25que retiennent
00:21:26les agriculteurs bio,
00:21:27il y a beaucoup moins de canium
00:21:28dans les sols bio.
00:21:29Il y a beaucoup moins de canium
00:21:30dans l'agriculture biologique.
00:21:32Et une étude...
00:21:32Donc ça a quand même un intérêt.
00:21:34L'analyse de métadonnées montre
00:21:35et ça c'est disponible aussi
00:21:37et l'alerte des médecins
00:21:39en 2025
00:21:39en avait fait la démonstration,
00:21:41c'est que 48% de...
00:21:43Il y a 48% de canium en moins
00:21:45dans l'alimentation bio.
00:21:47C'est la moitié.
00:21:49C'est la moitié.
00:21:49Donc,
00:21:50la première mesure,
00:21:51c'est enlever le canium
00:21:53des engrais phosphatés
00:21:54mais une des réponses immédiates,
00:21:56tout de suite,
00:21:56c'est consommer bio
00:21:57pour diviser par deux
00:21:58notre contamination.
00:21:59Vous allez voir que l'information
00:22:00n'est pas passée inaperçue
00:22:01auprès du grand public
00:22:02et vous allez même sans doute
00:22:03être étonné par les réponses
00:22:05que l'on a obtenues
00:22:05à la question.
00:22:06Est-ce que vous avez entendu
00:22:07parler du canium ?
00:22:08Reportage de Johan Delera
00:22:10et Eva Billon.
00:22:10Regardez.
00:22:14Sur ce marché parisien,
00:22:16de nombreux clients
00:22:17en ont déjà entendu parler.
00:22:18Oui,
00:22:19on en fait grand cas
00:22:20en ce moment
00:22:21du cas de mi-homme.
00:22:22Je sais simplement
00:22:23qu'il y a un sujet
00:22:24de santé publique aujourd'hui.
00:22:26De là à savoir
00:22:27ce que c'est exactement.
00:22:29Je ne sais pas.
00:22:30Est-ce que c'est quelque chose
00:22:31qui est dans la terre ?
00:22:32Ça sert à faire
00:22:33des pigments colorés rouges.
00:22:35C'est un métal.
00:22:37C'est dangereux.
00:22:38Dangereux pour la santé,
00:22:39oui,
00:22:39mais les conséquences
00:22:41ne sont pas bien identifiées.
00:22:42Dans les détails,
00:22:43non,
00:22:43mais je sais que c'est
00:22:44mal simple pour la santé.
00:22:45Quand on parle de gros risques,
00:22:46on a toujours peur
00:22:47du spectre du cancer.
00:22:49Un risque que certains relativisent.
00:22:52Il y a tellement plus
00:22:53de produits cancérigènes,
00:22:54il y a tellement de risques
00:22:55cardiovasculaires,
00:22:56tabac,
00:22:57amiant,
00:22:57etc.,
00:22:58soleil,
00:22:58que le cas de mi-homme,
00:22:59ça ne me paraît pas
00:23:00dans les top causes.
00:23:01D'autres, en revanche,
00:23:02sont prêts à changer
00:23:03leurs habitudes alimentaires.
00:23:05Il faut prendre soin
00:23:05de sa santé,
00:23:07il faut prendre soin
00:23:08de ce que l'on mange.
00:23:09Si on me disait
00:23:10que c'était bourré de calium
00:23:11et que c'était très mauvais,
00:23:13oui,
00:23:14je me différais.
00:23:16Les produits à base
00:23:17de céréales
00:23:17seraient parmi les plus riches
00:23:19en cadmium,
00:23:19comme le pain
00:23:20ou les pâtes.
00:23:21Là, en revanche,
00:23:22le sacrifice est moins évident.
00:23:24C'est des produits
00:23:25qu'on utilise beaucoup,
00:23:26donc remplacés
00:23:27par les pois chiches,
00:23:28je pense que c'est
00:23:29moins populaire.
00:23:30Vu que c'est plutôt
00:23:30régime sandwich le midi,
00:23:32j'aurais du mal
00:23:33à arrêter le pain.
00:23:34Le chocolat serait lui aussi
00:23:35riche en cadmium,
00:23:37trop pour ne plus en manger ?
00:23:38Non,
00:23:39ce n'est pas possible.
00:23:40C'est comme les pâtes.
00:23:42Je ne pourrais pas
00:23:42arrêter le chocolat tout de suite.
00:23:44Je me sens fou bien
00:23:44mourir de quelque chose.
00:23:45Si on écoute tout ce qu'on se dit
00:23:46sur la nourriture,
00:23:47soit on devient parano
00:23:48et on ne mange plus rien,
00:23:49soit on essaie quand même
00:23:51d'avoir des produits de qualité.
00:23:53Mais c'est important aussi
00:23:54de passer dès la psychose,
00:23:55ils ont raison.
00:23:57Géraldine Karn,
00:23:57on va parler tout de suite
00:23:58des leviers d'action,
00:23:59mais d'abord,
00:24:00autre question bête,
00:24:01je suis là pour ça aussi.
00:24:02Est-ce que si on élimine
00:24:04de son alimentation
00:24:04tout ce qui contient du cadmium,
00:24:05on a entendu les gens
00:24:06parler du pain,
00:24:07des pâtes,
00:24:07du chocolat,
00:24:08est-ce qu'on réussit
00:24:09à l'éliminer de notre corps ?
00:24:10En fait,
00:24:13déjà,
00:24:13ce qu'on recommande
00:24:14au niveau individuel
00:24:15pour pouvoir limiter
00:24:17notre exposition au cadmium,
00:24:19c'est déjà
00:24:19de diversifier son alimentation,
00:24:21donc varier les aliments,
00:24:23varier aussi ses sources
00:24:24d'approvisionnement
00:24:25parce que ça permet
00:24:26d'éviter d'être exposé
00:24:27de façon répétée au cadmium
00:24:29issu des mêmes sources
00:24:30d'approvisionnement.
00:24:31Il a été constaté
00:24:32que parmi les denrées
00:24:33qui contribuent le plus
00:24:35à notre exposition au cadmium,
00:24:36ça inclut des denrées
00:24:38à base de blé sucré et salé,
00:24:39donc qui présentent
00:24:40un intérêt nutritionnel
00:24:41plus faible.
00:24:42Donc,
00:24:42ce qu'on recommande,
00:24:43c'est de limiter
00:24:44pour le consommateur
00:24:45la consommation
00:24:46des denrées
00:24:47à base de blé sucré et salé,
00:24:48ensuite aussi
00:24:49de favoriser
00:24:50un rééquilibrage alimentaire
00:24:52en introduisant
00:24:53plus de légumineuses
00:24:54à la place
00:24:55de la consommation
00:24:56de pâtes.
00:24:57Mais l'action principale,
00:24:59c'est surtout
00:24:59une action collective
00:25:01à la source
00:25:02de contamination.
00:25:04C'est cette action
00:25:04qui permet
00:25:05de façon durable
00:25:06de diminuer
00:25:07la contamination des sols
00:25:08et donc
00:25:09de l'exposition.
00:25:10Est-ce qu'on peut
00:25:10décontaminer les sols ?
00:25:13Alors,
00:25:14à ce jour,
00:25:14en fait,
00:25:15il convient plutôt
00:25:15d'éviter
00:25:16tout apport
00:25:17en cagnum
00:25:17sur les sols.
00:25:18Éviter d'en apporter
00:25:19mais on ne peut pas
00:25:20les décontaminer.
00:25:21En fait,
00:25:22dans l'expertise
00:25:23qu'on a conduit,
00:25:24on voit très clairement
00:25:24que dans les simulations
00:25:26qui ont été faites,
00:25:27que si on ne dépasse pas
00:25:28un flux d'apport
00:25:29de 2 grammes
00:25:30de cagnum
00:25:30par hectare
00:25:31et par an,
00:25:32il y aura
00:25:33une diminution
00:25:34significative
00:25:35du cagnum
00:25:35dans le temps.
00:25:36Ça prendra quelques années
00:25:37mais cette diminution
00:25:38sera effective.
00:25:39Elle va se répercuter
00:25:41sur la contamination
00:25:42des denrées alimentaires
00:25:43que nous consommons
00:25:44quotidiennement
00:25:45et un résultat
00:25:46pour être visible
00:25:47sur l'exposition
00:25:48de la population
00:25:49à terme.
00:25:50Le sujet,
00:25:51c'est la biodisponibilité.
00:25:52Je répète ce que j'ai dit
00:25:53tout à l'heure
00:25:54mais c'est important
00:25:54de le comprendre.
00:25:55C'est que le cagnum
00:25:56biodisponible,
00:25:56celui qui migre
00:25:57dans les plantes,
00:25:58c'est celui qui est apporté
00:25:58au moment de la fertilisation.
00:26:00C'est-à-dire que le cagnum,
00:26:01il y en a beaucoup
00:26:02stocké dans les sols
00:26:02mais il n'est pas
00:26:03forcément biodisponible.
00:26:04Il est retenu par le complexe
00:26:05argilo-humique.
00:26:06Ce n'est pas lui
00:26:07qui va dans l'alimentation.
00:26:08Ce n'est pas celui-là.
00:26:09Un peu,
00:26:10mais ce n'est vraiment
00:26:11pas celui-là
00:26:11qu'il faut cibler.
00:26:20C'est-à-dire qu'on libérerait
00:26:20du cagnum
00:26:21mais celui qu'on doit cibler,
00:26:23c'est celui qui est contenu
00:26:24dans les engrais phosphatés.
00:26:24Donc la solution,
00:26:25c'est d'avoir des engrais phosphatés
00:26:27qui contiennent
00:26:28moins de cadmium.
00:26:29C'est ce que demande
00:26:30la CES dans son expertise
00:26:31et le gouvernement
00:26:32a annoncé hier soir
00:26:33qu'il allait abaisser bientôt
00:26:35les limites maximales
00:26:36de cadmium dans les engrais.
00:26:38Il va y avoir un décret
00:26:38et un arrêté
00:26:39avec une diminution progressive
00:26:41qui va passer aujourd'hui
00:26:43de 90 mg par kilo
00:26:45à 60 mg l'année prochaine
00:26:49puis 40 mg en 2030
00:26:51et enfin 20 mg d'ici 2038.
00:26:5520 mg,
00:26:56vous,
00:26:56c'est ce que vous préconisez
00:26:57pour aujourd'hui à l'ANSES.
00:26:58Donc pourquoi on ne va pas plus vite ?
00:27:00Pourquoi on attend 2038 ?
00:27:01Alors nous,
00:27:02ce qu'on préconise vraiment
00:27:03dans notre message
00:27:04à l'ANSES,
00:27:05c'est vraiment l'application
00:27:06dès que possible
00:27:07d'une teneur
00:27:07de 20 mg cagnum
00:27:08par kilo d'anide phosphorique
00:27:10dans les engrais.
