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  • il y a 1 semaine
À LA UNE / Municipales: Onde de choc jusqu à l'Assemblée ?
Les Français sont retournés aux urnes ce dimanche 22 mars pour le second tour des élections municipales de 2026. Les résultats confirment la progression de l'abstention, qui a atteint 42,18%, un niveau record sous la Ve République, à l'exception des élections de 2020. Présenté comme une répétition générale avant l'élection présidentielle, ce second tour livre un enseignement nuancé. La fragmentation du paysage politique s'est exprimée au niveau local, où les triangulaires et quadrangulaires se sont multipliées. Les tentatives d'alliance entre le Parti socialiste et La France insoumise n'ont pas produit les effets escomptés. Là où le Parti socialiste s'est imposé, il l'a fait sans coalition avec les Insoumis : à Paris, Marseille, Lille, Rennes ou Le Mans. À l'inverse, dans plusieurs villes comme Toulouse, Limoges ou Clermont-Ferrand, ces rapprochements se sont soldés par des revers. La France insoumise revendique toutefois des succès symboliques, notamment à Roubaix et à Saint-Denis. L'extrême droite poursuit sa progression avec 63 communes emportées. Le parti a « multiplié par six ou par sept » son contingent d'édiles, a notamment déclaré Marine Le Pen. La droite apparaît comme la grande gagnante de ces élections municipales, avec 1 267 maires élus. Gabriel Attal, président du parti Renaissance revendique des victoires à Annecy et Bordeaux et tend la main aux électeurs de la « gauche républicaine » qui ont été « écoeurés » par les accords avec LFI, tout comme à ceux de la « droite républicaine ». Quels enseignements tirer de ces résultats, alors que la course à l'Elysée en 2027 débute ?

Invités :
- Bruno Cautrès, politologue, chercheur CNRS au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po,
- Corinne Lhaïk, journaliste à l'Opinion,
- Stéphanie Depierre, Journaliste LCP.

Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Périer tranche » par Bertrand Périer

LA QUESTION QUI FÂCHE / 2027: Faut-il une autre gauche plurielle ?
Alors que l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, figure de la « gauche plurielle » réunissant socialistes, écologistes et communistes, est décédé ce dimanche 22 mars, la gauche actuelle sort divisée de ces dernières municipales. Le pari des villes, comme Toulouse ou Limoges, qui ont fait des alliances dans l'entre-deux-tours avec La France insoumise, s'est avéré infructueux. Si Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier, n'avait pas exclue, avant le second tour, les alliances au niveau local avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, au lendemain des résultats, le patron du PS a souligné ce lundi 23 mars que Jean-Luc Mélenchon était « devenu le boulet de la gauche ». L'ancien président François Hollande a estimé que le chef du parti « n'a pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l'autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l'était pas ». De son côté, le très probable candidat à la présidentielle Raphaël Glu

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Transcription
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00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP Canal 8.
00:00:27Je suis très heureuse de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct
00:00:32de l'Assemblée Nationale.
00:00:33Avec pour m'accompagner ce soir Fanny Guinochet, journaliste à France Info.
00:00:37Bonsoir Fanny.
00:00:37Bonsoir.
00:00:38Et Bertrand Perrier est là. Bonsoir Bertrand.
00:00:40Bonsoir Adeline.
00:00:41C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans Chaque Voix Compte la reprise de la
00:00:45session parlementaire après l'interruption imposée par les municipales.
00:00:49D'ailleurs, y aura-t-il un avant et un après ?
00:00:51Les partis se rassemblent en tout cas quasiment tous en bureau politique cette semaine pour élaborer leur stratégie pour 2027.
00:00:59Attention, les grandes manœuvres ont déjà commencé et on en parle ce soir avec vous Corinne Laïc.
00:01:04Bonsoir.
00:01:04Bonsoir.
00:01:05Vous êtes journaliste à l'Opinion. Merci d'être là aux côtés de Bruno Cotteresse.
00:01:07Bonsoir.
00:01:08Bonjour chercheur au Cévi-Pof.
00:01:09Bonjour.
00:01:09Merci d'être là Bruno. Et Stéphanie Despierre nous accompagne également, journaliste parlementaire à LCP.
00:01:15Bonsoir chère Stéphanie et merci d'être là.
00:01:18Bertrand Perrier, je vous sens un brin nostalgique ce soir.
00:01:21Oui, on va faire une chronique nostalgie j'ose pas.
00:01:24Ouh là là. Fanny Guinochet, chiffre du jour ?
00:01:2745, comme 45 centimes de plus pour le litre de gazole. C'est beaucoup.
00:01:32C'est beaucoup. Dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte, place à la question qui fâche.
00:01:35Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon, qui est le boulet de qui ?
00:01:40La gauche était plurielle. Elle est aujourd'hui éparpillée façon puzzle.
00:01:44Et on se demande bien quelle sera la ligne pour la présidentielle de 2027.
00:01:48Nous en débattrons tout à l'heure avec Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris.
00:01:54Daniel Obono, députée insoumise de Paris.
00:01:56Et Anna Pic, députée socialiste de la Manche.
00:01:58Qui sait ? Peut-être qu'on fera la gauche unie sur le plateau de Chaque Voix Compte ce soir.
00:02:02On peut toujours rêver.
00:02:02En tout cas, vous, vous pouvez interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions.
00:02:07C'est simple, vous flashez le petit QR code qui est là.
00:02:08Et c'est Bertrand Perrier qui est ce soir le détenteur de la tablette magique.
00:02:12C'est lui qui nous transmet tous vos messages.
00:02:14Je compte sur vous, Bertrand.
00:02:16Et puis, on n'oublie pas Bourbon Express.
00:02:17C'est le grand retour du journal de l'Assemblée nationale ce soir.
00:02:20Avec Marco Pommier tout à l'heure.
00:02:22Et entre autres, l'audition devant la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public de Vincent Bolloré.
00:02:27Voilà, pour le menu de ce soir, vous savez tout.
00:02:30Installez-vous confortablement.
00:02:31Chaque Voix Compte, c'est parti.
00:02:40Ah bah ça y est, les affaires reprennent.
00:02:41Après trois semaines d'interruption parlementaire, ne dites pas vacances.
00:02:44Les couloirs de l'Assemblée se sont donc de nouveau animés.
00:02:47Les tambours ont de nouveau résonné à l'arrivée de la présidente.
00:02:50Et l'hémicycle a repris vie.
00:02:52Mais les élections municipales sont passées par là.
00:02:54De ce que vous avez vu tous les trois cet après-midi dans l'hémicycle,
00:02:57est-ce que vous vous dites ce soir qu'il y aura un avant et un après ces élections municipales
00:03:02dans ce quinquennat ?
00:03:03Corinne Laïc ?
00:03:04Il y aura un avant et un après, mais je ne pense pas le voir dans les couloirs de l
00:03:07'Assemblée nationale,
00:03:08parce que je pense que ça se passe vraiment ailleurs, dans les états-majors des partis.
00:03:13Il se passe des choses ce soir au bureau national du Parti socialiste.
00:03:16Il y a aussi une réunion chez Les Républicains.
00:03:19Et c'est vrai que les élections municipales ont été une sorte de détonateur qui permet...
00:03:25Parce que les choses étaient un peu gelées jusqu'à ce que la campagne ait lieu et qu'on reconnaisse
00:03:28les résultats.
00:03:29C'est un peu le détonateur et le signal de départ à la course à la présidentielle.
00:03:33Et tout le monde se met en position de combattre en essayant de tirer des leçons de cette élection municipale
00:03:39et de voir si on peut les appliquer à la future présidentielle.
00:03:41Et c'est extrêmement difficile parce que ces municipales sont une photographie, disons, du passé politique de la France,
00:03:48avec deux grandes forces qui sont les partis de gouvernement, la gauche classique, la droite classique,
00:03:52et puis deux petits nouveaux qui sont en train de se frayer un chemin et qui peuvent, c'est-à
00:03:58-dire le RN et la LFI,
00:03:59et qui peuvent représenter des sortes de mâchoires qui vont se refermer sur les partis traditionnels.
00:04:05Et donc chacun est en train de se mettre en position d'essayer d'exister ou de vaincre.
00:04:10Bruno Cotteres, 48 heures après les résultats du second tour, vous faites aussi cette lecture.
00:04:14Là, c'est bien, on peut reposer un peu les choses moins à chaud que dimanche soir, par exemple.
00:04:20Vous faites la même lecture que Corinne ?
00:04:21Oui, oui, d'une certaine manière, il ne peut qu'y avoir un avant, un après,
00:04:25parce que les conséquences nationales d'élections qui sont pourtant dominées par les considérations locales sont quand même importantes.
00:04:32Elles sont importantes, par exemple, pour le Parti socialiste, qui s'est un peu mis à découvert d'un seul
00:04:36coup,
00:04:36qui a été obligé d'abattre une carte qu'il tenait un petit peu dans sa manche.
00:04:41La carte qui est, finalement, dans certaines situations, on est bien obligé de faire avec les insoumis.
00:04:47Sans doute que du côté des socialistes, on aurait aimé conserver cette carte dans la manche
00:04:51pour participer au grand jeu de la présidentielle, en ayant un petit peu les mains un peu plus libres de
00:04:58ce point de vue-là.
00:04:59Mais c'est vrai que depuis l'entre-deux-tours, ça nous a dit quand même quelque chose d'important.
00:05:04Le résultat n'est pas forcément couronné de succès, mais c'est plus, à la limite, la logique d'ensemble,
00:05:10de ce qui s'est passé dans l'entre-deux-tours, avec des élus socialistes qui, pourtant, avaient juré que
00:05:15plus jamais la FI,
00:05:16qui, finalement, disent qu'on ne peut pas faire sans.
00:05:19Donc, de ce point de vue-là, il y a un avant, un après.
00:05:21Il y a un peu un avant, un après aussi pour la FI elle-même, puisque la France insoumise a
00:05:27montré qu'elle pouvait exister dans certains territoires.
00:05:31C'est limité à certains territoires, mais dans ces territoires, elle a montré sa capacité à faire campagne et à
00:05:37gagner des villes.
00:05:38Ce n'est pas en nombre très important, mais c'est quand même des symboles politiques.
00:05:43Et puis, il y a un avant, un après aussi, bien évidemment, du côté Rassemblement national.
00:05:48Le Rassemblement national progresse dans des villes moyennes.
00:05:54Ce n'est pas que dans la France rurale, ce n'est pas que dans des territoires dits, entre guillemets,
00:05:58périphériques.
00:05:59Elle progresse aussi dans des villes.
00:06:02Ce ne sont pas forcément les grandes métropoles, mais dans des villes.
00:06:05Elle qualifie ses candidats pour des triangulaires, avec des fois 12, 13, 14, 15 %,
00:06:10voire au-delà quelque chose qu'on n'aurait pas pensé il y a une dizaine d'années.
00:06:14– Stéphanie Despierre, vous qui êtes une fine observatrice de la vie parlementaire,
00:06:18vous avez assisté aux questions au gouvernement cet après-midi,
00:06:21donc à cette vie qui reprend à l'Assemblée nationale.
00:06:24Est-ce que ces municipales, elles changent quelque chose à ce qui se passe ici, à l'Assemblée ?
00:06:28– Alors, elles changent quelque chose, mais je ne dirais pas, dans l'hémicycle,
00:06:31ça ne s'est pas beaucoup vu cet après-midi, c'était une séance de QAG assez classique.
00:06:35– Il y a toujours autant de tensions.
00:06:35– En revanche, dans les couloirs de l'Assemblée nationale,
00:06:38on ne parlait que des municipales et des prix du carburant quand même.
00:06:42Et la réunion, par exemple, des députés PS ce matin à l'Assemblée a été ultra houleuse.
00:06:48Olivier Faure, la stratégie d'Olivier Faure a été questionnée,
00:06:51il y a des députés qui sont partis en claquant la porte.
00:06:53Donc de toute façon, ça a un impact,
00:06:57mais on va voir au fur et à mesure aussi des types de textes qui vont être discutés.
00:07:00Est-ce que quelle direction prendra le PS ?
00:07:02Est-ce qu'on va repartir avec une alliance plus proche des Insoumis ou pas ?
00:07:06Que feront les écologistes qui sont toujours un peu des enfants divorcés ici à l'Assemblée ?
00:07:11– C'est bien, vous avez posé tous les trois les termes du débat de ce soir.
00:07:16En tout cas, chaque jour va compter,
00:07:18parce qu'entre la coupure estivale,
00:07:21là cet été, le prochain budget, là cet automne,
00:07:24et la campagne présidentielle, dès maintenant,
00:07:26il n'y aura que quelques mois utiles pour légitérer,
00:07:29embouteillage de textes en perspective,
00:07:31dans une ambiance toujours à couteau tiré.
00:07:33Johan Deletra.
00:07:35– La composition de l'Assemblée nationale,
00:07:42chamboulée par les élections municipales.
00:07:4438 députés ont été élus maires.
00:07:47Ils doivent maintenant choisir entre leur commune et le Palais Bourbon.
00:07:50La loi de 2014 interdit en effet de cumuler les deux mandats.
00:07:53Pour le moment, 25 députés ont annoncé leur départ de l'hémicycle,
00:07:57comme Fabien Di Filippo, nouveau maire de Sarbours en Moselle.
00:08:00– C'est quelque chose que j'avais en moi depuis longtemps.
00:08:03La base de mon engagement, elle était à Sarbours, il y a une vingtaine d'années.
00:08:06Ça a toujours été ma priorité.
00:08:08J'ai toujours dit que je n'accepterais jamais un mandat qui m'éloignerait du conseil municipal.
00:08:12– Même décision pour Éric Ciotti.
00:08:14– Ma priorité, je l'ai toujours dit, c'est 10.
00:08:17– Son suppléant à l'Assemblée nationale, Patrick Baquet,
00:08:20a un mois pour le remplacer.
00:08:22Si ce dernier refuse ou s'il est empêché,
00:08:24une élection législative partielle sera organisée.
00:08:27A l'inverse, 8 députés élus maires ont déjà prévu de rester au Palais Bourbon,
00:08:32laissant la mairie à l'un de leurs adjoints.
00:08:345 députés n'ont pas encore tranché.
00:08:37Après une courte accalmie en hommage à Lionel Jospin,
00:08:40la bataille des municipales se prolonge à l'Assemblée nationale.
00:08:44Point de départ des hostilités,
00:08:45la flambée des prix du carburant.
00:08:47– Cette crise rappelle hélas qu'un gouvernement macroniste
00:08:50est un douloureux mélange d'imprévoyance, d'incompétence
00:08:53et surtout d'indifférence devant le sort des Français.
00:08:56– Il y a décidément des choses qui ne changent pas.
00:08:58Quand vous trônez la parole, c'est un mélange d'imperfections,
00:09:02d'inexactitudes, de mensonges et de divisions.
00:09:04Dans une ambiance toujours aussi électrique,
00:09:07l'exécutif rend les coups à ses adversaires.
00:09:09– L'idée que l'État s'enrichirait sur le dos de la crise
00:09:12n'est pas une idée qui s'installe dans le pays,
00:09:14c'est une idée que les politiques et qu'une partie des politiques
00:09:17sont en train d'installer dans le pays.
00:09:19– Bref, l'Assemblée nationale reste un champ de bataille
00:09:22et c'est Sébastien Lecornu qui le dit.
00:09:24– Cette séance de questions au gouvernement
00:09:26fait bien la jonction entre l'actualité internationale
00:09:29et ce que nous devons gérer sur le territoire national.
00:09:33C'est la guerre, monsieur le Président.
00:09:34– Une guerre qui continuera demain
00:09:36avec une nouvelle séance de questions au gouvernement.
00:09:40– Stéphanie Despierre, comment faire pour que les mois qui viennent
00:09:43soient utiles au Parlement ?
00:09:45Quels textes sont attendus et qu'est-ce qui risque de passer à l'As ?
00:09:48– Alors, on a des textes sur la Nouvelle-Calédonie
00:09:50qui peuvent cristalliser les oppositions.
00:09:53On a aussi un texte à surveiller au mois d'avril,
00:09:55une proposition de loi de Charles Rodouel,
00:09:57donc du parti Renaissance pour allonger,
00:10:00je vais y arriver,
00:10:01les délais de rétention administrative des OQTF dangereux.
00:10:07Ça, on va là bien revoir, à mon avis, le clivage droite-gauche.
00:10:11Le RN va à nouveau essayer de grignoter sur sa droite.
00:10:14Donc là, c'est un texte qui est une proposition de loi un peu technique
00:10:17mais qui va être très, très politique.
00:10:19On parlera aussi de la protection de l'enfance.
00:10:22Voilà, il y a tout un tas de sujets qui vont revenir à l'Assemblée nationale,
00:10:26mais vous l'avez dit, les délais sont très courts,
00:10:28entre il y a encore des vacances parlementaires en avril,
00:10:31il y a la coupure cet été, il y a des sénatoriales.
00:10:32Je vous rappelle que normalement, l'Assemblée ne siège pas
00:10:35pendant que le Sénat est en campagne sénatoriale.
00:10:39Donc la pause va être très longue
00:10:40et le temps utile avant la présidentielle va être très court
00:10:43parce qu'à l'automne prochain, il y aura le gros morceau du budget.
00:10:45Les députés, en fait, commencent à travailler dès la fin août sur le budget.
00:10:48Ça va absolument vampiriser tout l'automne,
00:10:50vu les difficultés du précédent.
00:10:53Voilà.
00:10:53On aura comme une impression de déjà-vu.
00:10:56Probablement.
00:10:56Après, quel sera le résultat ?
00:10:58Sébastien Lecornu a réussi à passer un budget.
00:11:00Est-ce qu'il arrivera à en passer deux ?
00:11:01On verra parce que plus on va approcher de la présidentielle,
00:11:03plus ça va être compliqué.
00:11:04Oui.
00:11:05Stéphanie, vous le disiez d'ailleurs.
00:11:06En fait, ce n'est pas dans l'hémicycle qu'on a vu les changements.
00:11:09C'est en dehors, avec notamment cette réunion autour d'Olivier Faure
00:11:12ce matin dans des bureaux, dans des salons de l'Assemblée nationale.
00:11:17Si vous voulez bien, on va commencer par tourner, en effet,
00:11:19le regard vers la gauche de l'hémicycle.
00:11:21Bureau national du Parti socialiste, là, en ce moment même.
00:11:24Il y a un mot qui traverse tous les partis, en fait, depuis dimanche,
00:11:27c'est clarification, Bruno Cotteres.
00:11:29C'est vrai qu'on voudrait tous être des petites souris en ce moment
00:11:32pour être à ce bureau national des socialistes.
00:11:34Quelles sont les questions que doit trancher cette réunion de ce soir ?
00:11:38D'abord, je ne suis pas sûr qu'elle tranchera.
00:11:41Beaucoup de réunions qui doivent trancher se finissent très souvent
00:11:44sur tout le monde a un peu tort, tout le monde a un peu raison.
00:11:47Mais c'est vrai que pour le Parti socialiste, il y a en son sein des élus
00:11:53qui somme, d'une certaine manière, Olivier Faure,
00:11:57d'afficher une doctrine plus cohérente vis-à-vis de la France insoumise.
00:12:02Il est apparu comme ayant les deux doctrines et les deux discours à la fois,
00:12:06se dotant lui-même, au fond, d'un double discours.
00:12:12Si ces unions entre la France insoumise et le Parti socialiste
00:12:15avaient été entièrement cournées de succès,
00:12:18il aurait pu dire, vous voyez, j'ai su écouter le local.
00:12:24J'avais cadré les choses, mais j'ai su faire preuve de mensuétude,
00:12:27de tolérance par rapport aux élus locaux.
00:12:31Et puis, comme ça a moins marché que prévu,
00:12:34là, il peut dire, non, moi, j'avais une position,
00:12:37j'ai dit, pas d'alliance avec l'AFI.
00:12:40Après, on a un parti démocratique.
00:12:42Si les élus locaux...
00:12:43Oui, c'était pas d'alliance nationale.
00:12:45Pas d'alliance nationale.
00:12:46Olivier Faure avait un peu ouvert le parachute de survie
00:12:49quelques jours avant le premier tour des municipales
00:12:52en faisant le distinguement entre Jean-Luc Mélenchon et les insoumis.
00:12:57Ce qui est quelque chose qu'il a re-expliqué depuis le deuxième tour.
00:13:00Donc, à mon avis, il va continuer dans cette ligne directrice.
00:13:04Mais c'est vrai que beaucoup d'élus locaux socialistes
00:13:07ont dit que pendant leur campagne,
00:13:09beaucoup d'électeurs leur avaient dit,
00:13:11on ne sait plus où vous êtes,
00:13:12qu'est-ce qui se passe par rapport aux insoumis.
00:13:15Voilà, donc c'est toute la difficulté,
00:13:16toute la difficulté sur quelque chose qui est aussi stratégique
00:13:19pour eux, par rapport à une personnalité aussi clivante
00:13:23que Jean-Luc Mélenchon.
00:13:24C'est toute la difficulté d'essayer de tenir à la fois les deux discours.
00:13:28Ça apparaît aussi comme quelque chose qui manque peut-être de cap.
00:13:31Le bureau national du Parti socialiste, Corinne Laïque,
00:13:34ce soir, c'est haro sur Olivier Faure.
00:13:36Parce qu'on a même été surpris par les propos de Boris Vallaud,
00:13:39qui est quand même le président du groupe socialiste à l'Assemblée,
00:13:41qui s'en est pris à Olivier Faure,
00:13:43en disant que beaucoup de Français n'avaient pas compris
00:13:45quelle était la ligne.
00:13:46Il a parlé de l'ambiguïté stratégique d'Olivier Faure.
00:13:49Est-ce que ce soir, sur la table de ce bureau national,
00:13:53il y a un sujet fort ?
00:13:54Olivier Faure.
00:13:55Il y a un F-O-R-T et F-A-U-R-E.
00:13:58C'est pour ça que j'ai redis le prénom.
00:14:00Ce matin, lors de la réunion des députés,
00:14:01Olivier Faure a dit, il va falloir quelque chose du genre,
00:14:05il va falloir que vous vous mettiez dans la tête
00:14:07qu'on ne peut pas gagner sans l'ensemble de la gauche.
00:14:10Et de ce fait, il pose effectivement la question majeure,
00:14:14qui est de savoir comment aller à la présidentielle,
00:14:18avec ou sans LFI.
00:14:19Il y aura certainement le candidat Mélenchon.
00:14:21Et la vraie question, c'est de savoir s'il y a un candidat social-démocrate
00:14:25qui arrive à faire de l'ombre à Mélenchon
00:14:28et à se frayer un chemin jusqu'au second tour.
00:14:33Vous avez la réponse à cette question ?
00:14:34Je dirais que c'est hautement improbable.
00:14:36Et la réponse, on l'aura quelque part au mois de mai.
00:14:38Mais pour le moment, c'est très difficile.
00:14:40Alors c'est vrai, pour en revenir à ce soir,
00:14:42que c'est un peu la soirée, peut-être pas des longs couteaux,
00:14:45mais des petits couteaux.
00:14:46Et que tous les opposants d'Olivier Faure,
00:14:49je crois que la bataille va être portée en particulier
00:14:51par Jean-Christophe Cambadélis.
00:14:53Je crois que François Hollande ne sera pas là.
00:14:56Mais bon, il laisse les autres...
00:14:57Je crois qu'il organise une contre-soirée.
00:14:58Voilà, il laisse les autres faire pour lui.
00:15:01Et puis Vallaud, qui s'est rallié finalement à Olivier Faure,
00:15:04mais aussi n'est pas tout à fait sur la même ligne qu'Olivier Faure.
00:15:07Et donc cette question de avec ou sans LFI,
00:15:10quelle position par rapport à LFI,
00:15:12qui est posée de manière très forte
00:15:14par quelqu'un comme Jérôme Gedge, par exemple,
00:15:16lui évidemment c'est sans, et complètement sans,
00:15:20elle va être au cœur de la réunion.
00:15:22Je ne suis pas sûre qu'elle soit tranchée.
00:15:24Mais en tout cas...
00:15:25Mais si ce n'est pas tranchée, ça peut aller jusqu'où ?
00:15:27C'est-à-dire qu'il y a un moment, il y a un risque de scission ?
00:15:30De toute façon, ils vivent déjà des vies séparées.
00:15:33Oui, mais tout le monde fait semblant d'être dans le même parti.
00:15:36Le sujet, c'est... Ah oui, vous parlez du Parti Socialiste, oui.
00:15:39La question, c'est quelle stratégie par rapport à LFI pour la présidentielle ?
00:15:43Est-ce qu'il y a un risque de scission du Parti Socialiste ?
00:15:46Je crois que, franchement, au moment de sauter...
00:15:50Là, ce seraient des longs coups.
00:15:51Sans parachute, je pense qu'ils vont hésiter.
00:15:54Vous en dites quoi, Bruno Cotteres ?
00:15:55Non, je ne pense pas qu'il y ait de risque de scission.
00:15:57Ça n'empêche pas qu'il y ait de fortes tensions internes.
00:15:59Ça, c'est extrêmement clair.
00:16:01Il y a des lignes stratégiques différentes.
00:16:03Au fond, une partie du parti, quelqu'un comme François Hollande,
00:16:09fait l'hypothèse que ce qui compte, c'est qu'un candidat de la gauche,
00:16:13pour lui, ça ne peut être qu'un candidat socialiste,
00:16:16arrive à se qualifier au deuxième tour pour faire un vrai rassemblement d'électeurs.
00:16:21D'électeurs, c'est-à-dire, ça adressera la culture politique des électeurs de la gauche,
00:16:25enjambant l'appareil de la FI et Jean-Luc Mélenchon.
00:16:28Du côté des Insoumis, on fait exactement la même grille de lecture.
00:16:32On fait la grille de lecture que Jean-Luc Mélenchon, pour eux,
00:16:34est le seul en mesure de se qualifier au deuxième tour
00:16:37et que les électeurs de la gauche, dans son ensemble,
00:16:40convergeront vers lui si c'est pour essayer d'empêcher un candidat du Rassemblement national d'accéder à l'Élysée.
00:16:45Même si, pour certains, Jean-Luc Mélenchon est devenu un repoussoir ?
00:16:49Oui, bien sûr.
00:16:49Et on l'a vu dans les alliances PSLFI dans les grandes villes ?
00:16:52Oui, il y a dans l'histoire de la gauche une longue histoire des divisions, des réconciliations,
00:16:58des redivisions, des re-reconciliations.
00:17:00Il y a dans l'histoire de la gauche de nombreux épisodes
00:17:03où la gauche était très divisée au niveau national
00:17:06et arrivait à faire combat ensemble au moment des élections municipales,
00:17:10notamment il y a une grande culture de l'union de la gauche municipale,
00:17:13aussi dans la culture politique de la gauche.
00:17:16Et il y a quand même toujours cette idée qu'au bout du compte,
00:17:18quand la question quasi-existentielle est posée,
00:17:22les électeurs de gauche, quels que soient leurs candidats, convergeraient.
00:17:26Bertrand ?
00:17:26Oui, c'est vrai que le Parti Socialiste a pris des positions tellement diverses au second tour.
00:17:32Il y a eu le PS qui y va seul et qui gagne, c'est Rennes.
00:17:35Il y a le PS qui y va avec LFI et qui gagne, c'est Nantes, c'est Lyon.
00:17:39Il y a le PS qui y va avec LFI et qui perd, c'est Limoges.
00:17:43Toulouse.
00:17:43C'est Toulouse.
00:17:45Globalement, il a plus perdu que gagné.
00:17:47Il a plus perdu que gagné.
00:17:49Et puis il y a le PS qui y va avec Horizon, c'est Strasbourg.
00:17:52Et donc on a l'impression que le PS, en fonction de stratégie locale,
00:17:56y est allé seul avec LFI, avec Horizon.
00:17:59C'est assez illisible.
00:18:00Et c'est beaucoup à Rau sur Olivier Faure,
00:18:02mais il y a des choses qui ont été aussi extrêmement surprenantes.