00:27:10Mais là,
00:27:11le gouvernement vous répond 2038.
00:27:13Alors,
00:27:14c'est une première étape,
00:27:15on va dire,
00:27:16vers la réduction
00:27:17des teneurs en cagnum
00:27:18dans les engrais minéraux
00:27:20phosphatés.
00:27:21En revanche,
00:27:22moi je pourrais vous répondre
00:27:23uniquement d'un point de vue scientifique
00:27:25qu'il faut vraiment
00:27:27dès plus vite possible
00:27:29atteindre cette teneur
00:27:30et limiter tout apport
00:27:32en cagnum
00:27:32dans les sols agricoles.
00:27:33Je vous garantis
00:27:34que dans ma proposition de loi,
00:27:35on va plus vite que ça.
00:27:36Alors voilà,
00:27:36votre proposition de loi,
00:27:37d'abord,
00:27:37elle en est où ?
00:27:38Alors,
00:27:39ma proposition de loi,
00:27:40je l'ai déposée en décembre,
00:27:42elle a été examinée
00:27:43au tout début du mois de février
00:27:44en commission,
00:27:45elle a été votée,
00:27:46donc elle a obtenue
00:27:47la majorité,
00:27:47mais elle devait passer
00:27:49dans la niche
00:27:50de mon groupe politique
00:27:51d'écologisme
00:27:52et l'obstruction
00:27:54de mes amis de droite
00:27:55n'ont pas permis
00:27:55qu'elle avance suffisamment vite
00:27:57et donc elle n'a pas pu aboutir
00:27:59et je tente
00:28:00de la faire passer
00:28:01dans la niche transpartisane
00:28:02du mois de mai.
00:28:04Donc là,
00:28:04vous avez peut-être
00:28:05aussi bon espoir
00:28:06que l'actualité du mouvement
00:28:08la remette à l'ordre
00:28:08du jour plus vite ?
00:28:09– Évidemment,
00:28:10évidemment,
00:28:10mais on doit activer
00:28:14le calendrier
00:28:14de ce gouvernement
00:28:15qui s'autorise quand même
00:28:17à garder 90 mg
00:28:19alors que la réglementation européenne
00:28:20est à 60 mg.
00:28:21– Et vous,
00:28:21votre proposition de loi,
00:28:22elle veut quoi ?
00:28:22– Moi,
00:28:23ma proposition,
00:28:24alors celle qui est passée
00:28:24en commission des affaires économiques
00:28:26qui a été votée,
00:28:26c'est zéro.
00:28:27On sait très bien
00:28:28qu'on n'arrivera pas
00:28:29à faire voter une majorité
00:28:30sur zéro.
00:28:31– Mais vous avez demandé ça
00:28:32pour avoir ça ?
00:28:32– Oui,
00:28:33c'est-à-dire que j'ai proposé
00:28:34un amendement
00:28:34qu'on appelle de repli
00:28:35où je propose
00:28:3640 mg en 2027
00:28:39et 20 mg en 2030,
00:28:41c'est-à-dire
00:28:42beaucoup plus vite
00:28:42que ce que propose le ministère
00:28:43pour une raison très simple,
00:28:45c'est qu'aujourd'hui,
00:28:46on sait parfaitement tenir
00:28:47ce taux de cadmium
00:28:49dans les phosphates.
00:28:50Même les Marocains,
00:28:51aujourd'hui,
00:28:51suite à l'alerte
00:28:52lancée par les médecins
00:28:53en 2027…
00:28:53– Vous parlez des Marocains
00:28:54parce qu'il se trouve
00:28:54que la France achète
00:28:55la plus grosse partie
00:28:57de ses engrais phosphatés
00:28:58au Maroc.
00:28:58Non,
00:28:59mais pour que les téléspectateurs
00:29:00comprennent bien,
00:29:00ils ont aussi besoin de comprendre.
00:29:01– 70% du gisement
00:29:02des engrais phosphatés au monde
00:29:04est au Maroc.
00:29:04Donc, de toute façon,
00:29:05ils sont incontournables.
00:29:06Et donc,
00:29:06les fabricants
00:29:07d'engrais phosphatés
00:29:09savent aujourd'hui
00:29:10retirer le cadmium.
00:29:12– C'est la décadmiation ?
00:29:14– La décadmiation.
00:29:14Et donc,
00:29:15ils ont réussi en un an
00:29:16à diviser par deux
00:29:17et ils nous disent
00:29:18et ils nous promettent
00:29:19que dans une échéance
00:29:20très rapide,
00:29:21ils tiendront les 20 mg.
00:29:22Donc,
00:29:22pourquoi est-ce qu'on retarderait
00:29:24ce moment-là ?
00:29:25D'autant plus
00:29:25que dans la proposition
00:29:27de loi que je propose,
00:29:29on n'interdit pas du tout
00:29:30les engrais phosphatés.
00:29:31Donc,
00:29:31on ne menace pas
00:29:32la souveraineté alimentaire,
00:29:33on n'empêche pas
00:29:34aux agriculteurs
00:29:34de les utiliser
00:29:35pour continuer de produire
00:29:36et que les engrais phosphatés
00:29:38sans cadmium
00:29:39ne coûtent pas plus cher.
00:29:41Donc,
00:29:41il n'y a plus aucune raison de…
00:29:43– Vous savez expliquer
00:29:44pourquoi on ne va pas
00:29:44aller plus vite ?
00:29:45– Non,
00:29:46je ne saurais pas expliquer.
00:29:48Je pense qu'il y a quand même
00:29:48une dépendance
00:29:50à ce que vous dites,
00:29:51à ce marché marocain.
00:29:54En tout cas,
00:29:55ce qui est sûr,
00:29:56c'est que pour des questions
00:29:57de santé,
00:29:58je pense qu'il faut
00:29:59s'en préoccuper.
00:30:00– Une question
00:30:01de téléspectateurs.
00:30:02– Oui,
00:30:02Cassandra,
00:30:03qui veut savoir,
00:30:04tout bêtement,
00:30:04j'imagine qu'elle cultive
00:30:06ses propres légumes
00:30:07chez elle,
00:30:07veut savoir s'il y a un moyen
00:30:08de contrôler le niveau
00:30:10de cadmium
00:30:10dans les sols,
00:30:11chez soi,
00:30:12et dans l'alimentation
00:30:13qu'on a à la maison.
00:30:14Elle prend l'exemple
00:30:15de la petite bandelette
00:30:16pour tester le pH
00:30:18dans l'eau des piscines.
00:30:20Ça existe.
00:30:21– Est-ce que Jéradine,
00:30:22vous savez répondre ?
00:30:23– Alors,
00:30:23c'est plus compliqué que ça,
00:30:25ça demande quand même
00:30:26des analyses de sol
00:30:27qui soient assez complètes
00:30:29avec des techniques
00:30:30plus développées.
00:30:31– C'est accessible
00:30:32en particulier ?
00:30:33Ça coûte cher ?
00:30:33– Je ne pourrais pas
00:30:34vous répondre
00:30:34parce que moi,
00:30:35je suis plutôt
00:30:35dans la toxicologie.
00:30:36– Mais est-ce que la carte
00:30:37qui est diffusée
00:30:38depuis hier,
00:30:39c'est une carte
00:30:40sur laquelle un jardinier
00:30:42chez lui peut s'appuyer
00:30:44pour se dire
00:30:44« bon, là,
00:30:45il faut que j'évite
00:30:45de planter des tomates ? »
00:30:46– En fait,
00:30:47le cagnum,
00:30:48c'est aussi lié
00:30:49à une pollution diffuse.
00:30:51Donc, en fait,
00:30:51toutes les régions,
00:30:53toute la France
00:30:53est contaminée
00:30:54par le cagnum.
00:30:55La carte qui est diffusée
00:30:56est très intéressante
00:30:57parce qu'en fait,
00:30:57on voit des sols
00:30:59qui sont plus riches
00:31:01en cagnum.
00:31:03On voit qu'il y a
00:31:04ce qu'on appelle
00:31:04des hotspots,
00:31:05donc certaines régions
00:31:06ou certains départements
00:31:07qui ont des teneurs
00:31:08en cagnum,
00:31:09donc dans les sols
00:31:10qui sont plus élevés.
00:31:11Ce qui serait intéressant
00:31:12à un terme,
00:31:12c'est effectivement
00:31:13d'avoir les mesures
00:31:14dans le sol
00:31:15et de savoir
00:31:16la limite dans le sol
00:31:17qui ne serait pas dépassée
00:31:19pour savoir
00:31:20comment on peut gérer
00:31:22dans le long terme
00:31:23les teneurs en cagnum
00:31:24dans les sols.
00:31:25– Pour assurer Cassandra,
00:31:26quand même,
00:31:26c'est Cassandra
00:31:26qui s'appelait.
00:31:27– Oui, c'est Cassandra.
00:31:28– Je redis
00:31:29ce que j'ai dit tout à l'heure,
00:31:30c'est-à-dire que
00:31:30si elle n'apporte pas
00:31:31elle-même
00:31:33des phosphates
00:31:34à ses cultures de légumes,
00:31:35il y a peu de risques
00:31:36que le cagnum
00:31:37contamine ses légumes.
00:31:38C'est la question
00:31:39de la biodisponibilité,
00:31:40c'est-à-dire que le cagnum
00:31:40retenu par les sols
00:31:42est beaucoup moins biodisponible
00:31:43pour l'immigrément.
00:31:43– Il faut qu'elle fasse
00:31:44attention à la façon
00:31:45dont elle met des phosphates
00:31:46sur son sol.
00:31:47Il y a une question géopolitique
00:31:49aussi derrière tout ça,
00:31:50on parlait du Maroc,
00:31:51vous le disiez,
00:31:52c'est là-bas qu'il y a
00:31:53les plus gros gisements.
00:31:53– Moi, je ne veux pas
00:31:54me fâcher que les Marocs.
00:31:55– Mais personne,
00:31:56mais peut-être les Russes,
00:31:57oui,
00:31:58parce que le pays
00:31:59dont les engrais
00:32:00ont la plus faible teneur
00:32:01en cagnum,
00:32:02c'est la Russie,
00:32:035 mg par kilo.
00:32:04Est-ce que la tentation,
00:32:06ça peut être de se tourner
00:32:07vers le marché russe
00:32:08qui a fait beaucoup de lobbying
00:32:09l'année dernière
00:32:10pour justement alerter
00:32:12sur le cagnum
00:32:13dans les engrais phosphatés
00:32:15et pour dire,
00:32:16nous, on a une solution,
00:32:17regardez,
00:32:17on n'a que 5 mg.
00:32:18– Ça, ça fait partie
00:32:20des arguments des détracteurs
00:32:21qui ne veulent pas
00:32:21qu'on avance sur la réglementation.
00:32:23– Mais vous-même,
00:32:23vous avez été approché
00:32:24par ce lobby russe ?
00:32:25– Non, absolument pas.
00:32:26Mais moi, je ne sais pas,
00:32:27il doit y avoir des raisons particulières,
00:32:29mais je ne sais pas
00:32:29pourquoi les lobbies,
00:32:30moi, ils ne m'approchent pas beaucoup.
00:32:32Allez, parenthèse fermée.
00:32:33Sûrement parce qu'au départ,
00:32:35je suis scientifique,
00:32:36ancien chercheur
00:32:36et ils ne peuvent pas me balader
00:32:37avec des propos
00:32:38et des éléments de langage
00:32:40que je ne peux pas capter comme ça.
00:32:42Mais il y a le principe de réalité,
00:32:44c'est ce que je disais tout à l'heure.
00:32:4570% des engrais phosphatés,
00:32:48il est au Maroc.
00:32:50Donc, de toute façon,
00:32:51il faut qu'on travaille
00:32:51sur comment est-ce que
00:32:53ce gisement important de phosphate
00:32:55va être disponible sans cagnum.
00:32:57Et ils ont commencé à travailler.
00:32:58Le gisement russe,
00:32:59pour vous donner un ordre d'idée,
00:33:01c'est 0,8%.
00:33:020,8% des gisements de phosphate disponibles.
00:33:04– Oui, donc ils peuvent toujours
00:33:05essayer de venir nous en vendre,
00:33:06ils n'auront jamais les stocks.
00:33:07– Mais je ne suis même pas sûr
00:33:08que les Russes aient envie
00:33:09de capter le marché.
00:33:12C'est les arguments,
00:33:13mais c'est comme les nucléophiles
00:33:15qui ne veulent pas
00:33:16des énergies renouvelables,
00:33:17ils trouvent toujours des arguments pour...
00:33:19Là, c'est exactement pareil.
00:33:20C'est-à-dire qu'il y a ceux
00:33:21qui ne veulent rien changer
00:33:22de l'agriculture
00:33:22et qui convoquent
00:33:24l'éventuelle dépendance à la Russie.
00:33:26Mais à mon avis,
00:33:27c'est un argument
00:33:27qui ne tient pas deux minutes.
00:33:28– Géraldine Carne,
00:33:29l'ANSES, quand même,
00:33:30dans son rapport,
00:33:31juge la situation préoccupante.
00:33:33Pour autant,
00:33:34vous ne mettez pas
00:33:35d'alerte sanitaire,
00:33:36vous ne demandez pas
00:33:36d'étiquetage des aliments,
00:33:38vous vous dites,
00:33:38il faut agir
00:33:39avec ces leviers d'action,
00:33:41notamment sur les engrais phosphatés.
00:33:43– Mais pas d'alerte sanitaire.
00:33:45– Alors, on constate
00:33:46dans l'expertise
00:33:47qu'on a conduite,
00:33:48en fait,
00:33:48qu'il y a une forte proportion
00:33:50de la population
00:33:51qui a des niveaux d'exposition
00:33:52qui dépassent
00:33:53les valeurs sanitaires repères.
00:33:55Donc, ce qu'on indique,
00:33:57c'est que si ces niveaux
00:33:58d'exposition se maintiennent
00:34:00et qu'aucun levier
00:34:01n'est mis en place,
00:34:02à terme,
00:34:03il y aura une forte probabilité
00:34:04qu'une part croissante
00:34:05de la population française
00:34:06qui soit à risque
00:34:07d'effets indésirables.
00:34:09C'est pour ça
00:34:09qu'on recommande
00:34:10de limiter tout apport
00:34:11en cagnum.
00:34:12Et donc,
00:34:13pour le cas des engrais,
00:34:14pour pouvoir atteindre
00:34:15les valeurs limites
00:34:16recommandées
00:34:17dans cette expertise,
00:34:18on recommande
00:34:19soit d'avoir recours
00:34:20à des sources
00:34:21d'approvisionnement
00:34:22à teneur en cagnum,
00:34:24donc à moindrie,
00:34:25de diversifier,
00:34:27mais si cela n'est pas possible,
00:34:29le recours
00:34:29à des techniques
00:34:30de décamination,
00:34:31parce que ces techniques
00:34:32de décamination,
00:34:33elles existent,
00:34:34c'est faisable,
00:34:35elles méritent
00:34:35d'être développées
00:34:36à plus grande échelle.
00:34:37– Elles sont peu coûteuses.
00:34:38– On voit qu'elles ont
00:34:39un surcoût agricole
00:34:41limité par rapport
00:34:42au fardeau sanitaire
00:34:43que représente actuellement
00:34:45le cagnum.
00:34:45– Moi, j'attends
00:34:46le médicament
00:34:47pour me décabiner.
00:34:48D'accord ?
00:34:49Et Antoine Beau,
00:34:49je compte sur vous
00:34:50pour m'en parler
00:34:51le jour où il arrive.
00:34:52– Je vais appeler
00:34:52tous les scientifiques
00:34:53que je connais.
00:34:53– Merci en tout cas
00:34:54à tous les trois
00:34:55d'être venus ce soir
00:34:56dans chaque voix compte.
00:34:57Dans un instant,
00:34:57c'est la question qui fâche.
00:34:58On va se pencher
00:34:59sur une autre proposition
00:34:59de loi qui vise
00:35:01à renforcer cette fois
00:35:02l'enseignement
00:35:03à la défense nationale
00:35:04dans les collèges,
00:35:05éducation ou endoctrinement.
00:35:06On va en parler
00:35:07avec nos trois prochains invités
00:35:08mais avant cela,
00:35:08c'est le mot du jour
00:35:09et c'est Mariette.
00:35:16– Mariette,
00:35:17vous vous intéressez
00:35:18ce soir à une formule
00:35:19que la France insoumise
00:35:20fait sienne
00:35:21depuis quelques jours.
00:35:22Regardez.
00:35:23– La Nouvelle France.
00:35:24– La Nouvelle France,
00:35:25c'est la France féminisée,
00:35:27c'est la France
00:35:29des catégories populaires.
00:35:31– La Nouvelle France ?
00:35:32– Oui, voilà.
00:35:33Quelle bonne idée
00:35:34de communication.
00:35:35C'est vraiment
00:35:36une expression d'ailleurs
00:35:36qui a été vraiment reprise.
00:35:38Elle est en plus incarnée
00:35:39effectivement par des images
00:35:40de visages nouveaux,
00:35:42plus jeunes,
00:35:43bigarrés,
00:35:44comme dit Jean-Luc Mélenchon,
00:35:45qui est l'inventeur
00:35:47de la formule.
00:35:47Alors, on n'en a pas
00:35:48entendu parler de cette formule
00:35:49mais elle date de 2018,
00:35:52lors des premières rencontres nationales
00:35:53des quartiers populaires.
00:35:54Puis, elle est restée
00:35:55assez longtemps dans l'ombre.
00:35:57Mais évidemment,
00:35:58la victoire des insoumis,
00:35:59notamment à Saint-Denis
00:36:01et à Roubaix,
00:36:02depuis quelques jours,
00:36:03lui donne de la vie
00:36:04et de la voix
00:36:05à cette belle formule.
00:36:06Alors, la question maintenant,
00:36:08pour aller un peu plus loin,
00:36:09c'est de se demander
00:36:11si elle va s'inscrire
00:36:13vraiment dans le paysage.
00:36:14Alors, je crois que pour ça,
00:36:15cette formule,
00:36:16la Nouvelle-France,
00:36:17elle a trois problèmes,
00:36:18Adeline.
00:36:19Le premier problème,
00:36:20c'est qu'elle est conflictuelle.
00:36:22S'il y a une Nouvelle-France,
00:36:23c'est qu'il y a une vieille France.
00:36:24– Oui.
00:36:24comme il y a les élites
00:36:26et le peuple,
00:36:27comme il y a les révolutionnaires
00:36:28et les aristocrates
00:36:29de l'Ancien Régime.
00:36:30Donc là,
00:36:31on est dans des affrontements
00:36:32et l'EFI rappelle
00:36:34qu'elle applique sa vision
00:36:37du populisme de gauche,
00:36:38qui est vraiment théorisée,
00:36:39qui est une vision philosophique.
00:36:41Bien sûr,
00:36:42Chantal Mouffe,
00:36:42Laclos,
00:36:43etc.
00:36:44fondée précisément
00:36:45sur la conflictualité
00:36:46et la violence,
00:36:47on pourrait dire.
00:36:48– Et on l'a vu
00:36:49avec les passations
00:36:50dans les mairies
00:36:52devenues,
00:36:52passées chez LFI
00:36:54avec les scènes
00:36:54de ces derniers jours.
00:36:55– Voilà.
00:36:56Donc la Nouvelle-France,
00:36:57pour qu'elle s'installe vraiment,
00:36:58il faudra quand même,
00:36:59dans la perspective de 2027,
00:37:01qu'une majorité de gens
00:37:03aient envie de violence politique,
00:37:05qu'un match soit organisé,
00:37:07par exemple,
00:37:07entre une France
00:37:08qui se sent racisée
00:37:09et une France
00:37:10qui se sent grand remplacée.
00:37:12Alors, c'est pas sûr,
00:37:13on va voir.
00:37:14L'impression qu'on a eue
00:37:15quand même dimanche soir,
00:37:16c'est qu'il y avait aussi
00:37:17une attente de pacification
00:37:18dans notre pays.
00:37:20Alors, deuxième problème,
00:37:21finalement,
00:37:22est-ce qu'elle est si nouvelle,
00:37:23cette Nouvelle-France ?
00:37:23Parce qu'elle fait penser
00:37:24à la nouvelle société
00:37:25de Chabon en 1969.
00:37:26– Quelle mémoire, Mariette !
00:37:28– Et c'est une idée
00:37:29qui n'a pas vraiment marché,
00:37:31c'est pas forcément
00:37:32le bon concept,
00:37:33le nouveau,
00:37:33parce que finalement,
00:37:35ça revient souvent,
00:37:35le nouveau,
00:37:35c'est comme si,
00:37:36en politique,
00:37:37il n'y avait rien
00:37:37de plus ancien
00:37:38que le nouveau.