00:18:04Johanna Roland à Nantes, qui normalement est du courant antiphore,
00:18:08qui ne veut pas se rassembler avec les insoumis,
00:18:11et finalement elle finit à s'allier avec les insoumis pour garder sa mairie.
00:18:14Donc il y a des choses qui sont...
00:18:15Nécessité fait loi.
00:18:17Nécessité fait loi.
00:18:18Et je pense qu'Olivier Faure n'a pas pris le risque de dire accord national ou pas accord national
00:18:23pour pouvoir dire, après, que quel que soit ce qui se passe, victoire ou défaite,
00:18:27il puisse s'en sortir et dire, regardez, là j'avais raison, là j'avais tort.
00:18:30Et je n'avais pas tort.
00:18:31Et je pense aussi que s'il avait défini un accord national, de toute façon, en local, ça ne serait
00:18:36pas passé.
00:18:37Il y a plein d'endroits où il n'aurait, de toute façon, cette ligne-là n'aurait pas été
00:18:39suivie.
00:18:40Parce qu'il y a un certain nombre de mairies où les insoumis, les socialistes, les écologistes,
00:18:45travaillaient déjà ensemble, comme à Lyon.
00:18:47Et finalement, il y a eu deux listes à Lyon.
00:18:49Il y a eu une liste d'union de la gauche et une liste d'insoumises,
00:18:51qui finalement, ils se sont réunis dans l'entre-deux-tours.
00:18:53Mais certains me disaient, en fait, ce serait bizarre.
00:18:56Ça fait six ans qu'on gouverne ensemble et là, on casse tout.
00:18:59En tout cas, les Français, eux, sont lassés.
00:19:01Ça s'est vu dans le taux de participation, 57%, historiquement bas.
00:19:06Et ça s'entend aussi quand on leur tend un micro.
00:19:08C'est un reportage à Clamart dans les Hauts-de-Seine, signé Maïté Frémont, Antoine Palos et Eva Billon.
00:19:16Clamart dans les Hauts-de-Seine.
00:19:18Ici, ils sont 23 200 à s'être déplacés dimanche pour élire leur maire.
00:19:23La moitié pour glisser un bulletin pour la droite, l'autre moitié pour la gauche.
00:19:28Pas de fusion de listes ici.
00:19:30Et pourtant, ce qui reste en tête, ce sont les stratégies d'alliance.
00:19:35Alors, en tant qu'écologiste, on nous met avec LFI.
00:19:40Et ça, je ne vais pas encore digérer.
00:19:42C'est vraiment, ça vous dégoûte de la politique.
00:19:45Je ne suis pas la seule à le dire.
00:19:46On a vu quand même ce haro sur LFI.
00:19:50Tout ça, parce que LFI a malheureusement un leader qui ferait bien de faire un peu plus attention à ce
00:19:56qu'il déclare.
00:19:57Je veux dire, si on est contre à la fois les extrêmes et qu'il y a des alliances qui
00:20:01se font soit droite, soit gauche, on est un peu pris au piège.
00:20:04Et donc, du coup, ça peut faire partie de mon désengagement.
00:20:07Un goût amer pour beaucoup d'habitants qui trouvent cette campagne municipale un peu trop loin de leurs attentes.
00:20:13Je trouvais qu'elle avait des couleurs de campagne présidentielle.
00:20:18Je trouvais qu'on ne parlait pas assez des municipalités et que c'était plutôt global.
00:20:23Oui, c'était clairement un top départ pour les présidentielles.
00:20:26Certains sont déjà plus ou moins en campagne.
00:20:28Moi, je me sens absorbée, un peu noyée dans tout ce qui se dit, sans forcément comprendre ou sans avoir
00:20:36trop d'appui.
00:20:37J'ai du mal avec les têtes aussi des parties.
00:20:40Il faut arrêter d'épiloguer sur toujours les mêmes. C'est fatigant.
00:20:44Les municipales valeurs de test à un an des présidentielles, un peu trop marquées pour ces habitants.
00:20:52Bruno Cotteres, je vous voyais regarder attentivement.
00:20:54C'est vrai qu'avec le Cévipov, vous êtes en train de mener une étude sur l'après-municipale.
00:21:00Ce qu'on perçoit, c'est aussi la lassitude de cette tambouille.
00:21:04Oui, il y a vraiment un sentiment de lassitude que toutes les enquêtes qu'on réalise,
00:21:08et d'ailleurs, depuis de nombreuses années, documentent de la même manière.
00:21:11Les premiers sentiments qui viennent aux Français quand on leur demande
00:21:15« Que pensez-vous de la politique ? »
00:21:17c'est le dégoût, la lassitude, le manque d'intérêt.
00:21:23Les gens sont perdus dans le jeu depuis 2024, en particulier manque de points de repère,
00:21:28ont le sentiment que tout est devenu complètement confus, sont véritablement perdus.
00:21:34Et donc, on n'était pas étonné de voir, normalement, tout aurait dû faire que la participation soit là pour
00:21:41ces municipales.
00:21:42D'abord parce que le maire est l'élu qui est le mieux perçu, le plus investi de confiance.
00:21:47Ensuite, parce qu'on vit une période extrêmement tendue, anxiogène, difficile avec la politique internationale.
00:21:53Donc, on aurait pu penser qu'au moins les gens disent « Au niveau local, au moins on s'assure
00:21:57une petite niche
00:21:58dans laquelle on peut être acteur de l'endroit où on vit à travers son vote ».
00:22:03Et puis, les élections municipales ont été rattrapées par tout ce qu'on vient d'entendre.
00:22:07C'est-à-dire ce sentiment d'être à la fois perdu, de dégoût,
00:22:11le sentiment que les politiques disent quelque chose et puis après, ils peuvent dire tout à fait le contraire.
00:22:15Et ça, je pense que malgré...
00:22:18On peut faire crédit à Olivier Faure, sans aucun doute, d'une forme de sincérité.
00:22:23Quand il dit « Au niveau local, on m'a demandé, les élus ont voulu sauvegarder leur mairie,
00:22:29surtout pas que ça tombe aux mains de la droite ».
00:22:30Donc, il y a une forme de sincérité politique dans tout ça.
00:22:33Mais en même temps, ils ne se rendent pas compte que lu à travers le prisme de l'avis de
00:22:38tous les jours des électeurs,
00:22:39ça apparaît comme quelque chose qui n'est juste pas possible dans les électeurs.
00:22:44C'est quoi ? C'est un manque de colonne vertébrale ?
00:22:45Oui, les électeurs, dans leur vie professionnelle, ils ne peuvent pas dire à leur chef quelque chose
00:22:49et puis trois ans après, lui dire non...
00:22:51Vous dire que c'est un boulet ?
00:22:52Voilà. Donc, on voit qu'ils ne se rendent pas compte des effets que ça produit dans l'électorat.
00:22:57Effet délétère. Bertrand Perrier, l'une des images du jour à l'Assemblée nationale,
00:23:01au début de la séance de questions au gouvernement.
00:23:03C'est l'hommage qui a été rendu à Lionel Jospin en début de séance.
00:23:08Et ce soir, Bertrand, vous êtes envahi par une vague de nostalgie.
00:23:12Perrier-Tranche, c'est tout de suite.
00:23:17La nostalgie.
00:23:19Oui, Adeline, nostalgie, parce qu'à l'heure où on en parle, la gauche se divise, se déchire, s'invective
00:23:27de nouveau.
00:23:28Comment ne pas se dire, en pensant à Lionel Jospin ce soir, que la gauche, c'était mieux avant.
00:23:33Avant, c'était la gauche plurielle, une gauche intransigeante sur les valeurs de la République,
00:23:38qui allait des écologistes aux communistes, en passant par le Parti radical et le mouvement des citoyens,
00:23:44du Bervé-Drine à Jean-Pierre Chevènement, en passant par Martine Aubry, Elisabeth Guigou ou Claude Allègre.
00:23:50Une gauche avec un pivot central qui était le Parti socialiste uni.
00:23:55Une gauche qui portait des projets structurants pour la société, dans un climat économique, c'est vrai, favorable.
00:24:02Les 35 heures, le PACS, la CMU, les emplois jeunes.
00:24:07Et une gauche qui, bien sûr, à la fin, n'a pas su éviter le morcellement.
00:24:12Et donc, la candidature de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2002.
00:24:18Mais une gauche qui a traversé la cohabitation comme une gauche de gouvernement et qui a fait passer de vraies
00:24:24réformes pour la société.
00:24:25Vous êtes nostalgique aussi parce que Lionel Jospin, c'était une certaine conception du débat politique.
00:24:30Oui, et là encore, je crois incontestablement, c'était mieux avant.
00:24:34C'était mieux avant les réseaux sociaux.
00:24:36C'était mieux avant l'ère du clash à tout prix.
00:24:38C'était mieux avant que la démocratie ne se dissolve dans le spectacle et la surenchère.
00:24:43C'était mieux avec Lionel Jospin quand un adversaire n'était pas un ennemi.
00:24:47C'était mieux quand on s'avait raison gardée, même dans un débat d'entre-deux-tours.
00:24:52En somme, je voudrais dire, on va dire non, bien sûr, mais avec un fond de sérieux,
00:24:57qui vaut mieux 5 ans avec Jospin que 7 ans avec Jacques Chirac.
00:25:01Ça serait bien long, ça serait bien long.
00:25:04On se fait plaisir, toute agressivité.
00:25:08On se fait plaisir, on fait plaisir à ses militants.
00:25:11Les Français ont horreur de ça.
00:25:12Oui, pour tous les militants, on n'en parle pas entre nous.
00:25:15Ah oui, oui.
00:25:16J'avais eu la même chose, j'imagine que tu vas le plier.
00:25:20Oui, oui, oui, naturellement.
00:25:23Mais ça, c'est les militants.
00:25:25Oui, oui, absolument.
00:25:26Mais l'ensemble des Français...
00:25:29Pas tous, c'est un pas tous les militants.
00:25:30Non, bien sûr, c'est ceux qui calent.
00:25:33J'espère que vous ne vous êtes pas un senti.
00:25:37C'est savoureux les archives.
00:25:38Voilà, c'était ça, Jospin Chirac.
00:25:41Une certaine idée de la politique, le respect mutuel,
00:25:44le refus de l'hystérisation du débat, la sobriété.
00:25:47Alors oui, c'était peut-être un peu austère, un peu sinistre,
00:25:51avec des blagues un peu nulles.
00:25:53Mais personnellement, entre ça et les vociférations
00:25:56destinées à faire le buzz, j'ai fait mon choix.
00:25:58Et puis, Lionel Jospin, c'était aussi une certaine conception
00:26:00de l'éthique en politique, vous nous dites.
00:26:03Oui, Adeline, et là aussi, c'était mieux avant.
00:26:07Lionel Jospin, c'était une culture protestante,
00:26:09janséniste, une exigence intellectuelle et morale,
00:26:12une hauteur de vue, une sérénité, une droiture, une rectitude.
00:26:16On pourrait presque dire une forme de raideur,
00:26:18mais une raideur qui est l'inverse des contorsions opportunistes
00:26:21et des trahisons par ambition.
00:26:23Lionel Jospin, c'était le refus du clinquant et du bling-bling.
00:26:27Pas d'affaires, pas de procès, pas de bracelets,
00:26:31pas d'éclats, pas de fracas, mais le sens de l'État.
00:26:35Y compris dans son départ digne, assumant sa défaite,
00:26:38sans retour, se consacrant avec sérieux
00:26:41à sa fonction de membre du Conseil constitutionnel.
00:26:45Bref, oui, ce soir, Adeline, j'assume ma nostalgie.
00:26:49Jospin, c'était vraiment bien.
00:26:52Merci Bertrand. Jospin, c'était vraiment bien.
00:26:54Alors cela dit, depuis tout à l'heure, on parle de la gauche,
00:26:56mais pardon, le casse-tête concerne aussi la droite.
00:26:59Les Républicains sont eux aussi réunis en ce moment même
00:27:01en bureau politique pour définir...
00:27:03Alors là, on sait ce qu'il y a sur la table,
00:27:05c'est pour définir un mode de désignation du candidat pour 2027.
00:27:09Là aussi, Corinne Laïc, c'est l'heure de la clarification, dès maintenant ?
00:27:12Alors, je ne sais pas si la clarification va sortir du bureau d'aujourd'hui,
00:27:16mais le problème de LR, c'est qu'ils ne sont pas tous d'accord
00:27:21pour savoir s'il faut faire uniquement une primaire au sein de LR,
00:27:25auquel cas, Bruno Retailleau, qui a été massivement élu,
00:27:28je crois à 75% par les adhérents,
00:27:31risque fort d'être désigné comme le candidat LR.
00:27:33Ça, c'est l'option de la primaire fermée, c'est ça ?
00:27:36Voilà, c'est l'option de la primaire LR.
00:27:38Parce qu'ils sont en train de discuter d'une primaire LR
00:27:42dont on déterminerait le mode de fonctionnement.
00:27:46Est-ce que ce serait une primaire réservée uniquement aux adhérents ?
00:27:49Est-ce que ce serait une primaire ouverte à tout le monde ?
00:27:53C'est ça qui est décidé.
00:27:54Mais indépendamment de ça, qui serait une primaire LR,
00:27:56se pose la question de savoir s'il y aura une primaire,
00:28:00alors, du socle commun.
00:28:01C'est-à-dire, le socle commun, je rappelle ce que c'est,
00:28:04c'est une invention de Michel Barnier,
00:28:05et ça comporte le bloc central, c'est-à-dire les partis
00:28:08qui soutiennent à l'origine Emmanuel Macron,
00:28:10Horizons, Renaissance, l'UDI, le Modem,
00:28:15et les LR.
00:28:16Est-ce qu'il faut faire une primaire, donc, de Attal à Retailleau ?
00:28:20Je cite volontairement cet exemple,
00:28:21parce que Attal et Retailleau ne s'entendent pas du tout,
00:28:24ils ne veulent pas être ensemble.
00:28:24Donc, il y a aussi le problème de définition des contours.
00:28:27Et après, il y a le problème de savoir si on fait une primaire,
00:28:29alors que beaucoup des supposés participants à cette primaire,
00:28:32je pense notamment à Gabriel Attal et à Édouard Philippe,
00:28:34ne veulent pas de primaire.
00:28:36Donc, c'est vraiment une espèce de décision en cascade
00:28:42qui ne seront certainement pas prises aujourd'hui,
00:28:44mais c'est la question qui se pose,
00:28:45parce qu'il y a la prise de conscience
00:28:47de l'ensemble du socle commun,
00:28:49que s'ils n'ont pas un candidat unique,
00:28:52ils n'ont aucune chance d'arriver au second tour,
00:28:55puisque tout le monde sait que tout va se jouer au premier tour,
00:28:57l'autre fauteuil du second tour étant occupé
00:29:00par quelqu'un du Rassemblement national.
00:29:02Voilà, donc c'est ça qui se joue,
00:29:04c'est d'arriver à dégager une personne
00:29:06qui soit le candidat de gens qui ont quand même
00:29:09des options politiques assez différentes et assez tranchées,
00:29:13et qui ont des égaux qui vont avec.
00:29:16Donc, ça suppose de renoncer à beaucoup de choses.
00:29:19Est-ce que l'esprit de responsabilité l'emportera ?
00:29:22Évidemment, tout le monde dit en faire preuve,
00:29:24à condition d'en être le bénéficiaire.
00:29:25Oui. Bruno Cotteres, est-ce que la droite,
00:29:28finalement, n'a pas exactement les mêmes problèmes
00:29:29que la gauche, c'est-à-dire un problème
00:29:32de ligne et d'incarnation ?
00:29:34Oui, il ne se pose pas exactement les mêmes thèmes,
00:29:36mais oui, elle a effectivement ce problème.
00:29:39Elle a un autre problème aussi,
00:29:41sans doute qu'il y a à gauche aussi,
00:29:43au fond, pour la cible qui est visée,
00:29:46c'est-à-dire un électorat, on va dire,
00:29:49centre-centre-droit.
00:29:52Déjà, à l'intérieur de cette cible,
00:29:53ce n'est pas équivalent Gabriel Attal
00:29:57ou Édouard Philippe.
00:29:59On voit très, très bien dans les données d'enquête
00:30:01dont on dispose, même si loin de la présidentielle,
00:30:03les enquêtes d'intention de votre présidentielle,
00:30:05on voit que pour les sympathisants des Républicains,
00:30:09on va dire l'électeur de centre-droit classique,
00:30:11ce n'est pas équivalent de lui mettre Gabriel Attal
00:30:13ou Édouard Philippe.
00:30:15Gabriel Attal est perçu davantage comme macroniste,
00:30:18moins comme quelqu'un qui vient de leur rang.
00:30:21Édouard Philippe est sorti du rang,
00:30:25mais pour eux, ce n'est pas la même chose quand même.
00:30:27Déjà, il y a ce premier sujet.
00:30:28Il y a un deuxième sujet qui est aussi par rapport aux Républicains.
00:30:33Quand on écoute les membres du socle commun,
00:30:36certains restreignent le socle commun
00:30:38à horizon Renaissance-Modem.
00:30:42Sans aller jusqu'à LR.
00:30:43Gabriel Attal, il est plutôt sur cette position
00:30:45en disant qu'il faut que les LR fassent preuve
00:30:50qu'ils sont membres.
00:30:53Et donc, ils clarifient leur position
00:30:55par rapport au Rassemblement national,
00:30:57ce qui est une certaine manière
00:30:59de les tenir hors du jeu de la primaire.
00:31:01Est-ce que le moment de bascule,
00:31:03ce n'est pas le moment où Bruno Retailleau
00:31:04choisit de ne pas choisir entre Éric Ciotti
00:31:06et Christian Estrosi à Nice ?
00:31:08C'est vrai que ça a beaucoup marqué,
00:31:09cette prise de position.
00:31:10Elle a surpris parce qu'il est le leader du parti.
00:31:14Et donc, comme le leader du parti,
00:31:15normalement, il doit défendre la ligne du parti.
00:31:17La ligne du parti, c'était de défendre
00:31:19Christian Estrosi, numéro 2 de horizon,
00:31:23soutenu par les Républicains.
00:31:24Donc, effectivement, on voit que là,
00:31:26il y a quelque chose qui traduit
00:31:29le doute stratégique de Bruno Retailleau,
00:31:32le doute stratégique des Républicains
00:31:34qui ne veulent pas, si tôt,
00:31:35c'est-à-dire plus d'un an avant,
00:31:37on est à peu près un an avant la présidentielle,
00:31:39se lier les mains.
00:31:40Et c'est une des parties du problème,
00:31:42c'est que ce sont des acteurs très stratégiques,
00:31:44une décision très stratégique à prendre,
00:31:47ils ne veulent pas se lier les mains trop tôt.
00:31:49Il faut qu'ils aient, à l'automne,
00:31:52au début de l'année 2027,
00:31:54qu'ils aient encore les coudées un peu franches
00:31:55pour peut-être abattre définitivement la carte.
00:31:58On va peut-être se décider avant,
00:31:59parce que dès cet été,
00:32:00le Rassemblement national partira en campagne
00:32:02avec le nom de son candidat,
00:32:04après la décision judiciaire de Marine Le Pen.
00:32:07Là, on a l'impression qu'on parle du qui,
00:32:10et on parle du comment.
00:32:11C'est-à-dire, tout le monde est en train de s'écharper
00:32:13sur quel genre de primaire,
00:32:15quel mode de désignation.
00:32:18Et chacun prône l'unité.
00:32:19C'est-à-dire, Gabriel Attal a dit encore ce matin,
00:32:22unité.
00:32:23Chez Horizon, on est d'accord pour l'unité,
00:32:24mais derrière Édouard Philippe.
00:32:26Et on se dit, mais le temps va passer vite, en fait.
00:32:29Mais pour le coup, le risque de scission,
00:32:31à mon avis, il existe du côté des LR,
00:32:33sur cette ligne de partage entre eux,
00:32:36jusqu'où je vais du côté du RN ou pas.
00:32:38Et vous avez des personnalités
00:32:39comme Jean-François Copé, Valérie Pécresse,
00:32:43Xavier Bertrand, Gérard Larcher, je pense,
00:32:46qui ne suivraient pas un Retailleau
00:32:49qui pratiquerait une espèce de porosité du mur
00:32:51avec le RN.
00:32:52Et là, il y a un risque d'explosion
00:32:54des LR.
00:32:55Stéphanie ?
00:32:56En fait, c'est toujours la même question.
00:32:57C'est que tout le monde dit,
00:32:58il faut appeler à l'Union.
00:32:59Et c'est vrai qu'on l'a vu au municipal,
00:33:00la droite a gagné surtout
00:33:01quand elle est alliée au reste du socle commun.
00:33:04Mais personne ne veut s'effacer
00:33:06devant les autres.
00:33:06Donc là, vous avez Édouard Philippe
00:33:07qui annonce un énorme meeting
00:33:09à la mi-avril.
00:33:10Il y a Gabriel Attal qui sort un livre
00:33:11et qui se matint...
00:33:12C'est pas sûr.
00:33:12C'est une information de l'opinion.
00:33:14Il pourrait avoir lieu en mai ou en juin.
00:33:16Ah, petit décalage.
00:33:17Mais en tout cas...
00:33:18C'est pour ça que vous êtes là, Corinne.
00:33:24Gabriel Attal, lui, essaye de parler.
00:33:26Ce matin, il dit, moi, je veux une union.
00:33:28Il veut se montrer comme artisan de l'union
00:33:30en espérant que peut-être, après,
00:33:32il pourra être celui qui incarne le rassemblement.
00:33:34Mais pour l'instant, on ne voit pas très bien
00:33:36en effet comment ça atterrit.
00:33:37Est-ce qu'on attend que les sondages décantent ?
00:33:40Alors, c'est la question que j'allais vous poser.
00:33:41Est-ce que les sondages vont compter ?
00:33:42Évidemment.
00:33:43Évidemment.
00:33:44La question est de savoir...
00:33:45Chacun cherche le bon moment
00:33:47pour déclarer sa candidature
00:33:48parce qu'ils savent que ça peut créer
00:33:50une dynamique ou pas.
00:33:52Enfin, voilà.
00:33:52Parce que si on se fie au sondage actuel,
00:33:54c'est Édouard Philippe.
00:33:55C'est ça.
00:33:55Et quand on demande aux autres
00:33:57comment on départage tout ce monde-là,
00:33:59personne n'est capable de nous répondre, en fait.
00:34:01On leur dit, bon, il reste les sondages.
00:34:02Oui, mais non, quand même.
00:34:03Bon, alors, une primaire.
00:34:04Non, mais une primaire, c'est compliqué.
00:34:05On ne sait pas.
00:34:06On ne va pas être d'accord sur le périmètre.
00:34:08Enfin, tout ça est encore très, très flou.
00:34:09Alors, il y a des gens qui réfléchissent
00:34:11à des moyens de départage.
00:34:12Il y a Maël Decalan et Patrick Stéphanini
00:34:14qui ont fait, il y a quelques jours,
00:34:16dans le Figaro, une tribune
00:34:17pour imaginer une espèce de processus
00:34:19assez complexe
00:34:20avec des personnalités
00:34:22qui se mettraient d'accord sur quelques valeurs,
00:34:25après, sur un mode de départage
00:34:26et puis une réunion finale.
00:34:28Mais le fait même de participer déjà à ce processus
00:34:30montre qu'on s'entend
00:34:31et qu'on est d'accord pour en accepter les résultats.
00:34:34Ce qui suppose qu'on soit déjà d'accord
00:34:35avant de s'être mis d'accord.
00:34:37Donc, c'est assez compliqué.
00:34:39Bruno Cotteres,
00:34:40est-ce qu'Aminima, ces municipales,
00:34:41elles n'ont pas aussi permis,
00:34:43enfin, à la droite,
00:34:45un examen de conscience,
00:34:47une prise de conscience
00:34:48de l'urgence de se rassembler
00:34:49parce que le Rassemblement national,
00:34:50il ne va pas attendre
00:34:51que la droite se choisisse un candidat ?
00:34:53Non, très clairement, non.
00:34:54D'ailleurs, aux élections municipales,
00:34:56on a quand même continué
00:34:57à voir cette progression progressive,
00:35:01on va dire,
00:35:02du Rassemblement national.
00:35:03Donc, pour, effectivement,
00:35:05le camp de la droite,
00:35:06il est aussi urgent.
00:35:07Il y a les questions de personnes,
00:35:08de leadership,
00:35:09mais il y a les questions de programme.
00:35:11Et on a vu, d'ailleurs,
00:35:12dans l'entre-deux-tours des municipales,
00:35:14que les électeurs,
00:35:15au fond,
00:35:16le bricolage à la va-vite
00:35:18entre deux tours
00:35:19ou d'un seul coup,
00:35:20on redécouvre qu'on est amis ensemble,
00:35:23ce n'est pas très convaincant.
00:35:24Donc, il y a cette question
00:35:25qui est quand même
00:35:26qu'au moment de l'élection présidentielle,
00:35:28le pays entier
00:35:29attend un certain nombre
00:35:30de réponses extrêmement fortes
00:35:32sur des préoccupations
00:35:33de tout le monde.
00:35:35Les déficits publics,
00:35:36on n'en parle pas trop en ce moment,
00:35:38ça quand même préoccupe
00:35:40beaucoup, beaucoup,
00:35:41beaucoup l'opinion.
00:35:41Tout le monde se demande
00:35:42est-ce qu'il va y avoir
00:35:43des augmentations d'impôts,
00:35:45etc.
00:35:45Donc, les déficits publics,
00:35:47la question très importante
00:35:49aux yeux des Françaises
00:35:50et des Français,
00:35:51du pouvoir d'achat,
00:35:52la question de la sécurité.
00:35:53Donc, ce sont des questions
00:35:55sur lesquelles
00:35:55il y a des sensibilités différentes
00:35:57à l'intérieur
00:35:58du fameux socle commun.
00:36:00Gabriel Tal n'a pas
00:36:01les mêmes réponses
00:36:02sur ces questions
00:36:03qu'Édouard Philippe.
00:36:05Et donc, ce qu'ils peuvent pas,
00:36:06c'est à la dernière minute,
00:36:08dire, bon,
00:36:08finalement,
00:36:09on a bien réfléchi,
00:36:11l'un d'entre nous
00:36:11a de meilleurs sondages
00:36:12que l'autre,
00:36:12donc, il y va.
00:36:15Donc, ça,
00:36:16ça a moins de chances
00:36:17de convaincre
00:36:18et c'est une des difficultés
00:36:19du problème
00:36:19parce qu'effectivement,
00:36:20comme ça vient d'être dit,
00:36:22pour commencer
00:36:23à réfléchir ensemble
00:36:24soit à un mécanisme
00:36:25de désignation,
00:36:26soit à une plateforme commune...
00:36:29Comité de liaison,
00:36:30je crois,
00:36:30dit Gabriel Attal.
00:36:32Oui, il faut y être comité.
00:36:32Il faut quand même partager
00:36:33des options
00:36:34de politique publique...
00:36:36Oui, c'est-à-dire
00:36:37que pendant ce temps,
00:36:37on parle pas de programme.
00:36:38Très impliquante.
00:36:39C'est l'élection présidentielle
00:36:40avec des questions fortes
00:36:41de l'électorat.
00:36:42Bertrand, vous l'y ajoutez
00:36:43quelque chose ?
00:36:44Oui, c'est intéressant.
00:36:44Il y a même,
00:36:45au sein du bloc central,
00:36:46au sein de ces municipales,
00:36:47une petite course à distance.
00:36:49Finalement,
00:36:49on voit que le bloc central
00:36:50s'en sort pas si mal,
00:36:51mais au sein du bloc central,
00:36:53l'horizon s'en sort encore mieux
00:36:55puisque il y a Angers,
00:36:56il y a Reims
00:36:57avec Arnaud Robinet,
00:36:58de l'autre côté,
00:36:59il y a Annecy,
00:36:59il y a Bordeaux,
00:37:00mais c'est vrai
00:37:01qu'on voit bien
00:37:01que même dans le bloc central,
00:37:03on s'observe
00:37:04et que l'élection
00:37:06évidemment assez facile
00:37:08d'Edouard Philippe
00:37:09au Havre
00:37:11remet
00:37:12effectivement
00:37:12dans la machine
00:37:13avec l'idée
00:37:14dans une primaire
00:37:14que la base d'une primaire
00:37:15c'est qu'on renonce
00:37:16à se présenter
00:37:16si on ne la gagne pas.