00:37:39et même Lionel Jospin
00:37:41en 2001,
00:37:42je crois,
00:37:43quand il avait lui-même
00:37:43parlé de Nouvelle-France,
00:37:45c'était pas son ministre,
00:37:46Jean-Luc Mélenchon,
00:37:47son ministre de l'enseignement
00:37:48professionnel
00:37:48qui avait lancé
00:37:49la formule à ce moment-là,
00:37:50même Lionel Jospin
00:37:51n'avait pas vraiment réussi
00:37:52à faire circuler
00:37:54tellement cette formule générique.
00:37:56– Oui, oui.
00:37:56Vous avez parlé
00:37:57de deux problèmes,
00:37:57c'est quoi le troisième ?
00:37:58– Ah, le troisième,
00:37:59c'est mon préféré,
00:37:59parce qu'il faut remonter
00:38:00un peu plus loin dans l'histoire,
00:38:01mais on est au XVIIe siècle,
00:38:03Adeline,
00:38:04et la Nouvelle-France,
00:38:05c'est le premier nom du Québec.
00:38:09Elle colonise une terre.
00:38:10Alors, là,
00:38:11c'est quand même drôle
00:38:11pour les filles parties
00:38:14farouchement anticolonialistes,
00:38:15d'avoir…
00:38:15– Vous faites sourire
00:38:16Louis Boyard
00:38:16qui vient d'arriver
00:38:17sur ce plateau.
00:38:18– Donc, pour finir mon propos,
00:38:20ma question serait celle-là.
00:38:22Faut-il que la France
00:38:24soit nécessairement nouvelle ?
00:38:25Alors, certes,
00:38:26nous devons nous adapter
00:38:27à un monde
00:38:28qui est en pleine transformation,
00:38:29bien sûr,
00:38:30mais est-ce que ça ne serait pas
00:38:31plutôt en restant elle-même
00:38:32et en innovant, bien sûr ?
00:38:34Je me demanderais ça.
00:38:35Et donc, dans ce cas-là,
00:38:37il y a une autre expression
00:38:38qui me semblerait
00:38:39intéressante.
00:38:39Ce n'est pas France nouvelle,
00:38:41mais ce serait France plurielle.
00:38:43Et cette fois,
00:38:44Lionel Jospin,
00:38:45là, il nous donne,
00:38:46il nous a légué
00:38:47un véritable concept politique.
00:38:50– Je suis obligée
00:38:50de poser la question
00:38:51à Louis Boyard.
00:38:51Le problème,
00:38:52c'est que la Nouvelle-France,
00:38:53ce sera votre slogan
00:38:53pour 2027, non ?
00:38:55– Mais la Nouvelle-France,
00:38:56elle est déjà là.
00:38:57Et pour le coup,
00:38:57je vous invite à lire
00:38:58le livre Nouveau peuple,
00:38:59Nouvelle gauche
00:38:59de l'Institut La Boïsie
00:39:00qui vous évitera
00:39:01de raconter beaucoup de bêtises
00:39:03que vous venez de raconter
00:39:03parce que la Nouvelle-France,
00:39:05elle est déjà là.
00:39:09Dommage que ce n'est pas
00:39:10de la communication politique,
00:39:12c'est de l'analyse
00:39:12de la société,
00:39:14de la question
00:39:15de l'immigration intérieure
00:39:17et de l'immigration extérieure,
00:39:18de la question
00:39:18de la place des femmes
00:39:19dans la société,
00:39:20du rôle des numériques.
00:39:21C'est tout ça,
00:39:22la Nouvelle-France.
00:39:23Donc, bonne lecture.
00:39:25– On passe à la question
00:39:25qui fâche.
00:39:26L'autre question qui fâche.
00:39:35– Alors, c'est vrai
00:39:36qu'au tout début de l'émission
00:39:37avec le Cadmium,
00:39:37on a parlé de nos cours
00:39:39de physique, chimie, de lycée.
00:39:40Bon, ben là,
00:39:41on va parler d'un autre apprentissage
00:39:42à présent,
00:39:43l'enseignement à la Défense nationale
00:39:45parce que les députés
00:39:46se penchent en ce moment même
00:39:47dans l'hémicycle
00:39:48sur une proposition
00:39:48de loi Modem
00:39:49qui vise à renforcer
00:39:50cet enseignement inscrit
00:39:52dans le Code de l'éducation
00:39:53depuis plus de 25 ans
00:39:54mais qui, dans les faits,
00:39:55paraît inexistant.
00:39:56Et on en débat ce soir
00:39:57avec le rapporteur du texte.
00:39:59Bonsoir, Christophe Blanchet.
00:40:00– Bonsoir.
00:40:00– Merci d'être là.
00:40:01Vous êtes député Modem du Calvado.
00:40:03C'est à vos côtés.
00:40:03Donc, Louis Boyard.
00:40:04– Bonsoir.
00:40:05– Député insoumis du Val-de-Marne
00:40:06et j'imagine opposant
00:40:08au texte de Christophe Blanchet.
00:40:10Vous allez nous dire pourquoi
00:40:11mais c'est Marion Becker
00:40:12avec Maït et Frémont
00:40:13qui vous posent ce soir
00:40:14la question qui fâche.
00:40:18– Quelles sont les forces armées ?
00:40:20Quels sont leurs rôles ?
00:40:21Quelles sont les menaces
00:40:23qui nous entourent ?
00:40:24C'est ce qu'on enseigne ici
00:40:25dans cette classe défense
00:40:27à Montigny-les-Cormeilles.
00:40:28– C'est le même fonctionnement
00:40:29qu'une classe normale,
00:40:30juste on lit un peu tout
00:40:33au projet classe défense.
00:40:34– C'est très important
00:40:35en fait de maintenir ce lien,
00:40:37je dirais ce lien armée-nation.
00:40:39Comme il n'existe plus
00:40:39de service national,
00:40:42peut-être que des jeunes
00:40:44vont s'imaginer
00:40:46le métier de militaire
00:40:47par le prisme juste de la guerre
00:40:49ou de certains films en fait.
00:40:50– Ces questions et ces enjeux,
00:40:52la proposition de loi
00:40:53entend les enseigner
00:40:54à tous les collégiens et lycéens.
00:40:56Ces classes de défense
00:40:58créées il y a 20 ans
00:40:59sont 958 en France.
00:41:01Comme ici,
00:41:02au collège Paul-Landowski
00:41:04de Boulogne-Billancourt.
00:41:06Armelle, Elisa et Faustine
00:41:08sont élèves de 3e.
00:41:09En plus de l'enseignement classique,
00:41:12elles ont suivi
00:41:13un parcours de citoyenneté.
00:41:15Grâce au partenariat
00:41:16avec la Marine nationale,
00:41:17elles ont découvert
00:41:18la base militaire de Brest.
00:41:20– On a eu beaucoup de chance
00:41:21parce qu'on a aussi pu tester
00:41:22chez les sous-mariniers
00:41:23les simulateurs.
00:41:28On ne pouvait pas non plus
00:41:29aller toucher
00:41:29mais on pouvait quand même
00:41:30regarder, on nous expliquait
00:41:31et c'était vraiment bien.
00:41:34– Un projet
00:41:34qui vise à rendre concret
00:41:36et surtout interdisciplinaire
00:41:38l'enseignement de la défense.
00:41:40– Je pense que ces classes
00:41:41à projet sont très importantes
00:41:43pour justement
00:41:45faire de ces élèves
00:41:46de futurs adultes éclairés.
00:41:48Et moi, je crois beaucoup
00:41:48en cette mission de l'enseignant.
00:41:50On n'est pas que des transmetteurs
00:41:52de compétences,
00:41:53on n'est pas que des répétiteurs.
00:41:54On a aussi un rôle, je pense,
00:41:57moral et civique à jouer.
00:41:59Enfin, moi, j'y crois beaucoup.
00:42:00– Une façon aussi
00:42:01de développer
00:42:02les valeurs républicaines
00:42:03et la culture de l'engagement.
00:42:05Alors, la question
00:42:07qui fâche la voici.
00:42:08Est-il nécessaire
00:42:09de généraliser
00:42:10cet enseignement
00:42:11de la défense
00:42:12à tous les élèves ?
00:42:14– Alors, Christophe Blanchet,
00:42:15vous êtes donc le rapporteur
00:42:16de cette proposition de loi
00:42:17pour renforcer l'enseignement
00:42:18à la défense nationale.
00:42:20D'abord, en quoi consiste
00:42:21exactement un renforcement ?
00:42:23– Je vais répondre
00:42:24à notre question
00:42:24en même temps
00:42:25à la question qui fâche.
00:42:26– Ah oui, on est là pour ça.
00:42:28– Ce qui fâche,
00:42:29c'est que cette loi
00:42:30ne soit pas déjà appliquée.
00:42:31Parce que depuis 25 ans,
00:42:32vous l'avez rappelé,
00:42:33normalement,
00:42:34l'éducation
00:42:34à la défense nationale
00:42:35est obligatoire.
00:42:37– C'est dans le code
00:42:37de l'éducation.
00:42:38– C'est l'article L312-12
00:42:39du code de l'éducation.
00:42:41Donc la question qui fâche,
00:42:42c'est pourquoi est-ce que
00:42:43la loi n'est pas appliquée ?
00:42:44Et ça, c'était le rapport
00:42:45que j'avais fait en 2019
00:42:48avec ma collègue Martine Etienne.
00:42:49– Et on a découvert simplement
00:42:52que pourquoi ce n'est pas fait ?
00:42:54Parce qu'il y a des professeurs
00:42:55qui ne veulent pas le faire.
00:42:57– C'est compliqué
00:42:58de faire école sans les profs.
00:43:00– Exactement.
00:43:01Mais il faut prendre
00:43:02toutes les caractéristiques.
00:43:03Pourquoi est-ce que ce n'est pas fait ?
00:43:04Il y a d'autres qui disent
00:43:05on aimerait bien le faire
00:43:06mais on est tellement surchargé
00:43:07dans les programmes
00:43:08avec d'autres matières
00:43:08qu'on ne peut pas le faire
00:43:09dans l'EMC
00:43:10parce qu'il y a quatre matières
00:43:11à évoquer.
00:43:12– C'est l'éducation civique, l'EMC.
00:43:14– Et d'autres profs disent
00:43:15on voudrait le faire
00:43:16mais on ne sait pas comment faire
00:43:17parce qu'on ne nous donne pas les clés.
00:43:18Cette proposition de loi
00:43:19d'abord rappelle que c'est obligatoire.
00:43:22Et c'est d'autant plus obligatoire
00:43:23que vu le contexte un petit peu
00:43:26géomondial de ce qui peut se passer
00:43:27c'est quand même important
00:43:28de savoir comment on se comporte.
00:43:30Et ça donne en plus
00:43:32des clés d'entrée défense
00:43:36dans chaque matière.
00:43:37On ne recrée pas une matière.
00:43:39Il n'y a pas de cours supplémentaire.
00:43:40Ce n'est pas des heures en plus.