00:37:18Et je pense que ce prérequis
00:37:20d'une primaire
00:37:21est quand même
00:37:21très, très, très loin.
00:37:23Merci en tout cas
00:37:24à tous les trois
00:37:25d'être venus ce soir
00:37:25sur le plateau
00:37:26de chaque voix compte.
00:37:26On va poursuivre la discussion
00:37:27dans un instant
00:37:28avec la question qui fâche.
00:37:29On va reparler de la gauche.
00:37:30Tiens, Olivier Fort,
00:37:31Jean-Luc Mélenchon,
00:37:32qui est le boulet de qui ?
00:37:34On va en parler
00:37:34avec nos trois prochains invités.
00:37:36Mais avant cela,
00:37:36c'est le chiffre du jour
00:37:37avec Fanny Guinochet.
00:37:44Bruno Cotteret
00:37:44a un peu fait
00:37:45une transition toute facile
00:37:46tout à l'heure
00:37:46parce que c'est vrai
00:37:47qu'en ce moment,
00:37:48ce qui préoccupe les Français,
00:37:49c'est le déficit public
00:37:50mais aussi c'est le déficit
00:37:52à la pompe.
00:37:52Depuis le début
00:37:53de la guerre
00:37:54au Moyen-Orient,
00:37:55les prix dans les stations-service
00:37:57n'ont cessé d'augmenter.
00:37:59Vous avez le chiffre précis, Fanny.
00:38:00Le chiffre précis,
00:38:01c'est 45 centimes de plus
00:38:02par litre
00:38:03pour le gazole
00:38:04et c'est 23 centimes
00:38:06pour le litre d'essence.
00:38:07Autant vous dire
00:38:07que ce sont des chiffres
00:38:08qui fâchent là aussi.
00:38:10Alors, il faut dire
00:38:10que ces prix à la pompe,
00:38:12ils sont indexés
00:38:13sur les prix du baril
00:38:15du pétrole
00:38:15qui restent très élevés.
00:38:17100 dollars environ.
00:38:19Alors qu'il faut se rappeler
00:38:20avant la guerre,
00:38:22avant le déclenchement
00:38:23de la guerre
00:38:23contre l'Iran,
00:38:25eh bien,
00:38:26on était plutôt
00:38:26à 60 dollars.
00:38:28Alors, pourtant,
00:38:29depuis, il y a eu
00:38:29l'annonce des pays occidentaux
00:38:31de libérer des réserves
00:38:33et des stocks stratégiques
00:38:34de pétrole sur le marché
00:38:35pour faire baisser les coûts.
00:38:37Et puis,
00:38:37le gouvernement français,
00:38:38par exemple,
00:38:39a demandé aussi,
00:38:40toujours dans cette idée,
00:38:41d'augmenter,
00:38:42que les raffineries
00:38:43augmentent leur production.
00:38:45Le problème,
00:38:46c'est que tous les raffineurs
00:38:47n'ont pas répondu présent.
00:38:48Il n'y a que la raffinerie
00:38:50de Gravenchon
00:38:51qui a dit,
00:38:52OK,
00:38:53qu'il était en capacité
00:38:54de le faire.
00:38:55Donc, pour le moment,
00:38:56on voit que les leviers
00:38:57ne sont pas suffisants
00:38:58pour faire baisser les prix.
00:38:59Il y a aussi
00:39:00des mesures ciblées.
00:39:01Oui,
00:39:01des mesures ciblées
00:39:02pour les professionnels.
00:39:03Alors, évidemment,
00:39:04on pense aux pêcheurs,
00:39:05on pense aux taxis,
00:39:06aux agriculteurs.
00:39:07Alors,
00:39:07les mesures ciblées,
00:39:08ce sont, par exemple,
00:39:09des décalages de prélèvements
00:39:11de cotisations et de charges,
00:39:12des prêts à court terme
00:39:13qui sont garantis par l'État,
00:39:14par le biais de la BPI,
00:39:15la Banque publique d'investissement.
00:39:18Mais face aux chocs pétroliers,
00:39:21la France joue quand même
00:39:22les petits bras.
00:39:23Bercy,
00:39:23le gouvernement font des réunions
00:39:25tous les jours
00:39:26avec les entreprises,
00:39:27avec les fédérations.
00:39:28Et puis,
00:39:29pour les consommateurs,
00:39:30l'Andal et particuliers,
00:39:31on voit que ça ne suit pas,
00:39:33notamment par rapport
00:39:33à ce que font nos voisins européens
00:39:36qui baissent les taxes
00:39:38sur le carburant,
00:39:39qui plafonnent les prix
00:39:40ou qui encore distribuent
00:39:42des chèques carburants.
00:39:43Bon,
00:39:43mais en France,
00:39:43ce n'est pas du tout possible.
00:39:45Maude Bréjon était ce matin
00:39:47à les porte-parole du gouvernement
00:39:48et ministre de l'Énergie.
00:39:50Il était ce matin
00:39:50sur France Info.
00:39:51On va l'écouter.
00:39:51Il nous explique pourquoi.
00:39:52Nous n'avons plus les moyens
00:39:55du quoi qu'il en coûte
00:39:56et la situation n'a rien à voir
00:39:58avec ce qu'elle était
00:39:59en 2022-2023.
00:40:02Et quelles peuvent être
00:40:03les conséquences
00:40:03sur l'économie ?
00:40:04Alors,
00:40:05Roland Lescure,
00:40:06le ministre de l'Économie,
00:40:07en parlait d'ailleurs
00:40:08tout à l'heure
00:40:08à l'Assemblée
00:40:09et il le disait,
00:40:10le premier risque,
00:40:11c'est l'inflation,
00:40:12c'est-à-dire la hausse des prix.
00:40:14D'ailleurs,
00:40:14il y a une note de l'INSEE
00:40:15qui est tombée
00:40:16il y a quelques heures
00:40:17et qui dit,
00:40:17attention,
00:40:18effectivement,
00:40:19il va y avoir une inflation
00:40:20qui va être plus prononcée
00:40:22cette année
00:40:22assez rapidement d'ailleurs
00:40:24parce que forcément,
00:40:25cette hausse des prix énergétiques,
00:40:27elle va se répercuter
00:40:28sur les autres prix.
00:40:29Et puis,
00:40:30ça va augmenter
00:40:30notre charge de la dette aussi
00:40:32parce que les taux d'intérêt,
00:40:34on voit,
00:40:34ils remontent.
00:40:34Donc,
00:40:35ça,
00:40:35c'est pas une très bonne nouvelle.
00:40:36Et puis,
00:40:37cette hausse des prix,
00:40:38elle se répercute aussi
00:40:40sur les sorties,
00:40:41ce que doit payer l'État
00:40:43parce qu'on le rappelle,
00:40:45les pensions,
00:40:46les allocations,
00:40:47les pensions de retraite,
00:40:48le SMIC sont indexés
00:40:49sur l'inflation
00:40:51alors que de l'autre côté,
00:40:53eh bien,
00:40:53les recettes,
00:40:54elles,
00:40:54elles vont plutôt se contracter
00:40:55puisqu'il faut s'attendre là aussi
00:40:56à une croissance
00:40:57qui ramollit,
00:40:59une activité qui ralentit.
00:41:01Donc,
00:41:01forcément,
00:41:02ça vous fait moins de rentrer
00:41:03de cotisations dans les caisses.
00:41:04Mais sauf que beaucoup vous diraient,
00:41:06Fanny,
00:41:06que l'État engrange en ce moment
00:41:08des taxes sur les carburants.
00:41:10Alors,
00:41:10beaucoup,
00:41:11beaucoup.
00:41:11Vous avez Marine Le Pen surtout
00:41:12qui a dit tout à l'heure
00:41:14que l'État était un profiteur de crise.
00:41:17Alors,
00:41:17c'est vrai que sur l'essence,
00:41:18sur les carburants,
00:41:19il y a la TVA
00:41:20et que là,
00:41:20la TVA effectivement grandit
00:41:23avec la hausse des cours.
00:41:25Mais vous avez aussi la TICPE
00:41:27qui est une autre taxe
00:41:28mais qui est à prix fixe,
00:41:29en fait,
00:41:29quel que soit le cours du baril.
00:41:31Et puis surtout,
00:41:32vous voyez tout ce que l'État
00:41:33doit payer
00:41:33et on est qu'au début de la partie
00:41:35parce que,
00:41:36nouveauté,
00:41:36tout à l'heure,
00:41:37Roland Descure a dit
00:41:38cette crise,
00:41:38elle n'est pas passagère.
00:41:40Oui,
00:41:40il a parlé pour la première fois
00:41:41d'un choc pétrolier.
00:41:42Et il a parlé pour la première fois
00:41:43d'un choc pétrolier.
00:41:44Donc,
00:41:45on voit que dans ces conditions,
00:41:46le gouvernement aura bien du mal
00:41:48à tenir son objectif de déficit.
00:41:50On rappelle que c'était 5% du PIB
00:41:53et c'était un déficit.
00:41:55Il s'était engagé avant la guerre en Iran.
00:41:58Merci Fanny.
00:41:58On passe à la question qui fâche.
00:42:08Et j'accueille sur le plateau
00:42:09de chaque voix compte
00:42:10Anna Pic.
00:42:11Bonsoir,
00:42:11députée socialiste de la Manche.
00:42:13Merci d'être là
00:42:14aux côtés de Sandrine Rousseau.
00:42:15Bonsoir.
00:42:15Bonsoir.
00:42:16Députée écologiste de Paris.
00:42:18Et bonsoir,
00:42:18Daniel Obono.
00:42:19Bonsoir.
00:42:19Députée de la France insoumise
00:42:20de Paris.
00:42:21Merci à toutes les trois
00:42:22d'être là.
00:42:23La gauche est unie,
00:42:25au moins,
00:42:25sur le plateau
00:42:26de chaque voix compte
00:42:26ce soir.
00:42:27Pour le reste,
00:42:28je laisse Katia Gilder
00:42:29vous poser la question qui fâche.
00:42:34Juin 1997.
00:42:36A la surprise générale,
00:42:38une coalition de gauche
00:42:39remporte les élections législatives
00:42:41après la dissolution
00:42:42provoquée par Jacques Chirac.
00:42:44Une majorité plurielle
00:42:45surgit dans le paysage politique,
00:42:47rassemblant socialistes,
00:42:49écologistes,
00:42:50communistes et radicaux.
00:42:5227 ans plus tard,
00:42:53les forces politiques de gauche
00:42:55sont à nouveau réunies.
00:42:56Elles réussissent
00:42:57à faire alliance
00:42:58pour les législatives
00:42:59de 2022.
00:43:00Paris réussit,
00:43:01la nouvelle union populaire,
00:43:03écologique et sociale
00:43:04devient la principale force
00:43:06d'opposition
00:43:07à l'Assemblée nationale,
00:43:08privant Emmanuel Macron
00:43:10de la majorité absolue.
00:43:11L'unité affichée
00:43:13va vite se fissurer.
00:43:14En juin 2024,
00:43:16exit la NUPES,
00:43:17place au nouveau front populaire.
00:43:19Mais dès le départ,
00:43:21la nouvelle coalition de gauche
00:43:22est fragilisée.
00:43:23Après les attentats
00:43:24du 7 octobre en Israël,
00:43:25le refus des cadres insoumis
00:43:27de qualifier le ramasse
00:43:28d'organisations terroristes
00:43:30marque une fracture claire
00:43:31entre le Parti socialiste
00:43:33et la France insoumise.
00:43:34Ce sont eux
00:43:34qui abîment la NUPES
00:43:35et c'est eux
00:43:36qui doivent clarifier
00:43:38leur position.
00:43:39Les désaccords
00:43:39se multiplient
00:43:40au sein de l'Alliance,
00:43:41comme sur le budget 2026,
00:43:43voté avec l'appui
00:43:44des socialistes
00:43:45aux grandes dames de LFI.
00:43:47Aux militants
00:43:47et aux électeurs
00:43:48du Parti socialiste
00:43:49qui depuis plusieurs jours
00:43:50ont dit leur dégoût,
00:43:52romper les rangs.
00:43:53Le résultat
00:43:54des élections municipales
00:43:55ravive les tensions.
00:43:57Dans la plupart
00:43:57des grandes villes
00:43:58où des alliances
00:43:59LFIPS
00:43:59ont été passées,
00:44:00Toulouse,
00:44:01Limoges
00:44:01ou Bordeaux,
00:44:02la gauche a perdu.
00:44:04L'heure est au règlement
00:44:05de compte.
00:44:05Tout le problème
00:44:06aujourd'hui
00:44:07avec Jean-Luc Mélenchon,
00:44:08c'est qu'il est devenu
00:44:09un véritable boulet
00:44:10pour la gauche
00:44:11parce qu'il est celui
00:44:13qui a donné le sentiment
00:44:15que la gauche
00:44:16pouvait se compromettre
00:44:17avec l'antisémitisme.
00:44:18Les deux gauches,
00:44:19celles des sociodémocrates
00:44:21et celles de Jean-Luc Mélenchon
00:44:24paraissent irréconciliables.
00:44:25Depuis des semaines,
00:44:26la gauche fait la guerre
00:44:27à la gauche
00:44:28qui fait un retour
00:44:28à la guerre
00:44:29à notre moitié de la gauche.
00:44:30A la fin,
00:44:31la gauche irréconciliable,
00:44:31on peut dire qu'elle a gagné,
00:44:32c'est une victoire
00:44:33et Jean-Luc Mélenchon
00:44:34et de François Hollande
00:44:35qui avait prédit
00:44:35qu'on ne pourrait plus
00:44:36travailler ensemble.
00:44:36Mais quand la gauche irréconciliable
00:44:38gagne,
00:44:39c'est la gauche qui perd.
00:44:40Alors la question qui fâche,
00:44:41la voici.
00:44:4220 ans après la majorité plurielle
00:44:44de Lionel Jospin,
00:44:45l'union de la gauche
00:44:46est-elle morte et enterrée.
00:44:48Anna Pic,
00:44:49d'abord merci d'être là
00:44:50au moment où votre parti
00:44:51tient un bureau national.
00:44:54Est-ce que c'est
00:44:55Haro sur Olivier Faure
00:44:56d'ailleurs ce bureau national
00:44:57ce soir ?
00:44:58Pour l'instant,
00:44:59je viens de le quitter
00:45:00ce bureau national
00:45:01pour pouvoir vous rejoindre.
00:45:02Nous sommes dans l'analyse
00:45:04des résultats
00:45:04et l'analyse montre
00:45:06qu'en réalité
00:45:06nous avons des très bons résultats
00:45:08sur ces municipales.
00:45:10D'abord parce que nous avons
00:45:11une stratégie d'alliance
00:45:12large de premier tour
00:45:14et qu'effectivement
00:45:15cette stratégie
00:45:17d'une gauche
00:45:19unie au premier tour
00:45:20de la gauche
00:45:20et de l'écologie
00:45:21a fonctionné
00:45:22et lorsqu'elle a fonctionné
00:45:23et qu'elle arrivait en tête
00:45:24quels que soient
00:45:26les choix qui ont été faits
00:45:27pour le deuxième tour
00:45:28la dynamique a profité
00:45:30tout particulièrement
00:45:30au chef de file socialiste.
00:45:33Mais Boris Vallaud
00:45:34a commencé ce bureau national
00:45:35semble-t-il
00:45:36en affirmant
00:45:37qu'en 8 ans d'opposition
00:45:38vous n'êtes toujours pas
00:45:39l'alternative.
00:45:40On va redire
00:45:41plus jamais la France insoumise
00:45:42mais qui nous croira ?
00:45:44Mais en réalité
00:45:45la question de Boris Vallaud
00:45:47doit-elle être nécessairement
00:45:49sa relation
00:45:50avec la France insoumise ?
00:45:51Si nous avons vocation
00:45:53à être un grand parti
00:45:54de rassemblement
00:45:55ce que nous avons été
00:45:56et je crois que
00:45:57si aujourd'hui
00:45:58nous avons rendu hommage
00:46:00à Lionel Jospin
00:46:02qui a été
00:46:03finalement le fédérateur
00:46:04de cette gauche plurielle
00:46:06qui n'était pas plus
00:46:07une évidence
00:46:07à travers notre histoire
00:46:09de Blum à aujourd'hui
00:46:10l'évidence
00:46:11de l'union de la gauche
00:46:13n'a jamais existé
00:46:14ça a toujours été
00:46:15effectivement
00:46:16en luttant
00:46:17contre ceux
00:46:17qui voulaient avoir
00:46:19des stratégies
00:46:20de la gauche irreconciliable
00:46:21et on l'a eu
00:46:22maintes et maintes fois
00:46:23ça a été un débat répété
00:46:24et puis aussi
00:46:26contre ceux
00:46:28qui effectivement
00:46:28profitent
00:46:29dans une perspective
00:46:31de présidentielle
00:46:32de la polarisation
00:46:33au sein des gauches
00:46:34mais aujourd'hui
00:46:35reconnaissons que
00:46:36de Jean-Luc Mélenchon
00:46:38à François Hollande
00:46:39et à ceux
00:46:39qui finalement
00:46:40rentrent dans ce débat
00:46:41de manière
00:46:43plus clivante
00:46:44que nécessaire
00:46:44et bien
00:46:46effectivement
00:46:46nous nous fragilisons
00:46:48et moi
00:46:48je le dis
00:46:49lorsqu'on dit que
00:46:50effectivement
00:46:51lorsque Olivier Faure
00:46:52dit qu'aujourd'hui
00:46:53Jean-Luc Mélenchon
00:46:54est un boulet
00:46:55pour la gauche
00:46:55c'est parce que
00:46:56cette stratégie
00:46:57de la polarisation
00:46:58à gauche
00:46:59du clivage à gauche
00:47:00de la fracturation
00:47:01de la gauche
00:47:01elle ressort
00:47:02de celles et ceux
00:47:03qui veulent
00:47:04un destin présidentiel
00:47:05au-delà
00:47:06de toute procédure
00:47:07qui viserait
00:47:08finalement
00:47:09à rassembler
00:47:09et il y a une erreur
00:47:11dont on ne parle
00:47:12peut-être jamais
00:47:13mais c'est
00:47:14très probablement
00:47:15l'inversion du calendrier
00:47:16qui fait qu'aujourd'hui
00:47:17les législatives
00:47:18ne sont pas avant
00:47:18les présidentielles
00:47:19mais après les présidentielles
00:47:20et que
00:47:21en l'occurrence
00:47:22effectivement
00:47:22nous avons
00:47:23présidentialisé
00:47:24un régime
00:47:25qui était d'abord
00:47:26un régime
00:47:27parlementaire
00:47:28avec
00:47:29un président
00:47:30qui est devenu
00:47:31élu au suffrage
00:47:32universel
00:47:33cette intervention
00:47:33et le quinquennat
00:47:35a poussé
00:47:36cette logique
00:47:37jusqu'au bout
00:47:37et aujourd'hui
00:47:38évidemment
00:47:39le discours
00:47:40sur de fracturer
00:47:41et de poser
00:47:42toujours plus
00:47:43finalement
00:47:44une guerre
00:47:45des gauches
00:47:46permet de faire émerger
00:47:47un candidat
00:47:49de premier tour
00:47:49mais qui ne fait pas
00:47:50émerger un candidat
00:47:51de deuxième tour
00:47:52qui soit efficace
00:47:53face à un risque
00:47:54qui était jusque-là
00:47:56celui de la droite
00:47:58mais désormais
00:47:58d'une droite
00:47:59qui court après
00:48:00l'extrême droite
00:48:00et de fait
00:48:01et on l'a vu
00:48:02sur ces municipales
00:48:03et on est tous
00:48:04tous ceux
00:48:04qui ont fait campagne
00:48:05dans des villes moyennes
00:48:07on a vu
00:48:08que sur le terrain
00:48:09la jonction des droites
00:48:11et de l'extrême droite
00:48:12était faite
00:48:13que lorsqu'il n'y avait pas
00:48:14de liste d'extrême droite
00:48:15celle-ci s'affichait
00:48:17affichait leur soutien
00:48:18à la droite
00:48:19et quand je dis la droite
00:48:20c'est toute la droite
00:48:21y compris
00:48:22la droite
00:48:23qui se veut centriste
00:48:25je l'ai vu
00:48:26j'ai vu
00:48:26effectivement
00:48:27l'extrême droite
00:48:28revendiquer
00:48:29chez moi
00:48:29la victoire
00:48:30mais vous avez entendu
00:48:31des électeurs
00:48:32de gauche
00:48:33vous dire
00:48:33que peut-être
00:48:34que la gauche
00:48:35c'était pas
00:48:35jusqu'aux insoumis
00:48:37évidemment
00:48:38je l'ai entendu
00:48:38vous avez entendu
00:48:39le besoin
00:48:40de clarification
00:48:40des électeurs
00:48:41ils ne disent pas
00:48:43de clarification
00:48:43ils disent
00:48:44ce que nous voyons
00:48:46c'est la France insoumise
00:48:48dans l'Assemblée
00:48:49de manière générale
00:48:50les députés
00:48:50qui soit disant
00:48:51bordélistes
00:48:52puisque désormais
00:48:52on est filmé
00:48:53nous constamment
00:48:54et que évidemment
00:48:55nos débats
00:48:56et d'autres forces
00:48:57de convictions
00:48:57c'est-à-dire
00:48:58qu'aujourd'hui
00:48:59il est interprété
00:49:00comme des batailles rangées
00:49:02moi je crois
00:49:02sincèrement
00:49:03que nous avons
00:49:04des débats
00:49:04qui sont stratégiques
00:49:06mais nous avons aussi
00:49:07un débat
00:49:07de fond
00:49:08aujourd'hui
00:49:09et le débat
00:49:10de fond
00:49:10reconnaissons-le
00:49:11Jean-Luc Mélenchon
00:49:12est un homme
00:49:13particulièrement cultivé
00:49:14qui sait fort bien
00:49:16ce qu'il fait
00:49:16et lorsque
00:49:17sous la pression
00:49:19il reconnaît
00:49:19une erreur
00:49:21c'est un peu
00:49:22je dirais
00:49:23donc vous n'êtes pas
00:49:23sur la ligne
00:49:24d'Olivier Faure
00:49:25qui dit que
00:49:25Jean-Luc Mélenchon
00:49:27est devenu
00:49:27le boulet de la gauche
00:49:28Daniela Bonneau
00:49:29vous l'avez pris comment
00:49:29je vous laisse
00:49:32je vais vous laisser parler
00:49:34mais vous entendez
00:49:35que je la laisse parler
00:49:36et qu'elle a usé
00:49:37son temps de parole
00:49:39France insoumise
00:49:40France insoumise
00:49:40allez-y
00:49:41c'est votre tour
00:49:43comment vous avez réagi
00:49:45quand vous avez entendu
00:49:46Olivier Faure
00:49:47après les alliances
00:49:48scellées
00:49:49pendant l'entre-deux-tours
00:49:50entre le PS
00:49:51et LFI
00:49:51finir par dire
00:49:53que de toute façon
00:49:53Mélenchon
00:49:54c'est le boulet de la gauche
00:49:54oui on a compris
00:49:55tout est la faute de Mélenchon
00:49:56la crise internationale
00:49:58c'est la faute de Mélenchon
00:49:59la crise nationale
00:50:00c'est la faute de Mélenchon
00:50:01je crois que tout cela
00:50:02n'est pas sérieux
00:50:02s'il y a bien une chose
00:50:03qui ressort de ces élections
00:50:05c'est que
00:50:06taper, taper, taper
00:50:07sur la France insoumise
00:50:09et Mélenchon
00:50:09n'aide pas la gauche
00:50:10et excusez-moi
00:50:11mais dans cette situation
00:50:13depuis au moins 2022
00:50:15ceux qui ont été la cible
00:50:16de toutes les attaques
00:50:17et malheureusement aujourd'hui
00:50:18le parti socialiste
00:50:19et une partie des écologistes
00:50:20s'y joignent
00:50:20c'est la France insoumise
00:50:21alors qu'en 2022
00:50:22vous l'avez dit
00:50:23qui après l'élection présidentielle
00:50:25que vous fustigez
00:50:26peut-être parce que
00:50:27le résultat du parti socialiste
00:50:29n'était pas si bon que ça
00:50:30qui a fait l'union
00:50:32si ce n'est pas
00:50:33grâce au résultat
00:50:34de Jean-Luc Mélenchon
00:50:35qui a permis
00:50:36que nous ayons
00:50:37la plus grande coalition
00:50:38de gauche
00:50:39depuis un certain nombre
00:50:41de temps
00:50:41à l'Assemblée nationale
00:50:42en 2024
00:50:43quand il y a eu
00:50:44la dissolution
00:50:45qui a fait le pas
00:50:46pour que nous fassions
00:50:48la NUPES
00:50:49qui a gagné l'élection
00:50:50si ce n'est pas
00:50:51la France insoumise
00:50:51et Jean-Luc Mélenchon
00:50:52et permettez-moi
00:50:53tout de même
00:50:53de rappeler
00:50:54que Jean-Luc Mélenchon
00:50:55est le porte-parole
00:50:57et le candidat
00:50:58à la présidentielle
00:50:58qui est passé
00:50:59de 19
00:51:01à quasiment 22%
00:51:02un score
00:51:03que la gauche
00:51:04radicale de rupture
00:51:05n'a jamais atteint
00:51:06dans ce pays
00:51:06mais la France insoumise
00:51:08ce n'est pas que
00:51:08Jean-Luc Mélenchon
00:51:09et quand
00:51:10vous passez votre temps
00:51:11Mais c'est d'abord
00:51:12Jean-Luc Mélenchon
00:51:13que ce n'est pas
00:51:14que Jean-Luc Mélenchon
00:51:14Non, non, non
00:51:15je vais finir
00:51:15donc je dis
00:51:16Jean-Luc Mélenchon
00:51:17à cette place-là
00:51:18qui est importante
00:51:19et qui est aujourd'hui
00:51:20je crois
00:51:21y compris
00:51:21peut-être plus
00:51:22au niveau international
00:51:23où il est entendu
00:51:24comme le porte-parole
00:51:25de la gauche radicale
00:51:26et moi j'en suis fière
00:51:27parce que je défends
00:51:29la même chose
00:51:29mais merci de vous rappeler
00:51:31aussi que quand
00:51:32vous crachez
00:51:33et vous insultez
00:51:34à tour de bras
00:51:35Jean-Luc Mélenchon
00:51:36ce sont les électeurs
00:51:37et les électrices insoumises
00:51:38ce sont les militants
00:51:39et les militantes
00:51:40qui ont fait le résultat
00:51:41de toute la gauche
00:51:42Vous ne pouvez pas dire
00:51:42d'un côté
00:51:43que les insoumis
00:51:44ce n'est pas que
00:51:44Jean-Luc Mélenchon
00:51:45et dire que
00:51:46quand on insulte
00:51:47Jean-Luc Mélenchon
00:51:47on insulte les électeurs
00:51:48Quand on insulte
00:51:48le porte-parole d'un mouvement
00:51:50Et par ailleurs
00:51:51Excusez-moi
00:51:52il y a eu beaucoup de choses
00:51:53qui m'ont été dites
00:51:54donc je tenais à le rappeler
00:51:56parce qu'après
00:51:57on ne peut pas s'étonner
00:51:58entre l'entre-deux-tours
00:52:00quand on ne mobilise pas
00:52:02les électeurs de gauche
00:52:03après avoir passé son temps
00:52:04à dire pique-pendre
00:52:06du porte-parole
00:52:07et par extension
00:52:08oui
00:52:08les électeurs
00:52:09et les électrices
00:52:10oui les militants
00:52:10et les militantes
00:52:11qui vont tracter