00:43:42– Ce n'est pas un cours spécifique.
00:43:43– Ce n'est pas un cours spécifique.
00:43:45– Mais pourtant dans l'exposé
00:43:45des motifs de votre proposition de loi
00:43:47il est écrit
00:43:47il nous faut un passage
00:43:48à l'échelle de cet enseignement
00:43:50à travers la création
00:43:51d'un cours structuré
00:43:52et obligatoire
00:43:52de défense globale
00:43:53intégré à l'emploi du temps scolaire.
00:43:55Un cours structuré
00:43:56et obligatoire.
00:43:57Ce n'est pas un cours spécifique ?
00:43:58– Vous avez l'ancien exposé
00:43:59des motifs
00:43:59avant le texte de la commission.
00:44:01Pardonnez-moi.
00:44:01Donc vous l'avez modifié.
00:44:02– Le texte a été modifié
00:44:04en commission
00:44:04et c'est le nouveau exposé
00:44:07des motifs
00:44:08prévoit bien
00:44:09que ce sont des entrées défense
00:44:10dans chaque matière
00:44:11et pas que l'histoire géo
00:44:13où on peut faire
00:44:14des explications
00:44:15sur la défense nationale
00:44:17aux élèves
00:44:18de la cinquième
00:44:19jusqu'en terminale
00:44:19comme le code
00:44:20le prévoit déjà.
00:44:22Donc la question
00:44:22qui fâche
00:44:23c'est plutôt
00:44:23pourquoi est-ce que
00:44:24ce n'est pas fait ?
00:44:25Et donc moi
00:44:26à travers cette proposition de loi
00:44:27je défends le fait
00:44:28qu'il faut rappeler
00:44:29que c'est obligatoire
00:44:30et créer les conditions
00:44:31que ce soit actualisé
00:44:32parce que ce qui était enseigné
00:44:33il y a 25 ans
00:44:34normalement
00:44:34n'est plus vraiment
00:44:35d'actualité aujourd'hui.
00:44:37Est-ce qu'on avait
00:44:37des câbles sous-marins
00:44:38il y a 25 ans ?
00:44:39Non.
00:44:39Est-ce qu'on avait des satellites
00:44:40qui s'approchaient
00:44:41des salités d'espion ?
00:44:42Non.
00:44:42Est-ce qu'on avait des drones ?
00:44:43Non.
00:44:43Est-ce qu'on avait des réseaux sociaux ?
00:44:45Non.
00:44:45Il y a énormément d'autres choses
00:44:46à voir aujourd'hui.
00:44:47Mais je ne vois pas
00:44:48comment un enfant de 11 ans
00:44:49doit apprendre ça.
00:44:50Alors comment il peut
00:44:51ce n'est pas doit
00:44:52comment il peut être sensibilisé ?
00:44:54Vous ne l'avez pas non plus gardé
00:44:55dans l'exposé des motifs ?
00:44:57Ça va être le référentiel
00:44:58j'aurais dû vous le ramener
00:45:00mais je ne vous ai pas ramené
00:45:01la proposition de loi
00:45:01parce qu'on sort de l'hémicycle
00:45:02avec mon collègue Louis Voyard
00:45:04et je vous remercie d'ailleurs
00:45:05de vous en être extraits.
00:45:08C'est un référentiel
00:45:09qui va être fait
00:45:10par l'éducation nationale
00:45:11pour donner aux professeurs
00:45:12les moyens de faire
00:45:13des entrées défense
00:45:15dans chaque matière
00:45:16et avec une nécessité
00:45:18de compréhension des élèves.
00:45:21Concrètement ?
00:45:21Oui mais alors concrètement
00:45:23je suis prof de maths.
00:45:24Oui.
00:45:25Très bien.
00:45:25Comment je fais mon entrée défense ?
00:45:27A quel niveau ?
00:45:28Cinquième ?
00:45:28Troisième ?
00:45:29Je suis en sixième.
00:45:30Non c'est cinquième.
00:45:32Pour les profs de maths
00:45:32ce sera à partir de la cinquième ?
00:45:33Non c'est le L312
00:45:34c'est à partir de la cinquième
00:45:35ce n'est pas à partir de la sixième.
00:45:36Alors très bien.
00:45:37Je suis désolé
00:45:38mais il faut être très précis
00:45:39là-dessus.
00:45:40C'est à partir de la cinquième.
00:45:41Rigueur militaire.
00:45:43Non c'est régulièrement.
00:45:45Rigueur parlementaire.
00:45:46Rigueur parlementaire
00:45:47je suis d'accord.
00:45:47Rigueur parlementaire.
00:45:48Je suis prof de maths en cinquième.
00:45:49Comment je fais mon entrée défense
00:45:50dans mon cours sur les fractions ?
00:45:52Ah bah très bien.
00:45:53Il y a un porte-avions
00:45:54qui va être construit
00:45:55qui va peser 77 000 tonnes.
00:45:57Est-ce que plutôt
00:45:58de prendre un exemple
00:45:59sur Madame Michu etc.
00:46:00achète un plan de patate
00:46:01ou quoi que ce soit
00:46:01on prend l'exemple du porte-avions
00:46:03en disant
00:46:03bah voilà ce porte-avions
00:46:04qui va peser 77 000 tonnes
00:46:05il va falloir des fractions
00:46:06pour voir la portance sur l'eau
00:46:07et ça ne correspond plus le poil
00:46:08au sujet
00:46:10et au programme sur les fractions.
00:46:12Ça ça fait peut-être
00:46:13juste une entrée défense
00:46:13où on parle à ce moment-là
00:46:15de la défense nationale
00:46:16via un bâtiment
00:46:18sur lequel
00:46:18qui va coûter de l'argent
00:46:19et sur lequel le jeune
00:46:20le verra à sa construction
00:46:21parce que quand il aura
00:46:22l'âge 18 ans et plus
00:46:23ça vient.
00:46:23Je vous donne un exemple
00:46:23comme ça qui me vient
00:46:24parce que je n'ai pas
00:46:25tous les éléments
00:46:26pour moi.
00:46:27Mais il faut comprendre
00:46:28qu'on en est à un niveau
00:46:30aujourd'hui c'est qu'on a
00:46:33trop de personnes
00:46:34qui méconnaissent
00:46:36comment ils peuvent
00:46:36participer à la défense nationale
00:46:38sans être militaire.
00:46:40J'insiste
00:46:40la défense nationale
00:46:42de notre pays
00:46:42c'est nos militaires
00:46:44qui assurent la protection
00:46:45de notre pays
00:46:45et rien que nos militaires.
00:46:47Mais comment nous
00:46:48à nos niveaux individuels
00:46:50nous pouvons les accompagner
00:46:52les soutenir
00:46:53parce qu'ils ont besoin
00:46:54de cela.
00:46:55Si vous reprenez le rapport
00:46:57il y a un dessin
00:46:58qui a été fait
00:46:59pendant la première guerre mondiale
00:47:01de deux soldats
00:47:02dans une tranchée
00:47:02l'un dit à l'autre
00:47:03pourvu qu'ils tiennent.
00:47:04L'autre répond
00:47:05qui ça ?
00:47:07Le premier répond
00:47:07les civils.
00:47:08Nos militaires
00:47:09ne peuvent pas assurer
00:47:10la sécurité
00:47:11de notre pays
00:47:11et notre sécurité
00:47:12s'ils ne sentent pas
00:47:13derrière une population
00:47:15qui les soutient
00:47:15qui est vigilante
00:47:17et qui comprend
00:47:17ce qui se passe.
00:47:18Louis Boyard ?
00:47:20Nous nous opposons
00:47:21à ce texte
00:47:21pour plusieurs raisons
00:47:23et on n'aura pas le temps
00:47:23de toutes les étaler ce soir.
00:47:25Sachez que les débats
00:47:25reprennent à 21h30
00:47:26et qu'ils sont cordiaux
00:47:27et respectueux
00:47:28et je vous invite
00:47:29à aller regarder.
00:47:30Nous on s'oppose
00:47:31à ce texte déjà
00:47:31premièrement
00:47:32parce que quand on fait
00:47:32un texte sur l'éducation
00:47:34je pense qu'il faut partir
00:47:35du ressenti des jeunes
00:47:36et des aspirations des jeunes
00:47:37et je ne crois pas
00:47:38que ce soit la priorité
00:47:39qui soit demandée
00:47:40aujourd'hui
00:47:40par les collégiens
00:47:41par les lycéens
00:47:42ou même par la jeunesse
00:47:43en général.
00:47:44Deuxièmement
00:47:44nous nous dénonçons
00:47:45une forme d'ambiance
00:47:47militariste
00:47:47qui règne actuellement
00:47:48dans le pays
00:47:49quand on a un chef
00:47:50d'état-major des armées
00:47:51qui vient devant les maires
00:47:52expliquer que les enfants
00:47:52vont devoir aller mourir
00:47:53pour leur pays
00:47:54quand on entend
00:47:55le gouvernement
00:47:55nous parler
00:47:56d'économie de guerre.
00:47:56Ce n'est pas exactement
00:47:56ce qu'il avait dit
00:47:57le général Mandon.
00:47:58Il y avait enjoint
00:47:59aux Français
00:47:59d'accepter de perdre
00:48:00leurs enfants.
00:48:01Voilà.
00:48:02Ce qui met
00:48:02une ambiance
00:48:03de travail.
00:48:03Rigueur parlementaire.
00:48:04Parfait.
00:48:05Rigueur journalistique.
00:48:07Quand vous avez
00:48:09des déclarations
00:48:10comme celle-ci
00:48:11quand vous avez
00:48:11le gouvernement
00:48:11qui parle d'économie
00:48:12de guerre
00:48:13et quand derrière
00:48:14vous avez ce texte
00:48:14qui vient dire
00:48:15que dans des petits endroits
00:48:16un certain nombre de cours
00:48:17on va parler
00:48:18ambiance militaire
00:48:19ça met une ambiance.
00:48:20Et enfin
00:48:21troisièmement
00:48:21je pense que
00:48:22oui c'est intéressant
00:48:23de parler géopolitique
00:48:24de parler défense
00:48:25à l'école
00:48:25parce que ça permet
00:48:27la compréhension du monde
00:48:28et c'est important.
00:48:29Mais il y a tellement
00:48:29d'autres sujets.
00:48:30Moi par exemple
00:48:30je suis député
00:48:31de la commission
00:48:31des affaires sociales.
00:48:32Vous avez donné
00:48:33un exemple
00:48:33sur les mathématiques.
00:48:34Pourquoi est-ce
00:48:35qu'on ne prendrait pas
00:48:35la même chose
00:48:36pour apprendre aux élèves
00:48:37comment fonctionne
00:48:38le système de retraite ?
00:48:39Parce qu'aujourd'hui
00:48:39il y a peu d'élèves
00:48:40qui en sortant
00:48:40savent comment fonctionne
00:48:41le système de retraite
00:48:42ou comment fonctionnent
00:48:43les différents écosystèmes
00:48:44parce qu'encore plus
00:48:45que la troisième guerre mondiale
00:48:46qui nous penchonnait
00:48:46et contre laquelle
00:48:47il faut lutter
00:48:47il y a le dérèglement climatique
00:48:49dont on parle peu.
00:48:50Et c'est pourquoi
00:48:50je pense que
00:48:50si jamais on doit avoir
00:48:51un texte
00:48:52qui doit repenser
00:48:53à ce qu'on doit enseigner
00:48:54à l'école
00:48:54ça ne doit pas se faire
00:48:55uniquement comme ça
00:48:57en un soir
00:48:57et en un débat LCP
00:48:58mais on doit avoir
00:48:59une véritable réflexion
00:49:00avec toute la jeune génération
00:49:02avec les enseignants
00:49:03pour penser à tous les sujets
00:49:04de cette nouvelle France
00:49:05que nous devons aborder
00:49:06dans cette nouvelle école.
00:49:08Christophe Blanchet
00:49:10on fabrique des citoyens
00:49:11ou on fabrique
00:49:12des futurs soldats ?
00:49:15On fabrique des citoyens
00:49:17et je vous invite
00:49:18à reprendre le rapport
00:49:20que j'avais fait
00:49:20avec une ancienne
00:49:21de vos collègues
00:49:21à la FI
00:49:21où nous étions d'accord
00:49:22sur le constat.
00:49:23Mais pas sur la recommandation
00:49:24rigueur parlementaire.
00:49:25Ah rigueur parlementaire
00:49:26si je ne vais pas
00:49:27vous reprendre la recommandation
00:49:29si la recommandation
00:49:29pardonnez-moi
00:49:30mais si je la reprends
00:49:31telle qu'elle
00:49:32et je ne vais pas
00:49:33obstruer le temps
00:49:33qui nous est apparti
00:49:34mais votre collègue
00:49:36elle avait marqué
00:49:36exactement la même chose
00:49:37que moi
00:49:38je vous laisserai le lire
00:49:39et sinon je me redirai
00:49:40elle n'a pas suivi
00:49:40la recommandation
00:49:41c'était exact
00:49:43mais on crée des citoyens.
00:49:46Monsieur Boyard
00:49:47dit une chose
00:49:48lutter contre
00:49:49la troisième guerre mondiale
00:49:50ça veut dire
00:49:51que vous pensez
00:49:51qu'il y aura
00:49:52une troisième guerre mondiale ?
00:49:53Dans le cours des choses
00:49:54oui nous nous y orientons
00:49:55quand il n'y a plus
00:49:55de droit international
00:49:56et que les budgets
00:49:57de l'armement
00:49:57ont été multipliés
00:49:58par trois en 26 ans
00:49:59oui on s'y oriente
00:50:00c'est malheureusement
00:50:02ce qui est écrit
00:50:03dans la revue stratégique
00:50:04et ce qui est malheureusement
00:50:05écrit dans la revue stratégique
00:50:06c'est qu'il faut
00:50:07acclimater tout le monde
00:50:09pour comprendre les enjeux
00:50:11et que si on veut éviter
00:50:12toutes les menaces
00:50:13qui passent sur nous
00:50:15et la pire
00:50:16ce serait le nucléaire
00:50:16évidemment
00:50:17mais il ne faut pas
00:50:17imaginer ça
00:50:18parce que ce qui est prévu
00:50:19dans la revue stratégique
00:50:20malheureusement
00:50:20c'est plutôt une guerre
00:50:21de haute intensité
00:50:23à nos frontières
00:50:24et sur nos territoires
00:50:25outre que l'Hexagone
00:50:28mais c'est se préparer
00:50:29être conscient
00:50:31comment est-ce que
00:50:32comme dans les pays scandinaves
00:50:35baltes et hautes
00:50:36on anticipe les choses
00:50:37qui pourraient arriver
00:50:38et quand on anticipe
00:50:39ça évite de subir
00:50:40et quand on ne subit pas
00:50:41on est réactif
00:50:42et quand on est réactif
00:50:44on dissuade
00:50:45c'est ça la mécanique
00:50:46et je comprends
00:50:47qu'on ne soit pas d'accord
00:50:48mais moi cette mécanique
00:50:49elle est là
00:50:49elle est
00:50:50quand j'ai eu la chance
00:50:51pour le rapport
00:50:52d'aller en Estonie
00:50:53en Lituanie
00:50:53en Finlande
00:50:55de voir comment
00:50:56c'est à clôture
00:50:56alors évidemment
00:50:56c'est un autre contexte
00:50:57ils ont 1400 kilomètres
00:50:58de frontières communes
00:50:59avec la Russie
00:51:00donc ils savent ce que c'est
00:51:00que de vivre
00:51:01ils sont un peu plus exposés
00:51:02mais nous
00:51:03est-ce qu'on n'est pas exposés
00:51:04lorsque l'on se fait attaquer
00:51:05par la Russie
00:51:06sur internet
00:51:06sur cyber
00:51:07lorsque l'on nous débranche
00:51:08un hôpital
00:51:09lorsque l'on débranche
00:51:10certains réseaux
00:51:11ou autres
00:51:12est-ce qu'on n'est pas
00:51:13autant attaqué
00:51:13c'est exactement la même chose
00:51:15lorsque l'on attaque
00:51:16sur les élections démocratiques
00:51:17ma question c'est
00:51:18est-ce qu'un enfant de 12 ans
00:51:19il a quelque chose
00:51:20à voir avec ça
00:51:21mais c'est l'apprentissage
00:51:23progressif
00:51:23l'exemple que je vous ai donné
00:51:24tout à l'heure
00:51:25qui m'est venu comme ça
00:51:26sur l'histoire du porte-avions
00:51:27parce qu'on en discutait
00:51:28tout à l'heure
00:51:28dans le couloir
00:51:29avec monsieur Boyard
00:51:29pour rien vous cacher
00:51:30ça m'est venu comme ça
00:51:31mais plus on a culture
00:51:33plus on donne des exemples
00:51:35et plus dans le texte
00:51:37que je prévois
00:51:37c'est de permettre
00:51:38la participation
00:51:39de personnes
00:51:39qui sont réservistes
00:51:40aux côtés des professeurs
00:51:42pas à la place
00:51:43des professeurs
00:51:43j'insiste
00:51:44pour expliquer leur histoire
00:51:47parce que quand
00:51:48moi je me rappelle
00:51:49quand on est enfant
00:51:50ma fille qui était
00:51:51à l'école
00:51:52elle m'a raconté
00:51:53voilà on a vu
00:51:54tel intervenant
00:51:55on se rappelle d'un récit
00:51:56on se rappelle d'une histoire
00:51:57et on se l'approprie
00:51:58permettre à des réservations
00:51:59d'expliquer ce qu'ils font
00:52:01à côté des professeurs
00:52:03jamais sans les professeurs
00:52:04j'insiste
00:52:05c'est des histoires
00:52:06qui peuvent être racontées
00:52:06et bien les enfants
00:52:07c'est comme ça
00:52:07qu'on acculture progressivement
00:52:09vous voulez que je vous raconte
00:52:10une histoire
00:52:10je vais vous raconter
00:52:11une histoire
00:52:11de Clément Méry
00:52:12qui a retrouvé
00:52:14mais bien longtemps avant vous
00:52:16d'autres politiques
00:52:17qui avaient eu la même idée
00:52:19un peu plus aiguë
00:52:20vous allez voir
00:52:26oui parce que Clément
00:52:27vous vous êtes penché
00:52:28toute la journée
00:52:28sur le rapport
00:52:29que l'armée a pu entretenir
00:52:30avec l'école en France
00:52:31dans des temps plus anciens
00:52:33et vous êtes tombé
00:52:34sur un moment un peu oublié
00:52:35de notre histoire
00:52:36l'époque des bataillons scolaires
00:52:38oui je vous propose
00:52:39qu'on se replonge tous
00:52:40dans les débuts
00:52:41de la troisième république
00:52:42qui est née
00:52:43alors je vous le rappelle
00:52:44parce que
00:52:45d'une défaite
00:52:46une défaite humiliante
00:52:47de la France
00:52:48face à la Prusse
00:52:48et je vous emmène donc
00:52:49dans la salle de classe
00:52:50d'un instituteur de l'époque
00:52:52regardez ce tableau
00:52:54il s'intitule
00:52:55la tâche noire
00:52:56alors Adeline regardez
00:52:57est-ce que vous l'avez repéré
00:52:58ah bah c'est l'Alsace
00:52:58et voilà
00:52:59elle est là au bout de la baguette
00:53:00l'Alsace-Moselle
00:53:00l'Alsace-Moselle
00:53:02perdue par la France
00:53:03pendant cette guerre
00:53:04et on va dézoomer un peu
00:53:05à présent
00:53:05parce qu'il y a plusieurs détails
00:53:07intéressants sur ce tableau
00:53:08et étonnant
00:53:09d'abord ce tambour militaire
00:53:10juste derrière
00:53:11le bureau de l'instituteur
00:53:12et puis il y a aussi
00:53:13cette uniforme
00:53:13que porte l'élève
00:53:14qui est debout
00:53:15à côté de l'instituteur
00:53:16cette médaille
00:53:17qui est au revers
00:53:18de la veste
00:53:18de l'élève
00:53:19qui est en blanc
00:53:20au premier rang
00:53:20et puis dernier détail
00:53:21alors là c'est au fond
00:53:22de la classe
00:53:22c'est le plus étonnant
00:53:23sans doute
00:53:23c'est un râtelier
00:53:24où sont rangés
00:53:25pas moins d'une vingtaine
00:53:27de fusils
00:53:27oui des fusils
00:53:28dans une salle de classe
00:53:30ce tableau il montre
00:53:31tout simplement
00:53:31ce qu'on a appelé
00:53:32les bataillons scolaires
00:53:33qui ont été mis en place
00:53:34en 1882
00:53:35pour préparer quoi ?
00:53:36et bien la grande revanche
00:53:37de la France
00:53:38celle qui lui permettra
00:53:39de reprendre
00:53:40l'Alsace-Moselle
00:53:41à l'Allemagne
00:53:41des bataillons scolaires
00:53:42de quoi parlons-nous
00:53:43exactement ?