00:52:12qui ont fait élire
00:52:12en 2022 et 2024
00:52:14des députés écologistes
00:52:15et socialistes
00:52:15et oui vos collègues aussi
00:52:17de la France insoumise
00:52:18qui ne sont pas juste
00:52:19des petits lieutenants
00:52:20ou des petits soldats
00:52:21qui ont une tête
00:52:22qui ont des idées
00:52:22et qui si
00:52:23on continue à être
00:52:24dans ce mouvement
00:52:25à défendre ce programme
00:52:26c'est parce qu'on y croit
00:52:28et nous ne sommes pas
00:52:29antisémites
00:52:29et nous ne sommes pas
00:52:30islamo-gauchistes
00:52:31nous sommes des militants
00:52:32antiracistes
00:52:34anticapitalistes
00:52:34alter-mondialistes
00:52:35et s'il y avait
00:52:36plus de respect
00:52:37moi je demande
00:52:38plus de respect
00:52:39et qu'on parle du fond
00:52:40je n'ai rien entendu
00:52:41sur le fond
00:52:42quel est le désaccord
00:52:43il y a des stratégies
00:52:44différentes
00:52:44ce n'est pas une question
00:52:45de gauche irréconciliable
00:52:46quand le parti socialiste
00:52:49décide
00:52:50sous la pression
00:52:51de François Hollande
00:52:52de s'orienter
00:52:53vers une union
00:52:54du centre
00:52:55soi-disant centre
00:52:56parce que c'est ça
00:52:57son projet
00:52:57faire la grande alliance
00:52:59qu'il aurait voulu faire
00:52:59avec Beyrou
00:53:00c'est la remise en cause
00:53:02du contrat de législature
00:53:05que nous avons eu
00:53:05avec le NFP
00:53:07et c'est ce qui explique
00:53:08ensuite
00:53:08qu'on ne vote pas
00:53:09la censure
00:53:09c'est ce qui explique
00:53:10ensuite
00:53:10qu'on vote pour le budget
00:53:13de la sécurité sociale
00:53:14c'est ça le fond du désaccord
00:53:15il y a aussi ce soir
00:53:16un bureau politique
00:53:17des écologistes
00:53:17au moment où on parle
00:53:19là c'est Aros
00:53:20pardon
00:53:21il y a des bureaux politiques
00:53:22oui il y a des bureaux politiques
00:53:23c'est le thème de la semaine
00:53:24Aros sur Marine Tondelier
00:53:26je vous pose la question
00:53:27parce que Yannick Jadot
00:53:28qui était le dernier candidat
00:53:29à la présidentielle
00:53:31estime que la ligne stratégique
00:53:32portée depuis deux ans
00:53:33par Marine Tondelier
00:53:34a éloigné les verts
00:53:36de leurs électeurs
00:53:36et il a perdu ce soir
00:53:38dans le point
00:53:38les verts à s'affranchir
00:53:40de Jean-Luc Mélenchon
00:53:41c'est ce qui dit ça
00:53:42Yannick Jadot
00:53:42Yannick Jadot
00:53:44là moi je suis atterrée
00:53:47de ce qui est en train
00:53:48de se passer
00:53:48et du spectacle
00:53:49qui est donné
00:53:51durant ces municipales
00:53:53et après
00:53:53parce qu'en fait
00:53:54si on regarde
00:53:55un tout petit peu
00:53:56les choses
00:53:56de manière objective
00:53:57à l'Assemblée nationale
00:53:58on a voté
00:54:0090% des votes ensemble
00:54:01alors évidemment
00:54:02il y a des votes
00:54:02qui sont très différents
00:54:03et ce sont des votes
00:54:05qui sont importants
00:54:05comme la censure
00:54:06le PLFSS par exemple
00:54:08où en effet
00:54:09là il y a une stratégie
00:54:10différente
00:54:11mais sinon sur le reste
00:54:12il y a 90%
00:54:13des votes
00:54:13qui sont communs
00:54:14si on regarde
00:54:15les élections municipales
00:54:16les électorats de gauche
00:54:18se sont additionnés
00:54:19quelle que soit
00:54:20la tête de liste
00:54:21c'est à dire
00:54:21que la tête de liste
00:54:22soit PS
00:54:23que la tête de liste
00:54:24soit écologiste
00:54:24ou que la tête de liste
00:54:25soit LFI
00:54:25l'électorat de gauche
00:54:27est venu
00:54:27et a voté
00:54:28de sorte qu'en fait
00:54:29on a un électorat
00:54:30qui est bien plus unioniste
00:54:31c'est faux
00:54:32excusez-moi
00:54:33c'est faux
00:54:33Toulouse
00:54:34Toulouse
00:54:35François Pigmal
00:54:35n'a pas récupéré
00:54:36tous les votes
00:54:37de la liste d'union
00:54:37de la gauche
00:54:37il fait 3500 voix
00:54:39de moins même
00:54:39François Pigmal
00:54:41fait le meilleur score
00:54:42de toute la gauche réunie
00:54:43depuis au moins
00:54:44deux élections
00:54:45la dernière fois
00:54:46parce que franchement
00:54:47il y a eu aussi
00:54:47des erreurs
00:54:48la dernière fois
00:54:49c'était un candidat
00:54:54écologiste à Toulouse
00:54:55qui a rassemblé
00:54:57au second tour
00:54:57moins de voix
00:54:58que François Pigmal
00:54:58donc en fait
00:54:59je veux dire
00:54:59qu'il y a un moment
00:55:00où il faut juste être factuel
00:55:01c'est-à-dire que
00:55:03le paysage politique actuel
00:55:05c'est qu'on a
00:55:05un peuple de gauche
00:55:06appelons-le comme ça
00:55:07j'aime pas ce terme
00:55:08mais appelons-le comme ça
00:55:08qui est très unioniste
00:55:10et qui veut que nous gagnions
00:55:11parce qu'en fait
00:55:12ce peuple de gauche
00:55:12il a peur
00:55:13il a peur de ce qui se présente
00:55:14en 2027
00:55:15et il ne comprend pas
00:55:19les débats
00:55:19que nous pouvons avoir
00:55:20en interne
00:55:21qui sont quand même
00:55:21des débats
00:55:22je le dis
00:55:22et je le dis à vous deux
00:55:23d'hégémonie à gauche
00:55:25c'est-à-dire
00:55:25de qui prendra le lead
00:55:27à gauche
00:55:27et en fait
00:55:28la question qui se pose
00:55:29maintenant pour 2027
00:55:30maintenant que les municipales
00:55:31sont passées
00:55:32c'est comment nous dépassons
00:55:33des logiques partidaires
00:55:35qui nous enferment
00:55:36dans des discours
00:55:39qui sont des discours
00:55:40excluants des autres
00:55:41et comment on dépasse ça
00:55:43et en fait
00:55:43c'est ça la question
00:55:44qui va être posée
00:55:45finalement à ce peuple de gauche
00:55:46qui veut cette alliance
00:55:47c'est comment on arrive
00:55:48à mobiliser au-delà de ça
00:55:50maintenant je vais vous dire
00:55:50quelque chose
00:55:51c'est que moi je veux
00:55:52l'union de la gauche
00:55:53et j'ai toujours été là-dessus
00:55:54je l'ai toujours défendu
00:55:55on ne peut pas m'accuser
00:55:56d'avoir ne serait-ce que
00:55:58une entaille dans ce discours
00:56:00je me souviens
00:56:01que le soir du premier tour
00:56:02vous me disiez
00:56:02que sans LFI
00:56:03la gauche ne gagnerait pas Paris
00:56:05que c'était impossible
00:56:06mathématiquement
00:56:07et en effet
00:56:08la gauche a gagné Paris
00:56:09au centre
00:56:09est-ce que c'est ça
00:56:24à un moment
00:56:25le vrai arbitre
00:56:26c'est l'électeur
00:56:27oui mais on aurait très bien
00:56:28pu aller chercher
00:56:29les électeurs et les filles
00:56:30et on gagnait
00:56:31de la même manière
00:56:32mais oui
00:56:33mais en fait
00:56:34c'est une décision
00:56:34qui a des conséquences
00:56:36un désaccord stratégique
00:56:37et c'est un désaccord de stratégie
00:56:38et sur Marseille
00:56:39moi je vous dis
00:56:40je suis extrêmement choquée
00:56:41de ce qui s'est passé
00:56:42parce qu'il y a eu
00:56:43le dépôt de la liste
00:56:44le lundi matin
00:56:45sans aucun appel
00:56:46à Delogu
00:56:47alors que
00:56:48Sébastien Delogu
00:56:49est quelqu'un
00:56:50qui est allé chercher
00:56:51un électorat
00:56:52qui n'était pas
00:56:53l'électorat du parti socialiste
00:56:54souvent un électorat
00:56:56des classes populaires
00:56:57et en fait
00:56:57on leur a dit
00:56:58et bien
00:56:59ciao bye bye
00:56:59maintenant vous êtes obligés
00:57:00de voter pour Payan
00:57:01et vous n'aurez pas
00:57:01de représentants
00:57:02c'est d'une violence politique
00:57:03c'est d'une violence de classe
00:57:05en réalité
00:57:05mais la violence
00:57:06elle avait aussi eu lieu
00:57:07dans la campagne
00:57:08entre Benoît Payan
00:57:09et Sébastien Delogu
00:57:10et Benoît Payan
00:57:10s'en était expliqué
00:57:11et qu'à un moment
00:57:12il y a des alliances
00:57:12qui deviennent impossibles
00:57:13non ça je refuse
00:57:15cet argument
00:57:15et je vous le dis
00:57:16très clairement
00:57:16parce que oui
00:57:17les campagnes sont violentes
00:57:21il a été agressé
00:57:23des militants insoumis
00:57:25ont été agressés
00:57:25parce que c'est pas
00:57:26une question de violence
00:57:27de manière générale
00:57:27on a des critiques
00:57:28on peut avoir des débats
00:57:29très durs
00:57:30mais excusez-moi
00:57:31dans cette campagne
00:57:32ce sont des locaux
00:57:32de la France insoumise
00:57:33qui ont été attaqués
00:57:34ce sont des militants
00:57:35de la France insoumise
00:57:36qui ont été menacés
00:57:37de morts etc
00:57:40arrêtez de parler
00:57:40d'une violence
00:57:41comme si avoir des débats
00:57:42avoir des désaccords
00:57:43c'est une chose
00:57:44mais quand on est
00:57:44la cible directe
00:57:46de violence physique
00:57:47excusez-moi
00:57:49ce n'est pas
00:57:49balle au centre en fait
00:57:50ce n'est pas balle au centre
00:57:51et ce qui est terrible
00:57:52c'est que personne
00:57:53personne à part toi peut-être
00:57:55certainement à part toi
00:57:56n'a eu un seul mot
00:57:57de soutien
00:57:58à l'ensemble
00:57:59des candidats et candidats
00:58:00encore une fois
00:58:01quand vous passez votre temps
00:58:02à taper sur Jean-Luc Mélenchon
00:58:03en pensant que vous dégagez
00:58:05Jean-Luc Mélenchon
00:58:05c'est tous les autres
00:58:07militants
00:58:07candidats
00:58:08que vous mettez
00:58:09dans la difficulté
00:58:10de suivre
00:58:10un des postes
00:58:12qui a vraiment fâché
00:58:14Emmanuel Grégoire
00:58:15c'était le poste
00:58:15sur les violences
00:58:17dans le périscolaire
00:58:18et en fait
00:58:18à un moment
00:58:20on peut juger
00:58:21ce poste
00:58:22inopportun
00:58:22mais en fait
00:58:24ce poste
00:58:25ne peut pas
00:58:25être
00:58:26l'instrument
00:58:29au nom duquel
00:58:31on fait une alliance
00:58:32ou pas une alliance
00:58:33au second tour
00:58:33et qu'on laisse de côté
00:58:34une partie
00:58:35de l'électorat de gauche
00:58:36en fait je le dis
00:58:36c'est un poste
00:58:38c'est pas
00:58:38une politique
00:58:39de la ville
00:58:40pendant 7 ans
00:58:41et moi
00:58:42c'est ça qui me pose question
00:58:43mais à un moment
00:58:44la question
00:58:45c'est la ligne aussi
00:58:47je ne sais pas
00:58:48si vous avez forcément
00:58:48lu la dernière note
00:58:49de bloc
00:58:50de Jean-Luc Mélenchon
00:58:51qui étrie
00:58:52Marine Tondelier
00:58:52entre autres
00:58:53son échec permanent
00:58:54de 20 ans
00:58:55à Hénin-Beaumont
00:58:56face au Rassemblement
00:58:57National
00:58:57l'a signalé
00:58:58à l'attention
00:58:59du Guinness Book
00:59:00des losers
00:59:00c'est respectueux
00:59:03ah mais pas
00:59:03ce que je fais
00:59:04traiter d'antisémite
00:59:05c'est respectueux
00:59:06vous voulez apprendre
00:59:06de le faire
00:59:08non mais excusez-moi
00:59:10non mais je voudrais
00:59:11pouvoir t'exprimer
00:59:12puisque c'est
00:59:13évidemment
00:59:13allez-y
00:59:14Anna
00:59:14mais attention
00:59:16pas pendant 18 minutes
00:59:17non pas pendant 18 minutes
00:59:18et par ailleurs
00:59:19je le dis
00:59:19quand on dit
00:59:20que l'utilisation
00:59:22de propos
00:59:24qui portent
00:59:25effectivement
00:59:27une marque
00:59:28historique
00:59:29dans le langage
00:59:30ça n'est pas
00:59:31de dire
00:59:31moi je n'ai
00:59:32à aucun moment
00:59:33je suis désolée
00:59:34mais je suis capable
00:59:35est-ce que vous avez lu
00:59:35ma proposition
00:59:36de résolution
00:59:37politique contre
00:59:37l'antisémitisme
00:59:38dans le cadre
00:59:38de la...