00:53:44une petite armée
00:53:46vous allez voir
00:53:47presque
00:53:47d'une initiative
00:53:48qui a été portée
00:53:48en 1882
00:53:49par Paul Baer
00:53:51qui était ministre
00:53:51de l'instruction publique
00:53:53il y a des rues
00:53:54à son nom
00:53:54voilà c'est un nom
00:53:55qui vous dit quelque chose
00:53:56il y a des rues
00:53:56il y a des collèges
00:53:57des écoles
00:53:57et aussi des gymnases
00:53:58pourquoi ?
00:53:59parce que c'est lui
00:53:59qui a rendu la gymnastique
00:54:00obligatoire
00:54:01dans les écoles
00:54:02sauf qu'on oublie
00:54:03un petit détail
00:54:04c'est qu'en plus de la gym
00:54:05il a mis en place
00:54:06une instruction militaire
00:54:07dès l'école primaire
00:54:08dès l'école primaire
00:54:09là on n'est pas en cinquième
00:54:11on apprenait donc
00:54:12aux enfants
00:54:13à marcher au pas
00:54:13à défiler
00:54:14voilà là vous avez
00:54:14un exemple
00:54:15de défilé militaire
00:54:16sur la place de la République
00:54:17un 14 juillet
00:54:19et on a même
00:54:20des photos
00:54:20de cette époque
00:54:21je vous présente donc
00:54:22le bataillon scolaire
00:54:24de Breteuil-sur-Noix
00:54:25avec son cléon
00:54:26et sa trompette
00:54:27au premier rang
00:54:28ses tambours militaires
00:54:29juste derrière
00:54:29et le bataillon lui-même
00:54:30une armée de gamins
00:54:31avec des fusils à l'épaule
00:54:32et le ministre de la guerre
00:54:33de l'époque
00:54:33voulait faire
00:54:34je le cite
00:54:35un dressage préliminaire
00:54:37spécial
00:54:37des jeunes élèves
00:54:38ah oui c'était l'appellation officielle
00:54:39oui un dressage
00:54:41qui passait donc
00:54:41par le maniement des armes
00:54:42alors des fausses armes
00:54:44pour les plus jeunes
00:54:44mais pas
00:54:45pour les plus âgés
00:54:47ils pouvaient le tirer
00:54:48avec cette arme
00:54:49uniquement avec des petits calibres
00:54:51en petits calibres
00:54:52ensuite
00:54:52on passait
00:54:54au maniement
00:54:54de la baïonnette
00:54:56pour
00:54:57avec une tringlerie
00:54:59à l'intérieur
00:55:00une fausse baïonnette
00:55:01qui pénètre dans le canon
00:55:02pour les sensibiliser
00:55:04à l'attaque à la baïonnette
00:55:05et pour les plus âgés
00:55:07c'est-à-dire 17-18 ans
00:55:08par là
00:55:09on leur donnait
00:55:09le vrai fusil
00:55:10le fameux Lebel
00:55:11en calibre 8 mm
00:55:12qui était distribué
00:55:14à tous les fantassins
00:55:14dans la armée française
00:55:16le vrai Lebel
00:55:17pour 17-18 ans
00:55:18on tirait vraiment
00:55:19et voilà donc
00:55:20nos jeunes élèves
00:55:20fusils en main
00:55:21dans la cour d'école
00:55:22qui s'entraînent à quoi ?
00:55:24au tir couché
00:55:24dans la cour d'école
00:55:25ah d'accord
00:55:26on préférait jouer aux billes
00:55:27après
00:55:28la création de ces bataillons
00:55:29avait eu le soutien
00:55:31à l'époque
00:55:31de la ligue de l'enseignement
00:55:32sauf que ça n'a pas duré
00:55:33très très longtemps
00:55:34parce que
00:55:35notamment
00:55:37les instituteurs
00:55:37ne se sentaient pas
00:55:38l'âme d'adjudant-chef
00:55:39mais il y avait aussi
00:55:39d'autres raisons
00:55:40du côté de l'église catholique
00:55:41elle n'y était pas très favorable
00:55:42et les communes trouvaient
00:55:43que ça leur coûtait trop cher
00:55:44bon Louis Boyard s'est évanoui
00:55:47moi aussi
00:55:47vous aussi
00:55:48bon ça me rassure
00:55:49c'est pas le sujet
00:55:50de la profession de loi
00:55:51qu'on s'est bien d'accord
00:55:52il y a quand même
00:55:53plusieurs choses
00:55:54qui m'interrogent
00:55:54et on a eu l'occasion
00:55:55d'en parler pendant les débats
00:55:56c'est si on veut vraiment
00:55:57parler de la guerre
00:55:58et de tout ce qui se passe
00:55:59en ce moment
00:55:59je pense qu'on aura
00:56:00un certain nombre
00:56:01de difficultés dans les écoles
00:56:02notamment à enseigner
00:56:03le droit international
00:56:04parce que la France
00:56:05ne fait pas respecter
00:56:06le droit international
00:56:07notamment quant à ce qui se passe
00:56:08à Gaza
00:56:09ou dans ce qui se passe
00:56:09dans un certain nombre
00:56:10de pays africains
00:56:11dans lesquels
00:56:11on ne va pas rajouter
00:56:12un cours d'histoire
00:56:13parce qu'il faudrait rajouter
00:56:14des cours de français
00:56:14la question que je voulais vous poser
00:56:16ça fait vraiment écho
00:56:17à ce que disait Clément
00:56:17c'est qu'en fait
00:56:18on parle de communauté éducative
00:56:20et là je m'adresse à vous deux
00:56:21la communauté éducative
00:56:22c'est les élèves
00:56:23c'est les profs
00:56:24et c'est les parents
00:56:25et Christophe Blanchet
00:56:26le problème c'est que
00:56:28les profs disent
00:56:28l'école ne doit pas devenir
00:56:29le bureau de recrutement des armées
00:56:31et les parents disent
00:56:32que dans le projet
00:56:32il s'agit de mettre au pas
00:56:34une certaine jeunesse
00:56:35dans les quartiers prioritaires
00:56:36ou dans les zones rurales
00:56:37et ça va être compliqué
00:56:39de faire communauté éducative
00:56:42autour de votre projet
00:56:43si vous n'avez pas
00:56:44les profs et les parents
00:56:45avec vous
00:56:46alors d'abord parler
00:56:47des profs de manière générale
00:56:48et des parents de manière générale
00:56:50moi j'ai bien précisé
00:56:51il y a des profs
00:56:52qui ne veulent pas faire
00:56:53il y a d'autres
00:56:53qui veulent le faire
00:56:54donc attention à ne pas généraliser
00:56:55permettez-moi
00:56:56c'est vraiment cela
00:56:56parce que c'est ce qu'on a vu
00:56:58dans le rapport
00:56:59et dans le rapport
00:57:00et pardonnez-moi
00:57:01je vais revenir là-dessus
00:57:02et ça complète la réponse
00:57:03vos rapporteurs
00:57:05donc vos rapporteurs
00:57:06c'est ce qui a été validé
00:57:07Martine Etienne
00:57:08qui était de chez vous
00:57:09et moi
00:57:09estime que les entrées défense
00:57:10ne doivent pas seulement
00:57:11concerner l'histoire-géographie
00:57:13mais bien s'ouvrir
00:57:14aux autres champs des savoirs
00:57:16ainsi que les sciences
00:57:16de la vie de la Terre
00:57:17peuvent se prêter
00:57:18à une étude des pathologies
00:57:19et des infections de guerre
00:57:20l'évocation des gueules cassées
00:57:21peut servir de point d'appui
00:57:22à une étude de progrès
00:57:23de la médecine
00:57:23en négation physique et sportive
00:57:25peuvent être utilement mentionnées
00:57:26les opérations avec nos blessés
00:57:27ainsi de suite
00:57:28et ainsi de suite
00:57:28c'est bien nos rapporteurs
00:57:31et ça a été voté
00:57:32en commission de défense
00:57:32avec nos collègues
00:57:33donc j'insiste sur cela
00:57:35donc tout est possible
00:57:36il suffit de faire de la pédagogie
00:57:37et de ne pas faire peur
00:57:39les images que vous avez montrées
00:57:41moi ça me fait peur
00:57:42c'est l'heure de France
00:57:43c'est notre passé
00:57:45moi ça me fait peur
00:57:45mais c'était leur histoire
00:57:46à ce moment-là
00:57:47est-ce qu'on peut refaire l'histoire
00:57:48à un moment précis
00:57:50je ne m'aventurerai jamais à cela
00:57:51parce qu'on n'était pas
00:57:52à ce moment-là présent
00:57:53moi ce que je veux
00:57:54avec cette proposition de loi
00:57:55c'est créer les conditions
00:57:56d'une éducation
00:57:57à la défense nationale
00:57:58et l'éducation
00:57:59à la défense nationale
00:58:00ce n'est pas que du militaire
00:58:02on se borne
00:58:04évidemment je vois
00:58:04ce qui se passe actuellement
00:58:05sur les eaux contre moi
00:58:06et c'est de bonne guerre
00:58:08c'est le cas de le dire
00:58:09il n'y a pas de bonne guerre
00:58:11il y a une méconnaissance
00:58:13la défense nationale
00:58:14ce n'est pas que l'aspect militaire
00:58:17la défense nationale
00:58:18elle est globale
00:58:19j'ai trouvé un exemple hier
00:58:21pardonnez-moi
00:58:22si je peux aller au bout
00:58:23le don du sang
00:58:24est-ce que ça peut faire partie
00:58:25de la défense nationale
00:58:26oui
00:58:27si un hôpital
00:58:29est attaqué
00:58:29de manière cyber
00:58:30je ne parle pas d'un missile
00:58:31cyber
00:58:31et qu'en 48 heures
00:58:32il n'y a plus les batteries
00:58:33le sang stocké
00:58:34n'est plus valable
00:58:35est-ce qu'il ne faudra pas
00:58:36faire un effort
00:58:36de défense nationale
00:58:37pour dire
00:58:37tiens
00:58:38je peux donner mon sang
00:58:39et ça peut sauver
00:58:40pas des militaires
00:58:40un dernier mot pour les boyards
00:58:42on est très en retard
00:58:45si je veux juste avoir
00:58:46un mot de la fin
00:58:47je le redis
00:58:48sur ces sujets-là
00:58:49il y a un certain nombre
00:58:49de contradictions
00:58:50vous ne pouvez pas enseigner
00:58:51le droit international
00:58:52sur les questions de défense
00:58:53quand on voit la position
00:58:54de la France
00:58:55sur ce qui se passe à Gaza
00:58:56ou sur ce qui se passe
00:58:57dans un certain nombre
00:58:58de pays africains
00:58:58et enfin si on veut terminer
00:59:00sur un sujet sur la guerre
00:59:01il y a un moment
00:59:01qui m'a marqué
00:59:02c'était une commémoration
00:59:03à Ville-Crenne
00:59:03dans ma circonscription
00:59:04et l'association
00:59:05des anciens combattants
00:59:06disait les noms
00:59:07des gens qui étaient
00:59:08sur la statue en hommage
00:59:09et quand elle disait les noms
00:59:10elle disait
00:59:11Guillaume 19 ans
00:59:12Louis 20 ans
00:59:13Julien 18 ans
00:59:15et à ce moment-là
00:59:16je me suis dit
00:59:16ça c'est peut-être
00:59:17le meilleur enseignement
00:59:18qu'on m'ait donné
00:59:18sur la guerre
00:59:19c'est que c'est avant tout
00:59:20des jeunes
00:59:21très très jeunes
00:59:21qu'on envoie aller mourir
00:59:23entre gens qui ne se connaissent pas
00:59:24pour servir les intérêts
00:59:25de gens qui se connaissent très bien
00:59:26mais qui n'arrivent pas
00:59:27à se mettre d'accord
00:59:27comme le dirait Paul Valéry
00:59:29Merci à tous les deux
00:59:30en tout cas
00:59:31d'être venus pendant la pause
00:59:32de la niche parlementaire
00:59:33du Modem
00:59:34les débats reprennent
00:59:37encore un petit peu
00:59:38parce que c'est Bourbon Express
00:59:38c'est le journal de l'Assemblée Nationale
00:59:40avec Marco Pommier
00:59:40tout de suite
00:59:45Bonsoir Marco
00:59:46Bonsoir Adeline
00:59:46Un Bourbon Express
00:59:47consacré notamment
00:59:48à l'hommage de la Nation
00:59:50rendu ce matin
00:59:51à Lionel Jospin
00:59:51Un hommage qui a débuté
00:59:53ce matin aux Invalides
00:59:54en présence de la famille
00:59:56de l'ancien Premier ministre
00:59:58vous la voyez
00:59:58et de sa famille politique
01:00:00aussi les socialistes
01:00:02c'est Emmanuel Macron
01:00:03qui présidait cette cérémonie
01:00:05le chef de l'Etat
01:00:06a salué un homme
01:00:07profondément respecté
01:00:10qui a modernisé
01:00:10la vie économique, sociale
01:00:12et démocratique
01:00:13de la nation
01:00:14je cite
01:00:15Lionel Jospin
01:00:16qui a été chef du gouvernement
01:00:17entre 1997 et 2002
01:00:19Par-delà la mort
01:00:22notre mémoire le hissera toujours
01:00:24à cette place singulière
01:00:26un modèle pour certains
01:00:28un adversaire pour quelques autres
01:00:31pour tous à coup sûr
01:00:32un repère dans notre histoire
01:00:35et notre esprit
01:00:38Lionel Jospin
01:00:39c'était aussi l'homme
01:00:41qui a su réunir
01:00:42les socialistes
01:00:43les écologistes
01:00:43et les communistes
01:00:44la fameuse gauche
01:00:46plurielle
01:00:46plus divisée
01:00:47que jamais
01:00:48que doit-elle retenir
01:00:49de l'héritage
01:00:50Jospin ?