00:59:39d'accord
00:59:39alors est-ce que
00:59:40vous pouvez au moins
00:59:41concéder
00:59:42qu'au-delà
00:59:43de mes petites phrases
00:59:44quand Jean-Luc Mélenchon
00:59:46est membre de ce mouvement
00:59:47et d'un groupe
00:59:48qui défend
00:59:49la politique
00:59:50anti-raciste
00:59:51non non
00:59:51mais on fait de la politique
00:59:52on veut mettre en place
00:59:54des politiques
00:59:55donc si vous
00:59:56je sais que la stratégie
00:59:57c'est de chercher
00:59:58la petite phrase
00:59:58ça c'est la politique
00:59:59absolument pas
01:00:00hallucinante
01:00:01et d'ailleurs je pense
01:00:01Daniel
01:00:02dépolitique
01:00:03tout le
01:00:04regarder les réseaux
01:00:05je pense qu'il n'y a jamais
01:00:06une attaque
01:00:06envers la France insoumise
01:00:07s'il vous plaît
01:00:08on parle de choses sérieuses
01:00:10on parle de la lutte
01:00:10contre l'antisémitisme
01:00:11oui mais alors
01:00:12est-ce que du coup
01:00:13est-ce que dans votre projet
01:00:14de résolution
01:00:15Daniel Obono
01:00:15il y a la fin
01:00:16des jeux de mots
01:00:17sur les noms
01:00:17à consonance juive
01:00:18vous balayez
01:00:19d'un revers de main
01:00:19tout le travail
01:00:20qu'on fait
01:00:21sur le terrain
01:00:22quand on fait des propositions
01:00:23m'avez-vous jamais
01:00:24invité une seule fois
01:00:25pour parler de cette proposition
01:00:25de résolution
01:00:26de lutte contre
01:00:27l'antisémitisme
01:00:28dans le cadre
01:00:28de la lutte
01:00:29contre tous les racismes
01:00:30non
01:00:30par contre
01:00:31vous allez sortir
01:00:32la petite phrase
01:00:33il a dit Epstein
01:00:34il a dit Epstein
01:00:34moi je dis Epstein
01:00:36et je demande
01:00:37qu'il y ait une commission
01:00:38d'enquête
01:00:38est-ce que vous avez
01:00:39vous êtes pour la proposition
01:00:41de commission d'enquête
01:00:42sur le scandale Epstein
01:00:44c'est ça la question de fond
01:00:45c'est pas des argus
01:00:46pour essayer de trouver
01:00:48la petite bête
01:00:49et faire dire à Jean-Luc Mélenchon
01:00:50ce qu'il ne dit pas
01:00:51pour le disqualifier politiquement
01:00:52ça c'est le
01:00:54l'affaiblissement de la politique
01:00:56en fait c'est ça le sujet
01:00:57c'est qu'on doit se parler
01:00:58c'est pas facile
01:00:59moi j'aimerais qu'on parle du fond
01:01:00si on parle d'antisémitisme
01:01:01parlons du fond
01:01:02si on parle du scandale Epstein
01:01:03on peut parler de la forme aussi
01:01:04on peut parler de la forme aussi
01:01:05de Jean-Luc Mélenchon
01:01:06qui n'est pas là
01:01:07et moi je suis à la France insoumise
01:01:09et je suis là
01:01:09et je trouve très insultant
01:01:11qu'à chaque fois
01:01:12on parle de la France insoumise
01:01:13sur un plateau
01:01:15alors que moi je suis là
01:01:16on me parle de Jean-Luc Mélenchon
01:01:17parlez-moi de moi
01:01:18parlez-moi de ce que je défends
01:01:19moi ça me fatigue aussi
01:01:19qu'on me parle de François Hollande
01:01:21qui je rappelle
01:01:21est ultra minoritaire
01:01:22dans le parti socialiste
01:01:23mais c'est pas moi qui en parle
01:01:23voilà
01:01:24depuis le début
01:01:25on ne parle de Jean-Luc Mélenchon
01:01:26Sandrine Rousseau
01:01:28oui ou non
01:01:29est-ce que la dernière fois
01:01:30que la gauche a été heureuse
01:01:31c'était avec Lionel Jospin
01:01:33c'est ce que disait Olivier Faure
01:01:34cet après-midi
01:01:35en entrant à l'Assemblée nationale
01:01:36non la dernière fois
01:01:37que la gauche a été heureuse
01:01:37c'était le NFP
01:01:38quand on est arrivé premier
01:01:39et pardon
01:01:40mais en fait
01:01:41on oublie
01:01:41et d'ailleurs
01:01:42ce NFP a été obtenu
01:01:44grâce certes
01:01:45à une alliance de partis
01:01:46mais surtout
01:01:46à une société civile
01:01:47qui a pris des risques
01:01:48moi je pense aux syndicats
01:01:50qui ont signé
01:01:51pour le NFP
01:01:52je pense aux associations
01:01:53qui ont pris des risques
01:01:54notamment des associations
01:01:55comme le Planique Familial
01:01:56qui ont pris des risques
01:01:58et qui ont vu
01:01:58leur subvention diminuer
01:01:59après
01:02:00c'est aussi des citoyens
01:02:01qui ont fait la queue
01:02:01devant les commissariats
01:02:02pour avoir une procuration
01:02:04et en fait
01:02:04ce peuple de gauche
01:02:05qui s'est levé à ce moment-là
01:02:06qui a pris des risques
01:02:07y compris sur leur propre avenir
01:02:10et bien
01:02:10ils l'ont fait
01:02:11au nom des valeurs
01:02:12que nous portons
01:02:12et donc
01:02:13j'en appelle juste à ça
01:02:15c'est-à-dire
01:02:15interrogeons-nous
01:02:16sur les valeurs
01:02:16que nous portons
01:02:17et parlons-nous
01:02:18quand il y a
01:02:19des événements
01:02:20comme ceux de la campagne
01:02:21merci
01:02:22merci à toutes les trois
01:02:23tout de suite
01:02:24c'est Bourbon Express
01:02:25le journal de l'Assemblée Nationale
01:02:26qui est de retour
01:02:27avec Marco Pommier
01:02:32bonsoir
01:02:33bonsoir Marco
01:02:34mais ça nous a manqué
01:02:35Bourbon Express
01:02:35c'était aussi
01:02:36le retour des QHG
01:02:37les questions au gouvernement
01:02:38cet après-midi
01:02:38avec un gros sujet
01:02:40la flambée
01:02:41des prix du carburant
01:02:42oui Marine Le Pen
01:02:43a ouvert les hostilités
01:02:44dès ce matin
01:02:45en accusant l'Etat
01:02:46de se comporter
01:02:47comme un profiteur de crise
01:02:49je cite
01:02:50et cet après-midi
01:02:51dans l'hémicycle
01:02:52rebelote
01:02:52pas moins de 9 questions
01:02:54sur les 17
01:02:55posées au gouvernement
01:02:56en ligne de mire
01:02:57les taxes sur le carburant
01:02:59pour le RN
01:03:00comme pour la gauche
01:03:01notamment
01:03:01c'est inacceptable
01:03:02êtes-vous prêt
01:03:03à envisager
01:03:04à titre exceptionnel
01:03:05une baisse des taxes
01:03:07sur les carburants
01:03:08baisser les taxes
01:03:09la solution d'urgence existe
01:03:11bloquer les prix
01:03:13et les marges
01:03:13pour empêcher
01:03:14le retour
01:03:15des super profits
01:03:16sur l'énergie
01:03:17et les produits alimentaires
01:03:19rendez au moins
01:03:20la partie de TVA
01:03:21qui varie en fonction
01:03:22des cours
01:03:23et que vous encaissez
01:03:24pendant cette crise
01:03:26réponse du gouvernement
01:03:27il faut se serrer les coudes
01:03:29le premier ministre
01:03:30et la ceinture
01:03:30et la ceinture
01:03:31surtout la zendure
01:03:33le premier ministre
01:03:34Sébastien Lecornu
01:03:35a lui aussi pris la parole
01:03:37et il l'assure
01:03:38l'Etat ne profite pas
01:03:39de la crise
01:03:40deux
01:03:41ça serait vraiment
01:03:41la première fois
01:03:42que sur un choc énergétique
01:03:45les nouvelles seraient bonnes
01:03:46pour les finances publiques
01:03:47donc laisser à penser
01:03:49à mentir
01:03:49que l'Etat
01:03:50pourrait s'enrichir
01:03:51sur le dos des Français
01:03:52en ce moment
01:03:53ça relève
01:03:54de la plus grande
01:03:54des aberrations
01:03:56voilà pour la réaction
01:03:57de Sébastien Lecornu
01:03:58donc l'Assemblée
01:03:59reprend ses travaux
01:04:00les commissions d'enquête
01:04:01aussi
01:04:02et la commission d'enquête
01:04:03sur l'audiovisuel public
01:04:04a repris ses auditions
01:04:05avec Vincent Bolloré
01:04:06cet après-midi
01:04:06oui l'actionnaire
01:04:07majoritaire de Canal Plus
01:04:09était entendu
01:04:09sur sa participation
01:04:11au capital
01:04:11de la société de production
01:04:13Banidjé
01:04:13qui collabore
01:04:14avec France Télévisions
01:04:15Vincent Bolloré
01:04:16a notamment été interrogé
01:04:18sur Delphine Ernot
01:04:19la présidente de France Télé
01:04:21elle l'accuse
01:04:22de vouloir
01:04:22la peau du service public
01:04:24pour essayer
01:04:25de déporter l'attention
01:04:26de
01:04:26il faudrait mieux gérer
01:04:28il ne faudrait pas dépenser
01:04:29de l'argent
01:04:30on reporte sur
01:04:31il y a un ennemi commun
01:04:32et on essaie
01:04:33de trouver un ennemi commun
01:04:34et moi malheureusement
01:04:35ça on peut en parler
01:04:37je suis l'ennemi commun type
01:04:38je suis le bouc émissaire parfait
01:04:39je suis le paratonnerre idéal
01:04:42parce que je représente
01:04:44toutes les cases
01:04:45que la caste n'aime pas
01:04:46bon c'est une victime
01:04:48visiblement
01:04:48et à la question
01:04:49de savoir
01:04:50s'il faut
01:04:50oui ou non
01:04:51privatiser
01:04:52le service public
01:04:53Vincent Bolloré
01:04:53répond que
01:04:54l'état n'a tout simplement
01:04:56plus les moyens
01:04:56de le financer
01:04:58quand la France
01:04:58était très riche
01:05:00pas de problème
01:05:00de mettre 4 milliards
01:05:02ou 5 ou 10 ou 15
01:05:03peu importe
01:05:03dans le service public
01:05:04dans les moments
01:05:04où on serre la ceinture
01:05:05il faut savoir
01:05:06ce qu'on veut faire
01:05:07de l'argent
01:05:07moi pour résumer
01:05:08je suis favorable
01:05:09au service public
01:05:10je trouve ça très bien
01:05:10je ne suis pas favorable
01:05:12à ce qui coûte 4 milliards
01:05:13et on voit bien
01:05:14qu'il y a des tas d'endroits
01:05:15où on peut faire des économies
01:05:17trop cher le service public
01:05:18c'est aussi ce que pense
01:05:19Charles Aloncle
01:05:20le rapporteur
01:05:21de cette commission d'enquête
01:05:22on remarquera quand même
01:05:23qu'il était un peu moins incisif
01:05:25aujourd'hui
01:05:25qu'à l'accoutumée
01:05:26d'ailleurs
01:05:27il n'y a eu aucune tension
01:05:28avec Jérémy Patrier-Lettus
01:05:29le président
01:05:30de cette commission d'enquête
01:05:31la pause parlementaire
01:05:32ça fait du bien aussi
01:05:33peut-être
01:05:33la suite Marco
01:05:34la commission d'enquête
01:05:36elle touche à sa fin
01:05:37depuis le temps qu'elle a commencé
01:05:38avec toutes les auditions
01:05:39il y a encore des auditions au programme ?
01:05:41Oui plusieurs auditions
01:05:42sont encore prévues
01:05:43les dates ne sont pas encore fixées
01:05:45mais la commission doit entendre
01:05:46deux hommes d'affaires
01:05:48et pas n'importe lesquels
01:05:49ils ont des intérêts importants
01:05:50dans les médias
01:05:51Mathieu Pigasse
01:05:52et Xavier Niel
01:05:53qui avaient d'ailleurs
01:05:54fait faux bon
01:05:54à la commission
01:05:55fin février
01:05:56il leur avait posé un lapin
01:05:57autre audition attendue
01:05:59celle de Delphine Ernot
01:06:01la présidente de France Télévisions
01:06:02qui était déjà venue
01:06:03devant cette commission
01:06:04ou encore Nagui
01:06:05et là ça s'annonce tendu
01:06:07on se souvient des tensions
01:06:08entre l'animateur
01:06:09et le rapporteur
01:06:10Charles Allon
01:06:10sur les réseaux
01:06:11la commission doit rendre
01:06:12ses conclusions
01:06:13d'ici la fin du mois d'avril
01:06:14audition bien sûr
01:06:15à suivre en direct
01:06:16et en intégralité
01:06:17sur LCP
01:06:18merci à toutes les trois
01:06:19d'être venus ce soir
01:06:20sur le plateau
01:06:20de chaque voix compte
01:06:21on va offrir un verre d'eau
01:06:22à Sandrine Rousseau
01:06:23merci Fanny
01:06:24et merci Bertrand
01:06:25cette émission
01:06:27cette émission est rediffusée
01:06:28tout à l'heure
01:06:28à 23h30
01:06:29elle est aussi en replay
01:06:30sur lcp.fr
01:06:31chaque voix compte revient
01:06:33demain à 19h30
01:06:34dans un instant
01:06:34LCP rend hommage
01:06:36à Lionel Jospin
01:06:37et rediffuse un numéro
01:06:37exceptionnel de Rambobina
01:06:39dont il avait été l'invité
01:06:40le 21 mai 2023
01:06:41avec un vrai morceau
01:06:43d'histoire
01:06:43le débat télévisé
01:06:45en 1980
01:06:46entre Lionel Jospin
01:06:47et Georges Marchais
01:06:49Liliane fait les valises
01:06:51on rentre à Paris
01:06:58allez passez une excellente soirée
01:06:59sur la 8 à demain
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