01:00:51François Hollande
01:00:52a une petite idée
01:00:53La gauche
01:00:54elle a toujours été plurielle
01:00:55mais pour qu'elle ne se fragmente pas
01:00:57pour qu'elle ne se divise pas
01:00:58pour qu'elle ne s'empêche pas
01:00:59il faut à la fois
01:01:01une incarnation
01:01:02c'était celle
01:01:02de Lionel Jospin
01:01:03et il faut avoir une ligne
01:01:05c'est-à-dire
01:01:06ce qu'il appelait
01:01:06une ligne de clarté
01:01:08et enfin
01:01:09il faut qu'il y ait une force
01:01:10au sein de cette gauche plurielle
01:01:12qui permette
01:01:13le rassemblement
01:01:14cette force-là
01:01:14c'était le parti socialiste
01:01:16Voilà
01:01:16le message politique
01:01:17n'est jamais très loin
01:01:18une journée d'hommage
01:01:19durant laquelle
01:01:20on a pu voir
01:01:21des anciens
01:01:22revoir des anciens
01:01:23les éléphants
01:01:23du parti socialiste
01:01:25écoutez
01:01:26Je sais
01:01:27tous les jours
01:01:28que chacune
01:01:29des responsabilités
01:01:29que j'ai pu exercer
01:01:30depuis 20 ans
01:01:31je le dois
01:01:32parce que j'ai appris
01:01:33avec lui
01:01:34Je le dis comme je le pense
01:01:35ça ne fait pas plaisir
01:01:36à tout le monde
01:01:37mais il faisait de la politique
01:01:38comme on n'en fait plus
01:01:39c'est ça peut-être
01:01:40qui manque le plus
01:01:41ce qui fait cette distance
01:01:42entre les français
01:01:44et les politiques
01:01:46Martine Aubry
01:01:47Pierre Moscovici
01:01:48les socialistes
01:01:49tous réunis
01:01:50cet après-midi
01:01:51au cimetière
01:01:51du Montparnasse
01:01:52à Paris
01:01:53pour la cérémonie
01:01:54d'inhumation
01:01:55avec cette image forte
01:01:57vous allez la voir
01:01:58le cortège funèbre
01:02:00accueilli
01:02:01par des applaudissements
01:02:02des militants
01:02:03des français
01:02:04venus rendre
01:02:04un dernier hommage
01:02:05à Yonel Jospin
01:02:06On poursuit
01:02:07avec les effets
01:02:08des élections municipales
01:02:09sur la composition
01:02:10de l'Assemblée nationale
01:02:11Oui vous connaissez
01:02:12l'adage
01:02:13boire ou conduire
01:02:14il faut choisir
01:02:15là c'est un peu pareil
01:02:16maire ou député
01:02:17il faut choisir aussi
01:02:18impossible de cumuler
01:02:20un mandat de parlementaire
01:02:21avec une fonction
01:02:22exécutive locale
01:02:23selon notre décompte
01:02:25LCP
01:02:2527 des 38 députés
01:02:27élus lors des municipales
01:02:29ont choisi
01:02:30leur fauteuil de maire
01:02:31c'est le cas par exemple
01:02:32vous allez le voir
01:02:33on va le voir
01:02:33Harold Uvar
01:02:34du groupe
01:02:36donc on le verra plus
01:02:36dans l'hémicycle
01:02:37non on le verra plus
01:02:38dans l'hémicycle
01:02:39alors normalement
01:02:40c'est son suppléant
01:02:41qui doit assurer
01:02:42la relève
01:02:43sauf qu'il ne veut pas
01:02:44le suppléant
01:02:44car lui aussi
01:02:45a été élu maire
01:02:47et lui il n'a pas de suppléant
01:02:48non il n'a pas de suppléant
01:02:49il s'appelle
01:02:50Éric Gérard
01:02:51et il déclare
01:02:52à nos confrères
01:02:53d'ici centre-val de Loire
01:02:54c'est clair dans ma tête
01:02:55je ne siégerai pas
01:02:56à l'Assemblée nationale
01:02:58résultat
01:02:58les habitants
01:02:59de la troisième circonscription
01:03:00de l'heure et Loire
01:03:01vont devoir
01:03:02revoter
01:03:02pour trouver
01:03:03un nouveau député
01:03:04ou une nouvelle députée
01:03:05c'est ce qu'on appelle
01:03:06une législative partielle
01:03:07il y a ceux
01:03:08qui ont préféré
01:03:09aller dans la mairie
01:03:10puis il y a ceux
01:03:11quand même
01:03:11qui vont rester
01:03:11à l'Assemblée nationale
01:03:13après trois semaines
01:03:14de pause parlementaire
01:03:15ils ont eu des surprises
01:03:16en rouvrant les bureaux
01:03:17oui les propositions de loi
01:03:18les amendements
01:03:19les auditions
01:03:20pas toujours simple
01:03:21de se replonger
01:03:22dedans
01:03:23Pierre Cazeneuve
01:03:23a tenté de le montrer
01:03:24à sa malière
01:03:25dans les réseaux sociaux
01:03:26sur les réseaux sociaux
01:03:27regardez
01:03:43bon c'est vrai que
01:03:44Pierre Cazeneuve
01:03:45est souvent coutumier
01:03:46des vidéos
01:03:47de mise en scène
01:03:49des vidéos
01:03:49qui font sourire
01:03:50mais est-ce qu'il y a
01:03:50quand même
01:03:51un fond de vérité
01:03:52les députés sont revenus
01:03:53depuis quatre jours
01:03:54ressentis
01:03:55combien
01:03:56Antoine Palos
01:03:56et Eva Billion
01:03:57sont allés leur poser
01:03:58la question
01:03:58aux quatre colonnes
01:04:00c'est une semaine
01:04:01de reprise
01:04:03non différente
01:04:03de celle que nous avons
01:04:04déjà connue
01:04:04oui c'est vrai
01:04:05que c'est un rythme intense
01:04:06mais c'est le rythme
01:04:07qu'on a depuis deux ans et demi
01:04:08moi j'ai l'impression
01:04:09que je suis là
01:04:09depuis six ans
01:04:12et j'ai une petite anecdote
01:04:13vous savez
01:04:14il y a le député
01:04:14Chandernagore
01:04:16à qui on a rendu
01:04:17un hommage
01:04:18il est mort à 102 ans
01:04:20et la présidente
01:04:21a dit
01:04:21il a fait sept mandats
01:04:22et on s'est regardé
01:04:23on a dit
01:04:23mais comment c'est
01:04:24physiquement possible
01:04:25sept mandats
01:04:25évidemment je suis fatigué
01:04:27je suis député
01:04:27mais si
01:04:29ces messieurs dames
01:04:30voulaient pas être fatigué
01:04:31il fallait laisser leur place
01:04:32à quelqu'un d'autre
01:04:33voilà
01:04:34ça ne l'a pas fait rire
01:04:35vous êtes d'accord
01:04:36avec Gabriel Catalan
01:04:37vous êtes d'accord aussi
01:04:38merci
01:04:38merci à tous les deux
01:04:40je vous laisse
01:04:42regagner l'hémicycle
01:04:43pour poursuivre
01:04:43la niche parlementaire
01:04:44du modem
01:04:45on va discuter
01:04:46merci Mariette
01:04:46et merci Clément
01:04:47peut-être réussirez-vous
01:04:49à le convaincre
01:04:50oui
01:04:50et merci de nous avoir suivis
01:04:52l'émission est rediffusée
01:04:52tout à l'heure à 23h30
01:04:53vous la retrouvez aussi
01:04:54sur lcp.fr
01:04:55à demain 19h30
01:04:56pour chaque voix compte
01:04:56bonne soirée
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